TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN COUVERTURE 4G BILLBOARD 970x250-px-01

A+ A A-

La transhumance et ses corollaires en question orale avec débat : Les députés laissés sur leur soif

koudande

Pour la première fois en cette nouvelle année, les députés de la 7ème législature se retrouvés hier en plénière où plusieurs dossiers relatifs aux questions au gouvernement  ont été  vidés au grand bonheur des populations.   La question orale avec débat portant sur la transhumance et ses corollaires en République du Bénin posée par le député Moukaram Adjibadé Koussonda était l’un des dossiers au menu des échanges hier jeudi 05 janvier 2017 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Au nom du gouvernement le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, était face aux députés de la 7e législature hier.  Il a répondu aux préoccupations du député Adjibadé Koussonda en passant en revue le phénomène, ses impacts sans occulter les dispositions prises par le gouvernement pour le contrôler. Mais les députés dans leur ensemble n’ont pas été satisfaits des réponses apportées par le gouvernement. Pour Claudine Prudencio, Mathurin Nago, Marcelin Ahonoukoun, Arifari Bako, André Okounlola, Léon Degny, Sani Gounou,  Idrissou Bako, Adam Bagoudou,  Simplice Codjo, Garba Yaya, Valère Tchobo, Mohamed Gibigaye,  Sabai Kate, Noureini Atchade, le gouvernement banalise trop ce phénomène   et ses réponses montrent bien que beaucoup restent à faire. C’est pourquoi ces parlementaires ont proposé la mise en place d’une commission d’étude de ce phénomène. En effet, la transhumance est une pratique pastorale qui consiste en un mouvement saisonnier des animaux à la recherche de pâturage et d’eau pour assurer la survie de leur bétail.


Kola Paqui   

En savoir plus...

Libération des espaces publics de Parakou : Le préfet Djibril M. Cissé fait le constat

djibril-cisse

(Plus de 80% des occupants se sont exécutés)
Le préfet du département du Borgou, Djibril Mama Cissé a entrepris hier,  une descente dans les différents quartiers de la commune de Parakou pour constater l’effectivité de la libération des espaces et domaines publics de la ville, conformément à la décision gouvernementale. L’autorité préfectorale était accompagnéepour la circonstance de Charles Toko, maire de la municipalité de Parakou,  du directeur départemental du cadre de vie et des forces de défense et de sécurité. Les axes Place Bio Guéra-CHUD ; Carrefour Loterie nationale-Lycée Mathieu Bouké ; etc. ont reçu la visite du préfet Djibril Mama Cissé et de sa délégation.

A l’issue de cette descente de terrain, la délégation du préfet a pu constater que plus de 80% des domaines et espaces publics dans la ville de Parakou ont été libérés par les occupants sans y être contraints. Le préfet Djibril Mama Cissé s’en est réjoui et a salué l'esprit patriotique des occupants qui se sont exécutés.

Cependant, il a été également constaté, que plusieurs citoyens ont laissé des édifices, c’est-à-dire des pans de murs et terrasses qu'il reviendra démolir dans les jours à venir.

Le nécessaire coup de pouce de l’administration centrale

Quel est le sort des gravats, pans de murs, terrasses et autres installations abandonnés par les occupants qui ont libéré les espaces publics ? Ce sort est bien connu, il s’agira de démolir et de les enlever afin d’entamer la modernisation de la cité des ‘’Koburu’’. Et c’est justement à ce niveau que se situe le talon d’Achille de mairie de Parakou et de la préfecture du Borgou. Les deux structures ne disposent pas des moyens nécessaires pour y faire face. C’est pourquoi, le préfet Djibril Mama Cissé lance un appel à l’endroit du gouvernement du Président Patrice Talon pour que ce volet soit vite pris en compte, surtout que la municipalité de Parakou, est un meilleur élève par rapport à cette mesure où les populations se sont exécutés sans afficher aucune résistance.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

En savoir plus...

Première édition du Festihany : Pari gagné pour l'association ‘’Mianondou’’

Festihany

Les populations de la commune de Comé, dans le département du Mono ont jubilé.Le rire et la paix du cœur chez eux ont rimé avec la  fin de l’année 2016 à travers le Festival Happy New Year (Festihany) qui était à sa première édition. C’est la maison des jeunes de la localité qui a accueilliles manifestations. L’événement concerne le théâtre, l'humour, le sport collectif et les arts plastiques. Le groupe ‘’Mianondou’’, promoteur dudit festival, justifiant de l’importance de cet évènement a démontré que le théâtre et l’humour constituent des canaux de sensibilisation à grande échelle. En effet, les spectacles de théâtre et d’humour programmés visent à épater, à émouvoir et à défouler le public. Aussi, le comité d'organisation voulait conjointement communiquer, sensibiliser la population sur l’insécurité de toute nature qui règne en période de fin d’année. Pour le président de l’association, Monel Domingo, le choix de ce thème s’inspire de la volonté d’éveiller la population de Comé sur l’insécurité alimentaire qui plane sur elle pendant cette période. Il a également fait savoir que c’est la période par excellence de la maladresse des jeunes sur les axes routiers occasionnant des accidents, de la consommation immodérée de l’alcool mettant des vies en péril.Il y a aussi l’utilisation des explosifs dont le pétard qui mérite d’être combattue. Le président a ajouté que c’est une période courte mais de choix où la majorité des jeunes tombe dans le vice du ‘’suivisme’’ ou du ‘’ vouloir faire l’expérience’’. Les jeunes cherchent à profiter de cette période courte mais incontrôlée pour s’essayer à tout tels que fumer, pratiquer la sexualité précoce,etc.va-t-il dire pour finir. A en croire le groupe promoteur, le combat est lancé pour offrir à la population de Comé un cadre de divertissement sain et éducatif pendant les périodes de fêtes de fin d’année. Cette première édition a connu la participation de plusieurs groupes tels que,les Aciers du rire, Walformite forte,les 6C, les Fans de la joie et de quatre humoristes aux noms de Willy Diez,kakaraka, Cyrille Tatou et Kokari.Elle a aussi connu la présence du chef service des affaires culturelles et sportives de la mairie de Comé. L’initiative a été soutenue par l’Ong Carrefour Jeunesse de Comé, avec l'implication de son directeur adjoint Ebenizer Amah ainsi que Modeste Dègbo promoteur du prêt à porter Tchékey qui est  financièrement resté fidèle à son engagement par rapport à l'évènement.

Codjo Donatien SODEGLA (Stag.)

En savoir plus...

Imminente opération chirurgicale au genou : Coup dur pour Isabelle Yacoubou !

  • Publié dans Sport

isabelle-yacoubou

L'ex internationale française d'origine béninoise Isabelle Yacoubou se fera opérer incessamment. L'ex capitaine des braqueuses touchée au genou en club ne s'est toujours pas encore remise de sa blessure.Dans un message publié sur sa page Facebook, Isabelle Yacoubou craint une fin précoce de sa saison et annonce une imminente opération chirurgicale pour se faire guérir. «Ma saison est probablement terminée les amis. Je ressentais des douleurs assez aiguës aux genoux depuis plusieurs semaines. On pouvait tenter de pousser la machine jusqu'à la fin de la saison mais ça aurait pu mettre ma santé en péril. Mon club aurait très bien pu ne pas adhérer à cette décision. Au contraire, ce sont eux qui me poussent aujourd'hui à jouer la sécurité... Et ça compte énormément à mes yeux! Je vais donc me faire opérer d'ici une dizaine de jours. On espère un retour sur les parquets dans quelques mois !»

C.C (Coll)

En savoir plus...

Premier League anglaise : Rudy Gestede signe à Middlesbrough

  • Publié dans Sport

rudy-gestede

C'est fait! L'attaquant international des Ecureuils du Bénin Rudy Gestede (28 ans) s’est engagé avec Middlesbrough, l'un des clubs promus en Premier League. Annoncé par les médias anglais, l'ancien buteur de Cardiff City (2013-2014), après avoir passé sa visite médicale mardi 03 janvier 2017 avec brio, a paraphé un bail de deux ans et demi avec Middlesbrough. Rudy Gestede quitte donc Aston Villa après 18 mois passés chez les vilans. Le montant du transfert n'a pas été révélé mais le Béninois reste la toute première recrue d'Aitor Karanka pour ce mercato hivernal. Rudy Gestede est ainsi lié à Middlesbrough jusqu'en 2020.

Carinos CHANHOUN (Coll)

En savoir plus...

Can Gabon 2017 : Leicester privé de plusieurs joueurs

  • Publié dans Sport

marhez

(Quatre entraîneurs viennent du continent africain)
Dès samedi 14 janvier 2017, le continent africain va vibrer aux rythmes de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Gabon 2017. Déjà, au niveau des différents états-majors, c’est la veillé d’âme. Du côté des équipes nationales qui seront au Gabon, c’est la préparation et les réglages qui focalisent l’attention. Conséquence, les joueurs internationaux  abandonnent leurs clubs respectifs au profit des sélections nationales. En Angleterre, dans le championnat le plus relevé du monde, Leicester est le club anglais qui compte le plus de joueurs africains. Ils sont au nombre de sept. Il s’agit de Daniel Amartey et Jeff Schlupp du Ghana, de Yohan Benalouane de la Tunisie, de Riyad Mahrez et Islam Slimani de l’Algérie ; de Ahmed Musa et Wilfred Ndidi  du Nigéria.

