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Economie

Nigeria : La Banque centrale dévalue la monnaie nationale et relève son taux directeur

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La Banque centrale du Nigeria a annoncé, le 25 novembre, avoir dévalué la monnaie nationale de 8% et relevé son principal taux directeur de 100 points de base en vue d'arrêter la chute de ses réserves de change dans un contexte de  chute des cours du pétrole.
L’Institut d'émission nigérian a fixé la bande de fluctuation de 160 à 176 nairas pour un dollar contre 150 à 160 auparavant. La précédente dévaluation remontait à novembre 2011 quand la banque centrale avait ramené la bande de fluctuation entre 145 et 150 nairas pour un dollar. Le naira a été attaqué au cours des derniers mois en raison de la baisse des prix du pétrole, dont le Nigeria est le premier producteur en Afrique.
D’autre part, la Banque centrale du Nigeria a relevé de 100 points de base son principal taux directeur pour le porter à 13%. Il s'agit de la première modification du taux directeur en plus de deux ans. «Le début de la normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale est un développement qui a accentué les sorties de capitaux», a souligné le gouverneur de l’institution, Godwin Emefiele.
La Banque centrale du Nigeria a puisé dans ses réserves de change à raison de 27,9 millions de dollars en moyenne par jour cette année pour défendre sa monnaie. Cela n'a pas, cependant, empêché le naira de se déprécier de plus de 10% contre le dollar et de tomber à un plus bas record de 178,25 le 24 novembre.
Les réserves de change du Nigeria sont tombées à 36,6 milliards de dollars le 25 novembre, soit une baisse de 18,3% sur un an.

agence Ecofin

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Afrique : 3005 multimillionnaires possédent 395 milliards $, selon UBS et Wealth X

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Le nombre des Ultra high net worth individuals (UHNWI) ou individus très fortunés possédant au moins l'équivalent de 30 millions de dollars en Afrique a atteint un record de 3005 individus en 2014, selon  une étude publiée le 18 novembre par la banque suisse UBS et le cabinet singapourien Wealth X. Le continent réalise ainsi la deuxième meilleure performance à l’échelle mondiale en termes de croissance du nombre des multimillionnaires, derrière le Moyen-Orient (+12,7%).
Les ultra-riches africains possèdent une fortune cumulée de 395 milliards de dollars (+12,9% par rapport à 2013). Les villes africaines abritant le plus grand nombre d’individus ultra-riches sont dans l’ordre Lagos (520), Johannesburg (450), le Caire (445), Cape Town (150) et Nairobi (135).
Le classement des  pays africains abritant le plus grand nombre de multimillionnaires fait ressortir que l’Afrique du Sud arrive en première position, avec 835 individus très fortunés, suivie par le Nigeria (645 individus), l’Egypte (595), le Kenya (170), la Tanzanie (120), l’Angola (115), la Tunisie (65), la Libye (65), l’Ethiopie (60), le Maroc (35) et l’Algérie (35).
A l’échelle mondiale, les ultra-riches seraient 211 275 personnes en 2014, soit une  hausse de près de 6 % par rapport à l'année dernière. Leur fortune globale cumulée se chiffre à près de 30 000 milliards de dollars ce qui correspondrait à une hausse de 7 % sur un an.
Principal enseignement de cette édition 2014, l'Europe ne domine plus le classement mondial. Avec 61 820 ultra-riches recensés entre juillet 2013 et juin 2014, le Vieux-Continent continue de progresser (3755 multimillionnaires supplémentaires) mais cède sa place sur le podium à l'Amérique du nord. Outre-Atlantique en effet on compte désormais 74 865 très grosses fortunes qui totalisent plus de 10 000 milliards de dollars d'avoirs.
Les autres continents progressent eux aussi. L'Amérique latine et les Caraïbes ont connu une reprise en 2014, avec 4,6% d'ultra-riches en plus. En Asie, qui occupe le troisième rang, «la progression a été moins exceptionnelle qu'on pouvait le penser». Elle atteint cependant 4,8 %.
En termes de nombre de UHNWI par pays, les Etats-Unis occupe le premier rang à l’échelle mondiale, suivis par l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, l'Inde, la Suisse et le Canada.

agence Ecofin

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Afrique : Le classement des 50 plus grandes fortunes en 2014, selon le magazine Forbes

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Le magazine américain Forbes a publié la semaine passée la liste des 50 plus grandes fortunes d’Afrique en 2014. Il en ressort que la fortune cumulée des 50 Africains les plus riches s’élève à 110,7 milliards de dollars, en hausse de 6,7% par rapport à novembre 2013.

Sans surprise, le Nigérian Aliko Dangote conserve la tête du classement,  avec 21,6 milliards de dollars, devant le sud-africain Johann Rupert dont la fortune provient notamment des produits de luxe (7,3 milliards).

Un autre sud-africain, Nicky Oppenheimer, occupe la troisième marche du podium. La fortune de ce fondateur de la compagnie d'extraction de diamants De Beers et de sa filiale Diamond Trading Company s’élève à 6,8 milliards de dollars.
Autre constat important: pour la première fois depuis le début de la publication du classement «Africa’s 50 Richest» par Forbes, le Nigeria dépasse l’Afrique du Sud en nombre de personnes fortunées. Le pays le plus peuplé d’Afrique compte 13  personnes représentées dans le classement 2014 des 50 plus grandes fortunes africaines contre 11 pour l’Afrique du Sud.
Par ailleurs, six nouveaux arrivants rejoignent la liste des 50 Africains les plus riches. Il s’agit du souverain marocain Mohammed VI, avec une fortune de  2,1 milliards de dollars, de l’homme d’affaires nigérian et fondateur de la société d'investissement africaine Heirs Holdings,  Tony O. Elumelu, de son compatriote  Orji Uzor Kalu, du kényan Bhimji Depar Shah, fondateur de raffineries Bidco Oil, du marocain Ali Wakrim, patron du leader de la distribution de gaz de pétrole liquéfié du Maroc Afriquia Gaz et de l’égyptien Ahmed Ezz, fondateur de Ezz Steel, un des plus grands fabricants d'acier au Moyen-Orient.

agence Ecofin

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Invertissement : Le Cameroun porte une attention particulière à ses investisseurs suisses

economie

Le Cameroun a mis en place un Comité de Suivi au service de l’ensemble des contacts d’affaires qui ont été établis lors du  9ème forum EMA Invest, en octobre dernier à Genève. Ce comité, présidé par Léonard Henri Bindzi, ambassadeur du Cameroun à Berne, aidera les investisseurs à faire avancer leurs dossiers, à obtenir toutes les informations utiles ou à organiser leurs déplacements au Cameroun.

Déjà plusieurs promoteurs de projets se sont rendus sur place pour une première évaluation. Autant de dossiers pour lesquels le Comité de Suivi se tient à disposition afin de contribuer à leur aboutissement. Pour rappel, le 9ème forum EMA Invest, en partenariat avec le Financial Times, s’était ouvert par une présentation très convaincante de la banque Julius Bär, première banque privée de Suisse, sur les perspectives économiques de l’Afrique. Parmi les projets amorcés à cette occasion, on retiendra celui d’Addax & Oryx Group, présenté par son président Jean-Claude Gandur, qui a annoncé publiquement son souhait de reproduire au Cameroun, l’investissement qu’il a déjà réalisé avec succès en Sierra Leone et dont la haute qualité a été distinguée par l’ONU. Ce projet de biocarburant, développé en Sierra Leone et qui vise une production de 100 000 tonnes d'éthanol, a été mis en place selon des critères durables et socialement responsables très exigeants. Il représente 267 millions d'euros et s'étend sur 14 300 hectares. Arborescence Capital s’est également engagé à développer au Cameroun un projet de 50 MW en solaire et 50 MW en éolien. D’autres contacts ont été pris pour connecter le secteur camerounais de la microfinance aux fonds d’investissement suisses spécialisés tels que Symbiotics. Ou encore avec Swiss Mining Resources pour développer le secteur minier camerounais. A noter également deux projets de hautes technologies qui sont en cours d'implantation au Cameroun. Un projet de l’UCLA, la prestigieuse université de Californie, qui prévoit de bâtir un campus et un centre de recherche du nom de « Centrer for Integrative Development », qui travaillera en connexion permanente avec la Californie sur les nouvelles technologies de développement durable. Dans le même esprit, un autre projet de l’Institut Polytechnique de Lausanne (EPFL) vise à créer à Yaoundé un incubateur de start-ups spécialisées dans les énergies, appliquées notamment au secteur de la santé.

L’Etat camerounais recherche 21 milliards de FCfa pour injecter dans 5 entreprises publiques

Sur les 150 milliards de francs Cfa recherchés par l’Etat du Cameroun par appel public à l’épargne lancé le 24 novembre 2014, plus de 63 milliards de francs Cfa sont destinés au financement de la construction ou la réhabilitation des infrastructures routières. Dans le même temps, renseigne la note d’information du gouvernement, 40,8 et 25 milliards de francs Cfa sont respectivement destinés aux projets énergétiques et portuaires, tandis que 21 milliards de francs Cfa serviront à financer les «participations de l’Etat» dans cinq entreprises publiques. Il s’agit notamment de Camair Co, la compagnie aérienne nationale, qui vit presqu’exclusivement sous assistance financière du Trésor public. Elle recevra une enveloppe de 3 milliards de francs Cfa. 2,04 milliards de francs Cfa seront affectés à la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), dont les performances sont plombées depuis quelques années par les tissus de contrebande en provenance de Chine. Le Parc national du matériel de génie-civil (Matgénie) recevra un peu plus de 2,5 milliards de francs Cfa, certainement pour accroître son parc à engins lourds. Restent 2,5 et 11 milliards de francs Cfa respectivement pour EDC, le bras séculier de l’Etat dans les infrastructures énergétiques, et Camwater, qui gère les infrastructures en matière de distribution d’eau dans le pays.

Ces transferts de fonds aux sociétés d’Etat ne devraient pas plaire aux institutions financières internationales telles que le FMI, qui ont fait remarquer dans un récent rapport sur le Cameroun que ces entreprises publiques, généralement qualifiées de gouffres à sous, obtiennent de piètres résultats», malgré les perfusions financières étatiques. Aussi, le fonds a-t-il suggéré au gouvernement d’assortir ses subventions aux sociétés d’Etat de cahiers de charges plus rigoureux, de manière à les contraindre à la performance.

agenceecofin

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Daniel Z. Tchékounou sur le Tec-Cedeao en vigueur à partir de janvier 2015 « Ce tarif vient protéger la production communautaire… »

Zinsou-Daniel-TCHEKOUNOU

L’actualité économique dans la sous-région c’est le Tarif extérieur commun (Tec) qui entre en vigueur dans les 15 Etats membres de la Cedeao à partir du 1er janvier 2015. Au regard de l’imminence de l’application de cette décision, et vu qu’une telle réforme ne saurait intervenir sans conséquences, votre quotidien Matin Libre s’est rapproché d’un acteur qui s’y connaît en matière d’intégration régionale. Il s’agit de Daniel Zinsou Tchékounou, Administrateur des services financiers à la Direction de l’intégration régionale, sous tutelle du Ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation. Lire l’entretien à nous accordé sur le sujet.

Vous êtes au cœur de la mise en application du Tarif extérieur commun (Tec) qui entre vigueur dans les Etats de la Cedeao en janvier 2015. Dites-nous, qu’est-ce qu’on peut comprendre par Tec ?

Le Tarif extérieur commun, comme son nom l’indique, c’est un tarif douanier commun aux Etats membres de la Cedeao vis-à-vis de l’extérieur. Cela veut dire quoi ? Avant l’avènement de cet instrument, chacun des 15 Etats membres de la Cedeao avait un tarif douanier propre à lui, des tarifs appliqués aux marchandises qui entrent dans un pays à la frontière, c’est-à-dire, à la frontière, quand un produit doit entrer au Bénin, le Bénin lui applique son tarif douanier, ce que nous appelons ordinairement le dédouanement. En fonction de l’espèce des marchandises, il y a un taux que chacun des Etats même dans le monde entier applique ; c’est le droit de porte, le droit d’entrée dans le pays. Donc chacun des Etats avait son taux qu’il appliquait mais voilà que ces Etats ont décidé de se mettre ensemble, créer une union douanière. Et l’un des instruments qui garantissent une union douanière, c’est le Tarif extérieur commun, c’est-à-dire que dans le cadre de l’application de tarifs différents, si l’opérateur qui veut importer voit que les taux pratiqués, je prends l’exemple du Bénin et du Togo, s’il constate que le taux pratiqué au Togo lui est favorable, il préfère aller passer par le Togo. Or, si nous allons dans une union douanière où nous sommes sensés vivre un certain nombre de réalités en commun, il y a des disparités qu’il faut faire disparaître. C’est le pourquoi du Tarif extérieur commun, histoire d’harmoniser les tarifs au niveau de l’espace Cedeao.

Mais lorsque nous prenons par exemple le Nigeria, nous n’avons pas la même monnaie. Est-ce qu’en harmonisant, il n’y aurait pas d’impacts ?

Là, vous allez déjà loin dans le processus d’intégration en parlant de la monnaie puisque l’un des volets essentiels de l’intégration au niveau de l’espace Cedeao, c’est de parvenir à la création  d’une monnaie commune ; ça va arriver. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la création en quelque sorte d’un bouclier autour du marché commun que nous voulons mettre en place ensemble. Et pour qu’il n’y ait pas de détournement de trafic d’un pays à un autre, ce qui pourrait créer des frustrations, il faut arriver à harmoniser ce tarif vis-à-vis de l’extérieur.

Et quels pourraient être les probables impacts de cette harmonisation sur le climat des affaires dans les pays ?

On ne peut pas mettre en œuvre une telle réforme et ne pas s’attendre à des impacts. Dans ce grand ensemble, c’est le Bénin qui nous intéresse. Il y a un avantage par rapport au marché régional. Ce tarif vient protéger la production communautaire vis-à-vis des produits en provenance des pays tiers, c’est-à-dire que le marché intérieur est protégé, en quelque sorte, de la concurrence des produits similaires venant des pays qui ne sont pas membres de la communauté parce que dans la démarche qui a conduit à l’élaboration du Tec, c’est la prise en compte des spécificités de la région pour proposer les niveaux de protection. Selon que la région dispose d’un potentiel à préserver vis-à-vis de la concurrence extérieure, le taux appliqué est étudié en conséquence. Autrement, les taux de protection ne sont pas les mêmes si par exemple la région n’a pas un potentiel certain dans un domaine donné et que la région sera obligée d’importer étant donné que le secteur n’est pas tellement porteur, il n’y a pas intérêt à mettre un fort taux de protection. Donc les secteurs dans lesquels nous avons des industries qui ont des chances d’émerger, il faut les préserver de la concurrence extérieure. Voilà un avantage, la protection de la production communautaire. Au niveau de  l’espace Cedeao, nous avons une population de plus de 300 millions de consommateurs. Pour un pays comme le Bénin, c’est un avantage certain parce que 10 millions par rapport à 300 millions pour une entreprise béninoise, il y a un énorme marché de consommateurs à exploiter. Ceci appelle donc de la part des industries, des efforts à produire beaucoup plus pour satisfaire ce marché très important puisque dans le même temps qu’il y a le Tec, nous sommes dans la zone de libre échange ; ce qui veut dire que désormais, un produit du Bénin peut passer au Togo, au Ghana, en Côte d’Ivoire sous régime préférentiel, en exonération des droits de porte. Il faut dire que quand ces zones de libre échange n’existaient pas, quand le Bénin doit envoyer un produit vers le Togo, il fallait payer les droits de douanes. Aujourd’hui avec la zone de libre échange, le registre préférentiel, cela n’existe plus. C’est  donc un vaste marché qui est devant nous. Et ce marché est maintenant protégé par le Tec, donc le produit similaire qui pourrait venir de l’extérieur concurrencer, revient sur le marché communautaire plus cher que la production locale ; donc il y a que nos entreprises ont ce vaste marché mais également sont protégées de la concurrence. Mais ce qui était un avantage hier peut être aujourd’hui un inconvénient. Si nous prenons le commerce entre le Bénin et le Nigeria, quand il n’y avait pas le Tec-Cedeao et on était seulement dans le Tec-Uemoa, il y avait un différentiel de taux entre le Bénin et le Nigeria ; c’est-à-dire que le taux pratiqué au Nigeria était plus élevé que ce qui était pratiqué au Bénin ; ce qui favorisait le commerce de réexportation vers le Nigeria parce que les gens y gagnaient. Le Nigeria étant dans le système de prohibition, les produits qui entraient au Nigeria via le Bénin étaient surtout les produits congelés. Il y avait alors des sources de revenus pour le Budget national béninois. Aujourd’hui avec le Tec-Cedeao, le même taux étant appliqué au Bénin et au Nigeria, l’opérateur nigérian n’a plus à passer par le Bénin, parce que ce différentiel disparaît. Du coup,  ça fait un inconvénient pour le Bénin puisque les ressources que le Bénin tirait de ce commerce disparaissent. Il y a de ce fait des pertes de recettes pour l’opérateur économique et le pays. Mais à côté de cela, il y a beaucoup davantage parce qu’il faut que nous arrivions à nous prendre en charge. Quand nous importons pour réexporter vers le Nigeria, ce n’est pas le Bénin qui s’enrichit, mais le pays d’où nous importons ; c’est-à-dire que nous faisons la promotion des industries de ces pays parce qu’elles produisent, nous importons pour réexporter vers le Nigeria. Il y a peut-être un différentiel que nous encaissons mais sur le plan strictement économique, qu’est-ce que notre économie y gagne ? Vraiment rien, peut-être que des individus s’enrichissent mais pas l’économie nationale en tant que telle parce que c’est à partir du moment où vous produisez de la valeur ajoutée que vous pouvez espérer la croissance et le développement. Donc nous ne faisons que travailler à la place des autres. Avec le Tec-Cedeao, la disparition de cette source de revenu nous contraint à gagner ce marché potentiel qu’est le Nigeria à partir des besoins que nous aurons à satisfaire. Alors, pourquoi ne pas suppléer les importations par une production locale ? Dans le programme stratégique de relance du secteur agricole, il y a le volet agro industrie qui est ciblé. La production animale est un volet important sur lequel l’accent est mis. Pourquoi au lieu de continuer  à importer de l’Europe où je ne sais d’où, vers le Nigeria, nous n’allons pas par exemple encourager les producteurs locaux de la volaille et d’autres produits agricoles ? Il faut donc que nous changions d’approche par rapport à notre système de production pour satisfaire les besoins de ce marché. Certaines statistiques disent que le Nigeria compte déjà près de 200 millions d’habitants. Si le Bénin peut arriver à satisfaire ce gros marché, nous aurons beaucoup à gagner. Ce sont des entreprises qui vont grossir, de nouvelles qui vont se créer, des emplois aussi à la masse de jeunes demandeurs.

Mais est-ce que le temps qui est imparti suffit-il pour mettre en œuvre la réforme parce qu’on n’a pas senti assez la sensibilisation sur le terrain ?

Je ne saurais répondre à cette question parce que c’est la décision des hautes autorités de la sous-région. Normalement c’était prévu pour être mis en application le 1er janvier 2014 mais cela a été repoussé au 1er janvier 2015. C’est vrai que la sensibilisation a pris du temps compte tenu d’un certain nombre de facteurs. L’essentiel est qu’on puisse faire cette sensibilisation. Nous avons même la chance que nous ayons déjà connu l’expérience du Tec-Uemoa. Il faut préciser que la sensibilisation devait se faire avec la Commission de l’Uemoa mais l’avènement de Ebola a perturbé beaucoup de choses au niveau de la commission qui, à un moment donné a dû suspendre un certain nombre d’activités. Mais nous allons le faire et cela va se poursuivre l’année prochaine pour informer le plus grand nombre d’acteurs nationaux.

Propos recueillis par Adékin Jacques BOCO

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Congo Brazzaville : Les 7èmes journées des Chargeurs ouvertes hier

chargeurs

Les 7èmes journées des Chargeurs Africains, organisées par le Conseil Congolais des Chargeurs et son Directeur Général Jean-Jacques BANUANINA DIA_NGOMA ont ouvert leurs assises à Brazzaville au Congo. Cette rencontre biennale qui vient après celle de Libreville permettra aux acteurs des 16 pays de l’Union des Conseil de Chargeurs Africains de discuter du thème : « Les Conseils Nationaux des Chargeurs, acteurs majeurs de la facilitation des échanges ».  Face à la libéralisation et à la croissance subséquente des échanges de biens et de services,  la préoccupation majeure est de libérer le déplacement physique et opérationnel des biens sur tous les marchés et dans tous les pays. Hier 10 Novembre 2014, avait eu lieu la réunion extraordinaire du Comité Directeur de l’Union des Conseil des Chargeurs Africains à l’Hôtel Olympic Palace sur convocation de son Président.
 
La cérémonie d’ouverture a connu la participation de plusieurs ministres et des représentants de  l’Organisation Mondiale du Commerce, de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce Extérieur et le Développement, et du Conseil Européen des Chargeurs.  C’est son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat Ministre d’Etat, Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Marine Marchande, Monsieur Rodolphe ADADA, qui a ouvert les travaux au nom du Président de la République, Denis SASSOU NGUESSO. Des 9 allocutions qui ont ponctué l’ouverture des travaux, on peut retenir  que Brazzaville est une place forte pour les chargeurs africains qui ont toujours su s’y réunir pour réfléchir aux problèmes majeurs de leur activité. Ainsi lors de la défense du Bordereau de Suivi des Cargaisons par les Chargeurs africains auprès de l’OMC qui envisageait une réforme pour sa suppression, c’est dans la capitale congolaise que les acteurs se sont réunis.
  
Les travaux en ateliers se pencheront sur plusieurs sous-thèmes liés, le cadre juridique de la facilitation des échanges, la simplification des procédures, le développement des infrastructures et des équipements, le cadre institutionnel et partenarial, et le financement des mesures de facilitation.  Ces communications de haut niveau seront modérés par les premiers responsables des dites organisations. La République du Bénin est représentée par la Directrice Générale du Conseil National des Chargeurs du Bénin et deux autres délégués Monsieur AMOUSSOU et  Monsieur TINDO. Il faut rappeler que le Bénin a obtenu le poste de 2ème rapporteur dans le comité qui pilotera les travaux.
 
Dans l’après midi, après le déjeuner offert aux participants à ces 7èmes journées, les travaux ont porté sur le cadre juridique de la facilitation des échanges avec des présentations de 30 minutes assurées par l’expert du CNUCED sur la compréhension de l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges, le Directeur Général de la Marine Marchande du Congo sur la compréhension de la convention FAL de 1965 de l’OMI, et enfin les expériences régionales de la CEMAC et de l’UEMOA. Les travaux ont pris fin après les échanges de questions et contributions dont la modération a été assurée par le Sénégal. Les travaux reprendront demain, toujours au Palais des Congrès de Brazzaville, en début d’après-midi.
  
Adam François,

envoyé spécial à Brazzaville

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Doing Business 2015 : Le classement des pays africains

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La Banque mondiale a publié Mercredi 29 octobre 2014, l'édition 2015 de son rapport «Doing Business». Ledit rapport passe au crible le cadre réglementaire s'appliquant aux entreprises dans 189 économies (pays), en évaluant notamment dans quelles conditions elles peuvent lancer leur activité, avoir accès à l'électricité, au crédit ou payer leurs impôts. Il en ressort que l’Afrique progresse globalement, même si de nombreux défis persistent dans la région.

Classée devant la France, l’Ile Maurice (28è)  présente le meilleur environnement des affaires  sur le continent.  L’Afrique du Sud (43e) arrive en deuxième position après avoir perdu 6 rangs mondiaux par rapport à 2014.  Viennent ensuite le Rwanda qui gagne deux places pour se hisser au 46e rang,  puis la Tunisie cède 4 positions pour se retrouver 60è place.
 A la cinquième position du classement africain, arrive le Ghana (70e) suivi par le Maroc (71e), le Botswana (74è), les Seychelles (85è), la Namibie (88è) et le Swaziland (110è).
Le Bénin, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo sont parmi les 10 premiers pays ayant le plus amélioré leur réglementation des affaires parmi les 189 économies couvertes par le rapport.
Depuis 2005, tous les pays de la région ont amélioré l'environnement réglementaire des affaires. «Les économies d'Afrique subsaharienne ont fait des progrès ces 10 dernières années en réduisant les contraintes réglementaires relatives à l'environnement des affaires », a déclaré Melissa Johns, conseillère du Groupe des indicateurs mondiaux, à la Banque mondiale.
Pourtant, malgré ces réformes, des défis persistent dans la région. Par exemple, «l'incorporation d'entreprises continue d'être plus coûteuse et complexe en moyenne que dans toute autre région au monde».
Le rapport constate que Singapour est en tête du classement mondial sur la facilité à faire des affaires. La Nouvelle-Zélande; Hong Kong, le Danemark, la République de Corée ; la Norvège, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Finlande et l'Australie suivent dans la liste des 10 premières économies où l'environnement est les plus favorable aux affaires.
La Chine, malgré ces plaintes, continue d’avoir des raisons d’être mécontente : elle reste dans le ventre mou du classement (90ème) même si elle grappille 3 places. L’empire  du Milieu  devance, néanmoins, d’autres grands pays émergents, Brésil (120è)  ou Inde (142è).

Source : agenceecofin.com

Voici le classement de tous les pays africains :

-Maurice         (28è)
-Afrique du Sud     (43è)
-Rwanda         (46è)
-Tunisie         (60è)
-Ghana         (70è)
-Maroc             (71è)
-Botswana         (74è)
-Seychelles         (85è)
-Namibie         (88è)
-Swaziland         (110è)
-Zambie         (111è)
-Egypte         (112è)
-Mozambique         (127è)
-Lesotho         (128è)
-Tanzanie         (131è)
-Ethiopie         (132è)
-Kenya             (136è)
-Gambie         (138è)  
-Sierra Leone         (140è)
-Gabon         (144è)
-Mali             (146è)
-Côte d’Ivoire          (147è)
-Togo             (149è)
-Ouganda         (150è)
-Bénin             (151è)
-Burundi         (152è)
-Sao Tome & Principe     (153è)
- Algérie         (154è)
-Djibouti         (155è)
-Cameroun         (158è)
-Comores         (159è)
-Soudan         (160è)
-Sénégal         (161è)
-Madagascar         (163è)
-Malawi         (164è)
-Guinée Equatoriale     (165è)
-Burkina Faso         (167è)
-Niger             (168è)
-Guinée         (169è)
-Nigeria         (170è)
-Zimbabwe         (171è)
-Liberia         (174è)
-Mauritanie         (177è)
-Congo             (178è)
-Guinée-Bissau         (179è)
-Angola         (181è)
-RD Congo         (184è)
-Tchad             (185è)
-Soudan du Sud     (186è)
-République centrafricaine     (187è)
- Libye             (188è)
- Erythrée         (189è)

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Areva : Le numéro 2, Philippe Knoche, va assurer l’intérim

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Réuni mercredi 22 octobre sous la présidence de Pierre Blayau, le conseil de surveillance d’Areva a opté pour une solution de transition afin de répondre à la situation créée par la mise en retrait de Luc Oursel, le président du directoire du constructeur de réacteurs nucléaires. Dans un communiqué, Areva indique renouveler sa « confiance » au directoire du groupe et annonce que « compte tenu de l’indisponibilité de M. Oursel, et dans l’actuelle période de transition, le Conseil de Surveillance a décidé de conférer à Philippe Knoche [actuel directeur général délégué d’Areva] les mêmes pouvoirs que ceux du président du directoire, jusqu’à la tenue de la prochaine assemblée générale qui décidera du changement de gouvernance. » Les 45 000 collaborateurs du spécialiste français du nucléaire avaient été surpris et choqués par l’annonce le 20 octobre de l’incapacité dans laquelle se trouvait désormais Luc Oursel d’assumer ses fonctions à la tête d’Areva et ce pour « des raisons thérapeutiques ».

Un secteur chamboule

Le directoire - dont M. Oursel demeure donc président - est composé du directeur général délégué Philippe Knoche, et de Pierre Aubouin et Olivier Wantz. C’est à eux qu’il reviendra de diriger Areva alors même que la filière nucléaire traverse une passe difficile depuis 2011 et l’accident de Fukushima. Ils devront également gérer la phase qui doit déboucher sur le changement de gouvernance, le groupe optant pour un statut d’entreprise à conseil d’administration, avec un président et un directeur général. Le processus comprend plusieurs étapes et doit être sanctionné par une assemblée générale, qui devrait se tenir autour de la date du 9 décembre. Lors de cette réunion, les actionnaires auront à voter sur les résolutions portant ce changement de statut et sur les candidats aux postes d’administrateurs. Dans la foulée, se réunira le nouveau conseil d’administration qui élira son président et son directeur général. Avant que ne soit connue la décision de M. Oursel de se mettre en arrêt de travail pour raisons de santé, plusieurs sources industrielles prêtaient, depuis plusieurs semaines, au gouvernement la volonté de le remplacer à la tête du groupe, alors que Luc Oursel luttait pour sa reconduction au poste de directeur général., Le président du conseil de surveillance Pierre Blayau - qui dans la future gouvernance pourrait devenir président du conseil d’administration - plaidait, lui, pour la nomination du numéro deux d’Areva, Philippe Knoche, comme futur directeur général. L’Etat détient - directement ou indirectement - 86,52 % du capital d’Areva. EDF, Areva, Total, GDF Suez... depuis quelques jours, c’est tout le secteur français de l’énergie qui est engagé dans une vaste transformation.

lemonde.fr

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Après la disparition brutale de Christophe de Margerie : Les défis qui attendent le nouveau patron de Total

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Thierry Desmarest, actuel président d’honneur de Total, et Patrick Pouyanné, directeur général de la branche Raffinage-Chimie, vont prendre tandem les rênes du géant pétrolier après la disparition brutale de Christophe de Margerie.

Leur feuille de route est assez bien établie. Dans un contexte qui voit le prix de baril de brut reculer vers les 80 dollars, du fait d’une offre abondante et d’une demande ralentie du fait de la faiblesse e la croissance mondiale, la feuille de route des nouveaux dirigeants de la « major » française est assez claire. La voie est balisée par les mesures annoncées récemment par Christophe de Margerie, àsavoir un plan de réduction des coûts, des cessions d’actifs et une réduction des investissements.

Assurer la croissance de la production d’hydrocarbures

Face à un ralentissement naturel de sa production de l’ordre de 5 % par an dansses gisements matures, Total vise une production de 2,8 millions de barils par jour à l’horizon 2017, contre 2,3 millions de barils actuellement. Cette croissance serait alimentée par quinze grands projets en cours de développement dont Clov enAngola, Laggan-Tormore au Royaume-Uni et Ofon 2 au Nigeria.
Au-delà de 2017, l’avenir semble moins assuré. C’est pour cette raison qu’en 2010 Christophe de Margerie avait lancé une stratégie offensive d’exploration. Celle-ci s’est révélée assez décevante, sans grande découverte à la clé pour le moment. C’est dans ce contexte que le groupe a annoncé en septembre le recrutement en externe d’un nouveau directeur de l’exploration, l’Américain Kevin McLachlan.

Faire face à la crise du raffinage

Le sujet est sensible, particulièrement en France où cette activité est déficitaire de 500 millions d’euros par an. Après avoir fermé le site de Dunkerque en 2010, Total s’était engagé à ne plus arrêter de site dans l’Hexagone pendant cinq ans. Le moratoire expire donc en 2015 et la situation du raffinage ne s’est pas améliorée en Europe.
Les marges s’effondrent et le secteur continue de souffrir de surcapacités sur le Vieux Continent, une situation aggravée par la concurrence d’installations bien plus récentes mises en service hors d’Europe. Le 22 septembre, le directeur financier de Total, Patrick de la Chevardière, estimait « évident qu’en Europe, il y a des surcapacités dans le raffinage et nous adapterons notre production au marché », ajoutant qu’« aucune décision n’a été prise » sur la manière dont cette adaptation s’opérera.

Contenir la hausse des coûts d’exécution des grands projets

Total n’est pas la seule compagnie pétrolière concernée par le phénomène de la flambée des coûts dans l’industrie pétrolière. Ces coûts qui englobent les coûts d’exploration, de développement et d’exploitation des champs d’hydrocarbures sont passés chez Total de 22,8 à 26,10 dollars par baril équivalent pétrole (+ 14,4 %) entre 2012 et 2013. Cette augmentation tient notamment à une importante inflation salariale dans ces métiers, mais aussi au renchérissement des coûts techniques dans la mesure où les gisements explorés se situent parfois dans des zones plus difficiles d’accès.

lemonde.fr

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Total, EDF, Areva : Les géants français de l'énergie fragilisés au sommet

demargerie

En moins d'une semaine, d'importants bouleversements ont touché les directions des trois grands groupes français de l'énergie. La mort brutale de Christophe de Margerie, lundi 20 octobre, est intervenue quelques heures seulement aprèsl'annonce de la démission du président du directoire d'Areva, Luc Oursel, pour raisons de santé. Le tout dans le contexte tendu de la succession d'Henri Proglio à EDF, officiellement débarqué mercredi.

A l'heure du projet de loi sur la transition énergétique, le secteur se retrouve donc privé de ses têtes dirigeantes, et les décisions qui seront prises pour lesremplacer façonneront durablement le paysage français de l'énergie. Le point sur la situation.

Total, Deux noms circulent déjà

« Dans ma mission, il y a également la préparation d'un successeur. » C'est ce qu'avait déclaré Christophe de Margerie, président du groupe pétrolier, dans un entretien à La Tribune en mai dernier. Il n'en aura pas eu le temps, il est mort lundi dans le crash de son avion privé à l'aéroport de Vnoukovo, à Moscou, à l'âge de 63 ans.
Une réunion de crise a aussitôt été organisée, dans la nuit de lundi à mardi, au siège de Total dans le quartier de la Défense à Paris. L'entreprise réunira un conseil d'administration « dans les plus brefs délais », selon une porte-parole du groupe. Au menu des discussions, bien sûr, la succession de Christophe de Margerie.
Traditionnellement, la sélection se fait toujours en interne et deux noms circulent, depuis quelques mois déjà : Philippe Boisseau, directeur général de la branche marketing et services, et Patrick Pouyanné, patron de la branche raffinage-chimie. Christophe de Margerie les avait fait entrer au comité exécutif de Total début 2012. Une décision alors interprétée comme un premier pas dans la préparation de sa succession. Le futur président du groupe devra affronter une situation difficile, entre la baisse de ses résultats financiers et la nouvelle politique de réduction des coûts.

Areva: Le mode de gouvernance remis en question

Quelques heures avant le décès de Christophe de Margerie, Luc Oursel, président du directoire d'Areva, a annoncé qu'il allait quitter ses fonctions pour des raisons de santé. Un départ qui intervient alors que l'intéressé attendait de savoirquel sort lui serait réservé par l'Etat, actionnaire à 87 % d'Areva.

Le patron d'Areva quitte ses fonctions pour « raisons de santé »

Luc Oursel, le président du directoire d'Areva, va quitter son poste pour des raisons de santé. Il « considère qu'il n'est plus en mesure d'assumer les responsabilités de président du directoire d'Areva. Il vient d'en informer le gouvernement », a précisé dans un communiqué Areva.
« Dans des circonstances personnelles très difficiles, malgré mon très fort attachement à Areva, j'ai dû me résoudre à ne pas poursuivre mes fonctions à la tête de l'entreprise et à me mettre en arrêt de travail pour raisons thérapeutiques », a expliqué M. Oursel, cité dans le communiqué.
« Je dois mener maintenant un combat personnel contre la maladie mais toutes mes pensées vont aux équipes d'Areva.J'ai été heureux et fier de les engager, dans un contexte difficile, dans le redressement de l'entreprise, au service du pays, et je suis convaincu qu'elles réussiront. »
La décision sur la succession de M. Oursel sera prise « dans les heures qui viennent », a indiqué le premier ministre, Manuel Valls.
« J'ai reçu M. Oursel ce week-end, qui m'a appris la nouvelle et sa maladie, c'est un homme courageux qui a été un dirigeant très professionnel, très engagé sur la filière nucléaire. Il y aura une continuité, une succession à la tête de cette grande entreprise qu'est Areva ».

Un départ qui intervient alors que la gouvernance va changer

Le départ de M. Oursel intervient alors que l'intéressé attendait de savoir quel sort lui serait réservé par l'Etat, actionnaire à 87 % d'Areva, en direct et à travers le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). En décembre doit en effet être enteriné le changement du mode de gouvernance d’Areva. De société à directoire et conseil de surveillance, le constructeur de centrales deviendra une entreprise dotée d’un directeur général et d’un président de conseil d’administration. Cette réforme avait été envisagée dès la nomination de M. Oursel, en juin 2011, pour tourner la page d’une gestion jugée trop personnelle – et parfois incontrôlable – d’Anne Lauvergeon durant ses deux mandats (2001-2011). L’Etat devait trancher et dire s'il prolongeait M. Oursel. Dans ce cas, ce devait êtreau poste de directeur général. Le poste de président du conseil d’administration revenant à Pierre Blayau, président du conseil de surveillance depuis 2013, avec une prérogative supplémentaire par rapport à son mandat actuel : l’approbation des comptes.

Mais rien n’était joué : le nom de Philippe Knoche, directeur général délégué et numéro deux d’Areva, circule depuis plusieurs semaines pour remplacer M. Oursel. Ce polytechnicien, ingénieur des Mines, connaît parfaitement la maison : il était de la première équipe de Mme Lauvergeon, en 2000, lors de la création d’Areva par la fusion de Cogema, Framatome et CEA Industries.  

Un départ concomitant au remplacement du PDG d'EDF

Mais le départ de M. Oursel survient aussi alors que le PDG d'EDF, Henri Proglio, a été remercié par l'Etat. Il sera remplacé par Jean-Bernard Lévy, le patron deThales. Or, les patrons d'Areva et d'EDF devront s’entendre. Après la guerre sans merci Lauvergeon-Proglio entre 2009 et 2011, très dommageable pour le fonctionnement de la filière nucléaire française et son image à l’étranger, EDF et Areva avaient pacifié leurs rapports avec l'arrivée de M. Oursel. En témoignaient, selon le patron d'Areva, les 15 milliards de commandes que le géant de l’électricité a passé à son fournisseur historique ces trois dernières années. Dans le secteur du nucléaire civil, les liens entre exploitants de centrales et équipementiers se resserrent de plus en plus. On le voit avec les nouveaux concurrents coréens, chinois et russes d’Areva et d’EDF. Ils doivent coopérer étroitement pour partir à la conquête de marchés de plus en plus difficiles à décrocher.

Un départ qui survient alors que la situation financière est chahutée

Areva doit toujours faire face à un fort endettement (4,7 milliards d'euros). C'est pourquoi, le 7 octobre, le conseil de surveillance a décidé un nouveau train de mesures pour « renforcer la structure financière. »

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