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Politique

Sénégal : Ouverture du procès du maire de Dakar, Khalifa Sall

Khalifa-Sall

Le procès de Khalifa Sall s’ouvre ce jeudi 14 décembre au Sénégal. Soupçonné de détournements de deniers publics à hauteur de 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros), le maire de Dakar doit comparaître avec ses collaborateurs devant le tribunal correctionnel. Celui qui est également député est en prison depuis mars dernier. Son camp dénonce une affaire politique pour briser sa carrière ; l'Etat assure avoir été floué. Ce procès s'annonce en tout cas sous haute tension.

Quartier bouclé, sécurité renforcée... Il faudra montrer patte blanche pour pénétrer dans le tribunal de Dakar, ce jeudi. Khalifa Sall et ses collaborateurs sont donc convoqués pour l'audience de mise en état. Simple formalité habituellement, mais qui pourrait virer à l'empoignade car les avocats du député-maire dénoncent un procès politique.

« Cette affaire est éminemment politique, souligne Maître Khoureyssi Bâ, l’un des treize avocats du maire de la capitale sénégalaise. Les hommes sont politiques, les chefs d’inculpation sont politiques, les motivations aussi. Maintenant, on a des juges de droit commun. Si les juges réussissent à ne pas être des juges politiques, c’est tant mieux pour tout le monde, on aura le droit à un procès équitable. »

La défense de Khalifa Sall se dit en tout cas confiante. « Nous sommes confiants : le problème de leur culpabilité ne se posera pas. On posera peut-être le problème des motivations de ce procès, mais au niveau de l’opinion, on ne laissera pas filtrer une once de doute quant à leur innocence », prévient Maître Khoureyssi Bâ.

Du côté de l'Etat, partie civile, Maître Baboucar Cissé fustige ces accusations. Il estime que cette affaire n'est pas politique, que l'Etat a bien été volé. Que les sanctions doivent donc tomber. « Nous sommes confiants et également impatients de faire éclater la vérité dans cette affaire, et de faire comprendre à l’opinion publique nationale et internationale qu’en réalité, contrairement à ce qu’on dit, M. Khalifa Sall n’est pas un prisonnier politique, c’est un prisonnier de droit commun, assure-t-il. Il appartient au tribunal de dire s’ils sont coupables ou non, mais nous en tout cas, nous allons établir la culpabilité de Khalifa Sall et des personnes qui sont poursuivies. »

L'audience est annoncée à 9h, mais paradoxalement cette affaire qui secoue tout le Sénégal sera jugée parmi d'autres. Il est donc impossible de savoir à quelle heure Khalifa Sall sera présenté à la barre du tribunal.

rfi.fr

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Etats-Unis/Victoire du démocrate Doug Jones : Le vote des Afro-Américains déterminant

Doug-Jones

La victoire inattendue des démocrates dans le bastion républicain d’Alabama doit beaucoup au vote noir. Les Afro-Américains d’Alabama se sont en effet massivement mobilisés pour élire Doug Jones et faire perdre l’ultraconservateur évangéliste Roy Moore.
Avec notre correspondant à San Francisco,Eric de Salve

Dès son discours de victoire, Doug Jones s’est empressé de remercier la communauté noire pour sa mobilisation. Et pour cause : selon une estimation de CNN les Afro-Américains ont représenté 29% des votants et 96% d’entre eux ont voté démocrate.

Tout au long de sa campagne dans ce bastion républicain, les efforts de porte à porte, plus 300 000 maisons visitées, plus d’un million d’appels téléphoniques passés, visaient en particulier à mobiliser cet électorat pour cette sénatoriale partielle mais cruciale.

Doug Jones avait reçu le soutien de figures de la communauté: le révérend James Jerkins junior, premier maire noir d’Alabama, le charismatique sénateur noir du New Jersey, Corey Booker ou encore le très populaire basketteur Charles Barkley, ancienne vedette de la NBA. Même Barack Obama avait enregistré un message en sa faveur.

Ancien procureur connu pour sa défense des droits civiques et pour avoir fait condamner deux membres du Ku Klux Klan coupables d’un attentat raciste en 1963 Doug Jones a aussi reçu des soutiens financiers extérieurs chargés de mobiliser les Noirs.

« Les Noirs sont la colonne vertébrale du parti démocrate » a déclaré Tom Perez, le président du parti. Mais Charles Barkley l’a mis en garde sur CNN : « Le parti prend le vote noir pour acquis depuis trop longtemps, a déclaré l’ancien basketteur, il est temps qu’il se bouge les fesses et commence à améliorer leur vie ».

rfi.fr

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Situation critique des Noirs en Lybie : Le Fsp pointe du doigt la mauvaise gouvernance dans les pays africains

Gilbert-Kouessi

Les Fsp s’indigne par la voix de son trésorier général Gilbert Kouéssi, contre les images de la chaîne américaine Cnn montrant la vente de migrants d'Afrique noire en route pour l'Europe et coincés en Libye. Vendredi 08 décembre au Chant d’oiseau de Cotonou, le Fsp est monté au créneau pour dénoncer ces images qui rappellent les heures sombres de l'esclavage subi par les Noirs pendant des siècles et qui se poursuit dans certains pays. Mais au-delà de cette indignation et de cette condamnation, le Fsp tient à situer les responsabilités. Ainsi, pour le conférencier, si l'Europe et les Etats-Unis ont certes leur responsabilité, les jeunes ne prendraient pas ces grands risques, si la situation dans leurs pays, leur permettait d'y vivre et d'espérer un avenir meilleur. En effet, selon Gilbert Kouéssi, les jeunes africains s'exilent à cause des guerres, de la mauvaise gouvernance et du fait que des groupes de présidents kleptocrates s'emparent du pouvoir et le gèrent au service de leur clan, et de leurs maîtres étrangers. Le cas du Bénin est patent, a-t-il fait savoir, car à l’en croire,  depuis le 06 avril 2016, le Chef de L’Etat, Patrice Talon est arrivé au pouvoir avec des promesses plein la bouche et disait s'être bien préparé pour le job et il lui fallait un seul mandat pour tout réformer. Mais, s’indigne l’orateur, avec bientôt deux ans de pouvoir, la situation des Béninois ne fait que s'empirer. On assiste de toute part à des cris de détresse de ceux qui souffrent et se plaignent de la mévente, et des licenciements. Selon ses propos, pendant que le peuple souffre, Talon et son clan se sont emparés des secteurs stratégiques de l'économie nationale, en l’occurrence le coton, le port, l’aéroport, l'anacarde, au profit des sociétés privées appartenant au clan, créées à la place des sociétés d'Etat liquidées avec le renvoi des travailleurs. Les hommes d'affaires susceptibles de faire de l'ombre au clan sont évincés et tout ceci,  piloté depuis la présidence où le trio Talon-Boco-Dagnon règne en maître alors que Talon est arrivé dit-il pour rééquilibrer le pouvoir excessif du Chef de l'Etat. La lutte contre la corruption consiste en des audits sélectifs et ciblés contre les opposants ou ceux qui refusent de faire allégeance au Chef de l’Etat. Patrice Talon veut faire taire toute les voix discordantes avec l’utilisation  de la justice comme instrument de règlement de compte, a laissé entendre le trésorier général du Fsp. Il n’en veut pour preuve que l’arrestation arbitraire de Laurent Mètongnon depuis le 17 novembre 2017, à la suite d’une cabale montée de toute pièce, et pendant ce temps, des ministres et des proches du Chef de l’Etat, impliqués dans des dossiers de corruption, ne sont pas inquiétés. Talon veux régenter tous les pouvoirs politiques, avec la loi sur la réforme des partis politiques prévoyant la création d’une Agence logée à la présidence et qui s’occupera de la vie et du fonctionnement des partis politiques, s’est-il inquiété. L’heure est grave et il faut un rassemblement pour venir à bout de la catastrophe qui s’annonce, avertira l’orateur.                                                                               

Thomas AZANMASSO

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"La Françafrique n'existe plus.... " : Pourquoi mentez-vous Monsieur Macron?

Emmanuel-Macron

Sarkozy, Hollande déjà...

Qui n'aura pas remarqué que, s'agissant de la France, l'Afrique n'est décidément pas un continent simplement considéré "comme un autre". En effet, chaque mandature, et préalablement, chaque campagne électorale, se doivent d'être marquées par le point de vue du candidat, ou de la candidate, sur....l'Afrique. Ainsi, Sarkozy avait annoncé dans sa campagne la fin de la Françafrique. Révolus ces temps où l'Etat français faisait la pluie et le beau temps sur le continent. Ah bon ? Un naïf aurait pu entendre : Désormais, nous n'interviendrons plus dans les affaires intérieures des pays d'Afrique, nous ne favoriserons plus les personnes et individus, les "chefs" les mieux placés pour défendre nos intérêts et pour finir, à dater de ce moment, notre "coopération militaire" se bornera à des relations entre états souverains. Sarkozy à peine élu, le ministre en charge du continent africain, reprenant simplement dans un discours inaugural, les propos du candidat devenu président, déclenche la colère de Bongo, françafricain s'il en est qui, hors de lui, multiplie tous azimuts les déclarations incendiaires et, parlant du ministre français, téléphone en substance au président français : Ce sera lui ou moi ! On connaît la suite : vite pressé de démissionner, le ministre quitte le gouvernement et, dans la foulée, on lance la reprise du "travail" avec Bongo et ses compères. Les caciques sont rassurés. Tout va pouvoir continuer comme avant. Enfin, pour bien enfoncer le clou, Sarkozy se rend peu de temps après à Dakar où, d'un amphi de l'université AntaDiop, il lance sa fameuse sentence : "L'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". Tout était dit. Les travaux pratiques de cette "politique africaine" de la France devaient rapidement prendre corps avec l'intervention de l'armée française en Côte d'Ivoire permettant à Ouattara, candidat préféré du FMI, de la Banque Mondiale et des USA, d'accéder au pouvoir au terme d'élections tout a fait contestables et contestées. François Hollande fut encore plus direct et rapide puisque, après les déclarations habituelles de campagne électorale, concernant la fin de la tutelle française sur l'Afrique, il se dépêchait d'expédier une force armée très conséquente au Mali pour y mener une guerre contre un ennemi aux contours tout à fait flous, tantôt des touaregs séparatistes, tantôt des jihadistes islamistes, tantôt des rebelles séparatistes...Une armée "temporaire" d'occupation toujours en place ! Jeune peut-être...héritier sûrement ! "Je suis d'une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé". Déclaration, de la part d'un chef d'Etat, pour le moins surprenante, voire démagogique. Comment en effet, un président à peine élu, pourrait-il s'exonérer du passé politique du pays qu'il dirige, au prétexte de son âge ? Non, Monsieur Macron, les étudiants africains, burkinabés en l'occurrence, ne sont pas des enfants, des innocents juste bons à gober des lieux communs "café du commerce" du genre : "Je ne saurais répondre à ça car je n'étais pas né". Ne vous en déplaise, vous êtes, l'héritier et le continuateur d'une "politique africaine" de la France. On peut même aller plus loin encore et dire que, si pour les entreprises françaises vous en êtes même, à leurs yeux, le garant, pour les africains, vous en êtes redevable et devait donc en répondre. La date de naissance n'est que de faible intérêt et ne sera pas retenue. Le président Macron était-il né, au moins en politique, lorsque ministre de l'économie, il participait aux gouvernements successifs qui décidaient de poursuivre et de renforcer les interventions militaires sur le continent. Comment croit-il pouvoir expliquer aujourd'hui à des étudiants médusés qu'il n'est "venu au jour" que lors de son élection à la présidence de la république française ? Certes, si de nouveaux concepts sont apparus récemment dans la novlangue des "politiques" et des politologues, comme le dégagisme, le jeunisme, on sait qu'il ne s'agit que d'exercices de langage qui ne masquent en rien, en général, la volonté de maintenir l'ordre ancien, tant en politique intérieure qu'en politique extérieure et concrètement, la politique africaine de la France, que Monsieur Macron dit ne pas connaître, c'est d'abord et avant tout, une activité militaire. Changement de tête et continuité Lorsque l'on dénonce la Françafrique, on s'en prend en général et en priorité aux activités des entreprises françaises et aux contrats commerciaux déséquilibrés qui appauvrissent les Etats africains, on dénonce la mainmise de Bolloré sur les infrastructures, les transports routiers, les ports...on critique la politique d'endettement forcé des états qui contraint ces derniers à privatiser à tout vent et à détruire tout service public...on dénonce aussi la survivance du Franc CFA, instrument néocolonial mis en place au temps des "indépendances" pour maintenir les 14 pays concernés dans une situation de soumission monétaire à l'égard de la France...etc...

On omet souvent de mettre l'accent sur la présence de l'armée française sur le sol africain et son stationnement permanent depuis les "indépendances". Il s'agit pourtant de la pierre d'angle du système de la Françafrique. Depuis toujours, il est de notoriété publique, que c'est cette armée française qui fait et défait les "chefs d'Etat amis". Entendez par là, qui met en place et qui soutient tel ou tel dirigeant en fonction des engagements de celui-ci à défendre les intérêts français, à savoir ceux des entreprises françaises. Celui-là sera considéré comme "chef d'Etat ami". Malheur à celui qui ne se rangera pas parmi les "amis". On sait bien par exemple que lorsque Thomas Sankara fit remarquer à Mitterrand, lors d'un vif échange entre les deux chefs d'Etat "qu'il était regrettable que la France accueille les tortionnaires sur son sol", son sort fut scellé et son assassinat programmé. Aujourd'hui, sous le quinquennat de Macron, "l'opération Barkane" ce sont des milliers d'hommes, super armés, super entrainés, capables d'intervenir partout extrêmement rapidement. En plus de la Centrafrique, ces troupes opèrent régulièrement aux confins du Sahel, Niger, Tchad, Mali, région hautement stratégique pour les matières premières minérales et fossiles. Aujourd'hui, la France développe une "coopération" militaire et policière avec le régime dictatorial de Faure Gnassimbé au Togo. Quoiqu'il en soit de la répression policière, et militaire, à l'encontre de la jeunesse togolaise, la France continue de "conseiller" la dictature. C'est aussi ça la Françafrique. Aujourd'hui, alors que la répression s'abat sur une grande partie du peuple du Cameroun, que les forces de répression ont déjà tué de 40 à 100 personnes dans les différentes manifestations, c'est l'ambassadeur de France, lui-même militaire, qui remet solennellement des décorations françaises aux représentants des forces de l'ordre responsables de ces morts. La Françafrique c'est la domination de la France sur une immense partie du continent africain et cette domination est avant tout une intervention armée. Au prétexte du "combat contre le terrorisme", de "maintien de la paix", d'aide à un "pays ami"...l'armée française intervient prioritairement pour préserver, et accroître, les intérêts de la France, autrement dit les intérêts bien compris des Bolloré, Bouyges, Véolia, Orange, Total, Aréva... Déclarer la fin de la Françafrique est un jeu de dupes. Pour  y défendre le "commerce" des entreprises françaises, l'armée française restera en Afrique.

Voilà pourquoi Monsieur Macron, comme tous ses prédécesseurs, a menti à Ouaga !

Par Romuald Boko& François Charles

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UE-AFRIQUE : Un avenir partagé

Jean-Claude-Juncker-et-Moussa-Faki

Par
Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne,
et
Moussa Faki, Président de la Commission de l'Union africaine

L'Union africaine et l'Union européenne organisent leur 5ème Sommet cette semaine à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Ce sera une occasion historique, dix ans après la stratégie commune Afrique-UE qui nous a permis de coopérer sur des questions importantes concernant les deux côtés de la Méditerranée et le monde entier.

Travailler ensemble a tout simplement apporté un plus pour les deux parties. Ce qui se passe en Afrique affecte l'Europe, et ce qui se passe en Europe affecte l'Afrique. Ensemble, nous représentons 83 pays qui abritent 1,7 milliard de personnes. Nous sommes liés par la géographie, l'histoire et l'humanité. Nous partageons les mêmes valeurs, principes et croyance en un ordre mondial basé sur des règles.
Au cours de la dernière décennie, nous avons intensifié notre coopération en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme, de partenariats migratoires, de croissance économique, de commerce, de changement climatique et dans beaucoup d'autres domaines.

De la Somalie au Mali en passant par la République centrafricaine, les troupes européennes travaillent côte à côte avec leurs homologues africains pour maintenir la paix, faire respecter l'état de droit et lutter contre la piraterie et la traite des êtres humains. Notre coopération nous rend plus forts, plus sûrs et plus prospères.

Cela est plus d'autant plus important à un moment où nos deux unions subissent des transformations majeures. Par exemple, alors que l'Europe est en passe d'être la région la plus «ancienne» du monde d'ici 2030, l'Afrique est de loin la plus «jeune» avec un âge moyen de moins de 20 ans. La population africaine pourrait aussi doubler à 2.4 milliards d'âmes en 2050 et quadrupler à plus de 4 milliards d'ici 2100.

Cela fait de l'Afrique le continent du futur, raison pour laquelle nous avons choisi la jeunesse comme thème du sommet de cette année. À Abidjan, l'UE et l'Afrique ont une occasion unique de commencer à façonner ensemble un avenir commun. Cette nouvelle génération aura besoin d'emplois durables et de qualité - 18 millions de jeunes par an. Ils auront besoin d'un environnement sûr, d'une énergie abordable, d'un accès aux services de santé et d'éducation.

L'Afrique a un secteur entrepreneurial florissant qui l'aidera à se développer mais l'Europe et sa richesse d'expertise peuvent également soutenir cette transition.

Nous avons beaucoup de choses à construire. La Commission apportera un soutien de 31 milliards d'euros au développement d'ici 2020 pour aider les jeunes à prospérer chez eux. Le Fonds fiduciaire UE-Afrique soutient les jeunes et les femmes du Sahel, du lac Tchad, de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique du Nord en mettant l'accent sur la formation professionnelle et la création de micro et petites entreprises. La Banque européenne d'investissement fournit chaque année 2 milliards d'euros de financement.

Aider par exemple à étendre la couverture des téléphones mobiles dans les zones rurales

reculées de la République Démocratique du Congo et du Cameroun et à fournir un accès à l'énergie propre à plus de 18 millions d'Africains constitue une réelle différence sur le terrain.

Mais nous pouvons faire beaucoup plus ensemble. Nous devons encore faire plus en nous attaquant aux causes profondes de la migration irrégulière qui coûte encore trop de vies et qui enrichit beaucoup trop de trafiquants. Nous devons faire davantage pour améliorer l'environnement des affaires et fournir une plate-forme pour les innovateurs africains.

Cela nécessite la pleine participation du secteur privé. L'UE représente un tiers de l'investissement étranger direct en Afrique, ce qui contribue aujourd'hui à la création d'emplois et à la croissance dans nos deux unions. Le nouveau plan européen d'investissement extérieur va encore plus loin. En utilisant l'argent public comme garantie, il devrait attirer 44 milliards d'euros d'investissements en Afrique d'ici 2020, en aidant à construire des infrastructures essentielles et en aidant les petites entreprises à obtenir le crédit dont elles auront besoin pour développer et employer davantage de personnes.

C'est un investissement dans notre avenir commun. Dix ans après la stratégie commune Afrique-UE, notre coopération va de succès en succès. C'est un partenariat égal dans lequel nous nous soutenons les uns les autres, nous aidant les uns les autres à prospérer et à faire du monde un lieu de vie plus sûr, plus stable et plus durable.

Nous sommes impatients de construire ensemble, à partir d'Abidjan, pour les années à venir.

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Dialogue politique régional à Cotonou : Les 30 ans de transition démocratique en Afrique examinés

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Cotonou était ce week-end le centre d’un colloque sur un bilan des trente ans de processus de démocratisation en Afrique. L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International Idea) et l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) ont favorisé l’animation de grands débats.

Du 10 au 12 novembre 2017, des représentants des organes de l’Union africaine (Ua), des représentants des Communautés économiques régionales, des représentants  des réseaux africains d’organes de gestion des élections et des membres des réseaux des cours et juridictions constitutionnelles des pays africains se sont réunis à Cotonou. Ils ont réfléchi sur le thème « Trois décennies de transition démocratique en Afrique : quels sont les dividendes pour les citoyens». Un thème souhaité par plusieurs Africains. Selon le Professeur Frédéric Joël Aïvo, président de l’Abdc, le thème ne manque ni de pertinence ni d’importance. L’Abdc l’a coopté parce que la rencontre réunit  un parterre de personnalités, mais elle permet de débattre de toutes les Afriques : l’Afrique qui se bat et celle qui s’enfonce. Le Directeur régional Afrique et Asie de l’Ouest de l’International Idea, Professeur Adébayo Olukoshi, montrera que le choix du Bénin est vraiment délibéré. « C’est une forme de rendre hommage à ce pays ». A l’entendre, il était important d’organiser une table ronde sur le thème puisque malgré les 30 ans d’efforts, l’Afrique souffre encore de nombreuses inégalités.  Le dialogue de Cotonou politique régional de Cotonou avait pour entre autre objectif de contribuer à une meilleure compréhension de la nécessité de l’articulation   entre démocratie formelle, démocratie procédurale et démocratie substantielle. Une problématique qui a d’ailleurs été abordée par le tout premier panel du colloque. L’une des plus  remarquables interventions aura été celle du Professeur Frédéric Joël Aivo. A l’entendre, les Etats se satisfont seulement du fonctionnement des institutions. Ce fonctionnement, a-t-il dit, ne prend pas toujours en compte les vraies préoccupations du peuple. Ce n’est qu’une satisfaction des besoins du microcosme politique, a constaté le Professeur Aïvo avant de marteler : «La démocratie fonctionnelle est une farce, un leurre». Il déplorera également l’afflux des aides vers l’Afrique. «L’aide perturbe  l’Afrique », a-t-il souligné. Et de montrer que le vrai défi de l’Afrique reste la gouvernance. « La démocratie ne conduit pas systématiquement au développement(…) Les politiques publiques  sont court-termistes. Il faudra creuser les fondations», a-t-il martelé. Dans ce même panel, le Docteur Boubacar Issa Abdourahmane, le Représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie auprès de l’Union africaine, dénoncera quant à lui, la perversion des partis politiques, la montée du présidentialisme et du phénomène des premières dames. Pour lui, ce sont des anomalies qui ont fragilisé les processus de démocratisation sur le continent ces dernières années. Durant trois jours, la rencontre a connu d’autres panels ayant débattu entre autres de «La question des droits  économiques et culturels  dans le processus de  démocratisation en Afrique depuis trois décennies»,  « Accès aux services  publics et fournitures des services publics dans les pays africains depuis trois décennies», « Capacités de  l’Etat, politiques publiques et dividendes démocratiques dans les pays africains depuis trois décennies» et  « Le rôle du secteur privé dans la création d’une démocratie en faveur des citoyens africains depuis trois décennies». Le colloque de Cotonou a été l’occasion  d’élaborer un programme d’action  pour le renforcement de la recherche des dividendes  démocratiques dans les pays africains dans le plan de travail 2018-2022  d’International Idea. Les  participants ont également  publié Idea international « Global state of democracy».

A.S.

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Etats-Unis : Donald Trump en Corée du Sud, où plane la peur de la guerre

Donald-Trump-et-Moon-Jae-in

Le président américain Donald Trump est ce mardi 7 novembre, en Corée du Sud, deuxième étape de sa tournée asiatique après le Japon. L'accueil est contrasté : de nombreuses manifestations de protestation sont prévues, alors que Donald Trump est accusé par les progressistes sud-coréens de jeter de l'huile sur le feu en multipliant invectives et menaces de frappes sur la Corée du Nord.
Avec notre correspondant à Séoul,Frédéric Ojardias

Donald Trump ne reste que 24 heures en Corée du Sud et les Sud-Coréens ne peuvent s’empêcher de remarquer que le président américain a choisi de passer le double, 48 heures, chez le voisin japonais. Ce détail reflète bien l’inquiétude de la Corée du Sud, qui redoute d’être reléguée par Washington au rôle de spectateur sur la question nord-coréenne, alors qu’elle sera la première victime d’un éventuel conflit militaire déclenché par les décisions américaines. Choi Chang-hee est une militante pacifiste qui manifeste devant l’ambassade des Etats-Unis à Séoul : « Si Trump et Kim Jong-un perdent leur sang-froid, s’ils décident de se provoquer l’un l’autre, cela peut provoquer une guerre. Même si la probabilité d’un tel conflit n’est que de 1%, il faut les en empêcher. Nous sommes donc venus ici pour défendre la paix, pour demander que des pourparlers de paix soient initiés. Il faut négocier ! »

Survivalistes

De son côté, Woo Seung-hyeob est un « survivaliste » : il a quitté son travail d'informaticien il y a cinq ans pour devenir consultant dans la préparation de désastres. Sur son forum internet qui compte 20 000 membres, la possibilité d'une guerre avec le voisin du Nord est devenue la première cause d'anxiété.

« Sur mon forum, les inquiétudes liées à une possible guerre ne font que croître depuis l'élection de Trump en décembre. Maintenant c'est encore pire. Après le printemps, les Etats-Unis auront achevé leurs préparatifs de guerre, et je pense qu'une vraie crise va alors éclater », redoute Woo Seung-hyeob.

Or, dans une ville comme Séoul qui compte avec sa périphérie 25 millions d'habitants, impossible en cas de guerre ou de tremblement de terre d'évacuer tout le monde, explique encore ce consultant. « En cas de désastre, l'endroit le plus sûr, c'est chez soi : il faut rester à la maison et attendre que la situation devienne sûre », indique-t-il.

Un exercice d'équilibriste

A chaque provocation de Pyongyang, le président américain a répondu par une déclaration belliqueuse. Une escalade des tensions que n'a guère apprécié Moon Jae-in. Elu en mai dernier, le président sud-coréen élu prône au contraire le dialogue et l'apaisement avec son voisin.
Partisan d'une diplomatie dite « de l'équilibre », Moon Jae-in va donc devoir jouer les équilibristes lors de la visite de Donald Trump. D'un côté, la sécurité de la Corée du Sud dépend largement des Etats-Unis : le système anti-missile est américain, tout comme les 30 000 soldats stationnés sur la péninsule. De l'autre, la Chine voit dans cette présence militaire américaine une potentielle menace sur sa souveraineté. Surtout que depuis un an, les Etats-Unis proposent l'implantation d'un nouveau système anti-missile en Corée du Sud et imaginent une alliance militaire tripartite entre la Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon.

Le président sud-coréen a d'ores et déjà déclaré qu'il voyait d'un mauvais oeil ces solutions militaires, leur préférant des solutions diplomatiques. Moon Jae-in sait bien que l'interlocuteur prévilégié de la Corée du Nord est la Chine. Pour désamorcer les tensions dans la péninsule, Séoul va donc tenter une équation difficile : calmer les ardeurs militaristes du protecteur américain, tout en maintenant de bonnes relations avec le médiateur chinois.

Quelques jours avant l'arrivée de Donald Trump, le président Moon Jae-in a assuré devant son Parlement qu'aucune action militaire sur le Nord ne sera possible sans l'accord de la Corée du Sud. Mais cela ne devrait pas suffire à calmer l'inquiétude des milliers de manifestants anti-Trump attendus dans les rues de Séoul.

Déficit commercial

Mais il y a aussi la question du déficit commercial : le président américain veut renégocier l’accord de libre-échange signé entre les deux pays, accord qu’il juge déloyal. On se souviendra que Donald Trump a aussi dans le passé exigé que la Corée du Sud paie davantage pour la présence des soldats américains déployés sur son sol.

rfi.fr

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Togo : L’opposition manifeste à Lomé sans heurt

Manifestations-Togo

A l’appel de la coalition de l’opposition, des milliers de Togolais sont encore sortis ce mardi pour une série de manifestations. Si à Lomé, on a manifesté dans le calme pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, les manifestations ont été très vite réprimées par les militaires à Sokodé.

A Sokodé, la manifestation n’a pas eu lieu tôt le matin. Comme sous un régime d’état de siège, les militaires déployés en grand nombre ont empêché tout rassemblement.

Ils ont bastonné pour disperser, faisant des blessés, une dizaine au moins qui a été conduit par les sapeurs-pompiers au centre hospitalier régional de la ville selon une organisation non gouvernementale locale.

A Lomé, ils étaient nombreux à battre une fois encore le pavé, avec le même mot d’ordre, le retour à la Constitution de 1992, un long cortège qui a traversé la ville et rejoint la plage plusieurs heures après.

Quelques intrus ont aussi été appréhendés par les manifestants, trois selon Jean Kissi du comité d’action pour le renouveau. Ils portaient sur eux des cordelettes, des couteaux, des sabres et des ceintures de militaire, tous ont été remis aux forces de sécurité qui discrètement sécurisaient la manifestation jusqu’au point de chute à la plage.

C’est là que le chef de file de l’opposition s’est adressé à la foule. Abordant les dernières initiatives du gouvernement pour l’apaisement et une sortie de crise, il a dit oui au dialogue, mais il faut connaître les contours de ce dialogue, et appelé les militants à sortir plus nombreux ce mercredi sur toute l’étendue du territoire.

rfi.fr

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Zimbabwe : Bouleversement dans la succession de Robert Mugabe

Robert-Mugabe

Chamboulement ce lundi au Zimbabwe. Le président Robert Mugabe a pris tout le monde par surprise en limogeant son vice-président Emmerson Mnangagwa. En poste depuis trois ans, cet ancien compagnon de Mugabe dans la lutte pour l’indépendance était pourtant vu comme le dauphin naturel du chef de l’Etat, âgé de 93 ans. Mais EmmersonMnangagwa a été limogé officiellement pour manque de respect, manque de loyauté, et malhonnêteté.

Cela fait plusieurs mois qu’il y avait des tensions entre le président zimbabwéen et son numéro 2. Et derrière cette fracture, on retrouve Grace Mugabe, l’épouse du chef de l’Etat qui ne cache plus ses ambitions présidentielles. Cela fait plusieurs années qu’elle s’impose progressivement dans la vie politique. Elle dirige notamment la puissante Ligue des femmes de la Zanu-PF, le parti de Robert Mugabe.
Depuis des mois, elle multiplie les rallyes politiques à travers le pays, elle lance des petites phrases du genre « je suis prête si mon mari a besoin de moi ». Et puis parallèlement, elle a intensifié ses attaques contre Emmerson Mnangagwa qui est son principal rival dans cette course à la succession de Robert Mugabe. Elle a plusieurs fois accusé le vice-président de diviser le parti, de comploter contre le chef de l’Etat pour prendre sa place.

La revanche de Grace

Un incident a été décisif le week-end dernier. Grace Mugabe a été huée lors d’un meeting politique et a accusé les partisans de Mnangagwa d’avoir été payés pour la chahuter. Dès le lendemain, l’avertissement est tombé : le président Mugabe a laissé entendre qu'il pourrait démettre de ses fonctions son vice-président. Aujourd’hui, c’est chose faite. Grace Mugabe s’est débarrassée de son principal rival.
Près de 24 heures après son limogeage, Emmerson Mnangagwa n’a pas encore réagi. Mais c’est la réaction de l’armée qui est la plus scrutée. On dit qu’Emmerson Mnangagwa, qui a été ministre de l’Intérieur, ministre de la Défense et ministre de la Justice, a des liens très proches avec certaines branches de l’armée. A une époque, il avait également le soutien des anciens combattants de la lutte pour l’indépendance, les War Vets, qui ont été essentiels pour maintenir Robert Mugabe au pouvoir. Il faut désormais attendre de voir comment vont réagir ces deux organisations.

Un nouvel opposant ?

Concernant Emmerson Mnangagwa, il pourrait décider de rester au sein de la Zanu-PF et de se battre ou de créer son propre parti. C’est notamment ce qu’a fait l’ancienne vice-présidente Joyce Mujuru, limogée il y a trois ans après un bras de fer avec Grace Mugabe. Mujuru qui a depuis formé son propre parti et qui s’est rapprochée de l’opposition en vue de former une coalition pour les élections présidentielles, prévues l’année prochaine.

Si EmmersonMnangagwa quitte la Zanu-PF, c’est là que l’on pourra mesurer son poids réel en fonction du nombre de partisans qui le suivront. Mais ce qui est intéressant avec ce limogeage, c’est que Robert Mugabe est en train de se distancer de ses anciens alliés, de ceux qui l’ont porté au pouvoir. Au profil de la nouvelle garde, un groupe qu’on appelle le G40 et auquel est associée Grace Mugabe.
La survie du clan

Depuis plusieurs années, Grace Mugabe est préoccupée par une chose, la survie du clan Mugabe une fois que son mari sera décédé. Et pour elle, il s’agit de sécuriser l’avenir de sa famille. Alors depuis cinq ans, on voit une montée en puissance. Elle a commencé par obtenir des diplômes universitaires, ensuite participer à des meetings politiques. Elle est devenue présidente de la Ligue des femmes de la Zanu-PF. Aujourd’hui, elle a le soutien de la ligue des jeunes du parti.

Un évènement important est attendu le mois prochain avec le congrès extraordinaire de la formation politique. Tout risque de se jouer à ce moment-là. A cette occasion, Grace Mugabe pourrait être nommée vice-présidente. Si c’est le cas, elle sera donc en bonne voie pour succéder à son époux. Puisque si celui-ci décède, c’est un des vices-présidents, ils sont au nombre de deux, qui succéderait au chef de l’Etat jusqu’à ce qu’il y ait une élection en interne. Un scénario qui semble plus qu’envisageable. Une chose est sûre, aujourd’hui, Grace Mugabe a plus de pouvoir qu’aucun des alliés du chef de l’Etat n’en a jamais eu.

rfi.fr

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Crise togolaise : Cao-Bénin dénonce la disproportion des moyens utilisés

Centre-Africa-Obota

Le Centre Afrika Obota (Cao) de commun accord avec le Mocire, le Cape, le Morec et Afrik action a organisé une conférence débat hier, 25 octobre 2017 a l’Isba de Cotonou. L’objectif principal de cette rencontre est de permettre au peuple béninois et aux amis de la diaspora vivant au Bénin de s’imprégner réellement de ce qui se passe au Togo. Cette séance d’échange à permis à la presse béninoise de recueillir une déclaration  des organisations de la société civile pour soutenir les revendications légitimes du peuple togolais. Le thème retenu pour cette conférence débat  est intitulé « la crise politique et la marche du Togo vers le changement démocratique ». Selon Dany Ayida, activiste de la société civile du Togo, son pays est le seul qui n’a pas tenu la promesse de sa démocratie. « Le Togo reste dans l’Afrique de l’Ouest le seul pays qui n’a pas connu une véritable alternance démocratique », a-t-il poursuivi.La revendication essentielle au Togo est que les togolais n’ont jamais expérimenté une autre gouvernance. La chose la plus réclamée par ses compatriotes est, selon lui, l’alternance. Mais il estime que sur le plan politique c’est le cadre qui régit les élections qui ne rassure pas les acteurs. « Ce sont les institutions y compris la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication… qui ne sont pas indépendantes et qui sont animées,pour la plus part, par des militants au pouvoir » a-t-il expliqué. Selon le secrétaire national du Cao-Bénin, Justin Semassoussi, les Organisations de la société civile béninoise condamnent fermement la disproportion des moyens utilisés par le gouvernement togolais qui plonge malheureusement le pays dans l’impasse. Par sa voix les Organisations de la société civile béninoise et les amis du Togo apportent leur soutien total quant aux revendications légitimes du peuple togolais pour des reformes institutionnelles et constitutionnelles.

Thérèse wohndéna GNITONA (coll)

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