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Groupes armés : Qui se cache derrière Boko Haram ?

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Dans une nouvelle vidéo, le chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau, a affirmé, lundi 12 mai, avoir converti à l’islam les 223 lycéennes nigérianes enlevées à la mi-avril dans le nord-est du pays. Il exige, en échange de leur libération, celle de prisonniers du groupe islamiste aux mains du gouvernement. Ces derniers mois, les militants de Boko Haram ont multiplié les actions de tout genres.

Que signifie « Boko Haram » ?
Le nom officiel du groupe est Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Djihad, qui signifie en arabe « la communauté des disciples de la tradition de l’islam pour la prédication et la guerre sainte ». Des populations locales du nord-est du pays l’ont pourtant surnommé Boko Haram, qui en langue haoussa signifie « l’éducation occidentale est un péché » — « boko », de « book », «livre » en anglais, et « haram » , « interdit » en arabe —, soit le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation.

Quelles sont les revendications de Boko Haram ?
Fondé en 2002 par Mohamed Youssouf, le groupe est considéré comme une secte de mouvance salafiste qui revendique la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria. Il prône le retour à la pureté de l’islam par l’application stricte de la charia, la loi islamique.
Boko Haram défend une version radicale de l’islam, qui interdit aux musulmans de prendre part à toute activité politique ou sociale associée aux sociétés occidentales, comme voter lors des élections, porter des chemises et des pantalons ou recevoir une éducation séculière. Il s’oppose à l’instruction des femmes.
Le groupe considère le Nigeria comme un Etat gouverné par des autorités impies et corrompues. Ce pays de 160 millions d’habitants, divisé entre le Nord à majorité musulmane et le Sud principalement chrétien, a pour président Goodluck Jonathan, un chrétien.

Qui sont-ils ?
Le groupe est formé de plusieurs entités distinctes et autonomes : « Il y a le noyau dur radical qui gravite autour d’Aboubakar Shekau [le nouveau chef de la secte depuis 2009] et des éléments agissants pour des raisons purement économiques et opportunistes, sans forcément adhérer pleinement à l’idéologie de Boko Haram », explique Priscilla Sadatchy, analyste sur les questions sécuritaires en Afrique.
Boko Haram ne semble pas avoir de liens directs avec Al-Qaida, même si des liens pourraient exister avec des groupes liés à la nébuleuse islamiste, comme Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il existe une continuité idéologique avec Al-Qaida mais leurs priorités ne sont pas les mêmes. « Boko Haram ne s’inscrit pas encore dans le djihad international car son agenda reste nigérian, explique Priscilla Sadatchy. Le groupe est lui-même partagé en interne sur la question, ce qui renforce l’ambiguïté. »
Le groupe adopte néanmoins le mode opératoire des groupes terroristes. La multiplication des attentats-suicides et la stratégie de communication (déclarations par des vidéos) sont calquées sur celle des filiales d’Al-Qaida.
Boko Haram a été placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis en 2013.
Lire notre entretien avec le chercheur Marc-Antoine Pérouse de Montclos : Au Nigeria, « Boko Haram élimine des villages entiers suspectés d’avoir collaboré avec le pouvoir »  

Combien sont-ils ?
Il est impossible de comptabiliser le nombre de personnes appartenant à Boko Haram, le recrutement de ses membres évoluant constamment. « Il y a des centaines de combattants qui ont été tués ces dernières années lors des nombreuses opérations menées par l’armée et la police », explique Gilles Yabi, chercheur indépendant et ancien directeur du projet Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group. « Mais le groupe parvient toujours à se renouveler, et donc à recruter, ce qui rend le nombre d’adeptes imprécis », ajoute le chercheur.
Le mode de recrutement est assez flou car le groupe est entré dans la clandestinité en 2009. « Les leaders semblent recruter dans les classes les plus pauvres du pays, notamment dans la jeunesse déscolarisée, passée par une école coranique ou dans les régions où il n’y a pas de politiques publiques », analyse Gilles Yabi.

