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Société

Lancement du rapport annuel 2014-2015 Amnesty international : La communauté internationale exhortée à protéger les civils

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Réponse scandaleuse et inopérante de la communauté internationale aux atrocités commises par des Etats et des groupes armés et souligne la nécessité d’un changement de méthode pour garantir la protection dans les conflits armés, une réponse à la menace des groupes armés et une mise en garde contre les lois antiterroristes draconiennes qui menace la liberté d’expression, c’est le thème du rapport annuel 2014-2015 d’Amnesty international qui a été lancé au chant d’oiseau de Cotonou, ce mercredi, 25 février 2015. Document de 493 pages, ledit rapport fait état  de la situation des droits humains dans 160 pays dans le monde dont 23 pays africains. Selon le président d’Amnesty international Wilfried Goudou, l’année 2014 a été marquée par plusieurs conflits auxquels les dirigeants de ce monde n’ont pas pu y faire face, faisant ainsi des milliers de civils blessés, tués ou contraints de fuir leur pays sans trouver refuge.

A cet effet, il a affirmé que les principaux acteurs de la communauté internationale doivent cesser de faire semblant qu’ils ne peuvent rien faire puisqu’ils ont les moyens et le pouvoir de mettre fin aux souffrances de millions de personnes dans le monde. En effet, fondées il y a de cela 70 ans pour que les atrocités de la de deuxième guerre ne se reproduisent plus, de violences massives se font aujourd’hui. Ainsi présentant le rapport annuel, le directeur par intérim d’Amnesty international Bénin, Epiphane Dossou a souligné que le cocktail détonant de conflits, de répression et d’impunité accentue progressivement l’instabilité dans une grande partie de l’Afrique occidentale et centrale. «Les Etats ne doivent pas empêcher les citoyens de s’exprimer ni les journalistes de faire leur travail. Le cas des manifestants pacifiques abattus au Burkina-Faso ou celui des journalistes emprisonnés en Gambie illustre clairement ce qui se produit  lorsque la liberté d’expression n’est pas protégée», a-t-il dit.

Les politiques répressives, la pauvreté, les inégalités, la marginalisation et l’exclusion constituent un terreau fertile pour les conflits aussi bien que la montée en puissance de groupes armés radicaux et de la prolifération constante des armes légères. Aussi, en 2014 plusieurs pays de l’Union africaine (Ua) se sont mobilisés en réclamant l’immunité pour les chefs d’Etats en exercice accusés d’infractions au regard du droit international. «Ce rejet de la Cour pénale internationale par l’Ua est susceptible de se poursuivre en 2015. Or une condition fondamentale à la paix, la sécurité et la justice est qu’ils cessent leurs actions concertée contre la Cpi», a-t-il mentionné. Il a aussi signalé que le retard de l’organisation des élections législatives, du projet de révision de la constitution et de la répression de la liberté d’expression au Bénin constituent des atteintes aux droits humains.

Aziz BADAROU

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Niamey au Niger : 9 morts, nouvelles manifestations anti-Charlie Hebdo

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Au Niger, les manifestations contre la dernière édition du journal "Charlie Hebdo" ont atteint un niveau de violence sans précédent. Au total, neuf personnes ont péri dans des heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Les manifestations se poursuivent ce dimanche.

Le Niger ne compte pas décolérer face à la nouvelle Une du journal Charlie Hebdo qui a caricaturé le prophète. Les musulmans sont descendus dans les rues scandant des slogans hostiles au journal et à la France. Malgré les neuf morts qui sont à déplorer, vendredi et samedi, les gens sont encore descendus dans les rues, ce dimanche 18 janvier 2015, pour manifester.

Déjà vendredi 16 janvier 2015, à Zinder, la deuxième ville du Niger, outre le Centre culturel français de la ville nigérienne qui a été incendié, trois églises ont aussi été saccagées par les manifestants. La manifestation a dégénéré et fait quatre morts, notamment trois civils et un gendarme.

Ce samedi 17 janvier 2015, les manifestants sont encore descendus dans les rues, scandant des slogans hostiles à Charlie Hebdo et à la France. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes près de la grande mosquée de Niamey, où se déroulaient les émeutes. Il y eu une violente riposte des forces de l’ordre face aux protestataires qui ont largué des pierre contre la police.

Dans la soirée de ce samedi, le Président nigérien Mahamadou Issoufou a effectué une sortie télévisée pour annoncer le morts de cinq autres personnes. L’ambassade de France à Niamey a demandé à ses ressortissants d’éviter toute sortie, alors que le Quai d’Orsay a appelé les Français présents au Niger à renforcer la vigilance. De son côté, le Président nigérien a annoncé l’ouverture d’une enquête, et promis de punir les auteurs de violences.

afrik.com

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David Vincent : « Les journalistes de Charlie Hebdo ne sont pas des martyrs de la liberté d’expression »

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Depuis ce midi (mercredi 7 janvier), on ne parle plus que de cela : vers 11h30, trois hommes armés ont froidement assassiné onze personnes, dont deux policiers.

Cet acte avait été méticuleusement préparé. Les auteurs savaient qui ils visaient et pourquoi. Les victimes sont plusieurs caricaturistes, et autres contributeurs, du journal Charlie Hebdo. Ce journal d’extrême gauche est notamment connu pour ses prises de position anti-religieuses. Si le christianisme est sa première cible, depuis quelques temps, les auteurs avaient aussi commencé à s’attaquer à l’islam, ce qui, comme ils ont pu le constater, est nettement plus dangereux. Leur dernier dessin était celui-là :

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Visiblement, la provocation de trop.

Cette tuerie a profondément choqué l’opinion publique et a immédiatement déclenché une vive émotion, aussi bien au niveau national qu’international. Spontanément, de nombreux rassemblements ont eu lieu, les communiqués de presse se sont multipliés et les réseaux sociaux sont saturés par cette affaire, chacun voulant manifester son soutien aux victimes. Le nouveau slogan à la mode étant « Je suis Charlie».
Pourtant, je ne vous cache pas que j’ai ressenti un certain malaise face à tout cela. Le drame suscite toujours une réaction émotionnelle qui occulte bien souvent notre faculté rationnelle. Ce n’est donc pas forcément le meilleur moment pour publier cet article et c’est pour cela que j’ai quelque peu hésité à le rédiger. Néanmoins, je m’y suis finalement décidé car je pense, qu’au-delà de ce fait divers tragique, des questions plus importantes peuvent être soulevées et c’est sur celles-ci que j’aimerais revenir. Deux points seront abordés : La valeur des vies humaines et la liberté d’expression.

La valeur des vies humaines
La mort est un drame

Tout d’abord rappelons que d’un point de vue chrétien, la perte d’une vie humaine, même celle de notre ennemi, est toujours un drame. Par la bouche du prophète Ezéchiel (chapitre 33 verset 11), l’Eternel déclare : « Dis-leur : je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. »
Ainsi, même dans un cadre judiciaire, je suis par principe opposé à la peine de mort et je prône au contraire la justice restaurative (une invention mennonite dont j’aurai l’occasion de reparler). A plus forte raison, je suis donc opposé à toute forme de violence contre les êtres humains et je condamne, bien évidemment, avec la plus grande fermeté ces assassinats.
Toutes les vies ne se valent pas
Pour autant, je ne peux pas m’empêcher de constater une certaine injustice dans le traitement médiatique des morts. On rappelle, avec justesse, que c’est l’attentat le plus meurtrier en France depuis 1835, on en fait la une des journaux et on présente cela comme un drame national … pour au final onze morts. Onze morts de trop dira-t-on, oui je suis bien d’accord, mais en même temps qu’est-ce que onze morts à côté des milliers, des dizaines de milliers de victimes qui meurent actuellement dans l’indifférence la plus générale en Afrique, au Moyen Orient ou ailleurs ?
Je m’étais fait la même réflexion au moment de l’exécution d’un otage français par un groupe terroriste lié à l’Etat Islamique. Si la mort d’un être humain est toujours un drame, je ne peux pas m’empêcher de penser à la disproportion qui existe dans le traitement médiatique de cette affaire. Pendant plusieurs jours, on n’a parlé que de cela, alors que dans le même temps, l’Etat Islamique a exécuté plusieurs centaines de membres d’une même tribu (sunnite) sans que personne ne s’en soucie, en dehors de quelques spécialistes.
En dépit des belles déclarations théoriques, il faut bien constater que, dans la réalité, toutes les vies humaines n’ont pas la même importance.

La liberté d’expression
Une valeur fondamentale et un héritage à défendre

Le deuxième point qui me dérange est celui de la liberté l’expression. La liberté d’expression est certainement une des valeurs phares de notre République. Elle a été acquise au prix d’une lutte sanglante et doit être défendue. En France, la liberté d’expression est indissociable des philosophes des Lumières. Si en tant que chrétien je suis en désaccord avec leurs positions métaphysiques, en tant que chrétien j’approuve aussi leur combat pour la liberté sous toutes ses formes. Ne cachons pas les choses. Celui-ci a été en grande partie menée contre l’Eglise (et la monarchie, mais ce n’est pas mon sujet).
En effet, depuis plus de mille ans, l’Eglise s’était liée au pouvoir politique pour constituer un système religieux oppressif qui n’a pas hésité à mettre à mort les dissidents. Quand je dis « l’Eglise », je ne vise pas uniquement l’Eglise catholique, car les protestants, lorsqu’ils ont eu le pouvoir, n’ont pas fait mieux. Et d’une manière générale, tout en étant profondément croyant, je pense que lorsqu’une religion, quelle qu’elle soit, a eu le pouvoir, elle l’a toujours mal utilisé. Imposer des opinions religieuses par la force est certainement une des plus grandes erreurs de l’humanité. Au contraire, la foi authentique s’acquiert par une conviction personnelle et intérieure. En ce sens, le combat des philosophes des Lumières a été extrêmement profitable pour les croyants eux-mêmes.
Oui, il faut pouvoir discuter et débattre de tout. Oui, on peut critiquer intellectuellement les dogmes, les personnages et les textes d’une religion et je suis convaincu que le débat intellectuel, mené en toute honnêteté, est toujours profitable.

Du bon usage de la liberté d’expression

Mais justement, Charlie Hebdo n’est pas dans ce débat intellectuel. Charb n’était pas Voltaire et Cabu n’était pas Diderot. Charlie Hebdo c’est la vulgarité, la grossièreté, l’obscénité, le mauvais goût, la provocation gratuite, « bête et méchante ». Tout le contraire de la vraie liberté d’expression. Charlie Hebdo, c’est la liberté d’expression dévoyée, détournée et mal utilisée.

Censure et responsabilité personnelle

Que l’on soit bien d’accord. Je n’appelle à aucune forme de censure, ni de limite de la liberté d’expression par des voies étatiques. Je pense que les lois coercitives et liberticides ne sont pas une solution, aux problèmes en général, et à ce problème en particulier. Au contraire, il me semble que la solution passe avant tout par une auto-responsabilisation. En effet, le droit à la liberté d’expression ne peut être pleinement profitable que s’il est utilisé à bon escient, avec sagesse. Critiquer oui, mais à condition que cette critique soit réfléchie et intelligente.

La réplique du sage

Enfin, j’aimerais terminer en précisant un dernier point. A titre personnel, je ne suis pas choqué par les caricatures quelles qu’elles soient, y compris celles qui peuvent viser Dieu, qui est pourtant pour moi, en tant que chrétien, la personne la plus importante. Je pense en effet que ceux qui s’attaquent à Dieu et à la religion sont bien plus à plaindre que moi.
Toutefois, je comprends que des croyants, quelle que soit leur religion, puissent être choqués. Néanmoins, j’aimerais leur dire que dans ce cas, la meilleure chose à faire est tout simplement d’ignorer ces moqueries. Cela ne sert à rien de rentrer dans la polémique car celle-ci n’entrainera que du ressentiment et de la colère, et toutes ces émotions conduiront très vite la violence.
« Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. » Epître aux Romains 12:17

Conclusion

Pour conclure, je dirai que si la perte d’une vie humaine est toujours regrettable, je trouve en revanche que les réactions vis-à-vis de ce drame sont complètement disproportionnées au regard des autres tragédies qui se déroulent actuellement dans le monde.

Par ailleurs, quitte à choquer, je refuse de considérer ces caricaturistes comme des « martyrs de la liberté d’expression ». Non, les journalistes de Charlie Hebdo ne sont pas des martyrs de la liberté d’expression, juste des provocateurs imbéciles tombés sur plus bête qu’eux.

David Vincent

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Mali : Le président Kéita promet une université internationale à Tombouctou

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« Pour marquer dans du marbre mon ambition pour le Mali et matérialiser le rêve que je nourris pour sa jeunesse, j’ai décidé de lui offrir l’Université internationale de Tombouctou » déclaré Ibrahim Boubacar Keïta au cours de ses traditionnels voeux à la Nation.

Baptisée UNI-T, l’Université internationale de Tombouctou sera, selon le chef de l’Etat, « érigé sur les sables mythiques de la Cité mystérieuse, dans le voisinage immédiat des 333 saints Promettant à ses concitoyens « un joyau architectural », IBK voit dans ce projet « le remède contre l’obscurantisme, l’endroit où les étudiants du monde entier, dans un univers multilingue, viendront recevoir ce que nous sommes et donner ce qu’ils sont. »

Ville-musée regorgeant de centaines de milliers de manuscrits anciens, Tombouctou a abrité, à son apogée au XVème siècle, une université et près de 185 écoles coraniques qui dispensaient diverses matières (théologie droit, astrologie etc.) à plus de 25 000 apprenants de tous âges et de tous horizons, rappelle l’Agence de Presse Africaine.

Sélection : agence ecofin

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Mogho Naba : Le Chef des Mossi et chef spirituel du Burkina

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Le Mogho Naba est un souverain très respecté. Il est le gardien des coutumes, le chef suprême de l'administration, de l'armée et de la justice de l’empire. Il est assisté dans la gestion du pouvoir par un conseil dont les membres sont : Le Tansoba, deuxième personnalité de l'empire, chef de la guerre ne résidant pas à Ouagadougou. Il devra mourir sur le champ de bataille en cas de défaite ; Le Ouidi Naba, chef de la cavalerie ; Le Goungha Naba, chef de l'infanterie ; Le Baloum Naba, l'intendant et porte-parole de l'empereur. Son ancêtre était un neveu de la famille du Mogho Naba, Le Larlé Naba, chef des tombes royales, Le Kamsonghin Naba, chef des eunuques, Le Dapoya Naba, chef de la sécurité du Mogho Naba. A sa mort, c’est en principe son premier fils (le Nabikeega=fils aîné) qui lui succède s’il le mérite.

Le Mogho Naba est le descendant de la princesse Yennenga, mère du peuple Mossi, il est de la longue lignée des Ouédraogo fondateurs du Royaume Mossi. La liste des Mogho Naba de Ouagadougou, ainsi que le temps de règne sont récité chaque matin à l'arrivée de ce dernier.

L’actuel roi des Mossi, le Naba Baongon, est sur le trône depuis le 21 décembre 1982. Son véritable nom à l’état civil n’est jamais révélé au grand public et il est d’ailleurs formellement interdit de le prononcer. Nous avons eu l’honneur de le rencontrer durant notre séjour. Le palais du roi appelé Panghin, s’étend sur une superficie d’environ 15 hectares et est situé à Ouagadougou dans le quartier Bilbalogho. Ce fut une audience assez courte d’une dizaine de minutes, qui nous a toutefois édifiés. A cette audience, le roi était richement vêtu de sa tenue traditionnelle Faso Dafani et entouré, comme il est de coutume, de quelques enfants appelés Songda (serviteurs) et de son neveu qui a servi d’interprète pour l’occasion. Ce n’est pas que le Mogho Naba ne comprend pas le Français, mais il n’est pas admis qu’il s’exprime dans une autre langue que le Mooré. Des confidences faites par notre contact, nous retiendrons que le présent roi des Mossi incarne aujourd’hui et plus encore depuis les événements d’Octobre 2014, une grande autorité morale, un grand sage que l’on vient consulter pour toutes décisions importantes liées à la vie de la Nation. La cour du Mogho Naba a vu défiler au cours de la crise, des ténors de la vie politique Burkinabé avec en tête l’ancien président Blaise Compaoré, pour des conseils. L’opinion publique confère au Palais du Mogho Naba, pratiquement les mêmes attributions qu’une Ambassade, ce qu’on pourrait qualifier d’enclave diplomatique.

Le Mogho Naba : un « poète sportif »

On nous dit également que le Mogho Naba est un poète, à ses heures perdues. A défaut d’avoir pu les lire pour apprécier, nous avons juste eu la possibilité d’entrevoir de loin, les cadres accrochés au mur et qui contiennent ses écrits imprimés. Le Mogho Naba actuel fut par ailleurs, un grand footballeur. Ne pouvant plus exprimer toute l’étendue de son talent sportif sur le terrain, il se contente aujourd’hui de collectionner des ballons, des maillots, et autres accessoires lui permettant d’être toujours en connexion avec sa passion. Tous ces objets en plus de certains vestiges de la colonisation, sont réunis dans un musée qui jouxte le palais. Il parait que de grands joueurs comme Samuel Etoo, Didier Drogba, pour ne citer qu’eux, ne manquent pas de venir le visiter pour dédicacer leurs maillots.

D.I.S
Envoyée spéciale au Burkina-Faso

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A la découverte d’un média burkinabé : Radio OMEGA, «l’information en temps réel»

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En moins de trois années, elle a réussi à s’imposer dans l’univers médiatique Burkinabé comme la radio incontournable en matière d’infos « fraiches » et de proximité ! Radio Omega est  la coqueluche. Elle se targue même d’être la première sur « l’info africaine » démystifiant ainsi RFI sur le territoire du Faso. Radio Oméga, s’est faite véritablement remarquée par sa couverture des mouvements insurrectionnels d’octobre 2014, par sa livraison d’informations à chaud et à la minute près, grâce à des correspondants essaimés dans tout le pays. La jeune station tisse également son réseau de correspondants en Afrique dans les pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, le Nigeria et le Bénin.

Son slogan illustre bien les ambitions et la vision de son promoteur qui n’est rien d’autre que le correspondant de Rfi au Burkina Faso, Alpha Barry : « Radio OMEGA, l’info en temps réel ». Des jingles percutants, des voix toniques, une équipe de jeunes dirigée de « voix de maître » par Jean Paul Badoum. Cet ancien journaliste de la RTB, de la radio municipale de Ouagadougou et de Fréquence Espoir notamment, cumule une vingtaine d’années d’expériences dans le métier qu’il met avec grand enthousiasme au service d’un personnel fort d’une dizaine d’animateurs et de journalistes. Jean Claude Badoum est fier quand il proclame « Tout commence par l’info et tout finit par l’info ». Radio Oméga est sur 103.9 à Ouaga et 104.7 à Bobo Dioulasso et vous pouvez également écouter cette radio en ligne sur www.omegafm.net.  

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D.I.S
Envoyée spéciale au Burkina-Faso

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Villa de François Compaoré : Un musée pas comme les autres

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Mon immersion dans le décor de la capitale burkinabè se poursuit par la visite d’un lieu bien particulier. Modeste Konombo, journaliste et présentateur du journal de la chaine de télévision privée Canal 3, qui m’accompagne dans la découverte des symboles marquants de la Révolution d’Octobre, a éveillé ma curiosité en me parlant d’un musée qui selon lui, mériterait vraiment le détour, pour toute personne désireuse de comprendre un pan des évènements qui ont secoué le pays des hommes intègres il y a plus d’un mois. Pour qualifier ce lieu, Modeste a employé le mot « musée ». Je suppose que vous connaissez tous la définition du mot musée ? Sinon, je vous livre ici l’explication qu’en donne le Conseil international des musées : « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d'études, d'éducation et de délectation. » Voilà qui est clair. Voyons maintenant si la description de ce lieu bien particulier auquel je fais allusion, répond à cette définition.

Nous nous trouvons donc dans le quartier appelé Zogona, non loin du siège du Conseil de l’entente et pratiquement en face de l’Université de Ouagadougou, au coin du boulevard Charles de Gaulle, dans l’arrondissement de Baskuy, à Ouagadougou. Impossible de vous perdre avec toutes ces indications.

Le long d’une avenue en  terre rouge bien caractéristique de la ville, se dresse une bâtisse…ou plutôt, les vestiges de ce qui fût autrefois une grande et belle villa. Nous sommes juste à l’entrée de la maison de François Compaore, le frère de l’autre désavoué par son peuple et qui a pris la poudre d’escampette vers une destination « qu’on ignore ». « Vous avez tout compris ». Des vendeurs à la criée y ont élu « boutique ». Ils vendent aux nombreux visiteurs les DVD, les photos retraçant « les horreurs » du régime déchu, ainsi que les grandes articulations de l’insurrection populaire. Passé cette étape, on entre dans une grande cour…et là c’est vraiment la cour des désolations ! De cette grande villa, de ses vastes chambres, salons et dépendances, de sa piscine, de son jardin, de sa paillotte, il ne reste que des tas de pierres et de débris, des odeurs insoutenables que la rumeur populaire attribue aux restes de corps qui y auraient été sacrifiés à la cause immortelle du pouvoir du clan Compaore. Notre guide de circonstance, précise alors que cette maison est devenue désormais un musée, ce qu’on appelle ici « le musée des horreurs ». Les visites sont nombreuses d’autant qu’elles sont, gratuites. Pas besoin de tickets, pas besoin d’autorisation. Les lieux sont ouverts de tous les côtés. Ainsi, les badauds, hommes, femmes et enfants se pressent pour venir constater et confirmer les rumeurs. Oui, il y avait bien des lingots d’or dans les plafonds, oui des sacrifices humains étaient pratiqués ici. François Compaore appelé « petit président » gérait les affaires du pays pour et avec Blaise Compaore depuis ce qu’on appellera donc le petit palais, gardé à l’époque pendant une dizaine d’année, comme le confirme Modeste Konombo, par la garde présidentielle !! Ce qui était autrefois considérée comme une forteresse inviolable -la route qui y menait était barrée- est aujourd’hui un vaste champ de ruine. Les pilleurs du 31 octobre s’y sont donnés à cœur joie. Toute leur colère, leurs frustrations, contenues depuis plus de deux décennies s’est déchainé là en quelques heures. Ici, comme dans d’autres maisons habitées par les caciques de l’ancien pouvoir, se sont matérialisés la force et le ras le bol de tout un peuple debout, uni, solidaire, à la reconquête de sa liberté! La patrie ou la mort disait Thomas Sankara. C’est vrai, l’homme du 4 aout affirmait également que la liberté n’est pas l’anarchie, mais l’anarchie comme le dirait Leo ferré n’est-elle pas « la formulation politique du désespoir » ? Et justement qu’y a-t-il de plus dangereux qu’un peuple qui se sent acculé et que l’on pousse à bout.

Au sortir de cette visite, assez dérangeante je dois le reconnaître, je ne cesse de me dire naïvement certainement, qu’il aurait suffi d’un peu moins d’arrogance et de plus d’humilité pour éviter les extrêmes. Une notion qui malheureusement, devient une idée vaporeuse pour ceux qui se retrouvent un temps au sommet et finissent par perdre pied. A bon entendeur…

 

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Djamila Idrissou Souler depuis Ouagadougou

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Modeste Konombo est journaliste à Canal 3 depuis quatre ans. Canal3 est la première chaîne télévisée privée de Ouagadougou. Elle émet depuis 2002.

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La non-violence et le pardon changent le cours de l’histoire. Nelson Mandela, un témoignage de notre temps !

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Les actes naturels ordinaires sont vus comme extraordinaires par l’homme non ordinaire parce que l’homme non ordinaire vit extraordinairement ! La violence et la vengeance sont de nature animale alors que le pardon et la non-violence sont de nature humaine et ordinaire. Pourtant, lorsque l’homme se comporte conformément à sa nature ordinaire par la pratique de la non-violence et du pardon, les hommes non ordinaires le trouvent extraordinaire et lorsqu’il agit de façon sauvage, violente et vindicative contrairement à sa nature humaine, il est apprécié comme un homme fort et rassurant par l’homme non ordinaire! Nelson Mandela, homme ordinaire devenu maître de ses instincts, émotions et actes, manifesta certains aspects de sa vraie nature humaine par la pratique de la non violence et du pardon, et est célébré pour ainsi dire par les hommes de notre époque comme l’icone du pardon et de la non violence. Mais quel est le sens spirituel de ces attributs et de son exemple de vie ?

I- Le sens ésotérique du pardon et de la non-violence
Pour posséder la Terre, l’homme doit d’abord se posséder, il doit être maître de lui-même; or, est maître, celui qui maîtrise et domine ses pensées, ses émotions et ses actes. N’est donc pas maître, celui qui cède à l’agressivité, à la provocation et à la vengeance. Jésus- Christ propose le bonheur à travers la loi de non-violence en ces termes :
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite présente lui aussi la joue gauche, pardonnez à vos ennemis et faites du bien à tous ». Mais comment peut-on comprendre cette assertion divine si l’homme ignore sa véritable nature et l’important rôle que joue l’offenseur dans sa vie?
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite présente lui aussi la joue gauche»
Le prétendu offenseur qui veut gifler sa victime, frappe plus facilement et naturellement sur la joue gauche parce qu’il est en face de sa victime et c’est la joue gauche qui est plus apte à recevoir la gifle de la main droite à moins qu’il soit un gaucher pour frapper sur la joue droite. Mais, que veut dire Jésus-Christ dans son décret divin ? La joue droite est le symbole visible de la partie de l’homme qui reflète sa douceur, son innocence et son amour pour l’humanité. Le violent qui veut frapper sa victime sur la joue droite, doit retourner sa main ou la déformer pour y arriver. Or, toute déviation d’acte viole la loi naturelle et divine et son auteur pénètre dans l’orbite de la force de répulsion qui lui réintroduira cette énergie qu’il a violemment gaspillée, et ceci par la douleur. Mais sa victime, apparemment innocente, ne doit pas riposter. Mais plutôt, doit lui présenter « aussi la joue gauche » qui représente la croûte d’impuretés encore en lui, mise en service toujours par la force de répulsion à travers son bourreau. Si le violent a été machinalement conduit à frapper sa victime sur la joue droite apparemment, c’est parce les saletés, les impuretés et les méchancetés que renferme la joue gauche de sa victime, sont arrivées à son paroxysme au point où la confusion même de ses bonnes actions s’est installée. Il est donc normal, que la violence extérieure caractéristique rende compte de l’état interne de la déchéance de cette âme que traine la personnalité mortelle. C’est pourquoi la victime ne doit donc pas s’opposer à cette gifle ni s’en plaindre ou s’en venger. Il doit rompre avec le cercle infernal du mal et de la violence en étant doux, patient et tolérant. Car lorsque la cause lointaine en nous qui produit l’agressivité épuise son dynamisme, cette dernière cesse automatiquement. Mais, s’il réagit négativement et donne la pareille, il ne tirera aucune leçon ni aucun bénéfice de cette opportunité qui doit lui permettre de « solder ses comptes » et de s’enrichir. Il prolongera ainsi le règne du mal et toute sa vie peut devenir un affrontement perpétuel, un état de guerre permanent et sans fin. « Car on exige de nous ce que nous avons exigé des autres ; on nous impose ce que nous avons imposé; on nous oblige et nous force dans la mesure où nous avons obligé et forcé les autres. » Nous devons comprendre et retenir qu’une existence d’oppression est la suite logique d’une vie de pouvoir oppresseur. L’indulgence face à tous les écueils de la vie ordinaire est vivement recommandée par le Christ car toutes ces exigences, tous ces devoirs, ces obligations qui nous tenaillent ne sont que le reflet de nos propres actes vus à l’envers, comme l’image qui apparaît dans un miroir. Sachez aussi qu’aucune violence extérieure ne peut vous advenir si en vous il n’y a le germe interne de cette violence ! David n’a-t-il pas refusé d’égorger Saül malgré que ce bourreau lui ait été livré ? Jésus n’a-t-il pas remis l’oreille de Markus à sa place et n’a-t-il pas recommandé à Pierre de remettre son épée dans son fourneau en énonçant la loi de la force de répulsion ? « Qui tue par épée, périt par épée » L’homme ordinaire et normal comprend que les maux qui l’assaillent et les difficultés qui le rongent lui révèlent le travail de perfection qu’il a à faire et avec humilité, abnégation, persévérance et amour s’y attèle pour son mieux être et celui de l’humanité.

II- Nelson Mandela, un témoignage de notre temps !

Dans notre ouvrage intitulé Les Béatitudes, Véritables Clés du Bonheur, à la page 180 nous disions que: « Le monde de bonheur que propose le Christ a besoin des hommes tolérants et doux dont les comportements seront susceptibles à susciter chez leurs adversaires, le grain d’amour divin enfouis dans leur tréfonds. La violence est une négation de notre humanité, elle exprime l’état de notre conscience vis-à-vis de la justice divine. Le violent est un ignorant qui active davantage le feu de son propre enfer, seule la pratique de la non-violence démontre à l’homme sa parfaite compréhension de la loi de la justice divine et celle de l’harmonie naturelle. La pratique de la non-violence ouvre les portes de l’amour et accélère l’évolution de l’offensé et libère l’offenseur du pouvoir infernal du mal. » Le feu Président Nelson Mandela a confirmé les réflexions contenues dans notre Essai à travers sa vie de non-violence et du pardon. Ses vingt-sept années de prison ont été pour lui la préparation de sa rencontre avec YEHOVAH-Dieu sur le mont Sinaï à sa libération après assimilation des énergies des nombres 2 et 7 dont la somme théosophique est 9, soit 27 ans !!! Comme Moïse, il a été métamorphosé, et a reçu pour mission de révéler Dieu par ses attributs de Miséricorde, de Pardon et de la Non-violence! Par sa pratique effective et instructive de la non-violence et du pardon, Nelson Mandela s’est libéré lui-même, il a délivré son offenseur en rehaussant l’humanité !
III- Mandela par la pratique de la non-violence et le pardon change le cours de l’histoire !
1) Le pardon déclare indemne et non coupable l’offenseur
Le pardon est l’acte que pose l’homme raisonnable et perfectible et notre pardon délie notre offenseur qui n’est plus lié d’aucun lien ni sur terre ni au ciel. L’offenseur pardonné, pourra donc servir pour le bien de l’humanité. Cet acte de miséricorde témoigne de notre Justice, car le déclarant ainsi indemne et libre de tout mal vis-à-vis de nous, montre que nous ne le jugeons plus et que nous ne serons non plus jugés. Lorsque nous nous sentons offensés par une personne, nous devons chercher d’abord à comprendre la leçon que cache cette offense et non accuser l’offenseur qui nous offre l’occasion d’ascension. Le mal que nous répugnons à l’extérieur est en nous et nous demande de le vider du dedans de nous, afin que nous retrouvions notre vraie image. Ce n’est pas le personnage qui accepte nous libérer en jouant le rôle du bourreau qui sera notre mise en cause. La vraie mise en cause est la racine du mal qui gîte en nous et qui a besoin d’être déracinée. Le sorcier satanique qui nous rend la vie austère, nous demande de vider la haine de notre âme et de remplir notre coeur d’amour, car emplie d’amour, notre âme ne pourra jamais être atteinte par la sorcellerie qui se nourrit de la haine qui ne sera pas dans notre âme. La loi d’attraction l’empêcherait de trouver place en nous, parce qu’au aucun élément de sa nature ne réside en nous. Le traître qui nous trahit nous révèle la trahison qui est tapie dans notre âme et nous invite à la fidélité avec nous-même et avec les autres. Le vol dont nous sommes souvent victimes met à nu notre égoïsme et nous rappelle le partage qui devait nous porter vers les autres. Le voleur est donc la personne qui est dans la même condition psychique que nous, et qui, accepte jouer ce rôle afin de nous indiquer le danger que court notre âme à travers notre humanité individualiste et aveugle. Chercher à lui rendre la pareille par la vengeance, témoigne de notre aveuglement à ne pas tirer profit des circonstances providentielles pour la libération de notre âme et pour notre propre épanouissement. Déclarer indemne et libre l’offenseur et renoncer à toute vengeance est la preuve de notre clairvoyance, de notre maturité spirituelle. L’offenseur apparaît dans notre vie que lorsque nous avions rendue possible son invitation à travers nos pensées, nos émotions et nos actes contraires aux lois divines. Le pardonner est la preuve de notre grandeur d’âme, la preuve que nous avons compris le rôle que jour l’offenseur dans notre vie. Car il y a toujours plusieurs raisons pour lesquelles nous devons être prêts à pardonner mais jamais, aucune raison pour laquelle nous devons nous venger!

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Burkina-Faso : La liberté au prix du sang !

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La liberté ne se donne pas, elle s’arrache. Ce n’est pas aux millions de jeunes burkinabè sortis comme des essaims d’abeilles, dans les rues des villes et des campagnes de tout le pays qu’il faut expliquer longtemps le sens de cette assertion. Eux qui ont réussi à faire taire en eux la petite voix de la peur et des doutes, pour offrir à leur patrie l’espoir d’une renaissance ! Les Burkinabè ont accompli ce qui était encore de l’ordre de l’incroyable, de l’impensable et peut-être de l’impossible : chasser Blaise Compaoré du pouvoir ! Le monde entier s’en souvient encore ! Le monde entier en parle encore. C’était le 31 octobre dernier. Les chiffres officiels annoncés ont fait état de 625 blessés et 24 morts dont 5 prisonniers qui avaient tenté de s’enfuir de la Maison d’arrêt de correction de Ouagadougou. Pratiquement un mois après « ces évènements », les hommages ont été rendus à ces hommes et femmes tombés pour la patrie. Sur les 19 morts liés à l’insurrection, on dénombre 12 dans la capitale. Parmi ces 12, 5 ont été déjà enterrés. Ce sont les 7 autres qui ont été inhumés ce mardi 2 décembre au cimetière de Gounghin. Les obsèques nationales ont eu lieu hier matin, en l’honneur des victimes élevées au rang de héros nationaux. Les corps ont quitté le Centre hospitalier universitaire Yagaldo Ouedraogo pour la Place de la Nation, baptisée à nouveau de son nom originel, Place de la Révolution.
Et c’est en présence des nouvelles autorités du pays, que les familles des victimes soutenues par des milliers de personnes ont prié pour le repos de leurs disparus.
C’est Frédéric Nikiéma, ministre de la Communication, chargé des relations avec le CNT et porte-parole du gouvernement qui lira l’oraison funèbre d’une voix empreinte d’émotion à peine dissimulée. Aux martyrs de la révolution d’octobre 2014, il dira « Votre lutte ne sera pas trahie. Aujourd'hui, la nation entière vous accompagne à votre pied-à-terre. Sachez que nos larmes que vous voyez n'expriment pas le regret de votre départ, mais l'émoi de nos cris en cours, en gratitude pour votre oeuvre éternelle. Le Burkina tout entier s'incline sur vos tombes. Que la terre libre du Burkina Faso vous soit légère et que vos âmes reposent en paix».
Le Burkina est en deuil, mais le Burkina se relèvera
Joséphine Ouédraogo, la ministre de la Justice dira à son tour que les procédures d’enquêtes vont être ouvertes afin que les responsabilités soient situées et que justice soit faite. Paroles de consolation pour les familles ou réel engagement ? En clair, quelle est cette justice qui parviendra à éponger la douleur des familles des victimes…?
Toutefois, il est certain que s’il y a un temps pour pleurer, il y a aussi un temps pour guérir et un temps pour bâtir. Et en la matière, seul le temps fera son oeuvre !

Djamila IDRISSOU SOULER
Envoyée spéciale au Burkina Faso

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Fin 7èmes journées des Chargeurs Africains : Les recommandations et engagements

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Les  ministres des transports des Etats membres de l'Union des Conseils des chargeurs Africains se sont réunis le 11 Novembre 2014 à Brazzaville en marge des 7èmes Journées des Chargeurs Africains et au terme de leurs travaux ont rendu public, un communiqué appelant notamment à accompagner  l'Union des Conseils des Chargeurs Africains dans la mise en œuvre de la Vision et Stratégie 2015-2020.  Les Ministres demandent également à tous les Etats dont les Conseils des Chargeurs sont membres de l’Ucca de procéder à la ratification des instruments juridiques internationaux, régionaux et sous régionaux, notamment la Charte africaine des Transports Maritimes révisée et la Convention des Nations unies sur le contrat de transport international de marchandises effectué entièrement ou partiellement par mer dite « Règles de Rotterdam ». Ils demandent en outre, à l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de mener des actions de lobbying auprès des Organisations Internationales, Régionales et sous régionales en vue d’accompagner l’Union des conseils des chargeurs africains dans la mise en œuvre de sa nouvelle vision et stratégie de défense et protection effectives des intérêts des chargeurs africains ; à l'Union des Conseils des chargeurs africains et aux conseils des chargeurs  Africains de s'approprier l'Accord sur la Facilitation des Echanges de l'Organisation Mondiale du Commerce adopté à Bali en Indonésie en décembre 2013 et les autres instruments juridiques internationaux en la matière.

Les Ministres des Transports ont enfin pris l'engagement ferme de faire le lobbying auprès des Institutions sous régionales, régionales et internationales et des compagnies maritimes ou armements de l’Asie, des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe desservant les ports de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour le soutien résolu dans le processus de négociations des taux de fret et charges connexes, de réservation du cabotage sous régional, de renforcement des capacités des Conseils des Chargeurs, ainsi que de mise en place des infrastructures d’appui aux activités des Chargeurs.
Le Ministre Béninois des Transports était représenté à cette réunion par la Directrice Générale du Conseil National des Chargeurs du Bénin, Madame Nadine Dako Tamadaho.

Les travaux ont continué le 12 Novembre par la présentation des différentes expériences en matière de guichet unique, l’organisation administrative des Conseil des Chargeurs, le Chemin de Fer Congo Océan et les infrastructures réalisées par l’Angola. L’ensemble des exposés a permis aux participants de disposer d’une vision globale sur la facilitation des échanges.
La foire des 7èmes journées a été ouverte par la même occasion, permettant à des exposants de présenter surtout leurs organisations. Notons que la curiosité de la foire reste le stand de Vmk, la société de Vérone Mankou, le premier africain à avoir fabriqué un Smartphone. Le dernier né de la famille y est en vente, et plusieurs participants se le sont déjà procurés.
Les participants ont par ailleurs eu droit à une visite, le 13 Novembre, au Mémorial de Savorgnan de Brazza,  l’explorateur à qui la capitale congolaise doit son nom, ainsi qu’une visite au port de Brazzaville qui se situe sur le puissant Fleuve Congo.

De Brazzaville, François Adam,
envoyé spécial

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