TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Banniere web 728x90px-01

A+ A A-

Amélioration des modes de gouvernance publique : La «semaine du gouvernement ouvert» lancée au Bénin

Open-Government-Partnership

Initiée par Open Government Partnership, la "Semaine du gouvernement Ouvert" ou "Open Gov Week" a été officiellement lancée ce lundi, 07 mai 2018. Cette initiative qui est organisée à travers le monde et qui prend fin vendredi, 11 mai 2018, vise à promouvoir le Gouvernement ouvert à travers le monde. A en croire les organisateurs de l’évènement au Bénin, le gouvernement ouvert est une doctrine/un mouvement de gouvernance qui vise à améliorer l'efficacité et la responsabilité des modes de gouvernance publique. Elle procède de l’ouverture des processus, documents et données administratifs à la curiosité et à la vigilance du public. Cette démarche apparaît aujourd’hui comme l’un des piliers d’une société démocratique où l'accès à l'information publique est un principe et non une exception. « Car une transparence et une participation du public accrues, non seulement, favorisent des politiques et des services de meilleure qualité, mais elles peuvent aussi promouvoir l’intégrité du secteur public, qui est une chose essentielle pour restaurer la confiance des citoyens dans l’impartialité et la fiabilité des administrations publiques » fait savoir Maurice Thantan, président de l’Association des bloggeurs du Bénin. Le Gouvernement ouvert est promu par un réseau de pays et d'organisations de la société civile regroupés au sein d’Open Government Partnership. Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative multilatérale qui vise à garantir des engagements concrets des gouvernements afin de promouvoir la transparence, d'habiliter les citoyens, de lutter contre la corruption et d'exploiter les nouvelles technologies pour renforcer la gouvernance. Faut-il le souligner, pour devenir membre d’Open Government Partnership, un pays doit répondre à une série de critères correspondant aux valeurs du Partenariat à savoir la transparence budgétaire et fiscale (mise à disposition du public et mise à jour régulière des documents fondamentaux relatifs à la dépense publique) ; l’accès à l'information (open data) ; la divulgation du revenu et des avoirs des élus et responsables publics et la participation et l’engagement des citoyens dans l'action publique. « En 2015, le Bénin a fait part de son intention de rejoindre ce mécanisme mais depuis trois ans notre pays n'a pas encore rempli les quatre critères (les difficultés d'accès à l'information publique et la non divulgation du revenu et des avoirs des élus et responsables publics nous bloquent) » a précisé Maurice Thantan.

A.B

En savoir plus...

Premier tour Interclubs nationaux d’athlétisme : Odile Ahouanwanou s’illustre, Sotteville emporte

Odile-Ahouanwanou

Le week-end du 5 au 6 mai 2018, a eu lieu en France, l’édition 2018 des interclubs nationaux d’athlétisme. A l’arrivée, ce fut une démonstration de force  des athlètes du Stade Sottevillais.Ils ont gagné le premier tour à domicile. La Béninoise Odile Ahouanwanou s’est aussi bien illustrée.

L’athlète béninoise Odile Ahouanwanou a une fois encore confirmé sa suprématie sur les interclubs d’athlétisme. En effet, elle a remporté le 100m haies en 13’’80 en ne laissant aucune opportunité à ses concurrentes lors de ce  premier tour des interclubs divisions N1. Elle a également terminé première au saut en hauteur en réalisant 1m70. La grande forme des Sottevillaises s'est confirmée en équipe sur le relais 4x4. Elles ont terminé la course en beauté à la première place. Des performances qui classent  le club de Sotteville-lès-Rouen à la  première position au décompte final de ces interclubs. Ceci, grâce à la prestation de la Béninoise. Ces performances sont le fruit d'un stage intense de  préparation de deux semaines en Belgique. Après ce résultat, Odile Ahouanwanou n’a pas manqué   de remercier ses entraîneurs, Vincent Turpin et Arnaud Bunel. Elle a également témoigné sa gratitude à la Fédération béninoise d'athlétisme (Fba) qui, selon ses dires, a financé son stage. «C'est mon résultat certes mais je tiens à dire que c'est avant tout un résultat de mes coaches et de la Fba», a fait savoir la spécialiste en heptathlon.

A.F.S.

En savoir plus...

