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Economie

Réunion annuelle du Groupe africain de la Banque Mondiale et du Fmi : Cotonou accueille l’événement jeudi prochain

banque

Le Bénin accueille du 04 au 05 août 2016, l’édition 2016 du caucus africain, Réunion annuelle  du Groupe africain de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi). Cette première au Bénin, depuis près de 30 ans, regroupe plusieurs éminentes personnalités du monde des finances. C’est le Palais des Congrès de Cotonou qui abrite l’événement.

Sous le thème « Accroître l’appui des Institutions de Breton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation de l’Afrique », la Réunion annuelle du Groupe africain de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), regroupe plus de 600 invités et constitue l’un des plus  grands événements jamais organisés au Bénin depuis une trentaine d’années. A en croire le Président du comité interministériel chargé de l’organisation, Ruffino D’Almeida, la rencontre se penchera essentiellement sur les questions liées  aux appuis du Fmi et de la Banque mondiale aux pays africains pour les soutenir lors des chocs et pour mobiliser les ressources pour soutenir leur développement. A l’en croire, Cette marque de confiance pour le Bénin se justifie par  sa stabilité et la relative bonne santé de son économie. Selon  les propos de Ruffino D’Almeida, le caucus sera l’occasion pour le Bénin, de prouver sa capacité à organiser sans faute des événements d’envergure, mais également de valoriser les atouts touristiques et culturels du pays. Tour à tour, les Présidents du sous-comité santé, le Colonel Martin Houénassi, de sécurité, le général Nazaire Hounnonkpè et le Directeur de cabinet du ministre des finances Servais Adjovi, membre du comité  d’organisation, sont montés au créneau pour apporter des précisons quant à a réussite de l’organisation.

Thomas AZANMASSO

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Renforcement des lois du Nigeria sur le travail : Une opportunité pour le Bénin d’attirer des multinationales

talon-buhari

Le leader de la majorité parlementaire nigériane, Femi Gbadjabiamila a introduit à la chambre basse du parlement du Nigeria, une proposition de loi visant à sécuriser l’emploi des nigérians. En effet, en deuxième lecture, le texte a été adopté pour limiter le recrutement de personnels étrangers par les entreprises et organisations travaillant au Nigeria. La proposition de loi, un amendement à la loi sur l'immigration, 2015, a accru la sanction en cas de sa violation de 1 à 2 millions de nairas. En outre, il prévoit que les étrangers seraient considérés pour un emploi seulement quand il a été prouvé qu'aucun Nigérian ne possédait les qualifications requises pour le poste. En Octobre de l'année dernière, la Chambre avait également adopté une résolution exhortant le gouvernement à déclarer "l'état d'urgence" sur le marché du travail dans le pays.

Le contenu du texte législatif

En défendant la dernière version du texte, le Député Gbajabiamila a dit qu'il participait d’une volonté d’une démarche supplémentaire du législateur pour trouver des solutions au chômage. Il a donné des précisions sur les dispositions du projet de loi. Par conséquent, l’article 36 est modifié essentiellement pour  restreindre davantage et réglementer l'emploi des nationaux et des étrangers et de prévoir des peines plus sévères pour les contrevenants aux dispositions de la Loi. Il a décrit les nouvelles dispositions. L'article 36 prévoit la résidence et l'emploi des ressortissants étrangers au Nigeria.

Article 36 (Sous-Section 1).

« Nul autre qu'un citoyen du Nigeria ne doit accepter un emploi (sauf emploi avec le gouvernement fédéral, l'état et les collectivités locales) sans le consentement écrit du contrôleur général de l'immigration, ou pour son propre compte ou en partenariat avec une autre personne, exercer une profession ou d'établir ou de reprendre une activité commerciale ou une entreprise que ce soit pour la création ou la direction de toute société à responsabilité limitée à ces fins sans le consentement écrit donné par toutes personnes que le ministre (en charge de l’immigration, ndlr) peut désigner. »

Article 36 (Sous-Section 2).

« Toute personne désireuse d'entrer au Nigeria pour l'une des fins de la sous-section (1) du présent article, doit produire le consentement du contrôleur général de l'immigration à un agent d'immigration; et l'incapacité de le faire est une infraction, et toute personne qui commet une telle infraction est passible d'une amende de N1m ou la déportation ou les deux à la fois comme un immigrant illégal ».

La « Sous-section 2 » ci-dessus est modifiée afin de veiller à ce que tous les ressortissants étrangers qui cherchent un emploi au Nigeria l’entreprennent selon la procédure prescrite par le contrôleur général de l'immigration pour se conformer aux dispositions de l'article 40 de la Loi.

« L'article 38 » est également modifié par la suppression des sous-sections existantes 3, 4, 5 et 6 et la création de nouvelles sous-sections 3, 4, 5 et 6, qui prévoient qu’avant qu’un ressortissant étranger soit employé, il doit être constaté qu'aucun nigérian n’est qualifié et disponible pour prendre le poste.

Femi Gbadjabiamila de continuer en disant que "Ceci est en ligne avec la motion sur le chômage votée demandant au gouvernement fédéral de déclarer l'état d'urgence.  Bien que, rappelle-t-il, il est réservé au Contrôleur Général le droit d'exempter toute personne de cette disposition mais que ce droit doit être exercé dans l'intérêt du Nigeria.

Les conséquences d’une telle loi

Le Nigeria, plus grand marché d’Afrique subsaharienne attire et abrite même déjà de nombreuses multinationales. La capacité de ces organisations à rester multiculturelles et à faire appel à des expériences provenant de plusieurs régions du monde sera limitée par une législation pareille. En effet, dans sa volonté de protéger le marché, elle ouvre une ère où les multinationales auront un terrain de choix limité aux seuls nationaux nigérians et ne pourront faire appel à des compétences étrangères dans des conditions draconiennes.
Saluée par les internautes nigérians qui pointent du doigt, les entreprises asiatiques notamment chinoises et indiennes, entre autres, cette loi représentera, dès sa mise en application, un casse-tête particulier pour ces entreprises qui maintiennent généralement un management expatrié, notamment chinois ou indien, en raison des proximités culturelles et des difficultés de la langue. Dans le cadre du renouvellement des titres de séjour de plusieurs expatriés travaillant au Nigeria, la mise en œuvre de la nouvelle mesure entrainera surement un nombre de rejet élevé auxquelles les organisations devront faire face.

Les opportunités pour le Bénin

Dans un contexte d’environnement restrictif pour des multinationales jalouses dans le contrôle du management, le Bénin à 80 kms de Lagos, avec l’autoroute Ibadan-Lagos est un pôle d’attractivité qui s’ignore. En effet, le Bénin pourrait démarcher les multinationales pour leur servir de zone franche, d’où il pourrait gérer les unités de production basées au Nigeria. Le dispositif pourrait leur permettre à partir d’une enclave juridique au Bénin, installer la partie administrative de leur entreprise en gardant la structure de leurs ressources humaines sans avoir à faire face à des lois contraignantes.

Cette opportunité si elle est bien gérée apportera à notre pays, des flux financiers, des ressources fiscales, de l’emploi, une activation des sociétés de services destinées à fournir aux multinationales des prestations. En outre, elle donnera l’occasion à des béninois de prendre part à l’activité de grandes entreprises mondiales ayant une pratique avérée dans des domaines spécifiques. Le Président Patrice Talon et son Ministre en charge du Commerce, doivent prendre la mesure de cette opportunité en confiant la réflexion à un comité d’experts bien sélectionnés.

Cette opportunité basée sur la proximité géographique, s’adresse non seulement au Bénin mais aussi à la République togolaise dont les infrastructures, l’environnement juridique et la célérité au sommet de l’Etat, représentent déjà de nombreux avantages en vue d’attirer plutôt vers Lomé. Des pôles comme Genève, Dubaï, Maurice ou plus récemment Casablanca ont fait de l’attraction des multinationales, leur stratégie. A leur fortune, on peut suggérer des pistes pareilles à nos dirigeants.

Worou BORO

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Non-paiement des salaires au Zimbabwe : Mugabe porte la faute sur l’Occident

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Des Zimbabwéens faisant la queue pour retirer du liquide aux distributeurs, à Harare, le 7 juillet 2016.

Au Zimbabwe, la tension sociale est toujours vive. Depuis une semaine, les mouvements de grève et les rassemblements se multiplient un peu partout dans le pays face au retard de paiement des salaires et à une situation économique désastreuse. Les appels à la démission de Robert Mugabe s'intensifient. Ce week-end, le président s'est exprimé pour la première fois.

Le chef de l'Etat nonagénaire a donné une explication claire. Si les travailleurs perçoivent leur salaire en retard, c'est à cause des pays occidentaux, c'est la faute aux sanctions internationales imposées par les Etats-Unis et l'Europe, les coupables, ce sont ces quelques pays qui interceptent les paiements destinés aux salariés. C'est ce qu'a déclaré Robert Mugabe ce week-end, devant une foule de supporters dans un stade situé non loin de la capitale Harare.

En grève depuis la semaine dernière, des fonctionnaires qui n'ont toujours pas été payés, multiplient les manifestations et les appels à la démission du président. Des médecins, des infirmiers et des enseignants descendent dans les rues un peu partout au Zimbabwe, rejoints par une population en colère et en détresse, victime d'une économie à terre où la survie fait partie de leur quotidien.

Le week-end dernier déjà, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées à Beitbridge après l'annonce de nouvelles lois d'importation : il ne sera désormais plus possible de ramener d'Afrique du Sud certains produits, comme de la confiture ou des extensions capillaires, à moins d'avoir un permis spécial. Face aux protestations, la brutalité policière, le tabassage de manifestants et les arrestations arbitraires ont été observés tout au long de la semaine.

Source Rfi/Reuters

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Baisse du coût du Naira : Le temps de la réflexion

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Notre compatriote ShegunBakary, économiste-banquier et conseiller à l’économie du candidat ABT aux dernières élections présidentielles de notre pays, a publié dans l’hebdomadaire « Jeune Afrique » numéro 2894 du 26 Juin 2016 une tribune intitulée «  Arrimons le Bénin au Nigeria ! ». Dans cette analyse, il en appelle à une meilleure exploitation de notre position de proche voisinage avec le géant nigeria.

Pour ce faire, Shegun Bakary propose trois mesures phares portant sur la création d’un espace monétaire dédié à la mise en place d’un environnement  juridique en phase avec la réglementation nigériane et enfin l’adoption de l’anglais comme deuxième langue officielle afin de faciliter les échanges de toutes natures entre nos deux pays.

Ce plaidoyer mérite à nos yeux d’être relayé, commenté et enrichi car il offre  tout au moins l’opportunité d’un débat structuré sur nos relations socio-économiques avec notre grand voisin.

L’importance économique du Nigeria pour le Bénin n’est pas à démontrer : elle crève l’œil. Chaque fluctuation du naira ou tout phénomène économique et financier par là-bas impacte notre pays sur plusieurs secteurs tels que les produits alimentaires, le commerce de véhicules d’occasion et par ricochet le niveau des recettes budgétaires, socle de notre économie.

A propos des trois propositions de notre compatriote celle relative à l’adoption de l’anglais comme deuxième langue officielle au Bénin devrait rencontrer l’adhésion de tout esprit sensé, compte tenu justement du poids de cette langue dans le monde et particulièrement de notre voisinage au Nigeria. Par contre celles concernant la création d’un environnement juridique et d’un espace monétaire spécifique aux opérations avec le Nigeria sont fort discutables et techniquement difficiles à implémenter au regard des engagements actuels du Bénin liés à son appartenance à la zone UEMOA, à l’OHADA et à la zone franc CFA.

Le récent repli du  naira par rapport au franc CFA affecte négativement (comme d’habitude) les activités économiques au Bénin pour preuve la morosité sur nos marchés notamment le marché international de Dantokpa et  les parcs d’exposition/vente de véhicules d’occasion. Si historiquement  ce genre de situation a toujours été conjoncturel, cette fois-ci, il est à craindre que cela ne soit structurel, le Nigeria s’étant engagé résolument sur la voie de sérieuses réformes visant à assainir, moderniser et asseoir définitivement  les bases de son économie.

De fait la réponse cohérente doit aussi être structurelle de notre part car nous devons nous adapter aux évolutions de notre voisin d’où la pertinence du titre «  Arrimons le Bénin au Nigeria ! ».

Alors que faire ?

De notre point de vue, la situation actuelle doit être abordée et adressée comme une opportunité pour définir et mettre en œuvre une vision stratégique de notre relation socio-économique avec le Nigeria : Nous devons enfin passer du statut passif au statut actif dans nos échanges.

Le Nigeria, première économie du continent, est un marché de 200 millions d’habitants (quarante fois le Bénin et trois fois la zone Uemoa), c’est aussi 700 kilomètres de frontières et des mouvements socio-économiques que nous partageons depuis la nuit des temps.

Jusque-là économie de transit, nous devons nous attacher à devenir très rapidement économie de production et d’offres non seulement pour le Nigeria mais aussi pour l’ensemble de nos voisins et nous-mêmes.

D’importants  travaux et réflexions ont sans doute été réalisés par la passé sur le champ des opportunités économiques avec le Nigeria ; il s’agit maintenant de les retrouver, les regrouper, les harmoniser, les actualiser, opérer des choix et aboutir à une vision et une stratégie claires et précises.

Il faut le dire, le répéter, le marteler le Nigeria offre de multiples opportunités de croissance de notre Produit Intérieur Brut  et de nos recettes budgétaires. Il est temps de les saisir et arrêter de continuer de subir !

Le gouvernement béninois dit de la Rupture ou du Nouveau départ devrait urgemment mettre en place un « thinkthank » léger avec un agenda et un cahier de charges précis pour pondre une stratégie pertinente et cohérente  de développement de nos relations avec le Nigeria.

Que devons-nous vouloir être ? Un partenaire et non un point de passage.

Comment le devenir? En proposant des produits et services à avantages concurrentiels. Lesquels ? Ici commence la réflexion ; heureusement le potentiel et des pistes intéressantes existent ; à nous d’en faire des atouts
Elles se rapportent à la production agricole notamment les produits vivriers, l’élevage, le tourisme de loisirs et d’affaires, les prestations sanitaires, le numériqueet même l’énergie si nous arrivons à transformer notre potentiel en production. Ceci est un autre débat.

Alain W. NOUDOGBESSI
Analyste Financier- Administrateur de banques

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Coupe d'Afrique de rugby à 7 de la zone 2 : Difficile apprentissage pour le Bénin

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L’équipe nationale de rugby était du côté de Lomé (Togo) pour prendre part à l’édition 2016 de la Coupe d’Afrique de rugby à 7 de la zone 2. Ce fut une expérience amère puisque la sélection béninoise est revenue au bercail la tête entre les jambes.
Au terme de la compétition qui a vu le Mali sacré vainqueur, le Bénin quant à lui se cherche dans les profondeurs du classement général. Il a préféré se contenter de la 5e place, après avoir subi des humiliations lors des phases de poules. D’abord, face au Mali, les Ecureuils rugbymen ont été tout simplement mis à genoux, battus par le score de 12 à 3. Scénario plus sombre lors de leur deuxième sortie où les protégés du président Léopold Olory-Togbé ont été carrément crucifiés par le Ghana. 19 à 0 ! Peu s’en est fallu pour qu’ils ne terminent derniers. En effet, les joueurs se sont réveillés lors du combat qui déterminera les 5e et 6e places. Face aux plus mauvais de la compétition, entendez les Burkinabè, les Ecureuils rugbymen ont enregistré leur seule victoire de la compétition (22-05). En clair, le Bénin poursuit son apprentissage à ce rendez-voussous-régional. Sur les six pays présents, il a évité de peu la lanterne rouge (5e).

Revoir les donnes…

Cette déculottée administrée aux rugbymen béninois en terre étrangère doit interpeler les différents acteurs du sport béninois. La vérité est que les joueurs ne sont pas les seuls responsables de cette humiliation. La politique mise en place n’arrange pas. Les infrastructures manquent cruellement pour véritablement pratiquer cette discipline sportive au Bénin. On ne peut pas demander de résultat à un joueur qui s’entraîne sur terre battue alors que le haut est tout autre. Il importe que le ministre des Sports assainisse le milieu.Le drapeau béninois ne doit plus subir une telle avanie.

A.F.S.

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Fonds spoliés : Le Nigeria annonce avoir récupéré à ce jour 9,1 milliards de dollars

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Le gouvernement nigérian a annoncé, le 4 juin, qu’il vient de récupérer près de 600 millions de dollars de fonds et de biens spoliés.

Depuis son arrivée au pouvoir l'an dernier le président Muhammadu Buhari a fait de la lutte contre la corruption l'une des priorités de son gouvernement. « Le cash et les biens récupérés entre le 29 mai 2015, quand Buhari a pris ses fonctions, et le 25 mai de l’année en cours ont totalisé 9,1 milliards de dollars », a précisé le ministre de l'Information, Lai Mohammed, dans un communiqué, sans dévoiler les noms des personnes physiques et morales concernées par les saisies.

Le ministre a également dit attendre la restitution de l'équivalent de 321 millions de dollars « dissimulés » en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Emirats arabes unis.

Le Nigeria figure à la 136e place du dernier classement des pays les plus corrompus de l'ONG anti-corruption Transparency International.

Lors d’une visite officielle effectuée aux Etats-Unis en juillet 2015, le nouvel homme fort du Nigeria avait demandé l’aide de son homologue américain Barack Obama pour localiser et rapatrier quelque 150 milliards de dollars  (!) d’avoirs volés par des anciens hauts fonctionnaires corrompus.

Source : Agence Ecofin

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Nigéria : Aliko Dangote entre au capital d'Afreximbank

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La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) a annoncé, dans un communiqué rendu public le 8 juin, l’entrée du milliardaire nigérian Aliko Dangote, patron du groupe éponyme, dans son tour de table.

L’opération vise à permettre à l’institution multilatérale dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra africain de mobiliser jusqu’à un milliard de dollars pour financer les chaînes d’approvisionnement à travers le continent. « En collaborant avec Dangote Group, nous envisageons de constituer un plan de financement des chaînes d’approvisionnement à travers l’Afrique, qui pourrait atteindre un milliard de dollars à court terme, visant à promouvoir le commerce intra-régional, la croissance des PME et la création d’emploi », a précisé le résident d’Afreximbank, Benedict Oramah, cité dans le communiqué.

«Les investissements massifs du groupe  en Afrique en font un partenaire de choix pour la mise en œuvre de notre Stratégie de Développement du Commerce Intra-africain», a-t-il ajouté, indiquant que l’entrée de Dangote Group au capital d’Afreximbank constitue «un vote de confiance vis-à-vis de la banque par, sans doute, la plus grande entreprise d’Afrique».
«J’estime qu’Afreximbank constitue un bon véhicule pour le renforcement de l’intégration régionale africaine, et cela s’inscrit dans notre vision de croissance et de développement à travers le continent», a déclaré de son côté Aliko Dangote. La taille et la valeur de cet investissement réalisé par le groupe Dangote n’ont pas été dévoilées par Afreximbank qui s’est contentée d’évoquer «un investissement substantiel». Afreximbank compte quatre types d’actionnaires, divisés en catégories A, B, C et D.

La catégorie A est composée d’États africains, de Banques centrales africaines et d’institutions publiques africaines, incluant la Banque africaine de développement, alors que la Classe « B» est constituée d’institutions financières et d’investisseurs privés africains. La catégorie C comprend des investisseurs non-Africains, dont des banques internationales et des organismes de crédit à l’exportation comme Standard Chartered Bank, HSBC, Citibank, China Exim Bank et Exim Bank India. La Classe «D» est une catégorie approuvée en 2012 sous laquelle les actions sont entièrement libérées selon leur  valeur nominale et celles-ci peuvent être détenues par tout type d’investisseur.

Depuis le démarrage de ses activités en 1994, Afreximbank a décaissé plus de 35 milliards de dollars de facilités de crédit aux  établissements financiers et aux  entreprises originaires de ses  pays membres.  

Source : Agence Ecofin

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Côte d’Ivoire/ plan de développement 2016-2020 : Les bailleurs de fonds promettent 15,4 milliards $

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Des institutions financières multilatérales et des pays partenaires de la Côte d'Ivoire ont promis, lors d’une conférence tenue le 17 mai à Paris, d’apporter des financements d’un montant global de 15,4 milliards de dollars pour soutenir le plan développement de ce pays d’Afrique de l’Ouest  d'ici 2020.

Ces financements, qui seront décaissés sous forme de prêts et de dons, représentent près du double du montant initialement recherché par Abidjan pour financer le Plan national de développement (PND) pour la période 2016-2020. «Nous avons obtenu presque le double du montant demandé», s'est félicité le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, lors d’une conférence de presse. «C'est un témoignage de reconnaissance pour le travail accompli jusqu'à présent par le gouvernement du président Alassane Ouattara», a-t-il ajouté.

Premier contributeur du PND 2016-2020, la Banque mondiale s'est engagée à hauteur de 5 milliards de dollars à travers ses différentes filiales. La Banque africaine de développement, la  Banque islamique de développement, la Banque Ouest Africaine de Développement, la Banque d'Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), l’Union européenne,  la France, le Japon et les États-Unis figurent aussi parmi les contributeurs.         

Annoncé en décembre 2015, le PND 2016-2020 prévoit des investissements globaux de 30 000 milliards de francs CFA (près de 60 milliards de dollars). Ces investissements seront financés à hauteur de 62,4% par le secteur public et de 37,6% par le secteur privé. Le PND s’appuie sur les fondements de la vision «Côte d’Ivoire 2040», dont l’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020, avec un objectif de croissance de 8,8% en moyenne par an. Il s’articule autour ce cinq axes majeurs: le renforcement de la qualité des institutions et de la gouvernance ; le développement du capital humain, y compris dans ses aspects «transition démographique» et «dividende démographique»; la transformation structurelle de l’économie et la création d’emplois;  le développement des infrastructures dans le respect des principes de protection de l’environnement; et le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération internationale. Locomotive de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la Côte d'Ivoire a enregistré  une croissance économique supérieure à 8% par an depuis la fin de la guerre civile en 2011, grâce notamment aux investissements publics dans les infrastructures et de réels succès dans le secteur agricole.

Source : Agence Ecofin

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Dépréciation du naira au Nigeria : L’économie béninoise aux abois !!!

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La première économie d'Afrique serait-elle dans le déni? Sa monnaie ne cesse de chuter face à la conjoncture économique actuelle. Officiellement, le taux de change du naira est fixé à 197 unités pour 1 dollar. Mais, sur le marché parallèle, la monnaie du Nigeria ne cesse de s'effondrer, entraînée par la chute des cours de l'or noir. Mi-février déjà, dans les bureaux de change de Lagos, il fallait débourser 390 nairas pour 1 dollar, contre seulement 220 nairas à l'automne 2015. On se souvient qu'au lendemain de son élection, Muhammadu Buhari avait promis d'améliorer le quotidien des 178 millions de nigérians. Ce qui l'avait poussé à prendre un certain nombre de mesures internes  à l'instar du contrôle dans l'allocation des devises par rapport au commerce extérieur, une restriction sur les dépenses publiques (mesures qui pourraient impacter sur les engagements de financement internationaux ), la lutte contre la corruption au Nigeria notamment dans le secteur pétrolier qui concourt a plus de 22 pour cent du PIB de ce pays. Une telle mesure va  restructurer l'économie nigériane sans pour autant oublier la dernière mesure qui porte sur l'élan de relance pour une production locale. Ces mesures, selon les autorités nigérianes, devraient faciliter un mieux-être des populations nigérianes. Paradoxalement, ces mesures ont entrainé la chute de la monnaie qui n'offre que seule solution, l'abaissement du taux de change.  Mais à y voir de près, la chute du naira n'est pas sans conséquence sur les pays voisins du Nigeria. L'exemple est palpable sur le marché béninois.

L'économie béninoise en passe de perdre de la vitesse

Voisin du Nigeria, le Bénin partage plus de 700 kilomètres de frontière avec ce grand géant de l'est.  Les deux pays sont donc intimement liés aussi bien du point de vue culturel qu'économique. Selon le principe des vases communicants explicité par l'enseignant chercheur, professeur d'économie Servais AFOUDA,  lorsque l'économie nigériane se porte bien, c'est que le Bénin va très bien aussi. Mais lorsque le Nigeria se porte mal, le Bénin en ressent les effets. Partant de cette réalité, il est un constat qu'aujourd'hui l'économie béninoise se porte très mal et donc les conséquences sont visibles dans le panier de la ménagère. En effet, les mesures internes prises par le Nigéria, au chapitre des réformes, secouent le Bénin. Il faut alors apprécier cette dépréciation progressive du naira au cas par cas par rapport aux secteurs vitaux béninois.

La réexportation en chute libre,

La réexportation constitue la principale activité économique pratiquée du Bénin vers le Nigeria. Il s'agit, entre autre, de la réexportation dans la filière des véhicules d'occasion, des produits congelés et de la farine de blé. Dans le secteur des véhicules d'occasion, le Nigeria consomme à hauteur de 95 pour cent les véhicules venus du marché mondial. Ce commerce apporte plus de 8 milliards de francs CFA au Bénin qui, précisons-le, dispose d'un budget essentiellement fiscal basé sur les impôts et les recettes douanières. Un tour au  port autonome de Cotonou et sur les parcs de vente de véhicule à Sèmè, plus rien ne marche. Les importateurs se plaignent de la mévente occasionnée par la dépréciation du naira. Les conséquences sont perceptibles: selon les statistiques obtenues auprès du Directeur Général de Roro Terminal Mr Clément GODONOU,  le trafic au mois d'avril 2016 est de 45.925 véhicules comparativement à 280.959 en 2015 et  le nombre de véhicules vendus révèle au mois d'avril 2016 12.548 contre 278.877 en Avril 2015. Sur la base de ces chiffres, le gap est important. Ces données démontrent sans nul doute la chute de cette activité qui, pourtant, contribue énormément à l'économie nationale. Du côté des importateurs, on estime que ces chiffres ne sont que des indicateurs puisque la situation sur les lieux est pire. Du coup, beaucoup d'employés se sont retrouvés au chômage parce que leurs employeurs, la plupart des libanais, ont dû fermer les portes de leur parc.  Ce secteur va-t-il, à petits pas, dans le gouffre?

 L'inflation sur le marché béninois,

" La vie est chère au Bénin, nous souffrons trop" se lamentait hier au marché Dantokpa un septuagénaire devant un étalage de gari (produit de grande consommation fait à base du manioc). Retraité de l'administration béninoise, ce père de famille a dit toute sa désolation de devoir désormais débourser le triple de ce qu'il dépensait pour nourrir sa famille. "Quel péché avons nous commis, et cette hausse des prix est valable sur tous les produits alimentaires. Le pauvre ne peut plus ne nourrir? Que se passe-t-il?" s'est-il interrogé. Du côté des commerçantes, on tente d'expliquer : "Le sac du Gari autrefois vendu à 20.000FCFA est désormais à 50.000FCFA et nous ne vendons plus parce que les Nigérians ne viennent plus". La raison est désormais connue. Les produits ne sont plus écoulés facilement et les plus gros acheteurs qui sont les nigérians ne viennent plus. Selon la commerçante appelée de tous "Alladjah", les nigérians qui, autrefois, vidaient en un tour de main son magasin de par leur pouvoir d'achat ne le font plus. Comme cette commerçante, elles sont nombreuses dans le marché notamment du côté des fruits à tenir le même raisonnement. La chute du naira dicte également sa loi au marché Dantokpa, le plus haut lieu de commerce  au Bénin. Les conséquences s'en ressentent dans les ménages. Face à cette situation qui ne favorise en rien le mieux être des populations, la réforme nigériane, ayant trait à l'élan de relance de la production locale, risque d'aggraver encore plus les choses.  Ceci dans la mesure où la présence des produits béninois sur le marché du grand voisin de l'est vont diminuer et, à l'inverse, les produits maraichers qui ne sont pas produits en quantité au Bénin  (choux, carottes, etc.) seront déversés au Bénin. Ce qui va agir sur les producteurs et agriculteurs béninois.

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L'attractivité, l'approvisionnement en énergie électrique  et la libre circulation des personnes et des biens au rouge,

Déjà les Béninois, depuis plus de deux mois, s'habituent contre toute norme à vivre dans le noir, parce que privés  de l'énergie électrique parfois 24h/24. Il va sans dire qu'avec ces nouvelles réformes, la solidarité régionale risque de prendre un coup. Et quand on sait que plus de la moitié de la quantité d'énergie consommée au Bénin vient du Nigeria, il est une évidence qu'il faut avoir des craintes. Si on n'y prend pas garde, à  terme, cette chute de la monnaie nigériane pourrait même amener les nigérians d'une certaine classe à ne plus éprouver le besoin de venir faire former leurs enfants dans les universités béninoises parce que leur pouvoir d'achat serait en baisse. Ce qui va faire diminuer les revenus dans les caisses béninoises.   Il y va de même pour le commerce et les autres activités connexes pratiquées habituellement sur le marché béninois. Face à cet état de chose, il urge de prendre des mesures urgentes.

S'il est vrai que le gouvernement du Président Talon, récemment installé, doit prendre le temps de faire une prospection et prendre la mesure des choses, il est tout aussi important que très vite les mesures adéquates soit prises. Selon l'économiste Servais AFOUDA, enseignant à l'université de Parakou et chargé de recherche au LARES,  l'exécutif béninois doit penser de façon concrète aux mesures économiques à prendre pour faire face à l'inflation galopante observée sur le marché. Sans quoi, les populations, déjà désespérées, risquent de souffrir encore plus dans les jours à venir. Ce qui, sans aucun doute, ne constitue pas le vœu de l'équipe gouvernementale constituée de grands économistes.

RLK

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Illassou Mama, commerçante au marché Dantokpa

Avec la chute du coût du Naira, le commerce ne marche plus. Les produits sont devenus chers et inaccessibles. J’ai acheté des produits à 19 500 FCFA que je me vois contraint de vendre à 13 500 FCFA, voyez la perte. Et ce n’est pas un seul produit. Je suis complètement endettée. Mais qu’est-ce que nous allons faire ? Les enfants doivent aller à l’école. Est-ce qu’il faut aller voler ? Nous invitons les autorités béninoises et celles nigérianes à trouver des solutions définitives à cette situation.

Taïwo, commerçante originaire du Nigeria

Moi, je me situe des deux côtés. D’une part, la chute du coût du Naira m’arrange pour certains produits qui deviennent moins chers au Bénin et que je vends chers au Nigeria. Mais il ya d’autres produits qui coutent moins chers au Nigeria et que je ne peux plus acheter ici pour aller vendre là-bas. Le Naira, à mon avis, est une mauvaise monnaie. Les pays africains n’ont qu’à s’entendre pour régler ce problème de monnaie qui se pose et qui cause des difficultés aux populations.
    
Propos recueillis par T.homas Azanmasso

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Présidence de la Banque ouest-africaine de développement : Abt de retour à la Boad !!!

ABT-Adovelande-BOAD

Le président Abdoulaye Bio Tchané (Abt), actuel ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, serait-il en route pour retrouver son siège de président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) ? La question vaut tout son pesant d’or au regard du contexte actuel et de certaines informations reçues de sources bien introduites.

Nul n’ignore que le chantier sur lequel le gouvernement de la Rupture excelle le plus depuis le 06 avril, est la remise en cause systématique des actes posés par le régime défunt de Thomas Boni Yayi. A cet titre, la nomination de Christian Adovèlandé pour succéder au président Abdoulaye Bio Tchané à la tête de la Boad ne serait pas du goût du chantre de la Rupture qui, selon certaines indiscrétions, compte bien revenir sur cette désignation. Selon les mêmes sources, le président de la Boad Christian Adovèlandé aurait envoyé une demande d’audience à l’actuel Chef de l’Etat afin de lui faire le point des engagements pris par la Boad vis-à-vis du Bénin. Mais depuis deux mois que le gouvernement s’est installé, cette demande est restée lettre morte. On peut aisément constater que Patrice Talon n’a fait jusque-là aucune démarche pour rencontrer son compatriote qui est pourtant à la tête d’une institution qui intervient dans plusieurs domaines au Bénin. Actuellement au sommet de la Cedeao, où sont présents le président Patrice Talon, son ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et le président de la Boad Christian Adovèlandé, l’ambiance est loin d’être conviviale entre des compatriotes qui se retrouvent à un sommet sous régional. A la relation de complicité et de convivialité qu’il y avait entre le président sortant Boni Yayi et Christian Adovèlandé, fait place une relation froide qui se développe de jour en jour entre l’actuel président Patrice Talon et son compatriote qui siège à la tête de cette importante institution financière sous régionale. Cette situation alimente la rumeur selon laquelle le gouvernement de la Rupture serait en train de négocier pour écourter le mandat de Christian Adovèlandé afin de permettre à Abdoulaye Bio Tchané de retrouver son siège.

Etant donné que sous la rupture, tout part de la rumeur pour se confirmer, si cela venait à être vrai, on pourrait se demander si la présence d’Abdoulaye Bio Tchané dans le gouvernement de la Rupture embarrasse le Chef de l’Etat, à tel point qu’il veuille  s’en débarrasser ? N’oublions pas que ces derniers jours, Abt s’est illustré dans des déclarations qui ne sont pas en phase avec certaines décisions du gouvernement notamment à propos d’une prétendue suspension de la gratuité de la césarienne. De même, les partisans de Abt, ne voyant rien venir en terme de nomination, commencent par bouder. La Boad étant pour Abt, un parachute doré, c’aurait été pour Patrice Talon l’occasion de faire d’une pierre, deux coups. Se débarrasser d’un élément gênant, qui a plus d’ambition pour la Boad et s’implique peu dans la Rupture,tout en faisant sa promotion.

Abdoulaye Bio Tchané avait démissionné de la présidence de la Boad pour affronter, lors de la présidentielle de 2011, Boni Yayi qui, quelques mois plutôt l’avait désigné pour être à la tête de cette prestigieuse institution financière sous régional. Après qu’il ait remporté la présidentielle de 2011 au 1er tour, Boni Yayi a désigné Christian Adovèlandé pour remplacer Abt à la Boad.

B.H

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