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Politique

Burkina-Faso : La présidente du Conseil Supérieur de la Communication arrêtée !

Nathalie-Some

Le 6 septembre, Nathalie Somé (photo), la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Fasoa été arrêtée. Elle serait complice de « malversations financières » constatées au sein de l’institution.  Souleymane Séré, le responsable financier de l’institution, a été arrêté un jour plus tôt que sa supérieure hiérarchique pour la même affaire.

La présidente du CSC et son subordonné seraient responsables du détournement de près de 650 millions de FCFA sur plus d’un milliard de francs CFA alloués pour l’organisation des élections couplées législatives et présidentielles de novembre 2015.

L’affaire a été révélée par une enquête de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de la lutte contre la pauvreté (ASCE-LC).
Nathalie Somé avait été nommée à la tête du CSC, le régulateur des médias au Burkina Faso, le 12 septembre 2014.

Source : Agence Ecofin

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Affaire des «biens mal acquis » : La Guinée équatoriale contre le procès ouvert en France

Teodoro-Nguema-Obiang

Le Consul général de la Guinée équatoriale près le Bénin a déploré « l’acharnement judiciaire » organisé contre le vice-président de son pays, TeodoroNguemaObiang Mangue. A la faveur d’une conférence de presse  tenue le mercredi 06 septembre 2017 à Cotonou, LeandroEbangMikoAngue a condamné les récents développements connus par cette affaire et exigé l’annulation du procès en cours à Paris.
Trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation de biens estimés à près de 100 millions d'euros, ont été requis le 05 juillet 2017 contre le vice-président de la Guinée équatoriale TeodoroNguemaObiang Mangue, au procès à Paris dans l'affaire des «biens mal acquis ». L’ancien ministre de l'Agriculture et des Forêts est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Hier, le Consul général de la Guinée équatoriale près le Bénin a critiqué cette demande du Parquet de Paris. « La Guinée équatoriale demande l’annulation du procès en cours à Paris », a laissé entendre LeandroEbangMikoAngue. Pour lui, la Guinée équatoriale est un pays libre et souverain qui ne subira le diktat d’aucun autre Etat. « Le peuple de Guinée équatoriale reconnaît que son excellence monsieur TeodoroNguemaObiang Mangue est un entrepreneur et toutes ses activités commerciales sont complètement légalisées dans le pays, de sorte que toute sa fortune est légale, une fortune gagnée du fruit de son travail et bien acquis…», a-t-il précisé. A entendre le conférencier, l’affaire des « biens mal acquis » a été montée de toutes pièces par l’OngTransparency international et la justice française. Il remettra en cause la légalité et la légitimité des actions entreprises Transparency international en montrant que la Guinée équatoriale protestera par tous les moyens légaux contre le procès ouvert. LeandroEbangMikoAngue a par ailleurs ajouté que la Guinée équatoriale a déjà saisi la Cour internationale de justice (Cij). Pour lui, l’instance ouverte devant la juridiction internationale oblige la justice française à suspendre «le procès illégal». Mais à Paris, c’est tout le contraire. « C’est une manipulation que la Guinée équatoriale ne saurait tolérer», a-t-il martelé.

Le silence du Bénin critiqué dans le dossier « blocage de véhicules »

Dans sa parution d’hier, «Matin Libre » montrait que plus de 150 véhicules appartenant à des équato-guinéens sont bloqués au Port autonome de Cotonou. Des véhicules, a informé votre journal, qui devraient être embarqués pour Malabo et qui ne souffrent d’aucune formalité. Ce mercredi, le Consul général de Guinée équatoriale a corroboré les écrits de « Matin Libre ». Selon lui, les autorités béninoises ont été saisies par rapport à cette situation qui dure depuis septembre 2016, mais elles n’ont toujours pas encore réagi. L’Etat a préféré se muer dans un silence assourdissant face aux intérêts de plusieurs Equato-guinéens. LeandroEbangMikoAngue  a montré que la situation est devenue invivable au Port autonome de Cotonou au point que de nombreux opérateurs économiques équato-guinéens ont investi Lomé pour échapper aux tracasseries. Le Bénin ne serait visiblement plus comme au paravent un pays d’accueil pour les Equato-guinéens. Seulement, le Consul général LeandroEbangMikoAngue a fait ce mercredi contre mauvaise fortune, bon cœur. Pour lui, la mésaventure de ses compatriotes est un cas isolé qui perturbe les bonnes relations qu’entretiennent le Bénin et  la Guinée équatoriale.

A.S     

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Togo : Unir marche pour la paix et la cohésion sociale

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Ce mardi à Lomé, s’est élancée une marche républicaine pour la paix, en réaction aux évènements du 19 août. Ce rassemblement d'une ampleur rare, a rallié militants et sympathisants du parti de l'actuel chef de l'Etat SEM Faure GNASSINGBE. L’objectif était de marcher pour cultiver la paix.

Dans son mot de lancement de la marche, Mme Kouigan Florence Yawa, une militante du parti, a notamment indiqué que unir ne pouvait rester « ni insensible, ni inactif » suite aux manœuvres malsaines d’un parti politique. « Unir lance un appel solennel à la classe politique et à l’ensemble des concitoyens à proscrire la violence, le repli identitaire, les incitations à la haine et à la division » a-t-elle souligné avant de réaffirmer les valeurs de dialogue, de solidarité, de paix, d’union et de cohésion qui constituent les fondements du parti.

Par cette marche qui a connu la participation du premier ministre Komi SélomKlassou, les Togolais ont prouvé que le seul ressort sur lequel le Togo devait tenir pour atteindre son objectif d’émergence, c’est l’unité. L’unité dans l’amour afin de bâtir ensemble un Togo prospère, équitable et cohésif. Debout et uni, le peuple togolais a marché pour exprimer son espérance, pour signifier sa tolérance, pour vivre la fraternité et pour porter la paix.Appeler à une cohésion sociale, à la promotion de la paix et du dialogue politique et soutenir les actions de développement de leur leader Faure GNASSINGBE. Tel sont les objectifs poursuivis par les militants et sympathisants du parti Unir à travers cette marché dans la rue ce mardi. Partie du carrefour Tokoin-Trésor à la plage de Lomé, la déferlante bleue-blanche renforcée par les populations venues de différentes localités, s’est évertuée à semer dans les cœurs, l'idée de paix, du dialogue et de la stabilité politique suite au tollé et à l'inquiétude généralisée suscités par les événements de la semaine écoulée. A travers donc des chants et danses, la longue file compacte évoluait. Sur les pancartes, on pouvait lire entre autres messages: "Non au terrorisme politique", " Oui à l'unité et à la cohésion nationale", "Faure, homme de paix".                        

Plus de 100.000 Togolais ont marché sur une dizaine de kilomètres aux côtés de plusieurs autorités politiques tel que le Premier Ministre, le Président de l'Assemblée Nationale pour condamner les violences survenues lors des manifestations du 19 août 2017, tourner cette lugubre page d’incivisme et réaffirmerla volonté du Président Faure à mener les réformes dans la paix. La déclaration lue à l'issue de la marche d’hier mardi révèle dans un premier temps la prédisposition du gouvernement pour les reformes : "En ce qui concerne les réformes d’une manière générale, d’importants efforts ont été consentis comme en témoignent la recomposition de la Cour Constitutionnelle, de la HAAC et de la CNDH, la révision du cadre électoral et l’instauration de la carte d’électeur biométrique depuis 2007 pour renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins électoraux, la refondation de l'armée et des forces de sécurité, la réforme de la justice et l’amélioration de la situation des droits de l’homme et des libertés publiques, l’instauration du statut de l’opposition, le financement public des campagnes électorales en plus du financement public des partis politiques, l'instauration de la parité homme/femme dans l’accès aux fonctions électives, etc’’., a précisé la déclaration.

Comme quoi, la volonté du gouvernement togolais de mener des reformes politiques n'est plus à démontrer. Mais quant aux réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles, elles ne peuvent que se conduire avec l'ensemble des forces vives de la Nation dans un souci de transparence et de façon inclusive. A cet effet, le parti Unir exhorte tous les acteurs à agir de manière responsable pour favoriser leur mise en œuvre dans le respect des règles démocratiques.

Unir lance un appel à ses membres et sympathisants ainsi qu’aux togolaises et togolais épris de paix à ne céder à aucune intimidation et provocation et à demeurer vigilants et mobilisés afin de faire échec à toutes les manœuvres et velléité qui sont de nature à porter atteinte aux institutions démocratiques ou à remettre en cause l’Etat de droit ainsi l’unité et la cohésion du peuple, conclut la déclaration. Et c'est pour donc rester en phase avec ce principe démocratique que le parti au pouvoir annonce qu’une vaste campagne de sensibilisation et d’actions sera engagée sur toute l’étendue du territoire national.

Le message, il est clair. Le Togo ne doit plus replonger dans cette expérience des années 90 qui fut néfaste aux populations. Et c’est pour toutes ces raisons que Unir a appellé la classe politique à s’attacher davantage aux valeurs de paix, de démocratie et de dialogue, seules gage du développement du Togo.

Worou BORO

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Togo : La pègre à l'assaut du pouvoir de Faure

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(Comment le Pnp a violé les textes régissant les manifestations)
Le Parti national panafricain (Pnp) a conduit en violation de la loi, de violentes manifestations le 19 août 2017 dans plusieurs villes au Togo. Alors que ce parti disposait de voies légales pour s’exprimer, il a voulu faire basculer le Togo dans la violence inutile. Mais attachées à la paix et au respect de l’Etat de droit, les autorités togolaises ont pu contenir les hors-la-loi lancés en réalité à l’assaut du pouvoir du président Faure E. Gnassingbé.  

Les manifestations du 19 août dernier n’avaient rien des contestations ordinaires. Les meneurs de ces violentes protestations voulaient déstabiliser tout le Togo. Le Pnp a associé à ses objectifs lugubres de petits apprentis terroristes qui ont voulu semer la terreur au sein des paisibles populations. Ce parti critiqué pour ses choix extrêmes, a même violé les dispositions légales régissant les manifestations au Togo.

De quoi s’agit-il réellement?

Le ministère de l'Administration togolais a reçu une demande de manifestations introduite par le Pnp le 04 août 2017. Le 10 août, le ministère a tenu une première réunion avec les organisateurs conduits par Dr Sama Kossi, le Secrétaire général du Pnp. Le ministre avait fait des observations et recommandations sur l’itinéraire de la manifestation conformément à l’article 48, alinéa 1 de la Constitution et à l’article 12 de la loi portant liberté de manifestations. Le gouvernement a souligné que les circuits proposés n’étaient pas acceptables. En réalité, les manifestations devraient provoquer le blocage de la nationale n°1 dans quatre  (04) villes  togolaises. Il a été donc demandé aux organisateurs de faire une nouvelle proposition d’itinéraire. Ils devraient présenter au ministre le lundi 14 août  leurs nouveaux choix.  Mais les manifestants ont décidé de ne pas répondre à l’invitation du gouvernement. Conformément à la loi, face à ce constat, les autorités compétentes peuvent décider soit du report ou de l’interdiction pure et simple de la manifestation. Cependant, celles-ci n’ont pas été très fermes. Elles ont pu faire des recommandations écrites au président du Pnp sur l’itinéraire et lieux dans le délai légal. Il était donc attendu que les organisateurs se conforment aux nouvelles recommandations de l’autorité. Dans la foulée, le gouvernement avait même organisé une conférence de presse pour informer l’opinion de ses échanges avec les responsables du Pnp. C’était le 17 août 2017. Malheureusement cela ne changera rien. A la surprise de tout le monde, le samedi 19 août 2017, les militants du Pnp ont investi plusieurs voies dans plusieurs localités. A Anié, Kara, Bafilo et Lomé, les contestations ont eu lieu sans incidents majeurs. Mais à Sokodé, les manifestations ont dégénéré. On a pu noter des casses et de violents affrontements entre les militants du Pnp et les manifestants.  

Violents affrontements…

Pour  concrétiser leurs objectifs, les  contestataires ont pris d’assaut le commissariat de Sokodé et brûlé bureaux et matériels de travail. Ils ont emporté un FAC et un PA/Mac 50 avec des munitions et brûlé deux autres FAC. Ils ont brûlé des véhicules en stationnement et les engins à deux roues appartenant aux forces de l’ordre et d’autres à la fourrière appartenant aux particuliers.  Dans leur furie, ils ont dépouillé violemment les forces de l’ordre de trois armes après les avoir volontairement blessées.  A Kara, ils ont brûlé un véhicule de la gendarmerie de même qu’un véhicule de l’université de Kara. Le bilan est effrayant pour une manifestation qui se voulait pacifique. Dans la confusion générale, il a  en effet été constaté deux morts dont un par balle dans des conditions non encore élucidées. On déplore également 57 blessés dans les rangs des forces de sécurité et 20 parmi les manifestants.

Les droits des Togolais…

Le 19 août dernier, les forces de l’ordre ont réussi à éviter un bain de sang au peuple togolais. Elles ont pu endiguer la volonté d’une organisation visiblement criminelle de troubler l’ordre public. Le Togo reste un Etat de droit où les droits de l’homme sont respectés. Et le gouvernement s’échine chaque jour à garantir à tous les citoyens ses droits.  La réaction du 19 août était normale puisqu’il fallait empêcher  des individus de prendre en otage tout un peuple. L’attitude du Pnp dénote une volonté délibérée de déstabilisation, de trouble à la paix, à la quiétude des populations et à l’ordre public. Mais les enquêtes judiciaires sont ouvertes pour déterminer et situer les responsabilités dans chacune des localités ayant enregistré des manifestations. Il faut noter que contrairement à certaines allégations faisant état de deux-cent cinquante (250) personnes interpellées dont certaines seraient placées dans des lieux inconnus et soumises à la torture, on dénombre plutôt soixante-six (66) personnes interpellées sur toute l’étendue du territoire ; des personnes placées dans des lieux de détention connus.

Le Pnp responsable devant l’histoire

Il n’est point besoin de souligner que le Pnp est responsable des affrontements meurtriers notés le 19 dernier. Alors que le gouvernement a montré son ouverture et sa volonté de collaborer, les responsables du Pnp ont préféré semer le chaos et annihiler plusieurs années de marches vers le développement. Car, il faut préciser qu’en plus des armes que la pègre  de ce parti ont pu emporter lors des manifestations, ils brandissaient plusieurs autres dont les origines extérieures sont déjà identifiées par les autorités en charge de la sécurité selon un communiqué du 21 août 2017. Ces manifestants ne possédant pas de certificats de port d’arme, il est tout de même curieux qu’ils détiennent par devers eux des armes de guerre. Aujourd’hui, il est clair qu’ils mettent en danger tout le peuple togolais. Il est donc urgent que les forces de l’ordre détectent à temps les caches d’armes du Pnp et neutralisent les munitions aux mains de vils individus, sans foi ni loi, face à la grande incertitude et l’insécurité qui planent sur les Togolais. C’est désormais évident que les responsables du Pnp veulent imposer au Togo l’amère expérience de soulèvements meurtriers que le Burkina-Faso, le Niger ou encore la Libye ont déjà connus. Mais le Togo, lui, n’a plus besoin de violence.

Worou Boro

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Menace d’intervention militaire en Amérique latine : Maduro défend la souveraineté du Venezuela

Nicolas-Maduro

Le président Nicolas Maduro a une fois encore condamné les menaces d’attaque proférées par le président Donald Trump contre le gouvernement vénézuélien. Le mardi 22 août 2017 lors d’une conférence publique animée à Caracas et retransmise par Skype à l’ambassade du Venezuela du Bénin (Cotonou), il a réprouvé la politique interventionniste  américaine. « Nous devons nous lever pour défendre les droits du peuple de  Venezuela. L’heure a sonné pour qu’on mette fin à l’ingérence, l’interventionnisme militaire des Etats-Unis.  Nous avons droit à la souveraineté.  Les affaires intérieures du Venezuela doivent être gérées par les Vénézuéliens», a déclaré le successeur d’Hugo Chavez. Pour lui, la violence ne peut jamais rien régler. « Nous préférons régler nos problèmes par le dialogue, la diplomatie surtout et non les menaces », a-t-il martelé. Nicolas Maduro (photo) montrera que contrairement aux « mensonges » ventilés par certains médias, le chaos ne règne pas au  Venezuela. Selon lui, Venezuela qui a connu en 18 ans 21 élections « avec des campagnes électorales libres » organisera bientôt un nouveau scrutin. Un scrutin, a-t-il précisé, auquel les partis d’opposition  prendront part. Le président Maduro a souligné que « la démocratie est en marche au Venezuela » et que le peuple ne cèdera pas aux chantages notamment les blocus économique et pétrolier que l’Administration Trump projette d’imposer au pays. Ce mardi, il a demandé l’accompagnement de la communauté internationale face aux nombreuses « intimidations» que subit le peuple vénézuélien. Le Venezuela est confronté à une crise interne depuis plusieurs mois. Plusieurs dizaines de morts ont déjà été déplorés. Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait, lui, appelé les autorités «à faire tous les efforts possibles pour réduire les tensions».

A.S 

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Crise sociopolitique au Venezuela : L’ambassadeur Ortega fustige l’ingérence des Etats-Unis

Alejandro-Ortega

Les menaces d’intervention proférées par le président américain contre le  gouvernement vénézuélien, ont été réprouvées par l’ambassadeur Alejandro Ortega. Le diplomate vénézuélien en poste à Cotonou était face à la presse le vendredi 18 août 2017.

Donald Trump a outrepassé ses prérogatives en menaçant d’envoyer des militaires américains au Venezuela selon l’ambassadeur Ortega. «Les déclarations  belliqueuses du président Trump, clairement encadrées dans les agressions systématiques de l’administration étatsunienne contre le Venezuela, représentent une menace contre la paix, la stabilité, l’indépendance, l’unité territoriale, la souveraineté et le droit à l’autodétermination de la République bolivarienne du Venezuela…», a-t-il déclaré. Le Venezuela, a martelé Alejandro Ortega, rejette « les déclarations hostiles et inamicales du président des Etats-Unis d’Amérique … qui violent les principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et les normes du droit international, particulièrement  ce qui concerne l’utilisation ou la menace de l’utilisation de la force contre l’indépendance politique des Etats ». Il montrera que le Venezuela qui prône et œuvre pour la paix en Amérique latine pourrait être victime d’une attaque qui pourrait modifier la stabilité et la sécurité de toute la région.  Le diplomate a rappelé qu’il y a une collaboration entre certains députés de l’Assemblée nationale vénézuélienne et les Etats-Unis. A l’entendre des élus vénézuéliens perçoivent des subventions approuvées par le congrès américain pour déstabiliser  Caracas et des villes environnantes. L’objectif, a-t-il fustigé, est de rendre le Venezuela ingouvernable et de diaboliser le régime de Nicolas Maduro Moros. Ce vendredi, le diplomate a appelé  la communauté internationale et «les peuples du monde libre » notamment les Etats africains à exprimer «leur condamnation  la plus claire» de l’attaque en préparation contre le continent américain.

Le Venezuela vit une crise sociopolitique depuis le premier semestre de  2016. Ces derniers mois, selon lexpress.fr, plus de 125 personnes ont été tuées lors de manifestations violentes entre l’armée et la population civile. L’opposition réclame le départ du président Nicolas Maduro Moros. Mais ce dernier a pu réussir à travers un scrutin la mise en place d’une assemblée constituante en vue des réformes politiques.   

A.S

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Opinion : L’Illusion des Élections Françaises

opinion

L’élection de l’Européaniste Macron, qui est un véritable enfant du système bancaire et des forces de la mondialisation, à la Présidence de la France a empêché, d’une part, l’activation automatique des procédures de décomposition d’une Union européenne qui est sous le contrôle allemand et a créé, d’autre part, une incroyable illusion dans les milieux bureaucratiques de Bruxelles en ce qui concerne les perspectives de sa longévité.

Néanmoins, une lecture approfondie des résultats des élections présidentielles françaises ne laisse aucun doute. Un segment important – précisément 34% - des Français, qui sont beaucoup moins affectés que les autres peuples de la zone de l’euro et de l’Union Européenne par les politiques néolibérales extrêmes d’austérité sauvage, a exprimé son aversion à la construction européenne bureaucratique antidémocratique dans ce second tour.

Et en fait, cela s’est produit par le biais d’une structure politique d’extrême droite avec un passé raciste stigmatisé qui depuis des années était en marge du système politique français. Si l’anti-européen de gauche Mélenchon, qui ne provoque aucune peur pour le peuple français, a réussi à passer au deuxième tour, l’élection de Macron aurait été incertaine en tenant compte du fait que 50% de l’électorat français a voté de manière euro-sceptique au premier tour des élections.

En tout état de cause, l’Union Européenne ressemble maintenant à une femme souffrant d’une maladie incurable que les médecins lui donnent cinq années de plus à vivre, et cela parce que, par conséquent, l’UE ne peut, en aucun cas, exister sans la France. Il est toutefois certain que les politiques anti-populaires néolibérales que Macron mettra en œuvre et qui seront dictées par Bruxelles, essentiellement par Berlin, dévaloriseront les droits sociaux et ouvriers des Français et provoqueront leur colère justifiée.

Ainsi, lors des élections présidentielles françaises en 2022, et si la bombe de l'économie italienne n’a pas encore explosé – ce qui est tout à fait improbable – les forces politiques qui feront exploser l’Union Européenne, qui n’obtiendra jamais une vision démocratique et sociale, vont sûrement inverser le courant résultat des élections et gagneront à une large majorité.

Les Allemands, bien sûr, ont maintenant le droit d’apprécier et de célébrer les élections de Macron qui conservera, même temporairement, la zone euro et l’Union Européenne, d’où ils ont gagné le plus, tandis que la plupart des autres perdent. Plus précisément, l’excédent commercial allemand, qui est un phénomène structurel et pas seulement une coïncidence, est certainement dû à la grande compétitivité de l’économie allemande, mais il est également scandalement renforcé par le mécanisme de fonctionnement de l’euro, car la monnaie commune ne permet pas aux pays à déficit de la zone de l’euro de dévaluent leur monnaie, ce qui les condamne à un cercle vicieux de faible compétitivité et de déficits persistants.

Depuis l’adoption de l’euro l’excédent commercial allemand a suivi une tendance à la hausse frénétique. Ainsi, en 2016, il a atteint un niveau historiquement élevé de 252,9 milliards d’euros, selon les informations officielles du bureau de statistique allemand, lorsque l’excédent commercial de l’ensemble de la zone de l’euro pour la même année s’élève à 273,9 milliards d’euros. Cela signifie que l’Allemagne produit 92,33% de l’excédent commercial total dans la zone de l’euro!

Au cours de la même période de l’euro, le déficit commercial de la France a enregistré, à l’exception de certaines années, des tendances généralement croissantes. Ainsi, en 2016, selon une annonce des douanes françaises, elle s’établit à 48,1 milliards d’euros, et la part de marché de la France dans la zone de l’euro a été considérablement réduite – de 17% en 2000 à 13,6% en 2015 et à 13,4% en 2016 – alors que le déficit commercial de l’année précédente (2015) s’élève à 45,0 milliards d’euros.

L’économie française se confronte en même temps à d’autres problèmes sérieux. Ainsi, la dette publique augmente constamment et représente maintenant près de 100% de son Produit National Brut. Le chômage qui affecte particulièrement les jeunes de moins de 25 ans – presque un sur quatre est au chômage – était de 10% de la main-d’œuvre à la fin de 2016, réaffirmant les efforts infructueux par le Président Hollande pour le réduire. Dans le même temps, l’Allemagne bénéficie d’un taux d’emploi très élevés, car le chômage est historiquement faible, car il ne dépasse pas 3,9% de la main-d’œuvre.

Il y a 15 ans, la France et l’Allemagne avaient un niveau de vie similaire. Mais aujourd’hui, les Allemands sont par un cinquième plus riches, alors que les deux économies avaient adopté  l’euro en 2002, quand le taux de chômage étant d’environ 8% de la population active.

Ainsi, même si Macron surprendrait tout le monde – ce qui évidemment ne va pas se passer – et déciderait, sur la base aussi bien du poids spécifique que la France a étant le deuxième pouvoir économique dans la zone de l’euro, de presser pour un changement d’attitude dans l’Union Européenne et la zone de l’euro, ce qui améliorerait clairement l’économie française et, en outre, les économies fragiles des autres pays de l’Europe du  Sud, cela s’effondrerait dans un mur énorme et puissant, c’est-à-dire à la position rigide et stable de l’Allemagne. C’est parce que les Allemands – quiconque est au volant de leur pays – n’accepteront jamais la détente de l’austérité et des règles «sacrées» de la discipline budgétaire. Les Allemands ont été plus qu’évidents qu’ils souhaitent longtemps utiliser la zone de l’euro pour leur bénéfice et au détriment de tout le monde, et ils ne pourront jamais revenir volontairement à leur monnaie nationale, le mark, car cela entraînerait l’effondrement de leurs exportations. Les Allemands veulent gagner de plus en plus, en préservant la zone de l’euro telle qu’elle est pour longtemps, et ils ne se soucient pas si les autres perdent ou même sont détruits, comme c’est le cas pour les Grecs.

Ainsi, dans cette Union Européenne, dominée et régie par l’Allemagne, la notion de solidarité et d’entraide non seulement n’existe pas, mais elle a été jetée comme des ordures dans la poubelle. Il est donc prouvé, au-delà de tout doute, que la réalité n’est pas un rapport lourd des idées, comme celles-ci consignées dans les traités fondateurs de la CEE, mais elle est cruelle et inexorable. Ainsi, l’union des économies puissantes et impuissantes et leur étreinte serré à travers l’euro s’est déjà révélée être une erreur criminelle.

En conclusion, les élections présidentielles françaises ne secoueront pas les bureaucrates richement payés à Bruxelles ou les dirigeants politiques de Berlin qui rendus à leur joie et leur vanité continueront à imposer aux pays de l’Union Européenne des politiques extrémistes néo-libérales d’austérité sauvage qui mettent les peuples dans la pauvreté et la misère.
 
Curriculum vitae

Isidoros Karderinis, est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et journaliste. Il a étudié l'économie et a terminé études de troisième cycle en Economie du tourisme. Ses articles sont republiés dans journaux, magazines et sites dans tout le monde. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et sont publiés dans revues littéraires et aux pages littéraires des journaux.  Il a publié sept livres poétiques ainsi que deux romans; cinq parmi eux ont été publiés aux Etats Unis et en Grande Bretagne.

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Nigeria : Buhari reçoit des gouverneurs, la présidence joue la carte de la transparence

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Depuis 80 jours maintenant, le chef de l'Etat Muhammadu Buhari est au Royaume-Uni pour des raisons médicales. Depuis une dizaine de jours, il est autorisé à communiquer sur les personnes lui rendant visite. Ce fut d'abord son épouse Aicha Buhari, puis le président par intérim Yemi Osinbajo. Dimanche dernier, des membres de sa majorité présidentielle ont pu partager un repas avec lui. Mercredi 26 juillet, sept gouverneurs, dont deux de l'opposition, ont rencontré le président Buhari dans sa résidence officielle de Londres.

Des visiteurs tout sourire et un président montrant sa joie de les recevoir. En diffusant les images de deux gouverneurs de l'opposition aux côtés du Muhammadu Buhari, le service de communication de la présidence espère réduire les interrogations autour de la santé du chef de l'Etat nigérian.

Jusque-là dans son séjour actuel en Angleterre, le chef d'Etat n'avait seulement reçu que des proches de sa famille ou de sa majorité politique. Or de nombreuses voix ces dernières semaines questionnaient très fort l'invisibilité du président Buhari. Comme par exemple celle d'Ayodele Fayose réclamant sa démission immédiate.

Premier candidat déclaré aux présidentielles de 2019, Ayodele Fayose est une des figures montantes du PDP, le Parti démocrate populaire. Gouverneur de l'Etat d'Ekiti, il n'a pas été retenu pour cet aller-retour Abuja-Londres organisé par l'entourage du président Buhari.

Ce sont deux gouverneurs du PDP bien moins critiques qui ont été sélectionnés. Ces deux dernières années, Emmanuel Udom et David Umahi ont témoigné de leur sympathie à l'égard de Muhammadu Buhari en public ou dans les médias. Emmanuel Udom ayant même été jusqu'à souhaiter « la réussite du Projet Nigeria mené par l'administration Buhari. »

Accompagnés de cinq autres gouverneurs de la majorité présidentielle, ces deux membres de l'opposition ont donc pu voir le chef de l'Etat nigérian. Mais comme tous les récents visiteurs, les deux hommes rentrent au Nigeria sans savoir la date de retour de Muhammadu Buhari à Abuja.

rfi.fr

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CPI : Les juges doivent réexaminer la demande de libération de Gbagbo

laurent-gbagbo

La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a cassé ce mercredi une décision refusant de libérer l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour le reste de son procès et ordonné à la chambre de première instance de réexaminer sa situation.

Premier ex-chef d'État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye pendant toute la durée de son procès pour crimes contre l'humanité commis lors de violences post-électorales ayant déchiré la Côte d'Ivoire en 2010-2011.

« La chambre d'appel décide d'annuler la décision remise en question et ordonne à la chambre de première instance de mener un nouvel examen quant à savoir si M. Gbagbo devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions », a déclaré le juge Piotr Hofmanski, faisant état d'« erreurs » lors du premier jugement.

L'ancien président, âgé aujourd'hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois, entre décembre 2010 et avril 2011, dans les deux camps, lors de cette crise née du refus de l'ex-chef de l'Etat de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle de 2010.
Détenu depuis presque 6 ans

Cette crise, émaillée d'exactions perpétrées par les deux camps, avait paralysé pendant plusieurs mois ce pays, premier producteur mondial de cacao et moteur économique de l'Afrique de l'Ouest.

Le procès, qui devrait durer trois à quatre ans, s'est ouvert le 28 janvier 2016 à La Haye. Laurent Gbagbo avait été livré à la CPI en 2011 et « le procureur est toujours dans le processus de collecte de preuves », a souligné M. Hofmanski.

En mars, la défense avait de nouveau demandé la libération conditionnelle de l'ancien chef d'Etat, arguant qu'il était « déjà détenu depuis presque six ans » et qu'il souffrait de « maladies qui l'affectent tant physiquement que psychologiquement ».

« La chambre de première instance aurait dû prendre en considération la durée que M. Gbagbo a passé en détention et (déterminer) si la détention de M. Gbagbo continue d'être raisonnable », a affirmé le juge.

La défense reprochait également aux juges de n’apporter aucune preuve de l’existence d‘un plan d’évasion. Là-dessus, la chambre d’appel a confirmé la première décision qui fait de ce risque de fuite son principal argument pour justifier la détention.

L'ancien président ivoirien restera en détention jusqu'à ce que la question soit réexaminée. La date à laquelle la chambre de première instance devra rendre sa nouvelle décision n’a pas encore été fixée. Les textes ne prévoient pas de délai. De son côté, le porte-parole du gouvernement ivoirien a réagi de façon laconique à cette décision : « Nous prenons acte et nous faisons confiance à la CPI », a-t-il déclaré à l’AFP.

rfi.fr

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France : La démission du chef d'état-major redonne des couleurs à l'opposition

Pierre-de-Villiers

Le général Lecointre est le nouveau chef d'état-major des Armées. Il remplace le général de Villiers qui a claqué la porte mercredi 19 juillet après s'être opposé aux coupes budgétaires réclamées par Emmanuel Macron. Pour l'ensemble des partis politiques opposés au président, le chef de l'Etat a fait preuve d'abus d'autorité. Réactions des députés dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Pierre de Villiers est devenu en quelques jours un héros aux yeux de l'opposition, des bancs de La France insoumise à ceux du Front national. Tous dénoncent une « crise politique ».

Pour le député frontiste Gilbert Collard, le départ du général est un aveu d'échec du président Macron. « C’est très grave. Cette crise d’acné juvénile d’autorité, je crains qu’on ne la paie cher sur le plan de la stabilité et de la sécurité. »

Faute politique et faute morale pour l'élu Les Républicains Damien Abad. « C’est une humiliation qui a été faite aux armées. Donc c’est aussi une faute morale, c’est aussi une faute sur le plan budgétaire parce que ce n’est pas aux armées et à la défense de supporter tout le poids des coupes budgétaires. Donc je regrette que le président Macron ait pris ce risque de déclencher une vraie crise politique pour le pouvoir politique et l’armée », estime Damien Abad.

La majorité répond que le président est dans son rôle. Qu'il ne pouvait pas garder un chef d'état-major opposé à ses réformes. Marc Fesneau est à la tête des élus MoDem. Pour lui, « le chef d’état-major a dit ce qu’il avait à dire. La conclusion qui s’en tire quand même, c’est qu’il est en désaccord avec ce que dit son chef. Et le chef des armées est le président de la République, donc la conclusion tirée est logique ».

Des « désaccords », il risque d'y en avoir d'autres, met en garde un député constructif. Il prévient : « Avec le rythme des réformes et les réductions budgétaires à venir, on n’est pas au bout des claquements de portes ».

rfi.fr

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