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Faits Divers

Assassinat des deux experts de l'ONU en RDC : Les autorités présentent une vidéo

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Les experts de l'ONU Zaida Catalan et Michael Sharp ont été assassinés dans le Kasaï, en mars 2017.

Ce sont des images extrêmement choquantes que les autorités de Kinshasa ont présentées à la presse ce lundi. Celles de l'exécution des deux experts onusiens. Des images qui auraient jusqu'à présent été entre les mains de la justice congolaise uniquement.

L'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan ont été tués en mars dernier alors qu'ils enquêtaient sur de possibles violations des droits de l'homme commises dans les Kasaï, région au centre de la RDC secouée par le soulèvement de partisans du chef coutumier Kamwina Nsapu, assassiné en août dernier.

Ce conflit qui dure depuis huit mois a fait plus d'un million de déplacés, selon les Nations Unies. Pour les autorités congolaises, dévoiler cette vidéo aux responsables de médias congolais et aux correspondants étrangers doit permettre de montrer la violence avec laquelle opère le groupe qui utilise le label Kamwina Nsapu. Des « terroristes », selon les autorités, qu'il faut « éradiquer ».
Des images accablantes

Dans la vidéo, les deux experts onusiens se déplacent avec un groupe d'hommes à travers champs. Leurs mains ne sont pas attachées, ils semblent détendus. En tshiluba, la langue du Kasaï, ces hommes, un bandeau rouge autour de la tête, disent vouloir emmener les enquêteurs sur un site de fosse commune. C'est en tout cas la traduction qu'en a faite le porte-parole de la police hier vu la mauvaise qualité du son de ces images.

Dans une deuxième scène, les hommes demandent aux experts de s'asseoir au sol. Tout va alors très vite... Mihael Sharp est tué presque à bout portant. Zaida Catalan juste après. Deux hommes qui suivent les instructions d'autres placés hors champ coupent quelques mèches des cheveux de la jeune femme avant de lui trancher la tête.

Pour le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, cette vidéo laisse peu de place au doute sur l'identité de ceux qui les ont tués.

Des images accablantes qui révèlent que le meurtre était prémédité. Mais par qui ? La question reste posée. Si les hommes filmés ont les attributs des adeptes de Kamuina Nsapu, quel était le mobile de cet assasinat et pourquoi prendre le temps de le filmer et de laisser ainsi des traces compromettantes ?  Les autorités promettent que l'enquête répondra très vite à ces questions. L'auteur de la vidéo aurait déjà été arrêté,  retrouvé par la police après avoir mis en ligne cette vidéo, affirme Lambert Mende.

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Cameroun : Ahmed Abba, correspondant de RFI, condamné à dix ans de prison ferme

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Au Cameroun, le tribunal militaire de Yaoundé a prononcé, ce lundi 24 avril, une peine d'emprisonnement ferme de 10 ans à l’encontre du correspondant de RFI en haussa. La défense de AhmedAbba qui clame toujours l'innocence de notre confrère a déjà annoncé qu'elle fera appel.

Ahmed Abba a été condamné à 10 ans de prison ferme, peine assortie d'une lourde amende de près de 56 millions de francs CFA. La décision du tribunal est tombée à 18h30, heure locale, au bout d'une longue journée d'attente dans l'enceinte du tribunal militaire de Yaoundé.

Le cauchemar a commencé en juillet 2015, au moment de son arrestation, à Maroua, dans l'Extrême-Nord du Cameroun. Il y a eu ensuite plusieurs mois de détention au secret, à Yaoundé, durant lesquels il a été torturé. Ahmed Abba a dû attendre quatre mois pour enfin parler à son avocat et deux de plus avant que son procès ne commence.

La procédure s'est longtemps limitée à une série d'audiences de forme et d'innombrables reports. Ahmed Abba n'a été entendu par les juges qu'en mars dernier et la sentence est tombée la semaine dernière. Le tribunal militaire l'a jugé coupable de non-dénonciation et blanchiment du produit d'un acte terroriste.

Les preuves apportées par RFI ont en revanche permis de faire tomber l'accusation d'apologie. Les juges ont reçu une copie de tous les travaux produits par Ahmed Abba et nulle part on ne trouve de traces de propagande.

Le journaliste risquait la peine de mort. Ses avocats ont réussi à ramener la peine à dix ans de détention - le minimum dans les cas de blanchiment - en mettant en avant la conduite exemplaire d'Ahmed Abba depuis son arrestation et le fait qu'il n'ait jamais été impliqué dans la moindre affaire.

Ahmed Abba a commencé à travailler en 2010 dans cette région très sensible qu'est l'Extrême-Nord du Cameroun - une zone régulièrement visée par BokoHaram - mais le journaliste n'envisageait pas de travailler ailleurs. D'abord cameraman, il est devenu en 2014 correspondant de RFI en langue haoussa et durant toutes ces années, il n'a rien fait d'autre que son travail de journaliste.
Cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier.

 « C'est une punition contre la presse, c'est une volonté de criminaliser le métier de journaliste au Cameroun, a de son côté réagi Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes du Cameroun. Parce que tout ce qu'on reproche à Ahmed Abba, c'est d'avoir été en situation professionnelle. A aucun moment dans ce procès, on ne nous a donné la preuve qu'il a été impliqué dans quelque chose de grave. La presse était jusqu'ici sous le coup d'une oppression silencieuse, et la condamnation d'Ahmed Abba est un message fort à l'endroit des journalistes qui osent encore exercer ce métier dans ce pays où l'on nous dit tous les jours qu'on est en démocratie. »

Et il rappelle que d'autres journalistes sont poursuivis pour non-dénonciation. Selon lui, au moins six journalistes anglophones ont été interpellés et sont détenus dans le cadre de la crise au Cameroun anglophone.

Communiqué de RFI

Condamnation d'Ahmed Abba : RFI consternée, les avocats font appel

RFI est consternée par le verdict du tribunal militaire de Yaoundé qui vient de condamner Ahmed Abba, son correspondant en langue haoussa au Cameroun, à 10 ans de prison ferme. Il s'agit de la peine minimale pour le motif de « blanchiment de produits du terrorisme » retenu contre lui. L'accusation d’« apologie du terrorisme » avait été écartée en raison des preuves irréfutables fournies par RFI (la traduction de l'ensemble des productions d’Ahmed Abba sur son antenne en haoussa).
Les avocats d’Ahmed Abba font appel de cette décision incompréhensible.

Alors qu'aucune preuve n'a été apportée au dossier, cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier.

Au-delà de la condamnation d'Ahmed Abba, c'est la liberté d'informer et d'être informé qui est mise en cause. RFI en appelle à la mobilisation générale de tous ceux qui dans le monde se battent pour défendre ce droit fondamental.

rfi.fr

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Nomination d’un cadre béninois à l’international : Eric Adja, Directeur du Bureau régional de l’Oif pour l’Afrique de l’Ouest

Eric-Adja

(Madame Michaëlle Jean honore le Bénin et la jeunesse africaine)
Dans le cadre de la mise en place progressive de la nouvelle structure organisationnelle de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), et après l’ouverture des postes de direction et représentants permanents et l’examen des candidatures par un Cabinet de recrutement externe et des Jury ad hoc constitués de personnalités indépendantes de réputation internationale, reconnues et respectées pour leurs hautes compétences et leur expérience, Monsieur AdamaOuane, Administrateur de l’Oif, avec madame Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de l’Oif, ont procédé le 24 Mars 2017 à la nomination de plusieurs cadres à différents postes de responsabilité. Au nombre de ces éminents cadres figure le Béninois Eric Adja.

Eric Adja occupe désormais le poste de Directeur du bureau régional de l’Oif pour l’Afrique de l’Ouest à Lomé (BRAO).Le BRAO couvre 12 pays de l'Afrique de l’Ouest (Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.).

Ce brillant résultat traduit également la vision du Président de la République du Bénin Patrice Talon et sa détermination dans le placement des hauts cadres béninois dans les Institutions internationales. Il s'agit donc d'un grand honneur pour le Bénin, pour sa diplomatie et pour sa jeunesse.

Un jeune au parcours élogieux

Le parcours d’Éric Adja ne saurait laisser indifférent quelque observateur objectif de l’évolution de la jeune génération béninoise. Témoignant de lui devant l’auguste assistance de la Table ronde de Paris en juin 2014, le Président Boni Yayi a confié qu’il a été l’un des jeunes collaborateurs les plus dynamiques du Cabinet présidentiel.

Nommé au poste de Directeur de la Francophonie numérique en novembre 2014 par Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal et ancien Secrétaire général de la francophonie, Eric Adja travaille actuellement sous l'autorité de Michaelle Jean, ancienne Gouverneure générale du Canada et actuelle Secrétaire générale de la francophonie.

Sa mission principale à ce poste a consisté à mettre en œuvre la stratégie de la francophonie numérique adoptée par les Chefs d’Etat au sommet de Kinshasa, en 2012. Intitulée « Horizon 2020 : Agir pour la diversité dans la société de l’information ».

Dans le cadre de ses fonctions, Eric Adja a représenté l’Oif, notamment la Secrétaire Générale et l’Administrateur, auprès de plusieurs Etats, gouvernements et partenaires. Avec ses équipes, Eric Adja a assuré le pilotage de plusieurs programmes de projets innovants de l’Organisation, notamment le Fonds francophone pour l’innovation numérique (Ffin), le Forum Francophone de l’Innovation (Finnov), la plateforme de financement participatif des jeunes francophones (finance-ensemble.org). Auparavant, Eric Adja a été le Directeur général ad intérim de l’Observatoire international des transferts de fonds des migrants des Pays les moins avancés (Oitfm-Pma, Cotonou et New-York) ; il fut aussi à Cotonou, Conseiller du Président Boni Yayi, chargé des questions de communication, de la diaspora, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes. A ce titre, il a présidé le Comité de suivi des recommandations du Forum national sur l'emploi des jeunes.

Titulaire d’un Doctorat en Linguistique théorique, descriptive et automatique obtenu en 2005 à l’Université Paris 7 Denis Didérot, et d’un Master en Economie internationale et globalisation, de l’Université Pierre Mendes France de Grenoble, il fut Enseignant à l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin, Chercheur invité au Centre national de la recherche scientifique (Cnrs) à Villejuif en France, et Directeur de l’Ong Innovations et réseaux pour le Développement à Genève (Suisse).

Th. A.

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Côte d’Ivoire/Procès Gbagbo : Les officiers supérieurs ivoiriens à la barre de la CPI

Georges-Guiai-Bi-Poin

Après une semaine de suspension, le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris devant la Cour pénale internationale (CPI) le 27 mars. Appelé par le procureur, le général Georges Guiai Bi Poin, ancien commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), a commencé à déposer. Le général Edouard Tiapé Kassaraté, ancien chef de la gendarmerie, l’avait précédé à la barre de la Cour.
De notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Pour le procureur, le général Georges Guiai Bi Poin est l’un des témoins-clés de cette affaire, comme les officiers supérieurs en fonctions lors de la crise qui avait suivi l’élection présidentielle de novembre 2010.

Dès les premières minutes de son interrogatoire, la procureure Melissa Pack a évoqué « le double rôle » de l’officier, aujourd’hui retraité. Le général Guiai Bi Poin était chef de l’Ecole de gendarmerie et chef du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), une unité formée en 2005 pour « lutter contre la grande délinquance et la criminalité » et formée d’éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée.

Présentant un document au témoin, la procureure lui a demandé pourquoi de nouveaux élèves avaient été formés juste avant l’élection de novembre 2010. Si l’officier n’a pas commenté la date de la formation, il a néanmoins expliqué que le CECOS constituait « une réserve d’intervention pour le commandement suprême ».

Expertise impossible

Avant lui, le procureur avait appelé un autre de ses « témoins-clés ». Mais Edouard Tiapé Kassaraté, aujourd’hui ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal avait expliqué être, depuis cinq ans, « bien loin de ce dossier-là ». Des nombreuses réunions à la résidence de Laurent Gbagbo et au palais présidentiel, le commandant en chef de la gendarmerie à l’époque de la crise post-électorale, se rappelle qu’elles portaient « sur un seul point : faire tout pour sécuriser les élections à venir. Protéger les personnes et leurs biens ».

Mais il ne se souvient pas des dates de ces réunions et affirme que plusieurs des documents présentés par le procureur sont des faux, sur lesquels il ne reconnaît pas sa signature. Le juge-président, Cuno Tarfusser, lui demande de signer sur une feuille vierge, mais reconnaît, las, ne pouvoir procéder à une expertise : le procureur ne possède pas les originaux. « Nous faisons des photocopies, et les originaux restent entre les mains des personnes qui nous ont procuré ces documents », explique le substitut Alexis Demirdjian au juge italien qui, comme à d’autres occasions au cours du procès, peine à comprendre.

Le témoin sommé de dire la vérité

Edouard Kassaraté ne se souvient pas du décret du 14 novembre réquisitionnant les forces armées, qui, selon lui, n’était là que pour légaliser une situation en cours depuis des années. Et il n’a pas lu le Journal Officiel. « Vous ignorez la loi en vigueur en Côte d’Ivoire. Pour le commandant de la gendarmerie, ça ne serait peut-être pas une bonne chose », bondit le président. Mais Edouard Kassaraté soutient mordicus. « Je n’ai jamais reçu le Journal Officiel, mais, par contre, l’état-major des armées nous envoie des messages pour le redéploiement de nos forces, en même temps que les autres forces militaires ».

Face à un témoin qui dit avoir appris via la télévision les principaux événements qui agitent alors la Côte d’Ivoire, le président rappelle incessamment de dire la vérité, rien que la vérité, rappelant qu’il est passible de poursuites et risquerait jusqu’à cinq ans de prison s’il faisait un faux témoignage.

Mais le témoin, venu déposer « aux ordres » de Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, ne donne rien. Il a oublié les dates, et jusqu’à son code radio. « Planète » doit suggérer le procureur, dont certaines questions s’éternisent sur les communications entre les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. « Il y a eu des échanges au sein des différentes forces des FDS, ça me paraît absolument normal et évident », tacle Cuno Tarfusser, incitant, sans le dire, le procureur à aller aux faits.

Le commandement parallèle de Laurent Gbagbo

Mais au cours des cinq jours d’audition, il ne sera question qu’une seule fois de la structure parallèle de commandement qu’aurait mis sur pied l’ancien chef d’Etat, pourtant au cœur de la thèse de l’accusation. Selon les charges retenues contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’ex-chef d’Etat contrôlait les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS) et avait aussi mis en place des « lignes parallèles de contrôle et de commandement, qui dépendaient des relations personnelles que Laurent Gbagbo et son entourage immédiat entretenaient avec certains membres des FDS ».

Le procureur ne fera qu’effleurer les liens du témoin avec Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé, et leurs rencontres lors de la crise. Le 1er mars 2011, le témoin aurait reçu un document de la gendarmerie départementale, évoquant « les faiblesses du dispositif », en raison de « l’existence de structures parallèles de commandement et au problème de leadership ». Mais le général Kassaraté rejette sur un subordonné mal avisé la rédaction du document.

Alors le procureur lui rappelle que lors d’un précédent interrogatoire par ses enquêteurs, il avait expliqué qu’ « il y avait la gendarmerie et le CECOS » (Centre de commandement des opérations de sécurité). « On a créé le CECOS [en 2005] pour faire face à la criminalité à Abidjan », développe le témoin à la barre. Quant à la désignation du général Guiai Bi Poin à la tête du CECOS, « ça aurait pu être un autre officier de la police ou de l’armée. C’est ce qui donnait l’impression de parallélisme, mais, en fait, il agissait dans un domaine qui n’avait rien à voir avec moi ou mon commandement ».

Le Commando invisible infiltré à Abobo

A la barre, le témoin raconte encore qu’en février 2011, Laurent Gbagbo a suggéré de « déclarer Abobo zone de guerre ». Mais les officiers s’y sont opposés. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas soustraire les civils, ça ne pouvait pas se faire » parce que le Commando Invisible « était infiltré parmi la population. On a voulu éviter les dommages collatéraux ».

Interrogé sur les défections au sein de l’armée, en mars et avril, le témoin se rappelle d’une visite à Laurent Gbagbo le 3 avril 2011. « La seule chose que je sais avec certitude, parce qu’il l’a dit devant moi, c’est qu’il voulait un recomptage des voix », dit le témoin, qui suggère alors au président « de remettre le pouvoir au président Alassane Ouattara ». Le général Kassaraté finira par se rendre à l’hôtel du Golf deux jours après l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. Interrogé par l’avocat de Laurent Gbagbo, il raconte qu’au cours de la crise, les Français, qui avaient un service d’écoutes au Palais présidentiel, ne l’ont pas contacté. Mais « des Américains, je crois, qui demandaient à la gendarmerie si elle se ralliait ou pas ».

Tout au long de sa déposition, l’officier ivoirien a été assisté d’un avocat pour veiller à ne pas s’auto-incriminer. Mais le début de son audition avait dû être reporté. Le premier avocat désigné, Fabian Raimondo, avait travaillé sur l’affaire pour le procureur en décembre 2012 et a été écarté par les juges.

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Crans Montana/ Nouveaux leaders du futur : Reckya Madougou reçoit un diplôme d’honneur

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Du 16 au 21 mars 2017 se tient à Dakhla au Maroc le Forum Crans Montana sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohammed VI. A l’occasion de ces assises qui reçoivent chaque année les hommes et femmes puissants du monde ou qui comptent, l’ancien ministre, Expert internationale en finance inclusive et projet de développement, Reckya Madougou s’est, une fois encore, brillamment illustrée.

Le forum Crans Montana est un événement mondial qui se tient une fois l’an et regroupe les hommes et femmes les plus influents de ce monde. C'est un ‘’Davos’’ bis qui a déjà accueilli Mandela, Obama, Clinton, Gandhi, ADO,etc.La ville de Dakhla (Royaume du Maroc), qui abrite pour la troisième fois cet événement, est devenue, grâce aux politiques mises en œuvre par sa majesté le Roi Mohammed VI, le vrai laboratoire de l’Afrique de demain. Pour cette 35ème édition des assises mondiales de Crans Montana qui porte sur la coopération sud-sud, Reckya Madougou était invitée pour animer une conférence sur le thème : « La jeunesse est La vraie valeur ajoutée. Ouvrir les sociétés émergentes aux nouvelles générations ». Un panel co-modéré par l'ancien célèbre président zambien Banda et l'ancien patron de la Cedeao et ancien ministre Lansana Kouyaté.

Comme toujours, Reckya Madougou, Ambassadeur Afrique Unitlife / ONU a séduit son auditoire. Son intervention fut tellement appréciée que le président du Crans Montana, Pierre Emmanuel Quirin lui a rendu un hommage public pour ses actions en faveur de l’émergence du continent africain. Aussi, s’est-elle vue décerner le diplôme d’honneur des nouveaux leaders du futur et nommée co-marraine de la promotion 2017 des nouveaux leaders du futur avec le célèbre pasteur Jacqueline Jesse Jackson. Reckya Madougou a ainsi dignement représenté le Bénin à cet événement de portée mondiale qui s’est tenu en deux étapes. La première dans la salle de conférence de Dakhla du 16 au 18 mars et la deuxième étape à bord du bateau de croisière « Rhapsody » du 19 au 21.

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Supposée fermeture prochaine de ses portes : Faux, Brussels Airlines toujours là, et pour longtemps

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Une fausse rumeur sur la fermeture prochaine de Brussels Airlines circule ces derniers temps. Il n’en est rien. Brussels Airlines, la plus grande compagnie aérienne belge, qui a fait ses preuves en matière de réduction des tarifs et des services de très bonne qualité est, avec son équipe de dix (10) employés, bien implantée au Bénin. Les passagers qui font confiance à Brussels Airlines peuvent témoigner de la qualité des services que cette compagnie propose.Elle ne disparaîtra pas. Bien au contraire, Brussels Airlines va renforcer ses activités avec l’ouverture très prochaine de sa première destination en Asie précisément Mumbai en Inde. D’ailleurs tout est déjà fin prêt pour l’inauguration de son premier vol à Mumbai prévu pour le 30 mars prochain. Cinq (5) vols par semaine sont proposés de Bruxelles à Mumbai et deux (2) d’entre eux offrent des connexions avec les vols du mardi et dimanche au départ de Cotonou. L’autre avantage qu’offre ce vol, est que les passagers de nationalité indienne n’ont pas besoin de visa de transit à Bruxelles quand ils continuent directement sur Mumbai. Cette nouvelle destination que propose Brussels Airlines à ses clients est la preuve que la compagnie volera encore pour longtemps dans le ciel béninois. Il ne peut d’ailleurs en être autrement quand on sait que l’arrivée de cette compagnie a révolutionné le secteur du transport aérien au Bénin.

Depuis novembre 2015, Brussels Airlines est passée de deux (2) à trois (3) vols par semaine. Elle a repris la quasi-totalité des destinations sur l’Afrique de la défunte Sabena.  Brussels Airlines, c’est également des destinations additionnelles d’été comme par exemple Bordeaux et Washington, et toute l’année New York et Toronto,  et ce bien entendu à des tarifs très attractifs. C’est dire que l’idée d’une fermeture au Bénin n’est et n’a jamais été à l’ordre du jour chez Brussels Airlines. Le Bénin est un pays sur lequel Brussels Airlines va encore longtemps opérer. Le compagnie compte à l’avenir même augmenter son offre de fréquences.

Brussels Airlines regrette ces fausses rumeurs. La compagnie aérienne est ici au Bénin pour rester et continuera à investir dans ses produits et services et ce aussi bien pour ses passagers du Bénin qu’au niveau du transport de fret entre le Bénin et l’Europe.

Worou BORO

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Ouverture du procès des disparus du Novotel/Abidjan : La mort du Béninois Adéossi bientôt élucidée

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Un procès s’est ouvert à Abidjan le mardi 21 février 2017. La justice ivoirienne devra faire la lumière sur le meurtre de quatre hommes dont un Béninois en 2011 à Abidjan lors de la crise post-électorale. Le 04 avril 2011, Stéphane Frantz Di Rippel, directeur du Novotel, Yves Lambelin, directeur général de Sifca, son assistant béninois Raoul Adeossi et le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général d’une filiale de Sifca, avaient été enlevés à l’hôtel Novotel. Dans un contexte sociopolitique fait de violences où les hommes de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara  s’affrontaient pour le contrôle du pouvoir, un commando armé avait fait irruption dans l’hôtel. Les quatre malheureux auraient été emmenés au palais présidentiel, torturés et tués. Cette version des faits est contestée par les 10  accusés présents hier au procès. Parmi ces  hommes fidèles à Laurent Gbagbo à l’époque, il y a le tristement célèbre Général Bruno Dogbo Blé, l’ancien  Chef de la garde républicaine. Le mardi dernier, la défense a soulevé des exceptions. Mais cela ne devrait pas retarder le déroulement du procès. En effet, depuis hier mercredi, l’interrogatoire des accusés a commencé à  la Cour d’assises d’Abidjan. La mort de Raoul Adeossi et des autres ancienspatrons d’entreprisespourrait être clarifiée cette année.

Mike MAHOUNA

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Gambie : Jammeh fait suspendre des radios privées

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Le pouvoir gambien accentue la pression sur les médias. A l'approche de la fin du mandat de Yahya Jammeh, le président, qui refuse de laisser le pouvoir, a fait suspendre trois radios privées. Il a même envoyé des agents des services de renseignements pour faire cesser les programmes dimanche 1er janvier.

C'est un geste de plus, s'il en fallait encore, pour marquer la détermination de Yahya Jammeh à se maintenir au pouvoir. Sans avancer aucune raison, le chef de l'Etat fait taire Teranga FM et Hilltop radio.

La première est très écoutée. Dans un pays où la plupart des habitants n'ont pas accès à la presse écrite, soit par manque de moyens, soit parce qu'ils ne savent pas lire l'anglais, Teranga FM s'était fait le relais des journaux en diffusant des revues de presse en langues locales.

Ce travail de relais de l'information lui avait d'ailleurs déjà valu des ennuis avec le pouvoir : la radio a déjà été fermée plusieurs fois puis rouverte sous conditions, et son rédacteur en chef avait été arrêté l'an dernier, il est aujourd'hui en fuite et vit caché.

L'autre radio concernée est Hilltop Radio, un média de divertissement, qui ne diffuse pas d'informations politiques.

Un salarié d'Afri Radio, cité par l'agence Reuters, a affirmé que cette station, propriété du groupe de téléphonie Africell, avait subi le même sort.

Reporters sans frontières considère qu'il s'agit de censure pure et simple : couper les sources d'information avant même que les médias n'aient pu faire quelque chose qui dérange. Yahya Jammeh qui compte rester au pouvoir après la fin de son mandat le 19 janvier étouffe donc à l'avance la contestation.
 
rfi.fr

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Nigeria : L’Aéroport d’Abuja va être fermé pour 6 semaines pour réparer la piste

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Le gouvernement nigérian va fermer l'aéroport international Nnamdi Azikiwe pendant six semaines. Cette décision a été annoncée ce 2 janvier dans un communiqué du ministère de l'aviation. L’aéroport de la capitale, doit subir des travaux au niveau de sa piste d’atterrissage, qualifiée de dangereuse par certaines compagnies aériennes.

En août, un avion de la South African Airways a été endommagé durant l'atterrissage sur la piste de l’aéroport d’Abuja. En octobre, Emirates a cessé d’y faire atterrir ses avions venant de sa base de Dubaï, à cause de l'état de la piste. D'autres compagnies aériennes ont récemment menacé d'arrêter les vols à destination d'Abuja pour la même raison.

Les travaux seront effectués, dans un premier temps, pendant les 6 semaines de fermeture par la société de construction allemande Julius Berger. Ils se poursuivront après la réouverture de l'aéroport et devraient durer six mois, selon le ministère.

Pendant la fermeture de l’aéroport Nnamdi Azikiwe, les vols devraient être détournés vers la ville de Kaduna, située à 250 kilomètres d'Abuja. Problème, la route devant permettre de rallier Abuja est souvent le théâtre d’enlèvements. Le gouvernement nigérian prévoit d'assurer la sécurité des autobus qui seront utilisés pour transporter les passagers du petit aéroport de Kaduna à Abuja. Les voyageurs peuvent également emprunter la voie ferroviaire pour Abuja, mais la station de chemin de fer se situe à 45 kilomètres de l'aéroport.La fermeture de l’aéroport devrait affecter les chiffres du tourisme nigérian déjà en difficulté à cause du groupe terroriste Boko Haram.

agenceecofin.com

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France : Renvoi du procès Teodorin Obiang sur les «biens mal-acquis» en délibéré

Teodorin-Obiang

Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, est poursuivi devant le Tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire des « biens mal acquis ». Absent à l'audience de ce lundi 2 janvier, il est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Le renvoi est mis en délibéré et on attend la décision mercredi matin.

Le procès a été renvoyé en délibéré, car lors de cette toute première audience, ce n’est pas « le fond de l’affaire » qui a été abordé, mais une « demande de renvoi » présentée par la défense de Teodorin Obiang.

Plusieurs raisons sont invoquées dont la principale serait « un manque de temps pour préparer la défense », expliquent les avocats. En somme, les conditions ne seraient pas réunies pour que le fils du président équato-guinéen bénéficie d’un « procès équitable ».
« Monsieur Nguema n’était pas présent aujourd’hui, d’une part en raison de ses activités officielles et, d’autre part en raison du fait qu’il n’a pas été valablement cité devant le tribunal et que les délais, qui lui ont été impartis pour préparer sa défense, n’étaient pas conformes à ce qui se fait habituellement et ne lui permettaient pas de se préparer comme cela doit être le cas pour une affaire de cette nature », a déclaré Me Marsigny, avocat de Teodorin Obiang. « Le prévenu est mis en examen depuis 2014 », a rétorqué l’avocat des parties civiles, Me William Bourdon qui reste optimiste.

« Au départ, il y avait d’abord beaucoup de scepticisme. Autour de cette procédure, il y a eu tellement de manœuvres. Donc, le seul fait que le procès se tienne là, aujourd’hui, est déjà un aboutissement. Il y a quelque chose d’irréversible maintenant qui est lancé. Teodoro Obiang et ses avocats le savent bien et c’est pour cela que les combats qu’ils mènent ont un parfum et une odeur appuyés de combats d’arrière-garde, ce que tout le monde voit bien », a-t-il déclaré.

« La comparution est un devoir », a renchéri, de son côté, le procureur en désignant le vide à la barre des accusés.

Tous deux estiment que Teodorin Obiang se joue de la justice en refusant de se présenter devant le tribunal et que ses avocats multiplient «les manœuvres dilatoires ».

La décision de renvoyer ou non le procès sera donc annoncée ce mercredi, mais on sait déjà qu’un élément « complique » la tâche des magistrats. Il s’agit d’une décision rendue, le mois dernier, par de la Cour Internationale de justice. La plus haute juridiction internationale a reconnu « provisoirement » le caractère « diplomatique » de l’hôtel particulier qui a été perquisitionné en 2014 à Paris.

Le tribunal pourrait donc se donner du temps pour analyser la portée de cette décision, avant d’aborder le fond de l’affaire. Si le tribunal choisit donc d’attendre le verdict de la Cour internationale de justice, le procès pourrait être reporté de deux à trois ans.

rfi.fr

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