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Culture

Mica : Quand le Fespaco fait son marché

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(Une timide présence béninoise)
Depuis le dimanche 1er mars 2015, le Marché international du cinéma africain (Mica) bat son plein. Une visite sur le site, permet de constater la présence des distributeurs africains qui proposent des films du continent.

Pavillon Kilimandjaro au siège du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao). Une activité  particulière se déroule. C’est le Marché international du cinéma africain (Mica). Un marché qui se tient à chaque édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) tous les deux ans. Patou Films, Rtb, Sky Prod et bien d’autres distributeurs de films réalisés sur le continent, proposent leurs réalisations. Partout dans le hall du Pavillon, on peut observer un monde hétéroclite de visiteurs venus des quatre coins du monde. Selon Aimé Houngbadji, Directeur des établissements Vinaïm et  Producteur de projets de films béninois, la crème de la cinématographie béninoise est représentée à Ouaga. Films, séries et autres documentaires forment l’essentiel de la production rachitique béninoise au Fespaco 2015.

Un si pauvre stand…

Aimé Houngbadji, nous l’avons vu dans le stand béninois au Mica. Ce stand serait négocié par un certain Dorothée Elavagnon Dognon. Le Directeur de la cinématographie béninoise n’est pas perceptible sur le terrain. Il a pu laisser le champ libre au Directeur de Vinaïm  de faire son «show » au Fespaco 2015. Mais ce qui est sûr, c’est que la présence du Bénin  est l’une des plus nulles de ce festival. Stand mal famé, absence du drapeau national et autres, handicapent véritablement la présence du  Bénin au Fespaco 2015 auquel Aimé Houngbadji des établissements Vinaïm est content de participer.
Tout compte fait, le stand  du Bénin, comme aux grandes rencontres du Bénin à des rendez-vous extérieurs, a encore affiché ses lacunes Absence des couleurs nationales, inexistence du drapeau national et autres, ont constitué les lacunes de cette présence du pays de Béhanzin et de Thomas Boni Yayi à ce rendez-vous du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Loin d’être une édition « normale », la biennale de 2015, reste comme une trachée de la gorge, un os mal ingurgité par le Bénin. Le sieur Elavagnon Dorothée Dognon, Directeur de la cinématographie béninoise est attendu à ce cru 2015 du Fespaco. On annonce que l’ancien étudiant et docteur en cinéma est attendu dans la capitale du pays de Gaston Kaboré
 
Yves-Patrick LOKO,
Envoyé spécial à Ouagadougou

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Fespaco 2015 : Une édition sous haute surveillance

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(Isaac Zida lance la célébration du Septième art)
Ouagadougou la capitale burkinabé accueille  depuis le samedi 28 février 2015, la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou  (Fespaco). Yacouba Isaac Zida, Premier ministre  de la transition, a donné le clap solennel de lancement de cette grande célébration du cinéma africain. Un point d'honneur est mis à la sécurité des festivaliers.

Première édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou  (Fespaco) après la chute de l’homme fort du Faso, Blaise Compaoré. Son ombre n’a donc nullement plané sur cette 24ème édition du Fespaco qui mobilise depuis le samedi 28 février 2015, un mode mâtiné de professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, de producteurs, d’acheteurs et de journalistes venus des quatre coins du monde. C’est le Palais des sports situé dans  la zone  résidentielle appelée « Ouaga 2000 » qui a abrité la cérémonie d’ouverture de ce festival préoccupé cette année par la question du numérique. « Cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique »  est le thème du 24ème Fespaco officiellement lancé par le  Premier ministre de la transition burkinabé Isaac Zida. Le Colonel a donné le clap  qui  lance de façon solennelle le festival coordonné par  Ardiouma Soma. Prenant la parole au cours de la cérémonie d'ouverture, le ministre de la culture Jean Claude Dioma a remercié les invités de ce Fespaco 2015 « qui se déroule dans un contexte assez particulier».Période post insurrection et la menace de la maladie liée au virus Ebola étant des actualités qui ont failli faire reporter la manifestation. Fespaco 2015 se déroule du 28 février au 7 mars 2015 avec l’Egypte comme pays invité d’honneur.
Prestations d’artistes musiciens dont Alif Naaba et le sénégalais Ismaël Lo, ont marqué la cérémonie de lancement du premier Fespaco de la transition burkinabé. La troupe de danse de la chorégraphe Irène Tassembédo, a également émerveillé par les différents tableaux présentés à l'occasion de cette cérémonie.

Innovation

Face à l’évolution de la technologie, le Fespaco est obligé d’être flexible. Le festival fait en effet une place au cinéma de la diaspora africaine vivant hors du continent. Aussi les films numériques sont-ils acceptés par la 24ème édition du Fespaco qui se veut un véritable « socle solide et rassembleur  de la fraternité culturo-artistique » a en croire les mots de Jean-Claude Dioma, ministre  de la culture  et du tourisme du Burkina Faso.

Sécurité maximale...

Fouille au corps, analyse méticuleuse des sacs des invités, journalistes et festivaliers...La garde républicaine du Faso était mobilisée pour détecter la moindre source d'insécurité pouvant mettre à mal la quiétude. Il ne pouvait en être autrement, vu les folles rumeurs qui ont couru et ayant relation avec le film " Timbuktu" qui dépeint la barbarie des islamistes du Nord-Mali. Un film qui a d'ailleurs remporté 07 différents prix en France la semaine dernière et qui est en compétition pour l'Etalon du Yennenga, grand prix du Fespaco.

De Ouagadougou, Yves-Patrick LOKO, Envoyé spécial

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Industries culturelles en Afrique : Des lueurs et des leurres

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« Culture et emploi : Quelle industrie culturelle pour l’Afrique ? ». C’est autour de ce thème que plusieurs acteurs culturels venus d’Afrique et d’Europe se sont retrouvés à Ségou. C’était dans le cadre d’un colloque organisé à l’occasion de la 11è édition du Festival sur le Niger tenue du 4 au 8 février 2015 dans la ville malienne.

Durant trois jours, du 4 au 6 février, plusieurs communications ont été données par différents experts au Centre Culturel Kôrè de Ségou pour essayer d’identifier les voies et moyens pour faire de la culture africaine, un secteur pourvoyeur d’emplois.  Le but étant, à en croire Mamou Dafé, Directeur du Festival sur le Niger « d’engager des réflexions sur la problématique des industries culturelles dans un contexte africain, sachant que bien que les industries culturelles aux USA ou en Europe sont différentes des industries dans un village comme Ségou ». Reconnaissant ainsi que la culture pourrait être un secteur créateur d’emplois et surtout une alternative face au chômage de plus en plus croissant en Afrique, les participants avaient pour mission de faire des propositions concrètes pour qu’enfin l’économie de la culture soit une réalité. Même s’il est indéniable que le chemin pour y arriver est encore long, selon les conférenciers.

« L’Afrique, fournisseur officiel de matières premières »

Analysant la situation actuelle de la culture en Afrique et sa place dans le monde, William Codjo, consultant indépendant béninois en culture et développement, conclut que jusqu’à ce jour, l’Afrique s’est cantonné dans un rôle de pourvoyeur de matières premières. La situation dans le domaine de la culture n’est guère différente de celle dans les autres domaines. Il explique : « La réalité est que nous sommes des fournisseurs de matières premières. Les industries sont ailleurs. Tout nous revient sous forme de produits finis, faisant de nous juste des consommateurs ».

Pour illustrer ses propos, l’expert en politique et gouvernance culturelles donne en exemple le secteur du Livre. « Aujourd’hui, un éditeur africain qui souhaite produire un livre qui soit vraiment de qualité, est obligé de solliciter un autre éditeur européen, une imprimerie européenne et un diffuseur européen pour avoir la chance que le livre soit accepté sur les marchés où il est sollicité. Or, il n’y a que 7 % de la valeur du livre qui revient à l’écrivain. Donc 93 % se trouve dans les fonctions en aval de la création. Et comme ça, où se trouve la valeur ? Est-ce en Afrique ou est-ce en Europe ? ».

Mais pour Vincent Koala, acteur culturel burkinabè, il est question pour l’Afrique de chercher à tirer profit de sa culture, sur le plan local. Et partant, l’exemple du Festival sur le Niger est cité pour faire toucher du doigt la possibilité de créer autour d’un événement ou d’un service culturel, une réelle industrie. « L’exemple de Ségou qui accueille ce festival, est épatant. C’est une initiative pourvoyeuse d’emplois pour plusieurs ségoviens. C’est la preuve que les activités culturelles, les manifestations culturelles bien maîtrisées, bien mises en adéquation avec les enjeux de développement locaux peuvent être un potentiel de développement économique local, générant des emplois ».

Pour ce faire, reconnait le Belge Christiaan De Beukelaer, Maître de conférences en gestion culturelle à l’Université Queen Margaret à Edinburgh (Royaume-Uni), il est important que le secteur culturel réfléchisse à se doter de statistiques claires visant à prouver au politique, son importance dans le tissu économique. Se basant sur ses recherches sur le rôle de la culture et des industries culturelles dans le développement humain, notamment dans les contextes du Burkina Faso et du Ghana, le conférencier assure qu’une industrie culturelle est possible en Afrique, pour peu qu’on prenne en compte le volet scientifique qui consisterait à consigner toutes les particularités de cette culture africaine.

Une idée approuvée par l’universitaire Sénégalais Ibrahima Wane, qui déplore le fait que le secteur culturel soit si pauvre en données quantifiables, alors que tout le monde s’accorde pour reconnaître son utilité. Une situation qui fait bien plus de tort à l’artisanat sur le continent, affirme Nadia Nkwaya, chargée de recherche au sein du réseau Arterial Network. Car, explique-t-elle, « c’est l’un des rares secteurs dont les retombées sont palpables et impacte directement les populations ».

Quand l’Afrique inspire le monde

Indéniablement donc, et comme reconnu unanimement, l’Afrique nourrit à sa manière les industries culturelles hors du continent. Car au-delà des « matières premières culturelles », Vincent Koala croit savoir que certaines pratiques reconnues aujourd’hui comme éléments essentiels de la vitalité des industries culturelles en Europe, ont leur source en Afrique. Comme le Crowdfunding ou financement participatif. Une technique de financement de projets par la masse, qui a pris une ampleur mondiale avec l’avènement des technologies de l’Information. Pour le Burkinabè, cette technique serait inspirée par la façon dont les africains montent sur la scène, durant les spectacles de musique par exemple, pour gratifier l’artiste de billets. « L’expression massive d’une adhésion aux prestations des artistes en Afrique a peut être fortement amené les européens à développer le Crowdfundig », confie Vincent Koala.

Et dans le domaine de l’artisanat, comme l’explique Nadia Nkwaya, les exemples sont légions pour montrer tout ce que l’Afrique apporte au monde. Pour illustration, elle cite la prestigieuse marque Louis Vuitton qui s’est servi du tissu traditionnel masaï, la Shuka, pour créer sa collection d’écharpe très appréciée. Un exemple qu’elle cite pour montrer l’étendue des fuites du savoir-faire africain dans l’artisanat. Elle insiste alors sur la nécessité de repenser le secteur culturel et artisanal africain afin qu’il profite pleinement aux africains.

Quelle industrie pour la culture africaine ?

Mais Nadia Nkwaya refuse qu’un type d’industrie culturelle soit imposé à l’Afrique. C’est d’ailleurs pourquoi lors de sa présentation portant sur l’Artisanat et la création d’emplois, elle a fait le point des différents modèles d’industries mises en place dans différents pays et qui font leur preuve. « Chaque pays a ses modèles selon ses besoins et la taille de son artisanat. Que ce soit en Afrique du Sud ou en Thaïlande, deux pays que j’ai cité en exemple, je crois que le plus important est qu’il y ait une coordination entre le Gouvernement, le secteur privé et les artisans » explique-t-elle.

Une coordination qui permettra à l’Etat de se porter garant du label pays, ce qui donnerait confiance au secteur privé. Le secteur privé ayant une meilleure connaissance du business, saura transformer et rendre compétitif l’artisanat. Ils pourront alors formés les artisans à une nouvelle façon de travailler, soit à la chaîne afin de répondre aux attentes des consommateurs.

Quoi qu’il en soit, pour Espera Donouvossi, chargé de projet à Mokolo, il est urgent, avant toute chose, que la culture soit réellement considérée comme une activité économique à part entière et soit soumise aux mêmes règles que les autres secteurs. « Il est inconcevable qu’au moment où on parle de plus en plus d’économie de la culture, les porteurs de projets ne soient pas traités comme tout le monde et continue de bénéficier de subventions à fonds perdus sans pour autant être obligés d’être contrôlés au vu des résultats de leurs projets ».

Et au Professeur Mahamadé Savadogo de l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso de conclure que l’Afrique n’a, de toutes façons, pas à réinventer la roue. « Des expériences existent, même en Afrique. Il y a des festivals qui perdurent et s’organisent sans problèmes. A part celui où nous sommes (Festival sur le Niger, ndlr), je pense notamment au Fespaco (Festival Panafricain de Cinéma et de télévision de Ouagadougou, ndlr) ou encore aux Récréâtrales, toujours à Ouagadougou. Dans le domaine des arts plastiques, le Bénin a plein de plasticiens respectés à travers le monde qui vivent de leur art et qui ont mis en place une véritable industrie » explique-t-il.

Des exemples qui sont certes légion mais qui tardent à faire école. Les réflexions menées au cours de ce colloque et l’acte qui en découlera permettront-ils de renverser la tendance et d’offrir plus de possibilités d’emplois dans le secteur culturel ? Autrement, la culture africaine est-elle vraiment prête à entièrement s’industrialiser ? Affirmatif, répondent tous les participants au colloque de Ségou. Place donc aux actions concrètes.

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Eustache AGBOTON,
Envoyé spécial à Ségou (Mali)

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Trophées Hokan Africa à Ouagadougou : Le Bénin met de la chaleur dans le cœur des Ouagalais !

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Reportée une première fois pour respecter le deuil des familles des victimes des événements d’octobre, la cérémonie de remise des trophées Hokan Africa, a eu finalement lieu. c’était ce samedi 13 décembre devant de nombreux témoins.

La soirée de remise des récompenses qui s’est tenue ce samedi 13 décembre dans la salle des banquets de Ouagadougou, vient à la suite de celles organisées au Bénin en Avril, au Togo en Juillet et au Niger en Septembre dernier. Une cérémonie faste à laquelle pratiquement tout le gotha de la capitale du pays des hommes intègres a participé. Une soirée qui vient à point nommé, juste après le 54ème anniversaire de l’indépendance, célébré à Dedougou le 13 décembre dernier. Une occasion supplémentaire de réjouissance agrémentée par des prestations de jeunes artistes du cru. Le point d’orgue a été le moment où Hugues Tosso a demandé non pas une minute de silence, comme il est de coutume, mais plutôt une salve d’ovations en la mémoire de ces jeunes Burkinabé qui sont tombés lors de l’insurrection des 30 et 31 Octobre derniers. Instants de grande émotion dans la salle, où l’exaltation fut encore plus grande, lorsque les hymnes nationaux du Bénin et du Burkina Faso ont retenti.

Au final, la cérémonie de remise de Trophées, d’attestations et de médailles a permis de distinguer une vingtaine d’opérateurs du secteur de l’Education (Iam, Université Aube Nouvelle, ISPP), de l’Assurance (Jackson), du Droit (Cabinet Legalis), de la Comptabilité (Cabinet Acs), de la Santé (Docteur Michel Akotienga), Finance (Fidelis Finance), de la Télévision (Bf1), des Transports (Tcv), etc… C’est dans ce lot des grands bâtisseurs de la belle Afrique forte de demain, que quatre ambassadeurs ont été désignés pour représenter le Burkina Faso à la grande édition internationale qui se tiendra dans un pays encore tenu secret, en décembre 2015. D’ici là, les éditions nationales auront déjà eu lieu : au Mali en Février, en Guinée Bissau en Avril, au Sénégal en Juillet et en Côte d’Ivoire en Septembre 2015. Rien n’est laissé au hasard visiblement, la machine est bien huilée. Et on ne peut s’empêcher de ressentir de la fierté à l’égard de ce compatriote. Au Burkina Faso, il est venu en moins de deux mois, il a vu et il a vaincu. L’évènement fortement médiatisé, a eu des échos favorables et de poids dans l’opinion publique burkinabè et auprès des autorités. Et à travers Hugues Tosso, c’est le Bénin qui est honoré. On ne peut que souhaiter que les vents lui soient favorables sur le chemin de son rêve : faire des Hokan Africa « le plus grand prix des investisseurs privés africains qui brillent de par leur travail ».

L’idée des Hokan Africa est née il y a de cela une dizaine d’années. Hugues Tosso avait à l’esprit de reconnaitre la valeur et les mérites d’hommes et de femmes qui contribuent d’une manière significative et parfois dans l’ombre, au progrès de leur communauté. Et, le mot Hokan n’a pas été choisi au hasard. En langue Fon, il signifie « effort », « labeur ». Cela veut tout dire.

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Par Djamila Idrissou Souler depuis Ouagadougou

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Hokan AfricaUemoa 2014 : Le Burkina Faso sous les feux de la rampe

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L’édition spéciale des trophées Hokan se poursuit à travers les pays de l’espace Uemoa. Ce samedi 06 décembre, c’est Ouagadougou la capitale burkinabé qui accueille l’événement.

Une dizaine de lauréates à honorer le samedi 06 décembre prochain à Ouagadougou. C’est dans le cadre de l’édition spéciale des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) des trophées Hokan. Initiés depuis douze ans par le promoteur Hugues BéninTosso, Hokan Africa anciennement appelé Hokan, est un grand événement de distinction honorifique et de marque à caractère social, culturel, économique et de développement. Un événement pensé pour répondre au besoin de la valorisation de la culture et de la reconstruction d'une Afrique meilleure.

Hommage à Thomas Sankara

Hokan Africa qui connaît cette année une édition spéciale itinérante, a déjà sillonné entre autres pays, le Togo et le Niger. Cette fois-ci, c’est le Burkina Faso qui verra défiler la caravane conduite par l’équipe de l’événement. Ce sera ce samedi 06 décembre à la Salle des banquets de Ouaga 2000. Hokan Africa dans son édition burkinabé, va rendre un hommage mérité à feu le panafricaniste Thomas Noël Sankara né dans le mois de décembre. D’ailleurs, le souvenir de Thomas Sankara est encore vivace dans les esprits, surtout à la suite des derniers événements du Burkina et qui ont consacré le départ de Blaise Compaoré. « …Oui. Noussommes en évènementiel et toute occasion est bonne pour positionner son produit… » a d’ailleurs confié le promoteur Hugues Tosso qui séjourne depuis quelques semaines déjà à Ouagadougou dans le cadre de la préparation de l’événement. Après Ouaga, cap sera mis sur une autre capitale ouest-africaine en marge de l’édition spéciale Uemoa qui se poursuit.

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Mani Bella à propos de son morceau « pala pala » : « Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre »

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La chanteuse Mani Bella a le vent en poupe avec son fameux morceau « Pala pala ». Elle était à Cotonou le samedi 15 novembre 2014 dernier au Palais des Congrès C’était dans le cadre des Naïades 2014. La camerounaise, Véronique Mani Bella alias Mani Bella, s’est prêtée à nos questions. Cette native de Yaoundé mariée en France à un franco-camerounais, est mère de deux enfants. Elle est née dans une famille de musiciens. L’aventure musicale de Mani Bella va commencer à se dessiner à partir de 2005 à Yaoundé. En 2010, Bella enregistre son premier album «Pousse la vie» avec un succès mitigé. Elle remet ça quelques années plus tard avec un single de 2 titres : “Face à face” et “Pala Pala”. Et là, bingo… bingo super!

Est-ce vrai que l’amour  traumatise et rend « pala pala »?

Oui, sérieux hein ! Sans blague (rire…). Qui n’a jamais été amoureux un jour dans sa vie ? Dites-moi. L’amour a ses hauts et ses bas. Au début d’une relation, tout est beau, tout est rose, le restau, les sorties et tout ça, on vit le bonheur. L’amour est sucré. Et lorsque ça commence à ne plus aller, on devient « pala pala ». On finit par perdre la tête, on devient une embrouillée, ou même une dingue.
Oui, mais c’est quoi ton expérience personnelle de l’amour qui rend « pala pala»?
L’amour a failli me rendre dingue même je dirais qu’il m’avait rendu « pala pala ». C’était lorsque j’étais  enceinte de mon deuxième enfant, j’étais à  six mois de grossesse. C’est en ce moment-là que je ne sentais plus mon homme. Je n’étais pas du tout contente de ce qui se passait dans mon foyer. J’en voulais à mon homme, j’étais très remontée contre lui.  Et j’ai décidé, comme ça, de lui faire la tête, de ne pas lui adresser la parole. Il a essayé de me flatter et tout, mais je suis restée inflexible.

Qu’est-ce qui se passait à ce moment-là dans ta tête ?

Il fallait que j’évacue ma colère. J’étais traumatisée. Ainsi, j’ai pris un stylo et un bout de papier et j’ai commencé à écrire tout ce qui me venait dans la tête. Je pleurais de toute mon âme. Mon mari a failli me rendre dingue, je vous assure.
Si je comprends bien c’est de là qu’est venue l’inspiration de la chanson « pala pala » ?
En général, quand je compose mes textes, c’est toujours accompagné de mélodies. L’amour fait mal. Il peut t’envoyer en l’air, si tu n’as pas vécu cela, tu ne peux pas comprendre. Ce que j’ai vécu, j’ai voulu le partager avec tous les amoureux. Faisons attention à ce petit mot de cinq lettres « AMOUR ».

Ok Mani. Ça marche fort pour toi en ce moment, ce succès, tu t’y attendais ?

Je dirais oui, parce que j’ai bossé dur pour en arriver là. J’ai été très bien entourée aussi. On s’est donné à fond, mon équipe et moi, on a beaucoup prié par moments. Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre.

Tu ne penses pas que les choses sont allées un peu vite pour toi ?

Non, je ne crois pas. Ça fait 9 ans que je suis dans le milieu du showbiz. Je crois qu’après toutes ces années de travail acharné, c’est tout à fait mérité, c’est une reconnaissance.

A qui penses-tu devoir ce succès ?

Je le dois d’abord à Dieu, parce que sans Lui, on ne peut rien faire dans la vie. C’est lui qui nous inspire, qui nous guide. Je dois aussi ce succès à toute mon équipe qui a bossé avec moi en studio, à ma famille, à tous mes fans. Il y a eu aussi la vidéo un peu décalée qui a vraiment pris.

Est-ce la première fois que tu viens à Cotonou ?

C’est vrai, je suis déjà passée à Cotonou, c’est un pays chaud, un peu la plaque tournante du showbiz africain car beaucoup d’artistes passent par le Bénin pour se rendre en Côte d’Ivoire où le showbiz est à son summum

Que penses-tu de la musique béninoise?

La musique Béninoise est aussi une musique qui s’exporte bien, car chez moi à Paris et au Cameroun j’écoute de la musique Béninoise.

Merci Mani Bella
C’est moi. Et je dis merci à Matin Libre.

Propos recueillis par Kamar ADJIBADE

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Prix Découvertes Rfi : Marema est la lauréate 2014

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L'artiste sénégalaise Marema vient d'être désignée lauréate du prix Découvertes Rfi 2014. Le jury, présidé par le chanteur congolais Fally Ipupa, l'a sélectionnée parmi les dix finalistes. Le vote des internautes comptant pour une voix, s'est porté sur le Burundais Bobona. Deux tours ont été nécessaires pour départager les candidats. C’est ainsi que Marema remporte le prix découverte Rfi 2014.

Marema est née dans la banlieue dakaroise, d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise, le métissage teinte naturellement l'identité de Marema. Son expérience de vie lui forge un caractère de battante. Très tôt bercée dans son univers familial par la musique acoustique de Tracy Chapman dont sa maman est fan et par les artistes de la tendance folk sénégalaise, elle y puisera une de ses grandes influences. Marema compose, écrit et chante désormais son propre répertoire avec une musique ouverte sur différentes tendances urbaines que l’on retrouve sur son premier album.

Kamar ADJIBADE

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Interview de l’artiste togolaise Almok « Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose… »

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Almok la coqueluche togolaise du Rnb,  a fait la première partie du spectacle de Magic System le vendredi 14 novembre dernier au Grand Rex de Lomé. C’est en  mars 2011, que le public togolais a découvert cette jeune fille au physique frêle avec le single «  le mariage ». En juillet de la même année. Elle mit le clip de la chanson est sur les chaînes de télévision. Ce qui lui valait deux trophées en 2012 au Togo Hip Hop. Energique, belle et motivée, la jeune étoile montante de la musique togolaise ne supporte pas qu’on lui pose des questions sur la politique ou sur sa vie privée. L’artiste auteure-compositrice de l’album « mon idéal » oppose un non catégorique et peut même vous abandonner en cas d’insistance. Membre de la même écurie, Fanga Music, que le chanteur Omar B, Almok s’illustre comme l’un des espoirs de la musique moderne togolaise. Avec un vocal magnifique et une technique de chant précise qui augurent d’une grande carrière, Almok qui adore manger la pâte de maïs, a répondu à quelques questions que nous lui avons posées. Un peu indisposée, elle a été peu bavarde. Nous avons été à sa rencontre au Centre de foire de Lomé.

Matin Libre: Almok, tu as évolué sur le même podium que Magic System. Un sentiment de fierté t’anime sans doute.

C’est une grande fierté, une grande joie, mais également une certaine peur qui m’ont animée dans le cadre de ce concert. Mais c’est en même temps une assez grande expérience pour moi et ça fait vraiment plaisir.

On t’a vu dans le public, après ta prestation. Est-ce une manière de « déguster » du Magic System qui serait ton modèle ?

Magic System est un modèle pour nous tous. Mais moi je vais d’habitude aux concerts, au théâtre entre autres. J’aime aller voir ce qui se passe sur toutes les scènes et c’est pourquoi je suis restée après dans le public pour suivre la prestation de Magic System.

Parlons de toi à présent. D’où vient le nom d’artiste Almok ?

C’est l’un de mes prénoms à l’état-civil

Quand on demande aux artistes comment ils en sont arrivés à la musique, ils disent qu’ils sont nés avec. Est-ce le cas d’Almok ?

Je dirai aussi que c’est mon cas, parce que moi je suis née dans une famille où tout le monde chantait à la maison. Ça chantait tout le temps et c’était une passion pour moi. Ma maman chantait à l’église.  Ce qui m’a amenée sur le plan professionnel, c’est la rencontre avec un coach vocal en 2008. Cette rencontre m’a permis de développer mes capacités en chant, en imitation et en musique classique entre autres.  

Dans le gotha musical togolais actuel, Almok s’impose. Ne nous en cachons pas. Quel est ton secret ?

Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose. Ce qui est certain par contre, il y a un travail qui se fait depuis 2011 que j’ai décidé vraiment de faire carrière dans la musique. J’ai un album à mon actif. J’ai évolué sur plusieurs scènes. J’étais à Cotonou dans le cadre du festival Hip hop Kankpé et au Burkina Faso sur le Festival de Koudougou. Je veux juste aller de l’avant.

Quels sont tes projets ?

J’envisage de réaliser de nouveaux singles et des clips aussi. J’ai aussi en idée l’élargissement de la carrière.

Quels sont tes rapports avec les artistes du Togo ? et des autres pays ?

Je suis en de très bons termes avec les artistes du Togo et des autres pays. Je prépare des featurings avec beaucoup d’artistes d’ici et d’ailleurs. Il y a une grande avec qui je suis en contact pour réaliser un feat.

Laquelle ?

Avec le temps, vous saurez. C’est une surprise que je réserve.

Interview réalisée à Lomé
par Yves-Patrick LOKO

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Entretien avec A’Salfo du groupe Magic System : « La démission de Compaoré est la victoire du peuple…»

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Les « gaou » sont les quatre mousquetaires du groupe ivoirien de musique Magic System. Poursuivant leur tournée dénommée « africainement tour », ils ont animé deux concerts à Lomé, la capitale togolaise, les vendredi 14 et dimanche 16 novembre 2014. Nous avons pris rendez-vous et les avons rencontrés à l’hôtel Ibis de Lomé. Ils  ont laissé le leader Salifou Traoré alias A’Salfo nous entretenir. C’était au bar de l’hôtel où nous avons rapidement abordé avec « l’enfant d’Anoumabo », plusieurs sujets. Parce que le groupe s’apprêtait à aller donner son second spectacle au stade municipal de Kégué. Le point de la tournée, le rôle de A’Salfo au sein de la Commission dialogue, vérité et réconciliation de la Côte d’Ivoire et son point de vue par rapport à la récente démission du « beau Blaise », ont été le menu de la discussion à bâtons rompus…

Matin Libre: A’Salfo bonjour. En marge de vos concerts, vous avez rencontré à Lomé des associations d’ivoiriens en exil. De quoi avez-vous parlé ?

Avec nos frères ivoiriens en exil au Togo, nous avons parlé de tout. Tous les sujets ont été abordés sans tabou, ni complexe. Nous avons surtout parlé de leur retour au pays, pour venir construire le pays ensemble avec ceux qui sont restés. Cette démarche, je l’ai menée en ma qualité de membre de la commission dialogue, vérité et réconciliation et aussi en ma qualité d’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une Côte d’Ivoire unie avec tous ses enfants. J’ai recensé les préoccupations de mes compatriotes, lesquelles préoccupations seront transmises à qui de droit.

Revenons à vos concerts de Lomé. Que appréciation faites-vous de l’engouement du public ?

Nous avons eu droit à un public charmant au Grand Rex. (Ndlr : L’interview se réalisait un peu avant le départ du groupe au stade pour le concert grand public). La chaleur de l’accueil par les spectateurs nous a beaucoup fait plaisir. C’était surtout un plaisir pour nous, de renouer avec le public togolais après dix années d’absence à Lomé. Le public nous a réservé un très bon accueil et ceci nous a particulièrement enchantés. Vous savez, lorsqu’on revient sur le continent, c’est toujours avec joie qu’on sait que le public est toujours là pour nous, pour reprendre nos chansons en chœur avec nous et pour nous accompagner.

Comment se passe « africainement tour » ?

La tournée se passe bien et nous avons un accueil chaleureux qui nous est réservé à chaque concert. Nous avons beaucoup de dates et nous espérons remplir notre part du contrat. (Ndlr : Le groupe sera en concert en Côte d’Ivoire, le 29 novembre et en France en décembre)

Certaines capitales africaines dont Cotonou vous attendent. Jusqu’à quand vont-elles vous espérer ?

Cela ne dépend pas seulement de Magic System. Il faut des tourneurs, des promoteurs pour nous inviter. Je sais que ce n’est pas facile de mobiliser les énergies pour l’organisation d’un spectacle. Nous sommes prêts et attendons seulement d’être contactés pour aller donner le meilleur de nous-mêmes. Pour vous qui venez de Cotonou, je vous informe en exclusivité qu’on vient d’être contactés par le Consul d’un pays qui réside au Bénin et dont la fille est promotrice de spectacles surtout au Nigeria. Nous serons honorés de revenir à Cotonou, surtout que la dernière fois que nous avons fait un concert là-bas, c’était avec Brenda Fassi. Vous comprenez qu’il y a très longtemps et que nous sommes impatients de revenir au Bénin.

« Africainement vôtre » est là on le sait. Quelle autre surprise réserve Magic System ?

Oui, le tout dernier album de Magic System est disponible depuis peu et la promotion continue. Nous avons d’autres surprises. A côté de cela, je continue de travailler aux côtés des populations dans le cadre de ma mission dans la commission dialogue, vérité et réconciliation et aussi en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco. Aussi, nous avons d’autres projets en cours, des  productions et des concerts à travers le monde. Vous savez, il est important pour nous de faire profiter de notre expérience aux autres. Nous sommes partis de rien et avons abouti au résultat que tout le monde connaît aujourd’hui. Le partage d’expériences fait aussi partie de nos projets.

Les gens se demandent comment vous faites pour être toujours ensemble depuis des années

Comment on fait pour être ensemble ? C’est par la grâce de Dieu. Et puis nous communiquons beaucoup pour régler les éventuels problèmes. Depuis 17 ans nous sommes ensemble et chacun se connaît et connaît les autres. En tant que leader et grand-frère du groupe, j’essaie de gérer les conflits qu’on règle entre nous. Mais il faut dire qu’on se comprend toujours et que tout va pour le mieux.

Et si on parlait encore un peu de la Côte d’Ivoire. Avez-vous l’impression que les lignes bougent ? Surtout sur le plan de la réconciliation ?

Absolument, je pense que les lignes bougent. Tout se fait aujourd’hui pour que la Côte d’Ivoire reprenne sa place de leader. Au niveau de la Commission, nous recensons les problèmes des populations. Mais il faut dire que tout se passe bien. C’est le moment d’en appeler à tous nos compatriotes où qu’ils se trouvent, de revenir au pays pour qu’on construise ensemble la Côte d’Ivoire. Le président Ouattara affiche une volonté de faire avancer les choses et j’estime qu’il faut accompagner le pays à aller de l’avant.

Que vous inspire la chute de Blaise Compaoré au Burkina ?

La chute du président Blaise Compaoré est un signal fort pour les peuples africains et pour tous les présidents qui s’accrochent au pouvoir. Ce départ du président burkinabé est le résultat des luttes du peuple. Il fallait qu’il parte selon la volonté du peuple et cela est arrivé. C’est le lieu de féliciter aussi le président Blaise Compaoré pour avoir accepté déposer sa démission. Pour avoir accepté quitter les choses. C’est un grand geste à saluer, parce qu’il aurait refusé de partir, qu’il y aurait eu un bain de sang au Burkina Faso, ce qui aurait été regrettable. En quittant le pouvoir, Blaise Compaoré a accompli un pas de géant et il faut le féliciter et le remercier pour cela.

Que direz-vous pour conclure cet entretien ?

Mon mot de fin serait un appel à lancer aux peuples africains pour que la paix continue de régner dans nos pays. Je sais que vous êtes d’un organe de presse béninois et que des échéances s’annoncent. Le Bénin est un exemple de démocratie en Afrique et nous avons vu comment le Général Mathieu Kérékou a laissé le pouvoir d’abord au président Nicéphore Soglo et après à Yayi Boni. Il faut que cette tradition continue au Bénin et que tous les peuples africains fassent de la démocratie, une priorité.

Entretien réalisé à Lomé par
Yves-Patrick LOKO

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Wole Soyinka s’inquiète du danger de la révolution Internet sur le livre, gardien du savoir

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Lors de la 3eme édition de la conférence annuelle Zik de l'Université Nnamdi Azikiwe, tenue la semaine dernière à Awka, la capitale de l’Etat fédéral d’Anambra, l’écrivain Nigérian et prix Nobel de littérature, le professeur Wole Soyinka (photo), a attiré l’attention des autorités publiques, des enseignants et des élèves, sur les dangers de la révolution Internet sur le savoir. Pour lui, une forte dépendance des activités académiques par rapport à Internet pourrait conduire à la fin du livre comme instrument de développement de l’esprit et de renforcement de potentiel. À cause d’Internet, Wole Soyinka estime qu’il y a une baisse considérable de la lecture et de l’écriture chez les jeunes. Ce qui empêche le développement de leurs potentiels innés. Les esprits s’en trouvent appauvris à cause de cette course à l’adoption du numérique. Les gadgets de communication tels que les ordinateurs et les iPad vont mettre un terme à la culture de l'écriture du livre et de sa lecture. Cette révolution Internet risque de détruire le royaume de l'imagination chez les jeunes. Pour ne pas arriver à une telle extrémité, le prix Nobel de la paix encourage les autorités et les jeunes à trouver un moyen pour faire cohabiter le livre et Internet.
    
Agence Ecofin

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