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Société

A la découverte d’un média burkinabé : Radio OMEGA, «l’information en temps réel»

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En moins de trois années, elle a réussi à s’imposer dans l’univers médiatique Burkinabé comme la radio incontournable en matière d’infos « fraiches » et de proximité ! Radio Omega est  la coqueluche. Elle se targue même d’être la première sur « l’info africaine » démystifiant ainsi RFI sur le territoire du Faso. Radio Oméga, s’est faite véritablement remarquée par sa couverture des mouvements insurrectionnels d’octobre 2014, par sa livraison d’informations à chaud et à la minute près, grâce à des correspondants essaimés dans tout le pays. La jeune station tisse également son réseau de correspondants en Afrique dans les pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, le Nigeria et le Bénin.

Son slogan illustre bien les ambitions et la vision de son promoteur qui n’est rien d’autre que le correspondant de Rfi au Burkina Faso, Alpha Barry : « Radio OMEGA, l’info en temps réel ». Des jingles percutants, des voix toniques, une équipe de jeunes dirigée de « voix de maître » par Jean Paul Badoum. Cet ancien journaliste de la RTB, de la radio municipale de Ouagadougou et de Fréquence Espoir notamment, cumule une vingtaine d’années d’expériences dans le métier qu’il met avec grand enthousiasme au service d’un personnel fort d’une dizaine d’animateurs et de journalistes. Jean Claude Badoum est fier quand il proclame « Tout commence par l’info et tout finit par l’info ». Radio Oméga est sur 103.9 à Ouaga et 104.7 à Bobo Dioulasso et vous pouvez également écouter cette radio en ligne sur www.omegafm.net.  

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D.I.S
Envoyée spéciale au Burkina-Faso

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Villa de François Compaoré : Un musée pas comme les autres

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Mon immersion dans le décor de la capitale burkinabè se poursuit par la visite d’un lieu bien particulier. Modeste Konombo, journaliste et présentateur du journal de la chaine de télévision privée Canal 3, qui m’accompagne dans la découverte des symboles marquants de la Révolution d’Octobre, a éveillé ma curiosité en me parlant d’un musée qui selon lui, mériterait vraiment le détour, pour toute personne désireuse de comprendre un pan des évènements qui ont secoué le pays des hommes intègres il y a plus d’un mois. Pour qualifier ce lieu, Modeste a employé le mot « musée ». Je suppose que vous connaissez tous la définition du mot musée ? Sinon, je vous livre ici l’explication qu’en donne le Conseil international des musées : « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation. » Voilà qui est clair. Voyons maintenant si la description de ce lieu bien particulier auquel je fais allusion, répond à cette définition.

Nous nous trouvons donc dans le quartier appelé Zogona, non loin du siège du Conseil de l’entente et pratiquement en face de l’Université de Ouagadougou, au coin du boulevard Charles de Gaulle, dans l’arrondissement de Baskuy, à Ouagadougou. Impossible de vous perdre avec toutes ces indications.

Le long d’une avenue en  terre rouge bien caractéristique de la ville, se dresse une bâtisse…ou plutôt, les vestiges de ce qui fût autrefois une grande et belle villa. Nous sommes juste à l’entrée de la maison de François Compaore, le frère de l’autre désavoué par son peuple et qui a pris la poudre d’escampette vers une destination « qu’on ignore ». « Vous avez tout compris ». Des vendeurs à la criée y ont élu « boutique ». Ils vendent aux nombreux visiteurs les DVD, les photos retraçant « les horreurs » du régime déchu, ainsi que les grandes articulations de l’insurrection populaire. Passé cette étape, on entre dans une grande cour…et là c’est vraiment la cour des désolations ! De cette grande villa, de ses vastes chambres, salons et dépendances, de sa piscine, de son jardin, de sa paillotte, il ne reste que des tas de pierres et de débris, des odeurs insoutenables que la rumeur populaire attribue aux restes de corps qui y auraient été sacrifiés à la cause immortelle du pouvoir du clan Compaore. Notre guide de circonstance, précise alors que cette maison est devenue désormais un musée, ce qu’on appelle ici « le musée des horreurs ». Les visites sont nombreuses d’autant qu’elles sont, gratuites. Pas besoin de tickets, pas besoin d’autorisation. Les lieux sont ouverts de tous les côtés. Ainsi, les badauds, hommes, femmes et enfants se pressent pour venir constater et confirmer les rumeurs. Oui, il y avait bien des lingots d’or dans les plafonds, oui des sacrifices humains étaient pratiqués ici. François Compaore appelé « petit président » gérait les affaires du pays pour et avec Blaise Compaore depuis ce qu’on appellera donc le petit palais, gardé à l’époque pendant une dizaine d’année, comme le confirme Modeste Konombo, par la garde présidentielle !! Ce qui était autrefois considérée comme une forteresse inviolable -la route qui y menait était barrée- est aujourd’hui un vaste champ de ruine. Les pilleurs du 31 octobre s’y sont donnés à cœur joie. Toute leur colère, leurs frustrations, contenues depuis plus de deux décennies s’est déchainé là en quelques heures. Ici, comme dans d’autres maisons habitées par les caciques de l’ancien pouvoir, se sont matérialisés la force et le ras le bol de tout un peuple debout, uni, solidaire, à la reconquête de sa liberté! La patrie ou la mort disait Thomas Sankara. C’est vrai, l’homme du 4 aout affirmait également que la liberté n’est pas l’anarchie, mais l’anarchie comme le dirait Leo ferré n’est-elle pas « la formulation politique du désespoir » ? Et justement qu’y a-t-il de plus dangereux qu’un peuple qui se sent acculé et que l’on pousse à bout.

Au sortir de cette visite, assez dérangeante je dois le reconnaître, je ne cesse de me dire naïvement certainement, qu’il aurait suffi d’un peu moins d’arrogance et de plus d’humilité pour éviter les extrêmes. Une notion qui malheureusement, devient une idée vaporeuse pour ceux qui se retrouvent un temps au sommet et finissent par perdre pied. A bon entendeur…

 

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Djamila Idrissou Souler depuis Ouagadougou

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Modeste Konombo est journaliste à Canal 3 depuis quatre ans. Canal3 est la première chaîne télévisée privée de Ouagadougou. Elle émet depuis 2002.

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La non-violence et le pardon changent le cours de l’histoire. Nelson Mandela, un témoignage de notre temps !

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Les actes naturels ordinaires sont vus comme extraordinaires par l’homme non ordinaire parce que l’homme non ordinaire vit extraordinairement ! La violence et la vengeance sont de nature animale alors que le pardon et la non-violence sont de nature humaine et ordinaire. Pourtant, lorsque l’homme se comporte conformément à sa nature ordinaire par la pratique de la non-violence et du pardon, les hommes non ordinaires le trouvent extraordinaire et lorsqu’il agit de façon sauvage, violente et vindicative contrairement à sa nature humaine, il est apprécié comme un homme fort et rassurant par l’homme non ordinaire! Nelson Mandela, homme ordinaire devenu maître de ses instincts, émotions et actes, manifesta certains aspects de sa vraie nature humaine par la pratique de la non violence et du pardon, et est célébré pour ainsi dire par les hommes de notre époque comme l’icone du pardon et de la non violence. Mais quel est le sens spirituel de ces attributs et de son exemple de vie ?

I- Le sens ésotérique du pardon et de la non-violence
Pour posséder la Terre, l’homme doit d’abord se posséder, il doit être maître de lui-même; or, est maître, celui qui maîtrise et domine ses pensées, ses émotions et ses actes. N’est donc pas maître, celui qui cède à l’agressivité, à la provocation et à la vengeance. Jésus- Christ propose le bonheur à travers la loi de non-violence en ces termes :
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite présente lui aussi la joue gauche, pardonnez à vos ennemis et faites du bien à tous ». Mais comment peut-on comprendre cette assertion divine si l’homme ignore sa véritable nature et l’important rôle que joue l’offenseur dans sa vie?
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite présente lui aussi la joue gauche»
Le prétendu offenseur qui veut gifler sa victime, frappe plus facilement et naturellement sur la joue gauche parce qu’il est en face de sa victime et c’est la joue gauche qui est plus apte à recevoir la gifle de la main droite à moins qu’il soit un gaucher pour frapper sur la joue droite. Mais, que veut dire Jésus-Christ dans son décret divin ? La joue droite est le symbole visible de la partie de l’homme qui reflète sa douceur, son innocence et son amour pour l’humanité. Le violent qui veut frapper sa victime sur la joue droite, doit retourner sa main ou la déformer pour y arriver. Or, toute déviation d’acte viole la loi naturelle et divine et son auteur pénètre dans l’orbite de la force de répulsion qui lui réintroduira cette énergie qu’il a violemment gaspillée, et ceci par la douleur. Mais sa victime, apparemment innocente, ne doit pas riposter. Mais plutôt, doit lui présenter « aussi la joue gauche » qui représente la croûte d’impuretés encore en lui, mise en service toujours par la force de répulsion à travers son bourreau. Si le violent a été machinalement conduit à frapper sa victime sur la joue droite apparemment, c’est parce les saletés, les impuretés et les méchancetés que renferme la joue gauche de sa victime, sont arrivées à son paroxysme au point où la confusion même de ses bonnes actions s’est installée. Il est donc normal, que la violence extérieure caractéristique rende compte de l’état interne de la déchéance de cette âme que traine la personnalité mortelle. C’est pourquoi la victime ne doit donc pas s’opposer à cette gifle ni s’en plaindre ou s’en venger. Il doit rompre avec le cercle infernal du mal et de la violence en étant doux, patient et tolérant. Car lorsque la cause lointaine en nous qui produit l’agressivité épuise son dynamisme, cette dernière cesse automatiquement. Mais, s’il réagit négativement et donne la pareille, il ne tirera aucune leçon ni aucun bénéfice de cette opportunité qui doit lui permettre de « solder ses comptes » et de s’enrichir. Il prolongera ainsi le règne du mal et toute sa vie peut devenir un affrontement perpétuel, un état de guerre permanent et sans fin. « Car on exige de nous ce que nous avons exigé des autres ; on nous impose ce que nous avons imposé; on nous oblige et nous force dans la mesure où nous avons obligé et forcé les autres. » Nous devons comprendre et retenir qu’une existence d’oppression est la suite logique d’une vie de pouvoir oppresseur. L’indulgence face à tous les écueils de la vie ordinaire est vivement recommandée par le Christ car toutes ces exigences, tous ces devoirs, ces obligations qui nous tenaillent ne sont que le reflet de nos propres actes vus à l’envers, comme l’image qui apparaît dans un miroir. Sachez aussi qu’aucune violence extérieure ne peut vous advenir si en vous il n’y a le germe interne de cette violence ! David n’a-t-il pas refusé d’égorger Saül malgré que ce bourreau lui ait été livré ? Jésus n’a-t-il pas remis l’oreille de Markus à sa place et n’a-t-il pas recommandé à Pierre de remettre son épée dans son fourneau en énonçant la loi de la force de répulsion ? « Qui tue par épée, périt par épée » L’homme ordinaire et normal comprend que les maux qui l’assaillent et les difficultés qui le rongent lui révèlent le travail de perfection qu’il a à faire et avec humilité, abnégation, persévérance et amour s’y attèle pour son mieux être et celui de l’humanité.

