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Politique

Liberia : Participation « très forte », les résultats de la présidentielle attendus

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(Les favoris : George Weah et le vice-président Joseph Boakai)
Les Libériens attendent les premiers résultats de l’élection présidentielle qui s’est tenue dans le calme, mardi 10 octobre, et qui doit désigner le successeur pour six ans d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afriqueet Prix Nobel de la paix 2011. La Commission électorale nationale (NEC) doit annoncer mercredi après-midi les premiers résultats du scrutin, qui conclut un processus historique de transfert démocratique des pouvoirs après les deux mandats remportés par Mme Sirleaf depuis 2005.

Parmi les favoris, sur une vingtaine de candidats, figure le sénateur George Weah, légende du football africain, battu par Mme Sirleaf au second tour en 2005, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011. En lice également, le vice-président Joseph Boakai, l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et les puissants hommes d’affaires Benoni Urey et Alexander Cummings. Dans la plus ancienne république d’Afrique subsaharienne, fondée en 1822 sous l’impulsion des Etats-Unis pour des esclaves noirs affranchis, le nouveau président sera le premier en soixante-dix ans à succéder à un autre dirigeant issu des urnes.

Une campagne animée

Plus de 2 millions d’électeurs de ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest étaient appelés aux urnes pour désigner le chef de l’Etat et renouveler les 73 sièges de la Chambre des représentants. Le président de la Commission électorale, JeromeKorkoya, a qualifié mardi la participation de « très forte », sans donner de chiffres. En 2011, au premier tour de la précédente élection présidentielle, le taux de participation avait atteint 71,6 %.

Dès le début de la matinée, de longues files s’étaient formées devant les bureaux de vote de ce pays très pauvre, où la campagne a été animée mais exempte d’incidents graves. L’Union européenne, l’Union africaine, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et les Etats-Unis ont déployé de nombreux observateurs électoraux.

Le scrutin présidentiel se déroule en deux tours, à moins qu’un candidat n’obtienne la majorité absolue dès le premier. Le « plus probable » est qu’un second tour oppose George Weah à Joseph Boakai, estime Ibrahim Al-Bakri Nyei, un politologue libérien de la School of Oriental and AfricanStudies (SOAS) de Londres, soulignant l’importance de la troisième place, celle du « faiseur de roi ». Cette position devrait revenir à Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, selon l’analyste.

A Monrovia, George Weah, facilement élu en 2014 sénateur de la province où se trouve la capitale face à un fils de Mme Sirleaf, devrait remporter de nombreux suffrages. « Je pense qu’il apportera le développement », affirme Grace Dennis, une étudiante de 24 ans, déplorant que « les gens obtiennent des diplômes mais ne trouvent pas d’emploi ».

Fantômes de la guerre civile

Après plusieurs années de forte croissance, avec un sommet à 15,7 % en 2007, l’économie libérienne a stagné entre 2014 et 2016, affectée par l’épidémie d’Ebola et la chute du prix des matières premières. Pour redresseréconomiquement le pays, ravagé en 2014-2016 par l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, chacun des candidats a insisté sur une recette simple : le développement des routes pour M. Boakai, de l’agriculture pour M. Urey, de l’éducation et de la formation professionnelle pour MM. Weah et Cummings.

Après avoir voté, George Weah a promis en cas de victoire de commencer par « réconcilier les Libériens », avant de « former un gouvernement d’inclusion, auquel tous puissent participer ». « Je suis satisfait qu’autant de Libériens soient venus élire leur dirigeant », a déclaré de son côté M. Boakai, s’engageant à respecter le verdict des urnes.

Mardi, la présidente sortante, 78 ans, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats, a estimé que le Liberia était « prêt pour la transition ». Elle avait déjà appelé lundi les Libériens à mesurer « le chemin parcouru » depuis la guerre civile qui a fait quelque 250 000 morts entre 1989 et 2003. Comme beaucoup d’électeurs de sa génération, Samuel Gbazeki, 64 ans, se dit reconnaissant à l’équipe sortante pour avoir « reconstruit après la guerre », confiant voterpour M. Boakai.

Les fantômes de la guerre civile hantent encore le pays, comme en témoigne la présence parmi les 20 candidats de l’ex-chef de milice Prince Johnson, 65 ans. Aujourd’hui sénateur, il est resté tristement célèbre pour une vidéo le montrant en train de siroter une bière pendant que ses hommes torturaient à mort le président Samuel Doe en 1990.

SOURCE : lemonde.fr

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Tensions politiques au Togo : La Cpfg apporte son soutien au peuple togolais

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La Convention patriotique des forces de la gauche (Cpfg) a organisé vendredi, 06 octobre 2017 à la Bourse de travail de Cotonou, un géant meeting de soutien au peuple togolais pour demander le départ du président Faure Gnassigbé du pouvoir.

Ils étaient nombreux à se mobiliser à Cotonou pour apporter un soutien digne du nom à la lutte héroïque du peuple togolais. « Le peuple béninois est solidaire avec ses frères togolais, il salue leur bravoure ! », « Faure Gnassigbé, dégage ! Le peuple togolais exige ton départ », « Suffit la dictature ! Cinquantenaire du Clan Gnassigbé ». Ce sont quelques messages qu’on pouvait lire sur les pancartes. En effet, depuis le 19 août 2017, le peuple togolais descend dans les rues pour exiger la fin du régime de Faure Gnassigbé. La répression opposée par le gouvernement a fait des blessés, des morts et des dégâts matériels. Prenant la parole, le porte-parole de la Convention patriotique des forces de la gauche, Glibert Kouessi est revenu sur la gestion du Togo par le clan Gnassigbé depuis 1963, année d’assassinat du père de l’indépendance nationale Sylvanus Olympio. « Ainsi, depuis 1967, le peuple togolais souffre le martyr avec un régime dictatorial et kleptocrate…Le 5 octobre 1990, la jeunesse togolaise, à travers le MO5, mouvement du 5 octobre, s’est soulevé pour demander la fin de la dictature. La répression a été terrible ; mais le mouvement s’est poursuivi, aboutissant à la Conférence Nationale où les rapports de force auraient permis de chasser Eyadema, n’eut été la trahison de certains leaders togolais toujours enclins à la compromission avec la dictature. Au sortir de la Conférence Nationale, une Constitution a été adoptée qui comme la nôtre, limite le nombre de mandats à deux, avec impossibilité d’y déroger en aucun cas. Le 31 décembre 2002, arrivé au terme de ses deux mandats après 27 ans de règne, GNASSINGBE-Père change la Constitution et impose la non limitation des mandats…Le 5 février 2005, le dictateur  meurt brutalement…Dans la même nuit du 5 février 2005, la France envoie un juriste français pour modifier la Constitution le 6 février 2005, pour permettre à l’héritier du dictateur,  de monter sur le trône. C’est ainsi que Faure GNASSINGBE est arrivé au pouvoir. Depuis lors, d’élections truquées en élections préfabriquées, Faure se maintient au pouvoir, aggravant la souffrance du peuple togolais. Mal lui en a pris, puisqu’aujourd’hui, le peuple togolais est dans la rue aux cris de : 50 ans de dictature, on n’en veut plus ! » a-t-il déclaré. Et de poursuivre « Et on voit comment ce peuple qui s’est toujours battu, qui a brillamment conquis son indépendance en 1958 au prix de son sang, se bat avec courage et fait  l’admiration des autres peuples et surtout du nôtre qui doit lui apporter son soutien le plus ferme. Pour notre part, chers amis, nous voulons relayer ici, le soutien de notre peuple au peuple frère du Togo. La lutte du peuple togolais est la nôtre. Voilà pourquoi nous disons avec lui : 50 ans de dictature clanique ça suffit ! Faure Gnassigbé dégage ! ». Pour Paul Essè Iko, lorsqu’un peuple est opprimé, il se révolte et la lutte des togolais mérite d’être soutenue.

Aziz BADAROU

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Opinion : Les empreintes sombres des élections allemandes

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Les élections du 24 Septembre, 2017 en Allemagne, en raison du poids politique, économique et historique spécifique de ce pays, ont sans doute été au centre de l'intérêt international et européen. Les résultats ont été marqués par la victoire, même à des taux réduits de 33% de l’Union Chrétienne CDU /CSU sous la direction de la Chancelière Angela Merkel, alors qu’ aux élections fédérales de l’an 2013 ce taux était 41.5%, le retrait à 20.5% par rapport à 25.7% en 2013 du Parti Social – Démocratique SPD de Martin Schulz, mais aussi par l’entrée dans le Parlement Fédéral du Parti AfD, le parti d’extrême droite le plus dangereux en Europe en raison de la taille de l’Allemagne et des événements historiques dramatiques qui ont marqué de manière indélébile le 20ème siècle.

Les Allemands, il est plus qu’évident, ils sont reconnaissants à la Chancelière Merkel pour leur bien-être, pour leur niveau de vie élevé par rapport aux autres peuples européens, pour la lutte efficace contre le chômage, qui est à un niveau historiquement bas, à savoir seulement 3.9% de la population active, et bien sûr pour les excédents dans le budget. Alors, pour toutes ces raisons, ils lui ont donné un quatrième mandat à la Chancellerie, ce qui était seulement réussi par Konrad Adenauer, le réformateur de l’Allemagne de l’après – guerre et Helmut Kohl, le père de l’unification de l’Allemagne.

Néanmoins, de l’autre côté, la victoire de la Chancelière Merkel et la formation du gouvernement avec tous les partenaires potentiels signifie évidemment la poursuite de la politique d’austérité extrême et la mise en œuvre fidèle des règles « sacrés » de la discipline budgétaire, car cela sert ouvertement l’Allemagne. Cependant, la mise en œuvre de cette politique depuis des années a déjà provoqué la fatigue et l’épuisement des pays de l’Europe du Sud, et surtout de la Hellas, et donc avec le temps elle mettra, par déterminisme mathématique, en danger d’effondrement l’ensemble du projet européen.

En même temps, le pourcentage historiquement élevé événement sans précédent, 12.6%, du parti d’extrême droite, xénophobe et d’anti-immigration AfD, qui a réussi pour la premier fois non seulement d’entrer au Parlement Fédéral, mais aussi de devenir le troisième parti dans un niveau pangermanique et le deuxième sur les Etats Fédéraux de l’Est, est un empreinte particulièrement sombre des élections allemandes et renforce considérablement les populistes et les extrémistes de droite à travers le continent Européen. Jamais après la deuxième guerre mondiale et l’effondrement du régime nazi en 1945, il ne s’était passé quelque chose de semblable, ce qui est sans aucun doute une étape négative dans l’histoire allemande.

Il faut noter que lors des élections en Septembre 2013 le partie « Alternatif pour l’Allemagne » (Alternative für Deutschland – Afd), qui a été créé la même année en tant qu’une réaction d’une partie des Allemands contre les pays de l’Europe du Sud, avait recueilli le 4.7% et n’avait pas réussi à entrer au Parlement. Mais par son entrée en cours au Parlement, le Parti AfD dur d’extrême droite et xénophobe, qui pour beaucoup est considéré comme héritier authentique du nazisme, il est tenu d’exercer une forte pression sur la Chancelière Angela Merkel pour changer le caractère libéral et  démocratique qu’elle avait montré en ce qui concerne les sujets d’immigration, du terrorisme et de la sécurité, telle que la politique des frontières ouvertes qui a donné lieu à l’entrée de nombreux réfugiés et migrants en Allemagne en Septembre 2015. Bien sûr, cette politique n’est pas essentiellement guidée par la philanthropie, mais elle est basée dans l’intérêt de l’Allemagne, car le pays a besoin d’un demi - million d’immigrants chaque année afin de continuer à exister en tant que puissance économique et d’être capable de soutenir efficacement son système social.

La comparaison faite par Madame le co-président du Parti AfD, Frauke Petry, au cours d’un de ses discours en Stuttgart, des sociétés qui incorporent les immigrés avec du compost, sa position sur la surveillance des frontières allemands par des gardes qui auront le droit de tirer sur tout réfugié ou immigrant tentant de passer illégalement, mais aussi la déclaration de l’autre co-président de l’AfD, Alexander Gauland, quelques jours avant l’Euro 2016 pour le grand joueur de football Allemand-Ghanéen noir de Bayern et de l’Equipe Nationale  d’Allemagne, Jérôme Boateng, « Le monde le considère comme un bon joueur, mais ne le veulent pas pour voisin » démontrent avec la manière la plus claire que cette parti a en effet hérité les traditions odieux de la race aryenne des bataillons d’assaut du Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands d’Adolf Hitler de la décennie de 1930.

Quelle est la raison, cependant, de cette hausse effrénée de ce parti politique raciste qui veut, entre autres, de changer l’attitude de l’Allemagne afin d’arrêter la manifestation de remords pour les horribles crimes commises par les nazis? Certainement une cause clé est la crise des réfugiés et de la migration qui a aujourd'hui pris des proportions énormes et qui teste les pays européens et bien sûr l’Allemagne. Sur ce territoire de flux continu de réfugiés et des immigrés, plutôt que d’être construit à partir du monde développé une politique démocratique et progressiste à l’égard des immigrés et de réfugiés qui démontre la compassion et la solidarité, des fleurs hérissés du mal poussent  et triomphe la politique et la rhétorique fasciste et inhumaine de la haine contre les personnes persécutées et infortunées qui ont fui leurs maisons dans les circonstances les plus tragiques, en cherchant de la lumière loin de l’obscurité horrible et mortelle de la guerre et l’extrême pauvreté, mais aussi de l’espoir d’un avenir meilleur et plus pacifique.

D’ailleurs, une autre raison importante de la montée rapide du parti d’extrême droite AfD est la forte utilisation par les cadres de ce parti politique des incidents terroristes islamiques et des cas de criminalité qu’ils les attribuent à l’afflux des réfugiés et des immigrants en provenance des pays musulmans. Donc, à la première occasion pendant la campagne électorale, ils ravivent  les souvenirs du massacre du marché de Noël à Berlin et les agressions sexuelles contre les jeunes femmes allemandes des immigrants arabes pendant le premier jour de la nouvelle année 2016 à Cologne.

Enfin, le sperme des vues extrêmes et xénophobes est incubé comme le nouveau « œuf de serpent » beaucoup mieux dans les sociétés prospères du Nord qui se sentent menacées par les « pauvres » du Sud, qui sont chargés aussi avec des divers stéréotypes négatifs, et bien sûr, par les réfugiés et les immigrants.

En conclusion, les empreintes des élections allemandes sont obscures à la fois pour les pays problématiques déficitaires de l’Europe du Sud, puisque la politique allemande d’austérité dur ne va pas changer au moins, et pour les citoyens démocratiques de l’Allemagne et de l’Europe entière qui regardent avec crainte et froideur l’invasion cauchemardesque des partis politiques fascistes, racistes et xénophobes.   
 
Curriculum vitae
 
Isidoros Karderinis, est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et journaliste. Il a étudié l'économie et a terminé ses études de troisième cycle en Economie du tourisme. Ses articles sont républiés dans des journaux, magazines et sites dans tout le monde. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et sont publiés dans des revues littéraires et aux pages littéraires des journaux.  Il a publié sept livres poétiques ainsi que deux romans; cinq parmi eux ont été publiés aux Etats Unis et en Grande Bretagne.
 
 

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Elections législatives en Allemagne : Victoire en demi-teinte pour Angela Merkel

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(La constitution d’une coalition pour le quatrième mandat de la chancelière s’annonce complexe. L’entrée inédite de l’extrême droite au Parlement est, pour elle, un « nouveau défi »)

Angela Merkel espérait un résultat « un peu meilleur » pour son parti lors des législatives allemandes, dimanche 24 septembre. Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures, et les estimations donnent 32,5 % des voix pour la CDU/CSU, alors que les sondages lui accordaient 36 % des intentions de vote. Le SPD, de centre-gauche, réalise son pire score depuis la seconde guerre mondiale, à 20 %.
Quant au parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), il réussit son pari avec 13,5 % des voix. Les libéraux du FDP aussi. Ils reviennent au Bundestag et dépassent la barre des 10 %. Les Verts, avec 9,5 %, s’en tirent moins mal que prévu. La gauche radicale, Die Linke, est, elle, créditée de 9 %. La faiblesse du résultat de la CDU va rendre difficile la formation d’une coalition

« Nous sommes le premier parti, nous avons un mandat pour former le prochain gouvernement et il ne peut y avoir de gouvernement de coalition contre nous », a affirmé Angela Merkel dimanche soir. Reconduite pour un quatrième mandat, la chancelière égale Konrad Adenauer et Helmut Kohl. Mais son parti est en tête avec seulement 32,5 % à 33,5 % des voix, selon les estimations. Ce résultat décevant des conservateurs allemands pourrait être pire que le plus bas historique de Mme Merkel (33,8 % en 2009).

Les tractations vont durer plusieurs semaines, voire des mois. Jamais, dans l’Allemagne contemporaine, le vainqueur d’une élection ne s’est retrouvé sans majorité pour gouverner. Cette quête de majorité a été compliquée dès dimanche soir par le SPD, qui a décidé d’entrer dans l’opposition, après quatre ans de participation au gouvernement d’Angela Merkel.

Les Verts, comme les libéraux, ont quant à eux annoncé qu’ils consulteraient leurs bases respectives sur un éventuel projet d’accord de coalition avant de s’engager formellement. Mais les divergences entre écologistes et libéraux sur l’avenir du diesel ou l’immigration s’annoncent très compliquées à gérer. Les couleurs de la prochaine coalition auront une importance capitale pour une série de sujets brûlants, comme les réformes de la zone euro, l’avenir de la relation transatlantique ou encore la question des sanctions imposées à la Russie.

Les sociaux-démocrates s’effondrent

Le SPD se voit crédité d’environ 20 % des voix. Jamais dans son histoire d’après-guerre, le parti n’était descendu aussi bas. Son plus mauvais score remontait à 2009, avec 23 %, et il avait réussi à atteindre 25,7 % il y a quatre ans. « Ce soir prend fin le travail avec la CDU et la CSU », a déclaré dimanche son président Martin Schulz depuis le siège du parti à Berlin. Tirant les conséquences du scrutin, le SPD, qui gouvernait depuis 2013 avec les deux partis conservateurs, entre donc dans l’opposition.

Il s’agit d’un revers personnel pour l’ex-président du Parlement européen, propulsé en début d’année à la tête du parti pour tenter de sauver une situation déjà compromise à l’époque dans les sondages. C’est aussi l’échec d’une campagne centrée sur la justice sociale, qui n’a pas convaincu dans une Allemagne économiquement forte.

Le SPD va devoir « repenser son approche » et « affronter le fait que beaucoup d’ouvriers ont tourné le dos à l’ancien “parti des ouvriers” », affirme Michael Bröning, analyste à la Fondation Friedrich-Ebert, proche des sociaux-démocrates. Mais la marge de manœuvre du SPD, parti de centre-gauche, est étroite. L’espace est déjà occupé par Die Linke, avec lequel le SPD a jusqu’ici exclu toute alliance au niveau national en raison de l’opposition de la gauche radicale à l’OTAN ou aux missions militaires à l’étranger.

L’extrême droite entre au Parlement

Alternative pour l’Allemagne (AfD) a brisé un tabou dans le pays en récoltant 13,5 % des voix, selon les premières estimations. La formation d’extrême droite, qui ambitionnait de devancer les libéraux et les Verts lors des législatives, a réussi son pari. Elle devrait envoyer 86 à 89 députés siéger au Bundestag. Cette entrée des nationalistes au Parlement constitue un « nouveau défi », selon la chancelière.

« Nous allons changer ce pays », a lancé la cotête de liste du mouvement anti-islam et anti-migrants, Alexander Gauland, promettant de mener « une chasse » contre Angela Merkel. Si le parti, ostracisé par toutes les autres formations, n’a aucune chance de figurer au prochain gouvernement, l’autre tête de liste du parti, Alice Weidel, a déjà fixé ses objectifs à moyen terme : « [Etre] en mesure de gouverner dès 2021 ».

Partisan d’une sortie de l’Allemagne de l’euro, l’AfD prône des positions traditionnelles sur la famille. Climato-sceptique, il réclame également l’annulation de l’accord de Paris sur le climat. Une partie de ses cadres puise volontiers dans le vocabulaire nazi et remet en cause le consensus mémoriel des Allemands fondé sur le repentir. Adepte des tirades polémiques, M. Gauland n’a pas hésité à vanter « les performances des soldats » de l’armée d’Hitler.


Le parti, dont une frange souhaite un rapprochement avec le Front national français ou le FPÖ autrichien, a radicalisé son discours, à l’inverse de Marine Le Pen, qui a cherché à « dédiaboliser » le FN. Celle-ci a salué la percée du parti d’extrême droite, y voyant « un nouveau symbole du réveil des peuples européens ».

lemonde.fr

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Elections législatives de 2017 en Allemagne : L’ambiance vécue en live à l’ambassade à Cotonou

Franziska-Jebens

En République fédérale d’Allemagne hier dimanche 24 septembre 2017, c’était les législatives pour le renouvellement du Parlement (Bundestag). Une demi-douzaine de forces politiques étaient en lice dont la Cdu (Union démocratique chrétienne) de la chancelière Angela Merkel, le Spd (Parti social-démocrate) de Martin Schulz, la Gauche (Die Linke), l’Alliance 90/Les verts, le Parti libéral démocrate (Fdp) et Alternative pour l’Allemagne (Afd). Au Bénin, cette actualité a été vécue en direct grâce à l’ambassade de l’Allemagne qui a initié une soirée électorale au public, à la résidence de l’ambassadeur à Cotonou. Quels sont les enjeux d’une telle élection qui intervient tous les quatre ans ? Les explications avec Franziska Jebens, la Chargée d’affaires à l’ambassade.

D’abord mes impressions ; je suis très contente que les gens soient venus parce que ce n’était pas évident un dimanche. Un public moitié allemand, moitié béninois. On a suivi avec grand intérêt les résultats. Le parti de la Chancelière est en tête avec un peu de recul. La même chose que la deuxième force, le parti social-démocrate. Son leader s’est exprimé et a opté pour l’opposition. Le parti ne fera plus partie du gouvernement. Il y aura de toute façon, de bouleversements politiques. On aura de nouveaux ministres au gouvernement avec d’autres partis politiques mais toujours sous la Chancelière.

Qu’est-ce que ce bouleversement peut induire dans les relations entre l’Allemagne et le Bénin ou dans les relations internationales ?

Là, c’est trop tôt de le dire. Et comme c’est le même parti principal, la Cdu, qui va guider la politique du gouvernement, je ne pense pas qu’il y aura un grand changement dans les relations avec le Bénin. Pour le reste, on va voir, ça dépend du nouveau ministre des Affaires étrangères qui sera issu d’un autre parti ; plus du Parti social-démocrate. Il y aura probablement aussi un nouveau ministre de la coopération.

C’est la quatrième fois quand-même que la Chancelière Angela Merkel veut briguer le poste. D’aucuns disent qu’il y a un problème de démocratie qui se pose comme c’est le cas avec des chefs d’Etat en Afrique mais souvent combattus par l’Occident. Alors, quel est votre avis sur la question ?

On m’a beaucoup posé cette question. Bien sûr c’est un fait à regarder mais chez nous elle n’est pas chef d’Etat, elle est plutôt chef de gouvernement. Et dans son gouvernement, il y a tous les partis qui se mettent ensemble pour diriger le pays. Donc ce n’est pas elle qui a tous les pouvoirs, elle doit beaucoup partager. Par ce fait là, c’est une différence avec un pays où il y a le chef d’Etat qui a tout le pouvoir concentré dans ses mains.

Propos recueillis par Jacques A. BOCO

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Etats-Unis : Restriction de visas pour 3 pays africains

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(Ces Etats refusent de coopérer sur les expulsions)
Une mesure de restriction d’octroi de visa d’entrée sur le territoire américain a été adoptée par l’administration Trump à l’encontre de quatre pays, dont trois pays africains. Il s’agit notamment du Cambodge, de l'Erythrée, de la Guinée et de la Sierra Leone. Cette mesure est applicable depuis mercredi 13 septembre 2017.

Les Etats-Unis reprochent à ces quatre pays de ne pas coopérer au rapatriement de leurs ressortissants en situation irrégulière sur le sol américain. Ces expulsions concernant, selon Washington, 2137 Guinéens, 1900 Cambodgiens, 839 Sierra-léonais et environ 700 Erythréens.

L’absence de fourniture de documents permettant à ces personnes d’être expulsées du territoire américain vers leurs pays d’origine, constitue la raison essentielle de la mise en exécution cette sanction adoptée par l’administration américaine, depuis quelques semaines déjà, à l’encontre de ces pays.

Dans un communiqué rendu public hier, le ministère américain de la sécurité a, par ailleurs, tenu à préciser que cette décision s'appliquait « à certaines catégories de demandeurs ». Tout en faisant remarquer que « sans réponse appropriée des autorités de ces pays, l'étendue de ces sanctions pourra être étendue à une population plus large ».

Ainsi, l'ambassade des Etats-Unis en Erythrée a cessé de délivrer tout visa B (affaires ou vacances). Tandis que celle de Guinée a interrompu la délivrance de visas B, F, J et M « aux officiels guinéens ainsi qu'aux membres de leurs familles proches, avec quelques exceptions limitées » révèle le communiqué.

Source: Agence Ecofin

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Limiter le mandat présidentiel au Togo : Une réforme constitutionnelle qui va faire tache d’huile

Faure-Gnassingbe

(L’opposition togolaise serait-elle prise à son piège ?)
L’intérêt des manifestations de rue au Togo depuis quelques semaines c’est la réforme constitutionnelle annoncée par le gouvernement le mardi 5 septembre 2017 au terme du Conseil des Ministres. Cette réforme exigée depuis des années par l’opposition togolaise risque de dépasser ses attentes, même de heurter certains intérêts de la vieille classe politique, dans la mesure où elle vise à instituer un nouveau mode de scrutin et la limitation du mandat présidentielle. Mais cette limitation ne s’arrête pas qu’au mandat présidentiel : elle s’étend aux autres élus notamment les députés et les sénateurs. Un véritable projet de renouvellement de la classe politique mais qui ne va pas plaire à tous. En tout cas, il y a de quoi prendre de court une opposition devenue de plus en plus exigeante au regard du succès des manifestations dont une autre est prévue pour ce vendredi. La question que se pose l’observateur averti est l’impact de cette réforme annoncée sur les manifestations, ainsi que l’attitude qu’aura l’opposition parlementaire qui demande le retour pur et simple à la Constitution de 1992 : deux inconnues qui détermineront le sort du Président Faure Gnassingbe qui se verrait bien poursuivre l’aventure présidentielle ainsi que les réformes institutionnelles pour la modernisation de la vie publique et le renouvellement de la classe politique.

La réunion de la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale togolaise prévue hier mercredi 13 septembre n’a pu avoir lieu, alors même que les travaux en plénière ont été, une nouvelle fois, suspendus. Mais une chose parait sûre : même si la session en cours devra être clôturée ce matin, une nouvelle session serait en principe aussitôt ouverte pour s’employer à l’étude du projet de loi portant réforme constitutionnelle.  Un projet qui porte sur trois (3) articles : les articles 52, 59 et 60. Dans la Constitution de 2002 actuellement en vigueur ces articles sont ainsi intitulés :

« Article 52 : Les députés sont élus au suffrage universel direct et secret au scrutin uninominal majoritaire à un (1) tour pour cinq (5) ans. Ils sont rééligibles. Chaque député est le représentant de la Nation tout entière. Tout mandat impératif est nul.

« Article 59 :   Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq (05) ans. Il est rééligible.

Article 60 : L'élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un (1) tour.
Le Président de la République est élu à la majorité des suffrages exprimés.

Dans la nouvelle mouture dont l’avant projet est soumis à l’Assemblée Nationale, les articles sont ainsi modifiés afin de prendre en compte les éléments ci-après :

-    La révision de l’article 52 vise la limitation des mandats parlementaires (députés et sénateurs) ainsi que les modalités de désignation des sénateurs ;
-    La révision de l’article 59 porte sur la limitation du nombre de mandats présidentiels (mandat de 5 ans renouvelable une fois); et
-    Le projet du nouvel article 60 fixe le mode de scrutin pour l’élection présidentielle (Scrutin uninominal majoritaire à deux tours).
Cette nouvelle donne, si elle entre en vigueur, va considérablement bouleverser la cartographie politique au Togo. En effet comme on peut le constater le Projet de Réformes devra non seulement calmer les ardeurs d’une opposition togolaise depuis lors accrochée à cette exigence. Mais il fera entrer le Togo dans une ère véritablement nouvelle au plan institutionnel que politique.

Au plan institutionnel, le Togo renouera avec l’élection du Président de la République au suffrage universel et à deux tours. Le mandat présidentiel, lui sera de 5 ans renouvelable une seule fois. Mais ce projet de réformes va plus loin en élargissant la limitation des mandats aux députés et aux sénateurs. De quoi faire grincer des dents aussi bien du côté des partisans de l’opposition que de ceux du Président en place. Mais qu’à cela ne tienne. Le Président Faure Gnassingbé s’appuie sur la Commission qu’il a mise en place par décret présidentiel le 3 janvier pour étudier la question. L’avant-projet est donc conforme aux conclusions de cette commission qui, d’ailleurs, avait suspendu sa tournée au lendemain des évènements du 19 août pour proposer un texte au gouvernement.

Le travail confié à la Commission chargée de proposer les réformes était d’aller au-delà des seules revendications liées à la limitation du mandat présidentiel et au mode de désignation du chef de l’Etat.

La commission en est parvenue à la conclusion qu’une Constitution ne peut se modifier sans réflexions profondes pour justement éviter que les mêmes erreurs qui ont conduit à la modification en 2002 ne se reproduisent.

Le problème actuellement c’est l’ambiance dans laquelle cette réforme est lancée et qui est caractérisée par une méfiance généralisée. L’opposition qui, longtemps, a réclamé le retour à la Constitution de 1992 et qui semblait être gagnée par une certaine lassitude a retrouvé une nouvelle jeunesse avec le succès des manifestations successives depuis le 19 août. Organisées sous la houlette du truculent Tikpi Atchadam, leader du Parti National Panafricain non représenté à l’Assemblée Nationale. D’ailleurs, hier au Parlement, elle a retiré son projet de révision constitutionnelle déposé en Juin 2016, mais manifeste déjà quelques réticences à l’égard du projet gouvernemental. Un bras de fer est attendu notamment autour du bout de phrase « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». Les deux parties, pouvoir et opposition, n’ont pas une même lecture de son opportunité.

Le second bras de fer, découlant du premier est que l’opposition demande qu’on retourne à la Constitution de 1992 dans sa forme originelle telle qu’adoptée lors du référendum du 27 septembre 1992. Une manière d’opposer une fin de non-recevoir à la volonté de Faure Gnassingbé et son gouvernement de moderniser la vie politique.

Mais peut-on réellement rester accroché, en 2017, à une Constitution adoptée en 1992 alors que le monde a beaucoup évolué ? N’y a-t-il pas une possibilité que le pouvoir et l’opposition accordent leur violon au nom de l’intérêt supérieur du peuple togolais ?  Même si on peut comprendre les réticences de l’opposition, le mécontentement de la rue, il reste que le Président Faure Gnassingbé semble être bien conscient de la situation, et a amorcé une dynamique de dialogue depuis son accession au pouvoir. Au lieu de rejeter systématiquement les éléments de modernisation, l’opposition n’aurait-elle pas gagné plus en allant au dialogue, quitte à arracher certaines concessions ?

De son côté, le Président Faure doit encore donner des gages. C’est peut-être là le gage suprême qu’il doit donner à ses compatriotes. Il le peut. A lui de s’en donner les moyens !

Mike MAHOUNA

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Burkina-Faso : La présidente du Conseil Supérieur de la Communication arrêtée !

Nathalie-Some

Le 6 septembre, Nathalie Somé (photo), la présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Fasoa été arrêtée. Elle serait complice de « malversations financières » constatées au sein de l’institution.  Souleymane Séré, le responsable financier de l’institution, a été arrêté un jour plus tôt que sa supérieure hiérarchique pour la même affaire.

La présidente du CSC et son subordonné seraient responsables du détournement de près de 650 millions de FCFA sur plus d’un milliard de francs CFA alloués pour l’organisation des élections couplées législatives et présidentielles de novembre 2015.

L’affaire a été révélée par une enquête de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de la lutte contre la pauvreté (ASCE-LC).
Nathalie Somé avait été nommée à la tête du CSC, le régulateur des médias au Burkina Faso, le 12 septembre 2014.

Source : Agence Ecofin

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Affaire des «biens mal acquis » : La Guinée équatoriale contre le procès ouvert en France

Teodoro-Nguema-Obiang

Le Consul général de la Guinée équatoriale près le Bénin a déploré « l’acharnement judiciaire » organisé contre le vice-président de son pays, TeodoroNguemaObiang Mangue. A la faveur d’une conférence de presse  tenue le mercredi 06 septembre 2017 à Cotonou, LeandroEbangMikoAngue a condamné les récents développements connus par cette affaire et exigé l’annulation du procès en cours à Paris.
Trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation de biens estimés à près de 100 millions d'euros, ont été requis le 05 juillet 2017 contre le vice-président de la Guinée équatoriale TeodoroNguemaObiang Mangue, au procès à Paris dans l'affaire des «biens mal acquis ». L’ancien ministre de l'Agriculture et des Forêts est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Hier, le Consul général de la Guinée équatoriale près le Bénin a critiqué cette demande du Parquet de Paris. « La Guinée équatoriale demande l’annulation du procès en cours à Paris », a laissé entendre LeandroEbangMikoAngue. Pour lui, la Guinée équatoriale est un pays libre et souverain qui ne subira le diktat d’aucun autre Etat. « Le peuple de Guinée équatoriale reconnaît que son excellence monsieur TeodoroNguemaObiang Mangue est un entrepreneur et toutes ses activités commerciales sont complètement légalisées dans le pays, de sorte que toute sa fortune est légale, une fortune gagnée du fruit de son travail et bien acquis…», a-t-il précisé. A entendre le conférencier, l’affaire des « biens mal acquis » a été montée de toutes pièces par l’OngTransparency international et la justice française. Il remettra en cause la légalité et la légitimité des actions entreprises Transparency international en montrant que la Guinée équatoriale protestera par tous les moyens légaux contre le procès ouvert. LeandroEbangMikoAngue a par ailleurs ajouté que la Guinée équatoriale a déjà saisi la Cour internationale de justice (Cij). Pour lui, l’instance ouverte devant la juridiction internationale oblige la justice française à suspendre «le procès illégal». Mais à Paris, c’est tout le contraire. « C’est une manipulation que la Guinée équatoriale ne saurait tolérer», a-t-il martelé.

Le silence du Bénin critiqué dans le dossier « blocage de véhicules »

Dans sa parution d’hier, «Matin Libre » montrait que plus de 150 véhicules appartenant à des équato-guinéens sont bloqués au Port autonome de Cotonou. Des véhicules, a informé votre journal, qui devraient être embarqués pour Malabo et qui ne souffrent d’aucune formalité. Ce mercredi, le Consul général de Guinée équatoriale a corroboré les écrits de « Matin Libre ». Selon lui, les autorités béninoises ont été saisies par rapport à cette situation qui dure depuis septembre 2016, mais elles n’ont toujours pas encore réagi. L’Etat a préféré se muer dans un silence assourdissant face aux intérêts de plusieurs Equato-guinéens. LeandroEbangMikoAngue  a montré que la situation est devenue invivable au Port autonome de Cotonou au point que de nombreux opérateurs économiques équato-guinéens ont investi Lomé pour échapper aux tracasseries. Le Bénin ne serait visiblement plus comme au paravent un pays d’accueil pour les Equato-guinéens. Seulement, le Consul général LeandroEbangMikoAngue a fait ce mercredi contre mauvaise fortune, bon cœur. Pour lui, la mésaventure de ses compatriotes est un cas isolé qui perturbe les bonnes relations qu’entretiennent le Bénin et  la Guinée équatoriale.

A.S     

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Togo : Unir marche pour la paix et la cohésion sociale

marche-unir-togo

Ce mardi à Lomé, s’est élancée une marche républicaine pour la paix, en réaction aux évènements du 19 août. Ce rassemblement d'une ampleur rare, a rallié militants et sympathisants du parti de l'actuel chef de l'Etat SEM Faure GNASSINGBE. L’objectif était de marcher pour cultiver la paix.

Dans son mot de lancement de la marche, Mme Kouigan Florence Yawa, une militante du parti, a notamment indiqué que unir ne pouvait rester « ni insensible, ni inactif » suite aux manœuvres malsaines d’un parti politique. « Unir lance un appel solennel à la classe politique et à l’ensemble des concitoyens à proscrire la violence, le repli identitaire, les incitations à la haine et à la division » a-t-elle souligné avant de réaffirmer les valeurs de dialogue, de solidarité, de paix, d’union et de cohésion qui constituent les fondements du parti.

Par cette marche qui a connu la participation du premier ministre Komi SélomKlassou, les Togolais ont prouvé que le seul ressort sur lequel le Togo devait tenir pour atteindre son objectif d’émergence, c’est l’unité. L’unité dans l’amour afin de bâtir ensemble un Togo prospère, équitable et cohésif. Debout et uni, le peuple togolais a marché pour exprimer son espérance, pour signifier sa tolérance, pour vivre la fraternité et pour porter la paix.Appeler à une cohésion sociale, à la promotion de la paix et du dialogue politique et soutenir les actions de développement de leur leader Faure GNASSINGBE. Tel sont les objectifs poursuivis par les militants et sympathisants du parti Unir à travers cette marché dans la rue ce mardi. Partie du carrefour Tokoin-Trésor à la plage de Lomé, la déferlante bleue-blanche renforcée par les populations venues de différentes localités, s’est évertuée à semer dans les cœurs, l'idée de paix, du dialogue et de la stabilité politique suite au tollé et à l'inquiétude généralisée suscités par les événements de la semaine écoulée. A travers donc des chants et danses, la longue file compacte évoluait. Sur les pancartes, on pouvait lire entre autres messages: "Non au terrorisme politique", " Oui à l'unité et à la cohésion nationale", "Faure, homme de paix".                        

Plus de 100.000 Togolais ont marché sur une dizaine de kilomètres aux côtés de plusieurs autorités politiques tel que le Premier Ministre, le Président de l'Assemblée Nationale pour condamner les violences survenues lors des manifestations du 19 août 2017, tourner cette lugubre page d’incivisme et réaffirmerla volonté du Président Faure à mener les réformes dans la paix. La déclaration lue à l'issue de la marche d’hier mardi révèle dans un premier temps la prédisposition du gouvernement pour les reformes : "En ce qui concerne les réformes d’une manière générale, d’importants efforts ont été consentis comme en témoignent la recomposition de la Cour Constitutionnelle, de la HAAC et de la CNDH, la révision du cadre électoral et l’instauration de la carte d’électeur biométrique depuis 2007 pour renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins électoraux, la refondation de l'armée et des forces de sécurité, la réforme de la justice et l’amélioration de la situation des droits de l’homme et des libertés publiques, l’instauration du statut de l’opposition, le financement public des campagnes électorales en plus du financement public des partis politiques, l'instauration de la parité homme/femme dans l’accès aux fonctions électives, etc’’., a précisé la déclaration.

Comme quoi, la volonté du gouvernement togolais de mener des reformes politiques n'est plus à démontrer. Mais quant aux réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles, elles ne peuvent que se conduire avec l'ensemble des forces vives de la Nation dans un souci de transparence et de façon inclusive. A cet effet, le parti Unir exhorte tous les acteurs à agir de manière responsable pour favoriser leur mise en œuvre dans le respect des règles démocratiques.

Unir lance un appel à ses membres et sympathisants ainsi qu’aux togolaises et togolais épris de paix à ne céder à aucune intimidation et provocation et à demeurer vigilants et mobilisés afin de faire échec à toutes les manœuvres et velléité qui sont de nature à porter atteinte aux institutions démocratiques ou à remettre en cause l’Etat de droit ainsi l’unité et la cohésion du peuple, conclut la déclaration. Et c'est pour donc rester en phase avec ce principe démocratique que le parti au pouvoir annonce qu’une vaste campagne de sensibilisation et d’actions sera engagée sur toute l’étendue du territoire national.

Le message, il est clair. Le Togo ne doit plus replonger dans cette expérience des années 90 qui fut néfaste aux populations. Et c’est pour toutes ces raisons que Unir a appellé la classe politique à s’attacher davantage aux valeurs de paix, de démocratie et de dialogue, seules gage du développement du Togo.

Worou BORO

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