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Culture

5ème édition du prix Théâtre RFI : Appel à écriture pour découvrir de nouveaux auteurs

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Les auteurs ont cinq semaines pour envoyer leur texte puis le suspense durera cinq mois avant que le jury présidé cette année par Véronique Tadjo choisisse son lauréat ! Cinq ans ! Si ce n’est pas encore un anniversaire rond, c’est un temps suffisant pour juger de la vitalité du théâtre francophone venu d’Afrique, des Caraïbes, de l’Océan Indien ou du Proche-Orient. En Guinée, au Cameroun, au Mali, une nouvelle génération d’auteurs apparaît … A Kinshasa, à Brazzaville, à Ouagadougou, à Kigali, année après année, des festivals rencontrent un succès grandissant et s’imposent sur la scène internationale. « Participant de cette dynamique, nous organisons pour la cinquième année consécutive le « Prix Théâtre Rfi» pour promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. A vos claviers, à vos histoires ! Vous avez jusqu’au 21 avril minuit pour nous envoyer votre texte.

Pour participer à ce Prix,  les auteurs doivent avoir entre 18 et 46 ans, être originaires et installés dans un pays situé en Afrique, Océan indien, Caraïbes (hors Dom-Tom), Proche ou Moyen-Orient. Leurs textes doivent être originaux, inédits en France et rédigés en français. Comédie, tragédie, drame, monologue… Tout est possible, mais les écrits seront choisis en fonction de leur qualité dramaturgique, donc il ne peut s’agir de poème, de conte ou d’une scénette de quelques pages.  Un minimum de 15 pages est exigé » précise le comité d’organisation.

Pour participer…

Les candidats auront à envoyer des textes jusqu’au 21 avril minuit à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , remplir la fiche d’inscription.  Le « Prix Théâtre RFI » sera remis le 30 septembre à Limoges dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin. Le lauréat sera choisi par un jury de professionnels présidé cette année par l'auteure franco-ivoirienne Véronique Tadjo. RFI et ses partenaires offriront ainsi au lauréat un soutien professionnel et une exposition médiatique à travers une résidence de création scénique sur le texte lauréat au Centre Dramatique National de Normandie-Rouen, une dotation financière attribuée par la SACD ; l'organisation d'une résidence d’écriture en France, à la Maison des Auteurs de Limoges et/ou au Théâtre de l’Aquarium, financée par l'Institut français; ainsi qu’une promotion du texte et une mise en ondes sur les antennes de RFI. En 2017, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé « La poupée barbue » d’Edouard Elvis Bvouma, pièce éditée depuis chez Lansman. Ce jeune auteur camerounais a donc succédé au guinéen Hakim Bah, l’auteur de « Convulsions ». En 2015, c’était la première pièce de théâtre de l’auteure libanaise Hala Moughanie « Tais-toi et creuse ». Et en 2014, le congolais Julien Mabiala Bissila remportait la première édition avec « Chemin de fer ». « La poupée barbue » d’Edouard Elvis Bvouma sera lue sous la direction d’Armel Roussel au Festival d’Avignon le 14 juillet 2017 dans le cadre du cycle de lectures RFI « Ça va, ça va le monde ! » et diffusée sur les antennes de RFI.

Source : Rfi

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Concert live de l’orchestre 10 Volts du Bénin Au Masa : Le Plein feu musical s’ouvre au palais de la culture d’Abidjan

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Un cocktail de salsa avec en arrière-goût des sonorités béninoises, c’est ce qui a régalé, lundi 12 mars 2018, la grande masse qui a effectué le déplacement de l’esplanade lagunaire du palais de la culture à Abidjan. L’orchestre béninois dénommé ‘’ 10 volts’’ n’est pas allé du dos de la cuillère pour étaler son savoir-faire. Sous leurs doigts agiles et pétris de talent, ils ont chanté dans un accompagnement magique des percussions, de la guitare, du piano, du tumba, de la trompette, de la batterie et d’autres instruments de musique accrochant par leurs sonorités. Cet orchestre a alimenté le public en émotion si bien que le voltage surpasse les attentes. L’entrée sur scène est faite sur une composition exclusive Masaavec en refrain « Allons au Masa » qui revient même après les interférences des cadences talkingdrum et Zinli. De la salsa épicée aux sonorités béninoises. L’orchestre 10 Volts emballe le public dès les premières notes. Quelques mélomanes esquissent des pas de danse aussi bien en couple que de façon  individuelle, et peu importe si tous les pas sont justes. Les salseros béninois font balader le public entre répertoires de propres compositions, chansons béninoises connues en langue fon mais adaptées à leur manière et anciennes gloires de la musique africaine. Effervescence totale. Et les titres de Gnonnas Pedro s’en mêlent! Reprises en chœur dans le public, personne n’est resté indifférent aux rythmes de cette épiphanie musicale. Désormais, c’est tout le palais de la culture qui est en ébullition, tellement l’ambiance est enivrante. Du public ou depuis la scène, difficile d’identifier l’endroit d’où provient le plus de volts mais c’est une évidence qu’il y en a en surplus. 40 minutes de chaleur passées en éclair. Le public en redemande, avec le mythique slogan « Bissez! bissez! ».

Composé de 12 membres jouant chacun au moins un instrument de musique, 10 Volts est un jeune orchestre béninois. Avec déjà plusieurs scènes à son actif, cet orchestre est en studio pour le premier album fin prêt.

Par Eric AZANNEY (depuis Abidjan)

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Echos du Masa 2018 : Belle entrée du Bénin avec le spectacle ‘’Kondo le requin’’

Nicolas-Houenou-de-Dravo

Depuis quatre jours, la Côte d’Ivoire brille aux éclats du Marché des arts et du spectacle africain (Masa). Et déjà le 10 mars à l’ouverture des rideaux, le décor en couleur ocre de la scène de la salle Kodjo Ebouclé du palais de la culture emmène dans une cour royale, celle du roi Béhanzin. La manifestation accueille le  spectacle Kondo le requin représenté par la compagnie Kaïdara du Bénin, avec la direction du comédien et metteur en scène Tola Koukui. Le public du Marché des arts du spectacle africain (Masa) revisite, enchanté, le chapitre de la résistance dans l’histoire de la colonisation en Afrique francophone.

Nous sommes entre 1889 et 1894. Le roi Glèlè « est allé à Allada » (est passé de vie à trépas) et le prince Kondo devra faire face à son majestueux sort décidé par l’oracle. Le roi Béhanzin accède au trône et, tient en respect tout sujet, de par son autorité et sa témérité. Les oracles avaient déjà révélé que c’est avec lui que prendront fin les heurts et guerres contre le royaume (Danxomè), soit par sa défaite, soit par sa victoire. Aussitôt intronisé, « les blancs » seront l’os dans la gorge de ce souverain envié de bien des membres de sa lignée. Faut-il aller en guerre avec en face un ennemi plus outillé que soi, même si ses guerriers sont armés de bravoure et ses amazones féroces jusqu’aux dents? Après consultation du Fâ, l’interprétation du prêtre et devin Guèdègbé révèle que non. Les ancêtres ne conseillent pas cet affrontement. Mais le roi tient à défendre sa terre et démontrer son courage. Il peut compter sur le franc engagement de ses soldats et la perfidie de certains de ses proches. La guerre a lieu et Béhanzin finit par se rendre pour sauver sa patrie.

43 acteurs évoluant sur scène avec une belle occupation de l’espace. Le corps jouit ici parfaitement de son droit à l’expression, à travers chants et danses répondant à la structure du spectacle et traduisant un état d’âme (colère, joie, détermination). Des mimiques imposant des plages humoristiques. Le lâcher-prise suggéré par le théâtre organique est dans ce spectacle la chose la mieux partagée.  Et le public composé de plusieurs nationalités ne croit pas devoir attendre la fin du spectacle pour applaudir. Chaque tableau finit sur des acclamations avec une attention spontanée juste après. Si ce spectacle, à travers l’exécution de chants et danses royaux accompagnés de percussion, des panégyriques, revendique la valeur d’un patrimoine immatériel à conserver, il faut également remarquer qu’il dénonce des contre valeurs morales.

Kondo le requin offre un rétroviseur mais surtout un miroir pour que l’Africain reconsidère ses rapports à la loyauté envers les siens. L’issue du combat aurait peut-être pu être autre si la sournoiserie n’avait pas corrompu certaines âmes et, le dénie, d’autres. Le prêtre noir acquis à la cause du colon et le représentant; louanger le roi, applaudir ses décisions devant la cour et le calomnier en aparté, par exemple, sont autant de comportements qui ne favorisent aucune victoire. La témérité et l’inflexibilité d’un souverain rendues par le talent d’un comédien (Nicolas Houénou de Dravo) et avec la synergie performante des autres acteurs tous de réputés comédiens, Kondo le requin qui n’a qu’une seule date sur ce Masa est redemandé du public.

Cette pièce historique, un classique de la littérature négro-africaine est une écriture de l’écrivain béninois Jean Pliya parue en 1966.

Par Eric AZANNEY (dépuis Abidjan)

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Au sujet de ‘’Tilaï’’, de Idrissa Ouédraogo : Un classique du cinéma africain

Tilai

Le cinéma africain, à travers le chef d’œuvre historique Tilaï du Burkinabè Idrissa Ouédraogo réalisé en 1990, porte les griffes d’une sentence ferme prononcée sur des fondements légalement coutumiers.

Tilaï est une histoire d’amour compliqué, de morale, de loi, de principes, d’honneur et de courage. La femme qui commet l’adultère n’a pas sa place dans la société africaine traditionnelle. Ce principe est encore plus sévèrement puni quand il s’agit de l’inceste. Toute l’histoire de Tilaï se situe là. Une histoire purement africaine et qui dépasse les seules frontières du Burkina Faso où il a été réalisé. Toute l’Afrique est concernée par cette histoire et même le principe serait universel ! Avec ses thématiques variées, l’histoire de Tilaï reste l’une des plus touchantes et mémorables du cinéma africain. Elle est racontée avec une certaine sobriété et simplicité du langage, portée par de belles images, des décors qui rapprochent l’histoire à son espace et à son époque.

Amour, jalousie, honneur, courage et tuerie sont autant de thèmes abordés dans ce long métrage de 81 minutes tourné en 35 mm et qui, depuis 1990, a eu le mérite de ne jamais ennuyer son public qui l’a toujours redemandé. Malgré son ancrage linguistique (réalisé en mooré, une langue nationale au Burkina Faso), l’œuvre, pleine de belles images expressives et de symbolismes métaphoriques, porte en elle le langage universel que peut comprendre tout spectateur. C’est le principe du beau cinéma.

Saga (joué par l’indomptable Rasmané Ouédraogo) qui avait quitté son village, n’y revient que deux ans plus tard. Au cours de son absence, son père a pris pour épouse sa fiancée. À son retour, se manifesta sa jalousie ; son amour pour l’ex-fiancée – la désormais femme de son père – est resté intact et réciproquement. Il commit l’adultère avec la femme de son père et tous deux tombèrent sous le coup de la loi. La sentence tombe : Saga doit être exécuté. D’une façon rhétorique bien choquante et pour la beauté de l’œuvre, Idrissa Ouédraogo fait choisir le frère de Saga pour exécuter la sentence.

Tuera-t-il vraiment son frère pour respecter les principes des coutumes ? Avant de trouver la réponse à cette interrogation, le père de la femme adultère doit sauver son honneur dans le village.

Idrissa raconte de belle manière une histoire africaine avec une thématique bien pointue et artistiquement bien ficelée. Une histoire classique dont la réalisation a tout du beau cinéma pour plaire à des générations et des générations. Les personnages venant de toutes les catégories de la société, le décor original d’un village africain et les plans éloignés montrant d’une vue d’ensemble, le village et son paysage ; ce sont autant d’éléments qui portent bien le langage et le succès de ce film. Le beau paysage sec et l’accoutrement des acteurs sont d’une façon métaphorique en accord avec l’histoire et la dureté ainsi que la tristesse de la sentence prononcée.

Couronné grand prix du jury au festival de Cannes en 1990, la même année de sa réalisation, ce film dramatique d’une durée modeste reste accrocheur et mémorable, partout où il est vu.

Projeté par le Cinéma Numérique Ambulant dans les villages africains, cette fiction a toujours été accueillie par les villages comme un documentaire réalisé sur leur quotidien. Même si les réalités ne sont plus typiquement les mêmes dans certaines contrées africaines, il n’en demeure pas moins évident que ses principes sont restés chers à ces villageois qui y accordent respect et vocation.

Tilaï reste l’un des grands films de l’histoire du cinéma et jusqu’à nos jours continue d’être en phase avec tout un public qui le voit pour la première fois. À chaque édition de Cannes, quand il s’agit de faire le bilan des performances des cinémas africains, Tilaï s’impose comme une loi inévitable.

Matin Libre

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Préparatifs du Masa 2018 : L’événement est à la conquête du monde

Masa

Le Marché des arts du spectacle africain (Masa) conquiert  davantage le public américain. Le représentant aux Etats-Unis de ce grand festival, Alex Boicel a, en prélude à l’édition 2018, animé une conférence de presse spectacle dans la salle du SOB’s à New York. L’Objectif est de faire non seulement découvrir le festival au public américain mais aussi, présenter les artistes de la diaspora qui participeront à la prochaine édition qui se tiendra du 10 au 18 mars 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Le ‘’Masa’’ 2018 aura belle et bien lieu et les tentacules sont en train de s’étendre vers les confins de la planète pour aller dénicher les talents artistiques africains éloignés du continent. « Je pense que après 25 ans, le Masa mérite quand-même d’être connu à travers le monde et surtout aux Etats-Unis. Et, New York est le meilleur endroit pour faire ce genre de spectacle pour tous les artistes africains qui sont içi et qui sont venus spécialement pour le Masa ». souligne Alex Boicel dès l’entame de la conférence qui a rassemblé un nombre impressionnant d’artistes venus d’horizon divers.  Entre autres : Fanta Diabaté du Mali, Ismael Kouyaté de la Guinée et Hamelmal Abaté de l’Ethiopie, ont assuré la partie racine de cette soirée dans une rivalité saine  avec le groupe «Redobles de Cultura» de Porto-Rico qui malgré tout, défend son africanité à travers ses sonorités aux punchs made in Africa. Wesli d’Haiti et Faraji de la Jamaïque ont tour à tour chacun fait montre de leur touche plutôt world music pour combler cette programmation culte de la célébration du 25e anniversaire du Masa, cet événement  bâti sur de solides bases de solidarité, de partage et de promotion des richesses culturelles d’Afrique et de ses descendants. « On est tous africains déjà en partant puisqu’on est de la diaspora. Même si on a été traversé la mer 400 ans avant, 500 ans avant. Ceux qui l’ont fait il y a un an, deux ans, on est la même chose. Nous sommes tous des africains. Pour cela, plus les africains se réunissent à l’extérieur de l’Afrique, plus puissante l’Afrique restera et pour toujours. On reste soudé avec la racine africaine même si on est en dehors de la terre mère” martèle Wesli pour réclamer son africanité contre toute attente.  À en croire l’artiste Faraji,  c’est la joie qui conclut son rêve d’il y a longtemps. « J’ai été sélectionné pour aller en Afrique. Je suis chanceux et je me sens privilégié. Puisque ce sera mon premier voyage sur la terre mère. Et, je n’attends rien d’autre de plus que cela en ce moment » manifeste le créateur. En ce qui concerne les innovations, Alex Boicel fait comprendre qu’« Il y aura cette année pour la première fois en Afrique, le groupe JOUVAYFEST qui  participera. C’est un groupe de carnaval qui vient de Brooklyn et de Trinidad Tobago. Ils seront au Masa cette année avec les costumes, les couleurs. Et aussi, il y aura une grande parade de carnaval dans toutes les grandes rues d’Abidjan pour finir au palais de la culture. Donc, ne manquez vraiment pas le Masa cette année. Ça va être vraiment super ». La participation des afro-descendants est très attendue à cette 10ème  édition du Masa. Selon Alex Boicel, Haïti, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Jamaïque se sont déjà annoncés.

MM

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Journée mondiale de la culture africaine : Le continent noir accueille sa première édition

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C’est un événement culturel majeur qui se tiendra la semaine prochaine à Cotonou et partout dans le monde. Le 24 janvier prochain sera célébrée pour la première fois en Afrique et dans le monde la journée mondiale de la culture africaine. Cette initiative qui vise à donner de la valeur et une importance capitale à la culture et à la créativité africaine à travers le monde vient de l'Ong franco-togolaise Le Rapec. Il s’agit par ailleurs d’un événement qui se veut un  levier de développement pour l'Afrique. Cette revendication trouve enfin son aboutissement suite à la Charte de la renaissance de la culture africaine rédigée par les Chefs d'état africains lors du sommet de l'Union Africaine de Khartoum en 2006. Le Mali étant le premier pays à avoir ratifié cette Charte, le lancement officiel de la JMCA se fera à Bamako en présence des membres du Gouvernement du Mali le 24 janvier prochain. A Cotonou, l'Espace Tchif est membre d'honneur du Rapec en la personne de son directeur exécutif. « C'est la raison pour laquelle nous avons fédéré nombre de centres culturels indépendants pour faire valoir notre souci quotidien de promouvoir les artistes et la culture africaine.  Entre autres centres ciblés : Le centre chorégraphique Multicorps, Artistik Africa, La Médiathèque des Diasporas, L'Espace Tchif, Le Centre (Godomey), Le Festhec (Abomey Calavi), Le Yes Papa. Des centres indépendants à Porto Novo, à Lomé et à Ouagadougou ont été également mobilisés pour faire vivre la chaleur de la fête.  À  l'Espace Tchif, nous honorerons cette journée en projetant un film du panthéon cinématographique béninois - Ironu - du cinéaste François Okioh », mentionne le directeur exécutif de l’espace, Adrien Guillot

Teddy GANDIGBE

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Festival international de théâtre d’Abijan : «Joseph ou Hamed», un miroir de conflit interreligieux

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(Un monodrame sur un tapis de tragédie saisissante)
Parmi les spectacles de théâtre de la septième édition du Festival international de Théâtre d’Abidjan (Fitha), déroulé du 20 au 25 novembre dernier, celui qui s’est révélé au public comme un  spectacle  de bonne facture est la représentation intitulée «Hamed ou Joseph». Il s’agit d’une production de la compagnie béninoise, «Irikpe Sabouyo». Une mise en scène de  Amah Abdel–Fadel.

Un monodrame assez touchant, qui met en relief, le talent du jeune comédien, Adiho Sèyivè Guillaume dans le rôle de «Joseph ou Hamed». Dans le décor assez lugubre, d’une salle à peine éclairée, un personnage apeuré fait  irruption avec une grande panique dans les yeux.  A travers des cris, des hurlements et de grands gestes, il fond en supplication, demandant à un être invisible d’arrêter de le tourmenter et de le harceler. Peu après, la personne retrouve sa sérénité, et s’installe sur une chaise, puis entame le récit de la tragédie pitoyable ayant abouti au motif de sa frayeur.

