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« Africainement Tour » à Lomé : La bande à A’Salfo offre deux concerts magiques

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Le groupe ivoirien de musique Magic System continue sa tournée internationale et a posé ses instruments dans la capitale togolaise. Le week-end  dernier en effet, Lomé était magique et a accueilli deux concerts des « gaou » qui ont une fois encore donné le meilleur d’eux-mêmes. De la bonne musique a été offerte aux différents publics lors de cette série de spectacles dans le pays de Faure Essozimna.

Quatorze ans après son tout premier spectacle dans la ville de Lomé en mars 2000, le groupe Magic System revient devant son public togolais. Dans le cadre de sa tournée internationale « Africainement Tour », le groupe constitué des chanteurs A'salfo, Goudé, Tino et Manadja a marqué une pause à Lomé. Tout a commencé par le spectacle Vip  du Grand Rex, du vendredi 14 novembre. C’est à 22 heures 30 minutes, heure togolaise que le groupe tant attendu a fait son entrée sur le podium du Grand Rex plein à craquer et qui contraste avec un spectacle Vip. Les tickets étaient bien à 25 et 30.000 FCFA. Les enfants d’Anoumabo, du nom du quartier où est né le groupe, ont fait leur apparition sur la  scène avec cette chanson au titre  éponyme. Après cette entrée, les choses sont allées vite. Le plat de résistance, sans protocole, a commencé à être servi au public. « Destin », est le deuxième morceau servi à l’assemblée du Grand Rex de Lomé. Avant  l’exécution de cette chanson, le  public a eu droit à un peu d’histoire. Le lead-vocal du groupe A'salfo a expliqué que c’est le parcours  du groupe qui est ainsi imagé. Des tams-tams au quartier qui dérangeaient les riverains, les  railleries des voisins et les humiliations, les succès, le départ pour la France et la réussite du groupe, sont chantés dans ce morceau qui montre que c’est « Dieu qui décide de tout ». Pendant deux heures d’horloge, Magic System a  tenu  en haleine les  Vip qui sans réserve, se sont donnés à la joie. La joie de se retrouver devant un mythique et magique groupe qui a fait son bonhomme  de chemin, avant de  mériter plein de lauriers au devant  de la scène internationale. Le public composé de togolais  et d’autres nationalités, a eu droit à la substance des différents albums qui ont marqué la carrière de Magic System. Si les plus singles comme « Bouger Bouger », « Zouglou Dance », «Ambiance à l'africaine », « Même pas fatigué !!! », « Chérie coco » et autres ont été dégustés, l’heure a aussi été à  la nostalgie, le temps  de ce concert tout feu, tout  flamme. L’histoire de Séry et Digbeu, les deux inséparables Bété, du nom  d’une ethnie de la  Côte d’Ivoire, aura enregistré le fort taux de danseurs et de repreneurs dans le public qui a chanté en harmonie avec les « magiciens ». De la nostalgie, il y en avait également avec les autres tubes revisités comme « Secret d’Africain » avec Soussoua Lingué qui voulait « tracer » sans payer ses dettes à Aladji Toutouya qui est allé l’attendre à l’aéroport. Que dire de l’exécution de la chanson qui a réellement fait découvrir Magic System au Monde ? « Premier Gaou » qui est l’une des dernières chansons servies par le groupe a été un succès auprès du public d’autorités, d’hommes d’affaires et autres « boss » du Grand Rex de Lomé qui ont dégusté avec appétit, envie et douceur, les 25 morceaux de Magic System.

Le stade municipal et la jeunesse aussi à l’honneur

Le lendemain du concert du Grand Rex de Lomé, Magic System au calendrier surbooké, est allé répondre présent à une invitation de la première dame de Côte d’Ivoire. Le groupe est revenu ce dimanche 16 novembre à Lomé pour aller à la rencontre du jeune public temporairement « exclu » du concert élitiste du Grand Rex. Le spectacle grand public accessible à partir de 2.000 FCFA a été offert au public. Les mêmes installations qui ont été témoins de la défaite des Eperviers du Togo, ont été pris d’assaut ce dimanche, histoire d’oublier tant soit peu ce fameux match Togo-Guinée.
         
