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Société

Commission européenne - Communiqué de presse : L’UE prend la tête de la mobilisation de ressources en faveur du développement durable

union-europeenne

Bruxelles, 13 juillet 2015
M. Neven Mimica, commissaire responsable de la coopération internationale et du développement, assistera cette semaine à la troisième conférence internationale sur le financement du développement, qui se tiendra à Addis Abeba, en Éthiopie. Cette conférence devrait déboucher sur un accord sur les moyens financiers et non financiers de mise en oeuvre (tels que les aides, les investissements, les stratégies, etc.), qui viendront à l’appui du programme de développement pour l’après-2015 et des objectifs de développement durable (ODD). Cet accord préparera le terrain à deux grands événements qui feront date cette année: l’Assemblée générale des Nations unies à New York, en septembre, qui arrêtera la liste des ODD, et la conférence des parties sur les changements climatiques (COP), qui sera organisée à Paris, en décembre, sous l’égide des Nations unies.
Avant la conférence, Mme Federica Mogherini a émis le commentaire suivant: «L’année 2015 est capitale pour le combat que nous menons contre la pauvreté et pour le développement durable. Il nous faut être ambitieux si nous voulons remplir les objectifs que nous nous sommes nous-mêmes assignés en la matière, à savoir mettre un terme à l’extrême pauvreté et garantir à tous un avenir durable.
Nous devons faire en sorte que les gens soient plus autonomes, à commencer par les femmes et les filles, nous devons lutter contre les inégalités, promouvoir des sociétés pacifiques et créer une prospérité partagée grâce à une croissance inclusive et durable. Il s’agit là d’une tâche difficile que nous ne pourrons accomplir qu’en assumant des responsabilités en accord avec nos objectifs et en unissant nos forces au sein d’un partenariat mondial solide.»
Et M. Mimica d’ajouter: «Sur un plan collectif, l’UE est déjà le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement et fait figure de pionnier dans la conception et l’utilisation de mécanismes de financement novateurs. Elle compte ainsi mobiliser 100 milliards d’euros d’ici 2020 sous la forme de mécanismes combinant prêts et subventions. Notre marché, qui plus est, est le plus ouvert aux pays en développement. Nous continuerons de jouer notre rôle et intensifierons même nos contributions, en promouvant le développement durable partout dans le monde, et plus particulièrement dans les pays les plus nécessiteux.»
L’Union veut qu’un accord soit conclu à Addis Abeba, un accord basé sur un nouveau partenariat mondial associant tous les pays du monde, susceptible de mobiliser tous les moyens possibles pour financer le programme de développement pour l’après-2015 (ci-après dénommés les «moyens de mise en oeuvre») et tournant autour de trois thématiques principales:
Intégration - Le nouveau partenariat mondial devrait servir à l’ensemble du programme de développement pour l’après-2015 et porter sur les trois dimensions du développement durable (développement économique, social et environnemental), de manière intégrée.
Exhaustivité - Le nouveau partenariat mondial devrait s’appuyer sur la mobilisation et l’utilisation efficace de tous les «moyens de mise en oeuvre», financiers ou autres, ce qui passe notamment par des politiques rigoureuses et par un environnement propice à la prospérité économique, dans tous les pays.
Universalité - Le nouveau partenariat mondial se basera sur la contribution équitable de chacun. Tous les pays devront prendre les mesures nécessaires, tant au niveau stratégique qu’à celui de la mobilisation des ressources.
Contexte
Exemples de la manière dont l’UE contribuera à la mise en oeuvre du programme de développement pour l’après-2015:
L’UE est le principal donateur dans le monde, avec plus de 58 milliards d’euros d’aide publique au développement (APD) fournie collectivement en 2014. Elle est déterminée à atteindre
l’objectif des Nations unies consistant à mobiliser un niveau d’APD équivalent à 0,7 % du revenu national brut (RNB) dans le délai fixé par le programme pour l’après-2015. Elle s’engage
également à atteindre collectivement à court terme l’objectif de 0,15 - 0,20 % du RNB consacré à l’APD en faveur des pays les moins avancés (PMA), et à atteindre 0,20 % dans le délai fixé par le programme pour l’après-2015.
L’UE mobilisera davantage de fonds en faveur du développement en travaillant avec le secteur privé: on estime ainsi que 100 milliards d’euros seront mobilisés d’ici 2020 sous la forme
de mécanismes combinant prêts et subventions.
Un cinquième de l’aide de l’UE ira à la lutte contre le changement climatique, soit environ 14 milliards d’euros d’ici 2020.
L’UE est le marché le plus ouvert au monde. Elle offre aux PMA un accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent, l’ensemble des exportations des PMA vers l’UE représentant
actuellement plus de 35 milliards d’euros par an. L’UE est, de surcroît, le premier pourvoyeur
d’aide pour le commerce.
Horizon 2020, le programme-cadre de l’Union pour la recherche et l’innovation (d’un montant de
77 milliards d’euros) est ouvert aux chercheurs des pays en développement.
D’ici 2030, l’UE aidera 500 millions de personnes à échapper aux affres de la faim et de la malnutrition, grâce à un soutien apporté en matière d’agriculture et de nutrition durables.
- L’UE aidera aussi 500 millions de personnes à sortir de la précarité énergétique d’ici 2030.
Des sociétés pacifiques– L’UE contribue à l’amélioration de la gouvernance et fait en sorte que les gens puissent vivre en toute sécurité. Plus de la moitié du financement bilatéral du développement par l’UE continuera d’aller aux États fragiles et touchés par un conflit.
Programme de la conférence internationale sur le financement du développement (du 13 au 16 juillet)
Le lundi 13 juillet, M. Mimica tiendra une conférence de presse à 13h30 (heure de Bruxelles) aux côtés de M. Romain Schneider, le ministre luxembourgeois de la coopération au développement et de l’action humanitaire, en sa qualité de représentant de la présidence de l’UE. Le Commissaire prononcera le discours d’ouverture de la conférence le mardi 14 juillet à 9 heures (heure de Bruxelles). Durant la conférence, M. Mimica s’entretiendront avec les représentants de gouvernements, d’organisations internationales et de la société civile dans le cadre de plusieurs réunions bilatérales. Le 15 juillet, le commissaire participera à deux manifestations co-organisées par l’UE, en marge de la conférence: sur
l’aide internationale à la mobilisation des ressources nationales, d’une part, et sur le secteur privé et le financement mixte, d’autre part.

Pour en savoir plus:
Fiche d’information sur la troisième conférence internationale sur le financement du développement http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-15-5311_fr.htm
Brochure sur les grandes contributions de l’UE au financement du développement durable au niveau mondial après 2015: IP/15/5353
http://ec.europa.eu/europeaid/financing-global-sustainable-development-after-2015-illustrations-keyeu-  contributions ou http://ec.europa.eu/europeaid/node/100872
Infographie sur les contributions de l’UE au financement du développement durable au niveau mondial
après 2015: Site web de la direction générale de la coopération internationale et du développement de la
Commission européenne: https://ec.europa.eu/europeaid/home_en
Site web du commissaire Neven Mimica: http://ec.europa.eu/commission/2014-2019/mimica_en

Personnes de contact pour la presse


Sharon ZARB (+ 32 2 29 92256)
Alexandre POLACK (+32 2 299 06 77)
Catherine RAY (+32 2 296 99 21)
Renseignements au public:
Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel

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Catérina Albuquerquer, Vice-présidente du Programme Eau et Assainissement pour Tous (SWA) : « Il nous faut un meilleur ciblage des couches défavorisées pour avoir l’accès universel »

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L’ancienne rapporteuse de l’Onu pour le droit à l’eau et actuelle Vice-présidente du Programme Eau et Assainissement pour tous (Swa), Catérina Albuquerquer, défend que la réalisation de l’accès universel à l’assainissement passe par le meilleur ciblage des couches vulnérables et des zones défavorisées.

Quel est le champ d’intervention du Programme Eau et Assainissement pour tous ( Swa) ?

Le Programme Eau et Assainissement pour tous (Swa) est un partenariat au niveau global avec beaucoup de pays. Il compte presque 100 membres répartis entre les pays, des organisations de la société civile, des donateurs bilatéraux et multilatéraux. Nous voulons assumer nos partenaires à assumer leurs engagements en matière d’eau d’assainissement et d’hygiène.
Nous organisons des engagements de haut niveau. Les ministres de l’assainissement et en charge de l’eau, nos partenaires participent. Ils prennent des engagements.
Le secrétaire des Nations Unies, le président de la Banque Mondiale participent à nos rencontres que nous tenons chaque deux ans. L’objectif, c’est d’inciter les uns et les autres à assurer le suivi au niveau national et d’évaluer la mise en œuvre des engagements.  
 
Quel bilan faites-vous de la mise en œuvre des engagements en Afrique ?
 
Il y a des progrès qui ont été accomplis mais ils ne sont pas extraordinaires. Il y a aussi des bonnes pratiques à capitaliser. La prochaine étape, c’est le passage à une plus grande échelle. En outre, il y a  la transformation de la vision, de la volonté politique en actes aussi bien en termes d’affection des ressources financières que de formation des ressources humaines.  Si nous voulons atteindre l’accès universel à l’assainissement, nous devons mettre fin aux inégalités. Pour cela, il faut un meilleur ciblage des zones vulnérables et des couches défavorisées. C’est en ce moment seulement que nous pouvons prétendre à l’accès universel.

Comment traduire la volonté politique en actes concrets face aux populations qui attendent le service?

La volonté politique ne doit pas se limiter à prendre part aux rencontres de haut niveau. Il faudrait surtout que les ministères, les gouvernements s’attèlent à mettre en œuvre des recommandations, et des engagements dans leur pays. Nous ne devons pas négliger les engagements politiques. Le président de la République du Sénégal, Macky Sall  a soulevé des questions pertinentes lors de la visite des stands. En plus une forte déclaration à la fin de Africasan est fondamentale. Parce que ce sera un instrument pour rappeler aux uns et aux autres, le respect des engagements et l’orientation des actions. Le rôle de la société civile est fondamental dans la conscientisation des politiques pour que les gouvernants affectent plus de ressources financières à ce secteur.
 
Le passage à l’échelle de la défécation à l’air libre reste encore un défi dans plusieurs pays ?

J’ai eu à visiter  une région d’un pays où le taux de défécation à l’air libre est  de 80 %. La part du budget que cette région accorde à l’assainissement est de 0, 0 5 %. Dans ces conditions, il est clair que nous ne pouvons pas obtenir des résultats. Nous devons harmoniser des interventions. Il faut créer un échange entre les différents ministères pour leur faire comprendre que si l’on n’affecte pas des ressources consistantes à l’assainissement, il y a des risques d’augmentation des dépenses dans le secteur de la santé. Parce que nous le savons tous, si nous mettons de l’argent dans ce secteur on contribue du coup à prévenir beaucoup de maladies. L’assainissement est un facteur fondamental pour le développement d’un pays. Il faut que les journalistes et les professionnels des médias nous aident à faire comprendre aux autorités, aux décideurs les enjeux liés à l’assainissement. Certes, il y a des priorités, mais nous ne devons pas négliger un secteur si important.

Propos recueillis  par Alain TOSSOUNON (Coll)

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Journée mondiale des refugiés : Les réfugiés togolais au Bénin ne sont pas restés en marge de l’évènement

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Le bénin à l’instar des autres pays du monde entier a célébré la journée mondiale des réfugiés. Dans la commune de Comé, c’est par une journée de réflexion et des séances d’information que les réfugiés togolais ont marqué d’un empreint solennel cette journée.

C’est sous une pluie battante, que les réfugiés togolais résidents dans la commune de Comé ont marqué de façon particulière la journée mondiale des réfugiés. Depuis 2005, ces hommes et femmes ont quitté le Togo, dans le but d’échapper à la répression sanglante de 2005 dans leur pays d’origine. Un périple au Bénin, avec le souci de comment reconstruire sa vie. A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, initiée par l’assemblée générale des nations unies, les réfugiés togolais résident dans la commune de comé, ont organisé des séances d’échange sur ‘’ l’avenir des fugitifs de la répression sanglante de 2005 au Togo’’. Une journée, qui a permis aux refugiés de passer au peigne fin, les difficultés qu’ils traversent au Bénin et la solution idoine pour la reconstruction de leur vie.

Pour Nestor Assignon, président de la communauté des réfugiés togolais au Bénin, le 20 juin  doit-être pour eux un moment de douleur et de réflexion sur leur vie. « C’est difficile de tout quitter pour des horizons inconnues, dont on ignore ce que le futur vous réserve » a affirmé le président des réfugiés. Le statut de réfugiés, a  fait que l’avenir de certains écoliers et même apprenants a été hypothéqué. Certains apprenants ont dû abandonner les études parce que les parents n’ont pas les moyens nécessaires pour survenir à leurs besoins. Le droit à l’instruction reste et demeure bafoué dans le rang des réfugiés. Ce qui plonge les parents d’élèves réfugiés dans une atmosphère de psychose générale caractérisée par la tristesse et la désolation. L’autre fait qui vient peindre le tableau  en noir, est la question de l’alimentation. C’est avec peine, que les refugiés et surtout les enfants arrivent à prendre un repas par jour. Un fait,  qui engendre une alimentation déséquilibrée au niveau de ces derniers.  

D’une voix unanime, ils exhortent les autorités à plaider pour leur cause. Et affirment, que l’unique moyen qui va les sortir de ce problème, est la réinstallation dans un pays tiers afin qu’ils refassent leur vie.

M.M.

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Changements climatiques : Les solutions des pays de l’Ue

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Le 17 juin, c’est la célébration du « Climate Diplomacy Day ». A l'occasion, les Chefs de mission de l'Union européenne et de ses Etats membres résidents au Bénin ont rendu public un article dont nous relayons ici l’intégralité.

Parlons climat


 

Il est urgent d'agir…

Allumez-la télévision. Regardez les informations. Presque chaque semaine votre petit écran vous amène son lot de conditions météorologiques extrêmes ou catastrophes naturelles à travers le globe. Ces désastres coûtent des vies et créent des souffrances.

Le changement climatique, ça n'arrive pas qu'aux autres. Le Bénin est aussi touché. En effet, les changements climatiques se traduisent par des anomalies saisonnières, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les agriculteurs, comme une forte concentration des pluies sur une courte période ou une brusque interruption des pluies en pleine saison ou encore l’inexistence, certaines années, d’une démarcation nette entre les deux saisons pluvieuses dans le sud du pays, ce qui accroît le phénomène d’inondation. On observe par ailleurs une augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes climatiques extrêmes tels que sécheresses, pluies torrentielles et vents violents.
La partie littorale n'est pas épargnée puisque même une très légère variation du niveau de la mer pourrait entrainer un phénomène d'érosion qu'il est difficile de contrôler. A plus long terme, une augmentation des températures et du niveau de la mer pourraient venir perturber complètement les écosystèmes du Bénin, en modifiant par exemple les espèces cultivables, la salinité des sols, la répartition des maladies, la disponibilité en eau et les régimes hydrologiques des fleuves et cours d'eau.

On le voit, le changement climatique constitue l'un des plus grands risques menaçant l'humanité. Des mesures courageuses sont nécessaires afin d'y faire face et d'endiguer ses effets.

Des solutions existent….

Entre 1990 et 2012, l'Union européenne a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 19% alors que la croissance de son économie était de 45%. Ce faisant l'Union européenne a démontré qu'une croissance verte est possible et que développement ne rime pas forcément avec pollution. L'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions de 40% d'ici 2030. Il s'agit d'un effort considérable, notamment pour les régions qui vivaient de l'industrie du charbon.
Les pays de l'Union européenne, ses entreprises et ses citoyens ont travaillé à améliorer l'efficacité énergétique, par exemple en construisant des bâtiments mieux adaptés au climat, ou encore en multipliant les sources d'énergies renouvelables, moins polluantes. L'Union européenne a pris la décision que pour la période 2014-2020, 20% de son budget sera consacré à des activités liées au changement climatique. Cela donne la mesure de l'importance politique que donne l'Union européenne à cette question. Parce que nous n'avons pas le choix.

… si l'on agit ensemble…

Mais ces efforts ne porteront pas leurs fruits s'ils ne sont pas assumés par l'ensemble de la planète. Il faut que les pays se mettent d'accord pour que l'effort soit commun. L'année 2015 est essentielle pour les négociations climatiques. La Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies sur le Changement climatique (#COP21) se tiendra à Paris en décembre prochain. Cette Conférence doit aboutir à un accord qui soit ambitieux, complet et contraignant. Il doit être universel et s'occuper autant de la question de l'atténuation - c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C – que des questions d'adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants.
Le travail de préparation est en cours et les négociations avancent. Mais nous ne pouvons plus attendre et il faut absolument arriver à Paris à un Accord universel et contraignant. Dans ce contexte, le Bénin a un rôle à jouer afin de plaider auprès des pays qui ne l'ont pas encore fait, afin que ceux-ci soumettent des engagements ambitieux.

Changement climatique et éradication de la pauvreté

L'un des enjeux majeurs des négociations en cours réside dans le fait de trouver un accord qui puisse appuyer les efforts d'éradication de la pauvreté, à travers le développement durable et l'encouragement d'une croissance verte. Dans ce cadre, l'Union européenne et ses Etats membres, premiers fournisseurs d'aide publique au développement dans le monde, entendent continuer à aider les pays en voie de développement à s'adapter aux effets du changement climatique. L'Union européenne dans son ensemble veut éviter que le changement climatique puisse venir mettre en danger les progrès déjà réalisés dans l'éradication de la pauvreté.

L'un des principaux outils d'aide de l'UE aux pays vulnérables est l'Alliance mondiale contre les Changements climatiques (www.gcca.eu). Le Bénin figure parmi les 38 pays bénéficiaires à travers le projet appelé "Forêts Galerie". Il a pour objectif de lutter contre les inondations dans la basse vallée de l'Ouémé grâce à une gestion intégrée, participative et durable des forêts situées sur les berges du fleuve. D'un montant total de 5,5 milliards de Francs CFA, il est mis en œuvre par le PNUD, le Ministère de l'Environnement chargé des Changements climatiques et 13 communes ciblées. C'est également grâce à ce financement européen que le Bénin est en train de mettre à jour et de numériser sa cartographie de base, ce qui permettra à l'Institut géographique national du Bénin, après une campagne de prise de vues aériennes en cours d'exécution, d'éditer et de diffuser des cartes topographiques d'une grande précision sur l'ensemble du territoire national. Les utilisations de ces cartes sont innombrables et contribueront à l'amélioration de l'analyse pour la prise de décisions dans des secteurs aussi variés que l'agriculture, les transports, le développement urbain, ou encore l'aménagement du territoire.

Vous le voyez, le défi que constitue le changement climatique, nécessite  des efforts communs. Le proverbe chinois dit: "Quand souffle le vent du changement, certains construisent des murs, les autres des moulins." Qu'il s'agisse de moulins, d'éoliennes ou de panneaux solaires, travaillons ensemble à une planète propre.

Les Chefs de mission de l'UE et de ses Etats membres résidents au Bénin

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Clôture de la première Assemblée générale de la Cesa : Les forces syndicales universitaires africaines s’unissent contre le système « Lmd »

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La première Assemblée générale ordinaire de la Confédération estudiantine et scolaire d’Afrique (Cesa) s’est déroulée du mardi, 12 au vendredi 15 mai 2015 à Abidjan, la capitale ivoirienne. Cette rencontre continentale a connu la participation des délégués venus d’une douzaine de pays pour réfléchir pendant quatre jours sur les systèmes éducatifs du continent. A l’unanimité, les organisations estudiantines et scolaires africaines ont rejeté le système Licence-master-doctorat (Lmd), instauré dans les universités africaines depuis quelques années. Ainsi, les différentes crises liées à ce système ont été évoquées dans différents pays. Selon le secrétaire à l’organisation de la Cesa, si en Côte d’Ivoire, il y a eu des manifestations pour demander la suspension du système avec l’arrêt des cours par les professeurs, les étudiants maliens, togolais et béninois dénoncent aussi ce système. Quant au président de l’Union nationale des étudiants du Bénin, Fidèle Bocossa, il a déclaré que malgré les multiples séminaires initiés pour comprendre le système en vue d’une meilleure application, des difficultés demeurent encore ». Pour les responsables syndicaux des universités africaines, le système n'est pas adapté aux réalités africaines frappées par l'insouciance de certains gouvernants. A l’issue des travaux, il a été donc décidé dans une synergie d’action, d’entreprendre des démarches auprès des autorités rectorales des différentes universités africaines dans l’optique d’apporter leur contribution à l’amélioration du système pour qu’il soit adapté aux besoins de la communauté estudiantine. Les forces syndicales universitaires ont été également exhortées à œuvrer pour l’intégration des peuples afin de favoriser le brassage interculturel entre les étudiants des pays africains. L’unicité des syndicats des étudiants de l’Afrique semble désormais devenir une réalité. Notons que la délégation béninoise ralliera Cotonou d’ici à mercredi prochain.

Aziz BADAROU

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Confédération estudiantine et scolaire de l’Afrique : Guillaume Soro et la jeunesse estudiantine pour une intégration des peuples

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(Les organisations estudiantines africaines jugent «inadapté » le système Lmd)
Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro a procédé à l’ouverture officielle de la première Assemblée générale de la Confédération estudiantine et scolaire de l’Afrique (Cesa) hier, mardi, 12 mai 2015 en présence des responsables des confédérations syndicales et syndicats des universités africaines. L’occasion pour lui, d’exhorter la jeunesse estudiantine à œuvrer pour l’intégration des peuples en Afrique.

<< Contribution de la jeunesse scolaire et estudiantine pour une intégration des peuples et un système éducatif à la dimension de nos attentes>>, c’est le thème qui focalise les attentions depuis hier à l’occasion de la première Assemblée générale de la Cesa à Abidjan, la capitale ivoirienne.  A l’ouverture des travaux, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soroa a salué le professionnalisme du comité d’organisation de ces assises avant de confier que ce grand rendez-vous est la preuve de l’unicité des forces syndicales universitaires du continent pour un véritable rayonnement de l’Afrique. Evoquant la pertinence du thème choisi, l’autorité a souligné que le système éducatif actuel souffre de nombreuses lacunes qu’il urge de solutionner si l’on rêve d’avoir des futurs cadres compétents. Et pour y parvenir, l’intégration parait indispensable car selon lui, une synergie d’action entre les nations s’impose.Le Président du comité d’organisation de cette Assemblée générale et Sg/Fescibf, Bruno Yaméogo a  estimé que de nombreuses universités africaines connaissent des crises liées au système Lmd.« Dans toutes les universités il y a des crises. Au Burkina Faso, il y a des manifestations d’étudiants qui demandent la suspension du système Lmd. En Côte d’Ivoire, les professeurs ont arrêté les cours et au nombre de leurs conditions de travail, figurent l’équipement des bibliothèques et la connexion à internet », a poursuivi Bruno Yaméogo.Il a dans la foulée, indiqué qu’au Togo, au Mali tout comme au Bénin, ce système Lmd est également dénoncé. Et au Président de l’Union nationale des étudiants du Benin, Fidèle Bocossa d’affirmer que le système Lmd est une « cacophonie » tout en confiant qu’au Bénin, plusieurs séminaires ont été initiés pour comprendre ledit système pour une meilleure application, mais que des difficultés demeurent encore. « Le système n’est pas adapté aux réalités africaines frappées par l’insouciance de certains gouvernants», a soutenu le Secrétaire général de la Cesa, Fulgence Assi.  « En dépit de cela, nos universités ne disposent pas de bibliothèques pour nos recherches, d’accès à internet et les laboratoires des universités ne sont pas équipés », a-t-il poursuivi.Citant le cas de son pays, Fulgence Assi a affirmé que depuis trois ans, les étudiants des universités publiques ivoiriennes n’ont reçu que 40% de leur formation, car n’ayant pu effectuer de recherches académiques.Outre la Côte d’Ivoire, les organisations estudiantines du Burkina-Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Togo, du Bénin, de la Guinée, du Tchad, du Niger et du Maroc prennent part à ces assises d’Abidjan qui prendront fin vendredi prochain avec d’importantes résolutions.

A.B

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Bourses d’études à l’extérieur : Les étudiants béninois au Venezuela souffrent le martyr

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Il y a à dire et à redire sur les condictions de vie des étudiants béninois actuellement en Faculté de Médecine au Venezuela. En tout cas, tout n’est pas rose là-bas pour ces compatriotes.

Ils ont toujours rêvé d’aller étudier la Médecine au Venezuela. Et depuis mai 2011, ce rêve d’une frange d’étudiants béninois est passé à la réalité. Au pays d’Hugo Chavez, tout s’est déroulé pendant 2 ans 6 mois jusqu’à ce que ces étudiants ne sortent de l’enceinte de l’école latino-américaine de Médecine pour aller poursuivre les études dans les autres Etats du pays. Aujourd’hui, ce sont des apprenants abandonnés à leur sort, et qui ne savent à quels saints se vouer. Selon nos enquêtes, c’est la débrouillardise totale dans les rues de Caracas. Il faut s’arranger pour s’assurer le bus pour se rendre au cours tous les jours et dans l´hôpital où ont lieu les travaux pratiques. Pour ce qui est du loyer, ces étudiants sont obligés de compléter le 1/3 du loyer, car ce que le gouvernement venezuelien leur alloue ne couvre pas totalement les frais de loyer. La situation s’est même aggravée avec la crise économique et la dévalorisation de la monnaie venezuelienne. C’est un secret de polichinelle qu’actuellement, le marché venezuelien a triplé voire quadruplé avec des propriétaires qui ont augmenté aussi, et ceci de façon exagérée, les loyers. “Le problème qui se pose est qu’en 2013 quand nous étions partis en vacances, nous avions demandé de l’aide supplémentaire à la Direction des bourses et secours universitaires et au ministère de l’Enseignement supérieur pour être plus précis. Mais on nous a dit que c’est à nos parents de s’en charger et que le gouvernement n’a pas des ressources pour satisfaire à nos demandes. Voilà que nous avons des parents pauvres. Nous pensons que le gouvernement béninois peut bien nous aider s’il en decide. Par exemple le Ghana,le Kenya ,la Sierra Léone ,le Togo le Mozambique etc, viennent en aide à leurs ressortissants ici au Venezuela”, a confié un étudiant qui a requis l’anonymat. Espérons que ce cri de coeur recevra un écho favorable de la part des autorités compétentes.

Mike MAHOUNA

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Du 12 au 15 mai prochain : Les forces syndicales des universités africaines à Abidjan

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La première Assemblée générale de la Confédération estudiantine et scolaire de l’Afrique se déroulera du 12 au 15 mai prochain à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les responsables syndicaux des universités africaines y seront donc en conclave pour réfléchir sur les difficultés du monde estudiantin en Afrique. Si les forces syndicales universitaires du Bénin semblent être prêtes, Le secrétaire général national de la Fédération estudiantine et Scolaire pour l’intégrité au Burkina Faso(Fescibf), Secrétaire à l’Organisation de la Confédération Estudiantine et Scolaire de l’Afrique(CESA) séjourne depuis le 20 Avril 2015 à Abidjan en vue d’une meilleure préparation de ce grand rendez-vous. Parlant de l’Assemblée Générale de la CESA, le Secrétaire à l’Organisation de la CESA a annoncé que tout est fin prêt pour recevoir les différents secrétaires généraux et les présidents des différents pays invités. Plus de 20 pays feront le déplacement à Abidjan du 12 au 15 Mai 2015 pour fêter la victoire et l’unicité du monde scolaire et estudiantin Africain.

A.B

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Abdoul Salam Wane, Directeur des Ressources Humaines de Gorée Institute : Gorée Institute une institution au service de la Paix et pour l’avènement d’une Afrique unie et prospère

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IDDA, Institut pour la Démocratie et le Développement en Afrique à ses débuts, aujourd’hui Gorée Institute. Les dénominations ont peut-être évolué avec le temps, mais la vision et les objectifs stratégiques demeurent eux, intacts. Solidement enraciné dans l’histoire de l’Afrique du Sud alors en pleine lutte pour une société plus juste et équitable, l’Institution plus de vingt ans après sa création, garde l’ambition clairement affichée de contribuer à l’édification d’une Afrique « juste, paisible et prospère ». Installé à Gorée, petite île de la baie de Dakar, au Sénégal, l’Institut mène différentes activités dans les domaines de la démocratisation, des élections, de la prévention des conflits, de la consolidation de la paix et de la sécurité humaine. Ses maîtres mots sont la paix, et le dialogue. L’institution a tenu encore un fois à l’affirmer à travers une de ses activités phares : la formation. Du 20 au 23 avril dernier, elle a réuni au cours d’un atelier une dizaine de journalistes de différents pays africains : Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, Mali, Burkina Fasso, Togo, Sénégal, Côte d’Ivoire, et bien sûr le Bénin à travers Matin Libre et Radio Tokpa.

Monsieur Wane, Directeur des Ressources Humaines travaille à Gorée Institue depuis 20 ans. Comme il le résume lui-même « J’ai été acheté avec les meubles ». A constater sa spontanéité, son enthousiasme et son esprit d’ouverture, propres d’ailleurs aux autres membres de l’équipe que nous avons eu le plaisir de côtoyer durant ces jours de formation, on ne peut que rêver de travailler dans un cadre aussi naturel et atypique, où l’ambiance intimiste des lieux, vous préserve de la pollution, des bruits et cadences infernales de la ville. Visitée presque guidée de Gorée Institute à travers cette interview.

Monsieur Wane, pouvez-vous nous précisiez les objectifs visés par cet atelier

Vous aurez remarqué que les conflits de façon générale, pour ne pas dire la guerre, n’a rien perdu de son actualité. La nouveauté, c’est que ce sont ses formes, ses acteurs qui ont changé. On est loin peut être des théories classiques de guerre, mais elles sont maintenant « intra-étatiques ».

Et pourquoi avoir spécialement ciblé les journalistes ?

Parce que les médias, c’est quand même les relais de la consommation du citoyen ordinaire et qu’elles façonnent un peu son opinion. Et il est de bon usage que ce soit les journalistes, les hommes de médias qui portent la bonne parole. Qu’ils soient là pour anticiper les conflits. Si anticiper n’est pas possible, comme le disait le professeur Moustapha Gueye (Professeur au Cesti et facilitateur de la formation) au moins en tout cas, contribuer à les éteindre, à briser l’engrenage des conflits. C’est vrai qu’avant d’être journaliste, chez nous, on est d’une ethnie ou d’une autre. Mais il ne faut pas toujours voguer en fonction de ces considérations purement identitaire. Il faudrait évoluer dans un cadre beaucoup plus général, lequel cadre voudrait que la paix soit une manifestation concrète et vécue par la population. Parce qu’on dit que la paix est en amont et en aval du développement. Et comme nous voulons voir nos sociétés vraiment se développer, il nous faut sans ambages aller vers la paix. Et qui mieux que les journalistes pour prêcher la bonne parole !

Autrement dit, cette initiative cadre parfaitement avec les objectifs de l’Institut.

Gorée Institute se positionne pour faciliter entre Africains, des échanges et des partages d’expériences. Nous, dans notre phraséologie on dit que l’Afrique n’est pas encore le propre protagoniste de son devenir. Il ne faudrait pas que nous comptions sur les autres pour voir une nouvelle Afrique surgir. Chacun en ce qui le concerne, chaque force de ce continent, chaque force de cette société doit travailler main dans la main, avec les autres forces existantes et faire qu’elle soit une société digne de tout ce que l’humanité aura conquis au service de la paix, de la citoyenneté. En somme qu’il y ait une vraie décolonisation de l’intérieur de nos Etats minés par les conflits, la mal gouvernance. C’est ce à quoi il faut aller.

Comment a germé l’idée de cette institution qui a aujourd’hui 25 ans ?

L’idée même du projet du Gorée Institute est partie d’une rencontre qui avait accueilli en 1987, à Dakar des responsables de l’Anc qui étaient encore en exil un peu partout sur le continent. Elle émane d’un progressiste libero Sud-Africain conduit par celui-là qui allait être le premier président du conseil d’administration du Gorée. Dakar aura été une des nombreuses conférences qui ont réuni ces deux protagonistes pour réfléchir sur les conditions de l’avènement d’un Afrique du Sud multi raciale, multi partisane et vraiment démocratique. Tout est parti de là. Il fut un temps, où on ne parlait pas encore de l’Union africaine, mais de l’OUA, l’Organisation de l’Unité Africaine. Et la présidence était tournante. Le président du Sénégal de l’époque Abdou Diouf a hérité de la présidence de cette organisation. Au sortie de cette rencontre, comme on était en pleine démocratisation, il a peut-être pensé à héberger un institut africain qui va surfer un peu sur la symbolique de Gorée et qui travaillera à l’émergence de sociétés démocratiques un peu partout en Afrique. Le multipartisme et les élections, ce n’était pas encore ce que nous avons là maintenant. C’est avec parcimonie que l’on organisait les élections çà et là dans les pays africains. D’où cette idée d’accorder à cet institut un privilège, disons des franchises diplomatiques et protocolaires. Lesquelles franchises lui permettent de s’installer au Sénégal, d’avoir un accord de siège et de faire en sorte que tout obstacle qui irait à l’encontre de la matérialisation de cette idée soit écarté. Donc, le Gorée Institute a des origines Sud-Africaines avec des activités partout en Afrique et plus précisément dans la sous-région ouest africaine. Si nous avons un accord de siège, c’est parce que le Gorée Institute a été créé avec le droit public sénégalais. Mais de plus en plus Gorée Institute a des activités un peu partout dans la sous-région. Et ce sera là la continuation de l’idée de Gorée institut. Il intervient un peu partout, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. Le Gorée Institute est une idée. Et l’idée n’est pas confinée dans un seul espace. L’idée, c’est dans le temps et dans l’espace. Pour le moment on est au Sénégal. Physiquement on a un siège. Mais d’aucuns diront que Gorée Institute est beaucoup plus connu à l’extérieur qu’au Sénégal.

Il semble que le Bénin bénéficie rarement de vos activités. Est-ce parce que le pays jouit d’une relative stabilité politique et qu’il n’y a pas grande chose à faire dans ce sens?

Non, même dans un pays qui est démocratiquement stable il faut aller à l’école de ce pays pour voir ce qui est fait dans ce pays et qui n’est pas fait dans les autres pays. Parce qu’une idée il faut la faire semer. Mais le Bénin entre dans les projets de Gorée Institute. Par exemple il était prévu que le Gorée Institute puisse à l’occasion des élections législatives, avoir une mission pas strictement d’observation mais de formation des différentes parties prenantes ainsi que l’Etat. Une mission qui ne soit pas confinée à la seule période des élections, mais avant, pendant et après. Ce projet a été agité avec le Pnud Bénin et c’est peut-être la conjoncture du Togo qui a fait qu’il n’a pas été réalisé. Mais il n’empêche, le Bénin c’est vraiment un pays qu’il va falloir visiter, des leçons qu’il va falloir tirer de ce pays, de son état de démocratie, de sa gouvernance, de la succession de tout ce qui est succession pacifique. Les élections, elles peuvent être au final réputées pacifiques mais on n’a forcément des choses à apprendre du Bénin et à montrer à la face de l’Afrique de l’ouest. Il est un autre programme qui devrait s’occuper du cas du Bénin, si l’on peut parler du cas du Bénin. C’est le Programme Alliance. Alliance des initiatives de la paix et de la stabilisation en Afrique, mais plus précisément dans le contexte de stabilité institutionnelle et sécurité humaine. Ce projet a d’abord été expérimenté dans un certain nombre de pays. On s’est rendu compte que ce sont des choses qui sont faisables. En tout cas, on va dire que le Bénin est en ligne de mire de tout ce qui a à faire dans le programme de Gorée institut.

Combien de personnes travaillent au quotidien ici dans ce magnifique cadre ?

Ah ! Nous rentrons de plein pied dans le domaine des ressources humaines. Au siège ici, nous sommes au nombre de 25 personnes. Mais il n’est pas exclu que nous ayons à travers l’Afrique des « asociates program staffer », des associés qui pour la conduite, le déroulé d’une activité particulière, sont contractés pour travailler avec les membres de l’équipe d’ici.

Et ces 25 personnes sont issues de quelle nationalité ?

La plupart de ces personnes sont de nationalité sénégalaise. Mais il faut savoir que le Gorée Institute ne fait pas de discrimination sur la nationalité ni sur la religion. On va dire que là, on n’a pas beaucoup de non sénégalais. Mais il fut un temps où tour à tour nous avons accueilli des Congolais, des Camerounais, des Sud-africains naturellement, puisque le premier Directeur a été un Sud-africain. On a même une Franco sénégalaise. Vous pouvez vous-aussi, du jour au lendemain vous retrouvez au Gorée Institute qui sait.

Ce serait avec plaisir parce que le cadre de travail est fort agréable. Cela doit davantage motiver le personnel, vous ne pensez pas ?

Bien sûr. Mais le plus, c’est aussi surtout pour les pensionnaires, vous qui venez par exemple pour des activités de formation. Vous réunir dans un endroit comme Gorée avec tout ce que Gorée a de symbolique, c’est bien. Cependant, ce n’est pas ça la quintessence de l’implantation. On a fait le pari de l’excellence, de l’autosuffisance, de la coopération. En tout cas même si on ôte la symbolique de Gorée, c’est un endroit approprié pour faire germer les idées et en tirer le meilleur.

Quel message pouvez-vous adresser aux pays qui vivent des moments d’incertitude liés aux élections et aux velléités de changement de constitution de certains chefs d’Etat ?

La goutte d’eau finit par vaincre la rudesse de la roche. Et c’est quoi la roche ici, c’est en fait tout ce qui fait obstacle au développement de l’Afrique. Chaque pas que nous faisons vers ce nouvel horizon devrait être un but que nous portons en avant. Gorée Institute de concert avec les autres organisations nous y arriverons. C’est tous ensemble que nous parviendrons à le faire.

Même s’il y a encore des zones de conflit, il y a de l’espoir ?

Oui, justement c’est ce qui fait qu’il y a encore d’espoir. Le Mali aura passé plus de temps à se faire la guerre que la paix. Cependant, après avoir bien touché le fond on ne peut que remonter. On peut le faire et on n’a pas le choix.   

djamila-idrissou-souler-goree-institute     

Djamila Idrissou Souler

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Déclaration d'Abidjan des ministres des Etats membres de la CEDEAO sur l’éradication de l’apatridie

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Nous, Ministres et représentants des Etats mernbres de la CEDEAO, réunis le 25 février 2015 à Abidjan en Côte d'Ivoire pour la conférence ministérielle régionale sur l'apatridie en Afrique de l'Ouest, organisée par le HCR et la CEDEAO du 23 au 25 février 2015 en collaboration avec des organisrnes des Nations Unies et l'OIM dans le cadre de la campagne mondiale d'éradication de l'apatridie (2014-2024);
Vu le Traité Révisé de la CEDEAO signé  à Cotonou le 24 juillet  1993;
Vu le Protocole A/P5/5/82 portant Code de la Citoyenneté de la communauté signé à Cotonou  le 29 mai 1982;
Vu le mandat du HCR conféré par l'Assemblée générale des Nations unies sur la prévention, réduction de l'apatridie et la  protection des apatrides;
Considérant le fait que des millions de personnes dans le monde, dont des centaines de milliers en Afrique de l'Ouest ne sont reconnus par aucun pays comme leurs ressortissants et sont donc apatrides, ce qui entrave la jouissance de leurs droits fondamentaux;
Reconnaissant que des efforts considérables restent à déployer en vue d'obtenir des données détaillées sur les causes de l'apatridie, les obstacles qui empêchent d'y remédier, ainsi que le nombre et le profil des personnes apatrides dans les pays membres de la CEDEAO;
Conscients du fait que les diverses parties prenantes et les populations concernées n'ont pas été suffisamment sensibilisées aux risques et causes de l'apatridie, ainsi qu'à ses conséquences, ce qui rend difficile la collecte des données et la mise en place de stratégies efficaces;
Prenant en compte la situation et les défis sécuritaires en Afrique de l'Ouest, ainsi que la nécessité de prendre des mesures appropriées, dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière, qui prennent à la fois en compte la lutte contre l'usurpation d'identité et la lutte contre J'apatridie;
Reconnaissant  qu'un  certain  nombre  de  circonstances   débouchent   sur   des   situations d'apatridie  en  Afrique  de  1'Ouest,  et  profondément  préoccupés   par   le   nombre   élevé d'apatrides  dans la région,  pa1111i  lesquels de nombreux  enfants;
Soulignant l'importance des principes d'égalité et de non-discrimination, concernant notamment la transmission de la nationalité au conjoint et à l'enfant;
Constatant que la Charte africaine des droits de 1'Homme et des peuples ne contient expressément aucune disposition sur le droit à la nationalité;
Réaffirmant que le droit à une  nationalité  est  un  droit  fondamental  inscrit  dans  la Déclaration universelle des droits de l'Homrne et dans de nombreux autres instruments internationaux  et régionaux  des droits de l'Homme auxquels nos Etats sont parties, y compris la Charte Africaine des droits et du bien-être de 1'enfant qui dispose que tout enfant a le droit d'acquérir la nationalité de l'Etat sur le territoire duquel il/clic est né(c) si, au moment de sa naissance, il/elle ne peut prétendre à la nationalité d'aucun autre Etat conformément  à ses lois;
Réaffirmant l'importa11cc fonda1nentale du  droit à la liberté de mouvement en Afrique de l'Ouest et notre engagement à mettre en œuvre  les nom1es de la CEDEAO;
Notant    avec satisfaction des adhésions à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides et/ou à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie par sept Etats de l'Afrique de l'Ouest depuis 2011;
Constatant que les défaillances législatives et les conflits de lois, le non-enregistrement des naissances à l'état civil aggravé par Je manque d'autres preuves de l'identité et de la nationalité, les successions d'Etats et l'absence de mesures permettant d'accorder la nationalité aux populations affectées, sont de nature à générer entre autres des cas d'apatridie en Afrique de !'Ouest;
Soulignant que l'histoire de l'Afrique de l'Ouest est marquée par des mouvements de population,  dont des  situations de migration  forcée et migration prolongée;
Constatant que les risques d'apatridie s'accroissent lorsque les populations sont dépourvues de pièces  d'identité et sont dans l'incapacité d'apporter la preuve de leur  rattachement légal à leur pays d'origine, ou d'acquérir la nationalité de leur pays de naissance ou de résidence habituelle;
Rappelant que les Etats me1nbres de la CEDEAO ont adopté, sous les auspices de l'Union Africaine, les recommandations du cadre directeur pour l'Afrique des politiques relatives aux migrations, lesquelles incluent la ratification et le respect des Conventions de 1954 et de 1961 sur les apatrides, et 1'élaboration d'un cadre juridique national pour combattre l'apatridie, particulièrement dans le cas des résidents de longue durée, par la révision de la loi sur la citoyenneté et/ou en octroyant des droits similaires à ceux dont bénéficient les résidents étrangers dans le pays;
Nous réjouissant de la Déclaration de la troisième Conférence des Ministres africains chargés de l'état-civil qui ont réaffirmé l'engagement des Etats à améliorer les systèmes d'enregistrement des faits d'état-civil;
Nous réjouissant aussi des mesures importantes adoptées par certains Etats de l'Afrique de l'Ouest pour réformer leurs lois sur la nationalité et pour résoudre les situations d'apatridie;
Rappelant que la nationalité dans nos Etats confère des droits rattachés à la citoyenneté de la CEDEAO et qu'en conséquence l'absence de nationalité est un sérieux obstacle à l'intégration dans notre région, et nuit à l'atteinte des objectifs de la CEDEAO;
Fortement préoccupés par le fait que les apatrides sont confrontées à des situations humanitaires graves, l'absence de nationalité étant un obstacle à la jouissance des droits prévus dans la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, notamment l'accès à la santé, à l'éducation et à la protection sociale, la liberté de circulation et l'obtention de documents d'identité;
Convaincus que la préservation du droit à la nationalité contribue à la paix et à la sécurité ainsi qu'au développement économique et social dans les pays de la région;
Constatant que les lois et règlements de la CEDEAO ne prévoient pas de régime de protection pour les apatrides et affirmant l'importance de la protection des apatrides;
Louant les efforts déployés par la CEDEAO et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés afin de lutter contre l'apatridie en Afrique de l'Ouest;
Exprimant notre appui à la campagne n1ondiale du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés visant à éradiquer l'apatridie d'ici 2024;
Soucieux d'œuvrer à la satisfaction des besoins d'assistance et de protection des apatrides et de rechercher des solutions durables en collaboration avec les pays membres de la CEDEAO en s'attaquant aux causes profondes de l'apatridie, dans le respect du droit international;
Ayant pris en compte les rapports sur les causes et conséquences de l'apatridie, ainsi que les mesures possibles pour prévenir, réduire et résoudre l'apatridie dans la région de la CEDEAO, préparés par les experts et hauts responsables réunis  les 23 et 24 février 2015;
Déclarons cc qui suit:
Sur la prévention de l'apatridie
1.    Nous soulignons l'urgence et l'importance d'obtenir des informations fiables sur le nombre et le profil des apatrides, ainsi que sur les  sources  de  l'apatridie  et  les obstacles à l'acquisition de la nationalité par les apatrides afin d'élaborer des stratégies adaptées pour endiguer ce phénomène.  A cet égard, nous exhortons  les instituts de recherche et les universités à s'y impliquer activement et la communauté
 internationale, en particulier le HCR, à soutenir nos efforts;
2.    Nous nous engageons à prévenir et à réduire l'apatridie, notamment par la révision des cadres normatif et institutionnel liés à la nationalité    afin  d'y  intégrer les garanties appropriées contre l'apatridie, notamment la garantie que chaque enfant acquiert une nationalité dès la naissance et que tous les enfants trouvés obtiennent la nationalité du pays dans lequel ils sont trouvés;
3.    Nous réaffirmons notre engagement à mettre en œuvre les dispositions pertinentes de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et du Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples    relatif aux droits des femmes en Afrique, et à assurer aux femmes et aux hommes des droits  égaux  en matière  d'acquisition,  de changement  et de conservation de leur nationalité,  ainsi que de transmission  de la nationalité  à leurs enfants;
4.    Nous invitons les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait à adhérer au plus tôt à la Convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie, et appelons les Etats membres, avec le soutien du HCR, à réviser leurs législations sur la nationalité et à les rendre conformes à la Convention;

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