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Société

Au sujet de l’immigration : Tiken Jah Fakoly tacle l’occident et lance un appel à la jeunesse africaine

Tiken-Jah-Fakoly

Sur la scène de la 10ème édition du Festival de musique urbaine d’Anoumabo (FEMUA), le célèbre chanteur africain du reggae, Tiken Jah Fakoly s’est insurgé contre l’aventure suicidaire de plusieurs milliers de jeunes africains qui périssent dans l’océan dans la quête du bonheur en occident.

Au-delà du show, le Festival de musique urbaine d’Anoumabo (FEMUA) est une tribune pour passer des messages. Tiken Jah Fakoly, la star africaine du reggae a abordé la question de l’immigration et a dénoncé une injustice de l’occident. «On ne peut pas accepter que le monde vienne en Afrique quand ils veulent prendre ce qu’ils veulent et demander à la jeunesse africaine de rester. Nous disons que c’est une injustice qui est trop flagrante», a dénoncé l’auteur et interprète de «Ouvrez les frontières». Il s’est aussi adressé aux jeunes Africains sur la périlleuse aventure d’immigration clandestine qui coûte la vie à des milliers d’entre eux. «Arrêtez d’aller vous suicider dans l’océan en voulant aller aider l’occident à se développer», a appelé le chanteur. Pour lui, c’est totalement en inadéquation avec l’histoire du continent. «Si nos parents étaient tous allés, qui allait combattre la colonisation?»,  a demandé l’artiste panafricaniste

Source : Banouto

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Rencontre africaine des femmes juristes : Le "Protocole de Maputo" passé en revue

femmes-juristes

Les Associations de juristes africaines, association de défense et de promotion des droits des femmes, juristes,experts et autres décideurs se sont réunis   les 16 ,17 et 18 Mai 2017 à Dakar. L'objectif général était de faire une analyse des droits des femmes  depuis l'adoption par les Etats africains du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples relatif aux Droits de la femme (dit "Protocole de Maputo"). La rencontre a connu la participation d'une quinzaine de pays dont le Bénin.

Autour du thème « Maputo 12 ans après, quels défis pour les droits des femmes ? », les participants, ont procédé à un passage en revue des différentes sessions portant sur l’application des droits des femmes  depuis l'adoption par les Etats africains du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, relatif aux Droits de la femme (dit "Protocole de Maputo"). Ainsi, il ressort de  l’analyse que Le protocole de Maputo n’est pas toujours ratifié par certains pays africains, la mise en œuvre du protocole rencontre quelques difficultés résultant d’une part d’un manque de volonté politique favorable à l’harmonisation des législations nationales avec les dispositions internationales, d’autre part des violations régulières des droits consacrés; l’accès des femmes aux instances de décisions pose encore des difficultés d’un pays à un autre malgré la loi sur la parité ou l’application de quota ; l’accès et le contrôle des ressources par les femmes demeure toujours une problématique malgré tous les efforts effectués par les personnes ressources pour rendre effectif ce droit. Les participants se sont également rendus à l’évidence que le droit de la santé de la Reproduction des femmes et des filles fait l’objet de violation régulière; les femmes continuent d’être utilisées comme armes de guerre dans les zones de conflits et que les violences basées sur le genre restent encore un fait réel dans la quasi-totalité des Etats.

Le plaidoyer

Déplorant autant l’insuffisance de synergie unique africain que la faiblesse du suivi dans la mise en œuvre effective du protocole de Maputo, les participants à la rencontre de Dakar rappellent également la responsabilité des Etats africains dans la prise de mesures urgentes, efficaces et efficientes pour lutter contre toutes les formes de discrimination et la mise en place des politiques d’égalité. Ils invitent par la même occasion, les Etats qui n’ont pas encore ratifié le protocole à le faire dans les meilleurs délais. Les experts et autres juristes réunis à Dakar lancent par ailleurs un appel aux Etats et Gouvernements de l’Afrique ayant ratifié le protocole, d’identifier des réponses idoines à la question de la mise en œuvre du protocole de Maputo;de prendre toutes les mesures appropriées y compris l’adoption et la mise en œuvre de dispositions législatives visant à éliminer toutes les formes de discrimination et d'échanger sur les meilleures pratiques ;de mettre en place des politiques publiques assorties de stratégies appropriées définies en réponse à ces discriminations, de coordonner les actions aussi bien au niveau national, régional qu’international  et de Prendre en compte la volonté de la société civile de se constituer acteur à part entière dans la mise en œuvre du protocole de Maputo. Il est également demandé aux Etats d’élaborer une Stratégie d’autonomisation de la femme en favorisant l’accès aux ressources productives ; de définir une stratégie de communication nationale et de proximité avec la vulgarisation des droits consacrés par le Protocole de Maputo et Appuyer l’institutionnalisation du genre avec un accès des femmes aux instances de décision surtout locales.

L’engagement des participants

Tout en saluant les efforts quotidiens des acteurs œuvrant sur le terrain pour la mise en œuvre du protocole, les participants apprécient positivement l’initiative de l’AJS en collaboration avec l’Ambassade des Pays BAS, Plannedparenthood Global, Marie Stopes International, Onu-femmes et AJWS  et Saluent le soutien du gouvernement du Sénégal particulièrement le Ministère de la justice et le Ministère de la femme. Ils s’engagent enfin à Redynamiser la fédération des juristes Africaines, Organiser en plate-forme les pays africains présents pour porter un fort plaidoyer en faveur de la réalisation du protocole de Maputo, inviter les autres pays à rejoindre la plate-forme, organiser des rencontres périodiques pour mesurer les progrès réalisés et décliner les perspectives et à Jouer pleinement leur rôle de veille et d’alerte auprès des Etats.

Plusieurs thématiques ontpermis d’animer le débat et portent sur : gouvernance paix et securit ;  la sante de la reproduction des femmes et des filles ; les violences faites aux femmes et  aux filles ; L'égal accès aux instances de prise de décisions ainsi que l’Accès et Contrôle des ressources par les femmes.

Thomas AZANMASSO

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Forum africain du carbone édition 2017 : Cotonou au cœur de la mise en œuvre des accords de Paris

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Du 28 au 30 juin 2017, Cotonou sera le centre de l'engagement des Etats africains dans le cadre de la promotion d'un développement du carbone sur le continent. C’est le palais des congrès de Cotonou qui sera le centre des négociations pour capter des financements dans le domaine du changement climatique. Cette rencontre est le fruit du partenariat entre le gouvernement béninois et le Cadre de Nairobi avec l'appui du Centre Régional de Collaboration CRC-Lomé (Collaboration entre la Banque Ouest Africaine de développement ou BOAD et le secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou CCNUCC). Le Bénin, en se dotant d’une Stratégie de Développement à faible Intensité de Carbone et Résilient aux Changements Climatiques, s’est engagé résolument dans la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre. L'édition de Cotonou qui connaitra environ 500 participants, portera sur les possibilités de renforcement de l'engagement des acteurs étatiques et non étatiques dans les secteurs clés tels que l'énergie, l'agriculture et le développement humain. Les experts auront à mener des réflexions sur les mécanismes pour développer des actions plus accrues sur le continent dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord de Paris et de l'atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). Cette importante rencontre sera pour le Bénin, l’occasion de présenter aux investisseurs présents à cet événement, les facilités et opportunités dont regorge le pays dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre. Elle permettra en outre d’ouvrir des négociations pour capter des financements dans le domaine du changement climatique. L’opportunité sera également saisie par la BOAD de communiquer sur son initiative carbone et le lancement prochain d'obligations vertes pour le financement des projets environnementaux et en faveur du climat en Afrique de l'Ouest.


Thomas AZANMASSO

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Eradication de l’apatridie : L’Afrique de l’Ouest prend le leadership mondial

apatridie

La région Ouest-africaine est rentrée dans l’histoire en étant la première, de par le monde, à adopter le 9 mai 2017 à Banjul en Gambie, un plan d’action pour mettre fin à l’apatridie. Sur le terrain des acteurs de cette victoire se trouvent la  Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et son allié en la matière, le Haut-commissariat pour les réfugiés (Hcr).

Au lendemain de l’année 2024 la zone Ouest-africaine ne comptera plus aucun apatride. C’est le défi que se sont lancés les experts et points focaux organisant la réponse à l’apatridie et à leur suite, les ministres en charge des questions de nationalité. C’était à Banjul en Gambie les 7 et 8 mai derniers puis le 9 mai. Pour atteindre cet objectif, les ministres en charge des questions de nationalité (Justice et Intérieur) des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avec l’assistance de la commission de la Cedeao et du bureau régional du Hcr ont admis la déclinaison de la déclaration d’Abidjan de février 2015 en plan d’action régional dans un esprit d’harmonisation et de partage d’expériences au niveau de la région. Un plan d’actions a donc été adopté. Un plan qui contraint les Etats à sauter le verrou que constituent les obstacles liés à l’acquisition de la nationalité. Il s’articule autour de trois chantiers : l’identification des apatrides et des risques d’apatridies, la prévention et la réduction de l’apatridie puis la sensibilisation du public. La démarche de l’étude du plan ainsi validé à Banjul et dont l’adoption est recommandée au conseil des ministres de la Cedeao vise, selon  le Dr Dia Sow de la commission de la Cedeao à s’assurer de la conformité du Plan avec les instruments juridiques, les politiques et les mécanismes institutionnels pertinents ; à renforcer les systèmes de gestion des données pour relever les défis de l’apatridie,  à assurer la libre circulation des apatrides ainsi que leur intégration et leur protection, à faire un plaidoyer et sensibiliser les populations et toutes les parties prenantes, à garantir l’obtention des preuves de la nationalité et à établir des mécanismes de suivi aussi bien stratégiques qu’opérationnels. De plus, il énonce des mesures concrètes visant à pallier aux insuffisances des lois sur la nationalité et aux défaillances en matière de preuve de nationalité. « L’adoption du plan d’actions constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’apatridie. Elle se dote aujourd’hui d’un nouvel arsenal juridique plus complet et robuste contenant des mesures réalistes. Par ses actions, l’Afrique de l’Ouest se pose en leader de la lutte contre ce fléau en Afrique et dans le monde », s’est réjoui l’assistant du Haut-commissaire pour les réfugiés, Volker Tükr. Il a rappelé qu’un million de personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest. « On estime à 30 pour cent, le nombre de ceux n’ayant pas de papier prouvant leur identité ou leur nationalité, dans la zone », a-t-il révélé. Pour lui, la souffrance, l’exclusion et la marginalisation sont vécues au quotidien par un individu privé de nationalité. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, le Dr Mohamed Ibn Chambas, a mentionné l’importance que son Organisation accorde à l’élimination de l’apatridie. « Le Secrétaire général des Nations Unies considère l’éradication de l’apatridie comme une priorité dans ses efforts pour la prévention des conflits, la résilience et la promotion des droits humains », a-t-il déclaré.

Avant l’entrée en vigueur du document, une ultime étape est attendue. Il sera en effet, présenté  aux prochaines réunions statutaires de la Cedeao pour devenir texte légalement contraignant pour les onze Etats de la zone ayant adhéré à la Convention de 1961 relative à la réduction des apatrides.

Les autres pays  de la Communauté à savoir le Ghana, le Cap Vert et le Togo se sont engagés à adhérer aux conventions sur le statut des  apatrides et à la réduction des cas d’apatridie.

Les experts des Etats de la CEDEAO s’étaient rencontrés les 7 et 8 mai derniers pour élaborer et valider le plan d’action adopté.

 Elias BEHANZIN

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Campagne mondiale des défenseurs des droits humains : Amnesty célèbre l’évènement

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La campagne mondiale initiée par Amnesty international en faveur des défenseurs des droits humains sera lancée ce mardi à Cotonou. Placée sous le thème mondial : « Bravé » ou « Osons le courage , cette campagne qui prendra fin en décembre 2019, vise à attirer l’attention de la population béninoise sur la situation des défenseurs des droits humains dans le monde, en Afrique et au Bénin.La campagne a également pour objectif d’entamer le lobbying en vue de la prise d’une loi pour protéger les défenseurs des droits humains d’une part et d’autre part, d’une loi pour garantir la liberté d’expression, d’association, de manifestation et de cortège au Bénin.De façon spécifique, précise-t-on à la de Campagne d’Amnesty international Bénin, cette action vise à revendiquer les libertés aux populations en vue de garantir « un monde où chaque personne connaît et peut exercer ses droits ».

A.B.

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Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie : La déclaration de la Haute Représentante de l'Ue, Federica Mogherini

Federica-Mogherini

A l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, célébrée le 17 mai, la Haute Représentante de l'Union européenne, Federica Mogherini, a fait une déclaration.

Lire ladite déclaration.

Déclaration de la haute représentante, Mme Federica Mogherini, au nom de l'Union européenne, à l'occasion de la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (17 mai 2017)

Aujourd'hui, avec des millions de personnes à travers le monde, l'UE célèbre la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Cette journée constitue une bonne occasion de rappeler aux gouvernements leur obligation de promouvoir l'universalité des droits de l'homme et de faire en sorte que tout un chacun, quelle que soit son identité de genre ou son orientation sexuelle, puisse jouir de ces droits sans discrimination.

Au cours des dernières années, des progrès remarquables ont été accomplis de par le monde afin que, de plus en plus, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) puissent jouir de l'intégralité des droits de l'homme. Plusieurs pays ont dépénalisé l'homosexualité et d'autres ont adopté de nouvelles lois visant à protéger les personnes en fonction de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. Aucune de ces évolutions n'aurait pu voir le jour sans le dévouement de militants courageux qui oeuvrent à faire avancer l'égalité des droits pour les personnes LGBTI.

Des obstacles considérables subsistent en de nombreux lieux à travers le monde. Les discriminations et les violences à l'encontre des personnes LGBTI sont encore très répandues. Avoir des relations homosexuelles est considéré comme un délit ou un crime dans plus de 70 pays; c'est même passible de la peine de mort dans certains d'entre eux. L'UE condamne dans les termes les plus fermes possibles toute discrimination et toute violence à l'encontre des personnes LGBTI.

Dans le monde entier, l'UE finance des projets visant à améliorer la visibilité et l'acceptation des organisations LGBTI, à favoriser leur dialogue avec les autorités pour modifier la législation, à lutter contre l'homophobie et à protéger les personnes LGBTI contre les actes de violence. Un soutien est également accordé en matière de formation, d'information et d'aide juridique aux personnes LGBTI et aux organisations de la société civile actives dans ce domaine.

En juin 2016, le Conseil a adopté, pour la première fois, des conclusions sur l'égalité de traitement à l'égard des personnes LGBTI, en réponse à la liste de la Commission énonçant des mesures sur cette question. L'UE continuera à travailler avec l'ensemble des partenaires pour faire avancer le respect des droits de l'homme à l'égard de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.

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Sécurité frontalière entre le Bénin et le Togo : Le bilan de l’opération ’’Gbénondou 2017’’

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Les ministres de l’Intérieur du Togo et du Bénin étaient face aux hommes de la presse, ce jeudi 11 mai 2017. Le déroulement de l’opération conjointe de sécurité entre les deux pays dénommée ‘’Gbénondou 2017’’ était le principal sujet de cette sortie médiatique.  ‘’Gbénondou 2017’’ est la solution trouvée par les forces de défense et de sécurité du Togo et du Bénin pour faire face aux nombreux cas de braquages sur les axes routiers, des vols à mains armées et des trafics illicites de tous genres entrainant des victimes innocentes. Ainsi du 08 au 11 mai, l’opération ’’Gbénondou 2017’’ qui s’est déroulée sur le quadrilatère Notsé-Bohicon-Savalou-Morétan a pour mission de garantir la sécurité des personnes et des biens en démantelant les réseaux criminels qui opèrent dans cette zone définie, surtout en cette période de transhumance.

Pendant trois jours, selon le ministre béninois de l’Intérieur, Sacca Lafia, les résultats de cette opération ont été concluants. En termes de retombées, précise-t-il, « l’opération a montré aux délinquants que les forces de sécurité sont présentes et à la veille ; plus d’une centaine de délinquants de tout poil a été interpellée ».

Selon le ministre Sacca Lafia, les forces mixtes déployées sur le terrain ont mis la main sur environ une tonne de faux médicaments ; des produits illicites de consommation humaine saisis ; des moyens roulants, des armes à feu illégalement détenues par des citoyens ont été également saisis.

Le ministre de l’Intérieur du Togo DamehaneYark, a déclaré qu’il s’agit d’une initiative partagée puisque, soutient-il, « nous avons les mêmes peuples de part et d’autre et nous avons les mêmes objectifs ».

« C’est ensemble que nous devrons vaincre l’insécurité, la criminalité et c’est ensemble que nous devons mettre en déroute les criminels », a-t-il poursuivi avant d’ajouter qu’aucun pays pris isolement ne peut s’en sortir.

A.B

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Déclaration de la haute représentante, Mme Federica Mogherini, au nom de l’Union européenne, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, 3 mai 2017

Federica-Mogherini

La liberté de la presse est essentielle au bon fonctionnement de la démocratie. Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de la liberté de la presse dans un contexte difficile pour le journalisme.

Les attaques contre la liberté d’expression et la liberté de la presse se multiplient à travers le monde.

La liberté, la pluralité et l’indépendance des médias sont indispensables pour promouvoir et protéger la démocratie de par le monde. La liberté de la presse et la liberté d’expression comptent parmi les fondements mêmes de la démocratie, contribuent à la construction de sociétés stables, inclusives et résilientes et peuvent contribuer à apaiser les tensions et à endiguer les conflits. L’UE soutient la mise en oeuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030, qui vise notamment à garantir un accès universel à l’information ainsi que la protection de la liberté d’expression.

Il est primordial de soutenir un journalisme indépendant, éthique et de qualité. En facilitant la libre circulation d’informations de qualité et bien documentées sur des questions d’intérêt public et en jouant un rôle d’observateur critique, les médias indépendants sont les fondements d’une démocratie participative et peuvent être utilisés pour faire en sorte que les pouvoirs publics soient tenus de rendre compte de leurs actes. L’UE veille à ce que le respect de la liberté d’expression soit intégré dans tous ses programmes de développement et politiques. Elle finance notamment des projets spécifiques dans les pays tiers destinés à améliorer la qualité du journalisme, l’accès aux informations publiques et la liberté d’expression. Depuis juin 2015, l’UE a soutenu, dans le cadre de son programme de subventions de faible montant, au moins 45 défenseurs des droits de l’homme en situation de danger qui promeuvent le droit à la liberté d’expression.

L’UE condamne l’augmentation des menaces et des violations à l’égard des journalistes et des professionnels des médias hors ligne et dans le cyberespace. Tous les États sont tenus de remplir leurs obligations mondiales en matière de protection de la liberté d’expression et de la sécurité des journalistes en mettant en place un cadre juridique favorable et en poursuivant toutes les attaques contre des journalistes. L’UE s’oppose systématiquement – dans les contacts bilatéraux avec les pays tiers ainsi que dans les enceintes multilatérales et régionales – à toute législation, réglementation ou pression politique qui limite la liberté d’expression et elle prend des mesures concrètes afin de prévenir les attaques contre des journalistes et des blogueurs et d’y répondre.

Les orientations de l’UE relatives à la liberté d’expression en ligne et hors ligne, adoptées en 2014 (ainsi que leur mise en oeuvre qui se poursuit), réaffirment la détermination de l’UE à promouvoir les libertés d’opinion et d’expression, droits qui doivent pouvoir être exercés partout par chacun, sur la base des principes d’égalité, de non-discrimination et d’universalité, par quelque média que ce soit et sans considération de frontières.

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Réunion du Comité consultatif des autorités locales : Léhady Soglo vend la destination Cotonou en Istanbul

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Présent à Istanbul en Turquie depuis le dimanche dernier dans le cadre de la réunion du Comité consultatif des autorités locales des Nations-Unies le Maire Léhady Vinagnon Soglo a eu plusieurs séances d’échanges avec ses pairs d’autres grandes villes. L’objectif de ces échanges essentiellement consacrés au partage d’expériences est de s’inspirer de ce qui se fait de bien ailleurs pour améliorer les efforts de la municipalité de Cotonou pour transformer la ville. Il s’agit surtout pour le premier magistrat de Cotonou, d’élargir le portefeuille diplomatique de la ville, de vendre la destination Cotonou et d’accroître son rayonnement international à travers des partenariats, des jumelages et autres. Ainsi, au-delà des discussions formelles qui ont tourné autour des questions liées à la qualité du dialogue entre les gouvernements nationaux, régionaux et locaux afin de favoriser un environnement propice au développement, l’autorité municipale a eu des échanges très fructueux avec d’autres personnalités. Il a aussi visité certaines installations d’Istanbul. Des déplacements qui lui ont permis de faire des découvertes d’autres stratégies pour mieux gérer les questions liées aux services sociaux de base, indispensables au bonheur des Cotonois. Le Maire a également réussi à convaincre plusieurs investisseurs privés qui ont accepté accompagner la ville dans ses efforts de développement à travers des investissements.

Notons que c’est sur invitation de son homologue d’Istanbul M. M. Kadir Topbas Maire d’Istanbul et président en exercice du Comité Consultatif des Autorités Locales auprès des Nations Unies (UNACLA) que le président du Conseil municipal de Cotonou prend part à ces assises pour le compte de l'association Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU AFRIQUE).

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Rencontre ministérielle de Banjul : Le Hcr et la Cedeao mobilisent les Etats de la région dans la réponse à l’apatridie

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La ville capitale de la Gambie, Banjul abritera du 7 au 9 mai 2017, une réunion ministérielle pour la validation et l’adoption du plan d’action régional sur l’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest. Acte de haute portée, il constitue une avancée unique et majeure en matière des droits de l’Homme.  

Les quelques un million de personnes, vivant « sans nationalité » dans la région ouest-africaine peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. La rencontre de Banjul (Gambie), initiée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le Haut-commissariat pour les réfugiés (Hcr), annonce de belles perspectives pour ces dernieres. Une initiative qui fait suite à la réunion d’Abidjan qui a débouché sur l’appel d’Abidjan. Cette nouvelle initiative  débouchera quant à elle, sur la mise en place d’un cadre politique commun pour mettre fin au phénomène dans la région. Le Plan d’action de l’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest sera ainsi adopté suite à la révision et à la validation du projet initial rédigé en consultation avec le Hcr ainsi que le partage des bonnes pratiques et la production d’un état des lieux des avancées en matière de lutte contre le fléau. Sont attendus à la rencontre, les points focaux apatridie des gouvernements, les ministres des Etats membres de la Cedeao en charge des questions de nationalité, les représentants de la Commission de la Cedeao, les experts indépendants et ceux du Hcr. L’Union africaine sera représentée de même que la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Courant  mai-juin prochain, le Plan d’action sera soumis, pour approbation, au Conseil des ministres de l’institution économique d’intégration sous régionale. Enfin, les chefs d’Etat et de gouvernement donneront leur accord de mise en œuvre des décisions, à cette occasion.

Le déclic de la marche…

Cet acte majeur fait suite à l’engagement des 15 Etats membres de la Cedeao de mettre un terme à l’apatridie avant l’an 2025 et contenu dans un document adopté en février 2015 à Abidjan. Et ce, après avoir constaté les dégâts causés par le phénomène, qui n’est rien d’autre qu’une violation des droits de l’Homme reconnus comme étant universels, dans leurs pays. Ces individus, appelés apatrides parce que dépourvus de la moindre preuve de leur identité, se voient bloquer l’accès à l’éducation, à l’emploi et même aux services de santé de base. Ils s’exposent alors, à toute sorte de vices allant jusqu’à la perturbation de la sécurité de la société. Plus encore, ils sont vulnérables et deviennent donc candidats forcés et donc malgré eux à l'exploitation par des groupes criminels, à la traite humaine et à la radicalisation politique,  menaçant la stabilité des États.

Le Bénin, à l’avant-garde dans la région !

Prenant la mesure des choses, le gouvernement du  Bénin, en sa session du Conseil des ministres du 8 février 2017, a adopté le projet du nouveau code de la nationalité béninoise, qui Selon les déclarations du  ministre d’Etat, Pascal Koupaki, a été transmis à l’Assemblée nationale pour débat et vote. Ce résultat traduit la volonté du Bénin à tenir ses engagements pris en 2011 lors de son adhésion aux conventions internationales sur l’apatridie. Celles de 1954 portant statut des apatrides et de 1961 relative à la réduction des cas d’apatridie. Cette adhésion appelle des actions telles que l’établissement des statistiques claires sur la situation, les causes et le nombre de personnes sans nationalité sur le territoire béninois. A cela, s’ajoute la relecture du code de nationalité et son harmonisation avec les dispositions des deux conventions. Le Bénin a, pour ce faire, créé avec le soutien du bureau du Hcr à Cotonou, une équipe de travail basée au Hcr et constituée des Organisations de la société civile (Osc), des médias, du gouvernement, les universitaires. Une feuille de route a  été élaborée en vue de l’éradication de l’apatridie. Validé en novembre 2014, et signé par le ministre béninois de l’Intérieur et le représentant régional du Hcr, ce plan s’inspire du plan mondial du Hcr pour la période de 2014 à 2024. Premier pays de la sous-région à avoir adopté un plan d’action à un niveau aussi élevé que celui ministériel, le Bénin a toujours organisé avec l’assistance du bureau du Hcr à Cotonou, une série de sensibilisations, sur la gestion de l’état civil, au profit des élus locaux et des personnels des administrations communales chargés de l’enregistrement des naissances et de la gestion de l’état civil.  Le Hcr a, par ailleurs, suscité et obtenu du gouvernement béninois des missions dans tout le pays pour établir un début de cartographie de l’apatridie au Bénin. Ainsi, les zones frontalières (avec le Togo) de Savalou-Ouest, de Karimama, de Malanville et de Koualou-Kourou ainsi que les contrées frontalières de l’Est rétrocédées au Bénin par le Nigeria grâce aux actions de l’Agence béninoise de gestion des espaces frontaliers (Abegief), ont été sillonnées. Dans la même période, une étude a été lancée  pour identifier les causes sociologiques du phénomène et proposer les  solutions efficaces pour lui barrer la route. Récemment le Bénin a, lui aussi et à l’instar des pays de la région, célébré les deux ans de l’appel d’Abidjan. A l’occasion des deux ans dudit appel, le Bénin a présenté ses principaux succès à l’Afrique et au monde par une série de manifestations dont une cérémonie commémorative en présence des membres du gouvernement et du coordonnateur résidant du système des Nations Unies au Bénin. La relecture du plan d’action national et son adoption, cette fois-ci, en Conseil des ministres, ne sera effective qu’au retour de Banjul, les actions devront être accélérées et la campagne relancée de plus belle au Bénin. Le pays est prêt, son gouvernement surtout et le chef du bureau du Hcr contacté dernièrement a garanti le soutien indéfectible de l’organisation qu’il représente au Bénin,  à cette marche et cette campagne du Bénin dans le but de mettre un nom sur chaque visage de personne vivant au Bénin.   

Elias BEHANZIN et Toussaint D. HOUETOHOSSOU

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