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Cour d’appel / Coups mortels : Noufou Oumorou écope de 07 ans de réclusion criminelle

justice

Sept ans de réclusion criminelle. C’est à cette décision qu’est parvenue la cour de céans présidée par Richard Limoan assisté des magistrats Epiphane Yéyé et Rodrigue Sédonougbo, après en avoir délibéré conformément à la loi, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Léon Pape Yéhouenou et les plaidoiries de l’avocat de la défense Me Jean-Claude Gbogblénou.

L’accusé Noufou Oumorou est poursuivi pour le crime de coups mortels prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal.

L’accusé Noufou Oumorou va recouvrer sa liberté parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 11 Mars 2009.

Résumé des faits

Les faits de la cause se sont passés dans la commune de Malanville. En effet, les nommés Noufou Oumorou et Saley, ressortissants nigériens sont cultivateurs mais employés dans des champs voisins dans le village de Goungoun, arrondissement de Guéné dans la commune de Malanville.

Dans la matinée du jeudi 05 mars 2009, le sieur Noufou Oumorou a constaté que la serrure de la cabane de son patron a été détruite et des outils agricoles enlevés. Ses soupçons sont portés sur Saley qui a reconnu les faits et a promis restituer.

Le 07 mars 2009, Saley est revenu et tentait d’arrêter les volailles de Kora Bagado, patron de Noufou Oumorou. Ce dernier n’a pas apprécié ce comportement de Saley et lui fit des remontrances.

Il s’en suit une altercation au cours de laquelle Noufou Oumorou et Saley s’échangèrent des coups de bâton. Saley a ensuite fui pour se rendre dans le champ de son patron Aboe Karim mais Noufou Oumorou, non satisfait l’a suivi et la bagarre a repris. Noufou Oumorou a assené plusieurs coups de bâton sur la tête de Saley qui s’est écroulé sur le chemin de retour du village.

Interpellé et inculpé de coups mortels, Noufou Oumorou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure avec la précision d’avoir reçu aussi des coups de la victime.
    
Les débats

L’accusé Noufou Oumorou déposant à la barre devant la cour a reconnu les faits qui fondent sa mise en accusation devant la chambre d’accusation de la cour d’appel de Parakou. Mais avec la précision qu’il a également reçu des coups de la part de la victime et qu’il a même une blessure à la tête. Il a déclaré que la victime, avec qui, il n’avait aucun différend,lui reproche de l’avoir dénoncé à son patron au sujet du vol des outils agricoles. L’accusé a reconnu devant la cour que ce sont les coups portés à la victime qui ont entraîné la mort de cette dernière.

Léon Pape Yéhouenou représentant le ministère public, après un rappel des faits, a fait observer que les actes de l’accusé sont motivés par un esprit de vengeance, car après la première rixe, il a poursuivi et rattrapé la victime dans le champ pour lui porter des coups de bâton. L’avocat général a rappelé que l’accusé est poursuivi pour coups mortels prévus et punis par l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal, une infraction sœur de l’homicide volontaire, qui consiste à donner les coups ou blessures avec l’intention de donner la mort. Se fondant sur cette définition de l’homicide volontaire, il relève que l’accusé avait l’intention de tuer la victime à cause des parties choisies pour donner les coups et le fait de surprendre la victime. Ce qui constitue une circonstance aggravante des simples coups mortels. C’est pourquoi, l’avocat général Léon Pape Yéhouenou a requis que la cour de céans disqualifie le crime de coups mortels et le requalifie en crime de meurtre ; de déclarer l’accusé Noufou Oumorou coupable d’homicide volontaire, de lui trouver de très larges circonstances atténuantes comme l’excuse de provocation, l’enquête de moralité qui lui est favorable et de le condamner au temps déjà passé en détention.

L’avocat de la défense Me Jean-Claude Gbogblénou a, dans ses plaidoiries, salué la sincérité, la sérénité et la sagesse qui ont caractérisé la conduite des débats par la cour. Car, a-t-il fait remarquer, décider du sort de quelqu’un est une œuvre de sagesse voire une œuvre divine. Revenant aux faits, l’avocat de la défense observera que son client n’a jamais dit qu’il a poursuivi la victime pour l’abattre comme l’a insinué le ministère public dans ses réquisitions, se fondant sur le procès-verbal  de l’enquête préliminaire. Il voit cela comme un piège que la cour doit éviter pour bien apprécier les faits. Car le procès-verbal ne lie pas la cour, il sert à titre de renseignement. Il a rejeté les allégations du ministère public qui font état de ce que l’accusé a formé le dessein de tuer la victime. Pour Me Jean-Claude Gbogblénou, son client n’a jamais eu l’intention de tuer la victime, il n’en veut pour preuve, le fait que l’accusé ait porté assistance à la victime après lui avoir porté le coup, a demandé que leurs deux patrons soient informés et suivi la victime jusqu’à l’hôpital. Celui qui a l’intention de tuer quelqu’un à qui il a réussi à porter un coup violent ne se comporterait jamais de la sorte. Par conséquent, la disqualification du crime de coups mortels demandée par le ministère ne saurait prospérer. Tout en relevant certaines insuffisances au dossier, l’avocat de la défense a plaidé l’excuse de provocation et l’acquittement de son client.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Musique : Le groupe Rafall gratifie ses mélomanes de ‘’Ngba djo’’

  • Publié dans Culture

musique

Le groupe de musique urbaine ‘’Rafall’’ refait encore surface avec la sortie prochaine d’un nouveau morceau. Il s’agit de ‘’Ngba djo’’ ce qui traduit en langue « t’en vas pas ». C’est un son qui parle de l’amour et que le groupe met sur le marché par ces temps de la célébration de la ‘’Saint Valentin’’. Ceci, afin de faire un clin d’œil aux amoureux. Le son sera disponible le 18 février prochain. Rafall s’était déjà fait signaler par des tubes comme ‘’vaincre ou périr’’, ‘’vérité’’, ‘’akoueh et atogbè’’ en featuring avec Reno king dont la vidéo a fait le tour  des chaînes de télévisions et figurée dans les hits pendant un bon moment. Avec cette nouvelle sortie, Aldis Gandigbé et son alter ego promettent de bons moments aux amoureux. Le morceau a été enregistré par ‘’witch entertainment’’

Codjo Donatien SODEGLA (stag)

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De retour au-devant de la scène : Kiinzah passe du micro à la plume

  • Publié dans Culture

Kiinzah

Vous l'avez connue avec des morceaux comme : Perle d'ébène, Lélé, Djohodo, Akpodofi, Zakkin, Iya....etc. Aujourd'hui, l’artiste chanteuse béninoise Kiinzah décide de gratifier son public d’une autre facette de l’art. Elle fait un grand pas dans le carré d’as restreint de la littérature.  La chanteuse à la voix divinement timbrée sort son tout premier ouvrage intitulé ‘’Engrenage’’, lancé à Lyon Villeurbanne. En attendant le tour du Bénin pour son lancement, retenez que la vedette est de retour au-devant de la scène en se partageant cette fois-ci entre la musique et la littérature. Et puisqu’il n'y a qu'un pas entre les deux mondes, l’aventure sera certainement aisée. Bon vent à l’artiste!

T.G

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Renforcement de capacité à la ‘’Fénat’’ : Les journalistes culturels à l’école de la critique théâtrale

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fenat

L’atelier de renforcement des capacités des journalistes culturels en critique des spectacles de théâtre a eu lieu hier jeudi 16 février 2017 au siège de la fédération nationale de théâtre (Fénat) présidée par Pascal Wanou. Placé sous le thème  "Étudier et Écrire sur le théâtre ", cet atelier a regroupé une douzaine de journalistes spécialistes des questions de la culture venant de rédactions diverses. L’objectif est de leur fournir les armes nécessaires afin qu’ils puissent assister désormais aux spectacles de théâtre dans une posture autre que celle profane.  Les participants à cette séance de formation ont bénéficié de l’expertise du dramaturge et metteur en scène Hermas Gbaguidi, chargé à la formation de la fédération. Avec lui, les hommes des médias ont été imprégnés des réalités du monde théâtral avant de prendre connaissance des clés dont il faut faire usage pour une lecture fiable des représentations théâtrales. Entre autres, le journaliste critique de théâtre est dans l’obligation de maîtriser les jargons techniques appropriés à l’espace théâtral. A en croire le formateur, ils sont aussi tenus d’avoir une connaissance plus ou moins parfaite des accessoires relatifs au jeu dramatique et des différents moments du déroulement de la trame. Au terme de ladite séance, les stagiaires sont sortis riches des atouts pouvant leur profité dans l’exercice de critique des représentations.

Teddy GANDIGBE 

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5e journée du tournoi Csp Gbéto : Déjà des équipes qualifiées

  • Publié dans Sport

csp-gbeto

(Trois rencontres au programme)
La 16e édition de la Coupe Csp Gbéto de basket-ball, démarrée samedi 21 janvier 2017, aborde ce week-end, les rencontres de la cinquième journée de la compétition. Trois rencontres sont au programme dont celle qui opposera les jeunes garçons de Père Aupiais au Complexe scolaire Protestant (Csp). Mais avant ce cinquième acte, des équipes ont déjà validé leur ticket pour le carré d’as.

Au fur et à mesure que les journées s’enchaînent, les rencontres deviennent plaisantes et intéressantes. Chaque équipe cherche à imposer sa suprématie. Ce week-end, le spectacle sera encore au rendez-vous avec trois belles affiches. D’abord en première heure, l’équipe du Csp, déjà qualifiée pour les demi-finales dans la poule A, sera opposée aux jeunes garçons de Père Aupiais. Une rencontre très attendue puisque, les deux équipes se connaissent très bien. Suivra au niveau des filles, la confrontation entre Csp et Notre Dame. La dernière rencontre du week-end va opposer chez les jeunes garçons, Laura Vicuna aux lycéens de Kpondéhou.

Retour sur les affiches de la 4e journée

Avant les rencontres du cinquième chapitre de la compétition, il faut dire que trois matches ont été joués lors de la quatrième journée. Ainsi, dans une rencontre plaisante, les jeunes garçons de Montaigne ont dominé Laura Vicuna (44-27). Au même moment, les filles de Montaigne s’imposaient face à leurs homologues de la Cité (21-12). Enfin, Csp chez les garçons, a validé son ticket pour le carré d’as en battant Gbégamey (32-16).

Des sanctions et des qualifiées…

Au terme de cette quatrième journée de la Coupe Csp Gbéto de basket-ball, des équipes ont validé leur billet pour les demi-finales. C’est le cas du Csp chez les hommes. Par ailleurs, la commission technique a siégé suite à la réserve portée sur un joueur du Ceg Ste Rita par le Ceg Gbégamey. Et à en croire le promoteur Alassane Zimé, après investigation, le CegSte Rita a perdu le match du samedi 4 février 2017 au profit du Ceg Gbégamey. Conséquence, Ceg Gbégamey est qualifié pour les demi-finales dans la poule A. Notons que dans la poule B, l’équipe de Montaigne est en tête du classement suivie de Laura Vicuna. Rappelons que l’objectif visé par le promoteur estde développer le basket-ball en milieu scolaire, le brassage interscolaire,et d’offrir un cadre de divertissement sain aux jeunes collégiens et lycéens. Déjà, Alassane Zimé exhorte le public et les férus de cette discipline à effectuer le déplacement pour accompagner les différentes équipes.

Résultats de la quatrième journée

Garcons :  Montaigne bat Laura Vicuna  44-27
Filles :       Montaigne bat Cité              21-12
Garçons :  CSP bat Gbégamey              32-16

Programme de la cinquième journée

G: Aupiais vs CSP
F: CSP vs NOTRE DAME
G: Laura Vicuna vs Kpondéhou ZIME

A.F.S.

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Match amical de relance d’activité et de mise en jambes : L’équipe de 2Sfc El Dorado bat Cs-Béthanie

  • Publié dans Sport

equipe-2Sfc

Dans le cadre du respect de son programme d’activité, l’équipe de Santé et solidarité El Dorado football club (2Sfc) a livré un match amical, dimanche 12 février 2017 face à son homologue de Cs-Béthanie. Une rencontre remportée par les protégés du président Atzel Koty de 2sfc (1-0) et qui relance la saison sportive dudit club.

Dans une rencontre plaisante, faite de beaux gestes techniques et d’engagement, l’équipe de 2Sfc s’est contentée d’un service minimum face à son homologue de Cs-Béthanie. Une réalisation de Boris Ehahoun. Malgré les tentatives des deux équipes pour aggraver ou pour rétablir la parité, le score est resté inchangé jusqu’à la fin du match. «Merci d'inaugurer le premier match de l'année 2017 de fort belle…Je voudrais remercier mes gars pour la qualité du match et la lucidité du jeu. Le professionnalisme était là et l’adversaire a été contenu»,s’est réjoui le président du club 2sfc, Atzel Koty. Même s’il estime qu’il reste tout de même des choses à parfaire. D’ailleurs,lors de son élection à la tête du club, il a placé son mandat sous le signe du service, de la qualité, et de la parfaite communication. «Ce sont sur ces trois aspects que j’entends baser mon mandat pour faire booster le club», avait-il laissé entendre. C’est dire que le bureau dirigé par Atzel Koty sait pourquoi les membres dudit club leur ont accordé leur confiance et il mettra tout en œuvre pour réussir le pari et faire davantage connaître le club 2Sfc. Rappelons qu’aux dires d’Atzel Koty, d’autres rencontres amicaux du genre seront programmées tout au long de l’année 2017.

A.F.S.

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Géant meeting des étudiants de l’Uac : La Fneb se désolidarise, l’Ag hors du campus !

education

Après quelques mois d’accalmie, les mouvements de protestation avec à la limite des affrontements pourraient bientôt reprendre sur le Campus d’Abomey-Calavi. Les étudiants seront en Assemblée générale ce jour, vendredi 17 février 2017, à l’hôtel “le Refuge“ derrière le campus. La communauté estudiantine n’approuve plus les décisions du gouvernement relatives à la suspension des activités des organisations estudiantines ainsi que celles du rectorat relatives à l’interdiction d’accès au campus des vingt-et-un étudiants exclus pour cinq (05) ans.

C’est à travers la note de service n°2017/467/UAC/SG/AC/SHR du 9 février 2017 portant interdiction de présence de tout étudiant exclu d’un établissement de l’Uac que l’autorité rectorale a fermé les portes de l’Uac à ces derniers. Si pour lui, il s’agit de maintenir la sécurité des personnes et des biens après l’incident de fusillade qui a opposé devant les tribunaux, Habib Ahandessi un des étudiants exclus, et Marius Hounsi le chargé de mission du recteur, les responsables étudiants refusent de s’y conformer sous prétexte qu’un établissement public est ouvert à tous. C’est donc à cet effet qu’il est annoncé pour ce vendredi, une Assemblée générale des étudiants hors du campus, précisément à l’hôtel “Le Refuge“ pour se prononcer sur la situation à l’Uac et peaufiner les stratégies de revendication voire de protestation. Une démarche que n’approuve pas la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) dont le président, Emmanuel Assimada, avait été traité de “Juda“ du mouvement étudiant lorsque son organisation avait suspendu unilatéralement la grève. « La FNEB a changé de stratégie depuis qu'elle a suspendu la motion de grève signée conjointement avec les deux autres organisations sœurs après analyse de la situation et donc ne saurait mener une quelconque action commune avec ces dernières sans l'avis favorable de ses BUE et IS. D'ailleurs l'UNEB l'UNSEB par le biais de leurs Président ne partagent plus la même vision sur les stratégies de luttes universitaires et ont traité le président Fneb de "Juda". Il faut dire qu'elles n'ont plus besoin de l'appui de la Fneb pour une quelconque mobilisation. Et donc nous interdisons tous actes, toutes agitations qui visent de nouveau à profiter de la FNEB pour montrer aux camarades étudiants qu'elles ont à cœurs les problèmes qu'ils vivent aujourd'hui. A cet effet le Fneb par le biais de son président Emmanuel Assimada invite les responsables d'étudiants à divers niveaux de la grande FNEB au calme et à continuer dans leurs différentes démarches en attendant que l'autorité revienne sur sa décision de suspension des organisations estudiantines », a notifié le secrétaire à la Communication de la Fneb. Voilà qui fragilise davantage le mouvement étudiant après la décision de suspension des activités des organisations estudiantines. De toute façon, les regards sont tournés vers l’hôtel “Le Refuge“ où se réuniront ce jour les étudiants.

Aziz BADAROU

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Séance de sensibilisation et d’information à la Ccib : Les opérateurs économiques aguerris contre les enjeux climatiques

Jose-Didier-Tonato

La communauté nationale des affaires a été mobilisée hier, jeudi 16 février 2017, autour d’une importante séance d’information et de sensibilisation sur les enjeux climatiques. Il était question, à travers cette séance qui s’est déroulée à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), d’outiller les opérateurs sur les risques et la facture climatique des entreprises ainsi que les modalités d’accès aux mécanismes de renforcement de capacités, de transfert de technologies et de financement…

Les enjeux climatiques sont devenus, selon le Président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, un enjeu de développement pour la communauté internationale étant donné qu’ils affectent aussi bien les capacités productives des nations que les ressources nécessaires à l’existence humaine. De ce fait, il s’avère impératif que les opérateurs économiques connaissent les risques climatiques liés à leur secteur d’activités et aux investissements. C’est d’ailleurs dans cette démarche que s’inscrit la présente séance d’information et de sensibilisation sur les enjeux climatiques. « Quelles modalités pour un accès effectif du secteur privé du Bénin aux mécanismes de renforcement de capacités, de transfert de technologie et de financement ? » c’est le thème autour duquel se sont articulés les échanges et communications.
Dans son mot de bienvenue, le président de l’institution consulaire a reconnu l’avancée notable que constitue l’Accord de Paris sur le Climat dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques avant de souligner la nécessité d’une implication active du secteur privé dans la mise en œuvre au plan national. A l’en croire, l’Accord de Paris est une opportunité pour l’Afrique de bâtir une économie résiliente et sobre en carbone et ce, en tirant avantage de la finance climatique. « La pertinence de cette séance d’information se trouve dans les différentes thématiques qui seront développées par des personnes averties des questions climatiques », justifie Satchivi. “Accord de Paris : quels défis et opportunités pour l’économie béninoise son secteur privé“ ; “Initiatives nationales de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques“ ; “Modalités d’accès aux différents fonds climatiques“ ; “Renforcement des capacités et transfert de technologies“ ; “la BAD et la finance climatique“ “la BOAD et la finance climatique“ sont les principales thématiques abordées au cours de la séance. Tout en invitant le secteur privé à jouer sa partition aux côtés du gouvernement, Jean-Baptiste Satchivi a plaidé pour la densification et la pérennisation de la dynamique du partenariat public-privé. Prenant la parole, le représentant résident du Pnud, Siaka Coulibaly s’est référé à l’Accord de Paris notamment l’article 29 relatif à la finance Climat pour faire savoir que la présente séance témoigne de la volonté politique du Bénin à contribuer à l’adaptation et à l’atténuation des effets pervers des changements climatiques. Selon ses dires, le Bénin, faible émetteur de gaz à effets de serres reste un pays vulnérable dans plusieurs secteurs de la vie économique nationale. Procédant à l’ouverture de la séance, le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato a rassuré qu’au plan national, des actions concrètes d’adaptation et d’atténuation des effets néfastes des changements climatiques sont en cours. Il a par ailleurs, confié que le défi ne saurait être relevé sans le savoir-faire des partenaires privés, les opérateurs économiques.

Aziz BADAROU

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Retrouvailles Kétou 2017 : Le Jcp préoccupé par le développement du Plateau

François-Tobalache

(Le FesCuP bientôt une réalité)
Le forum ‘’Jeunes cadres du plateau’’ (Jcp) quitte le virtuel pour le réel. Les membres de la plateforme organisent, à cet effet, une rencontre. Aux dires de François Tobalache, conseiller au dialogue au Cous/Ac, président du comité d'organisation des retrouvailles Kétou 2017, «depuis la création du forum Jcp, aucune occasion ne s'est présentée à ses membres afin d'échanger entre eux…et de mieux se connaître». Il apparaît, à l’en croire, nécessaire de faire fonctionner le forum selon des méthodes plus ou moins démocratiques et par des personnes choisies de façon consensuelle. Ces paramètres favoriseraient un dialogue plus responsable et permettront d'instaurer la confiance entre les membres. Ceci, participe, a-t-il confié, du développement du département du Plateau à travers des réflexions,  des propositions, et des actions. Mettre en place le bureau de coordination duJcp; développer les perspectives pour la mise en œuvre du Festival culturel du Plateau (FesCuP); communication sur le thème: «Les communes du Plateau: les mutations depuis 1990 et les perspectives pour un développement inclusif et équilibré»; visite du palais royal de Kétou et allégeance au Roi; visite de sites touristiques constituent, entre autres, le menu de la rencontre.Rappelons que Kétou 2017, se veut rotatif. D’autres communes du Plateau l’abriteront les éditions à venir. Une cotisation d'au moins 2000 F Cfa a été initiée au sein du forum afin de rendre ces retrouvailles possibles.

MM

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Du 21 au 27 février 2017 : Cotonou, la capitale ouest africaine du scoutisme

mouvement

La 11eme édition du forum des jeunes et de la conférence de la zone ouest Afrique du scoutisme a lieu du 21 au 27 février 2017 à Cotonou. Organisée autour du thème "Scoutisme, un instrument de l'unité et de renforcement de la Cedeao", ces assises visent  à renforcer le cadre d’échanges entre les associations et organisations scoutes nationales de l’espace Cedeao.  Plus de trois cents scouts adultes et jeunes du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Cote d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Libéria, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Léone et du Togo sont attendus aux côtés de leurs homologues béninois. En effet, c'est un forum qui va rassembler les jeunes de 16 à 25 ans  qui vont discuter des enjeux de leur temps et engager, à terme, des actions en faveur de la paix et de la promotion du dialogue. La conférence, quant à elle, va réunir des responsables. Ceux-ci vont, en effet, évaluer la situation du scoutisme dans la zone ouest africaine, et offrir une tribune de partage d'expériences entre les associations et organisations scoutes. Ce sera aussi l'occasion pour les décideurs scouts de réfléchir à une meilleure implication des scouts dans le processus d'intégration au sein de l'espace communautaire. Le plat de résistance sera le renouvellement du bureau de la zone.

Toujours au menu...

Une série d'activités va meubler ces assises de Cotonou. Entre autres, le forum sur l'éducation scoute, des formations spécifiques au profit des responsables et des jeunes, des travaux de groupe sur diverses thématiques, des activités communautaires, des visites de sites touristiques, une soirée de gala. Ces manifestations sont placées sous la direction des membres du Comité africain du scoutisme. Le gouvernement béninois ne sera pas du reste. D'ailleurs, c'est un événement placé sous le patronage des ministres Oswald Homeky et Lazarre Séhouéto respectivement en charge des Sports et du Commerce . Mais il faut signaler qu'à quelques jours de l'ouverture de cette grande rencontre, le Commissaire Général du Scoutisme Béninois, Joachim Domanou et le comité d'organisation continuent d'espérer les soutiens manifestés. Toutefois, ils restent optimistes quant à la réussite des deux événements. Mouvement d'éducation pour les jeunes, le scoutisme a pour mission d'aider les jeunes à développer toutes leurs potentialités afin de faire d'eux des citoyens capables de contribuer au développement de leur communauté.

M.M

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5ème Edition de « Guyane Fashion Week » : Marcel G. Adjanohoun en parle

  • Publié dans Culture

Marcel-Gerard-Adjanahoun

Le jeudi 16 février 2017 au restaurant le Steinmetz situé sur l’avenue steinmetz en face de l’hôtel vertigo de Cotonou, s’est tenu une conférence de presse.Elle a été animée par Marcel Adjanohoun,Président Directeur Général de « MGA ELITE CONSULTING » et a porté sur la « Guyane Fashion Week » qui est un évènement de mode qui aura lieu du 11 au 17 septembre 2017 en Guyane.

«MGA ELITE CONSULTING » est le cabinet de conseil et de  formation spécialisée dans les secteurs de la mode, surtout du prêt-à-porter et de la grande distribution. Il a vu le jour suite aux exigences manifestes du Président Directeur Général Marcel ADJANOHOUN né en 1972 au Bénin, de père béninois et d’une mère de nationalité camerounaise. MGA ELITE CONSULTING, c’est une expérience acquise au service des plus grandes enseignes de la grande distribution du luxe comme: ARMANI, GIVENCHY, KENZO, OZWALD BOATENG, GALERIES LAFAYETE, FRANCESCO SMALTO, BCBG MAXAZRIA, HERVE LEGER, DECATHLON, OKAIDI.

«Nos champs d’intervention vont du conseil, au coaching et à la formation, en passant par l’assistance en gestion, le développement des marques, le stylisme personnel, le pilotage et l’organisation des événements. Nous proposons également des centres de services tenus par des consultants ayant tous une expérience professionnelle acquise préalablement en entreprise sur des fonctions de direction, puis enrichie comme consultants pour le compte de grandes entreprises françaises et étrangères sur des missions d’achat de collections, recrutement, formation, gestion du personnel, Gestion de stock, Merchandising, management, animation des ventes, et gestion de temps » a expliqué le conférencier Marcel Adjanohoun. MGA ELITE CONSULTING attache une importance particulière aux qualités humaines lors de ses prestations, de façon à ce que tous ses intervenants soient capables de s'intégrer aux équipes de chacun de ses clients. C’est ainsi que la Guyane Fashion Week 2017 aura comme thème : formation et coaching et se déroulera en Guyane avec la participation des jeunes designers béninois.

Kamar ADJIBADE

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Dossier Hôtels Bénin Marina, Croix du Sud... : Koupaki dans un rôle très délicat

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Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République met en jeu peut-être sa crédibilité dans le dossier relatif à la reprise de quatre établissements hôteliers par l’Etat béninois. Pascal Irénée Koupaki avait pendant longtemps eu la capacité de mettre de l’ordre dans le secteur hôtelier. Il n’a pu concrètement rien faire.  

Le gouvernement a décidé d’assainir le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, l’Etat a prononcé la résolution des conventions de cession ou de gérance des quatre hôtels à savoir Bénin Marina Hôtel, Hôtel Croix du Sud, Motel d’Abomey et Hôtel  Alédjo. Selon le point fait ce mercredi par le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, les opérateurs privés ayant pris le contrôle de ces hôtels devraient réaliser des programmes d’investissement, des projets de modernisation et ou d’agrandissement. Il a rappelé que Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Son concessionnaire, a-t-il poursuivi, avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la  modernisation  du bâtiment existant, en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres. Pascal Irénée Koupaki montrera par ailleurs que le cessionnaire de l’Hôtel Croix du sud qui a pris le contrôle de l’établissement depuis 2007, avait pour obligation de « raser l’hôtel dans un délai de douze (12) mois… et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne… ». Seulement pendant plus de dix ans les opérateurs privés n’ont pas cru devoir honorer leurs engagements. Durant plus de dix ans, aucune autorité sérieuse n’a pu taper du poing sur la table et engager une bataille contre le désordre déploré aujourd’hui. Pascal Irénée Koupaki n’a pu jamais évoquer ce sujet jugé pourtant important durant le long moment qu’il a passé dans plusieurs gouvernements de Yayi Boni. Ancien Premier ministre chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social, il était au fait de la situation catastrophique décriée. Il avait les moyens et la capacité de nettoyer les écuries d’Augias.Adidjatou Mathys,ancienne ministre des Finances et de l’économie de Yayi Boni n’a pu, elle, non plus corriger le désastre qui non seulement met à mal le patrimoine de l’Etat, mais fragilise aussi le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, AdidjatouMathys et Pascal Irénée Koupaki devraient se sentir bien embarrassés puisque leur silence sous le régime défunt pourrait être analysé comme une complicité. Le régime de la Rupture fait peut-être le grand ménage. Mais le Secrétaire général de la présidence, particulièrement lui, qui a été le numéro 2 de l’ancien régime devrait perdre sa sérénité puisque c’est sa gestion qui est ainsi remise en cause par la décision du Conseil des ministres. Or la majorité des décisions de la Rupture est dirigée contre la gestion du régime de Yayi Boni. Il n’est donc pas illogique de se demander si Pascal Irénée Koupaki et d’autres anciens ministres n’assistent pas depuis avril 2016 au procès de leurs propres actions.

M.M

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Gatien Houngbédji sur « Moi Président » : «Le chômage est une bombe à retardement…»

gatien-houngbedji

Madame et monsieur bonjour. Plus que quelques jours et les Béninois se rendront aux urnes pour choisir un  candidat, celui qui certainement les aurait  convaincus sur la base de son projet de société bien clair. L’Ortb au cœur de cette échéance électorale, reçoit pour vous un visage bien connu. Bien évidement sur «Moi président » de ce jour. Après  plusieurs participations infructueuses, l’homme n’as pas  visiblement dit son dernier mot. Gatien Houngbédji est l’invité de « Moi président » de ce jour.

Présentation

Ancien ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme sous le président Mathieu kérékou, Gatien  Houngbédji, puisque c’est de lui qui s’agit, est un diplômé de l’Ecole des arts et métiers de Paris. Opérateur économique et membre du conseil d’administration à la banque of Africa , il en fut le premier président. Il assumé les hautes fonctions du président élus de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Nommé Haut-commissaire à la solidarité nationale par le président Boni Yayi, Gatien Houngbédji apparait comme l’un des plus  anciens vétérans à la course à la Marina. C’est  la 4eme fois qu’il se présente à l’élection présidentielle, porté  par l’alliance Udes solidarité. Son parti avait pour projet de société ce document d’une trentaine de  pages baptisé « Un Bénin démocratique, économiquement prospère et  solidaire ».

Gatien Houngbédji cette présentation vous satisfait-elle ? J’ai bien envie de vous féliciter pour votre endurance, ça fait la quatrième fois.

 Merci bien, malheureusement, pour les 3 premières fois ça n’a pas marché. Je suis de ceux qui aiment lutter, je me mets  au service de mon peuple et je pense que si on applique la démocratie et que si mes compatriotes regardent bien les projets de société  et le parcours de chacun, parce que ça fait 32 ans que je vis en permanence avec les compatriotes sans quitter le Bénin.J’etais un exilé  volontaire  et je suis revenu à 32 ans.J’ai été le premier exilé volontaire  à revenir après mon séjour en Côte d’ivoire sur recommandation du président Houphouët Boigny. Aujourd’hui, ça fait 32 ans, c’est à recommencer, je suis prêt pour le combat et je pense que j’ai le meilleur projet de société. Je connais le Béninois parfaitement.

Un Bénin démocratique, économiquement prospère et solidaire  c’est votre projet de société qui mentionne clairement  le type de gouvernement avec lequel vous envisagez diriger le Bénin au cas où vos compatriotes vous accordaient majoritairement  leur suffrage. Pourquoi un gouvernement d’union nationale alors que le Bénin n’est pas un pays en crise ?

Le gouvernement d’union nationale que je propose répond à une préoccupation d’unité nationale, c’est-à-dire je pense personnellement que personne  ne peut diriger ce pays après les élections, s’il ne tient pas compte de l’existence des autres, ça c’est mon point de vue.

La fracture est si profonde ?

Elle est très profonde, regardez nous sommes 33 candidats et vous allez voir tout ce qui se passe, le pays est déchiré politiquement. Nous ne sommes pas unis  aujourd’hui dans ce Bénin, ça me fait de la peine.

Peut-être parce qu’il n’y a pas une réforme du système partisan !

Mais qu’elle reforme, c’est moi qui propose la reforme dans mon projet de société. J’ai proposé suffisamment de principes que nous devons respecter pour parvenir à l’unité nationale et l’unité nationale ne veux pas dire unité d’action et tout le monde  va dans le sens unique, l’unité  nationale…, ceux qui sont  d’une région doivent comprendre aussi que les autres sont des béninois, ils ne sont pas des étrangers. Ce qui permet  même dans un gouvernement, des gens qui sont originaires de tout le Bénin, de tous les départements, si on fait comme ça, si on tient compte de toutes les préoccupations des uns des autres, on n’arrivera peut-être  pas à 100% de satisfaction, mais  on sera fier de ce qu’on fait pour son pays et on sait qu’on n’a marginalisé personne. Les plus riches pourrons tendre la main aux plus faibles c’est mon point de vue.

Gatien Houngbédji vous parlez également  dans votre programme de société  de la culture démocratique, restaurer la culture démocratique, selon vous la démocratie au Béninest-elle en péril ? Elle est louée un peu partout dans la sous-région !

Je ne suis pas d’accord, la démocratique au Bénin n’est pas en péril. Je suis d’accord peut-être, cette  pensée ou appréciation  que vous aviez de la démocratie à l’international, c’est ce que l’on dit. Je suis d’accord mais à l’interne vous trouvez normal que des millions, des milliards circulent, vous trouvez normal pour les élections, en France…

Vous en avez fait circuler aussi monsieur Houngbédji puisque vous en parlez si bien !

Non, ce n’est pas mon genre jamais et je sais de quoi je parle. Depuis 32ans, je suis dans mon pays, je n’ai pas bougé.

Et les milliards circulent dans quel objectif ?

Mais les achats de conscience on les dénonçait depuis mais en France on ne donne pas de l’argent aux électeurs

Pourquoi vous prenez l’exemple de la France ?

Parce que c’est le pays colonisateur.Je vais en France quand je veux, sans problème, j’en sors quand je veux mes enfants, mes petits-enfants, nous sommes très bien en France. Mon père a fait la guerre dans l’armée française, donc je me sens absolument concerné par ce qui se passe en France

Alors, vous dénoncez un fait !

Je dénonce le comportement de mes compatriotes qui sortent de l’argent pour en distribuer aux électeurs. Je ne suis pas d’accord. En France, si vous sortez de l’argent, vous distribuez de l’argent ou vous faites un transfert, vous aurez affaire au fisc. On vous demande comment se fait-il que vous ayez sorti de l’argent. Regarder le président Sarkozy, on continue de dire qu’il a pris de l’argent chez tel ou tel pour faire la campagne.

Quel es vous-votre modèle de campagne, comment vous-vous faites la campagne ?

Chacun fait la campagne en fonction de ses moyens, des moyens de son équipe, mais ne fait pas l’achat de conscience.

Gatien Hougnbédji, vous touchez-là un point sensible, est-ce que vous ne pensez pas que les populations béninoises, en leur présentant l’espèce sonore et trébuchante…

Oui, mais justement, si la loi sanctionne, la loi a dit qu’il faut sanctionner. Mais si on applique les textes normalement, cela ne se faisait pas, le peuple a faim, le peuple a besoin d’argent. Si vous tendez l’argent à quelqu’un mais il prend. Moi je dis même aux électeurs que je rencontre, est-ce qu’ils sont passés avant ? Ils vous ont donné de l’argent, vous avez pris, bon, vous si cela vous plait vous prenez, donc moi je ne leur dis pas de ne pas prendre.

Une fois à la Marina en 2016, vous allez sortir une loi pour interdire ça, c’est cela ?

Il faut réglementer cette affaire parce que c’est pas bon.

Gatien Houngbédji, en dehors d’un gouvernement d’union nationale, vous projetez au nombre de vos premières actions, de convoquer une conférence économique nationale. Comment vous justifiez cela ?

C’est absolument indispensable…

De quoi sera-t-il question au cours de cette conférence économique nationale. Quels seront les objectifs et quelles est la cible, concrètement ?

La conférence économique nationale, ce n’est pas la conférence tout-court. Elle doit être convoquée. Et cette conférence doit convoquer tous les grands corps de la nation, syndicats, tout le monde. Pour qu’on puisse, d’un côté regarder ce qui est dans la marmite, les caisses du gouvernement, de l’Etat, et ensuite, regardez tout ce qu’on a inauguré comme première pierre.

Est-ce que vous pensez…..

Moi je dis ce que je pense. Je suis sincère et j’ai toujours été le même depuis 32 ans ici. Le président de la République aujourd’hui  a tracé les grands axes. Il a inauguré pleins de routes, pleins de projets pour le Bénin. Mais, c’est un nouveau gouvernement qui va arriver. A cette conférence, on va définir les priorités de toutes ces premières pierres.

Est-ce que cette conférence nationale aura valeur d’audit ?  

Auditer… Bon, je crois que le gouvernement, le président de la République, il a fait ce qu’il a pu.

Parce qu’on n’arrive pas à vous cerner. De quoi s’agit-il en réalité pour cette conférence ?

La conférence économique nationale doit définir les priorités. La première année, quels sont les projets que nous allons exécuter. Voici ce qu’il y a dans la cagnotte.

Donc, la conférence économique nationale vous sert de planification…

Absolument ! Ensuite, la deuxième année, nous allons faire ceci. Puisque, lui, il a lancé   tous les grands axes. Si on suit le président de la République, il n’y a plus de problème. Toutes les routes vont se faire. Mais malheureusement, il est en train de partir. Il a fini.

Et vous, vous êtes dans la continuité ?

Je veux rester dans la continuité. Vous savez, la continuité aveugle, si on n’apporte rien de nouveau, vous comprendrez dans mon programme, que j’apporte beaucoup de solutions nouvelles.

Alors, certains parlent de rupture, d’autres parlent de continuité. Vous-vous situez où concrètement ?

La rupture…, Yayi Boni est Béninois. Il a été élu démocratiquement. Je ne suis pas de ceux qui disent de rupture. Ce n’est pas maintenant que le Bénin est créé.

Alors, trois grandes parties composent votre projet de société qui montre également les axes prioritaires de vos actions de développement. Mais pourquoi vous parlez de restaurer la culture démocratique et de restaurer l’unité nationale dans la première partie, et vous soulignez aussi les erreurs à éviter ? Tels que le régionalisme, les atteintes graves, la gestion familiale, la volonté d’assainissement de la presse… Juste un simple avertissement ou se sont les mots qui caractérisent notre société ?

Ce sont les mots qui caractérisent le comportement du Béninois qui est aux affaires. C’est ça. Vous avez entendu ici dans ce pays que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. A partir de là, il faut éviter d’annoncer précipitamment des projets qu'on n’est pas sûr de pouvoir  réaliser. Sinon, on va tout annoncer. On dira bientôt le Bénin va sortir sa première fusée. Et les gens vont croire. On m’a dit à l’époque, dans mon quartier d’enfance, quand je suis rentré dans ce pays, on dit que, est-ce que vous pouvez nous faire notre terrain de football.  Il n’y a pas de place pour faire de stade. Les gens disent qu’ils ont vu à la télé les stades en haut, l’avion a des stades en haut.  Et vous ne pouvez pas convaincre ceux qui étaient là. Vous êtes obligés de vous taire.

Comment  expliquer cette facilité de notre population à croire en tout ce qu’on lui dit ?

C’est la pauvreté, hélas !

Justement, vous parlez de la pauvreté, je suis convaincu et nous avons lu dans votre programme de société, que vous avez proposé des pistes de solutions  pour pouvoir sortir les populations béninoises de la pauvreté. Mais en attendant de revenir à cet axe qui est très important, pour ma foi, vous avez parlé d’une dépendance, qu’il faut finir avec la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, et pouvoir compter sur ses propres forces…

Vous voyez même les grands pays de ce monde. En ce moment, la Syrie est l’un des plus grands producteurs de pétrole. Mais lors des réflexions de Genève, pour aller en aide à la Syrie. Même pour l’Iran qui est un pays très riche, on le fait.

Mais vous voulez mettre fin à tout cela ?

Je parle… non je ne vais pas mettre fin à tout cela. Je dis, dans le respect, de ce que nous sommes nous pouvons obtenir dans le cadre de ces coopérations, que nous voulons développer avec le monde entier, je suis très ouvert. Je vais librement en France avec quel papier. Donc je suis libre. Je circule dans toute l’Europe. Tant qu’on peut développer ces relations. J’ai été président de la Chambre de commerce, président de la Boa, le tout premier. Il faut voir les structures qui ont apporté de l’argent pour faire participer cette banque et vous voyez aujourd’hui, une banque de classe internationale. Je pense que nous allons tendre la main aux investisseurs qui veulent nous aider. Ce n’est pas en tant que mendiant. Parce que, le transfert de technologie…, les Chinois par exemple, aujourd’hui, ils aident tous  ceux qui viennent. Nous allons développer les bonnes relations internationales dans le respect comme nous avons dit dans la Conférence nationale, même avant la conférence, nous avons dit, c’est le Prpb qui l’avait dit, comptons d’abord sur nos propres forces. Nous sommes déjà indépendants. Mais dans cette indépendance, proclamée par le Prpb, maniée par la conférence nationale, on n’a pas dit qu’on n’acceptera pas l’aide de tous ceux qu’ils veulent nous soutenir.

Et justement, par rapport à cette aide extérieure dont vous parlez si bien, il y a autant de béninois de l’extérieur. Je veux parler de la diaspora. Comment comptez-vous travailler avec la diaspora ?

Les béninois de l’extérieur, c’est un réservoir de richesses. J’ai été de la diaspora. Pendant longtemps, avant de revenir de France, je militais dans les structures de béninois à l’extérieur, même au niveau de la Feanf,  on a milité. On représentait les gens dont les pays sont fiers. Mais le militantisme qu’on faisait, ce n’est pas pour détruire le Dahomey de l’époque, on militait pour apporter notre contribution. Moi, je suis resté en Côte-d’Ivoire. C’est de Côte-d’Ivoire que j’ai construit chez moi à Cocotiers où j’habite depuis 32 ans. C’est le comportement.

Donc, vous allez associer les Béninois de l’extérieur…

Il faut absolument les associer. Le développement même du Bénin, il faut que les Béninois de l’extérieur, pour les encourager soient mis dans les meilleures conditions, pour pouvoir venir investir dans ce Bénin qui leur est cher.

Est-ce que vous allez créer un département ministériel qui sera exclusivement réservé aux Béninois de l’extérieur ?

 Je ne pense pas qu’il faut créer un département ministériel pour les Béninois de l’extérieur. Le Béninois de l’extérieur peut avoir sa structure bien renforcée, comme la Haute autorité des Béninois de l’extérieur qui est active. Tout ce qu’on peut  faire pour apporter ce soutien à cette structure-là, leur donner les moyens de se mettre en contact avec tous nos compatriotes dans le monde entier. Tous ceux qui sont à l’extérieur, chacun a envie de construire  sa maison. Chacun a envie d’investir dans son pays. Parce que tantôt, il nous arrive qu’on dise ces Dahoméens devenus Béninois aujourd’hui. Moi, on me l’a dit. Bien que, en Côte-d’Ivoire, j’étais très bien côté, j’avais un laisser-passer qui me permettait de monter dans l’avion pour faire sortir des marchandises, et c’est le régime du président Félix Houphouët qui me l’avait donné. Mais à côté, j’ai entendu, par exemple, quelqu’un me dit, ces  Dahoméens.... Pourtant nous étions au Bénin. Mais il l’a dit pour m’insulter.

Donc, on retient que vous voulez restaurer la démocratie, convoquer une conférence économique nationale et compter sur l’aide extérieure pour développer le Bénin si éventuellement les Béninois vous faisaient confiance. Mais il y a également un point, la cohésion nationale. Comment comptez-vous préserver cette cohésion nationale et cette unité dont vous avez tant parlées dans votre programme de société ?  

Vous savez  aucun magicien de la gestion,  aucun professeur de science politique, aucun inventeur de ce monde ne peux venir à notre place dire ce qu’il faut aux béninois.  Le Benin  a sa particularité et chacun de nous béninois nous qui vivions dans de ce pays nous qui intéressons à la politique ce n’ est pour faire de la politique politicienne, c’est pour servir nos compatriote, c’est pour que ça aille mieux à l’intérêt de tout le monde  et je dis la cohésion nationale, c’est parce que les béninoise savent ce qui leurs faux. Nul  n’ignore donc que ce pays a besoin un peu d’imagination et vous comprendrez ; vous prenez la jeunesse d’ aujourd’hui  elle est livrée à elle-même .

La transition est toute faite que proposiez-vous à la jeunesse d’aujourd’hui qui est carrément au chômage ?

Je propose des projets d’intérêt communautaires

Les projets Intérêts communautaires veulent dire quoi ?

Ça veut dire que nous devons nous appuyer sur la richesse de chaque département pour créer des micro- entreprises  dans lesquels les mairies seront actionnaires la structure d’état par exemple le haut-commissariat sera actionnaire ou également  tous citoyens qui sont de la région vous prenez un exemple dans le domaine  génie civil tous les ans nous sortons des ingénieurs en génie civil dans ses écoles  mais ils ne sont pas regroupés dans un creuset d’une région pour les faire voir

Est-ce que le marché de l’emploi existe ?

Non c’est pas le marché de l’emploi déjà à ce niveau-là je dis dans la décentralisation d’ailleurs vous m’amener à dire quelque chose de plus importante encore je pense  que dans nos préfecture les préfets sont débordés lis gèrent des territoire trop grand

C’est pour ça que vous proposez de sous–préfet

Il faudrait quelques sous-préfets qui aident les maires qui détiennent le pouvoir de la décentralisation ainsi la haute administration sert à côté du citoyen de Pobè , de kalalé,  de Nikki, de Lokossa a encore à coté, un représentation de l’administration qui soit un vrai administrateur déchargé pour gérer ces problèmes à côté de ces mairies. On créé aussi ces projets d’intérêt communautaire pour que nos compatriotes qui gèrent de petites entreprises et je dis celui qui inventait 25 emplois par ans non ce n’est pas utopique ce n’est pas faut.

Vous vous voulez en créer combien pendant votre quinquennat ?

Je dis en ce moment, j’ai entendu à la télé qu’ on est en train de créer 50 000 emplois,  moi je dis que 50 000 emplois dans ce  pays où tout est à refaire dans une année,  ce n’est pas faux l’autre doyens dont je ne veux pas appeler le nom à l’ époque avait dit 25 000, tout le monde a dit, où sont les 25 000 ?

Vous ne répondez toujours pas à la question, combien d’emploi vous allez créer ?

Je peux faire plus de 50 000 avec des projets communautaires avec des projets d’intérêts communautaires dans chaque région, nous allons pourvoir créer des entreprises communautaires, aider à créer les entreprises dans lesquelles nos compatriotes vont se retrouver, nos compatriotes vont pourvoir réaliser les voies, les écoles, les dispensaires… 

Revenons à l’agriculture qui constitue un de vos axes prioritaire d’investissement lorsque vous serez élus  qu’est-ce que vous vous allez faire concrètement à ce niveau ?

Je fais mien de tout ce qui a été fait ces temps-ci, il y a des  machines agricole c’est une bonne chose, mais il faut qu’on apprenne  à créer un nouveau type d’agriculteur

Lequel vous proposez alors !

C’est ça le nouveau type d’agriculteur qui sait, qu’il part  avec la possibilité de faire son agriculture à l’aide de machine parce que personne ne veut plus tenir la houe, c’est normale c’est l’évolution du monde.  Les machines sont là mais étaient tombé comme un cheveu sur la soupe, les utilisateurs n’ont pas été formés pour ça.

Il y a pas que les machines, il y a également la gestion de la maitrise de l’eau par exemple !

Je propose la diversification agricole nous devons rien négliger parce que tout ce qu’ on produit dans l’ agriculture est…

Mais aujourd’hui c’est le coton qui est …

Mais nous ne mangeons  pas le coton, on le fait mais le paysan le dit à côté du coton, s’ il peut faire du mais, il va le faire, s’il peut faire du riz il va le faire alors il faut encourager à diversifier ce qu’il fait, il faut l’aider à faire de la tomate

Vous allez œuvrer  dès que vous seriez élu pour une diversification agricole !

Il faut absolument faire une diversification parce que l’ananas est recherché partout dans la monde, le pain de sucre est recherché on a créé les usines pour transformer la tomate, pour faire des jus d’oranges, l’initiative est bonne.  Dans les projets communautaires j’ai déjà pris en compte ces choses-là, malheureusement on n’a pas pris le temps de cultiver, de transformer les gens pour qu’ils produisent des matières première nécessaires pour que ces usines qui ont besoin de 20 tonnes de tomate parce -qu’elle doit tourner à plein-temps, quand on minimise la tomate du Bénin aujourd’hui, mais ces usine-là c’est pour marcher quatre jours dans le mois.

Quand on parle de développement rural on ne voit que l’agriculture alors qu’il y a élevage et la pêche vous n’avez pas parlé dans votre projet de société,  qu’est-ce que vous proposez à nos éleveurs et ceux qui pratiquent la pêche ?

 Absolument j’en ai parlé vous savez les techniciens sont là, les cours d’eau doivent être assainis pour que ça puisse suffisamment produire de poisson. Il y des pays que vous savez qui sont des pays de l’hinterland qui ne cherchent que du poisson, ils ont beaucoup de viande de bœuf. Au niveau de la pêche, nous avons des possibilités énormes pour pouvoir à mi-chemin, créer des entrepôts,  pour conserver ces poissons de manière à ce qu’elles n’arrivent pas inconsommables. Vous voyez, l’état doit faire des efforts pour aider ces coopératives qui vont produire.

Donc on n’a pas forcément besoin d’importer du poisson !

A terme, on a plus besoin  vraiment d’importer du poison je le dis parce que nos compatriotes déjà dans les petits coins dans les villages vous allez voir, ils travaillent. Au niveau de l’artisanat  en ce domaine il y a beaucoup de gens qui produisent déjà de poisson mais il faut encourager cela pour qu’il en ait suffisamment

Alors Gatien Houngbédji, juste à côté nous  il y un grand pays voisin je veux parler de Nigeria comment compter vous vraiment profiter du Nigeria ?

Vous savez j’ai dit une fois lorsque j’etais ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme, à la rencontre avec les partenaires des Chambres de commerce fonctionnelles, j’avais un discours à faire, mais une seule phrase que j’ai prononcée a suffi pour que tout le monde applaudisse. J’ai dit mon rêve, c’est de voir mon pays le Bénin, être pour le Nigeria ce que Hong-kong a été pour la grande Chine, c’est-à-dire une vitrine, la vitrine et que tout nigerian voulant venir s’ approvisionner en produit même qui vient du monde entier, tel que c’est simple d’aller à Cotonou, là il y a des structures d’accueil où en quelque minutes on peut passer des commandes ces  marchandises arrivent dans le Benin

Alors vous trouver que c’est une chance pour le Bénin d’être à côté du Nigeria, dont nous ne profitons pas encore !

Absolument nous n’en profitons pas encore

Gatien Houngbédji nous allons évoluer dans ce débat, nous avons parlé de la réforme au niveau de l’administration, je veux parler de la démocratie et tout ce dont vous avez parlé, vous avez parlé de l’agriculture parlons de l’énergie, sans énergie il n’y a pas développement !

Je suis d’accord pour ce qui se fait maintenant ou on parle de Nagbéto

Mais pourtant nous assistons à beaucoup de délestage !

Oui ce que je dis est que pendant 10ans on a négligé ce  secteur, on n’a rien fait. On a renforcé la Sbee tout le temps, mais depuis un an, le président de la république  a compris qu’il faut prendre le taureau par les cornes, il faut taper à toutes les portes pour trouver toutes les formules, nous ne pouvons pas être aujourd’hui dans un pays ensoleillé et souffrir de l’énergie.

Il y a l’énergie solaire qui est développée actuellement par le régime en place. Lorsque vous serez au pouvoir, qu’est-ce que vous allez faire ?

Mais c’est ça ce que je vous ai dit, je dis j’accepte tout ce qui a été fait jusque là …

Et qu’est-ce que vous allez faire pour accompagner…

Il faut renforce encore plus, de manière à ce que cette énergie solaire puisse se trouver dans les villages les plus reculés de notre pays. Vous savez, il y     a des gens qui barrent les routes parce que, eux-aussi, ils disent qu’ils ont besoin de quelques cotons, mais ils ont droit, ils ont besoin de la lumière. Ils ont besoin de l’eau. Ils ont besoin  de route, on a fait les premières pierres, c’est pour ça je disais que la conférence, elle est utile. On va faire le point pour voir tout de suite ce que nous allons faire avec les moyens. Je reviens en arrière s’il vous plait, les jeunes, pour trouver du travail aux jeunes, mais vous savez le chômage, c’est un problème, moi je pense, je l’ai pas détaillé dans ce ouvrage puisque ça va être trop long, mais chacun des jeunes qui a fait le Bac plus et qui a donné la preuve d’une présence pour les 6 mois qu’il faut dans une entreprise, il se remet encore au sein de l’entreprise, je pense si ça fait un stage de préinsertion, on doit trouver la formule, qu’il reçoive une sorte de petite prime de chômage.

Est-ce que ça ne se fait pas déjà d’une manière ou d’une autre à travers ces petits prêts que  l’on accorde aux jeunes dans le cadre de l’auto-emploi ?

Celui qui a doit au chômage, c’est d’abord celui qui a travaillé, qui a perdu son emploi, et qu’on a aidé, et qui refuse, ça c’est un autre problème. On l’a aidé à trouver un emploi, il le fait. Si on ne l’a pas pu aider, on lui donne un petit quelque chose. Vous pensez que nos compatriotes pour la sécurité même du pays refuseraient de donner même un millième de leur revenu pour participer à un fonds pour le chômage.

Vous pensez que le chômage est une menace pour la sécurité ?   

C’est une bombe à retardement. Je vous le dis. On doit pouvoir donner, dans un mécanisme qui sera préétabli, un petit quelque chose à celui qui justifie qu’il a fait ce qu’on lui a demandé, il  a fait la formation, il est diplômé, il a fait le stage de réinsertion. On lui donne ça.

Vous allez aider les jeunes, vous allez devoir développer une bonne politique pour eux, et pour les femmes. Le gouvernement actuel a initié le micro-crédit aux plus pauvres, la microfinance. Est-ce que vous allez  continuer dans le même sens ou vous allez supprimer cette initiative et proposer autres choses aux populations ?

Le micro-crédit,  la microfinance, c’est une bonne chose. Du moment où ça rentre dans le ventre ou dans la bouche de mes compatriotes. Mais, il faut clarifier les choses. Que ça soit audité, qu’on voit clair dans comment ça se passe. Le système qui consiste à sortir et à distribuer de l’argent, est-ce qu’il y a une structure qui contrôle. Je suis parfaitement d’accord avec cette mesure mais il faut mettre de l’ordre. C’est comme ça que la vie de l’être humain est régentée. Lorsqu’on applique mieux les choses avec plus de sérieux, avec un certain nombre de dispositions, qui mette tout le monde à l’aise, tout marche.

Vous parlez de la jeunesse, de la sécurité, du chômage, alors comment luttez contre ces maux ? Il y a aussi l’éducation ? Tout cela rime avec l’éducation…

L’éducation doit permettre aux jeunes de se prendre en charge.

Donc, on doit réviser notre système éducatif ?

Le système éducatif, je ne l’attaque pas. Je dis, l’Etat a construit des Universités où on trouve dans un amphi 7 à 8 mille personnes. Ces professeurs, qu’est-ce qu’ils enseignent avec 8000 personnes. Ce n’est pas possible. C’est pour ça que nos compatriotes ont créé des écoles, on crée des universités. Mais ils ne se sont pas installés d’eux-mêmes. C’est l’Etat qui les a autorisés. Vous allez dans une classe, vous voyez 50 personnes. C’est mieux que les 12000 dans un amphi.

Mais là, c’est payant alors que, dans les amphis théâtres à l’université, c’est gratuit ?

C’est payant. Oui mais il y a la bourse de solidarité qui existe depuis cinq ans…

Justement, par rapport à cette bourse de solidarité, quelle sera la suite à donner à cela quand vous serez président ?

Les projets d’intérêt communautaires. Nous avons pensé à ça. C’est pour ça que ces jeunes diplômés et qui cherchent du travail. S’ils veulent continuer, qu’ils continuent. La preuve, cette année, nous donnons les cours en Master 1 et 2.

Mais tout le monde ne trouve pas cette bourse…

Oui, mais on ne peut pas donner à tout le monde. C’est vrai qu’en cinq ans, on a donné que 27000.

Il y a une chose qui me surprend surtout que vous étiez si proche du président de la République en tant que Haute commissaire à la solidarité  nationale et que vous n’ayez pas pu lui donner tous ces conseils…

Mais écoutez, nous sommes dans un régime présidentiel…

Cela n’empêche pas qu’on soit conseillé ?

Attendez… si vous voulez donner conseil à quelqu’un, c’est dans la rue que vous allez lui le dire. Je suis Haut-commissaire auprès du président de la République. Je reste dans mon domaine. On m’a confiné dans mon domaine. Voilà, il faut que le peuple comprenne. J’interviens dans mon domaine. Vous savez, dans un village à Lalo où le domaine a pris feu, où il n’y a plus rien. Mais j’ai appelé les Béninois. En 2010 dans les inondations, j’ai joué mon rôle. Le maïs et le riz récemment, le chef de l’Etat m’a demandé. Vous l’avez vu.

Les étudiants attendent aussi votre aide pour qu’il y ait plus d’étudiants boursiers…

Les aides, ça vient des amis promoteurs, des instituts et autres, ou d’universités. Je prie qu’ils continuent. Et nous les encourageons sérieusement dans cette voie. Les promoteurs ont besoin d’être soutenus par l’Etat. Ils n’ont même pas un franc de subventions.

Beaucoup de projets, beaucoup de réformes si vous étiez élu président de la république, comment allez-vous mobiliser le financement pour réussir tout ça ?

Je ne suis né de la dernière pluie…

Ça veut dire…Quel est le lien ?

Je suis un ancien. Un ancien du système bancaire, du système financier, du système économique, du système commercial. Vous savez, j’ai trainé mon boss  un peu partout. Je ne vois pas le magicien qui viendra pour dire que, ça, c’est ce qu’il faut pour le Bénin. Chacun de nous sait ce qu’il faut pour le Bénin. Il n’y a pas de baguette magique. Mais comment nous allons créer, faire appel aux amis pour lancer la Boa, même la Boad  nationale

Donc, ces institutions financières vont vous aider à mobiliser le financement une fois à la Marina ?

On ne peut rien faire sans la banque mondiale. On ne peut rien faire sans le Fmi. C’est le minimum. Même la France, en a besoin. Chacun développe, s’il est aux affaires, toutes les relations qu’il peut.

Donc, pour mobiliser les fonds, vous comptez uniquement sur l’extérieur, pas sur votre propre force à l’intérieur ?

Nous comptons sur notre propre force pour faire la mobilisation des ressources internes, les ressources des privés béninois, les ressources des aides extérieures, des ressources de la diaspora, les ressources etc. Nous ferons des diplomaties très ouvertes et très agressives. J’ai prouvé aujourd’hui, que les Béninois sont solidaires.

C’est sur cette même diplomatie que vous comptez pour réaliser certains grands travaux tels qu’un autre pont, qui va relier Porto-Novo à Godomey et d’autres choses que vous préconisez…

Vous êtes allés plus loin. Il y a d’autres choses que vous n’aviez pas dites. Même sur la route de Cotonou à Porto-Novo, le temps qu’on passe. Des fois, je mets deux heures pour aller à Porto-Novo. Mais c’est très simple. Regardez, par les lagunes, Dantokpa, c’est 10 minutes. Oui ! Beaucoup de gens vont me copier. Mais c’est rien du tout. Je dis, pour  draguer la lagune entre Cotonou et Porto-Novo, et mettre les bateaux-mouches comme on voit en Côte-d’Ivoire ainsi de suite. C’est tellement facile.

Et vous le ferez quand vous serez président ?

Je le ferai…

Vous parlez également de l’aéroport de Glodjgbé  qui doit cesser d’être un projet…

Absolument. Ce n’est pas normal.

Les études ont démarré déjà…

C’est les études qu’on faisait depuis Prpb. Après Kérékou, il y a eu 10 ans. Non ! Il n’y a pas une volonté politique affirmée pour faire l’aéroport de Glodjgbé. Je ne suis pas originaire de Glodjigbé mais je dis, la volonté politique n’y ait pas.

Donc, une chose évidente…

Glodjigbé doit être fait. Ensuite, chaque département du Bénin doit avoir un petit aérodrome.

Waoh… !

Oui ! Oui ! C’est facile !

C’est très facile de le dire ?

Mais faire un aérodrome, c’est quoi ?  Les hélicoptères. Il vaut mieux que les hélicoptères atterrissent, que l’hélicoptère du président de la République atterrisse à l’aérodrome plutôt que d’atterrir sur une route ou la dernière fois au stade de Kouhounou. Vous avez vu les images. Vous avez présenté des images.      

Donc, vous voulez développer les aérodromes. Mais il ne s’agit pas seulement de construire ? Il faut bien rentabiliser….

Qui vous dit que les Béninois n’ont pas la possibilité de développer ou d’avoir un ou deux petits avions. Pour aller à Natitingou, vous passez toute une journée. Moi je dis, s’il y avait un aérodrome, je serais allé à Natitingou et régler mon problème avant midi.

Ça va vous faciliter la tâche pour ma campagne électorale s’il y avait des aérodromes…  

Malheureusement, je fais toute une journée pour aller à Natitingou. Dans l’Atacora, on doit réveiller cet aéroport. Ce n’est pas un aéroport international.

Gatien Houngbédji, de très bons projets. Les Béninois et Béninoises vous suivent actuellement et voient votre visage mais ne connaissent toujours pas votre position sur le bulletin unique. Montrez-nous là où vous vous situez ?

Je suis dans la première rangée. Gatien Houngbédji. L’Alliance Uds Solidarité est là en dernière position. 1, 2, 3 et 4, voilà Gatien Houngbédji. Je suis un homme de terrain. Et le gouvernement, c’est un gouvernement d’union nationale qui prendra en compte toutes les compétences, de ce pays pour travailler. Aucun magicien ne peut seul diriger un pays. Vous êtes tous des compétences. La preuve est qu’ici, ce n’est pas des gens qui sont venus des Etats Unis pour m’interviewer. Non ! Vous êtes des Béninois. Et nous, on répond tranquillement avec sourire. C’est comme ça. Et le langage que je vous parle, vous le comprenez.

Alors, vous avez indiqué aux Béninois là où il faut mettre le cachet. Et comment pouvez-vous être sûr qu’ils voteront pour vous et ils vous accorderont majoritairement leur suffrage car, c’est votre quatrième tentative ? Est-ce que vous avez l’électorat nécessaire ?

Déjà, au moins, j’ai 27000 jeunes boursiers. Et beaucoup sont même parmi vous, dans vos structures de communication.

Donc, en attribuant les bourses, c’est la politique que vous faites ?

C’est la politique de développement. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse. Ça fait partie des actions politiques en donnant des bourses de solidarité. C’est la politique. En distribuant du riz, du maïs, c’est la politique pour le président Yayi Boni.  En faisant appel à la communauté internationale pour avoir des sous dans la période des inondations, c’est la politique qu’il fait.

Donc, vous êtes sûr des 25 ou 27 mille boursiers ?

Je dis, le peuple béninois est souverain. Il choisira son candidat. Il va supporter. Il n’a pas de problème. Je suis candidat. Je sais de quoi je suis capable. Je dis, je peux gérer ce pays. Je peux diriger ce Bénin. Je me mets au service de mon peuple et Bénin Solidarité, vous voyez tout ce que je fais avec ces jeunes.

Une chose est sûre, c’est qu’au soir des élections  présidentielles, les Béninois et Béninoises seront réellement qui vous êtes. Mais au cas où vous ne seriez pas élu, qui allez-vous supporter au second tour ?    

Est-ce que je suis un magicien ? Moi, mon rêve, c’est de pouvoir… D’abord, je dis que, ceux qui s’amusent à parler de KO, s’ils aiment ce pays, s’ils connaissent bien ce pays, ils doivent dire, ce n’est pas bon.

Mais on n’a pas parlé de KO ici. Mais vous…

Mon rêve, est d’être parmi les deux premiers.

Donc, vous ne pensez pas qu’un instant que vous pouvez être élu par Ko ?

Non ! Quand on voit 33 candidats, chacun va se replier dans son village. Chacun à sa stratégie. Les gens vont bouffer l’argent et vont voter pour le fils du terroir. Il ne faut pas de faire d’illusion.

Et si Gatien Houngbédji était troisième ?

Si Gatien Houngbédji était troisième, il sera obligé de faire un choix parmi les deux premiers. Mais je ne sais pas quels seront ces deux premiers.

Mais vous avez une préférence, peut-être ?

Aucun, ils sont tous des amis. Ce sont des compatriotes

Si vous n’étiez pas candidat, pour qui voteriez-vous sur la liste ?

Voilà que je suis candidat. La fiction est politique. Je ne suis pas dans ça, ce n’est pas mon genre. Si j’ai encore la possibilité d’être candidat, je me mets à la disposition de mon pays.

Après cette quatrième tentative. Et s’il s’avérait infructueux, prendrez-vous votre retraite politique ?

Mais qu’est-ce que je ferai puisque je serais éliminé. Je ne pourrais pas être candidat. Donc, il n’y a pas de problème. J’ai intérêt à tout faire pour être élu cette fois-ci, au moins pour ça.

Vous parlez certainement de la limite d’âge inscrit dans notre constitution. Je vais vous demander si vous n’avez rien prévu dans votre programme de société sur les réformes institutionnelles ?

Non, je ne vais rien modifier…

Gatien Houngbédji, une fois président de la République éventuellement, quelle sera la première décision que vous allez prendre, et ce sera certainement la dernière question avant la conclusion ?

Le gouvernement qui est formé va immédiatement convoquer la Conférence économique nationale. Parce que, il ne faut pas attendre. Il faut travailler. Voilà ! Et j’ai dit, mon rêve est de voir mon pays se transformer en milliers de chantiers et qui appelle à des milliers d’emplois. Il y aura moins d chômeurs.

Moins de chômeurs mais combien d’emploi ? Vous le savez ?

Plus de 50000. Si le Bénin est transformé en projet d’intérêt communautaire, partout, ainsi de suite, c’est de vastes chantiers.      

Plus de 50000 par an ou pour tout le quinquennat ?

Parlons déjà de la première année. Il aura plus de 50000 emplois.

Pour une dernière fois, montrez à vos compatriotes votre position…

Voilà mes chers compatriotes, mon bulletin. J’espère que vous le montrez en gros. Je suis en dernière position sur la première rangée. Alliance Uds Solidarité de Gatien Houngbédji.

Votre conclusion à la fin de cet entretien

C’est de dire à mes compatriotes, d’être sereins, de ne pas avoir peur.

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Sondage Matin Libre sur le déguerpissement : Les attentes des populations sur les espaces libérés

deguerpissements

Matin Libre, le quotidien béninois le plus lu, poursuit la publication du sondage sur le déguerpissement dans la ville de Cotonou réalisé en partenariat avec le cabinet Plus Value Research and Marketing (Pvrm Sarl). Pour la présente publication, la deuxième de la série, il s’agira de faire part de l’attente des populations en ce qui concerne les espaces désormais libérés. D’un autre côté, les populations pensent que l’opération n’est dirigée contre aucune religion.

Cette enquête a été réalisée sur la base de questionnaires adressés à des personnes de toute catégorie, victimes comme non victimes de l’opération de déguerpissement dans les 13 arrondissements de Cotonou.

Analyse des résultats

Les Cotonois sont préoccupés par l’après déguerpissement. A la question de savoir ce qui doit être fait des espaces libérés, 51% des personnes interviewées optent pour la construction d’espaces verts et des centres de divertissement. 21% des personnes pensent qu’il faut réaménager les dites espaces, 20% sont pour la création d’infrastructures appropriées, 6% ont un avis mitigé sur la question et 2% optent pour la construction de parkings. C’est dire que les populations de Cotonou n’adhèrent pas du tout à l’idée de construction de parkings payants dans la ville de Cotonou. Elles sont plutôt pour l’embellissement de la ville par la construction d’espaces verts et des centres de loisir. On peut en déduire que les Cotonois veulent vivre dans un cadre moins pollué où on respire de l’air frais. C’est à ce prix que les populations jugeront en son temps de l’opportunité de l’opération de libération des espaces publics. Toute autre entreprise qui ne rentre pas dans cette vision, serait alors malvenue et les 81% d’avis favorables pourraient être déçus à la fin. Pour le moment, les populations ont donné leur caution au gouvernement de la Rupture en attendant qu’une exploitation judicieuse soit faite des espaces libérés dans le sens de l’embellissement de la ville de Cotonou, la capitale économique.

L’opération n’est pas dirigée contre une religion

Après l’incident de la Mosquée de Cadjèhoun, beaucoup avaient pensé que la libération des espaces publics est dirigée contre la religion musulmane. Les Cotonois ne sont pas de cet avis. A 88%, ils pensent que le déguerpissement n’est dirigé contre aucune religion, encore moins celle musulmane. Seuls 2% estiment le contraire et évoquent comme cible la religion musulmane. 10% des interviewés n’ont pas un avis sur la question. Il faut saluer ici la lucidité des populations qui n’ont pas fait un amalgame entre l’opération de déguerpissement et l’incident de la mosquée de Cadjèhoun qui a suscité la réaction de diverses personnalités de cette obédience religieuse et qui a amené le Chef de l’Etat à recevoir la communauté islamique afin de calmer les esprits. On peut dire qu’entre l’objectif final de l’opération et les dérives du préfet Toboula sur le terrain, les Cotonois savent faire la part des choses.
D’autres aspects du sondage seront abordés dans nos prochaines parutions

La rédaction

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Porto-Novo : 04 responsables de l’Eglise de Banamè en prison

religion

Des dignitaires de la très sainte Église de Jésus christ Mission de Banamè ont perdu leur liberté depuis hier soir. Selon nos sources, ils sont déposés à la prison civile de Porto-Novo après avoir été écoutés par le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Porto-Novo. Les mêmes sources rapportent qu’il s’agit de quatre prêtres placés sous mandat de dépôt. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans le drame survenu  le dimanche 29 janvier 2017 dans la Commune d’Adjarra. 5 fidèles de l’église de Banamè avaient trouvé la mort. Selon des témoignages, plusieurs personnes en exécutant des recommandations de la Chef de l’église, se sont enfermées dans leurs chambres pour faire des rituels. Dans les  chambres dont les issues étaient hermétiquement fermées, les fidèles ont utilisé du charbon incandescent et de l’encens. Les rituels devraient leur permettre de se purifier. Mais au moins 5 fidèles ne survivront pas à l’exercice. Ils sont morts par asphyxie. Des témoins parlent d’inhalation du monoxyde de carbone. Hier, c’est manifestement un pas qui a été réalisé dans cette affaire macabre. La justice devra faire la lumière sur la responsabilité présumée des quatre prêtres arrêtés et écroués,dans l’accident d’Adjarra.

Mike MAHOUNA

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Récentes nominations à l’Anlc et à la Centif : Le Synapolice met à nu une magouille et menace

Severin-Clement-Akiye

Le Secrétaire général du Syndicat national de la police (Synapolice) était hier jeudi l’invité du journal télévisé de 13h sur Canal 3 Bénin. Séverin Clément Akiyè y était pour dénoncer la supercherie qui a entouré les récentes nominations faites par le gouvernement à l’Anlc et à la Centif. Lire l’entretien puis le communiqué rendu public par le syndicat pour en savoirdavantage.

Journaliste : Au niveau de votre syndicat, vous estimez que certaines nominations d’agents de police, qui ont été prononcées par l’Exécutif pour représenter la police au sein de certaines institutions notamment l’Autorité nationale de lutte contre la corruption et à la Cellule nationale de traitement des informations financières, ne respectent pas les textes. Nous allons y aller au cas par cas. Il y a d’abord une femme commissaire de police qui a été nommée à l’Anlc. Alors, en quoi l’Exécutif a fauté ?

Sg /Synapolice : La commissaire de police en question est recrutée à la police par concours direct en 2007. Aujourd’hui elle est en train de faire dix (10 ans) de service. Or, les textes ; c’est-à-dire la Loi 2011-20 du 12 octobre 2011 en son décret d’application 2012-336 du 02 octobre 2012exigent une ancienneté de 15 années pour les membres désignés dans cette institution. Donc l’intéressée n’a pas encore fait 15 ans qu’il faut pour siéger dans cette institution. C’est ce qui justifie la réaction du bureau du Synapolice à travers à travers un communiqué signé hier.

Journaliste : Mais cette réaction paraît quand même tardive quand on sait que cette nomination date d’environ deux semaines.

Sg/Synapolice : Bien avant les nominations, c’est-à-dire des semaines avant la signature du décret, dès que le bureau du Synapolice a eu l’information, le bureau s’est déplacé pour aller rencontrer le Directeur général de la police nationale pour appeler son attention sur le fait que le fonctionnaire qui est en train d’être proposé pour siéger dans cette institution n’a pas rempli les conditions de 15 ans et que ce n’est pas les cadres qui ont fait 15 ans de service qui manquent à la police. Donc nous on ne souhaiterait pas qu’elle soit désignée pour représenter la police dans cette institution. Le Dgpn qui nous a reçus a estimé qu’il ne sait même pas comment son nom s’est retrouvé là-bas. Nous, on a ensuite fait le déplacement pour aller rencontrer le ministrede l’Intérieur et de la sécurité publique. On a appelé aussi son attention sur le fait que le fonctionnaire qui est en train d’être proposé pour siéger dans cette institution, ne remplit pas les conditions selon les dispositions de la Loi et du décret. Le ministre nous a promis qu’il va tout faire pour la remplacer si elle ne remplit pas les conditions. Notre grande surprise a été que le décret a été signé et que son nom figure bel et bien parmi ceux qui sont désignés pour siéger. Et, c’est le second cas qui est venu le 7 février qui a fait qu’on s’est dit, il vaut mieux cette fois-ci, réagir pour exiger qu’on mette fin à ces agissements qui violent les textes de la République.

Journaliste : Et là, le second cas je pense que c’est celui relatif à la Centif. Deux personnes ont été promues. Il y a une personne qui exerce toujours, et une deuxième personne qui est retraitée. Et c’est sur le cas du retraité que vous n’êtes pas d’accord…

Sg/Synapolice : Oui, sur le cas du retraité nous ne sommes pas d’accord parce que selon les dispositions du décret 2006-552 du 31 décembre 2006 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Centif, l’article 4 est clair. Il y a 6 membres qui doivent animer cette Cellule. Et sur les 6 membres, il y a deux qui doivent être détachés par le ministre de l’Intérieur. C’est-à-dire, il y a un haut fonctionnaire de la police judiciaire qui est détaché par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique. Il y a aussi un enquêteur, officier de police judiciaire qui est détaché par le ministre de l’Intérieur.  Mais je tiens à préciser que le décret qui a nommé les 6 membres n’a pas été signé par le ministre de l’Intérieur. Et je ne comprends pas comment il peut détacher deux fonctionnaires, parce qu’un détachement c’est une position administrative. On ne peut pas détacher quelqu’un qui est à la retraite ; le ministre de l’Intérieur ne peut pas détacher un civil pour représenter la police dans une institution. Et qu’il détache deux fonctionnaires pour représenter la police dans une institution et qu’il ne soit pas signataire du décret qui nomme ceux-là, ça pose un problème, ça montre qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part.

Journaliste : Est-ce vous vous êtes rapprochés de l’autorité de tutelle pour comprendre pourquoi sa signature ne figure pas sur le document ?

Sg/Synapolice : Oui, quand on a eu l’information on s’est rapproché du Dgpn. Hier soir on est allé voir le Dgpn, on lui a posé le problème et il a dit qu’il ne sait pas ; c’est-à-dire il a été surpris ; il a appris que les gens ont été nommés. Nous, on a estimé que c’est grave ! Si on doit déployer les policiers sans que le Dgpn ne soit même au courant, ça pose un problème. Et la solution, c’est de rédiger ce communiqué et de balancer.   

Journaliste : Et vous vous réservez au niveau du Synaploice, le droit de réagir. Et la première réaction c’est déjà ce communiqué que nous avons eu. Et, vous menacez passer par tous les moyens pour obtenir l’annulation de ces nominations. De quels moyens ?

Sg/Synapolice : Je ne peux pas dévoiler les stratégies du bureau ici. Si je le dis c’est que les gens vont nous devancer et vont court-circuiter nos actions. Je préfère les réserver et déjà cette réaction a permis au ministre de nous recevoir très tôt. On est allé le rencontrer ce matin avec le décret qui a été signé et lui-même a constaté. Ça là même étonné parce qu’il n’a pas signé, il ne sait même pas comment ça s’est passé.

Journaliste : Et qu’est-ce qu’on peut retenir de l’entretien que vous avez eu ce matin?

Sg/Synapolice : Non il a promis. Il a pris copie du décret et a promis qu’il doit se battre pour que ça soit annulé parce que lui ne peut pas détacher deux fonctionnaire ; c’est-à-dire que ça s’est passé à son insu alors que c’est lui qui est supposé les détacher.

Journaliste : Votre syndicat n’a pas la possibilité d’aller en grève mais vous avez d’autres moyens d’actions en l’occurrence des sit-in. Est-ce qu’on pourrait assister dans les prochains jours à des sit-in d’agents de police ?

Sg/Synapolice : Ce n’est pas exclu M. le journaliste, parce que ça fait partie des moyens dont nous disposons pour revendiquer nos droits. Quand on va constater que nos droits sont constamment violés, on sera obligé aller là. Nous sommes prêts pour respecter les textes. Nous n’avons pas le droit de grève, nous sommes conscients mais, on a des manifestations, on a des moyens de pressions auxquels on pourra recourir en son temps pour nous faire entendre.

Transcription : Jacques BOCO

Du boulot pour Jean Baptiste Elias

Ce qui se passe à la Police nationale interpelle plus d’un. Visiblement le tout le monde se perd dans ses nominations alors que le fait est là. Qui a dû lire alors les textes à l’envers ? Il faut au moins que cette faute ait au moins un papa ! Visiblement, les autorités font tournent en bourrique ou font du « lalaboubou » (en fon) avec le syndicat maison. Un sulfureux dossier qui mérite d’être élucider pour que l’opinion publique en soit située. Quand on sait que le Fonac de Jean Baptiste Elias adore fouiner et déterrer ces genres de dossier, quand on sait aussi qu’il l’a toujours clamé sur les médias de le mettre souvent au parfum de ces cas de tricherie, on peut être tranquille voire rassuré que quelque chose sera fait dans un bref délai. Etablir la culpabilité ou innocenter X, Y, Z dans cette affaire fumante, est plus qu’une nécessité. Si la presse est aussi est censé investiguer, des organisations comme le Fonac et tout le reste avec leur armada sont néanmoins interpellées. M. Elias a encore du boulot.

J.B

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Ça grogne : Le moral des policiers est très bas

patrice-talon

C’est l’affaire des nominations par le gouvernement, de deux hauts gradés au sein de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) et à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui l’a amené a effectué une sortie médiatique. Faisant d’une pierre deux coups, hier jeudi, dans le 13 heures de la télévision privée Canal 3 Bénin, le Secrétaire général du Syndicat national de la police (Synapolice) s’est prononcé sur le moral de la troupe sous la Rupture. Selon Séverin Clément Akiyè, « ça ne va pas du tout »dans le rang des flics quant à leurs conditions de vie et bien d’autres choses. Lisez ses propos au micro de Canal 3 Bénin.

Journaliste : Est-ce que vous avez un dernier mot ?

Sg/Synapolice : Le dernier mot c’est pour lancer un appel parce que je tiens à préciser que le moral est bas au niveau des policiers, ça ne va pas du tout au sein de la corporation policière.

Journaliste : Rien que pour ces nominations ?

Sg/Synapolice : Pour beaucoup de choses. Vous n’êtes pas sans savoir que nos décrets qui ont été signés, ont été retirés. Et on est là jusqu’à ce jour, et on ne sait pas à quelle sauce on sera mangé.  On continue sans prime, sans quoi que ce soit. C’est dur, mais on fait avec. On espère que les gens vont finir par nous écouter et nous donner nos droits.

Transciption : Jacques BOCO

Talon, des bruits de rangers !

Ça sent le roussi ! A écouter le représentant de tous les policiers, il y a un problème. Et l’on ne doit pas banaliser le fait. Même s’il a semblé dire « …qu’ils (les flics Ndlr) font avec », c’est qu’il faut aller au-delà de cette idée qui n’est que l’apparence. Le Sg/Police a bien dit que « c’est dur… ». Jusqu’à quand pourront-ils supporter ces conditions ? Et de quelles conditions encore ? En tout cas, si on fait attention aux propos de Séverin Clément Akiyè, c’est qu’en dehors des questions de primes, de décrets retirés, il y a « beaucoup d’autres choses » que seul lui et ses syndiqués ruminent. Le gouvernement, notamment son chef Patrice Talon, doit prendre au sérieux ces ressentis de ces agents des forces de sécurité publique. Quand on lit à travers les lignes, on peut dire que le ver est dans le fruit. Une chose est de penser à fusionner Gendarmerie et Police, de leur donner des moyens roulants avec frais de carburant à grand renfort médiatique, de jeter certains qui auraient failli à leur mission au «gnouf», mais l’autre chose est que l’agent de police soit d’abord à l’aise ou rassuré moralement. C’est ce que semble dire autrement le Sg/Police.Ne dit-on pas que ventre affamé n’a point d’oreille ? Patrice Athanase Guillaume Talon, déjà des bruits de rangers se font entendre. Il faut agir. Et, agir le plus tôt, c’est éviter au Bénin un scénario à l’ivoirienne.

J.B

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