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Economie

Projet d'amélioration des recettes douanières : Webb Fontaine dans le viseur du Fmi en Centrafrique

patrice talon

(Les finances publiques en danger au Bénin avec le partenariat Bc-Wfg)
« Exécution du Pvi-Ng : Ce que bouffent Bc et Wfg sur le dos de l’Etat » C’est ce qu’a affiché votre Journal Matin Libre à sa Une, lundi 31 juillet 2017. Dans ladite parution, précisément dans l’article, il était  question du montant pharaonique que Webb Fontaine Group Fz-llcengrangerait annuellement, et ce sur le dos du contribuable béninois dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (Pvi-Ng), en tant que sous-traitant de la société Bénin Control Sa de Patrice Talon (propriétaire) et de Olivier Boko, qui en est le Président du conseil d’administration (Pca). Plus de 20 milliards F Cfa et  sans la moindre taxe ni le moindre impôt à payer à l'Etat béninois. Et c’est avec la bénédiction du ministre de l’économie et des finances,Romuald Wadagni, que les exonérations fiscales et douanières lui ont été accordées pour cinq ans; et 10 à 16 ans pour ce qui concerne Bénin Control Sa.Or, il se fait qu’ailleurs, des contrats du genre avec Webb Fontaine Group Fz-llc posent problème au point où des dirigeants sont obligés de prendre leur responsabilité. En guise d’illustration, nos investigation ont révélé que Webb Fontaine Group FZ-LLC, sous-traitant dans le cadre de la mise en œuvre du PVI au Bénin, a vu son contrat de concession "suspendu avec effets immédiats" en République centrafricaine. Ainsi en a décidé le Gouvernement centrafricain en mai 2017, c'est-à-dire 3 mois à peine après l'avoir signé.

Les griefs…….

Les autorités gouvernementales centrafricaines ont décidé de suspendre Webb Fontaine Group Fz-llc, qui vient pourtant de s'installer au Bénin pour ses affaires avec le Pouvoir en place, seulement 3 mois après leur accord. Nos sources font savoir  que la décision de ladite "suspension avec effets immédiats" a été prise par les autorités centrafricaines à la demande du Fonds monétaire international (Fmi).   

Officiellement, Webb Fontaine Group Fz-llc et ses agents sont accusés en République Centrafricaine d'avoir «illégalement prélevé sur les opérateurs économiques taxes, frais de dossier, des sommes d'argent en échange de leurs prestations, des prélèvements illégaux» car non prévus par le contrat liant Webb Fontaine Group Fz-llc à la République centrafricaine. «Dans le cadre de sa mission, ni Webb Fontaine, ni ses agents ne devaient prélever auprès des opérateurs économiques ni taxe, ni frais de dossier, ou quelconque somme d’argent pour les prestations liées à cette convention», fait constater le Ministre centrafricain des finances et du budget, Henri Marie Dondra, dans sa correspondance annonçant la résiliation du contrat à Alioune Cissé, Directeur exécutif de Webb Fontaine Groupe Fz-llc, le 02 mai 2017.

Si le Fmi est allé jusqu'à exiger la résiliation pure et simple dudit contrat avec Webb Fontaine Group Fz-llc, c'est qu'au-delà de la raison officielle évoquée de "prélèvements illégaux de sommes d'argent sur les opérateurs économiques", le contrat dans son ensemble devait présenter un gros risque sur les finances publiques de la Centrafrique, après seulement à peine 3 mois d'exécution (février à mai 2017). Quelle crédibilité accorder donc Webb Fontaine Group FZ-LLC à qui Patrice Talon vient de dérouler le tapis rouge au Bénin en lui confiant, pour ses propres intérêts, la gestion de toutes les procédures qui touchent au commerce entre le Bénin et le reste du monde et en l'exonérant de tout impôt et de toute taxe ? Le rôle du Président de la République n'est-il pas plutôt de protéger l'intérêt général, les intérêts du peuple ?

Il est clair, qu'au vu des événements en Centrafrique qui viennent d'être relatés, le FMI n’a pas encore lu le juteux contrat liant Bénin Control Sa à l'Etat béninois et le contrat liant Bénin Control Sa à Webb Fontaine Group FZ-LLC.

Qui pour protéger les finances publiques béninoises des mains du couple Talon- Webb Fontaine Group FZ-LLC? Le Fonds Monétaire International (Fmi) est vivement interpelé au Bénin.

Faut-il le préciser, le contrat de concession entre l’Etat centrafricain et Webb Fontaine Group Fz-llc date du 2 février 2017. Il est «relatif à la mise en place d’un système dématérialisé des procédures douanières et d’un système de Guichet Unique du Commerce Extérieur».

W.B.

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Selon Christine Lagarde : Le FMI pourrait avoir pour siège la Chine dans 10 ans

Christine-Lagarde

En raison du poids économique de l’empire du Milieu, le Fonds monétaire international pourrait voir son siège délocaliser en Chine dans 10 ans. L’information rapportée par Reuters, révèle que si jamais l’influence de ce pays et d’autres pays émergents poursuit sa progression avec le même rythme, cette hypothèse, défendue par le directeur général de l’institution financière multilatérale, pourrait surtout prospérer si le système de quotas de l’organisation connaît quelques réformes.

Christine Lagarde (photo) qui intervenait lors d’une conférence du Centre pour le développement mondial à Washington, a indiqué que cette hypothèse reste une«possibilité» dans la perspective d’une augmentation du niveau de représentativité des grands marchés émergents, au regard de l’influence grandissante de ces économies. «Et cela pourrait bien signifier, si on a cette même conversation dans 10 ans (..), qu'on pourrait dire cela, non plus à Washington DC, mais à notre nouveau siège de Pékin.», rapporte Les Echos. Selon des économistes cités par le quotidien économique français, si la croissance de la Chine évolue avec des taux de 6%, elle pourrait damer le pion au PIB des Etats-Unis dans 10 ans.

Quant aux réformes sur le système de quotas du Fonds, un réexamen est prévu dans un an, après une révision intervenue en 2010. Mais l’hypothèse d’une délocalisation pourrait être bloquée par le droit de véto des Etats-Unis, pays qui abrite le siège de l’organisation depuis 1945, bien que les statuts prévoient que le siège du FMI se trouve sur le territoire de l’Etat membre économiquement le plus puissant.

SOURCE : agence ecofin

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Réunion du Comité de politique monétaire de la Bceao : Le coefficient de réserves obligatoires maintenu à 3,0%.

developpement

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu sa deuxième réunion ordinaire au titre de l’année 2017 dans les locaux du Siège de la Bceao à Dakar en République du Sénégal, sous la présidence de monsieur Tiémoko Meyli et Kone, Gouverneur de la Banque centrale, son Président statutaire.Le Comité a passé en revue les principales évolutions de la conjoncture économique au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives de stabilité des prix et de croissance économique de l’Union. Examinant la situation interne de l’Union, le Comité a relevé la consolidation du dynamisme de l’activité économique au cours du premier trimestre de l’année 2017. Ainsi, le taux de croissance du produit intérieur brut de l’Union, en glissement annuel, est ressorti à 6,6% contre 6,5% le trimestre précédent. Pour l’ensemble de l’année 2017, la croissance économique de l’Union est attendue à 6,9%, après 6,7% en 2016 et 6,6% en 2015. A l’horizon de vingt-quatre mois, le taux d’inflation en glissement annuel est projeté à 1,7%, en phase avec l’objectif de stabilité des prix poursuivis par la Banque centrale.

Au regard de ces évolutions, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidité et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal, respectivement à 2,50% et à 4,50%.  Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure fixé à 3,0%.

Aziz BADAROU

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Existence de faux numéros de série sur les billets de 10 000 F Cfa et 5 000 F Cfa : La Bceao dément et menace de poursuites judiciaires

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A travers un communiqué rendu public via son site internet, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu à faire taire les rumeurs concernant l’existence de faux numéros de série sur les billets de 10000 et 5000 F Cfa. Des rumeurs qui ont d’ailleurs très vite fait le tour des réseaux sociaux. «La Bceao dément formellement être à l’origine de ces informations malveillantes et précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de banque de son émission en circulation qui demeurent valides», souligne l’institut d’émission dans ledit communiqué. Tout en appelant les populations à la vigilance, la Bceao estime se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union monétaire Ouest-africaine (Umoa). (Lire le communiqué)  

Communiqué de la BCEAO

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) informe le public que des messages frauduleux qui lui sont imputés sont diffusés sur les réseaux sociaux tendant à faire croire à l’existence « de faux numéros de série sur les billets de 10 000 F CFA et 5 000 F CFA » et de différences sur les dimensions de ces billets.La BCEAO dément formellement être à l’origine de ces informations malveillantes et précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de banque de son émission en circulation qui demeurent valides. Elle invite par conséquent les populations à la plus grande vigilance et à ne se référer qu’aux seules voies de communication officielles usuelles de l’Institut d’émission. A cet égard, elle rappelle que tous ses communiqués sont publiés sur son site internet www.bceao.int, ainsi que dans la presse écrite et audiovisuelle.

La BCEAO se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

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Pour son implication dans le développement du commerce et de l'investissement transfrontaliers en Afrique : Tony Elumelu félicite Afreximbank

Tony-Elumelu-et-Okey-Oramah

Lors du 24ème Assemblée Générale Annuelle de la Banque Africaine d’Import Export, tenue au Rwanda, Tony O. Elumelu, CON, Président de Heirs Holdings, a félicité Afreximbank pour le soutien critique que la Banque, sous la présidence de Dr.Oramah, fournit aux entreprises africaines et sa contribution significative au développement du commerce et de l’investissement transfrontaliersen Afrique.

M. Elumelu a commenté le  rôle des institutions africaines, comme Afreximbank, soulignant que la mission de la Banque est une preuve supplémentaire de la capacité de l’Afrique à fournir le financement stratégique à long terme pour le développement économique et social de l’Afrique. “Afreximbank apporte une perspective unique et très pertinentesur ledéfi de soutenir le flux commercial intra-africain et d’assurer la création et l’exportation de valeur à partir de notre continent”, a déclaré M. Elumelu. “J’encourage d’autres institutions de financement du développement en général et les pairs africains d’Afreximbank en particulierà suivre son exemple en fournissant des formes de financement transformationnelles aux entreprises africaines”.

M. Elumelu s’exprimait sur le sujet ‘Investissements transfrontaliers en tant que moteur du commerce et de l’industrialisation intra-africains: réflexions d’un chef d’entreprise continental’, où il a défendu le programme  du secteur privécomme contributeur clé à la capacité de l’Afrique d’attirer et de mettre en œuvre des investissements durables. M. Elumelu, fondateur de Heirs Holdings, a cité sa propre approche de l’investissement à long terme dans des  secteurs critiques, tels que  l’électricité, la finance et les ressources, à travers vingt pays africains. Selon M. Elumelu, l’Afrique doit accroître le commerce et les investissements transfrontaliers et attirer les investisseurs locaux et  internationaux. Un investissement n’est pas seulement une question de profits et de rendements.  C’est aussi une question dedurabilité”, a-t-il expliqué. “Ce que je veux voir, c’est des Africains qui investissent en Afrique. Nous apprécions et nous réjouissons des partenariats, mais il existe  une génération d’hommes et de femmes d’affaires africains qui ont la capacité et l’ambition de se mettre en première ligne et de transformer l’avenir de l'Afrique. Faites travailler votre argent en Afrique”. Elumelu a egalement souligné l’importance de l’entrepreneuriat. “Nous connaissons le défi et le potentiel de l’explosion démographique en l’Afrique. Voilà pourquoi la Fondation Tony Elumelu catalyse chaque année 1 000 entrepreneurs dans le but d’aider 10 000 entrepreneurs sur 10 ans. Investissons dans l’avenir, dans nos jeunes”, a-t-il déclaré aux délégués.

La réunion a également été marquée par la signature d’une facilité de 100 millions de dollars entre Afreximbank et Heirs Holdings. Cette transaction initiale entre Heirs Holdings et Afreximbank, n’est, selon M. Elumelu, “Que le début et une indication claire de l’intention et de la capacité des deux parties d’identifier les moyens d’accroître la richesse de l’Afrique et de créer des opportunités commerciales durables au fil du temps. Nous nous en réjouissons et espérons que cela servira d’exemple aux autres.’

M. Elumelu a chargé plus M. Elumelu a chargé plus d’institutions africaines de développement de financer le commerce et les entreprises intra-africains de manière à stimuler et à renforcer les dirigeants africains et le développement de l’économie africaine. La facilité de 100 millions de dollars vise àrenforcer le programme d’investissement transfrontalier de Heirs Holdings. La société Heirs Holdings est une société d'investissement panafricaine avec un portefeuille d'investissements dans 20 pays africains, dans des secteurs clés de l’économie africaine: Énergie, services financiers, immobilier et hôtellerie. M. Elumelu a ajouté que le soutien des IFD africaines  comme Afreximbank est souvent symbolique- étant moins le montant du chèque  que le fait que ce soutien serve leplus souvent de  catalyseur pour d’autres fournisseurs de capitaux d’investissement.

M. Elumelu a conclu en demandant aux dirigeants africains desentreprises transfrontalières de bâtir un héritage fondé sur la gouvernance d’entreprise, en construisant des entreprises durables. “L’héritage est très important. Nous devons réfléchir à la façon dont l'histoire nous jugera”, a-t-il déclaré.

Organisée sous le thème ‘Transformation économique et commerciale’, l’assemblée  générale annuelle  d’Afreximbank de cette année a rassemblé des leaders   des secteurs public et privé, des ministres africains des finances, du commerce et de l'investissement, des gouverneurs des banques centrales, des hauts fonctionnaires des gouvernements autour  d’une série de panels  de discussionsurle  développement du commerce intra et extrarégional en  Afrique. La réunion a été ouverte par Son Excellence  Paul Kagamé, Président de  la République du Rwanda,  qui a invité les Africains présents à investir au Rwanda. D’autres invités à l’événement comprenaient Son Excellence Olusegun  Obasanjo, ancien président de la République fédérale du Nigéria; John Rwangombwa, Gouverneur de la Banque centrale du Rwanda et Alhaji  Aliko Dangote, Président du  groupe Dangote.

A PROPOS DE HEIRS HOLDINGS

Heirs Holdings est une société d’investissement avec des intérêts dans les secteurs de l’énergie, du pétrole et gaz, des services financiers, de l’hôtellerie, de l’immobilier et de la santé, présente dans vingt pays africains. Les activités du Groupe s’inspirent de la philosophie économique de l’Africapitalisme, qui positionne le secteur privé comme catalyseur clé de la création de richesse économique et sociale en Afrique.

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Dialogue des Politiques sur les ressources et activités maritimes : Abidjan, capitale économique de l’économie bleue

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Abidjan, la capitale ivoirienne accueille du 21 au 23 Juin 2017, un  Dialogue des Politiques sur « La Gouvernance des ressources et des activités maritimes pour le développement durable en Afrique ».Sur invitation de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea-Onu), Ernest Tindo, Président du Bureau exécutif continental de l’Organisation panafricaine de la jeunesse pour l’économie bleue (Opjeb), prendra part à cette conférence.

Ce forum continental offrira l’opportunité de partager les expériences nationales et de bâtir des stratégies communes d’avenir pour une meilleure protection des intérêts maritimes des Etats africains dans l’esprit de la Stratégie Maritime Africaine Intégrée pour les Mers et les Océans (Stratégie Aim 2050). Des sessions de travaux seront organisées pour le renforcement de l’Economie bleue africaine, notamment dans le domaine des transports maritimes, des ports, de la facilitation du commerce par voie maritime, des ressources marines (activités halieutiques, minérales et des énergies marines renouvelables), mais également dans les domaines de la sécurité et de la sûreté maritimes, des partenariats institutionnels, des questions de genre, et des questions touchant à la gestion des frontières maritimes. Le Président du Bureau exécutif continental de l’Organisation panafricaine de la jeunesse pour l’économie bleue (Opjeb), Ernest Tindo est l’un des invités spéciaux de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea-Onu), à cette conférence.

Il est à noter qu’en marge de l’Atelier des experts de l’économie bleue qui s’est déroulé du 20 au 21 Janvier 2017 à Addis Abeba (Ethiopie) au siège de l’Union africaine, les jeunes leaders africains experts dans divers secteurs de l’économie bleue se sont constitués en groupe de travail sous la dénomination ‘’Groupe de travail de haut niveau des jeunes leaders africains pour l’économie bleue’’. Au terme des travaux du groupe de travail, une organisation à but non lucratif couvrantles cinquante-cinq (55) pays membres de l’Union africaine a été mise en place pour permettre à la jeunesse africaine de prendre une part active dans les débats et actions liés à l’Economie bleue. Ladite organisation est dénommée ‘’African youth organization for the blue economy’’ en anglais ou ‘’ Organisation panafricaine de la jeunesse pour l’économie bleue’’en français. Elle a pour mission de promouvoir l’émergence de l’économie bleue sur le continent africain et favoriser sa participation effective et efficiente au processus de développement ducontinent pour l’épanouissement de la jeunesse africaine.

La Commission économique pour l'Afrique (Cea) joue quant à elle, un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (Onu) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Composée de 54 États membres, la Cea est bien placée pour contribuer spécifiquement à la recherche de solutions aux défis de développement du continent.

Thomas AZANMASSO

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Développement économique harmonieux de l’espace Cedeao : Des agents aux frontières en formation à Cotonou

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Les manuels relatifs à la libre circulation des personnes et à la gestion des frontières dans les Etats membres de la Cedeao sont au cœur d’une formation pilote à Azalaï hôtel de Cotonou. Ouvert lundi 29 mai 2017, cet atelier qui prendra fin le 1er juin, réunit les directeurs des agences de l’immigration, les responsables des programmes au sein des instituts de formation ainsi que des agents aux frontières de l’espace communautaire.

En matière de mobilité intra régionale, l’Afrique de l’Ouest reste la première région d’accueil en Afrique avec ses 70% de la migration qu’elle enregistre. Cependant, il convient de souligner que la migration continue de constituer dans l’espace Cedeao une stratégie d’adaptation voire de survie pour de nombreuses communautés. En effet, si pour la Cedeao la libre circulation est un principe prioritaire dans la marche vers l’intégration économique des Etats, il est une évidence que cet idéal est loin d’être une réalité. Et pour cause. Depuis environ 4 ans, des vagues migratoires sans précédent, des réseaux criminels qui organisent le trafic illicite de migrants, le terrorisme et autres formes de crime transnationales s’observent.  D’où l’importance d’adapter la réponse au niveau de chacun des Etats membres à travers la mise à disposition d’outils de norme standard pour répondre aux nouvelles problématiques qui menacent l’intégrité des pays, d’intégrer des modules de formation spécifiques à la gestion des frontières au sein des instituts de formation et de contribuer à l’application effective du régime de libre circulation des personnes. L’atelier de Cotonou qui est dans cette dynamique, s’inscrit dans le cadre du projet Appui à la Libre circulation des personnes et à la migration en Afrique de l’Ouest (Fmm West Africa). Cofinancé par l’Union européenne (Ue) et la Commission de la Cedeao à hauteur de 26 millions d’euros pour une durée de 5 ans, le projet est piloté par la Cedeao et mis en œuvre conjointement par le consortium Organisation internationale pour les migrations (Oim), le Centre international pour le développement des politiques migratoires (Icmpd) et le Bureau international du travail (Bit).Son objectif de maximiser le développement de la libre circulation des personnes et la migration en Afrique de l’Ouest, en soutenant la mise en œuvre effective des protocoles de la Cedeao sur la libre circulation et l’approche commune de la Cedeao en matière migratoire de 2008. Durant les 4 jours de travaux, les participants auront à apprécier le manuel de formation préparé à cet effet, évaluer son adéquation avec leurs législations et réglementations respectives. Dans son discours d’ouverture, le Directeur général de la Police nationale du Bénin, le contrôleur général Idrissou Moukaila, a souligné que l’atelier est la continuité des réalisations importantes de la Cedeao en matière de libre circulation des personnes notamment la carte nationale d’identité biométrique, la carte brune d’assurance et la promotion des politiques migratoires dans les Etats. « La réalité migratoire reste un phénomène sociétal intéressant face auquel les grandes puissances déploient plusieurs initiatives, adoptent diverses politiques pour mieux en profiter. Et c’est dans cette dynamique que s’inscrivent les pays de la Cedeao. Je nous demande de garder à l’esprit que notre modèle communautaire est le plus vieux au monde et nous devons nous mettre ensemble pour l’améliorer et le rendre meilleur », a-t-il ensuite exhorté. A la représentante de l’Ue au Bénin, Laurence Ouvrard d’inviter, à son tour, les participants à une application effective des enseignements dans leurs pays respectifs. Ces deux interventions ont été précédées de celles de Dr Tony Lukas Elumelu et de Frantz S. Célestin, respectivement Directeur de la libre circulation des personnes de la Commission Cedeao et Manager du programme Fmm West Africa. Il faut préciser que les différentes contributions des Etats membres à l’atelier seront reversées au projet final du manuel qui sera ensuite présenté à la réunion des Chefs de l’Immigration en Juin 2017.

M.M

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Conférence sur le partage des données sur le crédit dans l’Uemoa : La Bceao pour l’amélioration de l’inclusion financière

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) organise une importante conférence sur le «Partage des données sur le crédit pour l'amélioration de l'inclusion financière». Prévue pour se tenir à Dakar le 1er juin 2017, la présente assise vise à asseoir davantage dans l'Union l'industrie du partage d'informations sur le crédit, en approfondissant les connaissances des acteurs concernés sur les enjeux de ce système et en les édifiant sur l'apport important de cette industrie au développement du marché du crédit dans d'autres juridictions. In fine, il s'agit de contribuer à améliorer significativement la qualité de la participation des assujettis au système d'échange de données avec le BIC. Ainsi, la manifestation sera animée par des experts de la SFI, de Creditinfo international (BIC International), de Banques Centrales et institutions financières internationales évoluant dans un environnement doté d'un BIC. Ils seront appuyés par quelques agents de la BCEAO.

La conférence s'articulerait autour de six (6) sessions, chacune, d'une durée moyenne d'une heure quinze minutes (présentation et questions). Le programme de la conférence ainsi que les principaux thèmes à développer sous forme de session. “Expérience de la BCEAO en matière de mise en place des BIC“ ; “Exploitation des informations du BIC par le secteur bancaire et financier ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre de la supervision bancaire“ ; “Régulation et coordination des activités de partage d'informations sur le crédit“ ;“Démocratisation du crédit: nouvelles frontières pour accroître l'inclusion financière“ ; “Mécanismes de résolution des conflits liés au partage d'informations sur le crédit“ sont entre autres thématiques qui seront abordées au cours de l’assise. Ce type de manifestation fait partie des actions habituellement exécutées au démarrage des activités de BIC dans les juridictions qui ne sont pas traditionnellement pourvues de ce genre d'entité.

Aziz BADAROU

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Commission de l’Uemoa : Jonas Gbian hérite du Dsame

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(Voici la composition de la Commission après la prestation de serment)
Les nouveaux commissaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ont prêté serment, mardi 10 mai 2017, au siège de la Commission à Ouagadougou au Burkina-Faso. Parmi eux, l’ancien ministre de l’Economie et des finances Jonas Gbian qui, après la composition du bureau a hérité du Département de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, des mines et de l’environnement. C’est un département stratégique où il devra assurer la coordination et l’orientation des politiques des communes de l’Union dans les domaines de développement du monde rural.
Voici les postes de chaque membre.

Composition de la Commission de l’UEMOA après la prestation de serment du  09 mai 2017

 
DEPARTEMENT COMMISSAIRE
PRESIDENCE
Elle a pour mission de coordonner le fonctionnement des services de la Commission, d’assurer la liaison, au plan des politiques générales, avec les Gouvernement et autorités politiques des Etats membres, les autres organes, les institutions spécialisées autonomes et avec les partenaires extérieurs de l’Union.
Elle assure aussi la représentation de la Commission dans les relations avec les pays tiers, les organisations et institutions internationales.
Ses attributions s’articulent autour des thématiques majeures que sont la planification stratégique, la recherche, la veille stratégique, le suivi de la politique paix et sécurité, la gestion et le suivi du Programme Economique Régional, la gestion des affaires juridiques, la communication, la gestion du système d’information, la gestion documentaire, la gestion/coordination des réunions des instances de l’Union ainsi que l’audit interne et l’évaluation des politiques, programmes et projets
Abdallah BOUREIMA, Niger (Reconduction, ancien commissaire DPE)
DSAME : Département de la Sécurité Alimentaire, de l’Agriculture, des Mines et de l’Environnement
Il assure la coordination et l’orientation des politiques communes de l’Union dans les domaines de développement du monde rural. Ses interventions s’articulent autour (i) de l’agriculture, (ii) de l’élevage, (iii) de la pêche, (iv) de la sylviculture, (v) de la sécurité alimentaire, (vi) de la maîtrise de l’eau, (vii) de la lutte contre la désertification et de l’érosion côtière, (viii) de la protection de la nature et (ix) de la promotion du secteur minier.
Jonas GBIAN, Bénin
DDH : Département du Développement Humain
Le Département du Développement Humain a pour mission de superviser, orienter et coordonner les politiques communautaires de l’Union relatives à (i) la rationalisation et à l’amélioration des performances de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, (ii) la création d’un cadre favorable au renforcement du rôle de la femme dans l’intégration régionale et le développement économique et social des Etats membres (ii) la promotion des arts et de la culture et (iv) l’amélioration du niveau sanitaire des populations l’Union.
Filiga Michel SAWADOGO, Burkina Faso
DATC : Département de l’Aménagement du Territoire et des Transports Communautaires
Le DATC assure la mise en œuvre et le suivi des politiques relatives à l’aménagement du Territoire Communautaire et des transports dans l’espace UEMOA. A cet effet, ses interventions s’articulent autour de thématiques majeures que sont :
•    les infrastructures de transport terrestre et ferroviaire ;
•    la sureté et la sécurité aéroportuaire et la règlementation du système de transport aérien ;
•    la facilitation des services de transports dans l’espace communautaires
•    l’aménagement du territoire communautaire.
Paul Koffi KOFFI, Côte d’Ivoire
DMRC : Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération
Pour conduire les chantiers visant l’élimination des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens, des services et au droit d’établissement, le Département assure la coordination et la mise en œuvre des actions relatives (i) à la promotion du marché commun, (ii) à la circulation et au séjour des personnes non ressortissantes de l'UEMOA. A ce titre, ses interventions sont focalisées sur l’Union Douanière, la liberté de circulation et droit d'établissement, les négociations commerciales internationales, la promotion commerciale, la législation communautaire de la concurrence, la gestion du visa et le contrôle des frontières.
Il exerce aussi des actions dans le domaine de la coopération avec les Partenaires Techniques et Financiers et assure la coordination et le suivi de la mise en œuvre des opérations financées par l’extérieur.
Ibrahima DIEME, Guinée-Bissau (Reconduction ancien Commissaire DSAM)
DDET : Département du Développement de l’Entreprise, de l’Energie, des Télécommunications et du Tourisme
Ce Département a pour mission de superviser, d’orienter et de coordonner les politiques communautaires de l’Union relatives au développement des entreprises, du secteur privé, de l’énergie, des télécommunications, de l’artisanat et du tourisme.
Fily BOUARE SISSOKO, Mali
DPE : Département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure
LeDPE supervise, oriente et coordonne les politiques communes de l’Union dans les domaines (i) de l’harmonisation du cadre juridique et comptable des finances publiques, des fiscalités intérieures directes et indirectes, (ii) des analyses et prévisions économiques, (iii) de la surveillance multilatérale, de la convergence et des performances des politiques macro-économiques, (iv) du suivi de la politique monétaire, des marchés financiers et de la mise en œuvre de la liberté de circulation des capitaux, (v) de l’appui aux réformes des systèmes de passation des marchés des Etats membres, (vi) de la formulation et du suivi de la mise en œuvre de la stratégie régionale de réduction de la pauvreté et (vii) de l’assistance aux Etats membres dans le cadre des négociations avec les institutions financières internationales.
Il met en œuvre la Politique de « Convergence économique » qui vise la réalisation des objectifs fixés à l’article 4 du traité de l’Union.
Mamadou Makhtar DIAGNE, Sénégal
DSAF Département des Services Administratifs et Financiers (DSAF)
Le Département des Services Administratifs et Financiers supervise, oriente et coordonne les actions dans les domaines des ressources humaines, de la gestion du patrimoine et des affaires générales, de l’élaboration et du suivi de la mise en œuvre du budget de l’Union, de la gestion financière et comptable et du contrôle des dépenses des organes de l’Union.
EssowéBARCOLA, Togo (Reconduction)
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Nommé commissaire à l’Uemoa : Jonas Gbian prête serment mardi prochain

gbian

Mardi 09 mai 2017, le nouveau commissaire du Bénin à la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Jonas Gbian va prendre officiellement fonction. C’est par une cérémonie de prestation de serment que l’ancien argentier sous le régime de Boni Yayi sera installé dans ses nouvelles charges de commissaire au sein de cette prestigieuse organisation économique sous régionale. A ce poste où il devra représenter son pays le Bénin, l’ancien collaborateur de Boni Yayi connu pour sa rigueur et sa maîtrise des questions économiques et financières fera valoir sa compétence et son expertise, qualités ayant milité en faveur de sa désignation par le Chef de l’Etat Patrice Talon lors du Conseil des ministres du mercredi 1er juin 2016. Il remplace au sein de cette commission un autre béninois, l’ancien ministre Guy Amédée Adjanohoun en poste depuis 2006.

MM

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