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Mica : Quand le Fespaco fait son marché

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(Une timide présence béninoise)
Depuis le dimanche 1er mars 2015, le Marché international du cinéma africain (Mica) bat son plein. Une visite sur le site, permet de constater la présence des distributeurs africains qui proposent des films du continent.

Pavillon Kilimandjaro au siège du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao). Une activité  particulière se déroule. C’est le Marché international du cinéma africain (Mica). Un marché qui se tient à chaque édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) tous les deux ans. Patou Films, Rtb, Sky Prod et bien d’autres distributeurs de films réalisés sur le continent, proposent leurs réalisations. Partout dans le hall du Pavillon, on peut observer un monde hétéroclite de visiteurs venus des quatre coins du monde. Selon Aimé Houngbadji, Directeur des établissements Vinaïm et  Producteur de projets de films béninois, la crème de la cinématographie béninoise est représentée à Ouaga. Films, séries et autres documentaires forment l’essentiel de la production rachitique béninoise au Fespaco 2015.

Un si pauvre stand…

Aimé Houngbadji, nous l’avons vu dans le stand béninois au Mica. Ce stand serait négocié par un certain Dorothée Elavagnon Dognon. Le Directeur de la cinématographie béninoise n’est pas perceptible sur le terrain. Il a pu laisser le champ libre au Directeur de Vinaïm  de faire son «show » au Fespaco 2015. Mais ce qui est sûr, c’est que la présence du Bénin  est l’une des plus nulles de ce festival. Stand mal famé, absence du drapeau national et autres, handicapent véritablement la présence du  Bénin au Fespaco 2015 auquel Aimé Houngbadji des établissements Vinaïm est content de participer.
Tout compte fait, le stand  du Bénin, comme aux grandes rencontres du Bénin à des rendez-vous extérieurs, a encore affiché ses lacunes Absence des couleurs nationales, inexistence du drapeau national et autres, ont constitué les lacunes de cette présence du pays de Béhanzin et de Thomas Boni Yayi à ce rendez-vous du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Loin d’être une édition « normale », la biennale de 2015, reste comme une trachée de la gorge, un os mal ingurgité par le Bénin. Le sieur Elavagnon Dorothée Dognon, Directeur de la cinématographie béninoise est attendu à ce cru 2015 du Fespaco. On annonce que l’ancien étudiant et docteur en cinéma est attendu dans la capitale du pays de Gaston Kaboré
 
Yves-Patrick LOKO,
Envoyé spécial à Ouagadougou

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Promotion de la bonne gouvernance en Afrique : Le président Pohamba de la Namibie reçoit le Prix Mo Ibrahim 2014

Pohamba

Depuis 2011, le prix Mo Ibrahim n’a plus été attribué pour défaut de candidature respectant les critères prédéfinis. Cette année 2014, c’est chose faite. Le lauréat du Prix s’appelle Hifikepunye Lucas Pohamba, président de la Namibie depuis 2005.   

Mis en place en 2007, le Prix Ibrahim identifie et honore le leadership d’excellence en Afrique. Il salue le mérite des responsables politiques qui consacrent leur mandat national à relever les défis du développement de leur pays et qui, par leur action, améliorent le bien-être de leur concitoyens et consolident les fondements d’un développement durable.
Lors de la conférence de presse organisée à Nairobi pour annoncer le nom du lauréat 2014, le président du Comité d’attribution du Prix, Salim Ahmed Salim, a déclaré devant les journalistes :
« Le Comité a été marqué par la détermination du président Pohamba à conforter en priorité la cohésion et la réconciliation nationales, au moment où la Namibie abordait une phase décisive pour la consolidation de la démocratie et du développement social et économique. Sa capacité à gagner la confiance et le soutien de son peuple est remarquable. Au cours de son mandat, il a fait preuve d’un leadership juste et avisé. Durant toute sa présidence, il a constamment conservé une profonde humilité. »
Indépendant de la Fondation, le Comité d’attribution du Prix est composé de sept personnalités éminentes. Il sélectionne le lauréat parmi la liste d’anciens chefs d’État ou de gouvernement de pays africains élus démocratiquement, ayant exercé leur mandat dans les limites fixées par la Constitution de leur pays et quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années.
Le Prix se présente sous la forme d’un don de 5 millions de dollars US versé sur dix ans, suivi d’une allocation annuelle de 200 000 dollars US à vie. La Fondation peut envisager d’octroyer 200 000 dollars US supplémentaires chaque année  pendant dix ans au profit d’activités d’utilité publique menées par le lauréat.
 
Mo Ibrahim, fondateur et président  de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré à l’annonce du résultat des délibérations du Comité:
« Je suis heureux que le Comité ait choisi le Président Pohamba comme Lauréat 2014 du Prix pour un Leadership d’Excellence en Afrique. Il a servi son pays depuis l’indépendance et son leadership a renouvelé la confiance de ses concitoyens dans la démocratie. Il laisse des institutions renforcées par les différentes initiatives prises au cours de son mandat. C’est un modèle pour le continent. »
 
Précédemment, le Prix Ibrahim a été décerné à Joaquim Chissano (Mozambique), Festus Mogae (Botswana) et Pedro Pires (Cap-Vert) en 2007, 2008 et 2011 respectivement. Nelson Mandela a été institué lauréat d’honneur en 2007. En 2009, 2010, 2012 et 2013, le Comité a décidé, après examen approfondi des candidats, de ne pas décerner le Prix.
A propos du Comité d’attribution du prix
Le Comité d’attribution du Prix est présidé par Salim Ahmed Salim, ancien Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine et ancien Premier ministre de Tanzanie (et membre du Conseil d’administration de la Fondation). Il est composé de
•    Martti Ahtisaari, ancien Président de Finlande et Prix Nobel
•    Aïcha Bah Diallo, ancien ministre de l’Éducation en Guinée et ancienne Directrice de l’Éducation de base à l’UNESCO
•    Mohamed ElBaradei, ancien Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique et Prix Nobel
•    Graça Machel, Chancelière de l’Université de Cape Town, et ancien ministre de l’Éducation et de la Culture au Mozambique
•    Festus Mogae, ancien Président du Botswana et Président de la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique
•    Mary Robinson, ancienne Présidente d’Irlande et ancien Haut-commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme (et membre du Conseil d’administration de la Fondation).
La Fondation Mo Ibrahim a été créée en octobre 2006 pour soutenir la bonne gouvernance et le leadership de qualité en Afrique. Mo Ibrahim en est le fondateur et le Président.

Source : Mo Ibrahim Foundation

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Zimbabwe : Mugabé fête ses 91 ans et s’en prend aux réserves animalières des Blancs

mugabe

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, dont la réforme agraire des années 2000 a été marquée par la violente éviction de milliers de fermiers blancs, a profité samedi de son 91e anniversaire pour menacer les réserves animalières tenues par des Blancs.

"Nous allons maintenant envahir ces forêts", a déclaré M. Mugabe, qui dirige le pays d'une main de fer depuis l'indépendance en 1980, dans un grand discours prononcé devant ses partisans lors de la fête de ses 91 ans, à Victoria Falls (nord-ouest).
"Il y a beaucoup de safaris dans la campagne, très peu sont africains, la majorité sont blancs, a-t-il ajouté. Robert Mugabe a en particulier fustigé les Etats- Unis, qui permettent à leurs ressortissants de venir chasser des trophées dans son pays, alors qu'ils maintiennent des sanctions contre son régime. Les Américains nous imposent des sanctions alors que leurs propres Européens (Blancs, ndlr) viennent ici. Ils ont toujours des fermes et, en privé, ils organisent la venue de visiteurs d'Amérique. Ils viennent chasser, se paient eux-mêmes, tuent les animaux et rapportent des trophées avec eux", a relevé le président.

"Ils (les Américains) ne peuvent pas avoir les deux: s'ils veulent être amis, puis ils doivent être entièrement amis avec nous et alors nous leur permettrons d'avoir des safaris. Mais ils ne peuvent pas dire +Permettez à nos gens de venir, permettez à nos gens d'avoir des safaris pour tuer nos lions et emporter des trophées en Amérique+, a-t-il insisté.

La chasse rapporte une centaine de millions de dollars par an et fait vivre 800.000 familles au Zimbabwe. L'interdiction par Washington de l'importation de produits en ivoire a cependant fait baisser le chiffre d'affaires de la filière de 30% l'an dernier, selon l'association des opérateurs de safaris locale. Si l'Union européenne a récemment allégé ses sanctions --imposées depuis 2002 en raison des atteintes au droit de l'Homme et des tricheries électorales-- contre le régime zimbabwéen, les Etats-Unis refusent d'en entendre parler.

Cette diatribe de Robert Mugabe vient alors qu'il a pour la première fois admis, dans une interview jeudi, des erreurs dans sa sanglante réforme agraire des années 2000, admettant qu'il avait redistribué des fermes trop grandes à des fermiers noirs sous-équipés et mal formés.

Le président zimbabwéen s'exprimait samedi lors d'une fête grandiose dont le faste a été qualifié d'obscène par l'opposition. Devant des milliers de partisans de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, Robert Mugabe, costume noir, chemise blanche et cravate rouge, avait auparavant lancé 91 ballons en l'air.

Des éléphants ont été abattus pour les festivités organisées dans un hôtel de luxe de Victoria Falls, où a également été servi un énorme gâteau, pesant 91 kg, qui représentait les célèbres chutes Victoria sur le fleuve Zambèze, situées à deux pas.
L'extravagance des fêtes d'anniversaire de Robert Mugabe sont un sujet de controverse annuelle au Zimbabwe, alors que le pays connaît de graves difficultés économiques. Le Mouvement pour une changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition au Zimbabwe, a qualifié à l'avance les festivités de samedi d''obscènes.

Loin des critiques, plusieurs orateurs ont souhaité une bonne santé au héros du jour, un dirigeant de la jeunesse de la Zanu-PF appelant même les autorités à faire un jour férié du 21 février, la véritable date de son anniversaire.

Source : Jeuneafrique.com

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Côte d’Ivoire : La candidature unique de Ouattara validé par le Pdci

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Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, principal allié du président sortant Alassane Ouattara au sein de la majorité, a validé samedi la candidature unique du chef de l'Etat à la présidentielle d'octobre, malgré de fortes dissensions au sein de cette formation.

La décision a été prise à l'unanimité de près de 4.000 membres réunis pour un congrès exceptionnel. A huit mois du scrutin, le président ivoirien est le seul candidat déclaré de son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), allié du PDCI dans la majorité.
"C'est un plébiscite incontestable" s'est réjoui l'ex-chef de l’État et président du PDCI, Henri Konan Bédié, à la fin des travaux. "M. Bédié a été bien inspiré, nous ne sommes qu'heureux" s'est félicité de son côté, Joël N"Guessan, porte-parole du RDR, affirmant que son parti "endosse totalement et entièrement l'appel de Daoukro dans toute sa composante".
L'"appel de Daoukro", lancé en septembre dans son fief par l'ex-chef de l’État et président du PDCI Henri Konan Bédié en faveur de la candidature unique d'Alassane Ouattara, prévoit "l'alternance politique en 2020 qui doit ramener le PDCI au pouvoir d'Etat".
"Je fais confiance à la parole du président Alassane Ouattara" a soutenu M. Bédié.
Toutefois, cet appel ne fait pas l'unanimité au sein de l'ancien parti unique. "C'est du jamais vu!. Le PDCI n'aura pas de candidat à l'élection présidentielle de 2015" s'est exclamé, Williams Koffi, membre "frondeur" du bureau politique du PDCI, en marge du congrès.
L'avant-veille, quatre cadres du PDCI avait donné le ton en refusant les consignes données à Daoukro par M. Bédié, qui avait alors fait allégeance à Alassane Ouattara. L'ex- Premier ministre Charles Konan Banny, l'ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy, l'ex-vice-président de l'Assemblée nationale Jérôme Kablan Brou et le député Bertin Kouadio Konan, surnommés "les frondeurs" ou "le club des quatre", se verraient bien représenter leur formation à la présidentielle. Aucun n'était présent au vote de samedi, refusant d'"avaliser" un résultat selon eux connu d'avance.
Le PDCI, "un parti vivace, peut aller à des élections pour les remporter", ont affirmé jeudi les quatre hommes, réunis pour la première fois lors d'une conférence de presse. "Irrecevable", l'appel de Daoukro est un ""diktat" de M. Bédié, "tombé dans des pratiques autocratiques", et qui a "méprisé les militants", a pesté M. Brou.
"Présidentielle animée et difficile"
La direction du PDCI, confortée par le vote du jour, n'a pas encore fait savoir quel sort serait communiqué aux "frondeurs". "Aucune candidature (...) d'un individu, quel que soit son rang, ne saurait justifier l'implosion d'un parti", a tonné vendredi Maurice Kakou Guikahué, le numéro 2 du PDCI, menaçant les mutins de sanctions pouvant aller jusqu'à "l'exclusion".
La dissidence, ayant "mis fin à un discours unique qui consistait à vendre un candidat unique", pourrait "laisser des traces" dans ce parti cinquantenaire, souligne le politologue Jean Alabro.
"Ce n'est pas sérieux (...) cela donne l'impression d'un parti où il n'y a plus de règle", déplore-t-il.
La situation n'est guère meilleure au Front populaire ivoirien (FPI-pro Gbagbo), troisième parti majeur, qui n'a toujours pas indiqué s'il participerait à l'élection présidentielle. Le parti, créé par Laurent Gbagbo sous le règne du PDCI, est en crise ouverte depuis plusieurs mois, alors que l'ex-président est emprisonné "pour crimes contre l'humanité" depuis fin 2011 à la Cour pénale internationale, à La Haye, qui le jugera à partir de juillet.
Déboussolé sans son leader, le FPI se divise en deux camps. Le premier veut concourir à la présidentielle derrière Pascal Affi N'Guessan, le président du parti. Ses adversaires en interne refusent mordicus un tel scénario, faisant de la libération de M. Gbagbo "le coeur de la stratégie de lutte du parti".
Les deux factions se sont déjà affrontées en justice en décembre. Une rencontre de la jeunesse du FPI s'est terminée la semaine dernière en pugilat entre des pro-Affi et des pro- Gbagbo.
"La présidentielle s'annonce animée et difficile", prévient l'analyste.
L'élection de 2015 est un rendez-vous crucial pour la Côte d'Ivoire, après une décennie de crise politico-militaire dont les violences post-électorales de 2010- 2011 ont constitué l'épilogue. Plus de 3.000 personnes sont mortes en cinq mois.
La crise postélectorale avait été provoquée par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la dernière présidentielle face à Alassane Ouattara.

Source:Jeuneafrique.com

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Fespaco 2015 : Une édition sous haute surveillance

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(Isaac Zida lance la célébration du Septième art)
Ouagadougou la capitale burkinabé accueille  depuis le samedi 28 février 2015, la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou  (Fespaco). Yacouba Isaac Zida, Premier ministre  de la transition, a donné le clap solennel de lancement de cette grande célébration du cinéma africain. Un point d'honneur est mis à la sécurité des festivaliers.

Première édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou  (Fespaco) après la chute de l’homme fort du Faso, Blaise Compaoré. Son ombre n’a donc nullement plané sur cette 24ème édition du Fespaco qui mobilise depuis le samedi 28 février 2015, un mode mâtiné de professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, de producteurs, d’acheteurs et de journalistes venus des quatre coins du monde. C’est le Palais des sports situé dans  la zone  résidentielle appelée « Ouaga 2000 » qui a abrité la cérémonie d’ouverture de ce festival préoccupé cette année par la question du numérique. « Cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique »  est le thème du 24ème Fespaco officiellement lancé par le  Premier ministre de la transition burkinabé Isaac Zida. Le Colonel a donné le clap  qui  lance de façon solennelle le festival coordonné par  Ardiouma Soma. Prenant la parole au cours de la cérémonie d'ouverture, le ministre de la culture Jean Claude Dioma a remercié les invités de ce Fespaco 2015 « qui se déroule dans un contexte assez particulier».Période post insurrection et la menace de la maladie liée au virus Ebola étant des actualités qui ont failli faire reporter la manifestation. Fespaco 2015 se déroule du 28 février au 7 mars 2015 avec l’Egypte comme pays invité d’honneur.
Prestations d’artistes musiciens dont Alif Naaba et le sénégalais Ismaël Lo, ont marqué la cérémonie de lancement du premier Fespaco de la transition burkinabé. La troupe de danse de la chorégraphe Irène Tassembédo, a également émerveillé par les différents tableaux présentés à l'occasion de cette cérémonie.

Innovation

Face à l’évolution de la technologie, le Fespaco est obligé d’être flexible. Le festival fait en effet une place au cinéma de la diaspora africaine vivant hors du continent. Aussi les films numériques sont-ils acceptés par la 24ème édition du Fespaco qui se veut un véritable « socle solide et rassembleur  de la fraternité culturo-artistique » a en croire les mots de Jean-Claude Dioma, ministre  de la culture  et du tourisme du Burkina Faso.

Sécurité maximale...

Fouille au corps, analyse méticuleuse des sacs des invités, journalistes et festivaliers...La garde républicaine du Faso était mobilisée pour détecter la moindre source d'insécurité pouvant mettre à mal la quiétude. Il ne pouvait en être autrement, vu les folles rumeurs qui ont couru et ayant relation avec le film " Timbuktu" qui dépeint la barbarie des islamistes du Nord-Mali. Un film qui a d'ailleurs remporté 07 différents prix en France la semaine dernière et qui est en compétition pour l'Etalon du Yennenga, grand prix du Fespaco.

De Ouagadougou, Yves-Patrick LOKO, Envoyé spécial

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Lancement du rapport annuel 2014-2015 Amnesty international : La communauté internationale exhortée à protéger les civils

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Réponse scandaleuse et inopérante de la communauté internationale aux atrocités commises par des Etats et des groupes armés et souligne la nécessité d’un changement de méthode pour garantir la protection dans les conflits armés, une réponse à la menace des groupes armés et une mise en garde contre les lois antiterroristes draconiennes qui menace la liberté d’expression, c’est le thème du rapport annuel 2014-2015 d’Amnesty international qui a été lancé au chant d’oiseau de Cotonou, ce mercredi, 25 février 2015. Document de 493 pages, ledit rapport fait état  de la situation des droits humains dans 160 pays dans le monde dont 23 pays africains. Selon le président d’Amnesty international Wilfried Goudou, l’année 2014 a été marquée par plusieurs conflits auxquels les dirigeants de ce monde n’ont pas pu y faire face, faisant ainsi des milliers de civils blessés, tués ou contraints de fuir leur pays sans trouver refuge.

A cet effet, il a affirmé que les principaux acteurs de la communauté internationale doivent cesser de faire semblant qu’ils ne peuvent rien faire puisqu’ils ont les moyens et le pouvoir de mettre fin aux souffrances de millions de personnes dans le monde. En effet, fondées il y a de cela 70 ans pour que les atrocités de la de deuxième guerre ne se reproduisent plus, de violences massives se font aujourd’hui. Ainsi présentant le rapport annuel, le directeur par intérim d’Amnesty international Bénin, Epiphane Dossou a souligné que le cocktail détonant de conflits, de répression et d’impunité accentue progressivement l’instabilité dans une grande partie de l’Afrique occidentale et centrale. «Les Etats ne doivent pas empêcher les citoyens de s’exprimer ni les journalistes de faire leur travail. Le cas des manifestants pacifiques abattus au Burkina-Faso ou celui des journalistes emprisonnés en Gambie illustre clairement ce qui se produit  lorsque la liberté d’expression n’est pas protégée», a-t-il dit.

Les politiques répressives, la pauvreté, les inégalités, la marginalisation et l’exclusion constituent un terreau fertile pour les conflits aussi bien que la montée en puissance de groupes armés radicaux et de la prolifération constante des armes légères. Aussi, en 2014 plusieurs pays de l’Union africaine (Ua) se sont mobilisés en réclamant l’immunité pour les chefs d’Etats en exercice accusés d’infractions au regard du droit international. «Ce rejet de la Cour pénale internationale par l’Ua est susceptible de se poursuivre en 2015. Or une condition fondamentale à la paix, la sécurité et la justice est qu’ils cessent leurs actions concertée contre la Cpi», a-t-il mentionné. Il a aussi signalé que le retard de l’organisation des élections législatives, du projet de révision de la constitution et de la répression de la liberté d’expression au Bénin constituent des atteintes aux droits humains.

Aziz BADAROU

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Hamilton Dia Houphouët-Boigny à propos de son institution financière : «Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique»

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A la tête d’une des plus influentes banques d’affaires de renommée internationale, Hamilton Dia Houphouët, est un homme dont la discrétion contraste avec la puissance  de son institution financière : Kimberley Bank. Grand lobbyiste redouté par ses pairs, ce jeune africain représentant une nouvelle génération de décideurs, est très sollicité et à l’oreille des chefs d’Etat qu’il conseille et accompagne sur les grands projets d’investissement  avec rang d’Ambassadeur plénipotentiaire.
Entretien inédit avec un Panafricaniste qui pense et conçoit un réel essor de l’Afrique.

Son Excellence Hamilton Dia Houphouët-Boigny,  comment  peut-on vous présenter en quelques mots ?

Je suis Ambassadeur itinérant et Conseiller spécial de plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de Gouvernement africains en  investissements privés, et CEO de Kimberley Bank.
J’ai démarré dans l’aviation d’affaires dans un groupe Suisse, où j’ai gravi tous les échelons pour terminer Vice-président Afrique dans cette société. Cette expérience fort enrichissante m’a donné envie de créer ma propre entreprise. C’est ainsi qu’est né, il y a une dizaine d’années, Lobbyst République, un cabinet spécialisé dans le lobbying et l’intermédiation pour le financement des projets d’envergure en Afrique. Cabinet que j’ai dirigé et qui aujourd’hui est devenu Kimberley Bank, une banque d’affaires indépendante et pluridisciplinaire.


Vous êtes un Lobbyiste dont les compétences sont reconnues en Afrique et dans le monde. Pouvez-vous nous parler du cabinet Lobbyst République que vous avez fondé. En quoi exactement  consiste ses activités et quel bilan faites vous de l’apport  de Lobbyst République dans le développement des Etats africains?

Avant de vous parler des activités ou du bilan de Lobbyst République, il me paraît important  de préciser que mes diverses rencontres avec les chefs d’ Etat et de gouvernement, dont le défunt président Hugo Chavez, m’ont beaucoup inspiré pour  la création de Lobbyst République.
Le président vénézuélien me parlait souvent de la coopération Sud-Sud à moi un Africain. Il était prêt à aider certains pays africains comme il l'a fait pour le Mali avec des centaines de milliers de dollars us. Il était prêt à mettre 1 milliard de dollars us à la disposition de l’Union Africaine sous ma recommandation pour des projets à l’endroit des jeunes et du 3 ème âge. Ces fonds devaient être gérés en accord avec un comité pour octroyer par exemple, des bourses aux étudiants africains surdoués dont les parents sont pauvres .
Je signale au passage que Kadhafi avait un fond pareil au sein  des fonds souverains libyens mais qui ont servi davantage à des camps présidentiels qu’aux peuples africains, alors que Kadhafi voulait destiner ces fonds à la formation de physiciens,  ingénieurs en Télécom, d’inventeurs. En effet, le guide Libyen avait en projet, le lancement d’un satellite africain en vue de réduire le coût des télécommunications et permettre aux jeunes africains d’avoir accès au Ntic. Tout ceci m'a beaucoup inspiré et a forgé ma conviction d’un entreprenariat de levée de fonds au service des grands projets africains.
Pour en revenir  aux activités de Lobbyst République, Il est bon de savoir que le travail de lobbyiste revêt souvent deux aspects. L’un assez visible sur lequel on peut communiquer et l’autre ayant un caractère confidentiel sur lequel je ne peux m’exprimer. Ce n’est donc pas le lieu d’exposer nos succès; souvent c’est nos clients qui en parlent. Notre travail est très discret.
Cela étant, j’ai eu, durant ces années, à assister mes clients dans la recherche et la conclusion de financement pour des projets de développement dans les domaines des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, des industries d’extraction, des industries agroalimentaires, etc.
En termes de bilan, il faut noter que Lobbyst République a engrangé de nombreux succès. Nous avons notamment permis, entre autres,  à 7 Etats africains de bénéficier d’une ligne de crédit de 800 millions d’euros de la part de partenaires asiatiques et européens.

Comment vous est-il venu l’idée de créer une banque d’affaires ?

Comme je  ne cesse de le penser, l’Afrique ne peut se développer que par l’emprise des Africains sur les leviers de son développement. L’Afrique doit pouvoir compter sur la valeur de ses ressources humaines pour mettre leur savoir faire au service de la mise en valeur de ses nombreuses richesses.
Car l’argent, l’Afrique en a et assez d’ailleurs pour se prendre entièrement en charge.
Sauf que très souvent, le financement et la réalisation des grand projets de développement en Afrique ne sont pas conçus par des entreprises dont la vision est l’émergence de notre continent.
Le business banking est une suite logique de notre engagement pour l’Afrique et de notre présence dans le secteur de l’accompagnement au financement des entreprises et des Etats ; de la restructuration des dettes, du rapprochement entre entreprises  pour des contrats soit  de partenariat, soit de fusion.
Nos clients ne s’y trompent pas, car ils nous sollicitent de plus en plus sur les métiers de corporate finance, de fusion et acquisition, d'arrangement financier. Ces sollicitations nous ont permis de nous structurer et de nous positionner clairement dans le métier de banquier d'affaires avec une identité forte: celle d’une institution de financement volontariste pour le développement de l’Afrique.
Finalement, ce n’est pas un métier nouveau pour nous dans la mesure où nous étions déjà impliqués dans ces types d’activités avec nos clients actuels.


Pourquoi cette dénomination ‘’Kimberley Bank’’ ?

Nous sommes partis d’une analyse très simple. Si l’Afrique suscite tant de convoitises depuis des siècles, c’est en premier grâce à ses sous-sols. Qui dit sous-sol, dit diamant, or, coltan , fer, pétrole,  etc.
C’est tout naturellement que nous sommes allés chercher, dans l’histoire des découvertes de ces sous-sols, un symbole fort. Kimberley, en effet, est la ville où a été découvert pour la première fois le diamant. Cette ville est située en Afrique du Sud. Donc Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique.  


Quels sont  les produits et offres spécifiques de Kimberley Bank?

Kimberley Bank se veut être au cœur du développement de l’Afrique, à cet effet, nous accompagnons nos clients sur  les métiers de Financement structuré, de Fusion-Acquisition, de Debt Capital Market, d’Equity Capital Market,  d’Investissement et de négoces de matières premières. Cf (encadré)
Vous voyez que notre champs d’activités est très varié et large.


Quels sont vos secteurs d’intervention ?

Nous intervenons dans plusieurs secteurs à savoir ; les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, les télécom, la santé, l’éducation, les bâtiments d’habitation,  l’agroalimentaire, etc.


Vu le nombre de plus en plus croissant de Banques d’affaires sur le contient, quelle valeur ajoutée Kimberly Bank apporte-elle ?

Entendons-nous bien, la plupart des banques d’affaires qui opèrent en Afrique, sont des banques d’affaires européennes, américaines et asiatiques. Très peu sont des banques d’affaires d’ADN africain. Avec Kimberley Bank, nous nous revendiquons comme étant une banque d’affaires africaine et de destin africain. C’est donc avec foi en ce destin que nous nous engageons sur toutes nos missions. Cette foi en une Afrique qui doit se développer avec des Africains. Ça change tout. Nous ne nous positionnons pas sur une mission tout simplement pour gagner de l’argent, c’est aussi pour faire développer l’Afrique. C’est ça notre leadership et notre leitmotiv.

Quels regards portez-vous,  Excellence, en tant que panafricaniste convaincu, sur la dynamique du marché des affaires en Afrique aujourd’hui ?

Vous avez ce regard dans ce que je viens de vous dire. Il faut que ce dynamisme profite pleinement à l’Afrique. Si ce dynamisme renforce les grands groupes mondiaux, l’Afrique aura raté  une fois de plus son rendez-vous avec l’histoire. Le discours que je tiens aux chefs d’Etat africains est simple : le développement de l’Afrique doit favoriser d’abord les entreprises africaines pour qu’elles deviennent de grands groupes. Je ne suis pas dupe. S’il faut passer par des mesures de protection de nos marchés, il faut absolument le faire. Aujourd’hui l’Afrique est paradoxalement le seul marché libre. L’Europe, l’Asie, l’Amérique, par des artifices de zones de libre-échanges, protègent leur marché. Il est urgent d’arrêter tout ça. Nous sommes prêts à jouer notre partition.


Quelle est votre sphère d’influence et les  perspectives d’avenir de Kimberly Bank en Afrique et dans le monde?

Je vous ai dit il y a un instant que notre ADN est l’Afrique, mais nous sommes dans un monde globalisé et l’Afrique est au cœur de cette globalisation. Donc nous intégrons cette donnée dans les process globalisés de nos activités. Pour un projet, Kimberley Bank peut réunir autour d’une même table, des Chinois, des Brésiliens, des Européens, etc. Nous convoyons le monde vers l’Afrique.

Notre limite, c’est ceux qui vont contre le Développement de l’Afrique.
•    Financement structuré : c’est l’ensemble des financements de transmission, majoritaire ou minoritaire (Leveraged Finance) ; les prêts syndiqué, financement du développement, en particulier de la croissance externe, financement de projets
•    Fusion-Acquisition ou Merge and Acquisition : c’est des opérations  qui recouvrent les différents processus du rachat d’une entreprise par une autre entreprise, dans les domaines de finance d’entreprise, de stratégie d’entreprise et de gestion d’opérations financières
•    Debt Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’émission de dette, communément appelé des émissions d’obligation.
•    Equity Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’introduction en bourse ou d’augmentation de capital.
•    Investissement : nous procédons à des investissements par des prises de participation dans des sociétés pour notre propre compte ou pour le compte de nos clients
•    Trading de matières premières : nous procédons à des opérations de négoce de commodities (diamant, or, fer, pétrole, etc.) pour le compte de nos clients ou pour notre propre compte.

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Kigali-Cisa 2015 : Une cinquantaine de participants attendus

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(Des membres du Rjsb au rendez-vous)
Le séminaire des journalistes sportifs africains battra tous les records cette année en marge de la 9è édition de la  Convention internationale du sport en Afrique (Cisa). Prévu les 11 et 12 mars 2015 à Kigali (Rwanda), il verra la participation d’une cinquantaine de journalistes sportifs africains venus d’une quinzaine de pays.

Initié lors de l’édition 2012 à Bamako (Mali), le séminaire permet aux journalistes sportifs africains de mettre à niveau leurs connaissances.  Les thèmes de cette année porteront sur les techniques pour rentabiliser un organe de presse sportif, l'éthique et la déontologie du journaliste sportif et la couverture d'une grande manifestation omnisport. Il sera aussi question des techniques de réalisation de reportages et de montages vidéo ainsi que la collecte et du traitement de données statistiques.

Le séminaire sera animé par de grands noms du journalisme, tels Mitchell Obi (Président, Aips Afrique), Philippe Zickgraf (Rfi), Aliou Goloko (consultant), Christian Seychal (Eurosport), Fekrou Kidane (Journaliste, auteur et ancien directeur de la coopération internationale au Cio), Laurent Bagnis (Consultant), Guillaume Pierre (ex Directeur Afrique, Cfi) etc. Initiée en 2007, la Cisa est une initiative de Jappo Sports & Entertainment (www.jappo.net), une société basée à Dakar (Sénégal), spécialisée dans la Gestion d’événements et le management en sport.

La délégation du Rjsb attendue

Depuis l’édition de Bamako (Mali) en 2012 avec six membres, le Réseau des journalistes de sport au Bénin (Rjsb) est devenu un habitué de la Cisa. D’ailleurs, le Rjsb a laissé ses empreintes un an plus tard, en 2013 quand Dakar accueillait l’événement pour la deuxième fois. Ce qui fait du réseau, un partenaire privilégié de la Cisa. De nos sources, le Rjsb s’active dans les coulisses pour que ses membres soient du côté de Kigali (Rwanda) pour représenter la presse béninoise.     

Pour rappel, en huit ans, d’importantes villes africaines, se sont succédées pour accueillir la Cisa: Dakar (Sénégal) en 2007, Abuja (Nigéria) en 2008, Alexandrie (Egypte) en 2009, Ekurhuleni (Afrique du Sud) en 2010, Marrakech (Maroc) en 2011, Bamako (Mali) en 2012, Dakar (Sénégal) organise la Cisa pour la deuxième fois en 2013 et  l’Ile Sal au Cap-Vert en 2014. Le rendez-vous est donc pris pour Kigali, édition 2015.

Abdul Fataï SANNI

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Convention Nationale d’UNIR : Faure Gnassingbé accepte d’être candidat

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L’Union pour la République UNIR a tenu sa convention nationale, hier mercredi 25 février 2015, à Kara dans le nord de la République togolaise. Après l’ouverture de la Convention nationale par le Vice-président Georges Adiama, les travaux ont continué à huis clos. Ils et ont et eu trait à la vie du parti et à la désignation du parti aux prochaines élections présidentielles fixées pour le 15 Avril prochain.

C’est donc sans aucune surprise, que le président actuel Faure Essozimna Gnassingbé a été désigné comme candidat du parti, par les 700 délégués du parti venus de tout le pays qui ont décidé, de lui faire confiance. Il briguera ainsi un autre mandat à la tête du pays.

C’est aux alentours de 15h30 que le candidat fraichement choisi est arrivé dans la salle du Palais des Congrès de Kara sous les ovations de militants visiblement conquis à sa cause. Dans son adresse aux délégués à la Convention, il a donc accepté le choix porté sur sa personne.

Cette étape marque une nouvelle phase dans la pré-campagne qui promet de s’intensifier dans ce pays voisin. Il faut noter la présence de plusieurs mouvements qui soutiennent le parti UNIR dont les JLU, Jeunes Leaders pour UNIR décidés à œuvrer pour la réélection de celui qu’ils appellent ‘’miabé champion’’ (notre champion, ndlr).

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Mike MAHOUNA
(envoyé spécial à Lomé)

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