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Société

Promotion d’un Béninois au Programme Leadership de l’UE : Nestor Dèhouindji, parmi les 16 jeunes leaders du monde

Nestor-Dehouindji

Le jeune béninois Nestor Dèhouindji vient une fois encore d’inscrire son nom et celui du Bénin dans les annales internationales. Dans  le cadre de l’édition 2016 des journées européennes du développement, il a réussi à figurer sur la liste restreinte des « 16 jeunes leaders du monde ». Des lauréats sélectionnés sur plus de 300 candidatures, au fil d’un processus rigoureux.

La bonne nouvelle, en guise de verdict final, est tombée le lundi 18 avril 2016, jour de la délibération de la commission de l’union européenne pour son programme « Young Leader ». Et une fois, encore, le parcours exceptionnel et le leadership du jeune pétri d’expériences, Nestor Dèhouindji sont confirmés au niveau mondial. Au nombre de 300 etissus de tous les coins du monde, les candidats qui ont participé à ce programme de l’Union européenne « Young Leader » ont été jaugés à travers plusieurs critères : la compétence, l’engagement pratique envers leurs communautés et populations vulnérables, la capacité à représenter d’autres jeuneset la force de la communication. En ce qui concerne les compétences recherchées, 15 thématiques concernent cette édition des Journées européennes de développement. Et, le candidat Nestor Dèhouindji a été évalué sur la base de ses connaissances et de son expertise sur la thématique : « Commerce, croissance et développement durable ».  Cette thématique, selon lui, s’inscrit dans la droite ligne de son domaine d’expertise, de sa formation universitaire et de ses engagements associatifs.

Fes, Omc, gouvernement mondial de la jeunesse…

« A l’université, j’ai étudié l’économie de développement, avec un focus sur le commerce international » ; confie le leader de niveau mondial.  A cela, il ajoute son titre de Journaliste accrédité par l’Organisation mondiale du commerce (Omc), qui lui a permis de participer à plusieurs évènements internationaux en rapport avec le commerce et le développement. Ce n’est pas tout. Pour rappel, Nestor Dehouindji est le Représentant Régional du Ministère du commerce et de l’entrepreneuriat des jeunes, au sein du Gouvernement mondial de la Jeunesse. Ces différents atouts et compétences ont certainement milité en sa faveur, car la Direction générale du commerce et la Direction générale de la coopération internationale et du développement, à qui revenait la décision finale de la commission de l’union européenne à l’issu du travail du jury,  ont trouvé que Nestor a un profil exceptionnel et le background nécessaire pour représenter la jeunesse mondiale au sein du panel de haut niveau sur la thématique : «Commerce, croissance et développement durable », puissant levier de développement et de lutte contre la pauvreté.

Loth HOUSSOU

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Gabon : Les réseaux sociaux s’enflamment autour de la «Mazarine du Gabon»

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Un nouveau scandale éclabousse le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Joyce Ondo, résidant en France, a au nom de sa fille Amissa, assigné Ali Bongo en reconnaissance de paternité. Le tribunal d'Angers est saisi de cette demande. Ali Bongo risque de devoir se plier à un test ADN à très haut risque. A quatre mois de la prochaine élection présidentielle, Ali Bongo n'a pas encore réagi, mais les Gabonais se défoulent sur les réseaux sociaux.

La présidence de la République n'a pas réagi à l'annonce de ce nouveau scandale. Un haut cadre de la République a estimé qu'il s'agissait d'une affaire strictement privée. Même réaction de la part d'un  opposant. Cependant, sur les réseaux sociaux, les Gabonais  se défoulent.

« Avis de recherche : papa ou tai », c'est le texte qui illustre  la photo de la présumée fille  d'Ali Bongo. « No Comment ! », soupire un autre internaute qui a juxtaposé la photo d'Ali Bongo à celle de sa prétendue fille. On les y voit faire les mêmes gestes de la bouche comme pour démontrer qu'ils se ressemblent. « Pourquoi autant de bruit autour d'une question de paternité ? Mon président doit avoir ses raisons dans ce refus », suppose une internaute alors qu'un autre recommande au président de faire le test. « Pour éviter d'ouvrir la voie à d'autres tests ADN, Ali Bongo reconnaîtra vite cet enfant », peut-on aussi lire.

L'affaire éclate en effet dans un contexte préélectoral où plusieurs opposants exigent au chef de l'Etat gabonais de faire un test d'ADNpour prouver sa filiation avec Omar Bongo. Ces opposants accréditent la thèse de l'écrivain français Pierre Péan selon laquelle Ali Bongo est un fils adoptif d'Omar Bongo. Or l'article 10 de la Constitution interdit aux Gabonais ayant acquis la nationalité de briguer le fauteuil présidentiel. « Je ne peux pas justifier ce qui est naturel », avait expliqué le président Ali Bongo, le 17 août 2014.

Source externe

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Catastrophes naturelles : Le Japon frappé par une série de séismes meurtriers

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Une série de forts séismes a frappé le sud-ouest du Japon, faisant plusieurs morts et plusieurs centaines de blessés. Dans une région abritant trois centrales nucléaires, ces tremblements de terre ont fait ressurgir le spectre de Fukushima.

Il était 21h26 ce jeudi (12h26 TU) lorsqu’un premier séisme a secoué la préfecture de Kumamoto, sur l’île de Kyushu. De nombreuses secousses secondaires, parfois violentes, ont suivi : une de magnitude 5,7 à 22h07, une autre de 6,4 peu après minuit. D’autres répliques devraient se produire pendant une semaine, a prévenu l’agence de météorologie.

Le premier bilan s’établit à neuf morts, a indiqué à l’AFP un fonctionnaire du centre de gestion des désastres de la préfecture de Kumamoto. La chaîne publique NHK a par ailleurs fait état de 780 blessés. Mais ce bilan pourrait encore s’alourdir. D’importants dégâts matériels ont également été rapportés. Des dizaines de maisons ont été totalement ou partiellement détruites, et des dizaines d’incendies se sont déclarés.

Cinq ans après la catastrophe de Fukushima, ces nouveaux tremblements de terre ont réveillé de très mauvais souvenirs. Car Kumamoto est entourée de centrales nucléaires, les dernières du pays toujours en activité. Mais les opérateurs sont formels : aucune anomalie n’est à signaler.

Comme chaque année, le Japon, qui se trouve à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit 20 % des séismes les plus puissants de la planète.

rfi.fr

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Nomination d’un Béninois au Gouvernement mondial de la jeunesse : Nestor Dèhouindji, désormais pour couvrir l’Afrique de l’ouest

Nestor-Dehouindji

Depuis le 1er mars 2016, le drapeau béninois reçoit de nouveaux hommages au sein du gouvernement mondial de la jeunesse. Et pour cause, un jeune Béninois a brillamment réussi à gagner le poste de Représentant des pays de l’Afrique de l’ouest. A l’honneur, Nestor Dèhouindji, a été nommé à l’issue d’un processus rigoureux d’étude de dossier de plusieurs jeunes leaders au niveau mondial.

C’est au regard de ses réalisations, ses compétences, son expertise et les initiatives de leadership, avec à la clé sa passion à influencer positivement les affaires mondiales de la jeunesse, que le jeune Béniniois Nestor Dèhouindji, nanti de talents que le présent mérite vient de lui être confié. A en croire le Comité indépendant des nominations basé à Genève (Suisse), avec un Secrétariat Permanent à Nairobi (Kenya), cette nomination est le résultat d’un processus rigoureux d’étude de dossier, d’entretien et de plusieurs challenges. Ainsi, pour un mandat d’un (01) an, le jeune Béninois assumera le poste de Représentant Pays du bloc régional Afrique de l’ouest (excepté le Nigéria), du Ministère du Commerce mondial et de l’entrepreneuriat des jeunes, au sein du Gouvernement mondial de la jeunesse. Loin de constituer une source d’euphorie, cette reconnaissance ou encore nouvelle mission marque pour Nestor Dèhouindji, le début d’une nouvelle ère, avec de nouveaux challenges. « Je suis un passionné des challenges… Ce poste m’offre une fois encore, une nouvelle occasion de montrer à la face du monde, combien le Bénin regorge d’expertise », dira-t-il. Et c’est pourquoi déjà, l’homme tient à mettre en exergue une feuille de route, à travers laquelle l’on note plusieurs actions et initiatives en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes. Contribuer à inverser la tendance de la courbe du chômage et du sous-emploi des jeunes afin de contribuer à l’épanouissement de faire épanouire la jeunesse, ce sera le défi capital à relever, à l’en croire. « Nous avons un mandat d’un an qui passe très vite, nous sommes déjà à l’œuvre pour impacter le monde » laisse-t-il entendre car pour lui, le temps est un outil très précieux à ne pas perdre.

Loth HOUSSOU

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29e session de la Conférence régionale de la FAO : Pour une Afrique libérée de la famine à l’horizon 2025

FAO

La 29e session de la Conférence régionale de l’Organisation mondiale  pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) s’est ouverte, lundi 04 avril 2016, à Abidjan et ce jusqu’au vendredi 08 avril prochain. Autour du thème :« La transformation des systèmes agroalimentaires africains pour une croissance inclusive et une prospérité partagée », les discussions s’articuleront autour des mécanismes de l’éradication de la famine sur le continent à l’horizon 2025.

Cette 29e session d’Abidjan se penchera sur les enjeux d’un partenariat public-privé pour une croissance inclusive ainsi que sur les tendances et enjeux dans l’alimentation et l’agriculture pour une action régionale et nationale. C’est donc l’occasion de débattre des questions relatives au programme de travail, du budget, de la décentralisation, du programme pluriannuel de travail de la Conférence régionale. Ainsi, dans leur mission d’œuvrer pour la réduction de la faim et de la pauvreté, les ministres de l’Agriculture, de l’Environnement et du Développement social, et les représentants des gouvernements africains présents à cette session travailleront à  l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement et des défis auxquels ils font face vers l’atteinte des Objectifs du développement durable. A la cérémonie d’ouverture, le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani,  a exprimé sa gratitude aux responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation avec à leur tête, le Directeur Général, Monsieur José Graziano da Silva, pour les efforts inlassables et soutenus à la cause de l’Agriculture dans le monde et particulièrement en Afrique. Pour le ministre,   le thème abordé pour ces assises est d’actualité. Et pour atteindre cet objectif, les Etats africains devraient procéder à une transformation du milieu rural, à la mise en place des systèmes de production durables, à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes dans la chaîne des valeurs des productions agricoles tout en assurant un financement approprié. Et, à l’en croire, le défi à relever est de transformer une bonne partie de la production agricole en produits semi-finis et finis. Cela entrainera à l’en croire, une plus-value capable d’induire une croissance dans le secteur agricole, de relever le revenu de l’agriculteur et de réduire la pauvreté en milieu rural. Selon les propos du ministre, à l’instar de la Côte d’Ivoire, le niveau de transformation des produits en Afrique est encore bas. C’est pourquoi, le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques exhorte les experts participants à faire des propositions concrètes pour l’amélioration de la transformation des produits agricoles, notamment la petite transformation, afin de mieux orienter les nouvelles actions de la FAO en Afrique. Le Sous-directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique Bukar Tijani a, pour sa part, rassuré de la pertinence des thématiques qui seront abordées au cours de la session et qui ont trait à la sécurité alimentaire, la malnutrition et la bonne pratique agricole. Toutes choses permettant d’atteindre les objectifs fixés. Des stands sont installés pour la vente des produits de transformation agricole. Les travaux prendront fin vendredi prochain.

Envoyé spécial à Abidjan
Chérif RIWANOU

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29ème session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique : Les débats s’ouvrent ce jour à Abidjan

Jose-Graziano-da-Silva

(Lire l’éditorial du Dg/FAO)
La 29ème session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique se déroule du 4 au 8 avril 2016.  Agir maintenant pour éliminer la faim en Afrique d’ici à 2025, c’est thème de cette Conférence qui se tient à Abidjan en Côte-d’Ivoire. Et, à cette occasion, le Directeur général de la Fao, José Graziano da Silva, a fait paraître un éditorial dont voici la teneur:

L’adoption du Programme de développement durable 2030 par la communauté internationale a positionné le secteur de l’alimentation et l’agriculture comme catalyseur pour atteindre une croissance inclusive et éradiquer la pauvreté et la faim. L’Afrique est bien placée pour atteindre l’ensemble des objectifs mondiaux. Les Chefs d’État et de gouvernement africains ont courageusement décidé d’éradiquer la faim d’ici à 2025. Ceci constitue un grand défi –puisque l’Afrique vise plus haut – mais aussi une grande opportunité. Les prochaines années seront donc cruciales pour l’Afrique si nous voulons rester dans l’histoire comme la Génération Faim Zéro. Sous le thème : « La transformation des systèmes agroalimentaires africains pour une croissance inclusive et une prospérité partagée », la FAO se réunira avec les hauts responsables agricoles du continent lors de sa conférence régionale biennale qui se tiendra à Abidjan en Côte d’Ivoire du 4-8 avril 2016. Cet événement arrive à point nommé, et pour plusieurs raisons.

Premièrement, il s’appuie sur la dynamique créée par la Déclaration de Malabo de 2014 dans laquelle les dirigeants africains appellent à un changement fondamental en matière de développement agricole et rural en Afrique comme présenté parmi les aspirations pour l’Agenda 2063 de l’Afrique, qui met l’accent sur l’unité, l’autonomie, l’intégration et la solidarité. De plus, en 2014, les pays africains se sont joints à tous les autres États pour adopter la Déclaration de Rome et son Cadre d’action lors de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition.

Deuxièmement, la Conférence régionale de la FAO survient peu après le récent accord de la COP 21 sur le changement climatique, qui présente à l’Afrique de nombreuses opportunités pour mettre au point ses interventions en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets.

L’Afrique ressent déjà les effets du changement climatique, cela comprend une augmentation de la gravité et de la fréquence des sécheresses, des inondations et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. Un exemple évident de ce problème est le phénomène El Niño en cours avec ses effets dévastateurs sur les moyens de subsistance des agriculteurs et des éleveurs en Afrique orientale et australe. Le changement climatique augmentera également le risque de phytoravageurs, de parasites et de maladies transfrontalières des végétaux et des animaux, contre lesquels il faudra des mesures adéquates de contrôle et d’intervention.

Il reste plusieurs autres défis à relever, défis que les dirigeants du continent doivent transformer en opportunités.

On estime que plus de la moitié de la croissance démographique mondiale d’ici à 2050 serait en Afrique, c’est-à-dire que, environ 1,3 milliard de personnes s’ajouteront à la population actuelle. On estime également que les marchés des produits agricoles africains dépasseront 1 000 milliards de dollars au cours des 30 prochaines années. Ces tendances démographiques et économiques représentent à la fois une énorme opportunité et un défi pour l’agriculture et les systèmes agroalimentaires africains. En investissant dans les systèmes alimentaires africains dans la façon dont nous produisons, collectons, stockons, transportons, transformons, emballons et distribuons les aliments, nous pouvons produire nous-mêmes la nourriture pour la consommation africaine et créer un secteur dynamique générateur d’emplois et de moyens de subsistance pour nos jeunes. En investissant dans les institutions africaines pour éduquer les gens, établir et appliquer rigoureusement les normes alimentaires et surveiller la salubrité des aliments, nous pouvons améliorer notre alimentation et notre santé et créer un système alimentaire plus nutritif.

Les gouvernements africains devront se réengager dans la mise en œuvre systématique de bonnes politiques de développement rural et de programmes qui maximisent les possibilités pour les jeunes et les petits agriculteurs, renforcent leurs capacités et facilitent leur accès à des technologies durables et aux ressources productives nécessaires pour engendrer une croissance généralisée dans le secteur agricole secteur et l’économie rurale.

L’importation alimentaire en Afrique se chiffre actuellement à 50 milliards de dollars. De nombreux pays africains dépendent en permanence des importations alimentaires, ce qui demeure un grave problème d’autant plus que la facture des importations des denrées alimentaires prive d’autres programmes de développement importants de fonds nécessaires sans résoudre le problème de l’insécurité alimentaire.

La dépendance aux importations alimentaires ne devrait pas être la règle. L’Afrique a le potentiel d’être non seulement autosuffisante en aliments, mais aussi de devenir un important exportateur de nourriture pour le reste du monde.

Pour se nourrir, l’Afrique doit miser sur son potentiel d’intégration régionale. Il existe une marge importante d’expansion du commerce intra-régional des produits alimentaires stratégiques. Des institutions sous-régionales fortes et des politiques et règlements commerciaux cohérents et prévisibles sont des éléments essentiels pour une meilleure circulation des marchandises entre les pays.

Grâce à l’impulsion donnée par le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine, il est maintenant largement admis que le renforcement du commerce intra-africain joue un rôle clé pour surmonter la dépendance aux importations alimentaires et les problèmes liés à l’insécurité alimentaire en Afrique.

