TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Campagne Maïs MatinLibre

A+ A A-

Société

Réunion du programme d’alphabétisation (Ramaa II) à Cotonou : Amender et valider des référentiels de compétences

education

Des participants venus d’une douzaine de pays francophones sont conviés depuis hier, mardi 14 novembre 2017, au Bénin Royal hôtel de Cotonou à la deuxième phase de la recherche action sur la mesure des apprentissages des bénéficiaires de programme d’alphabétisation (RAMAA II). Les travaux qui sont prévus pour se dérouler durant trois jours permettront de valider les référentiels de compétences harmonisés de la Ramaa II.

Initiative du bureau régional de l'UNESCO Abuja et de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie, ce troisième atelier technique sur les référentiels de compétences fait partie de l’une des activités phares de la deuxième phase du RAMAA II. « Valider les référentiels de compétences harmonisés de la RAMAA II ; échanger sur la structure du cadre d’évaluation de la RAMAA II ; discuter des plans d’actions de chaque pays conformément au calendrier des activités de RAMAA II et enfin échanger sur la préparation des rayons ». Ce sont là, les objectifs que vise l’atelier technique sur les référentiels de compétences. Pour la spécialiste des questions éducatives à Abidjan et représentante de la Directrice de l’Unesco,Rokhaya Diawara, le présent atelier reste une occasion de mener des discussions, harmoniser les connaissances et expériences et surtout de planifier des actions sur l’un des plus grands défis de l’Afrique à savoir l’alphabétisation. Pour Siaka Coulibaly, le Coordonnateur résident du système des Nations Unies, « l’enjeu est de taille dans le contexte où, l’alphabétisation des jeunes en l’occurrence, constitue l’une des causes majeures de violence dans le monde ». Occasion pour lui, de réitérer à l’endroit des gouvernements, le plaidoyer des Nations Unies pour une meilleure dotation des ressources humaines, matérielles et financières à la cause de l’alphabétisation. Quant au ministre béninois des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Mahougnon Kakpo, il a souligné que certains pays africains disposent dans leur politique générale, des stratégies de développement du secteur de l’alphabétisation et de l’éducation en langues nationales. « Mais l’une des entraves essentielles à cette volonté manifeste de nos politiques publiques est sans nul doute, l’analphabétisme sans cesse croissant des jeunes et des adultes hors système scolaire», a déploré l'autorité ministérielle pour reconnaître l’importance de  l'initiative de l'Unesco. Le ministre a, par ailleurs, rassuré de l’engagement du Bénin à jouer toute sa partition, malgré les contraintes budgétaires. Notons que les travaux de l’atelier prennent fin ce jeudi, 16 novembre 2017.

A.B

 

En savoir plus...

Bien-être social : La faim dans le monde progresse de nouveau

faim-dans-le-monde

Le dernier rapport des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition mondiale, alerte sur la progression de la faim dans le monde. Après une régression constante durant plus d'une décennie, la faim dans le monde progresse de nouveau touchant 815 millions de personnes en 2016, soit 11% de la population mondiale. Dans le même temps, de multiples formes de malnutrition menacent la santé de millions de personnes dans le monde.

Selon les conclusions du rapport, 815 millions de personnes souffrent de la faim et des millions d'enfants sont exposés à la malnutrition soit 520 millions en Asie,  243 millions en Afriqueet 42 millions en Amérique latine et Caraïbes. Par ailleurs, la part de la population mondiale souffrant de la faim  est de 11,7% en Asie, 20% en Afrique (en Afrique orientale 33,9%) et  6,6% en Amérique latine et Caraïbes. Le nombre d’enfants âgés de moins de cinq ans souffrant d’un retard de croissance (trop petits pour leur âge) est de 155 millions, le nombre de ceux qui vivent dans des pays touchés à des degrés divers par des conflits: 122 millions. Le nombre d’Enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale (poids trop faible pour leur taille) est de 52 millions, les adultes obèsesreprésentent 641 millions (13% des adultes de la planète), les Enfants de moins de cinq ans en surpoids, 41 millions et le Nombre de femmes en âge de procréer souffrant d’anémie est 613 millions (environ 33% du total).

La responsabilité  des conflits et des changements climatiques

Le rapport mentionne que sur les 815 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, 489 millions vivent dans des pays touchés par des conflits. La prévalence de la faim dans les pays touchés par des conflits est supérieure de 1,4 à 4,4 points de pourcentage par rapport aux autres pays. Dans des contextes de conflit, aggravés par des conditions de fragilité institutionnelle et environnementale, la prévalence de la faim est supérieure de 11 à 18 points de pourcentage. Les personnes vivant dans des pays touchés par des crises prolongées sont près de 2,5 fois plus susceptibles d'être sous-alimentées que les personnes vivant sous des cieux plus cléments. L'augmentation - 38 millions de personnes de plus que l'année précédente - est en grande partie due à la prolifération des conflits violents et aux chocs climatiques, lit-on dans l’édition 2017 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.Quelque 155 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent d'un retard de croissance (petits pour leur âge), révèle le rapport, alors que 52 millions d’enfants souffrent d’insuffisance pondérale (poids trop faible pour leur taille). On estime, en outre, que 41 millions d'enfants sont maintenant en surpoids. L'anémie chez les femmes et l'obésité chez les adultes sont également préoccupantes. Ces tendances sont une conséquence non seulement des conflits et du changement climatique, mais aussi des changements profonds des habitudes alimentaires et des ralentissements économiques.Ce rapport est la première évaluation mondiale des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition à paraître dans le prolongement du Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui a fait de l’élimination de la faim et de toutes les formes de malnutrition la principale priorité politique internationale.Il souligne que les conflits - de plus en plus aggravés par le changement climatique - constituent l'un des principaux moteurs de la résurgence de la faim et des différentes formes de malnutrition.

L’alerte des chefs des agences onusiennes

«Au cours de la dernière décennie, les conflits ont considérablement augmenté et sont devenus plus complexes et plus difficiles à résoudre», soulignent dans l’avant-propos du rapport les chefs de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), du Fonds international de développement agricole (Fida), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), du Programme alimentaire mondial (Pam) et de l'Organisation mondiale de la santé (Oms). Ils indiquent que les proportions les plus élevées d'enfants en situation de précarité alimentaire et de malnutrition dans le monde sont maintenant concentrées dans les zones de conflit.«Cela a déclenché des sirènes d'alarme qu’il n’est pas permis d’ignorer: nous n’éliminerons la faim et toutes les formes de malnutrition d'ici à 2030 que si nous nous attaquons à tous les facteurs qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition. L’édification de sociétés pacifiques et inclusives est une condition nécessaire à cette fin», soulignent-ils. Mais même dans des régions plus pacifiques, les sécheresses ou les inondations provoquées en partie par le phénomène météorologique El Niño, ainsi que le ralentissement économique mondial, ont détérioré la sécurité alimentaire et la nutrition, notent les chefs des agences onusiennes.

Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

COP 23 : Convertir les paroles en actes

Patricia-Espinosa

Deux ans après l’accord de Paris, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 23), qui se déroule à Bonn en Allemagne du 6 au 17 novembre, sous la présidence des îles Fidji, n’est pas une simple conférence de transition. Elle doit à la fois régler les modalités techniques de l’accord et être une véritable rampe de lancement pour permettre au monde de se placer sur une trajectoire qui limitera le réchauffement climatique à 2°C. Un objectif difficilement atteignable dans un contexte de plus en plus préoccupant.

Le chemin a déjà été très long depuis le lancement de la convention-cadre climatau Sommet de la Terre en 1992. Le nouvel élan donné avec l’Accord de Paris(lors de la COP 21 en 2015), doit maintenant se transformer en actes à la hauteur des attentes. L’accord, déjà mis en application par 169 pays sur 195, fixe le cadre général d’efforts à réaliser ainsi que les objectifs à atteindre (ne pas dépasser 2° voire 1,5° d’augmentation de la température globale terrestre à la fin du siècle). Il est basé sur des engagements volontaires des Etats. Mais le compte n’y est pas, la somme des initiatives (INVS) actuelle nous amène à plus de 3° d’ici à 2100.

Face à cela, la mission de la COP 23 est très technique car elle doit mettre en place les outils de l’accord qui doivent être finalisés pour 2018. Mais elle doit surtout, au vu de la situation actuelle, relever l’engagement comme le niveau d’ambition des Etats et des acteurs non étatiques, pour rejoindre d’urgence la trajectoire qui nous mènera collectivement à 2° maximum de réchauffement. Une course contre la montre dans une période où la dynamique s’essouffle, où les Etats-Unis se désengagent (l’un des deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre avec la Chine) alors que de plus en plus d’indicateurs témoignent de manière alarmante des impacts des changements climatiques.

Des indicateurs dans le rouge

Le jour de l'ouverture de la Cop23, en préambule au lancement des travaux de la conférence, PetteriTaalas, le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), déclare, sur la base de nombreux rapports provenant d’organismes scientifiques et d’agences des Nations unies : « Les trois dernières années ont toutes été des records de température et font partie des années les plus chaudes. Cela fait partie d'une tendance au réchauffement à long terme. Nous avons été témoins de conditions météorologiques exceptionnelles, une augmentation de 46 % du nombre d’évènements météorologiques extrêmes depuis 2000, notamment des températures atteignant 50°C en Asie, des ouragans records dans les Caraïbes et l'Atlantique atteignant l'Irlande, des inondations dévastatrices provoquées par la mousson et des sécheresses incessantes en Afrique de l'Est… Beaucoup de ces événements - et des études scientifiques détaillées détermineront exactement combien - portent le signe révélateur du changement climatique causé par l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre provenant des activités humaines. » Et 'ajouter : « Les indicateurs à long terme du changement climatique tels que l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone, l'élévation du niveau de la mer et l'acidification des océans se poursuivent sans relâche. »

Les événements extrêmes affectent la sécurité alimentaire de millions de personnes, en particulier les plus vulnérables. Un examen de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) a montré que dans les pays en développement, l'agriculture (cultures, élevage, pêche, aquaculture et foresterie) représentait 26 % de tous les dommages et pertes associés aux tempêtes et inondations de moyenne et grande ampleur.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le risque global de maladies liées à la chaleur ou de décès a augmenté régulièrement depuis 1980, avec environ 30 % de la population mondiale vivant maintenant dans des conditions climatiques qui produisent des vagues de chaleur extrêmes prolongées. Entre 2000 et 2016, le nombre de personnes vulnérables exposées aux vagues de chaleur a augmenté d'environ 125 millions.

rfi.fr

Discours d’ouverture de Patricia Espinosa Se/ONU Changements Climatiques / 06 nov, 2017

Vingt-troisième session de la Conférence des Parties (COP 23),
Treizième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des
Parties au Protocole de Kyoto (CMP 13) et deuxième session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris (CMA 1.2)Bonn, 6 novembre 2017
 Allocution d’ouverture
Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de l’ONU Changements Climatiques
 
Son Excellence M. Frank Bainimarama,
Son Excellence M. SalaheddineMezouar,
Son Excellence Mme Barbara Hendricks,
Honorable Maire de Bonn,
Président du GIEC,
Secrétaire général de l’OMM,
Honorables invités,
Distingués délégués,
Chers amis,
Mesdames et Messieurs,

Bienvenue à Bonn et Bienvenue à la Conférence de cette année sur le Changement climatique.
Laissez-moi commencer en remerciant notre président de la COP22, M. SalaheddineMezouar, du Maroc. Merci pour votre leadership et d’avoir mis vos compétences au service du processus.
Votre contribution revêt une importance particulière car vous avez relevé le défi de présider la première Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris deux semaines tout juste après son entrée en vigueur.
Laissez-moi également remercier les gouvernements allemand, de l'État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la ville de Bonn, et spécialement les habitants de cette région pour leur soutien exemplaire grâce auquel nous avons pu organiser cette conférence ici, sur ce site historique et magnifique.
Je vous suis également très reconnaissante du soutien constant dont vous avez témoigné à l’égard du Secrétariat de l’ONU Changements Climatiques.
Je tiens aussi à remercier mon équipe, le Secrétariat, pour les efforts déployés afin de préparer conférence.
Dernier point, mais non des moindres, je remercie notre président entrant de la COP, le premier ministre fidjien, Frank Bainimarama et son équipe, pour leur enthousiasme et leur dévouement afin de relever ce défi majeur.
Je veux ici féliciter l’esprit de coopération dont les Fidji et l’Allemagne ont fait preuve pour faire de cette conférence une réalité. Cela prouve, en effet, que les nations peuvent travailler ensemble pour accomplir de grandes choses.
 
Mesdames et Messieurs…
Il y a 25 ans, les gouvernements se sont rassemblés au Sommet de la Terre de Rio dans ce même esprit.
Ils ont démarré avec cette idée: qu'il était impératif que le monde change la manière dont il traitait son environnement.
Et de cette simple idée, notre Convention a été adoptée et un mouvement est né.
Un mouvement qui, il y a deux ans, a donné naissance à l’Accord de Paris.
Aujourd’hui, en un temps record, 169 pays l’ont ratifié, permettant que nous passions de l’ère de l’espoir …à celle de la mise en œuvre.
Et de concert avec l’Agenda du Développement durable, nous connaissons chemin que nous devons emprunter pour faire face au changement climatique et au développement durable.
 
