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Economie

Grâce à un coup de pouce de la Russie : Le pétrole remonte sensiblement

vladimir-poutine

Selon des informations recueillies sur le site de la radio publique algérienne, le Brent a atteint lundi 53,73 $ à la clôture des principaux marchés. C’est son plus haut niveau depuis un an tandis que le WTI s’est établi à 51,60 $, son plus haut niveau depuis juin dernier.

Une remontée des prix favorisée par des propos de Vladimir Poutine, le président de la fédération Russe, selon lesquels son pays est prêt à se joindre aux mesures pour limiter la production de pétrole, ce qui a ravi les investisseurs et les principaux marchés.

Le président russe a également expliqué que dans le contexte actuel, « un gel ou une réduction de la production de pétrole est le seul moyen pour préserver la stabilité du secteur de l'énergie et accélérer le rééquilibrage du marché ».

Khaled al-Faleh, le ministre saoudien du pétrole, a estimé pour sa part qu’en vertu de la tendance actuelle, les prix sont bien partis pour s’établir à 60 $ avant la fin de l’année.

Il convient de rappeler que grâce à l’accord d’Alger, les prix du pétrole étaient montés vendredi dernier à 52,84 dollars pour le Brent et à 50,74 dollars pour le WTI, ce qui constitue leur plus haut niveau depuis juin dernier.

agenceecofin

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5ème édition de la Foire régionale de l’intégration : Vers un nouveau départ économique pour l’Uemoa

satchivi

Cotonou sera, du 25 novembre au 10 décembre 2016, la plaque tournante du commerce sous régional. Ceci avec la cinquième édition de la Foire régionale de l’intégration (Fri-Uemoa). La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), structure organisatrice de cette quinzaine du commerce s’active et met les bouchées doubles pour une parfaite réussite de cet évènement d’envergure. Face à la presse, vendredi 07 octobre 2016, le comité d’organisation a dévoilé les innovations, les opportunités pour sonner la mobilisation des opérateurs économiques autour du marché communautaire.

Réunir en un même espace, les opérateurs économiques afin de leur permettre de découvrir le potentiel économique dont regorge l’espace Uemoa. Tel est le but visé à travers l’organisation de la Foire régionale qui se veut un véritable puissant outil d’intégration, d’ouverture au monde. « Partenariat public-privé : défis de synergie pour une intégration réussie », c’est le thème qui focalisera les attentions durant le rendez-vous de Cotonou. Au total 400 stands d’expositions-vente sont prévues pour valoriser les produits made in Uemoa. L’édition de Cotonou servira de point de départ aux échanges intracommunautaires plus accrus, selon le Président  du Comité d’organisation de la Fri-Uemoa, SouleyYacoubou. A l’en croire, au regard de la portée du défi que le Bénin se doit de relever, il importe d’intensifier la mobilisation générale. Si la tenue de la Foire offre l’opportunité d’exposition et d’expression du savoir-faire des pays membres de l’Uemoa, la nécessité de disposer d’un arsenal juridique clair et précis sécurisant les investissements s’impose. Notons qu’outre les pays membres, d’autres pays d’Asie, d’Amérique et d’Europe seront conviés à la fête.

Prenant la parole, le Président de la Ccib et de la Chambre consulaire régionale, Jean-Baptiste Satchivi a fait savoir que malgré le contexte de morosité et la conjoncture internationale, la croissance économique s’est accélérée dans l’espace Uemoa ces dernières années. Cet avantage d’attractivité économique devrait donc permettre de booster les agrégats pour offrir de lendemains meilleurs au secteur privé dans l’optique d’un développement durable. D’où la nécessité d’une implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration avec la promotion des échanges commerciaux. Quant au Représentant résident de la Commission de l’Uemoa, YaoviKounhundé a reconnu que l’intégration est prioritairement mise en œuvre par le secteur privé avant de se dit convaincu que l’Uemoa pourra gagner la plénitude du marché communautaire avec la Fri-Uemoa à Cotonou. Il s’agit donc de la 5è édition du Foire régionale, un nouveau départ économique pour l’Uemoa. Le Représentant du ministre du commerce, Nicolas Dandogo a, pour sa part, rassuré de l’engagement du gouvernement à booster les échanges commerciaux en vue du renforcement de l’intégration économique.

Aziz BADAROU

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Projet de facilitation du commerce et du transport/Corridor Abidjan-Lagos : 6 ans après, des progrès, mais des efforts à faire

transports

Le projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos, démarré en 2010 pour une durée de 6 ans, est au terme de sa mise en œuvre. Depuis hier jeudi 29 septembre 2016, et ce pendant 2 jours, les représentants des 5 pays concernés à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria ; les partenaires au développement sont à Cotonou, précisément à Azalai hôtel pour prendre connaissance du 6ème rapport des experts sur ledit projet. En effet, il s’agit pour les participants à cet atelier sous régional initié par l’organisation du corridor Abidjan-Lagos (Ocal), de s’imprégner du niveau d’atteinte des indicateurs, des contraintes et de réfléchir sur les mesures à prendre pour la pérennisation des acquis de ce projet de développement qui vise la réduction des barrières, entraves à la libre circulation des personnes et des biens ; la compétitivité des ports et la réduction de l’impact Vih/Sida le long du corridor. Dans son speech, le Secrétaire exécutif de l’Ocal, Idrissa Koné a levé un coin du voilesur les résultats des 6 années de mise en œuvre du projet en se basant sur les 9 indicateurs de performance convenus. Entre autres, il s’est réjoui de ce que le Guichet unique informatisé opérationnel est effectif dans les 5 Etats (en cours au Nigeria), l’objectif quant au nombre de barrages routiers aux 100km est atteint en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo et s’améliore au Bénin et au Nigeria ; le réseau routier Abidjan-Lagos est en bon état grâce aux efforts constants des pays puis des partenaires comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Aussi, les tronçons à réhabiliter au Bénin, au Ghana et au Togo sont-ils achevés, mais en cours en Côte d’Ivoire ; l’accroissement du nombre de bénéficiaires directs du projet estimés à 49, 6 millions dont 32, 8% de femmes pour un objectif total de 15 millions ; l’accroissement du pourcentage de camionneurs qui se sont familiarisés avec au moins deux moyens de prévention du Vih (93,5% contre une prévision de 80, 2%). M. Idrissa Koné n’a pas manqué de mentionner que les 5 pays membres ont fini de régler leurs arrièrés de paiement vis-à-vis de l’Ocal, signe de l’appropriation nationale de cet instrument d’intégration sous régionale. « Certes les résultats sont encourageons mais beaucoup reste encore à faire sur ce corridor au regard des enjeux. Malgré les bons résultats obtenus dans le cadre du projet, l’environnement global du corridor Abidjan-Lagos mérite que nous nous interrogions et réfléchissions aux stratégies  et interventions pour accélérer la levée de tous les freins au commerce et à la libre circulation des personnes et des biens sur le corridor », a laissé entendre le Secrétaire exécutif de l’Ocal qui a par ailleurs jeter quelques questionnements par rapport aux efforts à faire: « comment comprendre que l’interconnexion entre les douanes ne soit pas avancée à ce jour. Sommes-nous satisfaits de l’insalubrité à nos frontières ? Comment comprendre la faiblesse des échanges intra régionaux alors que tous les mécanismes existent : le Tarif extérieur commun, le schéma de libération des échanges… ». En dépit de ces faiblesses relevées, le représentant de la Banque mondiale, Sylvain A. Migan ne perd pas espoir quant aux perspectives du projet. . Le même optimisme a animé le ministre béninois en charge des Transports, Hervé Hehomey qui a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier. Il faut préciser que le projet a démarré en 2010 pour le Bénin, le Ghana et le Togo tandis que pour la Côte d’Ivoire et le Nigeria c’était en 2012 et il prendra fin en 2018. Ainsi, pour ce dernier cas, c’est le rapport des 4 ans de mise en œuvre du projet qui sera examiné.

J.B

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Carburants « qualité africaine » : Quand les négociants Suisses empoisonnent les africains avec des carburants toxiques

Aurelle-Christelle-Gnidehoue

La publication du rapport « Dirty Diesel » par l’ONG Public Eye (ancienne Déclaration de Berne) déchaîne les passions et anime actuellement les débats sur le Web et les réseaux sociaux.

En effet, publié le jeudi 15 Septembre dernier, ce rapport critique  révèle comment les négociants Suisses tels que Oryx, Trafigura, Vitol ou encore Addax exportent du pétrole brut d’excellente qualité  de l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe et en retour  raffinent et vendent  aux pays africains des carburants hautement toxiques. Ces carburants dits de « qualité africaine », délibérément fabriqués dans la zone ARA (Rotterdam-Amsterdam- Anvers) à partir d’un mélange de divers  produits semi-finis et pétro – chimiques contiennent 378 fois plus de soufre qu’en Europe, du benzène, des aromatiques et des polycycliques à des niveaux interdits par les normes européennes.

Huit pays africains dont le Bénin, constituent le marché privilégié d’écoulement de ces produits en raison de leurs réglementations jugées très faibles par rapport aux standards internationaux.Ces carburants seraient ainsi invendables en Europe mais rencontrent leurs consommateursen Afrique de l’Ouest. Malheureusement, ces consommateurs ignorent tout de la mort qui leur est servie dans les stations services et des conséquences dramatiques de ces produits sur leur santé et leur cadre de vie.

Des risques sanitaires et environnementaux élevés

Les conséquences de la pratique nauséabonde de ces négociants Suisses sont désastreuses aussi bien sur la santé des populations urbaines que sur leur environnement. Ces carburants toxiques occasionnent l’augmentation de la pollution atmosphérique dans les villes et compromettent la santé de millions d’Africains. D’ici 2030, si aucune politique contraignante n'est mise en œuvre pourréglementer la qualité des carburants vendus dans ces pays, plus de 30 000 urbains seront victimes de mort prématurée. Considérant les prévisions démographiques de l’ONU qui estime à 1,2 milliardsle nombre de personnes qui habiteront les villes africaines à l’horizon 2050, ce sont alors des millions de personnes qui seront durablement exposées à la pollution atmosphérique et à divers problèmes respiratoires voire de peaux.

L’urgence de prendre des mesures pour protéger la santé des populations et l’environnement

Face à la gravité des faits révélés par le rapport« Dirty Diesel » qui rappelons le est le résultat de trois années d’étude et les conséquences avérées de la vente de carburants toxiques sur la santé des populations et la qualité de l’environnement,  il urge que les dirigeants africains renforcent les législations de leurs pays pour préserver la santé de leurs concitoyens et la qualité de l’environnement à l’heure actuelle où le développement durable est un enjeu mondial face à au réchauffement climatique. En intégrant des lois sur  l’obligation pour les entreprises  nationales et internationales de publier annuellement les informations relatives à leurs performances sociétales, environnementales et économiques dans leurs codes du commerce et de l’environnement, les dirigeants africains peuvent ainsi inciter les entreprises à respecter les droits Humains de même que l’environnement dans la conduite quotidienne de leurs activités. Ils définiront ainsi un cadre juridique opérationnel pour contraindre ces entreprises à insérer le concept de « Responsabilité Sociétale et Environnementale »  dans leur business model. Ceci favorisera par exemple la création d’emplois verts grâce à la gestion durable et au recyclage des déchets, la valorisation des énergies renouvelables, le développement socio-économique des régions dans lesquelles les entreprises sont implantées. Cette mesure permettra  également de faire des économies d’énergie, de faire progresser la place des femmes dans la société, de lutter contre la corruption, d’instaurer le dialogue social permanent avec  les parties prenantes, de promouvoir l’éthique et la bonne gouvernance des affaires.

Les gouvernements africains peuvent de même encourager la philanthropie d’entreprise en mettant en place un mécanisme de déduction des impôts au service des entreprises qui financent les activités des associations, fondations et organisations non gouvernementales. Cette mesure s’inscrira dans une dynamique de contribution à la lutte contre la pauvreté, à l’éducation et la formation des jeunes, à l’amélioration des conditions de vie des couches les plus défavorisées, à la préservation de l’environnement.

Un accent particulier doit être également mis sur le contrôle systématique et régulier de la qualité des produits qui rentrent sur les territoires nationaux afin de minimiser les risques sanitaires et environnementaux. A termes, ce sont de nouveaux métiers tels que les spécialistes en QHSE (Qualité-Hygiène-Sécurité-Environnement) qui seront développés pour accompagner aussi bien les entreprises que les gouvernements dans leurs efforts de mise en  conformité des produits selon les standards internationaux.

Étant un des pays concernés par cette affaire qu’on pourrait à juste titre nommé « Carburantgate », le Bénin à travers son gouvernement peut mettre en œuvre ces mesures sus détaillées pour préserver la santé de ses citoyens et sauvegarder son environnement.

Les pays africains doiventarrêter d’être la poubelle des multinationales qui respectent les droits Humains et l’environnement dans les pays européens et américains mais qui une fois en Afrique se comportent comme des monstres impitoyables. Seuls les gouvernants ont ce pouvoir de dissuasion légale. Il est donc temps d’agir.


Aurelle Christelle Gnidehoue
Consultante en Communication RSE

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L'avenir du CFA se joue le 2 Octobre à Paris : A Cotonou, des économistes tarés ?

FRANCS-CFA

Le Franc CFA, cette monnaie issue de la colonisation française et arrimée à l’Euro après la disparition du Franc français, est en débat le 2 Octobre à Paris. « Il y a aujourd’hui le franc CFA, qui est garanti par le Trésor français. Mais cette monnaie, elle est africaine… Il faut maintenant que réellement, dans les faits, cette monnaie soit la nôtre… Une monnaie qui permet à tous ces pays qui utilisent encore le franc CFA de se développer », avait déclaré le président, le 11 août, à l’occasion de la célébration des 55 ans de l’indépendance du Tchad. Cette déclaration de haut niveau a lancé le débat sur la question du Franc CFA qui sera donc au menu du Sommet de la Zone Franc.

S’il y a bien un pays dont l’avenir dépend avant tout de la question monétaire, c’est bien la République du Bénin, dont la position d’état de transit vers le marché nigérian utilisant le Naira arrimé au Dollar, est fragilisé à chaque glissement sur le marché des devises comme il est le cas en ce moment. La crise actuelle qui se secoue le Bénin du fait de l’affaiblissement du Naira par rapport au Dollar et donc à l’Euro devrait donc ouvrir la voie au Bénin à une expression vigoureuse de notre choix monétaire lié à notre politique nationale de développement. Curieusement, c’est le silence radio et n’eût été la presse internationale, personne n’aurait entendu parler d’un quelconque sommet de la zone Franc à part la lecture sobre du relevé du conseil des ministres autorisant la participation d’une délégation gouvernementale.

Les économistes béninois sont absents des débats et ne semblent même pas s’y intéresser. Il est même à se demander quelles sont les connaissances qui sont les leurs sur le sujet. Incapables de formuler une réponse académique à la crise du Naira et à la contre offensive béninoise sur le sujet, ils sont encore moins actifs à déterminer notre place dans la zone Franc dans un contexte économique où le pays a désespérément besoin de solutions scientifiques, tant on l’a compris, la crise ne verra pas son épilogue pour demain. Kako Nubukpo, économiste et ancien ministre togolais de la Prospective a fait des propositions concrètes sur le sujet. Avec le Camerounais Martial Zé Belinga et le Sénégalais Demba Moussa Dembélé, il s’est particulièrement illustré ces derniers temps sur la question monétaire. En faisant de l’opposition à la politique monétaire actuelle, son cheval de bataille, il a donné là, matière à s’inspirer ou à s’opposer mais en tout cas d’une manière ou d’une autre, une invitation à prendre part au débat.

Où sont-ils passés nos économistes ? Nicéphore Soglo en tête, cadre de la banque mondiale, ancien ministre des finances, ancien premier ministre et ancien Président dont la gestion fut appréciée dans le temps, doit avoir un minimum de propositions sur la question, de part sa vaste expérience. Au gouvernement de Monsieur Patrice Talon, Abdoulaye Bio Tchane, Pascal Irenée Koupaki et Romuald Wadagni sont desdits experts dont nous attendons les preuves, les 3 ayant été ou étant ministre des finances, ils sont au cœur des réalités et disposent de tous les angles possibles pour faire des analyses concrètes, qui à défaut d’être efficaces, auront le mérite d’être exprimées.  Le Professeur Géro Amoussouga et ses collègues de la FASEG,  au-delà de terroriser les étudiants et de choisir dans une sorte de cooptation les nouveaux agrégés, ont le devoir de nous proposer des idées viables à mettre en œuvre. Le Général, paix à son âme, avait-il raison de parler de nos intellectuels en les traitant de tarés ? Là est la question, lorsqu’il ne s’agit que de diplômes et pas de contenu.

Woru Boro

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Béninois dans le monde des affaires : Hervé Cossi parle des opportunités pour investir au Ghana

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Les béninois s’expatrient bien, dis-t-on souvent et de plus en plus dans la sous-région. L’un d’eux installé au Ghana a répondu à nos questions. La trentaine, souvent pressé, une tradition anglophone de ne pas perdre du temps, c’est entre deux rendez-vous avec des clients dans le plus grand hôtel d’Accra qu’il a accepté partager son expérience et donner un point de vue sur les opportunités dans la région. Il se fait appeler « Vetcho » par ses proches et multiplie les initiatives pour mettre en relation les pays francophones et anglophones de la sous-région.

M. Herve Cossi, vous êtes installé depuis environ 5 ans au Ghana, quelle différence cela fait-il avec un pays comme le nôtre ?

Pour avoir commencé les affaires au Benin avant de venir ici, je n’ai pas tardé à comprendre que le Ghana est plus sécurisant pour les entreprises du fait de son système administratif, éducatif et de gouvernement. Ce système est d’abord et avant tout au service de la promotion des affaires.La question de la langue est tout aussi importante, l’anglais reste la langue la mieux parlée au monde alors forcément vous faites mieux affaire à travers le monde quand vous parlez la langue que les affaires comprennent le mieux.

La communauté béninoise au Ghana serait en pleine croissance, surtout pour l'apprentissage de l'anglais. Comment expliquez-vous cet état de choses quand le Bénin est le voisin du Nigeria ?

C’est un réel plaisir que de voir beaucoup de béninois s’intéresser à l’apprentissage de l’anglais ici contrairement au Nigeria notre voisin. Les béninois n’ont jamais vraiment réussi à développer une relation de confiance avec le Nigeria, qui aurait pu être logiquement le pays où apprendre l’anglais de part sa proximité. Ceci s’explique simplement par le fait que le Ghana séduit beaucoup plus de par sa stabilité et son accueil légendaire réservé aux étrangers avec par exemple le fameux AKWABA une fierté nationale mondialement connue.

A Accra, Cape Coast, Kumasi et bien d'autres villes du Ghana, vous vous êtes découvert une passion pour l'immobilier. En quoi consiste ce métier au Ghana ?

C’est un secteur un peu vaste qui touche le logement, la construction, la promotion, le conseil, l'urbanisme, l'architecture, la gérance, etc., mais en résumé il consiste à mener des activités de gestion et de transaction sur des biens immobiliers. J’ai axé mes activités sur un opportunisme simple, répondre aux demandes des uns et des autres. Il s’agit pour ceux qui cherchent un bien, soit pour le louer, soit pour l’acheter, à les assister vers la meilleure transaction possible. De l’autre côté pour les propriétaires ou vendeurs, c’est s’assurer que leur bien est conforme aux demandes du marché et que la possibilité de vendre soit concrétisée le plus tôt possible dans des conditions correctes.

Quelles sont les opportunités pour les béninois qui souhaitent investir ou simplement acquérir un bien dans ce pays ?

Les opportunités sont multiples, déjà la sécurité foncière, ensuite la croissance permanente de ce pays qui accroit la demande chaque jour plus le coût de vie. Pour expliquer la chose de façon basique, cela coûte pratiquement le même montant pour construire un immeuble commercial à Accra qu’à Cotonou. Mais ici les parcelles les plus petites font au moins 600m2, alors vous avez plus d’espace à exploiter. Aussi la location est 2 fois au moins plus rentable ici qu’à Cotonou sans compter le fait qu’ici le bail est d’un minimum d’un an alors que chez nous il faut à la fin de chaque mois aller taper à la porte du locataire.

M. Herve Cossi, au cours de votre expérience, avez-vous déjà accompagné des béninois dans cette démarche et quels étaient leurs objectifs en prenant un bien au Ghana ?

Les béninois sont les plus difficiles quand il s’agit de faire affaire, alors ils sont très peu avoir acheter des biens immobiliers avec moi mais beaucoup plus à avoir louer avec moi (je présume que c’est dans le besoin qu’on reconnait son FRERE béninois rire). Que ce soit pour mes clients béninois ou d’ailleurs, l’objectif premier c’est d’abord la rentabilité. Personne n’est mécontent à l’idée de se faire beaucoup plus d’argent. Ensuite il y a le fait que le Ghana offre plus de sécurité aux investissements.

Aujourd'hui plus que jamais l'Anglais est devenu la langue "franche" parlée par toutes les communautés lorsqu'elles se retrouvent dans un contexte international, quel est votre avis sur ce sujet, vous qui êtes francophone et vivez dans un pays anglophone ?

Comme je le disais l’anglais est aujourd’hui indispensable surtout à l’ère de l’économie numérique des réalités comme l’Union Africaine ou la mondialisation. Il l’est beaucoup plus pour les béninois car notre émergence dépend de notre relation avec le Nigeria voisin. Plutôt on commencera à parler leur langue mieux ce sera pour nous. Tenez, nous avons tellement à offrir aux nigérians si nous pouvions déjà leur expliquer. L’entente est une base dans les relations économiques et vous conviendrez qu’il est difficile de la construire lorsqu’il n’y a pas de compréhension. Entente et Compréhension sont mêmes synonymes en français, nous ne pouvons pas continuer à handicaper nos acteurs économiques en les privant de la langue du monde des affaires au-delà du Nigéria.

Dans ce cadre, votre entreprise est partenaire d’une école d'Anglais pour faciliter des programmes de formation en Anglais pour des francophones. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Pour ma part l’anglais a été déterminant dans mon adaptation ici alors j’ai voulu mettre mon expérience au profit de la communauté francophone.  Les problèmes d’hébergement restent les premières difficultés que les gens rencontrent en venant ici surtout les béninois car ils ont tendance à comparer le coût de la location, alors je me suis associe à une des meilleures écoles de langue ici (Eagle Vision Network) pour permettre aux francophones d’apprendre plus facilement l’anglais dans de bonnes conditions.

La première phase du programme est basée sur l’acquisition de l’anglais fonctionnel et du vocabulaire utilisé au cours des différents projets dans leur secteur d’activité. L’apprentissage passe par des jeux de rôles, discussions, développement du vocabulaire et analyse du langage dans leur profession.  Pendant la formation les participants sont amenés à mettre en pratique le nouveau langage de façon intensive à l’oral pendant les cours présentiels et dans leur lieu de résidence. Les cours traitent des situations courantes de la communication au cours d’un projet (réunions, discussions, téléconférences, entretiens individuels, échange de mails).

La seconde phase, consiste a mettre a relation les apprenants avec les acteurs ghanéens exerçant dans le même secteur d’activité pour leur permettre d’apprendre du savoir-faire d’ici.

Quelles projections quant à l’avenir de la sous-région ?

Je ne peux vraiment pas deviner vu les changements constants entre les devises, le coût des matières premières et les instabilités politiques. Tenez ! Un président vient et annule les décisions de son prédécesseur, ce n’est pas du tout rassurant pour le monde des affaires. Par contre, j’ai quelques souhaits, c’est de voir plus de transactions entre le Bénin et le Ghana, le Bénin et le Togo à travers une combinaison des langues officielles et de nos langues locales. Il faudrait que nous puissions investir dans chacun de nos pays sans crainte aucune et je crois que, sans avoir besoin de mandat de mes pairs du monde des affaires, je peux dire que nous sommes prêts, la balle est dans le camp des gouvernants.

Propos recueillis par K.S (Coll)

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Chute du Naira : Lueur d'espoir pour notre économie

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La chute du Naira, en réduisant le pouvoir d’achat des nigérians sur le marché béninois avec 1 Naira valant à peine 1,5 FCFA (contre 3FCFA en temps normal, ndlr) aura plongé l’économie béninoise dans une détresse sans nom avec la mort de certaines filières. Mais plus le temps avance, moins cette donnée semble représenter une faiblesse pour l’économie béninoise avec un ajustement des prix à venir.

*Hausse des prix à venir au Nigeria*

Si les secteurs comme la filière véhicules d’occasion resteront en berne pendant longtemps du fait de l’absence d’alternatives directes sur le marché nigérian, il convient toutefois de remarquer que les prix s’ajusteront bientôt à cause de la fin des stocks achetés avant le début de la crise. Un naira fort avait permis au Nigeria de disposer de stocks de produits dans plusieurs domaines, stocks qui auront permis de maintenir une relative stabilité des prix sur le marché intérieur, créant le déséquilibre avec le CFA à parité fixe. Des produits nigérians entraient même au Benin comme la bière, le ciment, le lait, etc. La fin de ces stocks sonne la fin des prix bas qui exerçaient une pression sur le Bénin et pourrait sonner le nouveau départ pour les produits béninois qui avec le réajustement de prix pourraient, pour certaines filières, redevenir compétitifs. Les stocks du Nigeria avaient été achetés lorsque le Naira était dans une parité fixe avec le dollar de l’ordre d’1 Dollar pour 185 Nairas. Cette parité aujourd’hui avoisine sur le marché noir, 400 nairas pour 1 Dollar. Autant dire le double quand il s’agira de renouveler les stocks, une augmentation à compenser nécessairement sur le marché local par un réajustement des prix sur le consommateur final.

*Des secteurs déjà en ébullition au Nigeria*

Selon un article du Daily Trust, un quotidien du Nigeria, dans sa parution du 31 Août 2016, le prix du ciment serait déjà passé de 1500 Nairas le sac à 2200 Nairas. Cette hausse de plus de 40 % est commune à toutes les marques de ciment sur place. Selon le responsable communication groupe de Dangote Cement, Anthony Chiejina, l’augmentation serait due au manque de devises, à l’augmentation du prix de l’énergie due à la dépréciation du naira. D’autres secteurs comme ceux de l’immobilier résidentiel ont également connu une hausse du loyer. Selon l’index des prix des biens de consommation, le Nigeria devrait connaître une augmentation des prix du panier de la ménagère de l’ordre de 20,2% au dernier trimestre 2016, les prix en Juillet étant déjà de 15,8% plus cher que l’année dernière à la même période.

*Les conséquences pour le Bénin*

Cette situation permet surtout de réaliser le caractère durable de la crise. En effet, même si certains secteurs vont se réajuster, la filière des véhicules d’occasion qui apportait le plus de ressources, restera durablement dans le rouge. C’est donc un changement complet d’approches sur le Nigeria qui va être demandé à tous les acteurs béninois, que ce soit des politiques ou des acteurs économiques. La République du Benin doit se faire à l’idée que la réexportation est terminée en tout cas pour un bon moment. Dans ces conditions, les seuls choix restants sont ceux de la mise en place d’une politique pour développer le tissu économique béninois sur le long terme. Mais à court terme, c’est la consommation intérieure et la relance du transit vers les pays de l’hinterland qui doivent dicter les changements. En ce qui concerne la consommation intérieure, il s’agit, par les mécanismes habituels : commandes publiques, lancement de grands travaux à haute intensité de main d’œuvre ; d’injecter des capitaux sur le marché béninois afin d’encourager la consommation et donc l’importation qui apporte des devises au cordon douanier. Les relations avec nos pays voisins de l’hinterland se sont dégradées avec l’état du corridor Cotonou Malanville ainsi que les divers barrages sur le trajet. La mise en place de la voie de contournement des failles d’Aledjo au Togo a également entraîné une fuite du trafic vers le Port de Lomé connu par ailleurs pour ses bonnes conditions aussi bien pour les compagnies maritimes que pour les importateurs. C’est donc à une politique agressive de séduction du Niger, du Burkina-Faso et du Mali que nous devons nous atteler à nouveau.

*Le Nigeria, toujours le Nigeria*

Les relations avec notre voisin de l’Est sont appelées à changer. Il s’agit de prendre les sujets avec réalisme. Pourquoi importer depuis la Chine, ce que nous avons au Nigeria au même prix sinon beaucoup moins en ce moment avec le Naira ? Pourquoi Sèmè semble être délaissé par l’Etat béninois et ressemble plus à une zone de non droit qu’à une frontière avec nos voisins économiquement les plus importants ? Le réalisme pourrait être d’importer le lait Peak ou le Coca Cola depuis le Nigeria. La SOBEBRA a toujours acheté des licences pour brasser des produits de marque européennes, elle devrait inclure dans sa nouvelle politique, de brasser la Goldberg ou encore de détenir les licences exclusives de vente des produits des brasseurs nigérians. Le Port de Cotonou était le poumon économique du Bénin, il n’y a pas de raison que la frontière de Sèmè, ne puisse prendre le relais pour nous apporter des droits de douane sur la base des importations faites à partir du Nigeria.

*Le gouvernement interpellé*

Dans une région aussi interconnectée socialement, la question de la monnaie unique devient majeure avec l’impact de cette crise du Naira sur l’économie béninoise. Le rapport du Togo avec le Ghana est souvent passé sous silence mais subit les mêmes effets que le Benin avec le Nigeria. Il est temps donc de poser cette question pour en finir avec un environnement qui fait cohabiter des monnaies à parité fixe sur l’Euro et des monnaies fluctuantes sur le Dollar. En outre, la question de la coopération au-delà des poignées de main et des photos en haute définition, mérite un cadre clair qui prenne en compte l’impact des économies les unes sur les autres et les solutions à y apporter. Le débat est relancé !


Worou BORO

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Les acteurs économiques du Maroc et d’Afrique-Subsaharienne s'associent au sein du Morocco Africa Business Club

economie

Lors du discours du Trône de 2014, Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc a clairement exprimé sa volonté d'intensifier les échanges entre son pays et le reste de l'Afrique. Dans cette dynamique, les opérateurs économiques Marocains et sub sahariens ont créés le Morocco Africa Business Club. L'objectif de cette association est de faciliter l'intégration commerciale et économique du Maroc en Afrique Sub saharienne. 

Siégeant à Lomé, le club va permettre de :

•    fournir des informations économiques et financières détaillées sur les pays africains, favoriser les rencontres B to B,
•    évaluer le niveau de collaboration entre opérateurs économiques,
•    Assister ses membres dans la recherche ou le développement d’opportunités d’affaires et toutes autres missions favorisant la coopération entre le Maroc et le reste de l'Afrique.

Le lancement du Morocco Africa Business Club se fera  dans la deuxième quinzaine de Septembre à Casablanca au Maroc.
Fin.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Kwame SENOU
Co-Président
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Daniel DJAGOUE
Directeur Exécutif
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Selon le président de la Banque mondiale : La rivalité entre la Chine et le Japon est bénéfique pour l'Afrique

Jim-Yong-Kim

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a estimé que la rivalité entre la Chine et le Japon en Afrique constitue une «saine compétition», bénéfique pour ce continent qui a besoin de plus de 90 milliards de dollars par an d’investissements dans les infrastructures.

«Je ne crois pas qu'il y ait un manque d’opportunités pour la Chine et le Japon à la fois, en Afrique. Donc, je pense qu'il s’agit d’une saine compétition qui est très bien accueillie parce qu’elle signifie de bonnes choses pour l'Afrique», a-t-il déclaré dans un entretien publié le 1er septembre sur les colonnes du magazine économique japonais Nikkei Asian Review.

«Je pense que nous avons besoin de plus d’intérêt pour l’Afrique de la part de tous les pays. Alors si on considère qu’il s’agit d’une compétition, je pense qu’elle aboutira à de bons résultats  pour toutes les parties concernées», a-t-il ajouté.

M. Kim a également fait remarquer qu’il est erroné de considérer que toutes les opportunités d’affaires en Afrique présentent des risques.

«Le rôle du groupe de la Banque mondiale est de rendre ces investissements non risqués. Cela constitue notre principal rôle lorsqu’on travaille avec des entreprises privées», a-t-il dit, citant l’exemple de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), une filiale du groupe de la banque mondiale qui offre des garanties sur les risques politiques.

Le président de la Banque mondiale a, par ailleurs, fait savoir que la croissance du PIB de l’Afrique va ralentir à environ 2,5% en 2016 contre une moyenne supérieure à 5%  par an entre 2008 et 2014, en raison de la chute des prix des matières premières et du ralentissement de l’économie chinoise.  

«Le boom économique que nous avons vu ces dernières années en Afrique était, dans une large mesure, lié à l'essor de la Chine, et je ne sais pas si cela va se produire à nouveau dans un avenir proche. Je pense que les prix des matières premières vont se redresser mais lentement», a-t-il prédit, tout en recommandant aux pays africains de «se préparer à un avenir marqué des prix de matières premières bas».

Source : Agence ecofin

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Marchés de capitaux de la Cedeao : La Commission réaffirme son soutien au processus d’intégration

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Abuja, 30 Août 2016 : Les autorités de régulation regroupées au sein du WASRA (West African Securities Regulators Association) et les bourses regroupées au sein du WACMIC (West African Capital Markets Integration Council) ont tenu une réunion de travail ce jour au siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja au Nigéria.

Cette réunion a été l’occasion de faire le point de l’état d’avancement du processus d’intégration des marchés financiers de l’Afrique de l’Ouest et d’identifier les étapes prochaines à franchir en vue de  rendre effective cette intégration.*

Sous l’égide de la CEDEAO les autorités de régulation et gestionnaires des bourses ont également retenu de définir le cadre de coopération entre elles en vue de l’accélération du processus.

*Le Président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur Marcel Alain de SOUZA a, lors de la clôture de la réunion, réaffirmé son soutien au projet qui constitue selon lui l’un des chantiers majeurs devant favoriser la mobilisation des ressources au niveau régional et le renforcement de la culture boursière dans les pays concernés. Il a exhorté les responsables des autorités de régulation et des bourses à tout mettre en œuvre pour faire aboutir l’intégration des marchés de capitaux de la sous-région afin d’apporter une solution au financement des projets régionaux de développement.

Les travaux ont été dirigés par le Commissaire pour l’Industrie et la Promotion du Secteur Privé, Monsieur Kalilou TRAORE.

Le WASRA est présidé par Monsieur Mory SOUMAHORO, Secrétaire Général du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) et le WACMIC par Monsieur Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM et du

DC/BR

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