Comment le groupe a-t-il agi depuis sa création ?
Boko Haram lance ses premières offensives contre les forces de sécurité en décembre 2003. Ses actions étaient essentiellement dirigées contre le gouvernement nigérian et les forces de sécurité. En 2009, des militants de Boko Haram sont blessés lors d’un contrôle de police. La secte lance plusieurs attaques et l’armée répond par une répression massive. Mohammed Youssouf est alors arrêté et tué par des policiers : il devient martyr.
L’arrivée d’Aboubakar Shekau, ancien numéro deux, à la tête de la secte marque un tournant. Le groupe passe à la clandestinité et multiplie les attaques à la bombe et les attentats-suicides, de plus en plus violents et sophistiqués, contre les autorités et les civils, ciblant notamment les chrétiens. « Depuis, le groupe ne cesse de se radicaliser et plus la répression est forte, plus le groupe se radicalise », résume Priscilla Sadatchy.
En mai 2013, Goodluck Jonathan décrète l’état d’urgence dans le nord-est du pays, à la suite des attaques meurtrières. Ces territoires échappaient au contrôle des autorités. L’armée, appuyée par des jeunes locaux, envoie donc des troupes dans la région. Boko Haram multiplie les attaques contre les civils, en représailles mais aussi dans le but de dissuader les populations locales de coopérer avec l’armée.
La revendication par Boko Haram de la prise d’otages de la famille MoulinFournier, le 19 février 2013 – ils ont été libérés en avril 2013, au Cameroun, est une stratégie inédite du groupe islamiste. Une faction dissidente de Boko Haram, Ansaru, avait néanmoins révendiqué plusieurs enlèvements d’étrangers, dont celle de l’ingénieur français Francis Collomp, libéré en novembre 2012.  Boko Haram a revendiqué l’enlèvement, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013, dans le nord du Cameroun, du prêtre catholique français Georges Vandenbeusch, libéré le 31 décembre. L’enlèvement des quelques 200 lycéennes le 14 avril est sans précédent par son ampleur, mais le groupe avait déjà pris pour cible des établissements scolaires dans le nord-est du pays, incendiant des écoles ou massacrant des étudiants dans leur sommeil. « Le mode opératoire de Boko Haram n’est pas figé, le groupe ne cherche pas à se limiter », résume Gilles Yabi. Lire notre entretien avec le chercheur Gilles Yabi : Au Nigeria, « Boko Haram est une menace permanente »   Le groupe, cantonné dans le nord-est du Nigeria, peut-il étendre son champ d’action dans le reste du pays ? Dès 2011, le groupe avait changé sa stratégie, ne se cantonnant plus à des attaques contre les autorités locales du nord-est du pays. Des attentats suicides ont alors visé le siège des Nations unies, le QG de la police et les locaux d’un des grands quotidiens du pays à Abuja, la capitale fédérale située dans le centre du Nigeria.
L’attentat à la bombe qui s’est produit le 14 avril à Abuja laisse présager que le groupe a vocation à s’étendre au Nigeria, d’autant plus que des élections présidentielle et législatives sont prévues en février. « Ce n’est pas surprenant que le groupe se rapproche de la capitale, centre du pouvoir, explique Priscilla Sadatchy. En attaquant la capitale, il s’assure une large couverture médiatique, ridiculise le président Goodluck Jonathan, maintient la pression sur le gouvernement et instille un climat de terreur dans tout le pays. »
La « Middle Belt », zone du milieu du Nigeria où se rencontrent le Nord musulman et le Sud chrétien, est vulnérable. « Le groupe peut chercher à instrumentaliser et à attiser les violences  thnico-foncières prévalant dans cette région », estime Priscilla Sadatchy.
Boko Haram n’a pas vocation à s’implanter dans le delta du Niger, la zone pétrolifère du sud du Nigeria, car la région est majoritairement chrétienne et les groupes ethniques ne sont pas les mêmes que dans le Nord-Est. Les membres de Boko Haram auraient moins de chances de passer inaperçus pour se fondre dans la masse. « Mais on ne peut écarter l’hypothèse d’une attaque one-shot, souligne Priscilla Sadatchy. Sans avoir eu à mener des attaques, le groupe crée déjà une sorte de paranoïa et attise les tensions ethnico-religieuses au Nigeria. »
Boko Haram pourrait donc agir partout à n’importe quel moment, mais la généralisation du mouvement à tout le pays est peu probable. « Le groupe s’infiltre dans des populations locales dont il connaît la langue et les coutumes, autrement il pourrait rapidement se faire repérer », assure Gilles Yabi.

Les pays voisins risquent-ils d’être également visés ?
Les plus de deux cents lycéennes seraient retenues dans les pays voisins du Nigeria comme le Tchad, le Cameroun ou le Niger. L’éventualité d’une extension du mouvement dans la région est à envisager mais les analystes restent prudents. « Boko Haram n’a pas vocation à se répandre, explique Priscilla Sadatchy. Il y a des cellules de Boko Haram dans les pays voisins comme dans l’extrême nord du Cameroun, la région de Diffa au Niger ou au Tchad mais à ce stade les pays voisins servent de zones de repli et d’approvisionnement en armes ou en combattants. » Mais « des attaques ponctuelles peuvent très bien avoir lieu ».

(Souce: Journal le Monde)

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La démocratie de l’angoisse : l’Afrique de l’Ouest et ses six élections présidentielles de 2014-2015

