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Culture

Hokan AfricaUemoa 2014 : Le Burkina Faso sous les feux de la rampe

hokan

L’édition spéciale des trophées Hokan se poursuit à travers les pays de l’espace Uemoa. Ce samedi 06 décembre, c’est Ouagadougou la capitale burkinabé qui accueille l’événement.

Une dizaine de lauréates à honorer le samedi 06 décembre prochain à Ouagadougou. C’est dans le cadre de l’édition spéciale des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) des trophées Hokan. Initiés depuis douze ans par le promoteur Hugues BéninTosso, Hokan Africa anciennement appelé Hokan, est un grand événement de distinction honorifique et de marque à caractère social, culturel, économique et de développement. Un événement pensé pour répondre au besoin de la valorisation de la culture et de la reconstruction d'une Afrique meilleure.

Hommage à Thomas Sankara

Hokan Africa qui connaît cette année une édition spéciale itinérante, a déjà sillonné entre autres pays, le Togo et le Niger. Cette fois-ci, c’est le Burkina Faso qui verra défiler la caravane conduite par l’équipe de l’événement. Ce sera ce samedi 06 décembre à la Salle des banquets de Ouaga 2000. Hokan Africa dans son édition burkinabé, va rendre un hommage mérité à feu le panafricaniste Thomas Noël Sankara né dans le mois de décembre. D’ailleurs, le souvenir de Thomas Sankara est encore vivace dans les esprits, surtout à la suite des derniers événements du Burkina et qui ont consacré le départ de Blaise Compaoré. « …Oui. Noussommes en évènementiel et toute occasion est bonne pour positionner son produit… » a d’ailleurs confié le promoteur Hugues Tosso qui séjourne depuis quelques semaines déjà à Ouagadougou dans le cadre de la préparation de l’événement. Après Ouaga, cap sera mis sur une autre capitale ouest-africaine en marge de l’édition spéciale Uemoa qui se poursuit.

YPL

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Mani Bella à propos de son morceau « pala pala » : « Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre »

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La chanteuse Mani Bella a le vent en poupe avec son fameux morceau « Pala pala ». Elle était à Cotonou le samedi 15 novembre 2014 dernier au Palais des Congrès C’était dans le cadre des Naïades 2014. La camerounaise, Véronique Mani Bella alias Mani Bella, s’est prêtée à nos questions. Cette native de Yaoundé mariée en France à un franco-camerounais, est mère de deux enfants. Elle est née dans une famille de musiciens. L’aventure musicale de Mani Bella va commencer à se dessiner à partir de 2005 à Yaoundé. En 2010, Bella enregistre son premier album «Pousse la vie» avec un succès mitigé. Elle remet ça quelques années plus tard avec un single de 2 titres : “Face à face” et “Pala Pala”. Et là, bingo… bingo super!

Est-ce vrai que l’amour  traumatise et rend « pala pala »?

Oui, sérieux hein ! Sans blague (rire…). Qui n’a jamais été amoureux un jour dans sa vie ? Dites-moi. L’amour a ses hauts et ses bas. Au début d’une relation, tout est beau, tout est rose, le restau, les sorties et tout ça, on vit le bonheur. L’amour est sucré. Et lorsque ça commence à ne plus aller, on devient « pala pala ». On finit par perdre la tête, on devient une embrouillée, ou même une dingue.
Oui, mais c’est quoi ton expérience personnelle de l’amour qui rend « pala pala»?
L’amour a failli me rendre dingue même je dirais qu’il m’avait rendu « pala pala ». C’était lorsque j’étais  enceinte de mon deuxième enfant, j’étais à  six mois de grossesse. C’est en ce moment-là que je ne sentais plus mon homme. Je n’étais pas du tout contente de ce qui se passait dans mon foyer. J’en voulais à mon homme, j’étais très remontée contre lui.  Et j’ai décidé, comme ça, de lui faire la tête, de ne pas lui adresser la parole. Il a essayé de me flatter et tout, mais je suis restée inflexible.

Qu’est-ce qui se passait à ce moment-là dans ta tête ?

Il fallait que j’évacue ma colère. J’étais traumatisée. Ainsi, j’ai pris un stylo et un bout de papier et j’ai commencé à écrire tout ce qui me venait dans la tête. Je pleurais de toute mon âme. Mon mari a failli me rendre dingue, je vous assure.
Si je comprends bien c’est de là qu’est venue l’inspiration de la chanson « pala pala » ?
En général, quand je compose mes textes, c’est toujours accompagné de mélodies. L’amour fait mal. Il peut t’envoyer en l’air, si tu n’as pas vécu cela, tu ne peux pas comprendre. Ce que j’ai vécu, j’ai voulu le partager avec tous les amoureux. Faisons attention à ce petit mot de cinq lettres « AMOUR ».

Ok Mani. Ça marche fort pour toi en ce moment, ce succès, tu t’y attendais ?

Je dirais oui, parce que j’ai bossé dur pour en arriver là. J’ai été très bien entourée aussi. On s’est donné à fond, mon équipe et moi, on a beaucoup prié par moments. Je suis très heureuse aujourd’hui de l’accueil réservé à cette œuvre.

Tu ne penses pas que les choses sont allées un peu vite pour toi ?

Non, je ne crois pas. Ça fait 9 ans que je suis dans le milieu du showbiz. Je crois qu’après toutes ces années de travail acharné, c’est tout à fait mérité, c’est une reconnaissance.

A qui penses-tu devoir ce succès ?

Je le dois d’abord à Dieu, parce que sans Lui, on ne peut rien faire dans la vie. C’est lui qui nous inspire, qui nous guide. Je dois aussi ce succès à toute mon équipe qui a bossé avec moi en studio, à ma famille, à tous mes fans. Il y a eu aussi la vidéo un peu décalée qui a vraiment pris.

Est-ce la première fois que tu viens à Cotonou ?

C’est vrai, je suis déjà passée à Cotonou, c’est un pays chaud, un peu la plaque tournante du showbiz africain car beaucoup d’artistes passent par le Bénin pour se rendre en Côte d’Ivoire où le showbiz est à son summum

Que penses-tu de la musique béninoise?

La musique Béninoise est aussi une musique qui s’exporte bien, car chez moi à Paris et au Cameroun j’écoute de la musique Béninoise.

Merci Mani Bella
C’est moi. Et je dis merci à Matin Libre.

Propos recueillis par Kamar ADJIBADE

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Prix Découvertes Rfi : Marema est la lauréate 2014

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L'artiste sénégalaise Marema vient d'être désignée lauréate du prix Découvertes Rfi 2014. Le jury, présidé par le chanteur congolais Fally Ipupa, l'a sélectionnée parmi les dix finalistes. Le vote des internautes comptant pour une voix, s'est porté sur le Burundais Bobona. Deux tours ont été nécessaires pour départager les candidats. C’est ainsi que Marema remporte le prix découverte Rfi 2014.

Marema est née dans la banlieue dakaroise, d’un père mauritanien et d’une mère sénégalaise, le métissage teinte naturellement l'identité de Marema. Son expérience de vie lui forge un caractère de battante. Très tôt bercée dans son univers familial par la musique acoustique de Tracy Chapman dont sa maman est fan et par les artistes de la tendance folk sénégalaise, elle y puisera une de ses grandes influences. Marema compose, écrit et chante désormais son propre répertoire avec une musique ouverte sur différentes tendances urbaines que l’on retrouve sur son premier album.

Kamar ADJIBADE

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Interview de l’artiste togolaise Almok « Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose… »

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Almok la coqueluche togolaise du Rnb,  a fait la première partie du spectacle de Magic System le vendredi 14 novembre dernier au Grand Rex de Lomé. C’est en  mars 2011, que le public togolais a découvert cette jeune fille au physique frêle avec le single «  le mariage ». En juillet de la même année. Elle mit le clip de la chanson est sur les chaînes de télévision. Ce qui lui valait deux trophées en 2012 au Togo Hip Hop. Energique, belle et motivée, la jeune étoile montante de la musique togolaise ne supporte pas qu’on lui pose des questions sur la politique ou sur sa vie privée. L’artiste auteure-compositrice de l’album « mon idéal » oppose un non catégorique et peut même vous abandonner en cas d’insistance. Membre de la même écurie, Fanga Music, que le chanteur Omar B, Almok s’illustre comme l’un des espoirs de la musique moderne togolaise. Avec un vocal magnifique et une technique de chant précise qui augurent d’une grande carrière, Almok qui adore manger la pâte de maïs, a répondu à quelques questions que nous lui avons posées. Un peu indisposée, elle a été peu bavarde. Nous avons été à sa rencontre au Centre de foire de Lomé.

Matin Libre: Almok, tu as évolué sur le même podium que Magic System. Un sentiment de fierté t’anime sans doute.

C’est une grande fierté, une grande joie, mais également une certaine peur qui m’ont animée dans le cadre de ce concert. Mais c’est en même temps une assez grande expérience pour moi et ça fait vraiment plaisir.

On t’a vu dans le public, après ta prestation. Est-ce une manière de « déguster » du Magic System qui serait ton modèle ?

Magic System est un modèle pour nous tous. Mais moi je vais d’habitude aux concerts, au théâtre entre autres. J’aime aller voir ce qui se passe sur toutes les scènes et c’est pourquoi je suis restée après dans le public pour suivre la prestation de Magic System.

Parlons de toi à présent. D’où vient le nom d’artiste Almok ?

C’est l’un de mes prénoms à l’état-civil

Quand on demande aux artistes comment ils en sont arrivés à la musique, ils disent qu’ils sont nés avec. Est-ce le cas d’Almok ?

Je dirai aussi que c’est mon cas, parce que moi je suis née dans une famille où tout le monde chantait à la maison. Ça chantait tout le temps et c’était une passion pour moi. Ma maman chantait à l’église.  Ce qui m’a amenée sur le plan professionnel, c’est la rencontre avec un coach vocal en 2008. Cette rencontre m’a permis de développer mes capacités en chant, en imitation et en musique classique entre autres.  

Dans le gotha musical togolais actuel, Almok s’impose. Ne nous en cachons pas. Quel est ton secret ?

Ce serait prétentieux et vaniteux de ma part de dire que je m’impose. Ce qui est certain par contre, il y a un travail qui se fait depuis 2011 que j’ai décidé vraiment de faire carrière dans la musique. J’ai un album à mon actif. J’ai évolué sur plusieurs scènes. J’étais à Cotonou dans le cadre du festival Hip hop Kankpé et au Burkina Faso sur le Festival de Koudougou. Je veux juste aller de l’avant.

Quels sont tes projets ?

J’envisage de réaliser de nouveaux singles et des clips aussi. J’ai aussi en idée l’élargissement de la carrière.

Quels sont tes rapports avec les artistes du Togo ? et des autres pays ?

Je suis en de très bons termes avec les artistes du Togo et des autres pays. Je prépare des featurings avec beaucoup d’artistes d’ici et d’ailleurs. Il y a une grande avec qui je suis en contact pour réaliser un feat.

Laquelle ?

Avec le temps, vous saurez. C’est une surprise que je réserve.

Interview réalisée à Lomé
par Yves-Patrick LOKO

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Entretien avec A’Salfo du groupe Magic System : « La démission de Compaoré est la victoire du peuple…»

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Les « gaou » sont les quatre mousquetaires du groupe ivoirien de musique Magic System. Poursuivant leur tournée dénommée « africainement tour », ils ont animé deux concerts à Lomé, la capitale togolaise, les vendredi 14 et dimanche 16 novembre 2014. Nous avons pris rendez-vous et les avons rencontrés à l’hôtel Ibis de Lomé. Ils  ont laissé le leader Salifou Traoré alias A’Salfo nous entretenir. C’était au bar de l’hôtel où nous avons rapidement abordé avec « l’enfant d’Anoumabo », plusieurs sujets. Parce que le groupe s’apprêtait à aller donner son second spectacle au stade municipal de Kégué. Le point de la tournée, le rôle de A’Salfo au sein de la Commission dialogue, vérité et réconciliation de la Côte d’Ivoire et son point de vue par rapport à la récente démission du « beau Blaise », ont été le menu de la discussion à bâtons rompus…

Matin Libre: A’Salfo bonjour. En marge de vos concerts, vous avez rencontré à Lomé des associations d’ivoiriens en exil. De quoi avez-vous parlé ?

Avec nos frères ivoiriens en exil au Togo, nous avons parlé de tout. Tous les sujets ont été abordés sans tabou, ni complexe. Nous avons surtout parlé de leur retour au pays, pour venir construire le pays ensemble avec ceux qui sont restés. Cette démarche, je l’ai menée en ma qualité de membre de la commission dialogue, vérité et réconciliation et aussi en ma qualité d’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une Côte d’Ivoire unie avec tous ses enfants. J’ai recensé les préoccupations de mes compatriotes, lesquelles préoccupations seront transmises à qui de droit.

Revenons à vos concerts de Lomé. Que appréciation faites-vous de l’engouement du public ?

Nous avons eu droit à un public charmant au Grand Rex. (Ndlr : L’interview se réalisait un peu avant le départ du groupe au stade pour le concert grand public). La chaleur de l’accueil par les spectateurs nous a beaucoup fait plaisir. C’était surtout un plaisir pour nous, de renouer avec le public togolais après dix années d’absence à Lomé. Le public nous a réservé un très bon accueil et ceci nous a particulièrement enchantés. Vous savez, lorsqu’on revient sur le continent, c’est toujours avec joie qu’on sait que le public est toujours là pour nous, pour reprendre nos chansons en chœur avec nous et pour nous accompagner.

Comment se passe « africainement tour » ?

La tournée se passe bien et nous avons un accueil chaleureux qui nous est réservé à chaque concert. Nous avons beaucoup de dates et nous espérons remplir notre part du contrat. (Ndlr : Le groupe sera en concert en Côte d’Ivoire, le 29 novembre et en France en décembre)

Certaines capitales africaines dont Cotonou vous attendent. Jusqu’à quand vont-elles vous espérer ?

Cela ne dépend pas seulement de Magic System. Il faut des tourneurs, des promoteurs pour nous inviter. Je sais que ce n’est pas facile de mobiliser les énergies pour l’organisation d’un spectacle. Nous sommes prêts et attendons seulement d’être contactés pour aller donner le meilleur de nous-mêmes. Pour vous qui venez de Cotonou, je vous informe en exclusivité qu’on vient d’être contactés par le Consul d’un pays qui réside au Bénin et dont la fille est promotrice de spectacles surtout au Nigeria. Nous serons honorés de revenir à Cotonou, surtout que la dernière fois que nous avons fait un concert là-bas, c’était avec Brenda Fassi. Vous comprenez qu’il y a très longtemps et que nous sommes impatients de revenir au Bénin.

« Africainement vôtre » est là on le sait. Quelle autre surprise réserve Magic System ?

Oui, le tout dernier album de Magic System est disponible depuis peu et la promotion continue. Nous avons d’autres surprises. A côté de cela, je continue de travailler aux côtés des populations dans le cadre de ma mission dans la commission dialogue, vérité et réconciliation et aussi en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco. Aussi, nous avons d’autres projets en cours, des  productions et des concerts à travers le monde. Vous savez, il est important pour nous de faire profiter de notre expérience aux autres. Nous sommes partis de rien et avons abouti au résultat que tout le monde connaît aujourd’hui. Le partage d’expériences fait aussi partie de nos projets.

Les gens se demandent comment vous faites pour être toujours ensemble depuis des années

Comment on fait pour être ensemble ? C’est par la grâce de Dieu. Et puis nous communiquons beaucoup pour régler les éventuels problèmes. Depuis 17 ans nous sommes ensemble et chacun se connaît et connaît les autres. En tant que leader et grand-frère du groupe, j’essaie de gérer les conflits qu’on règle entre nous. Mais il faut dire qu’on se comprend toujours et que tout va pour le mieux.

Et si on parlait encore un peu de la Côte d’Ivoire. Avez-vous l’impression que les lignes bougent ? Surtout sur le plan de la réconciliation ?

Absolument, je pense que les lignes bougent. Tout se fait aujourd’hui pour que la Côte d’Ivoire reprenne sa place de leader. Au niveau de la Commission, nous recensons les problèmes des populations. Mais il faut dire que tout se passe bien. C’est le moment d’en appeler à tous nos compatriotes où qu’ils se trouvent, de revenir au pays pour qu’on construise ensemble la Côte d’Ivoire. Le président Ouattara affiche une volonté de faire avancer les choses et j’estime qu’il faut accompagner le pays à aller de l’avant.

Que vous inspire la chute de Blaise Compaoré au Burkina ?

La chute du président Blaise Compaoré est un signal fort pour les peuples africains et pour tous les présidents qui s’accrochent au pouvoir. Ce départ du président burkinabé est le résultat des luttes du peuple. Il fallait qu’il parte selon la volonté du peuple et cela est arrivé. C’est le lieu de féliciter aussi le président Blaise Compaoré pour avoir accepté déposer sa démission. Pour avoir accepté quitter les choses. C’est un grand geste à saluer, parce qu’il aurait refusé de partir, qu’il y aurait eu un bain de sang au Burkina Faso, ce qui aurait été regrettable. En quittant le pouvoir, Blaise Compaoré a accompli un pas de géant et il faut le féliciter et le remercier pour cela.

Que direz-vous pour conclure cet entretien ?

Mon mot de fin serait un appel à lancer aux peuples africains pour que la paix continue de régner dans nos pays. Je sais que vous êtes d’un organe de presse béninois et que des échéances s’annoncent. Le Bénin est un exemple de démocratie en Afrique et nous avons vu comment le Général Mathieu Kérékou a laissé le pouvoir d’abord au président Nicéphore Soglo et après à Yayi Boni. Il faut que cette tradition continue au Bénin et que tous les peuples africains fassent de la démocratie, une priorité.

