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Faits Divers

Gabon : Un journaliste incarcéré pour avoir interviewé un syndicaliste

medias

Juldas Biviga, journaliste de la radio Massanga, un média local de Tchibanga (Sud-Ouest), a été arrêté samedi, après la diffusion d'une interview du syndicaliste Marcel Libama, rapporte l'AFP. Cette arrestation fait suite à la décision du gouvernement gabonais d’interdire les activités d'une confédération de syndicats d'enseignants, la Conasysed, en grève depuis fin décembre 2016. A cet effet, la Confédération syndicale Dynamique unitaire, la société civile et l'opposition dénoncent ces arrestations qu’elles qualifient « d’arbitraires » et demandent  la libération sans condition du journaliste ainsi que celle du cyber-activiste Landry Amiang, détenu depuis son retour des Etats-Unis, mi-août. Pour rappel, le syndicaliste interviewé serait poursuivi pour diffamation par voie de presse, contre le procureur de Tchibanga. « L'interview avait été réalisée avant son arrestation.», informe une source syndicale. Par ailleurs, le Gabon est classé 108ème sur 180 pays selon l’ONG Reporter Sans Frontières (RSF).

Source : Agence Ecofin

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11e édition de la Conférence annuelle de l’Aca : Cotonou, capitale mondiale du cajou en septembre

aca

Du 18 au 21 septembre 2017, Cotonou sera le pôle attractif de tous les acteurs de l’industrie du cajou. Le Palais des Congrès abritera la 11e édition de la Conférence annuelle de l’Alliance africaine du cajou (Aca). Après l’édition 2012, le Bénin accueille une nouvelle fois cet événement, une initiative de l’Aca en collaboration avec l’interprofession de la filière anacarde (Ifa) et le gouvernement du Bénin.

Autour du thème « Une nouvelle vision pour des partenariats et des investissements », la   11e édition de la Conférence annuelle de l’Aca, réunira des experts de l’industrie du cajou, à travers la chaîne des valeurs, des producteurs, des négociants, des transformateurs, des exportateurs, des institutions gouvernementales, des équipementiers et des prestataires de service. Elle permettra aux participants, d’approfondir leurs connaissances et de discuter des voies et moyens de stimuler la production et définir de meilleures perspectives pour la transformation du cajou en Afrique et une organisation efficace et durable du secteur. Pour le président l’Aca, Florentino Nanque, la conférence sera l’occasion d’élaborer et d’examiner des stratégies d’adaptation aux exigences de l’évolution du secteur et de conclure sur une vision commune pour l’industrie, « une nouvelle vision pour le partenariat et les investissements », d’où l’intérêt du thème de la conférence. L’Aca envisage donc à en croire le président, mobiliser un large éventail d’experts qui présenteront des communications et assureront la modération des forums thématiques, des tables rondes et des sessions pratiques. Selon les propos de la présidente de l’interprofession de la filière anacarde, Georgette Taraf, c’est un privilège pour le Bénin d’abriter pour une seconde fois la conférence. A l’en croire, c’est l’occasion pour le gouvernement du Bénin de se prononcer sur sa politique de la filière anacarde dont le défi est  d’ « accroître la production du Bénin de 100 000 à 300 000 tonnes de noix brut et de transformer les 50% de cette production d’ici à 2021 ». Elle exprime donc l’engagement de l’interprofession de la filière anacarde dans cette nouvelle dynamique de l’Etat pour voir le Bénin se doter de véritables spécialistes de l’anacarde.

L’Aca est une alliance créée en 2006 et constituée d’associations de producteurs, de transformateurs, des différents pays producteurs de noix de cajou, de Pme, Pmi et autres institutions intervenant dans le secteur.
 
Thomas AZANMASSO

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Royaume-Uni : Plusieurs morts dans un gigantesque incendie

Grenfell-Tower

Un spectaculaire incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi dans une tour d'habitation du quartier de North Kensington, dans l'ouest de Londres, ont annoncé les pompiers et la police britannique. Selon le dernier bilan communiqué, au moins 12 morts sont à déplorer. Les secours ont enregistré «—au moins 50 blessés—». Des personnes seraient encore portées disparues, selon le maire de Londres.

Les images sont stupéfiantes. Une large colonne de fumée s'élève dans le ciel encore noir du ciel londonien, ce mercredi matin. Une tour de logements, isolée dans le quartier de North Kensington, à l'ouest de la capitale du royaume, s'est retrouvée totalement submergée par les flammes, dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon les médias britanniques, plusieurs personnes, piégées à l'intérieur de l'immeuble, ont crié à l'aide depuis les fenêtres des étages supérieurs. Certaines ont fabriqué des cordes avec leurs draps pour s'échapper par les fenêtres. Selon le Daily Mail, une personne aurait été aperçue sautant dans le vide, et une fillette a été sauvée du brasier. Les secours évoquent plusieurs morts, de nombreux disparus selon le maire de la capitale Sadiq Khan, et des dizaines de blessés.

L'incendie se serait déclaré au milieu de la nuit, les pompiers ont été appelés peu avant 1h locale. Sur les vidéos prises par les riverains, les badauds ou les médias, la Grenfell Tower, qui compte 27 étages et 120 logements, semble presque entièrement consumée, mais tient encore debout.

Les blessés ont été soignés sur place, a déclaré la police sur Twitter. L'évacuation des résidents, beaucoup encore en vêtements de nuit, s'est poursuivie plusieurs heures après l'arrivée des pompiers sur place.

« Pris au piège »

La tour Grenfell n’est plus désormais qu’un bloc noir calciné et les pompiers avouent n’avoir jamais connu pareil incendie depuis 30 ans. Des rescapés ont raconté avoir été réveillés non pas par des alarmes incendie mais par les cris de leurs voisins et ont tout juste eu le temps de s’échapper, mais d’autres n’ont pas cette chance.

« Tout est allé si vite. Ces gens étaient pris au piège, ils essayaient d’attirer l’attention des pompiers, ils appelaient, ils criaient au secours, raconte une habitante qui réside dans une tour voisine. A la fin, les pompiers disaient simplement aux gens de mettre un linge mouillé sur leur visage et de s’échapper parce qu’ils ne pouvaient pas les sauver, ils ne pouvaient les atteindre. »

Au-delà du choc et de l’émotion, il y a aussi beaucoup de colère car les instructions de la police ont semé la confusion. « Ils disaient aux gens de rester chez eux, parce qu’ils pensaient qu’ils pouvaient contenir l’incendie, explique un jeune homme dont la tante a pu sortir indemne avec sa famille. Je suis vraiment soulagé que ma tante n’ait pas obéi à la police et soit finalement sortie, sinon je ne sais pas où elle et ses 5 enfants seraient aujourd’hui. »

On ne connaît pas encore l’origine du sinistre mais beaucoup de résidents pointent les nombreuses négligences de la société qui gérait l’immeuble et se retournent aujourd’hui contre l’inertie des autorités locales.

Rfi.fr

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Pour avoir annoncé, par lapsus, la mort d’Ali Bongo : La journaliste Wivine Ovandong sanctionnée

Wivine-Ovandong

Deux jours après le lapsus de Wivine Ovandong (photo), présentatrice de la télévision publique gabonaise ayant annoncé par erreur la mort du président du Gabon, Ali Bongo, la direction de ladite chaîne a annoncé samedi avoir suspendu la journaliste fautive.

L'affaire a commencé dans l'édition du journal télévisé de 23h, jeudi 8 juin, jour du huitième anniversaire de la mort de l'ex-président Omar Bongo Ondimba, décédé à Barcelone en 2009 après 42 ans au pouvoir.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s'est éteint à Barcelone en Espagne», s’est trompé la présentatrice qui a toutefois mentionné dès la phrase suivant les documentaires « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès … ».
La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, les internautes ont qualifié cette bévues de « lapsus inacceptable ».

La présentatrice a été suspendue de la présentation du journal télévisé "à titre conservatoire", a affirmé le directeur général de Gabon Télévision, Mathieu Koumba, qui a précisé qu’il « faut la protéger aussi, car les réseaux sociaux s'en sont donnés à cœur joie ».

Par ailleurs, Mathieu Koumba indique que «cette faute professionnelle a conduit donc la direction de Gabon Télévision à présenter ses regrets et ses sincères excuses au Président de la République, à sa famille ainsi qu’au peuple gabonais». Ajoutant en outre, que « des mesures disciplinaire ont été prises en lien avec la gravité du fait incriminé ».

Agence Ecofin

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Assassinat des deux experts de l'ONU en RDC : Les autorités présentent une vidéo

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Les experts de l'ONU Zaida Catalan et Michael Sharp ont été assassinés dans le Kasaï, en mars 2017.

Ce sont des images extrêmement choquantes que les autorités de Kinshasa ont présentées à la presse ce lundi. Celles de l'exécution des deux experts onusiens. Des images qui auraient jusqu'à présent été entre les mains de la justice congolaise uniquement.

L'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan ont été tués en mars dernier alors qu'ils enquêtaient sur de possibles violations des droits de l'homme commises dans les Kasaï, région au centre de la RDC secouée par le soulèvement de partisans du chef coutumier Kamwina Nsapu, assassiné en août dernier.

Ce conflit qui dure depuis huit mois a fait plus d'un million de déplacés, selon les Nations Unies. Pour les autorités congolaises, dévoiler cette vidéo aux responsables de médias congolais et aux correspondants étrangers doit permettre de montrer la violence avec laquelle opère le groupe qui utilise le label Kamwina Nsapu. Des « terroristes », selon les autorités, qu'il faut « éradiquer ».
Des images accablantes

Dans la vidéo, les deux experts onusiens se déplacent avec un groupe d'hommes à travers champs. Leurs mains ne sont pas attachées, ils semblent détendus. En tshiluba, la langue du Kasaï, ces hommes, un bandeau rouge autour de la tête, disent vouloir emmener les enquêteurs sur un site de fosse commune. C'est en tout cas la traduction qu'en a faite le porte-parole de la police hier vu la mauvaise qualité du son de ces images.

Dans une deuxième scène, les hommes demandent aux experts de s'asseoir au sol. Tout va alors très vite... Mihael Sharp est tué presque à bout portant. Zaida Catalan juste après. Deux hommes qui suivent les instructions d'autres placés hors champ coupent quelques mèches des cheveux de la jeune femme avant de lui trancher la tête.

Pour le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, cette vidéo laisse peu de place au doute sur l'identité de ceux qui les ont tués.

Des images accablantes qui révèlent que le meurtre était prémédité. Mais par qui ? La question reste posée. Si les hommes filmés ont les attributs des adeptes de Kamuina Nsapu, quel était le mobile de cet assasinat et pourquoi prendre le temps de le filmer et de laisser ainsi des traces compromettantes ?  Les autorités promettent que l'enquête répondra très vite à ces questions. L'auteur de la vidéo aurait déjà été arrêté,  retrouvé par la police après avoir mis en ligne cette vidéo, affirme Lambert Mende.

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Cameroun : Ahmed Abba, correspondant de RFI, condamné à dix ans de prison ferme

Ahmed-Abba

Au Cameroun, le tribunal militaire de Yaoundé a prononcé, ce lundi 24 avril, une peine d'emprisonnement ferme de 10 ans à l’encontre du correspondant de RFI en haussa. La défense de AhmedAbba qui clame toujours l'innocence de notre confrère a déjà annoncé qu'elle fera appel.

Ahmed Abba a été condamné à 10 ans de prison ferme, peine assortie d'une lourde amende de près de 56 millions de francs CFA. La décision du tribunal est tombée à 18h30, heure locale, au bout d'une longue journée d'attente dans l'enceinte du tribunal militaire de Yaoundé.

Le cauchemar a commencé en juillet 2015, au moment de son arrestation, à Maroua, dans l'Extrême-Nord du Cameroun. Il y a eu ensuite plusieurs mois de détention au secret, à Yaoundé, durant lesquels il a été torturé. Ahmed Abba a dû attendre quatre mois pour enfin parler à son avocat et deux de plus avant que son procès ne commence.

La procédure s'est longtemps limitée à une série d'audiences de forme et d'innombrables reports. Ahmed Abba n'a été entendu par les juges qu'en mars dernier et la sentence est tombée la semaine dernière. Le tribunal militaire l'a jugé coupable de non-dénonciation et blanchiment du produit d'un acte terroriste.

Les preuves apportées par RFI ont en revanche permis de faire tomber l'accusation d'apologie. Les juges ont reçu une copie de tous les travaux produits par Ahmed Abba et nulle part on ne trouve de traces de propagande.

Le journaliste risquait la peine de mort. Ses avocats ont réussi à ramener la peine à dix ans de détention - le minimum dans les cas de blanchiment - en mettant en avant la conduite exemplaire d'Ahmed Abba depuis son arrestation et le fait qu'il n'ait jamais été impliqué dans la moindre affaire.

Ahmed Abba a commencé à travailler en 2010 dans cette région très sensible qu'est l'Extrême-Nord du Cameroun - une zone régulièrement visée par BokoHaram - mais le journaliste n'envisageait pas de travailler ailleurs. D'abord cameraman, il est devenu en 2014 correspondant de RFI en langue haoussa et durant toutes ces années, il n'a rien fait d'autre que son travail de journaliste.
Cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier.

 « C'est une punition contre la presse, c'est une volonté de criminaliser le métier de journaliste au Cameroun, a de son côté réagi Denis Nkwebo, président du Syndicat national des journalistes du Cameroun. Parce que tout ce qu'on reproche à Ahmed Abba, c'est d'avoir été en situation professionnelle. A aucun moment dans ce procès, on ne nous a donné la preuve qu'il a été impliqué dans quelque chose de grave. La presse était jusqu'ici sous le coup d'une oppression silencieuse, et la condamnation d'Ahmed Abba est un message fort à l'endroit des journalistes qui osent encore exercer ce métier dans ce pays où l'on nous dit tous les jours qu'on est en démocratie. »

Et il rappelle que d'autres journalistes sont poursuivis pour non-dénonciation. Selon lui, au moins six journalistes anglophones ont été interpellés et sont détenus dans le cadre de la crise au Cameroun anglophone.

Communiqué de RFI

Condamnation d'Ahmed Abba : RFI consternée, les avocats font appel

RFI est consternée par le verdict du tribunal militaire de Yaoundé qui vient de condamner Ahmed Abba, son correspondant en langue haoussa au Cameroun, à 10 ans de prison ferme. Il s'agit de la peine minimale pour le motif de « blanchiment de produits du terrorisme » retenu contre lui. L'accusation d’« apologie du terrorisme » avait été écartée en raison des preuves irréfutables fournies par RFI (la traduction de l'ensemble des productions d’Ahmed Abba sur son antenne en haoussa).
Les avocats d’Ahmed Abba font appel de cette décision incompréhensible.

Alors qu'aucune preuve n'a été apportée au dossier, cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier.

Au-delà de la condamnation d'Ahmed Abba, c'est la liberté d'informer et d'être informé qui est mise en cause. RFI en appelle à la mobilisation générale de tous ceux qui dans le monde se battent pour défendre ce droit fondamental.

rfi.fr

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Nomination d’un cadre béninois à l’international : Eric Adja, Directeur du Bureau régional de l’Oif pour l’Afrique de l’Ouest

Eric-Adja

(Madame Michaëlle Jean honore le Bénin et la jeunesse africaine)
Dans le cadre de la mise en place progressive de la nouvelle structure organisationnelle de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), et après l’ouverture des postes de direction et représentants permanents et l’examen des candidatures par un Cabinet de recrutement externe et des Jury ad hoc constitués de personnalités indépendantes de réputation internationale, reconnues et respectées pour leurs hautes compétences et leur expérience, Monsieur AdamaOuane, Administrateur de l’Oif, avec madame Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de l’Oif, ont procédé le 24 Mars 2017 à la nomination de plusieurs cadres à différents postes de responsabilité. Au nombre de ces éminents cadres figure le Béninois Eric Adja.

Eric Adja occupe désormais le poste de Directeur du bureau régional de l’Oif pour l’Afrique de l’Ouest à Lomé (BRAO).Le BRAO couvre 12 pays de l'Afrique de l’Ouest (Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.).

Ce brillant résultat traduit également la vision du Président de la République du Bénin Patrice Talon et sa détermination dans le placement des hauts cadres béninois dans les Institutions internationales. Il s'agit donc d'un grand honneur pour le Bénin, pour sa diplomatie et pour sa jeunesse.

Un jeune au parcours élogieux

Le parcours d’Éric Adja ne saurait laisser indifférent quelque observateur objectif de l’évolution de la jeune génération béninoise. Témoignant de lui devant l’auguste assistance de la Table ronde de Paris en juin 2014, le Président Boni Yayi a confié qu’il a été l’un des jeunes collaborateurs les plus dynamiques du Cabinet présidentiel.

Nommé au poste de Directeur de la Francophonie numérique en novembre 2014 par Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal et ancien Secrétaire général de la francophonie, Eric Adja travaille actuellement sous l'autorité de Michaelle Jean, ancienne Gouverneure générale du Canada et actuelle Secrétaire générale de la francophonie.

Sa mission principale à ce poste a consisté à mettre en œuvre la stratégie de la francophonie numérique adoptée par les Chefs d’Etat au sommet de Kinshasa, en 2012. Intitulée « Horizon 2020 : Agir pour la diversité dans la société de l’information ».

Dans le cadre de ses fonctions, Eric Adja a représenté l’Oif, notamment la Secrétaire Générale et l’Administrateur, auprès de plusieurs Etats, gouvernements et partenaires. Avec ses équipes, Eric Adja a assuré le pilotage de plusieurs programmes de projets innovants de l’Organisation, notamment le Fonds francophone pour l’innovation numérique (Ffin), le Forum Francophone de l’Innovation (Finnov), la plateforme de financement participatif des jeunes francophones (finance-ensemble.org). Auparavant, Eric Adja a été le Directeur général ad intérim de l’Observatoire international des transferts de fonds des migrants des Pays les moins avancés (Oitfm-Pma, Cotonou et New-York) ; il fut aussi à Cotonou, Conseiller du Président Boni Yayi, chargé des questions de communication, de la diaspora, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes. A ce titre, il a présidé le Comité de suivi des recommandations du Forum national sur l'emploi des jeunes.

Titulaire d’un Doctorat en Linguistique théorique, descriptive et automatique obtenu en 2005 à l’Université Paris 7 Denis Didérot, et d’un Master en Economie internationale et globalisation, de l’Université Pierre Mendes France de Grenoble, il fut Enseignant à l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin, Chercheur invité au Centre national de la recherche scientifique (Cnrs) à Villejuif en France, et Directeur de l’Ong Innovations et réseaux pour le Développement à Genève (Suisse).

Th. A.

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Côte d’Ivoire/Procès Gbagbo : Les officiers supérieurs ivoiriens à la barre de la CPI

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Après une semaine de suspension, le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris devant la Cour pénale internationale (CPI) le 27 mars. Appelé par le procureur, le général Georges Guiai Bi Poin, ancien commandant du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), a commencé à déposer. Le général Edouard Tiapé Kassaraté, ancien chef de la gendarmerie, l’avait précédé à la barre de la Cour.
De notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Pour le procureur, le général Georges Guiai Bi Poin est l’un des témoins-clés de cette affaire, comme les officiers supérieurs en fonctions lors de la crise qui avait suivi l’élection présidentielle de novembre 2010.

Dès les premières minutes de son interrogatoire, la procureure Melissa Pack a évoqué « le double rôle » de l’officier, aujourd’hui retraité. Le général Guiai Bi Poin était chef de l’Ecole de gendarmerie et chef du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), une unité formée en 2005 pour « lutter contre la grande délinquance et la criminalité » et formée d’éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée.

Présentant un document au témoin, la procureure lui a demandé pourquoi de nouveaux élèves avaient été formés juste avant l’élection de novembre 2010. Si l’officier n’a pas commenté la date de la formation, il a néanmoins expliqué que le CECOS constituait « une réserve d’intervention pour le commandement suprême ».

Expertise impossible

Avant lui, le procureur avait appelé un autre de ses « témoins-clés ». Mais Edouard Tiapé Kassaraté, aujourd’hui ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal avait expliqué être, depuis cinq ans, « bien loin de ce dossier-là ». Des nombreuses réunions à la résidence de Laurent Gbagbo et au palais présidentiel, le commandant en chef de la gendarmerie à l’époque de la crise post-électorale, se rappelle qu’elles portaient « sur un seul point : faire tout pour sécuriser les élections à venir. Protéger les personnes et leurs biens ».

Mais il ne se souvient pas des dates de ces réunions et affirme que plusieurs des documents présentés par le procureur sont des faux, sur lesquels il ne reconnaît pas sa signature. Le juge-président, Cuno Tarfusser, lui demande de signer sur une feuille vierge, mais reconnaît, las, ne pouvoir procéder à une expertise : le procureur ne possède pas les originaux. « Nous faisons des photocopies, et les originaux restent entre les mains des personnes qui nous ont procuré ces documents », explique le substitut Alexis Demirdjian au juge italien qui, comme à d’autres occasions au cours du procès, peine à comprendre.

Le témoin sommé de dire la vérité

Edouard Kassaraté ne se souvient pas du décret du 14 novembre réquisitionnant les forces armées, qui, selon lui, n’était là que pour légaliser une situation en cours depuis des années. Et il n’a pas lu le Journal Officiel. « Vous ignorez la loi en vigueur en Côte d’Ivoire. Pour le commandant de la gendarmerie, ça ne serait peut-être pas une bonne chose », bondit le président. Mais Edouard Kassaraté soutient mordicus. « Je n’ai jamais reçu le Journal Officiel, mais, par contre, l’état-major des armées nous envoie des messages pour le redéploiement de nos forces, en même temps que les autres forces militaires ».

Face à un témoin qui dit avoir appris via la télévision les principaux événements qui agitent alors la Côte d’Ivoire, le président rappelle incessamment de dire la vérité, rien que la vérité, rappelant qu’il est passible de poursuites et risquerait jusqu’à cinq ans de prison s’il faisait un faux témoignage.

Mais le témoin, venu déposer « aux ordres » de Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, ne donne rien. Il a oublié les dates, et jusqu’à son code radio. « Planète » doit suggérer le procureur, dont certaines questions s’éternisent sur les communications entre les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. « Il y a eu des échanges au sein des différentes forces des FDS, ça me paraît absolument normal et évident », tacle Cuno Tarfusser, incitant, sans le dire, le procureur à aller aux faits.

Le commandement parallèle de Laurent Gbagbo

Mais au cours des cinq jours d’audition, il ne sera question qu’une seule fois de la structure parallèle de commandement qu’aurait mis sur pied l’ancien chef d’Etat, pourtant au cœur de la thèse de l’accusation. Selon les charges retenues contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’ex-chef d’Etat contrôlait les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes (FDS) et avait aussi mis en place des « lignes parallèles de contrôle et de commandement, qui dépendaient des relations personnelles que Laurent Gbagbo et son entourage immédiat entretenaient avec certains membres des FDS ».

Le procureur ne fera qu’effleurer les liens du témoin avec Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé, et leurs rencontres lors de la crise. Le 1er mars 2011, le témoin aurait reçu un document de la gendarmerie départementale, évoquant « les faiblesses du dispositif », en raison de « l’existence de structures parallèles de commandement et au problème de leadership ». Mais le général Kassaraté rejette sur un subordonné mal avisé la rédaction du document.

Alors le procureur lui rappelle que lors d’un précédent interrogatoire par ses enquêteurs, il avait expliqué qu’ « il y avait la gendarmerie et le CECOS » (Centre de commandement des opérations de sécurité). « On a créé le CECOS [en 2005] pour faire face à la criminalité à Abidjan », développe le témoin à la barre. Quant à la désignation du général Guiai Bi Poin à la tête du CECOS, « ça aurait pu être un autre officier de la police ou de l’armée. C’est ce qui donnait l’impression de parallélisme, mais, en fait, il agissait dans un domaine qui n’avait rien à voir avec moi ou mon commandement ».

Le Commando invisible infiltré à Abobo

A la barre, le témoin raconte encore qu’en février 2011, Laurent Gbagbo a suggéré de « déclarer Abobo zone de guerre ». Mais les officiers s’y sont opposés. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas soustraire les civils, ça ne pouvait pas se faire » parce que le Commando Invisible « était infiltré parmi la population. On a voulu éviter les dommages collatéraux ».

Interrogé sur les défections au sein de l’armée, en mars et avril, le témoin se rappelle d’une visite à Laurent Gbagbo le 3 avril 2011. « La seule chose que je sais avec certitude, parce qu’il l’a dit devant moi, c’est qu’il voulait un recomptage des voix », dit le témoin, qui suggère alors au président « de remettre le pouvoir au président Alassane Ouattara ». Le général Kassaraté finira par se rendre à l’hôtel du Golf deux jours après l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. Interrogé par l’avocat de Laurent Gbagbo, il raconte qu’au cours de la crise, les Français, qui avaient un service d’écoutes au Palais présidentiel, ne l’ont pas contacté. Mais « des Américains, je crois, qui demandaient à la gendarmerie si elle se ralliait ou pas ».

Tout au long de sa déposition, l’officier ivoirien a été assisté d’un avocat pour veiller à ne pas s’auto-incriminer. Mais le début de son audition avait dû être reporté. Le premier avocat désigné, Fabian Raimondo, avait travaillé sur l’affaire pour le procureur en décembre 2012 et a été écarté par les juges.

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Crans Montana/ Nouveaux leaders du futur : Reckya Madougou reçoit un diplôme d’honneur

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Du 16 au 21 mars 2017 se tient à Dakhla au Maroc le Forum Crans Montana sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohammed VI. A l’occasion de ces assises qui reçoivent chaque année les hommes et femmes puissants du monde ou qui comptent, l’ancien ministre, Expert internationale en finance inclusive et projet de développement, Reckya Madougou s’est, une fois encore, brillamment illustrée.

Le forum Crans Montana est un événement mondial qui se tient une fois l’an et regroupe les hommes et femmes les plus influents de ce monde. C'est un ‘’Davos’’ bis qui a déjà accueilli Mandela, Obama, Clinton, Gandhi, ADO,etc.La ville de Dakhla (Royaume du Maroc), qui abrite pour la troisième fois cet événement, est devenue, grâce aux politiques mises en œuvre par sa majesté le Roi Mohammed VI, le vrai laboratoire de l’Afrique de demain. Pour cette 35ème édition des assises mondiales de Crans Montana qui porte sur la coopération sud-sud, Reckya Madougou était invitée pour animer une conférence sur le thème : « La jeunesse est La vraie valeur ajoutée. Ouvrir les sociétés émergentes aux nouvelles générations ». Un panel co-modéré par l'ancien célèbre président zambien Banda et l'ancien patron de la Cedeao et ancien ministre Lansana Kouyaté.

Comme toujours, Reckya Madougou, Ambassadeur Afrique Unitlife / ONU a séduit son auditoire. Son intervention fut tellement appréciée que le président du Crans Montana, Pierre Emmanuel Quirin lui a rendu un hommage public pour ses actions en faveur de l’émergence du continent africain. Aussi, s’est-elle vue décerner le diplôme d’honneur des nouveaux leaders du futur et nommée co-marraine de la promotion 2017 des nouveaux leaders du futur avec le célèbre pasteur Jacqueline Jesse Jackson. Reckya Madougou a ainsi dignement représenté le Bénin à cet événement de portée mondiale qui s’est tenu en deux étapes. La première dans la salle de conférence de Dakhla du 16 au 18 mars et la deuxième étape à bord du bateau de croisière « Rhapsody » du 19 au 21.

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Supposée fermeture prochaine de ses portes : Faux, Brussels Airlines toujours là, et pour longtemps

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Une fausse rumeur sur la fermeture prochaine de Brussels Airlines circule ces derniers temps. Il n’en est rien. Brussels Airlines, la plus grande compagnie aérienne belge, qui a fait ses preuves en matière de réduction des tarifs et des services de très bonne qualité est, avec son équipe de dix (10) employés, bien implantée au Bénin. Les passagers qui font confiance à Brussels Airlines peuvent témoigner de la qualité des services que cette compagnie propose.Elle ne disparaîtra pas. Bien au contraire, Brussels Airlines va renforcer ses activités avec l’ouverture très prochaine de sa première destination en Asie précisément Mumbai en Inde. D’ailleurs tout est déjà fin prêt pour l’inauguration de son premier vol à Mumbai prévu pour le 30 mars prochain. Cinq (5) vols par semaine sont proposés de Bruxelles à Mumbai et deux (2) d’entre eux offrent des connexions avec les vols du mardi et dimanche au départ de Cotonou. L’autre avantage qu’offre ce vol, est que les passagers de nationalité indienne n’ont pas besoin de visa de transit à Bruxelles quand ils continuent directement sur Mumbai. Cette nouvelle destination que propose Brussels Airlines à ses clients est la preuve que la compagnie volera encore pour longtemps dans le ciel béninois. Il ne peut d’ailleurs en être autrement quand on sait que l’arrivée de cette compagnie a révolutionné le secteur du transport aérien au Bénin.

Depuis novembre 2015, Brussels Airlines est passée de deux (2) à trois (3) vols par semaine. Elle a repris la quasi-totalité des destinations sur l’Afrique de la défunte Sabena.  Brussels Airlines, c’est également des destinations additionnelles d’été comme par exemple Bordeaux et Washington, et toute l’année New York et Toronto,  et ce bien entendu à des tarifs très attractifs. C’est dire que l’idée d’une fermeture au Bénin n’est et n’a jamais été à l’ordre du jour chez Brussels Airlines. Le Bénin est un pays sur lequel Brussels Airlines va encore longtemps opérer. Le compagnie compte à l’avenir même augmenter son offre de fréquences.

Brussels Airlines regrette ces fausses rumeurs. La compagnie aérienne est ici au Bénin pour rester et continuera à investir dans ses produits et services et ce aussi bien pour ses passagers du Bénin qu’au niveau du transport de fret entre le Bénin et l’Europe.

Worou BORO

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