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Dr. Gilles Olakounlé Yabi est consultant indépendant sur les questions de conflits, de sécurité et de gouvernance en Afrique de l'Ouest. Il était auparavant directeur du projet Afrique de l'Ouest du think-tank International Crisis Group. Cet article a initialement été publié sur le site d'African Futures et sur son blog (http://gillesyabi.blogspot.com). Nous le republions ici avec son accord.
C’est l’estomac noué et la gorge serrée que les citoyens de six pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’apprêtent à entrer dans une période électorale devenue synonyme, dans une trop grande partie du continent, de risque maximal de crise violente. Les premiers qui devraient être convoqués aux urnes sont les électeurs de Guinée Bissau où un scrutin présidentiel et des législatives censés tourner la page d’une période de transition sont prévus le 13 avril prochain. Dans ce pays lusophone, le seul de la région avec les îles du Cap-Vert, le calendrier électoral a été systématiquement perturbé depuis la démocratisation formelle au début des années 1990 par des coups de force militaires, des assassinats politiques et dernièrement par la mort naturelle du président. Mais c’est en 2015 que l’actualité électorale sera extraordinairement chargée.[1] Des élections présidentielles sont prévues au premier trimestre au Nigeria et au Togo, puis au dernier trimestre au Burkina Faso, en Guinée et en Côte d’Ivoire.[2] Pour chacun de ces pays et pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, les élections présidentielles à venir représentent un enjeu crucial pour la paix, la stabilité politique mais aussi pour le progrès économique et social. Si la région n’avait pas connu une série de crises violentes au cours des dix dernières années, les échéances de 2014-2015 auraient dû surtout servir de test pour la consolidation de la pratique et de la culture démocratiques dans chacun des pays concernés et, par là même, pour l’ensemble de cette région du continent. Cette question ne sera que secondaire autant pour les citoyens que pour les organisations régionales et internationales à l’approche des différents scrutins présidentiels. La préoccupation première sera celle d’éviter que ces moments censés incarner la vitalité démocratique ne se transforment en périodes d’explosion de violences, ou pire, de basculement dans des conflits armés. Au regard
des évènements politiques et sécuritaires des dernières années, ces craintes sont légitimes. Mais quelle est l’ampleur des risques associés à chacune des élections présidentielles à venir dans la région ? Où sont-ils les plus importants ? Pour tenter de répondre à ces questions, trois éléments d’appréciation méritent d’être mobilisés: ce qu’on pourrait appeler l’intensité anticipée de la compétition présidentielle, le contexte sécuritaire général du pays et le cadre institutionnel appelé à régenter le processus électoral. Anticiper l’intensité de la compétition pour la fonction présidentielle revient à s’interroger, dans chaque pays, sur les chances que le scrutin soit ouvert et qu’il n’y ait pas de candidat quasiment sûr de gagner bien avant l’échéance. Classer les pays en fonction de ce premier critère n’est pas si simple, alors qu’on ne connaît pas encore avec certitude qui seront les candidats en course pour chacune des élections présidentielles.
En Guinée Bissau, le scrutin doit mettre fin à une situation d’exception née d’un coup d’Etat…contre un Premier ministre qui était en passe de devenir président, Carlos Gomes Júnior. Organisée en avril 2012, la dernière élection présidentielle s’était arrêtée entre les deux tours. Gomes Júnior, largement en avance à l’issue du premier tour, avait été brutalement sorti du jeu par les chefs militaires du pays qui lui étaient résolument hostiles. L’ancien Premier ministre reste en 2014 un acteur politique influent mais contraint à l’exil d’abord au Portugal et désormais au Cap-Vert, toujours considéré inacceptable pour la hiérarchie militaire et peut-être pour des acteurs régionaux importants, on ne voit pas comment il pourrait rentrer dans son pays en sécurité et se présenter à nouveau à une élection présidentielle. Il a sollicité l’investiture de son parti, le PAIGC (Partido Africano da Independência da Guiné e Cab o Verde, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), mais le choix de ce dernier s’est porté le 2 mars sur l’ancien ministre ndes Finances et ancien maire de la capitale, José Mário Vaz.
Le PAIGC, qui continue à bénéficier de son statut historique de parti ayant conduit la lutte armée pour l’indépendance des deux anciennes colonies portugaises d’Afrique de l’Ouest, reste la force politique dominante dans le pays malgré ses divisions internes. Il partira favori pour les élections législatives, face au PRS (Partido para a Renovação Social, Parti pour la rénovation sociale), également divisé, et aux autres partis plus petits. La compétition pour le fauteuil présidentiel devrait être plus ouverte en raison notamment de quelques candidatures indépendantes susceptibles de séduire un électorat désorienté par les luttes politiques partisanes. Mais le plus dur en Guinée Bissau n’est pas toujours de doter le pays d’un président démocratiquement élu. C’est de lui garantir de bonnes chances de survie politique et physique jusqu’à la fin de son mandat, surtout s’il lui venait à l’esprit de toucher aux intérêts des chefs militaires et/ou des alliés locaux des réseaux internationaux de trafic de drogue actifs dans ce pays et dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Au Nigeria non plus, on ne sait pas encore avec certitude qui sera candidat, mais l’attention se concentre sur les intentions du président sortant Goodluck Jonathan. Evoquant un principe non écrit de rotation entre candidats nordistes et sudistes désignés par le PDP (People’s Democratic Party, Parti démocratique du peuple), parti au pouvoir depuis le retour à la démocratie en 1999, nombreux sont ceux qui s’opposent à une nouvelle candidature du président actuel.
Vice-président en 2007, Jonathan avait hérité du poste de président après le décès de Umaru Yar’Adua en 2010 avant de se faire élire en 2011 pour un premier mandat plein de quatre ans. Les défections de personnalités très influentes du PDP se sont multipliées ces derniers mois et elles continuent, affaiblissant le camp du président.