II- Nelson Mandela, un témoignage de notre temps !

Dans notre ouvrage intitulé Les Béatitudes, Véritables Clés du Bonheur, à la page 180 nous disions que: « Le monde de bonheur que propose le Christ a besoin des hommes tolérants et doux dont les comportements seront susceptibles à susciter chez leurs adversaires, le grain d’amour divin enfouis dans leur tréfonds. La violence est une négation de notre humanité, elle exprime l’état de notre conscience vis-à-vis de la justice divine. Le violent est un ignorant qui active davantage le feu de son propre enfer, seule la pratique de la non-violence démontre à l’homme sa parfaite compréhension de la loi de la justice divine et celle de l’harmonie naturelle. La pratique de la non-violence ouvre les portes de l’amour et accélère l’évolution de l’offensé et libère l’offenseur du pouvoir infernal du mal. » Le feu Président Nelson Mandela a confirmé les réflexions contenues dans notre Essai à travers sa vie de non-violence et du pardon. Ses vingt-sept années de prison ont été pour lui la préparation de sa rencontre avec YEHOVAH-Dieu sur le mont Sinaï à sa libération après assimilation des énergies des nombres 2 et 7 dont la somme théosophique est 9, soit 27 ans !!! Comme Moïse, il a été métamorphosé, et a reçu pour mission de révéler Dieu par ses attributs de Miséricorde, de Pardon et de la Non-violence! Par sa pratique effective et instructive de la non-violence et du pardon, Nelson Mandela s’est libéré lui-même, il a délivré son offenseur en rehaussant l’humanité !
III- Mandela par la pratique de la non-violence et le pardon change le cours de l’histoire !
1) Le pardon déclare indemne et non coupable l’offenseur
Le pardon est l’acte que pose l’homme raisonnable et perfectible et notre pardon délie notre offenseur qui n’est plus lié d’aucun lien ni sur terre ni au ciel. L’offenseur pardonné, pourra donc servir pour le bien de l’humanité. Cet acte de miséricorde témoigne de notre Justice, car le déclarant ainsi indemne et libre de tout mal vis-à-vis de nous, montre que nous ne le jugeons plus et que nous ne serons non plus jugés. Lorsque nous nous sentons offensés par une personne, nous devons chercher d’abord à comprendre la leçon que cache cette offense et non accuser l’offenseur qui nous offre l’occasion d’ascension. Le mal que nous répugnons à l’extérieur est en nous et nous demande de le vider du dedans de nous, afin que nous retrouvions notre vraie image. Ce n’est pas le personnage qui accepte nous libérer en jouant le rôle du bourreau qui sera notre mise en cause. La vraie mise en cause est la racine du mal qui gîte en nous et qui a besoin d’être déracinée. Le sorcier satanique qui nous rend la vie austère, nous demande de vider la haine de notre âme et de remplir notre coeur d’amour, car emplie d’amour, notre âme ne pourra jamais être atteinte par la sorcellerie qui se nourrit de la haine qui ne sera pas dans notre âme. La loi d’attraction l’empêcherait de trouver place en nous, parce qu’au aucun élément de sa nature ne réside en nous. Le traître qui nous trahit nous révèle la trahison qui est tapie dans notre âme et nous invite à la fidélité avec nous-même et avec les autres. Le vol dont nous sommes souvent victimes met à nu notre égoïsme et nous rappelle le partage qui devait nous porter vers les autres. Le voleur est donc la personne qui est dans la même condition psychique que nous, et qui, accepte jouer ce rôle afin de nous indiquer le danger que court notre âme à travers notre humanité individualiste et aveugle. Chercher à lui rendre la pareille par la vengeance, témoigne de notre aveuglement à ne pas tirer profit des circonstances providentielles pour la libération de notre âme et pour notre propre épanouissement. Déclarer indemne et libre l’offenseur et renoncer à toute vengeance est la preuve de notre clairvoyance, de notre maturité spirituelle. L’offenseur apparaît dans notre vie que lorsque nous avions rendue possible son invitation à travers nos pensées, nos émotions et nos actes contraires aux lois divines. Le pardonner est la preuve de notre grandeur d’âme, la preuve que nous avons compris le rôle que jour l’offenseur dans notre vie. Car il y a toujours plusieurs raisons pour lesquelles nous devons être prêts à pardonner mais jamais, aucune raison pour laquelle nous devons nous venger!

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Burkina-Faso : La liberté au prix du sang !

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La liberté ne se donne pas, elle s’arrache. Ce n’est pas aux millions de jeunes burkinabè sortis comme des essaims d’abeilles, dans les rues des villes et des campagnes de tout le pays qu’il faut expliquer longtemps le sens de cette assertion. Eux qui ont réussi à faire taire en eux la petite voix de la peur et des doutes, pour offrir à leur patrie l’espoir d’une renaissance ! Les Burkinabè ont accompli ce qui était encore de l’ordre de l’incroyable, de l’impensable et peut-être de l’impossible : chasser Blaise Compaoré du pouvoir ! Le monde entier s’en souvient encore ! Le monde entier en parle encore. C’était le 31 octobre dernier. Les chiffres officiels annoncés ont fait état de 625 blessés et 24 morts dont 5 prisonniers qui avaient tenté de s’enfuir de la Maison d’arrêt de correction de Ouagadougou. Pratiquement un mois après « ces évènements », les hommages ont été rendus à ces hommes et femmes tombés pour la patrie. Sur les 19 morts liés à l’insurrection, on dénombre 12 dans la capitale. Parmi ces 12, 5 ont été déjà enterrés. Ce sont les 7 autres qui ont été inhumés ce mardi 2 décembre au cimetière de Gounghin. Les obsèques nationales ont eu lieu hier matin, en l’honneur des victimes élevées au rang de héros nationaux. Les corps ont quitté le Centre hospitalier universitaire Yagaldo Ouedraogo pour la Place de la Nation, baptisée à nouveau de son nom originel, Place de la Révolution.
Et c’est en présence des nouvelles autorités du pays, que les familles des victimes soutenues par des milliers de personnes ont prié pour le repos de leurs disparus.
C’est Frédéric Nikiéma, ministre de la Communication, chargé des relations avec le CNT et porte-parole du gouvernement qui lira l’oraison funèbre d’une voix empreinte d’émotion à peine dissimulée. Aux martyrs de la révolution d’octobre 2014, il dira « Votre lutte ne sera pas trahie. Aujourd'hui, la nation entière vous accompagne à votre pied-à-terre. Sachez que nos larmes que vous voyez n'expriment pas le regret de votre départ, mais l'émoi de nos cris en cours, en gratitude pour votre oeuvre éternelle. Le Burkina tout entier s'incline sur vos tombes. Que la terre libre du Burkina Faso vous soit légère et que vos âmes reposent en paix».
Le Burkina est en deuil, mais le Burkina se relèvera
Joséphine Ouédraogo, la ministre de la Justice dira à son tour que les procédures d’enquêtes vont être ouvertes afin que les responsabilités soient situées et que justice soit faite. Paroles de consolation pour les familles ou réel engagement ? En clair, quelle est cette justice qui parviendra à éponger la douleur des familles des victimes…?
Toutefois, il est certain que s’il y a un temps pour pleurer, il y a aussi un temps pour guérir et un temps pour bâtir. Et en la matière, seul le temps fera son oeuvre !

Djamila IDRISSOU SOULER
Envoyée spéciale au Burkina Faso

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Fin 7èmes journées des Chargeurs Africains : Les recommandations et engagements

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Les  ministres des transports des Etats membres de l'Union des Conseils des chargeurs Africains se sont réunis le 11 Novembre 2014 à Brazzaville en marge des 7èmes Journées des Chargeurs Africains et au terme de leurs travaux ont rendu public, un communiqué appelant notamment à accompagner  l'Union des Conseils des Chargeurs Africains dans la mise en œuvre de la Vision et Stratégie 2015-2020.  Les Ministres demandent également à tous les Etats dont les Conseils des Chargeurs sont membres de l’Ucca de procéder à la ratification des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux, notamment la Charte africaine des Transports Maritimes révisée et la Convention des Nations unies sur le contrat de transport international de marchandises effectué entièrement ou partiellement par mer dite « Règles de Rotterdam ». Ils demandent en outre, à l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de mener des actions de lobbying auprès des Organisations Internationales, Régionales et sous régionales en vue d’accompagner l’Union des conseils des chargeurs africains dans la mise en œuvre de sa nouvelle vision et stratégie de défense et protection effectives des intérêts des chargeurs africains ; à l'Union des Conseils des chargeurs africains et aux conseils des chargeurs  Africains de s'approprier l'Accord sur la Facilitation des Echanges de l'Organisation Mondiale du Commerce adopté à Bali en Indonésie en décembre 2013 et les autres instruments juridiques internationaux en la matière.

Les Ministres des Transports ont enfin pris l'engagement ferme de faire le lobbying auprès des Institutions sous régionales, régionales et internationales et des compagnies maritimes ou armements de l’Asie, des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe desservant les ports de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour le soutien résolu dans le processus de négociations des taux de fret et charges connexes, de réservation du cabotage sous régional, de renforcement des capacités des Conseils des Chargeurs, ainsi que de mise en place des infrastructures d’appui aux activités des Chargeurs.
Le Ministre Béninois des Transports était représenté à cette réunion par la Directrice Générale du Conseil National des Chargeurs du Bénin, Madame Nadine Dako Tamadaho.

Les travaux ont continué le 12 Novembre par la présentation des différentes expériences en matière de guichet unique, l’organisation administrative des Conseil des Chargeurs, le Chemin de Fer Congo Océan et les infrastructures réalisées par l’Angola. L’ensemble des exposés a permis aux participants de disposer d’une vision globale sur la facilitation des échanges.
La foire des 7èmes journées a été ouverte par la même occasion, permettant à des exposants de présenter surtout leurs organisations. Notons que la curiosité de la foire reste le stand de Vmk, la société de Vérone Mankou, le premier africain à avoir fabriqué un Smartphone. Le dernier né de la famille y est en vente, et plusieurs participants se le sont déjà procurés.
Les participants ont par ailleurs eu droit à une visite, le 13 Novembre, au Mémorial de Savorgnan de Brazza,  l’explorateur à qui la capitale congolaise doit son nom, ainsi qu’une visite au port de Brazzaville qui se situe sur le puissant Fleuve Congo.

De Brazzaville, François Adam,
envoyé spécial

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En prélude au Forum Cedeao 2015 sur le dialogue interreligieux : D’éminentes grises à Cotonou pour valider le document de faisabilité

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L’un des principes cardinaux des pères fondateurs de la Cedeao est de promouvoir un environnement ouest africain paisible, favorable à la prospérité des populations. Mais le constat aujourd’hui est qu’en dépit des efforts consentis, l’espace sous régional est soumis à des menaces, des conflits entretenus par des groupes islamistes au Nigeria et au Mali avec des risques de propagation au niveau des  pays limitrophes comme le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, etc. Au niveau de la Cedeao, la situation préoccupe. Et  c’est dans la perspective de trouver des solutions à long terme à ces conflits, en favorisant  la connaissance réciproque des valeurs spirituelles et éthiques communes et en intensifiant l’interaction entre les religions et les traditions spirituelles que l’organisation ouest africaine projette un « Forum sur l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue interreligieux ». En prélude à cette grande assise qui aura lieu en 2015, il a été initié une étude sur sa faisabilité. Depuis hier mercredi 29 octobre 2014, et ce jusqu’au 31 octobre 2014, de représentants de diverses confessions religieuses et des spécialistes des questions de dialogue et de paix des pays de la sous région échangent, par le biais d’un atelier au Bénin royal hôtel à Cotonou, sur le draft de l’étude de faisabilité dudit forum en vue de sa validation. A l’ouverture officielle des travaux, le Vice-président de la Commission Cedeao, Dr Toga Gayewea Mc Intosh a insisté sur la responsabilité de tous les acteurs concernés pour l’atteinte des objectifs du forum. Selon lui, toutes les opportunités doivent être saisies pour sensibiliser à la culture de la paix, élément fondamental pour l’enracinement de la démocratie, gage d’un développement durable. Aux participants à l’atelier, Dr Mc Intosh leur a demandé de faire des propositions pour enrichir le document à valider, lequel document sera soumis aux ministres qui vont se réunir pour y réfléchir avant la fin de l’année 2014. Dans son discours de lancement des travaux, le ministre béninois de la sécurité publique et des cultes, Simplice Dossou Codjo va rassurer les autorités de la Cedeao de la disponibilité  du Bénin à organiser le forum.

A.Jacques BOCO

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Bataille pour la garantie de l’emploi et l’intégration en Afrique : Gabdibé Gab-Hingonne, le nouvel espoir de la jeunesse

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La jeunesse africaine a un nouveau soutien. C’est une femme battante qui a pour nom Gabdibé Gab-Hingonne. Cette amazone des temps modernes est Tchadienne d’origine mais Panafricaniste convaincue. Engagée pour la cause de la femme africaine et de  la jeunesse du continent noir, elle était à Cotonou pour présenter de grands projets au président, Yayi Boni, un homme très préoccupé par l’intégration des peuples africains. Madame Gabdibé Gab-Hingonne a confié avoir été très impressionnée par l’attention et la simplicité du Chef d’Etat béninois dont l’un des soucis depuis 2006 est d’agir pour sortir la jeunesse de la précarité. Elle se bat pour la collaboration des jeunes des deux Etats frères dans des domaines précis. A terme, elle entend élargir  le creuset bénino-tchadien en construction à toute l’Afrique. Aussi, elle remercie  Docteur Lavilla,  Coordonnateur général des grands projets auxquels elle réfléchit pour ses conseils avisés. Déjà, elle retournera au Tchad avec trois jeunes entrepreneurs béninois. Il s’agit d’Albert Sourou Toviessi, Amen Kadoukpè Kassa et de Mathias Tossavi. Les jeunes talentueux béninois devront explorer le Tchad et étudier des opportunités d’affaires notamment dans le domaine des Technologies de l’information et des communications (Tic). La brave dame  qui a déclaré avoir gagné le soutien du président Yayi Boni  pour ses nobles initiatives lui a témoigné sa gratitude dans l’interview qu’elle a accordée à votre Quotidien. Madame Gabdibé Gab-Hingonne a aussi dit sa reconnaissance au bâtisseur, développeur et grand Panafricaniste Idriss Déby Itno, président du Tchad pour son accompagnement utile. Elle n’a pas manqué de louer les qualités du Consultant Moussa Mahamat Ibrahim pour son soutien sincère. Il faut noter qu’après son passage au succès éclatant au Bénin qui restera  à jamais gravé dans les annales de l’histoire, Gabdibé Gab-Hingonne a mis le cap sur l’Afrique du Sud à la recherche de partenariats solides. Celle qui incarne désormais le nouvel espoir de la jeunesse africaine est géographe de formation. Elle dirige principalement deux associations à savoir Action pour l’éducation et la promotion de la femme (Aepf)  et Groupement panafricain des femmes pour les cultures maraîchères  au Sahel (Gpfms). Lire  ci-dessous, l’interview exclusive.    
 
Matin libre : Madame Gabdibé Gab-Hingonne, le samedi 18 octobre 2O14, vous avez été reçue par le président de la République du Bénin, Dr Yayi Boni.  Pouvez-vous nous parler de ce dont vous aviez discuté?

Gabdibé Gab-Hingonne : Nous avons d’abord pris contact avec le ministère des Affaires étrangères qui nous a permis de discuter au moins avec quatre autres ministères. Il y avait le ministère de la Jeunesse, le ministère de l’Agriculture, le ministère du Commerce, et le ministère de l’Economie. C’est à la fin que nous avons voulu rencontrer le Chef de l’Etat pour le choisir comme le président d’honneur de notre association. Mais nous avions rencontré surtout le Chef de l’Etat pour lui faire le compte rendu des séances de travail que nous avions tenues avec les différents ministères. Avec le ministère de l’Agriculture, nous avons demandé l’octroi de 133 Ha parce qu’on veut échanger avec la jeunesse béninoise des expériences dans l’agriculture. Ici au Bénin, il existe des types de culture qui s’adaptent au climat local.  Mais nous, nous avons un climat sahélien presque sec. Nous avons des plantes par exemple des tomates qu’on peut cultiver chez nous qu’on ne retrouve pas chez vous. Il y a de petites tomates au Bénin alors que nous en  avons de grosses au Tchad.  Et nous voulons les produire ici pour évaluer les résultats. Nous voulons également expérimenter au Tchad, les cultures du Bénin. Nous avons aussi échangé par rapport à la licence de pêche. Le Tchad  n’a pas de débouché sur la mer. Mais nous avons un pays frère qui a la mer. Les Tchadiens ont aussi besoin de consommer du poisson. C’est la raison pour laquelle nous voulons que le ministère de l’Agriculture nous octroie des licences de pêche. Et à partir de ces licences, nous voulons négocier des bateaux qui vont pêcher et qui vont battre pavillon béninois. Ceux qui vont travailler dans ce projet, ce sont de  jeunes Béninois et Tchadiens. Et le produit de la pêche, c’est pour les Béninois, les Tchadiens et pour les Africains. En contrepartie, le Tchad qui est un pays d’élevage par excellence, peut aussi exporter de la viande vers le Bénin. Ce sera donc une coopération sud-sud. Il faut que ce soit des jeunes qui soient au-devant de la scène.

Êtes-vous sortie satisfaite de la rencontre avec le Chef de l’Etat?

Nous sommes satisfaite de la rencontre que nous avons eue avec Dr Yayi Boni, président  de la République du Bénin, un grand Panafricaniste.car il a dit qu’il est lui-même panafricaniste. Et il nous a dit qu’il est plus Tchadien que nous et qu’il est d’accord avec tous les projets que nous avons initiés. Le  Chef de l’Etat a aussi promis de faire de son mieux pour nous aider à les réaliser. Il nous a dit que les projets seront discutés en Conseil des ministres.

Vous êtes une femme battante et vous travaillez pour la jeunesse africaine. Parlez-nous de votre vision.

Comme je le soulignais tantôt, nous voulons travailler au renforcement de la coopération sud-sud. Il est temps pour que les Africains comptent sur eux-mêmes et qu’ils soient solidaires. Nous devons désormais mener une coopération de bon voisinage et en finir avec l’afro-pessimisme. Nous voulons que les jeunes soient au cœur de ce nouvel engagement. C’est pourquoi au lieu d’aller en Europe, négocier avec les armateurs occidentaux, nous avons préféré travailler avec l’Afrique du Sud  dans le  cadre de notre vaste projet.

Qu’attendez-vous du grand Panafricaniste, le président Idriss Déby Itno?

Nous  voulons qu’il renforce davantage son accompagnement dont nous  bénéficions déjà. Et nous espérons qu’il va soutenir nos nouvelles initiatives. Puisque le président Idriss Déby Itno est très préoccupé par l’avenir de la jeunesse africaine. Il s’est d’ailleurs engagé à aider tous les jeunes qui ont des initiatives innovantes surtout dans les Tic.

Réalisation : Mike MAHOUNA

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France : Les huissiers dans la rue pour défendre leur profession

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Ils sont venus en grand nombre pour dire non à un projet de loi synonyme – d’après eux – de « casse sociale » et de « justice privée ». Rassemblés sur la place du palais du justice de Paris, ils s’époumonent, sifflent, conspuent le nom du ministre de l’économie, Emmanuel Macron, réputé être le plus chaud partisan de cette réforme des professions réglementées qui a mis le feu, au début de l’été, dans des secteurs d’activité d’ordinaire peu enclins à la révolte.

Venus de toute la France, les huissiers sont dans la rue, en ce lundi 15 septembre, et ils veulent que ça se sache, que ça s’entende. Beaucoup ont revêtu leur robe noire. « La couleur du deuil », ironise l’un des manifestants.

« JE N’AI JAMAIS VU UNE TELLE MOBILISATION »
Combien sont-ils ? Plus de 4 000, d’après les organisateurs – environ 1 500 selon une source policière. En quarante ans de vie professionnelle, « je n’ai jamais vu une telle mobilisation », s’exclame Me Patrick Sannino, le président de la chambre nationale qui représente la profession. « J’ai 38 ans, c’est la première fois que je manifeste », confie Aurore, un huissier de l’Yvonne qui témoigne sous un prénom d’emprunt.
Non seulement ils se sont déplacés en masse mais les syndicats de salariés les épaulent. Ici et là dans la foule, on aperçoit des drapeaux aux couleurs de la CGT et de FO. Car des milliers de personnes, employés dans les études d’huissiers, ont peur de se retrouver au chômage. « Je suis CGT et je suis avec les patrons. Ça va peut-être choquer certains. Mais on est présent, on soutient à fond », explique Jean-Michel Gimenez, clerc dans le Val-de-Marne.
A l’origine de leur courroux, il y a un projet de loi relatif « à la croissance et au pouvoir d’achat ». Annoncé le 10 juillet par Arnaud Montebourg, qui était encore ministre de l’économie à l’époque, ce texte est encore en cours d’élaboration. Mais diverses hypothèses circulent sur son contenu – notamment à propos des professions réglementées.

« PERTE D’INDÉPENDANCE », « JUSTICE PRIVÉE »
S’agissant des huissiers, plusieurs idées inspirent de l’inquiétude. La première consisterait à briser leur monopole sur la signification aux justiciables de certains actes de procédure (assignation devant un tribunal, jugement...). « Ils veulent remplacer ça par la voie postale », affirme Me Delphine Chauvierre, huissier à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. Un système qui, à ses yeux, ne serait pas aussi fiable et aussi sûr, sur le plan juridique, que celui qui prévaut actuellement.
« On va chez les gens », insiste Me Christophe Bonnand, huissier à Lyon, même s’il faut passer une « demi-heure » pour retrouver leur appartement dans de grands immeubles. « Nous avons une connaissance du terrain », renchérit Me Thomas Bancaud, installé à Chelles (Seine-et-Marne). En hiver, dans des zones montagneuses, « des confrères utilisent même des raquettes pour atteindre le domicile de particuliers », assure Aurore.
S’ils ne sont plus seuls à signifier des actes juridiques, les huissiers vont y laisser des plumes, financièrement parlant. « Ça représente 20 % à 30 % de notre chiffre d’affaires », indique une manifestante. Or les professionnels se sont endettés, parfois lourdement, pour acquérir leur étude. Celle de Me Chauvierre valait 1,5 million d’euros. « Je n’avais pas d’apport », précise-t-elle, il lui a fallu tout emprunter. « Le monopole, je l’ai payé cher », dit-elle. Les dégâts pourraient être lourds sur le plan social : plus de 8 000 emplois seraient menacés si la réforme était mise en œuvre, d’après Me Sannino.
L’autre projet qui préoccupe la profession porte sur l’arrivée d’investisseurs extérieurs. S’ils sont autorisés à prendre des parts dans des sociétés d’huissiers, « nous y perdrons notre indépendance et l’on basculera dans une justice privée », prophétise Me Bonnand. Les établissements de crédit, les banques, voire les fonds de pension américains dicteront leur loi et imposeront des objectifs de rentabilité au détriment des missions de service public.

METTRE FIN AUX STÉRÉOTYPES
Le rassemblement de lundi est aussi l’occasion de tordre le cou à quelques stéréotypes solidement ancrés dans l’opinion. « Huissier rime toujours avec expulsion », soupire Amel Farahoui, employée dans une étude de Montrouge (Hauts-de-Seine). « Les gens n’ont pas de connaissance précise de ce que nous faisons », regrette un huissier d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), qui souhaite garder l’anonymat.
« Je suis parfois l’unique personne que les gens voient, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive, explique Me Chauvierre. C’est moi qui vais chez eux, qui leur explique ce qui va se passer, combien de fois ils vont me voir. On assure une fonction sociale. » Les huissiers ne sont ni des « nantis » ni des « rentiers », ajoute-t-elle : « Je travaille 12 à 14 heures par jour. Le week-end, je suis connectée avec l’étude. Des vacances, on n’en pas beaucoup.»
Après avoir été reçu, lundi, par des collaborateurs de François Hollande, Me Sannino doit rencontrer, mercredi, M. Macron et Christiane Taubira, la garde des sceaux, au ministère de la justice. Le bras de fer ne fait que commencer.

lemonde.fr

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ELECTRICITÉ : Le Togo vise l’électricité pour tous en 2030 avec une bonne part d’énergies renouvelables

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Passer de 25% à 40% de taux de couverture électrique à l’horizon 2015 et porter à 15% le taux d’électrification rurale. C’est l’étape intermédiaire dans l’ambition du Togo de réaliser de l’énergie pour tous, dans sa marche avec une vision de pays émergent en 2030. Ce pays, vibrant au rythme de grands travaux routiers intégrant l’éclairage public depuis quelques années, présente un sérieux défi en matière d’électricité. Celui de redresser un triste tableau sur l’accès à l’électricité qui révèle un taux de plus de 83% à Lomé, la capitale en extension fulgurante, de 68% pour la préfecture du Golfe abritant la capitale togolaise, et 1,1% pour la préfecture du Kpendjal dans la région des Savanes, extrême nord du pays. Défi d’envergure que le gouvernement en place veut relever, dans la droite ligne des exigences communautaires, celles de la CEDEAO, en se fixant de toucher, d’ici à 2030, 75% de la population rurale par l’extension du réseau national d’électricité et environ 25% par de mini-réseaux et autres systèmes autonomes de sources renouvelables. Cela ira de paire avec l’atteinte par le Togo de « l’objectif ambitieux de 20% d’énergie renouvelable dans son mix énergétique d’ici 2020 », selon Noupokou Dammipi, ministre de l’Energie et des mines. Il s’agit d’une quête de sécurité énergétique, à la fois pour les 6 millions d’habitants et pour le tissu industriel en croissance, après une amère expérience de plus de 4 mois de délestages vécue en 1998, liée à la dépendance du Togo de ses voisins notamment le Ghana et le Nigeria.

Mix énergétique

Au niveau du ministère en charge de l’énergie, on se persuade d’une vision en bonne évolution et on rassure de l’exécution en cours de différents chantiers en vue d’atteindre les objectifs fixés. Les initiatives sont des plus variées et incluent la diversification des sources d’énergie, dont un projet de construction d’une centrale éolienne de 25 MW, l’électrification de 22 villages par le système solaire photovoltaïque sur financement de l’Uemoa, dans le cadre du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE) confié à la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables (SABER), un projet pilote de pré-électrification par kit solaire photovoltaïque en milieu rurale sur financement du Conseil de l’Entente qui regroupant le Togo, le Bénin, le Niger, le Burkina Faso et Côte d’Ivoire. Cette marche du Togo vers de l’énergie pour tous est soutenue par des partenaires asiatiques dont la Chine qui apporterait, via Eximbank of China, un financement de 500 millions de dollars au projet hydroélectrique d’Adjarala. L’Inde s’est, de son côté, engagée, via Eximbank of India, dans l’électrification rurale en faveur de 150 localités par le renforcement des capacités de la CEET, compagnie nationale d’électricité, et l’installation d’un réseau de haute tension, au montant total de 82 millions de dollars, pour la couverture de la partie nord du Togo où des activités d’exploitation minière sont annoncées. Aujourd’hui, le gouvernement togolais fait du relèvement de la couverture électrique une des priorités dans son agenda. Il multiplie les initiatives de fournitures et les accords de financement avec des partenaires de tous horizons. La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), chargée de la production, du transport et de la distribution de l'énergie électrique, grand acteur de cette nouvelle page qui s’écrit sur l’électricité, procède, depuis quelques années à des campagnes périodiques de promotion pour les branchements et a introduit le système de compteur à énergie prépayé, LaFia, pour des connexions, dit-on « rapides et pratiques au réseau de distribution électrique ». Cette société d'Etat, au chiffre d'affaires de plus de 36 milliards de francs Cfa avec un taux de croissance moyen de 4% par an, ne dispose que d'une vingtaine de centrales de production réparties sur l'ensemble du territoire et plus de 4000 km de réseau moyenne et basse tension. Elle vend plus de 450 millions de kWh par an, de l’énergie provenant de la Communauté Electrique du Bénin (CEB), son fournisseur principal et joint-venture du Togo et du Bénin, qui s’approvisionne, entre autres, auprès de la Volta River Authority (VRA) du Ghana, de la Compagnie Ivoirienne d'Eau et d'Electricité (CIE) de la Côte d’Ivoire et la TCN du Nigeria.

Des besoins gigantesques

Cinquante et un ans après sa création en 1963, la CEET est à l’épreuve, aujourd’hui, de la vétusté de ses installations de production et de distribution qui nécessitent « d'importants travaux de réhabilitation ». L’extension du réseau ne suivant pas l’agrandissement rapide des villes, surtout de Lomé, a fait le lit au développement d’étonnants branchements de fortune qui donnent l’image de « toile d’araignée » dans les banlieues. Ce sont, globalement, des besoins jugés « gigantesques » et qui nécessiteraient, selon des indiscrétions, plus de 470 milliards de francs Cfa. Un lourd investissement pour cette compagnie et pour le Togo qui devront assurer, apprend-on, des besoins additionnels relatifs aux nouvelles infrastructures dont près de 18MW pour l’Aéroport international Gnassingbé Eyadèma et près de 200 MW dans les trois prochaines années pour une société minière en activité près du centre du pays.

OKT

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Prime à l’excellence : Jean Panti et le Fnm à nouveau distingués

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Le Directeur général du Fonds national de la microfinance a été distingué mercredi 13 août 2014, par le Réseau Bénin Espoir Ong. C’est la salle polyvalente du Centre de promotion de l’artisanat du Bénin qui a accueilli la manifestation.  Cette nouvelle récompense vient confirmer le  management et le leadership de l’homme qui dirige cette institution financière.
«Vous faites partie des jeunes qui font  la fierté du Bénin. Vos compétences sont avérées et reconnues aussi bien au plan national qu’international. On retiendra de vous le maintien de la certification ISO 9001 :2008 ». Ce sont là, les propos du Président du Réseau Bénin Espoir ONG Henri Agassounon, justifiiant ainsi la récompense méritée attribuée au Directeur général du Fnm Jean Comlan Panti comme une preuve patente de sa bonne gouvernance. «Ses comptes sont régulièrement validés sans réserve par le Commissaire aux comptes et transmis avec la même célérité à la Chambre des comptes de la Cour suprême » a-t-il renchéri. Le lauréat, en recevant la distinction a pris de nouveaux engagements.
« Mes collègues et moi, en recevant ce jour cette distinction, nous mesurons bien la responsabilité qui, pour nous, doit se traduire par davantage de performances dans l’éthique, l’efficacité et l’intérêt général. C’est donc une distinction qui tout en nous rassurant que nous sommes sur la bonne voie, nous appelle à mieux faire. Et nous nous y engageons ici devant vous », a laissé entendre Jean Comlan Panti au nom des autres lauréats. Par ailleurs, il a remercié le Chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne en lui confiant la Direction générale de l’Institution.  Ensuite, Jean Panti va recevoir sa distinction constituée entre autres, d’une écharpe et d’une couronne des mains de son parrain de circonstance, Jean Okoundé. A peine douze mois à la tête du Fnm et déjà, trois distinctions. Il faut souligner que les autres lauréats sont  Reine Azifan Sagbo, Eléonore Yayi Ladékan, Colonel Aristide Adjadémey, Aurelien Adandé, Lucien Guendéhou.

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