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Politique

Nigeria : Buhari reçoit des gouverneurs, la présidence joue la carte de la transparence

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Depuis 80 jours maintenant, le chef de l'Etat Muhammadu Buhari est au Royaume-Uni pour des raisons médicales. Depuis une dizaine de jours, il est autorisé à communiquer sur les personnes lui rendant visite. Ce fut d'abord son épouse Aicha Buhari, puis le président par intérim Yemi Osinbajo. Dimanche dernier, des membres de sa majorité présidentielle ont pu partager un repas avec lui. Mercredi 26 juillet, sept gouverneurs, dont deux de l'opposition, ont rencontré le président Buhari dans sa résidence officielle de Londres.

Des visiteurs tout sourire et un président montrant sa joie de les recevoir. En diffusant les images de deux gouverneurs de l'opposition aux côtés du Muhammadu Buhari, le service de communication de la présidence espère réduire les interrogations autour de la santé du chef de l'Etat nigérian.

Jusque-là dans son séjour actuel en Angleterre, le chef d'Etat n'avait seulement reçu que des proches de sa famille ou de sa majorité politique. Or de nombreuses voix ces dernières semaines questionnaient très fort l'invisibilité du président Buhari. Comme par exemple celle d'Ayodele Fayose réclamant sa démission immédiate.

Premier candidat déclaré aux présidentielles de 2019, Ayodele Fayose est une des figures montantes du PDP, le Parti démocrate populaire. Gouverneur de l'Etat d'Ekiti, il n'a pas été retenu pour cet aller-retour Abuja-Londres organisé par l'entourage du président Buhari.

Ce sont deux gouverneurs du PDP bien moins critiques qui ont été sélectionnés. Ces deux dernières années, Emmanuel Udom et David Umahi ont témoigné de leur sympathie à l'égard de Muhammadu Buhari en public ou dans les médias. Emmanuel Udom ayant même été jusqu'à souhaiter « la réussite du Projet Nigeria mené par l'administration Buhari. »

Accompagnés de cinq autres gouverneurs de la majorité présidentielle, ces deux membres de l'opposition ont donc pu voir le chef de l'Etat nigérian. Mais comme tous les récents visiteurs, les deux hommes rentrent au Nigeria sans savoir la date de retour de Muhammadu Buhari à Abuja.

rfi.fr

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CPI : Les juges doivent réexaminer la demande de libération de Gbagbo

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La chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a cassé ce mercredi une décision refusant de libérer l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour le reste de son procès et ordonné à la chambre de première instance de réexaminer sa situation.

Premier ex-chef d'État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye pendant toute la durée de son procès pour crimes contre l'humanité commis lors de violences post-électorales ayant déchiré la Côte d'Ivoire en 2010-2011.

« La chambre d'appel décide d'annuler la décision remise en question et ordonne à la chambre de première instance de mener un nouvel examen quant à savoir si M. Gbagbo devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions », a déclaré le juge Piotr Hofmanski, faisant état d'« erreurs » lors du premier jugement.

L'ancien président, âgé aujourd'hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois, entre décembre 2010 et avril 2011, dans les deux camps, lors de cette crise née du refus de l'ex-chef de l'Etat de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle de 2010.
Détenu depuis presque 6 ans

Cette crise, émaillée d'exactions perpétrées par les deux camps, avait paralysé pendant plusieurs mois ce pays, premier producteur mondial de cacao et moteur économique de l'Afrique de l'Ouest.

Le procès, qui devrait durer trois à quatre ans, s'est ouvert le 28 janvier 2016 à La Haye. Laurent Gbagbo avait été livré à la CPI en 2011 et « le procureur est toujours dans le processus de collecte de preuves », a souligné M. Hofmanski.

En mars, la défense avait de nouveau demandé la libération conditionnelle de l'ancien chef d'Etat, arguant qu'il était « déjà détenu depuis presque six ans » et qu'il souffrait de « maladies qui l'affectent tant physiquement que psychologiquement ».

« La chambre de première instance aurait dû prendre en considération la durée que M. Gbagbo a passé en détention et (déterminer) si la détention de M. Gbagbo continue d'être raisonnable », a affirmé le juge.

La défense reprochait également aux juges de n’apporter aucune preuve de l’existence d‘un plan d’évasion. Là-dessus, la chambre d’appel a confirmé la première décision qui fait de ce risque de fuite son principal argument pour justifier la détention.

L'ancien président ivoirien restera en détention jusqu'à ce que la question soit réexaminée. La date à laquelle la chambre de première instance devra rendre sa nouvelle décision n’a pas encore été fixée. Les textes ne prévoient pas de délai. De son côté, le porte-parole du gouvernement ivoirien a réagi de façon laconique à cette décision : « Nous prenons acte et nous faisons confiance à la CPI », a-t-il déclaré à l’AFP.

rfi.fr

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France : La démission du chef d'état-major redonne des couleurs à l'opposition

Pierre-de-Villiers

Le général Lecointre est le nouveau chef d'état-major des Armées. Il remplace le général de Villiers qui a claqué la porte mercredi 19 juillet après s'être opposé aux coupes budgétaires réclamées par Emmanuel Macron. Pour l'ensemble des partis politiques opposés au président, le chef de l'Etat a fait preuve d'abus d'autorité. Réactions des députés dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Pierre de Villiers est devenu en quelques jours un héros aux yeux de l'opposition, des bancs de La France insoumise à ceux du Front national. Tous dénoncent une « crise politique ».

Pour le député frontiste Gilbert Collard, le départ du général est un aveu d'échec du président Macron. « C’est très grave. Cette crise d’acné juvénile d’autorité, je crains qu’on ne la paie cher sur le plan de la stabilité et de la sécurité. »

Faute politique et faute morale pour l'élu Les Républicains Damien Abad. « C’est une humiliation qui a été faite aux armées. Donc c’est aussi une faute morale, c’est aussi une faute sur le plan budgétaire parce que ce n’est pas aux armées et à la défense de supporter tout le poids des coupes budgétaires. Donc je regrette que le président Macron ait pris ce risque de déclencher une vraie crise politique pour le pouvoir politique et l’armée », estime Damien Abad.

La majorité répond que le président est dans son rôle. Qu'il ne pouvait pas garder un chef d'état-major opposé à ses réformes. Marc Fesneau est à la tête des élus MoDem. Pour lui, « le chef d’état-major a dit ce qu’il avait à dire. La conclusion qui s’en tire quand même, c’est qu’il est en désaccord avec ce que dit son chef. Et le chef des armées est le président de la République, donc la conclusion tirée est logique ».

Des « désaccords », il risque d'y en avoir d'autres, met en garde un député constructif. Il prévient : « Avec le rythme des réformes et les réductions budgétaires à venir, on n’est pas au bout des claquements de portes ».

rfi.fr

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Rwanda : Le gouvernement accusé d'exécution sommaire

Paul-Kagame

En moins d'une année, les forces de sécurité rwandaises ont procédé à une trentaine d'exécution sommaire.
Entre juillet 2016 et mars 2017, au moins 37 personnes ont été exécutées sans aucun jugement au Rwanda. Quatre autres ont disparu. D'après HumanRights Watch (HRW), elles étaient accusées d'avoir commis des délits mineurs: vols de bananes, de moto, de vache... Certaines d'entre elles étaient soupçonnées de trafic de marijuana, de franchissement illégal de la frontière depuis la République démocratique du Congo ou encore d'utilisation de filets illégaux de pêche.

Dans un rapport  publié en juillet, l'ONG internationale des droits de l'Homme fournit les détails de ces exécutions commises parfois avec l'aide des autorités locales. «Des militaires ont arrêté arbitrairement et abattu la plupart des victimes, dans ce qui semble être une stratégie officiellement approuvée d’exécuter les voleurs, trafiquants et autres petits délinquants suspectés au lieu de les traduire en justice», lit-on dans ce document intitulé «“Tous les voleurs doivent être tués” : Exécutions extrajudiciaires dans l’ouest du Rwanda». La plupart de ces meurtres, qui ont eu lieu à l'ouest du pays, constituent, selon l'ONG, «une violation flagrante de la loi rwandaise et du droit international des droits de l'Homme.»

«Répandre la peur»

Pour HRW, ces exécutions extrajudiciaires sont loin d'être isolées. Elles font partie d'une stratégie officielle du gouvernement visant à répandre la peur, faire respecter l’ordre et dissuader de toute résistance aux ordres ou aux politiques du gouvernement. À deux semaines de la présidentielle prévue le 4 août, le président Paul Kagame, au pouvoir depuis 2003, se présente face à deux opposants qui se plaignent d'avoir reçu des menaces et des intimidations depuis l’annonce de leur candidature.

Alors que le chef de l'État rwandais est censé transformer ce pays d'Afrique centrale, qui a connu un génocide de plus 800 000 morts en 1994, l'opposition est muselée et les critiques à l'égard du pouvoir conduisent le plus souvent à des détentions arbitraires ou à des disparitions forcées. À peine le rapport rendu public que le ministre de la Justice rwandaise Busingye Johnston s'est empressé de nier son contenu.

Toutefois le 5 juillet, confie l'ONG, un responsable local avait reconnu que des personnes avaient été abattues pour «question de sécurité» en tentant de traverser la frontière depuis la RDC.

Mettre fin aux exécutions

Dans la plupart des cas documentés par HumanRights Watch, les autorités militaires et civiles locales avaient expliqué aux populations que les personnes suspectées des délits avaient été tuées et que tous les autres voleurs et autres criminels de la région seraient aussi arrêtés et exécutés. Des familles ont été menacées en tentant de récupérer les corps de leurs proches. D'autres ont quitté leurs villages par peur de représailles ou d'être prises pour cible.

«Le gouvernement rwandais devrait veiller à mettre fin immédiatement aux exécutions sommaires de criminels suspectés par les forces de sécurité et se concentrer sur les enquêtes et les poursuites à l’encontre des responsables des crimes en ne permettant aucune tentative de dissimulation», indique HRW. L'ONG invite par ailleurs les autorités judiciaires, militaires et policières à faire des déclarations publiques claires pour interdire les intimidations et autres menaces à l'égard des familles des victimes.

SOURCE : Slate Afrique

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Madagascar : Le ministre des finances Gervais Rakotoarimanana rend son tablier

Gervais-Rakotoarimanana

A Madagascar, le ministre des finances Gervais Rakotoarimanana (photo) vient d’annoncer sa démission. Le responsable qui a révélé son départ du gouvernement à l’occasion d’une conférence de presse a commenté cette décision. «Les conditions me permettant de réussir entièrement ma mission ne sont pas réunies», a-t-il déclaré sans donner plus de détails.

Cette démission intervient après que les médias locaux ont souligné des divergences d’opinion entre M. Rakotoarimanana et le président malgache Hery Rajaonarimampianina, rapporte Reuters. De son côté, l’Express de Madagascar affirme que l’officiel pourrait avoir fait les frais de sa rigueur dans la conduite de ses missions.

«Réputé pour son attachement à l’orthodoxie  financière, le ministre  des  Finances est souvent pointé du doigt pour sa rigueur et son  intransigeance  face  aux  dépenses  qu’il estime   exagérées   ou   excessives ,   par   rapport  aux  moyens  dont  dispose   l’Etat. Les   députés ,les   syndicalistes, ont déjà tiré à boulet rouge sur le grand argentier. »,  indique le quotidien malgache.

Source agence ecofin

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Protection de la diversité culturelle,linguistique et des identités sur internet : Le plaidoyer de Houngbédji à l'Assemblée parlementaire de la Francophonie

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« Diversité linguistique, diversité culturelle, identité : l'urgence de protéger les diversités à l'ère du numérique » : c’est le thème développé par le président de l’Assemblée nationale béninoise le mardi 11 juillet 2017 lors du débat général de l'Assemblée plénière de la  43èmesession de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie.

Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que « ... Si l’un des rôles cardinaux de la Francophonie, rôle dans lequel notre Assemblée l’accompagne, est de promouvoir la diversité linguistique et culturelle comme moyen de dialogue et de développement, c’est sans doute parce que les fondateurs de cette organisation ont vu dans le foisonnement des particularités culturelles et linguistiques qui font de l’espace francophone, une richesse…Dans ce contexte, l’arrivée du numérique et d’internet, boostée par les applications de discussion instantanée, les fora, et autres technologies, devrait rester une chance pour la diversité et le dialogue des cultures et non un instrument de clivage ». Adrien Houngbédji attirera plus loin l’attention de ses pairs, qu’il appartient aux parlementaires « …d’accompagner les gouvernements et les populations dans la définition de l’usage que nous voulons faire d’internet, afin qu’il demeure un outil sain d’échanges, et non un instrument de prosélytisme religieux ou identitaire… ». Et c’est à juste titre qu’il a évoqué le Code du Numérique voté par le parlement béninois il y a quelques semaines dans ce sens. Dans son intervention Me Adrien Houngbédji a partagé avec les autres parlementaires francophones, sa conviction  selon laquelle, « …La diversité a besoin de liberté et d’initiatives pour s’exprimer. Elle a aussi besoin d’espaces qui la protègent et la nourrissent. Internet en est un. Pour être complètes, nos discussions sur la thématique des diversités culturelles, linguistiques et des identités, ne sauraient passer sous silence l’urgence de les protéger sur internet. »

Il est à signaler que la 43ème session de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (AFP) qui coïncide avec le 50ème anniversaire de l'APF et la 8èmesession de l'Assemblée parlementaire des Jeunes Francophones, ouverte le lundi 10 juillet 2017 dans le Grand-Duché de Luxembourg, a connu la participation de plusieurs parlementaires des pays membres de la Francophonie et de plusieurs personnalités présentes à l'image du Grand-Duc de Luxembourg Son Altesse Royale Henri, de la Secrétaire Générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, du Premier ministre luxembourgeois,  Xavier Bettel, ainsi que de plusieurs présidents de parlement des pays ayant en partage la langue française. L’Assemblée nationale du Bénin y est représentée par une délégation conduite par son président Me Adrien Houngbédji.

Kola PAQUI

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Usa : Trump Jr. reconnaît avoir accepté l’aide de Moscou pour nuire à Hillary Clinton

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Le fils aîné de Donald Trump a publié, mardi, sur Twitter, une conversation avec l’intermédiaire qui a arrangé son entrevue avec une avocate russe. Cette dernière offrait de divulguer des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Donald Trump Jr. a admis, mardi 11 juillet, avoir volontairement rencontré en juin 2016 une avocate présentée comme émissaire du gouvernement russe. Leur entrevue avait pour but de récolter des informations compromettantes sur la candidate démocrate à l’élection présidentielle, Hillary Clinton.

Le fils aîné du président américain a publié sur Twitter quatre pages de conversation avec Rob Goldstone, un intermédiaire britannique. Ce dernier, en contact avec le Kremlin, est également l’agent du chanteur russe Emin Agalarov, dont la famille connaît bien celle de Donald Trump.

Dans un email daté du 3 juin 2016, il informe Trump Jr. que le procureur général de Russie a proposé au père d'Emin Agalarov de "donner à l'éqipe de campagne de Trump des informations et documents officiels qui incrimineraient Hillary et ses transactions avec la Russie [...]".
"Si c'est ce que vous dites, j'adore (l'idée), surtout plus tard cet été", a répondu Donald Jr. 17 minutes plus tard.

Rencontre à Manhattan

S'ensuivent des échanges pour tenter de caler d'abord une conversation téléphonique entre Emin Agalarov et Donald Jr., puis un rendez-vous, le 9 juin 2016 à la Trump Tower, avec une femme venue de Moscou et présentée comme "avocate du gouvernement russe", Natalia Veselnitskaya. La rencontre a bien eu lieu à Manhattan, au 25e étage de l'immeuble, en compagnie du gendre du milliardaire, Jared Kushner, et de son directeur de campagne, Paul Manafort.

Dans un communiqué, Donald Trump Jr. Tente de minimiser les faits, arguant que son interlocutrice russe "n'était pas une responsable gouvernementale" et qu'elle n'avait finalement "pas d'information à donner".

Ces échanges, les premiers qui établissent un contact direct entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump, ont provoqué l’émoi à Washington. Le fils Trump, qui codirige avec son frère le groupe familial et fut un conseiller omniprésent de son père lors de la campagne, devrait être appelé rapidement à s'expliquer sous serment devant le Congrès.

Source : France 24

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Abdoulaye Wade au Sénégal : Un retour à double tranchant?

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De retour au pays en fin d’après-midi ce lundi 10 juillet, Abdoulaye Wade a sillonné Dakar pour saluer ses sympathisants. Une première action de campagne en vue des législatives du 30 juillet qui s’est terminée devant le QG de son parti, le Parti démocratique sénégalais. Un QG devant lequel l’ex-président a pris la parole devant ses sympathisants. A 91 ans,— Abdoulaye Wade estime que sa carrière n'est pas terminée mais ce retour est néanmoins risqué.

Après la liesse à l’aéroport, la cohue et manque de discipline ont marqué l’arrivée d’Abdoulaye Wade au QG de son parti. L’ex-président a dû attendre longuement dans son véhicule pour accéder à la scène. C’est debout, dans son boubou bleu et jaune aux couleurs de son parti, avec une piètre qualité de son qu’Abdoulaye Wade a expliqué les raisons de son retour.

« J’ai entendu le message que le Sénégal va mal. Cette souffrance me fait mal, très mal. Ma famille politique s’est associée avec d’autres partis avec un objectif : faire partir Macky Sall », a affirmé l’ancien chef d’Etat.

Macky Sall « peut partir et aller où il veut »

Au milieu de ce discours improvisé, la sonorisation lâche. Abdoulaye Wade continue de parler mais devient inaudible pour ses sympathisants durant cinq longues minutes. Un nouveau micro est tendu, l’ex-chef de l’Etat sénégalais attaque à nouveau le président Macky Sall et l’invite à quitter le pays.

« L’avion qui m’a amené, s’il le souhaite, je lui prête. C’est pour lui montrer que je ne lui veux pas de mal, a lancé Abdoulaye Wade. Demain à 10 ou 11 heure, avec sa femme, ses enfants, ses partisans, il peut partir et aller où il veut ».

Visiblement fatigué après cette longue journée qui signe son retour dans l’arène politique, Abdoulaye Wade a refusé de s’exprimer en français et est parti récupérer. Un repos mérité et essentiel car une chose est claire : la majorité présidentielle prépare la contre-offensive.

A 91 ans, Abdoulaye Wade joue gros

Abdoulaye Wade opère donc un retour politique pour mener la campagne des législatives du 30 juillet prochain. L'ex-président est tête de liste nationale. L’ancien chef de l’Etat estime que sa carrière n'est pas terminée mais ce retour est néanmoins risqué.

S'il est quasi certain, en étant tête de liste nationale, d'être élu député, la victoire d’Abdoulaye Wade est assurée mais celle de son clan est loin d'être gagnée. En rentrant à Dakar, l'ex-président met en effet en danger le parti qu'il dirige depuis 1974. Un parti déjà divisé, avec différentes fratries qui ont toutes le même rêve : succéder au Gorgui, au doyen, qui lui ne pense qu'à un seul homme politique : son fils.

Karim Wade, invisible depuis son exil au Qatar, est pour le moment le grand absent de ces législatives mais il reste le choix de son père, le seul et unique candidat possible du PDS pour la présidentielle de 2019.

S'il espère une victoire aux législatives du 30 juillet, Abdoulaye Wade sait qu'un score correct mettrait justement son fils sur les bons rails mais il a aussi conscience qu'une défaite cuisante mettrait son parti le PDS dans une situation inquiétante et signerait aussi la fin de sa carrière, mais surtout celle de son fils. Abdoulaye Wade n'a donc pas le choix, à 91 ans, il engage son combat politique le plus difficile.

rfi.fr

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29ème sommet de l’Union africaine : La jeunesse au cœur des préoccupations

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Adis Abéba, la capitale éthiopienne, a accueilli, lundi 03 juillet 2017, le 2 9ème sommet de l’Union africaine (Ua). Conduit cette année par le guinéen Apha Kondé, président en exercice de l’Ua et le rwandais Paul Kagame qui pilote le comité de réformes de l’organisation, il a réuni les 55 chefs d’Etats de l’union. Leurs objectifs cette année est non seulementd’investir dans la jeunesse mais aussi de contribuer aux règlements des conflits sur le continent.

« Investir dans cette jeunesse, c’est tout d’abord la rassurer de notre détermination à lui ménager un présent acceptable et un futur meilleur. C’est la convaincre que l’Afrique demeure son socle et sa mamelle nourricière. Il s’agit donc pour nous de mutualiser nos efforts en vue de créer un espace africain propice à l’épanouissement de cette jeunesse à travers la transformation essentielle de nos systèmes et des méthodes de gouvernance pour une meilleure prise de conscience »,a affirmé lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre Alpha Condé. Concrètement,  a-t-il poursuivi,l’emploi des jeunes sera le thème central du sommet Union africaine-Union européenne qui se tiendra en novembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le président en exercice de l’Uaa profité de l’occasion pour saluer la réunion du G5 Sahel qui s’est tenu dimanche dernier à Bamako et a lancé un appel pour la paix et la sécurité au Sahel, au Soudan du Sud et en Somalie. Notons que le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé à la solidarité face à la famine qui frappe l’Afrique de l’Est. Il a exprimé sa frustration face au silence et à l’inaction des africains devant le drame qui sévit dans cette région


Justelaine AKEFOUIN(Stag)

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Burkina Faso : Aucun ADN identifié sur le corps de Thomas Sankara

Thomas-Sankara

Au Burkina Faso, les résultats de la contre-expertise sur les restes des corps de Thomas Sankara et ses compagnons n'ont pas permis d'identifier leur ADN.

« On n'a pas pu identifier l'ADN », a confié à RFI maître Bénéwendé Sankara, l'un des avocats de la famille Sankara. Le résultat est le même pour les 12 autres corps sur lesquelles la contre-expertise a été effectuée. Cette contre-expertise demandée par les familles des victimes du coup d'Etat d'octobre 1987, vient confirmer les premiers résultats livrés par un laboratoire marseillais. Rien ne permet donc d'affirmer que le corps qui était dans la supposée tombe au cimetière de Dagnoen est bien celui du père de la révolution burkinabè. Maître Bénéwendé Sankara précise qu'après l'expertise balistique et l'autopsie, l'ADN reste la seule expertise « non concluante ». Quant à la suite de la procédure, le dossier reste entier au niveau de la justice pour établir les responsabilités dans l'assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons. « Nous allons rendre compte aux familles et elles vont aviser », souligne maître Bénéwendé Sankara. La prochaine étape, c'est la réinhumation des restes, selon le juge d'instruction cité par l'avocat de la famille Sankara. Le mystère reste donc entier dans l'identification du corps de Thomas Sankara.

rfi.fr

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