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Société

Déclaration d’Helen Clark, Administrateur du PNUD, à l’occasion de la Journée internationale de la femme 8 Mars 2017

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Le thème de la Journée internationale de la femme de cette année est : « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 - 50 d'ici 2030 ». La mondialisation et l’évolution technologique en sont le moteur. Il est donc important que les femmes soient en mesure de réussir dans ce nouveau monde du travail.

En l'état actuel des choses, l'écart salarial entre hommes et femmes perdure, les femmes percevant une rémunération inférieure de 24% à celle des hommes. Les femmes ont deux fois moins de chances d'avoir un emploi à temps plein que les hommes. Les femmes sont surreprésentées dans le secteur du travail précaire et informel.Elles sont souvent privées de protection sociale et une minorité d’entre elles, seulement 22%, occupent des postes à responsabilité au sein des entreprises.

Le travail non rémunéré représente une part considérable des contraintes pesant sur les femmes dans la population active. Selon les estimations, les femmes effectuent jusqu'à trois fois plus de travail non rémunéré que les hommes – de l’éducation des enfants à l’agriculture vivrière et la préparation des repas, en passant par la prise en charge des malades et des personnes âgées.

Dans les communautés dépourvues d'accès aux services de base, les investissements en matière d'eau et d'énergie durable pourraient faire gagner du temps aux femmes par rapport à l'approvisionnement en eau et en combustibles. Pour réaliser l'égalité entre les sexes, il faut faire évoluer les stéréotypes liés au genre de telle sorte que les hommes tout comme les femmes puissent contribuer aux travaux domestiques. 

Les femmes doivent avoir accès aux nouvelles technologies dans toutes les sociétés–pour bénéficier d’informations et de services, notamment pour les opérations bancaires. Il faut inciter les filles à étudier les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques, des disciplines qui offrent de nombreuses opportunités.  Le monde des entreprises doit s'efforcer de promouvoir la participation et l'avancement des femmes dans le secteur technologique.  

D'après le rapport de la Banque mondiale intitulé Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, sur 173 économies étudiées, 155 disposent d'au moins une loidiscriminatoire à l'égard des femmes. Il reste encore des pays où les femmes n'ont pas le droit de divorcer, d'hériter, de posséder ou de louer des terres voire d'accéder au crédit. Il s'agit là d’un frein considérable à l'autonomisation économique des femmes.
L'heure est donc venue d'éliminer les obstacles à l'égalité entre les sexes dans le monde du travail et dans d'autres domaines. L'Agenda 2030 pour le développement durable nous exhorte à ne laisser personne de côté. En d’autres termes, nous ne devons laisser aucune femme de côté - nulle part.

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Dîner-gala de charité à Paris : L’art, la culture et les handicapés au cœur des échanges

association

L’ONG Bénin Diasp’Active organise le 15 avril prochain à Paris un diner-gala de charité  dénommé ‘’Bénin TôTchéWê’’. C’est un événement culturel placé sous le parrainage du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE), et qui sera un moment de retrouvailles entre les fils et filles de la diaspora béninoise des pays de l’Europe et de l’Amérique. Mais la particularité de cet événement, c’est que les fonds et autres dons récoltés au cours de la cérémonie seront destinés à sauver des vies humaines au Bénin notamment les personnes handicapées et les enfants orphelins.

L’objectif de cette rencontre, selon le président de cette ONG, Aziz Adjapkè, est de sensibiliser la diaspora béninoise notamment celle des pays de l’Europe et de l’Amérique  pour venir en aide aux personnes handicapées et aux enfants orphelins de leur pays. Il s’agira également «pour nous de faire connaître le Bénin et sa culture à tous les participants et en particulier à nos amis occidentaux ; de créer des conditions de brassage entre les membres de la diaspora béninoise d’une part, et d’autre part avec les autres et promouvoir les richesses culturelles du Bénin», a ajouté le président Aziz Adjakpè. La cérémonie sera hautement marquée par diverses prestations artistiques de talents béninois. «Nous avons planifié un tableau artistique à couper le souffle», rassure Aziz Adjakpè. Pour lui, la diaspora béninoise, au-delà de sa contribution financière et intellectuelle au développement de son pays, doit se montrer solidaire vis-à-vis des couches les plus démunies. C’est pourquoi, les fonds et autres dons de charité qui seront collectés au cours de ce dîner de gala, seront destinés à sauver des vies humaines au Bénin notamment les personnes handicapées et les enfants orphelins vivant dans des conditions inacceptables. «Juste un effort de solidarité et nous allons y arriver», a-t-il conclu.

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11è édition de la Conférence Zonale Ouest-africaine du scoutisme : Le renforcement de la Cedeao au cœur des échanges

organisation

La 11è édition de la Conférence Zonale Ouest-africaine du scoutisme s’est déroulée au Palais des sports du Stade de l’amitié vendredi, 24 février 2017. Cette rencontre annuelle des Responsables représentants des Associations et Organisations Scoutes Nationales (ASN/OSN) de l’Afrique de l’Ouest a été placée sous le patronage du ministre des sports, Oswald Homeky.

« Scoutisme, un instrument de l’unité et de renforcement de la Cedeao », c’est le thème qui a focalisé toutes les attentions au cours de ladite assise. Il était question de partager des expériences dans le cadre de l’intégration et de renforcer les capacités pour le développement du Scoutisme dans chacun des pays de la zone. Les organisations scoutes du Burkina Faso, Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, Ghana, de la Guinée Conakry, du Libéria, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, de la Sierre Léone, du Togo et du Bénin ont pris part  au rendez-vous de Cotonou. Dans son mot de bienvenue, la présidente du comité d’organisation, Evelyne Ouensavi a évoqué quelques difficultés rencontrées avant de rappeler que l’objectif principal de la rencontre est d’évaluer les politiques et programmes mis en œuvre par les organisations en faveur des jeunes.Quant au commissaire général, Joachim Domanou, il s’est réjoui de voir mobilisées les organisations scoutes autour des défis liés à l’unité et la paix dans l’espace CEDEAO. .« Le  Scoutisme Béninois  a été  l'une des six organisations nationales qui ont accepté le défi de se prêter à  la vérification du Cabinet d’Audit SGS, audit initié par le Bureau Région Afrique (BRA) pour aider à identifier les principaux domaines de faiblesse dans la gestion de l’organisation. le Scoutisme Béninois  a identifié comme principaux domaines d'intervention : la Gouvernance, les Politiques Administratives et financières,  les procédures,  la politique de gestion des   ressources adultes comme priorités clés qui seront reconsidérées par le pays à travers des  stratégies »a-t-il déclaré. A sa prise de parole, le ministre Oswald Homekya salué la qualité de l’organisation avant d’appeler à la formation des jeunes en vue de garantir le développement durable des nations. Un défi que le scoutisme se doit de relever, selon l’autorité ministérielle. « Une jeunesse bien éduquée, une jeunesse dont les besoins et aspirations légitimes sont satisfaits est un vecteur de paix sociale et le pouvoir politique dont elle dépend se trouve par là même affermi » fait savoir Oswald Homeky.

Aziz BADAROU

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Cour de Justice de la Cedeao : Une mission de sensibilisation au Bénin

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Une mission de sensibilisation de la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao),en séjour à Cotonou depuis le 20 février, a rencontré la presse hier mercredi au Bénin Royal hôtel. Selon le chef de la délégation et Honorable Juge à la Cour, professeur Alioune Sall, ces missions de sensibilisation habituelles ont pour vocation de toucher l’ensemble des Etats membres, et surtout rapprocher davantage la Cour des justiciables. En associant les médias, la mission entend mieux vulgariser l’organisation de cette juridiction, son fonctionnement, ses compétences et la procédure de saisine.

En effet, créée en vertu des dispositions des Articles 6 et 15 du Traité révisé de la Cedeao, la Cour n’avait au départ pour rôle que celui du Tribunal administratif pour le personnel de la Communauté. Aussi, était-elle une juridiction chargée d’appliquer et d’interpréter les textes de la Communauté en vertu du Protocole de 1991. C’est le Protocole additionnel de 2005 qui va consacrer l’élargissement de la compétence de la Cour, ouvrir la saisine directe de la Cour aux individus sur certains litiges, élargir ses compétences aux droits de l’Homme et lui conférer compétence en matière arbitrale. Ainsi, la Cour de justice de la Cedeao, composée de 7 Juges indépendants de haute valeur morale, peut émettre à titre consultatif, un avis juridique sur des questions qui requièrent l’interprétation du Traité, et ce à la demande de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, du Conseil des ministres, d’un ou de plusieurs Etats, du président de Commission et de toute autre institution de la Communauté. En termes de compétence contentieuse, la Cour peut connaître des différends qui lui sont soumis et qui ont pour entre autres objets, l’interprétation et l’application du Traité, des Conventions et protocoles de la communauté, l’examen des litiges entre la Communauté et ses agents, les actions des dommages causés par une institution de la Communauté ou un agent de celle-ci pour tout acte commis ou toute omission dans l’exercice de ses fonctions. En tant que principal organe judiciaire de la Cedeao, la Cour ne peut pas s’auto saisir donc il faut qu’elle soit saisie. Peuvent la saisir, tout Etat membre, toute personne physique ou morale pour les recours en appréciation de la légalité contre tout acte de la Communauté lui faisant grief, toute personne victime de violations des droits de l’Homme, tout fonctionnaire des institutions de la Communauté après épuisement sans succès des recours prévus par le Statut et le Règlement du personnel de la Communauté… Pour saisir la Cour, il faut déposer une requête qui énonce l’objet du différend, les parties en cause plus un exposé sommaire des moyens invoqués ainsi que les conclusions du requérant. Ce qu’il faut savoir est qu’une demande ne doit pas être portée devant la Cour de Justice de la Cedeao lorsqu’elle a été déjà portée devant une autre Cour compétente. Les décisions de la Cour ne font pas l’objet d’appel, a confié le professeurSall avant d’ajouter que la Cour n’est pas non plus une super Cour de cassation. Aucune relation avec la Ccja, la Cpi ; chacune de ces juridiction fonctionne dans son couloir, a-t-il clarifié suite aux préoccupations exprimées par des professionnels des medias. Il faut préciser que la mission est à Cotonou jusqu’au 26 février 2017.

M.M

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Du 21 au 27 février 2017 : Cotonou, la capitale ouest africaine du scoutisme

mouvement

La 11eme édition du forum des jeunes et de la conférence de la zone ouest Afrique du scoutisme a lieu du 21 au 27 février 2017 à Cotonou. Organisée autour du thème "Scoutisme, un instrument de l'unité et de renforcement de la Cedeao", ces assises visent  à renforcer le cadre d’échanges entre les associations et organisations scoutes nationales de l’espace Cedeao.  Plus de trois cents scouts adultes et jeunes du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Cote d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Libéria, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Léone et du Togo sont attendus aux côtés de leurs homologues béninois. En effet, c'est un forum qui va rassembler les jeunes de 16 à 25 ans  qui vont discuter des enjeux de leur temps et engager, à terme, des actions en faveur de la paix et de la promotion du dialogue. La conférence, quant à elle, va réunir des responsables. Ceux-ci vont, en effet, évaluer la situation du scoutisme dans la zone ouest africaine, et offrir une tribune de partage d'expériences entre les associations et organisations scoutes. Ce sera aussi l'occasion pour les décideurs scouts de réfléchir à une meilleure implication des scouts dans le processus d'intégration au sein de l'espace communautaire. Le plat de résistance sera le renouvellement du bureau de la zone.

Toujours au menu...

Une série d'activités va meubler ces assises de Cotonou. Entre autres, le forum sur l'éducation scoute, des formations spécifiques au profit des responsables et des jeunes, des travaux de groupe sur diverses thématiques, des activités communautaires, des visites de sites touristiques, une soirée de gala. Ces manifestations sont placées sous la direction des membres du Comité africain du scoutisme. Le gouvernement béninois ne sera pas du reste. D'ailleurs, c'est un événement placé sous le patronage des ministres Oswald Homeky et Lazarre Séhouéto respectivement en charge des Sports et du Commerce . Mais il faut signaler qu'à quelques jours de l'ouverture de cette grande rencontre, le Commissaire Général du Scoutisme Béninois, Joachim Domanou et le comité d'organisation continuent d'espérer les soutiens manifestés. Toutefois, ils restent optimistes quant à la réussite des deux événements. Mouvement d'éducation pour les jeunes, le scoutisme a pour mission d'aider les jeunes à développer toutes leurs potentialités afin de faire d'eux des citoyens capables de contribuer au développement de leur communauté.

M.M

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Forum régional des acteurs du Bassin du Niger : Pour une gestion concertée des ressources en eau

Forum-Bassin-du-Niger

Cotonou abrite depuis hier, mercredi 1er février 2017, et ce pour trois jours, le forum régional des acteurs sur la gouvernance de l’eau dans le bassin du Niger. Placé sous le thème : « Le Fleuve Niger, source de coopération transfrontalière pour le développement intégré », il regroupe les coordinations des usagers et usagères de tous les pays qui ont en commun le bassin du Niger.

Ils sont venus du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria et du Tchad, tous pays membres de l’Autorité du bassin du Niger (Abn) pour échanger sur l’amélioration de la gouvernance de l’eau dans le bassin du Niger. Pendant trois jours, les acteurs de l’eau vont partager et améliorer les connaissances des acteurs étatiques et privés sur les divers outils et/ou mécanismes juridiques, institutionnels et techniques de gestion de l’eau dans le bassin du Niger, renforcer le partenariat entre les différents acteurs potentiels d’une part et entre les acteurs et le secrétariat exécutif de l’Abn d’autre part puis améliorer la communication  et le partage d’information sur les divers usages de l’eau dans le bassin du Niger en vue de prévenir d’éventuels conflits.

Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur de la structure focale nationale de l’Abn, Worou Wara Bouraïma trouve que ce rendez-vous est une parfaite occasion de consolidation des divers acquis capitalisés par l’Abn et ses membres en matière de coopération internationale. Pour le représentant de la Cedeao, Mahamane Dédéou Touré, les questions liées à la gouvernance de l’eau sont souvent sources de tensions voire de conflits entre acteurs et entre pays. Mais bien gérées elles peuvent être également un facteur de coopération de paix et decdéveloppement économique et social.« Dès sa création, l’Autorité du bassin du Niger s’est efforcée, à travers ses différents projets et programmes, à mettre en place des outils et mécanismes pour promouvoir une gestion concertée des ressources en eau », a souligné la secrétaire exécutive de l’AbnTouptaBoguena. Représentant le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, le directeur de cabinet, Dakehoun Armand Raoul, estime que l’organisation du présent forum est la preuve de la parfaite compréhension de la nécessité d’une gestion intégrée et concertée des ressources en eau du bassin du Niger pour le bien-être des vaillantes populations. Conscient de l’état de dégradation avancé des ressources naturelles sous les effets conjugués du changement climatique et de la pression d’une population de plus en plus nombreuse, avec des besoins multiples et multiformes alors qu’en même temps les potentiels de développement s’amenuisent, il a formulé le vœu que le forum de Cotonou aboutisse à des recommandations pertinentes pour une gouvernance plus efficace de cette ressource commune en eau qu’est le bassin du Niger.

B.H

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Togo : Campagnes publicitaires gratuites pour les jeunes entrepreneurs

entreprenariat

Les jeunes entrepreneurs pourront communiquer gratuitement sur les médias publics pour assurer la promotion de leurs produits.
Une initiative annoncée par la ministre de la Jeunesse, Victoire DogbéTomegah, et par son collègue de la Communication, Guy Lorenzo.
Les campagnes publicitaires s’articuleront autour de l’émission ‘Label Togo’, de spots à la télé et à la radio et d’encarts dans Togo Presse.
Sont concernés par ces dispositions les jeunes bénéficiant d’un appui de l’Etat via le FAIEJ (Fonds d’appui à l’initiative économiques des jeunes) et le PRADEB (Programme d’appui au développement à la base).  

republioftogo.com

Le Bénin peut s'inspirer du cas Togo

S'il est une évidence que créer son entreprise au Bénin ne relève plus d'un chemin du combattant, tout n'est pourtant pas rose. Certains patrons d'entreprise notamment de jeunes promoteurs se plaignent de la pression fiscale dont ils font l'objet alors même que les recettes ne suivent pas forcément. C'est pourquoi, des initiatives à l'instar de ce que le gouvernement togolais a annoncé au profit des jeunes entrepreneurs, doivent être encouragées. Des jeunes entrepreneurs qui bénéficient de l'accompagnement de l'Etat sur le plan communicationnel, au-delà des crédits ou appui du FAIEJ ou du PRADEB, cela ne pourrait mieux tomber. C'est une opportunité qui va permettre à ces jeunes de mieux vendre leurs produits. Sur ce plan, le Bénin peut aller à l'école du Togo pour encourager ou susciter le goût de l'entrepreneuriat chez ses jeunes.  

W.B

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Tunisie : Vives critiques contre l’éventualité d’amnistier les jihadistes

djihadiste

La Tunisie vit, depuis plusieurs jours, au rythme d'une grande polémique causée par le retour des jihadistes tunisiens des zones de conflit en Irak, en Syrie et en Libye. La polémique a encore enflé suite aux déclarations du président tunisien, Béji Caïd Essebsi. Il a laissé entendre qu’une amnistie, façon algérienne, pourrait être appliquée vis-à-vis de ces jihadistes tunisiens, à leur retour.

Une pluie de réactions et de critiques a déferlé en Tunisie contre la possibilité d’amnistier près de 6 000 jihadistes tunisiens recensés, officiellement, par l'ONU et qui sont susceptibles de rentrer dans leur pays après avoir été impliqués dans des actes terroristes à l'étranger, notamment dans les rangs de différents groupes jihadistes comme al-Qaïda et le groupe Etat islamique.

Des responsables politiques au sein du gouvernement et dans l’opposition ont montré leur discordance sur la possibilité d’amnistier ces Tunisiens. Le président Béji Caïd Essebsi avait considéré qu’il n’y avait pas, en Tunisie, « assez de prisons pour pouvoir contenir les islamistes de retour » et avait fait l'éloge de la loi d'amnistie algérienne de 2005.

Plusieurs partis politiques ont dénoncé ces propos et la plus virulente des réactions vient de la plus importante centrale syndicale, à savoir l’Union des travailleurs tunisiens (UGTT). Elle a estimé, dans un communiqué, que l'amnistie, en Algérie, était « une illusion » et que certains partis voulaient transformer la Tunisie en « refuge » pour les terroristes. L’UGTT a appelé le pouvoir à éclairer sa position et à appliquer la loi sur le terrorisme. « Accepter des terroristes repentis, c’est possible, mais uniquement en se basant sur cette loi », indique le communiqué.

« Non au retour des terroristes », est la parole la plus clamée, ces derniers temps, par la société civile sur les réseaux sociaux. La majorité des citoyens tunisiens refuse ce qu'on appelle désormais « la loi du repentir ».

Les fortes réactions ont amené le gouvernement à tenir une réunion exceptionnelle, vendredi soir, pour étudier la question. Il a alors nié l’existence d’une loi secrète d’amnistie ainsi que l’existence d’un accord, avec d’autres pays, pour le retour de ces terroristes.

La bataille des chiffres

L’ONU, dans son rapport daté de juillet 2015, a estimé le nombre de Tunisiens en zones de conflit à près de 6 000, répartis entre la Syrie, l’Irak, la Libye et le Yémen. Le président tunisien parle de près de 3 000 terroristes tunisiens à l’étranger dont 600 sont morts en Syrie. Les autorités syriennes, elles, avancent un chiffre bien plus élevé en affirmant qu’en 2014, quelque 10 000 combattants tunisiens étaient en Syrie.

En 2015, une délégation tunisienne composée de juristes et de journalistes affirmait, quant à elle, qu’entre 7 000 et 8 000 terroristes tunisiens étaient en Syrie et que 2 000 autres y sont morts.

La Tunisie exclut les Tunisiens porteurs de la double nationalité de sa liste de terroristes à l’étranger et n'inclut pas, dans ces chiffres, tous ceux qui se sont endoctrinés au jihad en Europe.

Les spécialistes du terrorisme considèrent qu’il n y a plus aucun doute sur le fait que le contingent tunisien est le plus grand parmi les terroristes qui ont rejoint les zones de conflits. Actuellement, il y a 800 terroristes détenus en Tunisie, après leur retour. Quelque dizaines d’autres sont rentrés sans en être inquiétés.

L'héritage afghan

Le jihadisme en Tunisie ne date pas de 2011. Des Tunisiens afghans ont été vite libérés du temps de l’ancien président Zein el-Abidine Ben Ali, faute de preuves contre eux. Dans le pays, nombreux sont ceux qui considèrent que les Tunisiens afghans ont formé ceux qui sont allés faire le jihad en Syrie, en Irak et ailleurs.

Face à ce phénomène de retour, les autorités tunisiennes sont accusées de laxisme et le citoyen craint le pire pour son avenir et pour celui de la Tunisie.

rfi.fr

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Assemblée générale du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur : Vers une véritable implication de la diaspora dans le développement national

HCBE

Démarrée mercredi dernier, l’Assemblée générale du Bureau mondial du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) a pris fin jeudi 29 décembre 2016 à Azalaï Hôtel. Les conclusions des travaux augurent de bonnes perspectives pour le rayonnement de l’association et la contribution de la diaspora béninoise au développement du pays.

La présente assise vise à renforcer le  dynamisme de cette association déclarée d’utilité publique par Décret présidentiel N° 2001-153 du 26 Avril 2001. Au cours des travaux, les participants ont fait l’état des lieux avant de voir les perspectives qui s’offrent à l’association pour élaborer un plan d’actions. Ces assisses ont consacré l’ouverture du Hcbe à beaucoup d’autres organisations et regroupements de Béninois de l’extérieur et qui sont porteurs de projets pour l’association et pour le pays. Les travaux ont permis aussi d’identifier des projets et des sources de financement pour leur réalisation. Parmi les projets prioritaires, le président du Hcbe Romain da Costa a mis l’accent sur la « création d’une plateforme numérique, une communauté virtuelle, véritable atlas des compétences des Béninois de l’extérieur ».

Un comité d’experts sera mis en place pour le suivi des recommandations et les recherches de fonds pour les financements des projets identifiés. Placée sous le thème : « Le Renouveau du Hcbe : état des lieux, perspectives et plan d’actions », l’Assemblée a conduit au renouvellement du bureau directeur de l’association. Le nouveau bureau élu et présidé par Romain da Costa s’est fixé comme objectif principal la réalisation d’un état des lieux des différentes sections et du siège mondial, ainsi que la redynamisation de l’institution dans tous les domaines pouvant contribuer au développement de la nation : l’éducation, l’énergie, la culture, la santé, l’industrie, la communication, l’agriculture, l’économie et les finances.

Aziz BADAROU

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RDC : De nouvelles attaques endeuillent le territoire de Beni

Attaque-RDC

La société civile du territoire de Beni, en RDC, signale de nouvelles attaques ces deux derniers jours, 24 et 25 décembre, par des hommes équipés d'armes blanches et d'armes à feu. Attribuées aux rebelles ougandais des ADF, ces attaques ont fait 23 morts. Huit personnes sont toujours portées disparues.

Des civils victimes de tirs d'hommes armés ou d'attaques à la machette... La population accuse les rebelles ougandais ADF, responsables de nombreux massacres dans la région ces deux dernières années.

« Le mode opératoire est le même, parce qu'ils utilisent les haches, les machettes pour découper la petite population, explique le pasteur Gilbert Kambalé, l'un des responsables de la société civile de Beni. Et puis ils ont des armes à feu. Ils profitent de moments où les FARDC se sont éloignées du lieu pour égorger la population. Et même cet après-midi, la population disait avoir vu les assaillants autour du village Tamboko. Il faut un effort pour montrer aux forces de défense et de sécurité là où sont les assaillants. C'est donc à l'armée d'aller traquer ces malfaiteurs. La population est dépassée, exaspérée et n'a plus confiance ni en la communauté internationale, ni dans le gouvernement congolais. »

Populations vulnérables

La multiplication des attaques a poussé de nombreux habitants à fuir et cela inquiète Gilbert Kambalé. « Les populations, quand le soir arrive, vont loger à côté des camps militaires. Donc les gens ont pratiquement abandonné les villages, leurs champs. Ce sont des déplacés sans assistance humanitaire. Nous nous demandons comment les élections se passeront au moment où les gens ont fui leurs villages, leurs localités, leur milieu naturel. Ils sont éparpillés dans des familles d'accueil, d'autres sont allés vers l'Ituri, d'autres vers Lubero, Butembo. Tout ça, ça inquiète. Nous sommes préoccupés, en tant que société civile, de savoir comment les élections se passeront dans une situation qui est pratiquement une poudrière. Nous réclamons que la communauté internationale, que le gouvernement congolais rétablisse la paix, pour que la population aille aux élections dans la quiétude. »

Source externe

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