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Pour viol : Bawa Issiako prend 08 ans de réclusion criminelle

justice

La cour d’assises a examiné pour le compte de la 14ème affaire, un dossier de viol qui met en cause, l’accusé Bawa Issiako.

La cour de céans présidée par Adame Nouhoun Banzou assisté de Lucien Djiménou et de Marius Houndji, après en avoir délibéré conformément à la loi, a déclaré l’accusé Bawa Issiako, coupable du crime de viol sur la personne Tairou Idaya et l’a condamné à 08 ans de réclusion criminelle.

Il est à signaler que compte tenu de la sensibilité du sujet et surtout de ce qu’il porte atteinte aux bonnes mœurs, le ministère public assuré par Bernadin Hounyovi a requis le huis clos pour les débats. Une option qui reçu un avis favorable de la part de Me Safiath Bassabi Issifou, l’avocat-conseil de l’accusé Bawa Issiako.

L’accusé qui jouissait d’une liberté provisoire depuis le 02 Mai 2013 après avoir été placé sous mandat de dépôt le 13 Avril 2005 sera d’office mis en liberté parce qu’ayant déjà purgé la peine à laquelle, il a été condamné.

Résumé des faits

Les faits qui ont été examinés par la cour remontent en 2005 et se sont déroulés dans la commune de Ouassa-Péhunco dans le département de l’Atacora. En effet, le nommé Bawa Issiako a demandé à la nommée Tairou Idaya âgé de 08 ans, le 09 avril 2005, de l’accompagner au champ. Arrivé sur les lieux, il imposa des relations sexuelles à la fillette sous la menace d’un coupe-coupe, après avoir terrassé cette dernière.

Une fois de retour à la maison, les parents de Tairou Idaya ont constaté que leur fille avait la bouche enflée et avait des difficultés à marcher normalement. Interrogée, elle leur a raconté sa mésaventure. C’est sur ces faits que le sieur Bawa Issiako a été arrêté.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Cour d’Appel /Administration de substances nuisibles à la santé : 08 ans de réclusion criminelle pour Gounou Sarè

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Huit ans de réclusion criminelle. C’est la peine à laquelle a été condamné l’accusé Gounou Sarè par la cour présidée par Hubert Arsène Dadjo assisté de Célestin Jean-Mathieu Zanou et Noël Houngbo après en avoir délibéré conformément à la loi. Ceci,après les réquisitions du ministère public représenté par le procureur général Emmanuel Opita, et les plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Claude Tékounti.  Gounou Sarè, cultivateur, marié et père de 12 enfants, est poursuivi pour le crime d’administration de substances nuisibles à la santé ayant occasionné la mort sans intentionla donner. Il est prévu et puni par les dispositions de l’article 317 alinéa 8 du Code Pénal.

Hubert Arsène Dadjo, président de la cour de céans après avoir rendu la décision, a expliqué à l’assistance que la cour a été sensible aux chances de réinsertion de l’accusé, parce que pendant la période de sa liberté provisoire, ce dernier s’est bien comporté. Il n’a pas manqué de lui demander, une fois en liberté, de tout mettre en œuvre pour sauvegarder les rapports familiaux avec ses autres frères.

Il est à signaler que l’accusé qui a déjà passé le temps auquel il a été condamné en détention, va recouvrer sa liberté pour le bonheur de sa famille.

Résumé des faits

Dans la commune de Kérou, le 20 décembre 2007, le nommé Gounou Sarè a offert à son frère Gounou Kora, un produit pour le protéger contre la sorcellerie. Gounou Kora a commencé par se plaindre de douleurs abdominales après la consommation dudit produit. Il a rendu l’âme le 03 Janvier 2008 après son transfert à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta.

Gounou Sarè n’a pas reconnu les faits d’empoisonnement. Il a expliqué avoir donné à Gounou Kora, son frère consanguin, un produit que lui-même utilise pour se protéger contre les sorciers. Mais cinq jours après, Gounou Kora était allé le voir pour lui demander un remède contre les maux dont il souffrirait depuis la consommation dudit produit. Il est  constant que les malaises de la victime ont été consécutifs à la consommation du produit en cause.

Requis pour représenter ledit produit, GounouSarè a déclaré avoir déjà fait usage du reste. Le certificat médical de la victime délivré à Kérou, le 06 janvier 2008 conclut à une «cirrhose hépatique de cause toxique et d’évolution foudroyante».

Il s’ensuit que le décès de la victime est en corrélation étroite et certaine avec le produit que lui a fait consommer Gounou Sarè.

Ces faits poursuivis sous la qualification d’empoisonnement ont été requalifiés en crime d’administration de substances nuisibles à la santé suivie de mort sans intention de la donner et ont entraîné la mise en accusation de Gounou Sarè de ce chef.

Les débats

L’accusé Gounou Sarè a déposé à la barre qu’il regrette la mort de la victime qui est son frère et son confident avec qui, il partage beaucoup de choses. Il a soutenu tout le temps de l’instruction à la barre, que, le produit qu’il a donné à son frère n’était pas nuisible à la santé, mais bien au contraire, est destiné à le protéger contre les sorciers. Pour lui, le produit qu’il a donné à son frère ne peut en aucun cas tuer.

Les témoins Gounou Biba et Gounou Séla ont déposé à la barre pour éclairer la cour sur les circonstances des faits. Dame Gounou Biba, sœur en lien directe avec la victime et en lien collatérale avec l’accusé, a laissé entendre que c’est le produit donné par l’accusé à la victime qui a causé la mort de cette dernière. Elle dit avoir été témoin de ce qu’il a été demandé à l’accusé à la gendarmerie, de faire un remède pour le mal dont souffrait son frère et que ce dernier aurait réclamé un coq noir pour cette fin et a sollicité l’aide d’un certain Yarou. Une déclaration que l’accusé a réfutée pendant la confrontation.

Gounou Séla, neveu de l’accusé, qui dit vivant avec la victime au moment des faits, a déclaré qu’elle est décédée des suites de la consommation du produit à lui donné par l’accusé Gounou Sarè.

Le ministère public a rappelé le siège de l’incrimination à l’entame de ses réquisitions. L’administration de substances nuisibles à la santé suivie de mort sans intention de la donner est prévue et punie par l’article 317 alinéa 8 du code pénal. Par rapport aux faits de l’espèce, le crime est constitué. Et pour cause, tous les éléments constitutifs sont réunis. Il s’agit de l’existence d’un acte matériel ayant entraîné la mort, les aveux de l’accusé, plaintes de douleurs abdominales par la victime après la consommation du produit, la relation de cause à effet qui est établie par les conclusions du certificat médical, le décès d’une personne physique et les témoignages à la barre. C’est au bénéfice de toutes ces observations que l’avocat général Emmanuel Opita a requis que la cour déclare, l’accusé coupable du crime d’administration de substances nuisibles à la santé suivie de mort et de le condamner à 10 ans de travaux forcés.

Me Claude Tékounti, avocat de l’accusé, a laissé entendre que la cour est face à une situation difficile, l’accusé et la victime se trouvant être des frères. L’avocat a relevé les constances du dossier relatives au fait que son client a déclaré que le produit qu’il a donné à son frère est destiné à le protéger contre les sorciers mais jamais à lui donner la mort. Il a abouti à la conclusion selon laquelle, les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis contrairement au ministère public. L’infraction n’est pas constituée. Mieux, rien ne renseigne sur la nature du produit par défaut d’autopsie au dossier,et les parents de la victime se sont opposés à ce qu’elle reçoive les soins prescrits. Ce qui ne peut pas permettre à la cour de se forger une conviction par rapport aux faits. Pour l’avocat, il y a trop de doutes qui subsistent dans le dossier et qui doivent profiter à l’accusé. C’est pourquoi, Me Claude Tékounti a plaidé au principal, le doute et au subsidiaire, la condamnation de son client au temps déjà passé en détention, car ce dernier a donné la preuve de sa réinsertion sociale pendant la période de sa mise en liberté provisoire.


Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Dernière ligne droite des inscriptions pour le concours Miss Bénin : Les prétendantes à la couronne invitées à faire diligence

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MISS-Benin

Carine Ekperigin, deuxième dauphine Miss Bénin 2015, Ambassadrice de l'association culturelle Miss Bénin,était sur Week-end Matin ce dimanche 05 février 2017. L’objectif de cette sortie médiatique est de rappeler que l’association aborde le dernier virage de l’enregistrement des candidatures pour le compte des inscriptions à Miss Bénin 2017 prévues pour prendre fin le 10 de ce mois de février. Les candidates sont appelées à faire pression sur elles pour remplir les formalités devant leur attribuer le billet officiel de participation.

T.G

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Révélation de jeunes talents du Bénin : Thibaut le «Magicien» a assuré le spectacle

  • Publié dans Culture

spectacle

(Hounkanrin et Homeky révèlent l’artiste)
 Le théâtre de verdure du Hall des arts, loisirs et sports (Hals) de Cotonou a servi de cadre, samedi 4 février 2017, à un spectacle inédit dénommé «spectacle révélation de jeunes talents du Bénin». Lequel a réuni sur un même podium, des artistes en herbe, révélés, et confirmés. L’initiative est du Directeur générale de l’Office de gestion des centres de loisirs (Ogcl), Félicien Hounkanrin en collaboration avec le ministère des Sports.

La première édition du «spectacle révélation de jeunes talents du Bénin» a tenu toutes ses promesses. Spectacle de magie, de cycle, de danse traditionnelle, musique traditionnelle d’inspiration moderne, rap populaire. Tel est le menu offert par les organisateurs pour révéler au public la structure «Ogcl». Des artistes en herbe comme Prime Landry, Petit Judicaël, Aziza Toyi; ceux révélés à l’instar de Thibaut le «Magicien», et confirmés tels que Dahouè, Faty, Don Métok, ont tout simplement assuré le spectacle du début jusqu’à la fin. Des ovations nourries du public pour motiver les artistes étaient la preuve, que ces genres d’initiatives manquaient à la population de Cotonou. Laquelle n’a pas manqué d’effectuer massivement le déplacement. D’ailleurs, Thibaut le «Magicien», tête d’affiche dudit spectacle, vice-champion du concours «L’Afrique a un incroyable talent organisé en Côte-d’Ivoire», révélé comme une star en devenir, a emballé le public de par sa magie. Il a montré qu’il y a le talent au Bénin et qu’il suffit juste de donner aux artistes, la chance de s’exprimer. Pour le Directeur Félicien Hounkanrin, l’objectif visé est non seulement, d’offrir aux populations un instant de détente et d’épanouissement mais aussi de célébrer les performances de Thibaut Adotanou. A l’en croire, c’est un spectacle innovant car il y a eu sur la même scène, des artistes en herbe, révélés, et confirmés. «Et ce, dans une vérité de disciplines artistiques», a-t-il précisé. «C’est des sentiments de joie et de fierté de voir tous ces talents s’exprimer et de révéler au Bénin, le talent de notre frère Thibaut qui nous a valablement représentés à l’étranger», dira le ministre Oswald Homeky. Pour Homeky, le Bénin n’avait pas bien célébré ce magicien béninois. Par ailleurs, le ministre a clarifié, que l’organisation du spectacle par le Hals (structure du ministère des Sports) est une question de solidarité. «Tout ce que nous faisons est à l’actif du gouvernement. Il n’a pas de succès individuel. (…) C’est à mettre à l’actif du gouvernement » a-t-clarifié pour conclure.