Almok était dans la place…

Au Grand Rex de Lomé, ce vendredi 14 novembre, c’est la jeune artiste Almok qui monte actuellement dans les hits parades du pays des « nana benz » qui a d’abord captivé l’attention des spectateurs en attendant l’entrée sur la scène des « magiciens ». La fine et sulfureuse Almok a « gâté » le coin en distillant avec la complicité de son orchestre, de belles mélodies au public qui a apprécié cette prestation aussi. La jeune artiste sera rejointe après quelques minutes par une autre voix de la musique togolaise, Dieudonné Willa qui a aussi démontré de quoi il est capable et que la musique togolaise et africaine peut compter sur lui.

A’Salfo en ambassadeur itinérant

La Commission justice, vérité et réconciliation (Cdrv) installée en Côte  d’Ivoire compte en son sein, les « gaou » de Magic System représenté par le leader A’Salfo. La commission compte sur l'aide du groupe pour une grande mobilisation aux séances d'écoutes, dans le cadre du  règlement de la crise post-électorale dans le pays de Gbagbo. En marge du voyage de Magic System à Lomé, A’Salfo ne s’est pas du tout reposé et a rencontré les différentes associations  de refugiés ivoiriens au Togo. Elles étaient cinq au total. Après avoir discuté avec ces regroupements d’ivoiriens, le chanteur  a noté leurs diverses préoccupations.  A’salfo, nommé récemennt ambassadeur de bonne  volonté de l’Unesco, a au nom de son groupe, offert 100 tickets de spectacles aux  cinq creusets d’ivoiriens du Togo. Ceci pour leur permettre d’assister au concert qui a eu lieu ce dimanche 16 novembre dans la capitale  togolaise qui a vibré à la « « magie » de Magic System.
D’autres spectacles sont prévus dans le cadre de cette tournée de Magic System, aussi bien en Afrique que sur d’autres continents.

Yves-Patrick LOKO, Envoyé Spécial à Lomé

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21ème conférence annuelle Africa Upstream : Le Groupe Pétrolin reçoit un prestigieux prix

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Le Président Directeur général du Groupe Pétrolin, Samuel Dossou-Aworet, s’est vu décerner le 6 novembre 2014 le prestigieux prix Distinguished Contribution to the African Oil Industry Award  pour l’année 2013 lors de la 21ème conférence annuelle Africa Upstream de Global Pacific & Partners qui s’est tenue à Cape Town en Afrique du Sud, du 3 au 7 novembre 2014.

Le Groupe Pétrolin accueille avec fierté la reconnaissance que confère ce prix à au Pdg Dossou-Aworet. Cette reconnaissance couronne un engagement constant, non seulement en faveur de la promotion de l’industrie pétrolière en Afrique, mais aussi du développement économique et social du continent. Elle récompense tout autant la mobilisation inlassable et déterminée du lauréat pour la réalisation du projet d’infrastructure dénommé Projet Epine Dorsale, au Bénin et son action humanitaire depuis les débuts du Groupe Petrolin en 1992.  Action humanitaire concrétisée notamment au travers de la Fondation Espace Afrique, une organisation panafricaine internationale à caractère humanitaire, créée à Genève par M. Dossou-Aworet et reconnue d’utilité publique en Suisse.

M. M.

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Cuisant revers du Bénin face au Maroc en match amical : Les Ecureuils étrillés (6 à 1)

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Les Ecureuils du Bénin, ont été une fois encore mis à genou (1- 6) par le Maroc en match amical et international comptant pour les Journées Fifa du mois de novembre, joué hier jeudi 13 novembre 2014. Sur le stade d’Agadir, les poulains de Didier Ollé-Nicolle ont été dominés dans tous les compartiments en encaissant trois buts en 30 minutes. Des réalisations de Nordin Amrabat (7’mn), Abderrak Hamdallah (28’mn), Omer El Kaddouri (30’mn). Le Bénin a sauvé l’honneur grâce à Rudy Gestedé à la 45’mn. Mais ce n’était que partie remise puisqu’à la deuxième période, Stéphane Sèssegnon et ses partenaires ont encore consommé trois autres buts (Khaliqi 60’mn ; Abderrak Hamdallah 81’mn ; Chamakh 90’mn), ramenant le score à 6 buts à 1. Ce revers s’ajoute à celui enregistré, il y a de cela un mois, face à la Tanzanie 4-1. En somme, les Ecureuils du Bénin, après leur élimination de la Can 2015, continuent d’humilier les couleurs nationales du Bénin. Ils font la honte de tout un peuple, et ceci en coalition avec les responsables fédéraux qui naviguent à vue. Ces prestations humiliantes sont les fruits de l’improvisation et de l’amateurisme qui règnent en maître d’or au sein de la Fédération béninoise de football. Il est donc impératif que le football béninois retourne à la base et que cesse le gaspillage des fonds du contribuable béninois.

A.F.S

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Forum mondial de la langue française - Liège : carrefour de la créativité francophone en juillet 2015

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En visite au Bénin, le Commissaire général du deuxième forum mondial de la langue française rencontre les médias. Philippe Suinen annonce l’événement qui se tient du 20 au 23 juillet 2015 et suscite l’engouement des potentiels participants à participer à cette importante rencontre de la francophonie qui se tient autour du thème de la créativité.

« CréActivez-vous ! ». C’est le mot d’ordre du deuxième forum mondial  de la langue française où les idées seront mises en commun et concrétisées en français. La Fédération Wallonie-Bruxelles est chargée par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) de mettre en œuvre ce projet inclusif qui s’intéresse pour cette deuxième édition, aux jeunes de 18 à 35 ans.  Mieux le continent africain qui compte de nombreux locuteurs de la langue française, est au cœur du prochain forum mondial de la langue française qui se tient autour de cinq axes. L’éduction, l’économie, la culture et les industries culturelles, et la participation citoyenne….sont en effet les grands ensembles autour desquels tourneront des rencontres d’entreprises Nord-Sud, des ateliers, débats et conférences participatives. Des challenges pour stimuler la production audiovisuelle sont aussi au programme de la rencontre de la ville belge de Liège en juillet prochain. 400 jeunes de divers domaines qui seront pris en charge, sont attendus à ces assises de la langue française. Il suffira en effet aux personnes intéressées de s’inscrire dans le secteur de son choix sur le www.forumfrancophonie.org jusqu’au 15 décembre 2014.

A la conférence d’annonce du forum mondial de la langue française, le Délégué général Philippe Suinen avait à ses côtés la Directrice de la francophonie du Ministère des affaires étrangères, le Secrétaire permanent de la représentation béninoise de la  francophonie, le représentant de Wallonie-Bruxelles au Bénin et  Jean Benoît Alokpon de l’Association internationale des professeurs de français. Le souhait du Délégué général, c’est de voir beaucoup de jeunes participer au forum.

YPL

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Can 2015 : Finalement, le Qatar se dit prêt

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Après avoir déclaré qu'il n'était pas candidat à l'organisation de la CAN 2015, le Qatar se dit aujourd'hui prêt à aider la Confédération africaine de football, confrontée au refus marocain, à organiser le tournoi en janvier.   

Le vice-président de la Fédération qatarie de football, Saïd al-Mouhannadi, avait écarté le principe d'une candidature qatarie à l'accueil de la Can 2015, estimant qu'elle n'aurait « pas de sens ». On pensait donc la rumeur terrassée, mais voilà que l'instance fait ce jeudi volte-face. Deux jours après l’officialisation de la décision de la Confédération africaine de football (Caf) de retirer son organisation au Maroc, le cheikh Hamad Ben Khalifa Ben Ahmed Al-Thani, président de la Fédération qatarie de football, l'assure via un communiqué. « Le Qatar est prêt à apporter toute l'aide qu'on lui demandera officiellement pour accueillir la Can 2015 », écrit-il, tout en précisant que son pays n'a pas été saisi "officiellement" d'une demande dans ce sens.

L'hypothèse d'une phase finale de Coupe d'Afrique délocalisée en Asie prend donc de la consistance, même il est trop tôt pour conclure. « La décision reviendra à la Caf, que toutes les instances de football doivent soutenir », rappelle d'ailleurs Al-Thani. En bons termes avec la Caf, le Qatar a déjà financé à grand renfort de pétrodollars le congrès de l'instance panafricaine en 2010 à Luanda. Et le pays a déjà pallié une défection africaine dans l'organisation d'une compétition : c'était en 1995 lors de la Coupe du monde des jeunes de moins de 20 ans, après le retrait de la compétition du Nigeria, qui faisait alors face à une épidémie de... choléra.

Source : footafrica365.fr

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5ème journée /Can 2015 : Regards sur les différentes rencontres

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Alors que les différents sélectionneurs publient progressivement leur liste des joueurs pré-convoqués pour les deux dernières journées des éliminatoires de la Can 2015, on profite de l’occasion pour rappeler le programme et les horaires de l’avant-dernier acte. Les grands du continent africain seront donc une nouvelle fois sur le pont les 14 et 15 novembre.

Vendredi 14 novembre 2014
16h00    :   Sierra Leone – Côte d’Ivoire (Groupe D)
17h30    :   Botswana – Tunisie (Groupe G)
 
Samedi 15 novembre 2014
13h30   :   Malawi – Mali (Groupe B)
14h00   :   Afrique du Sud – Soudan (Groupe A)
14h00   :   Ouganda – Ghana (Groupe E)
14h30   :   Togo – Guinée (Groupe E)
15h00   :   Cameroun – RD Congo (Groupe D)
15h00   :   Mozambique – Zambie (Groupe F)
15h00   :   Lesotho – Burkina Faso (Groupe C)
15h30   :   Congo – Nigeria (Groupe A)
16h00   :   Angola – Gabon (Groupe C)
18h00   :   Cap-Vert – Niger (Groupe F)
18h00   :   Egypte – Sénégal (Groupe G)
20h30   :   Algérie – Ethiopie (Groupe B)

NB : Pour toutes les rencontres des qualifications de la Can 2015, les horaires sont donnés en heure française.

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L’Hôtel 2 Février de Lomé : Bientôt la réouverture

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Vendredi  07 novembre  2014, Assemblée nationale Togolaise, les députés réunis en plénière ont planché sur un dossier d’importance ; la réhabilitation de l’Hotel 2 Février et sa remise en service.

Les débats se sont ouverts sur la question le jeudi 06 Novembre et ont été sanctionnés par  le vote de la loi portant nationalisation de l’ensemble immobilier et mobilier de l’Hôtel 2 Février.

Il s’agissait ce vendredi 07 Novembre  d’aller plus loin en accordant  par le biais d’une loi, à L’Agence de la promotion des investissements et de la zone Franche (API-ZF),   l’autorisation de négocier et d’offrir des avantages dérogatoires ou complémentaires, en application du code des investissements pour les besoins de financement, de réhabilitation, de rénovation, de l’exploitation techniques et commerciale, de l’entretien et de la maintenance dudit hôtel.  Cette loi a été votée par les 63 députés réunis en plénière.  

En d’autres termes, après avoir vidé l’opérateur français (Ibis, mercure et consorts) de ses murs à SARAKAWA en aout dernier, l’Etat Togolais remet  le couvert et reprend en main l’Hôtel 2 Février de Lomé qui était,  rappelons le,   depuis bientôt 10 ans aux mains d’un opérateur Libyen. Ce dernier, de toute évidence,  n’a levé le petit doigt pour honorer son contrat. Bien au contraire, la façade de cet hôtel, lustre d’antan,  commençait à ressembler à un ‘’ damier’’.  Signe extérieur de délabrement. Face à cette incapacité manifeste,  les députés Togolais et le gouvernement du même pays ont décidé de la reprise en main  de ce haut lieu de l’histoire moderne du Togo, par la loi de transfert  portant  nationalisation de l’ensemble immobilier et mobilier de l’hôtel du 2 Février. Désormais,  l’agence de promotion des investissements  et de la zone franche a pour mission de rechercher de nouveaux partenaires  pour le financement, la réhabilitation, la rénovation, l’exploitation technique et  commerciale, l’entretien et la maintenance de ce joyau qui a longtemps fait  la fierté du peuple togolais.
L’agence de promotion des investissements et de la zone franche dans sa quête d’un autre partenaire devra se souvenir des exigences énumérées par les parlementaires, à savoir un adjudicataire ayant le  bon profil  et une ambition de développement qui peut être résumée comme suite : Fiabilité, large assiette financière, projet économiquement viable et surtout disponibilité de transfert de compétence et d’expertise. La récente expérience de l’hôtel SARAKAWA étant encore dans l’esprit de chacun, le mandat a été suffisamment clair.

Kiki de Lomé

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Fin 7èmes journées des Chargeurs Africains : Les recommandations et engagements

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Les  ministres des transports des Etats membres de l'Union des Conseils des chargeurs Africains se sont réunis le 11 Novembre 2014 à Brazzaville en marge des 7èmes Journées des Chargeurs Africains et au terme de leurs travaux ont rendu public, un communiqué appelant notamment à accompagner  l'Union des Conseils des Chargeurs Africains dans la mise en œuvre de la Vision et Stratégie 2015-2020.  Les Ministres demandent également à tous les Etats dont les Conseils des Chargeurs sont membres de l’Ucca de procéder à la ratification des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux, notamment la Charte africaine des Transports Maritimes révisée et la Convention des Nations unies sur le contrat de transport international de marchandises effectué entièrement ou partiellement par mer dite « Règles de Rotterdam ». Ils demandent en outre, à l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de mener des actions de lobbying auprès des Organisations Internationales, Régionales et sous régionales en vue d’accompagner l’Union des conseils des chargeurs africains dans la mise en œuvre de sa nouvelle vision et stratégie de défense et protection effectives des intérêts des chargeurs africains ; à l'Union des Conseils des chargeurs africains et aux conseils des chargeurs  Africains de s'approprier l'Accord sur la Facilitation des Echanges de l'Organisation Mondiale du Commerce adopté à Bali en Indonésie en décembre 2013 et les autres instruments juridiques internationaux en la matière.

Les Ministres des Transports ont enfin pris l'engagement ferme de faire le lobbying auprès des Institutions sous régionales, régionales et internationales et des compagnies maritimes ou armements de l’Asie, des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe desservant les ports de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour le soutien résolu dans le processus de négociations des taux de fret et charges connexes, de réservation du cabotage sous régional, de renforcement des capacités des Conseils des Chargeurs, ainsi que de mise en place des infrastructures d’appui aux activités des Chargeurs.
Le Ministre Béninois des Transports était représenté à cette réunion par la Directrice Générale du Conseil National des Chargeurs du Bénin, Madame Nadine Dako Tamadaho.

Les travaux ont continué le 12 Novembre par la présentation des différentes expériences en matière de guichet unique, l’organisation administrative des Conseil des Chargeurs, le Chemin de Fer Congo Océan et les infrastructures réalisées par l’Angola. L’ensemble des exposés a permis aux participants de disposer d’une vision globale sur la facilitation des échanges.
La foire des 7èmes journées a été ouverte par la même occasion, permettant à des exposants de présenter surtout leurs organisations. Notons que la curiosité de la foire reste le stand de Vmk, la société de Vérone Mankou, le premier africain à avoir fabriqué un Smartphone. Le dernier né de la famille y est en vente, et plusieurs participants se le sont déjà procurés.
Les participants ont par ailleurs eu droit à une visite, le 13 Novembre, au Mémorial de Savorgnan de Brazza,  l’explorateur à qui la capitale congolaise doit son nom, ainsi qu’une visite au port de Brazzaville qui se situe sur le puissant Fleuve Congo.

De Brazzaville, François Adam,
envoyé spécial

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Daniel Z. Tchékounou sur le Tec-Cedeao en vigueur à partir de janvier 2015 « Ce tarif vient protéger la production communautaire… »

Zinsou-Daniel-TCHEKOUNOU

L’actualité économique dans la sous-région c’est le Tarif extérieur commun (Tec) qui entre en vigueur dans les 15 Etats membres de la Cedeao à partir du 1er janvier 2015. Au regard de l’imminence de l’application de cette décision, et vu qu’une telle réforme ne saurait intervenir sans conséquences, votre quotidien Matin Libre s’est rapproché d’un acteur qui s’y connaît en matière d’intégration régionale. Il s’agit de Daniel Zinsou Tchékounou, Administrateur des services financiers à la Direction de l’intégration régionale, sous tutelle du Ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation. Lire l’entretien à nous accordé sur le sujet.

Vous êtes au cœur de la mise en application du Tarif extérieur commun (Tec) qui entre vigueur dans les Etats de la Cedeao en janvier 2015. Dites-nous, qu’est-ce qu’on peut comprendre par Tec ?

Le Tarif extérieur commun, comme son nom l’indique, c’est un tarif douanier commun aux Etats membres de la Cedeao vis-à-vis de l’extérieur. Cela veut dire quoi ? Avant l’avènement de cet instrument, chacun des 15 Etats membres de la Cedeao avait un tarif douanier propre à lui, des tarifs appliqués aux marchandises qui entrent dans un pays à la frontière, c’est-à-dire, à la frontière, quand un produit doit entrer au Bénin, le Bénin lui applique son tarif douanier, ce que nous appelons ordinairement le dédouanement. En fonction de l’espèce des marchandises, il y a un taux que chacun des Etats même dans le monde entier applique ; c’est le droit de porte, le droit d’entrée dans le pays. Donc chacun des Etats avait son taux qu’il appliquait mais voilà que ces Etats ont décidé de se mettre ensemble, créer une union douanière. Et l’un des instruments qui garantissent une union douanière, c’est le Tarif extérieur commun, c’est-à-dire que dans le cadre de l’application de tarifs différents, si l’opérateur qui veut importer voit que les taux pratiqués, je prends l’exemple du Bénin et du Togo, s’il constate que le taux pratiqué au Togo lui est favorable, il préfère aller passer par le Togo. Or, si nous allons dans une union douanière où nous sommes sensés vivre un certain nombre de réalités en commun, il y a des disparités qu’il faut faire disparaître. C’est le pourquoi du Tarif extérieur commun, histoire d’harmoniser les tarifs au niveau de l’espace Cedeao.

Mais lorsque nous prenons par exemple le Nigeria, nous n’avons pas la même monnaie. Est-ce qu’en harmonisant, il n’y aurait pas d’impacts ?

Là, vous allez déjà loin dans le processus d’intégration en parlant de la monnaie puisque l’un des volets essentiels de l’intégration au niveau de l’espace Cedeao, c’est de parvenir à la création  d’une monnaie commune ; ça va arriver. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la création en quelque sorte d’un bouclier autour du marché commun que nous voulons mettre en place ensemble. Et pour qu’il n’y ait pas de détournement de trafic d’un pays à un autre, ce qui pourrait créer des frustrations, il faut arriver à harmoniser ce tarif vis-à-vis de l’extérieur.

Et quels pourraient être les probables impacts de cette harmonisation sur le climat des affaires dans les pays ?

On ne peut pas mettre en œuvre une telle réforme et ne pas s’attendre à des impacts. Dans ce grand ensemble, c’est le Bénin qui nous intéresse. Il y a un avantage par rapport au marché régional. Ce tarif vient protéger la production communautaire vis-à-vis des produits en provenance des pays tiers, c’est-à-dire que le marché intérieur est protégé, en quelque sorte, de la concurrence des produits similaires venant des pays qui ne sont pas membres de la communauté parce que dans la démarche qui a conduit à l’élaboration du Tec, c’est la prise en compte des spécificités de la région pour proposer les niveaux de protection. Selon que la région dispose d’un potentiel à préserver vis-à-vis de la concurrence extérieure, le taux appliqué est étudié en conséquence. Autrement, les taux de protection ne sont pas les mêmes si par exemple la région n’a pas un potentiel certain dans un domaine donné et que la région sera obligée d’importer étant donné que le secteur n’est pas tellement porteur, il n’y a pas intérêt à mettre un fort taux de protection. Donc les secteurs dans lesquels nous avons des industries qui ont des chances d’émerger, il faut les préserver de la concurrence extérieure. Voilà un avantage, la protection de la production communautaire. Au niveau de  l’espace Cedeao, nous avons une population de plus de 300 millions de consommateurs. Pour un pays comme le Bénin, c’est un avantage certain parce que 10 millions par rapport à 300 millions pour une entreprise béninoise, il y a un énorme marché de consommateurs à exploiter. Ceci appelle donc de la part des industries, des efforts à produire beaucoup plus pour satisfaire ce marché très important puisque dans le même temps qu’il y a le Tec, nous sommes dans la zone de libre échange ; ce qui veut dire que désormais, un produit du Bénin peut passer au Togo, au Ghana, en Côte d’Ivoire sous régime préférentiel, en exonération des droits de porte. Il faut dire que quand ces zones de libre échange n’existaient pas, quand le Bénin doit envoyer un produit vers le Togo, il fallait payer les droits de douanes. Aujourd’hui avec la zone de libre échange, le registre préférentiel, cela n’existe plus. C’est  donc un vaste marché qui est devant nous. Et ce marché est maintenant protégé par le Tec, donc le produit similaire qui pourrait venir de l’extérieur concurrencer, revient sur le marché communautaire plus cher que la production locale ; donc il y a que nos entreprises ont ce vaste marché mais également sont protégées de la concurrence. Mais ce qui était un avantage hier peut être aujourd’hui un inconvénient. Si nous prenons le commerce entre le Bénin et le Nigeria, quand il n’y avait pas le Tec-Cedeao et on était seulement dans le Tec-Uemoa, il y avait un différentiel de taux entre le Bénin et le Nigeria ; c’est-à-dire que le taux pratiqué au Nigeria était plus élevé que ce qui était pratiqué au Bénin ; ce qui favorisait le commerce de réexportation vers le Nigeria parce que les gens y gagnaient. Le Nigeria étant dans le système de prohibition, les produits qui entraient au Nigeria via le Bénin étaient surtout les produits congelés. Il y avait alors des sources de revenus pour le Budget national béninois. Aujourd’hui avec le Tec-Cedeao, le même taux étant appliqué au Bénin et au Nigeria, l’opérateur nigérian n’a plus à passer par le Bénin, parce que ce différentiel disparaît. Du coup,  ça fait un inconvénient pour le Bénin puisque les ressources que le Bénin tirait de ce commerce disparaissent. Il y a de ce fait des pertes de recettes pour l’opérateur économique et le pays. Mais à côté de cela, il y a beaucoup davantage parce qu’il faut que nous arrivions à nous prendre en charge. Quand nous importons pour réexporter vers le Nigeria, ce n’est pas le Bénin qui s’enrichit, mais le pays d’où nous importons ; c’est-à-dire que nous faisons la promotion des industries de ces pays parce qu’elles produisent, nous importons pour réexporter vers le Nigeria. Il y a peut-être un différentiel que nous encaissons mais sur le plan strictement économique, qu’est-ce que notre économie y gagne ? Vraiment rien, peut-être que des individus s’enrichissent mais pas l’économie nationale en tant que telle parce que c’est à partir du moment où vous produisez de la valeur ajoutée que vous pouvez espérer la croissance et le développement. Donc nous ne faisons que travailler à la place des autres. Avec le Tec-Cedeao, la disparition de cette source de revenu nous contraint à gagner ce marché potentiel qu’est le Nigeria à partir des besoins que nous aurons à satisfaire. Alors, pourquoi ne pas suppléer les importations par une production locale ? Dans le programme stratégique de relance du secteur agricole, il y a le volet agro industrie qui est ciblé. La production animale est un volet important sur lequel l’accent est mis. Pourquoi au lieu de continuer  à importer de l’Europe où je ne sais d’où, vers le Nigeria, nous n’allons pas par exemple encourager les producteurs locaux de la volaille et d’autres produits agricoles ? Il faut donc que nous changions d’approche par rapport à notre système de production pour satisfaire les besoins de ce marché. Certaines statistiques disent que le Nigeria compte déjà près de 200 millions d’habitants. Si le Bénin peut arriver à satisfaire ce gros marché, nous aurons beaucoup à gagner. Ce sont des entreprises qui vont grossir, de nouvelles qui vont se créer, des emplois aussi à la masse de jeunes demandeurs.

Mais est-ce que le temps qui est imparti suffit-il pour mettre en œuvre la réforme parce qu’on n’a pas senti assez la sensibilisation sur le terrain ?

Je ne saurais répondre à cette question parce que c’est la décision des hautes autorités de la sous-région. Normalement c’était prévu pour être mis en application le 1er janvier 2014 mais cela a été repoussé au 1er janvier 2015. C’est vrai que la sensibilisation a pris du temps compte tenu d’un certain nombre de facteurs. L’essentiel est qu’on puisse faire cette sensibilisation. Nous avons même la chance que nous ayons déjà connu l’expérience du Tec-Uemoa. Il faut préciser que la sensibilisation devait se faire avec la Commission de l’Uemoa mais l’avènement de Ebola a perturbé beaucoup de choses au niveau de la commission qui, à un moment donné a dû suspendre un certain nombre d’activités. Mais nous allons le faire et cela va se poursuivre l’année prochaine pour informer le plus grand nombre d’acteurs nationaux.

Propos recueillis par Adékin Jacques BOCO

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