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Economie

Foncier et accès aux Tic : Le Togo décroche un programme de seuil de 35 millions $ du MCC

Jonathan-Nash

Après avoir été retardé en décembre 2017, en raison de la crise politique, le programme de seuil du Togo vient enfin d’être approuvé par le conseil d’administration du Millenium Challenge Corporation (MCC).  

« Je suis ravi d'annoncer que le conseil d'administration du MCC a approuvé l'octroi d'un programme de seuil au Togo », a annoncé Jonathan Nash (photo), le directeur général par intérim du MCC, dans un communiqué de l'agence américaine.

Préalablement donc à l'approbation du programme MCC, qui devrait démarrer avant la fin de cette année, les autorités togolaises ont dû conduire, avec l'aide des USA, des réformes politiques et  institutionnelles que le MCC se dit prêt à accompagner davantage.

Ce programme adossé à une enveloppe de 35 millions de dollars (18,7 milliards FCFA) est destiné à stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté dans le pays. Il se dote ainsi de la mission de soutenir deux secteurs clés de l’économie togolaise : le foncier et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Concrètement, dans le secteur des TIC, le programme vise à améliorer l'accès des populations à des services TIC de qualité et abordables, tout en encourageant les investissements privés pour un développement plus inclusif. En ce qui concerne le foncier, le Treshold veut favoriser la formalisation de l’accès à la terre, en légitimant les droits fonciers coutumiers et en élargissant l’accès inclusif dans le secteur, entre autres. Et ce, grâce au nouveau code foncier actuellement au parlement.

Toutefois, le MCC gardera un œil sur le Togo, en ce qui concerne les droits de l’Homme et les libertés d'expression et d'association.  
Plus petit programme de subvention du MCC, le Threshold est conçu pour les pays qui ont démontré leur engagement à améliorer leur performance en matière de politique, mais ne respectent pas encore les critères d'éligibilité stricts pour des investissements plus importants.   

agenceecofin

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Construit et réceptionné depuis un an à la frontière : Le poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké non opérationnel

yayi-boni-et-goodluck-jonhatan

S’il y a une preuve de la mauvaise santé des relations entre le Bénin et le Nigéria, c’est celle-là :La non mise en service depuis un an du poste de contrôle juxtaposé à la frontière Sèmè-Kraké. Qu’est-ce qui peut être à la base de cette situation ? La question, sans réponse, est sur les lèvres des acteurs de la facilitation du commerce transfrontalier entre le Bénin et le Nigéria. « Et pourtant, le Chef de l’Etat nigérian et son homologue béninois ( Jonathan Goodluck et Boni Yayi dans le temps, Ndlr) étaient tous présents au lancement des travaux de l’infrastructure », a laissé entendre, dépité, Justin Bayili, Secrétaire exécutif de l’Alliance Borderless.

Initiative de la Commission de la Cedeao et de l’Uemoa, l’idée de la construction d’une infrastructure qui abrite les bureaux des agents de la Douane et de la Police des deux pays dans le no man’s land est née du souci de réduire les tracasseries administratives et routières dont font face les commerçants et leur faciliter l’accès sur les marchés du Nigéria et du Bénin. Les agents des deux pays se faisant face et travaillant en synergie pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés leurs ressortissants qui vont faire du commerce sur les deux marchés, cela pourrait avoir le mérite de réduire les abus, les rackets, les longs fils d’attente, les tracasseries diverses. Les deux Etats avaient donc adhéré au projet qui a reçu l’accompagnement financier de l’Union européenne. Mais depuis qu’il est devenu une réalité avec des bâtiments flambant neufs, le Nigéria et le Bénin hésitent à vraiment s’engager pour la levée des entraves à la libre circulation des personnes et des biens. Résultat, depuis un an, l’infrastructure attend toujours ses occupants. Au cours des échanges entre les acteurs de la facilitation du commerce transfrontalier, lundi 19 mars dernier, lors de l’atelier organisé par l’Alliance Borderless surla facilitation du commerce, un agent de la Douane nigériane a voulu savoir à qui appartient l’infrastructure. Selon ses dires, les hommes en uniforme du Bénin disent que c’est leur infrastructure et viennent armés sur le site alors qu’eux, Nigérians, viennent sans arme. L’infrastructure étant construite dans le no man’s land, on se demande d’où vient encore cette guerre de paternité alors qu’il s’agit de travailler ensemble chacun dans ses bureaux recevant les ressortissants de son propre pays et ceux du pays voisin qui veulent faire des formalités.

Pendant ce temps, le calvaire continue pour les transporteurs et commerçants Béninois. En dehors des tracasseries et abus de pouvoir dont ils sont victimes de la part des agents en uniforme du Nigéria, du côté du Bénin, leur malheur réside dans la défectuosité de la voie de contournement qu’ils empruntent pour se rendre au Nigéria. Alors que, selon leurs témoignages, la mairie de Sèmè-Podji prend 5000FCFA sur chaque camion en partance pour le Nigéria, elle ne fait rien pour l’aménagement et le rechargement des voies. « Pendant la saison des pluies, si le camion fonce, il faut attendre le retour de la saison sèche pour le sortir », s’est plaint un transporteur.

Bertrand HOUANHO

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USA- 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium : Trump mène une politique de tigre sans griffes

Donald-Trump

Comme si c’était une mesure de rétorsion dans le cadre de  l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Président des Etats-Unis, Donal Trump  a mis son plan de chantage à exécution en signant le jeudi 08 mars 2018 le décret augmentant de25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium. Raison évoquée par l’hôte de  la Maison-Blanche, « Il s’agit d’une promesse de campagne ! ». Raison tout aussi insolite qu’elle ne se fonde sur rien de démontrable à part que la taxe infligée vise à sécuriser les Etats-Unis, dit-il et à protéger les producteurs locaux d’aciers et d’aluminium. La décision unilatérale de Trumpne manque cependant pas de stratagème  de politique intérieure (I) dont les conséquences sur l’économie mondiale seront effroyables tant, la Maison Blanche provoque un conflit commercial international volcanique de grande portée (II).

I.    Un stratagème de politique intérieure

Le visage victorieux, le Président des USA brandit son décret d’augmentation des droits de taxe de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. Il est content d’avoir posé un acte qui protégerait des producteurs locaux en acier et en aluminium. Pour expliquer le fondement de cette mesure commerciale,Trump  s’écarte de l’analyse de la balance commerciale pour enfourcher les  sifflets de la campagne électorale. En effet, Trump est en campagne. Son parti en bas dans les sondages a besoin d’un souffle, de l’oxygène pour rebondir. Il a trouvé une formule peu originale, la flatterie par l’acier et l’aluminium.  En disant que l’acier, c’est l’Amérique, il prend le lobby industriel en la matière pour un corbeau. Lui, le renard en feu ou en furie, voudrait exprimer combien de fois, il aime l’Amérique et il tient à la sécurité de ses travailleurs.   "Nous devons protéger notre pays et nos travailleurs", a twitté Donald Trump vendredi 09 mars 2018 pour justifier l'imposition de taxes. La formule ne manque pas de panache et reçoit un écho chez l’extrême droite. C’est du chantage ! La mesure laisse entrevoir des flexibilités et des exemptions. C’est ainsi que les voisins des Etats-Unis comme le Canada et le Mexique ne sont pas concernés. Les autres, l’Europe, la Chine, peuvent négocier. Cela se  nomme : « Appel à la Négociation ». Visiblement, Trump est conscient qu’il mène une politique de tigre sans griffes qui n’est pas de nature à conforter les secteurs manufacturier et de construction qui utilisent assez d’aluminium et d’acier que le marché intérieur est loin de couvrir. In fine, c’est bien le consommateur final américain qui va faire les frais à court terme.

La politique protectionniste de Trump n’est pas inédite. Avant lui, Le Président Bush, républicain comme lui, en 2002 avait aussi augmenté les droits de douanes pendant plus d’un an. Les objectifs de cette politique commerciale n’ont pas été atteints. La perte de plusieurs emplois en est le corollaire car quand l’acier devient plus cher à l’imploration, il faut rééquilibrer les budgets et procéder à des coupes sombres. Le licenciement pour raison économique s’invite dans les restructurations. Adieu les emplois ! Mais on gagne les suffrages des radicaux d’extrême droite. Cette mesure vient renforcer le sentiment anti-mexicain chez plusieurs américains qui sont résolus à ne pas voir les Etats-Unis envahis pas les Mexicains et les Canadiens. Autrement dit, Trump  n’a pas agi en l’air. Ce décret est un signal fort à la renégociation du traité de libre-échange nord-américain en vigueur de puis 1994.
 

Le Parti de Trump n’est pas en phase avec lui. De Paul Ryan, Président de la Chambre des représentants à Jeff Flake, le spécialiste des propositions des lois à effet d’annulation, la ligne contestataire de la mesure  est maintenue. Mais le Président américain s’en moque et reste droit dans ses bottes. Il  connait les américains et a gagné les élections sans suivre les lignes directrices de son parti. Cette stratégie de politique intérieure ne manquera pas de provoquer un conflit commercial international aux conséquences lourdes.

II.    Un conflit commercial international volcanique

La mesure d’augmentation de la taxe de l’acier et de l’aluminium  a provoqué déjà des réactions légitimes contre le décret attentatoire au libre-échange. L’Europe tout en privilégiant la voie du droit international dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) tient à montrer le biceps comme la Chine qui plus pratique ouvre une consultation contre le dumping sur les importations du sorgho et du soja en provenance des  Etats-Unis. Pour mémoire, le dumping (de l'anglais to dump, « déverser », « se débarrasser de ») désigne la minimisation des contraintes légales en matière de fiscalité, de protection sociale ou de protection de l’environnement par un État.Comme on peut bien l’apercevoir, la Chine annonce les couleurs de protection de ses exportateurs de l’acier et de l’aluminium. Le couple franco-allemand n’est pas du reste.Le ministre  français de l'Économie Bruno Le Maire s’est fait plutôt diplomate : « nous allons évaluer les conséquences sur nos industries et les réponses à apporter". La solution diplomatique c’est bien celle qui est recommandée par  l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais il n’y a pas de négociation si les rapports de forces ne sont pas visibles. C’est ce qu’a compris l’Union Européenne qui a dû comprendre qu’être  flegmatique en la matière serait préjudiciable pour les Etats de l’Union.  Le  vice-président de la Commission européenne, JyrkiKatainen est monté au créneau pour montrer la capacité de l’Europe à prendre des mesures de rééquilibrage sur les jeans et le beurre de cacahuète. Comme pour dire à Trump si tu taxes l’acier et l’aluminium, nous aussi nous taxons vos jeans et votre beurre de cacahuète. C’est l’équilibre de la terreur. Le front asiatique s’est annoncé avec la chine sur le soja et le sorgho. La guerre commerciale entre dans sa phase préliminaire avec  la liste de produits que l’UE pourrait taxer en riposte.

La guerre commerciale est plutôt dévastatrice pour l’économie mondiale.   Car l’économie est un tout. Ce qui se joue aux Etats-Unis a des effets sur tout le monde. Et singulièrement sur l’Afrique. La conséquence visible est la hausse des prix. Ce sont les consommateurs  qui en feront les frais. Voilà pourquoi la voie diplomatique du dialogue est nécessaire tout comme le règlement du litige par l’Omc qui reste la  clef de voûte du système commercial multilatéral. On peut toujours garder l’espoir qu’elle contribuera (Omc)  une fois encore à stabiliser l’économie mondiale.  La procédure de l’OMC consacre le règne du droit et permet de rendre le système commercial plus sûr et plus prévisible.  Le principal n’est pas de de rendre un jugement.  La priorité en  la matière, c’est de trouver des solutions aux litiges principalement par voie de consultations. Le tableau statistique  de règlements  des différends de l’OMC est plutôt rassurant.   En janvier 2008, environ 136 seulement des 369 affaires avaient atteint le stade de la procédure de groupe spécial. Plusieurs affaires ont   été réglées à l’amiable ou restent au stade de la phase de consultation prolongée — depuis 1995 pour certaines.

En somme, Trump ne peut pas de son propre chef déconstruire le commercial international par des décrets préjudiciables aussi bien à l’économie américaine qu’à l’économie mondiale. L’usage de la taxe douanière comme une nouvelle arme d’hégémonie est limité et contenu par le droit international et la démocratie multilatérale. Le sénat américain devrait le faire savoir en adoptant la loi de rectification de Jeff Flake.

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Forum Bénin-Tunisie : Les liens économiques entre les deux pays se solidifient…

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Tunisia African Business Council (Tabc) organise du 13 au 15 décembre 2017, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et du ministère tunisien des transports, le Forum économique Bénin-Tunisie à GodenTulip hôtel à Cotonou. Ceci, à la suite du vol inaugural Tunis-Cotonou de la compagnie Tunis air. Cet évènement de grande portée économique devra permettre le renforcement des échanges commerciaux et de la coopération entre les deux pays…

La présente mission de prospection multisectorielle de la partie tunisienne au Bénin devra permettre d’impulser une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales entre les deux pays. En témoigne d’ailleurs, l’effectivité du vol inaugural Tunis-Cotonou. Ainsi, il est prévu dans le cadre dudit Forum qui se tient à Cotonou, des rencontres de haut niveau entre les autorités béninoises et tunisiennes, des rencontres Be to Be, des visites d’entreprises, des partenariats d’affaires. A en croire le premier vice-président de l’Institution consulaire du Bénin, Soulé Yacoubou, la présente assise témoigne de l’existence d’excellentes relations économiques entre les deux pays et il s’impose de créer une nouvelle dynamique de courants d’échanges commerciaux. Tout en réitérant l’engagement de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à œuvrer pour le renforcement de la coopération entre les communautés d’affaires, il a rassuré la délégation tunisienne des opportunités d’investissement qui s’offre à elle au Bénin. « Le Bénin est un pays économiquement stable avec une croissance économique soutenue, une inflation maitrisée, un environnement des affaires assaini et propice aux investissements étrangers », a-t-il rassuré. Il a, par ailleurs, soutenu que le développement national passe par la production de biens et service : ce qui implique des partenariats internationaux pour renforcer les liens économiques. Quant au Consul honoraire de la Tunisie au Bénin, il s’est réjoui de la tenue du Forum et se dit convaincu que cela sera fructueux et stimulera davantage l’essor économique des deux pays. Pour le président de Tunisia African Business Council (Tabc), Boussem Loukil, il s’agit d’un grand évènement qui rapproche réellement deux pays dans l’optique de gagner la bataille du sous-développement. Il faut, selon lui, se donner les moyens de renforcer ce rapprochement à travers le transfert des compétences, la libre circulation des biens et services, la promotion des échanges commerciaux. « Le continent africain recèle potentiellement, à l’échelle planétaire, des gisements les plus importants de développement et de progrès pour les 50 prochaines années », a-t-il déclaré pour appeler les africains à se donner les moyens d’exploitation des ressources du continent. « Aucun de nous, en se battant seul, ne parviendra au succès. Réussissons ensemble » a-t-il lancé. Le ministre tunisien des affaires étrangères invite les deux pays à un partenariat exemplaire de coopération sud-sud. Son collègue des transports, Radhouane Ayara a présenté les grands projets lancés par le gouvernement tunisien ainsi que les opportunités d’affaires que pourraient saisir les opérateurs économiques béninois. Si pour le représentant du ministre béninois du commerce, Nicolas Dandoga, le vol inaugural Tunis-Cotonou est un acte fort du renforcement de la coopération, le Forum reste capital pour solidifier davantage les relations économiques. Soulignons que les travaux du Forum prennent fin ce jour, vendredi 15 décembre 2017.

Aziz BADAROU

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La Chambre Consulaire régionale au siège de l’Uemoa : Le secteur privé sous régional au cœur des échanges

commerce

Conduite par son président Jean-Baptiste Satchivi, une délégation du Bureau de la Chambre Consulaire Régionale (Ccr) a effectué une visite importante au siège de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) à Ouagadougou au Burkina Faso mercredi dernier. Au cœur des échanges  avec M. Ibrahima DIEME, Président par intérim, et par ailleurs, Commissaire chargé du Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération (DMRC), les préoccupations du secteur privé sous régional. Le Bureau de la Ccr/UEMOA a félicité la nouvelle Commission nommée par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement le 10 avril 2017 à Abidjan. Les deux délégations ont profité de cette occasion pour évoquer un certain nombre de sujets qui ont porté, entre autres sur le programme immobilier de la Ccr, le financement de certaines activités et l’accès de la Ccr à une meilleure connexion internet et à l’intranet. Ces points ont fait l’objet de larges débats et échanges. A l’issue de ces échanges, les deux Organes de l’Union se sont réjouies de la concertation permanente qui existe entre eux. Pour Jean-Baptiste SATCHIVI, «la CCR est satisfaite des réponses apportées aux préoccupations du secteur privé sousrégional, et se tient prête à poursuivre et à renforcer son rôle dans le processus de l’intégration.» Pour sa part, le Président par intérim de la Commission a remercié la Ccrde sa démarche. M. Ibrahima DIEME a réitéré la volonté de la Commission de l’UEMOA de «s’appuyer sur la Ccr pour faire du secteur du commerce un véritable outil de développement économique». Selon le Commissaire chargé du Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération, qui avait à ses côtés son collègue, Essowè BARCOLA, Commissaire chargé du Département des Services Administratifs et Financiers (DSAF), «il ne peut y avoir de développement économique dans notre sous-région sans l’implication effective du secteur privé.» Les deux délégations ont enfin réaffirmé leur disponibilité à poursuivre leur collaboration pour relever les défis de l’intégration.

A.B

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Lutte contre le FCfa : Kèmi Séba et le panafricanisme

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Né Stellio Gilles Robert CAPO CHICHI le 9 Décembre 1981 à Strasbourg, Kemi Seba est un activiste politique Français d’origine Béninoise qui s’est donné pour cause la lutte contre l’impérialisme. Chez Kemi Séba, le militantisme ne date pas d’aujourd’hui. Mais c’est le 28 Mai 2006 qu’il a vraiment fait parler de lui lorsqu’il avait effectué une descente à Paris Rue des Rosiers où se trouvent de nombreux commerçants Juifs. Ce jour-là, Kemi Seba accompagné d’autres membres de la TRIBU KA s’était rendu dans le quartier Juif avec la ferme volonté d’en découdre avec le Betar, un mouvement de jeunesse juif radical sioniste et la Ligue de défense juive avec lesquels des échanges vifs avaient eu lieu sur le net un peu plus tôt. La provocation est une arme qu’il utilise souvent, comme l’atteste son dernier fait d’armes le 19 Août dernier lors d’un rassemblement à Dakar où il a brûlé publiquement un billet de 5.000 FCFA afin de se faire entendre dans sa lutte contre le franc CFA, son nouveau cheval de bataille. Après quelques jours en garde à vue, il a été acquitté par un tribunal de Dakar le 29 Août, puis expulsé le 6 Septembre vers la France par le gouvernement Sénégalais qui considère qu’il était une menace pour l’ordre public. Son geste, applaudi par certains et condamné par d’autres a eu le mérite de faire parler de cette monnaie utilisée par les pays de la Zone Franc mais frappée en France. Doté d’une capacité d’orateur, acquise au sein de Nation of Islam qu’il a fréquenté à ses débuts, Kemi Séba se montre volontaire polémiste dans ses déclarations. Dites lui qu’il tient des propos racistes, il vous rétorquera qu’être antisioniste ne fait pas de soi un antisémite argumentant que dans ce cas tous les anticommunistes seraient de facto antirusses.Habitué à être traîné devant les tribunaux, il n’hésite pas à clamer, un brin provocateur que les procès sont ses meilleurs meetings et c’est la preuve qu’il s’attaque au système. Depuis ses débuts, Kémi Séba a fait du chemin. Il anime aujourd’hui des conférences, des talk show et est auteur de nombreux ouvrages dont Supra Négritudes son premier essai et Black Nihilism dont il a offert un exemplaire à l’ancien président Iranien Ahmadinejad lors de leur rencontre. Quand on l’écoute on découvre qu’il a une grande connaissance en ce qui concerne l’histoire des luttes des résistants Noirs. Très courageux avec une audace dialectique évidente, son message reçoit un écho favorable auprès d’une partie de la jeunesse africaine pour qui il représente le miroir de l’esprit rebelle des peuples opprimés, parce qu’elle retrouve dans ses discours une affirmation et une revalorisation d’une identité noire. Lui-même, prônant à ses débuts, le kémitisme qui est un courant qui cherche à faire connaître et renaître la philosophie des anciens Egyptiens ou kémites, en tant qu’héritage culturel de l’Afrique, d’où l’appellation KEMI SEBA.

Mais Kémi Séba n’a pas que des partisans. Si la justesse de sa lutte n’est pas remise en cause, certains n’épousent pas ses méthodes. Son dernier coup d’éclat à Dakar par exemple n’a pas reçu l’assentiment de tout le monde en Afrique. Pour ses pourfendeurs l’argent est sacré et certains fondamentaux ne sauraient être bafoués sur l’autel d’une lutte, fut-elle panafricaniste. A ce niveau, il convient de souligner que la stigmatisation systématique à laquelle s’adonnent ses partisans à l’encontre de ceux qui ne sont pas d’accord avec ce moyen de lutte qui est de brûler de l’argent est contre-productive. Aussi, par le passé, certaines de ses prises de positions avaient dérouté une partie de ses partisans qui n’avaient pas compris son rapprochement avec les polémistes d’extrême droite Dieudonné et Alain Soral. De même lors de l’affaire Ilan Halimi, du nom de ce jeune juif mort des suites des sévices que lui ont fait subis Le gang des barbares de Youssouf Fofana, Kémi Séba avait tenu des propos ambigus refusant de condamner ce geste abject et ignoble. Côté justice, il a été condamné en France pour diffusion de propos antisémites et négationnistes, n’hésitant pas à reprendre les propos négationnistes du sulfureux Jean-Marie Le Pen sur la Shoah. Quand on évoque sa violence, il aime rappeler que jusque-là il n’a été condamné que pour des délits d’opinion et non pour des faits de violence. N’étant pas à une contradiction près, celui qui avait pointé la responsabilité du coran et de la bible dans l’esclavagisme s’est depuis converti à l’islam. Son radicalisme poussé à l’extrême l’avait amené à ne prendre dans ses mouvements que des Noirs, même si depuis quelques années comme il le dit lui-même il a abandonné le prisme limité de frustrations de l’afrocentricité pour s’élever vers le prisme plus universel et plus rationnel du panafricanisme. De fait, il a délaissé depuis peu ses prises de position les plus radicales sur la suprématie des Noirs et s’adresse désormais à l’ensemble des déshérités et des opprimés.

Le panafricanisme étant une doctrine qui tend à développer l’unité et la solidarité africaine, d’aucuns aimeraient que la lutte de Kémi Séba soit plus orientée contre les dictateurs Africains. L’argument avancé est que même si nous arrachons nos droits après de hautes luttes contre l’impérialisme, la situation des peuples africains ne changerait pas si nous continuons à avoir à la tête de nos pays des chefs d’état corrompus qui oppriment les populations et s’accaparent nos richesses qu’ils dilapident avec leurs clans. L’on ne saurait donner tort à ceux qui veulent que sa lutte soit dirigée beaucoup plus contre les apparatchiks qui nous gouvernent quand on assiste à ces drames de migrants qui, fuyant la misère chez eux, perdent la vie en voulant traverser coûte que coûte la méditerranée pour rejoindre l’Europe. Le système qu’il dit combattre n’est pas seulement en occident, mais il y a aussi le même système chez nous ici, sous sa forme la plus dangereuse et nuisible.

En dehors de ces déclarations à l’emporte-pièce notamment à ses débuts et de certains errements dus à sa fougue de jeunesse à l’époque, Kémi Séba, quoi qu’on dise compte aujourd’hui quand on parle du panafricanisme. Qu’on l’aime ou pas, il a le don de faire bouger les choses. Ce qu’il peut apporter de nos jours à la jeunesse africaine est son courage et cette combativité qu’il démontre dans ses luttes. On en a besoin pour nous combattre les dérives qu’on observe sous les tropiques.

MM

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Déploiement du Rccm informatisé et remise d’équipements informatiques : Un nouvel essor des affaires dans l’espace Ohada

ohada

Dans le cadre du déploiement de la solution logicielle de gestion intégrée des Registres locaux et fichiers nationaux du registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm), il a été procédé à la remise d’équipements suivie de lancement d’une session de formation, lundi 18 septembre 2017. La cérémonie officielle s’est déroulée à l’Institut national de formation judiciaire de Bamako.

Première d’une série qui s’étendra au Burkina Faso, à la République Centrafricaine, au Congo, à la  Guinée Equatoriale et à la Guinée Bissau, les opérations de remise de matériel informatique, de déploiement du Rccm-Ohada informatisé, marqueront de nouveaux progrès dans la transparence et l’essor des affaires au sein des Etats membres de l’Ohada. Ainsi, après la remise officielle de la solution logicielle et des matériels informatiques, il a été procédé immédiatement au lancement d’une session de formation des administrateurs et utilisateurs. Quatre jours durant, ceux-ci se familiariseront avec les différentes fonctionnalités du système. Après le mot de bienvenue prononcé au nom de la Commission nationale de l’Ohada par le Conseiller technique du ministre de la Justice du Mali, Fousseini Togola, c’est au Secrétaire permanent de l’Ohada, le Pr Dorothé C. Sossa qu’est revenu l’honneur de rappeler brièvement la genèse du projet d’informatisation du Rccm. Dorothé C. Sossa a, par la suite, présenté la solution logicielle développée, qu’il a remise solennellement au ministre de la Justice, Garde des sceaux de la République du Mali, Mamadou Konaté. Le Secrétaire permanent de l’Ohada a, par la même occasion, procédé à la remise officielle d’un lot de matériels informatiques pour l’équipement de quatre sites.

En recevant le matériel, le ministre de la Justice, Garde des sceaux a rappelé les bénéfices attendus de l’informatisation effective du Rccm. Mamadou Konaté n’a pas maqué d’exhorter le personnel judiciaire à s’approprier le logiciel en vue de la pleine opérationnalisation de la solution au Mali.

Au terme de la cérémonie officielle, le Secrétaire permanent, Dorothé C. Sossa, a exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes pour les dispositions prises en vue du déploiement réussi de la solution logicielle. Il a, par ailleurs, renouvelé sa gratitude à l’endroit du Groupe de la Banque mondiale, dont l’appui a rendu possible le développement du logiciel et l’acquisition des équipements.
                                                                       
Thomas AZANMASSO

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11e Conférence annuelle de l’Alliance du cajou africain : Pour une compétitivité durable de la filière

noix-de-cajou

Cotonou est depuis hier lundi 18 septembre et ce jusqu’au jeudi 21 septembre 2017, la capitale mondiale de la filière Cajou. Cette initiative de l’Alliance du cajou africain (Aca) en collaboration avec l’interprofession de la filière anacarde (Ifa), le gouvernement du Bénin et autres partenaires, sera pour les acteurs de l’industrie cajou, l’occasion de réfléchir aux voies et moyens pour une compétitivité durable de la filière cajou en Afrique. La cérémonie de lancement a connu la participation d’une forte délégation ministérielle composée du ministre d’Etat chargé du plan, de celui de l’industrie et du commerce et du ministre de l’agriculture.

Cette 11e rencontre au sommet de l’Alliance africaine du cajou (Aca) permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances et de discuter des voies et moyens de stimuler la production et définir de meilleures perspectives pour la transformation du cajou en Afrique et une organisation efficace et durable du secteur. Ainsi, autour du thème « Une nouvelle vision pour des partenariats et des investissements », des experts de l’industrie du cajou, à travers la chaîne des valeurs, des producteurs, des négociants, des transformateurs, des exportateurs, des institutions gouvernementales, des équipementiers et des prestataires de service au moyens de diverses communications s’évertueront à identifier les nouveaux défis pour une compétitivité durable du secteur. Pour le président de l’Interprofession de la filière anacarde (Ifa/Bénin), Ateni Achadé, la filière anacarde revêt une importance capitale pour le continent africain en général et pour les pays producteurs en particulier, au regard des avantages qu’il procure tant aux plans écologique, socio-économique et financier. Il salue donc l’initiative de la rencontre dont il souhaite la perpétuation dans le temps et dans l’espace. L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin Lucy Tamlyn, reconnaît pour sa part, les potentialités que présente la filière pour la création d’emplois dans les pays producteurs. Il en est de même de Amit Agarwal, de l’Owal Côte-d’Ivoire, de l’ambassadeur du Ghana en Belgique et Chef de mission auprès de l’Union européenne, Novisi Abaïdou, de l’expert chargé des commodités et des protocoles de produits, secrétariat du groupe Acp, Yvonne Semba Chileshe, de la Chargée d’affaires de l’Ambassade d’Allemagne  près le Bénin, Franziska Jebens,  Adama Coulibaly, qui tous souhaitent une meilleure exploitation et transformation de la production, en vue de soutenir les recettes fiscales pour le développement. Selon le Président l’Aca, Florentino Nanque, la conférence sera l’occasion d’élaborer et d’examiner des stratégies d’adaptation aux exigences de l’évolution du secteur et de conclure sur une vision commune pour l’industrie. Il a donc exprimé sa reconnaissance au gouvernement béninois, ainsi qu’aux différents partenaires qui ont contribué au succès de la conférence. Et à en croire le ministre d’Etat chargé du plan, Abdoulaye Bio Tchané, le Bénin à l’instar de l’ensemble des autres pays producteurs a compris l’importance et l’intérêt que revêt le cajou dans le développement socioéconomique non seulement pour la génération de revenus mais aussi pour la création d’emplois particulièrement en milieu rural. Des initiatives devront être prises, à l’en croire, pour faire de la filière un facteur de développement socioéconomique dans les Etats africains. Il a donc exhorté les participants à mener des réflexions devant déboucher sur des propositions d’actions pour une compétitivité durable de la filière Cajou en Afrique.


Thomas AZANMASSO

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Cameroun : La douane démasque plus de 6 000 importateurs, inconnus du fisc, dans son fichier

economie

Au Cameroun, plus de 6 000 importateurs qui dédouanent pourtant régulièrement leurs marchandises, ne payent pas d’impôts à l’administration fiscale. C’est ce que vient de révéler le directeur général de la douane, Edwin FongodNuvaga, dont les services ont dressé cette liste d’opérateurs économiques indélicats, lesquels ont aussitôt été sommés de se mettre en règle vis-à-vis de l’administration fiscale.
Cette découverte est l’une des premières retombées majeures de la convention de partage des informations, signée en juin 2016 entre la douane et l’administration fiscale camerounaises.

Cette convention a conduit à la mise en place d’une plateforme informatique baptisée «Fusion», laquelle permet de collecter, de partager et d’analyser les données des deux administrations.

Mise en place avec le concours du GIZ, l’organisme de coopération allemande, «Fusion» ambitionne d’impulser l’optimisation de la collecte des recettes fiscalo-douanières au Cameroun.

Selon les autorités publiques, cet outil est d’autant plus efficace qu’il permettra, par exemple, d’éviter les déperditions jusqu’ici enregistrées lors de la collecte de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt qui représente plus de 30% des recettes budgétaires nationales.

Source : Agence Ecofin

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Économie/Afrique : 280 millions de dollars pour lancer la "révolution verte"

agrf-2017

L'Afrique va bénéficier d'un financement de 280 millions de dollars pour lancer sa "révolution verte", ont annoncé mercredi à Abidjan des bailleurs de fonds, pour qui l'agriculture est la base de la croissance économique du continent.Ce financement se fera dans le cadre du Partenariat pour la transformation agricole inclusive en Afrique (Piata), un projet financé pour l'essentiel par les Fondations Bill et Melinda Gates, Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Cet appui vise à "catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d'exploitations agricoles familiales de petite taille", ont souligné ces bailleurs, en marge du forum sur la révolution verte en Afrique (Agra). La rencontre d'Abidjan s'est ouverte en présence du président ivoirien Alassane Ouattara, de son homologue du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, ainsi que des anciens présidents nigérian Olusegun Obasanjo, ghanéen John Kufuor et tanzanien Jakaia Kikuete. "L'Afrique a besoin d'une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d'approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population, souligne le rapport 2017 sur l'état de l'Agriculture en Afrique, rendu public lors de ce forum. "Une telle transformation nécessitera des engagements politiques et financiers ainsi que des politiques plus importantes de la part des secteurs public et privé".

Bien que, plus de 50% de la population africaine soit activement engagée dans l'agriculture, moins de 1% des crédits bancaires est orientée vers ce secteur", ont déploré les participants. Ils ont affirmé que "l'injection de ressources financières dans la transformation de la chaine de valeur agro-alimentaire peut relancer une nouvelle phase d'industrialisation pour l'agriculture africaine". "L'agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté", insiste le rapport, rappelant que les systèmes alimentaires du continent fonctionnent grâce à 41 millions de petits exploitants. L'Agra est la principale institution chargée de la mise en œuvre du partenariat avec les 11 pays prioritaires: Ghana, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Rwanda, Ouganda, Kenya, Ethiopie, Tanzanie, Malawi et Mozambique. Le forum sur la révolution verte en Afrique (Agra), le premier à se tenir dans un pays africain francophone, a pris fin vendredi.

A.B

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