Les mesures prises par les dirigeants africains sont essentielles ; les mesures prises par le reste du monde le sont tout autant. Un engagement politique soutenu au plus haut niveau est nécessaire pour que toute croissance enregistrée sur le continent atteigne les plus pauvres et les plus vulnérables.

La coopération Sud-Sud constitue un moyen important par lequel les pays en développement peuvent se soutenir les uns les autres pour combler le fossé technologique qui existe dans la production alimentaire, l’agriculture et l’économie rurale en général. À Abidjan, nous inviterons tous les participants à la Conférence à soutenir le Fonds fiduciaire de solidarité africain (ASTF) – un instrument important de coopération Sud-Sud – et à créer des partenariats dans le but de partager de l’expertise et les meilleures pratiques en faveur de l’agriculture, ainsi que des ressources financières.

L’éradication de la faim d’ici à 2025 et la réalisation des ODD d’ici à2030 nécessitent des interventions ciblées et innovantes, y compris l’assistance en matière d’alimentation, de santé et d’assainissement, la protection sociale, l’éducation, la formation et l’amélioration des infrastructures –avec un accent particulier sur les plus vulnérables. Cela créera le « cercle vertueux » du développement local qui mènera à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition.

Cela ne pourra se produire que si les femmes africaines sont autonomisées et placées en première ligne dans les efforts de développement. C’est seulement alors que l’Afrique pourra être libérée de la faim et accéder également à une meilleure nutrition.

De son côté, la FAO, avec son expertise et ressources disponibles, est disposée à soutenir l’Afrique dans la réalisation de ses priorités en collaboration étroite avec l’Union africaine, d’autres institutions régionales et les partenaires humanitaires et de développement.

C’est le moment pour les dirigeants africains d’agir ensemble. Ce faisant, ils peuvent s’assurer que leur continent peut réaliser, d’une manière durable et respectueuse de l’environnement, un avenir meilleur pour tous.

José Graziano da Silva

* Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

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Programme d'entreprenariat de Tony Elumelu : 1000 nouveaux jeunes entrepreneurs africains sélectionnés

Tony-Elumelu

Ce 22 Mars 2016 à Lagos, au Nigeria, la fondation Tony Elumelu (TEF) a annoncé la sélection du 2e round de 1000 entrepreneurs retenus pour le cycle 2016 du programme Esprit d'Entreprise Tony Elumelu (TEEP).

Lancé en 2015, le TEEP est la plus importante initiative philanthropique africaine consacrée à l'entreprenariat. Le TEEP représente un engagement sur dix ans de 100 millions de dollars, pour identifier et soutenir 10 000 entrepreneurs africains, créer un million d'emplois et injecter dix milliards de dollars de revenus à l'économie africaine. Dès l'ouverture des inscriptions, plus de 45 000 entrepreneurs issus de 54 pays africains ont présenté leur projet, doublant le nombre de demandes reçues en 2015. Les candidats retenus représentent diverses industries dont les plus importantes sont l'agriculture et les TIC. Cette année, le plus grand nombre de candidats provient du Nigeria, du Kenya, de l'Ouganda, du Ghana et de l'Afrique du Sud. Toutes les cinq régions d'Afrique sont néanmoins représentées : Nord, Est, Sud, Centre et Ouest. Au cours des neuf prochains mois, la cohorte 2016 recevra la formation intensive en ligne, le réseautage et le mentorat qui lui fournira la boite à outils pour le succès et la pérennité de leur projet. Ils participeront également au Forum Elumelu de l'Entreprenariat, la plus grande réunion annuelle de talent entrepreneurial africain qui s'étalera sur trois journées.
Le fondateur, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Dans la première année du TEEP, nous avons dépensé plus de huit millions de dollars sur notre engagement de 100 millions de dollars sur dix ans ; cinq millions allant directement aux entrepreneurs comme capital d'amorçage, les résultats ayant largement dépassé nos attentes. Nous avons financé des entrepreneurs, établi des réseaux et aidé des personnes extraordinaires à prendre le contrôle de leur destin. Les Tony Elumelu Entrepreneurs session 2016 deviendront une génération d'hommes d'affaires accomplis, preuve la plus évidente que la croissance des entreprises locales est le moteur de la transformation économique et sociale de l'Afrique ».

