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Société

Institut de l’Unesco pour l’apprentissage tout au long de la vie : Boni Yayi pressenti pour devenir le DG

Yayi-Boni

Boni Yayi prochain Directeur général de l'Institut de l'Unesco pour l'apprentissage tout au long de la vie ! La Lettre du continent N°743 parue hier, mercredi 14 décembre 2016, a révélé que l'ancien Chef d'Etat béninois est pressenti pour succéder, début 2017, au norvégien Arne Carlsen dont le mandat de 5 ans arrive à terme. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la Directrice générale de l'Unesco Irina Bokova a fait appel à Boni Yayi, le 07 octobre 2016, pour intégrer le Conseil d'administration de l'Institut de l'Unesco pour l'apprentissage tout au long de la vie (Uit). Et c'est à ce titre que l'ancien président du Bénin a participé du 6 au 8 décembre dernier à Hambourg en Allemagne à la 12e session du conseil d'administration de l'institution. Selon le magazine panafricain, ce prestigieux poste de Directeur général de l'Uit est un parachute doré pour Boni Yayi qui devrait avoir un salaire brut annuel non imposable de 132 418 dollars ( 82 millions de FCfa), hors indemnités et autres nombreux avantages inhérents à cette catégorie de fonctionnaire onusien. C'est dire que l'ancien Chef d'Etat béninois a laissé une forte impression durant ses 10 ans d'exercice du pouvoir qui, aujourd'hui, lui ouvre des portes à l'international.

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Kidnapping en bande organisée d’un enfant

Kidnapping

Kidnapping organisé d'un enfant Algérien et Français de 2 ans

Karim B, âgé de 2 ans, a été kidnappé, à Dubaï, aux Émirats arabes unis. C'est ce qu'a rapporté le quotidien Liberté qui affirme que ce bambin, né à Dubaï et qui jouit de la double nationalité, algérienne et française, a été enlevé, le 25 janvier 2016, par un réseau commandé par sa propre maman, une palestinienne. Citant des documents et des vidéos visionnées, le journal indique que la maman a organisé, avec son frère, un milliardaire, l'enlèvement de Karim B. Selon son père, Morad B, le chef de la police l'a informé que «le juge et le procureur lui avaient donné ordre de ne pas arrêter les kidnappeurs». Menacé, Morad B a divulgué les individus impliqués dans ce rapt. Il s'agit, selon lui, de l'avocate de son ex-épouse, le juge des affaires familiales, le procureur des mineurs, le juge ayant rejeté le jugement algérien, l'homme d'affaires et millionnaire, frère de son ex-épouse résidant à Dubaï, le directeur de la cour de Dubaï, le procureur général, le chef des procureurs, le chef de justice des affaires personnelles, le chef de la police et le directeur de la cour royale. Interpellant l'Emir Bin Rashid Al- Maktoum, le père de Karim a aussi saisi les autorités algériennes et françaises, car, selon lui, sa femme, se trouve aux USA pour établir une nationalité à son fils. Aussi, révèle la famille de l'otage, un mandat d'arrêt international sera incessamment délivré pour arrêter cette femme, ses complices et délivrer le petit Karim.

Voici la liste des gens impliquée dans toute l'opération de kidnapping, pour avoir vendu et avoir fait sortir mon fils illégalement comme trafic humain!

L'avocate de mon ex épouse: SAMIRA ABDULLAH GARGASH

Le JUGE des affaires familiales : KHALED MUBARAK KHANSHAM

Le Procureur des mineurs : MOHAMMED ALI RUSTAM

Le Juge ayant rejeté le jugement algérien: SABRI MOHAMMED AMHED BAKR

L'Homme d'affaire et millionnaire, frère de mon ex épouse résident à Dubai : JORDAN FIRAS NASIR

La liste des gens qui ont camouflé l'opération de kidnapping et qui étaient au courant et n'ont pas voulu vous en informer .

Le Directeur de la Cour de DUBAI: TARESH EID AL MANSOURI

Le Procureur Général :ISSAM ISSA AL HUMAIDAN

Le chef des procureurs :YOUSEF HASSAN AL MUTAWA

Le Chef de justice des affaires personnelles :KHALED YAHIA AL HOSNI

 

Le Chef de la police de MURAQQABAT DEIRA

Le Directeur de la Cour Royale MOHAMMED IBRAHIM AL SHAIBANI

Source : liberte-algerie.com/actualite/kidnap-ping-dun-enfant-algerien-a-dubai-

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⁠⁠⁠ERDOGAN INSISTE SUR LA FERMETURE DES ECOLES DITES TURQUES EN AFRIQUE : Talon pourrait éviter ce piège

erdogan

En diplomatie, il ne serait pas inutile de rappeler que les liens inter-étatiques doivent être entretenus et préservés pour de réels bénéfices de toutes les parties prenantes.

C'est d'ailleurs dans cette logique que s'inscrit UFUK Benin, cette école Turque implantée au Bénin comme dans plusieurs pays africains depuis des années. Un fait qui témoigne, sans doute du principe de partenariat gagnant-gagnant pour les pays hôtes et le groupe UFUK .

On en veut pour preuve, qu'au Bénin par exemple,  90% du personnel de cette école est composé de cadres béninois de même que les étudiants qui représentent 99% de l'effectif. Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes et qui démontrent également de l'importance de la présence de UFUK au Bénin.

Contre toute attente, le président turc Erdogan a décidé de fermer l'ensemble desdites écoles en Afrique. Une triste nouvelle qui de toute évidence bouleverse et inquiète les principaux concernés.

Si les pays comme le Cameroun, le Kenya, le Nigéria et l'Afrique du Sud y ont opposé un refus catégorique, la Somalie et la Guinée-Conakry ont sans se faire prier capituler.

Dans cette atmosphère, plutôt raide, le président de la République du Bénin Patrice Talon se rendra en Turquie les 05 et 06 décembre prochain. Une visite qui pourrait certainement ne rien à avoir avec cette actualité. Toutefois l'on est en droit de se demander si les échanges entre les deux chefs d'Etat pourraient ne pas aller sur ce terrain. Bien malin qui pourra répondre à cette interrogation. Au regard, des éventuelles conséquences fâcheuses que la fermeture de cette école pourrait avoir sur le Bénin, l'on ne peut que faire le plaidoyer pour que l'autorité turque revoir sa position quant à cette décision. Il n'est en rien superflu de faire remarquer que la présence de cette école au Benin contribue non seulement à la formation des cadres béninois et renforce la diplomatie entre ces deux pays sans compter les emplois que cela crée.

Si le déplacement du Chef de l'Etat béninois en Turquie permet d'apporter des pistes de solution à cette situation, toutes les parties impliquées ne pourraient que se frotter les mains à son retour.

Anita MARCOS

Lisez quelques déclarations à cet effet.

Erdogan active la fondation Maarif pour saisir les écoles turques : L’Ong CSACEFA exhorte les dirigeants africains à résister au complot.

Après avoir échoué dans sa tentative de pousser les gouvernements à travers le monde à fermer les écoles dirigées par les sympathisants du mouvement Hizmet, le Président RecepTayyip Erdogan de la Turquie a établi une fondation dénommée ‘’Maarif’’ pour atteindre son objectif.

Présidente de l’Ong CSACEFA, créée en 2000 par 40 ONG d’éducation en Afrique à l’approche du Sommet mondial de l’éducation à Dakar, la capitale du Sénégal et qui compte maintenant plus de 600 OSC en tant que membres, a exhorté les gouvernements africains à résister à tout complot du gouvernement turc de mettre en évidence sa souveraineté et sa respectabilité en acceptant l’ordre déguisé de remettre ces écoles turques à la Fondation Maarif. En effet Mme Osuji a déclaré, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, que les écoles affiliées au mouvement Hizmet, autrement connu comme les écoles turques, contribuent au développement de l’éducation au Nigeria et dans d’autres pays africains.

A signaler ajoute-t-elle, que ‘la Fondation ‘’Maarif’’, ne pouvait pas obtenir le soutien financier des hommes d’affaires locaux turcs, a obligé le gouvernement turc à se tourner vers les pays du Golfe pour le financement. Il faut rappeler que le gouvernement turc a fait des efforts vigoureux pour que d’autres pays ferment les écoles affiliées au Mouvement Hizmet sur les allégations non étayées que les sympathisants du mouvement ont orchestré la tentative du coup d’état échoué le 15 juillet dernier.

Le 14 septembre, le ministre de l’Education en Turquie, Ismet Yilmaz, a annoncé que la Fondation Maarif prévoyait de prendre en charge plus de 65 écoles liées au mouvement Hizmet dans 15 pays sans citer de nom. Des sources gouvernementales unanimes ont indiqué que cette démarche vise à prendre le contrôle des écoles mouvement et par la suite à les fermer. Mme Chioma Osuji, la directrice de la Coalition d’action de la société civile pour l’éducation pour tous (CSACEFA), l’organisme qui regroupe plus de 600 organisations de l’éducation et de la société civile, a déclaré que cette initiative échouerait en Afrique. Elle a dit: «Comment cela est-il possible? Une ONG prenant en charge des investissements privés avec l’aide du gouvernement? Ce n’est pas possible. Ils ne peuvent pas juste se réveiller un jour et prendre en charge les écoles. Ce serait terrible. «C’est l’Afrique. Nous ne permettrons à aucun pays étranger de nous traiter comme un continent bananier. Je ne vois vraiment aucun pays d’Afrique qui accepterait ça. Certainement pas le Nigéria. On y rencontrerait une vive opposition.

Pour rappel, les autorités turques ont lancé une répression massive contre le Mouvement Hizmet après le coup d’Etat échoué le 15 juillet, arrêtant 20.000 fonctionnaires et licenciant près de 150.000 fonctionnaires au sujet de liens présumés avec le mouvement. Le gouvernement turc a également confisqué les propriétés de centaines d’entreprises et a arrêté des hommes d’affaires de premier plan sur des liens suspects avec le mouvement. Malgré les efforts considérables déployés par le gouvernement, seuls quelques pays ont cédé à la pression d’Ankara sur la fermeture des écoles liées au mouvement Hizmet, la majorité d’entre eux refusant de répondre aux demandes du gouvernement turc.
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Salon international de l’énergie et de l’eau : Cotonou abrite l’évènement du 13 au 18 décembre prochain

Rolande-Dansi

Initié par Bénin LONESTAR Gat avec l’appui du Ministère de l’énergie, le Salon international de l’énergie et de l’eau se tiendra du 13 au 18 Décembre 2016 au Palais des congrès de Cotonou. Cinq jours durant, les participants harmoniseront les réflexions autour du thème : « Eau et Energie, enjeux, défis et perspectives d’un nouveau départ ». Des expositions sont également prévues à cet effet. Fidèle à sa vision de créateur d’opportunités entre les professionnels et les consommateurs, le groupe LONESTAR Gat, dirigé par Rolande Dansi, entend s’investir à nouveau dans la promotion des nouveaux produits et services et le développement des réseaux de partenariats. Les participants découvriront donc les branches de ces secteurs non encore exploités convenablement. Le but visé, à travers l’organisation dudit salon est de  travailler à proposer des solutions au déficit énergétique et pour la maitrise de l’eau tout en donnant une visibilité aux actions menées par le ministère de tutelle.  Les différents métiers de l’énergie et de l’eau seront également sous les feux de rampe. Une mobilisation générale s’avère donc impérative pour la réussite de l’évènement.

A.B

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7e Forum du RWSN : Assurer l’eau pour tous aux communautés du monde rural

Forum-du-RWSN

La ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire accueille du 29 novembre au 2 décembre 2016, le 7e forum international sur l’accès à l’eau potable en milieu rural (RWSN). Une véritable occasion de rencontre pour l’ensemble des experts et acteurs qui travaillent dans le secteur pour construire un monde où toutes les populations rurales ont accès à des sources fiables et durables d’approvisionnement en eau. C’est le premier ministre du gouvernement de la Côte d’ivoire, Daniel Kablan Duncan, qui a ouvert les travaux de ce forum de l’espoir pour les communautés qui vivent encore dans l’angoisse de la soif.

Comment permettre à 663 millions de personnes dont 80% d’entre elles vivent dans les zones rurales, d’avoir accès à des sources d’eau potable de qualité. C’est le grand défi que s’engagent à relever près de 650 participants venus de tous les horizons pour participer à ce forum qui se tient cinq ans après celui de l’Ouganda en 2011.

En effet, le forum vise selon la Directrice du secrétariat du Rural Water Supply Network (RWSN), Dr Kerstin Danerk, à « s’assurer que tous les services d’approvisionnement en eau soient plus efficaces afin de fournir une eau potable, en quantité suffisante, à un prix abordable et à une distance raisonnable du domicile des usagers ». A la cérémonie d’ouverture des travaux, Dr Kerstin Danerk, a indiqué que le forum qui existe depuis 1982 est une plateforme qui comprend plus de 9000 membres dans le monde. « Nous sommes ici parce que nous voulons que chaque individu sur la planète ait accès à l’eau potable et que les droits humains à l’eau et à l’assainissement soient respectés », a-t-elle soutenu. Pour le chef de file des Partenaires Techniques et Financiers qui soutiennent le gouvernement de Côte d’Ivoire dans le secteur de l’eau, le 1er responsable pays de l’UNICEF, Aboubakar Kampo, le choix du thème du forum « L’eau pour tous » s’inscrit dans l’engagement international lié à l’Objectif de développement durable (ODD)6 relatif à l’accès universel à l’eau pour les populations. Surtout, il a indiqué que « si nous voulons atteindre cet objectif, il faut faire les choses différemment ». C’est ce que pense aussi le ministre d’Etat éthiopien de l’eau, qui dans son intervention, a salué l’initiative de ce forum qui offre une excellente occasion d’échanges sur la situation des populations du monde rural.

Promouvoir des approches innovantes et des technologies adaptées au monde rural

En ouvrant officiellement les travaux, le premier ministre du gouvernement de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Dunclan, s’est félicité du choix de son pays pour abriter  le forum. Car, la Côte d’Ivoire est le premier pays africain francophone qui accueille ce rendez-vous dédié exclusivement aux problématiques de l’accès à l’eau des populations du monde rural. Pour ce faire, il a signalé que les attentes sont grandes. Ainsi, pour lui, ce forum devrait  contribuer à « promouvoir des approches innovantes, capitaliser les technologies à faible coût  et accessibles aux ménages du monde rural » . A terme, le forum devrait permettre à la Côte d’Ivoire de relever le défi de l’accès à l’eau des populations rurales. Car, si 82 % des populations de son pays ont accès à l’eau potable, 49,2% des populations vivant en milieu rural n’ont pas accès au liquide précieux. Et cela, malgré un investissement de 200 milliards de francs CFA dans l’hydraulique urbaine ainsi que des programmes d’urgence ayant permis de  réhabiliter près de 17000 points d’eau en milieu rural.

 La première journée a été consacrée aux sessions portant entre autres, sur les modèles économiques pour un approvisionnement en eau rural durable, le développement  des services et technologies à  grande échelle, les forages et  puits creusés manuellement, expériences locales de suivi-évaluation des services…

Alain TOSSOUNON
depuis Abidjan (Coll.)

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Fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO » : Salihou Aboudou promeut l’éducation en Afrique

Salihou-Aboudou

La fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» s’engage au Bénin. En partenariat avec les Béninois vivant à Malaga en Espagne avec à leur tête Salihou Aboudou, la fondation a entrepris des œuvres sociales  notamment dans les départements du Mono-Couffo.

La fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» qui signifie « Collège pour tous les enfants du monde », œuvre pour la promotion de l’éducation dans le monde. Dirigée par Gonzalo, président Eléna Ferron Cosme, directrice de l’innovation pédagogique, «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» mène des actions dans tout le monde entier. La fondation vient de prendre l’engagement avec les Béninois vivant à Malaga en Espagne, notamment Salihou Aboudou, André Yèto et Djogbé Gbètoho Vinadel T, pour étendre ses actions au Bénin. C’est ainsi que dans les départements du Mono-Couffo, «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» a entrepris la construction d’un module de classe à Dogba Plage dans le lac Ahémé. Outre les actions en faveur de l’éducation, les responsables de la fondation entendent intervenir aussi dans les domaines de la santé et le bien-être social par des actions concrètes.

Th.A

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Rapport 2016 sur le développement humain en Afrique : Le Bénin et le Pnud lancent le document

pnud-benin

La salle bleue du palais des Congrès (Cotonou) a abrité, jeudi 17 novembre 2016, le lancement du Rapport sur le développement humain en Afrique, édition 2016. Portant sur le thème «Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes en Afrique», ce rapport examine les efforts faits par les pays africains sur le sujet, et les défis majeurs qui restent à relever. Il a été conjointement lancé par le gouvernement béninois représenté par une forte délégation ministérielle, et le Pnud à travers son Représentant résident et coordonnateur résident du Système des Nations unies, Siaka Coulibaly.

“En posant cet acte ce jour, le Bénin s’inscrit dans la liste de la dizaine de pays africains ayant déjà procédé au lancement officiel du Rapport sur le développement humain en Afrique édition 2016, après le lancement effectué à l’échelle du continent par l’Administrateur du PNUD Mme Helen Clark le 28 Août 2016 à Nairobi au Kenya », a confié d’entrée le Représentant résident du Pnud, Siaka Coulibaly. Et sur le thème de cette 2ème édition du Rapport, cela se justifie, selon lui, par le fait qu’ « il s’agit là d’un problème majeur et d’un obstacle considérable à la transformation structurelle, économique et sociale, laquelle demeure l’objectif de tous les pays Africains ». En effet, à l’échelle régionale et nationale, un nombre croissant de personnes admettent que l’amélioration du bien-être économique et social des femmes africaines entraîne des conséquences positives dont bénéficie la société tout entière. Pourtant, malgré ce constat, les inégalités entre les genres restent considérables. Des écarts significatifs subsistent entre les opportunités offertes aux hommes et celles dont disposent les femmes. Le Rapport indique d’ailleurs que les disparités entre les genres sur le marché du travail ont coûté à elles seules, à l’Afrique subsaharienne, environ 105 milliards de dollars en 2014. A cette allure, « les aspirations de l’Afrique en matière de développement telles que formulées dans l’agenda 2063 et dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 seront impossibles à concrétiser si la moitié de l’humanité est laissée pour compte», fait observer Siaka Coulibaly. Et c’est fort de cela, que le Rapport sur le développement humain en Afrique 2016 apporte une contribution importante au débat sur le développement concernant l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes en Afrique. En effet, le document met en exergue cinq messages clefs sur lesquels a insisté le Représentant du Pnud au Bénin.

En venir à bout…

Premier message, « le développement humain durable ne peut être atteint du seul fait des progrès économiques et politiques, sans briser les barrières sociales». Deuxièmement, « le développement est menacé dans son existence propre lorsqu’il n’est pas fondé sur la dimension de genre » Troisième facteur sur lequel il va falloir agir  est qu’ « un trop grand nombre d’Africaines restent confinées à l’extrémité inférieure de l’éventail des opportunités économiques, perpétuant ainsi le faible statut socio-économique de leur famille ». En quatrième lieu, « le coût économique de l'inégalité entre les genres est considérable en Afrique est énorme, aussi bien sur le plan humain, social et économique ». Enfin, « la mise en œuvre de l’application de la législation en vigueur est d’une importance capitale » car,la persistance des comportements discriminatoires et des normes sociales qui banalisent, voire légitiment, la violence constitue un obstacle de taille à la suppression de la violence à l’égard des femmes. C’est une évidence qu’il y a encore du travail à faire. Et pour y parvenir, nul ne sera de trop. Pour M. Coulibaly « il est impératif de forger des alliances entre les couches de la société : (gouvernements, secteur privé, organisations de la société civile (Osc), et partenaires au développement), en vue d’œuvrer de concert pour mettre en place un programme d'action commun visant à accélérer l’égalité des  genres et l'autonomisation des femmes en Afrique ». Cela inclut, a-t-il ajouté, la création d’une Banque africaine d’investissement pour les femmes et l'ouverture de guichets d'investissement à l’usage des femmes dans les banques de développement nationales et régionales ; et l’engagement des institutions du secteur public et privé à mettre en œuvre un label de Certification Égalité des genres pour promouvoir les principes d’égalité des chances parmi les employés. Et le vœu du Représentant résident du Pnud est de voir le Bénin se hisser au rang des Nations qui auront accompli des progrès spectaculaires dans la réalisation de l’Objectif de Développent Durable (ODD) n° 5 qui vise notamment à « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » d’ici à 2030. Son souhait recevra un écho favorable de la part du gouvernement béninois dont la voix a été portée, pour la circonstance par, la ministre des Affaires sociales et sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur ; cette dernière, qui est intervenue en lieu et place du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Pour l’essentiel, on retient qu’au plan national, la question préoccupe, vu son importance pour le développement.  A cet effet,  des initiatives ont été prises et d’autres sont prévues dans le programme d’action 2016-2017 du gouvernement du président Patrice Talon, a fait savoir la ministre Adidjatou Mathys des Affaires sociales.

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Reckya Madougou dans un panel de haut niveau : « Un État qui ne prévoit pas des filets sociaux court à sa ruine »

reckya-madougou

Mes réflexions

A l’occasion de la 11è conférence annuelle de l’ALDEPAC (Alliance des parlementaires libéraux et démocrates pour l'Europe, le Pacifique, l'Afrique et les Caraïbes), j’ai eu l’honneur de participer aux travaux d’un panel de haut niveau portant sur la construction d’une société libérale cohésive. Nos échanges ont notamment permis d’avancer sur l’élaboration de propositions concrètes dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Présidé par le Belge Louis Michel, Ministre d'Etat, ancien Commissaire de l'Union Européenne à la coopération internationale et à l'aide humanitaire et co-président de l'assemblée paritaire ACP-UE, cette session a offert de multiples possibilités d’approches entre les panélistes et une audience de personnalités du monde Libéral venue des 4 coins du monde. D'éminents panelistes tels que l'ancien Président de la Commission de l'UEMOA, le Malien Soumaïla Cissé, remarquable personnalité, le ministre d'Etat Ethyopienn Hon.Tesfaye Daba Wakjira et le Député Botswanais Hon.Odirile Mothale ont réhaussé la qualité des contributions.
 
1- Un monde miné par les inégalités et la pauvreté qui menacent la cohésion sociale

Les inégalités augmentent davantage et de façon accélérée dans un monde où les plus riches font usage de leurs privilèges pour façonner l’économie et creuser le fossé entre eux et le reste du monde. Aujourd’hui, les richesses du monde sont divisées en deux parties: près de la moitié est détenue par seulement 1%, à savoir les plus riches, tandis que 99% de la population se partagent l’autre moitié. Par ailleurs, 36% des populations des pays émergents et en développement vivent dans la pauvreté avec un revenu quotidien par personne inférieur à 3,10 dollars US à parité de pouvoir d’achat (PPP). Ce pourcentage monte à 47,2 % de la population dans les pays à faible revenu comme le nôtre. Des données qui menacent la cohésion sociale dans nos pays.

Pour réduire les inégalités et vaincre la pauvreté, il nous faut construire une société libérale cohésive. En effet, une société cohésive œuvre au bien-être de tous ses membres, en réduisant les disparités et en évitant la marginalisation. Elle se construit sur les valeurs partagées et un discours commun : la réduction des écarts de richesse et de revenu. C’est un défi majeur.
 
2- Les conditions nécessaires pour construire une société libérale cohésive

Les interventions des panélistes, la vision du président Louis Michel et les échanges avec l’audience ont permis de dégager les conditions nécessaires à la construction d’une société libérale cohésive. Il s’agit : de l’égalité des chances, de la justice sociale et des solutions basées sur l’économie solidaire que J'ai abondamment développées.

•    L’égalité des chances : elle est la première des conditions pour garantir une cohésion sociale. Les Etats doivent donner à chacun la chance d’accéder à n’importe quelle position sociale ou bien, et garantir à tous les mêmes chances d’accès au départ. Si un tel postulat, d'ailleurs prôné par les lois fondamentales des pays et traités internationaux, est promu dans la pratique, les « meilleurs » atteindront les meilleures places de la société. C’est le principe de la méritocratie.

•    La justice sociale : l’égalité des chances seule, ne peut garantir une cohésion sociale. En effet, l’accent mis sur l’égalité des chances et la méritocratie légitime certaines inégalités. Par exemple, la compétition scolaire profite aux enfants des familles les plus aisées dans nos pays. Il s’avère nécessaire de réduire les inégalités finales en leur faveur, au nom de la réduction des injustices sociales. Nos Etats doivent offrir des protections sociales, prévoir des filets sociaux contre les aléas de la vie et de l’économie. C’est une forme importante de "rattrapage" social qui s'impose à nos sociétés.

•    Des solutions basées sur l’économie sociale et solidaire : la croissance n’a pas été capable ni de réduire considérablement la pauvreté, ni de renforcer la cohésion sociale. Mieux elle peut être source d'instabilité et constituer une menace à la paix si elle n'est pas équitablement redistribuée. Certes, des millions d’individus sortent de la pauvreté, mais à un rythme trop lent. Par ailleurs, l’écart entre les riches et les pauvres s’est davantage creusé dans les pays et à l'échelle mondiale. Dans de nombreux pays par exemple, les riches sont de plus en plus riches pendant que les pauvres s'enfoncent dans le dénuement. Mon intime conviction confortée par mes expérimentations sur le terrain de la lutte contre la pauvreté demeure qu'il faut passer du modèle d’économie actuelle basé sur le "capitalisme sauvage" à une économie sociale et solidaire ou encore une économie sociale de marché, une sorte de 3ème voie. Une économie de marché à visage humain. Le modèle prôné par Mohammed Yunus, l'un des grands modélistes du financement du "Social Business", quoique discutable en certains aspects, reste une belle contribution à ce débat profond .

3- Synthèse des points clés de mes propositions

•    Rappelons que les inégalités constituent une sérieuse menace pour la paix et la cohésion sociale: les disparités de revenu sont au 2e rang des plus grands risques selon le forum économique mondial (2013).

•    Un système fiscal injuste et défaillant : une perte énorme pour nos Etats
 Chaque année, les pays en développement perdent 156 milliards d’euros en recettes fiscales du fait des paradis fiscaux. (Oxfam). Les richesses cachées des grandes fortunes africaines dans les paradis fiscaux représentent un manque à gagner de 14 milliards de dollars US pour les pays africains, de quoi sauver la vie de 4 millions d’enfants par les soins de santé. (Oxfam)

Pour construire une société libérale cohésive, il faut donc d’abord miser sur les politiques publiques, puis concevoir une politique libérale cohésive.

3.1 Miser sur les politiques publiques

•    D’abord la loi de finance : elle a un rôle essentiel en matière d’inégalité. C’est elle qui détermine l’affectation des dépenses et fixe le niveau des recettes de l’Etat pour l’année suivante. Elle doit ouvrir une fenêtre d’opportunités dans l’édification d’une société libérale cohésive. Il s’agit de prévoir des prestations sociales afin de réduire la charge financière que représente la protection contre divers risques. Un accès universel est bel et bien possible : les transferts ciblés utilisés au Brésil, en Indonésie et au Mexique ont permis de couvrir le tiers de la population et n’absorbent que 1% du PIB. Un exemple à suivre. Un État qui ne prévoit pas des filets sociaux court à sa ruine.

•    Financer la lutte contre la malnutrition infantile : investir dans la malnutrition infantile permettra de réduire les inégalités et la pauvreté. Aujourd’hui, nous savons d’ailleurs que la prévention de la malnutrition engendre 16 dollars de retour sur investissement pour chaque dollar dépensé.

•    Les autres mesures essentielles de politique publique : agir sur l'employabilité des jeunes et assurer un emploi décent et durable, éducation pour tous, égalité genre.

3.2 Concevoir une politique libérale cohésive : les pistes d’action

•    Une initiative régionale d’éradication de la pauvreté : les stratégies passées n’ont pas donné les résultats espérés, en particulier en Afrique et dans une partie de l’Asie. Tout en espérant que l’objectif des ODD d’éradiquer la pauvreté d’ici 2030 soit atteint, Il nous faut aussi une initiative régionale. Nos pays doivent se charger eux-mêmes de fixer leurs priorités et de définir eux-mêmes leurs programmes par le biais de processus participatifs inclusifs.

•    Inclusion financière : la réduction de la pauvreté passera par l’inclusion financière des femmes, des jeunes et des pauvres en général. En effet, dans nos zones rurales, la pauvreté, surtout monétaire est due notamment à l’exclusion financière. Encore aujourd’hui, on estime à 2 milliards le nombre d’adultes dans le monde qui ne sont pas bancarisés. Il faut alors prendre plus de mesures pour faciliter l’accès à des produits et services financiers pour les ménages à faible revenu et les petites et très petites entreprises (TPE). La technologie aujourd'hui peut y jouer un rôle de proue. Mais encore faudrait-il que nos lois et règlements suivent et encadrent les innovations.

•    Economie sociale et solidaire : l’économie sociale est l'un des meilleurs moyens pour autonomiser des personnes socialement exclues et marginalisées. Non seulement, elle permet de créer des emplois, mais elle est aussi un moyen de promouvoir la solidarité sociale, la démocratie, le civisme et la citoyenneté. Il faut donc faire de l’économie sociale la pierre angulaire d’un projet social futur.

•    Les autres pistes d’action : participation sociale active, inclusion sociale et politique, autonomisation des jeunes et des femmes… etc.

J’ai mis un terme à mon intervention en adressant  « un appel » aux parlementaires libéraux et démocrates des ACP-UE: c'est à nous femmes et hommes politiques que revient le devoir d'exiger ou d'initier une nouvelle orientation de la politique économique et sociale de nos pays.
 
4- Hommages au Président Louis Michel

Je voudrais rendre un hommage mérité au Président Louis Michel, une personnalité aux idéaux responsables. Son brillant parcours n'est que le fruit de sa densité intellectuelle à l'œuvre de ses convictions humanistes inébranlables. Nous partageons ensemble de nombreuses idées au service d'une Afrique renaissante et d'un monde meilleur. J’étais particulièrement honorée et émue par ses propos si élogieux à l'endroit de ma modeste personne, lorsqu'il indiquait à l'assistance notre communauté de vision. Par ce canal je lui exprime ma profonde gratitude et mon admiration pour son combat si noble dans un monde où l'égoïsme prend le dessus jusqu'au sommet de certains de nos États.

Reckya Madougou

Expert International en Finance Inclusive
et Développement
Ambassadeur Afrique Unitlife / ONU

Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,
de la Législation et des Droits de l'Homme /
Porte Parole du Gouvernement
Ancien Ministre de la Microfinance et de
l'Emploi des Jeunes et des Femmes
Bénin

 

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Célestin Pouya, Chef du département Plaidoyer et campagne à Wateraid Burkina-Faso : «...Une bonne compréhension de votre plaidoyer, et vous avez toutes les chances...»

Celestin-Pouya

La constitutionnalisation des Droits à l’eau et a l’assainissement constitue le cheval de bataille de la société civile béninoise active dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Mais, avant elle sa sœur voisine du Burkina-Faso a réussi le pari. Dans cet entretien, le Chef du département Plaidoyer et campagne à Wateraid Burkina-Faso, Célestin Pouya nous confie les secrets de la réussite de ce combat mené pour la reconnaissance des Droits à l’Eau et à l’Assainissement comme droits fondamentaux.

Quels ont été les temps forts du plaidoyer réussi que vous avez mené pour la prise en compte des droits à l’eau et à l’assainissement dans la constitution du Burkina-Faso en 2015?

C’est effectif. Nous avons réussi à faire inscrire les Droits à l’eau et à l’assainissement dans la constitution du Burkina-Faso exactement le 5 novembre 2015. C’est un processus de longue haleine. Il y a eu dans un premier temps une mobilisation générale de toute la société civile à travers le secrétariat permanent des ONG et associations du Burkina-Faso. Toutes les ONG individuellement faisait le plaidoyer chacun à son niveau. Et après, on s’est retrouvé au sein du SPONG, l’association faîtière pour analyser les engagements et voir comment on peut faire un exercice d’analyse des engagements au niveau national et international. Et, on s’est rendu compte que depuis 2010, le Burkina-Faso avait signé et ratifié la reconnaissance des Droits à l’Eau et à l’Assainissement. Au niveau national, l’Etat s’est engagé au cours du forum national sur le secteur eau et assainissement pour l’approche basée sur les droits. C’est l’ensemble de ces points que nous avons retenu pour bâtir notre argumentaire pour aller faire le plaidoyer. La première étape a été de d’organiser une rencontre d’interpellation avec les ministres de l’eau, celui des affaires sociales, des finances, celui des femmes et du genre, et celui de l’éducation qui ont accepté de nous rencontrer au siège de SPONG. Ensuite, nous avons été à l’Assemblée nationale pour solliciter l’engagement du président de l’Assemblée nationale. Au cours de la 2e phase, nous avons organisé un lobbying et une séance de renforcement des capacités des acteurs ministériels. Parce que, nous nous sommes rendu compte que les gens ne font pas exprès. Ils ne savent pas ce qu’on gagne en constitutionnalisant les Droits à l’Eau et à l’Assainissement.

Selon vous, le secret de la réussite c’est de pouvoir convaincre les autorités politiques de la pertinence de cette constitutionnalisation ?

Oui. Car, parfois au niveau de a société civile, nous préjugeons que les acteurs politiques comprennent les choses comme nous. Ce n’est pas évident. C’est pourquoi nous sommes passé d’un plaidoyer « contre » et agressif à un plaidoyer « avec » qui passe par un renforcement de capacités. Ce travail a permis de sortir les évidences et d’élaborer un argumentaire que nous avons adressé aux autorités et institutions concernées notamment l’Assemblée nationale, le ministère de la justice avec qui nous étions en partenariat, les ministères sectoriels, la présidence et tous les partis politiques qui étaient engagés dans les élections présidentielles. Quand les gens ont une bonne compréhension de votre plaidoyer et que leurs capacités sont renforcées, vous avez la chance de réussir. La preuve est que le parlement nous a demandé si nous pouvons faire une proposition d’article. Et en définitive, c’est notre proposition qui est aujourd’hui retenue dans la constitution.

Le président Kaboré a été favorable à votre plaidoyer et a promis de faire de l’eau et de l’assainissement, une priorité dans son programme de gouvernement. Comment faites-vous le suivi ?

Pour un meilleur suivi, il faut avant tout s’assurer que les engagements pris correspondent aux besoins réels des populations. Si le président prend des engagements qui ne sont pas les préoccupations des populations, vous passez à côté de votre combat,. C’est pourquoi, nous avons assisté les politiques à élaborer des documents de programme en phase avec les attentes des populations. Après l’installation du président Kaboré, dès le 3e mois nous avons mis en place un outil qu’on appelle le « présimètre » avec l’ensemble des OSC chargées du suivi des politiques. Ensemble, nous avons pris les engagements de la campagne électorale, et nous les avons traduits en objectifs et actions à mettre en œuvre. Ensuite, nous sommes allés interroger les citoyens pour demander qu’après 3 mois de gestion du nouveau pouvoir, quel est leur niveau de confiance. Nous étions conscients que seulement trois mois après l’installation, il n’y avait pas d’actions concrètes mais on pouvait mesurer le niveau de confiance. Ce que nous avons fait. Enfin, Il y a eu un débat télévisé ou nous avons invité le président de la République qui était face aux citoyens. Le président n’était pas tout à fait d’accord avec nous parce qu’il n’avait pas encore des résultats a montré mais, l’exercice a permis de mesurer la confiance des citoyens. Il a compris à la fin que c’était un moyen pour lui, de mobiliser les citoyens à le soutenir pour la mise en œuvre des projets et programmes. C’est ce que nous avons appelé le « Rockomètre » à l’instar du Buharimètre au Nigéria ou le Mackymètre au Sénégal. Maintenant, nous attendons la mise en œuvre du programme d’actions du gouvernement pour apprécier. Nous referons le même exercice pour amener le président à venir rendre compte.

Avec tout ce travail et le dispositif et outils mis en place, est-ce que vous avez l’assurance que la situation va changer ?

Nous n’avons pas de garantie mais il y a des évidences. Il a promis de faire de l’eau et de l’assainissement, des priorités dans ses actions et il y a des résultats. Déjà, il y a la création d’un ministère exclusivement dédié à l’eau et à l’assanissement. Egalement, le secteur de l’eau et de l’assainissement figure bel et bien parmi l’agenda de développement du Burkina-Faso pour la période post-2015. On vient aussi de valider le document de politique nationale pour le développement économique et social dans lequel, il est clairement inscrit que l’eau et l’assainissement constitue un secteur prioritaire au Burkina-Faso. Après trois mois de gestion, le président a aussi lancé, un programme d’urgence en matière d’eau et d’assainissement pour améliorer la situation des populations. Il nous reste à continuer le suivi avec le parlement pour que les objectifs soient atteints. Il n’y a pas de garantie mais il y a des évidences qui montrent que nous sommes sur la bonne voie.

Propos recueillis par Alain TOSSOUNON

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A.B

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