TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN NEW GO 970x250 Px-01-1

A+ A A-

Maroc : Emmanuel Macron fait connaissance avec le roi Mohammed VI

emmanuel-macron-mohammed-6

Emmanuel Macron se rend au Maroc ce mercredi 14 juin. Une visite très rapide destinée à lui permettre de faire connaissance avec le roi Mohammed VI. C'est une visite pour permettre à Emmanuel Macron et Mohammed VI de faire connaissance. Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés. C'est peut-être ce qui explique que ce déplacement soit présenté d'abord et avant tout comme étant d'ordre personnel. Le président français ne sera pas accompagné d'une délégation ministérielle ou de chefs d'entreprise. Mais simplement de son épouse Brigitte. Car le point d'orgue de la rencontre doit avoir lieu, le soir, lors du diner de rupture du jeûne que le couple Macron partagera avec Mohammed VI et sa famille dans la résidence personnelle du roi. L'objectif est, selon l'Elysée, de poser les bases d'une relation de confiance entre le président français et le souverain marocain qui avant de dîner, se verront en tête à tête puis en présence de leurs conseillers. Au menu de ces discussions : coopération économique, climat et surtout sécurité. Emmanuel Macron n'avait pas pu se rendre au Maroc durant la campagne pour la présidentielle, alors qu'il était allé en Algérie et en Tunisie. C'est pour remédier à cette situation qu'il a réservé à Rabat l'un de ses premiers déplacements à l'étranger.

rfi.fr

En savoir plus...

Côte d’Ivoire : Ouattara parle émigration devant le Parlement européen

alassane-ouatarra-et-angela-merkel

Après sa rencontre avec Emmanuel Macron dimanche 11 juin et sa visite à Berlin, Alassane Ouattara était à Strasbourg ce mercredi 14 juin. Le président ivoirien a été invité à s'adresser aux députés européens dans l'hémicycle strasbourgeois. L'occasion pour lui de revenir sur un sujet qui préoccupe aussi bien les dirigeants africains qu’européens—: l'émigration massive des Africains.

Un défi majeur qui aura un impact sur les relations entre l'Europe et l'Afrique, voilà comment Alassane Ouattara qualifie l'émigration des jeunes Africains vers le vieux continent : « Cette jeunesse africaine qui est tentée par l’aventure européenne est souvent victime de réseaux mafieux et d’organisations terroristes qui se nourrissent de leur vulnérabilité et de leurs frustrations. Nous devons donc agir envers ces jeunes en les éduquant, en les informant et en leur faisant prendre conscience qu’ils sont mieux en Afrique qu’ailleurs. » Pour Alassane Ouattara, plus de solidarité et de concertation entre l'Europe et l'Afrique sont nécessaires pour éviter la répétition des drames en Méditerranée. Un sentiment partagé par le président du Parlement européen Antonio Tajani. « L’Europe doit s’engager beaucoup plus chez vous si nous voulons résoudre nos problèmes et vous aider pour travailler ensemble pour essayer de réduire le chômage et donner l’espoir à tous les jeunes africains, a-t-il déclaré. Nous avons le devoir d’empêcher que le rêve de jeunes africains de vivre chez eux va être détruit à cause de différents problèmes.»

Devant les députés européens, Alassane Ouattara a aussi souligné qu'Angela Merkel avait récemment appelé les pays développés à investir massivement en Afrique pour créer des emplois.

rfi.fr

En savoir plus...

MALI : L’accès à Facebook perturbé

facebook

Au Mali cela fait deux jours que l'accès au réseau social Facebook est perturbé voire impossible. Des perturbations qui surviennent alors qu'une grande manifestation contre le projet de réforme de la Constitution doit avoir lieu samedi 17 juin. Pour l'instant, le flou demeure.

Mercredi soir 14 juin l'accès à Facebook était revenu en partie après deux jours de blocage. Impossible de savoir qui est à l'origine de ces perturbations, les opérateurs téléphoniques Orange et Malitel ont refusé de s'exprimer à ce propos tandis que du côté du gouvernement on affirme haut et fort que l'Etat « n'y est pour rien, c'est un problème global ».

Une explication qui tient difficilement la route, car le réseau social est parfaitement accessible si l'utilisateur emploie un VPN, un petit logiciel qui permet de camoufler sa localisation. A l'aide de ce moyen et en cachant donc le fait qu'ils soient au Mali, les internautes peuvent tout à fait se servir de Facebook, ce qui exclut l'idée d'une panne généralisée.

Impossible de tirer des conclusions, mais ce n'est pas la première fois que de telles perturbations sur les réseaux ont lieu. Il y a à peu près un an, après de grosses manifestations dans la capitale, c'est tout internet qui avait été coupé pendant plusieurs jours. Là aussi, le gouvernement et les opérateurs avaient botté en touche.

La multiplication des appels à marcher samedi contre le projet de réforme de la Constitution pourrait bien être un élément d'explication. Les deux précédentes manifestations ont été interdites sous couvert de l'état d'urgence. On ne sait toujours pas si cette marche qui doit regrouper partis politiques et société civile pourra avoir lieu.

rfi.fr

En savoir plus...

Pour avoir annoncé, par lapsus, la mort d’Ali Bongo : La journaliste Wivine Ovandong sanctionnée

Wivine-Ovandong

Deux jours après le lapsus de Wivine Ovandong (photo), présentatrice de la télévision publique gabonaise ayant annoncé par erreur la mort du président du Gabon, Ali Bongo, la direction de ladite chaîne a annoncé samedi avoir suspendu la journaliste fautive.

L'affaire a commencé dans l'édition du journal télévisé de 23h, jeudi 8 juin, jour du huitième anniversaire de la mort de l'ex-président Omar Bongo Ondimba, décédé à Barcelone en 2009 après 42 ans au pouvoir.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s'est éteint à Barcelone en Espagne», s’est trompé la présentatrice qui a toutefois mentionné dès la phrase suivant les documentaires « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès … ».
La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, les internautes ont qualifié cette bévues de « lapsus inacceptable ».

La présentatrice a été suspendue de la présentation du journal télévisé "à titre conservatoire", a affirmé le directeur général de Gabon Télévision, Mathieu Koumba, qui a précisé qu’il « faut la protéger aussi, car les réseaux sociaux s'en sont donnés à cœur joie ».

Par ailleurs, Mathieu Koumba indique que «cette faute professionnelle a conduit donc la direction de Gabon Télévision à présenter ses regrets et ses sincères excuses au Président de la République, à sa famille ainsi qu’au peuple gabonais». Ajoutant en outre, que « des mesures disciplinaire ont été prises en lien avec la gravité du fait incriminé ».

Agence Ecofin

En savoir plus...

Côte d'Ivoire : Le corps de Cheick Tioté rapatrié finalement jeudi

Cheick-Tiote

Le rapatriement du corps de Cheick Tioté décédé soudainement le 5 juin en Chine, initialement prévu lundi, aura lieu finalement jeudi, a indiqué la Fédération ivoirienne de football (FIF)

"La dépouille mortelle du joueur Tioté Cheick Ismaël arrivera le jeudi 15 juin à 13h50 (GMT) à l'aéroport international d'Abidjan" précise un communiqué de la FIF.

Un hommage devrait alors être organisé pour le joueur, vainqueur de la CAN-2015 et finaliste de l'édition de 2012.
"Les Éléphants" et l'encadrement technique, de retour de Bouaké après le match perdu (3-2) samedi contre la Guinée pour les qualifications à la CAN-2019, conduits par le président de la FIF ont présenté leurs condoléances lundi à la famille du défunt à Abidjan.

Membre de l'équipe nationale ivoirienne durant les Mondiaux 2010 et 2014, international à 52 reprises, Tioté a effectué la plus grande partie de sa carrière à Newcastle.

Âgé de 30 ans, le milieu de terrain est décédé lors d'une séance d'entrainement avec son club duBeijing Enterprises (D2 chinoise).

AFP

En savoir plus...

Législatives 2017 : La proportionnelle donnerait un résultat très différent

mode-de-scrutin

Le score obtenu dimanche par La République en marche est très loin de représenter une large adhésion de pans entiers de l'opinion. Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, plus de la moitié des électeurs n'ont pas participé au scrutin législatif. L'avance conséquente des «—marcheurs—» repose sur à peine plus de 15% des inscrits. A cela il faut ajouter l’effet mécanique du scrutin majoritaire à deux tours.

