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13ème affaire /Cour d’Appel de Parakou : 05 ans de réclusion criminelle pour Maré Sounon Wessi

justice

Cinq ans de réclusion criminelle. Telle est la peine à laquelle a été condamnée dame Maré Sounon Wessi pour de coups mortels par la cour était de céans. La cour présidée par Célestin Jean-Mathieu Zanouvi  assisté de Richard Akodossi et de Névaly Y. Settin. Dame Maré Sounon Wessi, 65 ans environ cultivatrice dans la commune de Tchaourou, en réplique aux coups de bâton à elle donnés par son adversaire, a pris cette dernière par le cou et l’a mordue à cette partie jusqu’à ce que mort s’en suive immédiatement. Interpellée et inculpée, dame Maré Sounon Wessi a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure. Après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Bachirou Assouma Amadou et les plaidoiries de Me Maximin Pognon, avocat de l’accusée,  dame Maré Sounon Wessi a été déclarée coupable de coups mortels, une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal et condamnée à 05 ans de réclusion criminelle.  

Résumé des faits

Les faits en cause remontent au mercredi 18 novembre 1992. Dames Maré Sounon Wessi et Sanni Kannon Ahidjo, épouses de Gouogui Sounon, se rendaient au marigot quand une dispute éclata entre elles, comme à leur habitude.

Très vite la situation a dégénéré en une bagarre, l’accusée a rapidement terrassé son adversaire, et lui a serré la gorge  comme pour l’étrangler, avant de lui mordre le cou jusqu’à ce que mort s’en suive immédiatement. Alerté, leur époux a accouru sur les lieux pour constater les dégâts. L’accusée a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. Placée sous mandat de dépôt le 02 décembre 1992, elle fut mise en liberté provisoire, 14 mois plus tard soit le 24 Février 1994.

Les débats

A la barre, l’accusée Maré Sounon Wessi a reconnu les faits mis à sa charge à l’exception du fait qu’elle n’a jamais mordu la victime. Mais elle a nuancé que le coup qu’elle a porté était en réplique aux coups qu’elle a reçus de la part de sa coépouse. Elle a déposé à la barre que si la victime ne lui avait pas porté de coups, elle ne réagirait pas. Sur le fait qu’au dossier, dame Maré Sounon Wessi est reconnue comme une bagarreuse et alcoolique, l’accusée dit ne pas se reconnaître dans ses déclarations.

Le ministère public représenté par l’avocat général Bachirou  Assouma Amadou, après un rappel des faits s’est lancé dans un réquisitoire à charge et à décharge sur deux volets basée sur la responsabilité de l’accusé par rapport aux faits et sur la condamnation.

Sur la responsabilité de l’accusée par rapport aux faits, l’avocat général Bachirou Assouma Amadou relève qu’il ne fait l’ombre aucun doute sur la constitution de l’infraction. Par rapport à la responsabilité de l’accusé, les éléments constitutifs sont réunis. Il s’agit de l’élément matériel avec les coups portés à la victime reconnus par l’accusée lui-même ; la nécessité d’une victime humaine vivante dame Sanni Kannon Ahidjo, l’intention coupable est matérialisée par la prévision de porter les coups à la victime par l’accusée, l’atteinte à l’intégrité physique de la victime surtout qu’il y a un différend entre la victime et l’accusée. La présence de la mort imprévue à la victime constatée par l’acte de décès d’où la preuve de la mort et l’existence du lien de causalité entre la morsure humaine et la mort de la victime attestée par le médecin qui a examiné le corps. Par conséquent, l’infraction de coups mortels est constituée, d’où l’accessibilité de l’accusé à la sanction pénale. Tout en trouvant des circonstances atténuantes à l’accusée notamment l’excuse de provocation, il a requis que la cour condamne l’accusée à 05 ans de travaux forcés.

L’avocat de la défense, Me Maximin Pognon a basé sa plaidoirie sur trois questions essentielles. Pour un examen sérieux pour une meilleure appréciation des faits en cause, la cour doit savoir si les coups de l’accusée ont réellement donné la mort ? elle doit comprendre. Elle doit egalement savoir si l’accusée avait ses sens la réaction de l’accusée.

Pour lui, les réponses à ces questions doivent amener la cour, a procéder à une disqualification et à une requalification des faits en coups et blessures. S’accordant avec le ministère public, l’avocat de la défense, a plaidé la légitime défense pour son client parce que la riposte n’est pas disproportionnée à l’attaque en plus de l’excuse de provocation. C’est pourquoi, l’avocat a demandé à la cour d’acquitter purement et simplement sa cliente.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Championnat national de rugby : Huit équipes à la conquête du titre

  • Publié dans Sport

rugby

(Lire les affiches de la 2e journée)
Démarré samedi 29 janvier 2017 au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo, le Championnat national de rugby va aborder ce week-end, sa deuxième journée avec quatre affiches programmées. Huit équipes se sont lancées pour la bataille au titre.

Depuis le week-end écoulé, le rugby à 15 est de retour au Bénin. Huit clubs se sont alignés pour la conquête du titre de champion. Mais avant, ils devront batailler pendant 14 journées. D’ailleurs, lors de la première journée, les curieux qui ont effectué le déplacement du stade de Porto-Novo ont apprécié le spectacle offert par les différentes équipes. D’un niveau technique relativement acceptable, le spectacle augure d’un meilleur avenir. «C’est déjà bien de lancer le championnat. Nous en avons besoin. Cela fait des années que nous attendons le jeu sur le terrain…», a laissé entendre l’entraîneur de Dinosaures de Porto-Novo, Rodrigue Kuassi qui par ailleurs, a invité la Fédération béninoise de rugby à penser au recyclage des arbitres. «C’est un moment inédit dans l’histoire du rugby au Bénin. Le championnat national linéaire de rugby est une réalité !», s’est exclamé Roger Allagbé, Secrétaire général de la Fébérugby. Il a invité les athlètes au respect des règles de la discipline, au don de soi, au travail, et surtout au fair-play. Notons pour finir que ce week-end, quatre rencontres vont encore se disputer. Entre autres, Dinosaures # Bulldozers.

Résultats de la première journée

Alligator         #     Hirondelles     10-50
Margouillart     #     Najas         29-03
111         #     Bulldozers     33-00
Dinosaures     #     Dauphins     15-11
Les rencontres de la deuxième journée
Najas         #     Alligators
111         #     Margouillats
Dinosaures     #     Bulldozers
Dauphins     #     Hirondelles

A.F.S.

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Fédération béninoise d’escrime : Jacques Okoumassoun plébiscité

  • Publié dans Sport

Jacques-Okoumassoun

Jacques Okoumassoun a été reconduit à la tête de la Fédération béninoise d’escrime (Fbe) pour un nouveau mandat de quatre ans. C’était hier, jeudi 02 février 2017, à l’Auditorium Marius Francisco du Comité national olympique et sportif du Bénin (Cnosb) au terme de l’Assemblée générale élective de la Fbe. Il place déjà son mandat sous le signe de l’amitié et de l’innovation.

«On ne change pas une équipe qui gagne», dit-on. Jacques Okoumassou  a été plébiscité à la tête de la Fbe pour un nouveau mandat de quatre ans. Quatre prochaines années au cours desquelles Jacques Okoumassoun et son bureau devront relever de nombreux défis pour la promotion de l’escrime béninois.Mais avant son élection, le président élu a dressé un bilan élogieux des quatre dernières années avec la présence de l’escrime béninois aux Jeux olympiques de Rio 2016 et le titre de vice-champion d’Afrique au sabre avec l’escrimeur Yemi Apithy. A l’en croire, en quatre ans, la Fbe est parvenue à s’affirmer sur le plan national et international comme une structure sérieuse pouvant faire de grandes choses. Pour le président élu, les défis restent les mêmes. «Nous devons nous qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Et cela passe par la participation aux grandes compétitions, la formation des athlètes, la formation des maîtres d’art, et les moyens (…)», a-t-il fait savoir. Son nouveau mandat, il le place sous le signe de l’amitié. «L’escrime, c’est une famille. (…) C’est la convivialité, alors, c’est placé sous le signe de l’amitié», a conclu Jacques Okoumassoun. Rappelons que l’Ag élective a été coordonnée par les représentants du Ministère des sports en la personne de Philippe Hessou et celui du Cnosb, Fernando Hessou. Ils n’ont pas manqué de prodiguer de sages conseils au bureau élu afin que l’escrime béninois écrive de fort belle manière ses pages dans l’histoire du sport béninois.

Lire le nouveau bureau élu

Président : Jacques T. Okoumassoun
1er vice-président : Franklin Dassoundo
2er vice-président :Zomahoun Pamphile
3er vice-président : Mike CokouAzilinon
Secrétaire général :Tchiakpè Edouard
Secrétaire général adjoint : Jacob Atchadé
Trésorier général : Hyppolite S. Attimbossou
Trésorier général adjoint :TchaffaFali
Responsable à l’organisation : William Chrysostome
Responsable adjoint à l’organisation : François Atchimavo
Secrétaire nationale chargée de la promotion de l’escrime féminin : Huguette Houndelo

Membres :
Franck Dansou
Tchalla David
Commissaires aux comptes :
Jean Claude Fagnihoun
Hubert Houngnibo
Responsable à l’organisation

Abdul Fataï SANNI

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Apres l’histoire de ‘’hominssi’’ : Sadky revient avec djivini

  • Publié dans Culture

Sadky

Quand ‘’Hominssi’’(femme)  a ‘’kèssa’’, elle est tombée enceinte et a ‘’Djivini’’(enfanté). Une suite logique donc de l’histoire. En effet, la jeune artiste aux talents multiples passe par ce titre pour conscientiser les filles afin qu’elles arrêtent d’arnaquer les hommes. Quand une femme sort avec un homme, c’est pour fonder une famille, conseille-t-elle. ‘’Djivini’’, c’est aussi un appel aux hommes. Ces derniers sont invités à bien prendre soin de leurs femmes. ‘’Djivini’’, se joue dans un rythme tradi-moderne. C’est un mélange de musique moderne et du ‘’ogbon’’ à travers lequel tout Béninois se retrouverait. Le morceau est l’un des cinq titres que comporte le nouvel mini album de l’artiste et qui est intitulé «Intervalle». L’album est déjà disponible sur le marché et le titre «Djivini» est disponible en vidéo. Sadky prépare un show case le 25 prochain.

Qui est Sadky

De son vrai nom Prisca Estelle Goudou, Sadky Goudou est mariée. La jeune dame arrive à associer vie de couple, musique, et stylisme. Très généreuse envers son public, elle déborde tellement d’énergie qu’il est impossible de s’ennuyer en sa compagnie.  

Sadky est tombée amoureuse très tôt de la musique. Quand on lui demande, elle n’hésite pas à dire qu’elle a, depuis toute petite, eu du plaisir à écouter Robinson Sipa et A. John qui sont ceux qui l’ont bercé et sont aujourd’hui ses références en matière de musique.Sadky a fait le groupe ‘’houezehoue’’ avec Synauqueen  2006 avec à la clé, un lancement d’album au Ministère de la culture. En 2008, elle évolue dans le groupe’’Aditi’’ avec ‘’St Maurice’’. Cette collaboration a abouti à la sortie d’un album lancé au Cncb et  produit par Elmancio Godson. Il s’agit d’un album spirituel. L’artiste a commencé sa carrière solo en 2009 et actuellement, elle a, à son actif, deux albums. Avec la maison de production Gangan Production, la jeune artiste promet encore plus de belles choses à ses fans.

Sadky et la mode.

En dehors de la musique, Prisca Goudou a fait de 2008 à 2012, la couture après le collège. Dans le souci de vendre ses propres créations elle a commencé par faire des créations et en 2014, elle fait une formation en stylisme. Une fois au pays, elle a commencé une école de couture qu’elle vient de finir après  3 ans de formation. Sadky continue de suivre les cours en Belgique dans une école d’art.

Codjo Donatien SODEGLA (Stag.)

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Interdiction de célébration des cultes sur des espaces publics : L’Odhp condamne une mesure “anticonstitutionnelle’’

religion

(Lire le communiqué)

Communiqué de l'ODHP

ORGANISATION POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES (ODHP)
2005 / 0061 / DEP - ATL -LITT / SG / SAG – Assoc-JORB N°4 du 15 février 2005
08 BP 1114 Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél : (229) 97 68 49 31 / 97 39 10 22 / 97 26 36 20

INTERDICTION D’OCCUPATION DES ESPACES PUBLICS PAR LES RELIGIONS UNE MESURE ANTICONSTITUTIONNELLE INJUSTIFIABLE

Dans la suite de l’opération de déguerpissement forcé des espaces publics, le préfet du Littoral, Modeste Toboula a fait déguerpir les fidèles musulmans en pleine prière le vendredi 27 janvier à la mosquée centrale de Cadjèhoun à Cotonou. Devant les protestations des fidèles, de leur clergé et de l’opinion nationale, le gouvernement monte au créneau pour s’expliquer. Dans leur sortie médiatique chacun des ministres y est allé dans tous les sens. Voyons quelques-uns de leurs argumentaires rapportés par les journaux. Le ministre Djogbénou dit notamment : « …quelques soient les confessions : musulmanes, chrétiennes et religions endogènes, l’expression de la foi ne doit plus consister en l’occupation des espaces publics. Nous le faisons en application de la Constitution. Nous le faisons parce que le Bénin, notamment nos grandes villes, ont vocation à être des villes modernes. Il n’est pas non plus dit, qu’il n’y aura pas des espaces pour exprimer sa foi. Il y a des espaces comme les stades…..Désormais, vous imaginez que les grandes manifestations, le chemin de la croix par exemple, ne devraient plus être faits dans l’occupation des espaces publics…. » (Le Matinal N°5010 du 30 janvier 2017). Le ministre de l’intérieur  Sacca Lafia renchérit : « Que ce soit une messe d’anniversaire, de décès ou une prière musulmane dans la rue, pour de simples mesures de sécurité, le gouvernement l’interdit....Un quidam peut foncer avec son véhicule sur des musulmans en pleine prière au bord des routes…. » (Idem).

Un quidam pourrait foncer aussi sur les festivités du 1er août à la Place de l’Etoile rouge à Cotonou ou à la Place Tabera à Parakou.

C’est triste ! Nous voudrions simplement rappeler que l’invocation de la Constitution ne justifie nullement la mesure prise. La Constitution en son article 25 est claire : « L’Etat reconnait et garantit dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et venir, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation » Notre Constitution s’attache aussi aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, etc.qui reconnaissent la dignité humaine libérée de la terreur et de la misère….La Constitution n’ignore pas les us et coutumes, plus généralement les traditions séculaires. Et aucune modernité ne peut justifier qu’on les piétine. Imagine-t-on qu’on interdise Le Grand bain dans le Gange (42 jours) qui fait venir des fidèles hindous de tous les coins de l’Inde et d’ailleurs dans le monde, ou le festival de Rio (au Brésil) et tous les nombreux festivals dans les grandes villes du monde tels le Carnaval de Paris avec un défilé sur 2,8 km de la place Gambetta à celle de la République ? Toutes ces manifestations ont lieu dans la rue ou les espaces publics. Malgré les attentats qui ont déjà eu lieu à Paris, à Berlin, à Bamako, à Ouagadougou et les menaces qui pèsent sur tous les pays aujourd’hui, aucune raison sécuritaire n’autoriserait l’interdiction de telles manifestations. Les attentats ont lieu partout même dans les lieux clos comme les stades et les aérogares. On interdirait alors tous les voyages aériens et par voies de terre et par mer et les compétitions sportives. Au contraire, les gouvernements veillent et prennent les mesures appropriées lorsque le risque est imminent ou avéré. Aucune mesure de prévention sécuritaire ne met entre parenthèse les libertés constitutionnelles. A moins d’avouer son incapacité et alors on en tire les conséquences.

En gros, le gouvernement et nos ministres n’ont aucun argument. Ils accréditent plutôt de jour en jour, la thèse de ceux qui affirment qu’à vouloir ruser, le pouvoir rêverait d’un Etat voyou dans une République bananière. Vrai ou faux, le peuple est averti, lui seul étant le détenteur du pouvoir souverain. A l’ODHP, nous dénonçons et condamnons cette mesure. L’interdiction des cultes sur les espaces publics n’est qu’un des avatars des pratiques liberticides d’un régime despotique violent et brutal en panne d’argument. Halte !

Cotonou, le 30 janvier 2017
Le Bureau Exécutif National

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Gustave Assah au sujet de sa sortie interpellative sur la gouvernance Talon : ‘’Nous avons eu un heureux retour’’

gustave-assah

Au détour d’une interview pour avoir son point de vue et surtout en savoir davantage sur le processus ayant abouti à la nomination, par le gouvernement, de certains de ses pairs de la société civile à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et au Conseil national de régulation des marches publics (Cnrmp), interview que nous publierons dans nos prochaines parutions, Gustave Assah, président du réseau Social Watch Bénin, a profité pour se prononcer sur sa dernière sortie médiatique à la faveur de laquelle il s’est prononcé sur la gouvernance du régime Talon dans un contexte où très peu osent encore s’extérioriser.Cette sortie a-t-elle contribué à corriger quelque chose? Elément de réponse…

M. Gustave Assah, lors de votre déclaration de presse le 26 novembre 2016, vous avez interpellé le gouvernement sur sa gouvernance notamment les marches gré a gré et puis l’affaire Morpho Dys. Dites-nous, cette sortie de Social Watch que vous représentez a-t-elle porté ses fruits?

Nous avons eu un heureux retour. Pour nous c’était trèsintéressant, l’expérience en valait la peine. Nous avons déploré qu’on aitentamé un gréàgré qui devait respecter des étapes. Mais sur le principe, nous avons constaté que la loi a été violée. Et sur le principe nous avons montré que rien ne presse le présent gouvernement a attribué des marches gré a gré sans respecter les principes. Le premier principe, le gré a gré peut venir dans un conteste où il y a une certaine « infructuosité » du marché. Et là, la Direction nationale de marchés publics en fait le constat qu’il n’y a pas eu d’adjudicataire, et on remet. Deuxième niveau, lorsque ce constat est fait, il y a le Centre d’appui au PPP (partenariat public privé) qui a son mot à dire aussi. Il en fait le constat puis notifie dans un sens que ce marchéde gré àgré peutêtre autorisé maintenant parce que les conditions n’existent pas pour pouvoir le faire. L’autre condition est que lorsque le gréàgré ne marche pas, celui à qui on veut attribuer ce marché doit avoir le profil exceptionnel que personne n’a. Or, aucun document ne précise que le gouvernement a procédé ainsi. Alors, nous avons fait des recommandations. Nous avons souhaité que le gouvernement prenne des décrets d’application à la loi PPP. Et au-delà des décrets d’application, qu’il prenne des décrets qui crée le centre d’appui au PPP. Notre troisième recommandation est que le gouvernement fasse les choses dans les règles de l’art et qu’on revoie la copie. Social Watch n’a rien contre Morpho Dys, nous n’avons rien contre le changement d’un gestionnaire de nos aéroports. Mais nous voulons qu’on fasse les choses avec cette élégance, ce leadership affichés au sommet de l’Etat. Le retour bien évidemment est qu’une semaine après, alors qu’on s’attendait à des critiques suite à notre sortie, ce qui n’a pas manqué aussi, car on a senti que des medias et certains acteurs proches de la présidence de République n’ont pas eu la patience de bien lire ce que nous avons publié. Alors, une semaine après, le conseil des ministres (celui du 7 décembre 2016 NDLR), nous a donné raison en prenant des décrets d’application sur la loi PPP et en prenant le décret portant création du centre d’appui PPP. Nous en étionstrès heureux. Et là, félicitations au gouvernement. Le gouvernement a donné la preuve qu’il est à l’écoute du peuple. Et c’est la belle preuve que nous faisons le suivi des marchés publics. Là où on nous attend en tant que société civile, c’est bien là.

J.B

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Interdiction de culte dans les rues : Léonce Hougbadji appelle à la retenue et au dialogue

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«Laïcité de l’Etat et dialogue interreligieux». C’est le thème central de l’émission «100% Bénin» de la chaîne de télévision panafricaine Sikka Tv, ce jeudi 02 février 2017. L’interdiction des manifestations religieuses sur la voie publique était au cœur du débat. Léonce HOUNGBADJI et Ousmane ALEDJI étaient les deux invités de Joël Yétondji.

Retenue, dialogue et paix. C’est ce qu’il faut retenir de l’intervention du Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP). Léonce HOUNGBADJI, puisque c’est de lui qu’il est question, n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer son indignation et ses inquiétudes suite aux tensions créées par cette «restriction injustifiée du gouvernement». Il s’est dit très préoccupé par cette démarche politicienne indigne du Bénin et a rappelé au Gouvernement que même en Europe et aux Etats-Unis, aucune mesure de restriction n’est prise à l’encontre des religions. «Dans ces pays de grande démocratie, les rues sont exposées à l’expression de la foi et de la religion, dans le strict respect de la loi», a-t-il affirmé. «La laïcité de l’Etat est un idéal, un principe, une valeur qui distingue le pouvoir politique des organisations religieuses. L’Etat doit rester neutre. La laïcité ne consiste pas à combattre les religions. Dans l’histoire du Bénin, ce qui se passe aujourd’hui, ne s’est jamais passé par le passé. C’est admissible. L’indignation doit être générale pour ramener le gouvernement sur le droit chemin, afin de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale. L’histoire de notre pays montre que le dialogue interreligieux est toujours au service du développement, de la paix, de la stabilité et de la sécurité», a-t-il fait observer. «Le premier facteur de la démocratie, c’est la liberté. C’est pourquoi, je ne laisserai pas mettre en cause la crédibilité du Bénin. Je ne laisserai pas le Bénin être abîmé et voir ses libertés mises en cause. La situation de notre pays est à haut risque. Le gouvernement doit mettre fin à la provocation et à la diversion pour éviter le mur que lui-même a construit», a-t-il souligné, avant d’appeler à la vigilance citoyenne de tous les compatriotes de toutes tendances religieuses en vue de faire barrage à la volonté du Gouvernement d’installer par tous les moyens la dictature, et de défendre nos valeurs universelles de liberté, de démocratie pluraliste et de laïcité. «Le pouvoir d’Etat est déjà une puissance. Un pouvoir qui procède par écrasement, qui terrorise son peuple, est un pouvoir très faible. On nous cache des choses. J’exprime toute ma solidarité à la communauté musulmane et aux chrétiens et j’invite le Gouvernement à rapporter sans délai et sans condition sa décision», a-t-il conclu.

Il faut dire que le second invité Ousmane ALEDJI n’a pas aussi fait de cadeau au gouvernement. Il estime que ses agissements constituent un véritable danger pour notre démocratie et invite le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités.

M.M

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Simon-Pierre Adovèlandé sur « Moi Président » : « …pas de réforme sans prix à payer »

simon-pierre-adovelande

On l’annonçait pour la présidentielle de 2011, mais non c’est en 2016 qu’il décide de s’engager dans la course pour le fauteuil présidentiel au Bénin. Simon Pierre Adovèlandé est aujourd’hui face à vous, porteur d’un projet de société qu’il va essayer de défendre.

Présentation

Quand on parle de Simon Pierre Adovlandé, les Béninois répondent en chœur Millénium challenge Account. Il faut rappeler que Simon Pierre Adovèlandé a été pendant un bon moment le national de ce programme au Bénin. Les artistes eux répondent plutôt Festival Gospel et racines. Parce qu’effectivement à l’époque, Simon Pierre Adovèandé a été le Directeur général de l’Agence béninoise pour la réconciliation et le développement. Mais il ; faut ajouter à tout ceci que Simon Pierre Adovèlandé, c’est un enfant né à Porto-Novo, il y a bientôt 57 ans dans une famille de 10 enfants. C’est également des études dans un lycée à Lomé et puis des études qui se terminent aux Etats Unis en particulier à l’Université de Haward. Depuis la fin de ses études il faut noter que Simon Pierre Adovèlandé est un militant du développement et du développement en particulier en Afrique. Il a été  de tous les combats de ce pointde vue-là, c’est pour cette raison d’ailleurs que sa carrière professionnelle 25 ans durant a arpenté les couloirs des organisations des Nations Unies : la Banque mondiale, l’Onudi, …toutes ces sociétés ont entendu parler de lui. Il faut également citer le Pnud où il a servi pendant un bon bout de temps. Mais il faut rappeler pour terminer qu’il a  été me président du Forum économique d’Affaires Alabama-Bénin. C’est pour dire que Simon Pierre Adovèlandé, n’a pas renoncé à faire en sorte que le Bénin se développe et d’ailleurs son slogan, c’est de dire très fort et pour tous ceux qui veulent l’entendre, que le Bénin nous devons le construire ensemble.

Monsieur  Simon Pierre Adovèlandé, cette présentation de vous vous sied-t-elle ou bien avez-vous quelques précisions à apporter ?

Si, la précision que je vais apporter… d’abord j’ai été impressionné par les précisions qu’il a données et je voudrais compléter que d’abord en 2009, j’ai eu un défi majeur, quand j’avais commencé à nourrir des ambitions pour mon pays donc il y a eu l’affaire Betsaleel bulding et que j’ai passé 10 mois de ma vie en prison, aujourd’hui je suis un homme libre, bénéficiant d’un non-lieu, mais tout ça fait partie de la vie.

Par le biais de cette présidentielle, vous refaites surface et vous venez au-devant de la scène politique après comme vous venez de l’évoquer, un passage à vide où votre image a été écornée, Simon Pierre Adovèlandé, qu’est-ce qui motive votre candidature aujourd’hui ?

Ce qui motive ma candidature, ce sont les défis actuels de mon pays, quand je vois les défis de développement que nous avons et les solutions que nous sommes en mesure d’apporter après plus de 25 ans dans le travail actif dans le secteur de développement, je me dis enfin, le moment est venu pour ma génération, d’apporter sa contribution, pour bâtir le futur de notre pays, offrir quelque chose de nouveau aux générations futurs. C’est pour cela construire une grande ambition pour notre pays, pour les générations futurs, c’est ce qui me motive à venir en politique surtout, pour les présidentielles à venir. Parce que la fonction présidentielle est d’abord une fonction de service et de sacrifice et vous ne pouvez pas servir des gens dont vous ne connaissez pas les conditions. En 25 ans on a sillonné tout le pays, sillonné les hameaux, pour vraiment vivre les conditions, appréhender les conditions, et à chaque fois que nous appréhendons ces conditions, imaginé  les solutions qu’on peut apporter à ces défis et aujourd’hui, je me dis le moment est venu, pour apporter à une échelle plus grande, servir mes compatriotes au poste de magistrature suprême.

Simon Pierre Adovèlandé, c’est devenu disons un sigle, Spa et quand on regarde votre logo, on se rend compte que ce sigle fait partie du logo, est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu cequ’exprime ce logo-là.

Le logo que je montre, vous allez voir, il y a un disque qui ressemble à une éclipse qui est noireet qui montre tout ce que nous avons vécu les dernières années qui est à peu près la face un peu sombre des attentes et des espoirs déçus et vous voyez un nouveau disque qui est un soleil levant. Donc nous projetons l’avenir du pays à partir 2016, le futur du Bénin. C’est la transition. Ensuite vous verrez un Bénin rouge, un Bénin rouge qui montre qu’il faut pour faire cette transition, du courage et quand vous prenez notre hymne nationalle rouge symbolise le courage. C’est le courage d’une génération qui veut faire la transition, qui veut rentrer et projeter le pays sur les 50 années à venir. De la même manière que dans les années 50, avant l’indépendance il y avait une génération qui rêvait de l’indépendance de notre pays. Nous sommes arrivés à une nouvelle génération qui rêve d’un futur pour nos pays. Pour le faire il faut du courage c’est pour ça que le rouge est là. Le Spa c’est mon sigle Simon Pierre Adovèlandé, mais également c’est la solidarité dont nous avons besoin pour y arriver, le partage  dont nous avons besoin, l’amour et la A c’est l’alliance, il faut rentrer dans une alliance pour pouvoir servir cette nation. Alliance entre le Bénin, l’alliance autour d’une vision, c’est parce que nous n’avons pas eu de vison et une alliance sacrée autour d’une vision, que nous avons eu toutes ces pertes de temps. Donc Spa : Simon Pierre Adovèlandé, mais c’est également la solidarité, le partage et l’alliance. 

On revient à votre projet de société et quand on se rend compte que, à première vue que dans la rédactionde ce projet de société, avant toute chose vous faites un état des lieux de la gestion du pays. Qu’en est-il exactement ?

Vous ne pouvez pas prendre la suite d’un pays sans faire un inventaire. En 2006, nous avons tous rêvé, nous avons donné un chèque au président Boni Yayi. Donc il faut faire l’état des lieux après 10 ans pour pouvoir rebâtir on ne bâtit pas sur du néant.

Il faut partir de l’existant !

Absolument,il faut partir de l’existant. Mais cet inventaire, il faut le faire de façon professionnelle. Moi je suis économiste de formation, donc je ne me base pas seulement sur ce que la rue dit, mais je me base sur des chiffres. Je me base sur de rapports des institutions crédibles comme les Nations-Unies, comme la Banque mondiale, pour poser l’état des lieux, et c’est sur la base de cet état des lieux que nous traçons un horizon pour le Bénin. A partir de cet état des lieux, nous avons vu qu’il  y a beaucoup d’intentions, de très bonnes intentions, mais très vite noyées dans la mal gouvernance. Il y a eu beaucoup de projets qui ont été engagés, mais qui ne sont pas allés au-delà, il ya eu beaucoup de réformes qui ont été engagées, qui sont de très bonnes réformes ; mais également il faut le courage pour mener des réformes dont il s’agit pour notre pays. Donc il a manqué ce courage pour aller au fond des choses, il y a eu de la corruption, alors qu’on devait arrêter la corruption, donc se sont ses choses que nous mettons dans l’état des lieux pour montrer d’où nous partons et à partir de là, nous projetons le Bénin sur les 5 années du mandat et également, au-delà du mandat.

Si vous devez faire un diagnostic en quelques mots aujourd’hui, que diriez-vous ? Où nous en sommes aujourd’hui selon vous ?

Si nous devons faire un diagnostic, je citerai 3 maux : mal gouvernance, corruption, ambition. Ambition parce qu’au départ, si vous prenez le programme du changement et le programme de la refondation, vous êtes sidéré par les approches de solution qui ont été menées.

Elles étaient pertinentes ?

Absolument, mais quand vous regardez comment ça été exécuté, c’est là où je parle de mal gouvernance.

On s’est donc égaré à un moment donné !

On s’est éloigné de cet idéal qu’il y avait dans les ambitions en 2006, changement rfondation.la mal gouvernance n’a pas permis d’aller au-delà de ce qui a été annoncé.

Quelles étaient les caractéristiques de cette mal gouvernance ?

Les caractéristiques de cette mal gouvernance, c’était la précipitation, c’était l’improvisation et c’était le manque de préparation approfondie des décisions. Je prends juste un petit exemple, la gratuité de l’école. Au départ c’est une bonne idée de dire nous allons faire de la gratuité. Mais avant, il faut faire une évaluation, il faut faire des études pour voir est-ce que nous avons autant de salles de classes pour  abriter le flux que ça va générer ? Est-ce que nous avons les ressources nécessaires pour combler tout ce qui était payant au départ ? Est-ce que nous avons des ressources humaines capables d’accompagner ce flux ? Est-ce que nous avons une cartographie scolaire pour identifier quels sont les lieux où il faut implanter de nouvelles écoles. Vous ne faites pas ça, la bonne idée de gratuité va se transformer en désastre et c’est ce qui est entre autres la cause de toutes les grèves que nous avons observées dans le système de l’éducation ? Donc, c’est de ça que je parle de mal gouvernance.

Et quel mode de gouvernance prônez-vous ?

D’abord la responsabilité, l’anticipation et la transparence. La responsabilité parce que vous ne pouvez pas vivre au-dessus de vos moyens. Pendant longtemps, nous avons bâti notre système de développement sur des systèmes hérités au lendemain de l’indépendance. Au lendemain de l’indépendance, nous avionsbesoindes cadres pour l’administration, parce que le colonisateur partait. Nous avons gardé ce système après plus de 65 ans, ça ne peut plus marcher. Donc c’est là où je parle de responsabilité. Il faut prendre la responsabilité sur soit de se dire tout ce que nous avons fait maintenant, était jusqu’à présent adapté pour une période donnée. Aujourd’hui, les ambitions de notre pays ces mécanismes ne sont plus adaptés. Ce n’est pas les autres qui doivent le faire pour nous. C’est nous les Béninois qui doivent être les premiers artisans et les autres viennent en appui. La deuxième, la transparence, il faut une adéquation entre le discours et les actes. Aujourd’hui vous observez qu’il ya une crise de confiance profonde entre les dirigeants et les administrés et la population, tout simplement, parce que la notion  attachée au poste de président a été perdue de vue. La première notion c’est la notion de service. Je répète toujours, vous ne pouvez pas servir de gens dont vous ne connaissez pas les conditions. En plus si vous n’êtes pas dans la peau de service, vous ne pouvez pas conduire les hommes, donc c’est là où je parle de transparence. Et enfin il faut le partage, c’est-à-dire, il faut la justice, c’est la justice qui affermis une nation. Moi je rends grâce à Dieu que j’ai passé dix mois en prison, parce que ce que j’ai découvert, c’est en prison que j’ai réécritun programme de réforme de la justice. Pourtant on avait déjà lors de la formulation du programme du Millénium challenge account ; identifié la justice comme une contrainte au développement. Mais nous avions en terme de solution,pensé qu’il fallait former des magistrats, qu’il fallait construire des tribunaux, qu’il fallait faire de l’assistance judiciaire jusqu’à ce que j’aille passer du temps en prison.

Mais en quoi cela vous a-t-il été bénéfique ?

Bénéfique parce que j’ai touché la réalité, une des grandes réalités de mon pays, voir les méandres de la justice, dans un cas pratique, quand on prend un détenu, vous passez devant la prison civile ça ne vous dit rien. Mais quand vous prenez un détenu, c’est une étude de cas, de comment on peut instaurer la justice dans notre pays et j’ai touché du doigt ses réalités. J’ai vu quels sont les mécanismes qu’on peut utiliser pour que au lieu que la justice devienne un instrument de protection et de développement, puisse devenir un instrument de destruction et comment écrire et mettre en place des mécanismes pour sue ça ne plus ainsi. C’est pour cela que vous allez voir dans le projet de société, nous avons réservé une bonne part à la justice, à la réforme de la justice.

Justement parlant de projet de société, à l’appui de la bonne gouvernance, vous dites il faut nécessairement réformer les institutions.

Il faut réformer les institutions pour deux raisons. La première raison, si je prends notre constitution, nous l’avons  mis en œuvre pendant un peu plus de 25 ans, il faut s’asseoir et voir quelles sont les limites ? N’oublions pas que cette constitution, a été rédigée dans des conditions particulières. Nous sortions d’une crise profonde, il fallait avoir un président très fort pour conduire les réformes qu’on attendait après cette crise, donc ces condition ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Donc il faut revisiter cette constitution.

Plus donc besoin d’un président fort ?

On a besoin d’un président fort, mais je dis les conditions aujourd’huine sont plus les conditions d’il y a 25 ans. Ensuite, nous l’avons pratiqué nous avons vu quelques éléments. Mais au-delà de cela, nous avons un pays où toutes les institutions de contre pouvoir, les premiers responsables sont d’une manière u d’une autre nommés par le président. Ça pose un problème d’équilibre et de contrôle de l’action gouvernementale. La nature humaine, quand il n’y a pas de contrôle forcément ça débouche toujours sur des excès. Donc il faut réformer pour que nous puissions corriger sur la base des expériences que nous avons vécu ces 20, 25 années.

Mais comment nous corrigeons de façon pratique ?

De façon pratique, il faut faire la révision de la constitution de façon consensuelle en associant tous les acteurs et il faut le faire en début de mandat, pour qu’on ne prête pas des intentions au président en cours, qu’il soit de bonne foi ou de mauvaise foi. Il faut le faire au début de mandat, mais de façon consensuelle, transparente en y associant tous les acteurs ; voilà la piste que nous, nous suggérons pour pouvoir aller à la révision de la constitution.

Et qu’est-ce qu’on pourrait réviser dans cette constitution ? Quelques éléments qui vous tiennent à cœur ?

Les éléments qui me tiennent à cœur, moi personnellement, c’est déjà au niveau de la haute cour de justice.

Vous dires notamment qu’il faut la supprimer !

Dans mon projet de société, je demande de la supprimer ou de la réformer pour deux raisons. Quand nous voyons comment nous avons fonctionné jusqu’à présent, je pense que la justice, il faut faire une justice équitable, il faut que ce soit les mêmes institutions qui jugent depuis le premier magistrat jusqu’au dernier. Qu’il n’y ait as une justice particulière pour les dirigeant et une justice particulière pour les citoyens. Elle doit être la même pour tout le monde.

Une garantie d’équité selon vous !

Ce sont ces petits détails qui doivent recréer la confiance mais également permettre aux dirigeants de se dire je suis dans un poste de service, je peux descendre et être jugé à tout moment. Ensuite il y a la question des cours de comptes, il y a la question même de la limitation de l’âge, il faut voir, est-ce que nous maintenons le plafond ? Est-ce que nous maintenons le plancher ? Et à quel niveau dépendant de l’évolution de notre temps, se sont autant de questions que nous laisserons dans un débat transparent franc, que les Béninois se prononcent là-dessus et prendre une décision pour la nouvelle constitution pour mon pays.

Vous parlez beaucoup également de leadership, il parait que c’est une question qui vous tient vraiment à cœur ! Qu’est-ce que vous mettez dans le leadership ? Qu’est-ce que vous trouvez d’incontournable pour sur cette question devienne si cruciale pour vous ?

Le leadership, toute institution depuis la famille jusqu’au niveau de l’Etat, la réussite dépend de la qualité de celui qui dirige l’institution. Et en matière de leadership, ce que je mets dans le leadership de la nation, c’est le service. Mais c’est également la capacité à vivre, àse mettre dans la peau de ceux qu’on dirige. C’est ça le leadership. Le leadership, également c’est comment identifier dans ceux qui sont autour de vous le potentiel qui ont et développer ce potentiel pour qu’il puisse un jour prendre ou jour la relève de ce que vous êtes en train de faire. Regardez un peu dans notre pays, je ne donnerai de nom ni de …c’est très rare que vous voyez des institutions ou le premier dirigeant disparait ou n’est plus là, l’institution demeure, mais la qualité de leadership, don nous avons besoin, à la tête de nos nations, c’est de préparer surtout future génération à exercer les fonctions nous exerçons aujourd’hui. C’est ça la qualité du leadership. Identifier le potentiel de chaque Béninois et leur permettre d’éclore ce potentiel pour être de agents de développent. Et pour moi c’est une qualité clé d’un leader à la tête d’une nation.

Vous incarnez ce leadership ?

Je suis sûr, je l’incarne parce que je l’ai déjà pratiqué. Vous avez dit tout à l’heure, au moment où je partais du Mca, je n’étais pas au terme du processus. Mais parce que nous avons su insuffler cette capacité, cette qualité de leadership à la tête de Millénium challenge account, le programme est allé à la fin malgré que après trois années, je sois débarqué, les hommes et les femmes qui étaient là ont su conduire tel que nous l’avions déjà engagé jusqu’au terme du programme sans accroc, c’est de ça qu’il s’agit. Il faut que chaque leader se dise, je peux partir à tout moment. Mais comment je fais pour que les idées pour lesquelles je me suis battu, puissent être perpétuées sur le long terme. Quels sont les hommes et les femmes que je prépare, pour perpétuer des idées ? C’est ça la qualité de leadership, c’est ça qui permet de de ne pas avoir une rupture dans la mise en œuvre d’une vision que ce soit au niveau d’un Etat, que ce soit au niveau d’une institution, c’est de ça…quand je parle de qualité de leadership, c’est ça qui manque souvent dans le pays. C’est ça  qui manque à la tête de nos pays, le leader qui insuffle le mouvement.

L’autre question qui vous tient également à cœur, quand on parcoure un peu votre projet de société,  c’est le financement des partis politiques.

Le financement des partis politiques est une question essentielle pour que nous puissions avoir une relève de qualité au sein des partis politiques pour que si celui qui est ‘’le bailleur de fonds’’, du parti, n’est plus là, que tout l’édifice ne s’écroule pas. Que quand le bailleur de fonds, le premier responsable n’est plus là, qu’on ait une classe, nouvelle génération qui perpétue. Ça permet  également de mettre de l’ordre dans le paysage politique. Mais également à ce niveau, c’est au cours d’un débat transparent, franc dans notre pays, que nous devons arriver de façon consensuelle à ce que nous allons faire au niveau de notre pays à partir de 2016.

A quoi devrions-nous aboutir dans le système partisan tel que vous vous le voyez tel que vous l’idéalisez dans un pays comme le nôtre ?

Dans un pays comme le nôtre, je vois trois grands regroupements politiques pout que les questions de développement prennent le pas sur les questions politiques ; parce que notre premier problème, c’est le développement, c’est l’économie de notre pays, c’est comment changer de paradigme pour emprunter de nouvelles voies, tracer de nouveaux horizon, de manière efficace, et de manière responsable, j’insiste toujours sur la notion de responsabilité, donc pour moi, c’est arriver à un regroupement pour avoir trois partis maximum, qui s’occupent de l’animation de ma vie politique, pour que nous puissions enfin nous occuper des vraies questions qui sont des question de développement.

En l’état est-ce que c’est possible Simon Pierre Adovèlandé ?

Rien n’est impossible quand nous avons…et pour pouvoir y arriver, c’est d’abord les motivations qui sont derrière et le courage que vous avez pour y arriver. Pour moi, rien n’est impossible dans la transformation d’une nation. C’est dans la tête que ça se passe. C’est le courage pour y arriver, c’est le sacrifice, il y a pas de réforme, il y a pas de transformation sans un prix à payer, il ya toujours un prix à payer. Mais très peu de gens sont prêts à payer ce prix.

Vous parlez beaucoup de courage et ça revient sans cesse, vous dites également dans ce projet de société qu’ilfaut également avoir le courage de prendre les décisions qu’il faut de sorte pour élever notre économie à un certain niveau. Que feriez-vous ?

Quand vous regarder les systèmes économiques qui ont été appliqués dans notre pays depuis les indépendances, il n’y a pas de succès que nous allons montrer pour dire que ça, ça marche. Nous sommes dans un éternel recommencement. Il faut avoir le courage de s’asseoir et dire, tout ce que nous avons fait, le mécanisme que nous avons, le système que nous avons, n’ont pas donné les fruits escomptés. Je vous donne un exemple, 60% de notre population a moins de 15 ans. Au terme de mon mandat, ilsseront en âge de voter. Nous sommes 12 millions aujourd’hui, à ce moment nousseront 14000 selon les projections. C’est une bombe à retardement, c’est ça les fondamentaux sur lesquels nous devons travailler à partir de maintenant. Et pour le faire, il faut le courage, le courage de dire ce que nous avons fait jusqu’à présent,comment nous le corrigeons ? C’est pour cela que vous allez voir dans le projet de société, nous avons dessecteurs clés qui sont l’éducation, l’emploi des jeunes, c’est maintenant qu’il faut le faire. Au lendemaindes indépendances, nous avons toujours dit que notre pays est un pays à majorité agricole. Nous avons près de 80 à 90% de nos populations qui étaient dans les campagnes en ce moment. Aujourd’hui, nous avons 45% de nos populations qui sont dans les villes. Mais nous continuons d’utiliser des approches d’il ya 60 où la population est à majorité rurale, nous continuons de les faire. Nous avons des questions de logement, des questions d’assainissement, des questions d’engorgement de nos rues, dans les villes, voilà les fondamentaux sur lesquels il faut travailler aujourd’hui.

Que proposez-vous ?

Ce que je propose par rapport à l’emploi, nous avons l’intention de créer ce que nous avons appelé l’Agence de développement des jeunes et des femmes qui est une agence à plusieurs guichets, mais notamment je vais citer trois guichets. Le premier guichet c’est le guichet d’accompagnement à la formation. La plupart de nos jeunes qui sortent sont bien formés, mais n’ont pas un emploi. Cette agence aura pour objet, non seulement de faire de l’orientation, mais également pour ceux qui formés, les orienter vers des métiers qui leur permettent de s’insérer dans la vie publique. Le deuxième guichet, c’est le guichet que nous avons appelé le guichet des produits financiers. Quand vous prenez ces jeunes, ils n’ont pas les mêmes besoins en terme de besoin de financement pour accompagner leurs activités. Il y a celui qui a besoin de 100 000f comme celui qui a besoins de 500 000, celui qui a besoin de 1 000 000, celui qui a besoin d’une garantie juste pour exécuter un marché. Donc ce guichet sera le guichet des différents projets financiers pour accompagner leurs activités. Et enfin, il ya le coaching, ce que nous avons …l’accompagnement, vous donnez des crédits à un jeune entrepreneur, il faut l’accompagnement nécessaire pour s’assurer que ce que vous lui avez donné lui permet d’atteindre les objectifs. Donc ce coaching a manqué dans les programmes qu’il y a eu en ce moment. Donc il fait faire une évaluation des différents programmes qui ont … encore une fois l’inventaire à l’état des lieux, parce qu’il y a eu beaucoup d’initiatives, il y a les Fnpeej et autre, il faut faite leur évaluation et voir quelles sont les composantes qui manquent il faut ajouter et les intégrer dans cette agence. Toujours dans la question de l’éducation, il faut voir aujourd’hui que système d’éducation que nous avons eu au lendemain des indépendance n’est plus adapté et il y a eu des états généraux et personne n’a eu le courage d’aller au-delà pour le mise en œuvre, parce que la mise en œuvre demande plus de responsabilité, la mise en œuvre demande que certains perdent leurs avantages immédiats au profit du grand nombre. Donc il faut réformer, il faut déjà au niveau même de la gouvernance, nous r »voyons notre gouvernance à partir de maintenant, des regroupements par pôle, il faut des pôles, il faut resserrer le gouvernement, optimiser les pôles, donc c’est autant d’approches pour pouvoir faire un virage et faire quelque chose de nouveau.

Quand vous parlez de gouvernement et des pôles, lesquels vous paraissent prioritaires ?

Les pôles qui me paraissent prioritaires, c’est le pôle économique, le pôle économique pour moi est un pôle qui permet d’optimiser le potentiel de notre pays. En fait quand nous regardons nos pays, tout le monde nous fait croire que nous sommes des pays pauvres, l’Afrique est un continent pauvre,  nous avons une potentialité énorme. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’il y a une ruée des occidentaux vers nos pays. Mais c’est comment transformer ce potentiel dans la réalité de nos populations. Et pour le faire, il faut rompre avec ce que nous avons fait jusqu’à présent, qui nous met en position de mendiant. Quand je regarde nos pays, l’image que cela me renvoie, c’est l’image d’un mendiant, assis sur une mine d’or mais en train de mendier au bord de la route. Il nous faut avoir le courage, mais également la responsabilité de nous abaisser, de creuser, donc le travail, de transformer nos ressources pour pouvoir leur donner de la valeur ajoutée. Je prends un autre exemple toujours dans le même sens, je prends nos ressources comme nos bois, nous avons des bois de très bonne qualité. Mais la plupart de ce bois de bonne qualité est exporté et quand nous voulons acheter des meubles, nous achetons des meubles importés. C’est comme si nous vendions notre richesse, et nous importons la pauvreté des autres parce que la plupart des meubles que nous importons, son en compactés de sciure, c’est la sciure de notre bois de qualité, donc ceux à qui nous les vendons en produit brut transforment pour faire de très bon meubles qu’ils gardent chez eux, la sciure est compactée, fait des meubles bien jolis extérieurement et qu’on achète, on se rue là-dessus, dès qu’il y a la moindre intempérie, quelqu’un oublie l’eau qui touche, tout s’effrite. Nous si nous prenons le pouvoir désormais, quand nous allons construire un bâtiment public, ce sont les artisans nationaux qui vont fabriquer les meubles que nous allons utiliser dans ces bureaux. Ça permettra de donner la valeur à nos produits locaux, ça permettra également d’injecter de l’argent et d’élever le niveau de vie de nos artisans. Il en est de même pour l’art, quand vous regardez dans nos bâtiments, c’est souvent des vielles photos de pays… des fleurs qui ornent qui ornent nos murs. Un pourcentage de chaque projet public sera utilisé pour lancer des concours d’art plastique à des artistes nationaux qui vont créer des objets d’art qui serviront à décorer les murs, cela leur permettre d’avoir des ressources, ça permettra de créer de l’émulation. Voilà des pistes, de nouvelles pistes, de nouveaux horizons que nous tracerons à partir de 2016 pour le développement de notre pays.

Est-ce que c’est tout cela que vous enfermez dans le concept de « développent des ressources nationales »

C’est des choses que nous avons déjà faites à des niveaux réduits, je prends toujours la référence des différents programmes que j’ai conduits le Millénium challenge account, comme nous l’avons fait avec des cadres béninois, nous l’avons fait avec des nationaux, à compétence national. Notre administration regorge d’hommes et de femmes de très grande compétence, mais c’est la manière dont les promotions se font qui décourage et qui ne crée pas l’émulation. Je parlais de meuble, c’était déjà appliqué, au Mca c’est les nationaux qui ont les meubles que nous avons utilisé là-bas, c’est des choses qui sont possibles, mais il faut avoir le courage de prendre ces décisions.

Vous le dites si bien nos la pahs sont une mine d’or que vous comptez exploiter et vous le dites encore, cela tient de la qualité des ressources humaines, que comptez-vous faire à ce niveau ?

A ce niveau, il faut d’abord dans l’administration, définir clairement les postes politiques et les postes techniques pour que le mode de promotion ne soit ne soit pas lié forcément à la politique. Ensuite à la tête de nos institutions, à la tête de nos entreprises, il faut définir clairement termes de référence de ce que nous voulons confier à ces responsables, leur donner des lettres de mission et avoir un contrat bien précis. Et ces personnes doivent être évaluées progressivement.

Une approche donc par compétence ?

Par compétence, mais il faut aller au-delà de ce que les modes de recrutement, une fois que le processus est lancé, doivent être les plus transparente possible. Aujourd’hui, la technologie est une opportunité exceptionnelle. Les rapports d’évaluations de ces candidatures doiventêtre publiés pour que tout citoyen puisse accéder à ce rapport et voir que celui qui a été retenu par les compétences pour accomplir cette mission. Il en est de même de l’audit des institutions; les audits ne sont pas des éléments de punition, mais c’est plutôt des éléments de performance, d’évaluation de performance. De la même manière que nous faisons un échec de notre corps humain, il faut faire un check up des institutions,pour voir comment ajuster.

AUGRIS

Au MCA nous avons instauré un audit financier, tous les six mois.Et si nous découvrons une malversation du programme spatial,elle s’arrête. On situe la responsabilité. C’est ça la transparence.la lutte contre la corruption, ce n’est pas des discours. C’est des mécanismes,des principes qu’il faut poser et les suivre de façon transparente

Mr ADOVELANDE vous avez posé tout à l’heure une question essentielle ;celle de la séparation du politique par rapport au technique.De façon concrète,de façon technique,comment fait-on pour avoir d’un côté les cadres techniques et de l’autre,les cadres politiques ?puisque quelque fois,la frontière semble mince.

La frontière est parfois simple parce qu’on l’a pas défini.il faut le définir dans un document écrit publique pour que tout le monde sache :le poste du directeur de cabinet,le poste de son adjoint, ainsi de suite. Voilà les postes politiques.et tout le monde le connais. C’est des documents écrits,publiques auxquels tout le monde ait accès,qu’on peut télécharger sur un site du gouvernement et le lire. Une fois que c’est définir comme ça,le jour où vous faites une nomination et ça ne rentre pas dans ce cadre,tout le monde peut le dénoncer ;tout le monde peut prouver publiquement que par rapport à tel article,nous avons, telle nomination est violée. Tant que ce n’est pas écrit,tant que ce n’est pas publique,nous allons toujours dire que la limite est tellement courte, qu’on ne peut pas aller au-delà.il faut de la transparence.

Est-ce que vous imposeriez aussi les hauts cadres de l’Etat qui sont tenus de ne pas être des politiques

On ne peut empêcher quelqu’un de ne pas avoir des activités politiques, d’être politique. S’il choisit de l’être, il assume et rentre dans la catégorie des cadres politiques. Mais cela ne veut pas dire que s’il a de la compétence avérée,il ne peut pas occuper un poste technique. Mais plutôt dans l’autre sens,s’il n’a pas de la tech…s’il n’a pas de la compétence et c’est parce qu’il est politique il ne pourra pas !c’est surtout au niveau des premiers responsables des institutions des sociétés d’Etat et autres.il faut que nous puissions avoir le courage de mettre des techniques et de la compétence. Regardez nos institutions. Dès que vous les privatisez,elles deviennent très bénéfiques. Mais lorsqu’elles sont dans les mains de l’Etat elles sont en pertes.il faut qu’on arrête ça. Cela veut dire que nous ne sommes pas en mesure de diriger nos entreprises .après 65ans d’indépendance mais c’est insultant la compétence des africains.il faut que nous fassions les choses que nous devons faire dans la transparence,avec la compétence et la rigueur nécessaire. Nous avons murir. Après 60ans d’indépendant,il faut que nous présentions une autre image de l’Afrique. Nous devons présenter une autre image de la gouvernance de notre pays. Nous devons nous respecter par nos comportement et non par nos discours.

Vous parlez beaucoup de développement et vous parlez de développement sur une question précise,celle du capital humain. Vous dites qu’il existe et on peut en faire quelque chose. Comment fait-on pour développer le capital humain comme vous le dites

Pour développer notre capital humain il faut d’abord créer l’émulation.il faut créer l’émulation et ce que j’appelle l’émulation, il faut permettre à ceux qui font bien d’être fiers d’avoir fait bien.il faut célébrer nos succès,il faut célébrer nos cadres,il faut célébrer nos hommes et femmes qui font bien.il faut sanctionner avec la dernière rigueur ce qui ne va pas bien pour décourager la complaisance. Non seulement sanctionner,mais sanctionner et publier pour que ceux qui sont tentés de faire comme ça puissent aller du côté de ceux qui font bien. C’est ça aussi la justice.la justice commence par là. Ensuite,nous avons la diaspora,nous avons notre diaspora.la diaspora béninoise,la diaspora africaine. Aujourd’hui il y a pas un secteur de pointe où vous ne rencontrez pas un béninois de la diaspora qui occupe une position de prédilection,une position proéminente.il ya pas de position dans le monde aujourd’hui,quelque soit le secteur où vous ne retrouverez pas un africain en position de pointe et de compétence. Le leadership dont nous parlons à la tête de nos nations,c’est ce leadership qui identifie le potentiel de sa diaspora,qui les intègre aux potentiels intérieurs pour  créer l’émulation.je prends des exemples précis.je veux faire de la consultation pour acheter un avion.je prends n’importe quel exemple, voilà ce qui me vient. Aujourd’hui nous avons des béninois qui sont dans l’industrie de l’aéronautique. Après que des cadres nationaux aient définis et écrits les premiers termes de référence,nous identifions dans la base de donnée de la diaspora béninoise,un expert du secteur. Nous lui envoyons(comme consultation parce qu’il faut le payer. Ce n’est pas parce qu’il est béninois qu’il va le faire à crédit). Nous lui envoyons ce que nous avons faire pour dire,localement voilà ce que nous avons faire. Mais tu es aujourd’hui à une position de pointe ; amende ce document pour que nous puissions faire le meilleur pour notre pays. C’est ça l’émulation. C’est le leadership dont je parle ça. Le leadership qui prend conscience du potentiel de son pays. Quelque soit là où se trouve ce potentiel,le met en position,le met en émulation pour coordonner un résultat fabuleux pour notre pays

Une politique qui motive finalement l’agent à donner le meilleur de lui-même ;mettez également un accent particulier sur les sciences et la technologie Simon Pierre ADOVELANDE.

Pour moi,nous sommes à l’ère de la technologie et la science et la technologie sont une opportunité exceptionnelle pour les pays en voie de dévéloppement.je pense que c’est le don de Dieu pour les pays africains et pour les pays en voie de développement. Mais la science et les technologies,quand nous les appliquons de façon intelligent,quand nous les appliquons de façon harmonisée en mettant des experts de ce secteur dans..au service,nous allons faire des bonds exceptionnels.je prends par exemple l’aménagement du territoire,je prends par exemple des questions foncières. Aujourd’hui avec les images satellitaires avec la technologie de définition de l’espace spatial,on peut faire des choses que nous n’arrivions pas à faire il y a 20ans ,30ans.nous avons fait dans…dans  la composante accès au foncier le..les plans fonciers ruraux, le..les titres fonciers. Mais c’est la technologie qui nous a permet d’aller très vite. Donc aujour….il n’y a pas aujourd’hui. Quand vous prenez la médecine,quand vous prenez l’éducation, aujourd’hui tout le monde a une tablette…pardon,tout le monde a une téléphone portable. C’est des ordinateurs ils ont, quel que soit le lieu où ils se trouvent,nous pouvons développer des applications qui leur permettent d’être intégrés dans le processus de développement. Pour qu’il ait le prix du marché de son produit qu’il vient de ramener de son champ,pour qu’il ait par exemple à qui les produits au lieu que ça pourrisse dans son champs.

Vous voulez donc faire connecter le Benin c’est ça

Il faut connecter le Bénin. En plus nous avons une opportunité,nous avons la chance. Nous sommes sur la cote. Le câble sous marrain descend chez nous. C’est une opportunité exceptionnelle qui peut démultiplier le potentiel de notre pays.

Mais il y a une question qui demeure un préalable. Vous avez le smartphoneil faut le charger le soir à la maison. Vous avez une tablette il faut qu’elle utilise, l’électricité. Pour nous le bât blesse toujours.

Le bât blesse mais il y a eu des avancées.il y a eu des avancées. C’est dommage que euh..après,je prends toujours les indépendances comme référence. Après 60ans d’indépendance qu’on soit arrivé à cette situation. Alors que même le corps humain sans énergie on ne peut pas tenir. Mais nous avons une opportunité au Bénin. Le dernier compacte du millénium challenge account est sur l’énergie. Par seulement mais c’est ça qui est important. C’est qui a eu des études préalable pour étudier quelles sont les contraintes réelles aux problèmes de l’énergie dans notre pays. Non seulement identifier les contraintes mais également  des approches de solution.il y a plusieurs approches de solution au niveau des structures qui sont en charge de l’énergie dans notre pays. Quand vous prenez la société de l’énergie, la société sous régionale,c’est des institutions qui ont été mises en place mais qui n’ont jamais subit de mutation.il faut qu’il ait des mutations pour pouvoir s’adapter au besoin. Pour revenir à cette étude il y a une,un état des lieux.et c’est juste une petite portion que le programme du millénium challenge account a pris. Donc tous les autres programmes existent déjà, évalués avec des coûts. Donc dès que le gouvernement sera mis en place,c’est de prendre les composantes qui ne sont pas encore pris en compte par le programme du millénium challenge account ; mobiliser les ressources ;faire les tests nécessaires pour garantir le partenariat publique privé ; créer l’environnement nécessaire pour permettre aux privés de venir investir au-dedans de façon sécurisée. Donc la question de l’énergie est une question centrale,primordiale au sein de notre programme. Nous avons travaillé,nous sommes partis des différentes études qui viennent d’être fait sur le terrain pour développer les approches de solutions.

Est-ce que pour que cela soit une réalité, vous vous donnez des délais ?

Oui Nous nous donnons des délais mais ces délais ne doivent être affinés qu’à partir de l’inventaire qui sera fait de ce a été fait ces dix dernières années. Vous savez qu’il y a eu beaucoup d’investissements qui ont été fait cette année.de notre position de candidat aujourd’hui, nous avons eu accès à des documents. Mais à d’autres documents nous n’avons pas eu accès. Moi, de façon raisonnable,si je prends les études qui ont été faites,je pense que à partir à partir de la troisième année,si nous prenons la mise en œuvre du programme l’année 2016,à partir de la troisième année,je pense si les lois sont prises à tant pour garantir les investissements,c’est pour cela que je me.. Je fais toujours attention à la question du Bénin. Parce que ce n’est pas vous le président qui est toujours maître des autres institutions qui doivent contribuer au résultat final. Malheureusement le temps tourne et il va falloir  qu’on avance Simon Pierre Adovelande aille voir de près la question  de la communication ;les medias semble également vous préoccupez .Merci la communication des medias, nous sommes à l’aire de la communication c’est donné du contenu éducatif aux medias c’est-à-dire comment nous prenons les  medias et en faire un instrument de développement en faire un instrument aussi d’éducation et de formation de notre population toujours en partant des smartphone. Ce n’est pas le cas aujourd’hui? Oui il faut l’amplifier, oui il faut aller au-delàpour que le jeune qui a smartphone ne fasse pas seulement de la publicité à une application de WhatsApp mais qui puisse développer des  applications qui lui permet de savoir quand t’es ce qu’il sera  à un control sanitaire, et qui lui soit utile dans la vie quotidienne dans la vie pratique que son smartphone lui permet en voulant d’éteindre sa lumière de ne pas avoir appuyé sur tous les interrupteur avec son smartphone et de pourvoir faire des économies d’énergie.

Mais entre  le jeune dont vous parlez et le media il y a des entreprises qui pour le moment vivotent plus ou moins dans notre pays comment fait-on de façon de façon pratique pour qu’elles deviennent opérationnelles et pour qu’elles atteignent les résultats dont vous parlez

Pour qu’elles deviennent opérationnelles, il faut accompagner les petites et moyennes entreprises. J’avais parlé tantôt de l’agence de développement. Donc,il …c’est le tissu des petites et moyennes entreprises qui est la base du développement d’un pays. Pour investir massivement et encourager l’installation des petites et moyennes entreprises. Quand vous prenez tous les grands pays qui se sont développés,c’est à partir de l’investissement qui a été fait dans les petites et moyennes entreprises pour permettre au tissu économique de s’élargir. Quand nous regardons la communication et les médias,il faut que les tard’up,les entreprises,les jeunes qui sont là,on puisse les accompagner pour qu’ils s’installent,ils développement leurs activités.et c’est plus on les élargie qu’ils ont un marché pour grandir dans leurs entreprises.

A condition que la fiscalité ne leurs prenne pas tout.

Je pense que,au niveau des jeunes,de la même manière qu’un père n’envoie pas son enfant à l’école parce que demain il va lui apporter de l’argent,mais parce qu’il a la responsabilité qu’il ait une éducation,de la même manière qu’un gouvernement ,un pays a la responsabilité de s’investir dans le développement des jeunes de son pays. Donc il faut créer plutôt des taxes, des sources de recettes qui permettront de développer les entreprises de ces jeunes-là ;qui permettront de les insérer dans le tissu économique pour qu’ils deviennent des agents de développement. Tant que nous n’allons pas perçu,tant que nous n’allons pas intégrer  cela,nous ne pouvons pas le faire ; nous ne pouvons pas évoluer. Il faut voir le développement de façon globale mais en partant des nationaux,en partant de notre vie du potentiel humain que nous avons.60% de moins de 15ans c’est d’bombe à retardement.

Alors on dit souvent, Simon Pierre ADOVELANDE, une tête bien faite dans un corps sain; quelle politique comptez-vous mettre en œuvre pour que le béninois se porte le mieux possible.

Nous avons fait un constat,un constat malheureux. Voilà un pays où les dirigeants ne se soignent pas dans leurs propres systèmes sanitaires. Ya qu’à voir le budget des évacuations sanitaires.il faut d’abord faire un audit des centres que nous avons. Aussi biens qu’un audit technique,un audit financier qu’un audit organisationnel.il nous faut au cours des trois premières années avoir un hôpital de référence digne de ce nom avec les normes aux normes internationales dans notre pays. A partir de ce moment maintenant,il faut revoir le système sanitaire tel que nous l’avons. Jusqu’à présent il faut la politique des médicaments. Tout le monde veut lutter contre les médicaments de rues. Le faire c’est qu’il faut avoir une politique d’approvisionnement en médicaments essentiels dans notre pays. Tant que nous n’avons pas fait ça,tant que nous n’allons pas corriger les causes,nous ne pouvons pas nous attaquer aux effets donc de façon succincte,la santé,l’éducation sont nos priorités. Mais surtout pour la santé,il faut créer un système qui permet depuis le premier citoyen jusqu’au dernier citoyen se soigner dans le même système et que ce soit l’évacuation sanitaire qui soit l’exception à la règle.

Donc vous êtes Directeur du Festival Gospel et Racine et c’est donc à, juste titre que la culture vous tient à cœur. Que feriez-vous pour. On va dire dynamiser ce milieu-là.

C’est transformer la culture en une industrie

En quelques minutes bien sûres

Transformer la culture. La culture,les arts et le sport,nous avons l’intention de les transformer en une industrie .et pour les transformer en une industrie il faut donner l’opportunité à celui qui l’exerce de s’exprimer. Mais non seulement de s’exprimer mais de gagner de l’argent à partir de leurs expressions. De façon concrète, il y a déjà des ressources que l’Etat met à la disposition de la culture mais il faut aller au-delà.il nous faut avoir des activités comme des festivals,mais des festivals bien encadrés auxquels on injecte des ressources nécessaires. Il faut arrêter de faire de l’à peu prèt.il faut professionnaliser. Sans instruments,nous ne pouvons pas prospérer. Donc c’est de voir de façon pratique quels sont les partenariats publics privés qu’on peut instaurer à chacun de ces niveaux. Mais de façon transparente ;de façon mesurable pour à chaque fois évaluer et faire des ajustements. Mais notre objectif,c’est de transformer ces secteurs en des pôles de développements en injectant beaucoup d’investissement.

Un mot euh Mr ADOVELANDE, juste un mot. Vous connaissez le programme ALAFIA 2025 et à chaque fois ; euh vous êtes mieux placés pour le connaître ;et à chaque fois que (un homme se voit un candidat,il sait), je le dirai de façon triviale pour réinventer la houe; est ce que euh, comment intégrons nous ALAFIA 2025 dans tout ce que vous…

ALAFIA 2025 est un document que…non ce n’est pas que je réinvente la houe ;c’est que nous n’avons pas….

Merci donc Simon Pierre ADOVELANDE,malheureusement les cinquante et deux minutes sont vite passées. Nous espérons  qu’il vous aura permis chers téléspectateurs de comprendre le contenu du projet de société du candidat Simon Pierre ADOVELANDE. Vous voulez bien montrer le spécimen et indiquer très rapidement quelle est votre position sur ce spécimen?

Donc sur la deuxième ligne, deuxième place. Je sur la deuxième position sur la deuxième ligne donc très facile,deuxième ligne deuxième place.

Simon Pierre ADOVELANDE merci de vous êtes prêté à cet exercice ;on va dire républicain.George AMLON c’est déjà la fin. Citoyens du Benin vous irez voter le six (06) mars prochain.la décision finale vous appartient. Merci de nous avoir suivis.

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Climat des affaires au Bénin : Chantage sur Ghaby Kodeih ?

Ghaby-Kodeih

Qu’il vous souvienne que le Conseil des ministres en date du 25 janvier 2017 a fait cas d’un disfonctionnement autour d’une affaire de permis de construire. On se demandait alors depuis quand l’Etat s’est substitué à la mairie de Cotonou pour prendre de telles décisions. Aujourd’hui, les langues se délient et on en sait un peu plus sur les motivations du gouvernement. En effet, dès leur prise de service, les princes du « Bénin révélé » auraient instruit les services de la mairie de Cotonou de leur répertorier tous les chantiers en cours de la famille Kodeih et d’en produire tous les permis de construire. C’est alors qu’il est apparu que le bâtiment en ligne de mire n'est pas conforme au permis de construire, en étant déjà à R+8 avec mezzanine au lieu du R+4 autorisé. Mais la règle en la matière était de produire une nouvelle demande au niveau des services compétents de la mairie qui devraient étudier la qualité de la fondation avant de donner leur quitus ou carrément demander au promoteur de respecter les clauses du permis de construire. Pourquoi alors l’Etat se substitue à la mairie et brandit la menace de destruction de l’immeuble ?

La vérité est ailleurs. L’immeuble incriminé devrait abriter la prestigieuse chaîne hôtelière MARRIOTT qui devrait bousculer le monde de l’hôtellerie au Bénin. De nos investigations, il ressort qu’un second chantier du même promoteur Ghaby Kodeih devrait abriter la chaîne NOOM du groupe WINDHAM. Apparemment, tout porte à croire que le gouvernement ne veut pas laisser de nouveaux groupes s’installer pour concurrencer les hôtels du Chef de l’Etat. Si cette information se vérifie, on peut se demander si c’est le président de la république qui a vraiment demander cela à ses lieutenants. La question vaut son pesant d’or dans la mesure où d’autres sources informent que la famille Chagoury est aussi dans la liste rouge des nouveaux dirigeants à cause de l’hôtel Golden Tulip.

Alors que le gouvernement promeut l’investissement privé avec le vote de la loi sur le partenariat public-privé, de tels agissements vont à l’encontre du discours du Chef de l’Etat. Finalement on se demande dans quel secteurd’activités les princes du « Bénin révélé » veulent laisser d’autres opérateurs économiques émerger ? Le même gouvernement qui affirme vouloir œuvrer pour l’éclosion du secteur privé crée une insécurité dans l’investissement en traquant les opérateurs économiques qui avaient pignon sur rue.

Worou BORO

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Commune de Kandi : Démonlé Moko sauve son fauteuil

demole-moko

Alidou Démonlé Moko reste le maire de Kandi. Il a réussi à résister au vent de destitution qui soufflait sur la Commune. Hier jeudi, la session extraordinaire devant consacrer sa destitution a donné des résultats plutôt applaudis par ses soutiens. En effet, 9 Conseillers ont voté pour sa destitution. 9 autres élus lui ont renouvelé leur soutien. La majorité des 2/3 des Conseillers requise pour déposer le maire, n’était pas atteinte. Le Maire de Kandi a donc réussi à retourner la situation en sa faveur. Ses adversaires  ont mordu la poussière. Pourtant, il avait peu de chance au début de la brouille. Il devrait affronter tout le Conseil communal. Beaucoup ont soutenu que son sort était scellé. 17 Conseillers sur les 18 que compte actuellement la Commune avaient signé la motion de défiance. Mais quelques temps après, 7 Conseillers se sont désolidarisés pour apporter leur soutien à Alidou Démonlé Moko. Les négociations du maire ont payé. De sources crédibles,  il a essayé de convaincre plusieurs élus par rapport à la justesse de sa bataille à la tête de Kandi. Seulement, 9 Conseillers ne partagent pas toujours ses idéaux. Pour eux, le Maire ne mérite plus leur confiance. Le Conseil communal reste apparemment divisé. Les Conseillers contestataires pourraient continuer à alimenter les critiques et les grognes.Alidou Démonlé Moko n’est peut-être pas encore au bout ses peines. Il lui faudra trouver les solutions réalistes pour que l’administration communale ne sombre dans une léthargie fonctionnelle.

A.S

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Assistance aux femmes et enfants démunis : L’Ong “Regard fraternel’’appuie ses cibles

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Le bureau exécutif national de l’Organisation non gouvernementale “Regard fraternel“ a achevé hier, jeudi 02 février 2017, une tournée de trois jours de suivi et de contrôle dans les différentes communes où elle intervient. La délégation conduite par le Directeur exécutif Jean Damassene Fagnihoun a visité les sites d’intervention de l’Ong et a procédé au payement des enseignants recrutés pour encadrer les enfants, de même qu’à l’octroi de micro-crédits aux femmes concasseuses de Dassa.

Près de 2000 enfants et 455 groupements de femmes bénéficient de l’appui direct de l’Ong Regard fraternel. Elle intervient dans le suivi quotidien des enfants à travers les cantines dans les écoles ; le recrutement des enseignants dans presque toutes les écoles primaires des arrondissements de Tré, de Kpaouignan, Soclogbo, Kpingni, ainsi que l'arrondissement de Dassa. L’Organisation appuie également, avec son programme de micro-crédits, les femmes qui font le concassage. Ceci, dans l’optique de les aider dans l'entretien de leurs enfants surtout sur le plan sanitaire. Grâce à son partenariat avec les hôpitaux de la commune de Dassa-Zoumè, des enfants enrôlés dans les programmes de l’Organisation bénéficient des prises en charges systématiques. Autant d’actions à impacts communautaires initiées et menées par “Regard fraternel“ en faveur de ses cibles. Elle intervient dans plusieurs communes du Bénin dans les départements du Mono, Couffo, Zou, Colline, Atlantique, Littoral, Atacora, Donga, l'Ouémé et du Plateau. Contrairement à d’autres Ong, Regard Fraternel œuvre pour le maintien de l’enfant dans la cellule familiale. Pour cela, elle recrute des enseignants dans les écoles primaires, les paie et octroie des micro-crédits aux femmes pour leur permettre de bien s’occuper desdits enfants. A l’école primaire publique de Gbowèmè dans l’arrondissement de Dassa, dernière étape de cette tournée de trois jours, l’Ong a reçu le soutien du maire Nicaise Fagnon qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit Regard Fraternel qui, selon lui, est au cœur de la société de manière discrète mais efficace.

L’Ong pourrait dans les tous prochains jours étendre ses tentacules dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

Aziz BADAROU

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Demande de 5 millions de caution aux petits acheteurs d’anacarde : Scandale au ministère du Commerce ?

commerce

Le secteur d’anacarde est en proie à un scandale sans précédent. Les cadres du ministère du commerce ont beau nié l’implication du ministère mais les faits disent tout autre chose. De quoi s’agit-il en réalité ?

Depuis un moment circule sur les réseaux sociaux un arrêté ministériel qui émanerait du ministre du Commerce et de son homologue de l’Agriculture portant modalités de commercialisation des noix de cajou. On y lit que la commercialisation intérieure des noix de cajou au Bénin est subordonnée à un agrément accordé par le ministre chargé du Commerce après avis du Comité de suivi de la campagne. Pour l’obtention de l’agrément, la caution est fixée à cinq millions de francs (5 000 000)FCFA. Le même arrêté interdit la vente de noix de cajou aux abords des voies, des maisons d’habitation et d’autres lieux publics ou privés. On peut comprendre aisément que ce sont les petits acheteurs d’anacarde qui sont visés. Et déjà sur le terrain, on exige des petits acheteurs le payement d’une somme de cinq millions avant tout achat d’anacarde. Le hic est que ces petits acheteurs doivent verser cette somme en espèces sonnantes et trébuchantes à de vils individus contre reçu. Aucune structure financière publique ou privée n’est associée à ce paiement. Cette intrigue a conduit certains acheteurs de noix de cajou à se rapprocher de la Direction générale du commerce intérieur. C’est alors qu’on leur a fait comprendre qu’il y a effectivement une loi en cours dans ce sens mais qui, du fait qu’elle n’est pas encore vulgarisée, ne saurait entrer en vigueur. Autrement dit, le ministère n’a autorisé personne à percevoir une somme de cinq millions de francs au titre de la campagne en cours. Qui a donc instruit ces personnes à demander chez les acheteurs 5 millions de francs avant tout achat ? D’où tiennent-ils le reçu qu’ils délivrent ? Le phénomène s’observe plus dans les localités de Savalou et de Bantè où l’anacarde est produit en quantité. Tout porte à croire que c’est un réseau organisé pour gruger les petits acheteurs. Comment peut-on faire croire que le ministère du commerce ignore toute cette manœuvre alors que c’est en son nom que de vils individus exigent une caution de 5 millions de francs aux petits acheteurs. Le chef de l’Etat est-il au courant de cette manœuvre ?

Nous donnerons plus de détails dans cette affaire dans nos prochaines parutions.


M.M

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Tensions sociopolitiques au Bénin : Aveux d’impuissance…

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Face à la détermination des syndicats, le ministre des Enseignements du Maternel et Primaire (MEMP) a du rapporter sa décision et face à l’indignation de la communauté musulmane, le chef de l’Etat est contraint à faire recours à la négociation : c’est peu dire que de faire le constat que le rapport de forces annonce que la gouvernance de la Rupture gagnerait à changer de méthodologie dans la gouvernance…

Bien malin qui pourra prédire que la conclusion de la rencontre prévue pour ce samedi 04 février 2017 entre le chef de l’Etat Patrice Talon et les leaders de la communauté islamique du Bénin sera heureuse. Au mieux, au regard de l’indignation des fidèles d’Allah, face à la bourde zélée du Préfet du Littoral et de la sortie malheureuse de deux membres du Gouvernement qui ont versé de l’huile sur le feu de la colère des musulmans interdits de culte sur les espaces publics, on peut espérer que Patrice Talon jouera dans le registre de la conciliation. Ce qui reviendra à dédire le Préfet Toboula et le Gouvernement, le temps de faire baisser la tension sociale. En attendant de trouver les bonnes voies pour faire déguerpir les mosquées des trottoirs, notamment pour le culte de la mi-journée, nommé «Dohr » les vendredis. Pour le moment, c’est un aveu d’impuissance.Et ce n’est le seul de la semaine : face au bras de fer qui l'oppose au gouvernement, le syndicat des enseignants du primaire vient de remporter la manche.

Capitulation du MEMP

En effet, suite aux mouvements de grèves qui ont secoué les Enseignements du Maternel et Primaire au Bénin et à la détermination des Enseignants de durcir lesdits mouvements avec l'entrée en grèves de leurs collègues du Secondaire, le MEMP Karimou Salimane a capitulé. Pour preuve, il a été obligé de rapporter les arrêtés par lesquels il a sollicité les services des inspecteurs et conseillers pédagogiques admis à la retraite.   C'était également une occasion pour les enseignants d'arracher une promesse faite par l'autorité de tutelle, de mettre en place une commission qui aura pour mission de rédiger les arrêtés d'application des Statuts particuliers des Enseignants avant le 15 Février 2017.

De fait, ce n'est pas la première fois que le gouvernement et son Chef capitulent devant des mesures et décision mises en œuvre sans la méthode adaptée. Qu'il vous souvienne déjà que grâce à une veille citoyenne active sur les réseaux sociaux, le marché de réalisation de cartes scolaires accordé de gré à gré à SAMTAL Technologie, une entreprise appartenant à un membre de la famille Talon, par une injonction du Chef de l'État, le ministre de l'Enseignement secondaire a aussi rapporté l'arrêté d'attribution dudit marché à SAMTAL Technologie.

Cherche coach pour Golden boy

Face à ces capitulations répétées, on se pose la question de savoir à quoi sert cette cellule d'analyse des arrêtés et projets installés dans les locaux de la Marina. Mieux de l’avis des analystes, tout ceci prouve que la qualité de la capacité de gestion managériale, qui a fait le succès extraordinaire du Président de la République, Patrice TALON dans le monde des affairesa du mal à s’adapter aux réalités de la scène politique et au cadre de la gouvernance démocratique.Pour faire court, disons que Patrice Talon le Golden boy des Affaires a encore besoin d'être coaché pour devenir un bon leader politique... Affaire à suivre de près.
 
MM

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