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Société

Diplomatie Patriote du Front national en Afrique : Ong-Aganer, Pjud-Bénin et Comef, la génération souverainiste

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Le Délégué national à la Prospective du Front national français et Président du Collectif mer et francophonie (COMEF), Loup Viallet ainsi que le Secrétaire général du COMEF Gwenaël Blancho, ont effectué une mission d’un mois au Bénin. Cette visite est porteuse de la nouvelle vision du Front national à travers Marine Le Pen, dans la perspective de la prochaine élection présidentielle française. Tous les sondages la donnent au second tour du scrutin, peu importe son concurrent.

Cette visite a permis au Délégué national à la prospective du Front national et Président du COMEF, Loup Viallet ainsi qu’à son secrétaire général, Gwenaël Blancho, de comprendre les réalités socio-cultuelles du peuple béninois en vue de coopérations futures. Pour Loup Viallet, l’Afrique est un contient riche par sa culture, son histoire et la diversité de ses peuples. La nouvelle vision du Front national pour l’Afrique est de montrer que le peuple français peut opérer un nouveau départ avec ce continent. Il a donc insisté sur la nécessité de respecter les souverainetés et les modes de vie des peuples d’Afrique. Les Africains ne sont pas condamnés à émigrer en Europe pour chercher un avenir. Nos peuples ont des intérêts convergents en travaillant à être Bien Chez Soi.

Un nouveau type de partenariat avec l’Afrique

Le problème de l'Afrique n'est ni l'inintelligence, ni l’incapacité, a insisté Loup Viallet, mais plutôt le financement et la prédation dans les relations commerciales, notamment avec l’UE. C’est pourquoi il prône désormais un développement co-profitable de l’Afrique, basé sur l’investissement dans le développement plutôt qu’une aide au développement en trompe-l’œil, liée à des programmes de démantèlement des Etats qui enfoncent l’Afrique davantage dans la pauvreté. Marine Le Pen a d’ores et déjà proposé dans son discours de Québec de mars 2016 la création, sous sa présidence, d’une Banque francophone d’investissement pour financer les petites et moyennes entreprises francophones, avec pour leitmotiv, la transformation locale de produits et matières premières.  « Le commerce international et l’immigration incontrôlée sont mauvais pour nos peuples, excellents pour les multinationales et les lobbies », a-t-il signifié. Pour ce faire, il sera mis en place des conditions favorables à l’entrepreneuriat de la jeunesse et le commerce équitable co-profitable à tous sera promu. Les injections massives de capitaux ne peuvent pas développer l'Afrique, c'est un développement conduit dans une logique de mendicité qui s'est soldé par la paupérisation de l'Afrique, a-t-il conclu.

Modèle de jeunes incarnant la vision du FN

Ernest Agbokoumissi et Cyrille Djowamon sont deux jeunes président d’ONG béninoises qui s’illustrent dans des actions de développement. A travers son ONG AGANER, M. Agbokoumissi œuvre pour la promotion des droits de l'enfant, des femmes et des personnes en situation difficile. Il est reconnu dans Cotonou (Menontin), à Ganvié et aux Aguégués. Cyrille Djowamon, directeur exécutif du PJUD-Bénin est environnementaliste reconnu par le PNUD et l’OIF ; son institution, basée à Parakou, a déjà formé plus de 400 jeunes aux techniques de l’apiculture tropicale. La vision de son ONG : « Servir la Communauté, ne pas s’en servir ». La délégation française trouve en ces jeunes des modèles de prise de conscience et de rupture d’avec la mentalité de main tendue.

La langue française comme vecteur de développement

Pour Gwenaël Blancho, la langue française est un vecteur de coopération qui respecte les identités des peuples francophones. Elle est le patrimoine commun des peuples francophone, leur héritage. Elle ne constitue pas une menace pour les langues nationales comme le fon ou le bariba a-t-il déclaré, car à l’en croire le Français est une langue des hommes libre et ne saurait être un motif d’aliénation des libertés des autres.

La diplomatie de la candidate souverainiste à la présidentielle française de mai 2017 promet un nouveau départ avec l’Afrique et avec la Francophonie, respectueux des souverainetés et des modèles de développement de chacun. La devise du COMEF : coopérer et comprendre, plutôt qu’asservir.

M.M

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Hélène Clark, Directrice du Pnud à la Ticad VI : « L'inégalité hommes-femmes coûte chaque année 95 milliards de dollars à l'Afrique sub-saharienne »

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Les inégalités entre hommes et femmes coûtent chaque année quelque 95 milliards de dollars à l'Afrique sub-saharienne, a affirmé dimanche le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), appelant le continent à prendre des mesures afin de bénéficier du "potentiel des femmes".

"Là où il y a des hauts niveaux d'inégalités entre les genres, les sociétés passent à côté de quelque chose", a regretté Helen Clark, directrice du PNUD, dans un entretien à l'AFP. "Lorsqu'on n'exploite pas le plein potentiel des femmes, cela a un coût, que ce soit au niveau de la famille, de la communauté ou de la nation".

Prenant l'exemple de l'agriculture, Mme Clark a détaillé : "dans de nombreux cas, les femmes ne peuvent pas posséder de terres ou hériter de terres, ce qui rend difficile pour elles d'emprunter de l'argent. Cela a pour conséquence qu'elles n'ont pas les moyens d'acheter les meilleures graines, les meilleurs engrais".

"Donc, au final, même si elles travaillent très dur, les femmes produisent moins", a conclu Mme Clark, présente à Nairobi à l'occasion de la sixième édition de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad).

Le PNUD a estimé dans un communiqué que l'inégalité entre hommes et femmes coûte chaque année quelque 95 milliards de dollars (84 milliards d'euros) à l'Afrique sub-saharienne, avec un pic à 105 milliards en 2014.

Mme Clark s'est toutefois gardée de généraliser les inégalités entre hommes et femmes dans tous les pays d'Afrique, saluant notamment les efforts réalisés au Rwanda, où de nombreux postes à responsabilités sont occupés par des femmes, et où 64% des députés sont des femmes, soit le pourcentage le plus élevé au monde.

(Source externe)

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Réélection d’Ali Bongo au Gabon : Des ressortissants béninois persécutés

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(De nouvelles réactions du gouvernement de Talon attendues)
A peine la victoire d’Ali Bongo Ondimba a-t-elle été proclamée que plusieurs villes gabonaises ont sombré dans la violence. Depuis plusieurs heures, des Béninois sont pris au piège dans l’ancien petit Emirat d’Afrique centrale. D’autres sont visés. Ils n’espèrent que le secours des autorités béninoises.

A Cotonou,  Abomey-Calavi ou encore à Porto-Novo, les familles des Béninois vivant au Gabon sont anxieuses. Suite à la proclamation des résultats donnant Ali Bongo Ondimba gagnant de la présidentielle face à son challenger principal, Jean Ping (49,80% contre 48, 23%), leurs craintes se sont accrues. Les informations parvenant de Libreville ne rassurent pas. Joints  au téléphone, des Béninois ont déclaré vivre cloitrés chez eux depuis quelques jours. Les commerces de certains d’entre eux ont été pillés hier après le déclenchement des manifestations violentes. Si aucun Béninois n’a encore été physiquement attaqué selon nos sources, beaucoup redoutent le pire.  Puisqu’il ne fait pas bon d’être identifié comme Béninois ces dernières heures à Libreville. Les ressortissants béninois ont été pris à partie durant la campagne électorale. Certains candidats de l’opposition les accusent d’accointance avec le régime Bongo. Ils visent particulièrement Maixent Accrombessi, le Directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba. Il serait l’un des faucons du gouvernement gabonais. Cet homme qui a une réputation plutôt sulfureuse  avait été accusé en avril 2015, d’être responsable de la mort de l’ancien opposant André Mba Obame. A l’époque, l’ambassade du Bénin à Libreville avait été brûlée par des surexcités. Ce mercredi, les magasins des Béninois n’étaient pas les seuls visés. Le bâtiment de l’Assemblée nationale gabonaise a été incendié. Et des émeutiers proches et les forces de l’ordre se sont aussi affrontés dans les rues selon les témoignages recueillis sur place.

Talon : Aller  au-delà

Le mercredi 24 août 2016, le gouvernement de la Rupture avait informé le peuple avoir « dépêché  une mission spéciale à Libreville du 14 au 17 août 2016 pour prévenir  les menaces de violence contre la communauté  béninoise résidant dans ce pays». « Le Conseil a décidé de quelques mesures préventives de secours et de sécurité en liaison avec les autres chancelleries accréditées  à Libreville et quelques organisations de la société civile», pouvait-on lire dans le relevé dudit Conseil. Le gouvernement a même décidé de mettre en place une commission interministérielle pour le suivi quotidien des mesures prises. Cependant, les Béninois vivant au Gabon se sentent pour le moment abandonnés. Ils vivent dans la crainte. En effet, depuis hier, le gouvernement de Patrice Talon n’a publié aucun communiqué  sur la situation sécuritaire qui prévaut au Gabon. Cette attitude ne révèle, certes, pas encore l’insouciance du gouvernement. Mais les familles des compatriotes ont besoin d’être rassurées pour cesser de vivre dans la hantise. Le climat sécuritaire à Libreville reste volatile. Patrice Talon doit ferrailler dur pour éviter le pire aux Béninois. Depuis son élection, c’est la première crise extérieure majeure à laquelle le Chef de l’Etat doit faire face depuis Cotonou. Un vrai test pour l’équipe de la Rupture. 

A.S

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Libre circulation des personnes et des biens : Une pure incantation dans l’espace Cedeao

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Jusqu’à quand les gouvernants de la sous région vont-ils cesser avec les théories des grandes réunions pour passer aux choses concrètes ? Depuis que la résolution de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao a été prise, elle est loin d’être une réalité au niveau des frontières. Un calvaire quotidien pour les usagers.

Le spectacle était ahurissant, honteux, à la limite révoltant en fin de semaine dernière à la frontière de Sèmè-Kraké entre le Bénin et le Nigeria. «  J'ai une voiture nigériane et un passeport béninois. J'ai tous mes papiers en règle et pourtant je dois dépenser en moyenne 3000 naira à chaque passage pour des tampons et autres frais "d'enregistrement" dont il n'est fait mention nulle part », s’indignait une victime de cette pratique. Elle décrit par la suite, le modus operandi des arnaqueurs: « J'ai amené des amis en week-end et j'ai eu honte ! Malgré le fait que tous les papiers soient en ordre, il nous a été demandé de payer des frais illégaux à chaque étape. Illégaux parce que, bien sûr, aucune facture ou reçu ne peut être délivrée etclairement cet argent ne va pas dans les caisses de l'Etat. Depuis l'agent qui demande 2000 nairas pour mettre un tampon dans un passeport alors que c'est ce pour quoi il est payé, jusqu’à l’infirmier qui veut 1000 nairas pour marquer VU dans un carnet de vaccination totalement en règle, en passant par le civil sans qualification qui veut 200 ou 500 nairas pour soulever une barrière qui n'a aucune raison d’être là, toutes les personnes travaillant au poste frontière sont corrompues et cherchent par tous les moyens à profiter des usagers qui pour la plupart ne veulent que découvrir un pays voisin ». Inutile de préciser que comme dame A.T, les passagers qui subissent de ces tracasseries chaque jour sont légion. Et donc, plusieurs millions de naïras ou de FCfa non déclarés, qui vont directement dans les poches d’individus. Ça fait beaucoup, et bien évidemment, cet état de choses  n'encourage pas le développement du tourisme, qui pourrait apporter des devises à notre pays, le Bénin puisque les étrangers en gardent un souveniramer et ne sont même pas prêt à revenir. « C'est avec effarement que j'ai vu un douanier demander à une amie venue de Nouvelle Zélande de payer  2000 nairas pour qu'il la laisse passer alors que celle-ci avait bien son visa qui lui a coûté plus de 100 dollars (35000 naira au taux officiel) », ajoute avec désolation la Béninoise. Il urge que les autorités à divers niveaux se penchent véritablement sur cette question de rançonnement qui est une préoccupation majeure à nos frontières pendant qu’on agite à tout vent la libre circulation des personnes et des biens dans la sous région. L’image et le développement des Etats en dépendent.

J.B

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Opinion : Les Îles de l’océan Indien devraient miser sur leur diversité pour renforcer leur résilience

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Par José Graziano da Silva*
Les Petits États insulaires en développement (PEID) représentent 40 pays parmi les pays membres de la FAO dans le monde. Il s’agit du groupe le plus touché par le changement climatique. La fréquence des catastrophes climatiques limite leur capacité à réagir aux risques environnementaux naturels et anthropiques qui les rendent particulièrement vulnérables.

Les secteurs agricoles de ces PEID sont parmi les plus menacés. Les aléas naturels, y compris les risques phyto- et zoo-sanitaires (les risques acridiens, par exemple) et les risques liés à la variabilité et au changement climatiques, mais également les aléas économiques (notamment la hausse des prix alimentaires), socio-politiques et sécuritaires (dont les conflits) pèsent sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des îles de l’océan Indien, en particulier sur les petits producteurs agricoles.

Les PEID sont identifiés en trois groupes régionaux: la région des Caraïbes, la région du Pacifique et la région AIMS (Atlantique, Océan Indien, Méditerranée et mer de Chine méridionale). Ce dernier groupe n’est pas constitué sur une base géographique et devrait pouvoir renforcer son identité à travers une stratégie basée sur la diversité.

Pour les îles de l’océan Indien, la Commission de l’océan Indien (COI) est le principal partenaire régional dans la formulation et la mise en œuvre du Programme d’action  mondial de la FAO sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les PEID. Ce programme comprend cinq éléments clés: promouvoir la sécurité alimentaire et une alimentation saine; assurer la gestion durable des ressources naturelles; renforcer la résilience aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles; promouvoir le commerce et l’accès aux marchés; et améliorer les partenariats et la coopération internationale.

Si nous voulons concrétiser un tel Programme, nous devons appuyer les initiatives émanant des groupes régionaux comme celle des îles de l’océan Indien. La COI a amorcé sa contribution à travers la formulation du Programme Régional de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PRESAN), élaboré avec l’appui technique de la FAO. Le document du PRESAN tient compte des recommandations issues de la Stratégie de Maurice pour avancer dans la mise en œuvre du Programme d’action pour le développement durable des PEID, de la Troisième Conférence internationale sur les PEID, de Rio +20, des Orientations de Samoa sur l’interdépendance entre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le changement climatique et le développement durable.

Nous constatons que les réflexions et les concertations sur ces sujets s’intensifient. Une Conférence ministérielle de dialogue entre les secteurs public et privé sur l’Économie océanique face  au changement climatique en Afrique est organisée par la Banque mondiale à l’Île Maurice, du 1er et 2 septembre 2016, afin d’examiner les réalisations, les défis et les priorités relatifs aux côtes africaines, où une attention particulière porte sur PEID de la COI avec pour thème «Les PEID en première ligne du changement climatique: Que faut-il pour inverser la tendance?».
 
L’Agenda pour 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD) soutiennent la diversité et l’inclusion. Cette diversité peut être considérée sous l’angle des trois piliers du développement durable. La diversité écologique est relative à la biodiversité et aux ressources naturelles existantes. La diversité économique porte sur la dépendance des pays à l’agriculture, aux forêts et à la pêche ainsi qu’aux secteurs du tourisme et du commerce notamment. Enfin, la diversité sociale est fondée sur les habitudes, les pratiques et le savoir-faire des populations issues de différentes origines et cultures. Toute cette diversité peut contribuer d’une manière significative à renforcer les piliers de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à savoir la disponibilité, l’accès, la stabilité et l’utilisation.

Il faut que la volonté politique de chaque pays de la région à partager et à se conformer à une vision commune dans la diversité des objectifs respectifs soit forte. Nous devons encourager l’implication des jeunes pour leur capacité d’innovation et celle des femmes pour leur qualité entrepreneuriale, avec l’appui du secteur privé, afin d’assurer la rentabilité des investissements. Les efforts des partenaires doivent converger vers un objectif commun et se mettre en œuvre dans le respect et l’optimisation de la diversité.

La FAO, engagée à soutenir les initiatives des gouvernements des îles de l’océan Indien, dispose de l’expertise nécessaire, compte tenu du rôle important que jouent l’agriculture, la foresterie et les pêches dans une stratégie efficace de croissance économique.

Il est maintenant grand temps de renforcer et pérenniser nos actions.  Nous devons accroître les investissements  pour renforcer la résilience économique et environnementale des petits agriculteurs des îles de l’océan Indien. Cela se fera à travers la pratique des méthodes intelligentes d’adaptation inclusives et durables en matière d’agriculture, d’élevage et de pêche face aux effets du changement climatique.

Notre message pour la Journée mondiale de l’alimentation (le 16 octobre, 2016) est «Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi.»

Ce concept correspond à la période cruciale au cours de laquelle sera célébrée cette Journée annuelle, à quelques semaines de la prochaine Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, COP 22, qui se tiendra du 7 au 18 novembre 2016, à Marrakech, au Maroc.

Notre appui aux PIED sera largement couvert lors de ces deux évènements.     

La FAO appelle les pays à inclure les questions relatives à l’alimentation et l’agriculture dans leurs plans d’action sur le climat et à investir davantage dans le développement rural.

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2ème Assemblée générale hémodialysés de la sous-région : Le Bénin prend la présidence du Rashir-Uemoa

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Les membres du Réseau des associations des hémodialysés et insuffi-sants rénaux de l’espace Union économique et monétaire ouest africaine (Rashir-Uemoa) ont renouvelé leur bureau  le samedi 27 août à Coto-nou. Ils étaient en Assemblée générale. La deuxième. A l’issue des tra-vaux, Maximin Gbaguidi a pris la présidence du réseau. Il a succédé au Nigérien Moumouni Adamou. Dramane Paré (Burkina-Faso) a été élu, lui, vice-président et le Secrétariat général permanent reste contrôlé par Edmond Amoussou (Bénin) (lire la liste complète des membres du bu-reau à la suite de l’article). Mais avant l’élection du nouveau bureau du Rashir-Uemoa, certains grands défis du réseau ont été rappelés aux parti-cipants venus entre autres de la Côte d’Ivoire, du Burkina-Faso, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Mali, du Sénégal et du Togo.  Selon Mou-mouni Adamou dont le mandat est arrivé à terme depuis août 2015, l’Assemblée générale de Cotonou doit permettre d’insuffler un nouveau dynamisme au creuset. « Nous allons  revoir nos textes, les adapter aux réalités actuelles », a déclaré, pour sa part, Edmond Amoussou. « Au-jourd’hui le dialysé est bloqué dans son pays. Un  dialysé ne peut pas sor-tir de son pays parce que la prise en charge est encore nationale. Elle de-vrait être normalement sous régionale pour faciliter la circulation des dialysés. Nous allons faire le lobbying nécessaire afin que nos gouver-nants comprennent que la dialyse ne devrait pas être un frein à nos dépla-cements ». Edmond Amoussou  a ajouté : « Nous voulons aussi tout faire pour qu’il y ait un centre de transplantation rénale dans la sous-région pour soulager les dialysés. Nous voulons aussi réfléchir sur l’harmonisation des soins en dialyse». Dans leur bataille pour l’amélioration de leurs conditions de vie, les  hémodialysés ont déclaré avoir le soutien de la Commission de l’Uemoa. Le gouvernement béni-nois à travers Dr Lucien Toko, le Directeur de cabinet du ministre de la Santé, a également affirmé prendre à cœur la situation des dialysés. Une situation qui doit continuer à s’améliorer selon lui.

A.S

Nouveau bureau du Rashir-Uemoa

Président : Maximin  Gbaguidi (Bénin)
Vice-président : Dramane Paré (Burkina-Faso)
Secrétaire général permanent : Edmond Amoussou (Bénin)
Secrétaire général adjoint : Dembélé Ibrahima (Mali)
Trésorier général : Lucienne Sèwa (Sénégal)
Trésorier général adjoint : Rock Agbédokou (Togo)
Secrétaire à la sensibilisation : Moussa Bemba (Côte d’Ivoire)
Responsable à l’organisation : Handane Boubacar (Niger)
Secrétaire à la communication : Odette Rosa da Silva (Guinée-Bissau)

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Réchauffement de la planète : La Vulnérabilité des stocks de poissons face à l’acidification des eaux

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La planète se réchauffe à grandeéchelle. Les conséquences sur les ressources en eau se ressentent aisément avec pour corollaire la diminution du pH des océans. Ce qui crée de nombreux dommages pour les ressources qui y viventnotamment, le stock de poissons. La problématique est à l’ordre du jour  est de la 71ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies,qui se tiendra à New York du 18 au 23 septembre 2016. A cette occasion, le Bénin s’adressera à la communauté internationale sur le thème : « Les changements climatiques : La baisse de la productivité des stocks de poissons face au réchauffement de la planète et à l’acidification des eaux ». Sujet de grande préoccupation, votre journal Matin Libre  s’y penche.

Selon les experts, l'acidification de l’océan est la diminution progressive du pH des océans. Il a été estimé que de1751 à 2004, le pH des eaux superficielles des océans a diminué, passant de 8,25 à 8,14. C'est « l'autre problème », induit par l'augmentation des émissions de dioxyde de Carbonne (CO2) d'origine anthropique dans l'atmosphère. En effet, l'océan absorbe naturellement une partie du CO2 de l'atmosphère. Mais l'augmentation de la quantité de ce gaz dans l'air a des conséquences encore méconnues sur les océans, contribuant à leur acidification. L’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère influence plus directement les océans (Sabine et al., 2004). Tel que décrit dans un rapport du comité de recherche scientifique en océanologie de l’Unesco, la combustion d’énergies fossiles libère du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, ce qui provoque un réchauffement climatique. Mais ce n’est pas le seul effet direct de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, puisque celle-ci modifie aussi la chimie des océans. L’océan absorbe le CO2 produit par les activités humaines à raison de 22 millions de tonnes par jour. Il élimine ainsi 30 % du CO2 émis dans l’atmosphère et atténue les effets nocifs de ce gaz dit « à effet de serre » sur le climat. Mais ce précieux service que rend l’océan pourrait bien avoir un coût élevé au plan écologique. Lorsque du CO2 se dissout dans l’eau de mer, il s’y forme de l’acide carbonique. Ce phénomène, qu’on désigne par « acidification de l’océan », a pour effet de diminuer la quantité de carbonate dans le milieu océanique, au détriment de nombre d’organismes marins qui puisent dans des minéraux, le carbonate de calcium nécessaire pour former leurs organes solides. L’effet conjugué de l’augmentation de l’acidité de l’eau et de la diminution de la concentration en carbonate a par ailleurs des conséquences sur les fonctions physiologiques de nombreux organismes marins.

Impacts sur les stocks de poisson

Selon la FAO, certains impacts sur les systèmes marins et aquatiques résultant d'importantes modifications liées aux températures, aux vents et à l'acidification peuvent être prévus "avec un degré de confiance élevé". A des échelles temporelles courtes - de l'ordre de quelques années - la hausse des températures aura des répercussions sur la physiologie des poissons en raison du transport limité d'oxygène vers les tissus à destempératures plus élevées. Cela se traduira par des changements de la répartition des espèces d'eau douce et marines, avec le déplacement de la plupart des aires de répartition des espèces marines en direction des pôles, l'expansion de l'aire des espèces d'eau plus chaudeet la contraction de celle des espèces d'eau plus froide.La plupart des animaux aquatiques étant à sang froid, le rythme de leur métabolisme est fortement affecté par les conditions environnementales, en particulier les températures, dont la modification peut avoir un effet important sur les cycles de reproduction du poisson, y compris la vitesse à laquelle celui-ci atteint sa maturité sexuelle, les périodes de ponte et la taille des œufs. Par conséquent, outre les modifications des sites de capture du poisson, il y a de fortes probabilités que le changement climatique altère l'abondance et le "recrutement", c'est-à-dire les processus du cycle de vie qui marquent l'entrée des poissons juvéniles dans la population adulte fertile et exploitable.

Des effets sur la pêche artisanale dans le golfe de Guinée

A en croire l’acte du colloque sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la pêche artisanale dans le golfe de Guinée, les océans des tropiques seront moins productifs alors que les océans d’eau froide verront leurs productions augmentées (ceci est déjà observé dans les pêcheries du Golfe de Guinée. Par exemple les pêcheurs de Soumbédioune à Dakar au Sénégal sont aujourd’hui obligés de parcourir de très longues distances – voire jusqu’aux côtes mauritaniennes- pour pouvoir capturer de quantités acceptables de poissons). En effet, certaines espèces de poissons verront leur cycle de vie se modifier. Certaines espèces de planctons se développeront plutôt ce qui va entrainer des discordances entre les premiers stades de vie des poissons et de leurs proies, et par conséquent, des baisses d’abondances de la ressource.  Par ailleurs, les récifs coralliens qui abritent de nombreuses espèces de poissons sont affectés par le blanchiment et la destruction d’une part et par l’interruption de la calcification due à l’acidification des océans d’autre part.  Dans les eaux marines, les évolutions et les évènements climatiques extrêmes augmenteront en fréquence et en intensité avec le plus connu de ces derniers, « le phénomène El niño dans le Pacifique sud ».  Des observations ont déjà été faites sur les changements de répartitions des poissons dus aux variations climatiques, avec généralement une expansion vers les pôles des espèces vivant dans les eaux chaudes et une contraction de celles vivant dans les eaux froides.  Des variations du niveau des cours d’eau qui jouent un rôle important dans le cycle de reproduction des poissons, seront notées, avec la prolifération des plantes aquatiques: réduction des zones de pêche (Lac Tchad, fleuve Nyong, fleuve Niger,…), ainsi que la diminution de la production de poissons et celle de toutes les activités connexes de la pêche (transformation, transport, commercialisation, navigation, etc.) Une étude faite en Normandie dans le cadre du Projet – SACCESS en 2011, fait état notamment de l’apparition des espèces subtropicales (le poulpe, la Dorade royale) que les pêcheurs de ces pêcheries n’avaient pas l’habitude de rencontrer. Déjà en 1982, une étude menée sur l’influence des variations climatiques dans les pêcheries ivoiro-ghanéennes de Sardinellaaurita a révélé une variation des prises entre 1971 – 1978, (période correspondant à la grande sécheresse ) une diminution de la biomasse de zooplancton et un effondrement des stocks de certaines espèces pélagiques notamment Sardinellaaurita et Scomberjaponicus (maquereau) et parallèlement un accroissement spectaculaire de Balistes coralinensis, espèce qui n’était capturée que de façon occasionnelle avant 1970.

Conséquences socioéconomiques de l’acidification de l’océan

Faute d’une meilleure connaissance des effets de l’acidification sur les écosystèmes, il est difficile de faire des prévisions pertinentes quant à ses impacts socioéconomiques. Quoi qu’il en soit, l’ampleur potentielle de ces effets est inquiétante et doit inciter à développer les connaissances sur le sujet. L’acidification pourrait perturber l’ensemble des réseaux trophiques marins et entraîner d’importants bouleversements dans les stocks de poissons commerciaux, et mettre ainsi en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes et une industrie qui brasse plusieurs milliards de dollars. Les récifs coralliens rapportent plusieurs milliards de dollars par an grâce au tourisme, mais une menace plane sur cette manne à l’heure où les zones de récifs s’amenuisent et où les coraux deviennent plus vulnérables aux maladies. Le dépérissement des barrières de corail rendra en outre les côtes plus vulnérables à l’érosion et aux inondations.

L’acidification de l’océan, phénomène auquel s’ajoutent le réchauffement des eaux de surface et des modifications dans le brassage des eaux océaniques, pourrait réduire la capacité de l’océan à absorber du CO2, d’où une augmentation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et une aggravation de son impact sur le climat. Si cette réduction se vérifie, il deviendra plus difficile, et aussi plus coûteux, de stabiliser la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

Des mesures,  politiques et interventions nécessaires pour gérer le problème

Dans son document, l’UNESCO, à travers son comité de recherche scientifique en océanologie, a proposé des mesures devant permettre de gérer au mieux les conséquences de l’acidification des océans. Ainsi, pour protéger l’océan de la menace que représente l’acidification, l’Unesco préconise avant tout la réduction des émissions de CO2. L’Organisation recommande également de compenser chimiquement l’acidification de l’océan par des méthodes techniques directes est irréaliste à l’échelle de l’océan mondial, sans compter qu’on ne connaît pas encore les risques qu’une intervention de cette ampleur sur la chimie de l’océan ferait peser sur les écosystèmes marins. Une meilleure gestion des écosystèmes peut être de nature à réduire la vulnérabilité des certaines espèces de grande valeur. Par exemple, des réserves marines ont été créées le long de nombreuses zones maritimes littorales, afin de préserver la diversité biologique et de permettre une recomposition des stocks de pêche, ont reconnu les experts, il faudra mettre en œuvre des politiques assez flexibles pour permettre de déplacer les limites de ces réserves au fur et à mesure de l’évolution de la chimie de l’océan et des écosystèmes en réaction à l’acidification. Selon le rapport, les eaux côtières souffrent actuellement d’agressions anthropiques d’origine terrestre qui sont susceptibles d’affaiblir la capacité de survie de la faune et de la flore marines compte tenu des transformations chimiques résultant de l’acidification de l’océan. Des éléments semblent même indiquer que certaines formes de pollution côtière aggravent l’acidification. Il est donc urgent d’adopter des politiques nationales et internationales plus fermes et radicales visant à protéger les eaux littorales de l’écoulement de déchets toxiques et de nutriments. Étant donné qu’il est vraisemblable que l’acidification de l’océan a des conséquences négatives sur les pêches commerciales, qui s’ajoutent aux effets du changement climatique sur l’agriculture, il est essentiel d’adopter des politiques mondiales pour parer aux pénuries alimentaires extrêmes. Il faut intégrer les résultats de la recherche sur l’acidification de l’océan, y compris les études par modélisation, dans les prévisions relatives aux stocks de poissons en vue de veiller à ce que des pratiques de gestion appropriées soient mises en place avant que les stocks ne s’épuisent. Grâce aux données déjà disponibles. Un problème de cette ampleur présentant des incertitudes si importantes pose un énorme défi aux responsables politiques mondiaux, à qui incombe la tâche très délicate de prendre des décisions malgré l’incertitude qui pèse sur des problèmes sans précédent, durables et intergénérationnels. Il est nécessaire selon l’Unesco, de déployer des efforts à l’échelle mondiale pour réduire ces incertitudes et faire des projections utiles dans les domaines écologique et économique. À cet effet, il faudra mener un travail de recherche coordonné au plan mondial s’appuyant sur une méthode efficace d’établissement de priorités, la normalisation des procédures expérimentales, le partage des informations et données et un financement à long terme.

Thomas AZANMASSO

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Consommer Matanti…. « Repousser le chômage par l’industrialisation »

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Il est un fait important que nous devons savoir en tant que béninois et béninoises, il ne peut y avoir de progrès économique sans développement national et ce développement passe par l’industrialisation de notre pays.

Le développement industriel est garant de richesse car il crée le tissu économique et au travers assure les revenus par l’emploi. La population BENINOISE est jeune, dynamique, motivée pour construire son avenir et l’avenir du BENIN.

Le Bénin depuis quelques années a ouvert ses portes à l’investissement. Notre pays a enclenché le mouvement d’industrialisation avec l’implantation d’usines sur notre territoire. C’est le cas de l’usine de fabrication des pâtes alimentaires MATANTI.

A chaque achat de MATANTI, c'est un coup de poing que vous adressez au chômage et un sourire que vous donnez à l'emploi.

Lorsque vous consommez MATANTI, vous préservez l’emploi. Vous contribuez au développement de notre pays le BENIN, vous l’enrichissez.

Consommer MATANTI, c'est ouvrir un peu plus chaque jour la voie de l'industrialisation de notre beau pays le BENIN et à son développement.

Vous avez entre vos mains ce pouvoir de consommation des produits fabriqués au BENIN par des BENINOIS pour des BENINOIS : c’est MATANTI.

MATANTI  aujourd’hui, MATANTI demain, MATANTI toujours, le BENIN TOUJOURS !
Pouvez-vous imaginer qu’un seul geste soit aussi important ?

Pour Vous ?
Pour moi ?
Pour NOUS ?!

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Crues du Niger : Alerte aux inondations au Niger, au Bénin et au Nigeria

fleuve-niger

L'Autorité du bassin du fleuve Niger a lancé vendredi une alerte sur des risques d'inondations au Bénin, au Nigeria et au Niger, où un affluent de ce fleuve a même atteint fin juillet un niveau record jamais vu depuis 1957.

Le Niger, le Bénin et le Nigeria sont tous trois traversés par le fleuve Niger qui a amorcé des crues. « La cote d’alerte jaune de 530 centimètres est atteinte depuis le 2 août à la station de Niamey. Si les tendances de montée des eaux du fleuve se poursuivent, des situations d’inondations pourraient survenir », a prévenu l’Autorité du bassin du fleuve Niger (ABN, neuf États), basée à Niamey. Une « crue locale » a même déjà débuté depuis juin en territoire nigérien, prévient l’Autorité. Le niveau des eaux est montée à « 2.90 mètres » entre le 16 et le 30 juillet à la station du Gorouol, un affluent du fleuve. Le niveau a même atteint 406 centimètres (4,06 mètres) le 30 juillet, un record jamais vu depuis la création de cette station du Gorouol en 1957, souligne l’ABN.

La montée des eaux à Niamey, capitale du Niger, « va se propager » vers l’aval du fleuve, à Malanville au Bénin, et jusqu’au Nigeria, souligne l’ABN, qui appelle les riverains à une « vigilance particulière » face aux « risques de crues réelles ». Ces crues seront favorisées par les fortes pluies qui s’abattent depuis juin sur le Niger et le Mali, prévient un expert onusien interrogé par l’AFP. Troisième fleuve d’Afrique, le Niger dispose d’un bassin de plus de deux millions de km 2, où vivent plus de 100 millions de personnes, de la Guinée au Nigeria. Au moins onze personnes sont mortes et près de 30 000 autres ont été déclarées sans-abris depuis juin au Niger, après des inondations catastrophiques provoquées par de fortes pluies, particulièrement dans des zones situées en plein désert, d’après l’ONU. Selon, l’ONU ces inondations pourraient affecter plus de 100 000 personnes au Niger.

Afp (Jeune Afrique) 05 août 2016

Les autorités béninoises dans l’attentisme habituel


Depuis vendredi que  l'Autorité du bassin du fleuve Niger (Abn), a tiré la sonnette d’alarme sur des risques d'inondations au Bénin, au Nigeria et au Niger, aucune réaction officielle des autorités béninoises à divers niveaux. Et visiblement, rien ne semble être fait pour parer au plus pressé. Bref, c’est l’attentisme habituel alors même que cette organisation sous régionale à laquelle l’Etat béninois est membre, a bel et bien signifié qu’ « un affluent de ce fleuve a même atteint fin juillet un niveau record jamais vu depuis 1957 ». Mieux, dans l’article relayée sur le site de Jeune Afrique, l’Abn indiqué que « la montée des eaux à Niamey, capitale du Niger,  va se propager vers l’aval du fleuve, à Malanville au Bénin, et jusqu’au Nigeria ». Quand on questionne l’histoire, ce n’est pas une première. Généralement, les crues du Niger ont des conséquences fâcheuses sur les personnes et les biens des zones de Malanville, Karimama et autres.  Que font alors les différentes structures chargées de la prévention et de la gestion des catastrophes ? Doit-on rester là, les bras croisés, à attendre que  les eaux s’installent d’abord pour jouer après au sapeur pompier ou au médecin après la mort ? Peut-être qu’il y en a aussi qui ont intérêt à ce que les choses se passent ainsi pour qu’ils puissent tirer profit des dons et assistance aux sinistrés. De toutes les façons, même si cette année le Bénin n’a pas essuyé une forte pluviométrie,  il faut noter tout de même que le pays n’est pas à l’abri d’un sinistre. Nécessité donc d’actionner les vigies catastrophes.

Jacques BOCO

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Développement du continent africain : La Ticad VI, c’est du 27 au 28 août 2016 au Kénya

Daini-Tsukahara

La 6ième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain (TicadVI)  a lieu les 27 et 28 août prochains à Nairobi, au Kenya. C’est la première fois depuis 1993, année de la 1ière édition, que l’Afrique va abriter cette rencontre. La Ticad est une initiative du gouvernement du Japon en collaboration avec les partenaires internationaux dont la Banque mondiale, le Systèmes des Nations-Unies  et les Communautés économiques régionales africaines, etc. Elle a été lancée par pour promouvoir le développement de l'Afrique, la paix et la sécurité, à travers le renforcement des relations en matière de coopération multilatérale et de partenariat, en particulier avec les pays.

Les Etats africains et lesdits partenaires y participent au plus haut niveau. A quelques jours de la tenue cette conférence, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, à la faveur d’une visite de terrain vendredi 29 juillet dernier avec la presse, a apporté certaines précisions. A en croire son excellence, DainiTsukahara, la Ticad est une opportunité pour le continent en ce sens que le Japon ne vient pas s’imposer. Il concerte les Etats africains qui définissent leur stratégie de développement. La décision d’organiser la Ticad VI sur le continent africain est la preuve que la prise en main effective par l’Afrique de son destin préoccupe. L’édition 2016 de la Ticad intervient la première année de mise en œuvre du programme de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030, ainsi que du  premier Plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063. Les discussions sans doute s’inscriront dans cette logique. A l’ambassadeur japonais d’ajouter qu’elles seront axées sur la promotion de la transformation économique, structurelle…, la promotion du système de santé résilient, la promotion de la stabilité sociale pour un développement réel du continent, la promotion de la femme et l’engagement du secteur privé. Plusieurs entreprises japonaises seront représentées à Nairobi. C’est une rencontre ouverte aussi aux Ongs. Le diplomate Daini Tsukahara souhaite avoir une forte délégation béninoise avec en tête le chef de l’Etat, Patrice Talon.

J.B

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