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Economie

9ème Congrès mondial des Chambres de commerce : Jean-Baptiste Satchivi présent à Turin

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Le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, Jean Baptiste Satchivi a participé du 10 au 12 Juin 2015, sur l’invitation de la Chambre de Commerce Internationale,  au  IXème Congrès mondial des Chambres de commerce, à Turin la ville industrielle de l’Italie, le siège historique du constructeur automobile Fiat.

Cet évènement qui se tient tous les deux ans réunit à Turin, les représentants de Chambres de Commerce du monde entier ainsi que des hommes d’affaires internationaux. Cette neuvième édition du Congrès mondial des Chambres de commerce vise le renforcement des liens entre les Chambres de commerce, leurs cultures respectives et leurs activités de “business”. Il a été donc question  d’affirmer le rôle des Chambres de commerce en tenant compte des diversités culturelles des entreprises avec qui, elles sont en relation tout en gardant leurs empreintes issues de la tradition. Il s’agit aussi d’imaginer un futur meilleur pour les entreprises et l’environnement économique grâce à l’apport des nouvelles technologies. Ces assises ont permis à la chambre de commerce et d’Industrie du Bénin d’élargir son réseau de connaissances grâce aux réunions d’affaires et rencontres avec les responsables de Chambres de Commerce, d’échanger des idées et avis sur les sujets les plus courants et de rencontrer les acteurs, et  experts du monde. Le Président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Bénin a suivi avec un grand intérêt la “World Chambers Compétition”, le  programme connu mondialement qui est dédié aux projets novateurs des Chambres de Commerce et qui récompense les meilleurs projets original, pour la création d’emplois et le développement des entreprises, sur la responsabilité sociale de l’entreprise et sur l’impact des politiques publiques. Plusieurs thématiques relatives au développement des Pme, au rôle des chambres de commerce en passant par les politiques anti-corruption et les collectes de fonds ont été développées durant le congrès. L’une des finalités de la 9ème édition du Congrès mondial des Chambres de commerce est d’impliquer le plus grand nombre de Chambres de Commerce des 48 pays en voie de développement dans la dynamique mondiale. Le IXème Congrès Mondiale des Chambres de commerce de Turin est un regain d’énergie pour les Chambres de commerce qui ont l’intention d’améliorer leurs services. « C’est la première fois que nous participons à cet évènement et  nous allons sensibiliser davantage nos homologues à participer activement aux activités pour en tirer le meilleur pour les entreprises de nos pays et surtout pour notre sous-région ouest africaine. Par exemple, la World Chambers Compétition est un très bon moyen pour remporter un défi en créant de nouveaux services inspirés des meilleurs projets conçus par les autres Chambres de Commerce» a déclaré le président Jean-Baptiste Satcivi.

Aziz BADAROU

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Chambre Consulaire régionale de l’Uemoa : Jean-Baptiste Satchivi, Président

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Le Président de la Chambre  de commerce et d’industrie du Bénin, Jean-Baptiste Satchivi a été choisi par ses pairs de la sous-région pour conduire les destinées de la Chambre Consulaire Régionale de l'Uemoa. Il prendra donc les rênes de cette institution consulaire sous régionale ce jeudi, 21 mai 2015 à Lomé, la capitale togolaise. Une élection qui vient confirmer le leadership du patron de la communauté nationale des affaires. Un an après sa prise de fonction à la tête de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi s’illustre au plan continental. Les initiatives de l’homme en faveur du renforcement du partenariat secteur public-privé, son management à la tête de la Ccib ont dû certainement jouer  pour son élection à la tête de l’institution consulaire sous régionale afin qu’il insuffle un nouveau dynamisme à cette structure chargée de défendre les intérêts des opérateurs économiques ouest-africains. Notons également que cette élection de Jean-Baptiste Stachivi comme président de la Chambre consulaire régionale de l’Uemoa présente une multitude d’opportunités d’affaires aux opérateurs économiques béninois.

Aziz BADAROU

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Can 2017 : Raouraoua riposte

Raouraoua

Le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua (photo), ‘’contre-attaque’’, après l'échec de l'Algérie lors de la Can 2017. Le dirigeant s'en prend au Mali et au Bénin, qu'il accuse d'avoir trahi son pays.   

Mohamed Raouraoua ne décolère pas après l'attribution de la Can 2017 au Gabon plutôt qu'à l'Algérie. Montré du doigt par une partie de son opinion publique en raison de cet échec, le président de la Fédération algérienne de football a pris le temps de mûrir sa riposte. Celle-ci est tournée contre le Bénin et le Mali. Les deux pays auraient donné leur voix au Gabon alors qu'ils avaient assuré l'Algérie de leur soutien lors du vote du 8 avril. « Désormais, il faudra mettre un terme à toutes sortes d’aides envers les deux pays. Ni matches amicaux, ni stage de recyclage, ni rien du tout », a déclaré Mohamed Raouraoua. Dans l’immédiat, peu de conséquences concrètes sont à attendre : souvent opposés à l'Algérie en poules éliminatoires ces dernières années, les deux pays d'Afrique de l'Ouest ne sont cette fois pas tombés dans la poule des Fennecs.

Source: footsud

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BOAD : Un bénéfice de 8,4 milliards de FCFA en 2014

boad

Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a tenu sa 96ème session ordinaire sous la présidence de Monsieur Christian Adovelande, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.

Après avoir adopté le procès-verbal de sa 95ème réunion qui s’est tenue le 15 décembre 2014 à Cotonou, le Conseil a examiné et approuvé plusieurs dossiers, dont celui relatif aux comptes de la BOAD pour l’exercice clos le 31 décembre 2014. L’institution a enregistré un résultat de 8, 399 milliards de FCFA contre 10, 872 milliards de FCFA au cours de l’exercice précédent. La baisse constatée est essentiellement due à la perte potentielle de change enregistrée sur les encours des dettes en devises.
Il faut souligner qu’au cours de l’année 2014, le Conseil des Ministres de l’UEMOA a décidé d’intégrer aux fonds propres de la BOAD, sous forme de don, la dotation initiale du Fonds de Développement Energie (FDE) de 250 milliards de FCFA. Cette décision a permis de porter à 619 milliards de FCFA les fonds propres au 31 décembre 2014 de l’Institution, élargissant ainsi sa base d’endettement.
Par ailleurs, le Conseil d’Administration a approuvé 9 propositions de prêt à long et moyen termes d’un montant total de 109 milliards de FCFA et 4 propositions de prêt à court terme d’un montant de 17,4 milliards de FCFA. Ces nouveaux financements portent à 3 293,3 milliards de FCFA le montant global des financements à long et moyen termes de la BOAD hors FDE, correspondant à 736 projets. Le montant cumulé des financements à court terme s’élève, lui, à 191,5 milliards de F CFA.
Les prêts approuvés portent sur le financement partiel des projets suivants :
•    Réhabilitation des infrastructures de base dans les villes intérieures (Côte d'Ivoire) : 15 milliards de FCFA
•    Aménagement d'infrastructures routières structurantes (Mali) : 20 milliards de FCFA
•    Réhabilitation de la Route Nationale n°17 sur le tronçon Katchiamba-Sadori (Togo) : 9 milliards de FCFA
•    Réhabilitation de voiries urbaines à Bissau – phase 3 (Guinée Bissau) : 12 milliards de FCFA
•    Construction d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gleta (Bénin) : 10 milliards de FCFA
•    Renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Parakou (Bénin) : 8 milliards de FCFA
•    Implantation d’une centrale thermique de 90 MW à Kayes par la société Albatros Energy Mali SA (Mali) : 15 milliards de FCFA
•    Création d'un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication (Mali). 10 milliards de FCFA
•    Réhabilitation et exploitation sous enseigne Radisson Blu de l’Hôtel du 2 février à Lomé par la société Kalyan Hospitality Development Togo SAU (Togo): 10 milliards de FCFA
•    Mise en place d’une ligne de refinancement à court terme en faveur de Coris Bank International (CBI) pour le financement des besoins de la Société Burkinabé des Fibres Textiles (SOFITEX) liés à la campagne cotonnière 2014-2015 (Burkina Faso): 6 milliards de FCFA.
•    Prêt à court terme en faveur de la CMDT pour le financement de la campagne cotonnière 2014-2015 (Mali) : 4,42 milliards de FCFA
•    Prêt à court terme en faveur de l’Etat nigérien pour le financement de l’acquisition de matériels de réseaux et de groupes électrogènes pour le programme d’urgence d’électrification rurale 2015-2016 : 4 milliards de FCFA
•    Prêt à court terme en faveur de CCBM Industries Espace Auto pour le financement de l’assemblage et de la commercialisation d’engins agricoles et de matériel roulant (Sénégal) : 3 milliards de FCFA
•    Proposition d’annulation du deuxième concours octroyé par la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) à la BOAD, et de mise en place d’une ligne de crédit de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), à la BOAD pour le financement des opérations de court terme
•    Proposition de mise en place d’une opération de placement de trésorerie de la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) auprès de la BOAD
Le Conseil a émis un avis favorable sur le Rapport annuel 2014, ainsi que sur l’Etat de recouvrement des créances sur prêts de la BOAD au 28 février 2015 et la situation globale des recouvrements au 31 décembre 2014.
Il a pris connaissance des dossiers suivants :
•    Compte-rendu de la 20ème réunion du Comité d’audit de la BOAD ;
•    Compte-rendu de l’exécution de la tranche annuelle 2014 du budget-programme 2014-2016 de la BOAD;
•    Situation des opérations de la BOAD par pays au 31 décembre 2014 ;
•    Situation au 31 janvier 2015 de l’utilisation des ressources mobilisées par la BOAD ;
•    Rapport d’exécution de l’emprunt obligataire BOAD 5,95% 2014-2021;
•    Point d’étape de la mise en œuvre des projets de notation de la Banque et de réalisation d’un emprunt sur le marché financier international ;
•    Note relative à la mise en œuvre de la Convention de cession de créances et de prise en charge de l’actif net négatif entre la Banque Régionale de Solidarité (BRS) et les Etats membres de l’UMOA ;
•    Recueil des recommandations et décisions prises aux réunions du Conseil d’Administration de la BOAD tenues au cours de l’année 2014 ;
•    Compte-rendu de la réunion ordinaire du Conseil des Ministres de l’UMOA tenue le 22 décembre 2014 à Cotonou.
En clôturant les travaux, le Président Christian Adovelande a, au nom du Conseil d’Administration, remercié les autorités sénégalaises et le Gouverneur de la BCEAO, pour l’accueil chaleureux et fraternel qui a été réservé aux Administrateurs, ainsi que pour les dispositions matérielles et organisationnelles ayant permis la tenue de cette session dans les meilleures conditions.

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Pour faire face aux difficultés nouvelles en Afrique : La croissance économique ne suffira pas, selon l’Administrateur du PNUD

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« L’Afrique a enregistré une croissance économique impressionnante au cours des dix dernières années, mais sa capacité à poursuivre ses progrès et à faire face aux difficultés nouvelles ne sera renforcée que si l’on investit dans la santé de ses citoyens, leur éducation et leur participation à la vie de la société », a déclaré aujourd’hui Helen Clark, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire.

« Il y a de nombreuses raisons d’être optimistes en ce qui concerne l’Afrique », a expliqué Helen Clark. « L’augmentation constante des revenus a multiplié les possibilités de transformation des économies et des sociétés, préparant ainsi l’avènement d’une Afrique émergente. L’émergence de l’Afrique doit s’inscrire dans la quête d’un plus grand bonheur ».
Helen Clark a pris part à l’ouverture de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, organisée par le Gouvernement ivoirien en collaboration avec le PNUD, et avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Cette manifestation a convié des dirigeants mondiaux et régionaux, des experts et des chercheurs à débattre du développement social et économique inclusif dans le monde, à mettre en commun les enseignements tirés afin d’appuyer les stratégies et les politiques relatives à l’émergence.

La Conférence d’Abidjan a lieu dans le contexte d’un élan renouvelé en faveur de l’émergencesur le  continent. Une trentaine de pays africains ont inscrit l’objectif d’atteindre le statut de pays « émergent » dans leurs stratégies de développement nationales. Cette initiative est également conforme à l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui propose d’assurer au cours des 50 prochaines années une transformation socio-économique s’appuyant sur un continent plus pacifique et plus prospère.
La Banque africaine de développement prévoit que d’ici à 2050, une « Afrique émergente » aura multiplié par trois le PIB du continent, ce qui permettra à 1,4 milliards d’Africains d’entrer dans la classe moyenne et de diviser par dix le nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême.

« Ce sont des prévisions encourageantes », a dit Helen Clark. « Une ‘‘Afrique émergente’’ garantira à tous les Africains les opportunités dont ils ont besoin pour améliorer leur vie ».