L’opposition au PDP semble par ailleurs n’avoir jamais été aussi forte, en raison de la fusion en février 2013 de quatre partis importants dans une grande formation, l’APC (All Progressives Congress, Congrès de tous les progressistes) qui est aussi bien implanté que le parti au pouvoir dans tous les Etats de la fédération. Les moyens financiers, déterminants dans la bataille électorale colossale qui se profile, ne manqueront pas d’un côté comme de l’autre, même si le camp au pouvoir dans cette puissance pétrolière qu’est le Nigeria disposera inévitablement d’un avantage certain en la matière. La compétition sera selon toute probabilité très intense. Elle le sera dans tous les cas, y compris dans l’hypothèse très improbable d’un retrait du président sortant de la course à l’investiture du PDP, et quel que soit le candidat qui sera choisi par l’APC. Ce choix ne sera pas aisé et pourrait provoquer des failles dans l’unité affichée jusque-là par le nouveau grand parti d’opposition.
Les Togolais devraient, comme les Nigérians, aller aux urnes au premier trimestre 2015. Le président sortant Faure Gnassingbé, élu dans des circonstances controversées et violentes en 2005 après la mort naturelle de son père, Eyadema Gnassingbé, puis réélu en 2010, pourra se porter candidat une troisième fois sans avoir à faire modifier la Constitution en vigueur. Depuis le retour forcé à un système démocratique formel, le pouvoir togolais n’a pas arrêté de jouer avec la disposition de limitation à deux du nombre de mandats présidentiels successifs. En 2002, une révision constitutionnelle avait non seulement supprimé cette disposition mais elle avait également consacré le principe d’une élection présidentielle à un seul tour. Malgré les recommandations d’un accord politique global signé en 2006 et les demandes répétées de l’opposition, les dispositions actuelles de la Constitution et du code électoral restent très favorables à une tranquille pérennité du régime du président Gnassingbé. Le parti présidentiel UNIR (Union pour la République) dispose d’une majorité absolue au Parlement et s’assurera que rien ne soit entrepris pour réduire les chances de victoire de son chef en 2015. Par ailleurs, la machine sécuritaire au service du pouvoir et l’insuffisante coordination des forces politiques de l’opposition ne militent pas pour l’instant en faveur d’une compétition électorale ouverte et intense pouvant déboucher sur une alternance politique réelle dans un pays qui n’en a pas connue depuis le coup d’Etat d’Eyadema Gnassingbé en… 1967.
Au Burkina Faso, il n’y a même pas eu d’alternance générationnelle comme ce fut le cas au Togo en 2005. Au pouvoir depuis octobre 1987, Blaise Compaoré devrait avoir passé 28 ans à la tête de l’Etat au moment de l’élection présidentielle de 2015. La Constitution limitant le nombre de mandats successifs à deux, le président ne pourra être candidat qu’à condition de réussir à faire passer une nouvelle révision de la loi fondamentale dans les mois à venir.
Cette intention ne faisant plus de doute, la mobilisation des adversaires à une énième manoeuvre visant à prolonger le règne du président Compaoré a commencé à Ouagadougou. Elle a même affaibli le pouvoir beaucoup plus rapidement qu’on ne pouvait le prévoir, un large groupe de personnalités de poids du parti présidentiel, le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) qui ont toujours soutenu Compaoré, ayant décidé de quitter le navire pour rejoindre en janvier dernier le camp des adversaires de toute révision constitutionnelle.
Le Burkina Faso est de fait déjà entré dans une période tendue et cela devrait durer jusqu’à ce que le pouvoir décide de renoncer à toute modification constitutionnelle ou choisisse de convoquer un référendum sur cette question. Dans ce dernier cas, de fortes contestations sociopolitiques seront inévitables et leurs conséquences incertaines. La compétition électorale en 2015 sera forcément intense. Dans l’hypothèse où Compaoré renoncerait à prétendre à un nouveau mandat, la compétition devrait être très ouverte. Elle pourrait juste être moins tendue et explosive qu’en cas de candidature du président sortant.
En Guinée, le président Alpha Condé devrait être candidat en 2015 pour un second et dernier mandat. Pas d’obstacle légal à contourner. Il devrait par contre faire face à des rivaux politiques organisés, déterminés et capables de le priver d’un nouveau mandat. Arrivé au pouvoir en décembre 2010, au terme d’un scrutin laborieux et controversé, le président avait été largement distancé au premier tour par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo avant de l’emporter au second. Les récentes élections législatives, elles-aussi organisées au forceps après une série de reports et grâce à une forte implication internationale, ont encore montré que le camp du président Condé n’était pas capable d’écraser l’opposition. Cette dernière, même éclatée en plusieurs pôles, a quasiment fait jeu égal avec le parti du président, le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) et ses alliés.
L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo reste une force politique significative qui, si elle s’allie à d’autres partis importants comme l’Union des forces républicaines (UFR) de Sydia Touré ou le PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national) de Lansana Kouyaté, pourrait devenir majoritaire à l’occasion du second tour d’un scrutin présidentiel. Dans l’hypothèse, pour le moment improbable, d’une candidature unique de l’opposition, le président Condé serait particulièrement menacé par une défaite électorale, malgré les avantages habituels conséquents d’un président-candidat. Aucun doute n’est permis sur l’intensité de la bataille pour la présidence de la Guinée à la fin de l’année 2015. Elle sera l’une des plus rudes de la région.
Au cours de ce même dernier trimestre 2015, les Ivoiriens seront eux-aussi convoqués aux urnes pour reconduire le président Alassane Ouattara ou choisir un nouveau chef d’Etat. Arrivé au pouvoir au terme d’une élection compétitive qui a dégénéré en conflit armé avec celui qui était le président sortant, Laurent Gbagbo, Ouattara a rapidement indiqué qu’il serait bien candidat à un second et ultime mandat. Si son parti, le Rassemblement des républicains (RDR) sera à coup sûr uni derrière le président pour la future bataille électorale, le soutien franc et massif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), allié important et potentiellement décisif, n’est pas nécessairement acquis. Le scrutin ne sera pas gagné d’avance mais la faiblesse et le passif du Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Gbagbo, détenu à la prison de la Cour pénale internationale aux Pays-Bas, sont tels que le président sortant devrait partir favori. Son bilan en termes de relance de l’économie ivoirienne et des mesures récentes allant enfin dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale devraient aussi jouer en sa faveur. On peut anticiper une compétition présidentielle modérément intense dans un pays dont les électeurs ont encore à l’esprit le traumatisme postélectoral de 2010-2011.

Gilles Olakounlé Yabi

[1] L’autre élection présidentielle de l’année 2014, prévue en juin, aura lieu en Mauritanie, pays à cheval sur l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord qui s’est retiré de la Cedeao en 2000.
[2] Dans la foulée, au début de l’année 2016, les électeurs du Niger et du Bénin seront à leur tour appelés aux urnes pour choisir leurs chefs d’Etat. Dans les deux pays, l’atmosphère politique est déjà marquée par de fortes tensions à plus de deux ans des échéances électorales. Le Cap-Vert, la Gambie puis le Ghana seront aussi concernés par les élections au second semestre 2016.

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Tiémoko Koné Gouverneur de la Bceao, Adovèlandé reconduit à la Boad

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Tiémoko Koné Gouverneur de la Bceao, Christian Adovèlandé reconduit à la Boad Conformément aux dispositions du Traité de l’Union monétaire ouest africaine et aux dispositions statutaires de la Banque ouest africaine de développement (Boad), la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement membres de l’Union a procédé aux nominations de Tiémoko Meyliet Koné et de Christian Adovèlandé, respectivement au poste de Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et Président de la Boad. C’est Yayi Boni, président en exercice de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa) qui, au nom de ses pairs,  a rendu publique cette décision.

 

Union Economique Monetaire Ouest Africaine (UEMOA)
Confédération des Chefs d’Etats et de Gouvernement
Présidence en Exéercice de la Conférence
Note d’information  

Objet : Nomination du Gouverneur de la BCEAO et du Président de la BOAD

- Chers Citoyens de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA),
- Chers Partenaires Techniques et financiers de l’UEMOA,
- Chers partenaires au développement de l’UEMOA,
- Chers acteurs et animateurs du partenariat stratégique entre l’UEMOA et le reste du monde,
Aux termes des Statuts (article 56) de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Gouverneur est nommé, pour un mandat de six (06) ans, par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, organe suprême de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
En application de cette disposition statutaire, la Conférence des Chefs d’Etat a décidé de nommer Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO, pour un mandat de six (06) ans, à compter du 17 août 2014.
Cette nomination est intervenue conformément aux dispositions pertinentes du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine (article 8).
A cet égard, il convient de préciser que dans le cas d’une urgence ne permettant pas la réunion formelle de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Traité de l’UMOA permet au Président en exercice de consulter à domicile ses pairs, par une procédure écrite.
Ainsi, à l’issue de la procédure de consultation à domicile organisée et après accord unanime des Chefs d’Etat des pays membres de l’Union, le Président de la République du Bénin, en sa qualité de Président en exercice de la Conférence, a signé le 12 août 2014, au nom de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, la Décision portant nomination du Gouverneur de la Banque Centrale.
C’est l’occasion de vous informer que conformément aux dispositions statutaires de la Banque Ouest Africaine de Développement et sur la base des consultations entre Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de l’UEMOA, la Conférence au sommet a décidé d’accorder à compter du 8 février 2014 à Monsieur Christian ADOVELANDE un nouveau mandat de six ans en qualité de Président de la Banque Ouest Africaine de Développement.
Espace économique, politique et social en voie d’unification, cette communauté repose notamment sur la Commission de l’UEMOA, l’Institut d’émission, la BCEAO et la BOAD.
Ces Organes et institutions, stables, crédibles, sont devenus de véritables pôles d’excellence au service de cet espace en quête de stabilité, de sécurité et de prospérité pour nos peuples.

Vive l’UEMOA, ses organes et Institutions !
Vive l’intégration régionale !
Je vous remercie !
Dr Boni YAYI
Président en exercice de la Conférence

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Le Barça reste interdit de recrutement en 2015

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La FIFA a confirmé l'interdiction de recrutement du Barça pour les deux prochains mercatos. Le club catalan, condamné pour des infractions sur des transferts de joueurs mineurs, va faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Le FC Barcelone ne pourra pas recruter en 2015. La FIFA a en effet annoncé ce mercredi avoir rejeté les appels du club catalan et de la Fédération espagnole de football, poursuivis pour avoir commis des infractions lors de transferts de joueurs de moins de 18 ans. Le Barça est donc interdit de recrutement pour les deux prochains mercatos, en janvier et à l’été 2015, et écope d’une amende de 450 000 francs suisses (environ 370 000 euros). Le Barça a toutefois répliqué dans la foulée, annonçant dans un communiqué qu’il allait saisir le Tribunal arbitral du Sport (TAS) pour annuler cette sanction. « Le FC Barcelone annonce qu'il continuera la défense de ses intérêts devant les plus hautes instances judiciaires du sport, dans le cas présent le Tribunal arbitral du sport », indique le club catalan.

Le club le plus dépensier cet été


Cette sanction infligée par la FIFA arrive après que le Barça se soit montré le club le plus dépensier cet été sur le marché des transferts. Marc-André ter Stegen, Claudio Bravo, Jérémy Mathieu, Thomas Vermaelen, Ivan Rakitic et Luis Suárez se sont engagés avec le club catalan, qui a déboursé pour ces six joueurs plus de 150 millions d’euros. Le Barça a sans doute bien fait d’anticiper.


Source : AFP

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Entretien avec le groupe togolais Toofan : «La célébrité, c’est dans 4 à 5 ans»

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Si vous vous aventurez dans les hautes sphères togolaises, vous croiserez peut-être Fatowou Kossivi alias Master Just et Blaise Mensah dit Barabas du groupe Toofan. Ces deux jeunes garçons progressivement marquent de leur empreinte, la musique togolaise et africaine. Un duo qui sait vous électrocuter avec une musique aux milles couleurs, aussi rebelle qu’ambiancée. A l’occasion de leur dernier passage à Cotonou, nous les avons rencontrés. Interview…

Matin Libre: Votre prestation du 9 août dernier au Palais des Congrès de Cotonou. Un vrai challenge n’est-ce pas ?

Toofan: Le Bénin, c’est comme le Togo. Quand on dit Toofan en concert au Togo ou Toofan en concert au Bénin, c’est vite fait. C’est comme Master Just le disait hier. Si on devrait prendre une décision chez nous, c’est que le Bénin et le Togo n’auront pas de frontière. C’est pour dire que lorsqu’on nous a informés du concert de Cotonou pour le 9 août on s’est dit pas souci le Bénin. C’est Lomé.

Quelle sensation éprouve-t-on lorsqu’on est dans la peau d’un champion continental ?

Forcement ça fait plaisir, tu sais ça nous fait presque 10 ans déjà de travail et 5 ans de travail sur l’international. Les MTV Awards pour nous, c’est comme la coupe d’Afrique. On était là quand l’appel est venu nous annonçant qu’on a été reconnu comme meilleur groupe francophone, on s’est rendu à la cérémonie officielle et on peut vous dire que c’était comme un lycéen qui venait d’entendre son nom au résultat du baccalauréat ou tout autre examen. Donc vous pouviez imaginer toute la joie qui nous a animés. Pour nous, c’était la preuve que le travail bien fait finit toujours par payer. Surtout que le travail que nous avions abattu n’est pas passé inaperçu. C’est donc une victoire pour nous.

Et comment vivez-vous votre célébrité aujourd’hui ?

Non ! Nous aujourd’hui on ne parle pas de célébrité. Master Just et Moi on n’a jamais parlé de célébrité parce qu’à la base ce qu’on est en train de faire aujourd’hui n’est qu’une infirme partie de notre carrière qui va se dévoiler et vous allez voir. On est connu c’est vrai. Mais célébrité moi, je pense que c’est un peu trop dans 4 ans ou 5 ans on sera célèbre. Pour le moment on ne peut pas parler célébrité.

Vous aviez une carrière toute réussie, alors qu’est-ce qui justifie votre célibat actuel ?

Moi (Barabas) je pense que le mariage c’est un contrat au fait. Si tu te lèves aujourd’hui pour signer un contrat avec une société ou une personne, il faut d’abord t’assurer  que tu as la tête ou les épaules pour assumer. Aujourd’hui, on est en train d’écrire les pages d’une musique togolaise et africaine. Se lever pour aller se presser pour  trouver  sa femme ou bien se marier et tout ça,  va être un autre travail. Je sais qu’il y a le temps pour ça. On peut se marier à 50 ans. (Master Just) sans te mentir on n’est pas prêt pour cela. Pour le moment on est en train de faire notre carrière.

Votre dernière sortie entre copains remonte à quand ?

On sort tous les temps ensemble. Parce que, je vais vous le dire, le milieu que nous côtoyons est un milieu qui côtoie la joie au quotidien, tout ce qui est festif même quand on sort pour une prestation, c’est entre copain.  C’est tout l’avantage de notre travail.

De vous deux, qui est plus taquin ?


C’est  Barabas, il trouve toujours un moyen de te faire sortir de tes gongs. Tu dors il vient te chatouiller, te taper la tête, te pousser. Il fait des choses pas possibles. C’est bien lui. Mais ce qui est bien, c’est qu’il ne crée pas de dommage dans le groupe.

Barabas, dis-nous comment une fille peut-elle te séduire ?


Franchement je n’ai pas une grande idée. Je ne sais pas, à vrai dire. Mais je peux dire qu’il y a plusieurs points à la base. Quand tu vois les fesses et les seins, tu es d’accord mais il faut qu’elle puisse tenir le dialogue c’est un peu ça. Il faut surtout qu’elle soit belle femme africaine comme Ada de Flavour.
Comment tu vois un rancart parfait pour toi Master Just, pour une femme qui veut prendre le devant?
Rien de spécial. Juste qu’elle soit naturelle. Je n’aime pas l’extravagance.

Votre couleur fétiche ?

L’arc-en-ciel. On aime les métissages et ça se sent dans la vie de tous les jours de Toofan. On aime beaucoup les couleurs qui parlent et qui frappent aussi. C’est pareil aussi pour notre musique. C’est le fruit d’un métissage.

Parlez-nous de quelques-uns de vos projets en cours ?

La sortie très prochaine de notre nouvel album aux couleurs arc-en-ciel. Si vous prenez nos derniers singles, vous aurez déjà un aperçu de la couleur. Mais rassurez-vous, il y a d’autres belles sonorités à découvrir très bientôt. Une chose est sure, si vous nous aviez aimé jusque-là, c’est ce que vous ne seriez pas déçus pour le reste à venir.

Vous aviez des amis artistes béninois. Comment appréciez-vous leur musique ?

(Barabas) La musique béninoise est selon moi, une musique bien riche musicalement parlant. Je veux parler de la musicalité, de la composition, de l’arrangement. J’ai un Cd dans ma voiture, c’est hier que j’ai demandé le nom de l’artiste. On m’a dit qu’il s’appelle Johnny Sourou. C’est un album gospel, c’est un type il est original d’abord. C’est un truc que je n’ai jamais attendu, il impressionne par sa manière de chanter et même par la composition et la musicalité. C’était vraiment unique comme musique. C’est juste pour vous dire que ce pays le Bénin a de quoi être fier. Il y a la culture qui se sent. Je profite de l’occasion pour dire un grand merci à nos fans au Bénin, c’est très important pour nous. Nous voudrions aussi notifier que Toofan est toujours prêt pour ce pays-là.

