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Société

7e Forum du RWSN : Assurer l’eau pour tous aux communautés du monde rural

Forum-du-RWSN

La ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire accueille du 29 novembre au 2 décembre 2016, le 7e forum international sur l’accès à l’eau potable en milieu rural (RWSN). Une véritable occasion de rencontre pour l’ensemble des experts et acteurs qui travaillent dans le secteur pour construire un monde où toutes les populations rurales ont accès à des sources fiables et durables d’approvisionnement en eau. C’est le premier ministre du gouvernement de la Côte d’ivoire, Daniel Kablan Duncan, qui a ouvert les travaux de ce forum de l’espoir pour les communautés qui vivent encore dans l’angoisse de la soif.

Comment permettre à 663 millions de personnes dont 80% d’entre elles vivent dans les zones rurales, d’avoir accès à des sources d’eau potable de qualité. C’est le grand défi que s’engagent à relever près de 650 participants venus de tous les horizons pour participer à ce forum qui se tient cinq ans après celui de l’Ouganda en 2011.

En effet, le forum vise selon la Directrice du secrétariat du Rural Water Supply Network (RWSN), Dr Kerstin Danerk, à « s’assurer que tous les services d’approvisionnement en eau soient plus efficaces afin de fournir une eau potable, en quantité suffisante, à un prix abordable et à une distance raisonnable du domicile des usagers ». A la cérémonie d’ouverture des travaux, Dr Kerstin Danerk, a indiqué que le forum qui existe depuis 1982 est une plateforme qui comprend plus de 9000 membres dans le monde. « Nous sommes ici parce que nous voulons que chaque individu sur la planète ait accès à l’eau potable et que les droits humains à l’eau et à l’assainissement soient respectés », a-t-elle soutenu. Pour le chef de file des Partenaires Techniques et Financiers qui soutiennent le gouvernement de Côte d’Ivoire dans le secteur de l’eau, le 1er responsable pays de l’UNICEF, Aboubakar Kampo, le choix du thème du forum « L’eau pour tous » s’inscrit dans l’engagement international lié à l’Objectif de développement durable (ODD)6 relatif à l’accès universel à l’eau pour les populations. Surtout, il a indiqué que « si nous voulons atteindre cet objectif, il faut faire les choses différemment ». C’est ce que pense aussi le ministre d’Etat éthiopien de l’eau, qui dans son intervention, a salué l’initiative de ce forum qui offre une excellente occasion d’échanges sur la situation des populations du monde rural.

Promouvoir des approches innovantes et des technologies adaptées au monde rural

En ouvrant officiellement les travaux, le premier ministre du gouvernement de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Dunclan, s’est félicité du choix de son pays pour abriter  le forum. Car, la Côte d’Ivoire est le premier pays africain francophone qui accueille ce rendez-vous dédié exclusivement aux problématiques de l’accès à l’eau des populations du monde rural. Pour ce faire, il a signalé que les attentes sont grandes. Ainsi, pour lui, ce forum devrait  contribuer à « promouvoir des approches innovantes, capitaliser les technologies à faible coût  et accessibles aux ménages du monde rural » . A terme, le forum devrait permettre à la Côte d’Ivoire de relever le défi de l’accès à l’eau des populations rurales. Car, si 82 % des populations de son pays ont accès à l’eau potable, 49,2% des populations vivant en milieu rural n’ont pas accès au liquide précieux. Et cela, malgré un investissement de 200 milliards de francs CFA dans l’hydraulique urbaine ainsi que des programmes d’urgence ayant permis de  réhabiliter près de 17000 points d’eau en milieu rural.

 La première journée a été consacrée aux sessions portant entre autres, sur les modèles économiques pour un approvisionnement en eau rural durable, le développement  des services et technologies à  grande échelle, les forages et  puits creusés manuellement, expériences locales de suivi-évaluation des services…

Alain TOSSOUNON
depuis Abidjan (Coll.)

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Fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO » : Salihou Aboudou promeut l’éducation en Afrique

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La fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» s’engage au Bénin. En partenariat avec les Béninois vivant à Malaga en Espagne avec à leur tête Salihou Aboudou, la fondation a entrepris des œuvres sociales  notamment dans les départements du Mono-Couffo.

La fondation «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» qui signifie « Collège pour tous les enfants du monde », œuvre pour la promotion de l’éducation dans le monde. Dirigée par Gonzalo, président Eléna Ferron Cosme, directrice de l’innovation pédagogique, «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» mène des actions dans tout le monde entier. La fondation vient de prendre l’engagement avec les Béninois vivant à Malaga en Espagne, notamment Salihou Aboudou, André Yèto et Djogbé Gbètoho Vinadel T, pour étendre ses actions au Bénin. C’est ainsi que dans les départements du Mono-Couffo, «COLEGIO PARA TODOS LOS NIÑOS DEL MUNDO» a entrepris la construction d’un module de classe à Dogba Plage dans le lac Ahémé. Outre les actions en faveur de l’éducation, les responsables de la fondation entendent intervenir aussi dans les domaines de la santé et le bien-être social par des actions concrètes.

Th.A

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Rapport 2016 sur le développement humain en Afrique : Le Bénin et le Pnud lancent le document

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La salle bleue du palais des Congrès (Cotonou) a abrité, jeudi 17 novembre 2016, le lancement du Rapport sur le développement humain en Afrique, édition 2016. Portant sur le thème «Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes en Afrique», ce rapport examine les efforts faits par les pays africains sur le sujet, et les défis majeurs qui restent à relever. Il a été conjointement lancé par le gouvernement béninois représenté par une forte délégation ministérielle, et le Pnud à travers son Représentant résident et coordonnateur résident du Système des Nations unies, Siaka Coulibaly.

“En posant cet acte ce jour, le Bénin s’inscrit dans la liste de la dizaine de pays africains ayant déjà procédé au lancement officiel du Rapport sur le développement humain en Afrique édition 2016, après le lancement effectué à l’échelle du continent par l’Administrateur du PNUD Mme Helen Clark le 28 Août 2016 à Nairobi au Kenya », a confié d’entrée le Représentant résident du Pnud, Siaka Coulibaly. Et sur le thème de cette 2ème édition du Rapport, cela se justifie, selon lui, par le fait qu’ « il s’agit là d’un problème majeur et d’un obstacle considérable à la transformation structurelle, économique et sociale, laquelle demeure l’objectif de tous les pays Africains ». En effet, à l’échelle régionale et nationale, un nombre croissant de personnes admettent que l’amélioration du bien-être économique et social des femmes africaines entraîne des conséquences positives dont bénéficie la société tout entière. Pourtant, malgré ce constat, les inégalités entre les genres restent considérables. Des écarts significatifs subsistent entre les opportunités offertes aux hommes et celles dont disposent les femmes. Le Rapport indique d’ailleurs que les disparités entre les genres sur le marché du travail ont coûté à elles seules, à l’Afrique subsaharienne, environ 105 milliards de dollars en 2014. A cette allure, « les aspirations de l’Afrique en matière de développement telles que formulées dans l’agenda 2063 et dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 seront impossibles à concrétiser si la moitié de l’humanité est laissée pour compte», fait observer Siaka Coulibaly. Et c’est fort de cela, que le Rapport sur le développement humain en Afrique 2016 apporte une contribution importante au débat sur le développement concernant l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes en Afrique. En effet, le document met en exergue cinq messages clefs sur lesquels a insisté le Représentant du Pnud au Bénin.

En venir à bout…

Premier message, « le développement humain durable ne peut être atteint du seul fait des progrès économiques et politiques, sans briser les barrières sociales». Deuxièmement, « le développement est menacé dans son existence propre lorsqu’il n’est pas fondé sur la dimension de genre » Troisième facteur sur lequel il va falloir agir  est qu’ « un trop grand nombre d’Africaines restent confinées à l’extrémité inférieure de l’éventail des opportunités économiques, perpétuant ainsi le faible statut socio-économique de leur famille ». En quatrième lieu, « le coût économique de l'inégalité entre les genres est considérable en Afrique est énorme, aussi bien sur le plan humain, social et économique ». Enfin, « la mise en œuvre de l’application de la législation en vigueur est d’une importance capitale » car,la persistance des comportements discriminatoires et des normes sociales qui banalisent, voire légitiment, la violence constitue un obstacle de taille à la suppression de la violence à l’égard des femmes. C’est une évidence qu’il y a encore du travail à faire. Et pour y parvenir, nul ne sera de trop. Pour M. Coulibaly « il est impératif de forger des alliances entre les couches de la société : (gouvernements, secteur privé, organisations de la société civile (Osc), et partenaires au développement), en vue d’œuvrer de concert pour mettre en place un programme d'action commun visant à accélérer l’égalité des  genres et l'autonomisation des femmes en Afrique ». Cela inclut, a-t-il ajouté, la création d’une Banque africaine d’investissement pour les femmes et l'ouverture de guichets d'investissement à l’usage des femmes dans les banques de développement nationales et régionales ; et l’engagement des institutions du secteur public et privé à mettre en œuvre un label de Certification Égalité des genres pour promouvoir les principes d’égalité des chances parmi les employés. Et le vœu du Représentant résident du Pnud est de voir le Bénin se hisser au rang des Nations qui auront accompli des progrès spectaculaires dans la réalisation de l’Objectif de Développent Durable (ODD) n° 5 qui vise notamment à « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » d’ici à 2030. Son souhait recevra un écho favorable de la part du gouvernement béninois dont la voix a été portée, pour la circonstance par, la ministre des Affaires sociales et sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur ; cette dernière, qui est intervenue en lieu et place du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Pour l’essentiel, on retient qu’au plan national, la question préoccupe, vu son importance pour le développement.  A cet effet,  des initiatives ont été prises et d’autres sont prévues dans le programme d’action 2016-2017 du gouvernement du président Patrice Talon, a fait savoir la ministre Adidjatou Mathys des Affaires sociales.

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Reckya Madougou dans un panel de haut niveau : « Un État qui ne prévoit pas des filets sociaux court à sa ruine »

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Mes réflexions

A l’occasion de la 11è conférence annuelle de l’ALDEPAC (Alliance des parlementaires libéraux et démocrates pour l'Europe, le Pacifique, l'Afrique et les Caraïbes), j’ai eu l’honneur de participer aux travaux d’un panel de haut niveau portant sur la construction d’une société libérale cohésive. Nos échanges ont notamment permis d’avancer sur l’élaboration de propositions concrètes dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Présidé par le Belge Louis Michel, Ministre d'Etat, ancien Commissaire de l'Union Européenne à la coopération internationale et à l'aide humanitaire et co-président de l'assemblée paritaire ACP-UE, cette session a offert de multiples possibilités d’approches entre les panélistes et une audience de personnalités du monde Libéral venue des 4 coins du monde. D'éminents panelistes tels que l'ancien Président de la Commission de l'UEMOA, le Malien Soumaïla Cissé, remarquable personnalité, le ministre d'Etat Ethyopienn Hon.Tesfaye Daba Wakjira et le Député Botswanais Hon.Odirile Mothale ont réhaussé la qualité des contributions.
 
1- Un monde miné par les inégalités et la pauvreté qui menacent la cohésion sociale

Les inégalités augmentent davantage et de façon accélérée dans un monde où les plus riches font usage de leurs privilèges pour façonner l’économie et creuser le fossé entre eux et le reste du monde. Aujourd’hui, les richesses du monde sont divisées en deux parties: près de la moitié est détenue par seulement 1%, à savoir les plus riches, tandis que 99% de la population se partagent l’autre moitié. Par ailleurs, 36% des populations des pays émergents et en développement vivent dans la pauvreté avec un revenu quotidien par personne inférieur à 3,10 dollars US à parité de pouvoir d’achat (PPP). Ce pourcentage monte à 47,2 % de la population dans les pays à faible revenu comme le nôtre. Des données qui menacent la cohésion sociale dans nos pays.

Pour réduire les inégalités et vaincre la pauvreté, il nous faut construire une société libérale cohésive. En effet, une société cohésive œuvre au bien-être de tous ses membres, en réduisant les disparités et en évitant la marginalisation. Elle se construit sur les valeurs partagées et un discours commun : la réduction des écarts de richesse et de revenu. C’est un défi majeur.
 
2- Les conditions nécessaires pour construire une société libérale cohésive

Les interventions des panélistes, la vision du président Louis Michel et les échanges avec l’audience ont permis de dégager les conditions nécessaires à la construction d’une société libérale cohésive. Il s’agit : de l’égalité des chances, de la justice sociale et des solutions basées sur l’économie solidaire que J'ai abondamment développées.

•    L’égalité des chances : elle est la première des conditions pour garantir une cohésion sociale. Les Etats doivent donner à chacun la chance d’accéder à n’importe quelle position sociale ou bien, et garantir à tous les mêmes chances d’accès au départ. Si un tel postulat, d'ailleurs prôné par les lois fondamentales des pays et traités internationaux, est promu dans la pratique, les « meilleurs » atteindront les meilleures places de la société. C’est le principe de la méritocratie.

•    La justice sociale : l’égalité des chances seule, ne peut garantir une cohésion sociale. En effet, l’accent mis sur l’égalité des chances et la méritocratie légitime certaines inégalités. Par exemple, la compétition scolaire profite aux enfants des familles les plus aisées dans nos pays. Il s’avère nécessaire de réduire les inégalités finales en leur faveur, au nom de la réduction des injustices sociales. Nos Etats doivent offrir des protections sociales, prévoir des filets sociaux contre les aléas de la vie et de l’économie. C’est une forme importante de "rattrapage" social qui s'impose à nos sociétés.

•    Des solutions basées sur l’économie sociale et solidaire : la croissance n’a pas été capable ni de réduire considérablement la pauvreté, ni de renforcer la cohésion sociale. Mieux elle peut être source d'instabilité et constituer une menace à la paix si elle n'est pas équitablement redistribuée. Certes, des millions d’individus sortent de la pauvreté, mais à un rythme trop lent. Par ailleurs, l’écart entre les riches et les pauvres s’est davantage creusé dans les pays et à l'échelle mondiale. Dans de nombreux pays par exemple, les riches sont de plus en plus riches pendant que les pauvres s'enfoncent dans le dénuement. Mon intime conviction confortée par mes expérimentations sur le terrain de la lutte contre la pauvreté demeure qu'il faut passer du modèle d’économie actuelle basé sur le "capitalisme sauvage" à une économie sociale et solidaire ou encore une économie sociale de marché, une sorte de 3ème voie. Une économie de marché à visage humain. Le modèle prôné par Mohammed Yunus, l'un des grands modélistes du financement du "Social Business", quoique discutable en certains aspects, reste une belle contribution à ce débat profond .

3- Synthèse des points clés de mes propositions

•    Rappelons que les inégalités constituent une sérieuse menace pour la paix et la cohésion sociale: les disparités de revenu sont au 2e rang des plus grands risques selon le forum économique mondial (2013).

•    Un système fiscal injuste et défaillant : une perte énorme pour nos Etats
 Chaque année, les pays en développement perdent 156 milliards d’euros en recettes fiscales du fait des paradis fiscaux. (Oxfam). Les richesses cachées des grandes fortunes africaines dans les paradis fiscaux représentent un manque à gagner de 14 milliards de dollars US pour les pays africains, de quoi sauver la vie de 4 millions d’enfants par les soins de santé. (Oxfam)

Pour construire une société libérale cohésive, il faut donc d’abord miser sur les politiques publiques, puis concevoir une politique libérale cohésive.

3.1 Miser sur les politiques publiques

•    D’abord la loi de finance : elle a un rôle essentiel en matière d’inégalité. C’est elle qui détermine l’affectation des dépenses et fixe le niveau des recettes de l’Etat pour l’année suivante. Elle doit ouvrir une fenêtre d’opportunités dans l’édification d’une société libérale cohésive. Il s’agit de prévoir des prestations sociales afin de réduire la charge financière que représente la protection contre divers risques. Un accès universel est bel et bien possible : les transferts ciblés utilisés au Brésil, en Indonésie et au Mexique ont permis de couvrir le tiers de la population et n’absorbent que 1% du PIB. Un exemple à suivre. Un État qui ne prévoit pas des filets sociaux court à sa ruine.

•    Financer la lutte contre la malnutrition infantile : investir dans la malnutrition infantile permettra de réduire les inégalités et la pauvreté. Aujourd’hui, nous savons d’ailleurs que la prévention de la malnutrition engendre 16 dollars de retour sur investissement pour chaque dollar dépensé.

•    Les autres mesures essentielles de politique publique : agir sur l'employabilité des jeunes et assurer un emploi décent et durable, éducation pour tous, égalité genre.

3.2 Concevoir une politique libérale cohésive : les pistes d’action

•    Une initiative régionale d’éradication de la pauvreté : les stratégies passées n’ont pas donné les résultats espérés, en particulier en Afrique et dans une partie de l’Asie. Tout en espérant que l’objectif des ODD d’éradiquer la pauvreté d’ici 2030 soit atteint, Il nous faut aussi une initiative régionale. Nos pays doivent se charger eux-mêmes de fixer leurs priorités et de définir eux-mêmes leurs programmes par le biais de processus participatifs inclusifs.

•    Inclusion financière : la réduction de la pauvreté passera par l’inclusion financière des femmes, des jeunes et des pauvres en général. En effet, dans nos zones rurales, la pauvreté, surtout monétaire est due notamment à l’exclusion financière. Encore aujourd’hui, on estime à 2 milliards le nombre d’adultes dans le monde qui ne sont pas bancarisés. Il faut alors prendre plus de mesures pour faciliter l’accès à des produits et services financiers pour les ménages à faible revenu et les petites et très petites entreprises (TPE). La technologie aujourd'hui peut y jouer un rôle de proue. Mais encore faudrait-il que nos lois et règlements suivent et encadrent les innovations.

•    Economie sociale et solidaire : l’économie sociale est l'un des meilleurs moyens pour autonomiser des personnes socialement exclues et marginalisées. Non seulement, elle permet de créer des emplois, mais elle est aussi un moyen de promouvoir la solidarité sociale, la démocratie, le civisme et la citoyenneté. Il faut donc faire de l’économie sociale la pierre angulaire d’un projet social futur.

•    Les autres pistes d’action : participation sociale active, inclusion sociale et politique, autonomisation des jeunes et des femmes… etc.

J’ai mis un terme à mon intervention en adressant  « un appel » aux parlementaires libéraux et démocrates des ACP-UE: c'est à nous femmes et hommes politiques que revient le devoir d'exiger ou d'initier une nouvelle orientation de la politique économique et sociale de nos pays.
 
4- Hommages au Président Louis Michel

Je voudrais rendre un hommage mérité au Président Louis Michel, une personnalité aux idéaux responsables. Son brillant parcours n'est que le fruit de sa densité intellectuelle à l'œuvre de ses convictions humanistes inébranlables. Nous partageons ensemble de nombreuses idées au service d'une Afrique renaissante et d'un monde meilleur. J’étais particulièrement honorée et émue par ses propos si élogieux à l'endroit de ma modeste personne, lorsqu'il indiquait à l'assistance notre communauté de vision. Par ce canal je lui exprime ma profonde gratitude et mon admiration pour son combat si noble dans un monde où l'égoïsme prend le dessus jusqu'au sommet de certains de nos États.

Reckya Madougou

Expert International en Finance Inclusive
et Développement
Ambassadeur Afrique Unitlife / ONU

Ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,
de la Législation et des Droits de l'Homme /
Porte Parole du Gouvernement
Ancien Ministre de la Microfinance et de
l'Emploi des Jeunes et des Femmes
Bénin

 

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Célestin Pouya, Chef du département Plaidoyer et campagne à Wateraid Burkina-Faso : «...Une bonne compréhension de votre plaidoyer, et vous avez toutes les chances...»

Celestin-Pouya

La constitutionnalisation des Droits à l’eau et a l’assainissement constitue le cheval de bataille de la société civile béninoise active dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Mais, avant elle sa sœur voisine du Burkina-Faso a réussi le pari. Dans cet entretien, le Chef du département Plaidoyer et campagne à Wateraid Burkina-Faso, Célestin Pouya nous confie les secrets de la réussite de ce combat mené pour la reconnaissance des Droits à l’Eau et à l’Assainissement comme droits fondamentaux.

Quels ont été les temps forts du plaidoyer réussi que vous avez mené pour la prise en compte des droits à l’eau et à l’assainissement dans la constitution du Burkina-Faso en 2015?

C’est effectif. Nous avons réussi à faire inscrire les Droits à l’eau et à l’assainissement dans la constitution du Burkina-Faso exactement le 5 novembre 2015. C’est un processus de longue haleine. Il y a eu dans un premier temps une mobilisation générale de toute la société civile à travers le secrétariat permanent des ONG et associations du Burkina-Faso. Toutes les ONG individuellement faisait le plaidoyer chacun à son niveau. Et après, on s’est retrouvé au sein du SPONG, l’association faîtière pour analyser les engagements et voir comment on peut faire un exercice d’analyse des engagements au niveau national et international. Et, on s’est rendu compte que depuis 2010, le Burkina-Faso avait signé et ratifié la reconnaissance des Droits à l’Eau et à l’Assainissement. Au niveau national, l’Etat s’est engagé au cours du forum national sur le secteur eau et assainissement pour l’approche basée sur les droits. C’est l’ensemble de ces points que nous avons retenu pour bâtir notre argumentaire pour aller faire le plaidoyer. La première étape a été de d’organiser une rencontre d’interpellation avec les ministres de l’eau, celui des affaires sociales, des finances, celui des femmes et du genre, et celui de l’éducation qui ont accepté de nous rencontrer au siège de SPONG. Ensuite, nous avons été à l’Assemblée nationale pour solliciter l’engagement du président de l’Assemblée nationale. Au cours de la 2e phase, nous avons organisé un lobbying et une séance de renforcement des capacités des acteurs ministériels. Parce que, nous nous sommes rendu compte que les gens ne font pas exprès. Ils ne savent pas ce qu’on gagne en constitutionnalisant les Droits à l’Eau et à l’Assainissement.

Selon vous, le secret de la réussite c’est de pouvoir convaincre les autorités politiques de la pertinence de cette constitutionnalisation ?

Oui. Car, parfois au niveau de a société civile, nous préjugeons que les acteurs politiques comprennent les choses comme nous. Ce n’est pas évident. C’est pourquoi nous sommes passé d’un plaidoyer « contre » et agressif à un plaidoyer « avec » qui passe par un renforcement de capacités. Ce travail a permis de sortir les évidences et d’élaborer un argumentaire que nous avons adressé aux autorités et institutions concernées notamment l’Assemblée nationale, le ministère de la justice avec qui nous étions en partenariat, les ministères sectoriels, la présidence et tous les partis politiques qui étaient engagés dans les élections présidentielles. Quand les gens ont une bonne compréhension de votre plaidoyer et que leurs capacités sont renforcées, vous avez la chance de réussir. La preuve est que le parlement nous a demandé si nous pouvons faire une proposition d’article. Et en définitive, c’est notre proposition qui est aujourd’hui retenue dans la constitution.

Le président Kaboré a été favorable à votre plaidoyer et a promis de faire de l’eau et de l’assainissement, une priorité dans son programme de gouvernement. Comment faites-vous le suivi ?

Pour un meilleur suivi, il faut avant tout s’assurer que les engagements pris correspondent aux besoins réels des populations. Si le président prend des engagements qui ne sont pas les préoccupations des populations, vous passez à côté de votre combat,. C’est pourquoi, nous avons assisté les politiques à élaborer des documents de programme en phase avec les attentes des populations. Après l’installation du président Kaboré, dès le 3e mois nous avons mis en place un outil qu’on appelle le « présimètre » avec l’ensemble des OSC chargées du suivi des politiques. Ensemble, nous avons pris les engagements de la campagne électorale, et nous les avons traduits en objectifs et actions à mettre en œuvre. Ensuite, nous sommes allés interroger les citoyens pour demander qu’après 3 mois de gestion du nouveau pouvoir, quel est leur niveau de confiance. Nous étions conscients que seulement trois mois après l’installation, il n’y avait pas d’actions concrètes mais on pouvait mesurer le niveau de confiance. Ce que nous avons fait. Enfin, Il y a eu un débat télévisé ou nous avons invité le président de la République qui était face aux citoyens. Le président n’était pas tout à fait d’accord avec nous parce qu’il n’avait pas encore des résultats a montré mais, l’exercice a permis de mesurer la confiance des citoyens. Il a compris à la fin que c’était un moyen pour lui, de mobiliser les citoyens à le soutenir pour la mise en œuvre des projets et programmes. C’est ce que nous avons appelé le « Rockomètre » à l’instar du Buharimètre au Nigéria ou le Mackymètre au Sénégal. Maintenant, nous attendons la mise en œuvre du programme d’actions du gouvernement pour apprécier. Nous referons le même exercice pour amener le président à venir rendre compte.

Avec tout ce travail et le dispositif et outils mis en place, est-ce que vous avez l’assurance que la situation va changer ?

Nous n’avons pas de garantie mais il y a des évidences. Il a promis de faire de l’eau et de l’assainissement, des priorités dans ses actions et il y a des résultats. Déjà, il y a la création d’un ministère exclusivement dédié à l’eau et à l’assanissement. Egalement, le secteur de l’eau et de l’assainissement figure bel et bien parmi l’agenda de développement du Burkina-Faso pour la période post-2015. On vient aussi de valider le document de politique nationale pour le développement économique et social dans lequel, il est clairement inscrit que l’eau et l’assainissement constitue un secteur prioritaire au Burkina-Faso. Après trois mois de gestion, le président a aussi lancé, un programme d’urgence en matière d’eau et d’assainissement pour améliorer la situation des populations. Il nous reste à continuer le suivi avec le parlement pour que les objectifs soient atteints. Il n’y a pas de garantie mais il y a des évidences qui montrent que nous sommes sur la bonne voie.

Propos recueillis par Alain TOSSOUNON

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2ème assise de la Coopération décentralisée franco-béninoise : Défis et enjeux au cœur des travaux

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Les assises de la coopération décentralisée entre la France et le Bénin se sont déroulées du vendredi 04 au samedi O5 novembre 2016 au Palais des Congrès de Cotonou. Placée sous le haut parrainage du gouvernement béninois à travers le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Barnabé Dassigli, ces deuxièmes assises étaient l’occasion pour les différents acteurs du monde de la décentralisation ainsi que les partenaires techniques et financiers de faire le bilan et de jeter les bases perspectives. Les cadres du ministère de la décentralisation, les maires des 77 communes du Bénin ou leurs représentants ainsi que leurs homologues ont pris part activement à ces travaux qui ont duré deux jours. Quatre différents thèmes ont été débattus lors de ces assises. Il s’agit essentiellement de : « Défis et enjeux de la coopération décentralisées. Bilan, succès, préoccupations, avenir » ; « Travailler ensemble pour des services de proximité plus efficaces » ; « Coopérer afin de mieux gérer les ressources » ; « Impliquer les acteurs économiques et les populations dans le développement territorial ».

A.B

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Elaboration du Schéma de développement de l’espace régional (Sder) : Les acteurs impliqués harmonisent leurs expériences à Cotonou

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Les acteurs du développement spatial de la sous-région Ouest-africaine sont en conclave à Bénin Royal hôtel de Cotonou depuis hier, lundi, 07 novembre 2016 pour poursuivre les réflexions sur l’élaboration du Schéma de développement de l’espace régional (Sder) de l’Uemoa. Cette assise prévue pour se tenir du 07 au 09 novembre 2016 permettra aux participants de faire le bilan diagnostic et de propositions d’orientations stratégiques du Sder. Les travaux du présent atelier ont été officiellement lancés par le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané.

Trois jours durant, les points focaux de l’Uemoa au sein des ministères en charge de l’Aménagement du territoire, les membres du comité scientifique du Sder, du Conseil des Collectivités territoriales de l’Uemoa et des associations des sociétés civiles harmoniseront leurs expériences et connaissances dans l’optique de la réalisation de la Phase 2 du processus d’élaboration du Sder. Il sera donc question d’échanger sur les esquisses du bilan diagnostic provisoire et de susciter les réflexions sur le futur de l’espace Uemoa à l’horizon 2040. Ceci, à travers une analyse stratégique basée sur cinq différents pôles tels que les changements climatiques et environnement ; les dynamiques démographiques et urbaines ; les infrastructures de développement ; les espaces et services productifs ; les espaces, ressources naturelles et cadre institutionnel. Ainsi, quatre ateliers participatifs seront organisés au cours de cette rencontre de Cotonou. Dans son mot introductif, le représentant du Président de la Commission de l’Uemoa, YaoviKouhoude s’est réjoui des efforts consentis en faveur d’une perspective régionale et continentale basée sur une cohésion économique et sociale, une compétitivité plus grande et plus équilibrée des territoires. A l’en croire, le document devra servir de référence aux politiques nationales pour la mise en valeur des potentialités économiques locales et l’amélioration du cadre de vie des populations. Après avoir évoqué quelques progrès réalisés par le Bénin en matière d’aménagement territorial notamment la mise en œuvre de l’Agenda spatial, il a invité les participants à cerner les potentiels les tendances lourdes et inerties dans la sous-région. Quant au ministre du cadre de vie, José Didier Tonato, il a fait savoir la nécessité d’une vision pour un véritablement aménagement du territoire communautaire. L’autorité ministérielle a, pour finir, souhaité qu’à l’issue des échanges, le Sder sera enfin une réalité au service du développement spatial. Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a confié que l’Aménagement du territoire communautaire est susceptible de conforter la cohérence de territoires et des sociétés, d’atténuer les disparités les plus criantes et de promouvoir les axes et pôles de développement. Il a, par ailleurs, rassuré du soutien du gouvernement béninois dans l’aboutissement du processus d’élaboration et de la mise en œuvre du Sder.

Aziz BADAROU

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Prix Jeunesse Francophonie : Tiburce Chaffa sacré 2ème, catégorie ‘‘Appui à l’entreprenariat’’

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Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35, premiers Prix Jeunesse de l’espace francophone récompensant des personnalités-jeunes francophones en dessous de 35 ans qui ont fait des réalisations exceptionnelles au cours de l’année, ont connu leur apothéose,  samedi 29 octobre 2016, à la somptueuse salle du Palais des Congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

Sélectionnés parmi plus de 200 candidatures en provenance de vingt-six pays, ces 35 jeunes finalistes font partie de ceux dont les réalisations ont été les plus marquantes et qui devraient bénéficier de visibilité tant dans l’espace francophone que partout ailleurs dans le monde. Le Benin était représenté par quatre candidats, dont Tiburce Chaffa qui a décroché le deuxième prix dans la catégorie “Appui à l’entreprenariat”. Dans une interview, le récipiendaire livre ses impressions.

M. Tiburce Chaffa, deuxième prix dans la catégorie “Appui à l’entreprenariat”. Quels sentiments vous animent?

Pour être honnête, je n’ai pas dormi toute la nuit après la cérémonie. J’étais convaincu que je méritais la premiere place mais je me souviens très bien que mon interview ne s’était pas trop bien passé. J’avais fait un total break down et donc je m’étais préparé à ce que cela affecte les résultats; donc je comprends, j’assume. Un ancien professeur à moi, aujourd'hui à la Banque Mondiale, m’a écrit sur Facebook :” Tiburce, c'est louable de viser le sommet, mais cela ne l'est pas moins de savourer les victoires du moment.” C’est la formule que j’ai décidé d’adopter.

Vous aviez annoncé votre arrivée à Abidjan sur vos profils Facebook et Twitter. Comment Abidjan vous a -t-elle accueilli et traité?

Mon partenaire principal Gorou Adama, un coach Corporate de renom, avait deja établi un calendrier chargé et nous en étions tous enthousiastes mais malheureusement nous n’avons pas pu organiser nos différentes activités avec la Chambre de Commerce de la Cote d’Ivoire et CoLab mais ce n’est que partie remise. Nous avons tout de même eu le temps de discuter de nos ambitions communes pour les entrepreneurs ivoiriens, mais surtout africains de l’UEMOA. Nous prévoyons des activités très bientôt.  

Ensuite, nous avons pu participer au TedX Abidjan qui avait aligné de remarquables speakers  venus de partout dans le monde. La ville est très belle, et est entrain un peu trop de s’occidentaliser comme Johannesburg. Ca me fait réfléchir.

Vous êtes désormais une personnalité-jeune dans la catégorie Appui à l’entreprenariat. Vous pensez que les entrepreneurs vont changer l’Afrique ou le Benin ?

Oui, l’entrepreneur peut changer le Bénin. Un jeune qui sort d’université, crée une entreprise et qui emploie 5 personnes de façon décente et durable, aide plus l’Afrique qu’un intellectuel sorti de la Sorbonne et qui a pillé en toute impunité depuis les indépendances les finances publiques, prenant en otage l’avenir de millions de jeunes et de femmes. La situation économique de nos pays est le résultat des decisions politiques que nos dirigeants ont pris ou ont manqué de prendre. Nous avons une élite qui est constamment au service de ses propres intérêts et incapable de résoudre des problèmes de base comme servir de l’eau potable aux populations. Nous avons  besoin de personnes qui résolvent nos problèmes. Entre un politicien et un entrepreneur, aujourd’hui, je dirais que l’entrepreneur a plus de chance de faire bouger les choses. L’approche est différente, le besoin de résultats est plus brûlant d’un côté que de l’autre. En même temps, je ne fais pas d’opposition entre l’intellectuel et l’entrepreneur. Je pense que les deux se complètent. et la beauté de cette generation, c’est que vous pouvez avoir les deux profils en un. Il existe beaucoup d’exemples qui ont d’ailleurs réussi en Afrique.

Mais il faut des conditions préalables bien remplies pour que l’entrepreneur réussisse

Beaucoup de gens pointent du doigt souvent le manque de soutien de nos gouvernements pour expliquer l’échec de nos entrepreneurs. La réalité, c’est que la réussite d’un entrepreneur commence et termine par lui même. Le manque d’education entrepreneuriale, les mauvaises pratiques de gestion, et les aptitudes de l’entrepreneur représentent 70% des causes d’échecs. L’ accès au financement est une cause externe et minime.

Cependant, nos gouvernants ne jouent pas très bien leur rôle. Demander aux jeunes d’entreprendre sans créer les conditions favorables pour la création et la croissance des entreprises, c’est plus qu’hypocrite. C’est complètement irresponsable.

Dans notre pays, il existe quand même des d’accompagnements à l’entrepreneuriat. L’état joue son rôle. Peut-Être que le problème se trouve au niveau des jeunes ?

Il y a définitivement un problème quelque part, mais vous allez un peu trop vite en besogne en estimant qu’il se trouve du coté des jeunes. Lorsque vous mettez à la tête d’une structure qui veut accompagner les jeunes et mieux des entrepreneurs, quelqu’un qui ne partage pas leurs réalités, ne connait pas leurs difficultés, je me demande sur quoi voulez vous qu’il se base pour proposer des actions pertinentes. Vous ne pouvez pas choisir cet individu juste parce qu’il est jeune. Il doit être lui-même compétent en la matière . Nous avons un réel problème de vision et de gouvernance. Ceux qui nous dirigent en général n’ont pas la solution ou décident de faire ce qui remplit leurs poches au lieu de sauver la jeunesse de la précarité.

Vous pensez que le nouveau gouvernement peut mieux faire?

S’il s’entoure des cadres par affinité personnelle et politique au lieu de miser sur les compétences, nous aurons la même galère. C’est pour cela que le limogeage de l’ancien conseilleur du Ministre Bio-Tchané me peine profondément. Nous avions de belles perspectives sur comment faire décoller les PTE/PME. Au moins, ce jeune est credible et compétent. Il était le gage pour nous, que de choses sérieuses allaient se faire. Hélas!


Radio Waka Waka dans un récent article, pronostique sur votre avenir avec soit une percée entrepreneuriale dans la sous-region ou une montée politique. Dites nous ce que vous mijotez, M Chaffa?

Je ne peux pas parler de l’avenir, je ne suis pas Dieu. Ce que je sais, c’est que l’Afrique a besoin de nous tous. Si le destin m’appelle, je répondrai.

Vous avez un mot de fin pour les jeunes?

Le pouvoir est dans vos mains. Utilisez le pour changer vos vies et notre pays. Prenez votre vie en main.

Merci

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Conseil d’Administration de l’Unesco : Boni Yayi désormais membre titulaire

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Le Bénin vient d’être à nouveau honoré sur le plan mondial. En effet, l’ancien Chef d’Etat béninois Thomas Boni Yayi a été invité à siéger désormais au Conseil d’Administration de l’Institut de l’Unesco pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL), à Hambourg, en Allemagne, en qualité de membre titulaire. L’annonce a été faite le 07 octobre 2016, par la Directrice Générale de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la Culture (UNESCO), Irina Bokova. Boni Yayi qui a marqué son accord va occuper ce poste jusqu’au 31 décembre 2019.

Dans ses nouvelles fonctions, l’ancien Chef d’Etat béninois aura, entre autres choses, à déterminer et approuver la politique générale de l’Institut ainsi que la nature de ses activités sur une période de deux ans établie dans le cadre de la Conférence générale, examiner le programme de l’UIL en vue de prendre les mesures appropriées pour les futurs développements souhaités, etc. Le bilan de Boni Yayi dans le secteur de l’éducation et les qualités de leadership de même que son engagement pour la paix sur le continent africain en 10 ans de gestion du pouvoir d’Etat ont milité en sa faveur. « Qui ouvre une école ferme une prison ». Pendant 10 ans, Boni Yayi a traduit cette pensée de Victor Hugo dans les faits par ses efforts pour rendre les écoles accessibles et gratuites à tous les enfants et ainsi leur permettre d’apprendre à lire et à écrire. Constructions d’infrastructures scolaires, recrutement et formation des enseignants, amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, les résultats des actions de l’ancien président sont éloquents et parlent d’elles-mêmes. L’éducation était au cœur de l’action publique de l’ancien Président de la République. Pour lui, «les enfants doivent aller à l’école, y rester et y apprendre». Depuis 1960, c’est la première fois qu’un Chef d’Etat a réussi à complètement changer le visage de l’éducation au Bénin. Quoi de plus normal qu’aujourd’hui, l’Unesco s’en souvienne.C’est alors l’occasion e revenir sur ce qui a été fait et pour lesquels Boni Yayi a l’estime de l’Unesco.

Education pour tous

L’éducation doit être accessible à tous les enfants. Du fait de la gratuité de l’enseignement décrétée par le Président de la République sortant, plus d’un million d’enfants ont eu la chance d’être scolarisés, sur l’ensemble du territoire national. Cesenfants, frappés d’analphabétisme, ont été sauvés.

Le système éducatif représentait 30 % du budget national. La gratuité des enseignements maternel et primaire (filles comme garçons) et la gratuité de l’enseignement secondaire pour les filles uniquement (de 6ème jusqu’en 3ème avec la volonté d’étendre la mesure jusqu’en terminale) étaient une réalité. Sans oublier la gratuité de l’enseignement supérieur pour la première inscription à l’université alors que les étudiants payaient 15.000 F CFA avant cette mesure. Le Bénin était le seul pays du continent à prendre une telle mesure.

L’autre disposition saluée par la communauté internationale dans la gouvernance de l’ancien Chef de l’Etat est le recrutement de 10.000 enseignants  pour réduire le déficit d’enseignants dans nos écoles. Dans le même temps, l’urgence consistait à former ces enseignants recrutés. C’est ainsi que l’ancien régime avait initié la formation continue (20.000 enseignants formés par an) et la formation initiale (1.200 enseignants formés par an). Le contenu pédagogique faisait l’objet de débat au niveau du conseil national de l’éducation.
Dans le cadre des cantines scolaires, 500.000 élèves sont nourris : 2350 cantines scolaires ont été créées entre 2006 et 2015 contre 813 en 2006.

Le Projet «Ecole pour tous» pour 45 milliards de F Cfa supervisé par la Banque Mondiale, l’Unicef et d’autres bailleurs de fonds a été mis en œuvre. Sans oublier le Programme «Un élève, un toit, une classe, une cantine et un maître» pour le compte de l’enseignement primaire, un projet de développement de l’éducation à la base soutenu par la BID.

Infrastructures et personnel

Dans l’enseignement maternel et primaire, les réalisations portent, entre autres, sur la construction et l’équipement de salles de classe. 12.978 salles de classe construites et équipées entre 2006 et 2015 (En 2006, le Bénin comptait 6752 écoles primaires publiques). Le Gouvernement du Président Boni YAYI a doublé le nombre d’écoles construites, un record, depuis l’indépendance, soit un taux d’accroissement de près de 92%.

Toujours en 2006, le Bénin disposait de 15.324 salles de classe en bon état. En 2015, il comptait 28.054 salles de classe en bon état, soit un taux de progression de 83%.

Au titre de l’amélioration des conditions de travail des enseignants, 21 logements leur ont été construits entre 2006 et 2015 à Ifangni, Ouèssè, Ouaké, Malanville, Nikki, Boukoumbé, Tchaourou…

Soixante dix huit (78) bureaux de circonscription scolaire ont été construits sur les 85 existants dans plusieurs communes du Bénin.

Six (06) Ecoles Normales d’Instituteurs (ENI) ont été construites et équipées avec des salles de cours, cantines, dortoirs et résidences pour les membres de l’administration à Porto-Novo, Allada, Dogbo, Abomey, Djougou et Kandi. Avant son départ, le gouvernement sortant avait recruté, de manière transparente, 12.500 enseignants pour combler le gap d’enseignants. Les résultats ont été proclamés par le Conseil National de l’Education (CNE).

Autres mesures exceptionnelles

D’autres efforts ont été consentis par le Gouvernement sortant au profit de l’école béninoise. Transferts des ressources aux communes, prise en charge des droits d’écolage suite à la gratuité, introduction des langues nationales dans le système éducatif formel, formation initiale des enseignants, formation continue des enseignants, distribution des kits scolaires aux élèves des zones défavorisées, mise en place des intrants pédagogiques au profit des élèves (depuis 2006, les élèves des écoles maternelles et primaires publiques et privées reçoivent gratuitement des manuels de français et de mathématiquement, chaque année dans toutes les communes), amélioration des conditions de vie des enseignants de la maternelle et du primaire (différents avantages ont été accordés aux enseignants de la maternelle et du primaire depuis 2006 (primes, indemnités, visite médicale gratuite dans toutes les communes : cette action ne prend pas en compte les salaires et accessoires accordées aux enseignants).

Tous ces efforts déployés au profit de l’enseignement maternel et primaire, avec le renforcement du personnel enseignant, a triplé la masse salariale, ces 10 dernières années, passant de 135 milliards de F Cfa en 2006 à 343,0 milliards de F Cfa en 2015.

En réalité, l’ancien régime à travailler dans une dynamique nouvelle pourpromouvoir l’équité et l’égalité des chances à tous les enfants béninois. Cette initiative a permis non seulement l’accélération des progrès vers l’atteinte de l’OMD N°2 qui est d’assurer une éducation primaire pour tous mais aussi de promouvoir le droit à l’éducation pour tous les enfants.

Au Bénin, en 2012, selon l’Unicef, grâce aux actions du Gouvernement, 9 garçons sur 10 et 8 filles sur 10 scolarisables vont à l’école. De même, 7 garçons sur 10 et 6 filles sur 10 achèvent le cycle primaire. Certes des progrès restent encore à faire pour relever le niveau du système éducatif béninois. Mais l’ancien Gouvernement peut être fier du devoir accompli. Car, les progrès accomplis ces dernières années par notre pays dans le secteur de l’éducation sont positifs et ont permis d’accroître considérablement le nombre d’enfants, de jeunes et d’adultes bénéficiant de leur droit à l’éducation.
Ce sont donc tous ces efforts patents qui ont motivé la décision de l’UNESCO.

Communiqué de Presse

Par lettre référencée DG/1/16/7253 en date du 07 Octobre 2016, Madame Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO, a invité Monsieur Boni Yayi, ancien Président de la République du Bénin, à siéger au Conseil d’Administration de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie à Hambourg en Allemagne en qualité de membre titulaire.

L’ancien Président Boni Yayi a marqué son accord et a remercié Madame la Directrice Générale d’avoir honoré à travers sa personne, son pays le Bénin et l’Afrique.

Fait à Cotonou, le 23 Octobre 2016
Le Secrétariat de Monsieur Boni Yayi, Ancien Président du Bénin

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11ème Forum national des associations et fondations de France : Le monde associatif en conclave à Paris ce jour

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La 11è édition du Forum national des associations et fondations de France est prévue pour se tenir ce jour, mercredi, 19 octobre 2016 au Palais des Congrès de Paris. Conçu comme un lieu de réflexion, le Forum National des Associations et Fondations permet aux acteurs du secteur associatif d’échanger, de s’informer et de se former aussi bien sur des problématiques de financement, de gestion, de développement, de communication que de transition digitale. Au cours de ce rendez-vous annuel des dirigeants et responsables du secteur associatif, le Président de l’Ong Social Pact, Kiki Hountin Delano (photo) exposera devant plus de soixante (60) partenaires et exposants, deux-cent (200) experts du secteur et près de 5000 visiteurs, les prouesses réalisées avec le Programme d’assistance et de suivi des filles vierges dénommé ‘’Trophées Vierges’’ ou Royaume international des vierges. Un programme initié, selon le promoteur, pour de féliciter, encourager et accompagner les filles qui optent pour la virginité jusqu’au mariage. L’Objectif principal étant donc d’impacter le monde à travers les valeurs et amener les populations des nations  en l’occurrence africaines, à comprendre qu’il n’y pas de paix ni de développement sans la culture des valeurs. « Et depuis 2007, date à laquelle s’est déroulée la première édition, nous sommes passés de 08 Filles à près de 1700 filles décorées et membres du Royaume International des Vierges » fit savoir Kiki Delano. Pour lui, avec ce concept, le Benin pouvait sauver ses filles de la débauche, des grossesses non désirées et se distinguer dans le monde comme une nation exemplaire. Ce rendez-vous annuel de formation, d'information et d'échanges sera marqué de plusieurs conférences, communications et ateliers pratiques sur plusieurs thématiques : Comment faire d’une menace une opportunité dans le secteur associatif, solidarité et numérique, la cybercriminalité en milieu associatif, la gestion d’actifs face aux taux négatifs etc…

Aziz BADAROU

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