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Politique

Colloque sur les réformes constitutionnelles en Afrique de l’Ouest : L’Abdc publie un rapport général

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Les grandes conclusions de l’atelier régional sur les « Les révisions  constitutionnelles en Afrique de l’ouest : tendances, défis et opportunités» tenu les 29 et 30 novembre 2016 ont été rendues publiques.  C’était au cours d’une rencontre organisée hier jeudi 18 mai 2017 par l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) dans les locaux de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Précisant le contexte dudit colloque, le Professeur Frédéric Joël Aïvo a montré que la société scientifique qu’il dirige avait décidé de réunir des  penseurs de  différentes traditions juridiques afin d’observer le vent des réformes constitutionnelles qui traverse l’Afrique de l’ouest. Pour lui, il était important de s’interroger sur  l’opportunité et les conséquences de ces réformes, de réfléchir sur les questions qui fâchent afin de contribuer à la consolidation de la démocratie dans les Etats. Ce vendredi, c’est le Dr Thierry Bidouzo qui a présenté aux participants le rapport général dudit colloque. Rédigé par le Professeur Victor Topanou, le document de 44 pages reprend les grandes idées développées les 29 et 30 novembre dernier à Cotonou. Le rapport a montré entre autres que « les révisions constitutionnelles, entendues comme la faculté juridiquement organisée de modifier les Constitutions, sont malheureusement devenues dévastatrices sur le continent africain». Trois types de révisions constitutionnelles sont observés selon le document. Il y a les révisions opportunistes, les révisions de crise et les révisions de confort. « Les révisions opportunistes, les plus décriées, sont celles qui sont menées en vue de pérenniser les pouvoirs en place… Les révisions de crise sont celles qui s’imposent, comme seules  solutions de sortie de crise… Les révisions de confort sont celles qui sont conçues par certains dirigeants dans l’unique but d’améliorer le fonctionnement  démocratique de leurs Etats… », peut-on lire dans le rapport. Les participants à l’atelier régional avaient soutenu que « les révisions opportunistes et de confort sont des révisions négatives, porteuses de risques majeurs de dérive tandis que les révisions positives s’imposent pour permettre de résoudre ou sortir d’une crise ». Ils ont aussi relevé la révision souvent élitiste des Constitutions et le besoin d’harmonisation des instances décisionnelles des normes juridiques sous régionales.    Par ailleurs, pour protéger les Constitutions et consolider la démocratie en Afrique, il avait été proposé au cours du colloque de sanctionner les dirigeants violateurs des lois et constituer des forces militaires pour les chasser du pouvoir. Le rapport a été distribué hier aux membres de plusieurs organisations de la société civile.

Il faut noter que l’atelier régional du novembre dernier avait été initié par l’Abdc et l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (Idea) avec le soutien de la Fondation Hanns Seidel et l’organisation internationale de la Francophonie (Oif).

A.S

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Election de Macron : La jeunesse n’est pas un sauf-conduit vers l’excellence

kwame-senou

L’élection du Président Emmanuel Macron à la tête de la République Française, a suscité une vague de vocations politiques sur les réseaux sociaux où beaucoup de jeunes, épaulés par leur ignorance, ont semblé dire qu’il était temps pour eux de diriger en Afrique. Beaucoup «d’hommes politiques» nés dans cette fièvre, conséquence spontanée d’un opportunisme bien de notre temps, se sont soustraits à l’analyse d’une victoire singulière en bien des points, sauf au point jeunesse.

Emmanuel Macron n’est pas jeune

Les chanteurs l’ont répété en mélodie. L’on est jeune de 7 à 77 ans, car, avant tout, c’est un état d’esprit. Le Président Macron, pour ce qui est de notoriété publique, était un élève brillant.Il a été formé à l’ENA et a bénéficié du parrainage de Jacques Attali que je considère comme le plus vif esprit francophone encore vivant. Jacques Attali n’a pas parrainé Macron à cause des liens familiaux mais clairement, à cause du talent qu’il a découvert en lui. Le Président Macron est aussi passé par la vénérable banque Rothschild qui alimente beaucoup de fantasmes, mais, qui comme toutes les banques d’affaires, choisit toujours parmi les meilleurs au monde. Plus encore, une fois à l’Elysée, Emmanuel Macron alors Secrétaire Adjoint, a obtenu une promotion pour devenir Ministre. Cette rapide description,nous renseigne sur le caractère exceptionnel du personnage avant même l’annonce de sa candidature.

Il faut se l’avouer, ce n’est pas un parcours de jeune, c’est un parcours de maturité, de clairvoyance dans les objectifs ultimes, et de concentration. La carrière d’Emmanuel Macron est un chemin de discipline et un pavé de choix tactiques cohérents faits sûrement à l’écoute d’aînés sous le charme intellectuel du trentenaire, décidemment leur égal.

Le faux débat de la jeunesse

Emmanuel Macron a-t-il été élu parce qu’il est jeune? La réponse est un NON catégorique.Il a été élu parce qu’il était préparé à bénéficier de forts soutiens politiques et financiers, et à rencontrer un timing favorable. Où est la jeunesse dans tout cela?nulle part.

La jeunesse africaine vit d’illusions. Elle se prépare à une révolution sans armes. Les armes d’une révolution sont financières, intellectuelles, et humaines. Combien d’initiatives de jeunes en groupe ont abouti?De quelle jeunesse disposons-nous? La grande majorité se complaît dans le fait que Bill Gates et Mark Zuckerberg aient abandonné l’école. Comme disait un comique, eux, ils ont abandonné Harvard, et toi? Dès qu’un jeune obtient un emploi dans une organisation, sa préoccupation est de démissionner vers l’auto-emploi libérateur de la pression du patron, des résultats, des indicateurs de performance. Cette jeunesse veut remplacer les dirigeants actuels dont elle se plaint sur Facebook mais, n’a pas encore eu la moindre idée pour faire développer son quartier ou même, pour payer régulièrement les employés/associés de sa Très Petite Entreprise.

Le débat de la jeunesse est un débat vain. L’âge, s’il ne doit pas nous limiter, ne nous donnera pas des ailes. Le débat que nous devons faire est celui du talent, celui de la compétence, celui de la performance. Le débat que nous devons faire est celui de l’expérience; celle qu’on acquiert dans l’humilité aux côtés des aînés et pas celle qu’on développe virtuellement en lançant des diatribes contreses contemporains condamnés par leurs ambitions à être dans la quête de la performance.

Les meilleurs d’entre nous, trop occupés

La question s’est toujours posée à moi de savoir pourquoi les meilleurs d’entre nous ne parlent pas ou ne sont simplement pas visibles. La vérité, c’est qu’ils ont peur de s’engager parce qu’ils ont des acquis à préserver. Ils préfèrent laisser ceux qui sont désespérés de mener une vie insipide, pousser le cri permanent de la dénonciation : leur seule alternative. Les meilleurs d’entre nous sont trop occupés par des postes de responsabilité réelle dans des entreprises locales, régionales ou internationales. Ils sont, dans l’administration, trop occupés à faire fonctionner ce qui peut l’être. Ils sont trop occupés à payer leurs collaborateurs et à fabriquer les consommateurs de demain, la classe moyenne dont nous avons besoin pour booster notre économie.Mais surtout, ils sont trop occupés à attendre les classements bidons publiés dans les magazines qui encouragent l’illusion, la rêverie, et la paresse,par la célébration des victoires à domicile. Oui, ils sont vraiment occupés et c’est parce qu’ils le sont, que nous avons pour porte-étendard, des plaisantins et des incultes, prompts à l’insulte et moins à la démonstration rationnelle.

Le travail est la solution

La jeunesse n’est certainement pas la solution. Le travail l’est. Nous sommes condamnés, pour peu que nos objectifs ne soient pas seulement égoïstes, à travailler sans relâche. Nous devons arrêter de célébrer des victoires d’étapes, nous mettre résolument au travail, abandonner le copier-coller des idées du net pour nous plonger dans nos réalités, et développer des solutions utiles et bancables afin de nous rendre ainsi incontournables.

Nous devons construire des groupes solidaires en travaillant en toute transparence à l’accomplissement de nos communautés. Nous devons nous encourager dans la voie de la discipline pour apprendre, affiner nos compétences, aiguiser notre appétence pour la conduite des affaires privées ou publiques. C’est un travail permanent sans relâche, sans reconnaissance, qu’il va falloir accomplir.Nous devons nous armer de valeurs morales élevées, d’humilité, de foi, et d’abnégation pour que, depuis nos positions (employé, entrepreneur, Agent permanent de l’Etat), nous soyons des phares d’espoir pour nos aînés dont les missions s’achèvent, pour nos enfants dont l’avenir paraît sombre, et pour l’humanité qui traversent des siècles de défis.

Kwamé Sènou, Consultant international en stratégie

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France : Le nouveau gouvernement divise la droite et déçoit la gauche

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La France a un nouveau gouvernement. Depuis hier, mercredi 17 mai après-midi, et avec un jour de retard sur le planing initialement annoncé, une équipe gouvernementale paritaire (autant d'hommes que de femmes) est censée mener la politique nationale et internationale française, du moins jusqu'aux élections législatives de juin. Des personnalités de droite, de gauche, des libéraux, des membres de la société civile... Le panel iconoclaste ne manque pas de susciter des remous dans la classe politique du pays.

Sans surprise, les macronistes de la première heure, comme Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, se sont réjouis d’un gouvernement « rassemblant des personnalités issues de toutes sensibilités. »

Du côté du monde de l’entreprise, la réaction ne s’est pas fait attendre, puisque Pierre Gattaz, le président du syndicat des patrons, le Médef, a posté une vidéo sur Twitter : « J’adresse toutes mes félicitations à la nouvelle équipe gouvernementale et au Premier ministre Edouard Philippe. Nous devons maintenant nous mettre au travail, et vite pour donner un signal clair et puissant à tous les Français et aux investisseurs mondiaux. » Appelant à des réformes repoussées selon lui depuis trop longtemps, le patron des patrons conclut : « Le Médef sera un partenaire constructif et exigeant. Nous travaillerons loyalement avec notre gouvernement (…) Vive les entreprises, vive l’Europe et vive la France. »

 « Les membres des Républicains nommés au gouvernement ne font plus partie de LR »

L’ancien ministre Les Républicains Xavier Bertrand, qui avait refusé de se rallier à Emmanuel Macron après son arrivée à l’Elysée, a lui aussi été l’un des premiers à réagir. Par tweet, il adresse ses « Félicitations Républicaines au nouveau gouvernement. Tous mes vœux de réussite, pour la France. » Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, dans le nord de la France, a aussi salué la nomination de son ami et maire de Tourcoing (Nord) Gérard Darmanin, à l’Action et aux comptes publics. D’autres membres du parti Les Républicains ont également salué l’annonce de ce nouveau gouvernement. L’ancien président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et maire de Nice, Christian Estrosi, qui avait appelé à accepter la main tendue à la droite par Emmanuel Macron s’est ainsi réjoui dans un tweet : « C’est une fierté pour Nice que la présidente de l’Université de Nice soit nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Félicitations à Frédérique Vidal »

Depuis sa mairie de Bordeaux, le candidat déçu à la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé a quant à lui refusé de commenter la nomination de ce nouveau gouvernement – un nouveau gouvernement où l’on compte un seul juppéiste : le Premier ministre Edouard Phillippe. Ainsi, ces nominations ne font pas l’unanimité chez Les Républicains, loin de là. Le sarkozyste chargé de mener la campagne de la droite aux législatives François Baroin, opposé à une alliance avec Emmanuel Macron, « regrette » que les membres de son parti Gérard Darmanin et Bruno Le Maire acceptent des postes ministériels.

En réaction à ces nominations, le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, est allé plus loin, et a annoncé que « les membres des Républicains nommés au gouvernement ne font plus partie de LR. » Il ajoute dans un communiqué : « Ils font le choix personnel de faire campagne avec le Premier ministre en faveur des candidats d'En Marche contre nos candidats LR-UDI ».
A gauche, des déçus et des doutes

Dans les rangs des déçus, on compte aussi Ségolène Royal. La ministre de l’Ecologie, qui était pressentie pour faire partie du nouveau gouvernement, a déclaré à BFM TV : « Je pense que je vais créer mon entreprise, passer des discours aux actes […] J’ai toujours pensé qu’il y avait une réconciliation possible entre la création d’emplois et la protection de l’environnement. » L’actuelle présidente de la COP21 (la conférence de Paris pour le climat de 2016) a conclu en annonçant que son entreprise officierait dans « le domaine de la croissance verte et de la finance verte ».

Le député socialiste de Marseille Patrick Menucci a quant à lui qualifié ce nouveau gouvernement d' « affiche électorale ». S'il reconnaît que des noms sont « intéressants », il reproche à Emmanuel Macron de vouloir « balayer tout l'arc républicain » en vue d'accumuler des soutiens pour les législatives de juin.

Sur l'aile gauche du PS, ce nouveau gouvernement a été vivement critiqué. Ainsi la députée des Hautes-Alpes Karine Berger, qui avait soutenu le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, a déploré la nomination à Bercy de Bruno Le Maire et celle de Gérard Darmanin : « la droite, toute la droite, rien que la droite ».

Alexis Corbières, le porte-parole du candidat d’extrême gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a lui aussi critiqué la nomination d’hommes de droite et de libéraux dans le gouvernement, sur le plateau de BFM TV : « Un Premier ministre de droite, un libéral à Bercy, un sarkozyste aux comptes publics » Et aux autres postes ministériels selon lui : « Des gens très conformes à la construction libérale de l’Europe. »

Le responsable de la France insoumise, arrivé quatrième au premier tour de l’élection présidentielle, a estimé que « ce sont des noms que l’on connaît » et qu’Emmanuel Macron « est plutôt en marche arrière », en référence au nom du mouvement du nouveau président de la République.

Questionnements autour de Nicolas Hulot

Alexis Corbières s’est toutefois interrogé sur la nomination de l’ancien présentateur télé et défenseur médiatisé de la cause écologiste, Nicolas Hulot, pour lequel il a déclaré avoir « énormément de respect » : « Soit il renoncera à ses convictions, soit il renoncera à son poste. »

Même son de cloche chez le porte-parole du parti Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou. Ce dernier s’interroge : « J’applaudis quand l’écolo progresse. La question reste de savoir si c'est une prise de guerre ou si ça marque une orientation du quinquennat. », a-t-il déclaré à BFM TV. Et de conclure qu’il sera difficile pour Nicolas Hulot de défendre ses convictions face à un président qui « n’a jamais parlé d’écologie » pendant la campagne présidentielle, ou face à un Premier ministre « anti-écologiste », car défenseur des énergies nucléaires et carbonifères.

Sur son compte Facebook, Nicolas Hulot a annoncé sa démission de la présidence de la fondation écologiste qui porte son nom, affirmant « Ceux qui me connaissent savent qu’être ministre n’est pas pour moi un objectif en soi. Je pèse toutes les implications de cette décision. Cependant, j’ai l’intention, sans en avoir la certitude que la donne politique ouvre une nouvelle opportunité d’action que je ne peux pas ignorer. »

Entre « recomposition » et « incompétence »

Profitant de ce « contexte de recomposition politique », des sénateurs radicaux appellent à une recomposition de leur famille politique, divisée depuis les années 1970. Réunis à l'initiative de Jacques Mézard, le président du groupe des radicaux au Sénat et nouveau ministre de l'Agriculture, ces sénateurs ont échangé sur la situation politique et « ont décidé de prendre toute leur part dans la réunification de la famille radicale déjà amorcée par le Parti radical de gauche et le Parti radical », expliquent-ils dans un communiqué.

Enfin, à l'extrême droite, ces nominations apparaissent comme une suite dans la continuité : « En recasant de nombreuses anciennes gloires de la vie politique, issues des vieilles droite et gauche, le gouvernement Macron confirme que le système UMPS est aux manettes », peut-on lire dans un communiqué du Front national. Pour le parti de Marine Le Pen, candidate déçue du second tour de l’élection présidentielle, des personnalités comme Bruno Le Maire, François Bayrou ou Jean-Yves Le Drian, ont « déjà largement fait preuve de leur incompétence » par le passé.

rfi.fr

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Gouvernement Macron : Qui sera le «ministre de l’Afrique»?

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Qui va suivre les dossiers africains dans le nouveau gouvernement ? Qui sera, en quelque sorte, le nouveau « ministre de l'Afrique » dans le gouvernement français ? A priori, c'est Jean-Yves Le Drian, qui passe de la Défense aux Affaires étrangères. Mais ce n'est pas si simple.

Est-ce à cause de l'opération Serval au Mali et de l'opération Sangaris en Centrafrique ? Quand il était ministre de la Défense, tout le monde à Paris surnommait Jean-Yves Le Drian le « ministre de l'Afrique ». Donc, si aujourd'hui le même Jean-Yves Le Drian s'installe au Quai d'Orsay en compagnie de son fidèle directeur de cabinet, le stratège Cédric Lewandowski, beaucoup pensent qu'il restera le « ministre de l'Afrique » et que, grâce à lui, le ministère des Affaires étrangères reprendra la main sur les dossiers africains.

Mais attention. Elle est désormais révolue l'époque où le ministre Le Drian consacrait un jour sur deux au continent africain et où il passait son temps auprès des chefs d'Etat sahéliens comme le Tchadien Idriss Déby, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Malien Ibrahim Boubacar Keita. Elle est révolue, l'époque où son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski, consultait tous les matins une immense carte du Sahel posée sur un chevalet dans son bureau de l'hôtel de Brienne.

A présent, Jean-Yves Le Drian va parcourir le vaste monde, de New York à Pékin, et devra s'occuper en priorité de l'Europe, de l'Ukraine et des multiples conflits du Moyen-Orient. Mécaniquement, c'est la nouvelle ministre de la Défense, Sylvie Goulard, qui va devenir la partenaire régulière des chefs d'Etat sahéliens qui accueillent le dispositif militaire français Barkhane. Et comme elle a la réputation d'être une femme de caractère, il est possible que Sylvie Goulard veuille garder pour le ministère de la Défense le fief « africain » que Jean-Yves Le Drian s'y était taillé.

Du « Le Drian l’Africain » au « Le Drian l’Européen »

De poids lourd il devient donc super poids lourd. Jean-Yves Le Drian l'Africain était à la Défense sous Hollande, sous Macron Jean-Yves Le Drian l'Européen est aux Affaires étrangères. Comme annoncé par le président élu, l'Europe devient une pierre angulaire, notamment pour la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la Défense. Du moins sur le papier, car l'Europe de la défense est un véritable serpent de mer. Macron souhaite embarquer, en Afrique notamment et en soutien aux opérations françaises extérieures, l'Allemagne de façon beaucoup plus appuyée ainsi que d'autres pays européens.

Mais l'axe Paris-Berlin est essentiel. Jean-Yves Le Drian entretient d'excellents rapports avec plusieurs chefs d'Etat comme Idriss Déby ou Ibrahim Boubacar Keita. Pas sûr qu'il passe aussi facilement que cela son carnet d'adresses au nouveau ministre des Armées, la députée européenne, l'énarque et avant tout économiste Sylvie Goulard.

Mais Le Drian a dans sa ligne de mire aujourd'hui Washington, Moscou, l'ONU, les dossiers syrien, ukrainien... Sylvie Goulard devra très vite remonter ses manches et se faire une place auprès des militaires français basés à Ndjamena, au Sahel... Aujourd'hui le G5 Sahel ne peut qu'être rassuré par cette continuité dans le changement.

rfi.fr

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Etats-Unis : Six mois après sa défaite, Hillary Clinton accuse le FBI

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Aux Etats-Unis, l'ex-candidate démocrate à l'élection présidentielle Hillary Clinton est sortie de son silence ce mardi 2 mai à propos de son échec de novembre dernier. Interrogée par une journaliste lors d'une conférence de l'ONG Women for Women International sur les femmes, elle s'est targuée d'avoir obtenu 3 millions de voix de plus que son adversaire, reconnaissant ses erreurs au cours de la campagne, accusant au passage le directeur du FBI d'avoir orchestré sa défaite. Le président Donald Trump a rapidement réagi sur les réseaux sociaux.

« Si l'élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente », a assuré Hillary Clinton ce mardi. L'ex-candidate démocrate a rappelé l'épisode de la vidéo datant de 2005, diffusée le 7 octobre, dans laquelle Donald Trump se vantait « d'attraper les femmes par la chatte ». Mais le jour même, des milliers de courriels de John Podesta, le président de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton, étaient publiés par le site Wikileaks.

« Quelle coïncidence », s'est exclamée Hillary Clinton, pour qui la fuite pourrait avoir été orchestrée par le FBI pour faire passer au second plan la polémique autour de Donald Trump. Une enquête révèlera que la messagerie avait été piratée par des hackers liés au renseignement russe.

Pour Hillary Clinton, tout a basculé lorsque Jim Comey, directeur du FBI à l'époque, a annoncé le 28 octobre au Congrès que de nouveaux messages privés de l'ex-secrétaire d'Etat américaine justifiaient une relance des investigations à son encontre.

« Ce n'était pas une campagne parfaite, mais j'étais sur le chemin de la victoire jusqu'à ce que la lettre de Jim Comey le 28 octobre et le Wiki Leaks russe créent le doute dans la tête des gens qui penchaient en ma faveur, et qui ont fini par prendre peur », a dénoncé Hillary Clinton, annonçant au passage qu'elle publierait à l'automne un livre avec ses confessions.

Réponse de Donald Trump sur twitter : « L'histoire Trump/Russie était une excuse utilisée par les démocrates pour justifier leur défaite électorale, peut-être que Trump a simplement fait une super campagne ? »

rfi.fr

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France : Les potentiels ministres passés au crible

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La présentation du premier gouvernement d'Edouard Philippe, placé sous le signe du « renouvellement politique » est donc finalement repoussée à ce mercredi 17 mai, pour passer au peigne fin le profil des futurs ministres avant de les nommer, a annoncé l'Elysée. Vérifier, mais aussi soupeser au trébuchet les équilibres du gouvernement.

Cinq premières nominations officielles, - cinq hommes, dont quatre énarques -, le reflet du cercle rapproché d’Emmanuel Macron, c'est la photo inverse du gouvernement promis : parité et un tiers de société civile. Des discussions sont d’ailleurs en cours avec Nicolas Hulot, l’écologiste préféré des Français qui a jusqu’ici toujours refusé les portefeuilles proposés.

Autre point clé : le nombre de ministères réservés à la droite. C’est une des conditions posées par les proches d’Alain Juppé et de Bruno Le Maire pour franchir le Rubicon. Plusieurs portefeuilles et pas n’importe lesquels, même si pour la Défense il se dit beaucoup que Jean-Yves Le Drian pourrait rester, et si à gauche le fidèle de la première heure le maire de Lyon Gérard Collomb pourrait aussi recevoir un portefeuille régalien.

Tous seront, c’est la nouvelle règle, évalués et potentiellement invités à partir s'ils ne donnent pas satisfaction. Tous sont déjà sous évaluation : situation fiscale, potentiels conflits d’intérêts.

Le nouvel exécutif veut prendre le temps de tout passer au peigne fin, pas question d’une nouvelle affaire Thévenoud, l’éphémère secrétaire d'Etat contraint à la démission en raison de retards de déclarations de revenus, sa désormais fameuse phobie administrative.

rfi.fr

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Côte d’Ivoire : Les mutins retournent en caserne après avoir obtenu satisfaction

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Les soldats mutins qui ont semé le trouble en Côte d'Ivoire pendant quatre jours ont accepté ce mardi 16 mai l'accord annoncé par le gouvernement. Ils ont aussi accepté de rentrer dans leurs casernes, permettant à la vie de reprendre son cours dans les deux principales villes du pays, Abidjan et Bouaké.

Le gouvernement et l’état-major ivoirien, comme depuis le début de cette crise qui a été particulièrement tendue dans le pays, communiquent a minima sur cet accord. Il est donc pour l’instant impossible d’obtenir des renseignements précis sur le contenu de l’accord. Ceci étant, différentes sources, militaires ou non, à Abidjan et Bouaké, annoncent que les mutins ont obtenu ce qu’ils réclament à cor et à cri depuis vendredi, soit le reliquat de 7 millions de francs CFA, presque 11 000 euros, pour environ 8 400 militaires.

Les spéculations ont un temps abordé un éventuel échelonnement de cette somme, avec une première partie en mai et le reste en juin, mais c’est finalement la totalité de la somme qui a déjà commencé à être versée sur les comptes des militaires, indique-t-on.

La population soulagée

Les mutins ont le triomphe modeste. Ceux que RFI a pu interroger portent un discours fait de discipline, de discrétion militaire et de pardon vis-à-vis des populations. A Abidjan, beaucoup regrettent d’avoir dû en arriver à ce genre de procédé pour se faire entendre.

« Nous avons trouvé un terrain d’entente, donc, avec l’ensemble des militaires, nous avons décidé de rentrer dans les casernes pour que la population puisse sortir, vaquer à ses occupations. Nous avons confiance en nos autorités. […] On ne vous dit pas qu’on nous a donné l’argent. Je viens de vous dire : nous avons confiance en nos autorités. […] Tout ce qui s’est passé, vraiment, nous regrettons tous aujourd’hui. Ce n’était pas nos souhaits. Mais souvent situation oblige. Je crois que le message est passé. On rentre dans les casernes et nous sommes aux ordres de la République », assure un mutin.

La population, elle, est soulagée. Après quatre jours de paralysie, la vie a très vite repris puisque les commerces ont tous rouvert, tout comme les corridors routiers. A présent, il va falloir faire passer les innombrables camions qui étaient bloqués de part et d’autre de la ville.

Une gestion de crise qui laisse perplexe

Les Bouakéens ont des sentiments mitigés par rapport à ces évènements : certains en veulent aux militaires de les avoir terrorisés, et parfois molestés ou rackettés. Pour d’autres, le gouvernement n’avait qu’à payer tout de suite plutôt que de tergiverser.

Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions à long terme de ces événements, mais cette énième crise militaire, après novembre 2014 et janvier 2017, montre bien que quelque chose ne tourne pas rond dans l’armée ivoirienne. La gestion de cette dernière crise laisse perplexe tous les observateurs nationaux et internationaux sur la capacité de l’Etat à faire respecter l’ordre dans les casernes.

Il faut espérer que les mesures prises, des primes jusqu’à l’aménagement de casernes ou l’achat de matelas, vont apaiser les troupes. Mais cela a un coût : ce seront des dispensaires, des écoles et des routes en moins pour le reste du pays.

rfi.fr

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Réformer l’Europe : Merkel et Macron se disent prêts à un changement de traité

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C’est en Allemagne, à Berlin, que le nouveau président de la République Emmanuel Macron a fait son premier déplacement officiel, lundi 15 mai. « Nous voulons créer une nouvelle dynamique » dans le couple franco-allemand, a souligné la chancelière allemande Angela Merkel après sa rencontre avec M. Macron. Cette dynamique sera symbolisée en juillet par un conseil des ministres franco-allemand. Le nouveau président français a, lui, prôné « plus de pragmatisme et de volontarisme » dans les relations entre les deux pays.

Emmanuel Macron et Angela Merkel sont convenus lundi de travailler immédiatement sur des projets communs de court terme et d’établir une feuille de route pour approfondir l’Union européenne et la zone euro, afin d’enrayer le populisme.

« Une vraie refondation de l’Europe »

Le président français a insisté sur la nécessité de répondre à la « colère » qui s’est exprimée dans le vote pour Marine Le Pen, la chancelière allemande jugeant que l’élection française montrait qu’il fallait renforcer l’Europe. « L’un et l’autre, nous sommes convaincus que nous avons besoin de résultats de court terme mais également de vraies transformations, d’une vraie refondation de l’Europe », a assuré M. Macron lors d’une conférence de presse commune.

« Du point de vue allemand, il est possible de changer les traités, si cela fait sens », a déclaré Mme Merkel, tandis que le chef de l’Etat français a souligné, à ses côtés, qu’il n’aurait « pas de tabou » à l’égard de cette idée. « Le sujet des changements de traité fut un tabou français, en l’espèce il n’y en aura pas avec moi », a-t-il lancé.

Ce dernier appelle de ses vœux à terme un tel changement de traité depuis longtemps, en particulier pour réformer le fonctionnement de la zone euro. Mais Berlin s’est montré jusqu’ici très réservé. Le rejet en France du projet de Constitution européenne en 2005 a laissé de mauvais souvenirs et la perspective de devoir faire valider un nouveau changement de traité par ratification dans tous les pays européens suscite des réticences.

Les propos de la chancelière, tout en restant prudents, constituent un geste et une marque d’ouverture à l’égard du nouveau président français. Emmanuel Macron a appelé à une « refondation historique » de l’Europe face à la montée des populismes et au risque « de délitement ».

Contre la mutualisation des dettes du passé

Dans le même temps, M. Macron s’est efforcé de rassurer son hôte allemande en promettant qu’il était opposé à l’idée d’une mutualisation des dettes du passé des pays de la zone euro. Un chiffon rouge en Allemagne. « Je ne suis pas un promoteur de la mutualisation des dettes du passé » dans la zone euro, a dit M. Macron, car « cela conduit à une politique de déresponsabilisation ». Il a, en revanche, appelé à ouvrir le débat concernant des projets d’investissement d’avenir :

« Ce dont la zone euro a besoin, c’est d’une politique volontariste en termes publics et privés et donc de réfléchir aux moyens d’injecter de l’argent neuf. »

« Il y a des convergences, peut-être y a-t-il ici ou là des conceptions différentes », a nuancé Mme Merkel sur ce point. La France et l’Allemagne ne sont pas « toujours a priori du même avis, mais c’est de la symbiose que peut naître quelque chose de bon », pour les deux pays comme pour l’Europe, a-t-elle poursuivi.

Sur les questions commerciales, M. Macron a répété vouloir « une Europe qui protège mieux » et avec « moins de naïveté » face aux pratiques de dumping.

lemonde.fr

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Nommé hier Premier Ministre : Edouard Philippe prépare « un gouvernement rassembleur de compétences »

Edouard-Philippe

Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour occuper la fonction de premier ministre. Edouard Philippe, 46 ans, maire (Les Républicains, LR) du Havre, a été nommé, lundi 15 mai, à Matignon par Emmanuel Macron (En marche !).

Invité le soir même au journal télévisé de TF1, le nouveau premier ministre a justifié sa présence à Matignon. « On se sent parfois de gauche, parfois de droite. La valeur cardinale de la vie en société c’est la liberté pas seulement économique, mais de pensée, la liberté d’expression. »

M. Philippe a expliqué être « en train de constituer un gouvernement, un gouvernement rassembleur de compétences », qu’il proposera à Emmanuel Macron. Le nouveau président de la République a compris « très tôt (...) qu’il fallait qu’il poursuive le mouvement audacieux et qu’il fallait qu’il s’inscrive non pas dans une logique d’ouverture mais dans une logique de recomposition de la vie politique », a-t-il avancé. Evasif quant à la composition de ce gouvernement, dont l’annonce est prévue demain, il ajoute : « La première question qu’on se pose : est-ce qu’on va être capable de donner à la France une majorité de progrès ? »

«Honoré de cette propositon»

Interrogé sur une éventuelle hésitation avant d’accepter le poste, Edouard Philippe a répondu : « Je ne sais pas si c’est un enfer mais je veux bien croire que la tâche est considérable. On est à la fois honoré de cette proposition et on y réfléchit bien ». Il a également défendu le projet de réformer le code du travail dès l’été par ordonnance, comme l’a proposé Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle :

« Nous avons un droit du travail très lourd en France, il ne protège pas beaucoup les salariés. Il y a un grand nombre de chômeurs, il faut donc faire quelque chose, on ne peut pas ne rien faire ».

Ce petit-fils de docker, diplômé de Sciences Po et énarque (promotion Marc-Bloch), a commencé à militer au Parti socialiste (PS), tendance Rocard, durant ses années d’études avant de se rapprocher de la droite. Il y a d’ailleurs côtoyé à cette époque, dans les rangs des jeunes rocardiens, un certain Alexis Kohler, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée.

En 2001, il rejoint l’équipe municipale du maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui lui passera le témoin en 2010. Mais c’est dans l’ombre d’Alain Juppé, qui l’a fait venir comme directeur général lorsqu’il prend la présidence de l’UMP à sa création, en 2002, qu’il va prospérer. De là date une fidélité à tous crins. Il était un des piliers de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux à la primaire de la droite.

Volonté d’élargissement et de rééquilibrage

La nomination d’Edouard Philippe au poste de premier ministre prolonge l’opération de renouvellement voulue et incarnée par Emmanuel Macron. Peu connu du grand public, il apparaît comme un visage nouveau.

Surtout, elle s’inscrit dans une stratégie qui vise à faire exploser la droite. Depuis son élection, M. Macron n’a cessé d’adresser des messages et de nouer directement le dialogue avec une partie de la droite, avec un traitement particulier pour les juppéistes.

Dans le sillage du nouveau premier ministre, le président de la République espère attirer des responsables LR de premier plan, dont certains pourraient intégrer le gouvernement. Dans la foulée, ce mouvement d’une partie de la droite pourrait s’élargir aux investitures pour les élections législatives, volontairement laissées ouvertes après une première liste de 428 candidats, qui devrait être complétée mercredi, le dépôt des candidatures étant clos vendredi à 18 heures.

Le choix d’Edouard Philippe marque la volonté d’élargissement et de rééquilibrage de la majorité présidentielle. C’est aux élections législatives des 11 et 18 juin que l’on pourra mesurer les premiers effets de cette opération, alors que les dirigeants de LR, pour leur part, s’accrochent toujours à l’espoir d’une revanche dans les urnes pour imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.

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France : Emmanuel Macron officiellement investi président

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Le 8e président de la Ve République a été investi lors d’une journée qui l’a vu remplacer François Hollande à l’Elysée, rendre visite à des militaires blessés et prononcer ses premiers discours.

Quelques gouttes de pluie, quelques éclaircies, beaucoup de figures imposées protocolaires et des messages très clairs envoyés aux Français, à son prédécesseur, aux armés… le nouveau président, Emmanuel Macron, a été investi comme le 8e président de la Ve République, et, à 39 ans, le plus jeune de l’histoire de la France.

L’arrivée de Macron et le départ de Hollande

Tout a commencé par la traditionnelle marche sur le tapis rouge déployé dans la cour d’honneur de l’Elysée. Emmanuel Macron, arrivé à bord d’une Renault Espace blindée, François Hollande, qui l’attendait sur le perron, ont rejoint dans la foulée le bureau présidentiel – le Salon d’or du premier étage – pour une discussion d’une bonne heure.

Emmanuel Macron, un « homme de notre temps », est investi

Après le départ de François Hollande, que M. Macron a applaudi en le raccompagnant à sa voiture, a commencé la cérémonie d’investiture à proprement parler. Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, a proclamé les résultats officiels, s’écartant de la tradition pour saluer un « homme de notre temps », citant Chateaubriand et évoquant la campagne « chamboule-tout ».

Après avoir reçu les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur, Emmanuel Macron a prononcé le son premier discours officiel devant les caméras de télévision et environ 300 invités :

« Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français. Le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues, la création et l’innovation seront au cœur de mon action. Nous avons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique, car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté. J’y œuvrerai. »
Des gestes et des messages pour les militaires

Premier président de la République à ne pas avoir effectué son service militaire, Emmanuel Macron a ensuite multiplié les gestes à l’égard des militaires, passant d’abord en revue les troupes dans les jardins de l’Elysée tandis que 21 coups de canon étaient tirés depuis l’esplanade des Invalides, sur l’autre rive de la Seine.

Puis, le nouveau président a remonté seul les Champs-Elysées à bord d’un « command car » militaire et est allé à pied jusqu’à la place de l’Etoile, escorté des motards et des cavaliers de la Garde républicaine, avant de raviver la flamme sur la tombe du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe. Le tout sous haute sécurité : près de 1 500 policiers et gendarmes ont été mobilisés.

Au retour, redescendant les Champs-Elysées à bord d’une DS7 Crossback, Emmanuel Macron a rendu hommage au policier Xavier Jugelé, tué le 20 avril, en faisant une halte sur les lieux de son assassinat.

Rencontre avec des soldats et passage à l’Hôtel de Ville de Paris

Pour son premier déplacement présidentiel, dans la foulée, il s’est déplacé à l’hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) pour rencontrer trois soldats blessés en opération au Mali et en Afghanistan. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat « a souhaité, comme premier déplacement, se rendre au chevet des soldats blessés au combat, pour défendre notre nation et la liberté dans le monde ».

Le marathon du nouveau chef de l’Etat, qui a annoncé qu’il résiderait à l’Elysée avec son épouse Brigitte, s’est poursuivi par une nouvelle cérémonie, tout aussi traditionnelle, à l’Hôtel de Ville de Paris en présence de la maire Anne Hidalgo et près de 800 invités.

Mme Hidalgo a d’abord salué l’élection d’Emmanuel Macron, « comme une victoire de la République ». Dans un discours qui avait parfois des allures de politique générale, et en particulier parisienne, la maire de Paris a insisté sur les défis à relever, le plus urgent et important selon elle étant « le changement climatique ».

Puis ce fut au tour du nouveau président de rendre hommage à Paris, « clé de voûte de notre nation », « ville-monde » et « sismographe de tous les événements tragiques qui secouent la planète ».

« En venant devant vous, je ne me conforme pas seulement à un rite républicain, je viens au cœur de notre pays, au cœur meurtri, au cœur battant, qui le 7 mai a porté un message de liberté et de fierté. »

Il a ajouté qu’il « accompagnerait pleinement » la capitale « dans l’ambition des JO et des Jeux paralympiques de 2024 », alors qu’une délégation du Comité internationale olympique est actuellement en visite sur le sol français.

En marge des festivités, ont été annoncés les premiers noms de l’équipe d’Emmanuel Macron. La nomination du premier ministre devrait intervenir « plutôt lundi », comme celle du gouvernement, selon l’entourage d’Emmanuel Macron. Quant au nouveau président, il s’envolera pour son premier déplacement officiel vers l’Allemagne, où il s’entretiendra, à partir de 17h30, avec Angela Merkel.

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