Quatre entraîneurs viennent du continent africain

A cette grande fête du football africain, sur les 16 pays présents, seuls quatre auront à leur tête des sélectionneurs d’origine africaine. Ces pays sont le Zimbabwe avec Callisto Pasuwa, la Rd Congo avec Florent Ibengé, le Sénégal avec Aliou Cissé et la Guinée Bissau avec Baciro Candé. Rappelons que la finale va connaître son épilogue dimanche 5 févier 2017 au terme de la finale.

A.F.S.

En savoir plus...

Dépôt des dossiers du Baccalauréat 2017 : 27 janvier prochain, date butoir et des innovations

education

L’examen du Baccalauréat 2017 est prévu pour le 17 juin 2017 sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, les candidats à cet examen disposent d’un délai allant jusqu’au 27 janvier 2017 pour déposer leurs dossiers. Selon les dires du directeur de l’Office du Bac, Alphonse da Silva, il n’y aura pas de prolongement de délais.

De même, les candidats devront désormais verser les frais d’inscriptions directement désormais dans les banques. A cet effet, l’office du bac a désormais une procuration avec la Boa. Les frais d’inscriptions pour les candidats officiels (béninois), s’élèvent à 5500 francs Cfa et 35500 francs Cfa pour les candidats étrangers. Quant aux surveillants de salle, des enseignants et des correcteurs, ils devront s’inscrire en ligne. Toute chose qui vise à améliorer sans doute la qualité des examens comme l’indique le bréviaire du baccalauréat de l’enseignement du second degré. Notons, par ailleurs, que cette année, le Bepc n’est pas exigé pour les candidats officiels mais toujours exigé pour les candidats libres.

A.B

Liste des pièces constitutives du dossier d’inscription

Pièces communes à tous les types de candidats

- Un formulaire de préinscription dûment signé

- La quittance des droits d’inscription (5500F pour les béninois, 35500F pour les étrangers)

- Un extrait d’acte de naissance lisible et légalisé

- Une photocopie légalisée de la Carte nationale d’identité

- Une enveloppe format C6 (11,4 cm x16, 2 cm) portant les : nom, prénoms, établissement (pour le candidat officiel) ou CL/commune (pour le candidat libre) et la série du candidat

- Trois photos d’identité en couleur, identiques et récentes (dimensions : 3,5 cm x 4,5 cm ou format français) portant au verso les : nom, prénoms, établissement, département et série du candidat ;

- Une copie légalisée de l’attestation ou du relevé de notes du BEPC ou du CAP ou de tout autre diplôme équivalent.

- Une photocopie légalisée du relevé de notes obtenu au dernier examen du Baccalauréat pour ceux qui ont déjà passé le Baccalauréat une fois

Pièces spécifiques (Candidats inaptes à l’EPS)

- Un certificat médical de dispense à l’épreuve d’éducation physique et sportive.

Candidats officiels

- Un certificat de scolarité de l’année en cours ;

- Attestation de formation relative à chaque épreuve facultative choisie.

NB* : Pour ceux qui choisissent la couture, ils doivent se présenter à cette épreuve avec leur kit comprenant entre autres : le dé, une aiguille, des fils de différentes couleurs, de la popeline, une paire de ciseaux …

*Candidats libres

Un certificat de résidence ; Un certificat de travail pour les agents de l’Etat qui n’ont jamais passé le Baccalauréat ;

*Candidats étrangers

Un certificat de non inscription produit par la direction en charge du baccalauréat du pays d’origine du candidat ou une déclaration sur l’honneur légalisée du candidat dans laquelle il indique qu’il n’est pas candidat au baccalauréat dans un autre pays.

Le Directeur de l’Office du Baccalauréat.
Alphonse da SILVA

En savoir plus...

Dégagement des espaces publics : L’opération se poursuit de la Place Lénine à Sègbeya ce jour

degagement-des-espaces-publics

Sommés de déguerpir au plus tard le 31 décembre 2016, les occupants des domaines publics notamment ceux qui se sont installés du carrefour Gaston nègre à Sègbeya en passant par Sacré-cœur et la Place Lénine seront délocalisés de force ce jour, vendredi 06 janvier 2017. Ceci, conformément au calendrier préétabli dans le cadre de ladite opération d’assainissement de la ville de Cotonou. Quand bien même, la plupart des occupants illégaux s’exécutent volontairement depuis peu, il faut souligner que d’autres n’ont toujours pas encore plié bagages. L’objectif visé par le gouvernement étant de faciliter désormais la mobilité humaine en libérant les trottoirs pour les piétons, l’opération qui s’est heurtée à de multiples résistances au début semble déjà être une réussite avec la complicité des occupants. Notons pour l’heure que la réforme se poursuit sans heurt à Cotonou et environs.

A.B

En savoir plus...

Diplômes de Licence et de Master au Bénin : Désormais un examen national pour l’obtention

marie-odile-attanasso

Les établissements privés d’enseignement supérieur ne sont plus autorisés à délivrer des diplômes de Licence et de Master aux étudiants. L’État béninois ne cosignera plus lesdits diplômes. Pour obtenir désormais la Licence et le Master, il faudra prendre part à un examen national qui sera organisé par l’Etat notamment la Direction générale de l’enseignement supérieur (Dges) et la Direction des examens et concours (Dec).

La présente réforme du gouvernement prend effet à compter de cette année académique 2016-2017. « Il s’agit des diplômes de Licence et de Master. Et pour obtenir l’un ou l’autre des deux, l’étudiant devra passer avec succès un examen national. L’organisation de cet examen va démarrer cette année avec le niveau Licence. Le critère principal pour passer l’examen est l’obtention préalable de l’attestation de Licence ou de master que les Etablissements privés d’enseignement supérieur sont désormais appelés à délivrer à leurs apprenants qui ont pu réunir le nombre de crédits. Sans cette attestation, l’étudiant ne pourra pas passer l’examen national en vue de l’obtention de son diplôme », a clarifié dans un entretien, le Directeur général de l’enseignement supérieur, Professeur Jean-Baptiste Mensah. A l’en croire, il s’agit d’une nouvelle ère qui s’ouvre dans le monde des établissements privés au Bénin. Ceci devra permettre à l’Etat de garantir une formation de qualité aux étudiants. Des étudiants nantis desdits diplômes doivent désormais pouvoir mettre leurs compétences au service du développement du Bénin. Pour les autorités,  en cosignant un diplôme simplement, c’est comme si  l’Etat juge l’établissement et non les apprenants or, ce sont ces derniers qu’il faut évaluer. « Nous suivons déjà ce qui se fait dans les EPES à travers les missions d’inspection, la vérification de la qualité des enseignants et celle des enseignements donnés. Il est donc mieux de délivrer aux étudiants desdits établissements des diplômes directement reconnus par l’État, à l’instar de ceux des universités nationales », clarifie le Prof Mensah. Les réformes ne visent pas seulement l’enseignement supérieur privé, selon ses dires. A la question de savoir si la réforme n’a pas été prise avec une certaine brutalité, le Dges rassure que cela résulte d’un sérieux travail fait en collaboration avec certains promoteurs d’établissement.« Pour y arriver, nous avons eu deux ateliers. Le premier, le 09 décembre 2016, s’est penché sur l’harmonisation des programmes de formation dans les différents EPES. Le deuxième a été tenu le 29 décembre 2016 à la DGES avec pour objectif : la poursuite des travaux entamés le 09 décembre. Cette rencontre a abouti à la sélection des matières à composer par spécialité », poursuivit-il. Les compositions s’étaleront sur trois jours avec trois matières par spécialité.

Aziz BADAROU

En savoir plus...

Crise de confiance à Covè : Le Maire Ferdinand Houessou bientôt destitué?

decentralisation

Le Chef du Conseil communal de Covè pourrait être le prochain maire destitué. Il pourrait perdre son fauteuil dans les prochaines semaines. De sources concordantes, plusieurs Conseillers communaux ne portent plus Ferdinand Houessou dans leur cœur. Huit (08) Conseillers des onze (11) composant le Conseil communal sont déterminés à le chasser de son poste.Cinq (05) Conseillers des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et trois autres de l’alliance Renaissance du Bénin- Réveil patriotique (Rb-Rp) veulent s’unir pour prendre le contrôle de la Mairie. L’actuel Maire perd progressivement le soutien de ses alliés de l’alliance Rb-Rp. Les mêmes sources confient qu’on accuse Ferdinand Houessou d’opacité dans la gestion des affaires de la Mairie et de navigation  à vue. Plusieurs Conseillers comptent également bien arracher le fauteuil du Maire. On cite entre autres le Premier adjoint au Maire Augustin Aïhunhin, le Deuxième adjoint au Maire, Eric Accrombessi et le Chef d’arrondissement de Gounli, Victor Gandaho. Pour le moment, rien n’est encore sûr.Les tractations se poursuivent.

A.S

En savoir plus...

Assemblée nationale : Houngbédji honore la mémoire de Thobias Gnansounou

adrien-houngbedji

Pour la première fois en cette nouvelle année, les députés de cette 7ème législature se sont retrouvés en plénière afin d'écouter le gouvernement sur certaines questions posées par ces députés. C’est au début de cette plénière que le président de l'Assemblée nationale Adrien Houngbédji a fait observer la minute de silence en la mémoire du journaliste, directeur de publication du journal l'Iroko Thobias Rufino Gnansounou décédé le 3 janvier 2017 au CNHU des suites d'une courte maladie. L’enterrement aura lieu le samedi 14 janvier à Adjarra.

Kola Paqui

En savoir plus...

Filière palmier à huile au Bénin : Les députés plaident pour sa relance

deputes

La question orale au gouvernement sur la filière palmier à huile posée par le député DakpèSossou a été le deuxième dossier abordé par les parlementaires hier jeudi 5 janvier 2017.  Des interventions des députés, il ressort clairement que tous veulent de la relance de la filière du palmier à huile qui est bénéfique pour notre économie.

D’entrée de jeu et comme il est de coutume parlementaire,  il est revenu à l’auteur de la question, le député Dakpè Sossou de donner lecture de ses préoccupations. Ensuite le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a apporté les réponses du gouvernement quant aux préoccupations de la représentation nationale. A cette occasion, les parlementaires ont fait la genèse de la filière palmier à huile qui faisait la fierté du Benin par le passé. Pour le député Marcelin Ahonoukoun, c’est grâce au palmier à huile que le Dahomey est connu et tous venaient s’imprégner de l’expérience du Bénin dans ce domaine. Aujourd’hui malheureusement, le Bénin a quitté la place des premiers pour se retrouver à la dernière place, a déploré l’honorable Rosine Dagniho qui par ailleurs a confié qu’il urge de relancer la filière palmier à huile au risque de commettre un crime contre la jeunesse. Pour le député Sabai Kate, les colons ont travaillé sérieusement en érigeant d’importantes infrastructures pour le compte de la filière et il serait souhaitable que le Parlement dépêche une équipe sur le terrain pour constater l’état dans lequel se trouvent ces infrastructures.

Kola Paqui

En savoir plus...

Issa Azizou sur ‘’Moi Président’’ : « Sous mon régime, je vais empêcher que des gens volent »

issa-azizou

Parmi  la trentaine de candidats, il a choisi de se distinguer par une trilogie :Action, efficience et intégrité. Ces trois valeurs fondent le projet de société du Colonel El-hadj Azizou Issa. Mais comment compte-t-il traduire ces concepts en acte concrets, susceptibles d’impacter  le quotidien des Béninois?Le candidat est ici pour défendre la pertinence de ses choix, un candidat que je vous invite à découvrir.

Présentation

Colonel des eaux forêts et chasse à la retraite, élu député de la 6e législature en 2011-2015, sur la liste Fcbe, il a appartenu à la majorité parlementaire, majorité soutenant les actions du Président Thomas Boni Yayi. En 2014, il est nommé ministre de l‘Agriculture de l’élevage et de la pêche par ce dernier. A l’Assemblée nationale, il était membre du groupe parlementaire Umpp, Unité-solidarité-progrès et vice-président de la commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales. Il a siégé au parlement panafricain et était élu au Cocus Afrique de l’Ouest. Détenteur d’un Brevet de technicien supérieur, il jouit d’un diplôme d’ingénieur des eaux,forêts, et chasse et détient un Dea en gestion de l’environnement. Il est inscrit à une thèse de doctorat dans la même filière. Dans la vie active, il a occupé constamment des postes de responsabilité  de chef de division exploitation forestière à la Snafor à Bohicon. Il est, avant d’aller à l’Assemblée nationale, devenu Directeur général des forêts et des ressources naturelles. Un couronnement après 27 ans de loyaux services. Aujourd’hui  à 57 ans, marié père de trois enfants, il aspire à occuper le palais de la Marina.

Voilà ! El-Hadj Azizou Issa, cette présentation rappelle que vous appartenez à une famille politique. Dans ces conditions, on ne saurait entrer dans cet entretien sans lever un préalable. Qu’est-ce qui motive votre candidature alors que votre famille politique a désigné un autre prétendant au fauteuil présidentiel ?

Je crois, c’est une question pertinente en réalité. Effectivement, les Fcbe, depuis les législatives de l’année dernière jusqu’aux communales et locales, il y a eu une méthode de travail qui malheureusement, je veux juste parler du cadre local, m’ont exclu de la liste de candidature. Et du côté politique, je suis le coordonnateur départemental des Forces cauris pour un Bénin émergent, dans l’Alibori. Il y a certainement dans la méthode quelque chose qui n’a pas marché et au-delà de tout, je pense que ce sont des choses qu’il faut vraiment aller corriger. C’est pour cela, et tout à l’heure nous allons le constater dans mon projetde société,que nous allons faire un travail participatif,   il faut faire en sorte que les décisions émanent de la base, au lieu qu’elles soient descendantes. El là, cela risque de casser beaucoup de choses et de ne pas rencontrer l’assentiment des électeurs qui doivent voter pour nous. Mais je puis vous dire aujourd’hui, que ma candidature est stratégique. Certains pensent que c’est contre d’autres alliances. Non au contraire, cette candidature permettra à tous les Béninois qui ont cru en moi, à travers ces différents postes de se réunir autour de moi et certainement le miracle aura lieu.

Votre projet de société dans cette synthèse s’ouvre par une insistance sur la lutte contre la corruption. Pourquoi ?

Je crois que là aussi c’est clair, j’ai servi l’Etat durant une trentaine d’années et depuis lors, je suis dans la chose politique. Personne ne peut me dire que ce n’est pas le premier mal du Bénin. On peut même l’appeler un fléau. C’est un fléau pour notre Etat. Je sais qu’en frappant là, c’est sûr que le bien-être de nos populations va s’améliorer,  je peux vous dire peut-être même de 200%.

Mais comment frapper là ?

Aujourd’hui vous vous imaginez, même à traversles lois…bon, j’étais à l’Assemblé quand la loi de la lutte contre la corruption se votait. Nous avons juste un seul organe officiel pour  lutter  contre la corruption au niveau central, donc certainement installé à Cotonou. Comment voulez-vous que cet organe contrôle tout ce qui se passe sur l’ensemble du territoire dans ce pays. Il faut des démembrements et donc une fois au pouvoir, ne pas donner l’impression aux citoyens qu’on a un organe, une organisation structurée jusqu’à la base pour punir. Nous allons plutôt créer des organes qui s’occuperont de la bonne gouvernance.

Dans chaque département ?

Exactement, même au niveau village. On aura des organes jusqu’aux villages et quartiers de ville qui veilleront sur tout ce qui se passerait au niveau de leur territoire de compétence. Pas n’importe qui, qui descendrait avec de ressources bien acquises, ou mal acquises, mais, l’organe local de bonne gouvernance doit pouvoir élucider pour nous dire que les ressources qui viennent pour la réalisation de tel bien au profit de tel fonctionnaire, ou tel autre individu ayant trait avec la chose publique, donc ces organes locaux doivent pouvoir nous aider. On ne va pas attendre que les citoyens soient complètement en faute avant d’agir.

Comment avoir les ressources humaines ?

Les ressources humaines aujourd’hui, il suffit de puiser dans le collectif des élus locaux et des fonctionnaires au niveau de ces villages et de ces quartiers de ville. Vous prenez un arrondissement, vous avez plusieurs écoles. On peut prendre l’enseignant le plus ancien ou aller dans le groupe des sages, pour que ce soit un sage du quartier qui dirige l’organe de bonne gouvernance. Je ne veux pas l’appeler de lutte contre la corruption parce que c’est la dernière mission de cet organe. Sa première mission doit être l’information, la conscientisation, et la formation même des citoyens. Il faut leur expliquer que les ressources restaient au niveau des mains du gouvernementet ou des collectivités décentralisées, eh bien, que cela procurerait à toute la nation, au lieu que des individus s’en accaparent pour des réalisations aussi mal exploitées par la suite. Et au-delà de cela, frapper sur le mal, c’est de faire en sorte aussi que aujourd’hui, un citoyen peut voler, peut tout faire, s’il n’est pas à un poste de responsabilité, il ne va pas déclarer ses biens. Sous mon régime, chaque Béninois qui touche la chose publique, chaque six mois ou chaque année doit pouvoir aller faire une déclaration de biens.

Quels autres projets avez-vous au niveau de la décentralisation ?

Vous voyez au niveau de la décentralisation, avec ce qui se passe aujourd’hui, lorsque vous demandez à un villageois, l’Etat central a un budget de tant…, cette année qu’est-ce qui est venu à votre niveau, même s’ils ont des réalisations, c’est difficile pour eux de les chiffrer. C’est pour cela que nous allons faire en sorte que chaque village, les 5000 et quelques villages et  quartiers de ville que compte le Bénin, chacun d’eux puisse avoir comme dotation annuelle 40 millions de F Cfa, cela ne coûte pas grand-chose, c’est 200 milliards seulement sur les 1500 milliards dont dispose l’Etat comme budget annuel. Et au-delà de cela, au niveau des communes, quelle que soit leur taille, nous allonsfaire en sorte que chaque année, chaque commune soit dotée d’une subvention de 2 milliards également. Donc, si vous prenez les 77 communes, les 2 milliards pour chacune d’elles font 154 milliards. Niveau  villages, niveau  communes, les deux réunis, vous n’avez que 354 milliards à distraire du budget national.

Monsieur El Hadj Azizou ISSA, vous semblez sous-estimer cette faramineuse somme de 200 milliards de F Cfa, lorsque vous dites : vous n’êtes qu’à, vous n’êtes qu’à…Et, pourtant, vous ne nous parlez pas de la mobilisation des ressources. Comment comptez-vous y arriver ?

Vous avez raison. Tout à l’heure nous avons voilé cela parce que, si on lutte contre la corruption, on augmente déjà les recettes au niveau de l’Etat et on va créer de la richesse parce que, ce que nous faisons de ce que la nature nous a donné ou de ce que la nature nous permet de produire, c’est parce que nous manquons de moyens financiers qu’on n’arrive pas à aller jusqu’à un certain niveau de  transformation de ces produits naturels.

Et vous pensez que vous arriverez à rendre gorge ?

C’est ce que je dis, je n’aurai pas des organes de lutte contre la corruption, mais j’aurai des organes de bonne gouvernance. Sous mon régime, je vais même empêcher que des gens volent.
C’est difficile !

Ça va être difficile mais cela va diminuer. Si l’on doit aller mettre de l’argent dans un  village ou une commune, l’organe de bonne gouvernance qui y est, doit pouvoir voir clair là-dans. Et tant quand on ne verra pas clair, les travaux ne pourront pas continuer. Vous devez pouvoir justifier la source de vos ressources avant de pouvoir faire d’autres investissements.

Mais ce n’est pas aisé comme procédure !

Mais même si ce n’est pas aisé, lorsque tout l’argent est réuni, il y a de pauvres citoyens qui travaillent, soit pour l'Etat, soit pour des privés et qui sont des agents loyaux, mais qui n’ont pas la possibilité de se loger. Lorsqu’on va mobiliser toutes ces ressources, nous allons en faire des logements sociaux et mettre tout le monde au même niveau.  Chacun pourra ainsi être logé dans de très bonnes conditions, avec les ressources que hier certains s’accaparaient, on va les mettre ensemble et vous allez constater  qu’avec cela, la sécurité  même s’améliorera.

A combien s’estime le nombre de logements sociaux que vous avez prévus?

Le nombre de logements sociaux, ce n’est pas que nous allons tout faire en 5ans, selon ce que le budget nous permettra de faire. Et je voudrais que le tiers du budget de l’Etat sous ma gouvernance soit mis à la disposition des œuvres sociales. Donc si nous prenons le cas du budget actuel, cela fera 500 milliards. Des 500 milliards, on a diverti 354 milliards entre temps.   Il  restera donc 146 milliards qui iraient vers ces logements sociaux. Cela dépend du standing que nous voulons faire. Mais pour ma part, je pense que dans ces 146 milliards, il va falloir d’abord rentrer  dans un premier temps, dans le monde rural, relever les plus pauvres, ceux qui aujourd’hui vivent dans des cases en bambou, qui vivent dans des cases…il faut aller tout de suite les aider à remonter la pente pour qu’ils reviennent au même niveau que les autres.

Parlant toujours de la décentralisation au niveau du pouvoir local,vous avez prévu de toucher à ce que j’appelle des patates chaudes. Vous comptez identifier dans votre projet de société, les six nouveaux Chefs-lieux de départements, nommer de nouveaux préfets. Or, vous savez qu’il y a des pesanteurs qui ne sont pas du tout favorables à cela?

Oui, c’est pour cela que dès la prise du pouvoir, il y aura un bilan sectoriel et au-delà, le peuple sera invité à une conférence nationale du développement durable. C’est à cette occasion que la décision sera prise. Je vous l’ai déjà dit, ma gestion sera hautement participative, l’exécutif ne décidera pas de tout, peut entériner, mais les décisions vont se prendre dès la prise du pouvoir,  au niveau de cette conférence nationale sur le développement durable qui va attaquer tous les secteurs vitaux de la nation.

Vous parlez même d’une autre transformation, ériger certains arrondissements en communes alors que certaines communes aujourd’hui ont du mal à survivre !

Si vous voyez un peu  tel que le projet de société est conçu, les ressources ne manqueront pas. Parce que dans le projet de société, il ne sera pas du tout autorisé qu’un produit agricole brut cultivé au Bénin, traverse notre frontière sans que ce ne soit transformé. Ce n’est pas possible donc la création de la richesse, la création de l’emploi dans un premier temps, en dehors de tous les autres secteurs, passerait par cette voie là.

Mais les industries n’existent pas encore !

Les industries il faut les mettre en place, c’est faisable. Il y a la transformation artisanale, il y a la transformation semi-industrielle, et il y a la transformation industrielle. On peut attaquer par la base. Ce sont des choses. Aujourd’hui peut-être l’idée n’est pas fortement là-dessus, une fois que l’idée est là-dessus et que nos mamans et certains parents qui après la campagne  agricole sont libres, on peut leur apprendre, et cela viendra au niveau de l’éducation, à transformer à l’intérieur du pays et même dans leurs villages et quartiers de villes.

Comment ces industries pourront être installées ?

Oui, tout le pays sera industrialisé, parce que si nous prenons la production de l’ananas seule, avec les dizaines de milliers de tonnes que nous produisons, l’Etat peut subventionner ou dans le cadre du partenariat public-privé, c’est faisable et il y a des gens qui frappent à la porte pour aller à ce mécanisme d’industrialisation du pays. Cela se fera facilement, il suffît d’ouvrir la porte et les industriels y entreront et l’Etat essayera d’offrir des facilitations au-delà de ce qui se fait aujourd’hui.

Nous avons du plaisir à vous entendre mais lorsqu’on se rappelle que vous avez été au gouvernement, particulièrement au Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, on ne saurait s’empêcher de vous demander qu’avez-vous fait en son temps déjà, pour avancer vers cette transformation ?

Je crois que vous avez suivi un peu les dix mois que j’ai passés dans le gouvernement. Je ne peux pas moi-même m’en féliciter, je crois qu’on a lancé un certain nombre de réformes qui devraient nous conduire effectivement à vers que je suis en train de dire. C’est vrai ce n‘est pas en un an encore moins en 10 mois qu’on pourrait changer tout unsecteur et surtout, un secteur aussi important comme l’agriculture, qui comporte au même moment l’élevage et la pêche. Le premier problème c’est comment au niveau de ce secteur, faire en sorte que le paysan qui produit soit riche. Mais aujourd’hui avec le 0, à une tonne à l’hectare, le paysan ne peut s’en sortir. Nous devons donc pratiquer l’agriculture moderne et intensive. Vous voyez, celui qui fait aujourd’hui sur une spéculation n’a qu’une tonne à l’hectare, avec moi sur un hectare, il aura 5 tonnes. Or aujourd’hui pour avoir 5 tonnes, il faut nécessairement avoir 5hectares. Ce sont des choses à changer, les recettes existent. Et tout le monde le sait. Si les cadres du Ministère de l’agriculture m’écoutent, ils savent de qui je parle.

Si c’est si évident, pourquoi nous avons tourné en rond pendant aussi longtemps ?

Bon, je crois que cela viendra, il y a des pesanteurs, que sous mon régime nous allons lever.

Et quelles sont ces pesanteurs ?

Il y ades pesanteurs parce qu’au niveau de l’encadrement il faut bien former les agents d’encadrement et qu’ils maîtrisentaussi la technique et j’avais commencé ce travail là, faire en sorte que eux aussi commencent à pratiquer la chose. Même si c’est sur des espaces réduits, dans tous nos centres de Carder, nous avons des espaces où on peut avoir quelques mètres-carré et donner l’exemple aux paysans, encore qu’on peut même aller dans leurs propres champs, couper des parcelles-écoles, faires des démonstrations d’exercice, ça se fait pour que le paysan se rende compte que en réalité, contrairement à la tonne à l’hectare qu’il a, voilà l’expérience de l’agent du développement, qui va à 5, 6 tonnes à l’hectare, c’est faisable.

Mais maintenant, il y a manque de communication, puisque les paysans ne sont pas bien informés de ce qu’il faut faire quand ils doivent cultiver !

Je crois, la communication, on ne peut pas le dire, il faut plutôt organiser    un suivi permanent et    de  renforcement de capacité de ces…

Les cadres ne vont pas souvent vers les paysans ils restent au Ministère !

Oui, donc ce n’est pas une question de communication. C’est une question de suivi permanent, de présence permanente auprès des producteurs, qu’ils soient de l’élevage, de la pêche ou de l’agriculture, au sens strict du terme.

Alors l’ancien ministre qui est en face de nous,quelle est l’appréciation qu’il fait aujourd’hui du suivi du plan stratégique de relance de l’agriculture au Bénin ?

Je crois qu’à ce niveau, bien avant moi, les ministres qui étaient là ont essayé de faire ce qu’ils pouvaient et pendant que j’étais là, au plan structurel, on aessayé de faire  en sorte que toutes les structures soient vraiment fonctionnelles et mises sur pied. Il ne restait seulement que le Conseil national d’orientationet de suivi qui n’était pas mis en place et je crois que aujourd’hui c’est chose faite, mais on avait nourri ce conseil du personnes de soutien…

Est-ce que vos actions vont s’en inspirer ?

Ça c’est clair, vous voyez, c’est dans ça les agences ont été créées, dont le Fonds national pour le développement agricole et c’est clair aujourd’hui, si vous ne subventionnez pas l’agriculture, il serait difficile d’aller loin. Donc dans le projet de société, je ne peux pas aller dans ces détails, mais ce plan stratégique de relance agricole a été un bon travail. Et si cela s’appliquait jusqu’au bout, ça va aider à sauver un certain nombre de choses, au niveau du secteur agricole. Mais c’est clair, il faut augmenter les rendements, il faut faire en sorte que les Béninois se nourrissent bien, à travers le surplus de production qu’on aura et l’excédent qu’on va dégager, faire passer ça dans les usines de transformation technique.

Et qu’est-ce nous aurons à exporter ?

Oui, les produits finis, mais pas les produis bruts.

Même le coton ?

Ah ! Oui  même le coton il faut aller jusqu’au tissu si on veut être riche.Mais si nous voulons rester pauvres on peut continuer de faire ce qu’on est en train de faire.

Mais monsieur Azizou on ne peut pas parler d’agriculture sans parler de pêche. Qu’avez-vous réalisé en votre temps quand vous étiez au Ministère ?

Je crois  que le constat était clair que nos eaux étaient pauvres en poissons et c’est sous moi qu’il a été initié la journée d’empoissonnement des cours d’eaux et deux mois de campagne d’enrichissement des plans d’eau.

Ça a produit quoi ?

Le Ministère de l’agriculture devait faire produire des dizaines de centaines de millions d’alevins, qu’on irait lâcher dans les plans d’eau et voir un peu quel est le nombre à lâcher compte tenu de l’alimentation complémentaire qu’on pourrait donner à ces poissons-là et au bout de trois, quatre mois, aller les exploiter. C’estla même chose, l’agriculture que nous faisons-là, on est parti de la domestication, mais si on ne peut par faire aussi la même chose au niveau de pêche, nous sommes en train de pécher. Donc c’est pour ça, cette journée à été initiée et je crois que sous moi chaque année c’est un minimum de 5millions d’alevins qui vont être lâchés chaque année dans nos cours d’eau sur le plan national.  Et plus que ça, j’avais initié « à chaque village son poisson ». Qu’est-ce à dire ? C’est ça qu’on a appris il faut juste là où un cours d’eau passe derrière un village, il faut faire des surcreusement et alimenter ces étangs-là en eau, au bout de chaque trois mois, vous mettez des alevins, donc des petits poissons, vous nourrissez tranquillement le village avec 10000, 15000 poissons pour chaque village, on n’aurait plus besoin de faire quoi que ce soit et les gens ne seront plus affamés. Donc « Achaque village son poisson », c’est quelque chose de faisable.

Une spécialisation !

Ça c’est clair, exactement et c’est faisable. J’aurais été un peu plus longtemps au gouvernement, on aurait commencé par quelques villages. Aujourd’hui, je ne sais pas comment ça se fait, mais je sais que les cadres du Ministère ou les agents mêmes sur le terrain qui m’écoutent, ma première tournée a pris en compte ces genres d’éléments sur le terrain. Je sais qu’au niveau de faire soi-même, pour apprendre aux autres, au  plan de maraîchage, un certain nombre de Carders ont commencé à appliquer ça. Mais malheureusement pour la pisciculture, c’est un domaine pointu, tous les agents ne savent … en ce qui concerne l’élevage, à ma prise de service, j’ai constaté et je le savais aussi, il n’y avait pas une loi sur l’élevage, il n’y avait même pas le code pastoral, mais quand j’étais à l’Assemblée, un an avant , j’avais initié un code pastoral, pour faire en sorte que les problèmes que vivent les éleveurs puissent être atténués parce que, quel est le vrai problème de l’élevage chez nous ? Pendant qu’on réserve des terres pour l’agriculture, aucune terre n’est réservée pour l’élevage.

Mais il y a les couloirs !

Mais les couloirs sont protégés comment? L’agriculture bouge, vous pouvez avoir un couloir cette année, l’année suivante, l’éleveur arrive il va constater que il y a un champ dessus. Donc c’est pour ça, dans ce code pastoral, il faut et sous mon régime nous allons faire en sorte que les couloirs, les aires de pâturage et même les espaces réservés pour l’agriculture, soient immatriculés. On va donner de titre foncier à tous ces espaces pour faire en sorte que le territoire rural ou le domaine d’exploitation des ruraux soient vraiment des domaines spécialisés. Et je pense que là nous allons pouvoir nous en sortir. Donc, en ce qui concerne l’élevage, il ya un programme que nous avons commencé et je suis venu trouver le programme au niveau du Ministère de l’agriculture. Aujourd’hui, vous prenez une vache, elle ne vous donne que trois litres de lait par jour, nous pouvons passer  à 10, à 15. Il ya un programme d’une espèce importée en tout cas du Brésil, que le Bénin est en train d’expérimenter aujourd’hui,mais nous pouvons passer à l’insémination artificielle pour relever un peu, pourquoi pas, multiplier par 5, par 6 le niveau de production et de viande et de lait, de ces bêtes-là. C’est faisable.

Pendant que vous parlez d’élévation du niveau de production de viande, de lait et autres, je voudrais vous demander si vous connaissez, et  ce n’est pas une publicité, «La maison du paysan» à Lokossa, ce Béninois qui est dans une logique de multiplication je dirais très rapide de la production ?

Oui, c’est vrai, si il y a une chose que je peux regretter, pendant que j’étais à l’agriculture, j’ai fait presque le tour du pays, c’est eux seuls que je n’avais pas pu visiter mais je sais qu’ils sont en train de faire un bon travail et qu’ils font également de renforcement de capacité, je leur tire chapeau ici et je leur demande également de continuer. Ce qu’il y a lieude faire, c’est d’essayer au niveau de la paysannerie, de mettre nos parents ensemble, parce que ces genres d’initiatives à prendre seul c’est un peu difficile. Dans le projet de société ça existe, lorsque des gens vont se mettre en vrai groupement, en vrai association de production agricole, quand je dis     agricole c’est grand ‘’A’’, y compris la pêche. L’Etat va faire en sorte que les moyens de production à mettre à leur disposition soient complètement gratuits.

Ça existe déjà dans l’Alibori, je veux citer l’Association nationale des producteurs de ruminants par exemple. Est-ce que votre projet de société prévoit en renforcement, un appui à ceux-là parce qu’en fait d’élevage il vaut mieux connaître les grands foyers d’élevage !

Exactement, c’est de ça que je suis en train de parler, c’est de faire en sorte que ces gens se mettent …et qu’il y ait de grands groupes au niveau de pratiquement toutes nos régions, de grands groupes qui se mettent ensemble, parce que vous voyez, la modernisation que nous sommes en train de faire par le tracteur, vous donnez un tracteur  à un seul paysan, c’est une perte. Un tracteur qui peut faire dans une journée 20, 30 50, hectares, vous donnez ça à un paysan qui n’a que 10 hectares, ça va être difficile, peut-être il va s’enrichir sur le dos des autres or, lorsque vous les mettez en groupe, ils sont à 200 hectares, 300 hectares, vous leur donnez 5, 6 7, tracteurs, ils profitent et au même moment quand il va avoir des données à partir de la recherche àmettre en œuvre sur le terrain pour relever les rendements dont je parlais tantôt, c’est plus facile d’aller trouver les paysans en groupe, que d’aller individuellement, c’est un peu plus pénible.

 Il n’y a de développement sans transport !

Oui le transport, on l’a dit, il faut d’abord améliorer les routes. Mais je dis pour que les routes aussi puissent tenir, il faut qu’on puisse faire la promotion des autres modes de transport dont le mode fluvial, ce qui nous manque terriblement. Si vous allez dans des pays européens, c’est pas qu’ils ont plus d’eaux que nous, mais les gens savent comment faire de la communication, comment aménager les cours d’eau, pour que l’infiltration soit limite et que le fleuve, ou la rivière garde son courant normal et que le transport puisse se faire. Donc, c’est à çà que nous devons aller. Il y a l’artificiel qui doit toujours venir aider le naturel. Quand vous ne faites pas ça vous êtes exposés à la souffrance. Donc, au-delà des modes de transport qui existent aujourd’hui, il faut développer suffisamment le mode de transport fluvial et c’est le mode le moins cher.

Que comptez-vous faire exactement quand vous dites développer le mode de transport fluvial ?

Mais on a les cours d’eau, les techniciens sont là on sait comment faire pour que toute l’eau de pluie que nous avons ne soit pas …

Ils ne sont pas légion les cours d’eau !

Non mais on a l’Alibori, on la Mékrou, on l’Ouémé, on a la Sota, c’est déjà suffisant madame, c’est suffisant parce que c’est ça que la nature nous a donné. Si nous faisons travailler nos méninges, je crois qu’on va trouver comment faire les jonctions avec les autres modes de transport et ça passerait.

Est-ce que cela,ne vous permet pas simplement de fuir les infrastructures routières qui demandent beaucoup d’investissement

Je crois que ce n’est pas ça. Vous voyez, lorsqu’une route est bitumée, lorsque c’est fait pour 20 ans, vous voyez le temps que ça dure, à peine après 10 ans déjà, …

Monsieur El hadj Issa, le Bénin dessert les pays de l’hinterland, on a besoin de routes à côté du réseau ferroviaire !

C’est pour ça il faut développer aussi d’autres modes de transport et aider ces pays de l’hinterland là à ne pas descendre jusqu’à Cotonou. Si par le fleuve Ouémé par exemple  nous pouvons déjà, ce qui va aller au Burkina, le conduire à la hauteur de la Donga, pourquoi pas à la hauteur de Affon là-bas et pourquoi pas au-delà ? Donc les véhicules qui vont quitter Burkina vont venir récupérer au niveau de ce que je vais appeler le port sec à Lambou là-bas du fleuve Ouémé, je crois là c’est déjà quelque chose. Ce n’est pas des rêves, c’est juste des idées de projet qu’on peut réaliser. Madame demandait entre temps si je vais draguer, on est obligé, mais il faut aménager également.

Parce que, en saison d’étiage on n’a pas d’eau !

Oui, ça c’est vrai, je suis d’accord avec vous, mais il ya des possibilités de faire en sorte qu’on ait de l’eau en permanence.

Passons de l’eau à l’énergie, votre politique, vous à la Marina, que feriez-vous pour compenser le déficit énergétique au Bénin ?

Bon quand vous dites énergie, moi j’ajoute l’eau en même temps parce qu’il faut vivre avant de penser à l’énergie et pour moi dans le projet de société, vous allez le voir,la première des choses au niveau de la constitution, nous allons essayer de faire cette modification, en ajoutant que chaque Béninois a besoin d’eau potable, partout il se trouve sur le territoire national. Et il serait de même dans la constitution pour l’énergie. Qu’est-ce à dire ? Ça veut dire que, le dernier Béninois qui se retire que ce soit à Tchoumi-Tchoumi, ou à Kofouno du côté de l’Alibori là-bas, ou dans n’importe quel village le plus reculé de ce pays-là, nous devrions tout faire pour que l’eau potable le rattrape là-bas et que l’énergie le rattrape là-bas.

C’est une vue de l’esprit…

C’est clair, mais ça va être fait parce qu’on a l’énergie solaire, on a les énergies alternatives, on n’a pas trop de choses à payer pour ça. Vous voyez, moi qui suis ici, il y a dix ans, quinze ans à l’intérieur du parc W, juste par l’énergie solaire, j’ai créé des points d’eau aux buffles et aux éléphants à la faune sauvage. Donc aujourd’hui, quand on dit qu’on ne peut pas mettre par les mêmes moyens de l’eau à la disposition de l’homme,  ça m’étonne un peu. On en a fait même pour la faune sauvage, même pour les animaux sauvages. Donc c’est faisable pour l’homme, c’est faisable pour les animaux domestiques également. C’est juste les panneaux solaires, vous faites un forage, vous pompez l’eau sur le château d’eau qui est dimensionné compte tenu de la taille de ce que vous voulez alimenter et le moment où vous voulez l’utiliser, quand il ne pleut pas, vous ouvrez juste la vanne et la compensation est faite.

On va parler d’emploi. D’abord de la jeunesse et de l’emploi.

D’accord. En ce qui concerne la jeunesse et l’emploi, le logo est également clairlà-dessus, et je l’ai dit tout au début, nous savons que tous les secteurs de développement sont des secteurs potentiels qui doivent offrir de l’emploi. Mais moi dans mes projets de société, étant donné que je ne voudrais pas que des produits bruts béninois sortent vers l’extérieur, la priorité d’abord va être donnée à l’emploi dans des usines de transformation de nos produits agricoles, d’élevage et de pêche. Ça va être dans un premier temps ça et laissez-moi prendre le cas du coton seul. Vous prenez une commune qui produit 30 000 tonnes de coton, une usine de transformation de coton en tissu, ne peut faire plus de 2000, 3000 tonnes par an. Donc dans une commune de 30 000 tonnes, vous aurez 10 usines. Dans chaque usine on n’a pas moins de 1500, 2000 emplois. Vous voyez, juste aujourd’hui dans chaque commune, nous pouvons donc faire bêtement, en disant que le produit ne sortira pas brut mais final, donc dans chaque commune on a des emplois au nombre de 15 000 à 20 000 que nous allons faire.

Mais le tissu aujourd’hui n’est pas rentable, sur le plan international le tissu n’est pas rentable !

 Non mais, même si ce n’est pas rentable, on aurait au moins habillé les Béninois.

Ça reviendrait trop cher !

C’est pas sûr, ça dépend.

Vous ne parlez pas de l’importation de la technologie, pour amoindrir les coûts ? La technologie elle viendra d’où ?

Quand vous me posez ces genres de questions moi ça m’étonne un peu. Ce que je porte là, je suppose que c’est du coton produit au Bénin, il part d’abord en Asie ou en Europe, il est transformé, il revient, c’est nous qui achetons le produit fini en retour qui payons le transport aller-retour. Mais comment vous ne voulez pas que en mettant ce complément dans ce qui va être produit sur place, nous allons gagner ! Nous allons gagner, il y a juste un certain réglage à faire.

C’est clair que nous allons gagner, mais ce que nous ne percevons pas assez, la façon dont vous allez nous faire accéder à cette technologie, à l’implantation des usines ! bon ce que les Béninois attendent de vous !

Ce que les Béninois attendent, la technologie existe, si les autres pays, vous prenez même le Nigeria ici, même à notre porte hein, à la frontière du Bénin, il ya des usines de transformation de produits agricoles, même l’orange qu’on n’arrive pas à consommer ici, les producteurs ont peur, ils amènent ça de l’autre côté et ça passe dans les usines. On peut aller à de petites industries à des industries familiales qui ne demandent …

Ça va être progressif !

Oui merci, c’est ça que je disais dès le début, on va faire des transformations artisanales, évoluer à des transformations semi-industrielles, jusqu’au niveau de l’industrie…

Mais disons que ce n’est pas pour tout de suite !

Bon mais ça va venir, le projet de société le dit, si vous êtes à 5, 6 tonnes à l’hectare, si vous ne mangez pas trois fois par jour, ça va pourrir. Dans mon programme même on irait jusqu’à nourrir tous les enfants depuis la classe de 6e jusqu’en terminale, à midi chacun aura un repas gratuit, pour éviter que l’excédent de produit pourrisse en attendant que les usines prennent correctement.

Au niveau de l’emploi ?

Au niveau de l’emploi, je prends juste le coton, vous prenez une commune où on produit du maïs  aujourd’hui je crois j’ai des amis qui ont déjà implanté une usine à Pahou, pour transformer le maïs en farine et d’autres produits dérivés. Mais ils ne vont pas avoir moins de 500 000 emplois. Donc faisons tout au-delà de tout ce que nous sommes en train de dire… pour moi, régler un problème, c’est aller à la racine et notre racine, c’est ce qui est naturel, c’est ce que d’abord Dieu nous a donné. Ce que Dieu nous a donné là, faisons tout pour ne pas perdre ça. Et si on agit de la sorte, la bénédiction divine y est. Après nous pouvons étendre maintenant les questions d’emploi sur les autres secteurs, mais ce que la nature vous a donné, vous vous comportez mal, ça pourrit et vous voulez de bénédiction, vous voulez être heureux, c’est pas possible. Protégez d’abord ce que la nature vous a donné et faites en sorte que ça vous donne de l’emploi, que ça fasse le bien-être de toute la population et après nous tous nous allons manger trois fois par jour et des produits label béninois made in Benin, la bénédiction va tomber.

Et l’éducation ?

Bon, l’éducation, en ce qui me concerne, je crois que le programme académique aujourd’hui, je vais le bouleverser totalement, nous allons faire 50% de théorises, 50% de pratique.

Même dans l’enseignement général ?

Depuis l’enseignement général, parce que écoutez, un garçon, une fille qui aujourd’hui va jusqu’en classe de CM2, n’arrive pas à avoir le Cepe, il ressort, vous voulez récupérer où ?

Dans un atelier de couture !

Merci, si vous voulez le récupérer dans un atelier de couture, faites en sorte que les après-midis à l’école il touche à un peu de tout. Donc il va regarder…

Ce n’est pas nouveau, la période révolutionnaire…

Exactement, mais il faut le ramener ! Ilfaut ramener ce programme pourpermettre aux enfants qui vont se perdre en cours de scolarisation, qu’ils puissent savoir Ah, moi j’étais bien en mécanique, je retrouve alors le maître mécanicien du quartier pour me perfectionner, après je peux aller plus haut dans une maison de concessionnaire, au niveau d’une de nos grandes villes pour le perfectionnement. Et pour l’école ça va être ça. Même jusqu’’à l’université. Il ne faut pas permettre qu’on reste dans la théorie tout le temps, c’est pas bien. Il faut que l’enfant, progressivement, puisse savoir, lorsqu’on arrive en classe de 3e, qu’on n’a pas pu réussir au Bepc et qu’on se dise bon à l’école j’étais bien dans la pratique, j’étais bien dans ceci, j’étais bien dans cela et ça ne désoriente plus l’enfant. Comme il a pris du goût déjà dans les travaux pratiques en soirée, il sait où se diriger. Mais aujourd’hui, s’il n’arrive pas à gratter le papier, peut-être c’est des gens que vous rencontrez au niveau des braquages ou je ne sais pas où. Donc vous fabriquez plutôt des bandits que des gens qui vont se retrouver dans un métier dans leurs quartiers ou dans leurs communes.

Votre regard sur la multiplicité des centres universitaires aujourd’hui !

Bon je crois que là ce n’est pas mauvais, le Bénin n’est pas le seul pays à le faire, j’ai visité beaucoup de pays africains et moi j’ai… mon université en ce qui concerne le diplôme d’ingénieur des eaux et forêts, je suis allé au Cameroun. Au Cameroun, dans leurs dix régions, vous avez une université, vous avez un centre universitaire. Bon c’est vrai, c’est des spécialités différentes, mais ce que moi je dis, nous devons faire en sorte que lorsque nous créons ces genres d’écoles, faire en sorte que le brassage au niveau des filles et des fils de ce pays se réalise. Peut-être des gens vont dire il fait du régionalisme, non. Il faut donner des quotas à chaque région, pour permettre à nos enfants d’apprendre à se connaître depuis ces centres de formation.

A-t-on besoin forcément de passer par le système de quota ?

Non mais si on ne contrôle pas,peut-être que ça ne peut pas se réaliser. Or, on peut faire un petit contrôle de sorte que on veille à ce que tous les enfants de toutes nos différentes régions au niveau de chaque université …, le brassage là est important, je sais de quoi je parle, moi je ne suis pas resté dans mon village seul pour faire l’école, le fait que je sois allé à des écoles spécialisées, rencontrer des enfants d’autres régions, aujourd’hui, je fais confiance à certains d’entre eux plus que mon propre frère, parce que je les  ai découverts et je connais les valeurs qui sont en eux. En sorte ça vous permet de connaitre sur place dans ces centres de formation tout votre pays.

On ne peut finir cette émission sans parler de santé, la santé elle est primordiale. En parcourant votre projet de société, nous avons remarqué que vous avez évoqué la priseen charge des cas de VIH-SIDA, que comptez-vous faire à ce niveau ?

En réalité, aujourd’hui il faut dire que le VIH-SIDA, c’est entendre tous les virus, vous voyez aujourd’hui au niveau du Lassa, tout ce qui se passe ! Nous souhaiterons que d’autres virus, certains parlent de ébola et autres n’arrivent pas chez nous. En ce qui concerne le VIH-SIDA, qu’est-ce qu’il y a à faire, c’est de continuer à faire la promotion des méthodes aujourd’hui qui sont mises en place et mon programme de pratique à l’école, je ne suis pas sûr que aujourd’hui, un enfant qui entre au  CE1 jusqu’à finir la classe de 3e que quelque part on lui a exposé comment est-ce qu’il doit faire exactement pour éviter le SIDA si ce n’est qu’à des conférences. Dans mon programme scolaire, en soirée, il va avoir au niveau de chaque classe, donc CE1, CM2 jusqu’en classe de terminale, il va avoir des programmes de santé en soirée pour donner des notions à nos enfants et faire en sorte que ils puissent mettre ça en pratique et que le taux de prévalence soit vraiment baissé. C’est de ça qu’il est question. Les 50% de pratique que je suis en train de prôner, c’est pas seulement du métier, c’est même le comportement avec ses parents dans le ménage à la maison, c’est le comportement de l’enfant dans la société, c’est son comportement avec les autres dans la cour de l’école, …y compris même…

Est-ce que… ça se fait, ça se fait les règles d’hygiène élémentaires !

Mais il faut généraliser ça maintenant et arrêter le programme théorique pour la moitié du temps et faire un programme correcte pourque le même jour, la même soirée, pour un même niveau dans tout le pays, que ce soit la même chose sur un petit écran télévisuel …

A un niveau plus élargi, le système sanitaire, est-ce qu’il vous semble malade lorsqu’on sait qu’on  a des spécialistes, des médecins de haut niveau et que les évacuations sanitaires s’imposent toujours à nous.

Bon je crois vous vous avez vu ça dans mon projet de société. Il faut dire d’abord que dans tous les cas, le nombre de médecins spécialistes au Bénin n’est pas suffisant pour les structures publiques, donc à ce niveau, le matériel n’est pas de qualité, c’est pour ça aussi que ces évacuations se font. Donc moi je trouve, il y a des choses à améliorer. Vous voyez, faire une évaluation c’est difficile, mais quand on est face à des cas concrets comme ça, l’exécutif doit donner la preuve aux citoyens que voilà nous sommes capables et je crois que sous mon régime ça va être fait. Il faut faire en sorte que ces évacuations s’arrêtent. S’il manque des spécialistes, dans certains domaines, il faut les identifier, les répertorier, en faire une statistique et former de jeunes Béninois dans ces différentes situations, acheter la matériel qu’il faut, on peut ne pas tout faire à la fois. Mais les cas les plus couteux pour nous on commence par ça pour diminuer au moins l’hémorragie financière qui se fait vers l’extérieur. Donc la chose est faisable.

Oui en intention, mais face à la réalité…

Dès qu’on sera au pouvoir vous allez voir la réalité, ça se fera, parce que moi je ne serai pas seul, c’est pour ça je vous ai dit en début de pouvoir il va avoir une conférence nationale de développement durable qui va prendre en compte les aspects économiques, social et environnementaux, donc à ce niveau-là tous ces problèmes vont être posés. Et ce n’est pas moi qui vais en tant que Chef de l’Etat donner les solutions. Les acteurs du domaine vont s’exprimer dessus, les problèmes qui se posent, les solutions qu’ils préconisent et c’est sur cette base que l’exécutif doit travailler.

A un moment où la planète entière fait face au réchauffement climatique, que prévoyez-vous dans votre projet de société ?

Je vous remercie, je crois qu’aujourd’hui, les problèmes sont globaux, ce que toute l’humanité fait et qui a d’inconvénients sur le Bénin, il va être difficile au Bénin de se comporter seul pour pouvoir s’en sortir. La Cop 21, la dernière fois a pris de nombreuses dispositions, je crois ça c’est une très bonne chose. Au niveau local, tout ce qu’il y a à faire c’est de faire en sorte que nous puissions vivre en harmonie localement avec notre milieu pour freiner ces effets néfastes qui vont venir de l’extérieur.

Un mot sur le sport !

Bon dans le domaine du sport, comme j’ai l’habitude de dire j’ai été le premier gardien de but des buffles du Borgou, donc c’est un domaine que j’aime très très bien. Pour moi, mon rêve est que quand je …, la dernière fois il y a eu une compétition à Kigali et mon pays n’est pas là ça me fait mal, puisque je sais qu’on est très intelligent. C’est des questions d’organisation, laissez les idées partisanes, faire en sorte que les meilleurs soient placés, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Je crois que le sport va être sauvé. En plus mettre les infrastructures sur l’ensemble du territoire.

Vous parlez de 10 complexes sportifs ?

Oui, on va mettre ça…, vous voyez s’il y a une compétition aujourd’hui, on peut recevoir un match de football ou de basketball à Abomey ou à Parakou c’est difficile ? Donc nous allons faire en sorte que toutes ces infrastructures de qualité très élevée puissent être éparpillées sur l’ensemble du territoire national.

Vous parlez de Parakou et de 9 communes secondaires…

Oui c’est Abomey, Abomey-Calavi, Lokossa, on va mettre ça au niveau des Chefs-lieux des douze départements.

A deux minutes de la fin de cette émission, il me plait de vous demander de vous adresser directement à vos électeurs

Merci beaucoup, comme j’ai le logo, voilà ce que je propose aux Béninois pour le jour du vote et Dieu a fait que sur le spécimen, mon logo vient en première position. Donc, voilà ma propre photo, le logo qui a un tracteur surélevé, pour qu’on puisse multiplier par 5, par 6, la production agricole, la production d’élevage et la production de la pêche de ce pays et au-delà de ça nous avons prévu un arbre pour signaler à tous nos concitoyens que notre production agricole doit pouvoir respecter l’environnement. Et au-delà de ça, nous avons mis une usine du côté droit du logo pour montrer que l’excédent de production sur ce territoire du Bénin en tout cas chez nous, doit être entièrement transformé dans ce pays avant d’être exporté ou consommé plus tard.

En savoir plus...

Parakou/Gouvernance locale : Le maire Toko rend compte à ses administrés

charles-toko

La première autorité de la municipalité de Parakou était face à sa population hier, jeudi 05 Janvier 2017. L’objectif de cet exercice, auquel sacrifie le maire Charles Toko pour la première fois depuis qu’il est à la tête de la ville, est de rendre compte de sa gestion de la ville aux populations à la base, qui ont, d’ailleurs fait massivement le déplacement de la salle de réunion de l’hôtel de ville pour l’écouter.

Faire le point de la gestion de la mairie de Parakou à travers des grandes réalisations de l’équipe municipale pour le compte du dernier trimestre de l’année 2016. Tel est l’exercice auquel s’est prêté le maire Charles Toko hier, jeudi 05 Janvier 2017. Ceci dans le cadre de la reddition de compte avec le concours de Social Watch Bénin. Cette séance a réuni les populations à la base, notamment les élus locaux, les délégués de quartiers et les membres des cellules de participation citoyenne. Le maire de la municipalité de Parakou, Charles Toko a d’abord commencé par faire le point des grandes actions ou réalisations de son équipe depuis trois mois qu’il est installé. Il a cité entre autres, la réorganisation de l’administration municipale matérialisée par la définition de nouveaux horaires de travail qui permet aux populations de se faire établir des pièces sans grande difficulté et surtout pour assurer la continuité du service public, le rapprochement de l’administration de l’administré. Il a ensuite présenté à l’assistance, la synthèse de l’exécution du budget 2016 au 30 novembre 2016, par un exposé des taux de réalisations de la mobilisation des ressources propres de la ville par rapport aux prévisions initiales. Ce qui a permis de déboucher sur les difficultés. Lesdites difficultés se résument à l’incivisme fiscal, au mauvais entretien par les populations des ouvrages ou équipements et infrastructures réalisés, le faible taux de mobilisation des ressources financières propres pour l’exécution des actions de développement. Le maire de Parakou a enfin levé un coin de voile sur les défis que lui et son équipe entendent relever pour le repositionnement de la cité des ‘’Koburu’’. Il s’agit de l’organisation de la conférence économique de Parakou ; la construction d’un nouvel hôtel de ville ; la construction d’un grand palais des congrès ; d’un marché régional d’une grande capacité d’accueil ; la construction d’un stade omnisport de 25 mille places ; la construction d’un hippodrome. Le maire Charles Toko a rappelé que son équipe s’engage à faire le plaidoyer nécessaire à l’endroit du pouvoir central pour l’achèvement dans les délais et conformément au cahier de charges des travaux et projets gouvernementaux ouverts dans la ville ; le renforcement de la performance de l’administration municipale, l’amélioration du niveau de recouvrement des ressources propres ; l’acquisition et la sécurisation des domaines et l’assainissement de la ville. Après avoir décliné ce qui a été fait en trois mois de gestion à la population, la parole a été donnée à cette dernière pour poser des questions d’éclaircissement auxquelles, l’autorité a apporté des éléments de réponse. Charles Toko a, pour finir, rendu un hommage mérité aux cadres de l’administration municipale et remercié les populations pour leur compréhension des réformes en cours dans la commune.Il n’a pas manqué de solliciter la mobilisation de tous les fils et de toutes les filles de Parakou autour du développement de la cité des ‘’koburu’’.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

En savoir plus...

Can Gabon 2017 : Le décodeur Canal+ à 5000FCFA

adrien-bourreau

Le groupe Canal+ est au cœur de la plus grande fête du football africain. La Can Gabon 2017 s’ouvre du 14 janvier au 05 février 2017, et pour permettre au plus grand nombre de suivre tous les 32 matchs de cette prestigieuse compétition, Canal+ casse ses prix. A compter de ce jour vendredi 06 au samedi 21 janvier 2017, le décodeur Canal+ est à 5000FCFA avec la formule Evasion+ et la parabole est offerte. L’annonce de cette offre exceptionnelle a été faite hier par le Directeur général Adrien Bourreau au siège de Canal+ Bénin.

De 10 000FCFA lors des fêtes de fin d’année, le décodeur Canal+ passe désormais à 5000FCFA. Cette offre inédite est une réponse à la crise économique que traversent de milliers de foyers béninois suite à la situation au Nigeria. Canal+, dans sa vision de rendre ses produits accessibles  à tous les ménages, saisit l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations (Can Gabon 2017) pour rassembler les Béninois autour du sport roi. La promotion qui démarre ce jour et qui va durer deux semaines est une occasion inespérée pour ceux qui n’ont pas encore le décodeur Canal+ de se l’offrir à un prix cadeau. Avec 5000FCFA et un abonnement d’un mois de 18000FCFA, ils pourront suivre en exclusivité sur les chaînes Canal+ sport1 et Canal+ sport2 tous les 32 matchs de la Can Gabon 2017 dont le coup d’envoi est prévu pour le 14 janvier prochain. Ceci grâce à un accord signé avec la Confédération africaine de football (Caf) et qui donne droit à Canal+ de diffuser sur une période de 7 ans les plus grandes compétitions africaines de Football. La Can Gabon 2017 est donc la 1ère d’une longue série et Canal+ a voulu en faire le plus grand événement de ce début d’année.

Canal+ au cœur de la Can

Au-delà des matchs qui seront entièrement diffusés et rediffusés, Canal+ a concocté tout un programme autour de la Can. Deux émissions seront animées par des experts et les meilleurs journalistes et consultants. La 1ère, ‘’En route pour la Can 2017’’, permettra aux journalistes reporters d’être au cœur du quotidien de chaque groupe (préparation physique, entrainement, matchs…) dans les 4 villes du Gabon où se déroule la compétition. La seconde émission, ‘’Soir de Can’’, qui sera présentée par Robert Brazza et Vincent Radureau, va décrypter les enjeux et les faits marquants de chaque journée. Canal+ a aussi prévu des jeux. Une sélection des meilleurs jongles avec le cuir rond, qui seront postés sur la page Facebook de Canal+ Afrique, sera faite et le gagnant ira au Gabon suivre la Finale tout frais payé. De même des jeux pronostics permettront aux férus de football de gagner des postes téléviseurs et un abonnement complet d’un an.

Mais Canal+, ce n’est pas que le football. Le groupe produit également des programmes dédiés à ses abonnés du continent tels que +d’Afrique, Réussite, Talents d’Afrique sans oublier les séries sur les chaînes Nollywood Tv, Novelas Tv, Gospel Music Tv, etc. Toute la famille trouve son compte dans les programmes de Canal+ et avec le décodeur à 5000FCFA, c’est le moment ou jamais pour tous les ménages de s’abonner à Canal+.

En savoir plus...

Fourniture d’intrants coton/Campagne 2017-2018 : La preuve que Talon, tamtameur et danseur

patrice-talon

(Tout sur l’appel d’offres taillé sur mesure)
Dans sa parution du jeudi 15 décembre 2016, votre journal Matin Libre titrait en manchette : Gestion de l'or blanc/Campagne 2017-2018 : Main basse programmée sur le coton!... Ledit article, tiré de Jeune Afrique, indiquait que « L'ombre de Patrice Talon plane sur l'ambitieux appel d'offres de la filière cotonnière du Bénin », un avis d'appel d'offrespublié le lundi 5 décembre par l'Association interprofessionnelle du coton (AIC) du Bénin pour satisfaire les besoins annuels en engrais et en produits phytosanitaires de la filière pour la campagne 2017-2018.L’auteur de l’article est allé loin en s’appuyant sur le fait que le cahier des charges dudit appel d’offres devrait éliminer, d'entrée de jeu, les opérateurs de taille moyenne tant il est exigeant...Un mois après, les faits sont là. Du moins, si l’on s’en tient à la livraison de Jeune Afrique d’hier jeudi, sur son site. Eu égard aux détails donnés par nos confrères sur ce processus de fourniture d’engrais pour la prochaine campagne cotonnière, tous les ingrédients sont réunis pour dire que Patrice Talon, président de la République est à la fois tamtameur et danseur dans le secteur cotonnier. Rien ne lui échappe ; même les appels d’offres sont visiblement taillés sur mesure. Lisez plutôt les derniers développements proposés à cet effet par Jeune Afrique.

La Sodeco, sous contrôle de Patrice Talon, seul candidat qualifié à l'appel d'offres pour la filière cotonnière!

Selon les informations de Jeune Afrique Business+, la SODECO, la Société de développement du coton sous contrôle du président du Bénin Patrice Talon par le biais de ses enfants, ressort comme l'unique participant retenu à l'appel à candidatures pour satisfaire les besoins en engrais de la prochaine campagne de coton au Bénin.

Dans un article publié le 9 décembre dernier, Jeune Afrique Business+ expliquait comment le cahier des charges de l’appel à manifestations de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) éliminerait d’emblée nombre de prétendants de la course en raison des conditions financières très exigeantes de participation. Sur les quatre propositions effectivement remises, seule la SODECO a finalement été retenue.

Les trois autres soumissionnaires étaient la SICREP, société de matériel et d’équipements agricoles de Paulette Kidjo, la sœur de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ; et deux sociétés inconnues, Klass International et Unidis. Mais, contrairement à la SODECO, aucune d’entre elles n’a pu être qualifiée faute de pouvoir remettre les chèques certifiés par les banques locales d’un montant de plusieurs milliards de F CFA. Elles disposaient toutefois d’attestations de financements de banque béninoises.

De sources locales, certains candidats ayant tenté à plusieurs reprises d’obtenir les chèques en question n’ont pu le faire car les administrateurs des établissements bancaires compétents pour ce genre d’opération leur ont opposé une fin de non-recevoir, ou étaient tout simplement absents.

Challenge, l’entité du pasteur évangéliste Augustin Toudji Sossa, était également sur les rangs, mais son représentant étant arrivé en retard à la séance d’ouverture des plis ce matin(hier jeudi 5 décembre 2016 NDLR) à 10h à Cotonou, son offre n’a pas été prise en compte!
La séance, qui a validé les offres dans la foulée, était présidée par Mathieu Adjovi, l’un des fidèles de Patrice Talon, et dirigeant de l’AIC, également arrivé en retard! Il était flanqué à sa droite de Bertin Adeossi, l’ancien DG de la SDI, le groupe de Patrice Talon, et actuel responsable de l’organisme semi-public ProCAD (Programme cadre d’appui à la diversification agricole).

Mathieu Adjovi a refusé de révéler le montant de l’offre de SODECO et de celles des dossiers retoqués.

Rappelons que lors de la précédente campagne, la SODECO avait acheté, entre avril et juin 2016, en gré à gré, et dans l’urgence, près 70 000 t d’engrais à la société suisso-singapourienne Mekatrade, couvrant ainsi déjà à l’époque la totalité des besoins de la filière coton du pays.

La notification officielle des passations de marché devrait être annoncée demain(ce vendredi NDLR) à 15h par Mathieu Adjovi.

Dix lots étaient proposés en tout, dont trois pour l’engrais (de 165 000 t représentant une valeur d’environ 80 millions de dollars) et sept pour des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides, etc.). Pour ces derniers marchés, Af-ChemSodaco, société du groupe SDI, était également pressentie, mais elle n’est finalement pas apparue. SODECO devrait toutefois la solliciter pour satisfaire les lots.

Pour honorer les lots d’engrais, SODECO devrait probablement se tourner vers l’OCP marocain (engrais NPK), qui dispose d’un bureau à Cotonou, et, pour l’urée, vers les fournisseurs russes, nigérians ou égyptiens.

jeuneafriquebusinessplus.com

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !