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Société

Coupe du monde 2018 : Critiquer la diversité de la France, c’est insulter Dieu !

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Ce qu’on a toujours pris pour des rancœurs de comptoir est devenu une parole officielle.  Le respectable Igor Stimac, ancien défenseur croate, invité à la finale du dimanche 15 juillet 2018 à Moscou, a  laissé entendre à l’agence Anadolu ce qui se chuchote tout bas : « Nous affrontons la République de France et le contient africain ». La comparaison ne manque pas d’étonnement. Pour l’ancien défenseur et sélectionneur croate (2012-2013), son pays la Croatie affronte : «   les 11 meilleurs, les plus talentueux, parmi un milliard de personnes » alors que son pays de quatre millions a aligné  les meilleurs d’entre les quatre millions.  Cette déclaration du croate est une violation de la diversité culturelle (1) et une expression de relents extrémistes contraires à la déclaration universelle des droits humains.

1.    Une violation de la diversité culturelle

La France a joué avec succès la finale de la coupe du Monde de football ce dimanche 15 juillet 2018 au stade Loujniki de Moscou. L’équipe de France est composé de joueurs détenant la nationalité française. Par la couleur de la peau, on remarque bien des joueurs d’origine diverse notamment africaine par la résonance des noms et par la réalité des traits physiques. Il n’en fallait pas plus pour que la France soit au cœur de critiques incompréhensibles. Nul n’est originaire d’où il est se croit être. Même Adam et Eve ne sont pas originaires du Paradis. L’histoire de l’humanité est faite de mouvements, de déplacements et de brassages. C’est à partir  de la diversité culturelle que l’humanité progresse. La paix, ce n’est pas un discours, c’est le respect de la spécificité  des uns et des autres dans l’unité dynamique.

Aujourd’hui plus que jamais, promouvoir la diversité culturelle et son corollaire, le dialogue, constitue  l’enjeu  du monde d’aujourd’hui. L’équipe de France de Football est donc en avance sur le respect de l’humanité et  le sens de son évolution.   Doit-on accepter que prospère dans les esprits le refus de l’alliance des civilisations ? Laisser prospérer de telles opinions c’est encourager   les manifestations d’extrémisme et de fanatisme. A titre pédagogique, on devrait inviter le brillant M.  Igor Stimac à célébrer avec l’ONU, la journée mondiale de la diversité culturelle  pour le dialogue et le développement le 21 mai 2019.Ainsi, on donnerait un camouflet pour l’extrémisme  

2.    Faim d’extrémisme

Igor Stimac a sans doute des sentiments de xénophobie. Il aura le mérité de dire tout haut ce que des centaines de millions de personnes pensent tout bas. Et même en France ! Cela se pense et se dit chez les frontistes !  C’est un secret  de polichinelle que les Français d’origine africaine sont en réalité tolérés en Europe. Au bout des lèvres, on leur voue de l’admiration pour leurs exploits. C’est le devoir de la société internationale de  contribuer à gommer ces relents extrémistes. Ceux qui ont faim d’extrémisme ne doivent pas être servis. Car, ce serait freiner le sens de la vie. Tuer la culture, c’est éviter les brassages. C’est donner raison à ceux qui détestent la vie. Autrement critiquer la diversité humaine, culturelle, c’est insulter Dieu.  Il est temps de placer le métissage, richesse des peuples au  cœur du développement des sports, de l’art et de l’économie. C’est un des  investissements  les  plus rentables de l’Etat.

Le développement est inséparable du pluralisme culturel. À cet égard, le défi majeur est de convaincre les décideurs politiques et locaux, nationaux et internationaux d'intégrer les principes de la diversité des cultures  et des civilisations dans les politiques publiques. Pour  la cohésion,  la société internationale devrait condamner par  principe les propos de Igor Stimac.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Séminaire de l’Uemoa sur le développement transfrontalier au Sahel : Pour une intégration régionale de proximité avec les peuples

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Cotonou, la capitale économique du Bénin, accueille depuis ce mardi, 03 juillet 2018 à Golden Tulip Hôtel, le Séminaire sur le développement transfrontalier au sahel. Organisé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Csao/Ocde), les présentes assises qui se déroulent jusqu’au mercredi, 04 juillet 2018 permettront d’harmoniser les connaissances et de partager les expériences dans l’optique d’œuvrer à une intégration régionale de proximité avec les peuples…

Venus des différents pays de l’Afrique de l’Ouest, d’Europe et d’Amérique du Nord, des scientifiques, des représentants des organisations régionales africaines, des agences de coopération et de la société civile prennent part aux travaux dudit séminaire. Ces derniers mènent des discussions approfondies autour des expériences et connaissances sur la coopération transfrontalière entre les acteurs institutionnels et locaux et les partenaires de l’Afrique de l’Ouest. Ceci, en vue de proposer une vision alternative des frontières de la région. S’appuyant sur le Programme de coopération transfrontalière locale actuellement développé par la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) en collaboration avec l’UEMOA, le séminaire met en lumière la contribution cruciale des espaces et populations frontalières au processus d’intégration régionale. A en croire El Hadj Malick Diop, président de la Commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales (Cct) de l’Uemoa, il a été perçu, depuis quelques années, la nécessité d’amorcer une nouvelle dimension de l’intégration régionale notamment passer de l’intégration institutionnelle avec les Etats à celle de proximité avec les peuples. « Une telle vision dont l’objectif principal est, non seulement de faire mieux profiter les populations des bénéfices de l’intégration mais surtout de les y associer directement » a-t-il laissé entendre avant de reconnaitre que les collectivités territoriales sont devenues pour l’Uemoa, des acteurs incontournables d’intérêt social, économique, financier et politique. Car, justifie-t-il, les expériences de décentralisations ont vu émerger ces collectivités territoriales comme de nouveaux acteurs de développement à travers lesquels s’expriment dorénavant les légitimes aspirations des populations à participer aux instances de décisions qui régissent leur quotidien et leur avenir. Ainsi, face aux enjeux de développement qui cristallisent les zones frontalières qui constituent de véritables et dynamiques pôles de développement, l’Uemoa entend mettre en œuvre des programmes de développement dans les zones transfrontalières qui devront compléter et renforcer l’intégration. Une option qui devra contribuer à la lutte contre la pauvreté ainsi qu’à la réduction des déséquilibres socio-économiques. C’est dans cette logique que le Programme de coopération transfrontalière locale (Pctl) a été élaborée et dont la première phase s’étend de 2016 à 2019 avec un montant de 3,2 milliards francs Cfa. Prenant la parole, le directeur du Secrétariat du Csao/Ocde, Laurent Bossard a fait savoir que les frontières ne doivent plus être une barrière entre les peuples. Tout en déplorant le fait que les 32 000 kilomètres de frontières qui divisent l’Afrique de l’Ouest aient  longtemps été considérés comme un frein à l’intégration régionale, il a souligné que, dans un contexte marqué par une recrudescence des trafics et du terrorisme international, les frontières sont également souvent perçues comme des menaces pour la stabilité des Etats. Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la coopération transfrontalière dans le processus de développement des nations. Pour lui, outre le partage  de connaissances et d’expériences, il sera question d’identifier les limites rencontrées et débattre de mécanismes innovants de compréhension et d’opérationnalisation de la coopération transfrontalière. Plus important, il s’agit d’approfondir la compréhension des défis institutionnels et leurs impacts sur le développement transfrontalier. Quant au Directeur résident suppléant de la Coopération suisse, Benoît Meyer Bisch, il s’est réjoui des défis relevés avec la mise en œuvre du Ptcl tout en rassurant le Cct/Uemoa de l’appui constant du Gouvernement suisse. Procédant à l’ouverture des travaux du séminaire, le ministre béninois de la décentralisation, Barnabé Dassigli a reconnu que la promotion de l’intégration des populations transfrontalières aux politiques publiques devient plus que jamais, un impératif. Ceci, pour éviter la fragilisation économique des zones frontalières. L’autorité ministérielle s’est dite convaincue que de pertinentes recommandations ou conclusions seront issues des travaux afin de renforcer durablement la coopération transfrontalière.

Des thématiques importantes au cœur des communications…

Quatre (04) sessions sont prévues pour se tenir durant le séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel. Le séminaire analyse tout d’abord l’impact des transformations sociales et spatiales sur le développement transfrontalier de l’Afrique sahélienne. Comment l’urbanisation, le changement climatique et l’insécurité politique affectent-ils la coopération transfrontalière ? Quel est le rôle des initiatives locales dans la coopération transfrontalière et comment promouvoir la gouvernance locale ? La seconde session aborde les Schémas d’aménagement transfrontalier locaux. Par contre, durant la troisième session, les participants échangeront autour de la méthodologie et des défis des réalités informelles et locales. Tandis que la dernière session permettra d’évoquer les limites et perspectives des échelles locales dans le global. Le séminaire discute également de nouveaux outils permettant de mieux comprendre et de mieux financer la coopération transfrontalière.

Aziz BADAROU

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Colloque international de la Fondation Mohamed VI des Oulémas africains : Réaffirmer le caractère pacifique et tolérant de l’Islam

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La Fondation Mohamed VI des Oulémas africains a organisé du 30 juin au 1er juillet 2018 à l’Hôtel Golden Tulip le Diplomate à Cotonou,  un colloque international sur “les constances religieuses communes et leurs impacts sur la consolidation des valeurs de tolérance et de modération''. Il s’agit au cours desdites assises d’évoquer la nécessité pour les savants africains en Islam d’être des acteurs à part entière de promotion et de défense des valeurs de paix et d’unité. Ceci, dans l’optique de décoloniser les mentalités pour restaurer l’image de l’Islam comme une religion de paix basée sur la tolérance et la modération…

Le présent colloque international de la section béninoise de la Fondation Mohamed VI des Oulémas africains se veut un creuset précieux d'échanges d'expériences et un lieu de dialogues constructifs pour l’enracinement de la paix et la préservation des valeurs d’union et de tolérance entre les peuples. Venus du Maroc, du Bénin, et de plusieurs autres pays, d’éminents chercheurs ont mené, deux jours durant, des réflexions approfondies autour du thème ''les constances religieuses communes et leurs impacts sur la consolidation des valeurs de tolérance et de modération''. Dans son intervention, Ousmane Djima, président de la fondation Mohammed VI des Oulémas africains, section béninoise s'est réjoui de la mobilisation notée autour du colloque avant de souligner que le colloque est une ultime occasion pour réinstaurer l'autorité religieuse et scientifique. La rencontre scientifique se veut un creuset précieux d'échanges d'expériences et un lieu de dialogues constructifs pour l'harmonisation des points de vue. Il s’est, par ailleurs, dit convaincu que le colloque accouchera  des recommandations concrètes pour l’atteinte des objectifs fixés. Quant à Idriss El-Fassi El-Fahri, imam et vice-recteur de l'Université Al-Quaraouiyine, il a évoqué la nécessité de décoloniser les mentalités, d'apporter des explications sur les mal compréhensions que les gens ont de l'islam. Et à l’ambassadeur du Maroc près le Bénin, Rachid Rguidi de reconnaître que les objectifs du colloque sont en phase avec la vision de la fondation Mohammed VI d’œuvrer à la propagation de l'islam tolérant.La tolérance et la modération sont les bases principales sur lesquelles repose l'islam. Cette phrase tirée du Coran est le message central du colloque international. Pour le ministre béninois de l’eau et des mines, Sam Adambi,  il est indispensable d'informer, de sensibiliser davantage sur les principales bases de l'islam et d'œuvrer ensemble pour un islam tolérant. ''L'islam est né  dans la paix et pour la paix dans le monde… l'islam n'est ni de près ni de loin ce que nous vivons, voyons dans le monde comme les actes de barbarie …'', a reconnu l’autorité ministérielle. Notons, par ailleurs, que le but ultime de ces échanges et qui d’ailleurs constitue le leitmotiv des grands desseins de la Fondation, c’est la contribution de tous pour le recul des actes attentatoires à la paix et à l’unité des hommes et femmes. « Nous sommes convaincus que cette Fondation de part, ses diverses branches dans les pays africains participera aux côtés de toutes les autres institutions religieuses à l’édification de la diversité des pensées religieuses et luttera contre l’extrémisme et le terrorisme qui se font au nom de l’islam qui est tout à fait innocent. Puisse Allah récompenser le commandeur des croyants au nom de l’islam et des musulmans », a poursuivi le président de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains section Bénin.  

La Fondation Mohamed VI des Oulémas  africains est quant à elle un cadre de coopération d’échanges d’expériences de coordination des efforts des savants pour mener à bien leurs obligations aux fins d’une véritable révolution de la religion islamique à travers ses valeurs cardinales basées sur la modernisation, la tolérance, et la coexistence. Ces valeurs cardinales doivent être mises au service de la sécurité, de la stabilité et du développement en Afrique.


Aziz BADAROU

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Autorisation aux femmes de conduire en Arabie-Saoudite : Amnesty international salue la décision mais...

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Dimanche 24 juin 2018, l'interdiction controversée a été levée et les femmes sont autorisées à conduire en Arabie saoudite. C’est la décision qu’ont prise les autorités saoudiennes autorisant désormais les femmes à conduire dans le pays. Une décision saluée par Amnesty international mais qui souhaite que d'autres réformes suivent.

Dans un communiqué rendu public, jeudi 21 juin 2018, Amnesty international se réjouit et salue la décision des autorités saoudiennes d'autoriser les femmes à conduire dans le pays. Dans ce même communiqué, SamahHadid, directrice des campagnes pour le Moyen-Orient à Amnesty International a laissé entendre que «la levée de cette interdiction témoigne du courage et de la détermination des militantes des droits des femmes qui mènent campagne sur cette question depuis les années 1990, et des autres militantes qui ont donné suite à leur action pionnière avec les campagnes entreprises depuis 2011». Cependant, cette décision n’est pas une fin en soi, selon Amnesty international. Pour l’organisation, «la levée de cette interdiction est une petite avancée qui va dans la bonne direction et qui est attendue depuis longtemps». A en croire le communiqué, cette décision doit être suivie de réformes mettant fin à tout un ensemble de lois et de pratiques discriminatoires. «Il est révoltant de constater que les femmes continuent d'être traitées comme des citoyens de second ordre en Arabie saoudite», se désole Amnesty International qui invite les autorités saoudiennes à libérer les militantes des droits de femmes, et inclure les militantes et les membres de la société civile dans le processus de réforme du système en place en Arabie saoudite. Par ailleurs, Amnesty International demande la fin de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, notamment du système de tutelle.

A.F.S.

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6ème forum régional de régulation de l’électricité : Cotonou, carrefour des questions de l’énergie dès mardi

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La capitale économique du Bénin abrite du 26 au 27 juin 2018, le 6ème forum régional de la régulation de l’électricité. Organisé annuellement par l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao (Arrec), ledit rendez-vous d’échanges et de partage d’expériences vise à contribuer au développement d’un marché d’électricité pour l’Afrique de l’Ouest. L’évènement a été officiellement annoncé ce jeudi, 21 juin 2018 par le président de l’Autorité de régulation de l’électricité, Claude Gbaguidi…

Plus de 200 participants notamment les opérateurs du secteur de l’énergie électrique des Etats membres de la Cedeao, les autorités ministérielles en charge de l’énergie, les autorités règlementaires, les universitaires, chercheurs et autres acteurs provenant de 14 pays prendront à ce rendez-vous régional qui se tient à Cotonou. « Mettre en place le marché régional de l’électricité de la Cedea : opportunités et défis », c’est le thème autour duquel s’articuleront les échanges durant le forum. Face à la presse, le président de l’Autorité de régulation de l’électricité, Claude Gbaguidi a fait savoir que ledit forum devra permettre aux participants d’échanger et de partager leurs idées et expériences sur les facteurs clés de succès pour assurer, dès son lancement, le bon fonctionnement et le développement harmonieux du marché régional de l’électricité. La rencontre de Cotonou sera donc l’une des plus importantes étant donné qu’elle s’étend sur quatre évènements majeurs qui débutent lundi, 25 juin pour s’achever vendredi, 29 juin 2018. Il s’agit précisément de la réunion de la Taskforce de l’Arrec sur les procédures d’accès aux services de transport de l’Eeeoa, de la 12ème réunion conjointe des Comités consultatifs des régulateurs et des opérateurs de l’Arrec, du 6ème forum de la régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao, de la réunion des experts et celle des ministres de l’énergie et du lancement du marché régional de l’électricité. Pour Claude Gbaguidi, le 6ème forum régional vise le gain de la convergence des pratiques et normes pour une énergie durable et stable pour les populations et les industries voire le développement socioéconomique durable des Etats membres de la Cedeao. Se réjouissant des implications institutionnelles et des partenaires, il a rassuré d’une parfaite organisation de la rencontre de Cotonou. Quant au Président de l’Arrec, Bogler Honoré, il a confié que le forum se concentrera sur le développement d’une stratégie et d’une politique pour un marché régional d’électricité durable et portera surtout sur le défi de l’accroissement de l’offre d’électricité.

Aziz BADAROU

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En visite à Tokyo : Aurélien Agbénonci vante la destination Bénin

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Le ministre des Affaires étrangères croit aux potentialités de son pays. A la tête d’une délégation à Tokyo, il n’a pas manqué de le vendre cher. D’exposer ses forces. Avec ses hôtes, il a partagé les opportunités d’investissements au Bénin. Ainsi, des parlementaires aux partenaires du Bénin (Jica et Jbic), en passant par le ministre japonais des affaires étrangères Taro Kono, TesturoYano, président de l’Association pour le développement et l’économie de l’Afrique (Afreco), pour le président de Toyota corporation,TakashiHattori, Aurélien Agbénonci, aura subjugué. Une délégation de la Ligue parlementaire Bénin-Japon conduite par son président, l’honorable KatsueiHirasawa, a rencontré le ministre Agbénonci. A ce niveau, les deux parties ont principalement échangé sur les voies et moyens de consolider et de renforcer les relations entre les deux pays ainsi que de différents domaines de coopération. On peut citer, le domaine des infrastructures, l’éducation, et le développement du secteur numérique. Ce fut l’occasion pour les parlementaires de rappeler au ministre Aurélien Agbénonci, la candidature de la ville d’Osaka pour accueillir l’exposition universelle de 2025 et demander l’appui du Bénin. Un dîner de travail avec l’honorable KiyoshiEjima, membre de la Chambre haute du parlement japonais a été offert à la délégation béninoise. Dans sa tournée de travail, le ministre des Affaires étrangères était entre autres, accompagné de celui de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni.

M.M

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Inondations dans les villes d’Afrique de l’ouest : Abidjan, miroir d’une fatalité non vaincue

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Abidjan d’abord ! Peut–être en attendant d’autres. La capitale économique de la Côte d’Ivoire s’est réveillée le mardi 19 juin 2018 dans une pluie torrentielle aux conséquences effroyables : dix (10) morts, des voitures recouvertes d’eau, des commerces endommagés, portes et portails  défoncées par la  puissance de l’eau. La fatalité des inondations a encore  frappé Abidjan et relance la problématique de la vulnérabilité des populations (1) face à une planification urbaine à polémique (2) en Afrique de l’Ouest.

1.    La vulnérabilité des populations

La pluie torrentielle qui s’est abattue sur Abidjan  n’est pas inédite. Les inondations en Côte d’Ivoire sont récurrentes et mettent en  exergue la vulnérabilité des populations.  Derrière le phénomène de la pluie diluvienne se cachent bien de questionnements relatifs aux changements climatiques et la  gestion du risque. Par le passé, le drame qui a frappé Abidjan n’a  épargné aucune capitale en Afrique de l’Ouest. La vulnérabilité à la base, c’est la question du logement. Où habiter ? Comment construire ? Quels matériaux utilisés ? Comment positionner les habitats ?  Ces questions répondent à une discipline : l’aménagement du territoire. Face à l’absence de mise en œuvre rigoureuse de politiques d’aménagement des territoires, les populations s’installent n’importe comment et occupent le lit naturel des eaux  de ruissèlement.   La pauvreté ambiante est devenue un facteur limitant pour la décision.  La décision de ne pas subir les effets néfastes des changements climatiques se heurte à l’incapacité de contrôler la croissance démographique  avec son inducteur d’exode rural. A cela, il convient d’ajouter des sols spécifiques dont l’imperméabilité complique les solutions artisanales d’élus locaux désespérés. On ne saurait dans une Afrique attachée aux croyances, penser qu’il s’agit de la fureur des « dieux » des eaux. Loin s’en faut.  Il convient de passer au peigne fin les facteurs de l’environnement urbain et  envisager la capacité des acteurs à gérer et surtout à s’adapter aux changements climatiques.

2.    Une planification urbaine à polémique

Il est impossible de maîtriser un phénomène sans le connaître ou sans le définir.  C’est ainsi  qu’il est  nécessaire de connaître le phénomène et de gérer les risques qui y sont liés.  Place donc aux géographes et autres climatologues dont on espère (enfin !) que les recherches aboutiront à des recommandations qui obligeraient les architectes et constructeurs de routes, ponts et chaussées.

Il est primordial d’anticiper les évènements pluvieux et que les populations s’approprient la notion de gestion de risque.
La  planification urbaine participative, suppose un schéma directeur d’aménagement du territoire compris par tous et adopté par tous. La concertation, la participation et la sensibilisation constituent les ventricules du cœur de la planification urbaine. L’inondation n’est pas une fatalité. Elle peut être maîtrisée par des infrastructures  solides comme les caniveaux non encombrés et la libération des espaces publics naturels d’écoulement de l’eau. Il appartient à l’Etat de dégager sans état d’âme les occupants de ces lieux. On ne résiste pas à l’eau sinon elle  devient rebelle.

En conclusion, la nature par Abidjan lance un signal. L’inondation est un évènement climatique. Il peut être géré avec méthode, intelligence et anticipation. Au regard de ses conséquences, l’inondation a des impacts sur la santé, les moyens de subsistance, les biens matériels. Les dommages, on peut bien l’imaginer, sont perceptibles chez, les populations à faibles revenus, sur les enfants, les femmes et les personnes âgées.  L’ennui de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest et principalement dans le Conseil de l’Entente, c’est  l’urbanisation au galop. Il est de la responsabilité des Etats de vaincre la fatalité des inondations. Bien sûr qu’ils en sont capables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Après l’accueil triomphal de Gassama à Bamako : Place à une politique de jeunesse

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 Mamadou Gassama, le héros de sauvetage  d’un enfant qui aurait pu chuter de quatre étages  continue de retenir l’attention de l’opinion internationale. A Bamako, la capitale de son pays, il a été accueilli en triomphe par la population. Visiblement la foule était heureuse de savoir que Mamadou Gassama a rompu un contrat à durée indéterminée avec la fatalité de la misère en s’élevant à une « dignité française »considérée à tort comme supérieure à celle malienne. Les jeunes maliens qui découvrent en Gassama Mamadou, un héros et un modèle n’ont pas tort. Il n’y a aucune alternative pour penser autrement. Et pour cause, l’Etat du Mali a démissionné (1) par sa gouvernance et manque de bâtisse d’avenir pour la jeunesse (2)

1.    La démission de l’Etat du Mali.

Le spectacle  du samedi 16 juin 2018 à Bamako est saisissant dans sa  psychologie sociale. Un jeune malien  de 22 ans du nom de Mamadou Gassama  a quitté son pays pour une immigration clandestine. Le parcours a été périlleux. Secouru en haute mer par la marine italienne quatre ans plus tôt, en 2014, il a été placé au Centre d’accueil des demandeurs d’asile  de Castelnuovo di Porto près de Rome jusqu’en 2016. Ce n’est pas de gaîté de cœur que ce jeune malien a quitté son pays,  a risqué sa vie  pour exercer son droit au bonheur. Il a quitté le Mali parce que l’Etat n’offre rien si ce n’est la désolation.

Il y a un acte qui semble ne pas émouvoir l’Etat du Malien. On lui a promis la nationalité française. Et c’est sur ce point, que les jeunes maliens amassés à l’aéroport de Bamako sont tous unanimes : « Il sort définitivement de la galère ». Cette façon de voir de la jeunesse du Mali, née après les conférences nationales pose trois problèmes.

Le premier, il s’agit de la compréhension de c’est qu’est la nationalité et ses corolaires.  Les jeunes maliens le savent sans doute mais l’environnement, les pratiques récentes de gouvernance  ne leur donnent aucune raison d’en donner un contenu. Ainsi, la nationalité malienne peut-être échangée,   contre une autre nationalité au prix de vivre décemment. Le deuxième  problème soulevé est la perte de confiance en l’Etat. Autrement dit, l’Etat du Mali n’est pas en mesure d’offrir les conditions de réussite à sa jeunesse à l’intérieur du territoire viable. Ce qui est dans la tête des jeunes, c’est le schéma de l’aléatoire : Naître malien, grandir, prendre la mer, devenir citoyen d’ailleurs ». Cela s’appelle avoir un destin bloqué.  Le troisième problème, c’est la fuite des cerveaux. Autrement dit, les meilleurs maliens n’ont plus leur place au Mali. En passant avec succès le test de sapeur pompier, la France est restée gaulliste dans l’âme. Elle n’a que d’intérêts. Les meilleurs c’est bon pour eux. C’est de l’immigration choisie. L’émotion que suscite le phénomène Gassama ne doit pas occulter la nécessité de réinventer l’avenir pour la jeunesse africaine notamment celle qui quitte les contrées du vaste territoire du Mali pour exercer leur droit constitutionnel de vivre heureux.

2.    Bâtisseurs d’avenir

Le Mali comme beaucoup d’autres Etats d’Afrique au Sud du Sahara a besoin d’une politique réaliste de promotion de la jeunesse.  C’est une vérité de Lapalisse que d’affirmer que les Etats d’Afrique francophone  ont trahi la cause de la jeunesse. Trop de théories, rien de concret.  Les politiques de promotion de la jeunesse  sont pour la plupart des discours sans volonté.

La gouvernance dans les Etats est marquée par la corruption et la soustraction frauduleuse des ressources publiques  pour les paradis fiscaux. Les infrastructures sont quasi inexistantes ou vétustes. L’encadrement n’existe pas. Les instructions scolaire et universitaire, c’est la mer à boire avec des enseignants sans pédagogie et rebelles à l’évaluation de leur savoir.  Pendant ce temps, l’oligarchie qui s’est emparée du pouvoir s’organise pour que l’université soit un luxe et que les hauts emplois publics soient pour  les « lignéees » pures.  C’est dans cette optique que la nouvelle trouvaille des « parvenus » de dirigeants est d’affirmer : « que tout le monde ne doit pas aller à l’université et fait la thèse ». De telles idées obscures comme on en rencontre un peu partout en Afrique de l’Ouest, ne sont pas de nature à donner de l’espoir à la jeunesse. La solution de quitter s’impose. Oui on quitte là où il n’y a pas d’espoir, d’alternance ou d’alternative.

Pour bâtir l’avenir pour la jeunesse, il y a trois voies. La première est de cesser de piller les ressources publiques pour aller créer des  « choses » privées  en dehors de son pays.  La deuxième voie, c’est de  donner de l’espoir à l’entreprenariat en adaptant les programmes de formation, en investissant dans la formation des formateurs. Enfin, donner un sens au patriotisme et au panafricanisme.

En conclusion, la nationalité n’est pas une chose banale. L’Etat  a le devoir de lui donner un sens. Lui donner un sens, c’est créer les conditions de la fierté. Cela passe par une gouvernance axée sur les résultats et sur les coûts raisonnables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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France/Semaine décisive pour la réforme de la SNCF : Les syndicats font pression

SNCF

C’est une semaine décisive pour l'avenir du secteur ferroviaire en France. Le gouvernement est décidé à boucler la réforme de la SNCF dans la semaine, mais les syndicats des cheminots résistent. Ils promettent de faire pression sur le gouvernement jusqu'au bout pour obtenir quelques concessions supplémentaires et de peser sur les derniers débats parlementaires.

Le premier rendez-vous de la semaine est ce lundi après-midi 11 juin. La Commission mixte paritaire (CMP) doit tenter d'harmoniser le texte final du projet de loi, avant un nouveau passage à l'Assemblée mercredi et au Sénat jeudi.
La fédération SUD-Rail, qui réclame le retrait pur et simple du pacte ferroviaire, appelle à défiler ce lundi matin entre les deux chambres.

Les syndicats continuent d'afficher leur unité, mais les divergences tactiques et celles de fond s'accentuent. Les centrales espèrent arracher quelques garanties supplémentaires. Deux nouveaux épisodes de la grève perlée sont prévus, mardi et mercredi, puis dimanche et lundi prochains.

Pour l'intersyndicale, mardi est un jour de colère cheminote. Elle attend une participation massive pour maintenir la pression sur le gouvernement et le patronat du rail. Tout est encore possible, disent les syndicats, qui espèrent un sursaut proche des 28% de participation obtenu lors de la dernière journée sans cheminots, le 14 mai dernier.

Jusque-là, la mobilisation a permis de faire évoluer le texte, mais cela reste insuffisant, martèle l'intersyndicale. Toutefois, l'Unsa et la CFDT ont laissé entendre qu'en cas d'avancées, elles étaient prêtes à quitter le conflit.

Source :rfi.fr

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Dissémination des scenarii sur la politique migratoire : La Fondation Friedrich Ebert préoccupée par les relations entre l’Afrique et l’Europe

Fondation-Friedrich-Ebert

En vue de la définition d’une de politiques réalistes pour le développement de l’Afrique, la Fondation  Friedrich Ebert a initié une série de rencontres au plan international, pour concevoir des  scenarii sur les politiques migratoires entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe à l’horizon 2030. La dissémination des résultats a fait l’objet d’un atelier tenu  mercredi 6 juin  2018, au siège de ladite Fondation.

Procéder à la dissémination  des scénarii sur la politique migratoire entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe, tel était l’objectif de l’atelier. Il était également question de conceptualiser  les scenarii en vue d’inspirer les dirigeants africains dans l’orientation des politiques de développement. En effet, la fondation Friedrich Ebert a invité plusieurs jeunes de l’Afrique et de l’Europe, pour les familiariser avec les méthodes  de développement des scenarii, leur demandant par la même occasion d’appliquer  cette méthode au phénomène de la migration,  notamment, son influence dans les relations  entre l’Afrique de l’Ouest  et l’Europe. Ainsi, au terme de 3 séminaires tenus à Berlin,  Dakar et Bruxelles, quatre scenarii ont été définis. Le premier fait état de relations inégales entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest  et la détérioration de la situation en Afrique de l’ouest qui conduit à une augmentation spectaculaire de la migration vers l’Europe. Ainsi, le déclin des économies phares d’Afrique de l’Ouest amène avec lui, une détresse économique et des crises politiques généralisées. Le deuxième scénario révèle des relations conflictuelles entre l’Europe et l’Afrique, dans  une Europe fragmentée, divisée et de plus en plus xénophobe qui ferme ses frontières aux migrants de l’Afriques de l’ouest et qui met en œuvre des politiques migratoires très strictes et réduit son soutien à l’Afrique. Le troisième scénario est celui des relations  pragmatiques avec une gestion des migrations de l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe. Ainsi, en 2030, l’Union européenne et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en tant qu’acteurs majeurs, parviennent finalement à un accord sur une politique migratoire qui encourage la migration régulière et contrôle les migrations irrégulières. Dans le scénario 3 on note des relations d’égal à égal  et un déclin de la migration dans un contexte de transition vers un partenariat équilibré. En 2030, l’Afrique de l’ouest est en pleine transformation et les flux de migrants clandestins de la région vers l’Europe diminuent. Un nombre significatif de changements économique, politique, sécuritaire et social conduit progressivement à un meilleur équilibre dans les relations entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne. Justifiant de la pertinence de l’initiative, le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert Rudolphe Traub-Mers, a laissé entendre que l’évolution des sociétés et l’évolution de la politique et de la relation entre les nations, n’est jamais un processus linéaire. Elle est faite de ruptures et des retournements. Le scenario se préoccupe donc de la rupture et du retournement qui pourraient survenir dans le futur en imaginant plusieurs chemins de développement possibles. Au terme de la présentation des scenarii, des  communications ont présentées par des personnalités politiques, économiques et de la société civile telles que le Victor Tokpanou, Joël Aïvo, Abel Gbètoénonmon, Armand Vignon, Nassirou Affagnon sous la modération de Gislain Agbozo ont permis de nourrir les débats.   

Thomas AZANMASSO

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