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Politique

Rencontre Trump- Jong-Un à Singapour : Comment Pyonyang a obtenu trois libertés

Donald-Trump-et-Kim-Jong-Un

Hier Mardi 12 juin 2018, la rencontre tant attendue entre le Président  Donald Trump des Etats-Unis (USA)  et le Président de la Corée du Nord, Kim Jong-Un  a eu finalement lieu à Singapour. En Asie, le jeu de Go est un jeu de stratégie militaire très pratiqué par les asiatiques. A Singapour, Kim Jong-Un, comme une pierre noire sur le goban, la grille de jeu, est parvenu à obtenir trois intersections libres adjacentes. Il s’agit de trois libertés allant de la reconnaissance internationale (1), à la préparation d’un envol économique (2) et au leadership de la réunification des Corées suivant le modèle allemand (3)

1.    Une reconnaissance internationale

On est bien tenté de se demander à qui profite la rencontre de Singapour entre Trump et Jong-Un. Derrière l’image de bonne entente et des poignées de main sous les flashs des photographes, il y a une reconnaissance internationale qui est faite. Le dictateur communiste Kim Jong-Un a remporté un succès diplomatique qui se traduit par la respectabilité que désormais son pays projette dans le monde. Après les atermoiements du Président des Etats-Unis, la rencontre a fini par voir le jour. Les tweets ravageurs de Donald Trump  n’ont pas empêché le régime Nord-Coréen d’atteindre l’objectif spécifique : Etre au rang des Nations fréquentables et participer à l’administration du monde. La géopolitique de la région se modifie lentement et sûrement. On entendra beaucoup parler de la Corée du Nord qui avec son arsenal militaire nucléaire impressionnant devient un problème. La reconnaissance internationale se poursuit avec une  visite prochaine à la Maison Blanche. De même Kim Jong-Un recevra Donal Trump à Pyongyang. Cela s’appelle « se respecter ».  Pyongyang sur cette matière a eu son intersection de liberté. Laquelle est consubstantielle à la signature du document de dénucléarisation du pays du matin calme.  Cet engagement cache bien, une autre priorité  de Pyongyang, passé à  l’accélération du développement économique

2.    Préparation d’un envol  économique

Sur la question de l’arme nucléaire, c’est un acquis pour Pyongyang. Si les promesses diplomatiques n’engageant que ceux qui y croient, Pyongyang va prouver sa bonne foi en procédant au démantèlement des sites « inutiles ». Cela va prendre du temps. Le temps de la reconversion des scientifiques, le temps de les empêcher d’aller ailleurs, le temps de réfléchir sur la sécurité du peuple nord-coréen.

En réalité, la Corée du Nord souffre des sanctions internationales  qui empêchent l’économie de prendre un vrai envol. La question du nucléaire fait partie de la souveraineté. Ce qui  reste à la Corée du Nord, c’est  faire de l’Economie.  Le parti des travailleurs qui dirige le pays a commencé déjà sa mue en matière de programme économique. Le mot d’ordre est clair : « L’économie mondiale se fera avec nous ». Pour être accessible, il faudrait lever partiellement les sanctions internationales. La Corée voudrait bien résoudre cette équation en se donnant une liberté de dénucléarisation  conditionnelle.    

3.    Leadership de la réunification

Pyongyang entend jouer un rôle de leadership dans la réunification des Corées. Le ballet diplomatique dont il est maître prouve une bonne foi mais aussi une volonté de jouer à long terme un rôle essentiel. Il s’agit d’une stratégie à intensités progressives. Il se joue un avenir de la péninsule coréenne avec les actions diplomatiques d’envergure. Si l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest ont pu se réconcilier pour toujours, il est toujours possible de penser à la réunification des deux Corées. Pour l’instant Pyongyang tente de modifier les rapports de force à l’international en positionnant son pays comme une locomotive diplomatique et militaire.

En conclusion, le sommet de Singapour est un acte historique qui montre qu’en diplomatie, rien n’est figé et que la paix est dans la volonté de construire ensemble.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Acquittement de Jean-Pierre Bemba : La CPI, une institution douteuse et capricieuse

Jean-Pierre-Bemba

La Cour Pénale Internationale (CPI) a rendu  le vendredi 08 juin 2018 un arrêt via sa Cour d’appel au sujet de  Jean Pierre Bemba, ex Vice Président de la République Démocratique du Congo (RDC). Le « Chairman » se trouve ainsi acquitté à l’issue  d’un long procès qui l’avait maintenu en première instance en détention  pour 18 ans. Cette décision de la Cour d’appel de la CPI  porte en elle-même une ombre (1) et une lumière (2)

1.Ombre de l’acquittement de Jean-Pierre Bemba

Les faits : En 2016,  le chairman, J-P Bemba a été condamné à dix-huit ans de prison pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis entre septembre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. En ces temps-là, le vice-président de la RDC avait envoyé  des insurgés du Mouvement de Libération du Congo(MLC) en Centrafrique pour soutenir le pouvoir agonisant d’Ange Felix Patassé.  

En première instance, le collège des juges de la CPI avait reproché au « Chairman » d’avoir été inactif face aux viols, meurtres et pillages en bande organisée  dont « ses » soldats se sont livrés.

En appel, c’est- à- dire  l’instance chargée de confirmer ou d’infirmer le jugement en premier, la première décision est tombée comme un œuf. En effet, la majorité des juges,(3 :2) a trouvé que le « Chairman, J-P Bemba,  n’avait pas les moyens pour contenir les exactions de ses soldats. Ce qui supposerait qu’il n’est pas de mauvaise foi. La majorité des juges (3 contre2) a tranché. Le verdict est tombé. La justice internationale vient ainsi d’être éprouvée !? Et pour cause, elle vient de mettre en selle la responsabilité sans faute de l’ex Vice-président de la République Démocratique du Congo.  Ce jugement met en souffrance l’article 1382 du code civil sur la notion même de la responsabilité.  La responsabilité civile  est l’obligation faite à chacun de réparer les dommages causés à autrui. Il existe bien des cas où l’action, ou l’inaction ou même la  simple coopération imposent la réparation des dommages. L’ombre de ce jugement est bien circonscrit à ce niveau. La Cour d’appel met l’accent sur l’absence de faute personnelle. Mais la responsabilité de Jean Pierre Bemba est intacte.  La procureure s’est empressée de rappeler que les faits sont ce qu’ils sont et que les victimes sont bien malheureuses. En effet, la guerre en Centrafrique a été meurtrière.  La société internationale attend que la juridiction internationale soit plus  rigoureuse sur la procédure et l’administration de la preuve.  La CPI est une juridiction moralement atteinte, intellectuellement problématique  et financièrement ruineuse. Par ce jugement, la Cour d’Appel montre que le Procureur ne lit pas très bien  ses dossiers et a l’accusation facile. Quoi qu’il en soit, l’acquittement de Jean-Pierre Bemba porte en lui une lumière politique

2.Lumière de l’arrêt d’acquittementde Jean-Pierre Bemba

Les erreurs de jugement relevées par la Cour d’appel montrent une fois que la CPI a besoin de réformes profondes aussi bien au niveau de l’organe chargé de porter l’accusation qu’au niveau de l’instance de jugement. Cette décision suffit-elle pour conclure que l’institution est crédible, indépendante et professionnelle ?  A première vue, on peut le dire. Mais à y voir de près, on peut soupçonner des manœuvres de politique politicienne des « Barrons » fondateurs de cette institution judicaire qui ne juge que les ressortissants des pays fragiles. L’acquittement de Jean-Pierre Bemba a une répercussion au Congo Démocratique secoué par une crise politique sans lendemain. Cet acquittement relance le débat politique en RDC. On peut par exemple y trouver  un ferment pour la recomposition de l’opposition actuellement à la recherche de souffle.

La vraie lumière, c’est que les sujets en instance à la Cour vont connaître un dénouement judicaire plus professionnel. C’est le cas du dossier de la Côte d’Ivoire qui est un véritable cas d’école d’injustice planétaire. Deux camps se sont affrontés. Mais un seul camp est poursuivi et jugé à l’interne et à l’extérieur sur la base d’un dossier dont la vérité judiciaire ne tardera pas à surgir ?

En conclusion, l’acquittement de Jean-Pierre Bemba choque l’opinion internationale mais il reste une vérité judiciaire laquelle s’établit sur les «  intimes «  convictions des juges. Quoi qu’il en soit la Cour Pénale Internationale (CPI) est une institution  douteuse et capricieuse.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Rwanda : Polémique autour de l’accord conclu avec Arsenal

Kagame-Arsenal

Au Rwanda, l’accord entre le gouvernement et le club anglais Arsenal pour promouvoir le pays en tant que destination touristique, a déclenché une vive polémique. La situation a obligé les autorités à justifier l’investissement de 40 millions de dollars dans cet accord, qui permettra au Rwanda d’être présent sur le maillot du club britannique pendant les 3 prochaines années.

L'autorité rwandaise du tourisme assure que cet investissement avec Arsenal peut doubler les recettes touristiques du pays qui pourraient atteindre 800 millions de dollars annuels si la stratégie mise en place est un succès. Alors que le tourisme emploie plus de 100 000 Rwandais et que 60 % de la population vit dans l’extrême pauvreté, beaucoup ont critiqué cet accord qui prouverait une déconnexion du gouvernement des problèmes réels de la population.

Si la manœuvre semble risquée, des exemples de succès de campagnes de communication pour les destinations touristiques existent. En 2013, par exemple, la Tanzanie avait signé un accord de parrainage avec Sunderland, un autre club anglais. Selon l'Office tanzanien du tourisme, le nombre de touristes a augmenté de 50 % pour atteindre 1,2 million de visiteurs, l’année suivante.

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Les Cours Constitutionnelles de langue française : Le virage en prière

Cour-Constitutionnelle

Au Bénin comme dans la plupart des pays ayant en partage la langue française, la pratique constitutionnelle soulève aussi bien d’admiration que d’inquiétude. Les acteurs politiques contestent de plus en plus le juge constitutionnel. Et pourtant la justice constitutionnelle doit résister à la tentation pour faire de la Cour Constitutionnelle, l’institution repère de la République. A  Cotonou comme à Dakar, à Niamey comme à Ouagadougou, à Abidjan comme à Lomé, les Cours constitutionnelles doivent aborder le virage de la maturité en se gardant de  l’instrumentalisation de l’argument juridique (1) pour s’ouvrir à un encadrement international du pouvoir de régulation des institutions (2)

1.L’instrumentalisation de l’argument juridique

La Cour Constitutionnelle encore  appelée juge constitutionnel, est  dans un régime démocratique, l’organe le plus haut, le plus fort , en matière d’examen de conformité à  la constitution, la loi des loi. C’est la loi fondamentale  qui fonde le vouloir vivre ensemble et le fonctionnement des  institutions.  C’est  Pierre Rosanvallon qui en donne une définition algébrique la plus parfaite  de la Cour : « Elle   donne du contenu à la souveraineté  en veillant quotidiennement à ce que les pouvoirs exécutifs et législatifs s’exercent dans le respect des droits fondamentaux des individus et des collectivités et des valeurs fondatrices de la démocratie ». Dès lors, la Cour est une garantie, une certitude d’espérance, un rempart contre la velléité naturelle  du plus fort.  Les membres de la Cour par leur serment, deviennent par le devoir d’ingratitude que leur impose la charge, des veilleurs actifs  de l’Histoire récente qui a engendré la Constitution qui reste leur boussole.  Le juge constitutionnel devient dès  l’avocat du peuple contre  tout oppresseur.  Ces temps-ci, les Etats d’Afrique Francophone ont  fait douter certaines Cours Constitutionnelles qui ont abusé de l’argumentation juridique.  Elles ont donné du vernis aux élans dictatoriaux à travers des révisions fantaisistes de la constitution  pour perpétuer des monarchies dites de développement économique à la recherche illusoire de la croissance à deux chiffres.

2.Un encadrement international du pouvoir de régulation

Il s’agit d’aller puiser dans les conventions internationales, les ressources juridiques nécessaires pour donner force et poids au pouvoir de régulation des institutions.  Le droit international est un droit éclaireur des bonnes pratiques. Par les traités et les conventions, les Etats accordent leur souveraineté pour faire progresser l’humanité. C’est ainsi qu’il existe partout des juridictions communautaires. Les Cours Constitutionnelles  ne peuvent pas se comporter comme si on ne les regarde pas de l’extérieur. Puissantes à l’intérieur de leurs Etats, elles peuvent  être la risée de la société  internationale.  
Car, on ne doit pas perdre de vue que de plus en plus les citoyens francophones sollicitent de plus en plus les juridictions communautaires  en matière de Droits de l’Homme. Ce peut-être une crise de confiance. Le défi majeur c’est de réconcilier le juge constitutionnel avec l’histoire démocratique des peuples. Pour y parvenir, il y a à dire le droit constitutionnel c'est-à-dire casser sans état d’âme les lois dangereuses. Les lois dangereuses, ce sont les lois faites sur mesure  pour satisfaire  de façon conjoncturelle des problèmes artificiels.   Le défi majeur, c’est l’émancipation des Cours francophones. En effet, composées généralement de brillantes personnalités  attachées à une certaine idée de l’Etat, les cours francophones ont du mal à se départir du vieux principe de   subordination tutélaire des institutions et de l’Administration à l’Etat et à son chef, qui hante encore le présidentialisme francophone africain ; lequel peut réduire de manière drastique le budget de fonctionnement des institutions.

Il ne s’agit pas d’une fatalité. Il s’agit d’un risque gérable si la société civile a la raison en éveil et l’intelligence en alerte.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit international, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Syrie : Raqqa pleure le Droit International Humanitaire

Raqqa

Quelque part dans le monde, en Syrie, la ville de Raqqa est dans l’infra-humanitaire. Et pour cause,  hommes, femmes, enfants et vieillards tombent sous l’armement lourd de la coalition internationale. Là-bas, Raqqa, la ville ressemble au commencement de l’humanité. Tout est détruit.  Le droit humanitaire est mis à rude épreuve (1) et interpelle la société internationale (2)

1. Le droit humanitaire à rude épreuve.

L’objectif du  droit international humanitaire (DIH) est la protection de toutes les victimes de guerres. Le  DIH, ce droit essentiel en période de guerre, ratifié par presque toutes les Nations, célèbrera le 22 août prochain les 154 ans de sa naissance. Un tel anniversaire sera mélancolique. Pour s’en convaincre, il suffit de s’approprier le rapport actualisé d’Amnesty International sur la Syrie du mois courant. Quand l’ONG conclut que : « des éléments attestent que le droit international humanitaire a été violé lors de plusieurs attaques qui ont fait plusieurs  morts et des blessés parmi les civils ». On est en droit s’interroger sérieusement sur l’avenir de ce droit international. Cela est d’autant plus saisissant qu’il est question de   présence de civils qui n’ont pas retenu l’attention précautionneuse de la coalition internationale  pour réduire les dommages infligés aux civils et aux biens de caractère civil . C’est une situation préoccupante. La crédibilité du rapport est renforcée par les sites visités et les témoignages concordants. Comment rester sourd à l’idée qu’une famille comme celle de   Badran, a vu périr 39 membres et 10 voisins  au cours de  quatre frappes de la coalition ?  Sans chagrin ni remords, le  général américain Stephen Townsend, commandant sortant de la coalition, bombe le torse et affirme fièrement que  « jamais  une campagne aérienne n’a été aussi  plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». Les morts qui jonchent les sols de Raqqa prouvent bien que les frappes de la coalition ont été disproportionnées.
L’application du « Droit de la Guerre » en ces régions de conflits armés est à géométrie variable. Les deux volets de ce droit sont à rude épreuve. Il s’agit d’un côté, le  secours des personnes ne prenant pas – ou plus – part aux hostilités (blessés, civils, prisonniers) et de l’autre côté, les  méthodes des guerriers.
 Le droit humanitaire malgré sa courbe de variation a conservé ses principes. Il s’agit de :
– l'interdiction de tuer ou de blesser un soldat qui a déposé les armes ;
– la protection et l'accès aux malades et aux blessés par les services médicaux ;
– l'obligation de permettre les secours essentiels à la survie de la population si le caractère humanitaire et impartial est garanti ;
– la protection des combattants capturés contre des traitements inhumains ou dégradants ;
– l'interdiction de prendre pour cible des civils. De plus, les attaques qui risquent de causer des victimes civiles doivent être évitées. Les civils ne peuvent pas être déplacés par la force ;
– l'interdiction de détruire les moyens de survie des civils en s'attaquant aux cultures, aux réserves d'eau potable, aux installations médicales, aux habitations ou aux moyens de transport non militaires.
A Raqqa, ces principes sont mis dans les bouts de fusils. Voilà pourquoi, la conscience de la société internationale est interpellée.

2. La conscience internationale interpelée

Pour interpeller, il y a d’abord l’histoire à rappeler. Le droit humanitaire a été rédigé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), organisation humanitaire suisse créée en 1863. Le CICR est le garant du droit international humanitaire ; c'est lui qui  a appelé l’attention des  Etats pour la  ratification du droit en débat.  Il  est de ses obligations de  marteler les textes et appeler à leur respect. Le CICR n’a pas une qualité juridictionnelle comme on peut bien l’apercevoir dans ses principes triangulaires : l'indépendance, la neutralité et l'impartialité pour sauver les victimes.

Le CICR, on peut le comprendre  se mue dans une confidentialité qui fait sa force mais fragilise la collecte de preuves probantes pour un éventuel procès. En effet,  , avant de rendre publiques les violations du DIH, le CICR  discute avec  les parties concernées pour obtenir respect du DIH.

Comment interpréter et appliquer le droit humanitaire ?  Seule une juridiction est compétente pour répondre à la question. Elle existe ! La Cour Pénale Internationale. Cette  juridiction internationale dispose d’instruments pour instruire et constater les violations au DIH.  Depuis plusieurs années, la Cour n’a pas  montré assez de résultats.  Il est de la responsabilité des  organisations humanitaires de trouver le  compromis  nécessaire pour sauver la vie.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International et Institutions
 Diplomatiques et Consulaires

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Côte d’Ivoire : Ouattara révise ses principes

Alassane-Ouattara

« Qui  aime sa réputation aime à tenir sa parole : la qualité d'honnête homme impose ce devoir. Il se fait une loi de tenir ce qu'il a promis, dans les choses même les plus légères » (Jean Baptiste Blanchard) Mais un tel caractère d’Homme d’Etat  n’engage pas le Président ivoirien Alassane Ouattara qui n’a pas exclu un troisième mandat au motif que la  stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant ses principes. Le Président de la République de Côte d’Ivoire ce faisant, recule la Côte d’Ivoire dans les temps immoraux de la monarchie (1) et devient une source d’insécurité politique pour la  CEDEAO (2).

1.    Une monarchie qui ne dit pas son nom.

"La nouvelle Constitution m'autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu'à ce moment-là, en fonction de la situation de la Côte d'Ivoire. La stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant mes principes". Ainsi s’est exprimé le Président Alassane Ouattara, le 02 juin 2018. Pendant longtemps, dans ses randonnées de médiateur dans la sous-région ouest -africaine, le Président de la Côte d’Ivoire n’a jamais cessé de marteler qu’il écartait cette possibilité de se présenter à nouveau. Le voilà au galop en brandissant le drapeau de la paix et de la stabilité comme menace et argument.  Un peu comme pour dire à ses compatriotes : « Vous voyez la Côte  d’Ivoire, c’est moi. Sans moi, il n’y aura ni paix ni stabilité !». C’est une menace qui n’a de valeur que dans les monarchies. Le souverain tient sa légitimité de Dieu. Il est le garant de la paix et de la stabilité. Il a droit de vie et de mort sur ses sujets. C’est une conception qui n’est plus d’actualité. Ce qui est d’actualité, c’est la République. Ce qui est d’actualité, c’est le renforcement des institutions au détriment des individus constamment dans l’émotion de la prise d’armes. Ce qui est d’actualité, c’est le renforcement de la justice et de la magistrature. Ce qui est d’actualité c’est le respect du compromis politique. Un Homme d’Etat l’est vraiment quand il arrive à préparer la relève dans la continuité des idées qui elles ne meurent jamais. Ce revirement monarchique des idées et des options, est un recul préjudiciable à l’effort de redressement économique car c’est le politique qui tient l’économie en respect.

En se présentant comme l’indispensable Homme d’Etat dont la Côte d’Ivoire a besoin pour la prochaine décennie, le Président Alassane Ouattara sait de quoi il a peur mais sans s’en rendre compte ouvre une brèche d’instabilité politique régionale.

2.    Une source d’insécurité politique régionale.

La Côte d’Ivoire est considérée comme la grande sœur après le grand-frère de la CEDEAO, le Nigéria. Lorsque la  Grande Sœur se comporte mal, c’est qu’il n’y a plus autre chose à espérer chez ses petits frères et petites sœurs.
Le stratagème de maintien au pouvoir par le jeu des manipulations de constitution est un exercice très connu et pratiqué dans les pays où le Chef de l’Etat est dans l’illusion de son indispensabilité.  C’est tout de même facile, de remettre à chaque fois le compteur constitutionnel à zéro. Pourquoi les gens recourent à la violence ? Ils recourent à la violence parce qu’ils sont convaincus d’avoir un destin bloqué. En effet, tout système politique sans alternance génère de réseaux solides de corruption tentaculaire.

L’alternance est pour la Démocratie, ce qu’est l’oxygène est pour la vie. L’alternance est indispensable  pour la démocratie.

Par les petits jeux de révision constitutionnelle, c’est l’insécurité qui s’installe dans la région. Les velléités de maintien à vie au pouvoir ne manquent pas dans les jeunes Etats de l’Afrique au Sud du Sahara.  Comme un effet de contagion, la décision (provisoire ou définitive) du Président Ouattara fera des émules. Ce n’est le Président Togolais, Faure Gnassingbé qui bouderait un tel plaisir de citer son homologue ivoirien en exemple. Pendant ce temps, les oppositions aux régimes « monarchiques » se préparent à la riposte.

Toutefois, il convient que force reste au droit notamment au droit communautaire. Et c’est à juste titre qu’il convient  de rappeler opportunément le protocole   sur la démocratie et  la bonne gouvernance, additionnel au  protocole relatif au mécanisme de préventions, de gestion, de règlement des conflits,  de maintien de la paix et de la sécurité.

 Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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Organisation Internationale de la Francophonie : Macron marche sur la déclaration de Bamako

Emmanuel-Macron

Paris soutient officiellement la candidature de Louise Mushikiwabo, la chef de la diplomatie rwandaise à la tête de l'Organisation de la francophonie.  La décision paraît surprenante. Et pourtant elle est l’issue d’un rapport de forces à l’avantage du Rwanda. La France de Macron n’a pas dérogé à la règle gaulliste qui voudrait que la France n’ait point d’amis mais des intérêts.  Le choix du Rwanda est stratégique pour la France (1) tout en étant une violation de la déclaration de Bamako(2)

1. Un choix stratégique pour la France

La France tient et s’organise pour porter Louise Mushikiwabo, la chef de la diplomatie rwandaise  à la tête de la Francophonie. Le Rwanda et la France, c’est une longue histoire faite de beaucoup de malentendus. Ce n’est pas par mansuétude que la France opère ce changement radical et spectaculaire. Le Rwanda a modifié les rapports de force par la santé de son économie et son leadership de plus en plus conquérant dans la région des montagnes. Que recherche la France en portant la candidature du Rwanda sans crier gare alors qu’on sait bien que Paul Kagamé lui a tourné le dos par la langue et les options de développement ? C’est un pas vers le compromis. Et pour cause, la pomme de discorde est la guerre civile    rwandaise au cours de laquelle l’Etat français a soutenu le gouvernement  de  Juvenal Habyarimana contre la rébellion menée par le rebelle  Paul Kagame. Pour Kigali, Paris est responsable du génocide de 1994. Paris  continue de soutenir que ce sont les rebelles menés par Paul Kagamé  qui ont abattu   l'avion du président Habyarimana. La procédure judicaire lancée en France est comme un couperet sur la tête du dirigeant rwandais.  Face à la menace judicaire, Paul Kagamé oppose la politique. C’est ainsi par exemple qu’on note entre autres que Kigali a rompu la relation diplomatique et fermé l'ambassade de France. Aussi, procède-t-il  au saccage de l’Institut Français avant de renoncer à l’enseignement du Français à l’école primaire. Emmanuel Macron se veut  dans le concret. L’Elysée parle de pragmatisme. Autrement dit, il s’agit de la diplomatie économique. Ce choix peut s’expliquer par le  fait que le Président du Rwanda est monté en grade  sur le continent.  Paul Kagame est le président en exercice de l'Union africaine. Il est aussi une clé dans la région des grands lacs. Et surtout, des indicateurs montrent la force de son économie numérique.  Les enjeux de la région des Grands Lacs ont –ils obscurci l’horizon pour la déclaration de Bamako ?

2. Violation de la déclaration de Bamako

La déclamation de Bamako de Septembre 2000 revêt une importance majeure pour la Communauté francophone. En effet, par l’adoption de la Déclaration de Bamako, la  Francophonie s’est doté d’un texte normatif sur la démocratie. La déclaration de Bamako est  tout aussi importante que visionnaire quand elle affirme avec force et conviction que «  la Francophonie réitère non seulement sa conviction que Francophonie et démocratie sont indissociables, mais de plus exprime clairement (…) son rejet des prises du pouvoir par la force, en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’Homme dans l’espace francophone ».  Le Burundi et le Congo ont  été recalés dans un passé récent à cause du peu de démocratie qui règne dans leur pays. C’est un revirement préjudiciable à la Francophonie ce choix de la France.  Comme si le capital tient le droit en respect. Ce qui est un recul qui liasse croire que les Droits de l’Homme ne sont pas importants. Le Rwanda est un pays constamment cité dans les rapports de violation des droits de l’Homme.  C’est un précédent grave. Paul Kagame vient de faire changer la a Constitution de son pays  pour briguer un  troisième mandat.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Doit International et Institutions Diplomatiques.

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Annulation du sommet Trump - Kim : Kim Jong-Un piégé et humilié

Donald-Trump-et-KimJong-Un

Donal Trump continue de faire son numéro. Contre toute attente, comme s’il avait visité le plus stratège  de l’Asie, Sun Tzu, le locataire de la maison Blanche, s’illustre par un courrier qui annule le sommet annoncé historique entre Washington et Pyongyang  à Singapour, le 12 juin 2018. Trump  dénonce  la « colère » et « l’hostilité » de la Corée du Nord. Washington  sur un ton menaçant n’exclut pas de faire la guerre. La lettre d’annulation de la rencontre est un piège (1) et une humiliation (2) pour Kim Jong-Un.

1. Comment Kim a été piégé ?

En prélude à cette rencontre historique du 12 juin 2018,  Pyongyang a donné la preuve de sa bonne foi en procédant à la libération de  prisonniers Américains.   

Le président américain  en ce moment avait affirmé que la libération aurait pour effet une stimulation pour la paix entre les pays. Pour mieux comprendre le piège, il est important de connaître l’identité des prisonniers en question. D’abord, Kim Dong-chul est le premier à avoir été arrêté, en octobre 2015. Il est un homme  d’affaires et pasteur évangélique, originaire de Corée du Sud.   Il a été accusé par les autorités nord-coréennes d’espionnage au bénéfice de la Corée du Sud. Les autorités nord-coréennes auraient trouvé sur lui une  clé USB contenant des documents relatifs au nucléaire  nord-coréen. Il a été condamné en avril 2016 à  une peine lourde de dix ans de travaux forcés. Il a aussi confessé ses  activités de renseignement.

Kim Sang-duk et Kim Hak-song, les deux autres hommes libérés sont considérés comme des pro-américains en activité d’espionnage technologique.   Il l n’y a plus aujourd’hui de prisonniers américains en Corée du Nord. L’objectif est donc atteint pour Trump qui connaît bien le point faible de son électorat, le nationalisme médiatique.

Après avoir atteint son objectif politique, Trump prend au dépourvu Kim hier par un courrier  de fermeté. "J'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps" c’est ainsi que Trump  a  formulé l’annulation de la rencontre  avant de dénoncer   "la colère" et "l'hostilité" du régime de Pyongyang.  Ce n’est pas tout. Trump menace Kim  en des termes clairs et fermes : « "Nos sanctions très fortes et la campagne de pression maximale menée continueront comme avant […] Et l'armée américaine se tient prête si nécessaire…"  Le piège est bien tendu et la proie Kim est bien prise. Ce  n’est pas assez, Trump tente d’humilier Kim en le présentant comme un Président faible devant son peuple.