Oui, c’est un parcours inachevé.
C’est la 23ème COP, mais jamais nous ne nous sommes réunis avec un tel sentiment d’urgence ; comme vient de le dire M. le Premier ministre, tout comme l’a également exprimé le président de la COP22, ainsi que ces merveilleux enfants et leur magnifique chanson qui nous l’ont rappelé.
Des millions de personnes dans le monde ont souffert – et continuent de subir les affres – d’événements climatiques extrêmes.
Nous leur exprimons notre commisération, ainsi qu’à leur famille et nous compatissons à leur souffrance.
Mais le fait est que ce n’est qu’un début – et cela augure de ce qui nous attend.
Comme l’a rapporté l'Organisation météorologique mondiale (OMM) il y a quelques jours, 2017 sera vraisemblablement l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.
Et les indicateurs de suivi et d’évaluation sur le long terme des concentrations de dioxyde de carbone, de l’élévation du niveau de la mer et de l’acidification des océans, parmi d’autres phénomènes perturbateurs, se poursuivront si nous n’agissons pas.
L’ONU Environnement a averti que nous sommes confrontés aux mêmes défis en ce qui concerne les niveaux des émissions mondiales: les engagements nationaux ne contribuent qu’à hauteur d’un tiers de la réduction des émissions dont nous avons besoin d’ici 2030 pour atteindre les objectifs climatiques.
 
Le message ne peut pas être plus clair. Nous n’avons plus le luxe du temps. Nous devons agir maintenant.
Alors on commence à partir de là – ici et maintenant.
Nous devons atteindre des buts bien spécifiques ici, à Bonn.
Nous espérons que ces négociations seront l’échelon supplémentaire, essentiel, qui nous permettra de concrétiser l’Accord de Paris, d’avancer sur ses règles d’application et d’en atteindre ses objectifs.
Nous devons aussi progresser pour concrétiser les engagements prévus pour 2020. A cet égard la finance et les promesses d’atténuation sont essentielles.
 
Par ailleurs, nous nous réjouissons de l’enthousiasme des acteurs non-étatiques: environ 10.000 personnes sont ici pour débattre et trouver des solutions pratiques qui s’appliqueront à nos vies.
Être le témoin, pour la première fois dans l’histoire, de troupes en ordre de bataille pour un accord multilatéral, est réellement exaltant.
 
Chers amis ; j’ai souligné l’importance de nos missions, l’urgence avec laquelle nous devons les mener à bien et la détermination croissante de chacun d’entre vous dont nous avons besoin.
Mettons-nous en marche.
Achevons notre ouvrage.
Agissons avec une ambition toujours renouvelée.
Et tenons, non seulement la promesse de Paris, mais également la promesse d’espoir et cet engagement envers l’Humanité pris il y a 25 ans au Sommet de Rio.

Merci.

En savoir plus...

Cop23 : Les débats s’ouvrent ce jour

cop23

La conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP23), s’ouvre ce jour 6 novembre 2017et ce, jusqu’au 17 novembreà Bonn en Allemagne. Les pays participantsse retrouveront pour débattre de l'avancement des objectifs et des ambitions de L'Accord de Paris et avancer sur les lignes directrices de sa mise en œuvre. Dans cette optique, les organisateurs de la COP23  passeront de la parole aux actes. En effet, Deux ans après la COP 21 de Paris, où 196 pays se sont mis d’accord, après des années de négociations, pour lutter contre le changement climatique, l’urgence d’agir se fait pressante. La température globale de la planète a augmenté en 2016 de 1,1 °Cpar rapport à l’ère préindustrielle. Le niveau des océans pourrait augmenter d’1,3 mètre d’ici la fin du siècle, si les centrales à charbon ne sont pas toutes fermées d’ici 2050. La COP 23 qui s’ouvre ce lundi à Bonn, en Allemagne, soulève donc beaucoup d’attentes. Les îles Fidji en assurent la présidence.

Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

Colloque international sur l’enseignement supérieur : L’Orageu explore les enjeux de la professionnalité et de l’emploi

Orageu

L’Ordre africain des grandes écoles et universités (Orageu) a organisé vendredi, 03 novembre 2017 à Golden Tulip Hôtel à Cotonou, un colloque international sur les questions de la professionnalité et de l’emploi au niveau de l’enseignement supérieur. Le colloque a connu la participation de plusieurs universitaires africains et européens ainsi qu’une délégation du ministère de l’enseignement supérieur.

« Enseignement supérieur, Professionnalité et emploi, enjeux et perspectives pour l’Afrique ». C’est le thème autour duquel se sont articulées toutes les communications qui ont meublé le présent Colloque international de l’Ordre africain des grandes écoles et universités (Orageu). Une thématique qui est d’ailleurs en phase avec la vision du gouvernement béninois qui, dans sa politique de lutte contre le chômage des jeunes, a procédé au lancement u projet de promotion de l’employabilité et de l’entreprenariat des jeunes le 19 octobre 2017. A en croire le Directeur du Centre d’études et de prospective économique et sociale pour l’Afrique (Cepesa), Placide Mabaka, le colloque a réuni des chercheurs et universitaires venus de plusieurs  horizons pour mener des réflexions et harmoniser les connaissances en vue d’aboutir à des solutions novatrices et réalistes sur les préoccupations de l’employabilité des jeunes diplômés. Les solutions devront être en phase avec les réalités africaines. « Les recommandations qui seront prises permettront de relever le défi de l’harmonisation formation-employabilité afin d’améliorer le taux d’accès au marché de l’emploi » affirme-t-il. Prenant la parole, l’Ambassadeur de la République de Guinée équatoriale au Royaume du Maroc, Dr Crisantos Obama Ondo, a abordé des pistes de solutions que doit explorer l’Enseignement supérieur africain pour sortir des sentiers battus et inscrire véritablement les jeunes diplômés dans la dynamique de développement.Pour lui, l’enseignement supérieur africain doit se préparer pour arriver à répondre aux besoins de développement de l’Afrique. Il est donc impératif, selon ses dires, de faire une conceptualisation du système d’enseignement supérieur, restructurer  et réorienter les modules de formation, favoriser les connexions ainsi que les mécanismes de développement scientifique et économique. Quant au  Président de l’Orageuet de l’Upi-Onm, Prof. Valère Kakaï Glèlè, il a évoqué la nécessité de s’inscrire désormais dans une dynamique d’Université entrepreneuriale en Afrique afin que l’emploi devienne une finalité certaine pour les étudiants. Il est donc question de permettre à l’Enseignement supérieur africain, de former des jeunes diplômés qui appréhendent autrement la question de l’emploi. Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant de l’autorité ministérielle a salué l’initiative et attesté de la pertinence du thème retenu dans le cadre des échanges lors du Colloque. Plusieurs communications suivies de débats ont meublé ledit colloque international de l’Orageu.

En savoir plus...