Mme Parminder Vir OBE, Directrice de la Fondation Tony Elumelu, pour sa part, a souligné : « Le premier cycle du TEEP 2015 a connu un succès phénoménal. Nous avons enregistré des success stories de participants au TEEP 2015, ce qui témoigne de la force transformatrice du programme que nous avons créé. Le TEEP a fini de faire ses preuves, démontrant ainsi que les idées de la prochaine génération d'entrepreneurs peuvent changer leurs communautés, leurs pays et leur continent ».

À propos de la fondation Tony Elumelu


La fondation Tony Elumelu est une organisation philanthropique basée en Afrique et financée par des fonds africains. Fondée en 2010, la TEF est déterminée à stimuler la croissance économique de l'Afrique en soutenant l'entreprenariat africain. La fondation a pour but de créer des solutions durables qui contribuent positivement à la transformation sociale et économique de l'Afrique. À travers des investissements à fort impact, l'attribution sélective de donations, et l'appui à l'élaboration des politiques publiques, la Fondation souhaite influencer l'environnement économique afin que l'entreprenariat en Afrique puisse prospérer.

À propos du programme entrepreneurial de la fondation Tony Elumelu


Le programme d'entrepreneuriat de la fondation Tony Elumelu représente un engagement d'une décennie à soutenir les start-up et les entrepreneurs africains. Nous engageons 100 millions de dollars pour aider à lancer une première phase de 10 000 entrepreneurs à travers l'Afrique au cours des dix prochaines années, en créant 1 000 000 de nouveaux emplois qui contribuent à dix milliards de dollars de revenus à travers l'Afrique.

agence ecofin

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Lancement du rapport mondial sur l’intégrité de l’eau 2016 : La corruption, toujours une menace pour le secteur

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A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau  (JME) 2016 célébrée autour de thème « Eau et emploi », le réseau pour l’intégrité de l’eau WIN (Water and Integrity Network) a procédé ce jour 22 mars, au lancement du Rapport Mondial sur l’Intégrité de l’Eau 2016. Huit ans après un premier rapport sur la corruption dans le secteur de l’eau, le présent rapport vient une fois encore de souligner l’impérieuse nécessité d’agir vite pour enrayer la corruption dans le monde et dans chaque pays.

Selon le rapport, on estime qu’une perte de 10% des investissements en raison de la corruption implique des déficits annuels dans le secteur s’élevant à  plus de 75 milliards de dollar US. Se fondant sur les exemples du Bénin, du Malawi ou de la Californie pour la seule année 2015, le rapport dénonce de nombreux exemples de prévarication de fonds destinés au secteur qu’il qualifie de « grande corruption ».

En effet, le bilan depuis 2008 montre qu’on n’enregistre toujours pas de changement et que la corruption s’est accrue dans le secteur. « Aucun signe ne permet de penser que la corruption aurait diminué depuis 2008. Les scandales répétés dans le secteur et dans d’autres domaines suggèrent qu’elle est toujours aussi répandue », se désole le rapport. En dehors du détournement des fonds publics au niveau des institutions publiques ou dans le cadre des interactions avec le secteur privé, le rapport pointe également du doigt, la planification et la construction des infrastructures dans les domaines des services de l’eau, de l’irrigation ou encore de l’hydroélectricité.  Selon le contenu du rapport, on assiste dans certains pays, à une planification fantaisiste ou à la manipulation des données dans les projets de construction des ouvrages. Dans le cas du Pakistan par exemple, le rapport nous apprend que 80% des indemnisations ont été attribuées à des faux propriétaires dans le processus de déplacement des populations pour la construction de barrages.  

Pas très tendre avec ce qui est communément appelé petite corruption, le rapport s’indigne et soutient que « de petits vols peuvent s’accumuler et équivaloir à la grande fraude ». Ainsi, la petite fraude est tout autant condamnable que la grande comme par exemple le prélèvement illégal de l’eau auquel le rapport s’attaque. C’est le cas de la capitale d’eThekwini de kwaZulu-Natal en Afrique du Sud qui a perdu en une année, plus du tiers de son eau à cause des raccordements illégaux ayant créé un manque à gagner de 44 millions de dollar US.  

Des mesures pour combattre la corruption

Tout en dénonçant les mauvaises pratiques et les différentes formes de corruption dans le secteur de l’eau, le rapport propose des mesures pouvant contribuer à enrayer le phénomène. En matière de politiques et de législation, indiquant qu’elles peuvent être soumises à l’influence des groupes puissants, le rapport recommande une étroite collaboration entre le secteur de l’eau, les groupes et associations de lutte contre la corruption, le secteur privé, les institutions de finances publiques et le pouvoir judiciaire. Une telle collaboration devrait permettre de mettre en lumière les lacunes et dysfonctionnements qui encouragent la corruption sous toutes ses formes. Déjà, il mentionne le bel exemple de la protection légale des dénonciateurs ayant reçu l’accord des Centres d’action et de conseil juridique (ALAC)  dans 50 pays.  
Ainsi, les politiques comme les lois peuvent contribuer, lorsqu’elles sont bien adoptées et mises en application, à réduire la corruption et permettre aux populations de faire respecter leurs droits.

S’agissant des questions de financement, le rapport signale qu’ « aucun système de financement, qu’il soit public ou privé n’est à l’abri de la corruption ». Soulignant les pratiques courantes comme les pots-de-vin ou les attributions frauduleuses de marchés, la production de rapports financiers biaisés, le rapport s’en prend aussi à la mauvaise coordination du secteur. Selon le résumé du rapport, « à l’échelle nationale, des sous-secteurs sont gérés par différents ministères et gérés de différentes manières en raison de la faiblesse du système de gestion des finances publiques ». Comme remède, le rapport invite les institutions de contrôle financier à coopérer avec la société civile pour « gagner du terrain ». Parlant des partenaires du secteur, le rapport préconise un renforcement des systèmes financiers des pays pour une aide plus performante.
Pour terminer, le rapport rappelle que les Objectifs de Développement Durables (ODD) prennent en compte les notions de Transparence, la Redevabilité et la Participation (TRP). De même, les principes définis par l’Organisation de Coopération et de Développement (OCDE) sur la gouvernance de l’eau, rappellent que l’intégrité, les notions de TRP, et le combat contre la corruption sont des « éléments cruciaux » pour améliorer la gestion de l’eau. Ainsi, une fois encore après 2008, le réseau WIN et Transparency International sonnent la sonnette d’alarme pour montrer que la corruption et le manque d’intégrité sont préjudiciables pour le secteur de l’eau. Et le rapport de conclure que « lorsque les ressources seront épuisées et que l’environnement sera dévasté, chacun y perdra finalement ».

Alain Tossounon (Coll.)

Le Bénin épinglé


Cité comme un mauvais exemple dans le rapport, le Bénin paie une fois encore le prix de « l’affaire PPEA2 » au niveau international. Le rapport qui à partir de son lancement hier 22 mars, circulera dans le monde entier rappelle le détournement  des  4 millions d’euro provenant du financement néerlandais dans le cadre de la mise en œuvre de la 2e phase du Programme Pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement (PPEA2).  

Une triste situation qui a conduit à la décision de suspension par le Royaume des Pays-Bas à travers son ambassade au Bénin, de la deuxième phase du Programme Pluriannuel d'appui au secteur de l'Eau et de l'Assainissement au Bénin PPEA2 d’un montant de 40,524 milliards de francs CFA en cours d’exécution pour la période 2013-2015 suite à la mauvaise gestion des fonds du programme à la Direction Générale de l’Eau (DGEau). Maintenant qu’on connait les problèmes, il convient d’apporter des remèdes efficaces et comme le soutient le rapport, ne plus laisser « prospérer la corruption et menacer l’intégrité dans notre pays »

A.T

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Situation des droits de l’homme dans le monde : Amnesty international publie son rapport 2015/2016

