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Sciences et Santé

Imagerie du rachis : Les scientifiques du Bénin et du Togo ensemble pour relever les défis sanitaires

scientifiques

La salle de l’unité de pharmacie de la Faculté des sciences de la santé a abrité, samedi 18 mai 2018, la 3ème journée de la Société bénino-togolaise de radiologie et d’imagerie médicale (Sbtrim) et la 1ère journée de la Société béninoise d’imagerie médicale (Sbim). Deux journées conjointes meublées de conférences axées sur le thème «imagerie du rachis», et qui, au terme, devront permettre, aux dires de la présidente du comité scientifique, Vicentia Boco, d’aborder les pathologies du rachis en général et leurs différents aspects en particulier. Elles donnent aussi l’occasion à la jeune génération d’acquérir des connaissances qui ne s’enseignent pas forcément dans les livres.

Pour elle, en effet, l’évènement marque un nouveau départ dans le département de l’imagerie médicale au Bénin. A l’entendre, après une longue léthargie, cette journée qui s’inscrit dans un projet de rencontres et d’échanges scientifiques réguliers permettra à toute la communauté du corps médical d’échanger sur des sujets d’intérêt commun, mais  également leur donne l’occasion de réfléchir aux solutions possibles pour répondreaux «nombreux» défis sanitaires des deux pays. «Parmi ceux-ci, nous reconnaissons tous que les pathologies du rachis constituent un problème fréquent, récurrent, et souvent désespérant pour les patients…et aussi pour le médecin chargé deles  prendre en charge face aux difficultés rencontrées par les patients», a-t-elle signifié. L’imagerie médicale, peut-elle donc poursuivre, joue un rôle important dans la prise en charge de ces pathologies. Et de faire observer que, ceci justifie largement le choix fait du thème retenu. Des idées partagées par Koussema Agoda, président du Strim et Delphin Mehinto, Doyen de la Fss. Procédant à l’ouverture officielle de la journée, ce dernier à fait comprendre que l’imagerie médicale est un domaine important au carrefourde la médecine. Tout en déplorant l’insuffisance du plateau technique parfois vétuste, il  a confié que le thème est fédérateur. Delphin Mehinto va de ce fait inviter les participants à l’humilité afin de changer de pratique pour une imagerie  médicale au service de la population.

Cyrience KOUGNANDE

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Premières sessions annuelles 2017 du Crc/FMTSP/OCAL : Le renouvellement des membres et la validation des documents au menu

Crc-FMTSP-OCAL

Du 11 au 16 décembre 2017, se tiennent à Cotonou, les travaux des premières sessions annuelles au titre de l’année 2017 du Comité régional de coordination des interventions du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme pour l’Organisation du Corridor Abidjan-Lagos (CRC/FMSTP/OCAL). Au terme des présentes sessions, il sera procédé au renouvellement des membres des organes statutaires du Comité régional et surtout la validation des documents cadres. Lors des travaux d’hier, mercredi, 13 décembre 2017, la présidente en exercice du Crc/Ocal, Dorothée Kindé-Gazarda été exigeante quant à l’atteinte des objectifs fixés…

Venus des cinq pays membres du Corridor Abidjan-Lagos à savoir le Bénin, le Togo, le Ghana, le Nigéria et la Côte d’ivoire, les participants aux présentes sessions statutaires annuelles séjourneront à Cotonou jusqu’au samedi prochain pour prendre part aux travaux. Pour le secrétaire permanent du Crc/Ocal, Wannou Stanislas, la présence de tous les pays membres témoigne de l’importance de la présente assise. Si les assises de 2016 ont été essentiellement consacrées à la révision des documents cadres de gouvernance et au lancement du processus de mise en œuvre des réformes qui en découlaient, les premières sessions annuelles de 2017 visent à rendre compte du suivi de la mise en œuvre du processus de renouvellement des membres, finaliser la relecture des documents cadres de gouvernance révisés, faire  valider et mettre en place lors de l’Ag du Crc/Ocal les nouveaux membres et les organes dirigeants avec un programme de renforcement de capacités. Il s’agit également, au cours desdites sessions, d’examiner et de valider le plan d’amélioration issu des recommandations de l’EPA 2016, le cadre institutionnel, managérial et opérationnel de l’Ocal ainsi que les défis et perspectives. De même, la Commission de gestion des conflits d’intérêts profitera pour tenir une réunion statutaire de planification et de formation aux fins de renforcement approfondi des capacités des membres. Tout en déplorant l’absence de prompte réactivité des membres et le non-respect du Chronogramme de 2016, la président du Comité régional de coordination, l’ancienne ministre Dorothée Kindé-Gazard a été très exigeante en ce qui concerne les objectifs des pressions annuelles. Ceci en vue de rester en phase avec les recommandations du Fonds mondial. Après vérification du quorum et des mandats, le Consultant commis pour la supervision des travaux a relevé quelques compléments de documents qu’il faudra pour confirmer l’éligibilité des membres participants. A cet effet, certaines candidatures béninoises ont été invalidées pour des raisons diverses. L’agenda préétabli pour le déroulement a été aussi modifié en raison de l’absence de la délégation Ghanéenne et de certains membres. La phase des élections des nouveaux membres a été reportée pour ce jour, jeudi 14 décembre 2017 pour permettre à tous les membres d’y prendre part. Quant à l’adoption des documents cadres, ce ne sera chose faite que lors des deuxièmes sessions prévues pour janvier 2018. Ceci du fait que les amendements ne soient pas parvenus au Consultant à temps et que la partie anglaise poursuit toujours la relecture. Ainsi, il a été proposé que les documents soient adoptés sous réserve d’intégration des amendements.

Aziz BADAROU

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Jms 2017/Message du Directeur exécutif de Onusida : Le droit à la santé des marginalisés, comme défi

Michel-Sidibe

A l'occasion de l'édition 2017 de la Journée mondiale du sida célébrée les 1ers décembre, le  Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, a délivré un message au monde entier. Michel Sidibé a insisté, à cet effet, sur le droit de chacun, notamment des marginalisés de bénéficier, partout, des soins. L'atteinte de l’objectif de mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 en dépend. Lire l'intégralité du message.

En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, nous mettons en lumière l’importance du droit à la santé et les défis auxquels sont confrontées les personnes séropositives en réclamant ce droit.

Le droit à la santé fait partie des droits fondamentaux des droits de l’homme : chacun a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale, comme énoncé dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Le monde n’atteindra pas les objectifs de développement durable, et notamment l’objectif de mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030, si les personnes ne parviennent pas à obtenir le droit à la santé. Le droit à la santé est corrélé à un large éventail d’autres droits, notamment le droit à l’assainissement, à la nourriture, à un logement décent, à des conditions de travail saines et à un environnement propre.

Le droit à la santé possède un large éventail de significations : il signifie qu’aucune personne ne dispose d’un droit supérieur à une autre en termes de droit à la santé ; qu'il existe une infrastructure de soins de santé adéquate ; que les services de soins de santé sont respectueux et non discriminatoires, que les soins de santé doivent être médicalement appropriés et de bonne qualité. Mais le droit à la santé est plus important que cela : en parvenant à obtenir le droit à la santé, les rêves pourront être réalisés et les promesses tenues.

Lors de chaque journée mondiale de lutte contre le sida, nous nous souvenons des membres de nos familles et nos amis qui sont décédés à la suite de maladies associées au sida, et nous réitérons notre solidarité avec tous ceux qui vivent avec le VIH ou qui sont affectés par le VIH.

Dès le début, la riposte contre le sida s’est fondée sur le droit à la santé fondamental et le bien-être. La communauté du sida a plaidé en faveur de systèmes de santé basés sur les droits et de l'accélération des efforts afin que le monde comprenne le VIH : comment le prévenir et comment le traiter.

De trop nombreuses personnes, notamment les personnes les plus marginalisées et les plus affectées par le VIH font toujours face à des défis concernant l’accès aux services sociaux et de santé dont elles ont urgemment besoin. Nous devons tous continuer à nous épauler avec les personnes laissées de côté et faire en sorte que personne ne renie leurs droits humains.

Cette année a vu des étapes significatives franchies sur la voie des objectifs de traitement 90-90-90 afin de mettre un terme à l’épidémie de sida d’ici 2030. Près de 21 millions de personnes vivant avec le VIH sont désormais sous traitement et les nouvelles infections du VIH ainsi que les décès liés au sida sont entrain de décliner dans de nombreuses parties du monde. Mais nous ne devons pas nous satisfaire de ce résultat. En Europe de l'Est et en Asie Centrale, les nouvelles infections du VIH ont augmenté de 60 % depuis 2010, et les décès liés au sida de 27 %. En outre, l’Afrique Centrale et de l’Ouest est toujours laissée de côté. Deux personnes sur trois n’ont pas accès au traitement. Nous ne devons pas avoir une approche à deux vitesses pour mettre fin à l'épidémie de sida.

Malgré tous nos succès, le sida n’est pas encore terminé. Mais en s’assurant que chacun, partout, puisse obtenir le droit à la santé, il peut l’être.

Michel SIDIBÉ, Directeur Exécutif  de l'ONUSIDA
Secrétaire général adjoint des Nations Unies

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Santé et le développement : Journée mondiale sans tabac 2017, c’est ce jour

sans-tabac

Ce 31 mai, le monde entier célèbre la Journée mondiale sans tabac. A l’occasion de cette célébration, il s’agira, au cours des manifestations, de souligner les risques pour la santé liés au tabagisme et de plaider en faveur de politiques efficaces pour réduire la consommation de tabac.La campagne permettra de mettre en évidence la menace que représente l’industrie du tabac pour le développement durable de tous les pays, notamment la santé et le bien-être économique de leurs citoyens. A cet effet, l’Organisation Mondiale de la Santé appelle les pays à établir des priorités et à accélérer les efforts de lutte antitabac dans le cadre de leurs actions par rapport au Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le thème pour la Journée mondiale sans tabac 2017 est : «Le tabac : une menace pour le développement». Il suffit de voir les méfaits du tabagisme pour s’en convaincre de la pertinence du thème choisi. En effet, le tabagisme provoque près de 6 millions de décès annuels dans le monde, chiffre qui est appelé à augmenter et pourrait atteindre plus de 8 millions de décès chaque année d’ici à 2030 sans une intensification de l’action. Les coûts du tabagisme pour les économies nationales sont considérables en raison des coûts accrus des soins de santé et de la baisse de la productivité. Le tabagisme aggrave les inégalités en santé et la pauvreté, car les personnes les plus pauvres consacrent moins de ressources aux besoins essentiels tels que les denrées alimentaires, l’éducation et les soins de santé. Quelque 80% des décès prématurés dus au tabagisme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire qui ont plus de difficultés à atteindre les objectifs de développement. La culture du tabac nécessite de grandes quantités de pesticides et d’engrais qui peuvent être toxiques et polluer les sources d’approvisionnement en eau. Chaque année, la culture du tabac utilise 4,3 millions d’hectares de terres, ce qui entraîne une déforestation à l’échelle mondiale située entre 2% et 4%. Par ailleurs, la fabrication des produits du tabac produit 2 millions de tonnes de déchets solides. Il urge donc d’agir pour éviter l’hécatombe.
Il faut dire qu’à Cotonou, outre les manifestations officielles, des organisations privées projettent une marche sur le ministère de la santé dans la matinée de ce mercredi pour se faire entendre, selon nos sources.
 
J. B

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Existence d’un produit curatif du paludisme : Le vaccin antipaludique enfin trouvé ?

paludisme

L'Oms va tester un vaccin antipaludique dans trois pays africains. A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé à Nairobi lundi 24 avril qu'un vaccin antipaludique allait être testé pour la première fois à grande échelle dans trois pays : le Kenya, le Ghana et au Malawi. Il est destiné aux enfants en bas âge, les plus touchés par cette maladie.

Le vaccin antipaludique, baptisé Mosquirix, a été mis au point par l’un des plus grands laboratoires pharmaceutiques britanniques, en partenariat avec l’ONG Path Malaria Vaccine Initiative.

Ce programme pilote commencera milieu 2018. Si l'Organisation mondiale de la santé a annoncé lundi le lancement de ce programme, c'est pour une raison bien précise. « Nous essayons de trouver un vaccin contrele paludisme depuis des dizaines d’années, c’est un jour très important, souligne Mary Hamel, responsable pour l'OMS de la coordination du programme de vaccination antipaludique. Nous voulions l’annoncer à tous les pays qui vont participer au programme en cette Journée mondiale de lutte contre le paludisme pendant la semaine africaine de la vaccination. Il s’agit de montrer l’importance de la disponibilité de ce vaccin. »

L'OMS espère vacciner 360 000 enfants dans les trois pays choisis pour cette expérience, entre 2018 et 2020. Pourtant, l'efficacité de ce vaccin est limitée. La prévention reste de rigueur. « Il est très important que les parents continuent d’utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour leurs enfants.

A.B

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Gestion efficace des Ressources humaines en santé en Afrique : Vers l’implémentation du logiciel IHRIS dans les pays du Rvt

IHRIS

Les membres du Réseau Vision Tokyo (Rvt) sont conviés depuis hier, lundi, 27 mars 2017 à l’Hôtel du Lac de Cotonou, à un atelier de partage de bonnes pratiques sur l’implémentation du logiciel Irhis. Un logiciel qui permet la maitrise et la gestion efficace des ressources humaines en santé. Les travaux du présent atelier ont été lancés par le Dac du Ministère de la santé en présence du représentant résident de la Jica, Togawa Toru.

Identifiés comme un des principaux goulots d’étranglements entravant le développement des systèmes de santé en Afrique, les problèmes des ressources humaines en santé (RHS) persistent. Etant une composante essentielle dans l’édification des systèmes de santé fonctionnels susceptibles de garantir aux populations, l’accès universel à des soins de qualité, la gestion efficace des ressources humaines en santé requiert la mise en place d’un Système d’information intégrant la confection de tableau de bord avec des indicateurs pertinents qui renseignent sur la réalité des effectifs à chaque instant et qui aident les responsables à divers niveaux à prendre des décisions sur une base factuelle. Le logiciel open source iRHIS répond bien à cette préoccupation. Au cours de l’atelier qui est prévu pour se dérouler du 27 au 29 mars 2017, les participants venus de plusieurs pays d’Afrique membres du Réseau vision Tokyo, prendront connaissance du logiciel Ihris, de l’intérêt de son utilisation, des progrès réalisés par certains pays membres. Il sera également question de l’adoption d’une démarche standard de mise en œuvre ainsi qu’un canevas de suivi des progrès réalisés par les pays membres sans oublier la proposition d’un tableau de bord des indicateurs à comparer dans l’espace du réseau. Dans son mot de bienvenue, le représentant-résident de la Jica, Togawa Toru a souligné le rôle important que joue le logiciel iRHIS dans la maitrise des effectifs du personnel sanitaire. A l’en croire, le partage des connaissances, expériences et surtout des difficultés permet de franchir des paliers et d’éviter certains écueils. Il s’est dit convaincu qu’au terme des travaux, des démarches consensuelles seront retenues en vue de l’utilisation harmonisée du logiciel dans l’espace du réseau. Quant au coordonnateur du Rvt, Souka Ndella Diouf, il a fait savoir que les Odd liés à la santé ne sauraient être atteints sans une politique de gestion efficace des ressources humaines. D’où la nécessité pour les pays concernés de fédérer leurs énergies pour apporter des solutions pérennes. Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant du ministre de la santé a salué le leadership fédérateur du Réseau vision Tokyo avant de rassurer de la disponibilité du gouvernement à accompagner de pareilles initiatives en vue d’une meilleure couverture sanitaire du Bénin, de la sous-région.

Aziz BADAROU

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Gestion efficace des Ressources humaines en santé : Vers l’implémentation du logiciel IHRIS dans les pays du Rvt

sante

Du 27 au 29 mars 2017, les membres du Réseau Vision Tokyo (Rvt) seront en conclave à Cotonou pour partager les bonnes pratiques sur les progrès réalisés dans l’espace du réseau en matière de mise en œuvre du logiciel IHRIS. Venus de plusieurs pays membres du Réseau, les participants prendront connaissance du logiciel Ihris et l’intérêt de son utilisation dans le cadre du réseau. Les progrès réalisés par les pays membres du réseau dans l’introduction du logiciel seront également présentés au cours des travaux. De la synthèse des difficultés de mise en œuvre du projet d’implémentation du logiciel, il sera adopté une démarche standard de mise en œuvre ainsi qu’un canevas de suivi des progrès réalisés par les pays membres. Les travaux porteront également sur la proposition d’un tableau de bord des indicateurs à comparer dans l’espace du réseau. En effet, les ressources humaines en santé (RHS) restent une composante essentielle dans l’édification des systèmes de santé fonctionnels susceptibles de garantir aux populations, l’accès universel à des soins de qualité. Ainsi, pour garantir l’efficacité de la gestion desdites ressources, plusieurs pays du Réseau vision Tokyo se sont engagés dans la mise en place du logiciel IHRIS avec des différents niveaux de succès. Système d’information intégrant la confection de tableau de bord avec des indicateurs pertinents qui renseignent sur la réalité des effectifs à chaque instant et qui aident les responsables à divers niveaux à prendre des décisions sur une base factuelle, le logiciel facilite la maitrise des ressources humaines en santé. Raison pour laquelle il sera question au cours du présent atelier du processus d’implémentation du logiciel.

Aziz BADAROU

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Paludisme : Découverte d’une souche africaine résistante

paludisme

Une souche résistante du parasite P. falciparum a été mise au jour. Dans une étude publiée par le New England Journal of Medicine, une équipe internationale de chercheurs a mis au jour un cas de résistance à l’artémisinine sur le continent africain.L’artémisinine est le traitement de choix contre le paludisme dans la majorité des pays où la maladie est endémique, notamment en Afrique.Associée à un autre antipaludéen, l’artémisinine élimine normalement les parasites du sang au bout de trois jours.Or, en 2008, les premières souches résistantes sont apparues au Cambodge, tandis qu’en 2014, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et de l’Institut Pasteur du Cambodge, avec des équipes de l’université de Columbia (USA), du CNRS à Toulouse et du NIH/NIAID (USA) démontraient qu’un gène qu’ils avaient précédemment identifié (K13) est le déterminant majeur de la résistance des parasites Plasmodium falciparum à l’artémisinine.Une récente étude conduite par des chercheurs de l’Institut Jiangsu des maladies parasitaires, en Chine, a confirmé qu’une souche du parasite était porteuse d’une nouvelle mutation dans le gène "K13", le principal agent de la résistance à l’artémisinine en Asie.Les résultats d’une série d’analyses ont permis d’établir l’origine africaine de la nouvelle mutation.

Tout a commencé en janvier 2013, date à laquelle le paludisme à falciparum a été diagnostiqué chez un ressortissant chinois de 43 ans (identifié dans l’étude comme CWX) dans un hôpital de la province de Jiangsu, en Chine.Le patient était retourné en Chine en décembre 2012, après avoir travaillé pendant 20 mois d’affilée en Guinée équatoriale, où il avait été soigné six fois contre la maladie.

Avant son arrivée en Guinée équatoriale, il n’avait aucun antécédent de paludisme, précisent les chercheurs.

Lors de son admission dans les services de santé de la province de Jiangsu, la microscopie a révélé la présence de parasites P. falciparum dans son sang, avec une densité initiale de 4221 par microlitre.Le patient a ensuite reçu un traitement à base d’une combinaison de dihydroartemisinine et de piperaquine sous observation directe.La parasitémie a diminué au cours des trois jours suivants, mais des parasites ont encore été détectés au troisième jour après le traitement.Au septième jour, aucun parasite n’avait été détecté.En revanche, trois autres isolats provenant du même pays étaient négatifs pour les parasites asexués dès le troisième jour.

De l’origine africaine de la souche…

Afin de déterminer si la souche des parasites de CWX était originaire de Guinée équatoriale, les chercheurs ont effectué un séquençage complet du génome et l’ont comparé à ceux de 245 isolats de P. falciparum collectés dans le monde entier.Les chercheurs estiment que la résistance à l’artémisinine en Guinée équatoriale et dans les pays présentant une dynamique de transmission du paludisme similaire était essentielle pour surveiller l’émergence potentielle de la résistance de l’artémisinine en Afrique."Le message de la communauté scientifique consiste à dire qu’il est possible que des souches africaines soient résistantes à l’artémisinine, mais il ne s’agit que d’un seul cas, apparu en 2013", a déclaré le chercheur dans une interview à SciDev.Net.Didier Ménard estime que pour l’instant, cette découverte reste un épiphénomène et ne signifie pas que toutes les souches en Afrique sont désormais résistantes à l’artémisinine."On en a trouvé une, c’est une nouvelle information. C’est tout. Il ne convient pas de tenir un discours alarmiste", a estimé le chercheur.L’artémisinine est le principal traitement contre le paludisme, notamment en Afrique et la communauté scientifique redoute une généralisation de la résistance à ce traitement.Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le paludisme a touché 214 millions de personnes et fait 429.000 morts en 2015.

A.B

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Trafic de faux médicaments en Afrique : Le Nigeria et le Bénin en tête, selon l’Oms

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126 millions de médicaments falsifiés ou illicites ont été saisis au cours d’une opération menée entre le 5 et le 14 septembre 2016 dans seize ports africains par l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Le Nigeria est la principale porte d’entrée sur le continent avec 35% du trafic suivi par le Bénin (26 %), d’après les résultats publiés le 20 janvier à Paris par l’Organisation. Ces produits sont écoulés en grande majorité dans les commerces de rue des villes africaines, mais se retrouvent aussi dans les pharmacies des hôpitaux publics ou dans les stocks de grandes ONG humanitaires. Les faux médicaments, avec un sinistre bilan évalué à plusieurs centaines de milliers de morts par an, sont devenus un fléau en Afrique, selon Le Monde. Sur les 243 conteneurs inspectés, 150 contenaient des produits non conformes. L’Inde est le premier fournisseur avec 75 % suivi de la Chine (25 %). Le Nigeria (35 %) et le Bénin (26 %) sont les deux principales portes d’entrée en Afrique, selon les enquêtes.

Cette saisie est la quatrième opération d’interception de l’OMD depuis le lancement du programme commun avec l’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) en 2012. Près de 900 millions de médicaments d’une valeur estimée à 400 millions d’euros (262 milliards FCFA) ont été confisqués au cours de ces quatre années.

Ces médicaments ciblent les pathologies les plus répandues, comme le paludisme.

En l’absence d’une convention internationale contraignante que celle adoptée pour lutter contre le trafic de drogue, les magistrats se trouvent de toute façon dépourvus de moyens pour démanteler les filières.

A.B

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Ebola : Un premier vaccin «jusqu'à 100%» efficace

Hopital-Ebola-Vaccin

Partie du sud de la Guinée fin 2013 où la récente épidémie en Afrique de l'Ouest a été la plus grave

Un vaccin d'origine canadienne contre Ebola, qui a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest, est efficace « jusqu'à 100 % » contre ce virus mortel, a annoncé ce vendredi 23 décembre l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le vaccin, dont le laboratoire américain Merck a acquis les droits de commercialisation, pourrait être enregistré en 2018, après soumission du dossier aux autorités américaines (FDA) et européennes (EMA).

Ce nouveau vaccin contre Ebola, baptisé rVSV-ZEBOV, est efficace « jusqu'à 100 % », a annoncé ce vendredi 23 décembre l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il n'y a eu aucun cas d'Ebola parmi les quelque 6 000 personnes qui ont reçu ce vaccin l'an dernier, en Guinée, contre 23 cas dans le groupe des non-vaccinées, indiquent les résultats de l'essai conduit par l'OMS avec le ministère canadien et des partenaires internationaux.

Cela « suggère fortement que le vaccin est très efficace et pourrait avoir une efficacité jusqu'à 100 %, a déclaré le Dr Kieny. S'il y avait un cas d'Ebola et une nouvelle épidémie, nous sommes maintenant prêts à y répondre. » Son équipe de chercheurs a calculé qu'en cas de pleine épidémie, il y a 90 % de chances que le vaccin soit à plus de 80 % efficace.

La revue médicale The Lancet, qui a publié les résultats finaux de l'essai, confirme que le vaccin rVSV-ZEBOV présente une efficacité de 100 % au cours des 10 jours suivant son administration par l'injection intramusculaire d'une dose chez une personne non infectée, mais en contact avec des malades.

C'est le premier vaccin anti-Ebola démontrant une telle efficacité sur le terrain, mais d'autres vaccins sont nécessaires, notamment pour les soignants. L'essai a été conduit dans la région côtière de Basse Guinée, qui enregistrait encore des cas d'Ebola quand il a commencé en 2015.

Source externe

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