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Faits Divers

Gambie : Jammeh fait suspendre des radios privées

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Le pouvoir gambien accentue la pression sur les médias. A l'approche de la fin du mandat de Yahya Jammeh, le président, qui refuse de laisser le pouvoir, a fait suspendre trois radios privées. Il a même envoyé des agents des services de renseignements pour faire cesser les programmes dimanche 1er janvier.

C'est un geste de plus, s'il en fallait encore, pour marquer la détermination de Yahya Jammeh à se maintenir au pouvoir. Sans avancer aucune raison, le chef de l'Etat fait taire Teranga FM et Hilltop radio.

La première est très écoutée. Dans un pays où la plupart des habitants n'ont pas accès à la presse écrite, soit par manque de moyens, soit parce qu'ils ne savent pas lire l'anglais, Teranga FM s'était fait le relais des journaux en diffusant des revues de presse en langues locales.

Ce travail de relais de l'information lui avait d'ailleurs déjà valu des ennuis avec le pouvoir : la radio a déjà été fermée plusieurs fois puis rouverte sous conditions, et son rédacteur en chef avait été arrêté l'an dernier, il est aujourd'hui en fuite et vit caché.

L'autre radio concernée est Hilltop Radio, un média de divertissement, qui ne diffuse pas d'informations politiques.

Un salarié d'Afri Radio, cité par l'agence Reuters, a affirmé que cette station, propriété du groupe de téléphonie Africell, avait subi le même sort.

Reporters sans frontières considère qu'il s'agit de censure pure et simple : couper les sources d'information avant même que les médias n'aient pu faire quelque chose qui dérange. Yahya Jammeh qui compte rester au pouvoir après la fin de son mandat le 19 janvier étouffe donc à l'avance la contestation.
 
rfi.fr

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Nigeria : L’Aéroport d’Abuja va être fermé pour 6 semaines pour réparer la piste

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Le gouvernement nigérian va fermer l'aéroport international Nnamdi Azikiwe pendant six semaines. Cette décision a été annoncée ce 2 janvier dans un communiqué du ministère de l'aviation. L’aéroport de la capitale, doit subir des travaux au niveau de sa piste d’atterrissage, qualifiée de dangereuse par certaines compagnies aériennes.

En août, un avion de la South African Airways a été endommagé durant l'atterrissage sur la piste de l’aéroport d’Abuja. En octobre, Emirates a cessé d’y faire atterrir ses avions venant de sa base de Dubaï, à cause de l'état de la piste. D'autres compagnies aériennes ont récemment menacé d'arrêter les vols à destination d'Abuja pour la même raison.

Les travaux seront effectués, dans un premier temps, pendant les 6 semaines de fermeture par la société de construction allemande Julius Berger. Ils se poursuivront après la réouverture de l'aéroport et devraient durer six mois, selon le ministère.

Pendant la fermeture de l’aéroport Nnamdi Azikiwe, les vols devraient être détournés vers la ville de Kaduna, située à 250 kilomètres d'Abuja. Problème, la route devant permettre de rallier Abuja est souvent le théâtre d’enlèvements. Le gouvernement nigérian prévoit d'assurer la sécurité des autobus qui seront utilisés pour transporter les passagers du petit aéroport de Kaduna à Abuja. Les voyageurs peuvent également emprunter la voie ferroviaire pour Abuja, mais la station de chemin de fer se situe à 45 kilomètres de l'aéroport.La fermeture de l’aéroport devrait affecter les chiffres du tourisme nigérian déjà en difficulté à cause du groupe terroriste Boko Haram.

agenceecofin.com

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France : Renvoi du procès Teodorin Obiang sur les «biens mal-acquis» en délibéré

Teodorin-Obiang

Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, est poursuivi devant le Tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire des « biens mal acquis ». Absent à l'audience de ce lundi 2 janvier, il est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Le renvoi est mis en délibéré et on attend la décision mercredi matin.

Le procès a été renvoyé en délibéré, car lors de cette toute première audience, ce n’est pas « le fond de l’affaire » qui a été abordé, mais une « demande de renvoi » présentée par la défense de Teodorin Obiang.

Plusieurs raisons sont invoquées dont la principale serait « un manque de temps pour préparer la défense », expliquent les avocats. En somme, les conditions ne seraient pas réunies pour que le fils du président équato-guinéen bénéficie d’un « procès équitable ».
« Monsieur Nguema n’était pas présent aujourd’hui, d’une part en raison de ses activités officielles et, d’autre part en raison du fait qu’il n’a pas été valablement cité devant le tribunal et que les délais, qui lui ont été impartis pour préparer sa défense, n’étaient pas conformes à ce qui se fait habituellement et ne lui permettaient pas de se préparer comme cela doit être le cas pour une affaire de cette nature », a déclaré Me Marsigny, avocat de Teodorin Obiang. « Le prévenu est mis en examen depuis 2014 », a rétorqué l’avocat des parties civiles, Me William Bourdon qui reste optimiste.

« Au départ, il y avait d’abord beaucoup de scepticisme. Autour de cette procédure, il y a eu tellement de manœuvres. Donc, le seul fait que le procès se tienne là, aujourd’hui, est déjà un aboutissement. Il y a quelque chose d’irréversible maintenant qui est lancé. Teodoro Obiang et ses avocats le savent bien et c’est pour cela que les combats qu’ils mènent ont un parfum et une odeur appuyés de combats d’arrière-garde, ce que tout le monde voit bien », a-t-il déclaré.

« La comparution est un devoir », a renchéri, de son côté, le procureur en désignant le vide à la barre des accusés.

Tous deux estiment que Teodorin Obiang se joue de la justice en refusant de se présenter devant le tribunal et que ses avocats multiplient «les manœuvres dilatoires ».

La décision de renvoyer ou non le procès sera donc annoncée ce mercredi, mais on sait déjà qu’un élément « complique » la tâche des magistrats. Il s’agit d’une décision rendue, le mois dernier, par de la Cour Internationale de justice. La plus haute juridiction internationale a reconnu « provisoirement » le caractère « diplomatique » de l’hôtel particulier qui a été perquisitionné en 2014 à Paris.

Le tribunal pourrait donc se donner du temps pour analyser la portée de cette décision, avant d’aborder le fond de l’affaire. Si le tribunal choisit donc d’attendre le verdict de la Cour internationale de justice, le procès pourrait être reporté de deux à trois ans.

rfi.fr

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Togo : La cathédrale de Lomé proie des flammes

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Un incendie très important s’est déclaré lundi soir à cathédrale de Lomé située en plein centre-ville.

Grâce à l’intervention rapide des pompiers malgré une foule dense qui a retardé leur intervention, le feu a pu être maîtrisé au bout de 45 minutes. Les dégâts semblent très importants. Il faudra faire une évaluation précise pour constater l’étendue du sinistre dont l’origine reste pour le moment inconnue.

La cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé est l'église-mère de l'archidiocèse de Lomé (depuis le 14 septembre 1955), l'une des sept circonscriptions ecclésiastiques catholiques de la république du Togo. Érigée en à peine plus d'un an (d'avril 1901 à septembre 1902) par les autorités coloniales allemandes, elle est alors l'un des édifices emblématiques de la nouvelle capitale togolaise.

republicoftogo.com et wikipedia.org

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Voici le film du décès de Marie-Louise Asseu : La comédienne est morte le visage très serré

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Marie-Louise Asseu est décédée dans la nuit du mercredi 07 décembre des suites d'une maladie qu'elle traînait depuis le 17 novembre. Fait étrange, la comédienne avait le visage très serré et défait quelques heures avant sa mort. Toute chose qui effrayait ses visiteurs. Alors que l'espoir commençait à renaître suite aux récentes crises et rechutes de Marie-Louise Asseu, la triste nouvelle est tombée mercredi 07 décembre dans la nuit. Celle qu'on appelait affectueusement Malou est décédée laissant derrière elle tous les projets de productions qu'elle était sur le point de concrétiser.

17 novembre, la première chute

Jeudi 17 novembre, Marie-Louise Asseu fait sa première chute. Aussi vite que possible, elle est transférée dans une clinique. Le diagnostic est sans appel. Elle venait d'être victime d'un Avc léger, à en croire les diagnostics des toubibs. Dès lors, un traitement approprié pour son mal lui est soumis. Plus de peur que de mal, Malou peut regagner son domicile après quelques jours passés dans la clinique. Mais contre attente, quelques jours plus tard, elle fait une rechute. Ayant souscrit à la police d'assurance du Burida, c'est sans problème qu'elle se rend de nouveau à la clinique pour d'autres soins.

La semaine fatale

Jusque-là, la maladie de Marie- Louise était traitée dans le plus grand secret. Certains de ses proches étaient interdits de lui rendre visite. À chaque fois qu'un d'entre les amis de l'ex-membre du Conseil de gestion du Burida manifestait le désir de passer à la clinique s'imprégner de son état de santé, celui-ci se voyait décliner la visite avec l'assurance que tout va bien. Le téléphone lui a même été interdit.

Cette stricte consigne des médecins pour permettre à la patiente de mieux se reposer et se soigner très émotive qu'elle est pour ne pas être affectée à la vue de ses proches. D'ailleurs, cette prudence des médecins va s'avérer justifiée. Avec le caractère médiatique que connaît l'hospitalisation de la comédienne, sa santé va se dégrader. Certainement ayant eu écho de ce que tout le monde s'inquiétait pour elle. Vu les nombreux appels que recevait celle commise à sa surveillance. Il y a trois jours, Malou fait une rechute qui la conduit en réanimation. Les toubibs réussissent à stabiliser son état. Elle reçoit même des visites de parents et d'autres amis proches.

Tuée avant sa mort

Les derniers instants de Marie- Louise Asseu étaient assimilés par ses proches comme un jeu de scène comme on en voit au cinéma. La comédienne et actrice avait le visage triste, très serré comme si elle en voulait au monde. Certains de ses visiteurs étaient même effrayés du visage de Marie-Louise Asseu. « Elle avait dû avoir un choc avec la spéculation sur sa maladie. Son visage était très serré et cette mine qu'elle affichait effrayait par moment ses visiteurs », nous rapporte un proche. Dans la soirée de ce mercredi 07 décembre, elle fait une autre grave chute. Elle est conduite en réanimation. Son état est inquiétant. Les parents à son chevet ont les larmes aux yeux. La rumeur annonce sa mort vers 20h. Elle avait pourtant encore le souffle de vie. Certes, l'espoir de la revoir en vie était minime. Malheureusement, Marie-Louise décède à 21h10. Vers minuit sa dépouille est transférée à Ivosep Treichville en attendant son inhumation.

Source externe

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Côte d’Ivoire : Grève de la faim des employés du quotidien « La Matinale »

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En Côte d’Ivoire, les employés du quotidien « La Matinale », qui n’a publié aucun numéro cette année 2016, observent une grève de la faim depuis ce 21 novembre. Ils revendiquent 8 mois d’arriérés de salaire et le payement de leurs droits légaux.
 Depuis la fermeture du journal en décembre 2015, le personnel n’a rien perçu. Bien qu’ayant recu la promesse d’être recrutés dans le cadre d’un nouveau projet éditorial, ces employés attendent toujours. Dans une déclaration, l’Intersyndicale du secteur des medias de Côte d’Ivoire (Ismci) accuse la société Dunuya Edition, éditrice du quotidien « La Matinale », d’avoir entretenu de faux espoirs chez les travailleurs de ce journal. En effet, chacun avait remis son CV dans la perspective d’être reversé dans l’effectif d’un nouveau journal.

La société Dunuya Edition est présentée comme appartenant au Rdr, le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, même si les papiers de l’entreprise de presse indiquent que son promoteur est Bamba Alex Souleymane. Le journal « La matinale », créé pour soutenir le président Alassane Ouatarra, devait être remplacé par une autre publication. Mais au sein du Rdr, les batailles autour du nouveau projet éditorial ne lui ont guère permis de prospérer, selon le site d’information Connection ivoirienne.

Au cours de leur manifestation aux abords de la cathédrale Saint Paul du Plateau à Abidjan, les employés grévistes portaient des pancartes avec le message suivant : « Ado on a faim ! »

agenceecofin

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Lancement officiel de la fondation Zakari Djibril Sambaou : Pour immortaliser la mémoire de l’avocat

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La salle ‘’Baobab’’ du  Novotel hôtel (Cotonou), a servi de cadre, samedi 19 novembre 2016, au lancement officiel de la fondation Zakari Djibril Sambaou«Droits de l’homme, justice et paix». 19 novembre 2013-19 novembre 2016, cela fait en effet, 3 ans que cet«émérite»avocat«des sans voix et des opprimés», a passé l’arme à gauche. Samedi dernier donc, date de la commémoration de son décès, son épouse, présidente de la fondation, a immortalisé sa mémoire. «En décidant de mettre sur pied cette fondation, c'est pour nous un impérieux devoir de saluer sa glorieuse mémoire et de perpétuer ses nobles actions qu'il a menées tout le long de sa vie sur cette terre», a confié Lisette Houénou de Dravo, épouse Sambaou. Selon son propos, l'objectif de la fondation est de contribuer, entre autres, à la défense des droits élémentaires de la personne humaine partout où ils sont bafoués et au désengorgement des prisons civiles du Bénin. A l’entendre, la fondation vise aussi l’amélioration des conditions de vie des détenus et le traitement des dossiers de ces derniers devant les tribunaux; la prise en charge scolaire des enfants nés en prison. Grâce à la fondation  Zakari Djibril Sambaou«Droits de l’homme, justice et paix», un appui éducatif et professionnel médical sera apporté au milieu carcéral «surtout» aux femmes et mineurs indigents.L'évènement a reçu le soutien du gouvernement. Faut-il le souligner, Zakari Djibril Sambaou était avocat de défense dans «de grands dossiers brûlants» tels :Dagnivo, Sodeco, Talon, Port sec.

Cyrience KOUGNANDE

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Niger : 18 morts dans des affrontements entre éleveurs et agriculteurs

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Au moins 18 personnes ont été tuées et 43 autres blessées mardi au Niger dans des affrontements entre des agriculteurs et des éleveurs près de Bangui, une localité de la région de Tahoua (ouest), a indiqué un communiqué du ministère de l’Intérieur.

« Cette bagarre s’est soldée par un bilan tragique de 18 morts, 43 blessés et plusieurs maisons incendiées », selon le texte du communiqué.

« Le calme est revenu » grâce « au déploiement des forces de défense et de sécurité », et « des patrouilles pour assurer la sécurité des biens et des personnes », a-t-on ajouté de même source.

Le ministère, qui a « lancé un appel au calme et à la sérénité », annonce également l’ouverture « d’enquêtes » en promettant que « tous les coupables » de « ces actes atroces » seront « arrêtés et poursuivis en justice ».

Les affrontements « à l’arme blanche ont éclaté dans la matinée, lorsqu’un troupeau de bovins appartenant à un éleveur a dévasté un champ de céréales », selon des déclarations au téléphone d’un élu local à l’AFP sous couvert de l’anonymat.

« C’est la mort du propriétaire du champ, dans une première altercation, qui a mis le feu au poudre », a-t-il précisé, déplorant « un nombre important d’enfants et de femmes parmi les morts ».

« Les affrontements étaient d’une rare violence, c’était très barbare », s’est indigné cet élu.

Les conflits entre les agriculteurs et éleveurs sont récurrents au Niger, notamment pendant la période des récoltes qui coïncide également avec les mouvements du bétail vers les grandes aires de pâturage.

Pays très sec, le Niger est souvent frappé par de graves crises alimentaires principalement dues à la sécheresse.

Mi-novembre 2014, 10 personnes ont été tuées et 13 autres blessées lors d’une bagarre entre éleveurs Peuls et agriculteurs haoussa près de Birni-N’koni, dans la même région de Tahoua.

SOURCE : Afrique-tv.info

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Traitement médiatique des affaires de défense et de sécurité : Les journalistes face au défi de spécialisation

journalistes

Il s’est ouvert hier, mercredi 19 octobre 2016, à Lomé au Togo un atelier de formation sur le traitement médiatique des affaires de défense et de sécurité et le défi de la spécialisation des journalistes. Œuvre du Programme pour le dialogue sur la sécurité en Afrique subsaharienne (Sipodi) de la Fondation Konrad Adénauer, une quinzaine de journalistes béninois y prennent part aux côtés de leurs confrères du Togo.

Trois jours durant, les journalistes vont confronter leurs connaissances sur l’enjeu de l’information et de la communication sur des thématiques relatifs à la défense et à la sécurité, renforcer leurs capacités et créer à terme un réseau régional de journalistes sur des questions de sécurité.

Dans son allocution à l’ouverture du séminaire, le Représentant résident du Sipodi, TinkoWeibezahl a rappelé que le Togo a une longue histoire avec l’Allemagne entretenue par des activités qui rapprochent ces deux pays. Il a émis le vœu que ce genre de séminaire concourt à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de défense et de sécurité de même qu’à la consolidation des expériences des journalistes dans les deux pays. Représentant le ministre togolais de la communication, son directeur de cabinet, Franck Missité, a souligné l’importance capitale que revêt le traitement des informations de défense et de sécurité. Pour lui, un tel séminaire vient à point nommé, au moment où le Togo vient d’abriter un sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime.

La première communication présentée par le professeur KossiAgokla a porté sur « Les enjeux de sécurité régionale en Afrique de l’Ouest. La deuxième présentée par le journaliste béninois, Directeur général du développement des médias,ExpéditOlogoun, a mis en exergue « le traitement des affaires de défense et de sécurité par les médias ouest-africains.

De Lomé, Bertrand HOUANHO

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Sommet de l’Ua sur la sécurité maritime : Les pertinentes propositions de Reckya Madougou

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Les Chefs d’Etat de l’Union africaine (Ua) ont tenu le samedi 15 octobre dernier à Lomé un sommet sur la sécurité et la sûreté maritime.L’Expert international en Finance inclusive et développement, Reckya Madougou a présenté à l’occasion une riche communication sur les avantages de l’économie bleue pour la jeunesse africaine.

L’Ambassadrice Afrique UNITLIFE/ONU, Reckya Madougou a activement contribué aux travaux du dernier sommet qu’a accueilli Lomé. Sa communication intéressante qui avait comme thème : Economie bleue : avantages pour la jeunesse africaine », a retenu l’attention de plus d’un. Selon elle, l’économie bleue constitue un grand vivier d'emplois et d'auto emplois et mérite que les Etats africains y orientent leur jeunesse en termes de formation et qualification. «La jeunesse africaine a besoin d’une formation en lien avec les besoins des économies de nos pays. Par exemple, focalisé sur l’enseignement à destination de l’administration et du secteur public, le système universitaire accumule des effectifs dans les filières littéraires et les sciences humaines. Il ne favorise pas les filières courtes "professionnalisantes", les spécialités scientifiques et technologiques, ni les compétences à forte valeur ajoutée en savoirs et innovations nécessaires dans la compétition internationale », a-t-elle déclaré. Il est, soulignera-t-elle, essentiel de revoir les curricula de formation et de créer de nouveaux centres de formation technique, des pôles par pays, en offrant à la jeunesse des cycles d’études appropriés. Pour Reckya Madougou, il s’agit de fournir un accès à la formation spécialisée ou aux emplois des filières à haute intensité de main-d’œuvre. Ces centres éducatifs doivent être en phase avec l’économie bleue qui pourrait former par exemple des jeunes pour les plateformes offshore pétrolières ou gazières, des techniciens spécialisés dans le développement et l'installation des infrastructures relatives aux énergies renouvelables, des pêcheurs professionnels, des spécialistes de câble sous-marin.« La fibre optique est par ailleurs le moyen susceptible de nous offrir aujourd'hui un très haut débit internet, lequel pourrait favoriser les cours et stages à distance, telle la telemedicineetc.). Il serait à propos d'indiquer, qu'outre l'économie verte (agriculture moderne et durable), l'économie bleue et l'économie numérique représentent l'avenir de l'Afrique». A l’entendre, la trentaine de filières liées à l’économie bleue peuvent accueillir une part importante de la ressource humaine africaine sous-employée. Elle citera entre autres la pêche professionnelle, l’aquaculture, la mariculture, la cosmétique, la génétique, l’exploitation minière sous-marine, les énergies renouvelables, les récoltes de sel, l’extraction côtière de sable et de gravier, le transport maritime et les services dérivés, la construction et la réparation navale, le transport fluvial, l'industrie touristique et les loisirs, les métiers de protection de l’environnement. Il est donc indispensable, a soutenu l’Ambassadrice, d’adopter des politiques nationales et régionales favorables à l’économie bleue (la récente Charte de Lomé en est une belle illustration), de créer des établissements de formation et d’enseignement dans le but de fournir des ressources humaines qualifiées aux différents domaines de l'économie bleue, d’introduire dans nos universités des filières se rapportant à l'économie bleue, de faciliter l’insertion des jeunes dans tous les sous-secteurs de l’économie bleue par la sensibilisation et circonscrire les cadres juridique, règlementaire et institutionnel.

Enrayer la pêche illicite
 
L’ancienne ministre Madougou insistera aussi sur la pêche illicite. «Les pratiques opaques de pêche conduisent au pillage des océans de l’Afrique. La surpêche a même atteint des niveaux préoccupants en Afrique (50% pour l’Afrique de l’Ouest) et la pêche illégale fait perdre à l’Afrique de l’Ouest 1,3 milliard de dollar par an», a-t-elle fait remarquer. Pour elle, il faut que « des réactions collectives soient  mises en place à l’échelle mondiale et africaine pour mettre fin à la pêche illicite». «Les pays industrialisés doivent cesser de financer le pillage. En effet, les pays industrialisés versent 27 milliards de dollars US par an sous forme de subventions au carburant, d’assurances, à ceux qui épuisent les ressources des océans». L’autre solution qu’a proposée Reckya Madougou, c’est l’élaboration au niveau des Etats d’un programme de développement de l’économie bleue. Ledit programme peut être réalisé selon elle en 7 étapes à savoir la définition du programme et sensibilisation, la coordination pour la formulation de la politique nationale de l’économie bleue, l’engagement d’un processus inclusif de formulation de la politique de l'économie bleue, l’identification des sous-secteurs prioritaires, la conception de la politique de l’économie bleue, la mise en œuvre séquentielle de la politique ainsi que le suivi et l’évaluation. L’Ambassadrice Afrique UNITLIFE/ONU avait travaillé dans l’un des deux panels de haut niveau constitués lors de la rencontre de Lomé.

Mike MAHOUNA

Quelques chiffres clés

• L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que l’énergie renouvelable des océans pourrait satisfaire 400 % de la demande mondiale actuelle d’électricité ;
• 38 des 54 pays que compte l’Afrique sont des États côtiers ;
• Plus de 90 % des importations et des exportations africaines transitent par la mer ;
• Les eaux territoriales sous juridiction africaine totalisent quelque 13 millions de kilomètres carrés ;
• Le plateau continental s’étend sur environ 6,5 millions de km² ;
• L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que le poisson apporte à 4.2 milliards d’individus plus de 15 % des protéines animales qu’ils consomment ;
• La pêche illégale fait perdre 1,3 milliard de dollars par an à la seule région de l’Afrique de l’Ouest
• La surpêche a atteint 30% au niveau mondial et 50% en Afrique de l’Ouest.

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