Migrants expulsés par l’Algérie : La diaspora malienne s’insurge

migrants-expulses-algerie

Plus de 950 migrants ouest-africains ont été expulsés, la semaine passée, par l'Algérie, selon plusieurs sources nigériennes. Ce week-end, plus d'une vingtaine de bus ont à nouveau quitté Alger, direction Tamanrasset, à la frontière avec le Niger. Le Conseil supérieur de la diaspora malienne dénonce des conditions inhumaines de rapatriement.

Aboubacar Kamissoko est bloqué à Arlit, au Niger. Il a été raflé à Alger, la capitale algérienne, il y a quatre jours. Joint par téléphone, il raconte que lui et ses camarades ont été récupérés sur leur lieu de travail, puis mis dans des bus jusqu'à Tamanrasset. Déposés aux portes du désert, lui et plusieurs dizaines d'autres migrants, en situation irrégulière, ont dû marcher, jusqu'à tomber sur des militaires nigériens.
Joint par RFI, Haïdara Chérif Mohammed, du Conseil supérieur de la diaspora malienne, s'insurge contre un tel traitement.

« Ils les amènent jusqu’à la frontière, à 7 km de la frontière du Niger, et ils les débarquent là-bas. C’est inquiétant. On ne peut pas expulser quelqu’un, l’amener jusqu’à la frontière d’un Etat et lui dire : marche pour arriver de l’autre côté. Nous trouvons cela inadmissible et, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que nous n’avons pas entendu le gouvernement malien dire un seul mot. Seul le Niger, aujourd’hui, a manifesté son mécontentement », a-t-il dénoncé.

Le Conseil supérieur de la diaspora malienne a déployé des émissaires dans tous les points de passage empruntés par les migrants pour comptabiliser et recenser les expulsions. Pour l'instant, aucun des expulsés maliens de ces derniers jours n’est rentré au Mali. Ils sont toujours en transit au Niger.

rfi.fr

En savoir plus...

Journée internationale de la prévention des catastrophes : Riches et pauvres, tous concernés par le changement climatique

Achim-Steiner

(Un éditorial de Achim Steiner, Patricia Espinosa et de Robert Glasser)
De Miami à Porto Rico, en passant par La Barbade et La Havane, les ravages de la saison des ouragans dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes ont sonné comme un rappel du fait que les effets du changement climatique ne connaissent pas de frontières.

Ces dernières semaines, des ouragans de catégorie 5 ont réduit à néant la vie de millions de gens dans les Caraïbes et sur le continent américain. Harvey, Irma et Maria ont été particulièrement dévastateurs. Les 3,4 millions d’habitants de Porto Rico essaient par tous les moyens d’obtenir des produits de première nécessité, tels que de la nourriture et de l’eau. L’île de La Barbade est devenue inhabitable, et des dizaines de personnes sont portées disparues ou décédées sur l’île de la Dominique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les conséquences ne se limitent pas à cette région. Le niveau record d’inondations enregistré au Bangladesh, en Inde et au Népal a affecté quelque 40 millions de personnes. Plus de 1 200 personnes ont péri et beaucoup d’autres ont perdu leurs maisons, leurs cultures ou leurs lieux de travail. Parallèlement, au cours des 18 derniers mois, 20 pays du continent africain ont déclaré l’état d’urgence à cause de la sécheresse, et d’importants déplacements ont été observés dans toute la région de la corne de l’Afrique.

Pour les pays les moins avancés, les conséquences des catastrophes naturelles peuvent être extrêmement dommageables, privant les habitants de moyens d’existence et retardant les progrès dans la santé et l’éducation. En ce qui concerne les pays développés et à revenu intermédiaire, les pertes économiques dues aux dégâts d’infrastructures seuls peuvent être énormes. Pour les deux catégories, ces évènements rappellent la nécessité d’agir face aux effets du changement climatique qui aggravent et multiplient la menace de catastrophe.

Un (inquiétant) signe avant-coureur ?

Les effets d’un climat plus chaud sur ces récents évènements climatiques, tant par leur sévérité que par leur fréquence, ont été révélateurs pour beaucoup, même pour la grande majorité qui accepte le fait scientifiquement reconnu que le réchauffement de la planète soit le fait de l’homme.

Si la mort prématurée de 4,2 millions de personnes par an à cause de la pollution due à l’utilisation de combustibles fossiles est relativement peu médiatisée, l’incidence des gaz à effet de serre sur les phénomènes météorologiques extrêmes, elle, fait l’objet d’une attention croissante.

Comment pourrait-il en être autrement quand les impacts de ces évènements météorologiques sont si conséquents ? Au cours des deux dernières années, plus de 40 millions de personnes - notamment dans les pays qui contribuent le moins au réchauffement climatique - ont été forcées d’abandonner leurs foyers, soit définitivement soit temporairement, à cause des catastrophes.

Un consensus se dégage clairement : la hausse des températures augmente la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère, entrainant des précipitations plus intenses ou des inondations à certains endroits du globe, et des sécheresses à d’autres. Certaines zones subissent ces deux phénomènes, comme ce fut le cas cette année en Californie, où des inondations record ont succédé à des années d’intense sécheresse.

TOPEX/Poseidon, le premier satellite à mesurer avec précision l’élévation du niveau de la mer, avait été lancé deux semaines avant l’ouragan Andrew qui avait touché la côte de la Floride il y a 25 ans. Ses mesures ont observé une augmentation globale de 3,4 millimètres par an et depuis lors, un total de 85 millimètres sur 25 ans, ou 3,34 pouces.

La hausse du niveau de la mer et son réchauffement contribuent à l’intensité des tempêtes tropicales dans le monde. Nous continuerons à subir les conséquences anormales et souvent imprévues des niveaux existants de gaz à effet de serre dans l’atmosphère au cours des nombreuses années à venir.

En 2009, la Suisse a publié une étude de cas portant sur les comtés de Miami-Dade, Broward et Palm Beach, qui envisageait un scénario de montée du niveau de la mer pour les années 2030 correspondant à ce qui s’est déjà produit aujourd’hui. Si une tempête de l’ampleur d’Andrew avait frappé cette région nantie des États-Unis aujourd’hui, les dégâts économiques auraient varié entre 100 et 300 milliards de dollars EU. D’après les estimations actuelles, les pertes économiques liées à Harvey, Irma et Maria pourraient dépasser ces chiffres.

Réduction des risques de catastrophes maintenant, lutte contre les changements climatiques à long terme

Miami fait tout son possible pour développer son programme de protection contre les inondations ; 400 millions de dollars EU ont été alloués au financement de pompes à eau de mer, de routes améliorées et de digues. Cependant, ce niveau de dépense est hors de portée des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire qui risquent de perdre une bonne partie de leur PIB chaque fois qu’ils sont frappés par des inondations et des tempêtes.

Si l’Accord de Paris a mis le monde sur la voie d’un avenir faible en carbone à long terme, ce chemin n’en est pas moins hasardeux et reflète des réalités propres à chaque pays. Or, s’il est prévu que les émissions de dioxyde de carbone diminuent à mesure que les pays atteignent leurs cibles déclarées, les effets du changement climatique pourraient se faire sentir pendant un certain temps encore, ne laissant d’autre choix au monde que d’investir, simultanément, dans des efforts pour s’adapter au changement climatique et réduire le risque de catastrophe naturelle. Les avantages de telles actions se justifient sur le plan économique si on les compare au coût de reconstruction.

Ceci nécessitera une coopération internationale à une échelle jusqu’ici sans précédent, alors que nous nous attaquons à la tâche ardue de rendre notre planète plus résiliente face aux effets à retardement des émissions de gaz à effet de serre durant les prochaines années. La restauration de l’équilibre écologique entre les émissions et la capacité d’absorption naturelle de la planète est un objectif à long terme. Il est important de rappeler que la réduction à long terme des émissions est LA tactique de réduction des risques la plus importante dont nous disposons, et nous devons parvenir à cette ambition.

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Bonn en novembre, et sera présidée par la petite île des Fidji, offre une opportunité non seulement d’accélérer la réduction des émissions, mais aussi de soutenir le travail sérieux consistant à s’assurer que la gestion du risque climatique soit incluse dans la gestion des risques de catastrophes dans son ensemble. La pauvreté, l’urbanisation rapide, la mauvaise utilisation de terres, la dégradation des écosystèmes et d’autres facteurs de risques accroissent les impacts du changement climatique. À l’occasion de la journée internationale de la prévention des catastrophes, nous demandons à ce que toutes les mesures possibles soient prises à cet égard.

Achim Steiner est l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement,  www.undp.org

Patricia Espinosa est la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques,www.unfccc.int
Robert Glasser est le Représentant spécial du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et le Chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, www.unisdr.org

En savoir plus...

Forum de l’Entrepreneuriat 2017 : La Fondation Elumelu clôt la plus grande rencontre des entrepreneurs africains

Fondation-Elumelu

-    LE 3ème FORUM ANNUEL DE L’ENTREPRENEURIAT DE LA TEF s’est tenu du 13 au 14 octobre à LAGOS
-     1 300 PME AFRICAINES, DECIDEURS, INCUBATEURS DE 54 PAYS PARTICIPANTS

Lagos, Nigeria, 16 octobre 2017 – La Fondation Tony Elumelu (TEF), la plus importante organisation philanthropique d’Afrique dédiée au soutien à l’entrepreneuriat, a tenu son 3ème Forum annuel de l’entreprenariat (TEF) le 14 octobre 2017 à Lagos.

Le Forum a accueilli plus de 1 300 participants de 54 pays africains. Le rassemblement le plus diversifié et le plus inclusif des entrepreneurs africains sur le continent, le Forum a continué sa forte tradition de présenter l’innovation dans tous les secteurs, y compris l’agriculture, la technologie, la santé, la mode et l’énergie / génération d’énergie.

Lancé en 2015, le Forum est né de l’engagement de la Fondation à investir au cours d’une décennie 100 millions de dollars pour identifier, former, encadrer et financer 10 000 entrepreneurs africains, dans le cadre du programme TEF Entrepreneurship.

Tony O. Elumelu, CON, philanthrope et fondateur, qui est également le président de United Bank for Africa, a exprimé sa conviction qu’un secteur privé dynamique dirigé par l’Afrique est la clé pour développer l’économie et le potentiel social.

«Le développement de l’Afrique, qui doit être dirigé par le secteur privé et axé sur l’esprit d’entreprise, aura pour fondement de jeunes innovateurs africains et leurs idées transformatrices. Ainsi, ils créeront les millions d’emplois dont l’Afrique a besoin. Le Forum a réuni la plus importante force de développement de l’Afrique, ses jeunes entrepreneurs qui deviendront des catalyseurs de la libération économique de l’Afrique.

Nous avons réuni l’écosystème de l’entrepreneuriat africain, mettant les entrepreneurs au centre de la scène. Je tiens à remercier les chefs de gouvernement et les autres décideurs politiques qui ont soutenu notre conviction que le secteur privé est le moteur de la croissance et ses acteurs sont des modèles de notre philosophie de l’afrocapitalisme.  Ce changement doit apporter une richesse économique et sociale », a-t-il expliqué.

L’événement de deux jours, qui comprenait des panels en séances plénières et des masterclasses, a fourni aux entrepreneurs de Tony Elumelu une plate-forme pour établir des liens entre eux mais également établir des liens avec des chefs d’entreprise, des décideurs et des investisseurs.

En se concentrant sur le thème de la formation et du mentorat du Forum, les conférenciers ont discuté des sujets qui ont éduqué, responsabilisé et inspiré les entrepreneurs, en abordant les étapes clés nécessaires au lancement réussi d’une entreprise.

Le programme parlant a mis l’accent sur le rôle de la Fondation consistant à unir les entrepreneurs et les décideurs politiques afin de s’assurer que les secteurs privé et public travaillent ensemble pour créer le meilleur environnement opérationnel possible pour que l’entrepreneuriat prospère. Les dirigeants politiques et du secteur privé de toute l’Afrique, y compris Son Excellence Aminu Bello Masari, Gouverneur de l’Etat de Katsina; Son Excellence   Abdulaziz Abubakar Yari, Gouverneur, Etat de Zamfara; M. Lionel Zinsou, ancien Premier Ministre, République du Bénin; Oba Otudeko, président, Honeywell Group; Alhaji Aliko Dangote, Président du groupe Dangote, a abordé directement les conditions nécessaires pour stimuler la croissance entrepreneuriale, tandis que les membres seniors des institutions mondiales de développement, y compris Wale Ayeni, Senior Investment Office, de la Société financière internationale; Stephen Tio Kauma, directeur des ressources humaines, Afrexim Bank et André Hue, directeur de pays adjoint à l’Agence française de développement, ont parlé d’un nouveau paradigme, motivé par la nécessité d’un changement mené par le secteur privé.

« Le secteur privé travaillant avec le secteur public peut réaliser tellement de choses par le biais du développement. Les gouvernements africains devraient aller au-delà de la rhétorique et mettre en œuvre leurs idées, s’enthousiasme Oba Otudeko.

S’adressant à la troisième cohorte d’entrepreneurs du TEF, le vice-président du Nigeria, le professeur Yemi Osinbajo a déclaré : « Cette génération de jeunes fera l’exceptionnel. Vous êtes la raison pour laquelle l’Afrique va travailler. La longueur et la largeur de l’exposition du talent ont montré qu’il y a effectivement de l’espoir ».

Le Forum a également été témoin de multiples partenariats entre le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Fondation, ainsi qu’entre la Banque de développement bilatérale française, l’Agence Française de Développement (AFD) et le TEF. Félicitant les deux agences pour leur engagement à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique, Elumelu a appelé d’autres individus et institutions de développement à s’associer à la Fondation et à élargir l’ampleur de son impact. « Nous appelons nos amis d’Afrique à s’associer à la Fondation, afin d’augmenter notre impact au-delà des 1 000 entrepreneurs par an. Il existe une réelle opportunité à puiser dans le potentiel de l’Afrique et nos entrepreneurs offrent une porte à la fois à la réussite économique et à la création de richesse sociale ».
Les partenaires du TEF, dont Microsoft, Sage One et Greentec, ont également organisé des ateliers de formation et des événements parallèles visant à développer stratégiquement les activités. La United Bank for Africa (UBA) est fière d’être associée à cet important évènement.

En savoir plus...

Carnet de route : Lomé, la belle, la délurée et la libertine

Lome

Lomé, 27 Août 2017. Une heure de route après avoir subi les formalités douanières, franchi la frontière en provenance du Bénin, contemplé et même saisi d’envie devant les étalages de différentes formes de grillades, la capitale offre son accueil. Pas en tapis rouge mais en un ruban noir de bitume fourché en deux qui borde le littoral sur moins d’une dizaine de kilomètres avant de choir aux portes du Ghana. De l’autre côté, et dans le décor lointain de l’horizon, la mer tient prisonniers des navires en rade. Au compteur du temps de cette journée, 33°C. Le ciel est aux couleurs mauves. Rien de comparable à ces journées qui annoncent l’automne mais dont on ne sait s’il sera humide ou sec. De toute façon, elles contrastent avec la chanson un peu déshydratée des vagues qui plaisantent avec le paysage étalé en natte de sable. Mais aussi les cris innocents de ces jeunes enfants bayant dans la mer ou l’insouciance du regard des adultes désemplissant des bouteilles et emplissant des verres non loin. Un décor qui contraste et qui ne ressemble en rien aux enragées et violentes manifestations qui ont lieu une semaine plutôt dans plusieurs villes de ce petit pays coincé entre le Bénin et le Ghana pour exiger des réformes politiques sinon et surtout, constitutionnelles et institutionnelles. Et pourtant, Lomé dans ses attributs est belle et élégante au point de livrer d’elle une réalité aussi saisissante que mouvante...Surtout dans l’extension vertigineuse qu’elle a connue aux termes du décret n°71/63 du 1er Avril 1971 et désormais délimitée par le siège du Groupement Togolais d’Assurances (GTA) et la Présidence de la République au Nord, l’Océan Atlantique au Sud, la Raffinerie de pétrole Lomé à l’Est et par la Frontière du Togo-Ghana à l’Ouest avec une superficie de 333km² dont 30km² de zone lagunaire.  

Un accueil chaleureux et une atmosphère plaisante

Sorti d’au loin d’un international embargo de quatorze années en novembre 2007, la République Togolaise revit d’abord à travers sa population en apparence calme et normale. 1.754.589 habitants selon les estimations de 2012. Et chacun vaque à ses occupations. Des hommes, tantôt préoccupés à pied ou à moto et même en voiture sous les larges blessures du soleil ; tantôt attablés devant un étalage dans une boutique à côté. Des femmes, joviales et belles dans ses multiples coutures ; tantôt chaleureuses et spontanées à vous tendre la main pour satisfaire l’inquiétude et l’attente de l’étranger qu’elles lisent sur vos visages. Mais la République Togolaise revit aussi et surtout désormais au rythme de ses grandes avenues évasées, bitumées ; de ses artères réaménagées et mieux éclairées ; dans ses nouveaux quartiers implantés, sur ses plages remises en valeur et dans ses nuits rembobinées et en couleurs. C’est le cas du boulevard du 13 Janvier qui alterne ses allures de carte postale à celle d’une route commerciale. Sur le bord de la chaussée des deux côtés, des restaurants s’époumonent, des bars et des buvettes inlassablement se décomptent, des boutiques et des échoppes revendiquent aussi des places tandis que de grandes sociétés imposent aussi leurs enseignes. Mais l’atmosphère y est paisible. Un détail cependant : c’est non seulement l’un des grands épicentres de la prostitution à Lomé mais aussi l’un des grands centres commerciaux. "C’est ici qu’on consomme de la bonne bière mais aussi de la bonne chair. La bonne, oui", confie un béninois installé à Lomé depuis deux ans. Mais pas seulement ici. Vers le nord, c’est le large boulevard Faure Gnassingbé, qui s’offre à l’admiration du regard surtout la nuit avec un éclairage dimensionné avant bifurquer pour joindre celui du 30 Août situé à l’Ouest de la ville. A l’Est, le boulevard Gnassingbé-Eyadéma entièrement asphalté et affecté aussi d’un éclairage urbain. Lomé livre ainsi sa nudité et se laisse offrir à l’esthétique des touristes, la nuit. Mais comme pour alterner et contrebalancer ce décor nocturne, le grand rond-point de la Colombe-de-la-Paix se livre en pleine journée avec ses fresques signé du plasticien et musicien Jimmy Hope.

