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Economie

Inauguration du 3ème quai et des portiques du terminal à conteneurs du Pal : Le Port de Lomé armé pour la performance et l’efficacité

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C’est fait. Le 3ème quai et des portiques du terminal à conteneurs du Port autonome de Lomé (Pal) sont opérationnels. L’inauguration du joyau a eu lieu hier mardi 14 octobre 2014 par le président Faure Essozimna Gnassingbé du Togo entouré de ses pairs Mahamadou Issoufou du Niger et Dr Yayi Boni du Bénin en présence de Vincent Bolloré,  président du Groupe Bolloré.
Faure Essozimna Gnassingbé, Mahamadou Issoufou, Dr Yayi Boni et Vincent Bolloré étaient visiblement satisfaits et tout le peuple togolais heureux d’être des témoins oculaires de l’évènement. c’est à juste titre parce que le joyau qui est inauguré projette le Togo dans le concert des pays émergents. Après le premier coup de pioche donné le 3 mars 2014, il a fallu 1369 jours à Togo Terminal, filiale de Bolloré Africa Logistics pour moderniser et agrandir le terminal à conteneurs du Port de Lomé avec la construction du 3ème quai. Plus de 300 milliards de francs Cfa ont été investis.

Lomé, un hub de transbordement

Seul port en eau profonde dans le Golfe de Guinée, le Port autonome de Lomé peut désormais accueillir des navires de 3ème génération. C’est aussi le seul sur la côte occidentale par lequel on peut joindre en une journée plusieurs Capitales des pays de la sous-région. Il dispose donc d’un atout qu’on ne trouve pas ailleurs dans l’acheminement de frets dans les délais et à des coûts très compétitifs. C’est donc le port naturel des pays de l’hinterland comme le Burkina-Faso, le Niger et le Mali. C’est pourquoi, dans son intervention, le Premier ministre du Togo, Kwéssi Arthème Séléagodji Ahuney-Zunu a insisté pour dire que le joyau réalisé par le Groupe Bolloré est un outil stratégique qui va contribuer à l’amélioration des échanges entre le Togo et ses voisins. Et par conséquent, « un débouché privilégié » pour les pays de l’hinterland. Pour ce faire, le président Faure Essozimna Gnassingbé a initié plusieurs grands travaux de construction et de réaménagement de routes qui constituent un atout d’appoint au Port de Lomé. Il s’agit du grand contournement de Lomé et de ceux de la faille d’Alédjo et des monts Défalè. Compte tenu de tous ces atouts, on constate aisément que le Port de Lomé se présente  désormais comme une véritable plaque tournante des réseaux de transport maritime de la sous-région.  Puisqu’il pourra accueillir tous les types de navires  de gros conteneurs et le transbordement se fera avec beaucoup de célérité. Et, comme l’a prévu Faure Essozimna Gnassingbé dans son agenda pour le Togo, «  c’est une démarche qui est fondée sur une approche intégrant le transport par la mer, la route et le rail comme l’axe dorsal de notre projet de corridor développement ; un projet qui s’appuie sur la plate-forme que constitue le Port autonome pour irriguer toutes les régions du pays et drainer en retour la production nationale vers ce débouché maritime naturel, créant le long du corridor national, la croissance, l’emploi et les conditions d’un développement équilibré ». Ce qui va permettre au Port autonome de Lomé, de jouer pleinement son rôle de locomotive de la croissance économique du Togo. Ainsi, des milliers d’emplois seront créés pour le bonheur de la jeunesse togolaise. Pour atteindre ce noble objectif, le Groupe  Bolloré est prêt, il est toujours là pour accompagner le Togo. « C’est le Groupe ami des bons et mauvais jours » comme l’a martelé son Pdg, Vincent Bolloré. Puis il rassure les trois chefs d’Etat. Au Togolais, Bolloré insiste pour dire que l’inauguration n’est que le début  des réalisations. A Yayi Boni, il a promis de rajouter d’autres grues au Port de Cotonou. Et à Mahamadou Issoufou, il lui confirme que très bientôt, le Niger sera relié au Burkina-Faso et à la Côte-d’Ivoire d’une part et la frontière béninoise d’autre part par les rails.  Heureux et convaincu, le Maire de Lomé et Directeur général du Port autonome de Lomé, le Contre-Amiral Fogan Kodjo Adégnon a remercié le président togolais et ses pairs ainsi que Vincent Bolloré.

De Lomé, Maximin TCHIBOZO,
envoyé spécial du Quotidien « Matin Libre »

Les caractéristiques du 3ème quai

Long de 450 m avec une  profondeur de 15 m, le 3ème quai du Port autonome de  Lomé  peut accueillir des navires porte-conteneurs  de 3ème génération d’une capacité allant jusqu’à 7000  unités équivalentes à 20 pieds.  Il s’étend sur 35 hectares. Il peut aussi accueillir toutes les nouvelles générations de portiques de manutention. L’implantation d’un système d’exploitation performant et le déploiement de plusieurs portiques de quai et de parc sont également prévus. La modernisation du terminal s’accompagne de la création de plus de 300 emplois au Togo ainsi que d’un programme de transfert de compétences pour les collaborateurs togolais.   Opérations de chargement et déchargement en continu : 24 h/24, 365 jours par an

MT

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Partenariat privé/privé : United Bank for Africa et African Trade Insurance Agency s’allient pour stimuler le commerce régional

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United Bank for Africa (UBA) et l’Agence africaine d’assurance du commerce (African Trade Insurance Agency /ATI) viennent de signer un accord de partenariat pour stimuler le commerce régional. L’accord  a tété paraphé le 22 septembre dans la capitale kenyane Nairobi par le directeur général de UBA , Kennedy Uzoka (photo à gauche), et son homologue de ATI, George Otieno. Selon les termes de l’accord, ATI va fournir une couverture d’assurance pour les transactions du groupe UBA  éligibles via sa gamme unique de produits couvrant le risque politique et l’assurance crédit commercial. «UBA tient à stimuler le commerce inter et intra-africain en raison de sa capacité à accélérer le développement et l’intégration à travers le continent », précise le groupe bancaire présent dans 19 pays d’Afrique subsaharienne dans un communiqué.«Au fil des ans, nous avons soutenu nos clients afin qu’ils puissent développer leur réseau d’affaires à travers l’Afrique et à l’échelle internationale pour une Afrique plus prospère. Le partenariat de UBA avec ATI facilitera le flux de crédit à nos clients et les aidera à développer leurs activités à travers le continent », ajoute le même communiqué.Le Commerce intra-africain est considéré comme l’un des plus bas à l’échelle mondiale. Il ne  représente que 10% des transactions totales sur le continent. UBA offre  des services bancaires à environ 10 millions de clients repartis sur 700 agences dans 19 pays africains. ATI a été lancée en 2001 avec le soutien de la Banque mondiale et plus tard de la Banque africaine de développement (BAD). Elle compte aussi parmi ses actionnaires plusieurs pays africains.

Source: Agence Ecofin

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Soupçonnée de corruption dans l’attribution de marchés au profit du Bénin : La Boad réagit et apporte des clarifications

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Profitant de la cérémonie de signature de deux accords de prêt entre le gouvernement du Bénin et la Boad, qui a eu lieu samedi 27 septembre 2014 au ministère de l’Economie et des finances, le Directeur adjoint des Affaires juridiques, Chef de la conformité de la Boad, a fait une déclaration au sujet d’une supposée corruption qui existerait au sein de l’institution pour l’attribution de marchés au Bénin. Calixte Kouami Apémagnon a balayé d’un revers de main ces allégations parues dans la presse en renvoyant l’opinion publique au dispositif bien structuré mis en place par la Boad dans l’attribution des marchés et  la lutte contre la fraude et la corruption. Lire l’intégralité de sa déclaration.

Suite aux allégations parues dans la presse sur une affaire de corruption au sein de la BOAD pour l'attribution de marchés au Bénin, nous estimons nécessaire de clarifier l'intervention  de la BOAD dans l'attribution de marchés, dans le cadre des projets qu'elle finance.
Nous rappelons qu'à date, les interventions de la BOAD au sein de l'Union s'élèvent à  plus de 3 100 milliards de FCFA pour 721 projets, dont 408 milliards au Bénin. En termes  de volume d'intervention dans les pays de l'UEMOA, le Bénin vient en quatrième  position après la CI (557), le Sénégal(505) et le Togo (441).
A travers ses 721 projets, la BOAD a marqué son avis de non objection sur l'attribution  de plus de 4 000 marchés, depuis le début de ses opérations. La totalité de ces ANO (Avis de non objection) sont  conformes aux procédures en vigueur, applicables aux interventions de la Banque.
Le choix de l'attributaire d'un marché au titre des projets financés par la BOAD, est  conduit par l'Emprunteur.
La modalité d'attribution des marchés est retenue pendant l'évaluation du projet et  validée au cours des négociations du prêt. Les marchés de travaux sont attribués par  appel d'offres international. Toutefois, en cas de nécessité et au cas où des justificatifs  valables sont fournis 'par l'Emprunteur, les textes prévoient des procédures d'exception.
Lorsque la procédure est retenue, l'Emprunteur élabore et soumet à la BOAD, le dossier  d'appel d'offres ou le dossier de consultation des entreprises.
La Banque examine ce dossier pour s'assurer qu'il est conforme à ses propres  procédures. Au cas où la Banque donne son avis de non objection sur le dossier, l'Emprunteur lance  l'appel d'offres, analyse les offres et soumet le rapport d'attribution des marchés à la  Banque.
Ainsi, comme indiqué plus haut, l'Emprunteur est responsable du processus de passation  des marchés et la BOAD ne donne qu'un avis de non objection, conformément à ses  propres règles en la matière.
Pour finir, nous vous informons que la BOAD dispose d'une unité dédiée à l'examen a  posteriori des processus d'attribution et de codes d'éthique et de déontologie  applicables respectivement à ses Administrateurs, au Président et au Vice-président ainsi  qu'à son personnel. Dans le cadre de sa politique de promotion de l'intégrité, de  prévention et de lutte contre la fraude et la corruption, la Banque a mis en place un  dispositif approprié pour traiter les cas de pratiques répréhensibles. Ce dispositif est  consultable sur le site web de la BOAD : www.boad.org.

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Hôtel Sarakawa à Lomé au Togo : Le micmac du Groupe Accor mis à nu

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24 Juin 2014,  le gouvernement togolais a assigné en référé le Groupe Accor, concessionnaire du bail d’exploitation de l’Hôtel Sarakawa depuis 1998 devant le tribunal de première instance de Lomé.  Une démarche qui fait suite au conflit qui oppose l’hôtelier Français à l’Etat togolais depuis plusieurs mois.  La convention qui lie les deux parties et qui s’appuie sur un décret présidentiel est signée pour une période de 15 ans. Face à l’incapacité du Groupe Accor de satisfaire les clauses contractuelles, le gouvernement togolais a décidé de récupérer son patrimoine. Cela s’est traduit par l’expulsion, par décision de justice,  le 11 juillet 2014,  du Groupe Accor et consorts des locaux de l’Hôtel Sarakawa. Puis après,  il y a eu quelques aménagements utiles et les activités  de l’Hôtel Sarakawa ont repris sous l’administration du ministère togolais du Tourisme en attendant un nouveau repreneur.

Les faits

Le 18 février 1998, l’Etat togolais signe un contrat de   bail pour une durée de quinze (15) ans avec  la Société Accor Afrique S.a.  L’objet de ce contrat de bail est  l’exploitation de  l’hôtel Sarakawa  par le géant français de l’hôtellerie.  Cette décision est approuvée et confortée  par le décret présidentiel n°98-044/PR,   sous les conditions suivantes : le Groupe Accord s’engage à réaliser les travaux de rénovation et  à faire des travaux  d’embellissement nécessaires pour une exploitation selon un standard international « 4 étoiles ». Par ailleurs, il s’engage aussi à  maintenir ce standard tout au long du bail. En plus naturellement du versement d’un loyer. Ce loyer est  fixé en fonction du montant alloué à la  rénovation à réaliser  par le concessionnaire. Une somme mensuelle de 5 millions de francs CFA.
Le début d’une collaboration nait le 18 Février 1998. Dix (10) ans plus tard, une évaluation est faite suite aux nombreuses plaintes de la clientèle mais surtout après l’échec  à la classification « 3 étoiles » du concessionnaire.  C’est à ce moment que les relations commencent à se compliquer entre les deux parties. L’Etat togolais met en demeure le Groupe Accor de procéder aux rénovations  qui s’imposent comme indiquées dans le  contrat de bail. Sans nier sa défaillance, l’exploitant  conditionne lesdites réfections  au  prolongement de son bail sans en attendre l’expiration  prévue pour le 17 février 2013.  L’Etat togolais rejette cette proposition et exige que les travaux soient effectués avant toute renégociation. C’est dans ce contexte que depuis 2008, le Groupe Accor  a continué d’exploiter le complexe hôtelier. Chaque jour, un peu plus et davantage, les chambres mal entretenues souffraient de vétusté. Une  pile de plaintes s’amoncelaient, sans que jamais des travaux de fond ne soient effectués par le concessionnaire du bail. Mieux, oubliant le contenu du contrat qui classe l’Hôtel d’emblée comme un « 4 étoiles », le Groupe exploite Le Sarakawa sous l’enseigne Mercure, enseigne utilisée  pour les « 3 étoiles » du Groupe. Une situation de frustration que géraient les responsables togolais. Pour avoir une expertise et une connaissance réelle du  bien mis en exploitation, le gouvernement  commandite en début d’année un rapport d’expertise.  Les conclusions dudit  rapport  sont les suivantes : «  les différents ouvrages composant le complexe, se trouvent aujourd’hui à la limite de leurs possibilités techniques. Si les structures béton sont toujours en bon état, les matériaux et revêtements de protection ne remplissent plus leur fonction première et secondaire (protection des ouvrages notamment étanchéité et aspect visuel et esthétique). Depuis la date de construction de l’hôtel, aucun ravalement de fonds n’a été effectué, sinon un peu de peinture, des raccords d’étanchéité, des bouchages de trous ou de fissures. Ces différents travaux d’entretien n’ont pas été réalisés dans les règles de l’art, et vont  exiger une reprise complète avec des incidences financières non négligeables (décapage des différentes couches successives de peinture, reprise des relevés d’étanchéité, traitement des murs contre les différents désordres chimiques et biologiques). L’état des immeubles ne supportera plus très longtemps les conditions climatiques ». L’expert Patrick Sourdeau est l’auteur dudit  rapport.

Pratiques  malveillantes du Groupe Accor

Qu’il vous souvienne que c’est le Groupe Accor Afrique qui a signé le bail avec le gouvernement togolais pour une durée de quinze ans. Dans les clauses, il n’était stipulé nulle part que ledit bail pouvait faire objet de cession à un tiers. Or, c’est finalement un intermédiaire Stieh selon le Groupe Accor  qui gérait  l’hôtel Sarakawa jusqu’alors.  Dilatoire ou vérité ? Toujours est-il que le gouvernement togolais ne s’est pas senti concerné par cette  modification,  dès lors qu’il s’agissait d’un choix interne au  Groupe qui  n’a fait l’objet d’aucune saisine officielle.   L’argument n’ayant pas fait recette, ce sont les employés qui ont été brandis comme les moutons du sacrifice en cas de fermeture  de l’hôtel. Mais le gouvernement togolais  ne s’est pas laissé intimider. Il  a  pris ses responsabilités, s’est débarrassé de ce concessionnaire on ne peut plus véreux et a promis garder les employés le temps de retrouver un repreneur sérieux.

Rappel


L’hôtel Sarakawa est un ensemble immobilier comprenant entre autres un bâtiment central sur quatre niveaux, des parkings, des aires de jeux, le tout édifié sur un terrain d’une superficie de 19 ha 96 a 57 ca sis à Lomé, boulevard du Mono. Il est ouvert depuis 1979, compte 211 chambres dont 82 ont vue sur mer, 7 bungalows climatisés,  2 restaurants, 2 bars, 2 courts de tennis, un centre d’équitation, 3 salons, 8 salles de réunion, un parking privé extérieur clos.

Mike MAHOUNA

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Le Ghana a réduit son taux de pauvreté de moitié en 20 ans

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Le nombre de Ghanéens vivant dans la pauvreté a été divisé par deux en 20 ans, passant de la moitié au quart de la population, a annoncé vendredi le Service national des Statistiques.


Selon les données publiées par le Service de Statistiques du Ghana, 24,2% des d'habitants vivaient dans la pauvreté en 2013, contre 51,7% en 1992. Le Ghana, deuxième économie d'Afrique de l'Ouest, compte 25 millions d'habitants. En 2013, étaient considérées comme vivant sous le seuil de pauvreté les personnes vivant avec moins de 3,6 cedi (la monnaie nationale) par jour, soit 2,34 dollars ou 3,21 euros (à taux de change moyens sur l'année).

L'un des rares pays à avoir réussi cette performance

Les programmes de lutte contre la pauvreté, à travers des aides sociales notamment, ont porté leurs fruits, a commenté le chef des études du Service de Statistiques, Anthony Amuzu. Le Ghana est l'un des rares pays africains à avoir réussi cette performance, l'un des huit objectifs de développement définis par l'ONU en 1992, dans le cadre d'un programme appelé Objectifs du Millénaire à l'horizon 2015, note Sarah Hague, une responsable de l'UNICEF au Ghana. L'Afrique du Sud y est parvenue aussi, mais sur l'ensemble du continent africain, la pauvreté a à peine reculé, baissant de 56% de la population en 1990 à 48% en 2010, d'après cette responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance. La situation économique au Ghana n'est cependant pas bonne, avec un important déficit budgétaire et une dépréciation de 37% du cours de change de sa monnaie depuis le début de l'année. Le gouvernement ghanéen a indiqué en août qu'il pourrait solliciter une aide du Fonds monétaire international pour l'aider à stabiliser sa monnaie et diminuer son déficit budgétaire qui s'élève à plus de 10% du PIB.

Source : Rtbf.be


C'est un aveu d'impuissance cinglant et une nouvelle illustration de la dérive d'un pays livré aux milices armées et incapable de mener à bien le processus de transition politique. Le gouvernement démissionnaire libyen, exilé dans l'Est, a reconnu ne plus contrôler les ministères et services de l'Etat à Tripoli, lundi 1er septembre.
Une annonce qui vient confirmer que la capitale est désormais aux mains des miliciens qui ont chassé le 22 août, au prix de violents combats, leurs rivaux, proches du gouvernement démissionnaire, de l'aéroport situé au sud de la ville.
Depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011 après huit mois de révolte armée, les différentes milices qui l'ont combattu font la loi dans ce pays plongé dans le chaos.
Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, le gouvernement provisoire dirigé par Abdallah Al-Theni a précisé que les milices armées empêchaient, sous la menace, les services de l'Etat de fonctionner dans la capitale. M. Theni, qui avait annoncé jeudi avoir remis sa démission au Parlement élu le 25 juin, a été chargé lundi par cette même assemblée de former un cabinet restreint, comprenant une cellule de crise.
Ces deux institutions siègent dans l'Est, à Tobrouk, pour échapper à la pression des milices armées. « Les sièges des ministères et des services de l'Etat à Tripoli sont occupés par des miliciens armés qui empêchent les fonctionnaires d'y accéder et menacent leurs responsables », a dit le gouvernement.


lemonde.fr

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Quand Lomé se rêve en Singapour

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Lomé veut être une plateforme financière majeure en Afrique de l'Ouest. Et prend exemple sur Singapour.

En avril, après une visite en Malaisie, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, débarquait à Singapour avec une délégation d'hommes d'affaires de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT) pour clore sa tournée asiatique. Objectif de sa visite ? S'inspirer du modèle singapourien pour transformer le Togo. Cette stratégie, impulsée par le chef de l'État, Faure Gnassingbé, consiste à faire de Lomé une plateforme de services performante.

Transformation

La métamorphose de la capitale togolaise repose sur deux piliers. D'abord, les infrastructures de transport, portuaires et aériennes. Selon le gouvernement, la modernisation du port de Lomé ainsi que sa situation géographique devraient lui permettre de devenir l'une des principales portes d'entrée en Afrique de l'Ouest. De même, le renforcement de la capacité d'accueil de l'aéroport international de la capitale est en cours de réalisation. Et, en tant que siège de la compagnie aérienne régionale Asky, Lomé a de bons arguments pour devenir un hub aérien dans la sous-région. Ensuite, les services. Dans ce domaine, Lomé entend devenir une place financière de tout premier plan et dispose d'un certain nombre d'atouts. Ainsi, la zone franche de la capitale est parvenue à attirer des sociétés de poids : elle héberge non seulement le siège de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) mais aussi celui d'Ecobank et d'Oragroup, deux importants groupes panafricains. Le capital-investisseur Cauris Management a lui aussi élu domicile à Lomé.
Le retour d'Abidjan

Malgré ces avancées, les défis ne manquent pas. Il faudra d'abord compter avec le retour d'Abidjan sur la scène des affaires ouest-africaines. La capitale économique ivoirienne accueille déjà la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), une situation propice au développement des sociétés de services financiers, traditionnellement associées à une place financière. Ensuite, Abidjan s'apprête à recevoir à nouveau le siège de la Banque africaine de développement (Bad), délocalisé à Tunis depuis le début de la crise politique ivoirienne des années 2000. En termes de transports, le port d'Abidjan - le plus important de la région - reste incontournable, d'autant que son extension est en cours. Enfin, en tant que première puissance économique de l'Afrique francophone, la Côte d'Ivoire dispose de sérieux atouts. "J'ai du mal à croire que Lomé se développera de manière décisive dans les cinq prochaines années", déclare un banquier d'affaires ouest-africain.

Réglementation
Dernier problème, et non des moindres : la réglementation. Si la société Cauris management est installée à Lomé, le fonds Cauris Croissance II Limited, qu'elle a lancé en 2011, est enregistré à Maurice. Les contributeurs du fonds ont fait pression afin qu'il ne soit pas établi au Togo, en particulier pour échapper au flou des règlements. C'est un point que les autorités togolaises doivent étudier avec attention. De même, il va leur falloir prévoir des réorganisations dans le secteur financier, en particulier mettre un terme au feuilleton de la privatisation des deux dernières banques publiques en vente, la Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI) et l'Union togolaise de banque (UTB). Un dossier qui traîne depuis 2008.

Réformes
Cependant, il semble que le gouvernement a entrepris des réformes : l'adoption d'un code des investissements plus attractif et d'un code des marchés publics conforme aux normes internationales ainsi que la simplification des procédures de création d'entreprise par la mise en place d'un guichet unique. Annoncer de grandes stratégies est un premier pas, mais c’est sur la mise en oeuvre que le pays sera jugé par les hommes d’affaires.

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Energies renouvelables : Les Chinois s’emparent du marché naissant des énergies vertes en Afrique

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Salifou Ouedraogo se veut pragmatique. Le ministre de l’environnement et du développement durable du Burkina Faso considère les énergies renouvelables comme sa « bataille ». Dans les travées de la première Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA), qui s’est tenue à Nairobi du 23 au 27 juin, il monte au front. « Nous dépendons encore du pétrole, nous l’importons, cela nous coûte cher, alors que, dans les pays sahéliens, nous bénéficions de 350 jours de soleil. Nous devons aller vers le solaire, ce qui évitera aussi la pression sur les forêts. Mais les besoins sont énormes, et cela nous coûtera des milliards : nous avons besoin d’aide », explique-t-il.
Pour répondre à cette demande croissante, les volontés et les propositions ne manquent pas. Chinois, Indiens, Brésiliens rivalisent avec les Occidentaux. Un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), présenté à l’occasion de cette conférence, qui a réuni quelque 1 200 délégués représentant des gouvernements des 193 pays adhérents, résume la situation. Alors qu’en 2004 le commerce mondial sur les énergies renouvelables (incluant le solaire) se caractérisait, à 65 %, par une domination des échanges Nord-Nord ou Nord-Sud, en 2012 la tendance s’est inversée : l’ensemble des échanges du Sud vers le Sud et du  Sud vers le Nord flirtait avec la barre des 80 % des échanges mondiaux.
L’exemple du Burkina Faso est parlant. Sur le toit de son ministère, à Ouagadougou, Salifou Ouedraogo a disposé des panneaux solaires importés il y a sept ans de Taïwan. « Depuis, les Taïwanais sont venus au Burkina  Faso : ils ont créé une usine de plusieurs dizaines de personnes, en 2012, avec un partenaire burkinabé, raconte le ministre. Nous nous tournons vers ceux qui vont nous permettre de rattraper notre retard, qu’ils soient chinois, allemands ou français. Actuellement, les acteurs les plus importants sont chinois, indiens, brésiliens, il y a eu un rééquilibrage vers ces pays. Ils comprennent notre approche pragmatique, ils ne nous traitent pas de haut. La dureté des conditions de vie dans les faubourgs chinois, brésiliens ou africains est la même. »

Arme financière

Or, il est difficile de concurrencer l’offre asiatique, reconnaissent à demi-mot les Occidentaux. Mais ils ne veulent pas dramatiser. « L’économie verte, l’énergie renouvelable, c’est un saut technologique que les pays en développement vont faire, explique ainsi Stéphane Crouzat, représentant du ministère de l’écologie, présent dans la délégation française à Nairobi.
L’exemple, c’est le téléphone cellulaire, omniprésent dans tous les pays, alors que beaucoup n’ont pas eu le temps ou les moyens d’installer le téléphone filaire. Si les relations Sud-Sud se développent, c’est bon, il y a de la place pour tout le monde. »
Il reste que c’est aujourd’hui la Chine qui tient l’arme financière. Lors d’un symposium consacré au financement de l’économie verte, le vice-président de l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), Wang Jingdong, a annoncé la couleur. « Notre banque octroie des crédits à des taux très faibles, a-t-il fait valoir. Nous prenons nos responsabilités en tant que banque et nous appuyons les entreprises dans les secteurs technologiques de l’économie verte. »
Cet empressement vers les énergies renouvelables ne relève pas toujours d’une conscience écologique particulière. « En Chine, en 2012, les banques ont fait de cette question un point central, une condition même dans leur politique de prêt, explique ainsi Nick Robins, ancien banquier à HSBC, en charge du financement du changement climatique au PNUE. Elles ne veulent tout simplement plus investir dans des entreprises qui présentent des risques. Et nous pouvons, au PNUE, expliquer aux investisseurs qu’avec l’économie verte ils vont devenir riches. »

Prix concurrentiels

Infrastructures à prix concurrentiels et, surtout, financement parfois gratuit fourni aux clients. Dans de telles conditions, il est difficile pour les  Européens de s’aligner. Soucieuse de placer le nucléaire, considéré par ses promoteurs comme une énergie renouvelable, à émission zéro CO2, la France reconnaît le handicap. « Le problème du nucléaire reste son coût élevé, avance M. Crouzat. Il faudrait pouvoir fournir simultanément le financement, comme les Japonais le font ou comme les Russes l’ont fait en Hongrie. » La concurrence est donc rude, avec la Chine, quand elle arrive avec la technologie et les financements pour l’acheter. « Mais on peut réaliser encore de très bons projets, avec les aides internationales au développement (Banque mondiale, Banque africaine de développement, etc.), plaide Giles Dickson, vice-président d’Alstom. Nous essayons d’établir une offre commerciale qui corresponde aux attentes, notamment avec des concepts comme celui de la ville durable. » Pour lui, les marchés africains restent prometteurs. Un argument repris à Nairobi par le commissaire européen à l’environnement, Janez Potocnik. « La concurrence avec l’Asie n’est pas insurmontable : le coût de la maind’oeuvre n’est plus vraiment le problème principal si l’on prend en compte la raréfaction des matières premières et leur prix, explique-t-il. Et l’Europe est bien placée, avec son haut niveau technologique. » Face à ces offensives tous azimuts, les pays en développement ne sont pas dupes. « Nous restons méfiants vis-à-vis de toute tentation que pourraient


avoir les pays du Nord de dresser des barrières protectionnistes contre le Sud », confie Ajay Tyagi, du ministère indien de l’environnement et des forêts. Salifou Ouedraogo, lui, va droit au but. « Aujourd’hui, la Vieille Europe essaye de nous faire peur avec les Chinois, mais nous ne sommes pas des mules, nous savons qu’ils sont très intéressés par l’Afrique. Nous voulons donner à manger à nos populations et nous avons besoin de leurs capacités, souvent inexistantes chez nous. »

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Tiémoko Koné Gouverneur de la Bceao, Adovèlandé reconduit à la Boad

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Tiémoko Koné Gouverneur de la Bceao, Christian Adovèlandé reconduit à la Boad Conformément aux dispositions du Traité de l’Union monétaire ouest africaine et aux dispositions statutaires de la Banque ouest africaine de développement (Boad), la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement membres de l’Union a procédé aux nominations de Tiémoko Meyliet Koné et de Christian Adovèlandé, respectivement au poste de Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et Président de la Boad. C’est Yayi Boni, président en exercice de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa) qui, au nom de ses pairs,  a rendu publique cette décision.

 

Union Economique Monetaire Ouest Africaine (UEMOA)
Confédération des Chefs d’Etats et de Gouvernement
Présidence en Exéercice de la Conférence
Note d’information  

Objet : Nomination du Gouverneur de la BCEAO et du Président de la BOAD

- Chers Citoyens de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA),
- Chers Partenaires Techniques et financiers de l’UEMOA,
- Chers partenaires au développement de l’UEMOA,
- Chers acteurs et animateurs du partenariat stratégique entre l’UEMOA et le reste du monde,
Aux termes des Statuts (article 56) de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le Gouverneur est nommé, pour un mandat de six (06) ans, par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, organe suprême de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
En application de cette disposition statutaire, la Conférence des Chefs d’Etat a décidé de nommer Monsieur Tiémoko Meyliet KONE, aux fonctions de Gouverneur de la BCEAO, pour un mandat de six (06) ans, à compter du 17 août 2014.
Cette nomination est intervenue conformément aux dispositions pertinentes du Traité de l’Union Monétaire Ouest Africaine (article 8).
A cet égard, il convient de préciser que dans le cas d’une urgence ne permettant pas la réunion formelle de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Traité de l’UMOA permet au Président en exercice de consulter à domicile ses pairs, par une procédure écrite.
Ainsi, à l’issue de la procédure de consultation à domicile organisée et après accord unanime des Chefs d’Etat des pays membres de l’Union, le Président de la République du Bénin, en sa qualité de Président en exercice de la Conférence, a signé le 12 août 2014, au nom de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, la Décision portant nomination du Gouverneur de la Banque Centrale.
C’est l’occasion de vous informer que conformément aux dispositions statutaires de la Banque Ouest Africaine de Développement et sur la base des consultations entre Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de l’UEMOA, la Conférence au sommet a décidé d’accorder à compter du 8 février 2014 à Monsieur Christian ADOVELANDE un nouveau mandat de six ans en qualité de Président de la Banque Ouest Africaine de Développement.
Espace économique, politique et social en voie d’unification, cette communauté repose notamment sur la Commission de l’UEMOA, l’Institut d’émission, la BCEAO et la BOAD.
Ces Organes et institutions, stables, crédibles, sont devenus de véritables pôles d’excellence au service de cet espace en quête de stabilité, de sécurité et de prospérité pour nos peuples.

Vive l’UEMOA, ses organes et Institutions !
Vive l’intégration régionale !
Je vous remercie !
Dr Boni YAYI
Président en exercice de la Conférence

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