Sale temps pour un Procureur : Ce que ne doit pas faire un magistrat

Eric-Schneiderman

Le mardi 08 mai 2018 est un Black Tuesday, un mardi noir, pour Eric Schneiderman, le procureur de New York qui a annoncé sa démission suite à un article retentissant du New Yorker qui l’accuse de violences faites à des femmes qui ont témoigné contre lui. La voix glaciale, l’ancien élu démocrate  au Sénat  a nié avoir eu des relations sexuelles non consenties avec les femmes et ne les avoir jamais agressées. Il s’agit d’une ligne de défense  classique, fragile,  qui ne saurait remettre en cause la force de la presse (I) dans la lutte contre les violences faites aux femmes et  les incompatibilités avec la fonction de procureur de la république (II)

I. La force de la presse dans  la lutte contre les violences faites aux femmes

Aimée  ou crainte, la presse professionnelle reste la principale force de lutte contre les violences faites aux femmes par les puissants. Résolue et déterminée, elle, la presse libre vient de démontrer sa  capacité à détrôner les puissants du jour qui abusent des femmes et pensent que leur élection ou nomination  peuvent cacher ou effacer le crime. Faux ! semble rétorquer le New Yorker. L’hebdomadaire a tendu son micro à deux  femmes qui ont  accepté de témoigner. Et ce, à visage découvert contre le procureur  Eric Schneiderman. C’est un pas décisif qui fera sans doute école et tâche.
 Le fait délictuel, c’est que les victimes  présumées  parlent du procureur comme un violent jouisseur qui les aurait   frappées  à maintes reprises  sous l’emprise de   l’alcool.   Ce triste spectacle à en croire les présumées victimes est accompagné de menace de mort au cas où les femmes abandonneraient le bourreau.  Quelques  soupçons de preuve confortent le journal quand deux des femmes ont évoqué un professionnel de santé qui les aurait examinées après les gifles   sur le visage, et l’oreille.  Ces faits sont suffisamment graves pour  qu’un journal le mette  sous boisseau. L’Amérique, celle de Pulitzer a fait de la presse le ferment de la démocratie. Sans la presse libre, la société serait une jungle. Le New Yoker redonne espoir à une lutte qui  n’est plus perdue d’avance. Lorsqu’elle est  animée par des gens épris de justice, la presse peut remettre les pendules à l’heure et mettre à la lumière des incompatibilités fonctionnelles.

II. Les incompatibilités morales avec la fonction de procureur

L’accusation du New Yorker est d’une gravité qu’on ne saurait la minimiser. La vie privée du procureur influence sa vie présente et future.  Celui qui bat une femme est un danger permanent. Il est un tigre vêtu de peau d’homme. On peut comprendre  la réaction instantanée du gouverneur démocrate de New York,  Mario Cuomo  qui a aussitôt appelé le Procureur  à démissionner. La sentence politique est implacable : « Au vu de ces  faits accablants évoqués dans l’article, il n’est pas possible pour Eric Schneiderman de continuer à servir comme procureur ». En effet, les faits évoqués portent atteinte à l’honneur, à la réputation et à la crédibilité de son office. Au regard de ces faits, on peut conclure qu’il ya des incompatibilités lointaines, proches et futures liées à la fonction de procureur. Un procureur qui soutient le   mouvement #MeToo,  doit être exemplaire vis-à-vis des femmes.  Un tel soutien ne l’exonère pas contre ses forfaits passés.  Aussi, un homme public  n’a pas une vie strictement privée. Sa vie privée reste telle si  le personnage refuse d’être public.  Le risque est grand quand on participe à des activités  sexuelles de jeux de rôle.  Même si on se fait mutuellement confiance.
En conclusion, le procureur, Eric Schneiderman élu en 2010 est  dans de beaux draps alors qu’il est une promesse d’avenir pour avoir refroidi les ardeurs monstrueuses du Président américain par la prise de plusieurs ordonnances.  

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO

En savoir plus...

Echos des internationaux béninois : Michael Poté buteur, Dossou passeur et buteur

michael-pote

La saison footballistique 2017-2018 tire à sa fin. Moment idéal pour certains clubs de se battre pour des titres ou pour une place en compétitions continentales. A cet effet, les internationaux béninois se sont illustrés. C’est le cas de Michaël Poté qui a scoré pour Apoel Nicosie et de Jodel Dossou pour Austria Lustenau. Pour d’autres, c’est la lutte pour le maintien. Pour la énième fois, les internationaux béninois ont répondu présent sur les différents stades européens.

Poté buteur : Précieuse victoire pour Apoel Nicosie

Il a marqué un but important pour son équipe Apoel Nicosie. Un but qui vaut de l’or. Il s’agit de Michael Poté qui a marqué le but de la victoire pour sa formation sur le terrain de Ael Limassol (1-2). Ce qui offre une victoire précieuse au club historique de Chypre en route vers un 27e sacre.L’attaquant béninois partage la 2e place des meilleurs buteurs de son club avec le norvégien Zahid Ghayas 10 buts chacun. Après la 35e journée dudit championnat, Apael est leader au classement avec 83 points.

90 minutes pour Adéoti, l’Aj Auxerre tenue en échec

Vainqueur à Châteauroux (1-2) pour le compte de la 36e journée, le club auxerrois a été tenu en échec par l’Ac Ajaccio (1-1). Une rencontre comptant pour la 37e journée de Domino’s Ligue 2 en France. L’international béninois et capitaine de son équipe, Jordan Adéoti, a disputé les 90 minutes de jeu sans pouvoir marquer. Il a même écopé d’un carton jaune (79e). Un nul sans conséquence puisque, l’Aj Auxere est assuré de son maintien. Avec 47 points (-03), Auxerre se loge à la 11e place au classement général de Ligue 2 française.

Dossou passeur et buteur : Austria Lustenau vainqueur
 
L’ailier droit béninois a encore brillé le week-end écoulé en Ligue 2 autrichienne. En effet, pour le compte du 32e chapitre de ce championnat, l’international béninois Jodel Dossou a permis à son club de remporter les trois points du match face à Kapfenberg (0-2). Le Béninois a été passeur décisif sur le premier but puis a aggravé le score pour le 2-0. Il marque son 6e but de la saison. Austria Lustenau est 6e au classement avec 40 points.  

60 minutes  pour Djigla, Niort battu devant son public

Battu lors de la 36e journée par Reims (3-1), Niort poursuit avec ses mauvais résultats en cette fin de saison  (Domino’s Ligue 2). Pour le compte du 37e chapitre, Niort s’est encore incliné face à Le Havre (0-1). Un match qui a connu la présence du Béninois David Djigla, sorti à la 60e minute de jeu. Une contre-performance sans conséquence majeure car Niort est classé 14e au classement avec 41 points (-13).

90 pour Adénon : Amiens tenu en échec par le Psg
 
Deuxième nul de suite pour Amiens qui assure son maintien en Ligue 1 Française. Mais ce n’était pas gagné d’avance. Face au Paris saint Germain (Psg), Amiens a été à la hauteur de la tâche en obtenant le point du nul (2-2), synonyme du maintien. L’international béninois Abdul Khaled Adénon a tenu son rang de leader dans l’axe de la défense en disputant l’intégralité du match. Après 36 journées, Amiens est 13e au classement avec 42 points (-06).

75 pour Koukou : Lens s’incline

Vainqueur du Paris Fc lors de la 36e journée, Lens s’est, cette fois-ci incliné en déplacement sur la pelouse de Tours (4-2). Ceci, malgré la présence du colosse milieu de terrain béninois Djiman Koukou. Il a disputé 75 minutes de jeu sans éviter le pire à son club. Un revers sans danger puisque, Lens est assuré du maintien. Le club lensois  est 16e au classement avec 40 points (-02).

60 mn pour Mounié : Huddersfield obtient le nul en déplacement
 
Après un succès et un revers, Huddersfield town est allé accrocher Manchester City à domicile (0-0). Une affiche comptant pour l’avant dernière journée de Premier League en Angleterre. L’attaquant béninois Steve Mounié a joué 60 minutes de jeu avant d’être remplacé. Huddersfield town est 16e au classement avec 36 points (-29) et devra lutter pour le maintien.

Kiki sur le banc, Brest vainqueur à domicile

L’équipe de Brest poursuit son invincibilité depuis trois journées. Face à Quevilly, la formation brestoise a encore confirmé et s’est logiquement imposée (2-0). Une rencontre de la 37e journée de Domino’s Ligue que le latéral gauche béninois n’a pas joué. Il a été préféré au banc de touche du début jusqu’à la fin du match. Son absence n’empêche pas Brest de remonter au classement. Avec 64 points (+15), Brest est 4e et peut envisager le barrage pour la montée en Ligue 1 la saison prochaine.  