Une histoire atypique

Il s’agit d’un personnage à tripe identité, à croire ses trois noms. Fils de paysans animistes, ses parents l’appelaient, «Yèdènou». Après son baptême catholique, il devient Joseph, puis Hamed après sa reconversion à l’islam. Un personnage énigmatique forgé de toute pièce pour charrier l’émotion dans une atmosphère tragique.  Marié à Aline, Joseph connait des moments difficiles avec son épouse, qui en arrive à l’accuser à tort d’infidélité et lui exige le divorce afin de se libérer de leur union religieuse.  Mais malheureusement, l’un des fondements du mariage religieux qui les lie, stipule que leur union ne pourrait être défaite qu’au décès de l’un des partenaires. C’est alors que commence une grande rivalité, où tous les coups seront permis. Dans le seul but de se libérer de cette relation devenue trop agaçante, et de se remettre avec son amant, Aline aura  recours même aux esprits et aux pratiques les plus diaboliques pour en découdre avec la vie de son mari. Dans cette lutte infernale, Aline sacrifiera leur seule fille. Joseph n’en pouvant plus de l’élan diabolique de la lutte qui l’oppose à sa femme, décide de lui crever les yeux. Il y parviendra par des procédés occultes, mais cela ne durera qu’un temps, car très vite, la femme recouvre la vue, et c’est à lui de perdre la sienne. Malheureusement, cette lutte infernale et obsédée, finira par avoir raison d’Aline. Et, Joseph, se remaria à Amirath, une jeune femme musulmane dont les parents lui exigeront la reconversion à l’islam, seul gage de son union avec leur fille.  Devenu, Hamed et aveugle, Yèdènou fait une rétrospection de sa vie, et réalise combien les querelles nées des différences religieuses l’ont empêché de s’épanouir.  Il interroge les principes fondamentaux des religions, s’offusque face à la rigidité et à la subjectivité qui caractérisent certains principes religieux. Victime des religions et des caprices des femmes, le personnage se demande à quoi servent les religions si elles ne peuvent pas permettre aux hommes de s’aimer et de vivre en toute quiétude.

Une captivante mise en scène

Au-delà des jeux d’acteurs irréprochables, de la scénographie assez contextuelle, et de la pertinence de la thématique du texte du jeune écrivain, Fyack Amangbegnon, ce qui impressionne le plus, est sans doute la mise en scène de Abdel–Fadel Amah. Le monodrame est séquencé d’extraits musicaux appropriés aux différentes variations qui interviennent dans le récit.    Cette mise en scène est l’illustration d’une véritable cohésion de travail entre le comédien, l’administrateur du spectacle, Carl Tanguy Tokoudagba, le costumier, Plastide Sawadogo, le musicien Landry Padonou et les autres acteurs ayant participé à la beauté du spectacle beaucoup applaudi par le public ivoirien.    

Teddy GANDIGBE

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Groupe Diamant Noir : Amir annonce son 1er album solo

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L’artiste Amir El Présidente démarre une carrière solo. C’est à  l’occasion de son anniversaire que l’artiste lance son premier album. Un projet confirmé par de nombreux artistes sauf Anouar  son compère de Diamant Noir. Ce silence accentue alors la rumeur faisant état dela séparation du groupe mythique de rap béninois.Si pour certains Amir El Presidente est une grande gueule, rappeur à la grosse tête, fils à papa, pour d’autres il inspire le respect et demeure l’un des rappeurs les plus emblématiques du 229. Ce qui atteste alors le nombre impressionnant d’artistes qui se sont relayés pour souhaiter en vidéo un Joyeux anniversaire au Président du Rap Game ! De ses frères du Ccc,  à Sèssimè, Zeynab, Fanicko qu’on a beaucoup aperçu avec la clique Ccc ces temps-ci, Tyaf, Vano, X Time, Willy Baby, Isabelle Yacoubou, Nix du Sénégal et pleins d’autres, ils ont présenté les vœux à Amir en l’encourageant dans sa carrière solo !Seul ombre au tableau et grand absent de cette journée, Anouar dont on n’a vu ni message, ni vidéo sur le net. Il faut noter que le principal intéressé ne s’est pas encore exprimé au sujet de sa carrière solo et s’est juste contenté de partager les vidéos sur les réseaux sociaux.

 Thérèse Wohndéna GNITONA (Coll)

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Salon international des musiques d’Afrique et du moyen orient : Deux orchestres représentent le Bénin

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La ville de Rabat au Maroc abrite depuis hier 22 et ce jusqu’au  25 novembre 2017, le Salon international  des musiques d’Afrique et du moyen orient dénommé « Visa for music ». Le Bénin est représenté à ce grand rendez-vous musical, par les Groupes Poly Rythmo et Gangbé Brass Band. Ce sera l’occasion pour les organisateurs,  de procéder à la distinction du groupe Poly-Rythmo  pour ses cinquantaines d’années d’existence.

Trois milles acteurs artistiques du monde entier prennent part depuis hier, au salon international  des musiques d’Afrique et du moyen orient dénommé « visa for music ». Le Bénin sera célébré  à ce grand rendez-vous musical  à travers la distinction du groupe Poly-Rythmo  pour ses cinquantaines d’années d’existences et la prestation du groupe Gangbé Brass Brand. Initié depuis 2013, ce salon dédié à la musique africaine et celle du moyen orient en est à sa 4eme édition. « Visa for music » a pour but de changer  la donne de l’absence  de visibilité des artistes d’Afrique et du moyen-orient, malgré leur dynamisme artistique et leur création pourtant riche et de mettre en valeur la création artistique d’Afrique et du moyen-orient.  « Visa for music » s’est assigné au total 6 principales missions. Promouvoir la musique  desdites régions à travers le monde , encourager la mobilité artistique entre les pays africains et du moyen–orient, favoriser  le développement des secteurs  culturels nationaux , développer la scène musicale de ces régions au niveau international, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des artistes des pays du sud et renforcer les rapports nord-sud culturel ,  et sud-sud dans le secteur  culturel, sont lesdites missions

A.Adeyemi  (coll)

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Renforcement des capacités des journalistes culturels : La Francophonie lance un atelier régional de formation

francophonie

La Direction « Langue française, culture et diversités » de l’OIF organise à Lomé (Togo), du 27 novembre au 2 décembre 2017, un atelier régional sur la critique face aux enjeux culturels au bénéfice des journalistes culturels ressortissants des pays francophones d’Afrique de l’Ouest.

Conformément à sa mission de promotion de la diversité culturelle et linguistique, l’Organisation poursuit ainsi son action en faveur de la création d’un environnement favorable à l’affirmation de la diversité des expressions culturelles et à la prise en compte de la culture dans les stratégies de développement durable. Cet atelier poursuit un double objectif :améliorer le niveau d’information et de compréhension des journalistes sur les enjeux culturels (interactions entre culture et développement, diversité culturelle, mondialisation culturelle, poids des industries culturelles dans le monde et leur importance comme vecteurs d’influence et de rayonnement international, etc.) puis transmettre des outils d’analyse critique d’œuvres culturelles de manière à renforcer leur travail de médiation auprès des publics. Des œuvres de plusieurs disciplines artistiques, notamment le cinéma, la littérature, les arts du spectacle, la musique, etc. seront notamment traitées. L’OIF sélectionnera, sur dossier, une vingtaine de candidats dont elle prendra en charge les frais de participation. Les journalistes intéressés devront répondre aux exigences suivantes :résider dans l’un des pays ciblés (Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Togo, Sénégal), posséder une expérience avérée sur les sujets culturels et matérialisée par des articles précédemment produits et publiés  et être disponible sur toute la durée de l’atelier. Une attention particulière sera accordée aux candidats membres d’une association ou d’un réseau de journalistes culturels (justificatif à joindre au dossier). Le dernier délai est fixé au  05 Novembre 2017.

TG

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