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Société

Conférence publique/Cours régional Afrique Francophone : Les effets des pesticides sur les écosystèmes au menu des échanges

agriculture

Dans le cadre de la 2ème édition du Cours régional Afrique francophone sur “l’agro-écologie face aux systèmes de productions agricoles dans le monde et en Afrique“, le réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin (Jinukun) a organisé hier, jeudi 29 mars 2018 à l’Infosec, une Conférence publique sur les effets des pesticides et des fertilisants chimiques de synthèse sur les écosystèmes terrestres et aquatiques. Une conférence publique qui a connu la présence des acteurs du monde universitaire, des chercheurs, etc…

Dans sa communication introductive, Dr Yves Agnoun a évoqué la menace que constituent les pesticides pour la santé humaine, l’environnement et la terre. « Les pesticides chimiques de synthèse : manifestations, impacts sanitaires et environnementaux », tel est le thème de ladite communication qui a d’ailleurs retenu particulièrement l’attention des participants. A l’en croire, les pesticides sont de vrais perturbateurs du système hormonal et sont à l’origine de plusieurs fausses couches ainsi que des ennuis sanitaires. Plusieurs produits phytosanitaires sont déclarés dangereux pour la santé et l’environnement par l’Organisation mondiale de la santé et l’usage intensif des insecticides, des herbicides et des fongicides dans les cultures en Afrique devient inquiétant. Pour le communicateur, les utilisateurs des pesticides sont conscients du danger qu’ils représentent et ceci se justifie par le fait qu’ils se protègent pour en faire usage. Au Bénin, près de 90% des intrants ou pesticides sont destinés à la production cotonnière. Et si l’on se vante des statistiques de la campagne cotonnière, les risques d’intoxications alimentaires ne sont plus à négliger. Selon Dr Yves Agnoun, plusieurs décès ont été déjà enregistrés suite aux intoxications et des survivants en portent toujours les séquelles. Outre les variations climatiques et dégâts environnementaux, le communicateur a également démontré que les pesticides menacent la faune aquatique et plus de 40 espèces de poissons d’eau douce et saumâtre ont disparu des eaux béninoises, d’après une étude réalisée en 1997. De même, plus de 30 variétés d’adventices résistent aux pesticides. Ce qui est davantage inquiétant est que les produits maraichers découlant du maraichage conventionnel sont perçus comme des poisons lents étant donné les risques d’intoxication sanitaire et écologique y afférents. Comme conséquences des pesticides évoquées, la baisse de la fertilité masculine, des malformations génitales, des fausses couches, le développement de tumeur au niveau de la prostate, des problèmes respiratoires. « Les pesticides, c’est un génocide silencieux », conclut-il. Dans sa communication, Jairo Restrepo a également abordé d’importants risques liés à l’usage des pesticides. Pour lui, les pesticides sont conçus pour les guerres et non pour les cultures en raison de son caractère nocif. Il a, par ailleurs, accusé plusieurs organismes internationaux de complicité car ne voulant pas tenter de faire l’essentiel pour contrer la menace. Les échanges qui ont suivi se sont articulés autour des deux communications. Rappelons que la 2ème édition du Cours régional Afrique francophone prendra fin le 06 avril prochain.


Aziz BADAROU

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Promotion des énergies renouvelables : ARESS révèle le Benin en France

ARESS

Conformément à la volonté du Président Français, Emmanuel Macron de faire de la lutte contre les changements climatiques un défi du temps présent, mais aussi une opportunité économique pour les entreprises innovantes, un appel à projets a été lancé par l’Ademe  pour promouvoir 9 projets innovants à cofinancer. Parmi les deux projets béninois retenus, celui d’ARESS a particulièrement retenu l’attention du jury, méritant ainsi le prix décerné à cet effet. La remise du prix au représentant d’ARESS par le Ministre français Nicolas Hulot a eu lieu à Paris.

L’initiative vise à atteindre plusieurs Objectifs du développement durable (Odd) que sont la réduction de la pauvreté à travers les inégalités de base, la promotion de l’accès pour tous à l’énergie et la promotion du genre féminin. L’ensemble des thématiques appuyées tournent autour de la ville durable, de l’eau, de l’énergie et de l’assainissement. Ainsi, parmi plus d’une cinquantaine de projets soumis, seulement 9 seront retenus dont 2 pour le Bénin. Celui d’ARESS, a particulièrement séduit tant par les nombreux challenges qu’il relevait que par l’importance de l’approche genre. C’est Miriame Romao, Chargée des opérations, qui est allée réceptionner le prix des mains du Ministre français Nicolas Hulot. En remettant le prix, Nicolas Hulot a reconnu à leurs justes valeurs, les nombreux sacrifices consentis par ARESS dans un la sauvegarde de l’écosystème,  et a, par la même occasion, salué la passion qui guide ses animateurs.  

Plus que  Jamais, ces initiatives privées viennent accompagner la vision du Gouvernement à travers le Pag, et son adhésion à l’Alliance solaire internationale qui vise à réduire le déficit énergétique du pays et à faire de l’énergie un bien de première nécessité.

Lionnel Wilfried AISSI (Coll.)

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Attentat de l’Aude : Pas de casse-tête judiciaire devant l’Etat

Attentat-de-laude

L’attentat terroriste   de l’Aude  relance la question du traitement qu’il convient aux  gens fichés « S » en France et  qui sont de plus en plus la proie consentante de la barbarie. Si la France se définit comme le pays des droits de l’Homme, elle a cependant l’impérieux devoir d’assurer la tranquillité en mettant hors d’état de détruire ces individus que la délinquance primaire a forgé pour être des fusils humains. Il s’agit d’un faux casse-tête judiciaire. Un serpent est un serpent. Le proverbe peulh nous aurait avertis : « C’est le serpent que tu as élevé qui te mordra un jour ». Il y a comme une nécessité de trouver une solution au casse-tête judicaire (I)  du fichier intitulé "S"pour assurer la sécurité collective en France (II)

I.    Vaincre la fatalité du fichier "S"

Le terrorisme est encore de retour. En France, il a encore frappé par l’intermédiaire d’un divorcé social,immigré marocain, très connu de la police. C’est un nouveau réveil du démon qui sommeille en ces gens fichés « S » qui sont en réalité dressés par les avatars de la vie contre  l'humanité. Dès lors, on se doit de poser la question de savoir que valent les droits humains pour celui qui a fait le choix de ne plus être humain ? Là est la question. Il n’appartient pas aux éditorialistes de donner la réponse mais à ceux qui ont la charge de montrer que l’Etat est au-dessus des individus. Faut-il attendre que le « terroriste » au visage d’agneau passe à l’acte, bousille des vies humaines avant de l’abattre ? Une fois encore, nous n’avons pas la réponse. La réponse la plus plausible, c’est celle qui consiste à analyser le phénomène et à emprunter la piste de la solution la plus équitable. Ce nouveau terrorisme au quotidien est la preuve que l’Etat s’adapte aux Islamistes.  Ce devrait être le contraire. Le bilan des dernières attaques des terroristes n’autorise pas qu’on soit indifférent à la situation. Il faut prendre le taureau de la mort par les cornes. Sinon, déjà   250 victimes – soldats, enfants devant leur école, journalistes, dessinateurs, gendarmes, policiers, prêtre – à être fauchés dans le tintamarre assourdissant des balles des endoctrinés au forceps. On connaît le jardin dans lequel, ces meurtriers prospèrent. Ce sont les lieux où la vie semble être en berne. L’humanité se meurt  là. Il faut bien nettoyer sans peur ces endroits-là. C’est une question d’Etat. Si le pacte républicain se rompt, ce serait la faute des pouvoirs publics qui n’auraient pas assuré la sécurité collective en se contentant d’hommages et de décoration de gendarmes héroïques.  Comme un médecin  après la mort.

II.    Assurer la sécurité collective.

Assurer la sécurité collective, c’est s’intéresser à la méthode des gourous de la haine. Cela est bien possible. Les jihadistes ont une façon de comprendre le monde. Le Professeur Alioune Sall  l’interprète : « Pour les jihadistes,  lorsque l’on parle de liberté d’entreprendre, ils comprennent la liberté pour les classes dominantes et aisées de continuer à exploiter les richesses qui se trouvent dans les pays du Sud. Les jihadistes comprennent le commerce comme une forme de guerre et disent que le commerce inégal tue des milliers de gens, exproprie des exploitations paysannes, condamne les gens à la migration ». Pour changer ce discours, l’Etat n’a pas à subir cette vision idéologique. Il faut changer de méthode. Sans doute, sensibiliser mais pour combien de temps ? Face à la haine, il faut imposer l’amour. Au-delà, il faut assurer la sécurité collective à travers trois champs d’actions.  

D’abord, il faudrait commencer à marquer la présence de l’Etat dans les quartiers difficiles où la délinquance et le fondamentalisme font bon ménage. Par exemple, corriger les inégalités en rehaussant le niveau de vie avec des services de qualité. Ensuite, intensifier le renseignement humain. Il n’y pas de sécurité sans renseignement. Le renseignement est l’investissement le plus rentable de l’Etat. Enfin,  il faudrait que ce soit clair pour tous, l’Etat ne peut pas reculer devant des individus ou une association d’individus en relation avec des entreprises terroristes. L’Etat c’est plus fort que ça. À s'y méprendre l'insécurité  serait dès lors un phénomène banal. Le temps d'agir,c'est maintenant.

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO
Expert en Droit International et Institutions Diplomatiques
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JIF 2018, Forêts et villes durables au Conseil de l’Entente : Les urbanistes désormais au critérium vert

forets

Très peu connus en Afrique et singulièrement au Conseil de l’Entente-[Bénin-Togo- Niger-Côte d’Ivoire-Burkina-Faso] les urbanistes, ces hommes discrets au critérium, généralement derrière de grosses lunettes n’apparaissent aux yeux des populations quand celles-ci  sont confrontées aux intrigues des géomètres replaçant et déplaçant des bornes de parcelles dans le cadre de lotissement communal. Aujourd’hui plus que jamais, ces génies  dénommés urbanistes, spécialistes dans l’ordonnancement des agglomérations et de la planification territoriale ont notre avenir, notamment celui du conseil de l’Entente au bout de leur critérium. Que sera la vie dans les nouvelles villes qui se développent à notre insu ? Cette question appelle une réponse qui est au bout des dessins à l’allure d’art plastique de ceux qui ont pour mission de participer   à l'agencement des activités humaines sur les territoires en vue de réaliser un développement et un aménagement durables des villes et des campagnes.  Ce n’est pas courant, les urbanistes sont à l’honneur dans un domaine réservé aux gardiens de la forêt. En effet, cette  année, et précisément ce jour, 21 mars 2018, le monde entier célèbre la   Journée Internationale des Forêts qui  est placée sous le thème : « Forêts et villes durables ; faisons de nos villes des lieux plus verts et plus sains, où il fait bon vivre ».  La  ville est restée le lieu de l’attraction de tous parce qu’elle regorge des projets d’investissements productifs  et accueille des infrastructures lourdes et de services collectifs destinés à une population en principe bien portante, mieux soignée, mieux nourrie donc plus productive. Si son attrait provoque l’exode rural, la ville ne devrait pas être un cauchemar. Voilà pourquoi bâtir une ville durable revient à cerner les arbres urbains (I) comme un poumon vert de nos agglomérations et à donner plus d’encre verte au critérium de l’urbaniste  (II).

I.             Les bénéfices des arbres urbains

Une ville sans arbre est comparable à cette ville rapportée au prophète Elisée: Le séjour de la ville est bon  mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile.  C’est à l’urbaniste  de faire comme Elisée pour assainir la ville en bâtisseur d’avenir afin que de la ville il  n'en proviendra plus ni mort, ni stérilité. C’est le secret des arbres urbains. Il faut y planter aux bons endroits pour en dégager un îlot forestier qui pourrait garantir la respiration, la qualité de la vie tout court. Il est courant d’entendre des plaintes  de Cotonou à Lomé, d’Abidjan à Ouagadougou ou encore Niamey de ce qu’il fait chaud ;de ce que les changements climatiques sont une fatalité. Pire que la ville est maudite par Dieu parce qu’on pècherait beaucoup !.

Loin de la fatalité religieuse, Cotonou, Lomé, Abidjan, Niamey, Ouagadougou et leurs villes secondaires gagneraient à planter des arbres. Les arbres en général et ceux plantés en villes permettent de lutter contre la pollution, de rafraîchir l’air ambiant, d’améliorer la santé des citadins  et de  développer la biodiversité urbaine. Ce ne sont pas des  incantations de scientifiques forestiers. Il est prouvé ce qui est dit à la manière des revues scientifiques qui ne cessent de découvrir la relation entre l’arbre et la vie humaine. Ce n’est pas Science et vie, revue scientifique de notoriété et d’autorité  qui dira le contraire.  Les arbres urbains en corrélation avec la spécificité  des sols peuvent bien constituer  une forêt urbaine. Vivre dans une ville verte, c’est accroître son espérance de vie. Les villes nues c’est-à-dire sans arbres, ont souvent pour habitants des gens nerveux  sans cause. Disons, pour faire court,  des gens brutaux. Les sociologues devraient se pencher sur le tempérament des hommes qui vivent loin des endroits  forestiers et ceux qui se contentent  quelque mouchoir de fleurs. La réactivité est toujours  différente. Ceux qui vivent près des bois, augmentent  de leur espérance de vie et tombent rarement malades. Les arbres en filtrant  l’air, permettent  de préserver les populations des polluants. On peut donc conclure que l’arbre c’est la vie. La forêt en ville  doit constituer  un rempart contre la pollution de l’industrialisation. Voilà pourquoi le Conseil de l’Entente, d’abord, doit susciter et obtenir des plans d’urbanisation qui intègrent  des villes durables à la manière de Curitiba au Brésil, une ville au modèle d’aménagement intelligent. Pour ce faire, il faudra mettre à la disposition de l’urbaniste davantage d’encre verte.

II.           De l’encre verte au critérium de l’urbaniste

Les estimations  des Nations Unies  fondent notre inquiétude. En effet selon le site de la FAO,  6 milliards de personnes, l'équivalent de 70% de la population mondiale, vivront dans des villes en 2050. Mais l'urbanisation croissante ne doit pas être une fatalité. Et c’est à ce titre que l’avenir de l’humanité est au bout du critérium des urbanistes qui ont la lourde responsabilité de nous dessiner des villes durables.

A l’image de Curitiba, la ville écologique du Brésil, on peut souhaiter pour les villes africaines 50 m² de verdure pour chaque habitant. Cela passe par une politique de l’habitat sans faille.  Créer des rues éco citoyennes,  c’est affiner la conscience écologique des habitants. Mais avant que cela ne devienne une réalité, les urbanistes du Conseil de l’Entente  ont sur leurs épaules le poids d’une nouvelle espérance. En bâtisseurs d’avenirs, les plans d’urbanisation pourraient prévoir la création de zone de foresterie pour permettre que ce soit instauré un poumon de filtre des particules fines et polluants de l’atmosphère. La querelle foncière est un facteur limitant. Mais, l’Etat partout est chez lui ! La forêt urbaine peut-être aussi un élément amortisseur de la pollution sonore liée à l’activité des industries et à la circulation des camions à travers la ville.  Les urbanistes ont le destin des villes dans leur conception. Il n’est jamais exagéré de rappeler  que les forêts en ville et autour des villes sont des garanties pour la qualité de l’eau. Les villes comme Cotonou, Lomé, Ouagadougou, Abidjan ou Niamey en proie à des inondations cycliques gagneraient  à créer des forêts pour protéger les    bassins versants.

Les villes durables sont indissociables de la foresterie urbaine. L’avenir se joue là. C’est un défi pour les urbanistes du Conseil de l’Entente !

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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De Lomé à Abidjan : Esther Djossa porte la voix des jeunes francophones

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La Co-porte-parole mondiale du Parlement francophone des Jeunes, Esther Djossa fait le tour du monde depuis six mois (et ce pour un mandat de deux ans), pour porter la voix et les préoccupations de la jeunesse francophone éparpillée dans 84 pays sur les cinq continents du monde. C’est dans ce cadre qu’elle a été conviée par le Président de l’Assemblée parlementaire francophone à prendre une part active à la dixième Conférence des Présidents d’Assemblées et de sections de la Région Afrique de l’Apf. Cette rencontre de haut niveau s’est tenue du mercredi 14 au vendredi 16 mars 2018 à Lomé au Togo.

La Co-porte-parole mondiale du Parlement francophone des Jeunes, Esther Djossa représente l’une des jeunes, mais influentes voix qui font la fierté du Bénin notamment à l’international. La jeune leader béninoise a saisi l’occasion  de la Conférence des Présidents d’Assemblées et de sections de la Région Afrique de l’Apf pour insister sur la responsabilité des gouvernants africains dans la lutte contre l’esclavage des migrants noirs en Libye. Elle a ainsi regretté ce qu’elle appelle un manque de fermeté de la Conférence sur ce sujet. Pour elle, ce drame touchant essentiellement des ressortissants de l’Afrique subsaharienne, la dixième Conférence qui regroupaient une quinzaine de délégations d’Afrique centrale et de l’ouest était une belle occasion pour les parlementaires pour adopter une position et des résolutions plus fermes au sujet de cette situation. Elle a exprimé cette préoccupation à plusieurs personnalités de premier plan dont le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji. Esther Djossa participera en mai prochain, à la rencontre de la Régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui aura lieu à Praia au Cap-Vert. Elle aura certainement l’occasion d’insister sur cette position. A Lomé, elle a participé aux travaux de préparation de ce grand rendez-vous continental avant de s’envoler pour Abidjan en Côte d’Ivoire où elle participera à une activité de formation des formateurs sur les valeurs du « libre ensemble ». Cette activité qui est organisée dans le cadre de la quinzaine de la francophonie est une initiative de la Plateforme internationale des Réseaux de Jeunesse de la Francophonie. Administratrice d’action culturelle et sociale, Esther Djossa est en fonction au ministère du Tourisme, de la culture et des sports au Bénin.

Th.A

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Féministes tant qu’il le faudra ! Les femmes en ordre de bataille ici et ailleurs !

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Les femmes du Québec s’inspirent du thème général 2018  de la Journée Internationale de la  Femme : «  L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes » pour marquer leur singularité en tapant du poing sur la table : « Nous sommes féministes tant qu’il le faudra ». Le message est clair et a un destinataire, la classe politique mondiale.  Ce ton haussé chez les femmes du Québec qui voudraient ainsi être le porte-voix des femmes d’Afrique qui ploient sous le joug du silence,  est le corollaire de ces derniers mois sombres en matière de protection des droits de la femme. En effet, il ne se passe plus de jours où les personnalités publiques ne sont pas  épinglées dans les dénonciations d’agressions sexuelles perpétrées à l’endroit des femmes. Le cri de colère des femmes n’est –il pas assimilable à un lance-pierre qui tente de tuer un fauve  livré à lui-même (I) pour laisser une perspective sombre pour la transformation de la vie de la femme (II) ?

I. Unlance-pierre contre un fauve

« Féministes tant qu’il le faudra ! »  L’épinglette  des femmes du Québec  en dit long sur l’état d’âmes des femmes  en cette journée internationale de la femme.  Jamais le féminisme  n’a été aussi vivace et radical. En effet, ces derniers mois, la femme a fait l’objet de toutes les attentions à travers des agressions sexuelles  dénoncées çà et là. Le féminisme  reprend son sens politique. Le 19ième siècle est ainsi actualisé pour donner  âme à un combat  ancien, celui des idées. Etre féministe tant qu’il le faudra  c’est refuser d’être un  objet sexuel,  c’est renoncer à être une remorque de  satisfaction   pour l’homme et les personnalités exerçant un pouvoir politique, culturel, social, financier ou économique.  

La situation des femmes n’est pas reluisante dans le monde. Si en Afrique, l’agression sexuelle n’est généralement pas dénoncée, elle ne signifie pas qu’elle n’existe pas. On n’a  déjà une idée du carnage sexuel en République Démocratique du Congo (RDC). De même que  toutes les régions de l’Afrique où les organisations terroristes sèment la terreur. C’est le cas du Nord du Nigéria avec BokoHaram qui multiplie le rapt de jeunes filles à des fins de satisfaction sexuelle. Dans le même sillage, l’Amérique  et l’Europe ne sont pas du reste. On se souviendra du  #MeToo, mot forgé en 2017 pour dénoncer les violences au pays de Trump. Bref, les droits des femmes sont dangereusement mis en cause. Et ce n’est pas une épinglette seule qui suffira à discipliner les fauves livrés à eux-mêmes qui abusent de l’appareil judiciaire pour ne pas répondre de leurs actes. Si le cri de cœur des femmes ressemble à un lance-pierre dressé contre un fauve, il aura tout de même le mérite de lui crever un œil. Aussi petites que sont les fourmis, rassemblées, elles peuvent faire tomber des fauves.  Le chemin est jonché d’embûches. Il n’est cependant pas impossible. Avec un peu d’audace, la cause pourrait être entendue. La vigilance aidant, la conscience collective peut s’établir définitivement sur le droit des femmes. Rien n’est acquis. Tout est fragile. Comme en témoignent les manifestations aux Etats-Unis  pour défendre le droit des femmes et dénoncer les propos de Donal Trump en janvier 2017. Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU s’est fait l’écho de la colère des femmes. Aujourd’hui plus qu’hier, les femmes  sont en situation  précaire. Les chiffres des Nations Unies  donnent du frisson : «   L’écart de rémunération entre hommes et femmes est de 23 % à l’échelle mondiale. Il peut aller jusqu’à 40 % dans les zones rurales, et le travail non rémunéré que font de nombreuses femmes n’est pas reconnu. Les femmes occupent en moyenne moins d’un quart des sièges dans les parlements nationaux, et sont encore moins nombreuses dans les conseils d’administration. » Comment  agir  pour donner une perspective heureuse pour la transformation de la vie des femmes.

II. La transformation de la vie de la femme

La loi n’est pas la solution à tout mais elle est essentielle.  Une révolution de mentalité, de conception et une réforme méthode des us et coutumes sont nécessaires pour mettre la femme au cœur de l’humanité. Il ne suffit plus de l’inscrire dans les textes de lois. Il faut agir, vite et bien.  C’est de la responsabilité des organisations régionales d’abord. C’est pourquoi, il faudrait craindre déjà pour  plusieurs centaines de milliers de filles qui vont subir dans la clandestinité  l’excision dans les régions d’Afrique et d’Asie. L’heure est grave. C’est un enjeu d’humanité.

Combien de femmes et de filles ne sont pas banalisées quand elles portent plainte dans les commissariats d’arrondissement contre les violences qui leurs sont faites par des fauves humains enragés ? Que dire des entreprises privées installées le long des avenues des centres urbains où les atteintes sexuelles ont atteint un niveau intolérable ?

Dans le silence, les femmes subissent...mais jusqu’à quand ? Il faut surgir pour agir afin que cela cesse. Pour y parvenir trois axes sont à explorer.

Premièrement, il s’agit de donner un contenu juridique à la notion de la parité en l’examinent à l’aune de la compétence et de la promotion de l’effort.  Les femmes une fois hissées ne montrent pas trop souvent de l’enthousiasme à la cause de la femme. Ce qui est une faute. En effet, elles appartiennent souvent à des gouvernements qui massacrent les droits des femmes sans qu’elles ne puissent poser des actes forts de désapprobation comme la démission par exemple. Il reste beaucoup à faire. La réforme du code électoral est une sphère à explorer avec efficacité ;

Deuxièmement, il nous semble  nécessaire d’envoyer les filles et les garçons à l’école. Les pesanteurs sociologiques font que les filles abandonnent vite les classes.  Les constitutions notamment africaines doivent organiser le maintien de la fille à l’école jusqu’au moins en Terminale. Plus nous aurons  des femmes instruites mieux l’humanité sera sauvée.

Troisièmement, Il faut faire participer les femmes à tout le processus de développement local. Ainsi par exemple,  comme l’Afrique est confrontée de plus en plus à des crises, il  serait bien de faire participer assez de femmes à la conclusion des accords de paix.

Les réformes proposées n’auront de sens que si les leviers sociologiques de   société sont en phase avec les principes d’une croissance économique soutenue. Il ne s’agit pas d’imposer de pratiques et de nouvelles croyances. Il s’agit de faire des mutations patientes et pédagogiques. Les conditions dégradantes de la femme ne sont pas des points positifs d’une civilisation  qu’elle soit ancienne ou multiséculaire

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO
Expert en Droit International et Institutions Diplomatiques
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Message de Achim Steiner, Administrateur du PNUD, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, 8 mars 2018

Achim-Steiner

Qui a pour thème : « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes »  

Les mouvements féministes alimentent les débats à travers le monde.  De #MeToo et #TimesUp, contre le harcèlement sexuel et la violence, à #NiUnaMenos - Pas une de moins - une campagne contre le féminicide, les femmes militent pour l'égalité aux quatre coins de la planète.

En cette Journée internationale des femmes, ces mouvements et manifestations ont une résonance particulière.   Aujourd'hui, nous célébrons les militantes qui travaillent inlassablement pour « défier le patriarcat » et nous exhortent à assurer l'égalité des droits pour les femmes.   

L'heure est venuede mettre fin au harcèlement sexuel et à la violence.  Il est de notre devoir moral à tous d’éradiquer ces comportements, partout. Nous devons tous œuvrer pour faire évoluer nos cultures et créer des espaces sûrs où signaler de tels actes.
L'heure est venue de mettre fin à la violence envers les femmes.  Les lois protégeant les femmes contre la violence domestique font défaut dans 49 pays.  Dans 37 pays, les auteurs de viol n'encourent aucune poursuite s'ils sont mariés avec la victime ou s’ils l’épousent par la suite.  

L'heure est venue de promouvoir la participation politique des femmes.  Les femmes représentent seulement 23,5% des parlementaires dans le monde.  Il faut qu’elles aient voix au chapitre.

L'heure est venue de réduire l’écart salarial entre hommes et femmes.   Cet écart est de 23% et au rythme actuel, il faudra 100 ans pour le combler.  Nous devons valoriser le travail des femmes et atténuer le fardeau des soins et des travaux domestiques non rémunérés.   Autant de contraintes qui empêchent les femmes de gagner leur vie, de participer à la vie publique et d’apporter leur contribution à leurs communautés et nations.   

L'heure est venue d’assurer l’égalité des chances pour les femmes rurales.  Le monde compte 43% de travailleuses agricoles, la majorité en milieu rural.  Elles doivent pouvoir accéder aux ressources, aux informations et à la prise de décision. Malgré leur rôle crucial dans la sécurité alimentaires et dans l'adaptation et le renforcement de la résilience face aux changements climatiques, les femmes rurales sont à la traîne en termes d’indicateurs de développement par rapport aux hommes ruraux et aux femmes urbaines.
L'heure est venue de célébrer les activistes qui luttent pour l'égalité et les droits des femmes.  

En cette Journée internationale des femmes, joignez-vous à moi pour rendre hommage à leur travail en redoublant d'efforts pour ouvrir la voie à un monde sans discrimination, sans exclusion et sans inégalité.

Les femmes donnent un élan au changement porté par les promesses de l'agenda 2030 et des Objectifs de développement durable.
Ces 17 objectifs — la fin de la pauvreté, la croissance équitable et l'éducation de qualité pour tous — sont étroitement liés, et leur réalisation passera inéluctablement par l'égalité entre les sexes. Aussi avons-nous tous un rôle à jouer pour soutenir l'autonomisation des femmes, dans leurs foyers, dans nos communautés—et au travail.

En faisant de l'égalité et de l'agenda 2030 une réalité, nous pouvons veiller à ce qu'aucune femme ne soit laissée pour compte.

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Redistribution des terres en Afrique du Sud : Le Prophète Raël apporte son soutien au président Ramaphosa

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Raël, chef spirituel du Mouvement raëlien international (Mri), a exprimé son soutien au président de la République d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, pour sa décision de redistribuer la terre aux noirs Sud-africains. <<Il a absolument raison!>>, a-t-il déclaré, avant de poursuivre : <<ce qui a été volé par les colonisateurs armés, doit être retourné au peuple natif d’Afrique sans aucune compensation>>. Rappelons qu'en 2011, le chef spirituel du Mri avait exprimé un soutien similaire au Président Mugabe du Zimbabwe qui avait initié “ la politique de nationalisation des programmes et des cadres pour s’assurer que les ressources du pays soient gérées, contrôlées, et exploitées par le Zimbabwe afin qu’elles bénéficient à la majorité de la population.” En effet, pour le prophète, <<L’Afrique appartient aux africains, pas aux ex-colons qui continuent d’exercer  leur comportement de colonisateurs déguisé à travers les puissants conglomérats multinationaux>>.

M.M

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Fin de l’apatridie ou déni de nationalité en Afrique de l’Ouest d’ici 2024 : Les réformes administratives et législatives idoines

apatridie

Entendons-nous bien ! L’apatridie, c’est le fait de ne pas avoir de nationalité. Ce n’est pas le fait de détester les dirigeants de son pays ! Cette mise au point aidant, combien sont-ils , les Béninois, Togolais, Ghanéens, Nigériens, Burkinabè, Sénégalais , Maliens, Nigérians, Sierra-Léonais, Ivoiriens, Capverdiens, Libériens, Gambiens , Guinéens, Bissau-guinéens à ne pas avoir de nationalité et donc empêchés d’avoir accès à l’école, aux soins ou à un travail faute de papiers d’identité ?  Le Haut Commissariat des Nations pour les Réfugiés a donné un aperçu du nombre ce dimanche 25 février 2018.  « Au moins 700.000 personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest, et beaucoup plus sont estimées être à risque d’apatridie ». Ce chiffre contient des problèmes  qui appellent des réformes d’ordre administratif (I) et législatif (II) qui plombent les efforts pour éradiquer l’apatridie dans six (06) dans toute l’Afrique de l’Ouest.

I. Les réformes administratives conséquentes  

Cela fait trois ans déjà que la déclaration d’Abidjan a été adoptée.  Autrement dit, en 2015, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont engagés pour remédier à la situation de plusieurs ouest africains sans papiers donc non identifiables par rapport à un pays parce que sans pièces justificatives.  L’objectif de performance est d’arrivé d’ici 2024 à avoir pour chaque ouest-africain, un identifiant administratif. Les chiffres ne sont pas reluisants : ils sont nombreux à ne pas être capables de  prouver leur nationalité.  Ce n’est ni une fatalité ni une négligence. C’est  d’abord une défaite des services administratifs hospitaliers  et  des collectivités territoriales.

Au commencement était la femme enceinte. C’est elle qui porte le futur enfant sans papier. C’est elle qui connaît le père de l’enfant. A moins d’un cas exceptionnel psychiatrique.  La femme dispose d’informations à communiquer sur elle-même et sur  le père de la grossesse.  Pour les zones disposant de dispensaires et d’hôpitaux,  les fiches de maternité   constituent des mines importantes d’identification.  Les services administratifs des dispensaires et hôpitaux  sont pour la plupart  dans une fonctionnalité relative.  C’est là, un handicap majeur à la reconstitution. Les archives soumises à des intempéries, s’érodent au fur et à mesure et effacent la mémoire si essentielle à reculer la frontière de l’apatridie.  Dans les contrées rurales de l’Afrique de l’Ouest, plusieurs familles et collectivités continuent de faire accoucher les femmes dans les couvents  et les enclos de fortune suivant des rites.  Les chefs de couvents et de collectivités familiales ont l’obligation d’informer le représentant de l’Etat. Car l’Etat, partout est chez lui. Cette méconnaissance des précautions biaise le processus d’identification. On peut y remédier  en confiant une plus grande responsabilité aux  collectivités territoriales  pour assurer un service d’Etat civil fiable et procéder au recensement administratif à vocation d’identification des citoyens résidant partiellement ou totalement sur le territoire de la collectivité locale.  

Les vagues de décentralisation et de déconcentration  qui saisissent de plus  les Etats de droit constituent une opportunité à saisir pour asseoir d’efficaces services d’Etat Civil. La sécurité et la fiabilité de l’Etat civil  dépendent de trois facteurs majeurs. La formation à la procédure de déclaration des naissances, la coordination intelligente entre les services de maternité et leurs répondants au niveau des collectivités territoriales, et la tenue d’une archive manuelle et informatisée.  Ce n’est pas assez, le législatif tient l’administratif en respect.

II. Les réformes législatives souhaitées

Obtenir la nationalité est du domaine de loi. C’est la loi qui décrit les conditions de son obtention. On se souviendra comme si c’était hier, ce que le « Et » et le « Ou » ont pu causer comme  drame en Côte d’Ivoire dans le cadre du code électoral présidentiel  pour définir qui est ivoirien et qui ne l’est pas. C’est dans  cette perspective qu’il convient d’insister sur l’immense responsabilité de la majorité  parlementaire des Etats de l’Afrique de l’Ouest.  

La mise en conformité des législations avec les conventions internationales sur l’apatridie est un fait au niveau du dispositif législatif de plusieurs pays. On peut citer à titre d’illustrations,  la  Sierra Leone, le Burkina Faso ou la Côte d'Ivoire. A titre d’effort, notons que  la législation de la Sierra Leone, en 2017,  a été révisée  pour donner le droit  aux femmes –mères  de transmettre la nationalité à leurs enfants. Jusque là, c’était un droit  exclusif du père.  Le Bénin a entamé le processus. En effet, le  Conseil des Ministres du mercredi 08 février  2017 a adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi portant code de la nationalité béninoise.

En effet, le code de la nationalité béninoise date de 1965. Avec l’adoption de la Constitution du 11 décembre 1990, certaines de ses dispositions se sont révélées contraires au principe d’égalité des citoyens devant la loi. La  Cour constitutionnelle du Bénin a rendu la décision DCC 14-172 du 16 septembre 2014, par laquelle elle  a jugé que les articles 8, 12.2, 13 et 18 du Code sont contraires à la Constitution, parce que violant le principe d’égalité. Aussi, le Gouvernement du Bénin s’est-il  mis  en phase avec la  Convention des Nations Unies sur la réduction des cas d’apatridie ratifiée par le Bénin le 05 décembre 2011. La volonté politique de l’Exécutif béninois est manifeste.

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire sont passés à la phase active. Ainsi conformément à la loi, le gouvernement burkinabè a procédé à la  distribution d’actes d’état civil et d’actes de naissance à des enfants et à des jeunes adultes qui n’en possédaient pas. La  Côte d’Ivoire n’est pas du reste avec  au moins 8 000 personnes qui étaient apatrides se sont vues remettre un certificat de nationalité, au terme d’une procédure spéciale.  

Trois réformes législatives majeures peuvent permettre d’atteindre l’objectif spécifique de 2024, Zéro apatride.  Pour y parvenir, il faut une initiative pédagogique réelle et efficiente pour engager le parlement de la CEDEAO  à accéder aux textes internationaux relatifs à l’apatridie. Une telle initiative devrait aboutir à une résolution opposable.  La deuxième réforme revient aux protocoles décisionnels au sein de la CEDEAO relatifs à la libre circulation des personnes. En ce sens, les apatrides pourraient bénéficier en attendant leur régularisation des avantages de leur présomption de nationalité. La troisième réforme, est l’harmonisation des principes d’égalité de sexe dans la transmission de la nationalité dans toutes les législations des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
En somme, l’apatridie n’est ni une maladie ni une fatalité. Elle a un remède : la loi.

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO
Editorialiste
Expert en Droit International et Institutions Diplomatiques

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Irlande : Les Irlandais plus favorables à l’avortement à l’approche d’un référendum

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Les Irlandais seront appelés aux urnes avant l'été pour un référendum sur l'avortement. Le gouvernement a pris l'engagement de tenir un scrutin fin mai afin de décider l'avenir du 8e amendement. Un texte qui a inscrit en 1983 l'interdiction de l'IVG dans la Constitution irlandaise. Elle est illégale et passible de 14 ans de prison. Un texte que beaucoup jugent obsolète alors que les pouvoirs publics et les citoyens semblent prêts à libéraliser la loi parmi les plus restrictives d'Europe. Le 8e amendement a longtemps bénéficié d'un soutien massif en Irlande. Très largement adopté à une époque où l'Eglise catholique imprégnait plus fortement la société, il allait alors à contre-courant de la direction prise par les autres pays européens.

Mais durant les dix dernières années, les Irlandais ont été choqués par plusieurs affaires, dont le cas d'une jeune femme, décédée en 2012 d'une grossesse à problème et qui s'était vu refuser une IVG d'urgence. Depuis, le mouvement des pro-avortement a grandi et la société en général y est plus favorable. Selon de récents sondages, plus d'un Irlandais sur deux souhaite l'accès à l'IVG jusqu'à 12 semaines de grossesse alors qu'un tiers est contre une libéralisation de la loi. Signe de cette évolution, les leaders politiques s'affichent presque unanimement en faveur de l'avortement, chose encore impensable il y a peu.

Mais les anti-IVG sont très mobilisés et pourraient peser dans la longue campagne qui s'annonce avant le référendum à la fin mai.

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