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Société

Approche innovante de financement du développement : Réckya Madougou à l’ONU pour un plaidoyer contre la malnutrition

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L’ancien Ministre Réckya Madougou était lundi dernier à la tribune des nations-Unies à New-York pour présenter l’initiative UNITLIFE à un parterre de personnalités de haut rang dont le président français François Hollande, plusieurs Chefs d’Etat africains, des présidents de fondations européennes et américaines. A travers cette initiative cautionnée par l’ONU et qui est élaborée suivant le modèle de l’UNITAID (une institution de l’ONU), c’est une campagne internationale avec une approche innovante pour bouter la malnutrition hors du continent africain voire du monde qui est engagée. Réckya Madougou, expert international en finance inclusive et accompagnement du développement et les autres porteurs de l’initiative mèneront une lutte féroce contre la manultrution grâce à une solidarité mondiale.

La malnutrition constitue un mal qui mine plus de 870 millions d'êtres humains dont 30% d’enfants sur le continent africain. Ses conséquences sur la santé infantile sont nombreuses et ont noms retard scolaire, pertes de croissance, etc.
UNITLIFE se présente comme une approche innovante du financement du développement. De manière pratique, il s’agira de faire recours aux entreprises extractives pour financer cette lutte contre ce mal dont le traitement est pourtant simple et peu onéreux. Ces prélèvements qui seront faites sur les ressources extractives seront minimes et indolores mais représenteront beaucoup pour atteindre les objectifs fixés.

Cette nouvelle approche de financement du développement s’impose d’autant que du fait de la crise économique mondiale, les aides au développement du continent africain se réduisent alors que les besoins de ces pays s’accroissent. De nouveaux modes de financement s’avèrent donc nécessaires.

L’initiative UNITLIFE comme UNITAID constituent un grand pas en avant pour répondre à un enjeu de solidarité essentiel pour l'équilibre du monde. Mais ce n'est qu'un premier pas, et c'est ça qui est capital : avec la démographie galopante, que nous observons, avec les inégalités qui se creusent de plus en plus, les écarts de richesse entre les pauvres et les riches grandissent considérablement, la réalisation des objectifs du millénaire passe nécessairement par des financements innovants et nouveaux.

Plusieurs pays, organisations internationales et fondations ont déjà exprimé leur adhésion à l’initiative.

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Pèlerinage à La Mecque : Plus de 700 morts hier jeudi

 

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(Le plus grave accident survenu depuis 25 ans)
Au moins 717 personnes ont trouvé la mort et 863 autres ont été blessées dans le mouvement de foule survenu à Mina, une ville de tentes dressées pour accueillir les pèlerins, selon un bilan plusieurs fois revu à la hausse.

Au moins 717 personnes ont trouvé la mort et 863 autres ont été blessées dans une bousculade de pèlerins jeudi à Mina, près de La Mecque. Mina est une ville de tentes dressées pour accueillir les pèlerins rassemblées pour le pèlerinage annuel. Des opérations de secours sont en cours et le bilan a été revu à la hausse à plusieurs reprises par les services de sécurité.

Les services de secours indiquent sur Twitter avoir installé deux zones pour identifier et soigner les personnes ayant besoin d’une assistance. Six équipes s’emploient sur le terrain à porter les premiers soins aux blessés et à diriger le flot de pèlerins vers des «routes alternatives». Quatre hôpitaux ont été réquisitionnés, ainsi que 220 ambulances et des hélicoptères, dans le cadre des opérations de secours.

Selon un responsable du ministère de la Santé, la bousculade s’est produite lors du rituel de lapidation de Satan qui consiste, pour les pèlerins, à jeter des cailloux en direction de trois stèles le représentant. Elle est survenue près de l’une des stèles lorsqu’une marée humaine, quittant le lieu, s’est croisée avec une foule venant en sens inverse.

Le ministre saoudien de la Santé a attribué la bousculade au manque de discipline des pèlerins qui ont tendance, selon lui, à ignorer les instructions des responsables. «Si les pèlerins avaient suivi les instructions, on aurait pu éviter ce genre d’accident», a déclaré Khaled al-Falih à la télévision publique, après s’être rendu sur les lieux du drame, le pire à endeuiller le pèlerinage annuel musulman depuis 25 ans. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, a ordonné une enquête.

«Les pèlerins trébuchaient les uns sur les autres»

Des images vidéos publiées en ligne montrent de nombreux corps inertes jonchant le sol, recouverts ou non de draps blancs, ainsi que des affaires personnelles éparpillées, des chaussures et des parapluies, dont les pèlerins se servent pour se protéger du soleil. Selon ces images, le drame a eu lieu sur une voie bitumée passant entre les milliers de tentes blanches dressées chaque année à Mina pour accueillir les pèlerins. Un pèlerin soudanais qui se trouvait à Mina au moment du drame a estimé qu’il s’agissait du hadj le moins bien organisé sur les quatre auxquels il a participé. «Les gens étaient déjà déshydratés et s’évanouissaient. Les pèlerins trébuchaient les uns sur les autres.»

L’Iran, dont 90 ressortissants ont perdu la vie dans la bousculade, a mis en cause des erreurs de sécurité. «Pour des raisons qu’on ignore», un chemin a été fermé près de l’endroit où les pèlerins effectuent le rituel de la lapidation symbolique de Satan, a affirmé le chef de l’organisation iranienne du hadj. «C’est cela qui a causé ce tragique incident», a-t-il ajouté sur la télévision d’État iranienne.

Un numéro vert du Quai d’Orsay

Le président François Hollande a «appris avec consternation le très lourd bilan» de cette bousculade, selon un communiqué de l’Élysée. «Il exprime ses condoléances les plus attristées aux familles de toutes les victimes et les assure de la sympathie et de la solidarité du peuple français», précise-t-on.

Le Quai d’Orsay a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer, à ce stade, sur la présence d’éventuelles victimes françaises. Le ministère a mis en place un numéro vert (01.43.17.56.46) pour répondre aux questions de Français dont des proches sont en Arabie Saoudite. Entre 25.000 et 30.000 Français effectuent le pèlerinage à La Mecque chaque année.

Cet accident intervient au premier jour de l’Aïd al-Adha, la Fête du Sacrifice, une date majeure dans le culte musulman célébrée par 1,5 milliard de personnes à travers le monde. Deux millions de pèlerins se sont rassemblés à La Mecque pour cette célébration, dans le cadre du hadj, l’un des cinq piliers de l’islam, débuté mardi. Jeudi, les pèlerins étaient rassemblés pour le premier rituel de l’Adha, la lapidation de Satan. Ce rituel consiste à jeter sept pierres le premier jour de l’Aïd al-Adha sur une grande stèle représentant Satan, et 21 pierres le lendemain ou le surlendemain sur les trois stèles (grande, moyenne, petite).

L’Arabie saoudite a mobilisé 100.000 policiers pour le pèlerinage qui n’avait connu aucun incident majeur cette année. Il avait été toutefois précédé par la chute, le 11 septembre, d’une grue sur le chantier d’agrandissement de la Grande mosquée de La Mecque qui a fait 109 morts et plus de 400 blessés, selon un dernier bilan. Selon les autorités saoudiennes, 1,4 million de pèlerins sont venus cette année de l’étranger et des centaines de milliers de l’intérieur du royaume.
Effort de sécurité depuis dix ans

Cet accident survient neuf ans après un précédent drame de grande ampleur à La Mecque. En 2006, 362 pèlerins avaient perdu la vie et 289 autres avaient été blessées dans des circonstances similaires, lors du même rituel. Au cours des années précédentes, de nombreuses bousculades meurtrières étaient également survenues. La plus meurtrière remonte toutefois à 1990, lorsque plus de 1400 personnes étaient mortes d’asphyxie dans un tunnel piétonnier d’accès au site.

Mise en cause en 2006 sur des failles dans la sécurité et l’encadrement, l’Arabie Saoudite a, depuis, adopté plusieurs mesures pour améliorer la gestion de cette affluence hors norme et difficile à juguler. Des ponts à plusieurs niveaux ont notamment été installés, et la présence policière renforcée. Jusqu’alors, ces dispositions avaient permis d’éviter un nouveau drame de ce type.

lefigaro.fr

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Dans la perspective de la COP 21 sur les changements climatiques : La Cedeao, L’UEMOA et le CILSS outillent leurs négociateurs juniors

environnement

Les négociateurs juniors sur le climat se sont réunis mercredi dernier, et ce pour trois jours, afin d’être mieux outiller pour une meilleure prise en compte des préoccupations des pays africains dans la perspective de la tenue de la conférence sur les changements climatiques.

Renforcer les capacités des négociateurs juniors de la CEDEAO, de UEMOA et du CILSS sur le climat, afin de leur permettre de comprendre l’historique des négociations, de décrypter les enjeux techniques et économiques des changements climatiques pour une meilleure prise en compte des préoccupations des pays africains. Tel se résume le but visé par la tenue de l’atelier de renforcement des capacités des négociateurs juniors sur le climat. Les participants venus des pays de la sous-région, tels que le Bénin, le Togo, la Côte d’ivoire, le Niger, le Nigéria, le Tchad, etc… seront dotés au cours de cet atelier des rudiments nécessaires pour constituer une masse critique de négociateurs africains afin de bien défendre les positions des groupes Afrique et surtout obtenir l’engagement de soutien des pays développés aux pays africains dans la lutte contre les changements climatiques à travers un accord applicable à tous.

Irénée Aboudou, secrétaire permanent du CILSS s’est réjoui de la tenue de l’atelier de renforcement des négociateurs juniors sur le climat qui intervient à quelques semaines de la conférence sur le climat. Une conférence prévue pour se tenir du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, la capitale de la France. La COP 21 qui vise un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dont l’objectif est de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2 °C.

L’atelier de Cotonou permettra aux négociateurs juniors de mener des discussions afin d’adopter une position commune des pays africains à défendre à la COP 21 pour une meilleure lutte contre les changements climatiques qui constituent une menace grave pour la planète. L’adaptation des changements climatiques et son financement doivent occuper une place de choix dans les préoccupations des pays africains a insisté Irénée Aboudou.

Le représentant de la CEDEAO, Djéri Alassani Bougounou, a rappelé que l’atelier de Cotonou partie d’une série d’actions dans la préparation de la sous région africaine dans la perspective de la COP 21. Il n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à l’endroit de tous ceux et celles qui ne cessent de travailler pour que la sous région soit bien préparée pour sa participation à cette conférence et que ses préoccupations prospèrent.
Les changements climatiques avec son cortège de perturbations affectent tous les secteurs a fait remarquer Yannick Baglo, conseiller technique du ministre de l’environnement aux changements climatiques, représentant le ministre de l’environnement. Il est revenu sur l’expertise des différents partenaires afin de permettre aux négociateurs juniors de disposer des outils de négociation internationale sur le climat. C’est sur une note d’exhortation des participants à une meilleure appropriation des enjeux des changements climatiques qu’il a procédé à l’ouverture de l’atelier. Avec la tenue de cet atelier, on peut dire que les pays africains s’engagent à défendre une position commune à la COP 21 qui tient compte des spécificités de la question sur leur territoire.

Marx CODJO

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Dans la perspective de la COP 21 sur les changements climatiques : La Cedeao, l’Uemoa et le Cilss outillent ses négociateurs juniors

environnement

Les négociateurs juniors sur le climat sont réunis depuis hier, jeudi 17 septembre 2015, et ce pour trois jours, afin d’être mieux outillé pour une meilleure prise en compte des préoccupations des pays africains dans la perspective de la tenue de la conférence sur les changements climatiques.

Renforcer les capacités des négociateurs juniors de la CEDEAO, de UEMOA et du CILSS sur le climat, afin de leur permettre de comprendre l’historique des négociations, de décrypter les enjeux techniques et économiques des changements climatiques pour une meilleure prise en compte des préoccupations des pays africains. Tel se résume le but visé par la tenue de l’atelier de renforcement des capacités des négociateurs juniors sur le climat. Les participants venus des pays de la sous-région, tels que le Bénin, le Togo, la Côte d’ivoire, le Niger, le Nigéria, le Tchad, etc… seront dotés au cours de cet atelier des rudiments nécessaires pour constituer une masse critique de négociateurs africains afin de bien défendre les positions des groupes Afrique et surtout obtenir l’engagement de soutien des pays développés aux pays africains dans la lutte contre les changements climatiques à travers un accord applicable à tous.

Irénée Aboudou, secrétaire permanent du CILSS s’est réjouit de la tenue de l’atelier de renforcement des négociateurs juniors sur le climat qui intervient à quelques semaines de la conférence sur le climat. Une conférence prévue pour se tenir du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, la capitale de la France. La COP 21 qui vise à aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dont l’objectif est de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2 °C.

L’atelier de Cotonou permettra aux négociateurs juniors de mener des discussions afin d’adopter une position commune des pays africains à défendre à la COP 21 pour une meilleure lutte contre les changements climatiques qui constituent une menace grave pour la planète. L’adaptation des changements climatiques et son financement doivent occuper une place de choix dans les préoccupations des pays africains a insisté Irénée Aboudou.

Le représentant de la CEDEAO, Djéri Alassani Bougounou, a rappelé que l’atelier de Cotonou fait partie d’une série d’actions dans la préparation de la sous région africaine dans la perspective de la COP 21. Il n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à l’endroit de tous ceux et celles qui ne cessent de travailler pour que la sous région soit bien préparée pour sa participation à cette conférence. Les changements climatiques, avec son cortège de perturbations affectent tous les secteurs a fait remarquer Yannick Baglo, conseiller technique du ministre de l’environnement aux changements climatiques, représentant le ministre de l’environnement. Il est revenu sur l’expertise des différents partenaires afin de permettre aux négociateurs juniors de disposer des outils de négociation internationale sur le climat. C’est sur une note d’exhortation des participants à une meilleure appropriation des enjeux des changements climatiques qu’il a procédé à l’ouverture de l’atelier. Avec la tenue de cet atelier, on peut dire que les pays africains s’engagent à défendre une position commune à la COP 21 qui tient compte des spécificités de la question sur leur territoire.

M. C.

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Rencontre «A bâtons rompus» sur la justice internationale : La Protection des droits de l’homme au cœur des échanges

justice

La 4ème édition de la rencontre « A bâtons rompus sur la justice internationale» s’est tenue lundi 07 septembre 2015 à Cotonou. Elle a porté sur le thème « Protection des droits de l’homme et justice internationale». Elle avait comme invité Horace Adjolohoun, Docteur en droit public.

Le rôle et l’importance du principe de complémentarité dans l’effectivité de la justice internationale en Afrique ; la pertinence de l’application du principe «solutions africaines aux problèmes africains » dans la mise en place d’un régime africain de justice pénale internationale et les perspectives d’un régime africain de justice pénale internationale à la lumière du protocole de Malabo. Ce sont là les préoccupations sur lesquelles, Dr Horace Adjolohoun a éclairé les participants de l’émission « à bâtons rompus» de ce lundi. Selon lui, les systèmes judiciaires des Etats africains peinent encore à garantir le respect des droits de l’homme. Cette défaillance  entraine l’incapacité desdits Etats à appliquer le principe de la complémentarité de la Cour pénale internationale (Cpi) aux juridictions nationales. Un principe qui veut que la Cour pénale internationale (Cpi) ne se saisit d’une affaire que si l’État concerné n’a ni la volonté ni la capacité de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves. La plupart des systèmes judiciaires africains n’étant pas fonctionnels, l’expert juriste à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ne s’étonne pas que la majorité des clients de la Cpi soient des Africains. Pour lui, il n’est plus acceptable que les droits de l’homme soient impunément violés. Et la solution de la Cpi bien que critiquée par nombre d’Africains comble, à l’en croire, un vide. L’invité indiquera que le principe « solutions africaines aux problèmes africains» désormais prôné, reste une incantation.  « Les Africains n’agissent pas.  Ils réagissent. Nous réagissons par conjoncture et non par perspective», a-t-il déclaré. Dr Horace Adjolohoun s’est aussi montré circonspect par rapport à l’effectivité du protocole de Malabo portant amendements au protocole portant statut de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme, une juridiction investie entre autres d’une compétence internationale  pénale.

La rencontre « A bâtons rompus sur la justice internationale» est un creuset  mensuel de libres échanges entre professionnels des médias. Elle a été initiée par le Bureau Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale. La rencontre a comme modérateur, Fortune Houndéfa qui reste par ailleurs le Coordonnateur du projet « A bâtons rompus».

AS

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Entre l’Association des ressortissants nigériens au Bénin et l’Ambassade : Qui est habilité à délivrer les cartes consulaires?

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Conformément au chronogramme arrêté par le Gouvernement, à travers la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la République du  Niger organise le premier tour de l’élection présidentielle couplée aux législatives le 21 février 2016. Le second tour, lui, est prévu pour le dimanche 20 mars 2016, tandis que les locales sont programmées pour le lundi 9 mais 2016. Près de 7,5 millions d’électeurs, sur une population estimée à plus de 17 millions de personnes, ont été recensés début juin dans tout le pays pour constituer la liste électorale pour les prochains scrutins. Ces élections générales concernent, en plus des populations en âge de voter vivant sur le territoire nigérien, les ressortissants nigériens de l’extérieur. C’est une grande première dans l’histoire démocratique du pays puisque c’est la toute première fois que les nigériens de la diaspora ont droit de vote à la présidentielle et aux législatives. Malheureusement, eu regard au constat fait en ce qui concerne le déroulement du processus dans certains pays de la sous-région,  des questions méritent d’être posées. Tenez ! Au Bénin, c’est une Association des ressortissants nigériens qui s’adonne à la délivrance des cartes consulaires au lieu de l’Ambassade, au point où des voix s’élèvent pour savoir laquelle des deux structure est habilitée à le faire Non, les élections générales sont trop importantes pour qu’on les banalisent à ce point. Car, nul n’ignore que les cartes consulaires à l’extérieur sont un préalable pour détenir sa carte d’électeur. Si n’importe quelle institution ou structure doit se mettre à en délivrer, alors là, c’est la porte ouverte à la fraude et aux contestations postélectorales. Le Niger qui est en train d’écrire ses belles pages démocratiques à la face du monde n’a plus besoin de régresser. Pour ce faire, les autorités au haut sommet doivent prendre le taureau par les cornes, et corriger cette anomalie.

M.M

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Jean-François Donzier, Dg de l’Office international de l’eau (OIE) : « Les données sont indispensables pour concevoir les politiques »

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La collecte des données est un préalable important pour une bonne gestion des ressources en eau. C’est ce que  le Directeur général de l’Office international de l’eau (OIE) et  Secrétaire général mondial du Réseau international des organismes de bassins (Riob), Jean-François Donzier, soutient dans cet entretien qu’il nous a accordé au cours de son passage à Cotonou. Se fondant sur l’expérience du Riob, il défend que la gestion par bassin constitue une panacée pour une meilleure gouvernance des ressources en eau.

Aujourd’hui que peut-on retenir comme acquis du travail que fait l’Office international de l’eau?

Il y a plusieurs points. Le premier, c’est le travail que nous faisons au niveau international avec pour particularité d’être uniquement le conseil des gouvernements ou des autorités locales pour conduire des réformes visant à mieux gérer l’eau. Cela passe par la mise en place de structures de bassins, que ce soit au niveau des bassins nationaux ou des bassins transfrontaliers, en particulier en Afrique. Donc, nous travaillons pratiquement avec tous les grands fleuves transfrontaliers africains de façon à leur faciliter la vie et à les aider dans la mise en place de leurs outils pour leur permettre de faire face aux enjeux majeurs auxquels ils sont confrontés.

Nous travaillons sur deux autres sujets à savoir la production de données sur l’eau et la mise en place de système d’information sur l’eau, également au niveau local ou au niveau national, voire transfrontalier, puisque l’échange de données entre pays riverains de grands fleuves est très important. C’est véritablement un enjeu majeur aujourd’hui parce qu’on ne sait pas gérer si on ne sait pas mesurer. Donc, on essaie de pousser les gouvernements à mettre en place ce nouveau système lorsqu’ils n’en ont pas déjà de préétabli cohérent. Bien entendu, nous avons tous les outils, que ce soient les outils traditionnels ou les outils plus modernes avec les images de satellites ou l’utilisation des grises qui peuvent utiliser pour produire des données de qualité. Le troisième point très important sur lequel nous travaillons, c’est la formation professionnelle des administrations et des organismes de bassins. Mais aussi formation professionnelles des employés des services des eaux, que ce soient les services d’irrigation collective ou les services de l’eau potable et de l’assainissement des villes et des campagnes. Nous savons que beaucoup d’investissements réalisés ne marchent pas, ou marchent très mal, et surtout se dégradent dès leur construction parce qu’il n’y a pas sur place d’équipes formées pour assurer toutes les tâches d’exploitation et de maintenance de sorte à ce que le bon fonctionnement soit assuré 24H/24. Donc, il y a un gros effort à faire surtout à l’endroit des employés du bas de niveau, c’est-à-dire des ouvriers, et des employés de bureau pour les tâches administratives. Mais j’insiste sur les ouvriers parce que ce sont eux qui ont les mains dans l’eau et pas les ingénieurs.

Peut-on dire que l’office international est une structure de plaidoyer ?

Oui, c’est une structure de plaidoyer, car nous avons nos idées et notamment nous travaillons beaucoup avec les agences des Nations Unies, en particulier l’UNESCO, la Commission des Nations Unies pour l’Europe, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’OCDE sur les évolutions et principes qui doivent être mis en avant au niveau international. Nous sommes aussi un opérateur, un fournisseur de services, à la fois des services de conseil aux gouvernements pour conduire des réformes, mise en place de systèmes d’informations sur l’eau de façon très concrète avec les mesures, le transfert de données, le traitement de données pour qu’elles soient utilisables et puis cet aspect formation professionnelle qui va à la fois de la formation directe à la demande d’un grand nombre d’organismes chez eux, mais aussi de l’aide à la création dans les pays qui le souhaitent de centres de formation spécialisés pour de personnels techniques qui ne sont pas à l’aise dans les grandes écoles et dans les grandes universités.

Dans les pays africains, il est remarqué qu’il n’y a pas un système efficace de collecte de données. Quels conseils donnez-vous pour arriver à la production de ces données qui permettent de suivre la gestion des ressources en eau ?

Les données sont indispensables pour concevoir les politiques. Elles permettent d’établir les états des lieux et de pouvoir évaluer l’efficacité des politiques qui sont conduites. Le problème, c’est que la production des données et leur traitement supposent des dépenses importantes. C’est à la fois des dépenses en investissements, mais ce n’est pas à la limite les plus lourdes, et surtout des dépenses de fonctionnement courant. Tous les pays sont confrontés à cette question de coût de la production des données et de la comparaison entre l’investissement dans un système d’informations et le besoin de donner l’eau potable pour permettre aux agriculteurs d’irriguer. Les deux coûtant la même chose, les gouvernements, s’ils ne peuvent pas se payer les deux en même temps, choisissent évidemment le service direct aux populations. Cela équivaut naturellement à une façon de reculer pour mieux sauter parce que tôt ou tard, ils auront besoin des données. Le souci, c’est qu’ils vont faire des erreurs dans la conception des ouvrages et dans leur mode de mise en place de leurs politiques s’ils n’ont pas un bon diagnostic de ce qui se passe de vrai sur le terrain et dans les différents services des eaux. Aujourd’hui, on sait comment faire et ce n’est absolument pas un problème technique. Nous avons tous les systèmes et nous savons comment faire. Dans chaque cas particulier, l’Office international de l’eau peut conseiller les gouvernements sur la mise en place des choses les plus appropriées. Une des difficultés qu’on rencontre en Afrique, c’est que les gouvernements ne vont pas très loin dans le financement de ce système avec leurs moyens propres et sont complètement dépendants des bailleurs internationaux. Le drame, c’est que les bailleurs payent pour des projets, en général, de trois ou quatre ans et puis après arrêtent. Conséquence, tout ce qui a été fait s’arrête. Non seulement que ces projets s’arrêtent, mais se dégradent pendant qu’on attend peut-être le prochain financement. Il y a des appareils sur le terrain qui ne sont pas entretenus, voire qui ne sont pas surveillés, très vite les gens vont en prendre des morceaux ou les détraquer. Donc, trois ans et trois ans et rien ne progresse. Surtout que dans certaines zones les choses sont compliquées parce que l’autorité n’est pas forcément assurée. Dans les zones qui sont réellement calmes et sous contrôle, on sait bien faire le travail et il faut qu’on arrive à changer ce problème du financement du système d’informations.

Pourquoi pensez-vous que la gestion de l’eau doit se faire par bassin ?

C’est très bête car l’eau coule de haut en bas. En général, elle coule des collines montagnes vers la mer. Des frontières ou des limites administratives existent depuis des millénaires, mais cela n’empêche pas l’eau de couler. L’eau ne connaît pas les frontières, qu’elles soient nationales ou administratives ou internes à chaque pays. Si on veut une gestion cohérente de la ressource, et aujourd’hui c’est indispensable avec les effets du changement climatique, il faut, à l’échelle où l’eau est naturellement disponible, s’organiser. Evidemment, cela change un certain nombre d’habitudes, mais cela paye. Surtout que la gestion par bassin n’est plus une trouvaille. On a beaucoup d’exemples : Depuis 50 ans, le système marche en France ; en Espagne, elle marche depuis plus longtemps encore, 70 ans environ. Dans beaucoup d’autres pays, c’est 20, 25 ou presque 30 ans d’expériences. Donc, aujourd’hui on sait que c’est gagnant.

Qu’est-ce qu’on gagne concrètement en choisissant de faire la gestion de l’eau par bassin?

Des choses qu’on gagne, il y a d’abord tout ce que l’on ne peut pas faire tout seul. Les pays d’aval ont besoin des pays d’amont pour lutter contre les sècheresses en créant des réservoirs, des barrages ; lutter contre la pollution. Les pays d’amont ont aussi besoin des pays d’aval pour la navigation et, éventuellement, pour le partage de la production hydraulique, comme la pêche. Il faut que les poissons puissent remonter les cours des rivières. Donc, tout le monde se tient. C’est comme une sorte de solidarité qui existe et si on casse cette solidarité, on ne peut plus assurer une bonne gestion de l’eau.

Aujourd’hui avec l’augmentation des phénomènes extrêmes liés aux changements climatiques, il y a plus d’inondations, plus de sècheresses. Alors, indiscutablement tous les pays qui n’ont pas encore adopté ce type d’organisation pour leur gestion de l’eau s’y mettent le plus vite possible. Et on a aussi tous les outils et moyens pour les aider à faire vite dans la mise en œuvre des réformes.

Qu’est-ce qui bloque véritablement l’adoption de la gestion par bassin dans les pays africains?

Investir dans la gestion par bassin rapporte forcément. Alors pourquoi on n’y va plus vite ? La vraie réponse est d’abord politique parce qu’elle perturbe, bouleverse les habitudes. Dans beaucoup de cas, le principal frein à cette mise en place de cette nouvelle politique, c’est l’administration qui, elle-même, est organisée de façon différente. Quand on lui dit qu’il faut changer la façon dont ça marche, elle dit qu’elle gère bien et qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle fasse autrement. Dans tous les pays du monde, une réforme institutionnelle est toujours longue. Il faut le temps d’y réfléchir, le temps de voter une loi nationale, mettre en place les textes d’application et créer les structures. Conséquence, il n’y a pas de réforme qui dure moins de 5 à 10 ans. Dans tous les pays du monde, même avec une volonté politique très forte d’aboutir, il faut 5 à 10 ans pour que les institutions nouvelles soient réellement opérationnelles sur le terrain. Par contre, aujourd’hui on a suffisamment d’exemples, et pas seulement les pays du Nord. Je vous citais tout à l’heure la France et l’Espagne. Aussi, on ne va pas proposer à un pays africain qui n’a pas encore développé ces pratiques de tout de suite adopter un système comme celui qu’il y a en Europe. Ce serait complètement absurde.

La gestion par bassin concerne plusieurs utilisateurs. Quelles sont les bonnes pratiques qui permettent de réussir à mettre tous ces utilisateurs autour d’une table pour fixer les modalités de gestion ?

Le meilleur moyen qu’on connaît aujourd’hui, c’est la création d’un comité de bassin. L’idée est de mettre ensemble des représentants, bien représentatifs, des différentes catégories professionnelles. Ces représentants ont pour responsabilité de parler au nom de ceux qu’ils représentent, mais ils doivent pouvoir aussi prendre des décisions en leur nom et de retourner les leur faire appliquer une fois à la maison. Pour faire avancer la discussion et éviter qu’elle se termine en plusieurs, où les utilisateurs s’accusent mutuellement de pollution, ou de gaspillage, etc., il faut la mise en place de système d’informations. Ainsi, à partir de celui-ci, différents scenarii pour solutionner les dysfonctionnements pourraient être mis en discussion. Tout cela permet aux différents acteurs d’avoir une vision commune. Le Niger, le Sénégal, etc., sont arrivés à cette étape. A partir de cette vision, on débite le temps par programme, et il faut que ce soit réaliste. La dernière question à se poser, c’est de savoir celui qui paye. C’est toujours compliqué de le savoir. Ce qui est pourtant sûr, c’est que si personne ne paye, il ne se passera rien parce que l’argent ne tombe pas du ciel. Il y a toujours quelqu’un, un groupe, des groupes ou tout le monde qui doit contribuer à payer. Mais très souvent l’argent doit venir du pays ou de la région. Et pour y arriver, il n’y a pas trente-six solutions, il faut payer les taxes. Il peut s’agir des taxes locales, des taxes nationales ou des taxes de bassin qu’on appelle généralement des redevances sur les prélèvements et les rejets. En gros, c’est la règle du pollueur, préleveur payeur. Il peut s’agir aussi des transferts parce que l’électricité qui est un secteur rentable peut au moins payer partiellement pour l’eau ; les mines peuvent également très bien payer pour l’eau, surtout avec tous les dégâts qu’elles occasionnent. De même, le transport fluvial peut payer pour l’eau. Pour faire fonctionner tout cela, il faut être courageux et discuter entre acteurs. C’est d’ailleurs l’objectif du comité de bassin. Chez nous en France, cela fait 50 ans que ça marche. Cela marche également au Maroc, au Mexique, au Brésil, en Roumanie, en Bulgarie et dans certains pays asiatiques. Donc, ce n’est pas de la science-fiction tout ce que nous disons là. On peut y arriver en ne faisant pas payer beaucoup.

Est-ce qu’il y a de ces modèles qui marchent en Afrique ?

Oui, il y a un exemple. En tout cas dans le cas des bassins frontaliers, il y a l’exemple du Sénégal. C’est au niveau du fleuve Sénégal. Mais la vraie question, c’est pourquoi les autres pays ne font pas pareille. Il y a les quatre pays, puisque la Guinée a rejoint l’organisation, il faut se rappeler qu’il y a une trentaine d’années, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal étaient prêts à se faire une vraie guerre. La situation était très tendue. Heureusement qu’ils ont eu le génie de créer l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et de surtout, faire la différence entre l’OMVS et les autres organisations, dire que les ouvrages qui seront construites seront des ouvrages communs et qu’ils n’appartiendront pas aux pays où ils sont construits mais à l’organisation. Donc, c’est l’OMVS qui est propriétaire des barrages, des systèmes de navigation fluviale et des principaux systèmes de transport d’énergie électrique et d’eau brute pour l’irrigation. Ceci donne une puissance considérable à l’organisme qui ne se pose pas la question de savoir comment il va faire pour payer ses employés à la fin du mois, parce que la propriété patrimoniale des ouvrages appartenant à l’organisme le fait marcher un système économique. Il touche des redevances sur l’électricité qu’il produit ; la navigation paye également. Donc, tous ces systèmes rapportent de l’argent qui évitent à l’organisme d’avoir à se poser des questions et d’aller mendier auprès des Etats qui ne sont pas eux-mêmes toujours très solvables. C’est donc un système que je trouve très intéressant, voire génial. J’ai même tendance à recommander des systèmes de type OMVS. On ne peut pas se plaindre que les organismes de bassins ne fonctionnent pas si on ne leur donne pas les moyens de fonctionner. On a aussi d’autres systèmes qui marchent aujourd’hui. J’ai en tête le Maroc qui tout en étant un pays en développement est un pays dynamique. Aujourd’hui, pour tout ce qui est rénovation des services urbains, non seulement ils ont fait appel à des entreprises privés avec des vrais contrats bien négociés, mais aussi ils ont mis en place des systèmes de tarifs progressifs qui font que les habitants des quartiers défavorisés ont l’eau potable à un coût qu’ils peuvent payer. Bien évidemment les hôtels de luxe, les grandes entreprises manufacturières payent beaucoup plus cher que le citoyen moyen. C’est parfaitement faisable. Ce n’est pas des solutions de pays riches.

Par exemple, en France toutes les habitations ont l’eau potable de robinet et quand je dis l’eau potable, c’est-à-dire qu’elle est aux normes européennes. Les agences de bassin prélèvent plus de 15% ou plus de 25% du tarif. Ce qui est quand même important. Dans le même temps, un m3 qui équivaut à une tonne d’eau, coûte  la moitié d’un paquet de cigarette ou deux litres d’essence. C’est cent fois moins cher au volume reconstitué. C’est le prix d’une bouteille de Coca dans la buvette du quartier. Pour arriver à ce niveau, il nous a fallu du temps. Mais en s’y mettant et en nous montrant persévérant dans l’effort et dans l’organisation, nous y sommes arrivés.

Entretien réalisé par Alain TOSSOUNON (Coll)

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Côte d’Ivoire : Un directeur de publication en prison

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Plusieurs syndicats de journalistes ivoiriens et Reporters sans frontières demandent la libération du directeur de publication du quotidien Aujourd’hui. Entendu une première fois mardi, Joseph Gnanhoua Titi a été interpellé le lendemain et incarcéré à la Maca, la prison centrale d’Abidjan, pour « outrage au chef de l’Etat » Alassane Ouattara et diffusion de fausse nouvelle après un article publié en Une le 21 juillet. Pour Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF, cette détention contrevient à l’abolition du délit de presse qui date de 2004.

M. Joseph Gnanhoua Titi se voit reprocher d’avoir accusé le président Alassane Ouattara de transfert illicite de fonds, blanchiment et détournement de l’aide au développement, citant un rapport qu’il attribue à la DGSE française [Direction générale de la sécurité extérieure, NDLR].

Le directeur de publication de Aujourd’hui devrait être présenté à un juge ce vendredi.

rfi.fr

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Boko Haram : La force mixte multinationale presque en ordre de bataille

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Avec la nomination jeudi d’un général nigérian, Illya Abbah, à sa tête, la force mixte multinationale commence à prendre forme. L’état-major basé à Ndjamena sera opérationnel ce week-end, tandis que la force elle-même a encore besoin d’une à deux semaines pour se mettre en place. Cette force comptera 8 500 hommes, dont 2 000 éléments de police et de gendarmerie. Elle aura pour but de neutraliser les jihadistes de Boko Haram.

Un général nigérian, un chef d’état-major tchadien, un commandant opérationnel camerounais : l’état-major de la force mixte multinationale, aussi appelée force d’intervention conjointe multinationale, est désormais complet. L’architecture globale est en place. Le concept opérationnel et les règles d’engagement ont été adoptés il y a déjà quelques mois.

Tout comme la carte des secteurs. Car la zone d’action de la force qui inclut l’Etat de Borno au Nigeria, une partie des départements limitrophes du Cameroun, le pourtour du lac Tchad et la zone frontalière avec le Niger, est divisée en secteurs. Chaque secteur sera doté d’un commandant. Ce commandant fera la coordination entre les actions menées par les armées nationales et celles qu’entreprendra la force mixte.

Celle-ci, forte de 6 500 soldats et 2 000 policiers et gendarmes s’appuie sur une philosophie de mutualisation. C’est-à-dire que dans chaque secteur, la force comprendra des unités issues des différents pays, assure un officier camerounais. Ces unités mixtes pourront agir sur l’ensemble de la zone sous mandat de la force mixte. Les unités qui composeront la force mixte sont déjà en partie sur le terrain. Reste maintenant à les rendre opérationnelles, ce qui, de source militaire, devrait prendre encore une ou deux semaines.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé cette semaine la communauté internationale à soutenir financièrement le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin, pays contributeurs à cette force chargée de combattre le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Boko Haram).

rfi.fr

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Conférence internationale sur le financement du développement/Addis Abeba 2015 : Gustave Assah fait le point des grandes décisions prises

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La troisième Conférence internationale sur le financement du développement organisée par Action 2015, s’est tenue à Addis-Abeba, du 13 au 16 Juillet 2015. Au cours de cette conférence, plusieurs décisions ont été prises. Gustave Assah, président de Social watch, l’un des participants, nous donne ici de plus amples éclaircissements.

«Elle a été l’occasion d’obtenir le système financier et les engagements ambitieux nécessaires pour mettre fin à la pauvreté, aux inégalités et aux changements climatiques», a fait savoir d’entrée, Gustave Assah. Selon le président de Social watch, cette conférence sur le financement du développement, offre l’opportunité de transformer les objectifs de développement et les accords sur le climat en cours de négociation à l’Organisation des Nations-Unies(Onu). Et pour y parvenir, trois axes ont été définis : Amplifier la pression politique sur les décideurs afin d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation d’accords ambitieux sur la pauvreté, les inégalités et le changement climatique ; renforcer le mouvement, grâce à la conférence ; amplifier la sensibilisation du public ainsi que l’engagement quant aux objectifs du développement durable et les Sommets sur le climat de 2015. Ce qui favorisera entre autres, la reconnaissance et l'intégration des flux financiers illicites, le financement pour les services sociaux et les infrastructures, les améliorations apportées au Comité d'impôt et aux mécanismes de transfert de technologie. Soulignons qu’à cette conférence, les Organisations de la société civile(Osc) ont joué un grand rôle. «La société civile a fortement opté pour une autorité fiscale intergouvernementale et pour plus de transparence concernant l'information sur la fiscalité», a confié Gustave Assah. Pour finir, cet acteur de la société civile, participant béninois à cette conférence d’Addis Abeba, estime que la forte pression pour une plus grande implication du secteur public dans le financement du développement doit être accompagnée de transparence, de redevabilité et des garanties.

 Sabine KiKPADe (Stag)

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