2. Comme Kim a été humilié

Trump joue sur la sensibilité de l’opinion nord-coréenne. En annulant l’historique rencontre manquée, Washington tente d’épingler les lacunes de la diplomatie nord-coréenne qui vend la peau du loup sans l’avoir tué. La libération de prisonniers américains,  le démantèlement d’une base nucléaire, ne sont pas des preuves suffisantes pour Trump.  Le mot d’ordre est clair, il faut dénucléariser tout !  En modifiant le rapport de forces, Trump montre à la Corée du Nord qu’elle une « Nation » qui  est à son talon. Plus qu’une humiliation, c’est une provocation. La provocation est au paroxysme comme par exemple, ce passage du courrier de l’annulation : « "Vous évoquez votre arsenal nucléaire, mais le nôtre est si massif et puissant que je prie Dieu que nous n'ayons jamais à en faire usage." Cela s’appelle une mise en garde.  C’est bien une atteinte à l’orgueil du peuple nord-coréen.  Mais , au-delà de la mise en  garde , il s’agit d’une fin de non recevoir pour les demandes de Kim   Jong-un ; lesquelles demandes sont entre autres, la  révision des accords de défense entre les Etats-Unis et la Corée du Sud,  la suppression du "parapluie nucléaire" américain sous lequel se refugient  la Corée du Sud et le Japon, le  retrait des troupes américaines, présentes en nombre impressionnant en Corée du Sud.

John Bolton,  le nouveau conseiller à la sécurité de Trump a comparé la Corée du Nord à la Lybie. Le parallèle est saisissant. Sous  George Bush, Kadhafi avait démantelé son petit  programme nucléaire, a détruit ses stocks d’armes dangereuses, a livré les auteurs de  l’attentat terroriste de Lockerbie de  1986.  La provocation est à son comble  avec la prophétie funéraire   du  vice-président américain Mike Pence  qui projette une  fin de Kim semblable à celle de  Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l'arme atomique.

Kim ne se laissera pas faire aussi facilement. En  revigorant l’axe Pyongyang-Pékin, Kim entend laver l’affront autrement. D’ailleurs, la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Cheo Son Hui a répliqué  à Mike Pence en des termes violents : "Je ne peux pas cacher ma surprise devant de telles remarques idiotes et stupides venant de la bouche du vice-président américain."

Il convient de conclure en s’interrogeant : la péninsule  sera-t-elle le point de départ d’une nouvelle guerre aux conséquences incalculables ?

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit international et
Institutions Diplomatiques.

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Macédoine - Grèce : Un conflit de nom !

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Deux pays  la Grèce et la Macédoine  se querellent sur un nom : la Macédoine. C’est une ancienne querelle vielle de  25 ans. Le nom Macédoine est porté par une province chargée d’histoire en Grèce. Et la Macédoine est un pays de l’ex Yougoslavie. Si l’antériorité  joue en faveur de la Grèce, il n’en demeure pas moins que l’ex Etat yougoslave  jouit de la liberté de nom.  Ce conflit  a  un mobile d’ordre historique (1) et semble vouloir trouver une solution diplomatique (2)

1. Une querelle d’Histoire

La République  de Macédoine  est devenue un État indépendant et souverain en 1991. ,La Grèce avait bien accepté la dénomination de Macédoine dans le cadre de la Yougoslavie, elle ne l'accepta pas pour la république indépendante. Et pour cause,  l'utilisation par ce nouvel état slave de l'histoire et des symboles identitaires de la  Macédoine de l’antiquité grecque qui, pour la Grèce, font partie de ses racines à elle. La Grèce est jalouse de la conservation de son histoire.  Un contentieux est né ainsi.   Avec ses conséquences politiques et économiques comme les  bocages des frontières.  La  nouvelle République est reconnue par la Grèce et par la communauté internationale sous le nom d'ARYM (ancienne république yougoslave de Macédoine) ou FYROM (Former YugoslavRepublic Of Macedonia), conformément à la Résolution 817 du Conseil de Sécurité des Nations unies. Cependant, la même résolution permet à « chaque pays en particulier de reconnaître l'État macédonien sous le nom qui lui convient, pour son usage intérieur, et l'immense majorité des États adoptèrent le nom de « Macédoine » en dépit des propositions alternatives (d'inspiration grecque) du type « Macédoslavie » ou « Vardarie »

2. Une solution diplomatique

La diplomatie peut beaucoup.  Athènes  propose à la Macédoine  «un nom composé comprenant le terme de Macédoine», comme par exemple Haute-Macédoine. Les deux pays s’approcheraient d’un accord pendant que le 25 juin   l'UE est appelée à trancher  dans le cadre de l’ouverture de l’Union à la République de Maécdoine.  Le Premier ministre macédonien Zoran Zaev a indiqué qu'une «solution acceptable», dont on ne connaît pas les termes, a été trouvée avec son homologue grec Alexis Tsipras, en marge du sommet UE-pays des Balkans ce jeudi 17 mai 2018. C’est le premier ministre grec a donné tout l’art du compromis en des termes bien diplomatiques : «    «Nous ne sommes pas encore en position de parler d'accord», «nous avons couvert le plus gros de la distance, mais il y en a encore à parcourir». Autrement dit, la négociation est la solution aux conflits entre les Etats.

Tauyé de Saint
Herbert HOUNGNIBO

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Gaza : Le carnage permanent

Gaza

L’inauguration de l’ambassade américaine ce lundi 14 mai 2018 à Jérusalem a tourné au drame. Le bilan est effroyable dans la bande de Gaza : 58 morts et plus de 1 350 blessés par balles. C’est un bilan lourd. C’est un fait qui montre que les droits humains sont à géométrie variable au proche orient.  Il se pose dès lors la question de la validité internationale de la norme de sécurité d’Israël(1) et la responsabilité politique de Trump dans la recherche de la paix dans cette partie du monde (2)

1. Une norme de sécurité de crise permanente

L’armée israélienne a érigé des normes de sécurité spéciales. Par exemple, il est édicté que toute personne qui entre dans un périmètre de 100 à 300 mètres de la barrière de sécurité israélienne,  où qu’il se trouve, est une menace. De ce fait, il peut être abattu. Les Palestiniens comme à l’accoutumée ont passé outre ces consignes de toujours. La réaction a été instantanée par les soldats israéliens. Ils ont tiré à balle réelle sur des manifestants ayant des mains nues mais se sont massés le long de la  frontière.

Il convient de faire remarquer que les manifestants ne sont pas venus défier les Etats-Unis de façon spécifique. Ils sont arrivés pour célébrer la « marche du retour »  En effet, il s’agit  d’une marche pour commémorer la  Nakba.

La Nakba est la  fuite des Palestiniens de leurs terres et de leurs habitations au moment de la proclamation de l’Etat d’Israël, en 1948. Le conflit de 1948  qui s’en est suivi est aussi  commémoré. L’histoire enseigne que des  centaines de milliers de Palestiniens avaient fui leurs foyers, volontairement ou forcés par l’armée israélienne. Ils sont depuis réfugiés à l’étranger comme en Syrie, au Liban et en Jordanie. On les retrouve aussi à  l’intérieur des territoires palestiniens notamment à Gaza et en Cisjordanie L’inauguration de l’ambassade américaine a été  perçue comme une provocation qui a dû raviver un souvenir de la douleur. Ne dit-on pas que le souvenir de la douleur est de la douleur ?

La peur d’Israël peut-elle justifier une réaction tout aussi barbare que constitutive de crime contre l’humanité ?  

2. Trump l’ennui de la paix dans la région du Proche Orient..

Le Président des Etats-Unis Donald Trump sape les efforts de paix de son prédécesseur dans la zone en se montrant plus belliqueux que possible. Il fait de gros efforts pour contenter le lobby juif dont l’histoire économique et le rapport avec le capital ne font plus  l’ombre d’aucun doute. Il s’agit de toute vraisemblance d’une tentative de séduction envers les cercles concentriques de l’extrême droite dont son gendre en est le point  de coopération.

Le massacre des enfants de Dieu au nom de la Sécurité du peuple de Dieu n’émeut personne en Israël. Christophe Ayad  du service international du Monde fait le tracé historique de l’indifférence de cette opinion publique israélienne. En effet, les Israéliens souhaitent une démarcation  nette avec les Palestiniens.   C’est le cas depuis le retrait israélien de Gaza et la construction du mur de séparation avec la Cisjordanie. Benyamin Nétanyahou, le Premier Ministre compte ainsi monter sa côte de popularité. Tant la ligne dure fait bien effet sur l’opinion.   Mais il est à redouter les conséquences d’un tel massacre. Les exécutifs arabes quant à eux, sont confrontés à des problématiques plutôt complexes avec une concentration sur l’ennemi iranien. C’est le cas des   pays du Golfe  comme l’Arabie saoudite et Emirats arabes unis dont la bête noire est l’Iran. Israël étant pour eux un allié contre l’Iran. L’Egypte, comme toujours, voudrait bien un assainissement de la  bande de Gaza  qui une plaque tournante du terrorisme.

L’Iran observe et tient à apporter une réplique aux Etats-Unis  tout en  traçant les sillons de sympathies des  opinions arabes sunnites hostiles au soutien qu’il a apporté   de Bachar Al-Assad en Syrie.

La question fondamentale de la paix dans cette région, c’est de savoir si les Palestiniens sont raisonnables dans leur revendication  du  droit au retour intégral des réfugiés  soixante-dix ans plus tard ? Il semble que la meilleure matrice de la paix serait  des  échanges d’arrangements ? Il faudrait éviter qu’Israël ait le droit de riposte pour la survie.

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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