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Société

Dissémination des scenarii sur la politique migratoire : La Fondation Friedrich Ebert préoccupée par les relations entre l’Afrique et l’Europe

Fondation-Friedrich-Ebert

En vue de la définition d’une de politiques réalistes pour le développement de l’Afrique, la Fondation  Friedrich Ebert a initié une série de rencontres au plan international, pour concevoir des  scenarii sur les politiques migratoires entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe à l’horizon 2030. La dissémination des résultats a fait l’objet d’un atelier tenu  mercredi 6 juin  2018, au siège de ladite Fondation.

Procéder à la dissémination  des scénarii sur la politique migratoire entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe, tel était l’objectif de l’atelier. Il était également question de conceptualiser  les scenarii en vue d’inspirer les dirigeants africains dans l’orientation des politiques de développement. En effet, la fondation Friedrich Ebert a invité plusieurs jeunes de l’Afrique et de l’Europe, pour les familiariser avec les méthodes  de développement des scenarii, leur demandant par la même occasion d’appliquer  cette méthode au phénomène de la migration,  notamment, son influence dans les relations  entre l’Afrique de l’Ouest  et l’Europe. Ainsi, au terme de 3 séminaires tenus à Berlin,  Dakar et Bruxelles, quatre scenarii ont été définis. Le premier fait état de relations inégales entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest  et la détérioration de la situation en Afrique de l’ouest qui conduit à une augmentation spectaculaire de la migration vers l’Europe. Ainsi, le déclin des économies phares d’Afrique de l’Ouest amène avec lui, une détresse économique et des crises politiques généralisées. Le deuxième scénario révèle des relations conflictuelles entre l’Europe et l’Afrique, dans  une Europe fragmentée, divisée et de plus en plus xénophobe qui ferme ses frontières aux migrants de l’Afriques de l’ouest et qui met en œuvre des politiques migratoires très strictes et réduit son soutien à l’Afrique. Le troisième scénario est celui des relations  pragmatiques avec une gestion des migrations de l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe. Ainsi, en 2030, l’Union européenne et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en tant qu’acteurs majeurs, parviennent finalement à un accord sur une politique migratoire qui encourage la migration régulière et contrôle les migrations irrégulières. Dans le scénario 3 on note des relations d’égal à égal  et un déclin de la migration dans un contexte de transition vers un partenariat équilibré. En 2030, l’Afrique de l’ouest est en pleine transformation et les flux de migrants clandestins de la région vers l’Europe diminuent. Un nombre significatif de changements économique, politique, sécuritaire et social conduit progressivement à un meilleur équilibre dans les relations entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne. Justifiant de la pertinence de l’initiative, le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert Rudolphe Traub-Mers, a laissé entendre que l’évolution des sociétés et l’évolution de la politique et de la relation entre les nations, n’est jamais un processus linéaire. Elle est faite de ruptures et des retournements. Le scenario se préoccupe donc de la rupture et du retournement qui pourraient survenir dans le futur en imaginant plusieurs chemins de développement possibles. Au terme de la présentation des scenarii, des  communications ont présentées par des personnalités politiques, économiques et de la société civile telles que le Victor Tokpanou, Joël Aïvo, Abel Gbètoénonmon, Armand Vignon, Nassirou Affagnon sous la modération de Gislain Agbozo ont permis de nourrir les débats.   

Thomas AZANMASSO

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Politique numérique pour l’enseignement supérieur en Afrique : Réckya Madougou propose 4 axes stratégiques au CAMES

Reckya-Madougou

L’expert international en finance inclusive et projets de développement et Conseiller spécial du Président de la République du Togo était l’un des invités du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur, qui célébrait ses 50 ans d’existence à Ouadagougou, à la fin du mois de Mai 2018. A cette rencontre des sommités scientifiques de l’Afrique et du monde, Réckya Madougou est intervenue dans le panel de haut niveau sur la politique numérique de l’enseignement supérieur.

Dans une approche andragogique, l’expert international a présenté les défis et les potentialités dont regorge l’enseignement supérieur et dont l’exploitation apporterait une valeur ajoutée aux systèmes éducatifs des universités africaines car il est impérieux pour le CAMES d’entrer dans la voie de la digitalisation.

« Il est désormais impossible de penser l’organisation de la vie socioéconomique de nos pays, de nos institutions, de nos organisations, des entreprises sans penser à leur digitalisation », a introduit la panéliste. « Et cette nécessaire digitalisation, est le fondement de la transition numérique du CAMES », a-t-elle poursuivi.

Selon l’UNESCO, seulement 8% de personnes parviennent à s’inscrire dans les universités africaines au sud du Sahara. Ce qui est totalement en déphasage avec les 75% enregistrés sur d’autres continents notamment en Amérique. Il importe donc qu’avec le développement exponentiel des infrastructures des télécommunications, le CAMES profite pour combler le gap et ouvrir les universités à tous, a fait constater l’ancienne Ministre du gouvernement béninois. Ce potentiel qui favorise le e-learning et le mobile Learning, nécessite que le CAMES mène des réflexions stratégiques pour trouver des mécanismes innovants pour la formation des apprenants mais également des enseignants. L’élaboration des curricula ainsi que les modes d’apprentissage doivent également tenir compte de l’opportunité que constitue la digitalisation.

Pour réussir cette digitalisation, Réckya Madougou propose quatre axes stratégiques. Elle évoque d’abord la nécessaire création d’un écosystème adéquat. Cela impose que les universités doivent pouvoir ouvrir des bibliothèques en ligne, que les recherches soient en ligne et les données actualisées et que le CAMES aide les universités à trouver des mécanismes innovants de financement pour favoriser leur souveraineté.

L’autre axe stratégique, c’est la formation universitaire des apprenants et des enseignants.

Puis l’expert en développement des projets propose la formation des métiers à l’ère du numérique pour régler l’épineuse question de la formation-emploi, car étant en lien étroit avec les défis de développement des pays.

Réckya Madougou propose aussi comme axe stratégique, l’obligation pour les États d’accompagner les universités dans leur processus de digitalisation sur les aspects juridiques et infrastructurels.

M.M

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Naturalisation française pour fait héroïque : Au-delà de Mamoudou Gassama !

Emmanuel-Macron-et-Mamadou-Gassama

Un malien sans papiers est célébré pour avoir sauvé un enfant de 4 ans en escaladant un immeuble de quatre (04) étages. Le fait est extraordinaire. On peut bien comprendre l’émotion générale de l’opinion. Après l’euphorie, place à la réflexion prospective. La naturalisation pour fait héroïque (1) ne saurait occulter le fléau  de  l’immigration clandestine (2).  
1. La naturalisation pour fait héroïque

Le 26 mai 2018, une nouvelle page s’ouvre dans la vie du sans papiers  Mamoudou Gassama, un Malien de 22 ans, venu en France clandestinement a été  régularisé  pour avoir posé un acte héroïque de sauvetage d’un enfant de quatre ans. C’est donc un acte à saluer celui de sauver une vie. Une vie est plus importante que tout. L’honneur et l’attention accordés à M. Mamoudou Gassama prouvent que la France est une Nation qui promeut la vie et encourage tous les actes qui concourent à l’humanité, au courage et à l’audace. Le message de l’Elysée ne souffre d’aucune ambiguïté. Il s’agit d’un encouragement à l’amour de la vie. Celui qui sauve une vie est digne d’appartenir à la France. Ce faisant, la France tient à montrer qu’elle est un pays des Droits de l’Homme. Le droit de vivre est un droit sacré. Tout homme qui pose un acte de bravoure est appelé à recevoir les compliments de la République.  C’est un instant exceptionnel de la vie de la République.  De ce point de vue, il est important de souligner le sens pédagogique du Chef de l’Etat de France. C’est en réponse au statut de l’intéressé que le Président de la République a procédé à sa naturalisation. Il est devenu Français. La France, on peut bien le constater, c’est l’immigration choisie. Choisie en ce sens, que M. Mamoudou Gassama  est d’une grande utilité. La preuve en est que le jeune malien pourra intégrer un corps spécialisé, celui des sapeurs pompiers.   Comme quoi, le pays de Macron court après les  cerveaux de touts les domaines . C’est aussi du réalisme. La France voudrait bien accueillir les habiletés qui pourraient l’aider à monter toujours plus haut dans le concert des Nations. Pour Gassama , la peur du policier, c’est fini. C’est fini aussi la précarité du changement fréquent de lieu de refuge. Mais en est-il de même pour les autres migrants vivant dans la clandestinité.

2. Le fléau de l’immigration clandestine

La ruée des jeunes africains au sud du Sahara vers la France est un problème qu’il convient de circonscrire dans un polygone à trois côtés.

Premièrement, les pouvoirs publics de leurs pays  d’origine ont failli dans leur politique d’encadrement de la jeunesse et de la promotion de l’emploi. Si les conditions sont réunies pour l’épanouissement des jeunes, ils ne prendront pas les embarcations pour aller se donner en « esclavage moderne ». C’est donc la faillite des pouvoirs publics de leurs pays d’origine enchaînés dans la corruption sans fin et la gouvernance approximative.
Deuxièmement, l’absence réelle d’infrastructures pour l’éducation nationale.

Troisième, la qualité de la vie en Afrique au Sud du Sahara.

Au regard de tous ces éléments, on peut expliquer l’immigration à tout prix des jeunes africains vers la France. Ce n’est pas exhaustif, les causes ci-dessus énumérées. Il n’en demeure pas moins que l’essentiel est dans ce triangle qui pousse à l’immigration clandestine.

La France mène actuellement une politique globale de répression de l’immigration. La gestion de la crise migration soulève bien des passions. Et pourtant, il s’agit d’une question à régler. Nous sommes  tous des fils d’immigrés si on doit être rigoureux par rapport à l’Histoire. La France a choisi la résolution spectaculaire du fléau. Par exemple, en  janvier 2015, un Malien, encore un Malien,  Lassana Bathily, qui s’était illustré lors de l’attentat du magasin Hyper Cacher à Paris  avait été naturalisé par le président François Hollande. La régularisation par  l’héroïsme !  Et pourtant, il est de notoriété publique que l’orientation du Gouvernement est un choix répressif  en matière d’immigration.

La solution, ce n’est pas d’opérer un tri. C’est de chercher à régler le flux migratoire par la diplomatie économique qui consiste à « discipliner » les pouvoirs publics des pays concernés. Par exemple,  la saisine des biens mal acquis et le suivi des investissements. Ce n’est pas en élevant la nationalité Française comme une fin en soi chez les jeunes africains qu’on montrera de ne pas prendre les embarcations de fortune. Erreur. Il est temps de prendre le mal par la racine.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International et Institutions Diplomatiques.

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Conséquence du drame du lac Toho à Athiémé : Le Togo ferme les portes aux poissons du Bénin

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Les autorités togolaises entendent bien prendre des dispositions subséquentes pour protéger les populations togolaises contre une intoxication alimentaire. Ainsi, suite à l’empoisonnement du lac Tohodans la commune d’Athiémé et qui a entraîné  la mort de milliers de poissons, les autorités togolaises, dans un communiqué conjoint en date du 24 mai 2018, signé du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et du ministre de la santé et de la protection sociale, ont annoncé des mesures conservatoires pour contrôler la commercialisation de poissons en provenance du Bénin. " Toute cargaison de poissons en provenance du Bénin à destination du Togo, non accompagnés de certificat sanitaire sera purement et simplement saisie et détruite" lit-on dans le communiqué. Invitant les populations à la vigilance et à l’application scrupuleuse des dispositions prises en la matière, les autorités togolaises souhaitent que " toute intoxication consécutive à la consommation de poissons soit immédiatement signalée au centre de santé le plus proche".Le communiqué met l’accent sur l’information qui fait état d’un empoisonnement des poissons du lac par un produit inconnu. Cette situation inattendue, jamais enregistré, rappellent les autorités, peut être cause d’intoxication alimentaire collective grave des populations. C’est donc pour assurer la protection des populations frontalières que les dispositions ont été prises " pour intensifier des contrôles aux frontières par des services compétents en vue d’empêcher les poissons suspects sur notre territoire", précise le communiqué des ministres togolais.

A.B.

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Journée Internationale de la biodiversité : La mort est tuée par la nature !

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Le  22 mai, c’est la journée mondiale de la biodiversité !  Organisée chaque année le 22 mai partout dans le monde, la journée internationale de la biodiversité a pour thème cette année : «  Célébrer 25 ans d’action en faveur de la biodiversité ».  Un quart de siècle en faveur de la biodiversité c’est faire le bilan. Un bilan qui n’est possible que si on sait ce qu’est la  diversité biologique (1) et l’effort à consentir  pour la préserver (2).

1.    Ce qu’est la diversité biologique

La définition qui fait l’unanimité en Sciences de la Vie et de la Terre est bien celle-ci : «  La biodiversité, mot composé des mots bio (du grec βίος « vie ») et « diversité », est la diversité de la vie sur la Terre. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. ». De cette définition on retient trois choses essentielles. D’abord, la pluralité de la vie sur terre. Ensuite la singularité des composantes de la vie à travers les gênes et enfin, l’habitat de chaque espèce.  Il apparaît donc de la diversité de la nature que nous tirons notre  équilibre et notre raison d’être. C’est dans la diversité biologique que nous puisons les éléments du progrès de l’humanité en matière de santé, et d’amélioration de l’intelligence. Par exemple, les architectes en observant avec attention le mode de fonctionnement de certains invertébrés dans la construction de leurs habitats, parviennent à dégager des principes de construction solides.

La diversité biologique ainsi comprise a fait l’objet d’une  Convention. Il s’agit de la Convention  sur la diversité biologique (CDB) .  C’est  un  traité international adopté lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 avec pour buts de conserver la biodiversité, d’utiliser durablement ses éléments et de partager de façon juste et équitable les avantages découlant de l’exploitation des ressources génériques. On peut dire qu’en Afrique la  convention n'a eu qu'une portée contraignante limitée contrairement  à l’Union Européenne qui met un point  d’honneur à la mise en œuvre du principe de précaution.    

Entrée en vigueur en 1993, la Convention sur la diversité biologique (CBD) a été ratifiée jusqu’à présent par 196 états.  

2.    L’effort à consentir pour la biodiversité

L’année 2018 marque le 25ème anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique. Appliquée par un certain nombre d'états signataires, elle a également été mise à mal par nombre d'autre. Plutôt préoccupés par leur développement économique unilatéral. Et c’est l’Afrique qui est devenue la proie facile de l’industrialisation mal comprise. Beaucoup d’écosystèmes ont été détruits pour l’implantation de champs de coton, pour l’installation des usines  sans études environnementales sérieuses. Le politique est sur le banc des accusés. Si celui-ci définit et conduit la politique de la Nation, il se doit d’être entouré par les personnes avisées. Aussi faudrait-il qu’il comprenne ce qu’est la biodiversité et son importance. D’où la mobilisation de tous pour sauver l’humanité. Car à partir d’espèces précises, de gênes on peut guérir l’humanité de ses maux.

Le Bénin et les pays du Golfe de Guinée doivent continuer les efforts de conservation de la flore et de la faune avec une attention particulière sur la valorisation de tout ce que regorge  l’espace communautaire. Il est vrai que de Cotonou à Accra, d’Ouagadougou à Niamey, d’Abuja à Bamako, des efforts sont faits en matière de  valorisation et des innovations en gestion durable de la biodiversité. Mais ceci est faible. Voilà pourquoi, il convient de se tourner vers  les chercheurs, les Organisations Non Gouvernementales et les Phytothérapeutes pour parvenir à un changement transformationnel qui protège la biodiversité et assure qu'elle continue à fournir les bases du bien-être humain.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International et Institutions Diplomatiques

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Fin de la conférence de zone Afrique et Moyen-Orient : Des lauriers pour Miguel Houeto et la Jci Bénin

Miguel-Houeto

Démarrée, mercredi 09 mai 2018, la conférence de zone Afrique et Moyen-Orient de la Jci (Camo Jci Cotonou 2018) a pris fin samedi 12 mai par la cérémonie de remise de récompenses, les Awards Jci 2018. Comme à l’ouverture de la conférence, le gouvernement s’est fait représenter par le ministre de la Culture, tourisme, sport et loisirs Oswald Homeky et son homologue des Affaires étrangères et de la Coopération Aurelien Agbénonci.

Camo Jci Cotonou 2018 est une réussite. Les délégués à la conférence et les responsables à divers niveaux de la Jeune chambre internationale ont tous salué la parfaite organisation des activités tout au long des quatre jours. Pour le président mondial de la Jci 2018 Marc Brian Lim, Cotonou est la meilleure édition. Même son de cloche de la part du vice-président exécutif et président de la conférence Itai Manyere qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la Jci Bénin. « C’est l’une des meilleures éditions de la Jci »,  a reconnu à son tour Harira Cisse du Mali, membre du comité de planification stratégique. Ces lauriers en l’endroit de la Jci Bénin et surtout du comté d’organisation dirigée de main de maître par Miguel Houeto sont le témoignage que tout dans les moindres détails fut apprécié. Cotonou a brillé de mille feux et cela s’est fait aussi ressentir lors de la soirée de récompense où pas moins de trois trophées sont allés à Jci Cotonou Soleil dans les catégories Jeu Mobile Play, Les gestes qui sauvent, Meilleur président local. La Syrie et la Côte d’Ivoire s’en sont également sortis avec au moins trois récompenses.

Avant de transmettre le flambeau à l’Île Maurice pour l’édition 2019 de la Camo, le président du comité d’organisation Miguel Houeto et le président 2018 de la Jci Bénin Gildas Odilon Sehlin ont remercié de vive voix tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de l’événement, surtout le gouvernement béninois qui a cru à la candidature du Bénin et qui a accompagné financièrement le projet.

Plusieurs autres activités se sont déroulées en marge de la conférence. Au nombre de celles-ci, la conférence économique qui s’est tenue, vendredi 11 mai, à l’hôtel Golden Tulip. Elle a permis aux partenaires de la Conférence que sont le Bureau d’investigation et d’analyse (Bai), la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), Hunger Free Word et Cfao Motors de présenter leurs structures et les opportunités qu’elles regorgent. Que cela soit Achille Houssou du Bai, Pauline Atioukpe de la Brvm, Fatoumata Batoko Zossou de Hunger Free Word et Aïssatou Diouf de Cfao Motors, ils sont unanimes à reconnaître l’importance de l’éducation dans la formation des jeunes. L’Afrique est encore une terre vierge où tout est à refaire, un terre d’opportunités où les jeunes ont un rôle essentiel à jouer car représentant le plus grand nombre. Ils ont essayé, chacun à son tour, d’inculquer aux jeunes de la Jci venus de tous les continents et surtout de l’Afrique l’esprit d’entreprise, d’innovation, le flair pour détecter les besoins de la communauté et les opportunités d’emploi qui sont à portée de leur main.

Le même jour s’est tenue dans la soirée à Dream Beach la nuit béninoise. C’est une soirée culturelle où rien que des sonorités béninoises étaient à l’honneur. L’orchestre B229, L’Eace, le Ballet national se sont succédé sur le podium pour présenter aux délégués le meilleur de la culture béninoise. Un défilé de mode, un concours de danse, des interprétations de chanson en a capella  par des Sénateurs Jci ont agrémenté la fête accompagné de boissons et galettes locales pour le bonheur des papilles gustatives des hôtes.

B.H

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Amélioration des modes de gouvernance publique : La «semaine du gouvernement ouvert» lancée au Bénin

Open-Government-Partnership

Initiée par Open Government Partnership, la "Semaine du gouvernement Ouvert" ou "Open Gov Week" a été officiellement lancée ce lundi, 07 mai 2018. Cette initiative qui est organisée à travers le monde et qui prend fin vendredi, 11 mai 2018, vise à promouvoir le Gouvernement ouvert à travers le monde. A en croire les organisateurs de l’évènement au Bénin, le gouvernement ouvert est une doctrine/un mouvement de gouvernance qui vise à améliorer l'efficacité et la responsabilité des modes de gouvernance publique. Elle procède de l’ouverture des processus, documents et données administratifs à la curiosité et à la vigilance du public. Cette démarche apparaît aujourd’hui comme l’un des piliers d’une société démocratique où l'accès à l'information publique est un principe et non une exception. « Car une transparence et une participation du public accrues, non seulement, favorisent des politiques et des services de meilleure qualité, mais elles peuvent aussi promouvoir l’intégrité du secteur public, qui est une chose essentielle pour restaurer la confiance des citoyens dans l’impartialité et la fiabilité des administrations publiques » fait savoir Maurice Thantan, président de l’Association des bloggeurs du Bénin. Le Gouvernement ouvert est promu par un réseau de pays et d'organisations de la société civile regroupés au sein d’Open Government Partnership. Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative multilatérale qui vise à garantir des engagements concrets des gouvernements afin de promouvoir la transparence, d'habiliter les citoyens, de lutter contre la corruption et d'exploiter les nouvelles technologies pour renforcer la gouvernance. Faut-il le souligner, pour devenir membre d’Open Government Partnership, un pays doit répondre à une série de critères correspondant aux valeurs du Partenariat à savoir la transparence budgétaire et fiscale (mise à disposition du public et mise à jour régulière des documents fondamentaux relatifs à la dépense publique) ; l’accès à l'information (open data) ; la divulgation du revenu et des avoirs des élus et responsables publics et la participation et l’engagement des citoyens dans l'action publique. « En 2015, le Bénin a fait part de son intention de rejoindre ce mécanisme mais depuis trois ans notre pays n'a pas encore rempli les quatre critères (les difficultés d'accès à l'information publique et la non divulgation du revenu et des avoirs des élus et responsables publics nous bloquent) » a précisé Maurice Thantan.

A.B

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Sale temps pour un Procureur : Ce que ne doit pas faire un magistrat

Eric-Schneiderman

Le mardi 08 mai 2018 est un Black Tuesday, un mardi noir, pour Eric Schneiderman, le procureur de New York qui a annoncé sa démission suite à un article retentissant du New Yorker qui l’accuse de violences faites à des femmes qui ont témoigné contre lui. La voix glaciale, l’ancien élu démocrate  au Sénat  a nié avoir eu des relations sexuelles non consenties avec les femmes et ne les avoir jamais agressées. Il s’agit d’une ligne de défense  classique, fragile,  qui ne saurait remettre en cause la force de la presse (I) dans la lutte contre les violences faites aux femmes et  les incompatibilités avec la fonction de procureur de la république (II)

I. La force de la presse dans  la lutte contre les violences faites aux femmes

Aimée  ou crainte, la presse professionnelle reste la principale force de lutte contre les violences faites aux femmes par les puissants. Résolue et déterminée, elle, la presse libre vient de démontrer sa  capacité à détrôner les puissants du jour qui abusent des femmes et pensent que leur élection ou nomination  peuvent cacher ou effacer le crime. Faux ! semble rétorquer le New Yorker. L’hebdomadaire a tendu son micro à deux  femmes qui ont  accepté de témoigner. Et ce, à visage découvert contre le procureur  Eric Schneiderman. C’est un pas décisif qui fera sans doute école et tâche.
 Le fait délictuel, c’est que les victimes  présumées  parlent du procureur comme un violent jouisseur qui les aurait   frappées  à maintes reprises  sous l’emprise de   l’alcool.   Ce triste spectacle à en croire les présumées victimes est accompagné de menace de mort au cas où les femmes abandonneraient le bourreau.  Quelques  soupçons de preuve confortent le journal quand deux des femmes ont évoqué un professionnel de santé qui les aurait examinées après les gifles   sur le visage, et l’oreille.  Ces faits sont suffisamment graves pour  qu’un journal le mette  sous boisseau. L’Amérique, celle de Pulitzer a fait de la presse le ferment de la démocratie. Sans la presse libre, la société serait une jungle. Le New Yoker redonne espoir à une lutte qui  n’est plus perdue d’avance. Lorsqu’elle est  animée par des gens épris de justice, la presse peut remettre les pendules à l’heure et mettre à la lumière des incompatibilités fonctionnelles.

II. Les incompatibilités morales avec la fonction de procureur

L’accusation du New Yorker est d’une gravité qu’on ne saurait la minimiser. La vie privée du procureur influence sa vie présente et future.  Celui qui bat une femme est un danger permanent. Il est un tigre vêtu de peau d’homme. On peut comprendre  la réaction instantanée du gouverneur démocrate de New York,  Mario Cuomo  qui a aussitôt appelé le Procureur  à démissionner. La sentence politique est implacable : « Au vu de ces  faits accablants évoqués dans l’article, il n’est pas possible pour Eric Schneiderman de continuer à servir comme procureur ». En effet, les faits évoqués portent atteinte à l’honneur, à la réputation et à la crédibilité de son office. Au regard de ces faits, on peut conclure qu’il ya des incompatibilités lointaines, proches et futures liées à la fonction de procureur. Un procureur qui soutient le   mouvement #MeToo,  doit être exemplaire vis-à-vis des femmes.  Un tel soutien ne l’exonère pas contre ses forfaits passés.  Aussi, un homme public  n’a pas une vie strictement privée. Sa vie privée reste telle si  le personnage refuse d’être public.  Le risque est grand quand on participe à des activités  sexuelles de jeux de rôle.  Même si on se fait mutuellement confiance.
En conclusion, le procureur, Eric Schneiderman élu en 2010 est  dans de beaux draps alors qu’il est une promesse d’avenir pour avoir refroidi les ardeurs monstrueuses du Président américain par la prise de plusieurs ordonnances.  

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO

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Défis et réformes sécuritaires en Afrique de l’Ouest : De la porosité des frontières, un fait à endiguer

frontiere

Le dictionnaire ‘’Le petit Robert’’ la définit comme la limite séparant deux États. Quelqu’un a dit : «la frontière, avant d’être une ressource, est une protection. Les gens ne migrent pas pour des raisons économiques mais d’abord pour être protégés ou avoir une vie meilleure». Si frontière égale protection, son importance pour un pays n’est plus à démontrer. Ceci va s’en dire que, quand on doit parler de la sécurité d’une nation, cela part d’abord de l’efficacité de ses frontières. Donc, des services de douane, police, et les services de contrôle sanitaire. Les menaces terroristes par ci, les épidémies par là, et les divers trafics et fleaux en tout genre (armes, humain, braconnage, grand banditisme)  etc, ne laissent pas le choix. Seulement, au Bénin, pouvons-nous nous targuer d’avoir des frontières sécurisées?  Quand un Nigérian porteur du virus Lassa peut traverser la frontière pour venir contaminer des Béninois; quand un malfaiteur poursuivi en arrive quand même à traverser des frontières; quand des médicaments proscrits, des stupéfiants, passent pourtant par les frontières, peut-on encore parler de protection? Au Bénin,  la porosité des frontières est un fait. Le défi se veut grand et les réformes urgentes.

Pour des raisons historiques, sociologiques, et du fait de la faiblesse des états (moyens de contrôle), nos frontières, notamment en Afrique, ne le sont que de nom. Plus encore dans la zone du sahel, haut-lieu de tous les trafics  (trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains, d’animaux), lâche d’un trait  Hervé Hounwanou, agent au Ministère de la défense. Pour cet officier des Forces armées béninoises, un pays qui a 1 million 200m2  de superficies et moins de 40.000 hommes  police et armée réunies ne peut efficacement arriver à contrôler toutes ses frontières notamment dans le désert. Dans le monde actuel où, fait-il remarquer, la tendance est à la suppression des barrières et à plus d’échanges entre les nations, l’assurance sécuritaire a été abandonnée au profit de l’économie. C’est une balance, un équilibre fondamental a trouvé et on ne peut gagner sur tous les plans. «L’exemple de la liberté de circulation en Europe a permis aux terroristes de frapper le 13 novembre 2015 à Paris à 20h et d’aller se réfugier et passer la nuit à Moleenbeek en Belgique. L’Europe gagne économiquement à fluidifier la circulation des personnes et des biens mais perd en assurance sécuritaire», confie cet agent du Ministère de la défense.

Des approches de solutions

Aux dires du Capitaine Hervé Hounwanou, un juste milieu peut être trouvé mais est lié à une volonté politique clairement affichée de sélectionner des domaines sensibles et d’y mettre les moyens conséquents. «On peut ne pas bloquer les frontières et faciliter la circulation des gens. Mais, par exemple, on peut renforcer tant soit peu, les contrôles à l’aide de brigades canines en nombre suffisant pour détecter toute trace de drogue par exemple; avoir des caméras d’identification qui vous détectent les plus grands trafiquants ou individus dangereux dont tous les États auraient contribué à la création d’un fichier international», propose l’homme. Le cas de la Côte-d’Ivoire entourée par deux pays infectés par le virus Ebola comme la Guinée Conakry et le Liberia et proche de la Sierra Léone mais qui a vécu toute la période de cette épidémie en 2013-2014 sans pourtant avoir enregistré un seul cas sur son sol malgré la libre circulation aux frontières, est cité en exemple. Tout a été donc, question d’une vision stratégique, et des moyens utilisés pour y faire face, notamment, le déploiement aux frontières d’une batterie de mesures de contrôle. «Si le Lassa se déclare au Nigéria  dans une localité frontalière avec le Bénin et nous avions les moyens, étant donné surtout que nous connaissons déjà les points focaux habituels de cette maladie, une réaction prompte dans la zone frontalière avec un contrôle assidu des mouvements et des batteries-tests effectués sur les personnes en mouvement va certainement moins nous exposer aux différentes crises. Mais là encore, c’est le manque de moyens», affirme Hervé Hounwanou. En réalité, à l’entendre, puisqu’il faut se développer, les frontières ne peuvent être fermées mais sur le plan sécuritaire, une plus grande collaboration entre toutes les forces de sécurité des pays voisins permettra de mieux cerner les défis sécuritaires, du genre  Interpol, et la création de différents fichiers en partage pour maîtriser les principaux contrevenants dans tout domaine. Le renforcement des dispositifs sanitaires de contrôle aux frontières, certes ouvertes mais dotées de moyens sophistiqués de contrôle et d’identification des signaux d’alerte, rendra plus sûre cette zone de passage.

Aussi…

«La porosité des frontières est une donnée qui perdura longtemps car lesdites frontières n’ont pas été tracées par ceux qui en sont les dépositaires aujourd’hui mais par des gens venus d’ailleurs, ne comprenant rien fondamentalement aux réalités endogènes et sociales des peuples colonisés qu’ils ont administrés longtemps», fait observer le titulaire du grade de Master des écoles de Saint Cyr Coetquidan en France. Il nous revient, va-t-il alors proposer, de diminuer le caractère poreux des frontières en faisant un maximum d’effort mais en même temps, en privilégiant la libre circulation des personnes et des biens. En réalité, poursuit le Capitaine, un pays comme le Benin qui vit entre autres du commerce avec la première puissance africaine, le Nigéria, ne peut, sous prétexte de lutter contre Lassa, par exemple, fermer ses frontières dans des contrôles excessifs et longs. C’est une situation bonne avec son relent de mauvais côtés. «Il faut prendre les deux», conseillera Hervé Hounwanou.

Cyrience KOUGNANDE

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Pause-café avec… Dr Patrice Kouamé, Secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente

Patrice-Kouame

« La sécurité régionale nous préoccupe »

« On le fera Monsieur l’Editorialiste. » La voix articulée de l’infatigable septuagénaire né le 17 mars 1943 à Abidjan  a de  quoi  rassurer     votre éditorialiste  ayant fait le déplacement de Lomé (Togo) pour couvrir la troisième réunion annuelle des Ministres en charge de la Sécurité et des frontières du Conseil de l’Entente.  Quand dans le hall bruyant de l’hôtel Sarakawa de Lomé au Togo, j’aborde le Secrétaire Exécutif du Conseil de l’Entente, ce jour de clôture du vendredi 20 avril 2018 de la réunion des ministres de l’intérieur du Conseil,  il m’accueille d’un sourire et prend mon protocole d’entretien, le lit  et se rend disponible, le temps d’une pause-café.  L’ancien Ministre de l’Emploi et de la Fonction Publique de Côte d’Ivoire de 1990 à 1993, sous la présidence du Président Félix Houphouët–Boigny et la primature du Président Alassane Ouattara s’est prêté  à mes questions sans détour avec une brièveté  enrichissante qui permet de saisir l’enjeu de la garantie de la   sécurité et de la  paix à partir des renseignements généraux au sein des Etats du Conseil de l’Entente. Lisez-plutôt.

Pourquoi la question sécuritaire régionale préoccupe si tant le Conseil de l’Entente dont vous êtes le Secrétaire Exécutif ?

La sécurité régionale nous préoccupe parce que la mission du Conseil de l’Entente dès l’origine en 1959, est de contribuer au maintien de la paix dans son Espace, de manière à créer un environnement propice au développement. Dans la mesure où la violence sous diverses formes, constitue une menace à la paix, le Conseil de l’Entente a le devoir de s’en préoccuper.  
 Vous avez commandité une étude relative à un MECANISME ENTENTE DE RENSEIGNEMENT. Peut-on savoir le mode de fonctionnement du mécanisme en question ?
 
La mise en place du Mécanisme Entente de Renseignement sera progressive. Elle commencera par la mise à niveau des systèmes nationaux de renseignement au regard des standards requis. Ensuite la création d’un environnement institutionnel et numérique sécurisé. Enfin la promotion d’un renseignement communautaire à l’échelle de l’Espace Entente.

Le mécanisme proposé pour les Etats du Conseil de l’Entente tient-il compte du droit des citoyens à la vie privée ?
 
Oui parce que les standards requis tiennent compte de cet élément.
 
Si le renseignement est l’investissement le plus rentable de l’Etat, il n’en demeure pas moins qu’il a un coût matériel, humain et financier. Les Etats du Conseil de l’Entente ont-ils les moyens de leurs ambitions ?
 
Oui, ils l’ont.

M. Patrice KOUAME, le mot renseignement soulève des fantasmes ici et ailleurs. Faudrait-il craindre pour les ressortissants béninois, togolais, ivoiriens, burkinabè et nigériens, une peur bleue de l’opération Condor (en espagnol : Operación Cóndor) qui est le nom donné à une campagne de répression et de lutte antiguérilla conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay avec le soutien tacite des Etats-Unis au milieu des années 1970 ?  
 
N’ayez aucune crainte. Nos pays sont soucieux du respect de l’Etat de droit qui comprend la garantie de la sécurité des individus.

Réalisation :
HERBERT  DE SAINT TAUYE HOUNGNIBO
EDITORIALISTE_MATIN LIBRE
DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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