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Le rapport 2015/2016 d’Amnesty international est disponible. Il a été publié mercredi 24 février 2016 dans tous les Etats où est présente l’Ong. A Cotonou, Amnesty international  Bénin a rendu publique la teneur dudit rapport au cours d’une rencontre ayant réuni des acteurs  de la défense et de la protection des droits de l’homme. Selon son directeur, Fidèle Kikan, le document a relevé au Bénin quelques cas de violations des droits de l’homme. Il a cité les évènements malheureux de mai 2015 liés à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï en violation de la loi, l’interdiction des marches par le ministre de l’Intérieur, l’usage excessif de la force par la police lors des manifestations de contestation. Le rapport a aussi dénoncé les traitements inhumains infligés à 12 étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi au cours des mouvements de protestation en 2015 et les conditions invivables imposées aux détenus dans les prisons de Cotonou et de Missérété. Au plan international, le document a étalé les interprétations biaisées que font les Etats du Droit international des droits de l’homme et du Droit international humanitaire et fustigé les réactions tardives des Etats face à des situations de violations des droits de l’homme, la vulnérabilité des Nations-Unies ainsi que la réduction de l’espace civique dans les Etats. Il a aussi énuméré la lutte illégale et brutale apportée par des Etats  contre les groupes terroristes, et la tentative des Etats de l’Union africaine de saper les fondements de la Cour pénale internationale (Cpi). Le rapport a néanmoins souligné quelques avancées dans le monde. A en croire, Fidèle Kikan, au Togo, « la torture est devenue une infraction pénale », le Code pénal et le Code de procédure pénale ont été révisés en Côte d’Ivoire, le Tchad a libéré un célèbre défenseur des droits de l’homme et le procès Hissène Habré (du nom de l’ancien dictateur tchadien) s’est ouvert à Dakar devant les Chambres africaines extraordinaires (Cae). Au Bénin, il y a la signature par 12 candidats à la présidentielle de 2016 du Manifeste sur la protection de l’espace civique publié par Amnesty international Bénin et le Réseau des Ong de défense des droits de l’homme (Roddh).
Amnesty international a, pour finir, faire des recommandations. Le rapport précise entre autres que « les Etats doivent cesser les attaques contre le Droit international humanitaire» et que les Nations-Unies doivent pouvoir accélérer les  réformes espérées au sein du Conseil de sécurité depuis des années.  

A.S.

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16ème édition du forum de Bamako : Reckya Madougou parle de l’autonomie des jeunes

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L’Expert international en Finance inclusive et en Développement, Reckya Madougou a activement pris part à la 16ème édition du forum de Bamako qui s’est tenue du 18 au 20 février 2016. L’ancienne ministre béninoise de la Microfinance a présenté à cette occasion  deux importantes communications.

Le forum de Bamako avait pour thème« L'Afrique entre chaos et émergence». Il a été abondamment et utilement débattu entre la jeunesse africaine, d'éminentes personnalités du continent noir et des experts occidentaux.

L’Expert international en Finance inclusive et en Développement, Reckya Madougou est, intervenue  en tant que conférencière dans deux panels. Le premier panel porte sur l’entrepreneuriat des jeunes. Le second est relatif à la problématique de l’aide au développement. Elle a, au cours de cette grande rencontre, développé deux communications. La première est intitulée :«La jeunesse: une clé pour l'émergence de l'Afrique ». Reckya Madougou a, dans sa présentation , souligné que les mécanismes d'autonomisation des jeunes restent des priorités à privilégier dans les Programmes d'investissements publics en Afrique.  Le ministre malien en charge de l'emploi a d'ailleurs fustigé comme elle, l’insuffisance des budgets alloués aux instruments de promotion de l'insertion professionnelle des jeunes. L’ancienne ministre de la Microfinance du Bénin a aussi montré que même si la question de l'emploi reste transversale et intimement liée aux performances économiques, des leviers comme l’adéquation formation/marché du travail, le renforcement des capacités techniques des jeunes et l’inclusion financière méritent une attention particulière des gouvernements.Au sujet de sa deuxième communication, «Quelles exigences pour l'aide au développement?», elle a rappelé la nécessité pour«les pays dits donateurs et les pays bénéficiaires de l'aide » de respecter les principes de la déclaration de Paris relative à l'efficacité de l'aide signée en 2005. Appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur les résultats, redevabilité mutuelle sont entre autres les principes devant en effet gouverner désormais l’aide au développement. L’Expert a aussi cité le programme d'actions d'Accra (2008) qui insiste sur l'urgence pour les pays et institutions donateurs de se baser sur les systèmes nationaux pour l'acheminement de l'aide et son déliement (jusqu'en 2008 plus de 56% de l'aide était encore liée, c'est à dire sous conditions qui profitent directement à ceux qui prétendent aider). Reckya Madougou est consciente de ce que l'aide au développement reste un instrument de politique géostratégique toujours incontournable parce que le modèle économique actuel des Etats africains ne peut s'en défaire. Mais elle trouve qu’il est aujourd’hui  nécessaire de l'encadrer.

Il faut noter que le samedi dernier, les panélistes dont la ministre Reckya Madougou ont remis les actes dudit forum au Président malien, Ibrahim B. Kéita.

Mike MAHOUNA

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