Elle a énoncé un certain nombre de mesures concrètes qui pourraient être prises par les dirigeants, dont la réduction des inégalités, l’exploitation du potentiel de la jeunesse, l’amélioration de l’emploi, l’amélioration des moyens de subsistance, la préservation des écosystèmes, et la réduction des facteurs de conflit et d’instabilité.

« L’Afrique possède le leadership ainsi que la vision nécessaires pour réaliser l’émergence », a-t-elle conclu. « L’engagement en faveur d’une croissance et d’une gouvernance inclusive et durable, la volonté de mettre un terme à la dégradation de l’environnement et de renforcer la résilience aux chocs, l’aspiration à une plus grande égalité entre les hommes et les femmes, et à exploiter le potentiel des femmes et des jeunes, voire de tous les Africains, permettront d’aboutir à l’émergence et de faire triompher le développement humain. »

Abidjan, le 18 mars 2015 –

Source Pnud-Cot

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Noël De Poukn, Président du Conseil d’Administration du Groupe Zénith Sarl, : « Le rêve du frère, l’accomplissement du père»

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« La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas », disait Georges Duby. A cette suite, on pourrait facilement affirmer que le rêve de notre premier Manager à l’affiche de l’année qui nous vient du Togo voisin, s’est réalisé dans le sillage de celui de son frère, journaliste au journal La Colombe et malheureusement décédé avant que ce rêve ne puisse voir le jour. Un rêve qui aura creusé des sillons si profonds dans son esprit et dans son cœur, qu’il ne manquait qu’à les remplir de détermination, de dévouement, et aussi de patience pour le rendre possible et tangible. C’est ce à quoi s’est patiemment employé, Noël De Poukn, jeune entrepreneur de 40 ans. Le groupe Zenith Sarl dont il est le Président du Conseil d’administration a pignon sur rue à Lomé et règne en maître dans un marché de la communication et du marketing pleinement atomisé, où seuls les battants deviennent des gagnants. En vrai métronome il dirige sereinement une équipe d’une cinquantaine de jeunes « aux dents longues », constitués principalement d’amis rencontrés « sur les bancs » du lycée et de l’université. Son entreprise possède aujourd’hui la plus grande régie publicitaire sur laquelle s’appuient de nombreux annonceurs pour la réussite de leurs différentes campagnes d’affichage. Le Groupe Zenith Sarl, c’est également la réalisation de forage, la location de voitures, et d’autres projets encore qu’il se garde bien de dévoiler pour le moment. C’est que Monsieur De Poukn est un homme prudent, à la parole rare mais à l’action prompte. « C’est mon caractère. Dans la vie on a souvent des gens qui parlent sans jamais rien faire et ceux qui préfèrent les actes à la parole vaine et je crois que je suis de ces personnes-là ». Enseignant, fonctionnaire et entrepreneur en plein accomplissement, notre manager assume sa polyvalence et s’offre le plaisir d’ajouter à sa panoplie d’activités, la politique. Il met toute son énergie, son temps disponible et ses ressources au service d’un homme qu’il considère comme la véritable incarnation de la jeunesse, le Président Faure Essozimna Gnassingbé. Monsieur de Poukn ne s’en cache pas, il soutient le Président Faure Gnassingbé. Il a créé une association qui porte littéralement le nom de ce dernier : Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF). La politique, il ne pourra s’empêcher d’en faire se défend-il à peine. Son père, grand rassembleur et leader politique, en son temps, fut député à l’Assemblée nationale, sous la bannière du Rassemblement du peuple togolais (Rpt). Un détail qui permet de mieux appréhender le parcours de ce jeune homme et d’y voir davantage de cohérence et peut-être même d’y lire un certain signe du destin. « Je crois que politiquement, je suis son fruit » admet-il sans cacher cette pointe de fierté du fils aimant et reconnaissant qui se dit en lui-même avoir réussi à prendre la relève. Je vous invite à travers ces quelques lignes, à la connaissance d’un jeune homme travailleur, un manager qui sait que l’humilité est la marque des grands et  avec une pointe d’humour. Bonne lecture.

Par Djamila Idrissou Souler, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comment se porte le monde de la communication aujourd’hui au Togo ?

Au Togo, je crois que la communication est plurielle, diversifiée mais encore embryonnaire. Elle a été favorisée ces dernières années par la liberté d’expression, la liberté et la facilité de création des entreprises. Elle est beaucoup influencée par l’Occident, et les décideurs comprennent de plus en plus que la communication est devenue le maître-mot de la vie courante de nos entreprises.

Le Togo est un petit marché, est ce que les entreprises arrivent à communiquer vraiment?

Il y a beaucoup d’agences de communication. Honnêtement, le marché est serré, vraiment émietté et segmenté.  Mais on ne baisse pas les bras. Quand vous êtes dans une arène, vous risquez d’être envoyé au tapis (rire). Les prospections d’aujourd’hui sont les ventes de demain et nous savons que le meilleur reste à venir.

Comment arrivez-vous à tirer votre épingle du jeu ?

Notre première arme c’est la fidélisation de nos clients. Le marché est tellement serré que quand on arrive à capter un client dans notre filet, on fait tout pour ne jamais le perdre. Et puis, nous créons régulièrement de nouveaux services adaptés pour répondre aux besoins de l’heure.

Quelle est l’arme secrète de Zénith communication ? Sans chercher à la divulguer!

L’arme secrète de Zénith, c’est simplement la jeunesse et le dévouement de son personnel. Par ailleurs, nous travaillons tous dans une ambiance familiale et cela apporte vraiment un plus à la société. Parce qu’il y a une belle atmosphère qui règne au sein du groupe et chacun fait son travail dans l’allégresse et cela fait avancer les choses. C’est vrai on est très fraternisé.

Comment avez-vous fait pour en arriver à bâtir une entreprise de cette taille-là, qui a pratiquement le monopole du secteur de la régie publicitaire au Togo ?

Drôle de coïncidence, parce que cette question vient de m’être posée ce matin par un de mes étudiants. Il m’a dit ceci : «Monsieur, vous voyez comment la vie est difficile et si après le Bts, ou la licence on veut devenir imprimeur par exemple mais on n’a pas un parent pour nous aider, les banques refusent de prêter. Comment peut-on y arriver ? » J’ai beaucoup apprécié sa question, qui est pour moi symptomatique d’un étudiant qui se soucie de son avenir. Il est en 2e année de communication d’entreprise, mais il réfléchit déjà, il anticipe. C’est déjà un pas de réussite parce que tout part de nos mentalités, tout part de la créativité et tout part de celui qui sait anticiper le lendemain. Je lui ai répondu «si tu veux être imprimeur, au Togo pour créer une société, les formalités ont été bien simplifiées pour favoriser la libre entreprise. Cela ne coûte pratiquement rien et tu pourras facilement avoir au moins les 50.000 ou 60.000 Fcfa pour créer ta société. Et tu peux commencer par la sous-traitance. Il suffit que tu viennes peut-être dans une direction (je lui ai même donné le nom d’une direction).  Tu vas par exemple à Togo Telecom et tu t’adresses à celui qui s’occupe de la logistique. Tu te présentes en tant qu’imprimeur détenteur d’une carte d’opérateur économique qui vient proposer ses services. L’imprimerie, c’est quoi, c’est la reproduction en nombre. Si on te donne par exemple un bordereau à multiplier en 20 ou 30 000 exemplaires, tu le prends. Et c’est comme ça qu’on démarre une entreprise pour aller vers les sommets de la réussite. »

Est-ce aussi facile que de le dire ? N’est-ce pas qu’il faut connaître quelqu’un, qui connaît quelqu’un ? Vous connaissez le refrain…

Il faut connaître Dieu aussi et quand tu viens, la personne peut s’ouvrir à toi, il faut oser. Tu vas sous-traiter et si tu as vraiment deux ou trois marchés, par trimestre, je crois qu’en deux ans, tu peux t’acheter au moins une première machine d’imprimerie à une couleur.

Pas une voiture, pas une maison ?

Non pas du tout, il faut chercher à s’installer. Cela n’est qu’un exemple. C’est une façon de leur dire qu’il faut d’abord apprendre à se prendre en compte soi-même. Il faut oser et ne pas se mettre des barrières inutiles alors que cela n’existe pas. Il faut toujours forcer et cela va s’ouvrir. Car souvent, ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais c’est justement parce que nous n’osons pas que les choses paraissent difficiles.

Est-ce ainsi que vous avez procédé ?

Je n’ai pas fait mieux que cela.

De combien êtes-vous partis pour créer votre Groupe ?

Au fait, pour moi c’est un peu historique dans la mesure où moi, j’ai hérité ce métier de mon défunt frère aîné qui était un journaliste de la presse privée. Il était le Directeur de publication du journal La Colombe et avec lui, je partageais tout. Donc quand bien même j’étais encore fonctionnaire de l’administration, je me donnais à cœur joie à la rédaction des articles parce que c’est mon domaine. Mon frère aîné avait ce projet d’agence de communication. Mais, malheureusement, il n’a pas pu le concrétiser, parce qu’il a perdu la vie dans un tragique accident. C’était en 2009. Il est donc parti, mais ses idées devaient demeurer et c’est sur cette ancienne corde que j’avais donc décidé de tisser la nouvelle. Presque six années plus tard, cela a donné ce que vous pouvez constater aujourd’hui.

C’est donc un peu comme un hommage que vous lui rendez ?

Un hommage tout à fait mérité !


Est-ce que par exemple, vous avez bénéficié de l’aide de vos parents, ou de tierce personne pour monter votre entreprise ?

Leur  contribution, se résume au fait que ce sont eux qui se sont occupé de nos études. Heureusement, nos parents sont des propriétaires terriens dans la région, ils ont de temps en temps, eu à vendre des parcelles pour nous aider. Notre père était par ailleurs un forestier et avait beaucoup d’hectares de reboisement. Et à chaque fois qu’il y avait un besoin, il n’hésitait pas à faire la coupe de ses tecks et les vendre pour nous soutenir. Cela a été vraiment un plus pour nous dans la famille.

Sur la liste des différentes activités de votre groupe, je vois mentionner forage. Qu’est-ce que l’événementiel, la communication et le markéting ont à voir avec le forage ?

Effectivement nous sommes partis de la communication, le markéting et l’événementiel. Mais je vous le disais au début, Zénith, c’est le cercle de la créativité. Nous avons constaté que la population togolaise en générale et celle rurale en particulier était en manque d’eau potable. Quelle pouvait être notre contribution ? C’est dans cette optique que nous nous sommes dit que la meilleure manière de donner de l’eau potable à la population c’est la création des forages. Nous nous sommes demandé pourquoi ne pas créer cette branche ? Et c’est à partir de la création de cette branche que nous avons laissé l’appellation de Zénith seul, pour devenir Groupe Zénith. Nous sommes en train de faire les premiers pas.

Combien de puits avez-vous déjà creusés ?

Nous sommes très jeunes dans ce domaine, nous n’en avons pas encore creusé une vingtaine. Dison au moins dix. Dans Lomé on en a fait un seul en attendant. Dans les villages il n’y a pas de problème. Mais rassurez-vous, je crois que nous sommes à la merci des demandes.

De nombreuses personnes louent votre générosité et votre sens d’altruisme. Vos œuvres caritatives à travers votre Association, sont reconnues dans le pays.

Vous savez, on ne vit pas seul dans la vie. Ma foi chrétienne aussi me l’apprend. Parce que Dieu veut qu’on partage le peu qu’on a avec ses semblables. Quand tu donnes du pain à une personne, c’est à tout un peuple tu le fais. Et quand on fait de ses rêves une réalité, ce n’est pas que pour nous. Il faut respecter les règles de la vie. C’est une œuvre sociale parce qu’on ne le fait pas en attente d’une gratification quelconque. On le fait parce que c’est nécessaire. Même si les gens pensent que c’est pour une raison précise derrière, il ne faut même pas y penser.

Et vous êtes un grand mécène culturel aussi et vous aidez beaucoup d’artistes chanteurs… on m’a dit qu’ils sont rares ces dossiers de sponsoring que vous n’acceptez pas ici.

Oui, nous-nous sommes dit qu’il faut aider surtout les jeunes au Togo. Personne ne s’en soucie, mais les artistes ont des difficultés.  Ils rasent les murs comme des albatros aux ailes coupées. Nous à Zénith, nos recettes sont partagées et on a donné une place importante à ces soutiens surtout aux artistes qu’ils soient du Nord ou du Sud, de l’Est  comme de l’Ouest. Quand Ils ont besoin de nous, nous répondons au même titre que les autres.


Vous soutenez le Président Faure, est-ce qu’on ne dira pas que ce sont des raisons politiques qui sont derrière tout cela ? C’est parce que vous avez des ambitions politiques que vous le faites ?

Non, mais les gens sont libres de croire ce qu’ils veulent. Cependant, je crois que la réalité ne se cache pas. Quand tu soutiens quelqu’un ton attitude le démontre. N’ayons jamais peur du qu’en-dira-t-on. Un proverbe africain le dit si bien : « si tu as peur des yeux de la grenouille, tu mangeras une pâte sans sauce». Je ne fais pas de la politique politicienne mais de la politique de développement. Je soutien la politique de développement et de reconstruction du pays à travers l’union et la fraternité, et je crois que tout citoyen aimant son pays devrait défendre ces valeurs.  

Mais est-ce que ces actes de générosité et ce soutien dont vous faites montre n’ont pas pour but d’obtenir une aide pour votre entreprise ? Pour avoir des marchés juteux de la Présidence.

Je n’ai jamais eu de marchés de la présidence. Je n’ai jamais moi-même eu le temps d’aller négocier un marché parce que j’ai mes lieutenants qui le font, et moi ils ne font que me rendre  compte des marchés pour voir si cela a marché ou non. Nous-nous battons avec les concurrents et quand cela marche c’est tant mieux, dans le cas contraire, on se ravise. La plupart des grands marchés font l’objet d’un appel d’offre transparent et public qui ne laisse pas la place à cette forme de corruption.

Alors, à contrario est-ce que le fait d’afficher sans ambages votre soutien à Faure Gnassingbé ne dessert pas aussi votre entreprise ?

Vous savez, ce sont là des mentalités africaines. Cela ne manque pas et c’est regrettable. Mes éléments me l’ont toujours rapporté et je leur ai toujours dit de ne pas considérer cela. Quelqu’un qui agit ainsi, c’est de la mauvaise foi. Dans la mesure où si tu veux une prestation et tu sais que c’est telle agence qui peut te donner un résultat concluant, je crois qu’il ne faut pas tenir compte de certaines considérations. Moi je pense que je ma bats même contre cela et là où il ne faut même pas avoir une casquette politique, on ne le fait pas. Celui que je soutiens politiquement a fait de cette philosophie son leitmotiv et je ne sais pourquoi je
m’en écarterais.

Le nom de l’association c’est le nom de Faure Gnanssigbe. Et vos œuvres caritatives portent ce nom-là! Vous aviez besoin de mettre autant en exergue le nom du Président. Pourquoi pas une association neutre?

C’est une association avec le Président Faure parce que nous soutenons sa politique et qu’il est un modèle pour nous. C’est la première ligne droite de notre association. Mais au-delà de cela, il y a des œuvres caritatives et sociales qui en ce moment ne demandent pas qui est  pour ou contre le Président Faure. Cela n’a rien à voir avec centaines œuvres que nous faisons. Par exemple, nous avons récemment lancé sur toute  l’étendue du territoire national, une campagne foraine d’établissement d’acte de nationalité aux élèves de terminale, qui n’en avaient pas. Mais nous avons demandé aux responsables des établissements, de nous faire des listes des élèves qui n’avaient pas cette pièce. On n’a pas demandé la liste des élèves qui soutiennent le Président Faure, même cela était sous le couvert de l’association soutenant le Président. C’est donc les actes que nous posons qu’il faut considérer.


Vous êtes aussi Président d’un club de football…

Oui, je suis un fou du football, depuis l’enfance, non seulement j’aimais le football, mais pour l’histoire c’est que depuis le collège on m’appelle Petit Pelé.

Un bon attaquant donc !

Ah oui ! J’étais un bon attaquant, et j’ai toujours aimé ce sport et jusqu’à aujourd’hui. Je suis d’ailleurs le Président d’honneur d’une équipe de première division, de la ville Dapaong qui a même occupé le 4e  rang lors du dernier championnat d’élite du Togo. Le football c’est vraiment mon sport préféré. Le groupe Zénith une équipe qui s’entraine sans relâche et ce serait un plaisir de défaire l’équipe de Matin Libre si vous en avez une (rire)

Les clubs de football sont des entreprises qu’il faut réussir à faire tourner. Vous avez des sponsors?

En Afrique, quand on dit que quelqu’un est un manager, il faut comprendre que cela doit faire souffrir sa poche.

Donc, vous souffrez ?

Non je parle en  général, moi je ne souffre pas parce que je le fais avec bon cœur et je fais ce que je peux. Et  je ne fais pas seul parce que quand cela me dépasse, j’appelle au secours les autres aînés de la région. Le football, c’est une affaire collégiale on ne peut pas le faire tout seul. Un seul doigt ne peut lécher une assiette n’est-ce pas ? C’est ensemble que nous pouvons relever les défis qui s’offrent à nous.

Comment s’organisent vos journées ?

Non je n’enseigne pas tous les jours, j’ai à peine six heures par semaine. Sinon les journées où j’ai cours, j’y vais d’abord et je viens au service ici après et j’y reste toute la journée. Je rentre à midi, et je reviens dans l’après-midi.

Vous êtes le Pca de Zenith mais en même temps vous êtes Ape au service des impôts. J’ai dû mal à comprendre comment vous concilier les deux. En outre, on ne dira pas que vous restez dans la fonction publique pour le salaire que vous percevez ou pour le plaisir d’être un exécutant. Pourquoi ne démissionnez-vous pas ?

Pour moi c’est important de ne pas démissionner. Le salaire que je perçois m’intéresse parce que je sais que c’est quelque chose que je mérite à la sueur de mon front. L’argent que je gagne en étant fonctionnaire est même celui que je dépense avec plus de plaisir que les autres. Je suis quelqu’un qui aime travailler. Je n’aime pas la sédentarité, j’aime faire beaucoup de choses à la fois. C’est pour cela que j’ai accepté de travailler dans la fonction publique.

Êtes-vous inquiet ? Avez-vous peur du lendemain ?

Je n’ai pas peur du lendemain, je suis très optimiste. Mais je vois mon optimisme encore plus grand dans la fonction publique.


Quel est votre idéal en tant que grand manager ? Comment menez-vous votre vie ?

Honnêtement parlant, Je crois que je suis homme comme tous les autres, je n’aime pas trop me démarquer de façon particulière.  Sur le pan philosophique, chacun a un comportement dans la société, mais moi j’aime le conformisme, j’aime poser les actes qu’il faut dans la normale pour ne pas enfreindre à certaines règles divines comme sociales. Ce que j’aime le plus, c’est le succès. J’ai horreur des échecs et quand j’ai des ambitions, une visée, je ne me presse pas, je prends un peu mon temps et avec la grâce de Dieu, j’y arrive toujours.

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Profil de notre manager


 

Noel Mantode De Poukn est né en 1976 à Dapaong. Après un Bts en communication des entreprises, il passe en 2003 un concours de recrutement dans la fonction publique. Cela ne l’empêchera pas de continuer ses études pour enfin obtenir en 2010, son Master II en management des entreprises à l’Institut Africain d’Administration des Etudes Commerciales. Depuis 2006, il est Chef matériel à la Direction Générale des Impôts. Il est le Président de plusieurs associations de jeunesse. Il est professeur de production graphique au Cifop et à Adonaï et enseignant de médias et hors médias au CIB-INTA. Il est enseignant de  production graphique, de médias et hors médias dans de grandes universités privées du Togo. Noel De Poukn est marié et père de 4 enfants.

D.I.S

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20e session du Cos-coton : Trouver des stratégies pour une compétitivité du coton africain

bako

La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou a accueilli mercredi 11 mars 2015, la 20e session du Comité d’orientation et de suivi du partenariat Union européenne –Afrique sur le coton (Cos-coton). Cette rencontre marquant le 10e anniversaire du Cos-coton, permettra aux participants d’échanger sur les nouvelles stratégies pour la compétitivité du coton africain.

La rencontre de Cotonou vise à évaluer le chemin parcouru depuis la création du Cos-coton afin d’adopter de nouvelles stratégies pour impulser une dynamique nouvelle au développement des filières cotonnières africaines. « Notre rencontre se veut, à plusieurs égards, un tournant dans la vie du Cos-coton » a déclaré la ministre du Commerce, François Abraoua Assogba, parce que, poursuit le ministre, elle permettra la mise en place de nouvelles stratégies susceptibles de  répondre aux nombreux défis auxquels  demeurent confrontées, les filières cotonnières africaines.  Elle a en outre exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont permis l’émergence de ce cadre d’échange et de discussion qu’est le cos-coton.  Pour le représentant du Président de la commission de l’Union européenne, le coton revêt une importance particulière dans les relations Acp-Ue. Et c’est ce qui justifie la mise en route d’un programme financé à hauteur de 11 millions d’euros. La rencontre de Cotonou permettra  donc  à l’en croire, de faire le point sur le cadre d’action et des stratégies pour le développement du coton, en vue de redéfinir le secteur en fonction des exigences actuelles.
Le représentant du Secrétaire général du groupe Acp a pour sa part, placé le coton au cœur  des préoccupations du groupe.  Aux nombreux défis plombant le secteur, Yao K. Adingra propose le renforcement de la coordination et la cohérence des actions aussi bien au niveau des partenaires de l’Union africaine, que du Nepad et autres communautés régionales.
« La production du coton constitue une des principales sources de croissance des économies de nos pays (plus de 60% de nos recettes d'exportation) et une importante source d'emplois et de devises » a affirmé le ministre des Affaires étrangères représentant le chef de l’Etat. Mais  malheureusement reconnaît-il, le secteur est confronté aux  défis de la productivité, de  la commercialisation, de la transformation locale, de la protection de l’environnement et celui de la sécurité alimentaire. ¨Face à ces défis, la mise en place du partenariat Ue-Afrique sur le coton en 2004 à Paris a  été une décision salutaire reconnaît-le ministre. Mais 10 ans après sa mise en route, plusieurs questions demeurent.  Il conviendrait donc à en croire le ministre, d'envisager la création d'un cadre de concertation et de partenariat entre les différents acteurs. L'exemple du Cos-coton est, à cet effet, à saluer et à pérenniser. Dans ce cadre, la Feuille de route panafricaine sur le coton vient à point pour  créer des conditions propices à la mise en œuvre d'une stratégie panafricaine pour relever les défis du secteur coton en Afrique. Tout en exprimant sa reconnaissance à l’Ue au nom du Chef de l’Etat, Arifari Bako a lancé un appel au  partenaire européen afin que la question des produits de base en général et celle du coton en particulier soit prise en compte dans l’exercice de programmation du 11è Fonds européen de développement (Fed) en cours de programmation.
 
Thomas AZANMASSO (Stag.)

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20e session du Cos Ue-Afrique sur le coton : La filière coton au cœur des débats à Cotonou ce jour

agriculture

En prélude à  la 20e session du comité d’orientation et de suivi du partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique sur le coton (Cos-coton)  qui se tient  ce mercredi 11 mars 2015 au Palais des congrès de Cotonou, le ministère des Affaires étrangères , de l’intégration africaine et des béninois de l’extérieur a organisé un point de presse hier mardi, pour une large information sur la rencontre. En lieu et place du ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari, c’est sa  collègue de l’industrie, du  commerce et des petites et moyennes entreprises, Françoise Abraoua Assogba, qui était face aux professionnels des medias.

La 20e  session du Cos-coton est précédée de la 3e réunion du comité de pilotage du Programme d’appui à la consolidation du cadre d’Action pour le partenariat Ue-Afrique sur le coton. Elle  connaîtra la participation de toutes les parties prenantes du partenariat Ue-Afrique sur le coton, des acteurs des filières cotonnières en Afrique ainsi que des partenaires techniques et financiers œuvrant  pour le développement du secteur du coton africain. Cette 20e session marquant la célébration du 10e anniversaire dudit partenariat, permettra aux participants, d’engager une profonde réflexion sur les enjeux et les perspectives pour le coton africain, dix ans après la mise en place du partenariat. La rencontre de Cotonou permettra également aux acteurs du secteur du coton en Afrique, de procéder à la validation de la Feuille de route panafricaine sur le coton (Frpc). La 20e session du Cos-coton sera enfin  l’occasion pour les participants, d’obtenir de l’Union européenne et des partenaires techniques et financiers, un engament politique en vue de la poursuite du partenariat et des appuis au secteur du coton africain, dans un souci de consolidation des acquis obtenus ces dernières années.

Le partenariat Ue-Afrique sur le coton

Le partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique sur le coton a été établi en juillet 2004 au Forum de Paris, pour répondre aux défis majeurs auxquels font face les filières cotonnières africaines.  Il vise à contribuer à la lutte contre  la pauvreté dans les zones cotonnières africaines par l’amélioration de la compétitivité, de la valeur ajoutée, de façon à optimiser l’impact  sur le revenu des producteurs grâce à la mobilisation des partenaires. Dès 2004, ce partenariat a mobilisé un financement de  près de 570 millions d’euros alloués aux filières cotonnières dont 70% proviennent de l’Union européenne. Le Bénin a bénéficié dans ce cadre, d’un montant total de 50 000 000 d’euros, soit 32milliards 800 millions de Fcfa. Tour à tour le Secrétaire général adjoint, porte parle du Maeiafbe, l’ambassadeur Simplice Gnanguessi, le représentant  du secrétaire général du groupe Acp, Yao K. Adingra, et l’ambassadeur du Bénin près l’Ue, Charles Todjinou ont apporté des éclaircissements sur les mesures prises  pour surmonter les défis du coton africain. La ministre du commerce a quant à elle rassuré les uns et les autres par rapport aux préparatifs de la rencontre.

Thomas AZANMASSO (Stag.)

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Chute des prix du pétrole : Cela pourrait peser sur les systèmes bancaires de certains pays exportateurs, selon S&P

economie

(Agence Ecofin) - L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a estimé, dans un rapport publié le 2 mars, que la chute des prix du pétrole pourrait impacter négativement les systèmes bancaires de certains pays exportateurs, dont le Nigeria.

«La baisse du prix du pétrole affectera certains les systèmes bancaires de certains pays exportateurs, soit directement à cause de leur forte exposition en termes de crédits et de dépôts aux entreprises pétrolières ou liées au gouvernement, soit indirectement à travers de plus faibles investissements et croissance économique, pouvant peser sur la qualité des actifs et les indicateurs de rentabilité des banques», a précisé l’agence.
S&P note dans ce cadre que les banques du Nigéria, du Bahreïn, du Sultanat d’Oman et de  Brunei sont plus vulnérables que les autres. «Les banques nigérianes affichent l'exposition directe plus élevée dans le secteur du pétrole, avec des prêts représentant environ 25% du total des crédits bancaires en 2014. Cela s’explique par le fait que les entreprises privées locales soient impliquées dans l’amont de l’industrie pétrolière ou dans la production du brut. Bien que nous supposions que ces entreprises ont accumulé du cash au cours des trois dernières années, nous ne pouvons pas exclure des effets négatifs sur les indicateurs de qualité des actifs des banques nigérianes», souligne l’agence. Et d’ajouter: « Le secteur du pétrole continue en outre à tirer l’économie nigériane, contribuant à hauteur de  14% au PIB et à 70% aux recettes publiques».
Plus généralement, S&P note que les systèmes bancaires des pays avec de faibles marges budgétaires, des déséquilibres économiques majeurs et une forte dépendance aux dépôts bancaires liés au pétrole, pourraient être mis sous pression.
Selon les prévisions de S&P, les prix du pétrole devraient se  stabiliser autour de 55 dollars le baril en 2015, avant de remonter à environ 65 dollars en 2016.

Agence ecofin

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Hamilton Dia Houphouët-Boigny à propos de son institution financière : «Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique»

hamilton-houphouet-boigny

A la tête d’une des plus influentes banques d’affaires de renommée internationale, Hamilton Dia Houphouët, est un homme dont la discrétion contraste avec la puissance  de son institution financière : Kimberley Bank. Grand lobbyiste redouté par ses pairs, ce jeune africain représentant une nouvelle génération de décideurs, est très sollicité et à l’oreille des chefs d’Etat qu’il conseille et accompagne sur les grands projets d’investissement  avec rang d’Ambassadeur plénipotentiaire.
Entretien inédit avec un Panafricaniste qui pense et conçoit un réel essor de l’Afrique.

Son Excellence Hamilton Dia Houphouët-Boigny,  comment  peut-on vous présenter en quelques mots ?

Je suis Ambassadeur itinérant et Conseiller spécial de plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de Gouvernement africains en  investissements privés, et CEO de Kimberley Bank.
J’ai démarré dans l’aviation d’affaires dans un groupe Suisse, où j’ai gravi tous les échelons pour terminer Vice-président Afrique dans cette société. Cette expérience fort enrichissante m’a donné envie de créer ma propre entreprise. C’est ainsi qu’est né, il y a une dizaine d’années, Lobbyst République, un cabinet spécialisé dans le lobbying et l’intermédiation pour le financement des projets d’envergure en Afrique. Cabinet que j’ai dirigé et qui aujourd’hui est devenu Kimberley Bank, une banque d’affaires indépendante et pluridisciplinaire.


Vous êtes un Lobbyiste dont les compétences sont reconnues en Afrique et dans le monde. Pouvez-vous nous parler du cabinet Lobbyst République que vous avez fondé. En quoi exactement  consiste ses activités et quel bilan faites vous de l’apport  de Lobbyst République dans le développement des Etats africains?

Avant de vous parler des activités ou du bilan de Lobbyst République, il me paraît important  de préciser que mes diverses rencontres avec les chefs d’ Etat et de gouvernement, dont le défunt président Hugo Chavez, m’ont beaucoup inspiré pour  la création de Lobbyst République.
Le président vénézuélien me parlait souvent de la coopération Sud-Sud à moi un Africain. Il était prêt à aider certains pays africains comme il l'a fait pour le Mali avec des centaines de milliers de dollars us. Il était prêt à mettre 1 milliard de dollars us à la disposition de l’Union Africaine sous ma recommandation pour des projets à l’endroit des jeunes et du 3 ème âge. Ces fonds devaient être gérés en accord avec un comité pour octroyer par exemple, des bourses aux étudiants africains surdoués dont les parents sont pauvres .
Je signale au passage que Kadhafi avait un fond pareil au sein  des fonds souverains libyens mais qui ont servi davantage à des camps présidentiels qu’aux peuples africains, alors que Kadhafi voulait destiner ces fonds à la formation de physiciens,  ingénieurs en Télécom, d’inventeurs. En effet, le guide Libyen avait en projet, le lancement d’un satellite africain en vue de réduire le coût des télécommunications et permettre aux jeunes africains d’avoir accès au Ntic. Tout ceci m'a beaucoup inspiré et a forgé ma conviction d’un entreprenariat de levée de fonds au service des grands projets africains.
Pour en revenir  aux activités de Lobbyst République, Il est bon de savoir que le travail de lobbyiste revêt souvent deux aspects. L’un assez visible sur lequel on peut communiquer et l’autre ayant un caractère confidentiel sur lequel je ne peux m’exprimer. Ce n’est donc pas le lieu d’exposer nos succès; souvent c’est nos clients qui en parlent. Notre travail est très discret.
Cela étant, j’ai eu, durant ces années, à assister mes clients dans la recherche et la conclusion de financement pour des projets de développement dans les domaines des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, des industries d’extraction, des industries agroalimentaires, etc.
En termes de bilan, il faut noter que Lobbyst République a engrangé de nombreux succès. Nous avons notamment permis, entre autres,  à 7 Etats africains de bénéficier d’une ligne de crédit de 800 millions d’euros de la part de partenaires asiatiques et européens.

Comment vous est-il venu l’idée de créer une banque d’affaires ?

Comme je  ne cesse de le penser, l’Afrique ne peut se développer que par l’emprise des Africains sur les leviers de son développement. L’Afrique doit pouvoir compter sur la valeur de ses ressources humaines pour mettre leur savoir faire au service de la mise en valeur de ses nombreuses richesses.
Car l’argent, l’Afrique en a et assez d’ailleurs pour se prendre entièrement en charge.
Sauf que très souvent, le financement et la réalisation des grand projets de développement en Afrique ne sont pas conçus par des entreprises dont la vision est l’émergence de notre continent.
Le business banking est une suite logique de notre engagement pour l’Afrique et de notre présence dans le secteur de l’accompagnement au financement des entreprises et des Etats ; de la restructuration des dettes, du rapprochement entre entreprises  pour des contrats soit  de partenariat, soit de fusion.
Nos clients ne s’y trompent pas, car ils nous sollicitent de plus en plus sur les métiers de corporate finance, de fusion et acquisition, d'arrangement financier. Ces sollicitations nous ont permis de nous structurer et de nous positionner clairement dans le métier de banquier d'affaires avec une identité forte: celle d’une institution de financement volontariste pour le développement de l’Afrique.
Finalement, ce n’est pas un métier nouveau pour nous dans la mesure où nous étions déjà impliqués dans ces types d’activités avec nos clients actuels.


Pourquoi cette dénomination ‘’Kimberley Bank’’ ?

Nous sommes partis d’une analyse très simple. Si l’Afrique suscite tant de convoitises depuis des siècles, c’est en premier grâce à ses sous-sols. Qui dit sous-sol, dit diamant, or, coltan , fer, pétrole,  etc.
C’est tout naturellement que nous sommes allés chercher, dans l’histoire des découvertes de ces sous-sols, un symbole fort. Kimberley, en effet, est la ville où a été découvert pour la première fois le diamant. Cette ville est située en Afrique du Sud. Donc Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique.  


Quels sont  les produits et offres spécifiques de Kimberley Bank?

Kimberley Bank se veut être au cœur du développement de l’Afrique, à cet effet, nous accompagnons nos clients sur  les métiers de Financement structuré, de Fusion-Acquisition, de Debt Capital Market, d’Equity Capital Market,  d’Investissement et de négoces de matières premières. Cf (encadré)
Vous voyez que notre champs d’activités est très varié et large.


Quels sont vos secteurs d’intervention ?

Nous intervenons dans plusieurs secteurs à savoir ; les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, les télécom, la santé, l’éducation, les bâtiments d’habitation,  l’agroalimentaire, etc.


Vu le nombre de plus en plus croissant de Banques d’affaires sur le contient, quelle valeur ajoutée Kimberly Bank apporte-elle ?

Entendons-nous bien, la plupart des banques d’affaires qui opèrent en Afrique, sont des banques d’affaires européennes, américaines et asiatiques. Très peu sont des banques d’affaires d’ADN africain. Avec Kimberley Bank, nous nous revendiquons comme étant une banque d’affaires africaine et de destin africain. C’est donc avec foi en ce destin que nous nous engageons sur toutes nos missions. Cette foi en une Afrique qui doit se développer avec des Africains. Ça change tout. Nous ne nous positionnons pas sur une mission tout simplement pour gagner de l’argent, c’est aussi pour faire développer l’Afrique. C’est ça notre leadership et notre leitmotiv.

Quels regards portez-vous,  Excellence, en tant que panafricaniste convaincu, sur la dynamique du marché des affaires en Afrique aujourd’hui ?

Vous avez ce regard dans ce que je viens de vous dire. Il faut que ce dynamisme profite pleinement à l’Afrique. Si ce dynamisme renforce les grands groupes mondiaux, l’Afrique aura raté  une fois de plus son rendez-vous avec l’histoire. Le discours que je tiens aux chefs d’Etat africains est simple : le développement de l’Afrique doit favoriser d’abord les entreprises africaines pour qu’elles deviennent de grands groupes. Je ne suis pas dupe. S’il faut passer par des mesures de protection de nos marchés, il faut absolument le faire. Aujourd’hui l’Afrique est paradoxalement le seul marché libre. L’Europe, l’Asie, l’Amérique, par des artifices de zones de libre-échanges, protègent leur marché. Il est urgent d’arrêter tout ça. Nous sommes prêts à jouer notre partition.


Quelle est votre sphère d’influence et les  perspectives d’avenir de Kimberly Bank en Afrique et dans le monde?

Je vous ai dit il y a un instant que notre ADN est l’Afrique, mais nous sommes dans un monde globalisé et l’Afrique est au cœur de cette globalisation. Donc nous intégrons cette donnée dans les process globalisés de nos activités. Pour un projet, Kimberley Bank peut réunir autour d’une même table, des Chinois, des Brésiliens, des Européens, etc. Nous convoyons le monde vers l’Afrique.

Notre limite, c’est ceux qui vont contre le Développement de l’Afrique.
•    Financement structuré : c’est l’ensemble des financements de transmission, majoritaire ou minoritaire (Leveraged Finance) ; les prêts syndiqué, financement du développement, en particulier de la croissance externe, financement de projets
•    Fusion-Acquisition ou Merge and Acquisition : c’est des opérations  qui recouvrent les différents processus du rachat d’une entreprise par une autre entreprise, dans les domaines de finance d’entreprise, de stratégie d’entreprise et de gestion d’opérations financières
•    Debt Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’émission de dette, communément appelé des émissions d’obligation.
•    Equity Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’introduction en bourse ou d’augmentation de capital.
•    Investissement : nous procédons à des investissements par des prises de participation dans des sociétés pour notre propre compte ou pour le compte de nos clients
•    Trading de matières premières : nous procédons à des opérations de négoce de commodities (diamant, or, fer, pétrole, etc.) pour le compte de nos clients ou pour notre propre compte.

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