TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

SGB MAF GIF 1000x250px

A+ A A-

Economie

Hamilton Dia Houphouët-Boigny à propos de son institution financière : «Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique»

hamilton-houphouet-boigny

A la tête d’une des plus influentes banques d’affaires de renommée internationale, Hamilton Dia Houphouët, est un homme dont la discrétion contraste avec la puissance  de son institution financière : Kimberley Bank. Grand lobbyiste redouté par ses pairs, ce jeune africain représentant une nouvelle génération de décideurs, est très sollicité et à l’oreille des chefs d’Etat qu’il conseille et accompagne sur les grands projets d’investissement  avec rang d’Ambassadeur plénipotentiaire.
Entretien inédit avec un Panafricaniste qui pense et conçoit un réel essor de l’Afrique.

Son Excellence Hamilton Dia Houphouët-Boigny,  comment  peut-on vous présenter en quelques mots ?

Je suis Ambassadeur itinérant et Conseiller spécial de plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de Gouvernement africains en  investissements privés, et CEO de Kimberley Bank.
J’ai démarré dans l’aviation d’affaires dans un groupe Suisse, où j’ai gravi tous les échelons pour terminer Vice-président Afrique dans cette société. Cette expérience fort enrichissante m’a donné envie de créer ma propre entreprise. C’est ainsi qu’est né, il y a une dizaine d’années, Lobbyst République, un cabinet spécialisé dans le lobbying et l’intermédiation pour le financement des projets d’envergure en Afrique. Cabinet que j’ai dirigé et qui aujourd’hui est devenu Kimberley Bank, une banque d’affaires indépendante et pluridisciplinaire.


Vous êtes un Lobbyiste dont les compétences sont reconnues en Afrique et dans le monde. Pouvez-vous nous parler du cabinet Lobbyst République que vous avez fondé. En quoi exactement  consiste ses activités et quel bilan faites vous de l’apport  de Lobbyst République dans le développement des Etats africains?

Avant de vous parler des activités ou du bilan de Lobbyst République, il me paraît important  de préciser que mes diverses rencontres avec les chefs d’ Etat et de gouvernement, dont le défunt président Hugo Chavez, m’ont beaucoup inspiré pour  la création de Lobbyst République.
Le président vénézuélien me parlait souvent de la coopération Sud-Sud à moi un Africain. Il était prêt à aider certains pays africains comme il l'a fait pour le Mali avec des centaines de milliers de dollars us. Il était prêt à mettre 1 milliard de dollars us à la disposition de l’Union Africaine sous ma recommandation pour des projets à l’endroit des jeunes et du 3 ème âge. Ces fonds devaient être gérés en accord avec un comité pour octroyer par exemple, des bourses aux étudiants africains surdoués dont les parents sont pauvres .
Je signale au passage que Kadhafi avait un fond pareil au sein  des fonds souverains libyens mais qui ont servi davantage à des camps présidentiels qu’aux peuples africains, alors que Kadhafi voulait destiner ces fonds à la formation de physiciens,  ingénieurs en Télécom, d’inventeurs. En effet, le guide Libyen avait en projet, le lancement d’un satellite africain en vue de réduire le coût des télécommunications et permettre aux jeunes africains d’avoir accès au Ntic. Tout ceci m'a beaucoup inspiré et a forgé ma conviction d’un entreprenariat de levée de fonds au service des grands projets africains.
Pour en revenir  aux activités de Lobbyst République, Il est bon de savoir que le travail de lobbyiste revêt souvent deux aspects. L’un assez visible sur lequel on peut communiquer et l’autre ayant un caractère confidentiel sur lequel je ne peux m’exprimer. Ce n’est donc pas le lieu d’exposer nos succès; souvent c’est nos clients qui en parlent. Notre travail est très discret.
Cela étant, j’ai eu, durant ces années, à assister mes clients dans la recherche et la conclusion de financement pour des projets de développement dans les domaines des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, des industries d’extraction, des industries agroalimentaires, etc.
En termes de bilan, il faut noter que Lobbyst République a engrangé de nombreux succès. Nous avons notamment permis, entre autres,  à 7 Etats africains de bénéficier d’une ligne de crédit de 800 millions d’euros de la part de partenaires asiatiques et européens.

Comment vous est-il venu l’idée de créer une banque d’affaires ?

Comme je  ne cesse de le penser, l’Afrique ne peut se développer que par l’emprise des Africains sur les leviers de son développement. L’Afrique doit pouvoir compter sur la valeur de ses ressources humaines pour mettre leur savoir faire au service de la mise en valeur de ses nombreuses richesses.
Car l’argent, l’Afrique en a et assez d’ailleurs pour se prendre entièrement en charge.
Sauf que très souvent, le financement et la réalisation des grand projets de développement en Afrique ne sont pas conçus par des entreprises dont la vision est l’émergence de notre continent.
Le business banking est une suite logique de notre engagement pour l’Afrique et de notre présence dans le secteur de l’accompagnement au financement des entreprises et des Etats ; de la restructuration des dettes, du rapprochement entre entreprises  pour des contrats soit  de partenariat, soit de fusion.
Nos clients ne s’y trompent pas, car ils nous sollicitent de plus en plus sur les métiers de corporate finance, de fusion et acquisition, d'arrangement financier. Ces sollicitations nous ont permis de nous structurer et de nous positionner clairement dans le métier de banquier d'affaires avec une identité forte: celle d’une institution de financement volontariste pour le développement de l’Afrique.
Finalement, ce n’est pas un métier nouveau pour nous dans la mesure où nous étions déjà impliqués dans ces types d’activités avec nos clients actuels.


Pourquoi cette dénomination ‘’Kimberley Bank’’ ?

Nous sommes partis d’une analyse très simple. Si l’Afrique suscite tant de convoitises depuis des siècles, c’est en premier grâce à ses sous-sols. Qui dit sous-sol, dit diamant, or, coltan , fer, pétrole,  etc.
C’est tout naturellement que nous sommes allés chercher, dans l’histoire des découvertes de ces sous-sols, un symbole fort. Kimberley, en effet, est la ville où a été découvert pour la première fois le diamant. Cette ville est située en Afrique du Sud. Donc Kimberley Bank est une identité forte de la richesse de l’Afrique.  


Quels sont  les produits et offres spécifiques de Kimberley Bank?

Kimberley Bank se veut être au cœur du développement de l’Afrique, à cet effet, nous accompagnons nos clients sur  les métiers de Financement structuré, de Fusion-Acquisition, de Debt Capital Market, d’Equity Capital Market,  d’Investissement et de négoces de matières premières. Cf (encadré)
Vous voyez que notre champs d’activités est très varié et large.


Quels sont vos secteurs d’intervention ?

Nous intervenons dans plusieurs secteurs à savoir ; les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, les télécom, la santé, l’éducation, les bâtiments d’habitation,  l’agroalimentaire, etc.


Vu le nombre de plus en plus croissant de Banques d’affaires sur le contient, quelle valeur ajoutée Kimberly Bank apporte-elle ?

Entendons-nous bien, la plupart des banques d’affaires qui opèrent en Afrique, sont des banques d’affaires européennes, américaines et asiatiques. Très peu sont des banques d’affaires d’ADN africain. Avec Kimberley Bank, nous nous revendiquons comme étant une banque d’affaires africaine et de destin africain. C’est donc avec foi en ce destin que nous nous engageons sur toutes nos missions. Cette foi en une Afrique qui doit se développer avec des Africains. Ça change tout. Nous ne nous positionnons pas sur une mission tout simplement pour gagner de l’argent, c’est aussi pour faire développer l’Afrique. C’est ça notre leadership et notre leitmotiv.

Quels regards portez-vous,  Excellence, en tant que panafricaniste convaincu, sur la dynamique du marché des affaires en Afrique aujourd’hui ?

Vous avez ce regard dans ce que je viens de vous dire. Il faut que ce dynamisme profite pleinement à l’Afrique. Si ce dynamisme renforce les grands groupes mondiaux, l’Afrique aura raté  une fois de plus son rendez-vous avec l’histoire. Le discours que je tiens aux chefs d’Etat africains est simple : le développement de l’Afrique doit favoriser d’abord les entreprises africaines pour qu’elles deviennent de grands groupes. Je ne suis pas dupe. S’il faut passer par des mesures de protection de nos marchés, il faut absolument le faire. Aujourd’hui l’Afrique est paradoxalement le seul marché libre. L’Europe, l’Asie, l’Amérique, par des artifices de zones de libre-échanges, protègent leur marché. Il est urgent d’arrêter tout ça. Nous sommes prêts à jouer notre partition.


Quelle est votre sphère d’influence et les  perspectives d’avenir de Kimberly Bank en Afrique et dans le monde?

Je vous ai dit il y a un instant que notre ADN est l’Afrique, mais nous sommes dans un monde globalisé et l’Afrique est au cœur de cette globalisation. Donc nous intégrons cette donnée dans les process globalisés de nos activités. Pour un projet, Kimberley Bank peut réunir autour d’une même table, des Chinois, des Brésiliens, des Européens, etc. Nous convoyons le monde vers l’Afrique.

Notre limite, c’est ceux qui vont contre le Développement de l’Afrique.
•    Financement structuré : c’est l’ensemble des financements de transmission, majoritaire ou minoritaire (Leveraged Finance) ; les prêts syndiqué, financement du développement, en particulier de la croissance externe, financement de projets
•    Fusion-Acquisition ou Merge and Acquisition : c’est des opérations  qui recouvrent les différents processus du rachat d’une entreprise par une autre entreprise, dans les domaines de finance d’entreprise, de stratégie d’entreprise et de gestion d’opérations financières
•    Debt Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’émission de dette, communément appelé des émissions d’obligation.
•    Equity Capital Market : c’est l’ensemble des opérations d’introduction en bourse ou d’augmentation de capital.
•    Investissement : nous procédons à des investissements par des prises de participation dans des sociétés pour notre propre compte ou pour le compte de nos clients
•    Trading de matières premières : nous procédons à des opérations de négoce de commodities (diamant, or, fer, pétrole, etc.) pour le compte de nos clients ou pour notre propre compte.

En savoir plus...

Second tour de la Can 2015 : La Guinée au tirage au sort

tirage-sort-guinee-mali

C'est rarissime ! La Guinée a remporté le tirage au sort organisé ce jeudi par la Confédération africaine de football. Les joueurs de Michel Dussuyer s’emparent donc de la deuxième place du groupe D et affronteront le Ghana dimanche en quarts de finale de la CAN 2015. Malchanceux, les Maliens rentrent chez eux...

A égalité parfaite avec le Mali, la Guinée de Michel Dussuyer a obtenu sa qualification pour les quarts de finale de la CAN au tirage au sort. Le ministre des Sports guinéen, Amara Dabo, a tiré la "boule 2" du "vainqueur" depuis l'hôtel où siège la CAF à Malabo. Boubacar Baba Diarra, président de la Fédération malienne, n'a pu que constater les dégâts... Pour la première fois en quarts depuis 2008, les Guinéens affronteront le Ghana pour une place dans le dernier carré. Mercredi, les deux équipes avaient fait match nul (1-1). Malheureux, les Maliens Diakité (Bastia), Doumbia (Toulouse), Diarra (Bordeaux), Yatabaré (Guingamp) ou encore Maïga (Metz) vont donc retrouver la L1 plus tôt que prévu au contraire de Sylla (Toulouse), Pogba (Saint- Etienne), Sankoh (Guingamp), Yattara (Lyon) et Kamano (Bastia), qui restent en Guinée équatoriale et peuvent encore viser le titre.

Un tel cas de figure s'était produit pour la dernière fois en Coupe d'Afrique en 1988 et l'Algérie avait accédé aux quarts de finale aux dépens de la Côte d'Ivoire. «Je ne suis pas content de cette situation (...) mais nous n'avons pas le choix», a déclaré le président de la CAF Issa Hayatou juste avant le tirage au sort.

Source : lequipe.fr

En savoir plus...

Comment South African Airways a précipité sa chute

south-african-airways

Plombé par les choix hasardeux de ses dirigeants successifs, le transporteur sud-africain est au bord de la faillite. Il doit à tout prix renflouer ses caisses avant le 24 mars.
South African Airways (SAA) se met à la diète. Ses voyageurs en classe affaires vont devoir se passer de champagne : début janvier 2015, la compagnie sud-africaine l'a supprimé de son menu à bord, le remplaçant par un mousseux local moins onéreux. En déficit chronique depuis trois ans, le transporteur de la nation Arc-en-Ciel cherche à faire des économies partout : il lui faut trouver 1,7 milliard de rands (122 millions d'euros) avant le 24 mars 2015 pour renflouer ses caisses et pouvoir assurer ses vols jusqu'en septembre, faute de quoi il serait déclaré en faillite.

L'âge d'or semble révolu pour celle qui se classait pourtant jusqu'en 2010 première compagnie aérienne du continent, du point de vue du chiffre d'affaires aussi bien que de celui du nombre de passagers. Une fois passé l'effet Coupe du monde de football, organisée par le pays cette année-là, le transporteur a vu son trafic dégringoler progressivement.
En déficit chronique depuis trois ans, le transporteur de la nation Arc-en-Ciel cherche à faire des économies partout.
En 2012, il n'accueillait plus que 6,8 millions de passagers, contre près de 8,6 millions pour Egypt Air. Désormais, il est talonné par Ethiopian Airlines et Kenya Airways, qui figuraient pourtant loin derrière lui deux à trois ans plus tôt. Les résultats financiers de l'exercice 2013-2014, clos fin mars dernier, sont tellement désastreux que SAA a préféré surseoir à leur publication.

En profondeur

Intégralement détenue par l'État sud-africain, la compagnie a été placée le 12 décembre sous l'administration directe du ministère des Finances, qui, contrairement aux années précédentes, a refusé d'y injecter de l'argent frais. Le ministre Nhlanhla Nene, nommé en mai, espère ainsi forcer la compagnie à se réformer en profondeur avant qu'il ne soit trop tard.
Pour expliquer cette situation financière catastrophique, les analystes pointent la dépréciation du rand, qui a perdu 36 % de sa valeur face au dollar entre mars 2012 et la fin de l'année 2014. Mais la cause véritable des difficultés de l'ancien leader du ciel africain, "c'est l'instabilité managériale", estime Cheick Tidiane Camara, du cabinet Ectar, spécialisé dans le secteur aérien du continent. Ces trois dernières années, l'entreprise a connu trois PDG différents.

Et un climat délétère règne au sein de son conseil d'administration, miné par les divisions internes. Derniers exemples en date de cette gouvernance en dents de scie : la suspension sine die du PDG Monwasibi Kalawe, remplacé pour le moment par Nico Bezuidenhout. "Les gouvernements successifs ont, depuis 1994, multiplié les nominations politiques de personnalités novices concernant les questions aériennes. Du coup, elles ont souvent pris des décisions hâtives et parfois contradictoires, empêchant le suivi d'une stratégie de long terme", regrette Cheick Tidiane Camara.

SAA avait tout pour réussir : un trafic domestique important que et une forte attractivité touristique.

Les lignes lancées sans discernement ces dernières années vers la Chine et l'Inde illustrent bien les errements des directions générales successives de SAA. Elles connaissent des pertes abyssales, à hauteur de 800 millions de rands par an pour la seule liaison Johannesburg- Pékin. Et le non-renouvellement de la flotte de 55 avions a entraîné une forte augmentation de ses coûts d'exploitation. Enfin, les choix d'attribution des contrats de sous-traitance et d'approvisionnement se sont révélés peu judicieux, entraînant l'augmentation automatique du coût des prestations, sans que celles-ci ne soient remises en question.

SAA avait pourtant tout pour réussir : un trafic domestique autrement plus important que celui de ses concurrents du continent et une forte attractivité touristique.

"Il aurait pu miser sur le marché africain, où il n'avait souvent pas droit de cité pendant l'apartheid, et y rattraper son retard", note Cheick Tidiane Camara. Mais pendant que SAA patinait, les autres grandes compagnies publiques du continent se sont montrées, elles, très actives, avec une expansion africaine ambitieuse, menée par des directions générales solides sur la durée. "C'est le cas de Kenya Airways, où Titus Naikuni est resté aux manettes de 2003 à 2014, mais aussi d'Ethiopian Airlines, où l'actuel PDG Tewolde Gebremariam, entré en 1985, est un pur produit maison. Et chacun de leurs États actionnaires a respecté leur indépendance", observe Cheick Tidiane Camara.

Trois groupes publics dans la tourmente

South African Airways n'est pas la seule entreprise publique à rencontrer de graves problèmes : l'électricien Eskom, fortement endetté, peine à terminer l'extension de ses deux grandes centrales de Medupi et de Kusile. Elles devaient apporter une capacité de 4800 mégawatts chacune au réseau sud-africain, mais accusent trois ans de retard. Une situation qui entraîne de nombreuses coupures électriques dans le pays et inquiète beaucoup les industriels et les investisseurs.
Quant à la poste sud-africaine (Sapo), elle fait face à des grèves à répétition, qui ont fait fondre ses bénéfices et handicapé les entreprises qui en dépendent. Afin de remettre en selle ces trois groupes publics cruciaux, le président Jacob Zuma a chargé dès le 11 décembre l'exsyndicaliste et militant de l'ANC Cyril Ramaphosa, très actif dans les affaires, de passer en revue leur stratégie.

C. L. B.

Pour faire redécoller le transporteur sud-africain, Nico Bezuidenhout a annoncé le 11 décembre un premier plan qui doit permettre en quatre-vingt-dix jours une diminution des coûts de 1,3 milliard de rands par an, notamment grâce à la renégociation de tous les contrats fournisseurs arrivés à échéance.
Le directeur général par intérim a aussi évoqué un accord commercial avec Air China. Une mise en commun de lignes entre l'Afrique du Sud et l'empire du Milieu qui devrait permettre à SAA d'économiser 300 millions de rands par an.
Le management étudie également des cessions d'actifs, notamment de sa filiale de restauration à bord, Air Chefs. Déjà bien implantée sur le continent, Servair, la filiale de catering d'Air France, n'a pas été approchée mais pourrait être intéressée.
Une fois ces mesures effectives, SAA pourrait chercher un repreneur... tel que l'émirati Etihad. Le 22 décembre, le transporteur sud-africain et la compagnie d'Abu Dhabi ont renforcé leurs partenariats, avec le lancement d'une nouvelle ligne quotidienne entre Johannesburg et l'émirat, l'extension de leurs partages de code (de dessertes) sur 49 destinations et le regroupement de leurs programmes de fidélité.

Dossier aérien : le Moyen-Orient à l'assaut du ciel africain
Privatisation
Etihad entre souvent au capital de ses partenaires, comme il l'a fait en 2012 avec Air Seychelles. Et pour Cheick Tidiane Camara, la privatisation est justement la seule issue possible pour SAA : "Il n'y a pas de raison qu'il ne soit pas rentable alors que les transporteurs locaux comme Kulula [filiale low cost du sud-africain Comair] le sont. Si la société est privatisée, et si les liens incestueux avec l'État sont rompus, elle peut reprendre sa place de leader." Reste que les investisseurs ne se bousculeront pas au portillon tant que la situation financière ne sera pas meilleure. "Le risque, c'est d'être obligé de vendre dans l'urgence, à prix cassé", estime le spécialiste. Selon lui, une éventuelle entrée au capital d'un partenaire financier n'interviendrait pas avant la fin mars.
Matin Lib

En savoir plus...

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dissout plusieurs entreprises publiques « budgétivores »

alassane-ouattara

Le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a annoncé, mercredi, la dissolution prochaine de certaines entreprises publiques « budgétivores » et qui n’ont plus « leur raison d’être ». « J’ai demandé et nous allons prendre très rapidement ces textes, la dissolution d’un certain nombre d’entreprises publiques qui n’ont plus leur raison d’être et qui sont budgétivores pour que les ressources dégagées puissent être consacrées à l’amélioration des conditions sociales de nos concitoyens », a déclaré le Président Alassane Ouattara à l’entame du premier Conseil des ministres de l’année qu’il a présidé au palais présidentiel du Plateau. Interrogé par APA sur la liste des entreprises publiques visées, le Porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, a indiqué que cette dissolution se fera « au cas par cas ». « Nous avons commencé cet exercice depuis 2014 », a ajouté M. Koné, également ministre de la Poste, des technologies de l’information et de la communication.

Source : [08/01/2015] Apanews

En savoir plus...

En valeur absolue : Les Etats-Unis, pays le plus riche, la France perd une place

statue-de-la-liberte

Les Etats-Unis, qui avaient perdu en décembre dernier leur rang de première puissance économique mondiale en termes de PIB exprimé en parité de pouvoir d'achat (PPA), au profit de la Chine, reste le pays le plus riche du monde si l’on utilise les taux de change du marché, selon des données publiées par le Fonds monétaire international (FMI).
L’institution de Bretton Woods estime que le PIB des USA s’établirait à 18 287 milliards de dollars en 2015. Un chiffre en progression de 5% sur douze mois.
La Chine conservera la deuxième place, avec un PIB 2015 en hausse de 9% par rapport à 2014, à 11 285 milliards de dollars, selon les estimations de l'organisation.
Le Japon campera sur la troisième marche du podium, avec un PIB 2015 de 4882 milliards de dollars. Derrière l'Archipel, l'Allemagne s'arroge de nouveau le 4e rang.
Fort d'un produit intérieur brut supplémentaire de 3 milliards de dollars en 2015 (+5,5% sur un an), le Royaume-Uni passera devant l'Hexagone, malgré la hausse attendue de 1,1% du PIB de la France.
Parmi les 20 pays les plus riches du monde en 2015 l'Inde, qui gagne 3 places, enregistrera la plus forte augmentation de son PIB, selon le FMI : +9,8%, à 2248 milliards de dollars.

Source externe

En savoir plus...

Année 2014 : Les 5 événements économiques les plus importants

ebola

L’équipe de l’agence Ecofin a sélectionné les événements économiques qui ont, de son point de vue, le plus marqué l’année 2014. Chacun a voté et, au décompte des points, 5 informations majeures se sont détachées.

1) La chute des cours du pétrole
Le bonheur des uns va faire le malheur des autres. La baisse des cours du pétrole devrait faire gagner quelques points de croissance à l’économie mondiale, selon le FMI. Toutefois, pour les pays producteurs, la pilule est amère, et ceux qui ont trop tardé à diversifier leur économie vont devoir réviser en toute urgence leur business model. Tout du moins si l’on en croit le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naimi qui assure que le prix du baril ne remontra plus jamais à 100 dollars. L’OPEP veut maintenir le prix du baril en dessous du seuil de rentabilité du pétrole de schiste. Il sera donc prudent, pour les pays qui comptaient sur les hydrocarbures non-conventionnels pour assurer leur avenir, de réfléchir à un plan B.

2) Le Nigeria devient la première puissance économique du continent
L’actualisation du mode de calcul du PIB a permis au Nigeria de dépasser l’économie sud-africaine et de se hisser sur la première marche du podium africain. Le ralentissement de la croissance en Afrique du Sud devrait contribuer à renforcer le leadership continental d’un Nigeria de plus en plus entreprenant, en dépit des actes effroyables de Boko Haram, des tensions politiques à l’approche des élections présidentielles et de la baisse brutale des recettes pétrolières. Rien ne semble en mesure d’arrêter la marche de ce futur géant qui vient d’annoncer la création de 3,5 millions d’emplois dans l’agriculture en 2015.

3) Les conséquences économiques
C’est en grande partie grâce aux nouvelles technologies que l’épidémie Ebola a été, jusqu’à ce jour, contenue à trois pays d’Afrique de l’Ouest. Le Nigéria, notamment, est ainsi parvenu à éradiquer ses foyers d’infection en quelques semaines. Le pire a également été évité au Sénégal et au Mali. Reste que pour la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, trois pays dont les infrastructures de santé sont dramatiquement sous-développées, les conséquences sont tragiques avec plus de 20 000 personnes infectées et bientôt 8000 morts.

4) Le succès des eurobonds africains sur le marché international des capitaux
En 2014, les gouvernements et entreprises d’Afrique subsaharienne auront levé plus de 17 milliards de dollars sur le marché international des capitaux. C’est une progression de plus d’un tiers en une année. Les gouvernements ont levé près de 12 milliards : 2 milliards de dollars pour le Kenya, 750 millions pour la Côte d’Ivoire, 1,67 milliard pour l’Afrique du Sud, 2 milliards pour l’Ethiopie, sans parler des sukuks (500 millions de dollars pour l’Afrique du Sud, 200 millions pour le Sénégal…)
Les entreprises ne sont pas en reste avec près de 5 milliards de dollars levés cette année dont First Bank of Nigeria pour 450 millions ou encore Ecobank pour 250 millions. Il semblerait que l’Afrique ne fasse plus peur aux capitaux...

5) Le retour de l’agriculture parmi les priorités africaines
En 2015, le Nigéria veut booster son agriculture pour soigner sa dépendance au pétrole. La RD Congo prend également conscience de son immense potentiel agricole et en fait une priorité. Les Etats africains, dans leur ensemble, veulent cesser d’importer massivement la nourriture, notamment le riz, et font de l’autosuffisance alimentaire l’alpha et l’oméga de leurs programmes économiques. Les jeunes sont invités à s’intéresser à la terre. Les patrons camerounais du GICAM lancent le mouvement « Un patron, une plantation ». L’idée est reprise par leurs confrères ivoiriens. Les TIC s’emparent des problèmes du secteur et les transforment en solutions. Partout, l’Afrique passe au vert.

Sélection : agence ecofin

En savoir plus...

2è réunion du comité interparlementaire de l’Uemoa : Les réflexions portent sur le développement de la micro finance

interview

Les députés membres du comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se sont réunis le lundi 1er décembre 2014 à Cotonou. L’objectif de la rencontre est de réfléchir sur la nécessité de promouvoir la Microfinance au sein de l’espace Uemoa.  Cinq jours durant, les députés membres du comité interparlementaire de l’Uemoa auront à réfléchir sur les stratégies à mettre en œuvre pour faire de la micro finance, un instrument de développement économique et social. Plusieurs  communications seront présentées par des experts en Microfinance.
C’est au Président du Comité interparlementaire de l’Uemoa qu’il est revenu l’honneur de justifier la tenue de la rencontre. Pour Victor Dangnon, le séminaire de Cotonou se justifie par le fait qu’on constate depuis quelques années, des dysfonctionnements, qui ont entrainé la dégradation de la qualité des services. Ainsi, un diagnostic a été posé au terme duquel un Programme régional d’appui à la finance décentralisée (Prafic), un nouveau référentiel comptable spécifique au secteur a été élaboré. Un   nouveau cadre juridique communautaire a également été mis en route par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao en 2008 pour régir le secteur. Par ailleurs, des politiques nationales de la microfinance ont été adoptées par la  plupart des gouvernements de l’Union. Cependant, malgré ces mesures, l’exclusion financière demeure importante dans l’Union en ce sens que d’après Victor Dangnon, près d’un actif sur cinq n’a pas accès aux institutions de financières. D’où la  nécessité de poursuivre les efforts pour les rendre accessibles au plus grand nombre. C’est donc pour apporter sa contribution à cette réflexion que le comité interparlementaire a placé ce thème au coeur des échanges de cette deuxième réunion de l’année 2014 de l’Uemoa.

Thomas AZANMASSO (Stag.)

En savoir plus...

Nigeria : La Banque centrale dévalue la monnaie nationale et relève son taux directeur

banque-nigeria

La Banque centrale du Nigeria a annoncé, le 25 novembre, avoir dévalué la monnaie nationale de 8% et relevé son principal taux directeur de 100 points de base en vue d'arrêter la chute de ses réserves de change dans un contexte de  chute des cours du pétrole.
L’Institut d'émission nigérian a fixé la bande de fluctuation de 160 à 176 nairas pour un dollar contre 150 à 160 auparavant. La précédente dévaluation remontait à novembre 2011 quand la banque centrale avait ramené la bande de fluctuation entre 145 et 150 nairas pour un dollar. Le naira a été attaqué au cours des derniers mois en raison de la baisse des prix du pétrole, dont le Nigeria est le premier producteur en Afrique.
D’autre part, la Banque centrale du Nigeria a relevé de 100 points de base son principal taux directeur pour le porter à 13%. Il s'agit de la première modification du taux directeur en plus de deux ans. «Le début de la normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale est un développement qui a accentué les sorties de capitaux», a souligné le gouverneur de l’institution, Godwin Emefiele.
La Banque centrale du Nigeria a puisé dans ses réserves de change à raison de 27,9 millions de dollars en moyenne par jour cette année pour défendre sa monnaie. Cela n'a pas, cependant, empêché le naira de se déprécier de plus de 10% contre le dollar et de tomber à un plus bas record de 178,25 le 24 novembre.
Les réserves de change du Nigeria sont tombées à 36,6 milliards de dollars le 25 novembre, soit une baisse de 18,3% sur un an.

agence Ecofin

En savoir plus...

Afrique : 3005 multimillionnaires possédent 395 milliards $, selon UBS et Wealth X

economie

Le nombre des Ultra high net worth individuals (UHNWI) ou individus très fortunés possédant au moins l'équivalent de 30 millions de dollars en Afrique a atteint un record de 3005 individus en 2014, selon  une étude publiée le 18 novembre par la banque suisse UBS et le cabinet singapourien Wealth X. Le continent réalise ainsi la deuxième meilleure performance à l’échelle mondiale en termes de croissance du nombre des multimillionnaires, derrière le Moyen-Orient (+12,7%).
Les ultra-riches africains possèdent une fortune cumulée de 395 milliards de dollars (+12,9% par rapport à 2013). Les villes africaines abritant le plus grand nombre d’individus ultra-riches sont dans l’ordre Lagos (520), Johannesburg (450), le Caire (445), Cape Town (150) et Nairobi (135).
Le classement des  pays africains abritant le plus grand nombre de multimillionnaires fait ressortir que l’Afrique du Sud arrive en première position, avec 835 individus très fortunés, suivie par le Nigeria (645 individus), l’Egypte (595), le Kenya (170), la Tanzanie (120), l’Angola (115), la Tunisie (65), la Libye (65), l’Ethiopie (60), le Maroc (35) et l’Algérie (35).
A l’échelle mondiale, les ultra-riches seraient 211 275 personnes en 2014, soit une  hausse de près de 6 % par rapport à l'année dernière. Leur fortune globale cumulée se chiffre à près de 30 000 milliards de dollars ce qui correspondrait à une hausse de 7 % sur un an.
Principal enseignement de cette édition 2014, l'Europe ne domine plus le classement mondial. Avec 61 820 ultra-riches recensés entre juillet 2013 et juin 2014, le Vieux-Continent continue de progresser (3755 multimillionnaires supplémentaires) mais cède sa place sur le podium à l'Amérique du nord. Outre-Atlantique en effet on compte désormais 74 865 très grosses fortunes qui totalisent plus de 10 000 milliards de dollars d'avoirs.
Les autres continents progressent eux aussi. L'Amérique latine et les Caraïbes ont connu une reprise en 2014, avec 4,6% d'ultra-riches en plus. En Asie, qui occupe le troisième rang, «la progression a été moins exceptionnelle qu'on pouvait le penser». Elle atteint cependant 4,8 %.
En termes de nombre de UHNWI par pays, les Etats-Unis occupe le premier rang à l’échelle mondiale, suivis par l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, la Chine, l'Inde, la Suisse et le Canada.

agence Ecofin

En savoir plus...

Afrique : Le classement des 50 plus grandes fortunes en 2014, selon le magazine Forbes

aliko-dangote

Le magazine américain Forbes a publié la semaine passée la liste des 50 plus grandes fortunes d’Afrique en 2014. Il en ressort que la fortune cumulée des 50 Africains les plus riches s’élève à 110,7 milliards de dollars, en hausse de 6,7% par rapport à novembre 2013.

Sans surprise, le Nigérian Aliko Dangote conserve la tête du classement,  avec 21,6 milliards de dollars, devant le sud-africain Johann Rupert dont la fortune provient notamment des produits de luxe (7,3 milliards).

Un autre sud-africain, Nicky Oppenheimer, occupe la troisième marche du podium. La fortune de ce fondateur de la compagnie d'extraction de diamants De Beers et de sa filiale Diamond Trading Company s’élève à 6,8 milliards de dollars.
Autre constat important: pour la première fois depuis le début de la publication du classement «Africa’s 50 Richest» par Forbes, le Nigeria dépasse l’Afrique du Sud en nombre de personnes fortunées. Le pays le plus peuplé d’Afrique compte 13  personnes représentées dans le classement 2014 des 50 plus grandes fortunes africaines contre 11 pour l’Afrique du Sud.
Par ailleurs, six nouveaux arrivants rejoignent la liste des 50 Africains les plus riches. Il s’agit du souverain marocain Mohammed VI, avec une fortune de  2,1 milliards de dollars, de l’homme d’affaires nigérian et fondateur de la société d'investissement africaine Heirs Holdings,  Tony O. Elumelu, de son compatriote  Orji Uzor Kalu, du kényan Bhimji Depar Shah, fondateur de raffineries Bidco Oil, du marocain Ali Wakrim, patron du leader de la distribution de gaz de pétrole liquéfié du Maroc Afriquia Gaz et de l’égyptien Ahmed Ezz, fondateur de Ezz Steel, un des plus grands fabricants d'acier au Moyen-Orient.

agence Ecofin

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !