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Politique

Crise politique au Burkina-Faso : Macky Sall et Yayi à Ouagadougou ce jour

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Une mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sera ce vendredi à Ouagadougou. Le président  en exercice de ladite Communauté, Macky Sall et le Chef de l’Etat béninois, Yayi Boni, facilitateur désigné y tenteront de  faire rétablir l’ordre. Selon le ministre des Affaires étrangères,  Saliou Akadiri intervenu hier dans le 20h de la télévision nationale, «Les deux présidents seront au cœur des solutions qui permettront  le retour à la normale dans ce pays-là».  «Le président de la République et le président en exercice de la Cedeao seront au Burkina Faso demain pour s'imprégner davantage de la situation. L'objectif qui est derrière tout ceci, c'est que l'on parvienne rapidement au retour à la vie constitutionnelle normale dans le pays et qui passerait par la libération du président et du premier ministre qui ont été gardés en otage ainsi que la libération de tous les ministres emprisonnés», a-t-il déclaré. Le Burkina-Faso qui  connaît une transition politique depuis 2014 est confronté à une nouvelle crise politique depuis ce jeudi.  Le nouvel homme fort du pays est désormais le Général Gilbert Diendéré. Il a pris le contrôle du Burkina-Faso avec le soutien des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp). Le président du gouvernement de la transition, le Premier ministre ainsi que plusieurs ministres sont arrêtés par les putschistes. Tous les organes de la transition ont été suspendus.

AS

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Situation confuse au pays des Hommes intègres - Les Burkinabè dans la rue : «Libérez Kosyam !»

manifestations

A moins d’un mois de l’élection présidentielle au Burkina Faso, des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont arrêté mercredi le président de la transition Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida. Ils sont toujours retenus dans l’enceinte du palais présidentiel. Des manifestants se sont rassemblés dans la soirée pour exiger leur libération.

(rfi.fr Publié le 16-09-2015 Modifié le 16-09-2015 à 23:46)

Des condamnations

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Yayi Boni nommé facilitateur au Burkina-Faso : Le ministre Akadiri explique le choix de la Cedeao

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Le Chef de la diplomatie béninoise, Saliou Akadiri a expliqué dans une interview les raisons ayant motivé la désignation du Chef de l’Etat comme Facilitateur au Burkina-Faso. Lire l’entretien.  

Monsieur le Ministre, il nous est revenu que le Président de la République du Bénin, Dr Yayi Boni serait investi par la Cedeao d’une mission de facilitation au Burkina-Faso. Confirmez-vous cette information ?

Ministre Saliou Akadiri : Tout à fait monsieur le journaliste. Dans quelques semaines, auront lieu au Burkina Faso les élections législatives et présidentielles conformément au calendrier qui a été arrêté par le conseil présidentiel. Une élection, tout le monde sait ce que c’est. Le souhait aujourd’hui pour ce pays, est qu’après les évènements  qui se sont produits en octobre dernier, tout se déroule convenablement. Que l’on ait des élections libres, transparentes et démocratiques qui ne fassent pas l’objet de contestation lorsque les résultats vont sortir. C’est pour une bonne  préparation de ces élections-là et surtout afin  de prévenir tout trouble que le président Macky Sall, en sa qualité de président en exercice de la Cedeao, a désigné son frère et homologue, le président Boni Yayi pour une mission de facilitation qui consisterait à faire en sorte que toutes les parties impliquées se mettent d’accord afin que ces élections se déroulent bien.

Qu’est-ce qui a motivé cette décision selon vous ? Ou est-ce le fait que le Bénin a eu à organiser plusieurs élections couplées et réussies que cette décision a été prise ?

Il faut vous dire que les élections du 11 octobre prochain au Burkina Faso vont être organisées dans un contexte difficile. Car, comme vous le savez, après les évènements d’octobre 2014, un conseil national de transition a été mis en place et puis un code électoral a été adopté. C’est sur ce code électoral que toutes les forces en présence ne se sont pas mises d’accord. En effet, ce code en son article 166, dispose que tous ceux qui ont soutenu la révision de la constitution sous l’ancien régime, c’est-à-dire le régime de Blaise Compaoré ne soient pas candidats. Donc, cet article 166 a fait l’objet d’un recours devant la cour de justice de la Cedeao.  Le 13 juillet dernier, la cour a rendu une décision au terme de laquelle, elle juge illégale cette disposition de l’article 166 et a demandé à l’Etat burkinabé et  au  conseil de transition de prendre toutes les dispositions pour que tous ceux qui désirent se présenter aux élections puissent le faire. Que ce soit de l’ancien régime ou des forces politiques actuelles c’est-à-dire ceux qui se sont opposés à la révision de la constitution. Malheureusement, le conseil constitutionnel du Faso qui est l’équivalent de la cour constitutionnelle du Bénin, lorsqu’il a statué sur les candidatures, a rejeté plus de 42 candidats très proches de l’ancien pouvoir. Il s’agit essentiellement des membres du bureau politique du parti au pouvoir. Il faut souligner que d’autres comme des membres du gouvernement, des partisans de l’ancien président Blaise Compaoré ont été admis. Mais il se trouve que cette décision du conseil constitutionnel constitue une violation de la décision de la cour de justice de la Cedeao. Ce qui pourrait amener des troubles. Et c’est pour éviter cela que le président Macky Sall a devancé les faits en choisissant de confier une mission de facilitation à notre président, le docteur Boni Yayi.

Vu tout le développement que vous venez de faire, comment la gestion de cette mission de facilitation pourra se faire ?

Vous savez, la mission de facilitation consiste à écouter toutes les parties, qu’elles soient de l’opposition ou de l’ancien régime, pour qu’un consensus se dégage sur la manière dont les élections doivent être conduites. L’objectif qui est derrière cela, est d’éviter que les résultats qui sortiront de ces élections. fassent pas l’objet de contestation de la part des parties. Comme vous le savez, la plupart du temps, c’est la contestation des résultats des élections qui amène les bagarres. Or, le peuple burkinabè a trop souffert pour qu’on lui fasse subir encore de nouvelles violences. Donc, la mission de facilitation doit amener toutes les forces en présence  à s’entendre pour que les élections se déroulent dans un climat apaisé.

De votre point de vue, quels sont les atouts qui ont motivé le président sénégalais à choisir le Docteur Boni Yayi parmi tous les présidents des Etats membres de la Cedeao ?

Le leadership du président Yayi Boni sur la scène internationale est incontestable. Lors de la présidence de l’union africaine (UA) qu’il a assumée, il a montré combien on peut lui faire confiance dans la résolution d’un certain nombre de crises. La preuve au Mali, le rôle que président Boni Yayi a joué dans la mobilisation des forces qui ont conduit justement à la stabilisation et à la paix dans ce pays n’est pas négligeable. C’est donc cette expérience et puis d’autres comme la gestion de la  crise ivoirienne, et aussi son combat à faire en sorte que le Bénin poursuive son existence sur la voie démocratique, toutes ces raisons, nous pensons, ont milité en sa faveur. Il faut aussi dire que ce choix est une marque de reconnaissance pour la stabilité politique de notre pays. C’est aussi une reconnaissance de l’efficacité de notre diplomatie. Permettez que je puisse le dire parce que lorsqu’on va à ce niveau-là, c’est quand même une diplomatie. Et le premier diplomate de ce pays, c’est bien le chef de l’Etat. Donc, c’est bien trouvé de notre point de vue que ce soit à lui qu’on ait confié cette mission dans laquelle il a excellé dans le passé.

Cette mission prendra combien de temps ?

Écoutez, les élections sont prévues pour le 11 octobre prochain. Le souhait de tout le monde est que ces élections se déroulent dans de très bonnes conditions. Que l’on n’ait pas à noter des évènements malheureux,  regrettables avant, pendant et après les élections. Tout dépendra des forces à l’intérieur du pays. Une mission de facilitation réussit lorsque les forces en présence arrivent à comprendre, à mettre l’intérêt de la nation au-dessus de tout autre intérêt et considération. C’est le souhait en tout cas qu’on peut formuler à l’endroit de cette mission de facilitation que va conduire le président Boni Yayi. On ne peut pas fixer un délai. S’il y a une échéance à établir, ce sera par rapport à la   date du 11 octobre 2015. Sauf si les parties entre elles s’accordent sur un autre calendrier. Si non, le calendrier que doit suivre la mission, c’est bien celui qui fixe les élections pour le moment au 11 octobre qui arrive. Tout dépendra donc de la manière dont les forces en présence vont se comporter pour que le facilitateur puisse trouver les voies et moyens d’aboutir à mettre toutes les forces ensemble afin que le processus électoral se déroule convenablement.

Avez-vous déjà une idée de la date du lancement de cette mission ?

Lorsqu’on regarde le délai qui nous sépare de la date du 11 octobre, on se rend compte que c’est pour bientôt. Tout dépendra des premiers contacts que le facilitateur aura avec les différentes forces. Encore une fois, le facilitateur n’est là que pour faciliter comme le mot le dit. Et il ne peut faciliter que si les personnes qui ont besoin de la facilitation  l’aident, que ces personnes soient engagées dans le même processus que lui. Nous osons croire que nos frères du Burkina Faso sont dans cette dynamique et cet état d’esprit et qu’ils feront tout pour que la facilitation du président Boni Yayi soit couronnée de succès.

Que diriez-vous en conclusion de cet entretien ?

Je voudrais que les élections qui se profilent à l’horizon au Burkina Faso se déroulent dans un climat apaisé. Et pour qu’il en soit ainsi, il faut que toutes les forces en présence comprennent l’enjeu. Et l’enjeu c’est le peuple, la paix. Si on n’a pas la paix, il n’y a pas le développement. Le peuple burkinabé a trop souffert. Basculer encore dans de nouvelles turbulences  ne fera que retarder à nouveau toutes les échéances en matière de développement de ce pays. Donc, je souhaite que la facilitation du président Yayi Boni quelle que soit la forme qu’elle va prendre amène les citoyens burkinabè à mettre au-dessus de tout intérêt particulier, l’intérêt supérieur de la Nation.

Propos recueillis par Matin Libre

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En fin de mission au Bénin : L’Ambassadeur des Pays-Bas élevé au Grade de Commandeur

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Le Ministre des Affaires Etrangères a offert un dîner de gala en l’honneur de SEM Adrianus Henricus Franciscus VAN AGGELEN, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en fin de mission au Bénin. Au cours de la cérémonie, le diplomate néerlandais a été élevé au Grade de Commandeur, en présence d’Autorités à divers niveaux de la République ainsi que la Conseillère Spéciale aux Affaires diplomatiques du Chef de l’Etat, la Ministre Mariam ALADJI BONI DIALLO.   

« Votre présence nombreuse et distinguée à ce dîner d’adieu témoigne de la qualité des relations d’amitié qui vous lient à l’hôte de cette soirée qui a su mériter la sympathie de tous, notamment de ses collègues et amis du Corps diplomatique accrédité au Bénin, mais aussi et surtout, des milieux politique, d’affaires et de la société civile de notre pays. » Dans son allocution de circonstance, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, SEM Saliou AKADIRI a souligné que, depuis le 13 septembre 2012, date de présentation de ses lettres de créance en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume des Pays-Bas au Bénin, SEM Adrianus Henricus Franciscus VAN AGGELEN a su avec professionnalisme, discrétion et efficacité, exercer ses fonctions et témoigner son attachement à notre pays, le Bénin, et à ses Autorités à divers niveaux. « Avec vos talents avérés de diplomate, vous avez contribué de façon notable au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Royaume des Pays-Bas et le Bénin. » Le Chef de la diplomatie béninoise a ensuite exprimé sa vive émotion en pensant au grand vide que le diplomate néerlandais va créer après son départ.

Le Ministre Saliou AKADIRI a rappelé qu’entre 2012 et 2015, le Gouvernement néerlandais a décaissé au profit de divers programmes et projets de développement du Bénin, une enveloppe non remboursable d’environ 74 milliards FCFA. Il n’a pas manqué de mentionner que l’Ambassadeur Adrianus Henricus Franciscus VAN AGGELEN a conduit avec force maîtrise et professionnalisme la quatrième (04ème) Revue conjointe de la coopération bilatérale bénino-néerlandaise, tenue à Cotonou le 11 octobre 2013, à l’issue de laquelle le Bénin a bénéficié d’une enveloppe financière non remboursable d’environ 91 milliards FCFA, au titre du programme Pluriannuel de Coopération 2014-2017. Cette enveloppe est destinée aux trois (03) secteurs de concentration de l’aide publique au développement néerlandaise que sont : l’Eau et l’Assainissement pour un montant de 48 milliards FCFA, la Sécurité alimentaire pour 32 milliards FCFA et la Santé reproductive, y compris les droits sexuels pour 9 milliards FCFA. « Aussi, le Président de la République, Son Excellence Dr Boni YAYI et le Gouvernement béninois tout entier voudraient-ils par ma voix vous prier de bien vouloir transmettre au Gouvernement néerlandais ami, le témoignage de leur profonde reconnaissance pour cette marque d’amitié jamais démentie. »

Prenant enfin la parole, l’Ambassadeur Adrianus Henricus Franciscus VAN AGGELEN a d’abord remercié le Chef de l’Etat, le Dr Boni YAYI pour l’avoir promu au Grade de Commandeur de l’Ordre National du Bénin et le Ministre Saliou AKADIRI pour avoir initié cette cérémonie en son honneur. Il y a vu la marque d’une amitié sans cesse renouvelée. Un geste qui l’a particulièrement touché. « Vous savez, une décoration récompense un mérite particulier, parfois un acte de bravoure, mais souvent l’œuvre d’une vie. Je suis honoré que vous ayez jugé opportun que mon travail au Bénin en tant qu’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas méritait une pareille récompense. Etant donné que je termine ici ma carrière diplomatique, je me réjouis qu’elle soit clôturée par cette décoration. »

Cell.Com/MAEIA

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Débats d’orientation budgétaire : Le parlement nigérien à l’école du Bénin

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Une délégation du parlement nigérien était depuis hier au Palais des gouverneurs à Porto-Novo pour s’enquérir de la gestion du déroulement et de la gestion des débats pour l’orientation budgétaire au Bénin. A la tête d’une délégation de dix-huit (18) députés de l’Assemblée nationale du Niger, en compagnie de quelques techniciens de commissions, le député Hamani Harouna, membre de la commission des finances disposent de cinq jours pour s’enquérir de l’expérience du Bénin, en matière de débat d’orientation budgétaire.

« Nous sommes ici au Bénin, pour nous enquérir de votre expérience et très souvent le Bénin, vous êtes en avance, c’est vrai, il faut le dire. Il y a ce qu’on appelle le débat d’orientation budgétaire, que l’Uemoa cherche à instaurer dans le cadre de ses réformes comptables et financières dans l’union, qui consiste à demander au gouvernement, de ne plus faire des budgets élitistes mais plutôt ouvrir le débat et populariser davantage le budget afin qu’il reflète les besoins réels du peuple. Dans la préparation, toutes les couches de la société puissent participer à cette élaboration. La société civile, les sociétés d’Etat, le gouvernement, l’Assemblée. Puisse que vous êtes à votre deuxième expérience et que nous, nous ne l’avions pas expérimenté au Niger, on a voulu à travers ce voyage d’étude, de venir nous enquérir un peu de comment vous l’organiser pour pouvoir expérimenter. La délégation est composée, non seulement de députés, mais de techniciens de commissions. Il y a dix-huit (18) députés à peu près qui sont venus à la mission. Avec la commission des finances, plus deux autres commissions, notamment, la commission des affaires sociales et culturelles et la commission des affaires économiques et du plan » dixit Hamani Harouna, député membre de la commission des finances.

Le député Hamani Harouna a reconnu aussi que les relations entre les deux Nations sont aux beaux fixes. Pour ce qui est de la coloration politique de la délégation, « il y a aussi bien des membres de la majorité parlementaire. Moi, je suis membre de la majorité parlementaire du gouvernement, à l’Assemblée. Mais, nous avons aussi des députés de l’opposition qui sont avec nous. Nous avons 113 députés avec un quota de 12% pour les femmes, qui sont au nombre maintenant de 14 sur les 113 » a-t-il ajouté pour conclure.

K. P.

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Lutte contre Boko Haram : Buhari et Yayi harmonisent leurs points de vue à Cotonou

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«Notre détermination est inébranlable, car ce qui touche le Nigeria, touche le Bénin», c’est en ces termes que le Chef de l’Etat béninois a justifié ce samedi l’engagement du Bénin au sein de la force multinationale en préparation contre la secte Boko Haram qui frappe la sous-région. C’était à la faveur de la conférence de presse conjointe qu’il a animée avec son homologue nigérian qui avait participé à la célébration du 55ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance. « Nous nous sommes retrouvés pour arrêter le code de conduite. C’est vrai nous faisons partie d’un espace qui se veut unifié, mais nous faisons partie du système des Nations unies. Nous avons besoin que nos actions soient légalisées au plan international. Le Conseil de sécurité doit valider l’existence de cette force. Ce qui est déjà presque le cas. Ce qui nous reste aujourd’hui, à notre avis c’est cet appui… Des moyens techniques, des moyens de renseignement etc», a déclaré le président Yayi Boni. Et de poursuivre : « la question de Boko Haram est une priorité au niveau de la Cedeao, au niveau du continent africain, au niveau de la Communauté internationale. Nous sommes convaincus que Boko Haram sera vaincue pour tenir compte de la détermination du président Buhari, de celle des autres Chefs d’Etat de la sous-région mais aussi celle de la Communauté internationale. J’en veux pour preuve les assurances qui m’ont été données par le président François Hollande». Le président Muhammadu Buhari  s’est dit lui rassuré par la capacité d’intervention des forces militaires béninoises. « J’ai apprécié l’attention que le Bénin porte pour les questions de sécurité et salue la décision de ce pays de se joindre aux pays du lac Tchad. Je salue surtout la décision du Bénin d’envoyer un régiment qui va se joindre à la force multinationale pour combattre le groupe terroriste Boko Haram. Je félicite le gouvernement béninois pour les investissements faits sur les questions de sécurité sur la base de ce que j’ai vu aujourd’hui (samedi dernier, Ndlr) sur le terrain lors du défilé militaire », a-t-il indiqué. Le président Yayi Boni, faut-il rappeler a promis d’engager 800 hommes contre Boko Haram.

Allégresse SASSE

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Démocratie : La leçon de Barack Obama à ses pairs africains

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Le président américain a bouclé hier une tournée de cinq (05) jours en Afrique.  Dans son discours d’au revoir tenu au siège de l’Union africaine (Ua) à Addis-Abeba, Barack Obama a réexpliqué à ses homologues du continent noir, le sens de la démocratie.

Barack Obama a choisi le siège de l’Ua pour rappeler aux présidents africains les implications de la démocratie. Comme à l’accoutumée, il s’est confié sans langue de bois. Il a exprimé ce qu’il pense et ce conformément  aux valeurs  soutenues et promues par la diplomatie américaine.  « Je dois être honnête avec vous. Je ne comprends pas cette attitude. Je suis dans mon second mandat. Cela a été un extraordinaire privilège pour moi de servir en tant que président des Etats-Unis, mais notre Constitution dit que je ne peux concourir pour un troisième mandat. Lorsqu'un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en cours de route pour rester au pouvoir cela risque de créer de l’instabilité et des conflits, comme on l’a vu au Burundi. Et c’est souvent le premier pas vers la paralysie», a déclaré Barack Obama hier.  « Les progrès démocratiques en Afrique sont en danger quand des dirigeants refusent de quitter le pouvoir à l'issue de leur mandat […] Personne ne devrait être président à vie… La loi est la loi, et personne n'est au-dessus, pas même les présidents», a-t-il poursuivi.  Pour le président américain, dans une démocratie, la loi est sacrée et aucun dirigeant ne  peut de façon opportuniste la changer quand il le veut.  « Parfois, on entend un chef d'Etat qui dit : je suis le seul à pouvoir empêcher cette nation d'éclater. Si c’est vrai, cela signifie qu’il a échoué à construire une véritable nation », a-t-il indiqué. Pour lui, il n’existe donc pas de leader indispensable pour le peuple. Le dirigeant est juste au service du peuple et doit s’effacer quand il finit son mandat ou lorsque le peuple lui retire sa confiance. A travers son intervention, on comprend également que dans un Etat, les buts de la démocratie sont dévoyés lorsque des dirigeants s’amusent à  contourner les normes et à fragiliser les institutions établies.  

Barack Obama a invité l'Ua à condamner « les coups d'État et les changements illégitimes de pouvoir" mais aussi faire en sorte que les dirigeants africains «respectent les limitations du nombre de mandats et leurs Constitutions".

Le discours du président américain intervient dans un contexte où les  Constitutions africaines sont à l’épreuve des hommes forts ; des présidents qui s’accrochent au pouvoir. Au Burundi, Pierre Nkurunziza a décidé de se succéder à lui-même au mépris de la loi fondamentale. Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville  compte bien faire modifier la Constitution pour poursuivre son aventure à la tête de son Etat après juillet 2016.  Joseph Kabila de la République démocratique du Congo caresse aussi le rêve de prolonger son règne au-delà de décembre 2016. Le président rwandais a déjà lancé, lui, la procédure pour la révision de la Constitution de son Etat. Pour Paul Kagamé, aujourd’hui après lui, le Rwanda ne pourra bien se porter.

Allégresse SASSE

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Barack OBAMA honore la démocratie béninoise

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Pour marquer la clôture de sa tournée en Afrique, le Président des Etats-Unis Barack a prononcé un discours devant l’Union africaine, le premier prononcé par un président américain devant l’assemblée de l’organisation panafricaine. Le Bénin du Président Yayi Boni a été cité comme un pays démocratique. Un hommage bien mérité pour le Bénin et son Chef le Docteur Boni YAYI.  Dans un discours très applaudi, Barack OBAMA  a indiqué que la démocratie prend de plus en plus racine en Afrique dans des pays comme le Bénin entre autres pays cités par le Chef de l’exécutif américain. Ainsi, les progrès de l’Afrique dépendront aussi de la démocratie, parce que les Africains, comme tout le monde, méritent la dignité de pouvoir contrôler leurs propres vies, à l’en croire.  Le Bénin dirigé par le Docteur Boni YAYI démocratiquement élu et réélu est l’un des tout premiers pays africain à lancer le renouveau démocratique sur le continent. A travers l’historique conférence des forces vives de la Nation, le Bénin a montré la voie à l’Afrique toute entière avec des alternances au sommet de l’Etat et une vitalité démocratique rare en Afrique. Plusieurs autres sujets ont été également  abordés par le Chef de l’exécutif américain dont notamment ceux relatifs à la sécurité, la lutte contre la corruption, le terrorisme et le développement de l’Afrique.

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Ambassade du royaume des Pays-Bas à Cotonou : COMMUNIQUE DE PRESSE

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Dans le cadre de l’affaire des malversations financières révélées dans le dossier PPEA II, le Gouvernement Béninois a commandité, sur demande des Pays-Bas, un audit d’investigation pour situer les responsabilités à divers niveaux dans ce dossier. Selon le communiqué du gouvernement, ce rapport présenté par un cabinet de renommée internationale, stipule que les malversations financières sont beaucoup plus larges qu’initialement estimées par le rapport du cabinet FCG. Il ressort que les détournements ne concernent pas uniquement les fonds néerlandais mais aussi d’autres sources de financement dont le Budget National. L’ancien Ministre de l’Eau Barthélémy Dahoga Kassa , des fonctionnaires, des responsables du PPEA-II ainsi que des entreprises sont cités comme ayant eu connaissance ou pris activement part à un vaste système de détournement des deniers publics, selon ce rapport d’audit présenté au gouvernement par les auditeurs internationaux. La Ministre néerlandaise du Commerce Extérieur et de la Coopération au Développement, SEM Lilianne Ploumen, se félicite de la qualité du rapport mais se dit préoccupée par la gravité des faits révélés. Madame Ploumen apprécie la volonté du gouvernement, à travers son communiqué, d’œuvrer au bon aboutissement du processus et de s’attaquer structurellement au fléau de la mauvaise gouvernance et dans un souci de lutte contre l’impunité. La conduite à terme de cette investigation indépendante, la création du Bureau de l’Auditeur Général ainsi que les différentes mesures administratives et judiciaires annoncées y inclus celles devant la Haute Cour de Justice, constituent un début de solution utile dans ce sens selon Madame Ploumen. Les Pays-Bas recevront dans les prochaines semaines, sur la base d’une analyse profonde du rapport d’audit, des propositions détaillés du gouvernement Béninois en vue d’éviter dans le futur de nouvelles malversations, et d’assurer que la population bénéficie des fonds qui lui sont destinés. Sur la base de l’évaluation de ces mesures proposées et aussi des actions déjà entreprises ainsi que leur suite, Madame Ploumen décidera du futur des relations dans le domaine de la coopération entre nos deux pays.

Fait à Cotonou le 25 juillet 2015

Jos van Aggelen Ambassadeur

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Burundi : Yoweri Museveni conduit une médiation de 24 heures

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A une semaine de la présidentielle controversée au Burundi, le président ougandais a entamé ce mardi une visite à Bujumbura pour tenter de démêler la crise. Yoweri Museveni, nouveau chef de la médiation est-africaine désigné lors du dernier sommet de Dar es Salaam, est arrivé avec sept heures de retard. Il a rencontré le président Pierre Nkurunziza, puis il a tenu un discours.

Le président Museveni est connu pour ses digressions, pas toujours facile à suivre avec des discours parfois ambigus, où l’on ne sait pas si ses remarques sont ironiques ou pas. Le chef de l’Etat ougandais a d’abord insisté sur les idées fausses et la première, le sectarisme. Il est revenu sur l’histoire du Burundi. « Ce que vous appelez histoire, c’est ce que j’appelle les affaires courantes car j’étais là, a-t-il souligné, provoquant un éclat de rire dans la salle. Le Burundi avait bien commencé. Vous aviez de bons dirigeants », a-t-il remarqué, faisant référence au prince Louis Rwasagore, le Premier ministre assassiné juste avant l’indépendance.

Le sectarisme, cette fausse idée, c’est ce qui a fait que l’Uprona, parti qui a dirigé le pays pendant 30 ans, n’a plus de dirigeants aujourd’hui, a pointé Yoweri Museveni, alors que le premier vice-président Prosper Bazombanza était assis juste à côté de lui. L’Uproniste Prosper Bazombanza, considéré comme proche du gouvernement, avait dans son discours expliqué que l’opposition avait toujours cherché à obtenir un gouvernement de transition, d’où la crise que traverse le pays.
Deuxième mauvaise idée, selon le président Museveni : l’idée que contrôler l’Etat est la chose la plus importante. Le chef de l’Etat ougandais a insisté sur l’importance à accorder au développement.
Autre phrase forte, « les armes doivent rester le monopole de l’Etat et l’Etat doit rendre des comptes ». Le président Museveni ajoute, référence au discours du premier vice-président burundais : « Je suis heureux d’apprendre que les armes ont été retirées des mains desImbonerakure », littéralement « ceux qui voient loin », les jeunes du parti au pouvoir tant décriés.

Ce mardi soir, le président Museveni rencontrait l’opposition, la société civile, les leaders religieux et le secteur privé. Il s’était étonné dans son discours de voir des membres du gouvernement, et plus largement du camp présidentiel, dans la salle. Il les rencontrera ce mercredi à 8h. Il ensuite à 10h s’entretenir avec les anciens chefs d’Etat. Trois sur quatre étaient présents ce mardi.

Il y aura ensuite une séance plénière avec on l’imagine des conclusions ou des remarques de sa part. Mais avec sept heures de retard, quelques heures de discussions pour résoudre une crise qui dure depuis plusieurs mois, et une présidentielle dans six jours, beaucoup d’acteurs semblaient dubitatifs sur la capacité du médiateur ougandais à résoudre la crise. Mais les différentes parties l’ont attendu de très longues heures. Preuve de l’intérêt en tout cas qu’ils voulaient montrer pour ce qu’il avait à dire.

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