Zoom sur Toofan
Ce sont des amis d’enfance ayant grandi ensemble: Master Just (Fatowou Kossivi) ambianceur du groupe et Barabas dit « Le Magicien»(Blaise Mensah) toaster et ambianceur du groupe. Trois au début de leur carrière, ils forment aujourd’hui un duo, le troisième (Allone) ayant émigré en Europe où il continue sa carrière musicale. Les Toofan ont réussi á conquérir les cœurs des Africains de l’ouest et exportent leur musique au-delà de l’Afrique de l’ouest: au cours des dernières années, ils ont donné des concerts en France, en Allemagne et aux États-Unis d’Amérique entre autres. Actuellement Meilleur Francophone au MTV Awards 2014, le groupe prépare un nouvel album très cocktail.

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CAN 2015 : Le match Guinée-Togo délocalisé à Casablanca en raison d’Ebola

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Le match Guinée-Togo, initialement prévu le 5 septembre à Conakry pour le compte de la 1ère journée des qualifications de la CAN-2015, a été délocalisé à Casablanca (Maroc) en raison de l’épidémie d’Ebola, a-t-on appris mardi 19 août auprès de la Fédération togolaise (FTF). «Le match Guinée-Togo a été délocalisé. L’information est contenue dans un courrier de la Confédération africaine de football (CAF) reçu ce mardi par la Fédération togolaise», a déclaré à l’AFP Hervé Agbodan, directeur de la communication de la FTF. La Guinée est l’un des quatre pays de la sous-région touchés par l’épidémie d’Ebola. La Fédération togolaise avait adressé un courrier à la CAF souhaitant que ce match soit disputé dans un autre pays, en raison du virus Ebola qui sévit en Guinée. La CAF a ensuite demandé à la Fédération guinéenne (FGF) de délocaliser les matches de ses équipes nationales guinéennes jusqu’à la mi-septembre. Selon le dernier bilan, l’épidémie qui frappe depuis le début de l’année la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone et depuis juillet le Nigeria a fait 1145 morts. Aucun cas d’Ebola n’a été signalé à ce jour au Togo où des mesures sanitaires, accompagnées de campagnes de sensibilisation, ont été prises par les autorités togolaises.

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Ribéry et les Bleus, c’est fini

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Franck Ribéry a annoncé dans la presse allemande qu’il tirait un trait sur sa carrière internationale. A 31 ans, le Munichois dit donc adieu aux Bleus.
Franck Ribéry en Bleu, c’est terminé. Le magazine allemand Kicker annonce que le milieu offensif français, 31 ans, a décidé de prendre sa retraite internationale. «Je raccroche, a déclaré le milieu de terrain dans un entretien à paraitre jeudi et dont les principaux extraits ont été publiés mercredi sur le site internet du journal. Je voudrais consacrer plus de temps à ma famille, me concentrer encore davantage au Bayern Munich, et laisser place aux nombreux jeunes joueurs qui ont intégré l’équipe nationale.»
Ribéry met ainsi un terme à son aventure avec l’équipe de France après 81 sélections et 16 buts. Il avait débuté chez les Bleus lors d’un match amical face au Mexique le 27 mai 2006 (1-0), peu avant d’éclater lors d’une Coupe du monde où les Tricolores avaient atteint la finale. Ribéry avait notamment inscrit un but lors du huitième de finale remporté face à l’Espagne (3-1). Il avait ensuite participé à l’Euro 2008, à la Coupe du monde 2010 et l’Euro 2012. «Il y a eu des hauts et des bas», a-t-il résumé à propos de sa carrière en bleu.
On a vu qu’il n’y avait pas de souci à se faire pour l’avenir de l’équipe de France
Initialement intégré au groupe de Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2014, Ribéry avait été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure au dos, cédant sa place à Rémy Cabella. Voir les Bleus atteindre les quarts de finale sans lui a manifestement influé sur sa décision. «Il faut savoir quand il faut s’arrêter, a-t-il expliqué. On a vu qu’il n’y avait pas de souci à se faire pour l’avenir de l’équipe de France lors de la Coupe du monde.»
La nouvelle a de quoi surprendre. Contrairement à Samir Nasri, qui a lui aussi pris sa retraite internationale il y a quelques jours, Ribéry était un leader du groupe de Didier Deschamps, qui comptait en faire son joueur de référence dans le secteur offensif pour le Mondial au Brésil avant la blessure du Munichois. Le sélectionneur pouvait légitimement envisager que Ribéry, 31 ans, soit l’un des cadres de son groupe pour l’Euro en France dans deux ans. Une épreuve à domicile qui aurait pu être l’apothéose de la carrière internationale du milieu offensif français. Ce ne sera pas le cas.

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Prime à l’excellence : Jean Panti et le Fnm à nouveau distingués

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Le Directeur général du Fonds national de la microfinance a été distingué mercredi 13 août 2014, par le Réseau Bénin Espoir Ong. C’est la salle polyvalente du Centre de promotion de l’artisanat du Bénin qui a accueilli la manifestation.  Cette nouvelle récompense vient confirmer le  management et le leadership de l’homme qui dirige cette institution financière.
«Vous faites partie des jeunes qui font  la fierté du Bénin. Vos compétences sont avérées et reconnues aussi bien au plan national qu’international. On retiendra de vous le maintien de la certification ISO 9001 :2008 ». Ce sont là, les propos du Président du Réseau Bénin Espoir ONG Henri Agassounon, justifiiant ainsi la récompense méritée attribuée au Directeur général du Fnm Jean Comlan Panti comme une preuve patente de sa bonne gouvernance. «Ses comptes sont régulièrement validés sans réserve par le Commissaire aux comptes et transmis avec la même célérité à la Chambre des comptes de la Cour suprême » a-t-il renchéri. Le lauréat, en recevant la distinction a pris de nouveaux engagements.
« Mes collègues et moi, en recevant ce jour cette distinction, nous mesurons bien la responsabilité qui, pour nous, doit se traduire par davantage de performances dans l’éthique, l’efficacité et l’intérêt général. C’est donc une distinction qui tout en nous rassurant que nous sommes sur la bonne voie, nous appelle à mieux faire. Et nous nous y engageons ici devant vous », a laissé entendre Jean Comlan Panti au nom des autres lauréats. Par ailleurs, il a remercié le Chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne en lui confiant la Direction générale de l’Institution.  Ensuite, Jean Panti va recevoir sa distinction constituée entre autres, d’une écharpe et d’une couronne des mains de son parrain de circonstance, Jean Okoundé. A peine douze mois à la tête du Fnm et déjà, trois distinctions. Il faut souligner que les autres lauréats sont  Reine Azifan Sagbo, Eléonore Yayi Ladékan, Colonel Aristide Adjadémey, Aurelien Adandé, Lucien Guendéhou.

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Didier Drogba arrête sa carrière internationale

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C’est une page de l’Histoire du football qui s’est tournée ce vendredi 8 août 2014. En annonçant la fin de sa carrière chez les Eléphants, Didier Drogba clôt en effet toute une époque. Un âge d’or du football ivoirien même si, paradoxalement, l’attaquant de Chelsea n’a jamais permis à l’équipe nationale de Côté d’Ivoire de remporter la CAN. Et malgré trois participations en Coupe du monde, elle n’a jamais franchi le premier tour.

A 36 ans, et après une troisième Coupe du monde au dénouement décevant, Didier Drogba a estimé sur son site officiel que c’était « le bon moment » pour arrêter. Douze ans après un début tardif, la carrière internationale de l’homme aux 106 sélections et 66 buts sous le maillot des Eléphants s’achève, laissant à ses admirateurs un goût d’inachevé. Contrairement à sa carrière en club, et notamment à Chelsea, où il a collectionné les titres (Ligue des champions en 2012, trois fois champion d’Angleterre, quatre fois vainqueur de la Coupe d’Angleterre, deux fois vainqueur de la Coupe de la Ligue et du Community Shield), son palmarès avec l’équipe de Côte d’Ivoire est resté désespérément vide. Ses meilleures performances auront été deux places de finaliste de la CAN, en 2006 et en 2012. Deux finales perdues aux tirs-au-but avec à chaque fois un tir manqué par celui qui devait offrir la victoire à son équipe...

Un bilan décevant sur lequel il ne s’est pas attardé dans le communiqué annonçant sa décision : « Je suis bien sûr fier d’avoir été le capitaine de cette équipe pendant 8 ans et d’avoir contribué à placer mon pays, la Côte d’Ivoire, sur la scène mondiale en participant à 3 coupes du monde d’affilée et deux finales de CAN malheureuses. »

« Je sens qu’on n’a plus confiance en moi »

Didier Drogba tire donc sa révérence sans avoir attendu de rencontrer le nouveau sélectionneur des Eléphants, Hervé Renard, intronisé une semaine plus tôt. « C’est une décision difficile parce que je sais de quoi je suis capable », a-t-il expliqué, tout en insinuant que ce choix est le résultat de nouvelles orientations au sommet de l’équipe: « A partir du moment où je sens qu’on n’a plus confiance en moi, je pense que c’est une décision sage. » Et d’ajouter, dans un sourire, qu’Hervé Renard « comprendra très bien pourquoi ».

Le tout frais sélectionneur de la Côte d’Ivoire devrait tout de même tenter sa chance. « Je n’ai pas encore eu Drogba au téléphone. Mais je le ferai très prochainement pour connaître sa position », avait-il promis au moment de sa présentation à la presse. En mai 2012, la star des Eléphants avait déjà annoncé que les phases finales de la CAN 2013 et de la Coupe du monde 2014 seraient ses dernières avec la sélection, avant de reconsidérer sa position. S’il semble cette fois-ci bien décidé à arrêter sa carrière internationale, Didier Drogba entend bien la poursuivre en club puisqu’il vient de s’engager pour une année avec Chelsea, où il avait joué de 2004 à 2012 avant de partir en Chine, au Shanghai Shenhua, puis en Turquie, à Galatasaray.

La surprise de la FIF

La Fédération ivoirienne de football a tenu à réagir suite à l’annonce de Drogba. « [La FIF] marque sa surprise compte tenu des échéances à venir et du rôle important que joue Didier Drogba au sein de la sélection nationale, a déclaré le président de l’institution, Augustin Sidy Diallo, dans un communiqué. La Fédération Ivoirienne de Football entend entrer immédiatement en contact avec l’intéressé pour connaître les raisons profondes de cette décision avant de donner sa position officielle sur la fin de carrière internationale du joueur Didier Drogba. »


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