Entretien réalisé à Lomé par
Yves-Patrick LOKO

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Wole Soyinka s’inquiète du danger de la révolution Internet sur le livre, gardien du savoir

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Lors de la 3eme édition de la conférence annuelle Zik de l'Université Nnamdi Azikiwe, tenue la semaine dernière à Awka, la capitale de l’Etat fédéral d’Anambra, l’écrivain Nigérian et prix Nobel de littérature, le professeur Wole Soyinka (photo), a attiré l’attention des autorités publiques, des enseignants et des élèves, sur les dangers de la révolution Internet sur le savoir. Pour lui, une forte dépendance des activités académiques par rapport à Internet pourrait conduire à la fin du livre comme instrument de développement de l’esprit et de renforcement de potentiel. À cause d’Internet, Wole Soyinka estime qu’il y a une baisse considérable de la lecture et de l’écriture chez les jeunes. Ce qui empêche le développement de leurs potentiels innés. Les esprits s’en trouvent appauvris à cause de cette course à l’adoption du numérique. Les gadgets de communication tels que les ordinateurs et les iPad vont mettre un terme à la culture de l'écriture du livre et de sa lecture. Cette révolution Internet risque de détruire le royaume de l'imagination chez les jeunes. Pour ne pas arriver à une telle extrémité, le prix Nobel de la paix encourage les autorités et les jeunes à trouver un moyen pour faire cohabiter le livre et Internet.
    
Agence Ecofin

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« Africainement Tour » à Lomé : La bande à A’Salfo offre deux concerts magiques

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Le groupe ivoirien de musique Magic System continue sa tournée internationale et a posé ses instruments dans la capitale togolaise. Le week-end  dernier en effet, Lomé était magique et a accueilli deux concerts des « gaou » qui ont une fois encore donné le meilleur d’eux-mêmes. De la bonne musique a été offerte aux différents publics lors de cette série de spectacles dans le pays de Faure Essozimna.

Quatorze ans après son tout premier spectacle dans la ville de Lomé en mars 2000, le groupe Magic System revient devant son public togolais. Dans le cadre de sa tournée internationale « Africainement Tour », le groupe constitué des chanteurs A'salfo, Goudé, Tino et Manadja a marqué une pause à Lomé. Tout a commencé par le spectacle Vip  du Grand Rex, du vendredi 14 novembre. C’est à 22 heures 30 minutes, heure togolaise que le groupe tant attendu a fait son entrée sur le podium du Grand Rex plein à craquer et qui contraste avec un spectacle Vip. Les tickets étaient bien à 25 et 30.000 FCFA. Les enfants d’Anoumabo, du nom du quartier où est né le groupe, ont fait leur apparition sur la  scène avec cette chanson au titre  éponyme. Après cette entrée, les choses sont allées vite. Le plat de résistance, sans protocole, a commencé à être servi au public. « Destin », est le deuxième morceau servi à l’assemblée du Grand Rex de Lomé. Avant  l’exécution de cette chanson, le  public a eu droit à un peu d’histoire. Le lead-vocal du groupe A'salfo a expliqué que c’est le parcours  du groupe qui est ainsi imagé. Des tams-tams au quartier qui dérangeaient les riverains, les  railleries des voisins et les humiliations, les succès, le départ pour la France et la réussite du groupe, sont chantés dans ce morceau qui montre que c’est « Dieu qui décide de tout ». Pendant deux heures d’horloge, Magic System a  tenu  en haleine les  Vip qui sans réserve, se sont donnés à la joie. La joie de se retrouver devant un mythique et magique groupe qui a fait son bonhomme  de chemin, avant de  mériter plein de lauriers au devant  de la scène internationale. Le public composé de togolais  et d’autres nationalités, a eu droit à la substance des différents albums qui ont marqué la carrière de Magic System. Si les plus singles comme « Bouger Bouger », « Zouglou Dance », «Ambiance à l'africaine », « Même pas fatigué !!! », « Chérie coco » et autres ont été dégustés, l’heure a aussi été à  la nostalgie, le temps  de ce concert tout feu, tout  flamme. L’histoire de Séry et Digbeu, les deux inséparables Bété, du nom  d’une ethnie de la  Côte d’Ivoire, aura enregistré le fort taux de danseurs et de repreneurs dans le public qui a chanté en harmonie avec les « magiciens ». De la nostalgie, il y en avait également avec les autres tubes revisités comme « Secret d’Africain » avec Soussoua Lingué qui voulait « tracer » sans payer ses dettes à Aladji Toutouya qui est allé l’attendre à l’aéroport. Que dire de l’exécution de la chanson qui a réellement fait découvrir Magic System au Monde ? « Premier Gaou » qui est l’une des dernières chansons servies par le groupe a été un succès auprès du public d’autorités, d’hommes d’affaires et autres « boss » du Grand Rex de Lomé qui ont dégusté avec appétit, envie et douceur, les 25 morceaux de Magic System.

Le stade municipal et la jeunesse aussi à l’honneur

Le lendemain du concert du Grand Rex de Lomé, Magic System au calendrier surbooké, est allé répondre présent à une invitation de la première dame de Côte d’Ivoire. Le groupe est revenu ce dimanche 16 novembre à Lomé pour aller à la rencontre du jeune public temporairement « exclu » du concert élitiste du Grand Rex. Le spectacle grand public accessible à partir de 2.000 FCFA a été offert au public. Les mêmes installations qui ont été témoins de la défaite des Eperviers du Togo, ont été pris d’assaut ce dimanche, histoire d’oublier tant soit peu ce fameux match Togo-Guinée.
         
Almok était dans la place…

Au Grand Rex de Lomé, ce vendredi 14 novembre, c’est la jeune artiste Almok qui monte actuellement dans les hits parades du pays des « nana benz » qui a d’abord captivé l’attention des spectateurs en attendant l’entrée sur la scène des « magiciens ». La fine et sulfureuse Almok a « gâté » le coin en distillant avec la complicité de son orchestre, de belles mélodies au public qui a apprécié cette prestation aussi. La jeune artiste sera rejointe après quelques minutes par une autre voix de la musique togolaise, Dieudonné Willa qui a aussi démontré de quoi il est capable et que la musique togolaise et africaine peut compter sur lui.

A’Salfo en ambassadeur itinérant

La Commission justice, vérité et réconciliation (Cdrv) installée en Côte  d’Ivoire compte en son sein, les « gaou » de Magic System représenté par le leader A’Salfo. La commission compte sur l'aide du groupe pour une grande mobilisation aux séances d'écoutes, dans le cadre du  règlement de la crise post-électorale dans le pays de Gbagbo. En marge du voyage de Magic System à Lomé, A’Salfo ne s’est pas du tout reposé et a rencontré les différentes associations  de refugiés ivoiriens au Togo. Elles étaient cinq au total. Après avoir discuté avec ces regroupements d’ivoiriens, le chanteur  a noté leurs diverses préoccupations.  A’salfo, nommé récemennt ambassadeur de bonne  volonté de l’Unesco, a au nom de son groupe, offert 100 tickets de spectacles aux  cinq creusets d’ivoiriens du Togo. Ceci pour leur permettre d’assister au concert qui a eu lieu ce dimanche 16 novembre dans la capitale  togolaise qui a vibré à la « « magie » de Magic System.
D’autres spectacles sont prévus dans le cadre de cette tournée de Magic System, aussi bien en Afrique que sur d’autres continents.

Yves-Patrick LOKO, Envoyé Spécial à Lomé

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Forum mondial de la langue française - Liège : carrefour de la créativité francophone en juillet 2015

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En visite au Bénin, le Commissaire général du deuxième forum mondial de la langue française rencontre les médias. Philippe Suinen annonce l’événement qui se tient du 20 au 23 juillet 2015 et suscite l’engouement des potentiels participants à participer à cette importante rencontre de la francophonie qui se tient autour du thème de la créativité.

« CréActivez-vous ! ». C’est le mot d’ordre du deuxième forum mondial  de la langue française où les idées seront mises en commun et concrétisées en français. La Fédération Wallonie-Bruxelles est chargée par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) de mettre en œuvre ce projet inclusif qui s’intéresse pour cette deuxième édition, aux jeunes de 18 à 35 ans.  Mieux le continent africain qui compte de nombreux locuteurs de la langue française, est au cœur du prochain forum mondial de la langue française qui se tient autour de cinq axes. L’éduction, l’économie, la culture et les industries culturelles, et la participation citoyenne….sont en effet les grands ensembles autour desquels tourneront des rencontres d’entreprises Nord-Sud, des ateliers, débats et conférences participatives. Des challenges pour stimuler la production audiovisuelle sont aussi au programme de la rencontre de la ville belge de Liège en juillet prochain. 400 jeunes de divers domaines qui seront pris en charge, sont attendus à ces assises de la langue française. Il suffira en effet aux personnes intéressées de s’inscrire dans le secteur de son choix sur le www.forumfrancophonie.org jusqu’au 15 décembre 2014.

A la conférence d’annonce du forum mondial de la langue française, le Délégué général Philippe Suinen avait à ses côtés la Directrice de la francophonie du Ministère des affaires étrangères, le Secrétaire permanent de la représentation béninoise de la  francophonie, le représentant de Wallonie-Bruxelles au Bénin et  Jean Benoît Alokpon de l’Association internationale des professeurs de français. Le souhait du Délégué général, c’est de voir beaucoup de jeunes participer au forum.

YPL

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Entretien avec l’artiste Yèmi Aladé : « Je crois que tout le monde a dû connaître un Johnny »

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Elle s’appelle Yémi Ebéréchi Aladé. Comme nom d’artiste, elle nous fait grâce de son second prénom et s’affuble juste de Yèmi Aladé. D’originaire nigeriane, cette chrétienne de l’église pentecôtiste a bouclé un quart de siècle de vie, il y a seulement quelques mois. Celle qui aura écoulé 10.000 copies de son premier album, le jour même de sa mise en vente, est fière de l’impressionnant intérêt manifesté par les internautes sur ITunes où ses titres sont téléchargeables. De passage à Cotonou, nous l’avons rencontrée. Dans une ambiance bon enfant, elle a répondu à nos questions.

Qui est vraiment Yèmi Aladé?
Je suis une artiste qui signe sous le label Effyzie. Je suis la cinquième fille d’une famille de sept enfants. Yèmi Aladé croit en Dieu et est un grand fan de la paix en Afrique. Pour tout résumer, je suis juste une fille normale.

C’est-à-dire ?
Au-delà de la popularité dont je peux jouir, j’essaie de toujours garder la tête froide et le pied dans la réalité. Je sais apprécier les petites choses et j’ai surtout, une profonde relation avec Dieu.

Comment es-tu venue à la musique ?
Dès l’âge de douze ans, j’ai commencé à chanter dans la chorale de mon église. Depuis l’école primaire en passant par le secondaire, j’ai toujours participé aux compétitions de chant et de danse et je représentais mes écoles. En 2009, j’ai participé à un concours « The Peak Talent Show » et c’est à partir de ce moment précis que j’ai décidé de me consacrer entièrement à la musique et de façon plus sérieuse.

C’est avec la chanson « Johnny » que les Béninois t’ont vraiment connue. Est-ce une histoire vécue, cette affaire de Johnny ?
L’histoire de Johnny est une vraie histoire. Ce n’était évidemment qu’une fiction quand j’ai commencé à écrire cette chanson. Mais au fur et à mesure que j’évoluais dans la composition, j’ai remarqué que c’était une histoire vraie que tout le monde peut vivre.

Tu as des témoignages on dirait…
(Rires) Je crois que tout le monde a dû connaître un Johnny. Tout un chacun de nous a eu un problème à un moment donné ou à un autre avec Johnny. Je voulais caricaturer à travers la chanson, les épreuves de la vie que tout le monde peut subir. Au-delà du concept de la relation homme-femme, la chanson « Johnny » parle des vicissitudes de la vie. Des revers qu’on peut connaître avec la vie. Johnny veut conscientiser et demander d’aller de l’avant quelles que soient les circonstances.

Des hommes ne t’en veulent-ils pas pour avoir chanté Johnny ?
(Rires) Je ne pense pas, vu que tout le monde adore et dans sur la chanson. Plus que « Looking Johnny », c’est même devenu « looking Yèmi » pour certains.

Combien affiche le compteur de Yèmi Aladé en terme de production ?
Je suis juste à mon premier album. Un album sur lequel il y a la chanson « Johnny »

Quelle philosophie se trouve derrière le titre de ton premier album ?
Le nom de l’album est « King of queen ». Cela veut dire que pour être roi, il faut voir au-delà de la royauté. C’est un état d’esprit. Lorsque vous vous sentez roi, vous ne voulez plus descendre de votre piédestal. Vous êtes donc obligé d’avoir des ambitions plus grandes.

Parle-nous de tes projets
Beaucoup d’idées fourmillent dans ma tête. J’envisage une tournée nationale à travers tout le Nigeria. J’ai aussi en projet une tournée africaine et une autre européenne. Aussi, suis-je en train de préparer le tournage d’autres clips avec les morceaux déjà enregistrés.

Quelles sont tes relations avec les autres artistes nigérians ?
Tous les artistes nigérians veulent émerger. Nous sommes obligés de travailler ensemble pour notre promotion à tous. C’est une ambiance de bonne camaraderie qui règne entre nous.

Et avec les artistes béninois?
Malheureusement, je n’ai pas encore eu de rencontre sérieuse avec des artistes béninois. Il y a cependant la possibilité que je travaille avec des artistes béninois en cas de sollicitation.

Côté cœur…Yèmi est-elle mariée ?
Pas du tout. Je suis toujours en train de chercher l’âme sœur.

Et quel est le profil que tu recherches ?
Mon homme doit être ambitieux et travailler à atteindre ses objectifs. Il doit avoir la crainte de Dieu. Mon homme doit avoir de l’humour. En plus de cela, l’élu de mon coeur doit comprendre et soutenir ma carrière.

