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Economie

Situation de la microfinance-Uemoa : Bénin en hausse de 13,6% selon la Bceao

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à travers sa direction de la microfinance et de l’inclusion financière a rendu public, la situation à fin septembre 2016 du secteur de la microfinance dans l’espace Umoa (Union monétaire ouest-africaine). Élaborée à partir de données collectées auprès d'un échantillon de cent quarante-quatre (144) systèmes financiers décentralisés (SFD) réalisant 90% environ des activités du secteur (dépôts et crédits), la présente note trimestrielle fait ressortir une hausse de 13,6% pour le Bénin s'agissant des crédits octroyés par les SFD et 5,6% concernant les dépôts.

Selon le rapport de la Bceao, à fin septembre 2016, le nombre d'institutions de microfinance dans l'UMOA s'est établi à sept cent deux (702) et l'accès des populations aux services financiers offerts s'est élargi. Le nombre de bénéficiaires des prestations de ces institutions est ressorti à près de 17,3 millions à fin septembre 2016 contre 15,0 millions à fin septembre 2015.Les indicateurs d'intermédiation des SFD de l'échantillon observés laissent apparaître une évolution relativement positive. A fin septembre 2016, le montant des dépôts collectés s'est établi à 955,5 milliards de FCFA contre 850,9 milliards de FCFA une année auparavant, soit une hausse de 12,3%.

Par pays, les dépôts ont enregistré une hausse en Côte d'Ivoire (+23,7%), au Burkina (+14,6%), au Mali (+13,8%), au Bénin (+5,6%), au Sénégal (+12,3%) et au Togo(+7,4%).

En revanche, des baisses ont été notées en Guinée-Bissau (-26,5%) et au Niger(-22,3%).Le montant moyen des dépôts par membre s'est établi à 92.088 FCFA à fin septembre 2016 contre 94.679 FCFA un an plus tôt. L'estimation, sur l'ensemble des SFD de l'UMOA, du montant total des dépôts collectés est de1.061,7milliards de FCFA à fin septembre 2016 contre 945,5milliards de FCFA un an auparavant. Il représente environ 6,3% du montant des dépôts détenus par les établissements de crédit de l'Union au cours de la période sous revue.
S'agissant des crédits octroyés par les SFD de l'échantillon, ils ont progressé de 17,9% parrapport à leur niveau de fin septembre 2015, pour ressortir à 931,5 milliards de FCFA à fin septembre 2016.

Les hausses enregistrées ressortent à 55,3% en Côte d'Ivoire, 16,0% au Burkina, 15,0% au Togo, 13,9% au Mali, 13,6% au Bénin et 9,0% au Sénégal. En revanche, des baisses respectives de 2,5% et 0,1% ont été enregistrées au Niger et en Guinée-Bissau.

L'encours moyen des prêts par membre a progressé, en ressortant à 89.772 FCFA à fin septembre 2016 contre 87.917 FCFA à fin septembre 2015.Rapporté à l'ensemble des SFD de l'Union, l’encours des crédits du secteur est estimé à près de1.035,0 milliards de FCFA à fin septembre 2016 contre 878,0 milliards à fin septembre 2015, soit un accroissement de 17,9%. Il représente 7,4% des crédits accordés par les établissements de crédit de l'Union.Au titre des SFD en difficulté, à fin septembre 2016, quatorze (14) institutions de microfinancedemeuraient sous administration provisoire, dont trois (3) au Bénin, trois (3) au Mali, trois (3) au Sénégal, deux (2) en Guinée-Bissau, une (1) au Burkina, une (1) en Côte d'Ivoire et une (1) au Togo. Soulignons la prochaine note trimestrielle est prévue pour les tout prochains jours.

Aziz BADAROU

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Fausses rumeurs autour de billets de 10 000 et 5 000 Fcfa : La Bceao dément et menace de poursuites judiciaires

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(Lire le communiqué de la Banque centrale)

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) ne se reconnait pas dans les informations relayées depuis peu sur la toile et qui tendent à faire croire à l’existence « de faux numéros de série sur les billets de 10 000 F CFA et 5 000 F CFA » et de différences sur les dimensions de ces billets. Dans un communiqué publié sur son site, la Bceao dément formellement ces informations malveillantes. Faut-il le souligner, des messages comme celui-ci : « Instruction n° 003-01-2017 sur les billets de 10.000 et 5.000 F CFA de série A, N, S et T. La BCEAO porte à la connaissance des banques, des institutions financières, des commerçants et des populations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo qu'il lui a été donné de constater lacirculation de faux numéro de série sur les billets de 10.000 et 5.000 franc CFA de même que les mesures sur la largeur et la longueur de ses billets ne sont plus les mêmes.

Par conséquent, la BCEAO invite les populations des différents pays membres à ne plus accepter les coupures de 10.000 et 5.000 F CFA portant les numéros de série A, N S et T » circulent depuis peu sur les réseaux sociaux. Une démarche imputée à la Bceao alors qu’il n’en est rien. Il s’agit plutôt des messages mensongers. Dans son démenti, la Bceao précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de banque en circulation, qui demeurent donc entièrement valides. Tout en invitant les populations à demeurer vigilantes et à vérifier les messages qui leur parviennent auprès de ses services ou en visitant le site internet www.bceao.int, la Bceao entend engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et complices de ces fausses alertes. (Lire le Communiqué de la Bceao)

Aziz BADAROU

Communiqué de la BCEAO

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) informe le public que des messages frauduleux qui lui sont imputés sont diffusés sur les réseaux sociaux tendant à faire croire à l’existence « de faux numéros de série sur les billets de 10 000 F CFA et 5 000 F CFA » et de différences sur les dimensions de ces billets.

La BCEAO dément formellement être à l’origine de ces informations malveillantes et précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de banque de son émission en circulation qui demeurent valides.

Elle invite par conséquent les populations à la plus grande vigilance et à ne se référer qu’aux seules voies de communication officielles usuelles de l’Institut d’émission.

A cet égard, elle rappelle que tous ses communiqués sont publiés sur son site internet www.bceao.int, ainsi que dans la presse écrite et audiovisuelle.

La BCEAO se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

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Développement socioéconomique : Les projets, programmes Cedeao et Uemoa passés en revue

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Les points focaux des ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre des politiques, programmes et projets communautaires de la Cedeao et de l’Uemoa se sont retrouvés vendredi 6 janvier 2016 au Bénin Royal hôtel à Cotonou. A l'ordre du jour, la revue annuelle desdits politiques, programmes et projets.

Les programmes et projets dont il est question sont relatifs à l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, les infrastructures, l’aménagement du territoire, la facilitation des transports, l’artisanat, le tourisme ; l’industrie, l’éducation, les télécommunications, les Tic, la Gouvernance économique et au marché commun. Il s’agit entre autres, de l’aménagement hydroélectrique de Dogo-bis, la construction d’un axe routier de contournement nord de la ville de Cotonou, du programme d’équipement des centres de santé, du programme d’appui aux activités des femmes transformatrices de produits agricoles, halieutiques et artisanaux, du projet de réalisation de 100 nouveaux forages positifs équipés de pompes à motricité humaines.

L’objectif de cette édition de la revue initiée par le ministère de l’Economie et des finances à travers la Direction de l’intégration régionale, est de faire l’inventaire de ces programmes et projets en cours de mise en œuvre au niveau de chaque ministère sectoriel, d’évaluer le niveau d’exécution physique et financier de chaque projet, d’en relever les difficultés puis de formuler des recommandations pour une amélioration des performances.  Dans son mot de bienvenue aux participants, le Directeur de l’intégration régionale, Armand Sounton n’a pas manqué de souligner le contexte de la tenue de la revue. « Cette activité intervient au lendemain du lancement par le président de la République du programme d’action du gouvernement 2016-2021 dont la finalité est la relance du développement économique sociale durable », a-t-il indiqué. A en croire la secrétaire générale adjointe du ministère de l’Economie et des finances, Alice Massim-OualiAffo qui a ouvert les travaux, cette revue participe de la mutualisation des politiques, élément important au rayonnement du Bénin. Au nom de l’Argentier national, Romuald Wadagni, elle a exhorté les participants à la définition d’approches pour une meilleure mise en œuvre des projets, et ce pour le bonheur des populations.

M.M

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Conjoncture économique au Nigeria et implication pour le Bénin : La fondation Friedrich Ebert lance le débat

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La dixième édition de la soirée politique organisée par la fondation Friedrich Ebert s'est tenue hier, mardi 6 décembre 2016. Cette initiative qui vise à promouvoir le dialogue politique entre acteurs d'horizons divers et apporter une contribution significative aux débats publics sur les questions socio-politiques économiques au Bénin a eu pour cadre le siège de l'institution. Ce fut une soirée d'échanges très nourris animée par le Professeur John Igué, l'économiste Shegun Adjadi Bakary, l'ancien ambassadeur du Bénin au Nigeria Mouftaou Lalèyè et le représentant du ministère du commerce Euloge Houngbo sous la modération de la journaliste Djamila Idrissou Souler.

Avec pour thème « Conjoncture économique au Nigeria et implication de gouvernance pour le Bénin », la soirée politique s'inscrit dans le contexte actuel de conjoncture qui sévit au Nigeria et dont l'impact sur le Bénin mérite d'être cerné avec des réponses appropriées. Et à ce propos, le représentant résidant de La fondation Friedrich Ebert au Bénin Klaus-Peter Treydte a insisté sur la nécessité d'une intégration régionale pour un décollage plus rapide des économies des pays de l'Afrique de l'ouest. A l'en croire, la balkanisation de l'Afrique ne peut permettre une industrialisation du contient.

Crise nigériane et implication pour le Bénin

C'est le professeur John Igué qui, à l'entame, a fait l'état de la crise nigériane. Et à l'en croire, cette crise tient ses origine de plusieurs facteurs liés notamment à la crise mondiale du pétrole. Selon ses propos, le Nigeria a longtemps basé son économie sur le pétrole. Mais la découverte du pétrole de Schiste aux Etats unis a mis un terme au pétrole conventionnel, source de devise pour le Nigeria. La crise induite par la secte Boko Haram, mais également les mesures de lutte du président nigérian contre la corruption sont autant de facteurs favorables signalés par le Professeur. Et le Bénin subit cette crise de pleins-fouets en raison des barrières monétaires, a-t-il fait savoir. Pour l'ancien ambassadeur du Bénin au Nigeria Mouftaou Lalèyè, le Nigeria vit les limites de ses forces politiques et son manque de contrôle sur l'autorité monétaire, car à l'en croire, « la Banque centrale du Nigeria n'a pas d'autorité pour gérer la monnaie ». Et l'économiste Shegun Adjadi Bakary, lie la crise latente du Nigeria au retard accusé par le nouveau président Nigérian dans la « libéralisation du Naira ». Pour le représentant du ministère du commerce Euloge Houngbo, le Bénin doit saisir l'opportunité qu'offre cette crise pour opérer des réformes pertinentes.

Nécessité d'opérer des réformes

L'analyste économiste Euloge Houngbo propose une réorientation de l'économie béninoise en se basant sur certaines filières porteuses notamment le soja, le maïs, l'huile de palme, la farine de manioc les cosettes d'igname et de manioc...Il a insisté sur la mise en place d'un cadre réglementaire et des infrastructures marchandes et d'accompagnement. Et pour Shegun Adjadi Bakary, le Nigeria reprendra son souffle d'ici à quelques années et l'agriculture sera le nouveau fleuron de l'économie. Il urge donc que les gouvernants béninois en prenne conscience en ramenant l'informel vers le formel et en intégrant les opérateurs économiques dans le tissu économique, a-t-il recommandé. A cet effet, le professeur Jonh Igué invite l'Etat à prendre ses responsabilités et à aller au-delà des réformes institutionnelles, mais fiscales qui plombent les populations, pour faire émerger de véritables acteurs économiques nationaux capables d'amorcer le développement économique du pays. Le professeur recommande également de régler la question de la monnaie unique et de favoriser les échanges entre pays à monnaie convertibles et non convertibles. Il n'a pas manqué d'insister sur la coopération frontalière avec le Nigeria, la culture et le rôle régalien de l'Etat au profit de la population : « il faut élire des patriotes à la tête de l'Etat et non des commerçants qui veulent utiliser les ressources du pays pour prospérer » a-t-il conseillé pour finir. Mouftaou Lalèyè lui invite les Béninois à cultiver la connaissance du Nigeria, à dépasser les préjugés et privilégier le lobbying dans les relations avec le Nigéria.

Thomas AZANMASSO

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Uba Groupe : Un pilier de développement de l’Afrique

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L’apôtre du concept de «l’Africapitalisme» est en visite au Bénin. Tony Elumelu, le Président du groupe Uba, aprofité de l’occasion pour rencontrer,lundi 05 décembre 2016, le Chef de l’Etat, Patrice Talonafin de le féliciter pour son élection à la tête du Bénin.D’un autre côté, les opportunités d’affaires ont été explorées. Le président de la Heirs holdings fondateur a aussi rencontré les clients de Uba Bénin et la presse. Avec celle-ci, il aété question de son programme d’entreprenariat afin qu’elle en fasse la promotion pour permettre aux jeunes de participer massivement à l’édition prochaine.

L’Africapitalisme est une philosophie économique visant à renforcer le rôle du secteur privé africain dans la transformation durable du continent et dans la création de ressources à long terme. C’est également un appel à l'action fait à tous les Africains, afin qu’ils prennent la responsabilité de leur propre développement.  Dans la théorie de l'Africapitalisme la relation avec les pays étrangers consistera à poser la problématique de l'investissement en Afrique, mais aussi à œuvrer pour un changement des mentalités et des comportements pour s’orienter vers des projets à long terme, dans le cadre d’un partenariat tenant compte  de la rentabilité des investissements et des objectifs de développement économique, social et humain du continent.   Avec la mise en place de mécanisme de création de nouvelles richesses économiques, pour répondre à l’exigence du développement, l'Africapitalisme propose des solutions durables aux différents défis auxquels fait face l'Afrique que sont: la santé, l'éducation, la sécurité alimentaire, la paix, et la  stabilité sociale.   Plus le secteur privé est impliqué dans l'amélioration de ces problématiques, plus l'Afrique bénéficiera d'un environnement économique stable et productif, ainsi que d'une autonomie accrue, dans la résolution de ses problèmes socio-économiques.   

Reconnaissance demérites…

Lors de la 5ème édition du forum annuel, Cgeci Academy 2016, le Conseil national du patronat ivoirien, la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), ont attribué à Tony Elumelu le Prix Cgeci 2016  pour son leadership et son rôle clé de plaidoyer en faveur des entreprises africaines.  Monsieur Tony Elumelua été également élu par Africainvestor ‘’Personnalité de l’Année’’ à New York, qu’il a dédicacé à tous les acteurs clés qui travaillent dure pour sortir l’Afrique de la pauvreté.           


MM

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Maîtrise et gestion des risques dans le secteur de la microfinance : La Bceao pour un Fonds de sécurité au sein des réseaux de Sfd

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans l’optique de garantir une meilleure connaissance du secteur de la microfinance dans l'Union économique et monétaire Ouest Africaine (Uemoa), a entrepris avec l'appui d'un Consortium de bailleurs de fonds, des études portant sur plusieurs thèmes. Ainsi, après avoir fait le diagnostic du secteur notamment la fiscalité supportée par les systèmes financiers décentralisés (Sfd), les coûts et tarifications des services offerts, la viabilité financière de ces institutions de microfinance, il s’est avéré nécessaire de mettre en place un Fonds de sécurité au sein des réseaux de microfinance de l’Uemoa. A cet égard, une étude réalisée par la Bceao en juin 2011 a permis de définir les modalités de mise en place dudit Fonds, indispensable à une meilleure gestion des risques dans le secteur…

Le secteur de la microfinance de la zone Uemoa est majoritairement mutualiste. Le nouveau cadre juridique a pour but de prendre en compte plus clairement la diversité des institutions, tout en renforçant la supervision et la stabilité financière des institutions, notamment par le renforcement des réseaux mutualistes à travers la constitution obligatoire de Fonds de sécurité. Principaux acteurs de la microfinance dans la zone Uemoa, les réseaux des Sfd ne disposent toujours pas d’un mécanisme approprié et harmonisé de gestion des risques. Faut-il le souligner, les profils de risques diffèrent selon la taille des réseaux. Si les grands réseaux ont généralement mis en place des Fonds diversifiés pour faire face à leurs risques, les réseaux petits et moyens ontpeu de Fonds constituéset ceux qui existent concernent principalement le remboursement des crédits en cas de décès de l’emprunteur. Le Fonds de sécurité est donc l’un des outils de la politique de maîtrise des risques d’un réseau mutualiste. Il doit s’insérer dans une politique générale bien définie avec des outils complémentaires.

En effet, le Fonds de Sécurité est destiné à couvrir le risque de solvabilité des caisses de base des réseaux mutualistes. L’atteinte de la norme de capitalisation par un réseau, au moins au niveau global, est un préalable à son fonctionnement effectif. Un élément essentiel de la pérennité d’un Fonds est lamise en place de garde-fous pour lutter contre les effets pervers que pourrait induire son existence. Des interventions sous forme de prêts subordonnés sont tout à fait adaptées à la logique du Fonds de sécuritépour couvrir le risque de solvabilité.

Les intérêts générés par le Fonds de sécurité devraient être capitalisés dans le Fonds de sécurité pour le renforcer.La dimension du Fonds de sécurité par rapport aux risques à couvrir est une question importante pour la pertinence du Fonds, sur laquelle la structuration d’un réseau a un impact qui doit être pris en considération.Un élément fondamental de la capacité de ce Fonds à jouer un rôle d’amortisseur en cas de risque est la possibilité de le mobiliser effectivement et assez rapidement. Il est donc impératif de l‘isoler de la liquidité du réseau, en veillant à sa disponibilité en temps voulu.

Il ne s’agit pas, en effet, de déstructurer les Fonds existants car le Fonds de sécurité devrait être complété par des Fonds qui couvrent des risques bien identifiés.Pour la mise en œuvre de la réglementation, les systèmes existants et fonctionnels répondant auxrisques à couvrir par le Fonds de sécurité devraient être pris en compte sans entrainer nécessairement une obligation de changement des règles de fonctionnement existantes.

Certains des risques auxquels sont confrontés les SFD ne peuvent être couverts par un Fonds de sécurité interne.Un Fonds de Stabilisation au niveau de chaque pays, voire au niveau régional,pourrait permettre de mutualiser les risques dépassant la capacité d’un réseau

Aziz BADAROU

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5ème édition de la Foire régionale de l’intégration : Cotonou, plaque tournante du commerce sous régional dès ce jour

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La cinquième édition de la Foire régionale de l’intégration (Fri-Uemoa) démarre officiellement ce jour, vendredi 25 novembre 2016, au stade de l’amitié à Cotonou. La capitale économique du Bénin sera donc, du 25 novembre au 10 décembre 2016, la plaque tournante du commerce sous régional. Une quinzaine du commerce organisée par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et qui entend marquer un nouveau départ économique dans l’espace Uemoa.

Au total 400 stands d’expositions-vente sont prévus pour valoriser les produits made in Uemoa. L’édition de Cotonou servira de point de départ aux échanges intracommunautaires plus accrus, selon le Président  du Comité d’organisation de la Fri-Uemoa, Souley Yacoubou. Et déjà, tout semble être déjà prêt pour une parfaite réussite de cet évènement d’envergure. Plusieurs innovations et opportunités ont permis de sonner et d’intensifier la mobilisation des opérateurs économiques autour du marché communautaire.Réunir sur un même espace, les opérateurs économiques afin de leur permettre de découvrir le potentiel économique dont regorge l’espace Uemoa. Tel est le but visé à travers l’organisation de la Foire régionale qui se veut un véritable puissant outil d’intégration, d’ouverture au monde. « Partenariat public-privé : défis de synergie pour une intégration réussie », c’est le thème qui focalisera les attentions durant le rendez-vous de Cotonou. Outre l’opportunité d’exposition et d’expression du savoir-faire des pays membres de l’Uemoa qu’offre la Foire, il sera également question pour les participants de discuter de la nécessité de disposer d’un arsenal juridique clair et précis sécurisant les investissements. Notons qu’en dehors des pays membres, d’autres pays d’Asie, d’Amérique et d’Europe seront conviés à la fête. Malgré le contexte de morosité de la conjoncture internationale, la croissance économique s’est accélérée dans l’espace Uemoa ces dernières années et cet avantage d’attractivité économique devrait donc permettre de booster les agrégats pour offrir de lendemains meilleurs au secteur privé dans l’optique d’un développement durable. D’où la nécessité d’une implication effective du secteur privé dans le processus d’intégration avec la promotion des échanges commerciaux. L’intégration étant prioritairement mise en œuvre par le secteur privé, la plénitude du marché communautaire pourra sans doute être gagnée avec la Fri-Uemoa à Cotonou. Ce rendez-vous de Cotonou devra donc booster les échanges commerciaux en vue du renforcement de l’intégration économique.

Aziz BADAROU

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Intégration de la nouvelle économie et de la société du savoir : L’expertise de Amath Soumaré

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Le développement stratégique des entreprises africaines face à la globalisation des nouvelles technologies et de la nouvelle Economie est devenu un sujet de grand intérêt. La question préoccupe au plus haut degré, AmathSoumaré, Senior Expert Intelligence Economique et Développement. Il a donc mené la réflexion sur les  nouvelles orientations pour le développement des entreprises africaines.

Selon Amath Soumaré, Senior Expert Intelligence Economique & Développement (Etats, Entreprises & Collectivités) Président SOPEL International, Paris, la fin du monde bipolaire a  substitué un monde d'ordre, à un monde de chaos. Ainsi à l’en croire, la mondialisation, la globalisation financière, la financiarisation de l'économie et la digitalisation de la monnaie sont les nouvelles armes de cette guerre économique.  Le monde enclenche donc une transition vers des activités nouvelles comme l’intelligence economique et la Nouvelle economie. Ce qui marquera surtout la relégation ou la confirmation des innovations de certaines entreprises africaines. D’où la nécessité pour chaque dirigeant, de mesurer avec objectivité le devoir de mettre au service de son entreprise, toutes les capacités et moyens dont il dispose, pour saisir des opportunités ou détecter des menaces.   Aujourd'hui, le défi capital à relever est de créer et maintenir au meilleur niveau, les avantages compétitifs dans la complexité croissante de l’environnement international. Et L’Intelligence Economique, la société du savoir, les Technologies de l’information, la Nouvelle économie sont les nouvelles armes des entrepreneurs de ce nouveau millénaire,a indiqué l’expert.  

De la société du savoir à la société de l’information

Pour AmathSoumaré, si la société du savoir a toujours existé, la société de l’information quant à elle, n’existe que depuis une vingtaine d’années. La société de la connaissance est beaucoup plus vaste et complexe que la société de l’information qui n’en est, en définitive qu’une composante.  Ce qui a changé aujourd’hui, c’est l’importance que prend la connaissance, le savoir, la connaissance pénètre tout désormais.  On se rend compte qu’aujourd’hui, le seul moyen d’être compétitif c’est de pouvoir intégrer de la connaissance.  Ceci consiste à améliorer la qualité, le contrôle de qualité pour avoir une qualité supérieure, mais aussi un  marketing plus rapide, plus animé. On est désormais  passé de l’économie de l’industrie à la nouvelle économie, nouvelle société du tertiaire  qui passe par Internet. C’est l’ère de la marchandisation du savoir où la connaissance est  devenue l’un des facteurs les plus  déterminants pour toute politique.  

Des revers aux lourdes conséquences

Envisagé comme cela,  tout paraît simple mais les revers de cette société du savoir peuvent avoir de lourdes conséquences, telles que la  cybercriminalité, l’insécurité financière et bancaire,  tous les usages pervers auxquels on peut avoir recours,  le problème du nouveau rôle voire de la disparition de certaines institutions, le problème de la propriété intellectuelle, a prévenu AmathSoumaré. Cette nouvelle économie appelle donc à de nouvelles règles qui devront être mises au point le plus rapidement possible.  

Des défis pour l’Afrique

Face à la nouvelle donne économique, l’Entreprise Africaine doit construire son propre développement et l’adapter surtout à ses environnements interne et interne.  Les Africains doivent prendre conscience définitivement, de  l’importance  du savoir, des contenus et  des talents individuels qui ont désormais plus de valeur sur les marchés que l’industrie, a fait savoirAmathSoumaré.

Thomas AZANMASSO

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Fondation africaine d'intelligence économique et de l'économie numérique : Boni Yayi choisi pour le parrainage

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La Fondation africaine d'intelligence économique et de l'économie numérique sera portée sur les fonts baptismauxdans les tout prochains jours. Cette initiative de gros investisseurs Américains, Français, Britanniques, Japonais, Nigérians, Ghanéens, Sénégalais, Sud-africains, Ivoiriens vise à révolutionner le numérique en Afrique. Et c’est L’ancien Chef de l’Etat du Bénin, Dr Thomas Boni Yayi, qui est choisi pour la parrainer en raison de ses qualités d’homme d’Etat et des progrès de développement réalisés à la tête du Bénin, en 10 ans.

Boni Yayi vient d’honorer une fois encore le Bénin. L’ancien président de la République du Bénin est choisi par de gros investisseurs Américains, Français, Britanniques, Japonais, Nigérians, Ghanéens, Sénégalais, Sud-africains, Ivoiriens… pour parrainer la Fondation Africaine d'Intelligence Economique et de l'Economie Numérique au service du développement et de la prospérité de l’Afrique. Ils ont été séduits par ses qualités d’homme d’Etat et les progrès de développement réalisés sous sa conduite en 10 ans. L’Economie de la connaissance, du savoir, ou l’économie de l’information, les technologies de l’information et de la communication, l’Economie bleue et du Bio Mimétisme est au cœur des actions de la Fondation. A ce sujet et dans la continuité de la réflexion sur les nouvelles orientations pour le développement stratégique des entreprises africaines face à la globalisation, les nouvelles technologies et la nouvelle Economie,   Amath Soumaré, Senior Expert Intelligence Economique et Développement (Etats, Entreprises & Collectivités), a expliqué comment comprendre et intégrer la nouvelle économie et la société du savoir. L’Intelligence Economique, la société du savoir, les Technologies de l’information, la nouvelle Economie sont, à l’en croire, les nouvelles armes des entrepreneurs de ce nouveau millénaire. C’est dire que la création annoncée de  la Fondation Africaine d'Intelligence Economique et de l'Economie Numérique vient à point nommé pour mettre l’Afrique sur les rails de l'intelligence économique et de l'économie numérique. Car, fait savoir Amath Soumaré, à l’heure où s’accélère le processus de globalisation et la facilité de transfert transfrontalier des technologies, une population éduquée et en bonne santé devient indispensable non seulement pour assimiler et utiliser les technologies nouvelles mais également pour participer réellement aux échanges internationaux.

M.M.

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Doing Business 2017 : Is Dine Bouraïma, super champion des réformes

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Doing Business qui s'intéresse au classement des pays en matière du climat des affaires loge le Bénin à la 155ème place sur 190 pour l'année 2017. Contrairement à l'an dernier (153ème), le pays a donc perdu deux places. Une régression, diraient certains. Mais attention! L'écart devrait être plus grand si le Bénin n'avait pas gagné 60 points dans le domaine de la création d’entreprise où de la 117è place, il monte de façon fulgurante à la 57è. La seconde prouesse n'est que de 3 points, et ce dans le domaine " Raccordement à l'électricité" où le Bénin est passé du 177è rang au 174è. Dans les autres domaines : transfert de propriété, obtention de prêts, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité, le Bénin a dégringolé. Ainsi, 60 bons points engrangés quant au volet création d’entreprise, c’est un mérite pour Is Dine Bouraïma, Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) et toute son équipe. En effet, ce gain considérable de 60 points est bien la preuve que les réformes judicieuses qu’il a entreprises du Guichet unique de formalisation des entreprises (Gufe) jusqu’à l’Apiex, sont pertinentes et produisent leur effets. C’est une bonne nouvelle pour le pays. Et, il faut souhaiter que le cap soit maintenu, et que les autres domaines prennent surtout le pli en s’inspirant de ce qui se fait dans le domaine de la création d’entreprise. La nette progression du Bénin dans les prochains classements en dépend.

Worou BORO
 
 Le classement Doing Business 2017 des 53 pays africains

47 pays africains évalués par le Doing Business sur l'amélioration du cadre des affaires ont mis en œuvre 80 réformes entre 2015 et 2016, apprend-on de la publication du rapport 2017 de cette étude. Cette performance représente une hausse de 14% comparée à celle du Doing Business 2016. Plusieurs économies de la région ont mis en œuvre au moins quatre réformes.

Le Niger prend la première place des réformateurs de la région, avec un total de 6 réformes mises en œuvre. Il est suivi du Kenya qui a réalisé 5 réformes et rentre pour la deuxième année consécutive dans le top dix.
Viennent ensuite la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Rwanda, le Sénégal et le Togo qui ont mis en œuvre 4 réformes.
La moitié des réformes de la région ont été mises en œuvre par les 17 pays membres de l’OHADA. Des pays tels que le Benin, le Burkina-Faso et le Mali, ont facilité le règlement de l’insolvabilité, en introduisant une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières.
Pour la première fois depuis 2003, le rapport Doing business couvre 190 pays, avec l’inclusion de la Somalie. Globalement le nombre de réformes dans le monde a augmenté.
Maurice, 49ème du classement général, est le premier africain. Il est suivi du Rwanda (56ème), du Botswana (71) et l’Afrique du sud (74). L’Erythrée (189ème) la République Centrafricaine (185ème), la Somalie (190ème) et le Soudan du sud (186ème) sont les moins bien classés.

Dans ce tableau global, le Rwanda fait figure de bon élève en faisant partie des économies les plus performantes sur les thèmes étudiés par le Doing Business. Il occupe la deuxième place mondiale pour ce qui est de l’obtention des prêts. Il est quatrième pour le transfert de propriété, avec l’introduction d’une réforme qui réduit à 12 jours le délai pour effectuer des mutations, contre 22 pour les pays membres de l’OCDE.

Le Doing Business 2017 accorde aussi une place pour le genre, notamment dans la création d’entreprise, le transfert de propriété et l’exécution des contrats. Six économies d’Afrique subsaharienne ont rendu plus difficile l’accès des femmes aux affaires. Au Cameroun par exemple, il faut un jour de plus pour créer des entreprises par les femmes.

Source : agence ecofin


1    Mauritius    49
2    Rwanda    56
3    Morocco    68
4    Botswana    71
5    South Africa    74
6    Tunisia    77
7    Kenya    92
8    Seychelles    93
9    Zambia    98
10    Lesotho    100
11    Ghana    108
12    Namibia    108
13    Swaziland    111
14    Uganda    115
15    Egypt    122
16    CaboVerde    129
17    Tanzania    132
18    Malawi    133
19    Mozambique    137

20    Mali    141
21    Côte d'Ivoire    142
22    Gambia    145
23    Burkina Faso    146
24    Senegal    147
25    Sierra Leone    148
26    Niger    150
27    Comoros    153
28    Togo    154
29    Benin    155
30    Algeria    156
31    Burundi    157
32    Ethiopia    159
33    Mauritania    160
34    Zimbabwe    161
35    Guinea    163
36    Gabon    164
37    Cameroon    166
38    Madagascar    167

39    Sudan    168
40    Nigeria    169
41    Djibouti    171
42    Guinea-Bissau    172
43    Liberia    174
44    Congo    177
45    Equatorial Guinea    178
46    Chad    180
47    Angola    182
48    Congo, Dem. Rep.    184
49    Central AfricanRepublic    185
50    South Sudan    196
51    Libya    188
52    Eritrea    189
53    Somalia    190

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