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Nigeria : La Banque centrale dévalue la monnaie nationale et relève son taux directeur

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La Banque centrale du Nigeria a annoncé, le 25 novembre, avoir dévalué la monnaie nationale de 8% et relevé son principal taux directeur de 100 points de base en vue d'arrêter la chute de ses réserves de change dans un contexte de  chute des cours du pétrole.
L’Institut d'émission nigérian a fixé la bande de fluctuation de 160 à 176 nairas pour un dollar contre 150 à 160 auparavant. La précédente dévaluation remontait à novembre 2011 quand la banque centrale avait ramené la bande de fluctuation entre 145 et 150 nairas pour un dollar. Le naira a été attaqué au cours des derniers mois en raison de la baisse des prix du pétrole, dont le Nigeria est le premier producteur en Afrique.
D’autre part, la Banque centrale du Nigeria a relevé de 100 points de base son principal taux directeur pour le porter à 13%. Il s'agit de la première modification du taux directeur en plus de deux ans. «Le début de la normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale est un développement qui a accentué les sorties de capitaux», a souligné le gouverneur de l’institution, Godwin Emefiele.
La Banque centrale du Nigeria a puisé dans ses réserves de change à raison de 27,9 millions de dollars en moyenne par jour cette année pour défendre sa monnaie. Cela n'a pas, cependant, empêché le naira de se déprécier de plus de 10% contre le dollar et de tomber à un plus bas record de 178,25 le 24 novembre.
Les réserves de change du Nigeria sont tombées à 36,6 milliards de dollars le 25 novembre, soit une baisse de 18,3% sur un an.

agence Ecofin

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Afrique : 3005 multimillionnaires possédent 395 milliards $, selon UBS et Wealth X

economie

Le nombre des Ultra high net worth individuals (UHNWI) ou individus très fortunés possédant au moins l'équivalent de 30 millions de dollars en Afrique a atteint un record de 3005 individus en 2014, selon  une étude publiée le 18 novembre par la banque suisse UBS et le cabinet singapourien Wealth X. Le continent réalise ainsi la deuxième meilleure performance à l’échelle mondiale en termes de croissance du nombre des multimillionnaires, derrière le Moyen-Orient (+12,7%).
Les ultra-riches africains possèdent une fortune cumulée de 395 milliards de dollars (+12,9% par rapport à 2013). Les villes africaines abritant le plus grand nombre d’individus ultra-riches sont dans l’ordre Lagos (520), Johannesburg (450), le Caire (445), Cape Town (150) et Nairobi (135).
Le classement des  pays africains abritant le plus grand nombre de multimillionnaires fait ressortir que l’Afrique du Sud arrive en première position, avec 835 individus très fortunés, suivie par le Nigeria (645 individus), l’Egypte (595), le Kenya (170), la Tanzanie (120), l’Angola (115), la Tunisie (65), la Libye (65), l’Ethiopie (60), le Maroc (35) et l’Algérie (35).
A l’échelle mondiale, les ultra-riches seraient 211 275 personnes en 2014, soit une  hausse de près de 6 % par rapport à l'année dernière. Leur fortune globale cumulée se chiffre à près de 30 000 milliards de dollars ce qui correspondrait à une hausse de 7 % sur un an.
Principal enseignement de cette édition 2014, l'Europe ne domine plus le classement mondial. Avec 61 820 ultra-riches recensés entre juillet 2013 et juin 2014, le Vieux-Continent continue de progresser (3755 multimillionnaires supplémentaires) mais cède sa place sur le podium à l'Amérique du nord. Outre-Atlantique en effet on compte désormais 74 865 très grosses fortunes qui totalisent plus de 10 000 milliards de dollars d'avoirs.
Les autres continents progressent eux aussi. L'Amérique latine et les Caraïbes ont connu une reprise en 2014, avec 4,6% d'ultra-riches en plus. En Asie, qui occupe le troisième rang, «la progression a été moins exceptionnelle qu'on pouvait le penser». Elle atteint cependant 4,8 %.
En termes de nombre de UHNWI par pays, les Etats-Unis occupe le premier rang à l’échelle mondiale, suivis par l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, l'Inde, la Suisse et le Canada.

agence Ecofin

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Afrique : Le classement des 50 plus grandes fortunes en 2014, selon le magazine Forbes

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Le magazine américain Forbes a publié la semaine passée la liste des 50 plus grandes fortunes d’Afrique en 2014. Il en ressort que la fortune cumulée des 50 Africains les plus riches s’élève à 110,7 milliards de dollars, en hausse de 6,7% par rapport à novembre 2013.

Sans surprise, le Nigérian Aliko Dangote conserve la tête du classement,  avec 21,6 milliards de dollars, devant le sud-africain Johann Rupert dont la fortune provient notamment des produits de luxe (7,3 milliards).

Un autre sud-africain, Nicky Oppenheimer, occupe la troisième marche du podium. La fortune de ce fondateur de la compagnie d'extraction de diamants De Beers et de sa filiale Diamond Trading Company s’élève à 6,8 milliards de dollars.
Autre constat important: pour la première fois depuis le début de la publication du classement «Africa’s 50 Richest» par Forbes, le Nigeria dépasse l’Afrique du Sud en nombre de personnes fortunées. Le pays le plus peuplé d’Afrique compte 13  personnes représentées dans le classement 2014 des 50 plus grandes fortunes africaines contre 11 pour l’Afrique du Sud.
Par ailleurs, six nouveaux arrivants rejoignent la liste des 50 Africains les plus riches. Il s’agit du souverain marocain Mohammed VI, avec une fortune de  2,1 milliards de dollars, de l’homme d’affaires nigérian et fondateur de la société d'investissement africaine Heirs Holdings,  Tony O. Elumelu, de son compatriote  Orji Uzor Kalu, du kényan Bhimji Depar Shah, fondateur de raffineries Bidco Oil, du marocain Ali Wakrim, patron du leader de la distribution de gaz de pétrole liquéfié du Maroc Afriquia Gaz et de l’égyptien Ahmed Ezz, fondateur de Ezz Steel, un des plus grands fabricants d'acier au Moyen-Orient.

agence Ecofin

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Invertissement : Le Cameroun porte une attention particulière à ses investisseurs suisses

economie

Le Cameroun a mis en place un Comité de Suivi au service de l’ensemble des contacts d’affaires qui ont été établis lors du  9ème forum EMA Invest, en octobre dernier à Genève. Ce comité, présidé par Léonard Henri Bindzi, ambassadeur du Cameroun à Berne, aidera les investisseurs à faire avancer leurs dossiers, à obtenir toutes les informations utiles ou à organiser leurs déplacements au Cameroun.

Déjà plusieurs promoteurs de projets se sont rendus sur place pour une première évaluation. Autant de dossiers pour lesquels le Comité de Suivi se tient à disposition afin de contribuer à leur aboutissement. Pour rappel, le 9ème forum EMA Invest, en partenariat avec le Financial Times, s’était ouvert par une présentation très convaincante de la banque Julius Bär, première banque privée de Suisse, sur les perspectives économiques de l’Afrique. Parmi les projets amorcés à cette occasion, on retiendra celui d’Addax & Oryx Group, présenté par son président Jean-Claude Gandur, qui a annoncé publiquement son souhait de reproduire au Cameroun, l’investissement qu’il a déjà réalisé avec succès en Sierra Leone et dont la haute qualité a été distinguée par l’ONU. Ce projet de biocarburant, développé en Sierra Leone et qui vise une production de 100 000 tonnes d'éthanol, a été mis en place selon des critères durables et socialement responsables très exigeants. Il représente 267 millions d'euros et s'étend sur 14 300 hectares. Arborescence Capital s’est également engagé à développer au Cameroun un projet de 50 MW en solaire et 50 MW en éolien. D’autres contacts ont été pris pour connecter le secteur camerounais de la microfinance aux fonds d’investissement suisses spécialisés tels que Symbiotics. Ou encore avec Swiss Mining Resources pour développer le secteur minier camerounais. A noter également deux projets de hautes technologies qui sont en cours d'implantation au Cameroun. Un projet de l’UCLA, la prestigieuse université de Californie, qui prévoit de bâtir un campus et un centre de recherche du nom de « Centrer for Integrative Development », qui travaillera en connexion permanente avec la Californie sur les nouvelles technologies de développement durable. Dans le même esprit, un autre projet de l’Institut Polytechnique de Lausanne (EPFL) vise à créer à Yaoundé un incubateur de start-ups spécialisées dans les énergies, appliquées notamment au secteur de la santé.

L’Etat camerounais recherche 21 milliards de FCfa pour injecter dans 5 entreprises publiques

Sur les 150 milliards de francs Cfa recherchés par l’Etat du Cameroun par appel public à l’épargne lancé le 24 novembre 2014, plus de 63 milliards de francs Cfa sont destinés au financement de la construction ou la réhabilitation des infrastructures routières. Dans le même temps, renseigne la note d’information du gouvernement, 40,8 et 25 milliards de francs Cfa sont respectivement destinés aux projets énergétiques et portuaires, tandis que 21 milliards de francs Cfa serviront à financer les «participations de l’Etat» dans cinq entreprises publiques. Il s’agit notamment de Camair Co, la compagnie aérienne nationale, qui vit presqu’exclusivement sous assistance financière du Trésor public. Elle recevra une enveloppe de 3 milliards de francs Cfa. 2,04 milliards de francs Cfa seront affectés à la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), dont les performances sont plombées depuis quelques années par les tissus de contrebande en provenance de Chine. Le Parc national du matériel de génie-civil (Matgénie) recevra un peu plus de 2,5 milliards de francs Cfa, certainement pour accroître son parc à engins lourds. Restent 2,5 et 11 milliards de francs Cfa respectivement pour EDC, le bras séculier de l’Etat dans les infrastructures énergétiques, et Camwater, qui gère les infrastructures en matière de distribution d’eau dans le pays.

Ces transferts de fonds aux sociétés d’Etat ne devraient pas plaire aux institutions financières internationales telles que le FMI, qui ont fait remarquer dans un récent rapport sur le Cameroun que ces entreprises publiques, généralement qualifiées de gouffres à sous, obtiennent de piètres résultats», malgré les perfusions financières étatiques. Aussi, le fonds a-t-il suggéré au gouvernement d’assortir ses subventions aux sociétés d’Etat de cahiers de charges plus rigoureux, de manière à les contraindre à la performance.

agenceecofin

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Burkina : Démission du ministre Adama Sagnon du nouveau gouvernement

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Le nouveau ministre de la Culture du Burkina Faso, Adama Sagnon, ex-procureur sous le président déchu Blaise Compaoré, a démissionné mardi sous la pression de la société civile qui lui reproche son traitement de l’affaire Zongo.

Le nouveau ministre de la Culture du Burkina Faso, Adama Sagnon, ex-procureur sous le président déchu Blaise Compaoré, a démissionné mardi sous la pression de la société civile qui lui reproche son traitement de l’affaire Zongo, un journaliste dont l’assassinat en 1998 avait embrasé le pays, a annoncé le gouvernement. La démission (de M. Sagnon) a été acceptée, a déclaré le porte-parole de l’exécutif transitoire, Frédéric A.K. Nikiema, lors d’une brève allocution devant la presse à Ouagadougou.

Adama Sagnon avait été nommé dimanche soir dans le gouvernement de transition qui doit gérer le pays pendant un an.
Dans une lettre adressée au Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, le ministre de la Culture et du Tourisme a justifié sa démission en évoquant l’intérêt supérieur de la Nation. Il a également cité la cohésion sociale au sein des ministères dont il avait la charge et la solidarité gouvernementale, selon ce document lu par M. Nikiema, dont la date n’a pas été précisée.

Des manifestations s’étaient déroulées lundi devant le ministère de la Culture pour dénoncer le choix du nouveau ministre, ami de longue date de Zida.

M. Adama Sagnon a occupé les fonctions de procureur du Burkina Faso dans les années 2000. A ce titre, il a été chargé du traitement judiciaire de l’affaire Zongo, qui s’est achevée sur un non-lieu.
Norbert Zongo, journaliste qui enquêtait sur le meurtre d’un chauffeur de François Compaoré, le frère de l’ex-président, a été tué en compagnie de trois de ses compagnons. Les quatre dépouilles ont été retrouvées calcinées en 1998, dans sa voiture elle-même incendiée à une centaine de kilomètres de Ouagadougou.

La mort de Norbert Zongo, journaliste d’investigation qualifié d’incorruptible, avait suscité un scandale et d’importantes manifestations populaires au Burkina Faso, faisant vaciller un temps le régime Compaoré. Elle avait aussi eu un retentissement international. François Compaoré, un temps inculpé de meurtre et recel de cadavre dans le cadre de la mort de son chauffeur, David Ouédraogo, n’a jamais été inquiété dans l’affaire Zongo, qui n’a abouti à aucune condamnation.

AFP

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Mani Bella à propos de son morceau « pala pala » : « Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre »

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La chanteuse Mani Bella a le vent en poupe avec son fameux morceau « Pala pala ». Elle était à Cotonou le samedi 15 novembre 2014 dernier au Palais des Congrès C’était dans le cadre des Naïades 2014. La camerounaise, Véronique Mani Bella alias Mani Bella, s’est prêtée à nos questions. Cette native de Yaoundé mariée en France à un franco-camerounais, est mère de deux enfants. Elle est née dans une famille de musiciens. L’aventure musicale de Mani Bella va commencer à se dessiner à partir de 2005 à Yaoundé. En 2010, Bella enregistre son premier album «Pousse la vie» avec un succès mitigé. Elle remet ça quelques années plus tard avec un single de 2 titres : “Face à face” et “Pala Pala”. Et là, bingo… bingo super!

Est-ce vrai que l’amour  traumatise et rend « pala pala »?

Oui, sérieux hein ! Sans blague (rire…). Qui n’a jamais été amoureux un jour dans sa vie ? Dites-moi. L’amour a ses hauts et ses bas. Au début d’une relation, tout est beau, tout est rose, le restau, les sorties et tout ça, on vit le bonheur. L’amour est sucré. Et lorsque ça commence à ne plus aller, on devient « pala pala ». On finit par perdre la tête, on devient une embrouillée, ou même une dingue.
Oui, mais c’est quoi ton expérience personnelle de l’amour qui rend « pala pala»?
L’amour a failli me rendre dingue même je dirais qu’il m’avait rendu « pala pala ». C’était lorsque j’étais  enceinte de mon deuxième enfant, j’étais à  six mois de grossesse. C’est en ce moment-là que je ne sentais plus mon homme. Je n’étais pas du tout contente de ce qui se passait dans mon foyer. J’en voulais à mon homme, j’étais très remontée contre lui.  Et j’ai décidé, comme ça, de lui faire la tête, de ne pas lui adresser la parole. Il a essayé de me flatter et tout, mais je suis restée inflexible.

Qu’est-ce qui se passait à ce moment-là dans ta tête ?

Il fallait que j’évacue ma colère. J’étais traumatisée. Ainsi, j’ai pris un stylo et un bout de papier et j’ai commencé à écrire tout ce qui me venait dans la tête. Je pleurais de toute mon âme. Mon mari a failli me rendre dingue, je vous assure.
Si je comprends bien c’est de là qu’est venue l’inspiration de la chanson « pala pala » ?
En général, quand je compose mes textes, c’est toujours accompagné de mélodies. L’amour fait mal. Il peut t’envoyer en l’air, si tu n’as pas vécu cela, tu ne peux pas comprendre. Ce que j’ai vécu, j’ai voulu le partager avec tous les amoureux. Faisons attention à ce petit mot de cinq lettres « AMOUR ».

Ok Mani. Ça marche fort pour toi en ce moment, ce succès, tu t’y attendais ?

Je dirais oui, parce que j’ai bossé dur pour en arriver là. J’ai été très bien entourée aussi. On s’est donné à fond, mon équipe et moi, on a beaucoup prié par moments. Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre.

Tu ne penses pas que les choses sont allées un peu vite pour toi ?

Non, je ne crois pas. Ça fait 9 ans que je suis dans le milieu du showbiz. Je crois qu’après toutes ces années de travail acharné, c’est tout à fait mérité, c’est une reconnaissance.

A qui penses-tu devoir ce succès ?

Je le dois d’abord à Dieu, parce que sans Lui, on ne peut rien faire dans la vie. C’est lui qui nous inspire, qui nous guide. Je dois aussi ce succès à toute mon équipe qui a bossé avec moi en studio, à ma famille, à tous mes fans. Il y a eu aussi la vidéo un peu décalée qui a vraiment pris.

Est-ce la première fois que tu viens à Cotonou ?

C’est vrai, je suis déjà passée à Cotonou, c’est un pays chaud, un peu la plaque tournante du showbiz africain car beaucoup d’artistes passent par le Bénin pour se rendre en Côte d’Ivoire où le showbiz est à son summum

Que penses-tu de la musique béninoise?

La musique Béninoise est aussi une musique qui s’exporte bien, car chez moi à Paris et au Cameroun j’écoute de la musique Béninoise.

Merci Mani Bella
C’est moi. Et je dis merci à Matin Libre.

Propos recueillis par Kamar ADJIBADE

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BURKINA FASO : Liste des 26 membres du gouvernement de la transition

BURKINA

Le gouvernement de transition du Burkina Faso a été annoncé dimanche soir par le secrétaire général du gouvernement Alain Sery Ouattara

1. Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale
Monsieur Michel KAFANDO
2. Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants
Monsieur Yacouba Isaac ZIDA
3. Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité
Monsieur Auguste Denise BARRY
4. Ministre de l’Economie et des Finances
Monsieur Jean Gustave SANON
5. Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique, Garde des Sceaux
Madame Joséphine OUEDRAOGO
6. Ministre des Mines et de l’Energie
Monsieur Boubacar BA
7. Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité Alimentaire
Monsieur François LOMPO
8. Ministre de l’industrie, du Commerce et de l’Artisanat
Monsieur Hippolyte DAH
9. Ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Conseil National de la Transition, Porte-parole du Gouvernement
Monsieur T. Frédéric A.K. NIKIEMA
10. Ministre de la Culture et du Tourisme
Monsieur Adama SAGNON
11. Ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports
Monsieur Moumouni GUIGUEMDE
12. Ministre de la Santé
Monsieur Amédée Prosper DJIGUIMDE
13. Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme
Monsieur René BAGORO
14. Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur
Monsieur Filiga Michel SAWADOGO
15. Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation
Monsieur Samadou COULIBALY
16. Ministre d la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale
Monsieur Augustin LOADA
17. Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation
Monsieur Jean Noël POODA
18. Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques
Monsieur Sadou MAIGA
19. Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi
Monsieur Salifou DEMBELE
20. Ministre des Ressources Animales
Monsieur Jean-Paul ROUAMBA
21. Ministre du Développement de l’Economie Numérique et des Postes
Monsieur Nébila Amadou YARO
22. Ministre des Sports et Loisirs
Monsieur David KABRE
23. Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
Madame Bibiane OUEDRAOGO/BONI
24. Ministre de la Promotion de la Femme et du Genre
Madame Nicole Angéline ZAN/YELEMOU
25. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, chargé de la Coopération Régionale
Monsieur Bédializoun Moussa NEBIE
26. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget
Madame Amina BAMBARA/BILLA
Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres

Monsieur Alain Thierry Jean Baptiste OUATTARA

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Tahéruka Shabazz, président du Prp à propos de la situation en Centrafrique : « La seule solution à ce marasme c’est d’aller au plus vite aux élections »

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Après l’ancien président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, votre Quotidien « Matin Libre » s’intéresse à un autre Centrafricain. Il s’agit de Tahéruka Shabazz, président-fondateur du Parti du renouveau panafricain (Prp), parti politique centrafricain. Dans cet entretien exclusif à nous accordé, il aborde la situation en Centrafrique où la paix peine à s’installer en dépit de la nomination de Cathérine Samba-Panza qui assure la transition. Avec les atouts dont il dispose, l’universitaire  doublé de panafricaniste nourrit des ambitions pour les  élections générales qui auront lieu en 2015 dans son pays.  Tahéruka Shabazz affirme d’ailleurs que la seule solution à ce marasme (que vit la Centrafrique ndlr), c’est d’aller au plus vite aux élections. Lire l’entretien.

M. Tahéruka Shabazz,  malgré la démission du président Michel Djotodia et son remplacement par Mme Catherine Samba-Panza,  le feu qui brûle dans votre pays la  Centrafrique,  n’est toujours pas éteint. Qui attise vraiment ce feu et comment l’éteindre ?
 
Avant tout, permettez-moi de remercier la rédaction de « Matin-Libre »  de me permettre de m’exprimer librement sur cette question brûlante de la crise centrafricaine. Et je me satisfais que les médias africains à l’instar du votre se saisissent de ce problème intra-africain d’une importance capitale. Comme vous le souligniez, la situation centrafricaine est encore chaotique, puisque le pays doit encore faire face à un « lac de feu et de souffre » pour reprendre une formulation biblique. C’est un feu qui s’auto-alimente encore à ce jour à cause de la qualité du personnel politique qui s’est succédé à la direction du pays qui n’a eu de cesse de souffler sur les braises, d’attiser la haine tribaliste et de causer des frustrations par la multiplication des injustices, des primes à l’impunité, et du soutien indéfectible au crime économique. Avec l’arrivée de Michel Djotodia, une grande attente était formulée par les populations centrafricaines pour un rééquilibrage vers plus de justice sociale, d’éthique, d’encouragement à l’entreprenariat et à la concorde nationale. C’est tout le contraire qu’il a malheureusement proposé avec la bande de soudards qui l’accompagnaient. Puisqu’ils se sont mus en sombres pillards revanchards. C’est là le grand malheur de la Rca : tous les dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Etat sont arrivés avec des mentalités de revanchards vindicatifs. Avec une telle conception, l’on ne peut que conduire le pays dans le chaos. L’épisode Djotodia doit donc être vu non comme le début de la crise, mais tout simplement comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La seule solution à ce marasme c’est d’aller au plus vite aux élections afin que les Centrafricains légitiment enfin un vrai gouvernement pour agir avec la force, les moyens et la rigueur de la Loi. C’est ce qui fait actuellement défaut avec les instruments juridiques de la Transition qui sont tout simplement inefficaces et intrinsèquement incapables de réaliser le retour à la paix.
 
Dans une interview récente accordée  au Quotidien  « Matin Libre », Michel Djotodia soutient que le retour à la paix passe par la gestion de la transition par  sa formation politique, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (l’ex-Coalition Séléka), puis l’organisation d’une conférence nationale   et le fédéralisme. Partagez-vous cette analyse ?
 
Nous avions fait diffuser dans la presse africaine une réponse très claire et limpide sur les propos irresponsables que M. Djotodia a tenus dans vos colonnes. Par ailleurs, comment oublier un autre propos de M. Djotodia tenu devant la presse nationale centrafricaine et même internationale quand il était encore en fonction en tant que Chef de la Transition, et qui sont on ne peut plus clair quant à ses capacités de leadership qui laissent à désirer. Puisqu’il déclarait en décembre 2013 à face du monde ceci, suite à une question sur les exactions commises sur les Centrafricains et qu’on imputait à ses troupes : « je connais ceux qui sont avec moi. Ceux qui ne le sont pas, comment puis-je les contrôler ? Je ne suis pas Dieu. Et ce pays est immense, 623.000 km² ». Qui peut en toute objectivité donner du crédit à un tel homme qui fait montre de tant d’irresponsabilité politique ? Quand en plus cette personne vous parle de la formation d’une formation politique, alors qu’en réalité il s’agit ni plus ni moins d’un groupe armé ? Depuis quand  la politique se fait avec des armes ? Quant à la question du fédéralisme, il faut dire la vérité : c’est un doux euphémisme pour cacher sa véritable pensée qui est celle de la partition du pays, de la division de la Rca. Ce bref tableau vous montre toute l’étendue de l’individu et la désinvolture assassine dont il fait montre dans pareille situation. C’est ce qui explique que ses propres pairs l’ont destitué de façon humiliante à N’djaména. A l’heure à laquelle nous parlons, les propos de M. Djotodia n’auront un sens que dans un tribunal centrafricain. Hors de ce cadre ses dires sont tout simplement superfétatoires. Les Centrafricains n’auront de considération pour Djotodia qu’à la seule condition qu’il se conforme aux principes qu’il avait édicté lui-même lors de sa prestation de serment pendant son intronisation en tant que chef de la Transition quand il disait « Je vous affirme qu’il n’y aura plus de place pour l’impunité, car l’on ne saurait construire un État de droit sans la justice. A cet effet, tous les auteurs – et ceci sans exception – des crimes et délits seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés ».
 
Etes- vous satisfait de la forte présence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac) et de la Communauté internationale dans votre pays pour l’aider à réussir la Transition ?
 
Généralement on ne répond pas à une question par une autre, mais pour l’occasion je vais déroger à la règle et demander à tout un chacun de se souvenir si déjà une fois « la communauté internationale » avait résolu un problème ? Que ce soit en Somalie, en Libye, en Iraq, en Afghanistan, en ex-Yougoslavie, en Ukraine, en Rdc, en Irlande du Nord, etc. quel a été le résultat des « experts » de la communauté internationale ? Le néant, zéro, voir l’aggravation de la situation. Donc, non je ne me réjouis pas de la présence des forces militaires et diplomatiques de la communauté internationale qui ramènent encore plus de difficulté dans cette équation centrafricaine qui nécessite que l’on réduise les paramètres chaogènes. La Rca  possède le triste record du pays qui a accueilli le plus grand nombre de missions internationales armées, et pour quels résultats ? Donc en tant qu’homme politique sérieux, responsable et réfléchis je tire les conclusions qui s’imposent et demandant le retrait pur et simple des forces Sangaris, qui étrangement ne sont pas intégrées aux troupes de l’Onu, en l’occurrence la Minusca. Pourquoi ? La France de François Hollande aurait-elle un autre agenda ? Caché ? Je demande également le retrait du mandat des Nations Unies qui a mis, de façon déguisée, la Rca sous tutelle. Il est temps que la Rca  murisse politiquement et s’occupe elle-même de ses problèmes au lieu de tout le temps se tourner vers les ex-colons. C’est indigne de nous. Si le personnel politique actuel en est incapable, par atavisme, le Prp dont je suis le président est quant à lui fin prêt pour prendre ses responsabilités. Le cas de la Ceeac est différent. Car j’estime qu’il est normal que cette institution sous-régionale active tous les mécanismes politiques, diplomatiques, militaires et humanitaires nécessaires pour travailler à ramener la paix dans l’Afrique centrale, car il en va de l’embrasement de toute la région qui est déjà marquée par des poches d’instabilité. Mais je déplore que la Ceeac n’ait pas pu trouver en face des interlocuteurs centrafricains crédibles.
 
Selon vous, que faire pour que la République centrafricaine  retrouve la paix et la stabilité politique?
 
Il y a un déficit de leadership en Rca. La classe politique aux affaires depuis plus de trente ans manque de vision et pêche par une éthique boiteuse voire honteuse dans la gestion de la chose publique. La paix ne pourra jamais être apportée par les instruments de la Transition, dire le contraire c’est mentir aux Centrafricains. Cette Transition est un véritable frein au retour à la paix. Seulement en analysant les structures de l’exécutif de Transition, du Conseil national de transition, de la Charte de transition, l’on se rend compte que les textes se télescopent, se contredisent, sont flous. C’est déjà un problème en soi. En plus les pratiques des acteurs de la Transition n’arrangent pas tout, puisque à maintes reprises ils ont été pris la main dans le sac dans des détournements de deniers publics. Et cela se poursuivra jusqu’à la fin de son mandat. Donc nous ne permettrons et ne laisserons pas se produire  un renouvellement de la Transition. Position que partage également M. Basile Ikouébé, ministre congolais des affaires étrangères, vice-médiateur dans la crise centrafricaine qui déclarait en sa qualité d’envoyé spécial du Médiateur, Son Excellence le président Denis Sassou Nguesso, qui proclamait que « la meilleure façon de chasser ce qu’on ne va pas voir c’est d’aller aux élections ». En précisant qu’il est hors de question qu’il y ait une troisième Transition après le mandat de Mme Catherine Samba-Panza.
 
En tant que président du Parti du renouveau panafricain (Prp), vous nourrissez une grande ambition pour votre Centrafrique. Vous voulez briguer la magistrature suprême de votre pays. Dites-nous pourquoi les Centrafricains doivent vous faire confiance ?
 
Les Centrafricains n’ont pas à me faire confiance outre-mesure, mais devraient plus se fier à leur Raison, à leur propre capacité de réflexion, de jugement objectif. Et je me satisfais d’une part qu’ils ont usé sans émotion aucune de ces capacités intellectuelles pour disqualifier une large partie de politiciens centrafricains impliqués directement dans la catastrophe que nous vivons aujourd’hui. Ces grands hommes d’Etat, comme ils se pensaient, il  y a encore un an de cela se sont complètement discrédités en promouvant le tribalisme, la gabegie, la concussion, le clientélisme, l’anti-patriotisme, le pillage des biens publics et l’intensification des injustices faîtes aux populations centrafricaines civiles innocentes.

A l’heure actuelle les Centrafricains scrutent les profils des différentes personnalités publiques qui émergent dans la nouvelle classe politique. Et j’ai cette chance de ne pas être associé à cette gestion calamiteuse de l’Etat centrafricain. J’ai aussi cette chance d’avoir un background social, culturel, militaire et entrepreneurial qui me permet de me présenter avec sérénité à la face des Centrafricains. En effet, je suis de ceux qui ont toujours présenté un patriotisme sans faille ancré dans les valeurs d’unité que professent les symboles de la Nation que sont la devise et l’hymne national. Là où d’autres sont dans la revanche, la haine, le tribalisme. Je ne suis pas pour une ethnie, pour une classe d’âge, pour une confession ou une catégorie sociale mais pour tous les Centrafricains dans toute leur diversité. Qu’ils soient du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest en passant par le Centre. C’est pour les Centrafricains que je m’engage et non pour un clan ou une tribu. Ce temps là est révolu. Et tout candidat qui voudra se présenter avec la casquette du revanchard ou de l’unique défenseur des soient disant intérêts d’une ethnie seule au dépend des Centrafricains dans leur globalité me trouvera comme son plus farouche adversaire. Je ne veux plus voir de tribalisme dans mon pays.
Aussi, contrairement à beaucoup d’autres je suis un universitaire qui a la particularité d’être un exploitant agricole qui a fondé sa propre société agro-alimentaire qui a produit des centaines de tonnes de produits maraîchers et de poissons séchés-salés. Ce qui a généré un certains nombre d’emplois. Je connais de l’intérieur ces thématiques de création d’emploi, d’agriculture, d’artisanat, d’instruction (puisque j’ai été enseignant), de sécurité et défense (j’ai également été dans l’armée), de politique monétaire, etc. Ma vision diplomatique est aux antipodes de beaucoup de politiciens centrafricains qui ont plus de liens avec la France qu’avec leurs voisins africains proches comme éloignés. Un scandale ! Toujours est-il que sur le terrain l’écart qui me sépare de certains est tout simplement vertigineux.
 
Comment vous organisez-vous pour rallier à votre cause vos compatriotes de l’intérieur et la forte communauté des Centrafricains de la diaspora ?
 
Nous sommes actuellement à un carrefour où les paroles ne suffisent plus, où les promesses ne mobilisent plus, où les cadeaux pour soudoyer ne paient plus. Les électeurs attendent des hommes vrais, véritables, fiables et arrimés à une éthique solide. C’est sur ces qualités que je m’appuie pour effectuer mon travail de proximité, pour lancer de vrais débats avec de vraies interrogations cruciales pour l’avenir du pays. Mon parcours d’intellectuel panafricain primé pour ses travaux par la réception du Prix Imhotep International et d’entrepreneur et d’homme de terrain également primé pour mon engagement dans le développement rural de plusieurs villages dans lesquels j’ai investi, me permet de me constituer une bonne assise. Je sais de quoi je parle, car j’en parle à la fois par expérience et en tant que théoricien. Mes quinze précédentes années de préparation avant cette échéance m’ont permis d’élaborer des solutions viables, opérationnelles aussitôt applicables qui touchent toutes les couches de la population centrafricaine et surtout tous les champs de l’activité humaine. Aucun domaine n’a été épargné par mes recherches, réflexions et alternatives. Et je constate que lors de mes rencontres directes avec les populations centrafricaines, tous partagent mes vues et les méthodes que je souhaite mettre en œuvre pour matérialiser cette vision. En effet, quand le mensonge est généralisé, seul le retour à la vérité du terrain, du discours, des idées, des méthodes peut nous distinguer de la masse informe des politiciens démagogiques.
 
Quelles doivent être selon vous, les qualités du prochain président de la République élu par le peuple centrafricain ?
 
Les Centrafricains ne supporteront plus d’avoir un Chef de l’Etat faible, diviseur et dépourvu de vision à long terme. La faiblesse a permis aux ennemis de la Nation de prospérer et de répandre le sang des innocents tout en pillant les ressources naturelles. Les dirigeants diviseurs ont créé les conditions de destructions des liens sociaux qui assuraient la concorde nationale intra-centrafricaine. Le prochain président ou prochaine présidente se devra de pouvoir rassembler les forces vives de la Nation de façon non  partisane, mais pour le bien commun. Il nous faut un nouveau leadership, quelqu’un capable de donner le cap, de susciter l’adhésion de tous pour un projet commun. Car les compétences existent, mais elles sont mal utilisées voire tout simplement négligées, malheureusement.
 
Vous vous revendiquer Panafricaniste convaincu. Au fait, c’est quoi le Panafricanisme ?   Et comment la jeunesse africaine  du 21ème siècle doit-elle le vivre afin qu’il profite au continent noir?
 
Le Panafricanisme est historiquement la seule idéologie  politique qui a permis une libération du monde noir soumis au diktat de la colonisation durant les premiers trois quart du 20ème siècle. Le Panafricanisme était donc pensé comme une doctrine de libération politique, mais nous aujourd’hui nous en faisons une science à part entière comme la géopolitique, les mathématiques ou encore la poétique. Au 21ème siècle, il est nécessaire que nous l’appréhendions ainsi, car la libération sans la construction, sans l’élaboration d’un projet de civilisation est caduque. Cette science panafricaine pose l’Afrique comme objet d’étude et utilise tous les moyens à notre disposition pour faire en sorte que  cette Afrique et sa Diaspora puissent prospérer sur tous les points de vue. Ce qui signifie qu’il faut aujourd’hui aux jeunes cadets et autres panafricains réorienter toute leur attention sur ce nouveau logiciel scientifique panafricain, cette nouvelle perception du panafricanisme. La diplomatie, les technologies de l’information, l’agriculture, l’éducation, la religion, le divertissement, l’architecture, la littérature, la philosophie, le management, etc. tout doit être réorienté autour de la thématique de l’Afrique pour qui se réclame de cette science. Ainsi avec une telle vision quel que soit le métier, la fonction, les charges que l’on exerce l’on sera de plain pied dans le Panafricanisme. Chaque particule de notre corps vibrera au rythme du Panafricanisme. Nous avons trop vécu le Panafricanisme de façon marginale, périphérique, optionnelle. Il nous faut épouser un Panafricanisme intégral, c’est ce que je m’échine à faire, à montrer, à susciter chez tous  les Africains que je rencontre, avec qui j’échange.
 
Au Burkina Faso, la jeunesse a pris ses responsabilités en chassant le président Blaise Compaoré qui voulait tripatouiller la constitution. Ce que d’aucuns appellent l’automne burkinabé après le printemps arabe fera-t-il tache d’huile dans toute l’Afrique ?
 
Je ne suis pas partisan des « copies », d’autant plus qu’en Afrique nous avons beaucoup de difficultés à « copier » des modèles sans causer de graves dégâts. Je crois fermement au génie-créateur propre à chaque Nation africaine pour trouver sa voie pour barrer la route aux potentats. J’ai tendance à me méfier des mouvements généralisés comme les fameux « printemps » qui ne sont en dernière analyse que de vulgaires manipulations, le plus souvent. Il n’a jamais existé de « printemps arabe » pas plus qu’il n’existe d’ « automne burkinabè », ou de « révolutions colorés ». En tant que panafricains, nous devons nous garder des idées reçues, toutes faîtes proposées à grand frais par la pensée-unique. C’est à nous de produire nos propres réflexions avec nos propres grilles de lecture des évènements géopolitiques. Ce n’est pas parce que les mass-médias occidentaux diffusent des slogans publicitaires comme « printemps arabes » que nous devons les accepter et les assimiler sans esprit critique. La démographie de l’Afrique pose que 65% de sa population ont moins de 25 ans, or cette jeunesse constitue réellement une menace grandissante pour des dirigeants vieillissants qui n’ont pas su répondre aux problèmes criants de l’emploi, du logement, de l’éducation, de l’autosuffisance alimentaire, de la santé, etc. Partout où règne l’hiver de la misère, les dirigeants africains autocrates sont en danger. Si des réponses satisfaisantes avaient été proposées aux Africains en matière de travail, de santé, d’éducation, etc. la question des révoltes populaires contre les grabataires accrochés au pouvoir ne se poserait même pas. Mais il ne s’agit pas seulement de révision ou de changement de la Constitution, ça va plus loin que ça. Les jeunes « balayeurs » qui ont fait partir Blaise Compaoré de son pouvoir sans partage n’ont pas agit uniquement à cause du projet de loi de révision de la Constitution. Vous l’avez suivi en direct. Le président Blaise Compaoré avait pourtant très vite réagi après l’envahissement de l’Assemblée nationale par les foules de jeunes burkinabè en suspendant le gouvernement et en annulant ce projet de loi. Malgré tout cela n’a pas suffit à calmer la colère des manifestants, et l’on comprend bien que le message de cette jeunesse n’était pas seulement l’opposition au changement ou à la révision de la Constitution mais le ras-le-bol de tout un système qui a créé la désolation et le désespoir. Et c’est très dangereux de pousser sa jeunesse dans de tels retranchements. Car vous savez tant que ces idées morbides et méthodes brutales seront diffusées par les autocrates africains, l’issue sera toujours la même. Donc ne restons pas seulement focalisés de façon dogmatique sur les révisions et changements de constitution, qui ne sont que des prétextes anecdotiques, mais sur les réponses ou non-réponses à apporter aux problèmes sociaux (chômage, exode rural, accès  à l’électricité, infrastructures, etc.) et sur l’évolution de la courbe démographique. C’est en surveillant ces deux facteurs (réponse aux défaillances sociales et démographie) que vous parviendrez plus facilement à prédire scientifiquement avec une plus ou moins grande justesse les prochains potentats africains qui devront chuter de leur piédestal, et non espérant un mouvement factice comme le « printemps arabe », les « révolutions colorées » ou encore le soi-disant « automne burkinabè » qui ne sont que des slogans médiatiques, à mon sens.
 
Un mot pour conclure cet entretien ?
 
Je ne saurais terminer cet entretien sans recourir à la pensée alerte du prix Nobel de littérature, l’écrivain nigérian Wolé Soyinka qui disait en 1999 dans les colonnes du journal français le Courrier International que « l'Afrique ne peut pas se permettre de passer un autre siècle à satisfaire l'Occident sans parvenir à discipliner ses propres dirigeants. Elle ne peut passer un autre siècle à glisser en douceur de la vérité reconnue à une réconciliation bien commode sans s'observer elle-même de façon plus rigoureuse et se dresser plus énergiquement face à ses anciens maîtres coloniaux ». Le penseur nigérian a tracé une ligne directrice de laquelle nous ne pouvons en aucun nous départir. C’est une invitation intellectuelle à laquelle je souscris complètement et que j’ai plaisir à partager avec le plus grand nombre via mon engagement politique. En tous les cas, je te tiens à remercier le  Quotidien « Matin Libre » de m’avoir permis de m’exprimer dans ses colonnes au nom de la doctrine du « géo-panafricanisme d’expansion » que j’incarne en tant que Président du Parti du renouveau panafricain (Prp). Que Dieu bénisse l’Afrique.
 
Qui est Tahéruka Shabazz ?


Diplômé en sciences physiques et sciences humaines, Tahéruka Shabazz est un universitaire qui est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il a enseigné en France et a dirigé un centre de recherche panafricain qui a été primé en 2013 par le Prix Imhotep International. Il est lauréat en 2012 avec ses élèves de l’Université du Sahel du Sénégal du « Prix Débattons » opposant les meilleures universités et grandes écoles supérieures du Sénégal.
Entrepreneur il a érigé sa propre maison d’édition, Isa Publications devenues Ems Publications, et fondé sa propre start-up agro-alimentaire du nom de Isa Corp et qui produit chaque année des centaines de tonnes de produits agricoles et de poissons salés-séchés pour le marché intra-africain.

Marié, il a eu une expérience militaire dans l’armée française notamment au 11ème  Régiment du Génie de Castelsarrasin, le 17ème Groupe d’Artillerie de Biscarosse, l’Ecole des Troupes Aéroportés de Pau et le 5ème Régiment d’Hélicoptère de Combat d’Uzain.

Depuis fin 2013, il est président-fondateur du Parti du renouveau panafricain (Prp), parti politique centrafricain qui concourt aux élections générales en 2015 où il sera candidat à la présidentielle.

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6ème journée éliminatoires / Can 2015 : L’Egypte et Nigéria éjectés, la Rdc sauvée

nigeria

Menée chez elle à la pause, la Tunisie a su renverser la vapeur grâce à Khazri et Chikhaoui. Cette victoire fait le bonheur de la Rd Congo, qualifiée comme meilleur troisième. L’Egypte n’aura pas su tirer de l’avantage qu’elle avait de jouer en connaissant les résultats de tous ses adversaires pour la qualification. Une victoire par deux buts d’écart était nécessaire aux Pharaons pour terminer meilleur troisième et se qualifier pour la Can 2015.

Le Nigeria éliminé

L’énorme sensation de la dernière journée des éliminatoires de la CAN ce mercredi est venue du Nigeria, tenu en échec par l’Afrique du Sud (2-2), déjà qualifiée. Les Super Eagles, pourtant tenants du titre, échouent à la 3e place du groupe A et sont donc éliminés ! Car dans le même temps, le Congo est allé s’imposer 1-0 au Soudan. Une victoire qui permet aux hommes de Claude Le Roy de se qualifier pour la phase finale de la compétition (17 janvier-8 février 2015)

Ça passe pour le Ghana et la Guinée

Le Ghana et la Guinée terminent aux deux premières places du groupe E et se qualifient donc pour la phase finale de la CAN, qui aura lieu, rappelons-le, finalement en Guinée équatoriale (17 janvier-8 février 2015). Les deux pays se sont imposés ce mercredi à l’occasion de la dernière journée des éliminatoires. Le Ghana a dominé le Togo 3-1 et la Guinée a battu l’Ouganda 2-0.

Les pays qualifiés

La Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud, le Congo, Algérie, Mali, Côte d’Ivoire, Cameroun, Rd Congo (meilleure troisième), Ghana, Guinée, Cap Vert, Zambie, Sénégal, Tunisie, Gabon, Burkina Faso

Source : footafrica365.fr

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