La photo a circulé sur les réseaux sociaux dimanche très vite après les tous premiers résultats. Cette photo, c’est celle d’une Assemblée nationale qui serait élue avec les voix du dimanche 11 juin, mais avec un autre mode de scrutin : celui de la proportionnelle, avec prime majoritaire, assez proche du scrutin pour les municipales.

Le contraste est écrasant : l’exécutif aurait la majorité certes, mais tout juste à 197 sièges et encore La République en marche devrait s’appuyer sur les élus MoDem. Le Front national passerait d’une poignée de députés à 80. Les Républicains et alliés à 132, le Parti socialiste et alliés à 84.

La mise en place d’une dose de proportionnelle est aussi une promesse de campagne du président. C’est même une des conditions que François Bayrou avait posé à son soutien à Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron avant son élection l’avait assuré : ce sera voté d’ici à la fin de l’année, en même temps qu'une autre réforme, la baisse d'un tiers du nombre de parlementaires.

rfi.fr

En savoir plus...

Législatives française : La droite et (surtout) la gauche se noient sous la déferlante macroniste

Jean-Christophe-Cambadelis

Jean-Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Henri Guaino : on compte par dizaines les noms des ténors du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR) qui n’ont même pas passé le premier tour des législatives. Tour d’horizon de ces personnalités reléguées au second plan de la vie politique française, alors qu’ils en étaient les principaux artisans depuis des années.

Le minimum de 400 sièges annoncés pour La République en Marche (LREM), le parti du président de la République Emmanuel Macron, signifie une chose : l’hémicycle a été vidé de bon nombre de ses habitués, en tête desquels les grands noms du PS et de LR. Si Les Républicains, alliés au centriste de l’UDI s’en sortent mieux que le PS (21,56% des votes exprimés contre 9,51%), les deux partis sont en passe de réaliser leur plus faible score depuis leur création.
 
La droite prend l’eau

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate centriste aux primaires de la droite et du centre fin 2016, est en ballottage défavorable face à un candidat LREM dans la 2e circonscription de Paris. Battue de 20 points, avec 18,13% des suffrages exprimés, NKM n’est pas la seule personnalité politique à avoir tenté sa chance dans la course à l’Elysée et à n’être pas assurée de faire partie de la nouvelle l’Assemblée.
L’ancienne ministre de l’Ecologie peut toutefois se satisfaire d’avoir écrasé Henri Guaino : la plume très droitière de Nicolas Sarkozy est balayée dans la même circonscription, avec moins de 5% des votes exprimés. Dimanche, Henri Guaino a annoncé son retrait de la vie politique, non sans ressentiment vis-à-vis de son électorat qu’il qualifie de « bobo » ou encore de « pétainiste ».

Autre personnalité de la droite mise en difficulté dans ces législatives : Eric Woerth. L’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy arrive deuxième avec près de 7 points de retard sur la candidate LREM dans la 4e circonscription du Val d’Oise (nord-est de Paris). Ballottage défavorable pour Les Républicains aussi du côté de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine (ouest de Paris) : le directeur de campagne d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite et du centre, Gilles Boyer, arrive deuxième, et n’atteint même pas la moitié du score de son principal opposant, candidat pour LREM.

Les troupes des Républicains et des centristes de l’UDI, qui représentaient 226 députés dans l’Assemblée actuelle, pourraient être deux fois nombreux dans le palais Bourbon version 2017. Pour l’heure cependant, il reste encore de nombreux candidats LR-UDI dans la course, et leur groupe parlementaire pourrait constituer le « premier parti d’opposition » à LREM, comme s’en réjouit avec retenue l’ancienne porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, Florence Portelli, auprès du journal Le Monde.

La gauche coule

Aucun parti n’est épargné, mais les premières victimes de la vague macroniste sont les socialistes, qui pourraient voir les effectifs de leur groupe parlementaire divisés par dix, passant de 284 sièges à moins d’une trentaine.

Les grands noms du parti de la rue de Solférino en ont pris pour leur grade. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, candidat dans la 16e circonscription de Paris n’est ainsi même pas qualifié pour le second tour. Idem pour le candidat investi par la primaire socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, dont les 22,6% ne lui permettent pas de participer au prochain round.

Dans certains départements, la déroute est complète. Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, où le PS possédait huit des douze sièges de députés, les socialistes sont tous éliminés au premier tour, notamment au profit des candidats de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (extrême gauche) et de LREM.

Le naufrage est total également pour les anciens ministres de François Hollande. Si Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale) peut s’estimer heureuse d’être en ballottage défavorable (deuxième derrière le candidat LREM avec 16,54% des voix dans sa circonscription de Villeurbanne, près de Lyon, dans le sud-est), beaucoup de ses anciens collègues ont pour leur part sombré :

•    Mathias Fekel, ex-Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur puis ministre de l’Intérieur pendant la fin du quinquennat Hollande (troisième dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, sud-ouest)
•    Aurélie Filippetti, ex-ministre de la Culture devenue frondeuse (troisième dans la 1recirconscription de Moselle, nord-est)
•    François Lamy, ex-ministre délégué à la Ville (troisième dans la 1re circonscription du Nord) – qui a d’ailleurs fait preuve de son amertume sur Twitter, reprochant au gouvernement Hollande, dont il était membre, sa politique au cours du quinquennat
•    Christian Eckert, ex-secrétaire d’Etat au Budget (quatrième dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle, nord-est)
•    Pascale Boistard, ex-secrétaire d’Etat aux Personnes âgées (cinquième dans la 1recirconscription de la Somme, nord)
•    Kader Arif, ex-ministre des Anciens Combattants (cinquième dans la 10ecirconscription de Haute-Garonne, sud-ouest)

Outre La République en Marche, c’est souvent la France insoumise qui a damé le pion aux socialistes. C’est notamment le cas à Marseille, où le député sortant Patrick Mennucci a été éliminé dès le premier tour, battu notamment par le leader de LFI lui-même, Jean-Luc Mélenchon.

Et sur les ruines du quinquennat Hollande, les écologistes n’ont pas non plus trouvé de quoi reconstruire. Pour preuve, les anciennes ministres du Logement écologistes Cécile Duflot (mai 2012-mars 2014) et Emmanuelle Cosse (février 2016-mai 2017) ont aussi été éliminées dès le premier tout, respectivement dans la 6e circonscription de Paris et dans la 3ecirconscription de Seine-Saint-Denis.

5

rfi.fr

En savoir plus...

Procès de Compaoré et de ses ministres : La décision du Conseil constitutionnel

prevenus-au-tribunal

Au Burkina Faso, dans le procès des anciens membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, le Conseil constitutionnel vient de rendre sa décision sur les exceptions soulevées par les avocats de la défense. A l'ouverture du procès des anciens ministres poursuivis dans leur implication présumée dans la répression des manifestants durant l'insurrection populaire d'octobre 2014, les avocats avaient dénoncé le caractère inconstitutionnel de certaines dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute cour de justice. Sur quatre exceptions relevées, une seule a reçu un avis favorable des membres du Conseil constitutionnel.

Selon l'un des avocats de la défense, le Conseil constitutionnel a balayé presque toutes les exceptions pour ne retenir que celles n'ayant pas fait l'objet d'un précédent contrôle de constitutionnalité.

Le Conseil a déclaré inconstitutionnelles deux dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de justice, devant laquelle comparaissent les membres du dernier gouvernement de l'ex-président Blaise Compaoré.

Ces articles empêchaient toute personne de faire appel des décisions de la Haute Cour de justice devant une autre juridiction supérieure en cas de non-satisfaction.

Pour éviter que les avocats ne soulèvent la nullité de l'instruction dans cette affaire à la reprise du procès, le Conseil constitutionnel a pris soin de préciser que cette inconstitutionnalité ne s'applique pas aux décisions déjà rendues.

Les avocats des membres de l'ancien gouvernement de Blaise Compaoré avaient également introduit une requête d'inconstitutionnalité de la loi portant composition et organisation de la Haute Cour de justice. Le Conseil a rejeté cette requête. Selon les juges du Conseil, la déclaration d'inconstitutionnalité d'une disposition législative « n'entraîne pas nécessairement l’inconstitutionnalité de toute la loi ».

rfi.fr

En savoir plus...

Côte d'Ivoire : L'affaire Soro

Guillaume-Soro

Entre politique et médias, la semaine dernière en Côte d'Ivoire s'est achevée comme elle avait débuté : par l'évocation sur nos antennes de la crise au sein même du pouvoir entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro lors la diffusion de «—La Une de Jeune Afrique—».

Rendez-vous, désormais incontournable pour nos auditeurs comme pour les lecteurs de ce magazine panafricain, La Une de Jeune Afrique, dimanche 4 juin, s'interrogeait sur une « énigme ivoirienne » que serait, selon lui, le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro. Sur sa Une, Jeune Afrique se demandait alors si la découverte d'une cache d'armes à Bouaké, chez son directeur du protocole, Souleymane Kamagaté alias «  Soul to Soul », n'était pas « l'affaire de trop ».

Le lendemain de cette diffusion sur RFI, les lecteurs de Jeune Afrique, sous la plume de Marwane Ben Yamed, découvraient dans ce magazine un éditorial intitulé « Docteur Guillaume et Mister Soro » dans lequel le directeur de la publication de l'hebdomadaire évoquait, en plaisantant, une éventuelle « reconversion professionnelle » du président de l'Assemblée nationale ivoirienne en « armurier », n'hésitant pas à le comparer au «  célèbre Viktor Bout », ce trafiquant d'armes, surnommé « marchand de mort » par certains médias, et qui purge actuellement une peine de 25 ans de prison dans un pénitencier aux États-Unis. « L'affaire Soro » était lancée.

La folle semaine

Dimanche 11 juin, La Une de Jeune Afrique est revenue sur ce que ce journal appelle désormais « l'affaire Soro ». Confronté aux vives réactions de l'entourage du président de l'Assemblée nationale après la publication de cet éditorial au vitriol, et notamment celle du député Sidiki Konaté, proche parmi les proches de Guillaume Soro, qui jugeait «  impérieux » le dépôt d'une « plainte contre Marwane » devant les « tribunaux français », le directeur de la publication de Jeune Afrique, sur nos antennes, persistait et signait.

« Que faisaient ces armes chez ce directeur du protocole ? Pourquoi elles étaient entreposées là depuis 2011 ? À quoi devaient-elles servir ? Pourquoi n’étaient-elles pas restituées à l’armée ? », s'interrogeait ce dimanche 11 juin, le patron de la publication sur RFI, évoquant, pour faire bon poids, le « halo de suspicions autour du président de l’Assemblée nationale », lesquelles, disait-il alors, remontent à sa période « à la tête de la rébellion ».

Sans précédent depuis 2011, cette passe d'armes s'inscrit dans un contexte de plus en plus tendu depuis la première mutinerie, en janvier, au sein de l'armée ivoirienne, jusqu'à celle du mois de mai, en passant par la découverte de la cache d’armes chez « Soul to Soul » à Bouaké. Par médias interposés, tout particulièrement sur les réseaux sociaux, les entourages de Soro, Ouattara et Bédié ont commencé à s'entre-déchirer comme jamais depuis la chute de Laurent Gbagbo.

Jusqu'où la crise ?

C'est justement dans ce contexte politique tendu que, mercredi dernier, le site français d'informations en ligne Mediapart publiait le premier entretien de l'ex-président ivoirien avec un média depuis son placement sous les verrous. « Je ne suis pas en prison, je suis otage », a dit Laurent Gbagbo à ce site d’information qui, dans la foulée, mettait en ligne une série d'articles intitulée « Côte d'Ivoire, la contre-enquête ».

Mediapart relayait ainsi un tweet de Franklin Nyamsi dans lequel cette « plume » de Guillaume Soro lançait un appel du pied à peine voilé aux pro-Gbagbo, énonçant sa conviction « depuis longtemps » que, sans Guillaume Soro, Laurent Gbagbo « n'aurait fait qu'une bouchée du PDCI-RDA et du RDR ». Ou encore celui d'un « mystérieux adjudant Zinzin », présenté par Mediapart comme « visiblement proche de Guillaume Soro », et selon lequel Alassane Ouattara « s’attaque à ses parents du nord ». « On a menti sur Laurent Gbagbo pour rien. Ne noyons pas le poisson. La vérité doit être sue. Laurent Gbagbo n’a pas tiré sur des civils. ADO l’a fait ».

Laissant ainsi ses chevau-légers agiter la toile, Guillaume Soro, lui-même, se garde bien d'attaquer frontalement le chef de l'État ou le PDCI de l'ancien président Bédié. Mais à trois ans de la date programmée de l'élection présidentielle, les Ivoiriens s'interrogent sur ces armes qui circulent et qui, d'une semaine l'autre, n'inspirent à l'évidence rien de bon à la direction de Jeune Afrique.

rfi.fr

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !