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Economie

Forum Bénin-Tunisie : Les liens économiques entre les deux pays se solidifient…

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Tunisia African Business Council (Tabc) organise du 13 au 15 décembre 2017, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et du ministère tunisien des transports, le Forum économique Bénin-Tunisie à GodenTulip hôtel à Cotonou. Ceci, à la suite du vol inaugural Tunis-Cotonou de la compagnie Tunis air. Cet évènement de grande portée économique devra permettre le renforcement des échanges commerciaux et de la coopération entre les deux pays…

La présente mission de prospection multisectorielle de la partie tunisienne au Bénin devra permettre d’impulser une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales entre les deux pays. En témoigne d’ailleurs, l’effectivité du vol inaugural Tunis-Cotonou. Ainsi, il est prévu dans le cadre dudit Forum qui se tient à Cotonou, des rencontres de haut niveau entre les autorités béninoises et tunisiennes, des rencontres Be to Be, des visites d’entreprises, des partenariats d’affaires. A en croire le premier vice-président de l’Institution consulaire du Bénin, Soulé Yacoubou, la présente assise témoigne de l’existence d’excellentes relations économiques entre les deux pays et il s’impose de créer une nouvelle dynamique de courants d’échanges commerciaux. Tout en réitérant l’engagement de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à œuvrer pour le renforcement de la coopération entre les communautés d’affaires, il a rassuré la délégation tunisienne des opportunités d’investissement qui s’offre à elle au Bénin. « Le Bénin est un pays économiquement stable avec une croissance économique soutenue, une inflation maitrisée, un environnement des affaires assaini et propice aux investissements étrangers », a-t-il rassuré. Il a, par ailleurs, soutenu que le développement national passe par la production de biens et service : ce qui implique des partenariats internationaux pour renforcer les liens économiques. Quant au Consul honoraire de la Tunisie au Bénin, il s’est réjoui de la tenue du Forum et se dit convaincu que cela sera fructueux et stimulera davantage l’essor économique des deux pays. Pour le président de Tunisia African Business Council (Tabc), Boussem Loukil, il s’agit d’un grand évènement qui rapproche réellement deux pays dans l’optique de gagner la bataille du sous-développement. Il faut, selon lui, se donner les moyens de renforcer ce rapprochement à travers le transfert des compétences, la libre circulation des biens et services, la promotion des échanges commerciaux. « Le continent africain recèle potentiellement, à l’échelle planétaire, des gisements les plus importants de développement et de progrès pour les 50 prochaines années », a-t-il déclaré pour appeler les africains à se donner les moyens d’exploitation des ressources du continent. « Aucun de nous, en se battant seul, ne parviendra au succès. Réussissons ensemble » a-t-il lancé. Le ministre tunisien des affaires étrangères invite les deux pays à un partenariat exemplaire de coopération sud-sud. Son collègue des transports, Radhouane Ayara a présenté les grands projets lancés par le gouvernement tunisien ainsi que les opportunités d’affaires que pourraient saisir les opérateurs économiques béninois. Si pour le représentant du ministre béninois du commerce, Nicolas Dandoga, le vol inaugural Tunis-Cotonou est un acte fort du renforcement de la coopération, le Forum reste capital pour solidifier davantage les relations économiques. Soulignons que les travaux du Forum prennent fin ce jour, vendredi 15 décembre 2017.

Aziz BADAROU

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La Chambre Consulaire régionale au siège de l’Uemoa : Le secteur privé sous régional au cœur des échanges

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Conduite par son président Jean-Baptiste Satchivi, une délégation du Bureau de la Chambre Consulaire Régionale (Ccr) a effectué une visite importante au siège de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) à Ouagadougou au Burkina Faso mercredi dernier. Au cœur des échanges  avec M. Ibrahima DIEME, Président par intérim, et par ailleurs, Commissaire chargé du Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération (DMRC), les préoccupations du secteur privé sous régional. Le Bureau de la Ccr/UEMOA a félicité la nouvelle Commission nommée par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement le 10 avril 2017 à Abidjan. Les deux délégations ont profité de cette occasion pour évoquer un certain nombre de sujets qui ont porté, entre autres sur le programme immobilier de la Ccr, le financement de certaines activités et l’accès de la Ccr à une meilleure connexion internet et à l’intranet. Ces points ont fait l’objet de larges débats et échanges. A l’issue de ces échanges, les deux Organes de l’Union se sont réjouies de la concertation permanente qui existe entre eux. Pour Jean-Baptiste SATCHIVI, «la CCR est satisfaite des réponses apportées aux préoccupations du secteur privé sousrégional, et se tient prête à poursuivre et à renforcer son rôle dans le processus de l’intégration.» Pour sa part, le Président par intérim de la Commission a remercié la Ccrde sa démarche. M. Ibrahima DIEME a réitéré la volonté de la Commission de l’UEMOA de «s’appuyer sur la Ccr pour faire du secteur du commerce un véritable outil de développement économique». Selon le Commissaire chargé du Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération, qui avait à ses côtés son collègue, Essowè BARCOLA, Commissaire chargé du Département des Services Administratifs et Financiers (DSAF), «il ne peut y avoir de développement économique dans notre sous-région sans l’implication effective du secteur privé.» Les deux délégations ont enfin réaffirmé leur disponibilité à poursuivre leur collaboration pour relever les défis de l’intégration.

A.B

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Lutte contre le FCfa : Kèmi Séba et le panafricanisme

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Né Stellio Gilles Robert CAPO CHICHI le 9 Décembre 1981 à Strasbourg, Kemi Seba est un activiste politique Français d’origine Béninoise qui s’est donné pour cause la lutte contre l’impérialisme. Chez Kemi Séba, le militantisme ne date pas d’aujourd’hui. Mais c’est le 28 Mai 2006 qu’il a vraiment fait parler de lui lorsqu’il avait effectué une descente à Paris Rue des Rosiers où se trouvent de nombreux commerçants Juifs. Ce jour-là, Kemi Seba accompagné d’autres membres de la TRIBU KA s’était rendu dans le quartier Juif avec la ferme volonté d’en découdre avec le Betar, un mouvement de jeunesse juif radical sioniste et la Ligue de défense juive avec lesquels des échanges vifs avaient eu lieu sur le net un peu plus tôt. La provocation est une arme qu’il utilise souvent, comme l’atteste son dernier fait d’armes le 19 Août dernier lors d’un rassemblement à Dakar où il a brûlé publiquement un billet de 5.000 FCFA afin de se faire entendre dans sa lutte contre le franc CFA, son nouveau cheval de bataille. Après quelques jours en garde à vue, il a été acquitté par un tribunal de Dakar le 29 Août, puis expulsé le 6 Septembre vers la France par le gouvernement Sénégalais qui considère qu’il était une menace pour l’ordre public. Son geste, applaudi par certains et condamné par d’autres a eu le mérite de faire parler de cette monnaie utilisée par les pays de la Zone Franc mais frappée en France. Doté d’une capacité d’orateur, acquise au sein de Nation of Islam qu’il a fréquenté à ses débuts, Kemi Séba se montre volontaire polémiste dans ses déclarations. Dites lui qu’il tient des propos racistes, il vous rétorquera qu’être antisioniste ne fait pas de soi un antisémite argumentant que dans ce cas tous les anticommunistes seraient de facto antirusses.Habitué à être traîné devant les tribunaux, il n’hésite pas à clamer, un brin provocateur que les procès sont ses meilleurs meetings et c’est la preuve qu’il s’attaque au système. Depuis ses débuts, Kémi Séba a fait du chemin. Il anime aujourd’hui des conférences, des talk show et est auteur de nombreux ouvrages dont Supra Négritudes son premier essai et Black Nihilism dont il a offert un exemplaire à l’ancien président Iranien Ahmadinejad lors de leur rencontre. Quand on l’écoute on découvre qu’il a une grande connaissance en ce qui concerne l’histoire des luttes des résistants Noirs. Très courageux avec une audace dialectique évidente, son message reçoit un écho favorable auprès d’une partie de la jeunesse africaine pour qui il représente le miroir de l’esprit rebelle des peuples opprimés, parce qu’elle retrouve dans ses discours une affirmation et une revalorisation d’une identité noire. Lui-même, prônant à ses débuts, le kémitisme qui est un courant qui cherche à faire connaître et renaître la philosophie des anciens Egyptiens ou kémites, en tant qu’héritage culturel de l’Afrique, d’où l’appellation KEMI SEBA.

Mais Kémi Séba n’a pas que des partisans. Si la justesse de sa lutte n’est pas remise en cause, certains n’épousent pas ses méthodes. Son dernier coup d’éclat à Dakar par exemple n’a pas reçu l’assentiment de tout le monde en Afrique. Pour ses pourfendeurs l’argent est sacré et certains fondamentaux ne sauraient être bafoués sur l’autel d’une lutte, fut-elle panafricaniste. A ce niveau, il convient de souligner que la stigmatisation systématique à laquelle s’adonnent ses partisans à l’encontre de ceux qui ne sont pas d’accord avec ce moyen de lutte qui est de brûler de l’argent est contre-productive. Aussi, par le passé, certaines de ses prises de positions avaient dérouté une partie de ses partisans qui n’avaient pas compris son rapprochement avec les polémistes d’extrême droite Dieudonné et Alain Soral. De même lors de l’affaire Ilan Halimi, du nom de ce jeune juif mort des suites des sévices que lui ont fait subis Le gang des barbares de Youssouf Fofana, Kémi Séba avait tenu des propos ambigus refusant de condamner ce geste abject et ignoble. Côté justice, il a été condamné en France pour diffusion de propos antisémites et négationnistes, n’hésitant pas à reprendre les propos négationnistes du sulfureux Jean-Marie Le Pen sur la Shoah. Quand on évoque sa violence, il aime rappeler que jusque-là il n’a été condamné que pour des délits d’opinion et non pour des faits de violence. N’étant pas à une contradiction près, celui qui avait pointé la responsabilité du coran et de la bible dans l’esclavagisme s’est depuis converti à l’islam. Son radicalisme poussé à l’extrême l’avait amené à ne prendre dans ses mouvements que des Noirs, même si depuis quelques années comme il le dit lui-même il a abandonné le prisme limité de frustrations de l’afrocentricité pour s’élever vers le prisme plus universel et plus rationnel du panafricanisme. De fait, il a délaissé depuis peu ses prises de position les plus radicales sur la suprématie des Noirs et s’adresse désormais à l’ensemble des déshérités et des opprimés.

Le panafricanisme étant une doctrine qui tend à développer l’unité et la solidarité africaine, d’aucuns aimeraient que la lutte de Kémi Séba soit plus orientée contre les dictateurs Africains. L’argument avancé est que même si nous arrachons nos droits après de hautes luttes contre l’impérialisme, la situation des peuples africains ne changerait pas si nous continuons à avoir à la tête de nos pays des chefs d’état corrompus qui oppriment les populations et s’accaparent nos richesses qu’ils dilapident avec leurs clans. L’on ne saurait donner tort à ceux qui veulent que sa lutte soit dirigée beaucoup plus contre les apparatchiks qui nous gouvernent quand on assiste à ces drames de migrants qui, fuyant la misère chez eux, perdent la vie en voulant traverser coûte que coûte la méditerranée pour rejoindre l’Europe. Le système qu’il dit combattre n’est pas seulement en occident, mais il y a aussi le même système chez nous ici, sous sa forme la plus dangereuse et nuisible.

En dehors de ces déclarations à l’emporte-pièce notamment à ses débuts et de certains errements dus à sa fougue de jeunesse à l’époque, Kémi Séba, quoi qu’on dise compte aujourd’hui quand on parle du panafricanisme. Qu’on l’aime ou pas, il a le don de faire bouger les choses. Ce qu’il peut apporter de nos jours à la jeunesse africaine est son courage et cette combativité qu’il démontre dans ses luttes. On en a besoin pour nous combattre les dérives qu’on observe sous les tropiques.

MM

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Déploiement du Rccm informatisé et remise d’équipements informatiques : Un nouvel essor des affaires dans l’espace Ohada

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Dans le cadre du déploiement de la solution logicielle de gestion intégrée des Registres locaux et fichiers nationaux du registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm), il a été procédé à la remise d’équipements suivie de lancement d’une session de formation, lundi 18 septembre 2017. La cérémonie officielle s’est déroulée à l’Institut national de formation judiciaire de Bamako.

Première d’une série qui s’étendra au Burkina Faso, à la République Centrafricaine, au Congo, à la  Guinée Equatoriale et à la Guinée Bissau, les opérations de remise de matériel informatique, de déploiement du Rccm-Ohada informatisé, marqueront de nouveaux progrès dans la transparence et l’essor des affaires au sein des Etats membres de l’Ohada. Ainsi, après la remise officielle de la solution logicielle et des matériels informatiques, il a été procédé immédiatement au lancement d’une session de formation des administrateurs et utilisateurs. Quatre jours durant, ceux-ci se familiariseront avec les différentes fonctionnalités du système. Après le mot de bienvenue prononcé au nom de la Commission nationale de l’Ohada par le Conseiller technique du ministre de la Justice du Mali, Fousseini Togola, c’est au Secrétaire permanent de l’Ohada, le Pr Dorothé C. Sossa qu’est revenu l’honneur de rappeler brièvement la genèse du projet d’informatisation du Rccm. Dorothé C. Sossa a, par la suite, présenté la solution logicielle développée, qu’il a remise solennellement au ministre de la Justice, Garde des sceaux de la République du Mali, Mamadou Konaté. Le Secrétaire permanent de l’Ohada a, par la même occasion, procédé à la remise officielle d’un lot de matériels informatiques pour l’équipement de quatre sites.

En recevant le matériel, le ministre de la Justice, Garde des sceaux a rappelé les bénéfices attendus de l’informatisation effective du Rccm. Mamadou Konaté n’a pas maqué d’exhorter le personnel judiciaire à s’approprier le logiciel en vue de la pleine opérationnalisation de la solution au Mali.

Au terme de la cérémonie officielle, le Secrétaire permanent, Dorothé C. Sossa, a exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes pour les dispositions prises en vue du déploiement réussi de la solution logicielle. Il a, par ailleurs, renouvelé sa gratitude à l’endroit du Groupe de la Banque mondiale, dont l’appui a rendu possible le développement du logiciel et l’acquisition des équipements.
                                                                       
Thomas AZANMASSO

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11e Conférence annuelle de l’Alliance du cajou africain : Pour une compétitivité durable de la filière

noix-de-cajou

Cotonou est depuis hier lundi 18 septembre et ce jusqu’au jeudi 21 septembre 2017, la capitale mondiale de la filière Cajou. Cette initiative de l’Alliance du cajou africain (Aca) en collaboration avec l’interprofession de la filière anacarde (Ifa), le gouvernement du Bénin et autres partenaires, sera pour les acteurs de l’industrie cajou, l’occasion de réfléchir aux voies et moyens pour une compétitivité durable de la filière cajou en Afrique. La cérémonie de lancement a connu la participation d’une forte délégation ministérielle composée du ministre d’Etat chargé du plan, de celui de l’industrie et du commerce et du ministre de l’agriculture.

Cette 11e rencontre au sommet de l’Alliance africaine du cajou (Aca) permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances et de discuter des voies et moyens de stimuler la production et définir de meilleures perspectives pour la transformation du cajou en Afrique et une organisation efficace et durable du secteur. Ainsi, autour du thème « Une nouvelle vision pour des partenariats et des investissements », des experts de l’industrie du cajou, à travers la chaîne des valeurs, des producteurs, des négociants, des transformateurs, des exportateurs, des institutions gouvernementales, des équipementiers et des prestataires de service au moyens de diverses communications s’évertueront à identifier les nouveaux défis pour une compétitivité durable du secteur. Pour le président de l’Interprofession de la filière anacarde (Ifa/Bénin), Ateni Achadé, la filière anacarde revêt une importance capitale pour le continent africain en général et pour les pays producteurs en particulier, au regard des avantages qu’il procure tant aux plans écologique, socio-économique et financier. Il salue donc l’initiative de la rencontre dont il souhaite la perpétuation dans le temps et dans l’espace. L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin Lucy Tamlyn, reconnaît pour sa part, les potentialités que présente la filière pour la création d’emplois dans les pays producteurs. Il en est de même de Amit Agarwal, de l’Owal Côte-d’Ivoire, de l’ambassadeur du Ghana en Belgique et Chef de mission auprès de l’Union européenne, Novisi Abaïdou, de l’expert chargé des commodités et des protocoles de produits, secrétariat du groupe Acp, Yvonne Semba Chileshe, de la Chargée d’affaires de l’Ambassade d’Allemagne  près le Bénin, Franziska Jebens,  Adama Coulibaly, qui tous souhaitent une meilleure exploitation et transformation de la production, en vue de soutenir les recettes fiscales pour le développement. Selon le Président l’Aca, Florentino Nanque, la conférence sera l’occasion d’élaborer et d’examiner des stratégies d’adaptation aux exigences de l’évolution du secteur et de conclure sur une vision commune pour l’industrie. Il a donc exprimé sa reconnaissance au gouvernement béninois, ainsi qu’aux différents partenaires qui ont contribué au succès de la conférence. Et à en croire le ministre d’Etat chargé du plan, Abdoulaye Bio Tchané, le Bénin à l’instar de l’ensemble des autres pays producteurs a compris l’importance et l’intérêt que revêt le cajou dans le développement socioéconomique non seulement pour la génération de revenus mais aussi pour la création d’emplois particulièrement en milieu rural. Des initiatives devront être prises, à l’en croire, pour faire de la filière un facteur de développement socioéconomique dans les Etats africains. Il a donc exhorté les participants à mener des réflexions devant déboucher sur des propositions d’actions pour une compétitivité durable de la filière Cajou en Afrique.


Thomas AZANMASSO

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Cameroun : La douane démasque plus de 6 000 importateurs, inconnus du fisc, dans son fichier

economie

Au Cameroun, plus de 6 000 importateurs qui dédouanent pourtant régulièrement leurs marchandises, ne payent pas d’impôts à l’administration fiscale. C’est ce que vient de révéler le directeur général de la douane, Edwin FongodNuvaga, dont les services ont dressé cette liste d’opérateurs économiques indélicats, lesquels ont aussitôt été sommés de se mettre en règle vis-à-vis de l’administration fiscale.
Cette découverte est l’une des premières retombées majeures de la convention de partage des informations, signée en juin 2016 entre la douane et l’administration fiscale camerounaises.

Cette convention a conduit à la mise en place d’une plateforme informatique baptisée «Fusion», laquelle permet de collecter, de partager et d’analyser les données des deux administrations.

Mise en place avec le concours du GIZ, l’organisme de coopération allemande, «Fusion» ambitionne d’impulser l’optimisation de la collecte des recettes fiscalo-douanières au Cameroun.

Selon les autorités publiques, cet outil est d’autant plus efficace qu’il permettra, par exemple, d’éviter les déperditions jusqu’ici enregistrées lors de la collecte de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt qui représente plus de 30% des recettes budgétaires nationales.

Source : Agence Ecofin

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Économie/Afrique : 280 millions de dollars pour lancer la "révolution verte"

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L'Afrique va bénéficier d'un financement de 280 millions de dollars pour lancer sa "révolution verte", ont annoncé mercredi à Abidjan des bailleurs de fonds, pour qui l'agriculture est la base de la croissance économique du continent.Ce financement se fera dans le cadre du Partenariat pour la transformation agricole inclusive en Afrique (Piata), un projet financé pour l'essentiel par les Fondations Bill et Melinda Gates, Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Cet appui vise à "catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d'exploitations agricoles familiales de petite taille", ont souligné ces bailleurs, en marge du forum sur la révolution verte en Afrique (Agra). La rencontre d'Abidjan s'est ouverte en présence du président ivoirien Alassane Ouattara, de son homologue du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, ainsi que des anciens présidents nigérian Olusegun Obasanjo, ghanéen John Kufuor et tanzanien Jakaia Kikuete. "L'Afrique a besoin d'une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d'approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population, souligne le rapport 2017 sur l'état de l'Agriculture en Afrique, rendu public lors de ce forum. "Une telle transformation nécessitera des engagements politiques et financiers ainsi que des politiques plus importantes de la part des secteurs public et privé".

Bien que, plus de 50% de la population africaine soit activement engagée dans l'agriculture, moins de 1% des crédits bancaires est orientée vers ce secteur", ont déploré les participants. Ils ont affirmé que "l'injection de ressources financières dans la transformation de la chaine de valeur agro-alimentaire peut relancer une nouvelle phase d'industrialisation pour l'agriculture africaine". "L'agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté", insiste le rapport, rappelant que les systèmes alimentaires du continent fonctionnent grâce à 41 millions de petits exploitants. L'Agra est la principale institution chargée de la mise en œuvre du partenariat avec les 11 pays prioritaires: Ghana, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Rwanda, Ouganda, Kenya, Ethiopie, Tanzanie, Malawi et Mozambique. Le forum sur la révolution verte en Afrique (Agra), le premier à se tenir dans un pays africain francophone, a pris fin vendredi.

A.B

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Suppression du Fcfa en Afrique : La Cpfg soutient et exige la libération de Kemi Seba

Kemi-Seba

L'arrestation de l'activiste panafricaniste franco-béninois Kemi Seba est au coeur d'une polémique en Afrique. Alors que certains dénoncent le fait qu'il ait brûlé un billet de banque, la Convention patriotique des forces de gauche (Cpfg)a, dans une déclaration rendue publique, appelé à la libération immédiate du Coordonnateur de l’Ong Urgences Panafricanistes.

COMMUNIQUE : LIBEREZ KEMI SEBA

Kémi  SEBA, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, activiste contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique, toujours en vigueur près de soixante ans après les indépendances, a été arrêté vendredi 25 août 2017 à 7 heures du matin et placé en garde-à vue à Dakar sur plainte de la BCEAO. Kémi SEBA est accusé d’avoir publiquement brûlé lors d’un rassemblement et devant les caméras le 19 août 2017 un billet de 5000 frs cfa pour dénoncer cette monnaie qu’il qualifie à juste titre de « scandale économico-politique d’ordre colonial ».

L’acte de Kémi SEBA est un acte de résistance légitime qui s’inscrit dans le rejet total par les peuples africains de cette anomalie historique qu’est la persistance du franc des Colonies Françaises en Afrique. Cette arrestation est donc un scandale. La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) par cette plainte confirme sa servilité comme surveillante d’une monnaie au service essentiellement de l’ancienne puissance coloniale et du Trésor français.

La Convention Patriotique des Forces de Gauche condamne énergiquement cette arrestation ignominieuse de Kémi SEBA et exige sa libération immédiate.

La Convention Patriotique des Forces de Gauche soutient toutes les protestations contre le Franc cfa et appelle la jeunesse et les peuples africains à poursuivre leurs combats jusqu’à la suppression de cette monnaie coloniale et l’affirmation de notre totale souveraineté monétaire.

Cotonou, le 28 août 2017
La Convention Patriotique des Forces de Gauche

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Projet d'amélioration des recettes douanières : Webb Fontaine dans le viseur du Fmi en Centrafrique

patrice talon

(Les finances publiques en danger au Bénin avec le partenariat Bc-Wfg)
« Exécution du Pvi-Ng : Ce que bouffent Bc et Wfg sur le dos de l’Etat » C’est ce qu’a affiché votre Journal Matin Libre à sa Une, lundi 31 juillet 2017. Dans ladite parution, précisément dans l’article, il était  question du montant pharaonique que Webb Fontaine Group Fz-llcengrangerait annuellement, et ce sur le dos du contribuable béninois dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (Pvi-Ng), en tant que sous-traitant de la société Bénin Control Sa de Patrice Talon (propriétaire) et de Olivier Boko, qui en est le Président du conseil d’administration (Pca). Plus de 20 milliards F Cfa et  sans la moindre taxe ni le moindre impôt à payer à l'Etat béninois. Et c’est avec la bénédiction du ministre de l’économie et des finances,Romuald Wadagni, que les exonérations fiscales et douanières lui ont été accordées pour cinq ans; et 10 à 16 ans pour ce qui concerne Bénin Control Sa.Or, il se fait qu’ailleurs, des contrats du genre avec Webb Fontaine Group Fz-llc posent problème au point où des dirigeants sont obligés de prendre leur responsabilité. En guise d’illustration, nos investigation ont révélé que Webb Fontaine Group FZ-LLC, sous-traitant dans le cadre de la mise en œuvre du PVI au Bénin, a vu son contrat de concession "suspendu avec effets immédiats" en République centrafricaine. Ainsi en a décidé le Gouvernement centrafricain en mai 2017, c'est-à-dire 3 mois à peine après l'avoir signé.

Les griefs…….

Les autorités gouvernementales centrafricaines ont décidé de suspendre Webb Fontaine Group Fz-llc, qui vient pourtant de s'installer au Bénin pour ses affaires avec le Pouvoir en place, seulement 3 mois après leur accord. Nos sources font savoir  que la décision de ladite "suspension avec effets immédiats" a été prise par les autorités centrafricaines à la demande du Fonds monétaire international (Fmi).   

Officiellement, Webb Fontaine Group Fz-llc et ses agents sont accusés en République Centrafricaine d'avoir «illégalement prélevé sur les opérateurs économiques taxes, frais de dossier, des sommes d'argent en échange de leurs prestations, des prélèvements illégaux» car non prévus par le contrat liant Webb Fontaine Group Fz-llc à la République centrafricaine. «Dans le cadre de sa mission, ni Webb Fontaine, ni ses agents ne devaient prélever auprès des opérateurs économiques ni taxe, ni frais de dossier, ou quelconque somme d’argent pour les prestations liées à cette convention», fait constater le Ministre centrafricain des finances et du budget, Henri Marie Dondra, dans sa correspondance annonçant la résiliation du contrat à Alioune Cissé, Directeur exécutif de Webb Fontaine Groupe Fz-llc, le 02 mai 2017.

Si le Fmi est allé jusqu'à exiger la résiliation pure et simple dudit contrat avec Webb Fontaine Group Fz-llc, c'est qu'au-delà de la raison officielle évoquée de "prélèvements illégaux de sommes d'argent sur les opérateurs économiques", le contrat dans son ensemble devait présenter un gros risque sur les finances publiques de la Centrafrique, après seulement à peine 3 mois d'exécution (février à mai 2017). Quelle crédibilité accorder donc Webb Fontaine Group FZ-LLC à qui Patrice Talon vient de dérouler le tapis rouge au Bénin en lui confiant, pour ses propres intérêts, la gestion de toutes les procédures qui touchent au commerce entre le Bénin et le reste du monde et en l'exonérant de tout impôt et de toute taxe ? Le rôle du Président de la République n'est-il pas plutôt de protéger l'intérêt général, les intérêts du peuple ?

Il est clair, qu'au vu des événements en Centrafrique qui viennent d'être relatés, le FMI n’a pas encore lu le juteux contrat liant Bénin Control Sa à l'Etat béninois et le contrat liant Bénin Control Sa à Webb Fontaine Group FZ-LLC.

Qui pour protéger les finances publiques béninoises des mains du couple Talon- Webb Fontaine Group FZ-LLC? Le Fonds Monétaire International (Fmi) est vivement interpelé au Bénin.

Faut-il le préciser, le contrat de concession entre l’Etat centrafricain et Webb Fontaine Group Fz-llc date du 2 février 2017. Il est «relatif à la mise en place d’un système dématérialisé des procédures douanières et d’un système de Guichet Unique du Commerce Extérieur».

W.B.

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Selon Christine Lagarde : Le FMI pourrait avoir pour siège la Chine dans 10 ans

Christine-Lagarde

En raison du poids économique de l’empire du Milieu, le Fonds monétaire international pourrait voir son siège délocaliser en Chine dans 10 ans. L’information rapportée par Reuters, révèle que si jamais l’influence de ce pays et d’autres pays émergents poursuit sa progression avec le même rythme, cette hypothèse, défendue par le directeur général de l’institution financière multilatérale, pourrait surtout prospérer si le système de quotas de l’organisation connaît quelques réformes.

Christine Lagarde (photo) qui intervenait lors d’une conférence du Centre pour le développement mondial à Washington, a indiqué que cette hypothèse reste une«possibilité» dans la perspective d’une augmentation du niveau de représentativité des grands marchés émergents, au regard de l’influence grandissante de ces économies. «Et cela pourrait bien signifier, si on a cette même conversation dans 10 ans (..), qu'on pourrait dire cela, non plus à Washington DC, mais à notre nouveau siège de Pékin.», rapporte Les Echos. Selon des économistes cités par le quotidien économique français, si la croissance de la Chine évolue avec des taux de 6%, elle pourrait damer le pion au PIB des Etats-Unis dans 10 ans.

Quant aux réformes sur le système de quotas du Fonds, un réexamen est prévu dans un an, après une révision intervenue en 2010. Mais l’hypothèse d’une délocalisation pourrait être bloquée par le droit de véto des Etats-Unis, pays qui abrite le siège de l’organisation depuis 1945, bien que les statuts prévoient que le siège du FMI se trouve sur le territoire de l’Etat membre économiquement le plus puissant.

SOURCE : agence ecofin

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