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Société

Boko Haram : La force mixte multinationale presque en ordre de bataille

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Avec la nomination jeudi d’un général nigérian, Illya Abbah, à sa tête, la force mixte multinationale commence à prendre forme. L’état-major basé à Ndjamena sera opérationnel ce week-end, tandis que la force elle-même a encore besoin d’une à deux semaines pour se mettre en place. Cette force comptera 8 500 hommes, dont 2 000 éléments de police et de gendarmerie. Elle aura pour but de neutraliser les jihadistes de Boko Haram.

Un général nigérian, un chef d’état-major tchadien, un commandant opérationnel camerounais : l’état-major de la force mixte multinationale, aussi appelée force d’intervention conjointe multinationale, est désormais complet. L’architecture globale est en place. Le concept opérationnel et les règles d’engagement ont été adoptés il y a déjà quelques mois.

Tout comme la carte des secteurs. Car la zone d’action de la force qui inclut l’Etat de Borno au Nigeria, une partie des départements limitrophes du Cameroun, le pourtour du lac Tchad et la zone frontalière avec le Niger, est divisée en secteurs. Chaque secteur sera doté d’un commandant. Ce commandant fera la coordination entre les actions menées par les armées nationales et celles qu’entreprendra la force mixte.

Celle-ci, forte de 6 500 soldats et 2 000 policiers et gendarmes s’appuie sur une philosophie de mutualisation. C’est-à-dire que dans chaque secteur, la force comprendra des unités issues des différents pays, assure un officier camerounais. Ces unités mixtes pourront agir sur l’ensemble de la zone sous mandat de la force mixte. Les unités qui composeront la force mixte sont déjà en partie sur le terrain. Reste maintenant à les rendre opérationnelles, ce qui, de source militaire, devrait prendre encore une ou deux semaines.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé cette semaine la communauté internationale à soutenir financièrement le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin, pays contributeurs à cette force chargée de combattre le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Boko Haram).

rfi.fr

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Conférence internationale sur le financement du développement/Addis Abeba 2015 : Gustave Assah fait le point des grandes décisions prises

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La troisième Conférence internationale sur le financement du développement organisée par Action 2015, s’est tenue à Addis-Abeba, du 13 au 16 Juillet 2015. Au cours de cette conférence, plusieurs décisions ont été prises. Gustave Assah, président de Social watch, l’un des participants, nous donne ici de plus amples éclaircissements.

«Elle a été l’occasion d’obtenir le système financier et les engagements ambitieux nécessaires pour mettre fin à la pauvreté, aux inégalités et aux changements climatiques», a fait savoir d’entrée, Gustave Assah. Selon le président de Social watch, cette conférence sur le financement du développement, offre l’opportunité de transformer les objectifs de développement et les accords sur le climat en cours de négociation à l’Organisation des Nations-Unies(Onu). Et pour y parvenir, trois axes ont été définis : Amplifier la pression politique sur les décideurs afin d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation d’accords ambitieux sur la pauvreté, les inégalités et le changement climatique ; renforcer le mouvement, grâce à la conférence ; amplifier la sensibilisation du public ainsi que l’engagement quant aux objectifs du développement durable et les Sommets sur le climat de 2015. Ce qui favorisera entre autres, la reconnaissance et l'intégration des flux financiers illicites, le financement pour les services sociaux et les infrastructures, les améliorations apportées au Comité d'impôt et aux mécanismes de transfert de technologie. Soulignons qu’à cette conférence, les Organisations de la société civile(Osc) ont joué un grand rôle. «La société civile a fortement opté pour une autorité fiscale intergouvernementale et pour plus de transparence concernant l'information sur la fiscalité», a confié Gustave Assah. Pour finir, cet acteur de la société civile, participant béninois à cette conférence d’Addis Abeba, estime que la forte pression pour une plus grande implication du secteur public dans le financement du développement doit être accompagnée de transparence, de redevabilité et des garanties.

 Sabine KiKPADe (Stag)

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Réunion des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’Uémoa : Des décisions hardies pour « passer à l’action « contre le chômage et le sous-emploi»

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Réunis, le 03 juillet, dans le cadre de leur 6ème conférence, à Abidjan, les ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’Uémoa,  ont pris d’importantes décisions pour donner une réponse communautaire au chômage et au sous-emploi par la formation professionnelle. Ils décident ainsi de passer de la réflexion à l’action.

Cinq rendez-vous auront permis aux ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’Uémoa de baliser le terrain. La 6eme rencontre a accouché de mesures idoines et appropriées pour consolider la coopération entre les pays afin de faire de l’Uémoa un espace commun de formation et de certification favorisant la mobilité professionnelle des jeunes et leur insertion effective dans le monde du travail. Le but suprême étant de trouver des stratégies d’ensemble pour combattre le chômage et le sous-emploi qui constituent une menace, et par ricochet, réduire la pauvreté. Il ne peut en être autrement quand on sait que l’écrasante majorité de jeunes africains est en marge du monde du travail décent, ce qui constitue un frein au développement économique et social des nations dont ils ont la charge. Lors de son discours d’ouverture de cette réunion, le premier ministre de la Côte d’Ivoire, Daniel. Kablan Duncan, a d’ailleurs reconnu que la question de l’emploi des jeunes était devenue préoccupante dans l’espace communautaire. « Le chômage des jeunes constitue un danger pour nos sociétés », a dit d’emblée le chef du gouvernement ivoirien. Le thème des assises : « De la concertation à l’action : Faire de l’Emploi et de la Formation professionnelle une politique prioritaire de l’espace Uémoa » invite inexorablement les ministres à prendre des décisions.

Mettre en place un fonds emploi jeunes

Les ministres ont décidé de favoriser la création d’un « Fonds Emploi Jeunes » au niveau régional alimenté par des financements communautaires et internationaux afin d’accélérer la création d’activités par les jeunes et faciliter leur insertion professionnelle. Ils se sont même réjouit de l’implication des Services publics d’emploi et des Fonds de formation dans les activités du Cadre de concertation.  Ils ont retenu de poursuivre la réflexion sur le statut du point focal/pays et d’appuyer les points focaux pays dans la mise en œuvre et le suivi/évaluation des engagements pris par les pays. Ces points focaux seront les relais du Secrétaire permanent dans le suivi et l’application des décisions.

Faire de l’emploi et de la formation professionnelle des politiques communautaires

Tous les  pays membres sont tenus de finaliser l’ingénierie de seize métiers porteurs baptisés sous le nom de paquet minimum de coopération, au plus tard fin 2015 et implanter d’ici fin 2016 ces métiers afin qu’un maximum de jeunes puisse y être formés et qualifiés. L’ensemble de ces métiers dont ils ont réalisé l’ingénierie et la certification doivent rendus disponibles et transférables au niveau de l’espace communautaire. 2016 est également l’année d’expérimentation des collèges communautaires nord- américains qui doivent être forcément adaptés aux contextes nationaux des  pays. L’Uémoa coordonnera la recherche de financement et organisera une table ronde des partenaires pour la mise en œuvre des centres pilotes.

« Les actions menées dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle seront désormais érigées au rang  de critères de convergence des politiques mises en œuvre dans l’espace communautaire » peut-on lire dans la déclaration d’Abidjan qui fait suite aux travaux

Vers la création d’un observatoire sous régional

Le système d’information sur le marché du travail et de la formation était également au cœur des  préoccupations. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le au Togo devront mettre en place, chacun, à la demande de la conférence, un Observatoire National de l’Emploi et de la Formation  autonome avant la prochaine conférence, prévue pour se tenir, en 2016, au Mali. Ce qui permettra à terme à l’institution sous régionale de créer et opérationnaliser un Observatoire sous- régional de l’emploi et de la formation (Osref). Les Services Publiques d’Emploi et les Fonds de formation professionnelle, dont les ministres se sont réjoui de l’implication dans les activités du cadre de concertation,  recevront la totalité de la taxe d’apprentissage ou de formation afin qu’ils puissent contribuer sur les plans technique et financier à accompagner les observatoires nationaux. Désormais afin de bien nourrir le système d’information, chaque pays de l’espace est tenu de réaliser au moins une enquête-emploi par an et une enquête sur le secteur informel tous les deux ans ; le secteur informel étant un facteur essentiel de dynamisation de la croissance économique et de création d’emploi. Chaque  pays de l’espace mettra également en place un groupe d’experts chargés de travailler sur des indicateurs harmonisés du marché du travail et de la formation professionnelle, en identifiant plus particulièrement les indicateurs portant sur la migration professionnelle. L’autre mesure majeure est en lien direct avec l’intégration,  notamment la libre circulation des personnes et des biens. Ainsi, il sera « développé dans chaque pays de l’espace, des services de coopération et de migration professionnelle » précise la déclaration d’après travaux.

Autant de décision qui ont permis aux ministres, dont les travaux ont été présidés par le ministre d’Etat ivoirien ministre du travail de l’emploi, des Affaires Sociales et de la formation professionnelles, de passer à la phase pratique à la mise en œuvre synergique des stratégies et politiques nationales de l’emploi et donc d’adopter des approches communes globales susceptibles de lutter contre le chômage et réduire la pauvreté dans  l’espace. Mais  il aura fallu que des experts des huit pays de cet espace communautaire se réunissent par deux fois, la première fois du 20 au 22 avril 2015, la deuxième fois les 1er et 02 juillet,  au cours de travaux présidés par le Secrétaire Permanent Didier Maixent Djeigo pour leur préparer les outils d’aide à la prise de décisions.

Cell.com Anpe

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Golfe de Guinée: Enjeux et défis du sommet international : Lomé, capitale de la sécurité maritime, du 02 au 07 novembre

faure-gnassingbe

En l’espace de quelques années,  le golfe de Guinée est devenu un véritable sanctuaire où sévissent les pirates de tout poil, rendant ainsi, les routes maritimes de cette partie du globe, de moins en moins sûres. Face à ce fléau, les pays du Golfe de Guinée n’entendent pas se laisser faire. Riposte.

Le tableau n’est pas reluisant et le péril devient réel si les décideurs ne prenaient pas leur responsabilité face à l’histoire. Face à l’inertie constatée,  il fallait un leader  pour penser et initier le sommet international sur la sécurité maritime, une rencontre d’envergure que la capitale togolaise abritera. A trois mois  de ce rendez-vous crucial pour la survie et le développement du continent africain, tout se met en place à Lomé sous la haute supervision de Faure Gnassingbé.  Et l’Histoire aussi têtue qu’elle est, retiendra que, c’est au Togo, un pays de quelques dizaines de kilomètres de côtes et sous l’impulsion de son jeune Président de la République que la brèche de la lutte contre la piraterie et l’insécurité maritimes a été ouverte en vue de conscientiser l’opinion internationale sur le silencieux drame que constitue l’insécurité maritime.

Les indicateurs  que la planète bleue offre sur le plan maritime ne sont  guère rassurants. En effet, le Golfe de Guinée enregistre en moyenne une attaque de pirates par semaine, 10 à 23 milliards de dollar est le coût annuel de la pêche illicite. Aussi, des hommes sans foi ni loi parcourent les océans et y dépossèdent les navires et le personnel à bord de leurs biens. Il y en a qui tuent par représailles ou au nom d’idéologies surannées. Ceci porte un coup dur au trafic maritime qui représente environ 90% des  importations et exportations en Afrique. Sans oublier aussi que les océans occupent 70% de la superficie totale de la terre, d’où la nécessité d’y assurer la sécurité pour garantir celle du monde. Vu que les trafiquants et leurs réseaux ne faiblissent pas dans leur ardeur de mettre la terre sous leur joug et que leurs actions constituent de sérieuses menaces pour la sécurité mondiale, il urge de prendre le taureau par les cornes.

Aux larges de la Somalie, du Mozambique, du Nigéria, au Mali, Libye, Irak pour ne citer que ces cas, il y a péril en la demeure. Les activités néfastes des trafiquants de toutes sortes ont des effets aussi bien sur la sécurité des pays ayant une ouverture sur la mer que ceux de l’hinterland. La planète est souvent éprouvée par des attaques, attentats, enlèvements etc. A l’origine embryonnaires, ces groupes qui sèment la terreur s’organisent pour devenir de puissantes entités qui défient avec force et témérité les armées républicaines. Ils ont des équipements qui inquiètent, des moyens de communication hyper sophistiqués et une mobilité insoupçonnée. Les ramifications sont nombreuses et les intérêts aussi diversifiés et colossaux.
C’est ainsi qu’après avoir assujetti une partie de la terre, ces bandits et hors la loi tentent de mettre les océans sous contrôle en y multipliant trafics et actes de piraterie.  La côte est africaine notamment, la Somalie et le Golfe de Guinée dont le Togo fait partie paient un lourd tribut de ces attaques. Des rançons qui leur sont versées pour libérer les navires dont ils ont réussi à avoir le contrôle par la force, servent à financer d’autres activités criminelles. Il y a également des réseaux qui s’adonnent dans l’absolue illégalité à la pêche privant les Etats côtiers des milliards de dollars et vidant la faune marine et pire encore, les océans constituent des dépotoirs pour des déchets toxiques.   

Faut-il alors croiser les bras et laisser faire au risque de voir la paix et la sécurité mondiales menacées? D’où l’engagement responsable pris par le Président de la République togolaise pour attirer l’attention des Etats sur le péril et le danger de voir la planète basculer sous le contrôle des réseaux de malfaisance. Il faut agir sinon, les terroristes, les pirates et réseaux mafieux prendront le dessus. Ce qui serait grave. Ici se trouve toute l’importance du sommet international sur la sécurité maritime que le Togo va abriter  du 02 au 07 novembre prochain.

Lomé la capitale drainera foule. Il est attendu au moins 5000 participants venus de plus d’une quatre vingtaine de pays. C’est plus qu’une affaire de tous.   C’est de la réussite de ce sommet que dépendra le grand retour du Togo sur la scène mondiale.  Le pays de Faure doit renouer avec son passé glorieux de place prisée pour les rencontres internationales. Mais le plus dur à notre avis est la gestion de l’après-sommet.

Faure Gnassingbé est un visionnaire, un homme d’Etat qui a le sens de l’anticipation. C’est pourquoi, il est personnellement au cœur du lobbying pour rallier la communauté internationale à cette noble cause. Ce sommet ne devrait pas être l’affaire du seul Togo voisin. Si la solidarité africaine doit se manifester, c’est à de pareilles occasions.  
Le Togo en optant  de toucher  un problème aussi sensible, aura mis le doigt là où ça va faire mal aux réseaux criminels qui écument les océans. Par conséquent, ceux-ci voudront régler les comptes.  Il va falloir y penser.

Roxann A. KPOGLA

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Atelier de formation sur la mesure du débit des cours d’eau : Gustave Sonon et ses pairs pour une gestion durable des ressources en eau

gustave-sonon

Un atelier sous régional regroupe depuis lundi 13, et ce jusqu’au 18 juillet 2015 à Cotonou, une vingtaine de professionnels et des techniciens hydrologues. Objectif, doter les services hydrologiques nationaux  d’un personnel outillé, face aux nombreux défis d’amélioration de la gouvernance de l’eau.

Rencontre sous régionale pour une formation des formateurs, c’est un programme initié par l’Organisation météorologue mondiale (Omm) au profit des techniciens en hydrologie, provenant des 15 pays francophones sud sahariens de la région 1, dont le Bénin. Ainsi, sous la houlette du ministre des travaux publics et des transports, Gustave Sonon, cette rencontre de Cotonou qui reste une organisation de la Direction nationale de la météorologie vise à faire de l’Afrique un continent où les ressources en eau sont utilisées et gérées de manière équitable et durable. Et ceci, pour la réduction de la pauvreté, le développement socio-économique, la coopération régionale et la protection de l’environnement. « L’eau est un constituant fondamental de la vie et de l’environnement…Elle a un impact sur tous les aspects du développement socio-économique… », dira Daniel Sighomnou, représentant de l’Omm, une organisation qui joue d’importants rôles. Entre autres, favoriser la mise en place des réseaux de suivi permettant d’observer l’hydroclimatologie, la normalisation et le traitement des données.A l’occasion de cet atelier qui prendra fin le 18 juillet 2015, l’Omm a élaboré un manuel intitulé « Manual on StreanGauging » (Manuel sur le jaugeage des cours d’eau) qui sert de base pour une meilleure compréhension des enseignements. Le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, La Rdc, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Gabon, la Guinée, le Mali, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Bénin. Ce sont les quinze pays représentés à cet atelier de formation des formateurs sur la mesure du débit des cours d’eau, pour faire face aux nobles défis de la climatologie en Afrique sud saharienne.

Loth HOUSSOU

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Commission européenne - Communiqué de presse : L’UE prend la tête de la mobilisation de ressources en faveur du développement durable

union-europeenne

Bruxelles, 13 juillet 2015
M. Neven Mimica, commissaire responsable de la coopération internationale et du développement, assistera cette semaine à la troisième conférence internationale sur le financement du développement, qui se tiendra à Addis Abeba, en Éthiopie. Cette conférence devrait déboucher sur un accord sur les moyens financiers et non financiers de mise en oeuvre (tels que les aides, les investissements, les stratégies, etc.), qui viendront à l’appui du programme de développement pour l’après-2015 et des objectifs de développement durable (ODD). Cet accord préparera le terrain à deux grands événements qui feront date cette année: l’Assemblée générale des Nations unies à New York, en septembre, qui arrêtera la liste des ODD, et la conférence des parties sur les changements climatiques (COP), qui sera organisée à Paris, en décembre, sous l’égide des Nations unies.
Avant la conférence, Mme Federica Mogherini a émis le commentaire suivant: «L’année 2015 est capitale pour le combat que nous menons contre la pauvreté et pour le développement durable. Il nous faut être ambitieux si nous voulons remplir les objectifs que nous nous sommes nous-mêmes assignés en la matière, à savoir mettre un terme à l’extrême pauvreté et garantir à tous un avenir durable.
Nous devons faire en sorte que les gens soient plus autonomes, à commencer par les femmes et les filles, nous devons lutter contre les inégalités, promouvoir des sociétés pacifiques et créer une prospérité partagée grâce à une croissance inclusive et durable. Il s’agit là d’une tâche difficile que nous ne pourrons accomplir qu’en assumant des responsabilités en accord avec nos objectifs et en unissant nos forces au sein d’un partenariat mondial solide.»
Et M. Mimica d’ajouter: «Sur un plan collectif, l’UE est déjà le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement et fait figure de pionnier dans la conception et l’utilisation de mécanismes de financement novateurs. Elle compte ainsi mobiliser 100 milliards d’euros d’ici 2020 sous la forme de mécanismes combinant prêts et subventions. Notre marché, qui plus est, est le plus ouvert aux pays en développement. Nous continuerons de jouer notre rôle et intensifierons même nos contributions, en promouvant le développement durable partout dans le monde, et plus particulièrement dans les pays les plus nécessiteux.»
L’Union veut qu’un accord soit conclu à Addis Abeba, un accord basé sur un nouveau partenariat mondial associant tous les pays du monde, susceptible de mobiliser tous les moyens possibles pour financer le programme de développement pour l’après-2015 (ci-après dénommés les «moyens de mise en oeuvre») et tournant autour de trois thématiques principales:
Intégration - Le nouveau partenariat mondial devrait servir à l’ensemble du programme de développement pour l’après-2015 et porter sur les trois dimensions du développement durable (développement économique, social et environnemental), de manière intégrée.
Exhaustivité - Le nouveau partenariat mondial devrait s’appuyer sur la mobilisation et l’utilisation efficace de tous les «moyens de mise en oeuvre», financiers ou autres, ce qui passe notamment par des politiques rigoureuses et par un environnement propice à la prospérité économique, dans tous les pays.
Universalité - Le nouveau partenariat mondial se basera sur la contribution équitable de chacun. Tous les pays devront prendre les mesures nécessaires, tant au niveau stratégique qu’à celui de la mobilisation des ressources.
Contexte
Exemples de la manière dont l’UE contribuera à la mise en oeuvre du programme de développement pour l’après-2015:
L’UE est le principal donateur dans le monde, avec plus de 58 milliards d’euros d’aide publique au développement (APD) fournie collectivement en 2014. Elle est déterminée à atteindre
l’objectif des Nations unies consistant à mobiliser un niveau d’APD équivalent à 0,7 % du revenu national brut (RNB) dans le délai fixé par le programme pour l’après-2015. Elle s’engage
également à atteindre collectivement à court terme l’objectif de 0,15 - 0,20 % du RNB consacré à l’APD en faveur des pays les moins avancés (PMA), et à atteindre 0,20 % dans le délai fixé par le programme pour l’après-2015.
L’UE mobilisera davantage de fonds en faveur du développement en travaillant avec le secteur privé: on estime ainsi que 100 milliards d’euros seront mobilisés d’ici 2020 sous la forme
de mécanismes combinant prêts et subventions.
Un cinquième de l’aide de l’UE ira à la lutte contre le changement climatique, soit environ 14 milliards d’euros d’ici 2020.
L’UE est le marché le plus ouvert au monde. Elle offre aux PMA un accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent, l’ensemble des exportations des PMA vers l’UE représentant
actuellement plus de 35 milliards d’euros par an. L’UE est, de surcroît, le premier pourvoyeur
d’aide pour le commerce.
Horizon 2020, le programme-cadre de l’Union pour la recherche et l’innovation (d’un montant de
77 milliards d’euros) est ouvert aux chercheurs des pays en développement.
D’ici 2030, l’UE aidera 500 millions de personnes à échapper aux affres de la faim et de la malnutrition, grâce à un soutien apporté en matière d’agriculture et de nutrition durables.
- L’UE aidera aussi 500 millions de personnes à sortir de la précarité énergétique d’ici 2030.
Des sociétés pacifiques– L’UE contribue à l’amélioration de la gouvernance et fait en sorte que les gens puissent vivre en toute sécurité. Plus de la moitié du financement bilatéral du développement par l’UE continuera d’aller aux États fragiles et touchés par un conflit.
Programme de la conférence internationale sur le financement du développement (du 13 au 16 juillet)
Le lundi 13 juillet, M. Mimica tiendra une conférence de presse à 13h30 (heure de Bruxelles) aux côtés de M. Romain Schneider, le ministre luxembourgeois de la coopération au développement et de l’action humanitaire, en sa qualité de représentant de la présidence de l’UE. Le Commissaire prononcera le discours d’ouverture de la conférence le mardi 14 juillet à 9 heures (heure de Bruxelles). Durant la conférence, M. Mimica s’entretiendront avec les représentants de gouvernements, d’organisations internationales et de la société civile dans le cadre de plusieurs réunions bilatérales. Le 15 juillet, le commissaire participera à deux manifestations co-organisées par l’UE, en marge de la conférence: sur
l’aide internationale à la mobilisation des ressources nationales, d’une part, et sur le secteur privé et le financement mixte, d’autre part.

Pour en savoir plus:
Fiche d’information sur la troisième conférence internationale sur le financement du développement http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-15-5311_fr.htm
Brochure sur les grandes contributions de l’UE au financement du développement durable au niveau mondial après 2015: IP/15/5353
http://ec.europa.eu/europeaid/financing-global-sustainable-development-after-2015-illustrations-keyeu-  contributions ou http://ec.europa.eu/europeaid/node/100872
Infographie sur les contributions de l’UE au financement du développement durable au niveau mondial
après 2015: Site web de la direction générale de la coopération internationale et du développement de la
Commission européenne: https://ec.europa.eu/europeaid/home_en
Site web du commissaire Neven Mimica: http://ec.europa.eu/commission/2014-2019/mimica_en

Personnes de contact pour la presse


Sharon ZARB (+ 32 2 29 92256)
Alexandre POLACK (+32 2 299 06 77)
Catherine RAY (+32 2 296 99 21)
Renseignements au public:
Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel

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Catérina Albuquerquer, Vice-présidente du Programme Eau et Assainissement pour Tous (SWA) : « Il nous faut un meilleur ciblage des couches défavorisées pour avoir l’accès universel »

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L’ancienne rapporteuse de l’Onu pour le droit à l’eau et actuelle Vice-présidente du Programme Eau et Assainissement pour tous (Swa), Catérina Albuquerquer, défend que la réalisation de l’accès universel à l’assainissement passe par le meilleur ciblage des couches vulnérables et des zones défavorisées.

Quel est le champ d’intervention du Programme Eau et Assainissement pour tous ( Swa) ?

Le Programme Eau et Assainissement pour tous (Swa) est un partenariat au niveau global avec beaucoup de pays. Il compte presque 100 membres répartis entre les pays, des organisations de la société civile, des donateurs bilatéraux et multilatéraux. Nous voulons assumer nos partenaires à assumer leurs engagements en matière d’eau d’assainissement et d’hygiène.
Nous organisons des engagements de haut niveau. Les ministres de l’assainissement et en charge de l’eau, nos partenaires participent. Ils prennent des engagements.
Le secrétaire des Nations Unies, le président de la Banque Mondiale participent à nos rencontres que nous tenons chaque deux ans. L’objectif, c’est d’inciter les uns et les autres à assurer le suivi au niveau national et d’évaluer la mise en œuvre des engagements.  
 
Quel bilan faites-vous de la mise en œuvre des engagements en Afrique ?
 
Il y a des progrès qui ont été accomplis mais ils ne sont pas extraordinaires. Il y a aussi des bonnes pratiques à capitaliser. La prochaine étape, c’est le passage à une plus grande échelle. En outre, il y a  la transformation de la vision, de la volonté politique en actes aussi bien en termes d’affection des ressources financières que de formation des ressources humaines.  Si nous voulons atteindre l’accès universel à l’assainissement, nous devons mettre fin aux inégalités. Pour cela, il faut un meilleur ciblage des zones vulnérables et des couches défavorisées. C’est en ce moment seulement que nous pouvons prétendre à l’accès universel.

Comment traduire la volonté politique en actes concrets face aux populations qui attendent le service?

La volonté politique ne doit pas se limiter à prendre part aux rencontres de haut niveau. Il faudrait surtout que les ministères, les gouvernements s’attèlent à mettre en œuvre des recommandations, et des engagements dans leur pays. Nous ne devons pas négliger les engagements politiques. Le président de la République du Sénégal, Macky Sall  a soulevé des questions pertinentes lors de la visite des stands. En plus une forte déclaration à la fin de Africasan est fondamentale. Parce que ce sera un instrument pour rappeler aux uns et aux autres, le respect des engagements et l’orientation des actions. Le rôle de la société civile est fondamental dans la conscientisation des politiques pour que les gouvernants affectent plus de ressources financières à ce secteur.
 
Le passage à l’échelle de la défécation à l’air libre reste encore un défi dans plusieurs pays ?

J’ai eu à visiter  une région d’un pays où le taux de défécation à l’air libre est  de 80 %. La part du budget que cette région accorde à l’assainissement est de 0, 0 5 %. Dans ces conditions, il est clair que nous ne pouvons pas obtenir des résultats. Nous devons harmoniser des interventions. Il faut créer un échange entre les différents ministères pour leur faire comprendre que si l’on n’affecte pas des ressources consistantes à l’assainissement, il y a des risques d’augmentation des dépenses dans le secteur de la santé. Parce que nous le savons tous, si nous mettons de l’argent dans ce secteur on contribue du coup à prévenir beaucoup de maladies. L’assainissement est un facteur fondamental pour le développement d’un pays. Il faut que les journalistes et les professionnels des médias nous aident à faire comprendre aux autorités, aux décideurs les enjeux liés à l’assainissement. Certes, il y a des priorités, mais nous ne devons pas négliger un secteur si important.

Propos recueillis  par Alain TOSSOUNON (Coll)

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Journée mondiale des refugiés : Les réfugiés togolais au Bénin ne sont pas restés en marge de l’évènement

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Le bénin à l’instar des autres pays du monde entier a célébré la journée mondiale des réfugiés. Dans la commune de Comé, c’est par une journée de réflexion et des séances d’information que les réfugiés togolais ont marqué d’un empreint solennel cette journée.

C’est sous une pluie battante, que les réfugiés togolais résidents dans la commune de Comé ont marqué de façon particulière la journée mondiale des réfugiés. Depuis 2005, ces hommes et femmes ont quitté le Togo, dans le but d’échapper à la répression sanglante de 2005 dans leur pays d’origine. Un périple au Bénin, avec le souci de comment reconstruire sa vie. A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, initiée par l’assemblée générale des nations unies, les réfugiés togolais résident dans la commune de comé, ont organisé des séances d’échange sur ‘’ l’avenir des fugitifs de la répression sanglante de 2005 au Togo’’. Une journée, qui a permis aux refugiés de passer au peigne fin, les difficultés qu’ils traversent au Bénin et la solution idoine pour la reconstruction de leur vie.

Pour Nestor Assignon, président de la communauté des réfugiés togolais au Bénin, le 20 juin  doit-être pour eux un moment de douleur et de réflexion sur leur vie. « C’est difficile de tout quitter pour des horizons inconnues, dont on ignore ce que le futur vous réserve » a affirmé le président des réfugiés. Le statut de réfugiés, a  fait que l’avenir de certains écoliers et même apprenants a été hypothéqué. Certains apprenants ont dû abandonner les études parce que les parents n’ont pas les moyens nécessaires pour survenir à leurs besoins. Le droit à l’instruction reste et demeure bafoué dans le rang des réfugiés. Ce qui plonge les parents d’élèves réfugiés dans une atmosphère de psychose générale caractérisée par la tristesse et la désolation. L’autre fait qui vient peindre le tableau  en noir, est la question de l’alimentation. C’est avec peine, que les refugiés et surtout les enfants arrivent à prendre un repas par jour. Un fait,  qui engendre une alimentation déséquilibrée au niveau de ces derniers.  

D’une voix unanime, ils exhortent les autorités à plaider pour leur cause. Et affirment, que l’unique moyen qui va les sortir de ce problème, est la réinstallation dans un pays tiers afin qu’ils refassent leur vie.

M.M.

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Changements climatiques : Les solutions des pays de l’Ue

climate-day

Le 17 juin, c’est la célébration du « Climate Diplomacy Day ». A l'occasion, les Chefs de mission de l'Union européenne et de ses Etats membres résidents au Bénin ont rendu public un article dont nous relayons ici l’intégralité.

Parlons climat


 

Il est urgent d'agir…

Allumez-la télévision. Regardez les informations. Presque chaque semaine votre petit écran vous amène son lot de conditions météorologiques extrêmes ou catastrophes naturelles à travers le globe. Ces désastres coûtent des vies et créent des souffrances.

Le changement climatique, ça n'arrive pas qu'aux autres. Le Bénin est aussi touché. En effet, les changements climatiques se traduisent par des anomalies saisonnières, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les agriculteurs, comme une forte concentration des pluies sur une courte période ou une brusque interruption des pluies en pleine saison ou encore l’inexistence, certaines années, d’une démarcation nette entre les deux saisons pluvieuses dans le sud du pays, ce qui accroît le phénomène d’inondation. On observe par ailleurs une augmentation de la fréquence et de l'intensité des épisodes climatiques extrêmes tels que sécheresses, pluies torrentielles et vents violents.
La partie littorale n'est pas épargnée puisque même une très légère variation du niveau de la mer pourrait entrainer un phénomène d'érosion qu'il est difficile de contrôler. A plus long terme, une augmentation des températures et du niveau de la mer pourraient venir perturber complètement les écosystèmes du Bénin, en modifiant par exemple les espèces cultivables, la salinité des sols, la répartition des maladies, la disponibilité en eau et les régimes hydrologiques des fleuves et cours d'eau.

On le voit, le changement climatique constitue l'un des plus grands risques menaçant l'humanité. Des mesures courageuses sont nécessaires afin d'y faire face et d'endiguer ses effets.

Des solutions existent….

Entre 1990 et 2012, l'Union européenne a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 19% alors que la croissance de son économie était de 45%. Ce faisant l'Union européenne a démontré qu'une croissance verte est possible et que développement ne rime pas forcément avec pollution. L'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions de 40% d'ici 2030. Il s'agit d'un effort considérable, notamment pour les régions qui vivaient de l'industrie du charbon.
Les pays de l'Union européenne, ses entreprises et ses citoyens ont travaillé à améliorer l'efficacité énergétique, par exemple en construisant des bâtiments mieux adaptés au climat, ou encore en multipliant les sources d'énergies renouvelables, moins polluantes. L'Union européenne a pris la décision que pour la période 2014-2020, 20% de son budget sera consacré à des activités liées au changement climatique. Cela donne la mesure de l'importance politique que donne l'Union européenne à cette question. Parce que nous n'avons pas le choix.

… si l'on agit ensemble…

Mais ces efforts ne porteront pas leurs fruits s'ils ne sont pas assumés par l'ensemble de la planète. Il faut que les pays se mettent d'accord pour que l'effort soit commun. L'année 2015 est essentielle pour les négociations climatiques. La Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies sur le Changement climatique (#COP21) se tiendra à Paris en décembre prochain. Cette Conférence doit aboutir à un accord qui soit ambitieux, complet et contraignant. Il doit être universel et s'occuper autant de la question de l'atténuation - c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement global à 2°C – que des questions d'adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants.
Le travail de préparation est en cours et les négociations avancent. Mais nous ne pouvons plus attendre et il faut absolument arriver à Paris à un Accord universel et contraignant. Dans ce contexte, le Bénin a un rôle à jouer afin de plaider auprès des pays qui ne l'ont pas encore fait, afin que ceux-ci soumettent des engagements ambitieux.

Changement climatique et éradication de la pauvreté

L'un des enjeux majeurs des négociations en cours réside dans le fait de trouver un accord qui puisse appuyer les efforts d'éradication de la pauvreté, à travers le développement durable et l'encouragement d'une croissance verte. Dans ce cadre, l'Union européenne et ses Etats membres, premiers fournisseurs d'aide publique au développement dans le monde, entendent continuer à aider les pays en voie de développement à s'adapter aux effets du changement climatique. L'Union européenne dans son ensemble veut éviter que le changement climatique puisse venir mettre en danger les progrès déjà réalisés dans l'éradication de la pauvreté.

L'un des principaux outils d'aide de l'UE aux pays vulnérables est l'Alliance mondiale contre les Changements climatiques (www.gcca.eu). Le Bénin figure parmi les 38 pays bénéficiaires à travers le projet appelé "Forêts Galerie". Il a pour objectif de lutter contre les inondations dans la basse vallée de l'Ouémé grâce à une gestion intégrée, participative et durable des forêts situées sur les berges du fleuve. D'un montant total de 5,5 milliards de Francs CFA, il est mis en œuvre par le PNUD, le Ministère de l'Environnement chargé des Changements climatiques et 13 communes ciblées. C'est également grâce à ce financement européen que le Bénin est en train de mettre à jour et de numériser sa cartographie de base, ce qui permettra à l'Institut géographique national du Bénin, après une campagne de prise de vues aériennes en cours d'exécution, d'éditer et de diffuser des cartes topographiques d'une grande précision sur l'ensemble du territoire national. Les utilisations de ces cartes sont innombrables et contribueront à l'amélioration de l'analyse pour la prise de décisions dans des secteurs aussi variés que l'agriculture, les transports, le développement urbain, ou encore l'aménagement du territoire.

Vous le voyez, le défi que constitue le changement climatique, nécessite  des efforts communs. Le proverbe chinois dit: "Quand souffle le vent du changement, certains construisent des murs, les autres des moulins." Qu'il s'agisse de moulins, d'éoliennes ou de panneaux solaires, travaillons ensemble à une planète propre.

Les Chefs de mission de l'UE et de ses Etats membres résidents au Bénin

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Clôture de la première Assemblée générale de la Cesa : Les forces syndicales universitaires africaines s’unissent contre le système « Lmd »

education

La première Assemblée générale ordinaire de la Confédération estudiantine et scolaire d’Afrique (Cesa) s’est déroulée du mardi, 12 au vendredi 15 mai 2015 à Abidjan, la capitale ivoirienne. Cette rencontre continentale a connu la participation des délégués venus d’une douzaine de pays pour réfléchir pendant quatre jours sur les systèmes éducatifs du continent. A l’unanimité, les organisations estudiantines et scolaires africaines ont rejeté le système Licence-master-doctorat (Lmd), instauré dans les universités africaines depuis quelques années. Ainsi, les différentes crises liées à ce système ont été évoquées dans différents pays. Selon le secrétaire à l’organisation de la Cesa, si en Côte d’Ivoire, il y a eu des manifestations pour demander la suspension du système avec l’arrêt des cours par les professeurs, les étudiants maliens, togolais et béninois dénoncent aussi ce système. Quant au président de l’Union nationale des étudiants du Bénin, Fidèle Bocossa, il a déclaré que malgré les multiples séminaires initiés pour comprendre le système en vue d’une meilleure application, des difficultés demeurent encore ». Pour les responsables syndicaux des universités africaines, le système n'est pas adapté aux réalités africaines frappées par l'insouciance de certains gouvernants. A l’issue des travaux, il a été donc décidé dans une synergie d’action, d’entreprendre des démarches auprès des autorités rectorales des différentes universités africaines dans l’optique d’apporter leur contribution à l’amélioration du système pour qu’il soit adapté aux besoins de la communauté estudiantine. Les forces syndicales universitaires ont été également exhortées à œuvrer pour l’intégration des peuples afin de favoriser le brassage interculturel entre les étudiants des pays africains. L’unicité des syndicats des étudiants de l’Afrique semble désormais devenir une réalité. Notons que la délégation béninoise ralliera Cotonou d’ici à mercredi prochain.

Aziz BADAROU

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