A.F.S

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Projection de film à ‘’Okpara Culture’’ : ‘’Les inséparables’’ sensibilise jeunes et adultes sur la traite des enfants

  • Publié dans Culture

Christiane-Chabi-Kao

L’espace de promotion culturelle et de divertissement ‘’Okpara culture’’, sis à Zogbohouè (Cotonou), a servi de salle de cinéma samedi 04 février 2017à la projection du film intitulé ‘’Les inséparables’’ réalisé par Christiane Chabi Kao.

Ils sont un nombre important d’enfants à prendre le rendez-vous d’Okpara culture pour suivre avec intérêt le film titré ‘’Les inséparables’’ de la réalisatrice béninoise Christiane Chabi K    ao.Il s’agit d’un long métrage dont l’intrigue capte l’attention sur le travail et la traite des enfants. En réalité, le film retrace l’histoire d’une famille pauvre mais heureuse dès le départ dans un village. Selon la trame, la conjoncture a eu raison de ce ménage qui n’a trouvé mieux à faire que de placer les enfants auprès de personnes supposées pourvues de moyens financiers et capables d’entretenir des enfants. Alors que, de cet acte farci d’ignorance,résulte misère, fléaux de toutes sortes et une aventure ambiguë pour les enfants innocents qui étaient vulnérables et sans défense.Quelques années plus tard,ces enfants notamment Abi, supposé être un apprenti vulcanisateur en ville,est devenu par la force des choses, fumeur de cigarette et voleur de pièces de voiture. Quant à sa sœur aînée, placé au prêt d’un ménage pour faire les travaux domestiques, elle est devenuel’objet de satisfaction sexuelle du mari de sa patronne déjà à treize ans, puis à la longue une travailleuse professionnelle de sexe au bord de la rue et dans les bars.Toute chose qui expose le danger qu’il y a dans le système des enfants placés communément appelé ‘’Vidomègon’’. Et comme si ce n’était pas suffisant, le film montre plein d’autres enfants qu’on convoie sans pitié vers le Nigéria et d’autres destinations inconnues des géniteurs pour des travaux durs, le concassage des pierres par exemple. A la fin du film qui a eu un dénouement heureux, puisque la mère d’Abi et sa sœur ont fini par les retrouver au prix d’un lourd tribut, les cinéphiles de la circonstance ont eu la leçon nécessaire. «Il faut garder son enfant par devers soi quel que soit le degré de misère que l’on serait en train de vivre». Une leçon qu’Okpara culture aurait réussi à transmettre à son public ce samedi à travers la projection de ce film qui a déjà reçu un prix au plus grand festival de cinéma de la sous-région, Fespaco.

Teddy GANDIGBE

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Programme d’incubateurs d’entreprises “Uac Startup valley“ : La 3è promotion d’incubés en formation

entreprenariat

La 3è édition du Programme d’incubateurs d’entreprises “Uac Startup valley“ a officiellement démarré, jeudi 02 février 2017. C’était par le truchement du premier atelier de formation qui s’est déroulé dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib).

Initié par la Fondation de l’université d’Abomey-Calavi, ledit programme est soutenu par l’institution consulaire. « Devenir un entrepreneur professionnel de métier » ! C’est le thème du  premier atelier de formation  auquel a été conviée la 3è promotion du programme. Au total, 148 incubés ont été retenus. L’objectif général de l’atelier est d’amener les futurs entrepreneurs à découvrir les réalités  du monde des entreprises et d’évaluer leur  potentiel entrepreneurial. Il est question d’encadrer ces jeunes diplômés  à créer au moins 30 entreprises innovantes par an  pour 1000 emplois directs et 5000 emplois indirects au moins d’ici à 2025. Pour le secrétaire général de la Ccib, il faut sensibiliser tous les acteurs   de la communauté universitaire  sur  la nécessité de promouvoir la création d’entreprise pour résoudre le problème de chômage afin de contribuer à la maitrise du taux de chômage des diplômés de l’UAC. Pour le Dg/Fnpeej, le programme a pour mission d’accompagner et encadrer les diplômés des universités dans la création et le développement d’entreprises innovantes à fort potentiel d’emplois décent et durable , diffuser la culture d’entrepreneuriale dans la communauté universitaire en vue de réduire  durablement le taux de chômage des diplômés des universités.

A.B.

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Vie syndicale au Bénin : Le CREMoS est né

education

Ce samedi 04 février 2017, dans la salle de conférence de la Bibliothèque nationale du Bénin sise à Ouando à Porto-Novo, le Cadre de réflexion pour l’éthique et la morale syndicale (CREMoS) est né. Ce syndicat opte pour de  nouvelles dimensions à la lutte syndicale.

Ce samedi 04 février 2017, le monde syndical national a enregistré un nouveau-né. Il s’agit du Cadre de réflexion pour l’éthique et la morale syndicale (CREMoS) qui dorénavant interviendra au niveau du Ministère des enseignements maternel et primaire (MEMP). « Les conditions d’une action syndicale saine », c’est le thème choisi pour la circonstance. Il a été exposé par le syndicaliste RaoufA ffagnon. A en croire Serges Ganhoumèto, président dudit cadre et ses collègues, ce nouveau-né de l’arène syndicale au niveau des Enseignements maternel et primaire se différencie des autres par sa philosophie à savoir : mener l’action syndicale sainement. La cérémonie baptismale s’est déroulée dans la salle de conférence de la Bibliothèque nationale sise à Ouando à Porto-Novo et a connu la présence de plusieurs enseignants venus de toutes les localités du Benin ainsi que d’éminentes personnalités de la lutte syndicale au Benin. A la première loge aux côtés du syndicaliste RaoufAffagnon, on pouvait noter Francis Vidjinlokpon, secrétaire général du Syndicat national des enseignants certifiés du Bénin ( Snec-Bénin), Alexandre Djomaho, secrétaire général des enseignants contractuels et permanents pour l’équité du Bénin (Synecope-Bénin), Serges Ganhoumèto, secrétaire général du Syndicat rénové de l’éducation nationale du Bénin (Syren-Bénin) et Patrick Hevou, secrétaire général du Syndicat national des enseignants indépendants du Bénin (Syneib).

Kola Paqui

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Cadre réglementaire des énergies renouvelables : Les députés béninois toujours en quête de connaissances

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Bénin royal hôtel de Cotonou a accueilli le lundi dernier le séminaire-atelier des députés de cette 7ème législature sur le Cadre réglementaire des énergies renouvelables. Un séminaire à l’issu duquel ces derniers sont sortis mieux aguerris pour faire face aux nombreuses données qui entrent dans la mise en œuvre de ce nouveau produit.

    En effet, au cours de ce séminaire, il a été question de restaurer les cadres législatif, réglementaire et politique favorables aux investissements dans le secteur des énergies renouvelables. Cette organisation est une initiative du Pnud en collaboration avec le Réseau des parlementaires pour le climat, l'environnement et le développement durable dirigé par l'honorable Jean Michel Abimbola.  Il est prévu une série de communications pour montrer aux députés l'importance sur les investissements en énergies renouvelables au Bénin.  Tout pays qui veut se développer, doit recourir à tout prix à cette forme d’énergie, c’est-à-dire les énergies renouvelables. Ce séminaire vient donc donner aux députés les outils nécessaires pour mettre en place un cadre législatif pouvant favoriser et protéger les investissements dans ce domaine. Il faut noter que le mercredi 21 décembre 2016, les députés ont eu à adopter en première lecture le projet de loi de ratification des ordonnances du 27 juillet portant sur l'auto-consommation et du 3 août 2016 adaptant certaines dispositions relatives aux énergies renouvelables et aux réseaux d'électricité et de gaz. Neuf amendements ont été adoptés en cette séance.

 Il est à savoir que les énergies renouvelables sont des sources d'énergie qui utilisent des ressources naturelles considérées comme inépuisables : vent, soleil, marées, chutes d'eau, terre, végétaux... Ces énergies ne produisent pas de gaz à effet de serre, de rejets polluants, et n'engendrent pas ou peu de déchets. Ils n'utilisent pas les ressources fossiles de la planète, comme le gaz naturel ou le pétrole, dont les réserves s'amoindrissent. Les énergies renouvelables exploitées à ce jour sont les suivantes : Éolienne Hydroélectricité Solaire photovoltaïque Solaire thermique Énergie-bois Géothermie Biomasse.

Kola Paqui

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Djogbénou à propos des mouvements de protestations des musulmans : « Le gouvernement n’est pas sourd aux sollicitations»

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Le gouvernement n’a pas le pouvoir d’interdire une célébration ni un rituel selon le Garde des Sceaux. Me Joseph Djogbénou a fait cette précision à la faveur de la cérémonie d’ouverture de la rencontre internationale sur le dialogue interreligieux le samedi 04 février dernier. Il livrait son commentaire quelques heures après avoir pris part à la séance de crise tenue au palais de la Marina qui a réuni entre autres la conférence islamique du Bénin et le Chef de l’Etat. Lire un extrait de sa déclaration.  

«Le gouvernement n’a pas vocation à interdire l’expression religieuse. Le gouvernement n’a ni le pouvoir ni la volonté d’interdire au citoyen l’expression de la foi. Le gouvernement n’a ni le pouvoir d’interdire une célébration, un rituel. Mais que l’expression a lieu dans un cadre, le cadre de vie. C’est le cadre de Dieu parce ce que la vie, c’est Dieu. Et que ce cadre de vie doit être nécessairement organisé. Le gouvernement, parce qu’il est le garant de la sécurité, parce qu’il est investi pour assurer l’ordre, parce qu’il doit avoir nécessairement le sens de l’anticipation, parce qu’ensemble nous devons semer le futur, parce qu’ensemble nous devons faire en sorte que demain soit meilleur, le gouvernement est engagé à faire en sorte que ce cadre de vie qui est le cadre de Dieu soit un cadre ordonné, soit un cadre qui protège chacun, soit un cadre qui assure et renforce ce qui est si cher à ce pays : la laïcité. Le gouvernement n’est pas sourd aux sollicitations diverses en vue de la compréhension nécessaire aux spécificités de certaines confessions religieuses. Mais ces exclusions, ces exceptions ne doivent pas nous empêcher de rêver à faire en sorte que le cadre soit pour tous ».

Propos transcrits par A.S

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Eliminatoires du Chan Kenya 2019 : Le Benin sera face au Togo

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Le tirage au sort des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (Chan) Kenya 2018 s’est déroulé à Libreville. Le Bénin jouera le Togo en match Aller à Lomé et retour à Cotonou. En cas de qualification, le Bénin sera face au Nigeria en match Aller à Cotonou, le retour à Lagos. Pour remporter ce premier tour, les dirigeants du football béninois doivent déjà prendre leur responsabilité en lançant au plus vite, le championnat national de football. Le ministère des Sports doit œuvrer à la mise en place de la Direction technique nationale (Dtn) qui n'existe plus depuis la mort de César Dagba en 2009.

A.F.S.

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Prochaines journées Fifa : Les Ecureuils du Bénin ont deux matches en vue

  • Publié dans Sport

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Les Ecureuils du Bénin se préparent déjà pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Can Cameroun 2019. Selon une source proche de la Fédération béninoise de football (Fbf), les prochaines dates de la Fédération internationale de football associations (Fifa) des 20 et 28 mars prochains seront mises à profit par l’équipe entraînée par Omar Tchomogo.

La sélection nationale du Bénin va reprendre avec les bonnes habitudes. Celles d’honorer les journées Fifa en disputant des matches amicaux. Selon certaines informations, le président Anjorin Moucharaf serait décidé à tout mettre en œuvre pour que l'équipe nationale du Bénin ne fasse plus piètre figure lors des prochains rendez-vous internationaux. Pour atteindre cet objectif, une série de matchs amicaux est prévue pourpermettre à l’équipe béninoise d’être compétitive pour les prochaines éliminatoires de la Can Cameroun 2019. Ainsi, l’équipe entraînée par Omar Tchomogo livrera deux matchs amicaux (aller-retour) face aux Étalons du Burkina Faso. D’autres sources informent qu’un second match serait en négociation face aux Panthères du Gabon. Des rencontres qui seront bénéfiques aux Ecureuils du Bénin puisqu’elles permettront au staff technique d’affûter les armes et de corriger les lacunes, afin que l'échec connu par Sessegnon et ses coéquipiers lors des Eliminatoires de la Can 2017, surtout au Mali, ne se répète plus. Il faut préciser que dans le cadre des qualifications pour Cameroun 2019, le Bénin est logé dans la poule D aux côtés de l’Algérie, du Togo, et de la Gambie. Lors de la première journée, le Bénin va accueillir au stade Mathieu Kérékou (5-13 juin 2017), l’équipe de la Gambie et se rendra à Lomé pour le compte de l’acte 2 des éliminatoires pour défier les Eperviers du Togo.

Voici les rencontres des Ecureuils/Can 2019

1ère journée: 5-13 juin 2017 :
Bénin # Gambie
2ème journée: 19-27 mars 2018 :
Togo # Bénin
3ème journée: 3 septembre 2018 :
Algérie # Bénin
4ème journée: 11 septembre 2018 :
Bénin # Algérie
5ème journée: 8-16 octobre 2018 :
Gambie # Bénin
6ème journée: 5-13 novembre 2018 :
Bénin # Togo

A.F.S.

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Internalisation du Pag : La Coneb apprécie ‘’fortement’’ l’initiative de la Ccib

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Le 03 février dernier, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin a organisé une grande séance d’internalisation et d’assimilation du Programme d’Actions du Gouvernement par le secteur privé. A cette rencontre étaient présents, le gouvernement, mais aussi les organisations professionnelles affiliées à la CCIB. Nous avons recueillis pour vous l’avis de Monsieur Albin FELIHO, Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Bénin (CONEB).

Bonjour Monsieur FELIHO, avec quel sentiment sortez-vous de cette rencontre ?

J’apprécie fortement l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin de rassembler le secteur privé autour du gouvernement de notre pays pour échanger de l’intérêt de son Programme d’Actions pour les acteurs de développement économique que nous sommes. A travers cette initiative la CCIB joue pleinement, ici et plus que jamais, son rôle fondamental qui est de participer en amont à l’élaboration de la politique économique nationale, puis en aval, à sa mise en œuvre.

Que retient la CONEB de ces échanges avec le gouvernement ?

Nous avons tous suivi avec intérêt les différentes présentations faites par les membres du gouvernement et qui viennent renforcer notre compréhension ou lecture du Programme d’Actions. Nous retenons à la CONEB deux (2) choses essentielles.

D’abord, que la CCIB a joué son rôle de leadership de relance du dialogue public-privé et qu’il revient désormais aux organisations patronales de jouer leur partition en organisant leurs mandants pour une participation active dans la mise en œuvre du Programme qui nous est proposé.

Ensuite nous retenons que la mobilisation de la manne financière nécessaire pour le financement de ce programme se fera à plus de soixante pour cent (60%) par le secteur privé. Ce qui nous fait dire qu’il serait dramatique que les opérateurs économiques et chefs d’entreprises béninois ne puissent pas jouir pleinement des opportunités qui se présentent à ce niveau. Il revient donc aux organisations patronales d’organiser leurs mandants, comme je le disais, pour leur permettre de tirer réellement profit des opportunités qui se présentent aux femmes et hommes des milieux d’affaires béninois à travers le Programme d’Actions du Gouvernement.

Monsieur FELIHO, lorsque vous parlez d’une organisation au niveau des différentes organisations patronales, dites-nous comment la CONEB compte –t-elle s’y prendre, en ce qui la concerne ?

La contribution de la CONEB est toute réfléchie. Nous sommes préparés à donner à nos mandants, à travers la sensibilisation, des outils pour accompagner l’investissement étranger qui sera mobilisé dans le cadre de la mise en œuvre du PAG. Il s’agira pour nous de motiver nos mandants à la création de groupements d’intérêts économiques (GIE) plurisectoriels pour permettre aux investisseurs privés étrangers de trouver des opérateurs économiques nationaux crédibles qui accompagnent par leur expertise et leur connaissance du marché béninois, un investissement rentable, à la fois pour le gouvernement, les investisseurs eux-mêmes et le secteur privé béninois. Ce qui favoriserait également le développement des entreprises béninoises à travers le transfert de savoir, de compétences ou de technologies. L’intérêt de la création des GIE est qu’il oblige à une garantie mutualisée avec un faible taux de risque pour l’investisseur étranger. Telle sera donc la démarche de la CONEB dans les mois à venir, pour sa contribution à la réussite du Programme d’Actions du Gouvernement.

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Programme d’actions du gouvernement 2016-2021 : Les opérateurs économiques s’approprient le contenu

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La communauté nationale des affaires a été mobilisée, vendredi 03février 2017,à la Ccibautour d’une séance d’internalisation et d’appropriation du Programme d’actions du gouvernement 2016-2021. Une assise initiée par l’institution consulaire et au cours de laquelle les membres du gouvernement ont permis aux opérateurs économiques de cerner les opportunités et contributions du secteur privé. La séance a été présidée par le ministre d’Etat, Pascal Koupaki.

La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) adhère et soutient le Programme d’actions du gouvernement. C’est d’ailleurs ce qui motive l’organisation de la présente séance d’internalisation et d’appropriation. Les partenaires privés comptant pour 61% dans la mise en œuvre du PAG, il était important que les opérateurs économiques en cernent les différents contours. « PAG :opportunités et contributions du secteur privé », c’est le thème autour duquel se sont articulés les échanges entre les chefs d’entreprises et les membres du gouvernement.

Prenant la parole, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi s’est réjoui de la vision du gouvernement plaçant le secteur privé au cœur de toutes les préoccupations de développement notamment du PAG. De ce fait, l’internalisation et l’appropriation dudit programme par les hommes d’affaires  s’avère impératif, selon ses dires. « L’objectif de la présente séance est de permettre aux acteurs du secteur privé de cerner avec précision les opportunités et de comprendre davantage leurs contributions à la mise en œuvre du PAG », poursuivit-il. Tout en réitérant l’ambition de sa mandature de faire de la Ccib, une institution forte au service des entreprises à travers des réformes profondes, Jean-Baptiste Satchivi a exhorté les opérateurs économiques à accompagner l’Exécutif dans la transformation structurelle de l’économie nationale. A sa suite, l’assistant du Coordonnateur du Bureau  d’analyses et d’investigations a contextualisé l’élaboration du Programme avec une maitrise, au départ, de la situation courante. A l’en croire, tout est parti d’un diagnostic approfondi de tous les secteurs pour aboutir à des orientations stratégiques. Il s’agit de relancer de manière durable le développement économique et social du Bénin, fera-t-il savoir. D’un coût global estimé à 9039 milliards, le PAG regroupe au total 299 projets dont 45 phares et offre plus de 500 000 emplois. Un rêve dont la concrétisation nécessite des investissements du secteur privé et un cadre conséquent de partenariat public-privé, a souligné le ministre Pascal irénée Koupaki. Il a, par ailleurs, salué l’initiative de l’institution consulaire et invité à une mobilisation générale du  secteur privé autour du PAG.

Aziz BADAROU

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Relation Etat central - Collectivités locales : La RB appelle au respect des textes

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Le Bureau Politique du Parti la « Renaissance du Bénin »s’est réuni le vendredi 3 Février 2017 à Cotonou à Vidolé, siège du Parti, sous la Présidence effective du Président du Parti, M.Léhady Vinagnon Soglo.

A également pris part aux travaux, son Excellence M.Nicéphore D.Soglo, Président d’Honneur.

Il se dégage de ses travaux les conclusions ci-après :

1.Le Bureau Politique, après une étude approfondie de la participationdu Parti à l’élection présidentielle de 2016, a noté avec regret,que ses différents acteurs n’ont pas fait preuve à cette occasion, de suffisamment de démarches démocratiques,puis de cohésion.Un tel comportement a eu des répercussions négatives au sein des militants dans la conduite des opérations de terrain et bien entendu a été déterminant dans le résultat de ladite élection.

Le Bureau Politique, invite tous les militantes et militants du Parti à tourner la page et à se mettre résolument à la tâche pour faire triompher les idéaux du Parti dans l’unité de pensée et d’action. Il convie chacun et tous au pardon et au rassemblement afin de faire de notre Parti, un  Parti fort, influent et discipliné.

2. Notre pays ne connaîtra, la stabilité, la prospérité, le progrès social que lorsque nous seront tous conscients de notre appartenance à une région,ou à une sous-région : l’Union Africaine (UA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

En effet, la démocratie repose sur des piliers dont les fonctionnements répondent à des critères de complémentarité.

C’est ainsi qu’il faut distinguer la démocratie locale, constituée par les communes ; la démocratie nationale dont l’Etat central est l’incarnation et dans une perspective régionale, il faudra évidemment envisager la démocratie fédérale.

Dans tous les cas, la loi fait des animateurs de ces différentes structures, les mandataires des peuples à ces différents échelons.La logique recommande que chaque échelon dispose de ses moyens propres : humains, matériels et financiers.

C’est dans cette vision que s’inscrit notre Parti la « Renaissance du Bénin ».

3. Depuis la Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, notre pays le Bénin s’est résolument engagé dans un processus de réforme de l’administration territoriale. Deux enjeux fondamentaux soutiennent cette réforme, à savoir :

-La démocratie locale qui établit que les collectivités décentralisées s’administrent librement par les conseils élus, dans les conditions prévues par la loi, ceci d’autant plus que la moitié de la population mondiale vit déjà dans les villes.

-Le développement local basé sur la mise en valeur du potentiel économique de chaque localité.

Ces deux enjeux au niveau local, constituent donc les principaux indicateurs de succès de la décentralisation que consacre la Charte Africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation.

Aujourd’hui, la quasi-totalité (95%) des pays démocratiques dans le monde sont des pays décentralisés. Un certain nombre de pays, parmi les plus grands : Etats-Unis, Brésil, Nigeria, Allemagne, etc., sont des fédérations dans lesquelles les compétences et les prérogatives des Etats fédérés sont clairement définies par la constitution. Dans ces pays, les rapports entre  Etat fédéral et les Etats fédérés sont stables et généralement harmonieux. D’autres pays plus centralisés comme la France, l’Espagne etc., avancent  dans la voie inéluctable du transfert de plus de compétences et de ressources aux collectivités territoriales décentralisées.

Le Bureau Politique a noté le manque d’harmonie qui s’observe hélas, entre les collectivités territoriales et l’Etat central dans la conduite des affaires publiques. Il appelle au respect des textes sur la décentralisation, au dialogue, à la compréhension mutuelle et à la complémentarité dans l’intérêt supérieur de notre peuple.

4. Le Bureau Politique formule aussi ses souhaits pour le renforcement de la  démocratie et l’Etat de droit pour le bien-être de chacun et de tous, car convaincu de ce que, l’unité nationale passe par une bonne collaboration de l’Etat central avec toutes les structures d’encadrement social que sont les Partis Politiques, les syndicats, la société civile, les communautés religieuses.

5. Le Bureau Politique saisit la présente occasion pour présenter aux dirigeants ainsi qu’à tous les militantes et militants de la « Renaissance du Bénin »et enfin au peuple béninois tout entier, ses vœux de bonne santé, de prospérité et de paix pour la nouvelle année 2017.

Vive la « Renaissance du Bénin » !
Vive la démocratie !
Vive le Bénin !

Fait à Cotonou, le Vendredi 3 février 2017
Pour le Bureau Politique,
Le Président,
Léhady Vinagnon SOGLO

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Prière des vendredis sur les espaces public : Les mulsulmans peuvent continuer

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Le ton était à la révolte et des foyers de tensions semblaient naitre de la décision de l’autorité préfectorale d’interdire la célébration des prières de vendredi “Jouma’a“ sur des espaces publics. Le Président de la République, Patrice Talon vient de prendre la  décision sage d’autoriser la communauté musulmane à exprimer sa foi sur des espaces publics à titre exceptionnel. Une décision prise à la faveur d’une rencontre  du Président Talon avec des hauts dignitaires de la communauté musulmane du Bénin,samedi 4 février 2017.

La présente rencontre,initiée suite à la crise née des mesures de libération du domaine public et de l’interdiction des manifestations civiles sur les voies publiques, a permis de faire baisser la tension. Mécontente de la brutalité dont ont été victimes les fidèles musulmans de Cadjèhoun alors qu’ils s’apprêtèrent à célébrer la prière du “Jouma’a“, la communauté musulmane a sollicité l’arbitrage du Chef de l’Etat. Celui-ci, après avoir exposé à nouveau sa vision, son plan de développement qui passe par une amélioration du cadre de vie des populations de notre pays, a réitéré sa ferme volonté de poursuivre l’œuvre entamée depuis son accession au pouvoir, le 6 avril 2016, pour un réel développement de notre pays. Il a souhaité que, comme dans un pacte, les responsables musulmans comprennent et accompagnent le gouvernement. Dans une fermeté empreinte de courtoisie, le Président Patrice Talon a expliqué à ses hôtes qu’il comprend bien leur douleur, mais que la décision, parce que pertinente pour le pays, sera appliquée. Il a cependant concédé qu’il pourrait y avoir, à l’occasion des manifestations exceptionnelles, des aménagements. Dans tous les cas, a promis le Chef de l’État, l’État accompagnera la communauté musulmane pour la réalisation de mosquées afin de garantir sécurité et confort aux fidèles. Prenant la parole, Dr El hadj Abdu Raman Salam, Président du comité d’apaisement de la communauté musulmane du Bénin a remercié le Président de la République pour son esprit d’ouverture et son souci de véritablement transformer le cadre de vie de nos populations à travers le Programme d’actions du gouvernement. Il n’a pas manqué de rappeler que l’islam est une religion de paix et que les membres de la communauté musulmane sont prêts à respecter les textes et lois de la République et à mettre tout en œuvre afin que la paix soit toujours préservée.

A.B

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Rencontre Bénin-Suisse sur le dialogue interreligieux : Plaidoyer pour le Vivre ensemble des religions

plaidoyer-benin-suisse

Les religions discutent et échangent depuis le samedi 04 février 2017 au Centre international d’expérimentation et de valorisation des ressources africaines (Cievra) à Glo-Djigbé (Abomey-Calavi). C’est une rencontre internationale qui devra permettre de renforcer le dialogue entre ces religions pour une paix durable.

Les représentants de plusieurs confessions religieuses ont partagé des expériences les 04 et 05 février dernier à Abomey-Calavi. Ils ont analysé les piliers importants du dialogue interreligieux devant garantir une société vivable. « Le vivre ensemble entre adhérents de différentes communautés religieuses au Bénin et en Suisse : Rencontre l’autre dans sa différence –défis, risques et chances ». C’est le thème central qui a en effet réuni des dignitaires du christianisme, de l’islam, des religions endogènes et des universitaires. L’initiative  conçue par Samuel Dossou-Aworet, le président fondateur de la Fondation Espace  Afrique (Fea) en collaboration avec la Conférence des évêques suisses (Ces) a fondamentalement pour objectif d’unir les fidèles de différentes autour d’une question : la paix. Dans un discours très applaudi à l’ouverture de la rencontre, Mgr Victor Agbanou, le président de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) a souligné que le dialogue interreligieux est inscrit au cœur des préoccupations de l’Eglise catholique qui y travaille depuis plusieurs années.« Il ne peut y avoir de guerre entre les religions au Bénin. Nous ne pouvons pas nous battre alors que nous connaissons l’unique Dieu. Nos divergences ne peuvent servir de prétextes à des dérapages», a-t-il déclaré.Mgr Alain de Raemy, le chef de la délégation suisse, exprimera à cette occasion sa joie de pouvoir participer à une telle rencontre d’échange d’expériences en matière de vivre ensemble entre différentes confessions religieuses.Samuel Dossou-Aworet a, lui, soutenu l’importance de cultiver, d’approfondir, l’art de vivre ensemble harmonieux et pacifique entre diverses confessions religieuses et de l’enrichir par l’expérience, d’un pays ami comme la Suisse.« Le Bénin a impressionné le monde à travers la réalité de la cohabitation pacifique qui existe entre nos religions. Nos frères (les Suisses, Ndlr) travailleront avec les Béninois pour partager une expérience assez spécifique s’appuyant sur la cohabitation entre les religions et tirer au besoin des leçons », a-t-il fait savoir. L’homme d’affaires a souhaité que les acteurs béninois mettent en place un partenariat avec laConférence des évêques suisses. Dans la même logique, la Présidente du comité d’organisation, Claudine Prudencio, a révélé la délicatesse et  l’urgence du dialogue interreligieux. C’est le ministre de la Justice qui portera la parole du Chef de l’Etat au cours de cette rencontre. Me Joseph Djogbénou a défini le dialogue comme une révélation de soi, un complément apporté par soi  pour enrichir l’autre.«Le défi du monde, et le défi du Bénin, c’est de rendre permanent et constant le dialogue. Sans le dialogue interreligieux, il semble bien que le monde ne survivra guère. Il est important que le dialogue soit inclusif. Il est important que le dialogue soit intégral », a-t-il laissé entendre.

Des leçons…

Il faut noter que les communicateurs invités à cette rencontre ont fait plusieurs propositions pour renforcer la cohabitation entre les différentes religions. Dodji Amouzouvi, socio-anthropologue à l’Université d’Abomey-Calavi qui a présenté le thème « Respect et écoute réciproques dans la cohabitation interreligieuse » a présenté le respect et l’écoute réciproques comme les jalons d’un contrat religieux qui préserve de manière durable le vivre ensemble. Un contrat qui devrait  éviter  les menaces d’extrémismes et d’intolérance religieux. Pour lui, l’écoute, base de toute communication, est un signe de respect et d’estime pour les autres. A travers le thème « le christianisme face à l’islam dans la catéchèse », le Père Stephan Leimgruber, prêtre du diocèse de Bâle, soulignera qu’il faut une découverte mutuelle à travers la lecture des livres saints (Coran et Bible), une mise en relief des différences mais aussi des parallèles sur plusieurs sujets communs tels que la prière, l’histoire sainte. A l’entendre, l’initiative d’une maison des religions pourrait être une source d’inspiration pour les citoyens au Bénin. Dans une analyse historique, le Professeur Jérôme Alladayè, historien à l’Université d’Abomey-Calavi qui a animé le thème « Le modèle béninois de dialogue interreligieux à l’épreuve des extrémismes», a fait remarquer qu’il est plus pertinent de parler de « modèle béninois de co-existence pacifique des religions » que de « modèle béninois du dialogue interreligieux ». Pour lui, depuis plusieurs années, des structures et cadres sont mis sur pied pour gérer au mieux et cultiver la co-existence pacifique entre les religions. Cependant, certaines formes d’extrémisme et d’intolérance menacent le vivre ensemble des religions du Bénin à deux niveaux : celui de la parole à travers les prêches enflammées contre d’autres confessions religieuses et celui des actes comme la purification de la ville par certains groupes. Il martèlera qu’il est nécessaire de respecter  le principe de laïcité au niveau de l’Etat qui doit se situer à égale distance de toutes les religions. Les religions, a-t-il poursuivi, doivent, elles,  favoriser un dialogue réel, général, pratique et étendu à tous leurs fidèles.

A.S

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