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Politique

Violences en Rdc : Les nombreuses arrestations font polémique

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En RDC, alors que le militant des droits de l’homme Christopher Ngoyi Mutamba a été arrêté il y a 3 jours par des policiers militaires en pleine rue, des ONG congolaises s’inquiètent qu’il n’ait toujours pas été présenté à la justice et que son lieu de détention n’ait pas été révélé aux membres de sa famille. Des ONG qui s'inquiètent aussi de la dizaine d'arrestations de responsables politiques en moins d'une semaine au Congo.

rfi.fr

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Centrafrique : La transition officiellement prolongée de six mois

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Le président congolais et médiateur dans la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso vient de donner son feu vert  pour un prolongement de six mois de la transition, censée initialement s'achever en février.
Dans une lettre adressée  à Catherine Samba-Panza (présidente de la transition), Mahamat Kamoun (Premier ministre) et Alexandre N'Guendet (president du Conseil national de transition), le président congolais a précisé que «l'échéance électorale de février 2015 n'étant plus tenable, constat fait également par le Groupe International de contact sur la République centrafricaine le 11 novembre 2014, il y a lieu de procéder à une extension de six mois de la Transition. En d'autres termes jusqu'au mois d'août 2015».
Denis Sassou Nguesso répond ainsi à la demande formulée fin novembre par les autorités centrafricaines.
Prévues en février, les élections générales censées mettre fin à la période de transition avaient déjà été reportées à une date ultérieure en novembre dernier.  
La charte de transition - qui organise à l'heure actuelle les pouvoirs en Centrafrique - stipule dans son article 102 que la durée de la transition peut être portée de 18 à 24 mois sur «avis conforme du médiateur».

Agenceecofin

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Zimbabwé : Mugabe limoge sa vice-présidente et huit ministres

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Le président zimbabwéen Robert Mugabe (photo) a limogé sa vice-présidente Joice Mujuru, qui était un temps pressentie pour lui succéder, ainsi que huit ministres proches d'elle, a annoncé le gouvernement le 9 décembre. «Le président Mugabe a exercé ses pouvoirs exécutifs pour libérer l'honorable Joice Mujuru (...) de son poste de vice-présidente de la République du Zimbabwe, avec effet immédiat», a précisé dans un communiqué le secrétaire en chef du gouvernement, Misheck Sibanda. «Il est devenu évident que sa conduite dans l'exercice de ses fonctions était devenue incompatible avec le niveau attendu, présentant un conflit entre les responsabilités officielles et des intérêts privés» a-t-il expliqué.

Robert Mugabe a, par ailleurs, également limogé huit ministres proche de Mme Mujuru (Affaires présidentielles, Information et Communication, Indigénisation, Education supérieure, Services publics, Energie et province du Mashonaland oriental). Le président zimbabwéen Robert doit désigner dans les jours à venir les deux nouveaux vice-présidents de la Zanu-PF.

Considérée par les observateurs extérieurs comme un élément plus tempérés et plus réalistes au sein de la Zanu-PF, Joice Mujuru était depuis plusieurs mois dans la ligne de mire de l’aile dure du parti au pouvoir. En novembre, la première dame, Grace Mugabe, l’avait notamment accusé de corruption et de trahison. Lors du congrès du parti tenu début décembre, Robert Mugabe avait lui-même accusé sa vice-présidente de «comploter pour le renverser» et de «travailler avec le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) ainsi que son allié, les Etats-Unis». Le chef de l’Etat, âgé de 90 ans, a également déclaré que Robert Mugabe avait «un esprit trop simple et sans morale» pour conduire le pays. Le congrès de la Zanu-PF l’avait déjà exclue du comité central, tandis qu'il reconduisait M. Mugabe à la tête du parti et plaçait son épouse à la tête de l'influente Ligue des femmes.

A.E

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Côte d’Ivoire : Un film-documentaire qui défend Blé Goudé

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« Charles Blé Goudé coupable de son innocence ». C’est le titre du film-documentaire qui vient d’être réalisé par un groupe de jeunes Africains, professionnels de la communication. Ils entendent ainsi apporter leur soutien à cet acteur politique ivoirien aujourd’hui poursuivi devant la Cour pénale internationale (Cpi) pour crimes contre l’humanité pendant la crise postélectorale de 2011 en Côte d’Ivoire.

La Cpi a déjà ouvert le procès de Charles Blé Goudé qui fut ministre du président Laurent Gbagbo au lendemain de l’élection de présidentielle de décembre 2010. Blé Goudé est également le fondateur du Congrès panafricain des jeunes patriotes (Cojep), mouvement auquel plusieurs exactions sont imputées.

Le film-documentaire est inspiré du discours prononcé le 2 octobre 2014 par Charles Blé Goudé devant la Cpi. Le film entend montrer que cette intervention n’avait rien de creux. Plutôt, la production est-elle un condensé des actions en faveur de la paix menées par le président fondateur du Cojep avant, pendant et après les élections. « C’est notre contribution au noble combat de ce jeune leader panafricaniste que ses adversaires veulent faire passer pour ce qu’il n’est pas. Nous voulons aussi contribuer à permettre à Charles Blé Goudé de vivre dignement en lui reversant les recettes générées par la vente de ce Dvd », expliquent les auteurs du film qui a pour ambition de « faire jaillir la vérité des décombres sous lesquels les éternels contrebandiers de l’histoire tentent vainement de l’ensevelir ».

Le film-documentaire a été présenté, pour la première fois, à Paris ce 29 novembre 2014. Une initiative de communautés ivoiriennes, congolaises et africaines en général, en collaboration avec le Cojep France. D’autres séances de diffusion du document sont prévues en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Bénin, au Togo, au Sénégal, au Ghana, au Royaume Uni et en Allemagne.

Agence Ecofin

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Animation de la vie politique au Burkina Faso : Ajir de Adama Kanazoe en ordre de bataille

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(Des hommes nouveaux pour un Burkina nouveau)
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! Et ils ont vaincu. Ils voulaient la révolution, ils l’ont eu. Que veulent les jeunes du Faso à qui le pays doit aujourd’hui son renouveau? Hé bien ils veulent tout simplement que les nouvelles autorités se mettent au travail et conduisent le pays dans la paix et le calme vers des élections législatives et présidentielles d’ici à Novembre 2015. Le départ de l’ancien régime au pouvoir dans les conditions que l’on connaît, marque le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du pays. Tout doit changer, rien ne devra plus être comme avant. Les jeunes du Burkina Faso veulent définitivement tourner la page et qu’on leur permette à nouveau de croire en la politique et surtout en ses acteurs. Ils aspirent à l’alternance et il s’agit maintenant, comme le martèle Adama KANAZO, « d’aller au bout de cette logique d’alternance tant prônée et dont la jeunesse est le fer de lance, et aller au bout de cette alternance, c’est aller à une alternance générationnelle, on ne peut pas faire du neuf avec du vieux, parce que ça ne marchera pas ». Voilà qui est bien clair.

Adama Kanazoe est le Président du parti AJIR, (Alliance des Jeunes pour l’Indépendance et la République), premier parti politique réellement issu de la jeunesse, l’un des plus jeunes partis politiques de l’opposition. C’est à lui qu’a été confié le soin de gérer en avril dernier, la campagne de souscription populaire pour la lutte contre le référendum, qui a mobilisé plusieurs millions de francs CFA mis à la disposition de l’opposition. Il a été membre de la délégation pour les négociations à Kosyam. Aujourd’hui, il affiche nettement ses ambitions dans la bataille que se mènera bientôt pour l’accès au palais de Kosyam en 2015. Pour lui, il n’est pas question qu’on serve encore à l’opinion publique, l’argument de la jeunesse non expérimentée et l’écarter.

Qui veut aller loin ménage sa monture

A l’instar de nombre de partis politiques, Ajir se lance dans une politique de redynamisation de ses bases et de réactivation de ses militants pour se mettre en ordre de bataille en vue de préparer les futures échéances. Dans cette perspective, il est urgent d’implanter le parti de façon durable sur le territoire national et avoir des bases solides dans toutes les provinces. Ainsi, le jeune leader accompagné d’une forte équipe a démarré une tournée qui devrait permettre d’étendre progressivement les actions du parti sur toute l’étendue du territoire. L’installation des points focaux a commencé de fait et le parti est déjà présent dans dix provinces sur les quarante-cinq que compte le pays. Ce samedi 6 décembre, l’équipe s’est rendue à Ziniare à quelques 35 kilomètres de Ouagadougou, dans la province de l’Oubritenga pour une séance de formation et de remise de matériels aux délégués des sept départements que comprend cette province. La séance a été ponctuée par l’hymne national, une minute de silence en l’honneur des martyrs de la révolution et des discours donnés essentiellement en langue Moore. Les représentants du parti installés, sont ainsi bien outillés pour à leur tour recruter les militants dans ce qui était encore le bastion du clan Cdp. Mais cela devrait se faire sans effort, rassure Adama Kanazo qui est lui-même un fils d’Oubrintenga. Et comme, ce n’est pas demain que l’argument du « fils du terroir » perdra de sa force dans les habitudes de vote et de ralliement des populations africaines, ce sera presque du gâteau ! Du moins, nous l’espérons pour lui. La route qui mène au Palais de Kosyam est encore longue, mais Novembre 2015 est un délai pas si étanche que ça, il faut donc mettre les bouchées doubles, et ne perdre aucune minute. Ce qui est certain c’est que cette jeunesse burkinabé parée de sa conscience politique bien aiguisée, est maintenant tout sauf naïve et manipulable. Les prochains prétendants au trône auront bien du pain sur la planche pour réussir à se la mettre dans leur poche. Et c’est tant mieux dirions-nous. Car, après tout ce qu’elle a vécu, enduré et offert au pays, elle a droit à tout, surtout au meilleur.

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Djamila Idrisou Souler depuis Ouagadougou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Nouvelle révolution au pays des Hommes intègres : Les Béninois du Burkina Faso exigent le départ du consul général

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Révolution pour révolution aux pays des hommes intègres. Cette fois, c'est bien dans la maison Bénin, que rien ne va plus. Et c'est l'image du pays qui est en train d'être écornée. Hier jeudi 04 décembre 2014, le Collectif des Béninois vivant au Burkina Faso a exigé lors d’une conférence de presse le départ de l'actuel Consul du Bénin à Ouagadougou. Face aux professionnels des médias au Central Hotel de Ouagadougou, une vingtaine d'hommes en colère ont fustigé le mauvais comportant et l'incompétence de Gisèle Delphine Zinsou épouse Kwende, Consul du Bénin au Burkina Faso. C’est une dame âgée de 84 ans en fonction depuis 13 ans et qui doit, selon eux, simplement démissionner sans délai et sans condition. Pour ce collectif d'ailleurs, cette dame n'est plus en service. Les membres du collectif ont mis déjà sur pied une administration parallèle avec comme Consul honoraire par intérim, Magloire Olympio, Consultant en BTP qui vit au Burkina depuis une vingtaine d'années.

Djamila IDRISSOU SOULER depuis Ouagadougou

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Burkina : Démission du ministre Adama Sagnon du nouveau gouvernement

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Le nouveau ministre de la Culture du Burkina Faso, Adama Sagnon, ex-procureur sous le président déchu Blaise Compaoré, a démissionné mardi sous la pression de la société civile qui lui reproche son traitement de l’affaire Zongo.

Le nouveau ministre de la Culture du Burkina Faso, Adama Sagnon, ex-procureur sous le président déchu Blaise Compaoré, a démissionné mardi sous la pression de la société civile qui lui reproche son traitement de l’affaire Zongo, un journaliste dont l’assassinat en 1998 avait embrasé le pays, a annoncé le gouvernement. La démission (de M. Sagnon) a été acceptée, a déclaré le porte-parole de l’exécutif transitoire, Frédéric A.K. Nikiema, lors d’une brève allocution devant la presse à Ouagadougou.

Adama Sagnon avait été nommé dimanche soir dans le gouvernement de transition qui doit gérer le pays pendant un an.
Dans une lettre adressée au Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, le ministre de la Culture et du Tourisme a justifié sa démission en évoquant l’intérêt supérieur de la Nation. Il a également cité la cohésion sociale au sein des ministères dont il avait la charge et la solidarité gouvernementale, selon ce document lu par M. Nikiema, dont la date n’a pas été précisée.

Des manifestations s’étaient déroulées lundi devant le ministère de la Culture pour dénoncer le choix du nouveau ministre, ami de longue date de Zida.

M. Adama Sagnon a occupé les fonctions de procureur du Burkina Faso dans les années 2000. A ce titre, il a été chargé du traitement judiciaire de l’affaire Zongo, qui s’est achevée sur un non-lieu.
Norbert Zongo, journaliste qui enquêtait sur le meurtre d’un chauffeur de François Compaoré, le frère de l’ex-président, a été tué en compagnie de trois de ses compagnons. Les quatre dépouilles ont été retrouvées calcinées en 1998, dans sa voiture elle-même incendiée à une centaine de kilomètres de Ouagadougou.

La mort de Norbert Zongo, journaliste d’investigation qualifié d’incorruptible, avait suscité un scandale et d’importantes manifestations populaires au Burkina Faso, faisant vaciller un temps le régime Compaoré. Elle avait aussi eu un retentissement international. François Compaoré, un temps inculpé de meurtre et recel de cadavre dans le cadre de la mort de son chauffeur, David Ouédraogo, n’a jamais été inquiété dans l’affaire Zongo, qui n’a abouti à aucune condamnation.

AFP

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BURKINA FASO : Liste des 26 membres du gouvernement de la transition

BURKINA

Le gouvernement de transition du Burkina Faso a été annoncé dimanche soir par le secrétaire général du gouvernement Alain Sery Ouattara

1. Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale
Monsieur Michel KAFANDO
2. Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants
Monsieur Yacouba Isaac ZIDA
3. Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité
Monsieur Auguste Denise BARRY
4. Ministre de l’Economie et des Finances
Monsieur Jean Gustave SANON
5. Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique, Garde des Sceaux
Madame Joséphine OUEDRAOGO
6. Ministre des Mines et de l’Energie
Monsieur Boubacar BA
7. Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité Alimentaire
Monsieur François LOMPO
8. Ministre de l’industrie, du Commerce et de l’Artisanat
Monsieur Hippolyte DAH
9. Ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Conseil National de la Transition, Porte-parole du Gouvernement
Monsieur T. Frédéric A.K. NIKIEMA
10. Ministre de la Culture et du Tourisme
Monsieur Adama SAGNON
11. Ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports
Monsieur Moumouni GUIGUEMDE
12. Ministre de la Santé
Monsieur Amédée Prosper DJIGUIMDE
13. Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme
Monsieur René BAGORO
14. Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur
Monsieur Filiga Michel SAWADOGO
15. Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation
Monsieur Samadou COULIBALY
16. Ministre d la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale
Monsieur Augustin LOADA
17. Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation
Monsieur Jean Noël POODA
18. Ministre de l’Environnement et des Ressources Halieutiques
Monsieur Sadou MAIGA
19. Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi
Monsieur Salifou DEMBELE
20. Ministre des Ressources Animales
Monsieur Jean-Paul ROUAMBA
21. Ministre du Développement de l’Economie Numérique et des Postes
Monsieur Nébila Amadou YARO
22. Ministre des Sports et Loisirs
Monsieur David KABRE
23. Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
Madame Bibiane OUEDRAOGO/BONI
24. Ministre de la Promotion de la Femme et du Genre
Madame Nicole Angéline ZAN/YELEMOU
25. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, chargé de la Coopération Régionale
Monsieur Bédializoun Moussa NEBIE
26. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget
Madame Amina BAMBARA/BILLA
Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres

Monsieur Alain Thierry Jean Baptiste OUATTARA

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Tahéruka Shabazz, président du Prp à propos de la situation en Centrafrique : « La seule solution à ce marasme c’est d’aller au plus vite aux élections »

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Après l’ancien président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, votre Quotidien « Matin Libre » s’intéresse à un autre Centrafricain. Il s’agit de Tahéruka Shabazz, président-fondateur du Parti du renouveau panafricain (Prp), parti politique centrafricain. Dans cet entretien exclusif à nous accordé, il aborde la situation en Centrafrique où la paix peine à s’installer en dépit de la nomination de Cathérine Samba-Panza qui assure la transition. Avec les atouts dont il dispose, l’universitaire  doublé de panafricaniste nourrit des ambitions pour les  élections générales qui auront lieu en 2015 dans son pays.  Tahéruka Shabazz affirme d’ailleurs que la seule solution à ce marasme (que vit la Centrafrique ndlr), c’est d’aller au plus vite aux élections. Lire l’entretien.

M. Tahéruka Shabazz,  malgré la démission du président Michel Djotodia et son remplacement par Mme Catherine Samba-Panza,  le feu qui brûle dans votre pays la  Centrafrique,  n’est toujours pas éteint. Qui attise vraiment ce feu et comment l’éteindre ?
 
Avant tout, permettez-moi de remercier la rédaction de « Matin-Libre »  de me permettre de m’exprimer librement sur cette question brûlante de la crise centrafricaine. Et je me satisfais que les médias africains à l’instar du votre se saisissent de ce problème intra-africain d’une importance capitale. Comme vous le souligniez, la situation centrafricaine est encore chaotique, puisque le pays doit encore faire face à un « lac de feu et de souffre » pour reprendre une formulation biblique. C’est un feu qui s’auto-alimente encore à ce jour à cause de la qualité du personnel politique qui s’est succédé à la direction du pays qui n’a eu de cesse de souffler sur les braises, d’attiser la haine tribaliste et de causer des frustrations par la multiplication des injustices, des primes à l’impunité, et du soutien indéfectible au crime économique. Avec l’arrivée de Michel Djotodia, une grande attente était formulée par les populations centrafricaines pour un rééquilibrage vers plus de justice sociale, d’éthique, d’encouragement à l’entreprenariat et à la concorde nationale. C’est tout le contraire qu’il a malheureusement proposé avec la bande de soudards qui l’accompagnaient. Puisqu’ils se sont mus en sombres pillards revanchards. C’est là le grand malheur de la Rca : tous les dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Etat sont arrivés avec des mentalités de revanchards vindicatifs. Avec une telle conception, l’on ne peut que conduire le pays dans le chaos. L’épisode Djotodia doit donc être vu non comme le début de la crise, mais tout simplement comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La seule solution à ce marasme c’est d’aller au plus vite aux élections afin que les Centrafricains légitiment enfin un vrai gouvernement pour agir avec la force, les moyens et la rigueur de la Loi. C’est ce qui fait actuellement défaut avec les instruments juridiques de la Transition qui sont tout simplement inefficaces et intrinsèquement incapables de réaliser le retour à la paix.
 
Dans une interview récente accordée  au Quotidien  « Matin Libre », Michel Djotodia soutient que le retour à la paix passe par la gestion de la transition par  sa formation politique, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (l’ex-Coalition Séléka), puis l’organisation d’une conférence nationale   et le fédéralisme. Partagez-vous cette analyse ?
 
Nous avions fait diffuser dans la presse africaine une réponse très claire et limpide sur les propos irresponsables que M. Djotodia a tenus dans vos colonnes. Par ailleurs, comment oublier un autre propos de M. Djotodia tenu devant la presse nationale centrafricaine et même internationale quand il était encore en fonction en tant que Chef de la Transition, et qui sont on ne peut plus clair quant à ses capacités de leadership qui laissent à désirer. Puisqu’il déclarait en décembre 2013 à face du monde ceci, suite à une question sur les exactions commises sur les Centrafricains et qu’on imputait à ses troupes : « je connais ceux qui sont avec moi. Ceux qui ne le sont pas, comment puis-je les contrôler ? Je ne suis pas Dieu. Et ce pays est immense, 623.000 km² ». Qui peut en toute objectivité donner du crédit à un tel homme qui fait montre de tant d’irresponsabilité politique ? Quand en plus cette personne vous parle de la formation d’une formation politique, alors qu’en réalité il s’agit ni plus ni moins d’un groupe armé ? Depuis quand  la politique se fait avec des armes ? Quant à la question du fédéralisme, il faut dire la vérité : c’est un doux euphémisme pour cacher sa véritable pensée qui est celle de la partition du pays, de la division de la Rca. Ce bref tableau vous montre toute l’étendue de l’individu et la désinvolture assassine dont il fait montre dans pareille situation. C’est ce qui explique que ses propres pairs l’ont destitué de façon humiliante à N’djaména. A l’heure à laquelle nous parlons, les propos de M. Djotodia n’auront un sens que dans un tribunal centrafricain. Hors de ce cadre ses dires sont tout simplement superfétatoires. Les Centrafricains n’auront de considération pour Djotodia qu’à la seule condition qu’il se conforme aux principes qu’il avait édicté lui-même lors de sa prestation de serment pendant son intronisation en tant que chef de la Transition quand il disait « Je vous affirme qu’il n’y aura plus de place pour l’impunité, car l’on ne saurait construire un État de droit sans la justice. A cet effet, tous les auteurs – et ceci sans exception – des crimes et délits seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés ».
 
Etes- vous satisfait de la forte présence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Ceeac) et de la Communauté internationale dans votre pays pour l’aider à réussir la Transition ?
 
Généralement on ne répond pas à une question par une autre, mais pour l’occasion je vais déroger à la règle et demander à tout un chacun de se souvenir si déjà une fois « la communauté internationale » avait résolu un problème ? Que ce soit en Somalie, en Libye, en Iraq, en Afghanistan, en ex-Yougoslavie, en Ukraine, en Rdc, en Irlande du Nord, etc. quel a été le résultat des « experts » de la communauté internationale ? Le néant, zéro, voir l’aggravation de la situation. Donc, non je ne me réjouis pas de la présence des forces militaires et diplomatiques de la communauté internationale qui ramènent encore plus de difficulté dans cette équation centrafricaine qui nécessite que l’on réduise les paramètres chaogènes. La Rca  possède le triste record du pays qui a accueilli le plus grand nombre de missions internationales armées, et pour quels résultats ? Donc en tant qu’homme politique sérieux, responsable et réfléchis je tire les conclusions qui s’imposent et demandant le retrait pur et simple des forces Sangaris, qui étrangement ne sont pas intégrées aux troupes de l’Onu, en l’occurrence la Minusca. Pourquoi ? La France de François Hollande aurait-elle un autre agenda ? Caché ? Je demande également le retrait du mandat des Nations Unies qui a mis, de façon déguisée, la Rca sous tutelle. Il est temps que la Rca  murisse politiquement et s’occupe elle-même de ses problèmes au lieu de tout le temps se tourner vers les ex-colons. C’est indigne de nous. Si le personnel politique actuel en est incapable, par atavisme, le Prp dont je suis le président est quant à lui fin prêt pour prendre ses responsabilités. Le cas de la Ceeac est différent. Car j’estime qu’il est normal que cette institution sous-régionale active tous les mécanismes politiques, diplomatiques, militaires et humanitaires nécessaires pour travailler à ramener la paix dans l’Afrique centrale, car il en va de l’embrasement de toute la région qui est déjà marquée par des poches d’instabilité. Mais je déplore que la Ceeac n’ait pas pu trouver en face des interlocuteurs centrafricains crédibles.
 
Selon vous, que faire pour que la République centrafricaine  retrouve la paix et la stabilité politique?
 
Il y a un déficit de leadership en Rca. La classe politique aux affaires depuis plus de trente ans manque de vision et pêche par une éthique boiteuse voire honteuse dans la gestion de la chose publique. La paix ne pourra jamais être apportée par les instruments de la Transition, dire le contraire c’est mentir aux Centrafricains. Cette Transition est un véritable frein au retour à la paix. Seulement en analysant les structures de l’exécutif de Transition, du Conseil national de transition, de la Charte de transition, l’on se rend compte que les textes se télescopent, se contredisent, sont flous. C’est déjà un problème en soi. En plus les pratiques des acteurs de la Transition n’arrangent pas tout, puisque à maintes reprises ils ont été pris la main dans le sac dans des détournements de deniers publics. Et cela se poursuivra jusqu’à la fin de son mandat. Donc nous ne permettrons et ne laisserons pas se produire  un renouvellement de la Transition. Position que partage également M. Basile Ikouébé, ministre congolais des affaires étrangères, vice-médiateur dans la crise centrafricaine qui déclarait en sa qualité d’envoyé spécial du Médiateur, Son Excellence le président Denis Sassou Nguesso, qui proclamait que « la meilleure façon de chasser ce qu’on ne va pas voir c’est d’aller aux élections ». En précisant qu’il est hors de question qu’il y ait une troisième Transition après le mandat de Mme Catherine Samba-Panza.
 
En tant que président du Parti du renouveau panafricain (Prp), vous nourrissez une grande ambition pour votre Centrafrique. Vous voulez briguer la magistrature suprême de votre pays. Dites-nous pourquoi les Centrafricains doivent vous faire confiance ?
 
Les Centrafricains n’ont pas à me faire confiance outre-mesure, mais devraient plus se fier à leur Raison, à leur propre capacité de réflexion, de jugement objectif. Et je me satisfais d’une part qu’ils ont usé sans émotion aucune de ces capacités intellectuelles pour disqualifier une large partie de politiciens centrafricains impliqués directement dans la catastrophe que nous vivons aujourd’hui. Ces grands hommes d’Etat, comme ils se pensaient, il  y a encore un an de cela se sont complètement discrédités en promouvant le tribalisme, la gabegie, la concussion, le clientélisme, l’anti-patriotisme, le pillage des biens publics et l’intensification des injustices faîtes aux populations centrafricaines civiles innocentes.

A l’heure actuelle les Centrafricains scrutent les profils des différentes personnalités publiques qui émergent dans la nouvelle classe politique. Et j’ai cette chance de ne pas être associé à cette gestion calamiteuse de l’Etat centrafricain. J’ai aussi cette chance d’avoir un background social, culturel, militaire et entrepreneurial qui me permet de me présenter avec sérénité à la face des Centrafricains. En effet, je suis de ceux qui ont toujours présenté un patriotisme sans faille ancré dans les valeurs d’unité que professent les symboles de la Nation que sont la devise et l’hymne national. Là où d’autres sont dans la revanche, la haine, le tribalisme. Je ne suis pas pour une ethnie, pour une classe d’âge, pour une confession ou une catégorie sociale mais pour tous les Centrafricains dans toute leur diversité. Qu’ils soient du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest en passant par le Centre. C’est pour les Centrafricains que je m’engage et non pour un clan ou une tribu. Ce temps là est révolu. Et tout candidat qui voudra se présenter avec la casquette du revanchard ou de l’unique défenseur des soient disant intérêts d’une ethnie seule au dépend des Centrafricains dans leur globalité me trouvera comme son plus farouche adversaire. Je ne veux plus voir de tribalisme dans mon pays.
Aussi, contrairement à beaucoup d’autres je suis un universitaire qui a la particularité d’être un exploitant agricole qui a fondé sa propre société agro-alimentaire qui a produit des centaines de tonnes de produits maraîchers et de poissons séchés-salés. Ce qui a généré un certains nombre d’emplois. Je connais de l’intérieur ces thématiques de création d’emploi, d’agriculture, d’artisanat, d’instruction (puisque j’ai été enseignant), de sécurité et défense (j’ai également été dans l’armée), de politique monétaire, etc. Ma vision diplomatique est aux antipodes de beaucoup de politiciens centrafricains qui ont plus de liens avec la France qu’avec leurs voisins africains proches comme éloignés. Un scandale ! Toujours est-il que sur le terrain l’écart qui me sépare de certains est tout simplement vertigineux.
 
Comment vous organisez-vous pour rallier à votre cause vos compatriotes de l’intérieur et la forte communauté des Centrafricains de la diaspora ?
 
Nous sommes actuellement à un carrefour où les paroles ne suffisent plus, où les promesses ne mobilisent plus, où les cadeaux pour soudoyer ne paient plus. Les électeurs attendent des hommes vrais, véritables, fiables et arrimés à une éthique solide. C’est sur ces qualités que je m’appuie pour effectuer mon travail de proximité, pour lancer de vrais débats avec de vraies interrogations cruciales pour l’avenir du pays. Mon parcours d’intellectuel panafricain primé pour ses travaux par la réception du Prix Imhotep International et d’entrepreneur et d’homme de terrain également primé pour mon engagement dans le développement rural de plusieurs villages dans lesquels j’ai investi, me permet de me constituer une bonne assise. Je sais de quoi je parle, car j’en parle à la fois par expérience et en tant que théoricien. Mes quinze précédentes années de préparation avant cette échéance m’ont permis d’élaborer des solutions viables, opérationnelles aussitôt applicables qui touchent toutes les couches de la population centrafricaine et surtout tous les champs de l’activité humaine. Aucun domaine n’a été épargné par mes recherches, réflexions et alternatives. Et je constate que lors de mes rencontres directes avec les populations centrafricaines, tous partagent mes vues et les méthodes que je souhaite mettre en œuvre pour matérialiser cette vision. En effet, quand le mensonge est généralisé, seul le retour à la vérité du terrain, du discours, des idées, des méthodes peut nous distinguer de la masse informe des politiciens démagogiques.
 
Quelles doivent être selon vous, les qualités du prochain président de la République élu par le peuple centrafricain ?
 
Les Centrafricains ne supporteront plus d’avoir un Chef de l’Etat faible, diviseur et dépourvu de vision à long terme. La faiblesse a permis aux ennemis de la Nation de prospérer et de répandre le sang des innocents tout en pillant les ressources naturelles. Les dirigeants diviseurs ont créé les conditions de destructions des liens sociaux qui assuraient la concorde nationale intra-centrafricaine. Le prochain président ou prochaine présidente se devra de pouvoir rassembler les forces vives de la Nation de façon non  partisane, mais pour le bien commun. Il nous faut un nouveau leadership, quelqu’un capable de donner le cap, de susciter l’adhésion de tous pour un projet commun. Car les compétences existent, mais elles sont mal utilisées voire tout simplement négligées, malheureusement.
 
Vous vous revendiquer Panafricaniste convaincu. Au fait, c’est quoi le Panafricanisme ?   Et comment la jeunesse africaine  du 21ème siècle doit-elle le vivre afin qu’il profite au continent noir?
 
Le Panafricanisme est historiquement la seule idéologie  politique qui a permis une libération du monde noir soumis au diktat de la colonisation durant les premiers trois quart du 20ème siècle. Le Panafricanisme était donc pensé comme une doctrine de libération politique, mais nous aujourd’hui nous en faisons une science à part entière comme la géopolitique, les mathématiques ou encore la poétique. Au 21ème siècle, il est nécessaire que nous l’appréhendions ainsi, car la libération sans la construction, sans l’élaboration d’un projet de civilisation est caduque. Cette science panafricaine pose l’Afrique comme objet d’étude et utilise tous les moyens à notre disposition pour faire en sorte que  cette Afrique et sa Diaspora puissent prospérer sur tous les points de vue. Ce qui signifie qu’il faut aujourd’hui aux jeunes cadets et autres panafricains réorienter toute leur attention sur ce nouveau logiciel scientifique panafricain, cette nouvelle perception du panafricanisme. La diplomatie, les technologies de l’information, l’agriculture, l’éducation, la religion, le divertissement, l’architecture, la littérature, la philosophie, le management, etc. tout doit être réorienté autour de la thématique de l’Afrique pour qui se réclame de cette science. Ainsi avec une telle vision quel que soit le métier, la fonction, les charges que l’on exerce l’on sera de plain pied dans le Panafricanisme. Chaque particule de notre corps vibrera au rythme du Panafricanisme. Nous avons trop vécu le Panafricanisme de façon marginale, périphérique, optionnelle. Il nous faut épouser un Panafricanisme intégral, c’est ce que je m’échine à faire, à montrer, à susciter chez tous  les Africains que je rencontre, avec qui j’échange.
 
Au Burkina Faso, la jeunesse a pris ses responsabilités en chassant le président Blaise Compaoré qui voulait tripatouiller la constitution. Ce que d’aucuns appellent l’automne burkinabé après le printemps arabe fera-t-il tache d’huile dans toute l’Afrique ?
 
Je ne suis pas partisan des « copies », d’autant plus qu’en Afrique nous avons beaucoup de difficultés à « copier » des modèles sans causer de graves dégâts. Je crois fermement au génie-créateur propre à chaque Nation africaine pour trouver sa voie pour barrer la route aux potentats. J’ai tendance à me méfier des mouvements généralisés comme les fameux « printemps » qui ne sont en dernière analyse que de vulgaires manipulations, le plus souvent. Il n’a jamais existé de « printemps arabe » pas plus qu’il n’existe d’ « automne burkinabè », ou de « révolutions colorés ». En tant que panafricains, nous devons nous garder des idées reçues, toutes faîtes proposées à grand frais par la pensée-unique. C’est à nous de produire nos propres réflexions avec nos propres grilles de lecture des évènements géopolitiques. Ce n’est pas parce que les mass-médias occidentaux diffusent des slogans publicitaires comme « printemps arabes » que nous devons les accepter et les assimiler sans esprit critique. La démographie de l’Afrique pose que 65% de sa population ont moins de 25 ans, or cette jeunesse constitue réellement une menace grandissante pour des dirigeants vieillissants qui n’ont pas su répondre aux problèmes criants de l’emploi, du logement, de l’éducation, de l’autosuffisance alimentaire, de la santé, etc. Partout où règne l’hiver de la misère, les dirigeants africains autocrates sont en danger. Si des réponses satisfaisantes avaient été proposées aux Africains en matière de travail, de santé, d’éducation, etc. la question des révoltes populaires contre les grabataires accrochés au pouvoir ne se poserait même pas. Mais il ne s’agit pas seulement de révision ou de changement de la Constitution, ça va plus loin que ça. Les jeunes « balayeurs » qui ont fait partir Blaise Compaoré de son pouvoir sans partage n’ont pas agit uniquement à cause du projet de loi de révision de la Constitution. Vous l’avez suivi en direct. Le président Blaise Compaoré avait pourtant très vite réagi après l’envahissement de l’Assemblée nationale par les foules de jeunes burkinabè en suspendant le gouvernement et en annulant ce projet de loi. Malgré tout cela n’a pas suffit à calmer la colère des manifestants, et l’on comprend bien que le message de cette jeunesse n’était pas seulement l’opposition au changement ou à la révision de la Constitution mais le ras-le-bol de tout un système qui a créé la désolation et le désespoir. Et c’est très dangereux de pousser sa jeunesse dans de tels retranchements. Car vous savez tant que ces idées morbides et méthodes brutales seront diffusées par les autocrates africains, l’issue sera toujours la même. Donc ne restons pas seulement focalisés de façon dogmatique sur les révisions et changements de constitution, qui ne sont que des prétextes anecdotiques, mais sur les réponses ou non-réponses à apporter aux problèmes sociaux (chômage, exode rural, accès  à l’électricité, infrastructures, etc.) et sur l’évolution de la courbe démographique. C’est en surveillant ces deux facteurs (réponse aux défaillances sociales et démographie) que vous parviendrez plus facilement à prédire scientifiquement avec une plus ou moins grande justesse les prochains potentats africains qui devront chuter de leur piédestal, et non espérant un mouvement factice comme le « printemps arabe », les « révolutions colorées » ou encore le soi-disant « automne burkinabè » qui ne sont que des slogans médiatiques, à mon sens.
 
Un mot pour conclure cet entretien ?
 
Je ne saurais terminer cet entretien sans recourir à la pensée alerte du prix Nobel de littérature, l’écrivain nigérian Wolé Soyinka qui disait en 1999 dans les colonnes du journal français le Courrier International que « l'Afrique ne peut pas se permettre de passer un autre siècle à satisfaire l'Occident sans parvenir à discipliner ses propres dirigeants. Elle ne peut passer un autre siècle à glisser en douceur de la vérité reconnue à une réconciliation bien commode sans s'observer elle-même de façon plus rigoureuse et se dresser plus énergiquement face à ses anciens maîtres coloniaux ». Le penseur nigérian a tracé une ligne directrice de laquelle nous ne pouvons en aucun nous départir. C’est une invitation intellectuelle à laquelle je souscris complètement et que j’ai plaisir à partager avec le plus grand nombre via mon engagement politique. En tous les cas, je te tiens à remercier le  Quotidien « Matin Libre » de m’avoir permis de m’exprimer dans ses colonnes au nom de la doctrine du « géo-panafricanisme d’expansion » que j’incarne en tant que Président du Parti du renouveau panafricain (Prp). Que Dieu bénisse l’Afrique.
 
Qui est Tahéruka Shabazz ?


Diplômé en sciences physiques et sciences humaines, Tahéruka Shabazz est un universitaire qui est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il a enseigné en France et a dirigé un centre de recherche panafricain qui a été primé en 2013 par le Prix Imhotep International. Il est lauréat en 2012 avec ses élèves de l’Université du Sahel du Sénégal du « Prix Débattons » opposant les meilleures universités et grandes écoles supérieures du Sénégal.
Entrepreneur il a érigé sa propre maison d’édition, Isa Publications devenues Ems Publications, et fondé sa propre start-up agro-alimentaire du nom de Isa Corp et qui produit chaque année des centaines de tonnes de produits agricoles et de poissons salés-séchés pour le marché intra-africain.

Marié, il a eu une expérience militaire dans l’armée française notamment au 11ème  Régiment du Génie de Castelsarrasin, le 17ème Groupe d’Artillerie de Biscarosse, l’Ecole des Troupes Aéroportés de Pau et le 5ème Régiment d’Hélicoptère de Combat d’Uzain.

Depuis fin 2013, il est président-fondateur du Parti du renouveau panafricain (Prp), parti politique centrafricain qui concourt aux élections générales en 2015 où il sera candidat à la présidentielle.

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Burkina Faso : Après Compaoré, Compaoré

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Au pays des hommes intègres, les différentes étapes prévues pour une bonne Transition se succèdent sans heurts. Au lendemain de  sa désignation comme président de la Transition, Michel Kafando  a  nommé le Lieutenant-colonel Zida au poste de Premier ministre  du gouvernement de la Transition.

Les deux  hommes sont les deux personnalités clé de la période de transition.  En attendant la formation de l’équipe gouvernementale qui sera forte de 25 membres, il se dégage un constat. Le président et le premier ministre sont  des proches du président Blaise Compaoré comme nous l’avions annoncé dans notre parution d’hier.  Ce qui montre que Blaise Compaoré (photo) reste un acteur essentiel de la vie  du Burkina surtout au plan  politique. Et, en tant que tel, l’ancien président du Faso détient  toujours la clé de la transition apaisée au pays des hommes intègres ce qui ressemble fort bien au mot d’ordre « après Compaoré, Compaoré ».

Maximin TCHIBOZO

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