Sessegnon présent : Genclerbirligi s’incline devant son public
 
90 minutes pour le capitaine du Bénin Stéphane Sessegnon mais défaite de sa formation Genclerbirligi face à Antalyaspor (0-1). Les mauvais résultats continuent donc pour le club de Genclerbirligi qui enregistre une énième défaite. Genclerbirligi est dans la zone rouge, 17e sur 18 équipes avec 30 points (-16).  

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

En savoir plus...

Ouverture du 13ème Daka’Art : Le Bénin sur la plus haute marche

Laeila-Adjovi

(Laeila Adjovi enlève le grand prix du chef de l’Etat)
Le Grand Théâtre National de Dakar a abrité la cérémonie d’ouverture de la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain. Plusieurs délégations ont pris part au lancement de l’activité qui a eu lieu en présence du Simon Njami commissaire de Dak’Art et du président sénégalais Macky Sall.

Applaudissements nourris pour la franco-béninoise Laeïla Adjovi. Celle qui avoue avoir appris la photographie sur le tas, est une journaliste qui a fait ses premières armes à Dakar. Sa série photographique, « Malaïka Dotou Sankofa » réalisée en 2016 décroche le Grand Prix Léopold Sédar Senghor. « Chaque fois que vous évoquez l’œuvre, citez le nom de Loïc Hoquet » a fait savoir la gagnante qui tient à rappeler que l’œuvre est issue du travail avec le photographe Loïc Hoquet, par ailleurs père de sa fille. L’Uemoa avec ses 5 millions de francs CFA, récompense le photographe ivoirien Franck Fanny, comme l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) qui décerne à la marocaine Souad Lahlou, le prix de la diversité culturelle. Le ministère de la Culture du Sénégal quant à lui, a attribué le prix de la Révélation à l’artiste nigérian Olanrewaju Tejuoso, qui a fondu en larmes, en recevant son prix des mains du ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly. Macky Sall visite les pavillons L’heure rouge. Expression tirée de la bibliographie de l’écrivain Aimé Césaire, est le thème de la 13ème édition de la biennale de l’art africain contemporain qui se tient du 03 mai au 02 juin. La biennale de Dakar édition 2018 qui met à l’honneur le Rwanda et la Tunisie, s’ouvre en effet, sous les auspices du renouveau, de l’Afrique nouvelle. Dakar se veut en effet, la capitale de la réflexion stratégique sur l’avenir de l’art africain contemporain. Artistes, galeristes, promoteurs, conservateurs et journalistes entre autres, participent à cette rencontre des arts visuels. L’acte 13 de Dak’art connaît une innovation majeure. C’est l’ouverture du Pavillon du Sénégal qui va offrir une vitrine de choix à la créativité nationale du Pays de Senghor. Dans son discours à la cérémonie d’ouverture de la Biennale, le président Macky a fait une annonce. Il entend plaider auprès de ses pairs de l’union africaine pour le financement de la culture. Des tableaux divers ont agrémenté le lancement, dont la prestation de 350 choristes représentant tous les chœurs du Sénégal et le ballet du Rwanda.

Yves-Patrick LOKO (Collaboration depuis Dakar, Sénégal)

Qui est Laeila Adjovi ?

Franco-béninoise, Laeïla Adjovi a grandi dans plusieurs pays africains. A 20 ans, lors d’un stage à New-Delhi dans une ONG indienne, elle fait ses premiers pas en photographie. Elle s’initie ensuite aux techniques de la photographie argentique et du laboratoire. En 2006, diplômes de sciences politiques et de journalisme en poche, elle travaille dans la presse à Paris, puis dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie. Là-bas, elle exerce pour la presse puis en télévision, et se lance dans un projet photographique sur les zones d’habitat précaire, aussi appelées “squats”. Adepte d’une photographie documentaire ou de reportage qui créerait du lien entre les couches sociales, entre les cultures et entre les mondes, elle développe aussi une approche artistique qui mêle peinture, dessin et manipulations en chambre noire. Toujours entre deux supports, c’est pour aller faire de la radio au Sénégal qu’elle revient s’installer sur le continent. Reporter, photojournaliste, plasticienne, elle vit et travaille à Dakar depuis 2010.

En savoir plus...

Affaire DP World contre Port de Doraleh/ Djibouti : L’art de se tromper les yeux ouverts

Ismail-Omar-Guelleh

Djibouti est un pays particulier dont le fonctionnement interpelle la conscience de ceux qui sont chargés de défendre l’Etat. Les faits : Le 22 février  le gouvernement de Djibouti fait état de la résiliation du contrat de concession du terminal  à conteneurs de Doraleh, attribué en 2006 à la société émiratie DP World. Le Président  Ismaïl Omar Guelleh  s’est inspiré de la méthode des chefs d’Etat francophones ouest africains pour renégocier le contrat léonin en faisant voter une loi en novembre 2017 pour réviser le contrat (I) ; ce qui laisse entrevoir une longue bataille juridico-diplomatique  (II)

I. Une loi pour corriger un contrat.

Après avoir tenté en vain de corriger le contrat léonin  conclu avec la société émiratie DP World, le gouvernement de Djibouti a utilisé la méthode classique de résolution du déséquilibre par la loi.  En effet, en novembre 2017, le parlement de Djibouti a adopté une loi qui autorise l’Etat de Djibouti à renégocier tous les contrats stratégiques. On devrait s’interroger sur les conditions de signature de ce contrat. Le Président Ismail Omar Gueleh  reconnaît que l’Etat de Djibouti s’est trompé en signant le contrat aujourd’hui querellé. Il n’est pas seul. Ils sont nombreux ainsi, à regretter des délégations de gestion sur le continent. Et pour cause, l’entourage des chefs d’Etat n’a pas la patience de scruter l’avenir et les enjeux. Ce qui apparaît lueur  à leurs yeux se révèle quelques années après leurre. C’est le cas de Djibouti aujourd’hui…Demain à qui le tour ?

Le contrat de délégation signé quelques années plutôt sur fond de publicité bruyante a fait apparaître le piège. C’est ainsi que DPWorld a fonctionné de sorte que le port de Dubaï soit en nette émergence.  Le gouvernement de Djibouti s’est rendu compte tardivement que DP World a  contrôlé la concurrence et a limité Djibouti à l’Ethiopie. Autrement dit les gros amateurs étrangers délaissent le port de Doraleh.  C’en est fait. Le gouvernement de Djibouti tente de sauver l’honneur mais il est en face d’un rideau de fer juridico-diplomatique

II. Un rideau de fer juridico-diplomatique

Djibouti s’est comporté comme le corbeau dans la fable de La fontaine. Le renard de  DP  World  fait de la résistance et même menace. En effet, Le groupe entend vendre ses actions et ses actifs non pas à l’Etat de Djibouti mais à ses préférences.  L’action diplomatique conduite par les ministres des affaires étrangères et le Ministre des Transports n’a pas donné un résultat satisfaisant. Le drame dans ce contrat conclu en cachette au nom d’une certaine forme de gouvernance, c’est que l’Etat de Djibouti est minoritaire au sein du Conseil d’Administration de Doraleh Container Terminal bien qu’il soit majoritaire à 66%. Un contrat administratif d’une curiosité juridique monstrueuse. En désespoir de cause, le gouvernement de Djibouti bombe le torse et brandit le droit de préemption ; lequel droit  voudrait que l’Etat de Djibouti soit  prioritaire  lorsque DP World   manifesterait sa volonté de  vendre ses actions. Pendant que le front diplomatique s’active, celui du droit international des sociétés n’a pas été au repos. C’est ainsi que la Cour Internationale d’arbitrage de Londres s’est prononcée en faveur de DP World au regard du droit britannique. On peut donc conclure en la somnolence du conseil juridique de l’Etat de Djibouti avant la conclusion du contrat.  Comme on le constate, Djibouti  est le grand perdant. Il convient d’en tirer des leçons. Trois nous apparaissent pertinentes. Primo. Les sociétés étrangères en  délégation ne font pas de l’humanitaire. Elles sont là pour le profit, le profit total. Deusio, l’ennui de l’Etat africain, c’est que les dirigeants ne l’aiment pas assez pour en préserver l’intérêt. Tertio,  la culture  juridique en matière de droit international et des institutions diplomatiques est à renforcer dans la conclusion des contrats internationaux.

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO

En savoir plus...

Gymnasiades 2018 : Quatre athlètes représentent le Bénin

Nafissath-Radji

La ville de Marrakech au Maroc, abrite depuis le 2 mai et ce, jusqu’au 9 mai 2018, la 17e édition des Jeux olympiques du sport scolaire, Gymnasiades 2018. Une initiative de l'International school sport federation (Isf) qui réunit près de 4000 jeunes étudiants âgés de 15 à 18 ans venant de 60 pays à travers le monde. Le Bénin n’est pas absent à cet événement d’envergure internationale. Il est représenté  parquatre athlètes dans deux disciplines sportives. Il s’agit de Joseph N’Gui Fadégnon et Morel Tognidéau Tir à l’Arc puis de Kassandre Ashley Gnon Déguénon et Nafissath Abéké Radji en natation. Notons que la délégation composée  de sept membres avec comme chef Smith Judicaël Ayadokoun, Directeur général adjoint de l’Office béninois du Sport scolaire et universitaire (Obssu)compte également en son sein Paul Félix Zinsou (coach de tir à l’arc et président de la Fédération béninoise de tir à l’arc) et André Dohou (Directeur de la promotion du sport scolaire et universitaire et spécialiste de natation).

A.F.S.

En savoir plus...

Championnats d’Afrique de natation de la zone 2 : Le Bénin présent avec trois nageurs

championnats-de-natation-zone2

Le top du 6e chapitre des Championnats d’Afrique de natation de la zone 2 sera donné ce vendredi 4 mai 2018 à Dakar au Sénégal, à la piscine olympique Pointe. Une quinzaine de pays sont attendus. A ce rendez-vous régional, le Bénin est présent avec trois nageurs.

Jefferson Kpanou, Emile Azanleko, et Jimmy Alognissou, tous des nageurs locaux. Contrairement donc aux autres éditions où on note la présence de la jeune nageuse Nafissath Abéké Radji, cette année, il ne sera pas ainsi. Elle a, en effet, été mise à la disposition de la sélection béninoise qui prend part aux Jeux olympiques du sport scolaire, Gymnasiades 2018 qu’abrite la ville de Marrakech au Maroc du 2 au 9 mai 2018. Ces nageurs locaux ont un défi. Car, à elle seule, elle décrochait des médailles pour le Bénin quand elle y participe. Une lourde charge de ce fait pour ces trois ambassadeurs qui doivent donner raison à leur entraîneur Théophile Lakoussan qui les a sélectionnés pour défendre les couleurs du Bénin.

Près de 102 nageurs annoncés pour une quinzaine de pays…

La tâche ne sera visiblement pas facile pour les trois représentants béninois. Ils auront en face d’eux, une centaine de concurrents qui proviennent du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Congo Brazzaville, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger, du Nigéria, du Togo, de la Côte-d’Ivoire, de la Gambie et du Sénégal. « Environs 102 athlètes sont annoncés pour cette 6e édition des championnats d’Afrique de la Zone 2 de natation», a confié Dr Mohamed Diop, président de la Fédération sénégalaise de natation (Fsn). Pour rappel, en 2016, c’est le Sénégal qui a abrité ces championnats avec une participation de 11 pays. Deux ans plus tard, une quinzaine est attendue. «Cela montre que notre pays est entrain de réussir sa mission qui consiste à former, aider, et appuyer les autres pays de la zone à aimer cette discipline », a laissé entendre Mohamed Diop. Pour lui pour cette édition, les performances seront ‘’très’’ belles et les niveaux élevés. «Pour la première fois, nous aurons des demi-finalistes de niveau international», a-t-il confié.

Abdul Fataï SANNI

En savoir plus...

Diplomatie : Côte d’Ivoire-ONU, Bernard Boutchoué s’abstient dans le verre !

Bernard-Boutchoue

Le mardi 10 avril 2018, le  Conseil de sécurité n’a adopté aucun des trois projets résolution sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. La Russie a mis son veto au premier projet de résolution déposé par les Etats-Unis et qui prévoyait la création d’un nouveau mécanisme d’enquête indépendant des Nations Unies sur le recours aux armes chimiques en Syrie. C’est notamment sur le projet russe  qui prévoyait la création d’un organe d’experts tout en donnant au Conseil de sécurité la responsabilité de désigner les responsables que la Côte d’Ivoire s’est illustrée en sa qualité de   membre non permanent du Conseil de sécurité. Elle est y est pour avoir été élue en juin 2017. Le projet russe n’a pas été adopté car il n’a obtenu que six (06) voix en sa faveur (Bolivie, Chine, Ethiopie, Guinée équatoriale, Kazakhstan et Russie). Sept pays ont voté contre (France, Pays-Bas, Pérou, Pologne, Suède, Royaume-Uni et Etats-Unis) et deux se sont abstenus (Côte d’Ivoire et Koweït). L’abstention de la Côte d’Ivoire représentée par l’ambassadeur Bernard Tanoh-Boutché  n’a pas été du goût de Paris qui s’est plaint auprès du Ministre ivoirien de la Défense, Mohamed Bakayoko. Aussitôt, l’ambassadeur a été rappelé pour consultation (I) afin de  participer à une réunion de haut pour  dissiper le malentendu supposé entre le vote de la  France et de la Côte d’Ivoire (II).

I. Le Rappel pour consultation de l’ambassadeur  Boutché

Les circonstances  du rappel pour consultation de l’ambassadeur Bernard Tanoh-Boutché sont tout aussi étrangères qu’étranges à la règle diplomatique. Et pour cause.  

La Russie exerçant son droit de veto sur la situation en Syrie relative à l’usage plausible d’armes chimiques  a introduit un projet qui n’a pas été adopté. Le vote a été défavorable. Sept (07) pays ont voté à l’instar de la  France tandis que la Côte d’Ivoire s’est abstenue. Le diplomate Bernard Boutché n’a pas émis un vote au hasard. Il a suivi les instructions du Ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’Ivoire. Ce qui est la règle. Le Ministre des Affaires Etrangères étant membre d’un gouvernement dont le Chef et le Président de la République ont des compétences partagées en matière de diplomatie et de relations internationales.  Autrement dit, l’ambassadeur Bernard Tanoh-Boutché ne s’est pas écarté de la ligne diplomatique de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le vote de la Côte d’Ivoire a mis mal à l’aise la France qui s’est étonnée de l’émancipation de ce géant de l’Uemoa ; comme un enfant placé qui n’a de voix que celle de son maître. Les temps ont changé, les hommes aussi, les méthodes plus encore et les enjeux plus certains.  En se plaignant au Ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire, l’ambassadeur de la France à l’ONU est dans l’informel. Il est entré dans  les échanges bilatéraux franco-ivoiriens  par les volets alors que par la grande porte, son entrée aurait pu être salutaire. L’effet escompté est obtenu : le rappel pour consultation. Ce qui du coup montre que la configuration du gouvernement ivoirien est complexe et met de facto en courroux  le Chef de la diplomatie ivoirienne. Peut-on à partir de ce fait en déduire qu’il y a conflit entre la France et la Côte d’Ivoire ? C’est là le vrai problème. Il ne s’agit pas d’un vote en bande organisée. Il s’agit de négociations. La position de la Côte d’Ivoire ne saurait être dogmatique. Loin de la théorie, il semble bien que la France est bien dans la posture de la tutelle car le  rappel temporaire de l'ambassadeur BOUTCHE  par son gouvernement pour « consultation »  montre qu’on voudrait rassurer un partenaire menaçant.

II. Le malentendu dissipé !?

Une réunion d’explication a eu lieu à Abidjan pour tenter d’aplanir les divergences. C’était au Ministère des Affaires Etrangères de la Côte d’Ivoire en présence de diplomates français, britanniques et américains. Si l’enjeu en Syrie est de taille, il nécessite bel et bien qu’il soit compris. La Côte d’Ivoire est certes redevable à la France pour son élection en juin 2017 mais ce n’est pas assez pour être entraînée dans des aventures ambigües. Il s’agit d’une question de diplomatie, de géostratégie, de relations internationales. Tout se discute et se négocie. Il n’y a pas de petit Etat ou d’Etat godillot.  

Il convient de rappeler qu’il s’agissait de mettre en place un mécanisme qui aura pour but de  prendre la place laissée vacante par le Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU dont le mandat  est arrivé à échéance.

En conclusion, l’Ambassadeur Bernard Tanoh-Boutché , ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès des Nations-Unies n’a commis aucune faute diplomatique. Au contraire, il mérite bien des lauriers.

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
EDITORIALISTE
DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !