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Politique

Burkina Faso : Aucun ADN identifié sur le corps de Thomas Sankara

Thomas-Sankara

Au Burkina Faso, les résultats de la contre-expertise sur les restes des corps de Thomas Sankara et ses compagnons n'ont pas permis d'identifier leur ADN.

« On n'a pas pu identifier l'ADN », a confié à RFI maître Bénéwendé Sankara, l'un des avocats de la famille Sankara. Le résultat est le même pour les 12 autres corps sur lesquelles la contre-expertise a été effectuée. Cette contre-expertise demandée par les familles des victimes du coup d'Etat d'octobre 1987, vient confirmer les premiers résultats livrés par un laboratoire marseillais. Rien ne permet donc d'affirmer que le corps qui était dans la supposée tombe au cimetière de Dagnoen est bien celui du père de la révolution burkinabè. Maître Bénéwendé Sankara précise qu'après l'expertise balistique et l'autopsie, l'ADN reste la seule expertise « non concluante ». Quant à la suite de la procédure, le dossier reste entier au niveau de la justice pour établir les responsabilités dans l'assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons. « Nous allons rendre compte aux familles et elles vont aviser », souligne maître Bénéwendé Sankara. La prochaine étape, c'est la réinhumation des restes, selon le juge d'instruction cité par l'avocat de la famille Sankara. Le mystère reste donc entier dans l'identification du corps de Thomas Sankara.

rfi.fr

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France : Sylvie Goulard quitte le gouvernement

Sylvie-Goulard

La ministre française des Armées, Sylvie Goulard, a annoncé, hier mardi 20 juin, sa décision de ne plus faire partie du gouvernement. Elle affirme vouloir «démontrer librement» sa «bonne foi» dans l'enquête sur les assistants parlementaires qui vise son parti, le MoDem. Elle était attendue au salon aéronautique du Bourget ce mardi.

Présente lundi dans les allées du salon aéronautique aux côtés du président Emmanuel Macron, Sylvie Goulard était à nouveau attendue ce mardi au stand du ministère de la Défense ainsi qu’au pavillon du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Les généraux et les colonels de l’armée de l’air avaient mis leur plus belle chemisette blanche pour l’accueillir, mais Sylvie Goulard n’est pas venue et les journalistes ont reçu un communiqué sur leur téléphone portable expliquant qu’elle avait décidé de démissionner du gouvernement.

Elle est rattrapée par l'enquête préliminaire concernant les conditions d’emplois des assistants au Parlement européen du MoDem dont elle est issue. « Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi (..)  L’honneur de nos armées ne saurait être mêlés à des polémiques », a-t-elle déclaré.

Emmanuel Macron « respecte son choix »

Sylvie Goulard devait porter au salon du Bourget un message sur la défense européenne et sur la consolidation des industries du secteur à l’échelle du continent. La nouvelle a donc totalement surpris les exposants français et étrangers venus au salon.

Emmanuel Macron a « accepté » sa démission et « respecte son choix », a déclaré l'Elysée. Même son de cloche pour le garde des Sceaux, François Bayrou, qui respecte la décision « personnelle » de Sylvie Goulard, en l'assurant de sa « solidarité ».

Bayrou et de Sarnez sous pression

La décision de l'eurodéputée met en tout cas la pression sur les deux autres ministres MoDem du gouvernement. Marielle de Sarnez, chargée des Affaires européennes a laissé entendre dans Le Parisien qu'elle pourrait elle aussi partir: « Tout est ouvert pour moi, ma mission au gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée ». La pression est surtout maximale pour François Bayrou. Le ministre de la Justice s'est déjà fait recadrer la semaine dernière pour avoir fait pression sur les médias qui enquêtent sur cette affaire. Il est censé porter ce qu'Emmanuel Macron considère comme un texte fondateur: la loi de moralisation de la vie publique.

Plusieurs noms circulent déjà pour remplacer Sylvie Goulard. D’abord, Jean-Pierre Raffarin, le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Sénat. Mais aussi GwendalRouillard, tout juste élu député à Lorient et qui vient de rejoindre La République en marche. Il est membre de la commission de Défense de l’Assemblée et c’est un proche de Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Les réactions à l'Assemblée

A l'Assemblée ce mardi matin, il y avait beaucoup de journalistes pour accueillir l'arrivée des députés élus, notamment des novices de La République en marche. Mais cette rentrée parlementaire a été parasitée par la démission de Sylvie Goulard.

Les députés de droite étaient peu nombreux et pourtant ils avaient beaucoup à dire. « Monsieur Bayrou doit démissionner » Le Républicain Eric Ciotti dénonce un « mélange des genres ». « Madame Goulard manifestement est impliquée dans une affaire qui concerne le Modem, présidé par monsieur Bayrou, lequel monsieur Bayrou est garde des Sceaux et a connaissance des éléments de l’enquête qui pourrait le viser. Donc on est dans un conflit d’intérêts, dans une confusion des genres qui est insupportable. »

Les réactions sont beaucoup, beaucoup plus mesurées chez les nouveaux élus de La République en marche comme Gabriel Attal, député de 28 ans : « Je vous avoue vraiment que je n’ai aucune info parce que ça a était annoncé quand je venais de rentrer, et je ne sais pas… »

Entre réponse gênée et langue de bois, l'élu En marche! Guillaume Vuilletet fait tout de même passer un message : le renouveau va encore prendre du temps. « Ça ne peut pas être simplement le coup d’éponge sur le tableau noir. Il y aura en effet des choses qui témoignent, avec des partis politiques qui existaient avant, et dont il va falloir changer les habitudes. Donc qu’il y ait un feu de traîne, oui, c’est sans doute le cas. Oui, nous allons écrire une nouvelle page, avec de nouvelles règles. »

Si certains émettent des réserves sur l'avenir des ministres Modem, tous saluent l'arrivée programmée de Richard Ferrand à la tête du groupe parlementaire, pourtant, lui aussi, est sous la pression d'une enquête de la justice pour favoritisme.

rfi.fr

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France : De nouvelles révélations compliquent la situation de François Bayrou

francois-bayrou

En France, alors que le garde des Sceaux, François Bayrou, a présenté ce mercredi matin en Conseil des ministres son projet de loi sur la moralisation de la vie publique, Le Canard enchaîné publie de nouvelles révélations sur les soupçons d'emploi fictifs des assistants parlementaires européens de son parti, le Modem. Rien d'illégal, rien d'immoral, assure le ministre de la Justice. François Bayrou se retrouve néanmoins dans une situation délicate. Vendredi dernier, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour déterminer si le Modem a salarié des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens.

Les langues se délient au Modem et il apparaît que le parti centriste de François Bayrou était géré avec une certaine désinvolture et où l'argent versé par le Parlement européen était mélangé au pot commun destiné au financement du parti, écrit LeCanard enchaîné.

Le 7 juin dernier, Matthieu Lamarre, un ex-salarié du Modem, adresse un courrier au parquet de Paris pour dénoncer la situation. Il montre que son salaire était largement pris en charge par le Parlement européen entre décembre 2010 et novembre 2011, alors que sa mission, dit-il, était de gérer le site internet du parti.

Sa démarche a suscité une vive réaction de François Bayrou, qui a dénoncé une cabale politique, puisque Matthieu Lamarre occupe désormais la fonction de conseiller pour la presse auprès de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.

Néanmoins, le cas de Karine Aouadj, l'ex-secrétaire particulière de François Bayrou, risque aussi d'attirer l'attention des enquêteurs. En 2010, les deux tiers de son salaire ont été réglés avec l'argent de Bruxelles, toujours selon Le Canard enchaîné.

Le ministre de la Justice se retrouve donc aujourd'hui en délicatesse avec le parquet dont il est le chef. Une situation particulièrement malsaine, surtout lorsqu'on est chargé d'oeuvrer pour la moralisation de la vie publique.

La moralisation de la vie publique, c'est la toute première réforme de l’exécutif. Une réforme symbole de ce renouveau qu'il veut incarner. Or, son texte est déjà critiqué par le Conseil d'Etat.

« Situation pacifiée » pour Castaner

Sur le plan politique, avec cette enquête, le cas Bayrou se transforme chaque jour davantage en boulet. Pour la première fois depuis l'ouverture de l’enquête, le porte-parole du gouvernement a évoqué la règle : un ministre mis en examen doit démissionner.

Mais Bayrou n'aime pas se faire recadrer. Le Garde des Sceaux revendique sa liberté de parole. En déplacement hier, puis en interview radio ce matin, et enfin dans le journal Le Monde daté de demain, il a déclaré : « Je ne suis pas devenu muet en entrant Place Vendôme [...] Je n’ai pas l’intention de me mettre un bâillon. »

La situation semble pour le moins volatile. Dernière position du gouvernement, via son porte-parole, Christophe Castaner : « La situation est totalement pacifiée », entre François Bayrou et Edouard Philippe.

rfi.fr

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Maroc : Emmanuel Macron fait connaissance avec le roi Mohammed VI

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Emmanuel Macron se rend au Maroc ce mercredi 14 juin. Une visite très rapide destinée à lui permettre de faire connaissance avec le roi Mohammed VI. C'est une visite pour permettre à Emmanuel Macron et Mohammed VI de faire connaissance. Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés. C'est peut-être ce qui explique que ce déplacement soit présenté d'abord et avant tout comme étant d'ordre personnel. Le président français ne sera pas accompagné d'une délégation ministérielle ou de chefs d'entreprise. Mais simplement de son épouse Brigitte. Car le point d'orgue de la rencontre doit avoir lieu, le soir, lors du diner de rupture du jeûne que le couple Macron partagera avec Mohammed VI et sa famille dans la résidence personnelle du roi. L'objectif est, selon l'Elysée, de poser les bases d'une relation de confiance entre le président français et le souverain marocain qui avant de dîner, se verront en tête à tête puis en présence de leurs conseillers. Au menu de ces discussions : coopération économique, climat et surtout sécurité. Emmanuel Macron n'avait pas pu se rendre au Maroc durant la campagne pour la présidentielle, alors qu'il était allé en Algérie et en Tunisie. C'est pour remédier à cette situation qu'il a réservé à Rabat l'un de ses premiers déplacements à l'étranger.

rfi.fr

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Côte d’Ivoire : Ouattara parle émigration devant le Parlement européen

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Après sa rencontre avec Emmanuel Macron dimanche 11 juin et sa visite à Berlin, Alassane Ouattara était à Strasbourg ce mercredi 14 juin. Le président ivoirien a été invité à s'adresser aux députés européens dans l'hémicycle strasbourgeois. L'occasion pour lui de revenir sur un sujet qui préoccupe aussi bien les dirigeants africains qu’européens—: l'émigration massive des Africains.

Un défi majeur qui aura un impact sur les relations entre l'Europe et l'Afrique, voilà comment Alassane Ouattara qualifie l'émigration des jeunes Africains vers le vieux continent : « Cette jeunesse africaine qui est tentée par l’aventure européenne est souvent victime de réseaux mafieux et d’organisations terroristes qui se nourrissent de leur vulnérabilité et de leurs frustrations. Nous devons donc agir envers ces jeunes en les éduquant, en les informant et en leur faisant prendre conscience qu’ils sont mieux en Afrique qu’ailleurs. » Pour Alassane Ouattara, plus de solidarité et de concertation entre l'Europe et l'Afrique sont nécessaires pour éviter la répétition des drames en Méditerranée. Un sentiment partagé par le président du Parlement européen Antonio Tajani. « L’Europe doit s’engager beaucoup plus chez vous si nous voulons résoudre nos problèmes et vous aider pour travailler ensemble pour essayer de réduire le chômage et donner l’espoir à tous les jeunes africains, a-t-il déclaré. Nous avons le devoir d’empêcher que le rêve de jeunes africains de vivre chez eux va être détruit à cause de différents problèmes.»

Devant les députés européens, Alassane Ouattara a aussi souligné qu'Angela Merkel avait récemment appelé les pays développés à investir massivement en Afrique pour créer des emplois.

rfi.fr

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Législatives 2017 : La proportionnelle donnerait un résultat très différent

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Le score obtenu dimanche par La République en marche est très loin de représenter une large adhésion de pans entiers de l'opinion. Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, plus de la moitié des électeurs n'ont pas participé au scrutin législatif. L'avance conséquente des «—marcheurs—» repose sur à peine plus de 15% des inscrits. A cela il faut ajouter l’effet mécanique du scrutin majoritaire à deux tours.

La photo a circulé sur les réseaux sociaux dimanche très vite après les tous premiers résultats. Cette photo, c’est celle d’une Assemblée nationale qui serait élue avec les voix du dimanche 11 juin, mais avec un autre mode de scrutin : celui de la proportionnelle, avec prime majoritaire, assez proche du scrutin pour les municipales.

Le contraste est écrasant : l’exécutif aurait la majorité certes, mais tout juste à 197 sièges et encore La République en marche devrait s’appuyer sur les élus MoDem. Le Front national passerait d’une poignée de députés à 80. Les Républicains et alliés à 132, le Parti socialiste et alliés à 84.

La mise en place d’une dose de proportionnelle est aussi une promesse de campagne du président. C’est même une des conditions que François Bayrou avait posé à son soutien à Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron avant son élection l’avait assuré : ce sera voté d’ici à la fin de l’année, en même temps qu'une autre réforme, la baisse d'un tiers du nombre de parlementaires.

rfi.fr

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Législatives française : La droite et (surtout) la gauche se noient sous la déferlante macroniste

Jean-Christophe-Cambadelis

Jean-Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Henri Guaino : on compte par dizaines les noms des ténors du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR) qui n’ont même pas passé le premier tour des législatives. Tour d’horizon de ces personnalités reléguées au second plan de la vie politique française, alors qu’ils en étaient les principaux artisans depuis des années.

Le minimum de 400 sièges annoncés pour La République en Marche (LREM), le parti du président de la République Emmanuel Macron, signifie une chose : l’hémicycle a été vidé de bon nombre de ses habitués, en tête desquels les grands noms du PS et de LR. Si Les Républicains, alliés au centriste de l’UDI s’en sortent mieux que le PS (21,56% des votes exprimés contre 9,51%), les deux partis sont en passe de réaliser leur plus faible score depuis leur création.
 
La droite prend l’eau

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate centriste aux primaires de la droite et du centre fin 2016, est en ballottage défavorable face à un candidat LREM dans la 2e circonscription de Paris. Battue de 20 points, avec 18,13% des suffrages exprimés, NKM n’est pas la seule personnalité politique à avoir tenté sa chance dans la course à l’Elysée et à n’être pas assurée de faire partie de la nouvelle l’Assemblée.
L’ancienne ministre de l’Ecologie peut toutefois se satisfaire d’avoir écrasé Henri Guaino : la plume très droitière de Nicolas Sarkozy est balayée dans la même circonscription, avec moins de 5% des votes exprimés. Dimanche, Henri Guaino a annoncé son retrait de la vie politique, non sans ressentiment vis-à-vis de son électorat qu’il qualifie de « bobo » ou encore de « pétainiste ».

Autre personnalité de la droite mise en difficulté dans ces législatives : Eric Woerth. L’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy arrive deuxième avec près de 7 points de retard sur la candidate LREM dans la 4e circonscription du Val d’Oise (nord-est de Paris). Ballottage défavorable pour Les Républicains aussi du côté de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine (ouest de Paris) : le directeur de campagne d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite et du centre, Gilles Boyer, arrive deuxième, et n’atteint même pas la moitié du score de son principal opposant, candidat pour LREM.

Les troupes des Républicains et des centristes de l’UDI, qui représentaient 226 députés dans l’Assemblée actuelle, pourraient être deux fois nombreux dans le palais Bourbon version 2017. Pour l’heure cependant, il reste encore de nombreux candidats LR-UDI dans la course, et leur groupe parlementaire pourrait constituer le « premier parti d’opposition » à LREM, comme s’en réjouit avec retenue l’ancienne porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, Florence Portelli, auprès du journal Le Monde.

La gauche coule

Aucun parti n’est épargné, mais les premières victimes de la vague macroniste sont les socialistes, qui pourraient voir les effectifs de leur groupe parlementaire divisés par dix, passant de 284 sièges à moins d’une trentaine.

Les grands noms du parti de la rue de Solférino en ont pris pour leur grade. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, candidat dans la 16e circonscription de Paris n’est ainsi même pas qualifié pour le second tour. Idem pour le candidat investi par la primaire socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, dont les 22,6% ne lui permettent pas de participer au prochain round.

Dans certains départements, la déroute est complète. Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, où le PS possédait huit des douze sièges de députés, les socialistes sont tous éliminés au premier tour, notamment au profit des candidats de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (extrême gauche) et de LREM.

Le naufrage est total également pour les anciens ministres de François Hollande. Si Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale) peut s’estimer heureuse d’être en ballottage défavorable (deuxième derrière le candidat LREM avec 16,54% des voix dans sa circonscription de Villeurbanne, près de Lyon, dans le sud-est), beaucoup de ses anciens collègues ont pour leur part sombré :

•    Mathias Fekel, ex-Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur puis ministre de l’Intérieur pendant la fin du quinquennat Hollande (troisième dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, sud-ouest)
•    Aurélie Filippetti, ex-ministre de la Culture devenue frondeuse (troisième dans la 1recirconscription de Moselle, nord-est)
•    François Lamy, ex-ministre délégué à la Ville (troisième dans la 1re circonscription du Nord) – qui a d’ailleurs fait preuve de son amertume sur Twitter, reprochant au gouvernement Hollande, dont il était membre, sa politique au cours du quinquennat
•    Christian Eckert, ex-secrétaire d’Etat au Budget (quatrième dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle, nord-est)
•    Pascale Boistard, ex-secrétaire d’Etat aux Personnes âgées (cinquième dans la 1recirconscription de la Somme, nord)
•    Kader Arif, ex-ministre des Anciens Combattants (cinquième dans la 10ecirconscription de Haute-Garonne, sud-ouest)

Outre La République en Marche, c’est souvent la France insoumise qui a damé le pion aux socialistes. C’est notamment le cas à Marseille, où le député sortant Patrick Mennucci a été éliminé dès le premier tour, battu notamment par le leader de LFI lui-même, Jean-Luc Mélenchon.

Et sur les ruines du quinquennat Hollande, les écologistes n’ont pas non plus trouvé de quoi reconstruire. Pour preuve, les anciennes ministres du Logement écologistes Cécile Duflot (mai 2012-mars 2014) et Emmanuelle Cosse (février 2016-mai 2017) ont aussi été éliminées dès le premier tout, respectivement dans la 6e circonscription de Paris et dans la 3ecirconscription de Seine-Saint-Denis.

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Procès de Compaoré et de ses ministres : La décision du Conseil constitutionnel

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Au Burkina Faso, dans le procès des anciens membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, le Conseil constitutionnel vient de rendre sa décision sur les exceptions soulevées par les avocats de la défense. A l'ouverture du procès des anciens ministres poursuivis dans leur implication présumée dans la répression des manifestants durant l'insurrection populaire d'octobre 2014, les avocats avaient dénoncé le caractère inconstitutionnel de certaines dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute cour de justice. Sur quatre exceptions relevées, une seule a reçu un avis favorable des membres du Conseil constitutionnel.

Selon l'un des avocats de la défense, le Conseil constitutionnel a balayé presque toutes les exceptions pour ne retenir que celles n'ayant pas fait l'objet d'un précédent contrôle de constitutionnalité.

Le Conseil a déclaré inconstitutionnelles deux dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de justice, devant laquelle comparaissent les membres du dernier gouvernement de l'ex-président Blaise Compaoré.

Ces articles empêchaient toute personne de faire appel des décisions de la Haute Cour de justice devant une autre juridiction supérieure en cas de non-satisfaction.

Pour éviter que les avocats ne soulèvent la nullité de l'instruction dans cette affaire à la reprise du procès, le Conseil constitutionnel a pris soin de préciser que cette inconstitutionnalité ne s'applique pas aux décisions déjà rendues.

Les avocats des membres de l'ancien gouvernement de Blaise Compaoré avaient également introduit une requête d'inconstitutionnalité de la loi portant composition et organisation de la Haute Cour de justice. Le Conseil a rejeté cette requête. Selon les juges du Conseil, la déclaration d'inconstitutionnalité d'une disposition législative « n'entraîne pas nécessairement l’inconstitutionnalité de toute la loi ».

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Côte d'Ivoire : L'affaire Soro

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Entre politique et médias, la semaine dernière en Côte d'Ivoire s'est achevée comme elle avait débuté : par l'évocation sur nos antennes de la crise au sein même du pouvoir entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro lors la diffusion de «—La Une de Jeune Afrique—».

Rendez-vous, désormais incontournable pour nos auditeurs comme pour les lecteurs de ce magazine panafricain, La Une de Jeune Afrique, dimanche 4 juin, s'interrogeait sur une « énigme ivoirienne » que serait, selon lui, le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro. Sur sa Une, Jeune Afrique se demandait alors si la découverte d'une cache d'armes à Bouaké, chez son directeur du protocole, Souleymane Kamagaté alias «  Soul to Soul », n'était pas « l'affaire de trop ».

Le lendemain de cette diffusion sur RFI, les lecteurs de Jeune Afrique, sous la plume de Marwane Ben Yamed, découvraient dans ce magazine un éditorial intitulé « Docteur Guillaume et Mister Soro » dans lequel le directeur de la publication de l'hebdomadaire évoquait, en plaisantant, une éventuelle « reconversion professionnelle » du président de l'Assemblée nationale ivoirienne en « armurier », n'hésitant pas à le comparer au «  célèbre Viktor Bout », ce trafiquant d'armes, surnommé « marchand de mort » par certains médias, et qui purge actuellement une peine de 25 ans de prison dans un pénitencier aux États-Unis. « L'affaire Soro » était lancée.

La folle semaine

Dimanche 11 juin, La Une de Jeune Afrique est revenue sur ce que ce journal appelle désormais « l'affaire Soro ». Confronté aux vives réactions de l'entourage du président de l'Assemblée nationale après la publication de cet éditorial au vitriol, et notamment celle du député Sidiki Konaté, proche parmi les proches de Guillaume Soro, qui jugeait «  impérieux » le dépôt d'une « plainte contre Marwane » devant les « tribunaux français », le directeur de la publication de Jeune Afrique, sur nos antennes, persistait et signait.

« Que faisaient ces armes chez ce directeur du protocole ? Pourquoi elles étaient entreposées là depuis 2011 ? À quoi devaient-elles servir ? Pourquoi n’étaient-elles pas restituées à l’armée ? », s'interrogeait ce dimanche 11 juin, le patron de la publication sur RFI, évoquant, pour faire bon poids, le « halo de suspicions autour du président de l’Assemblée nationale », lesquelles, disait-il alors, remontent à sa période « à la tête de la rébellion ».

Sans précédent depuis 2011, cette passe d'armes s'inscrit dans un contexte de plus en plus tendu depuis la première mutinerie, en janvier, au sein de l'armée ivoirienne, jusqu'à celle du mois de mai, en passant par la découverte de la cache d’armes chez « Soul to Soul » à Bouaké. Par médias interposés, tout particulièrement sur les réseaux sociaux, les entourages de Soro, Ouattara et Bédié ont commencé à s'entre-déchirer comme jamais depuis la chute de Laurent Gbagbo.

Jusqu'où la crise ?

C'est justement dans ce contexte politique tendu que, mercredi dernier, le site français d'informations en ligne Mediapart publiait le premier entretien de l'ex-président ivoirien avec un média depuis son placement sous les verrous. « Je ne suis pas en prison, je suis otage », a dit Laurent Gbagbo à ce site d’information qui, dans la foulée, mettait en ligne une série d'articles intitulée « Côte d'Ivoire, la contre-enquête ».

Mediapart relayait ainsi un tweet de Franklin Nyamsi dans lequel cette « plume » de Guillaume Soro lançait un appel du pied à peine voilé aux pro-Gbagbo, énonçant sa conviction « depuis longtemps » que, sans Guillaume Soro, Laurent Gbagbo « n'aurait fait qu'une bouchée du PDCI-RDA et du RDR ». Ou encore celui d'un « mystérieux adjudant Zinzin », présenté par Mediapart comme « visiblement proche de Guillaume Soro », et selon lequel Alassane Ouattara « s’attaque à ses parents du nord ». « On a menti sur Laurent Gbagbo pour rien. Ne noyons pas le poisson. La vérité doit être sue. Laurent Gbagbo n’a pas tiré sur des civils. ADO l’a fait ».

Laissant ainsi ses chevau-légers agiter la toile, Guillaume Soro, lui-même, se garde bien d'attaquer frontalement le chef de l'État ou le PDCI de l'ancien président Bédié. Mais à trois ans de la date programmée de l'élection présidentielle, les Ivoiriens s'interrogent sur ces armes qui circulent et qui, d'une semaine l'autre, n'inspirent à l'évidence rien de bon à la direction de Jeune Afrique.

rfi.fr

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40ème session ordinaire du Cip-Uemoa : Les parlementaires ouest-africains échangent à Cotonou

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Depuis lundi 05 juin et ce, jusqu’au 10 Juin 2017 à Cotonou, Le bureau du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Cip-Uemoa)  tient sa deuxième réunion pour examiner certains points relatifs à la vie de l’organe et à la mise en œuvre des orientations formulées par les hautes instances de l’Uemoa.

A l’ouverture des travaux, le Président par intérim de Cip-Uemoa, le député Jérémie N’gouan a fait savoir que cette rencontre  se tient à une période où l’institution qu’est l’Uemoa a engagé un processus de rationalisation de ses organes dans un contexte de raréfaction des ressources et de recherche de performance. Il a ensuite rappelé l’une des recommandations de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, pour la prise des mesures de réduction des dépenses à 20% du budget initial de l’exercice 2016. Au nombre des points à examiner au cours de cette réunion, l’honorable N’gouan a énuméré l’avant-projet d’ordre du jour de la 40ème session ordinaire essentiellement budgétaire, le point de l’exécution des budgets 2016 et 2017 au 31 mai 2017, l’avant-projet de budget du Comité Interparlementaire Uemoa du Cadre budgétaire à Moyen Terme (Cbmt) 2018-2020 et les thèmes des sessions et réunions d’inter-sous-comité de l’année 2017. Au cours de cette réunion, les 15 membres du bureau du Cip-Uemoa passeront également en revue les informations relatives à la situation sociopolitique dans les Etats membres de l’Uemoa. Il faut noter que les participants se réjouissent de l’accueil par le Parlement béninois à travers les députés béninois Janvier Yahouédéou, Vice-Président du Cip-Uemoa et Pascal Essou et de la sollicitude constante des autorités béninoises à leur endroit.

Kola PAQUI

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