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Société

Communiqué de Presse : Elumelu encourage le congrès des Etats Unis à considérer l’adoption de la loi electrify Africa (électrifier l’Afrique)

elume

Washington D.C. Le Janvier 28, 2016 :

M. Tony Elumelu, le Président de Heirs Holdings , Promoteur de la Fondation Tony Elumelu et Président de UBA –United Bank for Africa-  a fait appel au Congrès des Etats-Unis  pour l’adoption de  « la Loi Électrifier l’Afrique »,  soutenant que cette loi apportera beaucoup de changements en Afrique.

« Quand vous partez d’ici, appelez vos Représentant ainsi que  les dirigeants de la Chambre, et demandez leur d’adopter le projet de loi »  a exhorté Elumelu a un  auditoire rempli.

Le projet de loi va servir à maintenir et développer l’initiative Power Africa du President Obama, en codifiant l’accès à l’électricité comme l’une des priorités des Etats Unis en matière de politique étrangère pour l’Afrique. Il a déjà été adopté par le Sénat américain et sera prochainement soumis au vote aa la Chambre des Représentants des Etats-Unis la semaine prochaine.

S’exprimant à l’hôtel Marriott de Washington D.C,  au  « Sommet Power Africa », le Jeudi 28 janvier 2016, M. Elumelu a loué les efforts du  Président Obama qui a mobilisé le secteur privé pour  investir 43 milliards de dollar dans le secteur de l’Energie en  Afrique  à travers l’initiative « Power Africa ».

Selon M. Elumelu, l’Afrique doit surmonter le défi énergétique si elle aspire à devenir une puissance industrielle au vingt-et-unième siècle, relevant que « les coupures d’électricité  doivent être assimilées à des exactions.  Le genre d’exactions qui réveille l’activiste en chacun de nous».

Heirs Holding, entreprise d’investissement privée de Tony ELUMELU,  a promis, à travers la société  Transcorps Power, la somme de  $2.5 milliards pour la fourniture de 2.000 mégawatts d’électricité dans le cadre de l’initiative Power Africa. Actuellement Transcorps Power produit environ de 19% des besoins énergétiques du Nigeria avec le but d’augmenter la capacitéà 25% dans un futur proche.

« L’énergie touche et a un impact sur  la prestation des soins de santé, la création d’emplois,  l’éducation, l’industrie alimentaire,  la sécurité,  la  communication et tous les autres secteurs de l’économie. C’est inadmissible que 600 million d’Africains n’aient pas d’accès à l’énergie au 21ème siècle » dit Elumelu .

L’appel à Washington DC, suit la lettre commune adressée au Congrès des Etats-Unis, et  cosignée par M. Elumelu et le President du Groupe Dangote, M. Aliko Dangote, au nom du Groupe Des Dirigeants Africains du secteur de l’Energie (African Energy Leaders Group-AELG), qu’ils ont cofondé  avec d’autres leaders en janvier 2015. La lettre a aussi exhorté les membres de la Chambre des Représentants Américains à agir rapidement et à adopter cette mesure législative essentielle pour renforcer les efforts des Etats-Unis pour aider les Africains  d’avoir l’accès à l’électricité.

Poursuivant ses efforts de sensibilisation en faveur de l’Afrique, Elumelu s’est  également exprimé le même jour devant la Commission Commerciale Internationale Américaine sur le sujet de « L’avenir de la Relation Américano-africaine dans le secteur du commerce et de l’Investissement ». Présidé par l’Ambassadeur Michael Froman, le Représentant des Etats-Unis pour les questions commerciales, l’audition s’inscrit dans les efforts déployés par le gouvernement américain afin de poser des bases solides pour les prochaines phases de son partenariat économique avec l’Afrique.

En tant que chef d’entreprise et leader éclairé, M. Tony Elumelu était invité à partager ses idées au sujet de l’évolution des relations commerciales  et financières Américano-africaine et ce,  au-delà de l’accès préférentiel  des produits africains au marché américain - dans le cadre de l’AGOA-  en incluant  des accords de libre-échange et des traités d’investissements.

Prenant la parole à l’audition, M. Tony Elumelu a déclaré que l’Afrique n’a pas besoin d’un autre  accord commercial ou d’un programme préférentiel et a fait un appel pour la mise en place d’un nouveau paradigme dans les relations commerciales et d’investissement avec l’Afrique. Il a déclaré que « C’est le moment d’évoluer  au-delà des échanges déséquilibrés des matières premières bon marché pour des produits finis chers, qui défavorisent  l’Afrique, vers des échanges  qui assurent le transfert de technologies et le développement économique durable,  générant des retours économiques énormes pour des investisseurs et créant de nouveaux emplois pour les deux parties ».

Il a suggéré trois approches pour réaliser ces objectifs : l’application des principes de l’Africapitalisme ; Il faut se concentrer sur l’identification et l’activation des chaines de valeurs spécifiques ainsi que sur la promotion de l’esprit d’entreprise. « L’Africapitalisme peut aider à former le nouveau paradigme commercial parce que les gouvernements, les donateurs et le secteur privé travaillent ensemble avec ‘un objectif commun’  dans le but d’assurer la création des programmes nationaux et des politiques de soutien dans les secteurs spécifiques avec des objectifs liés, afin que le secteur privé puisse intervenir avec le capital et le savoir-faire nécessaire à  la réalisation de ces objectifs, que ce soit à travers la production de tonnes de céréales, de mégawatts d’électricité produits ou de parcs industriels crées » a-t-il déclaré .

A part M. Elumelu, les témoignages de  M. Donald Kaberuka, l’ancien Président de la Banque Africaine de Développement, de M. Jim Kolbe, Président de JTK Consulting, de M. Tom Hart, Administrateur One Campaign et de  M. Scott Eisner, Président de la Chambre de Commerce des États-Unis ont aussi été recueillis. D’autres participants, parmi lesquels le Sénateur Johnny Isakson, qui a déclaré que l’AGOA est un principe gagnant-gagnant pour les Etats-Unis et l’Afrique, divulguant qu’un marché Sud-Africain a été ouvert  pour produits les avicoles avec son état d’origine la Géorgie et  ainsi que le Delaware.

En affirmant au cours de l’audition que « L’Afrique à autant besoin des Etats-Unis, que les Etats-Unis ont besoin de l’Afrique », Froman a fait remarquer  que les prochaines décennies seront très importantes pour l’économie mondiale du fait de l’augmentation des consommateurs africains. Pour façonner la prochaine loi liée aux relations avec l’Afrique, il a déclaré que le Bureau du Représentant des Etats Unis pour les questions commerciales discute avec ses partenaires africains, de l’industrie et la société civile, le milieu universitaire et les communautés d’investisseurs, ainsi que les fondations aux Etats-Unis et en Afrique pour les modalités à suivre.

« Ces informations sont critiques dans l’élaboration d’un rapport public destiné au Congrès en Juin de cette année qui va servir de guide dans l’avancement du programme commercial et d’investissement Américano-africain » a conclu l’Ambassadeur Froman.

Les activités d’Elumelu aux Etats-Unis viennent après la visite récente d’une délégation des membres du Conseil consultatif Présidentiel d’Obama en charge de la gestion des affaires en Afrique - Obama’s Presidential Advisory Council on Doing Business in Africa (PAC-DBIA)-, ainsi que des représentants de plusieurs agences gouvernementales axées sur le commerce et l’investissement.

Cette délégation, dirigée par l’Honorable Penny Pritzker – la secrétaire au commerce des Etats-Unis,  menait une mission de collecte d’informations pour  documenter le rapport à remettre au Président Américain au sujet des recommandations permettant de renforcer les échanges  commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique, ce qui aboutirait à une croissance mutuellement avantageuse.

M. Elumelu a accueilli la délégation à Lagos, afin de leur donner l’occasion de dialoguer directement avec les entrepreneurs en herbes choisis du Programme Entrepreneurial Tony Elumelu (Tony Elumelu Entrepreneurship Programme-TEEP) ; une initiative audacieuse qui fournit le capital d’amorçage, la formation, le mentorat et une plate-forme de réseau pour 10.000 entrepreneurs africains au cours d’une période de 10 années.  

Avec la contribution de $100 million de la part du philanthrope africain, le programme, qui a commencé l’année dernière avec 1.000 bénéficiaires, est actuellement dans sa deuxième année avec 1.000 bénéficiaires supplémentaires  du continent qui vont participer et profiter du programme de développement entrepreneurial de  2016.


Source Externe

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Solidarité communautaire : Al Hadja Mariya Sanusi Dantata en visite privée à Cotonou

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Al Hadja Mariya Sanusi Dantata a visité Cotonou hier 7 Janvier 2016. Une visite privée qui avait pour but de présenter les condoléances à El Hadj Mounirou, un opérateur économique béninois, qui avait à ses côtés une forte communauté d’opérateurs économiques hausa.

Al Hadja Maria Dantata, mère du milliardaire nigérian Aliko DANGOTE est arrivée à Cotonou à bord de son jet privé en provenance de Kano, dans le nord du Nigeria. Elle était accompagnée d’une forte délégation. A sa descente d’avion, elle a été accueillie par l’Ambassadeur du Nigeria au Bénin et quelques représentants de la communauté hausa. Après, la délégation s’est ébranlée vers Gbegamey derrière le siège de l’opérateur télécom Bell Benin où l’attendaient plusieurs opérateurs économiques, des membres de la communauté musulmane.

Imam Mohammed Kabir, imam central de Place Bulgarie, Bachir Amar Taleb homme d’affaires algérien, El Hadj Daouda Lawal, mais aussi Mama Abdou Wahabou, Mama Ibrahim étaient aux côtés de El Hadj MOUNIROU pour recevoir l’hôte de marque. La visite s’est poursuivie par des échanges avec la famille, les femmes présentes et les hommes d’affaires cités plus haut. Honorés  de cette marque de sympathie, ils vont présenter leurs salutations à l’hôte. Beaucoup de personnes présentes ont été touchées par sa simplicité et la gentillesse naturelle qu’elle dégage. Récemment Al Hadji Aliko DANGOTE Président de la Fondation qui porte son nom, a posé la première pierre d’un hôpital de 1000 lits du nom d’Al Hadja Mariya Sanusi Dantata d’un coût évalué à 9 Milliards de nos francs.

Cette visite honore notre pays et les relations de qualité entre les communautés hausa de part et d’autre de la frontière. Elle constitue également une grande marque d’amitié et un signal chaleureux à l’endroit d’El Hadj Mounirou.

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Fin de l’atelier régional sur les outils Asd, Gar et Mcpd : Le chemin balisé pour une meilleure opérationnalisation des Odd

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Ouvert le 14 décembre 2015 au Palais des congrès à Cotonou, l’atelier régional de formation des pays francophones d’Afrique aux outils Asd, Gar et Mcpd pour la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a pris fin vendredi 18 décembre dernier. Pour les 76 participants venus de 14 nations, les objectifs et attentes sont atteints.

L’objectif du séminaire régional conjointement organisé par le gouvernement du Bénin, l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue), était de faire l’état des négociations sur le programme de développement durable à l’horizon 2030 (Pndd-H2030) des Nations Unies et d’introduire les outils Gar, Asd et Mcpd en perspective de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd). Ainsi, avec des formateurs expérimentés venus de l’université de Quebec à Chicoutimi, du Pnue, de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), de Global Shift et du Corade du Burkina Faso, les participants ont travaillé sur des outils de priorisation des cibles des Odd, la grille d’analyse du développement durable de la Francophonie (Gadd-f). Ils ont aussi élaboré de proposition de projet au financement des fonds d’affectation spéciale du 10Yfp pour les Mcpd et une feuille de route pour les Pndd-H 2030. Au terme des 5 jours d’assise, des recommandations ont été formulées. Elles portaient entre autres sur la mise en place d’un cadre législatif favorable  pour la promotion des initiatives en faveur du développement durable, la désignation par tous les pays des points focaux du 10 Yfp, la soumission des politiques et programmes aux outils d’analyse du développement durable. Dans son discours au cours de la cérémonie de clôture de l’atelier, le représentant du Pnue, Angèle Luh s’est réjoui « des résultats très positifs » auxquels sont parvenus les participants. A en croire ses propos, les outils étudiés sont non seulement complémentaires, mais constituent une base solide pour un bon accomplissement de la mission. « Sans ces outils nous ne pouvons assurer le développement durable dans nos pays », a confié le représentant du Pnue tout en rassurant les différents pays présents de l’engagement de sa structure à les accompagner dans la réalisation des Odd. Pour Jean Claude Kèkè, Directeur de cabinet du ministère en charge des Odd, représentant le ministre d’Etat, le professeur Amoussouga Géro, cet atelier qui vient après celui de 2013, était le bienvenu en ce sens qu’il aiderait les Etats dans la conception et la cohérence des politiques et programmes, puis de « rompre avec l’improvisation dans la prise de décisions politiques ».

M.M

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34e Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) : Le Bénin reconduit pour un an à la tête de l’institution

ABN

(Une prime au bilan satisfaisant du Ministre Christine Gbédji-Vyaho)
Au terme des travaux de la 34e Session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) qui s’est tenue à Cotonou du 21 au 22 décembre 2015,  tous les Etats représentés ont reconduit le Bénin à la tête de l’institution pour un autre mandat d’un an.  Un véritable témoignage de la confiance renouvelée au Bénin  et surtout une reconnaissance du bilan positif du ministre de l’eau, Christine Gbédji-Vyaho après seulement six mois de gouvernance.

L’une des grandes résolutions issues du Conseil des ministres des pays de l’Autorité du Bassin du Niger a été le choix porté une fois encore sur le Bénin pour diriger  l’institution pour un an à compter du 8 janvier 2016.  Dans le communiqué final qui a sanctionné la fin des travaux, l’ensemble des ministres et représentants des pays membres, ont à l’unanimité accepté cette prorogation qui honore le Bénin.

Si cette reconduction est une preuve de la confiance des membres pour le Bénin et les autorités en charge de l’eau, elle est surtout le fruit du travail remarquable du ministre de l’eau, Christine Gbédji- Vyaho reconnu par tous ses pairs.

En effet, arrivée dans un contexte où l’institution connaissait des difficultés de fonctionnement, elle a, en peu de temps, travaillé à la remettre sur orbite. Avant l’organisation réussie de la 34e session, Mme Christine Gbédji-Vyaho a,  à son actif, la participation remarquable de l’ABN à la COP 21. Pour tous les membres, le leadership et l’engagement du ministre béninois de l’eau pour la bonne gouvernance de l’institution au profit des populations du bassin, et cela conformément aux recommandations des chefs d’Etat sont aussi remarquables. Tout ceci a permis de sortir l’ABN des sentiers battus. Aujourd’hui, l’espoir renaît pour cette institution qui regarde l’avenir avec beaucoup d’optimisme.

On retient surtout avec les résolutions prises au cours de la 34e session ordinaire du Conseil des ministres, d’importantes étapes pour les prochains mois. En premier lieu, il convient de retenir, la tenue à Cotonou au Bénin, du 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du 4 au 8 janvier 2016, l’Organisation d’une session extraordinaire du Conseil des ministres pour l’adoption des résultats de l’audit institutionnel et organisationnel toujours à Cotonou, et l’organisation de la 25e session ordinaire du Conseil des ministres prévue pour la première quinzaine du mois d’octobre en 2016.

Avec ces rendez-vous importants, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) sortie grandie de sa participation remarquable à la COP 21, est appelée à consolider ses acquis et davantage renforcer son ancrage dans les pays membres à travers le développement de projets transfrontaliers.

Sur le plan des projets ou réponses à apporter  pour faire face à la forte vulnérabilité des ressources naturelles du bassin transfrontalier de la Mékrou, au Bénin, au Burkina-Faso, et au Niger avec les changements climatiques, la session de Cotonou a permis aux membres, de reconnaitre la pertinence du projet « L’eau pour la croissance et la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mékrou ». Egalement, cette session a donné l’occasion aux membres de souligner la pertinence de la mise en place d’une stratégie de gestion intégrée des ressources en eau pour la croissante verte dans le bassin transfrontalier de la Mékrou avec des éléments phares relatifs à la sécurité alimentaire, le développement urbain et rural approprié et la protection de l’environnement pour faire face aux défis du changement climatique. C’est pourquoi, dans le cadre de ce projet, les membres ont adopté l’accord-cadre de Coopération pour le dialogue politique dans le bassin transfrontalier de la Mékrou, par les ministres en charge de l’eau du Bénin, du Burkina-Faso et du Niger sous l’égide de l’ABN.

Avec le Bénin et son ministre de l’eau à la tête de l’ABN, l’institution prend un nouvel envol pour non seulement redonner confiance aux partenaires mais surtout répondre aux préoccupations des populations de tout le bassin.

A.T (Coll.)

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Tout sur l’énergie : Quel avenir pour les énergies renouvelables en Afrique?

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Les pays africains peuvent doper leur économie et lutter contre le changement climatique en misant sur les énergies renouvelables. Telle est la conclusion de nombreuses études réalisées sur la question. Toutefois, les installations photovoltaïques,  éoliennes etc … répandues en Europe, restent rares sur le continent noir qui possède pourtant un immense potentiel dans ce domaine, notamment dans l’énergie solaire, du fait de son ensoleillement extrêmement important. Pour illustrer cette problématique, l’expert consultant en Energie, Ferdinand M. AGOSSOU, nous propose cette semaine des avis d’experts sur la question.

L'Afrique est dotée d'importantes ressources en énergies renouvelables qui, pleinement exploitées, peuvent transformer l'image de l'Afrique d'un continent souffrant d'une pauvreté endémique en une puissance économique capable de stimuler l'ensemble de l'économie mondiale.

Prenons en compte les éléments suivants :

•    La population africaine augmente continuellement et atteindra le cap des 2 milliards d'ici 2050 ;
•    L'Afrique bénéficie d'un des taux de croissance les plus forts au monde avec une moyenne de 4,4% sur les 5 dernières années et il est prévu que cette croissance se maintienne voire même qu'elle s'accélère au cours des 10 prochaines années ;
•    Malgré ces taux de croissance enviables, un Africain sur trois (approximativement 600 millions de personnes) n'a aucun accès à l'électricité. En Afrique sub-saharienne, deux-tiers de la population n'a pas accès à l'énergie et ce pourcentage est encore plus élevé dans les zones rurales ;
•    Ceux qui sont suffisamment fortunés pour avoir accès à l'électricité paient un prix trois fois plus élevé que les consommateurs aux Etats-Unis et en Europe !

Imaginez le potentiel d'une Afrique auto-suffisante en énergie. Imaginez une Afrique où l'électricité est abordable et où les entreprises peuvent développer leurs activités et employer de la main d'œuvre locale. Imaginez une Afrique où l'accès à l'électricité peut transformer les vies et créer des opportunités d'emplois en accélérant l'innovation et la croissance. Imaginez, enfin, une Afrique où, à long terme, un marché de 2 milliards de consommateurs peut transformer l'économie mondiale !

Un potentiel non négligeable

Nul besoin de l'imaginer car il ne s'agit plus d'un rêve. Nul besoin non plus de s'inquiéter de l'impact environnemental lié à l'exploitation des ressources d'énergie en Afrique, comme cela a pu être le cas en Chine ou en Inde. En effet, tout comme les technologies mobiles et de l'internet ont changé le monde en apportant la communication dans les zones les plus reculées, de même les énergies renouvelables peuvent transformer les vies et protéger l'environnement en facilitant la fourniture d'une électricité accessible et abordable à des millions d'Africains. Ainsi que l'a précisé le Président Barack Obama en lançant le plan des Etats-Unis dénommé "Power Africa", "l'accès à l'électricité est essentiel aux opportunités d'aujourd'hui".

L'Afrique possède parmi les meilleures ressources d'énergies renouvelables au monde. Outre son potentiel considérable en matière de production hydraulique et géothermique, le continent bénéficie d'abondantes radiations solaires tout au long de l'année et les experts ont unanimement confirmé que l'énergie éolienne y est exploitable à grande échelle. Cependant, ces atouts exceptionnels demeurent largement sous-utilisés alors qu'une majorité de la population africaine ne dispose pas d'un accès aux services énergétiques de base. Selon la Banque mondiale, l'Afrique aurait besoin d'un apport annuel de 7 GW de production électrique pour faire face à la demande croissante d'électricité, alors que seulement 1 GW est effectivement ajouté chaque année. Ainsi, les technologies en matière d'énergies renouvelables peuvent - et doivent - jouer un rôle clé afin de combler le déficit énergétique en Afrique.

Comment y parvenir ? L'un des obstacles principaux à la distribution d'énergie, notamment dans les zones rurales et reculées de l'Afrique, est le manque d'infrastructures de transport et de réseau. La construction à grande échelle de telles infrastructures peut s'avérer à la fois très couteuse et économiquement non justifiée si le marché desservi n'est pas en mesure de rembourser les coûts d'investissement. Alors que les gouvernements ont comblé le manque d'investissements privés en subventionnant la construction de ces infrastructures de transport électrique, ces projets ne sont pas viables sur le long terme car le recours aux fonds publics limite dans le même temps la capacité de ces gouvernements de développer d'autres infrastructures essentielles (écoles et hôpitaux notamment).

Un cadre réglementaire en construction

L'atout dont dispose l'Afrique en matière d'énergies renouvelables repose sur des ressources abondantes, généralement très rentables, pouvant être exploitées facilement dans les zones les plus reculées afin de répondre aux besoins existants. Cependant, certains acteurs du secteur privé ont le sentiment que les gouvernements ne sont pas suffisamment engagés dans le développement et la mise en place du cadre institutionnel et réglementaire nécessaire à leurs investissements.

A titre d'illustration, deux projets lancés récemment, respectivement au Cameroun et au Sénégal, démontrent, au contraire, la possibilité de mettre en place en Afrique des projets d'énergies renouvelables économiquement viables sur le long terme. En effet, dans ces deux pays, un cadre institutionnel et réglementaire relativement bien développé est déjà en place afin de faciliter le financement de ces projets et les investissements du secteur privé. Dans le cadre du projet de Bafoussam (détaillé ci-dessous), les auteurs conseillent la municipalité sur le développement du schéma juridique et contractuel nécessaire à la mise en place du projet sous forme de partenariat public-privé (PPP).

Le projet de Bafoussam vise, notamment, l'électrification de communautés rurales à travers la mise en place d'un mini-grid hybride solaire-biomasse afin de produire de l'électricité et de permettre ainsi une croissance rapide de l'agro-industrie locale. Le projet transformera les déchets de biomasse issus des exploitations agricoles et utilisera l'énergie solaire durant la journée pour produire une énergie propre et renouvelable afin de répondre à la demande d'énergie. Dans la mesure où dans beaucoup de pays africains le pic de la consommation énergétique est atteint en soirée, l'énergie produite grâce à la centrale biomasse permettra de faire face à cette demande tout en demeurant rentable économiquement.

L'avenir est dans le mini-grid

L'utilité du projet pour les communautés rurales n'est pas uniquement de permettre l'accès à une énergie issue de ressources locales propres et renouvelables mais également, pour elles, d'être – pour la première fois - auto-suffisantes en énergie. Pour avoir accès à l'électricité, ces communautés rurales ne dépendront plus de larges installations électriques situées à plusieurs centaines de kilomètres et nécessitant la construction d'infrastructures de transport. En effet, l'installation d'un mini-grid permet de regrouper en un seul projet la totalité des infrastructures de production, de transport et de distribution de l'énergie.

Les projets d'énergies renouvelables sous forme de mini-grid ont ainsi le potentiel de transformer le paysage énergétique de l'Afrique. Tout comme la révolution technologique a permis "d'aplanir" des pays en développement comme l'Inde, la "révolution" des énergies renouvelables a la capacité de faire de l'Afrique un continent auto-suffisant en énergie et de changer ainsi à tout jamais la vie de ses habitants.

Source : Avis d'expert proposé par Sanjoy Jay Bose et
Pierre Madelin du cabinet Heenan Paris,Acteur du
développement des EnR en Afrique.

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Alliance des Béninois résidant à New-York, New-Jersey et Connecticut '', : Denis Atchadé Assongba prend les commandes

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Elu à la majorité absolue lors de l'Assemblée générale élective du dimanche 8 novembre 2015, à New-York, Denis Assongba, prend désormais les rênes de l’Alliance des Béninois résidant à New-York, New-Jersey et Connecticut ''. La cérémonie de passation de charges avec l'ancien bureau a eu lieu dimanche 20 décembre 2015 à 12 heures  précises, à 1315 Olmtead Avenue, dans le Bronx  à New-York.

A sa  prise de fonction, le nouveau Président, Denis Atchadé Assongba, a affiché clairement ses ambitions pour l’Association. Il entend relever les grands défis et surtout améliorer l'image de la communauté dans le concert des autres associations de la diaspora africaine. D’ores et déjà, le Président de Alliance des Béninois résidant à New-York, New-Jersey et Connecticut '', affiche sa volonté d’œuvrer à l’union de tous les Béninois : " Je voudrais vous dire que je suis pour l'union de tous les Béninois », a-t-il déclaré. « Je ne suis pas le Président d'une faction de Béninois », a martelé Denis Atchadé Assongba. Il a donc assuré de sa loyauté et son dévouement à tous les Béninois, qui qu’ils soient : « Je m'oppose et ne me dévouerai à aucune façon à la division », rassurera Denis Atchadé Assongba. « Je considère que chaque Béninois est suffisamment sage et conscient de la nécessité pour nous d'être et d'avancer ensemble », a-t-il poursuivi. Dans cette perspective, et pour favoriser l’union véritable, la première assemblée générale de l'alliance des Béninois de New-York new jersey et Connecticut aura pour thème: la réconciliation, l'entente et la non-discrimination. L’autre préoccupation chère au à Denis Atchadé Assongba est celle relative à la jeunesse : « Que devons-nous et pouvons-nous faire pour nos jeunes?, s’est-il interrogé. En réponse, il promet tout son soutien et son écoute. Il invite donc les jeunes à exprimer leurs préoccupations afin qu'ensemble des initiatives puissent être envisagées en leur faveur.

Thomas AZANMASSO

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COP21 : Le plaidoyer de la Coalition nationale Action/2015

environnement

La Coalition nationale Action/2015 Bénin a entretenu le jeudi 10 décembre 2015 la presse sur les actions du mouvement, les nuisances des changements climatiques et les enjeux de la rencontre de Paris. Occasion pour l’équipe de coordination de faire des plaidoyers à l’endroit des dirigeants du monde.

Selon la présentation du directeur exécutif de Craddes Ong, M. Yacinthe  Vidéou Agbadjagan, la Coalition nationale  Action 2015 regroupe de milliers ONG et a entrepris une série d’actions dans le but de lutter contre les nuisances des changements climatiques, relever les défis et enjeux de la COP21 et profiter pour lancer un appel aux dirigeants du monde. L’entretien avec la presse fait suite à la marche gigantesque organisée par la coalition le 30 Novembre 2015 à Cotonou, veille du démarrage de la COP21 afin de lancer un appel à tous les dirigeants du monde qui y participent depuis une dizaine de jours. En effet, Action/2015 est une coalition mondiale grandissante réunissant plus de deux mille organisations de la société civile réparties dans 100 pays à travers le monde et coordonnée par Mme Marie Lotis. Au Bénin, elle est coordonnée par Gold Ong, Social Watch Bénin et Craddes ONG. Elle puise ses ressources financières dans les cotisations propres et un appui venant du niveau international de Action/2015. Action/2015 Bénin s’est également engagée à faire des plaidoyers à l’endroit des pouvoirs publics afin d’œuvrer pour la prise des décisions en faveur des populations. L’année cruciale 2015 reste selon le présentateur, celle d’intensification des actions en vue d’une lutte efficace contre les changements climatiques dans le monde. Et c’est à juste titre que la coalition au niveau du Bénin a lancé ses actions de 2015 le 15 janvier 2015 afin de convaincre sur la nécessité aussi bien pour les dirigeants que pour les populations de fédérer les efforts pour combattre efficacement les changements climatiques. A cette occasion, les tenants et aboutissants ainsi que les objectifs de la campagne avaient été présentés aux participants. Son coordonnateur national est également revenu sur les questions relatives aux pays africains qui subissent énormément les effets des changements climatiques alors qu’ils émettent moins de gaz à effet de serre. Il a déploré le non aboutissement de certains grands points en faveur des pays africains, la date de l’effet de l’accord prévu pour 2020. Les questions relatives au niveau du réchauffement climatique et le financement des stratégies d’adaptation aux effets des changements climatiques ont été également passées au peigne fin au cours de cette rencontre.

Kola PAQUI

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Célébration des 70 ans de la Fao : Le Frère Godfrey Nzamujo reçoit la médaille commémorative

FAO

Dans le cadre de la commémoration de ses 70 ans d’existence, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a procédé à la distinction du frère Godfrey Nzamujo pour sa contribution décisive à la réalisation de ses objectifs. La cérémonie de remise de la médaille s’est tenue mardi 15 décembre 2015 dans la salle de conférence de la représentation de la Fao à Cotonou.

Fidèle à sa mission d’œuvrer pour un monde libéré de la faim,  dans lequel la sécurité alimentaire et l’agriculture contribuent à améliorer le niveau de tous, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a mené d’importantes luttes les quinze dernières années. Plusieurs initiatives ont donc permis la réalisation de grands progrès dans de nombreux pays du monde. Et pour marquer son 70e anniversaire, la Fao a décidé d’attribuer une distinction spéciale à quelques personnalités dans le monde, qui par leur génie, leur engagement et leurs réalisations sur le terrain, ont contribué de façon décisive à l’accomplissement de son mandat. Parmi ces personnalités figure le Frère Godfrey Nzamujo qui, à travers son modèle du Centre Songhaï, a apporté une contribution innovante, dynamique et holistique pour la transformation de l’agriculture africaine. Ainsi, pour marquer la reconnaissance de la Fao à l’immense œuvre qu’il a accomplie durant les 30 dernières années, et pour honorer son engagement en faveur d’un développement durable des zones rurales, le Directeur général de la Fao a décidé de lui décerner la médaille commémorative du 70e anniversaire de la Fao.

Des sentiments de reconnaissance

En recevant cette distinction, l’heureux récipiendaire, le frère Godfrey Nzamujo, a exprimé ses sentiments de reconnaissance à l’endroit de la Fao. Il a fait part de sa gratitude à ses parents, amis et compagnons, ainsi qu’à tous ceux qui ont cru en sa vision de changerl es manières en Afrique. Pour Godfrey Nzamujo, l’essentiel n’est pas de réussir à tous les coups, mais plutôt, de rechercher de nouvelles ressources, pour rebondir après les échecs. « L’Afrique est tellement riche, mais tellement pauvre », a déclaré le promoteur du Projet Songhaï. Il faut donc mobiliser ses nombreuses ressources pour promouvoir la prospérité et le bien-être des peuples,va-t-ilconseiller. Le représentant résident de la Fao au Bénin, Docteur Tiémoko Yo, a fait part de la reconnaissance  du Système des nations-Unies et ses encouragements au lauréat. Pour sa part, la représentante résidente du Système des Nation-Unies Rosine Sori Coulibaly, a remercié la Fao pour avoir identifié un homme aux qualités exceptionnelles et a adressé ses vives félicitations à l’heureux du jour. Godfrey Nzamujo est diplômé en théologie et est entre autres, titulaire d’un doctorat en économie et ingénierie.

Thomas AZANMASSO

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Cop 21 : L’accord sur le climat adopté (La rencontre de Paris, un progrès)

cop21
L'accord sur le climat a été adopté à Paris par les 195 pays de l'assemblée de la conférence extraordinaire de la COP21. L'accord sert à réguler le réchauffement climatique, en le limitant à 1,5 degrés.

"Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n'entends pas d'objection, l'accord de Paris pour le climat est adopté!", a clamé en début de soirée le président de la COP21, Laurent Fabius, suscitant une "standing ovation" de plusieurs minutes, des embrassades et des cris de joie. "C'est un petit marteau mais il peut faire de grandes choses", a-t-il déclaré en abaissant sur la table une deuxième fois l'emblème fatidique.

Ensuite, le président français François Hollande est monté à la tribune puis a tenu la main du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et celle de son chef de la diplomatie Laurent Fabius.

"Fantastique", s'est exclamé l'ancien vice-président américain Al Gore en applaudissant parmi les ministres et délégués venus du monde entier, parmi lesquels la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication Doris Leuthard. Le DETEC s'est immédiatement réjoui de l'adoption de cet accord, précisant que les"actes doivent suivre les paroles".

Il n'y a pas eu de vote à proprement dit au Bourget, le consensus étant requis dans le cadre de la Convention climat de l'ONU.

Dernier écueil

"Nous croyons que cet accord peut marquer un tournant vers un monde meilleur et plus sûr", a estimé Edna Molewa, la ministre sud-africaine de l'Environnement, représentante des pays en développement. "Le texte que nous avons devant nous n'est pas parfait, mais je crois qu'il représente une base solide à partir de laquelle nous pouvons agir".

Peu avant l'ouverture de l'ultime séance plénière, un différend sur la formulation d'un des articles du projet avait pourtant retardé pendant près de deux heures les dernières tractations. Les Américains voulaient changer un "shall" (devra) en "should" (devrait) dans un article portant sur l'engagement des pays développés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Le paragraphe incriminé a finalement été corrigé, Laurent Fabius évoquant des "clarifications sur des corrections purement matérielles". La session finale a ainsi pu s'ouvrir sans encombre.

Points cruciaux

L'accord fixe comme objectif de contenir le réchauffement "bien en deçà de 2°C" et appelle à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°", par rapport à l'ère préindustrielle. Il prévoit aussi une révision des engagements obligatoires "tous les 5 ans" dès 2025, ainsi qu'une aide financière en hausse pour les pays du Sud.

L'aide aux pays en développement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020, devra être "un plancher". Ce dernier est appelé à être revu à la hausse. Il s'agit là d'une exigence de longue date des pays du Sud.

Le pacte conclu à Paris doit permettre de réorienter l'économie mondiale vers un modèle à bas carbone. Cette révolution implique un abandon progressif des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui dominent la production énergétique mondiale, un essor des énergies renouvelables, d'immenses économies d'énergies ou encore une protection accrue des forêts.

Premières critiques

Le climatologue français Jean Jouzel, prix Nobel de la paix en 2007 avec le groupe d'experts du climat (GIEC), a jugé "ambitieux" l'accord mais regrette un manque de moyens pour agir d'ici 2020.

En Suisse aussi, l'accord de Paris ne fait pas que des heureux. Les Verts ont estimé samedi que la politique climatique "reste
insuffisante" dans notre pays. Selon leur vice-présidente Adèle Thorens (VD), "la Suisse peut et doit mieux faire". Les écologistes demandent maintenant au Conseil fédéral de "passer à l'action" et de prendre "des mesures plus drastiques" pour protéger le climat.

Pour le WWF Suisse, l'accord de Paris constitue un progrès mais pas une percée. Enfin, Greenpeace Suisse estime que la Suisse "avec un budget carbone limité doit clairement en faire plus afin de sortir entièrement des énergies fossiles d'ici à 2050".

Conférence de Paris sur le Climat : Au-delà des accords, respecter les engagements

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la Conférence de Paris sur le climat aura mobilisé le monde entier et focalisé toutes les attentions. Deux revendications majeures ont marqué la conférence. Il s’agit de la limitation de la température globale et le financement de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre venant des pays du Sud. Au terme de 13 jours de débats, un accord historique a été signé  le samedi 12 décembre 2015, à Paris par 195 pays, pour lutter contre le réchauffement, dont l'ampleur menace la planète de catastrophes climatiques. La Première revendication est prise en compte : limiter considérablement la hausse de la température globale. L’accord de Paris mentionne l’objectif d’une limitation « nettement en-dessous » de deux degrés Celsius, en poursuivant l’action menée pour limiter cette élévation à 1,5 degré. L’accord demande aussi le financement de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre venant des pays du Sud.  Un mouvement de bon sens a donc commencé surtout, après les promesses de l’Union européenne et la déclaration sino-américaine qui demande pour la première fois d'accompagner les engagements de mécanismes collectifs de contrôle. Au-delà des beaux discours, l’on doit maintenir la veille permanente. C’est tout de même une avancée qu’il faut continuer à entretenir compte tenue de l’ampleur du réchauffement de la planète. Au-delà des engagements internationaux, les pays pollueurs doivent adopter des mesures pour freiner les effets de la pollution. Ils doivent également tenir leur promesse vis-à-vis des pays en développement qui attendent des actions fortes. L’Afrique, un contient qui n’est pas grand pollueur, mais qui subit les affres du réchauffement climatique doit faire l’objet d’attention. Les revendications africaines étaient claires. Le continent a souhaité que leur vulnérabilité au changement climatique soit pleinement prise en compte et que le financement de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre venant des pays du Sud soit une réalité. La voix de l’Afrique aura tout de même été entendue car les textes demandent fermement aux pays développés d’amplifier leur aide financière, afin d’atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars de financement par an d’ici, à 2020. Mais le chemin pour y arriver reste encore long. Au-delà de la signature, l’accord de Paris doit se faire accompagner de mesures d’application pour répondre aux interrogations qui sont suscitées déjà concernant le financement et la façon de faire respecter l’objectif de limitation de la hausse de température. Il faut maintenir la veille.

Thomas AZANMASSO (NDLR)

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Déclaration conjointe du Bénin, l'Union européenne (UE) et la France : Vers une coopération renforcée dans le domaine de l'énergie durable

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Gouvernement du Bénin, l'Union européenne (UE) et la France s'engagent ce 7 décembre 2015 à Paris, à travers une déclaration conjointe, à œuvrer pour une coopération renforcée dans le domaine de l'énergie durable.

Cette déclaration conjointe constitue pour l'UE et la France une occasion unique de valoriser leur partenariat avec le Bénin. Le choix du lieu de signature n'est pas innocent: en faisant le choix de signer cette déclaration en marge de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP 21), les trois partenaires démontrent à quel point la génération d'une énergie durable est essentielle dans la lutte contre les changements climatiques.
Par cette déclaration, l'UE et la France (notamment à travers l'AFD pour cette dernière) s'engagent à soutenir le dialogue sectoriel sur l'énergie avec le Bénin et les autres partenaires du secteur, à fournir une assistance technique au Bénin pour affiner ses politiques, à promouvoir des projets pertinents et à assurer le transfert de connaissances techniques. L'UE et la France s'engagent par ailleurs à appuyer l'identification et la préparation de projets énergétiques qui pourraient être financés avec l'assistance de la communauté des bailleurs de fonds en vue d'augmenter l'accès des populations aux services énergétiques modernes, de soutenir l'élaboration d'un plan directeur global pour l'approvisionnement en énergie dans les zones rurales en particulier et de promouvoir la mobilisation du secteur privé et de la société civile dans le secteur de l'énergie durable au Bénin.

Le Gouvernement Béninois s'efforcera, pour sa part, d'organiser et d'animer activement un dialogue sectoriel inclusif avec l'implication de la société civile, du secteur privé et des Partenaires Techniques et Financiers, en vue de conduire des programmes énergétiques dans le cadre de plans directeurs cohérents et adoptés en assurant la transparence de l'information relative au financement, à la préparation et à l’exécution des projets dans le secteur. Il s'efforcera par ailleurs de surmonter les difficultés liées au secteur en privilégiant la mise en œuvre des réformes et en établissant un environnement approprié permettant l'investissement du secteur privé dans le secteur de l'énergie.

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