Quel est ton plus grand rêve?
C’est de gagner un Grammy Award.

Quels sont les prix que tu as déjà gagnés?

Au Nigeria, je suis nominée pour beaucoup de prix. Il y a le Mobbo, Afrima, Headies et Nmva 2014.

Que ferais-tu si tu n’étais pas artiste ?
Je serais en train de travailler dans l’aviation, puisque j’ai un diplôme en géographie.

Est-il possible pour toi d’associer une autre activité à la musique ?
Ce n’est pas possible. Sinon le secteur de l’aviation, puisque je suis tout le temps en train de voyager.

Quel est ton plus grand souvenir à ce jour ?
Mon plus grand souvenir, c’est d’avoir fait une prestation et chanter devant plus de 50.000 spectateurs pour la fête de l’indépendance en Tanzanie. Les gens ne comprenaient pas forcément ce que je disais, mais ont chanté en chœur « Johnny »

Que fais-tu quand tu n’es pas en train de chanter ?

J’aime bien dessiner des modèles. J’aime danser et lire des livres sur la motivation et le développement personnel.

Propos recueillis par Yves-Patrick LOKO

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Claudy Siar Monsieur «toi-même tu sais» célèbre des noces de porcelaine

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Claudy Siar bientôt à Cotonou. Ce sera dans le cadre des événements marquant le 20ème anniversaire de son émission Couleurs Tropicales. Qui est Claudy Siar le mythique ultramarin de la chaîne mondiale Rfi ? Portrait…

Claudy Siar animateur-phare de couleurs Tropicales, est né dans le 11ème Arrondissement de Paris en 1969, D'origine guadeloupéenne, il a grandi à Vigneux-sur-Seine, avec une mère infirmière et un père chauffeur de bus. Pendant son adolescence, il est placé en pension chez des viticulteurs. Auprès d’eux, il apprend à connaître la terre. Pendant quatre ans. Père de deux jolies filles, nées respectivement en 1993 et en 1997, Claudy est le frère d’Éric qui est producteur de nombreux artistes comme Medhy Custos, Alain Jean Marie, Jocelyne Labylle etc. …
C’est en 1983 que Claudy Siar monte sur les planches au théâtre dans une adaptation. On lui propose alors de faire de la radio et il se lance dans l’aventure en intégrant l’équipe de la radio antillaise de Paris. Dans le même temps, il postule chez  Europe 1 et devient le collaborateur d’Alain Maneval.  La star Siar est un chef d’entreprise, danseur, chanteur, animateur de radio et de télévision Française. Il produit Couleurs tropicales, une émission diffusée à partir de 20 heures 10 TU sur RFI (Radio France Inter) du lundi au vendredi. Il est également  copropriétaire de la station de radio Tropiques FM et est animateur-producteur d'Africastar.
Tout s'enchaîne pour ce boulimique de travail, qu’on retrouve auprès d'Yves Rénier dans l’émission Dans le baba sur TF1.  C’est à la suite du décès de Gilles Obringer, qui animait Canal Tropical sur RFI de 1981 à 1995, qu’il lui a été proposé de rejoindre RFI. C’était le 13 mars 1995. Il anime pour la première fois «  Couleurs Tropicales ». Depuis cette date, on le retrouve comme producteur et animateur de l'émission désignée aujourd'hui comme une référence pour les aficionados des musiques « Afro » du monde entier. Avec ce programme, l'animateur est devenu une véritable star en Afrique. Chacun de ses faits et gestes est commenté par la presse Africaine et Antillaise ; lors de ses déplacements, ils sont plusieurs milliers de fans à assister à ses émissions en public et à reprendre son expression qui l’a rendu célèbre « Toi-même tu sais ! ». Son autre expression fétiche est « S'unir pour bâtir, c'est grandir ensemble ».
Engagé pour la cause africaine, il lance le concept de la « Génération consciente » et bon nombre de chefs d’Etats, d’hommes politiques, et d’artistes louent son travail et son influence auprès de la jeunesse africaine.
Par militantisme et pour ne pas continuer à « jeter des pierres contre les murs de la citadelle », Claudy Siar accepte de devenir Délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'Outre-mer.
Le 13 mars 2015, Couleurs Tropicales fêtera son 20ème  anniversaire sur RFI. Et pour fêter ces noces de porcelaine, Claudy Siar et son équipe iront dans une dizaine de villes d’Afrique et d’Haïti à la rencontre des artistes et du public à l'occasion d'une tournée qui débutera en octobre 2014 et s’achèvera en juillet 2015. Cotonou accueille Claudy le 16 décembre prochain.

Kamar ADJIBADE

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