L’inconscient collectif de la femme togolaise

Des signes extérieurs qui traduisent et révèlent un pays en mouvement mais dont la compréhension et l’appréciation sont sollicitées que chez la femme. Et non les hommes. Elles ; selon l’enquête QUIBB de 2006 reprise dans le cadre de l’élaboration du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), travaillent plus que les hommes dans la mesure où le taux d’activité chez les femmes est de 79,1 contre 78,5% chez les hommes. Son regard sur son environnement en mouvement semble plus pertinent et ceci encore parce que leur poids démographique (51%) est aussi élevé. "La société togolaise est une société traditionnelle dont le système matrimonial est profondément ancré sur le patriarcat. Les schèmes de cette culture persiste et continue de façonner les relations humaines. Etant donné que le système patriarcat accule les femmes dans la sphère privée ou domestique et délègue aux hommes le monopole du rôle politique du commandement, alors Alilou TCHAFARAM, maître assistant au département de sociologie à l’Université de Lomé pense que la femme est importante dans la citoyenneté. Elle est présente partout et nulle part. C’est celle qui chaque matin dans un élan de devoir citoyen et communautaire fait parfois et plus souvent plus de dix kilomètres de trajet pour se rendre au grand marché de la ville. Sa survie sociale et celle de sa famille y plaident. "Depuis le père, les affaires politiques m’importent peu. Mais avec de grands enfants tous désormais à l’Université, je comprends l’intérêt qu’il me revient de porter aux questions de ce pays. Je me sens concernée. Certes, le Togo est en mouvement. Mais est ce le cas du togolais. C’est là la question. Et toute la question.", lâche Madeleine Tchao. C’est celle qui encore sous les fantasmes de l’adolescence et avec un regain encore frais d’insouciance quitte la zone portuaire et brave chaque matin les innombrables feux tricolores pour finalement franchir le grand portail de l’Université de Lomé. "Je suis fière d’être togolaise. Fière de tout ce qu’on voit. Oui. Mais inquiète du lendemain. Jeunes, nous sommes encore dans un contexte politique de crise permanente", se désole Happy Gnani, étudiante en Faculté de droit. C’est celle qui pour légitimer sa quête de l’emploi et donner de l’assurance à des parents inquiets sort par intermittence de la maison pour des stages académiques ou professionnels dans telle ou telle entreprise. "Au delà des indicateurs et des exagérations macro économiques et des questions de démocratie, nous vivons une réelle résignation, un vrai renoncement dont l’explosion même si elle n’est pas souhaitée finira par être bénéfique", dénonce Ahouéfa Assin en stage professionnel dans un hôtel de Lomé. C’est celle qui pour échapper à l’extravagance des frais de loyer réside dans le Ghana voisin mais doit chaque matin enjamber la frontière d’Aflao pour rejoindre son lieu de travail. "L’évolution sociale de notre pays et les différentes fractures politiques ont imposé une certaine suspicion dans nos relations citoyennes. On se soupçonne désormais", explique Akouvi Mensah. C’est celle qui pour diverses raisons se retrouve désormais femme et citoyenne d’un pays qui n’est pas le sien. "C’est mon mari qui est togolais. Je l’ai suivi ici depuis 07 ans. Les togolais sont mous. Ils ne sont pas assez forts et moins rebelles pour leur propre épanouissement", constate Alice Nounagnon. C’est celle qui dans le confort de sa voiture roulant à pleins gaz et à l’abri de la pollution des gaz se rend à son bureau situé dans le quartier administratif, mais dont l’humeur influe et oriente les décisions politiques dans ce petit pays coincé entre le Bénin et le Ghana : "C’est celle qui pour survivre à la grisaille sociale et tromper un lendemain qu’elle-même redoute incertain est obligée d’affronter les nuits sur le Boulevard du 13 janvier et les libidineux d’un soir dans les hôtels ou dans sa chambre de tolérance pour arrondir les fins de mois : "Lomé est devenu un centre d’intérêts. Et moi, j’y suis pour ses nuits agitées, joyeuses et propices à mon job. Et en ce domaine, Cotonou n’a pas le prestige de Lomé", se réjouit Tiara, jeune ghanéenne.

Il fait bon vivre à Lomé

Tout un florilège d’inquiétudes discordantes et de regards épars mais longuement et perpétuellement réinventé, contrasté mais incorporé par les beaux jours et les nuits agitées de la capitale. Des beaux jours accrochés et rythmés d’abord par les infrastructures d’accueil qui répondent pour la plupart aux différents motifs de visite : un week-end de détente ou de repos, un voyage d’affaires ou touristique. Le tourisme d’affaire étant florissant avec l’entrée au Togo de 320 000 touristes, dont près de 80% sont venus pour des motifs professionnels. En façade de mer et donc sur le boulevard du Mono, s’alignent les établissements hôteliers de charme dont les plus prisés sont de 4 étoiles. Et même de 5. Ils sont tous dotés de chambres et des suites, des appartements et des résidences pour des conforts de luxe. Mais aussi des piscines extérieures, des spas, des salles de gymnastique et d’agréables jardins pour des moments de détente. Et plus encore des façades et des extérieurs massifs et offrants des vues imprenables et panoramiques sur la mer, sur le cœur bouillonnant de la ville, du Grand marché, sur la Marina, l’ancien wharf de Lomé. Et tout ça sur des dizaines d’étages dont les plus élevés sont  le Radisson Blu (35 étages), Eda-Oba (17 étages). Des cadres de repos au cadre de la bonne ambiance et des bouffes, un seul pas. Comme ses plages privées de sable blond. D’en face du carrefour Baguida jusqu’à la frontière en passant devant l’ancien siège de l’Assemblée Nationale, les enseignes s’enfilent pour identifier ces plages privées honorées par des transats, des bungalows, des bars, des paillotes et des piscines et même des hôtels. C’est l’exemple de Marcelo Beach Club le 03 septembre 2017 où dans une ambiance festive et décontractée, l’artiste congolais Fally Ipupa tenait un concert en faveur de la paix au Togo à la suite des manifestations publiques de l’opposition ayant fait des morts. A ce rendez-vous, on note  la présence de l’ancienne garde des sceaux et ministre de la justice béninoise, Reckya Madougou. A presque cinq kilomètres, beaucoup d’autres tels que le "Bar Place d’honneur", "Dynastie Beach", "Vis-à-vis Beach", "Bronco City", "Le Gouverneur", "Togo Star Beach"… Elles s’animent presque toujours les jours et plus intensément dans l’après midi. Au menu : du bon temps avec des regards portés sur la mer, des soirées à termes, des barbecues et de la bonne bière. Principalement celle du Togo : Pils ou Awooyo.  

Dans ses travers inquiétants, ses décors fantasques et ses sinuosités excentriques. Très enfiévré à cause de ses multiples échoppes et tables, le boulevard du 13 janvier est singulièrement festif le soir. Tout le long, les tables les plus appréciées surplombent l’éclairage urbain. Pour un choix culinaire de grillades des tapas dans un décor original sur une terrasse plaisante, la "Casa" ouvre ses portes. Tout aussi plaisante et propice pour des débuts de soirée conviviaux, La "Terrasse" avec son espace décontracté propose des buffets dînatoires. A contrario et pour des spécificités culinaires locales, le "Nopégali" s’offre dans un cadre relaxant avec en fond sonore les discussions des tantines derrière les fourneaux. Il est considéré comme la cantine de la ville. Ainsi que "Lomé-la-belle" ou encore du "Papayo". Pour les amateurs de vin, la "Route des vins" n’est pas loin. Sans oublier aussi le "Festival des glaces". Mais bien loin du brouhaha du centre ville et plus proche de la présidence de la République, on retrouve le "Patio". Un cadre calme et dédié à une certaine catégorie sociale. Et cela justifie peut être les exigences qu’il offre le soir surtout dans son restaurant dénommé “Le Jardin" : un décor élégant et pathétique pour un large éventail de menus aux poissons ou viandes pour des sauces variées. Coup de cœur pour le velouté de chou-fleur qui fond dans la bouche ou encore le bouillon togolais maison et sa mousse de citronnelle, le tout enrobé avec des cocktails aux saveurs délicates.  Mais pour une plongée plus lointaine et tardive dans la nuit, plusieurs bars d’ambiance se réclament comme les bonnes adresses. Non Loin du Commissariat central, la "Rumba" condense les émotions distractives de la nuit. En bas le restaurant avec sa clientèle métissée. Au rez-de-chaussée, le bar préféré par les jeunes togolais. Mais pour une discothèque avec des tables hautes et de la danse, rendez-vous au "Mad" situé sur l’avenue Nicolas Grunitsky avec en décor les 35 étages de Radisson Blu. Pareille ambiance mais délirante est retrouvée à Fief Pub Club sur la nouvelle pavée quittant l’ancien immeuble du "Cinéma le Togo" pour le marché de fruits Hanoukopé. Mais plus discrète et coquette, est "The King", la boite de nuit de l’hôtel "Ahouéfa". Ici des personnalités insoupçonnées convergent pour des coupes de champagne et de whisky sur fond de la bonne musique. Et ceci avec des noceurs. De la musique, c’est aussi des orchestres. Et bien de bars l’adoptent. C’est le cas de "Le Refuge" tous les vendredis et samedis soir au carrefour qui conduit vers le stade de Kégué en venant de la "Caisse". Non loin, "Seven Clash" réputé pour n’ouvrir que la nuit est une gîte éthylique très aimée par les béninois.

De l’alcool et de la prostitution

Des lieux éparpillés à travers la ville mais une identité commune : l’alcool. Mais aussi le sexe. Lomé est célèbre pour ses belles nuits surtout dans ses nouveaux quartiers. A Lomé, on appelle "les agoutos" ou les "gbolos". Et pour les découvrir, il est plus facile de recourir aux services d’un conducteur de taxi-motos. Ils connaissent la ville dans ses travers les plus pathétiques et ses recoins les plus agréables. Telle que constaté ce soir du 16 septembre 2017 d’abord dans le quartier Agoè devenu depuis en peu de temps un grand bazar de "night clubs" qui en réalité sont des niches de ses filles à la disponibilité de la libido de ceux qui en exprime. Une descente, seul dans un bar. Place est prise. Une bière est commandée. En moins de deux minutes, vous êtes servis.  Le temps de savourer la musique servie par les doigts agiles du "DJ" et vous êtes rejoins au bout de cinq minutes par une nymphe. Belle et élégante. Sourire aux lèvres, elle s’attable avec des gestes imprudemment lascifs. Mais entreprenante, elle commande une bière. Prudente, elle négocie et convoque par des mimiques, votre regard pour la compréhension de son geste. Et la suite est une invite à la passe. Des scènes ce genre rythment les soirées dans les bars loméens. Et si ce n’est pas un bar, c’est une ruelle, un coin de rue. Tout comme cette rue qui longe le bar Seven Clash à Dékon. C’est un marché de sexe à ciel ouvert. Ici, les enchères se négocient au gré des bouteilles de bières désemplies et des tiges de cigarettes brûlées. A la différence qu’un peu loin et devant le bar Panini près du night club Byblos, ce sont les filles aux formes sculpturales qui défilent sans cesse. Et il suffit d’héler. Pas besoin de ce geste derrière l’hôtel Palm Beach. Ici, il suffit de ralentir les pas pour que les de jeunes filles aux différentes nationalités surgissent de l’ombre pour te proposer leur service. La suite est sans équivoque. Mais pour des femmes moins belles et plus âgées, rendez-vous peut être pris sur le boulevard Jean-Paul II près du collège Saint Joseph. "Ici, s’animent trois marchés de prostitution au bord de la route. Mais deux ont été transférés dans les rues avoisinantes du stade", nous confie notre guide d’un soir. Et bien loin de ces tapineuses, de ces filles de trottoirs, pullulent une nouvelle race de prostituées. Les prostitués de luxe.
Si seulement Lomé pourrait faire sienne cette invite du Parlement européen aux pays européens en septembre 2014, le pays verrait ses indicateurs économiques bondir : revoir le calcul de leur PIB en intégrant les revenus issus de la prostitution. Simplement parce que comme Abidjan, Lomé est aussi un carrefour de la bonne ambiance. Donc du sexe et de l’alcool. De l’art de vivre et bien loin des faux clichés et des caricatures mensongères que tentent d’imposer au monde entier les manifestations de l’opposition.

Modeste TOFFOHOSSOU

En savoir plus...

Université Senghor d'Alexandrie – Egypte : La 16ème promotion en formation

Universite-Senghor-dAlexandrie

Ce  dimanche 1er octobre 2017 s'est déroulée à Alexandrie en Egypte la cérémonie inaugurale de l'année académique 2017-2018 de la seizième promotion des étudiants africains issus de 25 pays d’Afrique et d’Haïti. Etait présent à cette cérémonie tout  le corps diplomatique des différents pays africains, aussi tout le corps professoral et tout ceci sous la houlette du représentant du président de la république arabe  d'Egypte).

Dans son discours inaugural le président de l'université Senghor le Professeur Hany HELAL a reconnu la dureté  du processus de sélection  des étudiants et encouragé ces derniers à être de vrais ambassadeurs du développement de leur pays à travers leur formation.   A sa suite la représentante personnelle du président de la république arabe d'Egypte  auprès du conseil permanent de la francophonie madame FATMA ALZAHRAA ETMAN a reconnu que l'université a réussi sa mission dans la formation des étudiants en Master de développement.  Parmi ces nouveaux  étudiants, 13 de nos compatriotes étaient présents et constituent la délégation béninoise issue d'un processus de sélection qui a débuté depuis mars 2017. Nos ambassadeurs sont en effet dans cette université afin de se former dans les métiers du développement  conformément aux dispositions de la convention de la francophonie. A cet effet nos différents ambassadeurs sont allés se faire former dans les domaines tels que la gestion des industries culturelles, la gestion du patrimoine culturel, la gestion des aires protégées, communication et média, la gestion de l'environnement, management des projets, gouvernance et management public, santé internationale et politique nutritionnelle. L’Université Senghor, Opérateur direct de la Francophonie, offre, depuis maintenant plus de 25 ans, des formations pluridisciplinaires    et pluri-thématiques consacrées au développement durable dans un contexte de mondialisation. Elle a pour vocation de former et de perfectionner des cadres de haut niveau des secteurs public et privé et d’orienter leurs aptitudes vers l’exercice des responsabilités dans certains domaines prioritaires pour le développement. L’Université Senghor, université francophone internationale à finalité professionnelle, œuvrant au service du développement africain, n’en est pas moins ouverte à tous les francophones qu’elle prépare aux métiers du développement dans la ligne des Sommets de la Francophonie qui se sont tenus à Ouagadougou en 2004, à Bucarest en 2006, à Québec en 2008, à Montreux en 2010, à Kinshasa en 2014. Elle pilote des projets en matière de développement à travers les travaux des ses étudiants, tissant notamment un réseau de compétences et d’expertises au moyen de la professionnalisation de ses auditeurs, de formations continues et à distance.  Vue la tâche qui attend nos compatriotes durant cette formation prévue pour durée 2 ans, sur la terre égyptienne, on ne peut que leur souhaiter une très bonne formation et qu’ils nous reviennent bien aguerrit afin de relever le défit d’un bénin révélé gage d’un développement durable.

Boris AGOSSADOU
Auditeur en gestion des industries culturelles - UNIVERSITE SENGHOR – EGYPTE

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !