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Conjoncture économique au Nigeria et implication pour le Bénin : La fondation Friedrich Ebert lance le débat

djamila

La dixième édition de la soirée politique organisée par la fondation Friedrich Ebert s'est tenue hier, mardi 6 décembre 2016. Cette initiative qui vise à promouvoir le dialogue politique entre acteurs d'horizons divers et apporter une contribution significative aux débats publics sur les questions socio-politiques économiques au Bénin a eu pour cadre le siège de l'institution. Ce fut une soirée d'échanges très nourris animée par le Professeur John Igué, l'économiste Shegun Adjadi Bakary, l'ancien ambassadeur du Bénin au Nigeria Mouftaou Lalèyè et le représentant du ministère du commerce Euloge Houngbo sous la modération de la journaliste Djamila Idrissou Souler.

Avec pour thème « Conjoncture économique au Nigeria et implication de gouvernance pour le Bénin », la soirée politique s'inscrit dans le contexte actuel de conjoncture qui sévit au Nigeria et dont l'impact sur le Bénin mérite d'être cerné avec des réponses appropriées. Et à ce propos, le représentant résidant de La fondation Friedrich Ebert au Bénin Klaus-Peter Treydte a insisté sur la nécessité d'une intégration régionale pour un décollage plus rapide des économies des pays de l'Afrique de l'ouest. A l'en croire, la balkanisation de l'Afrique ne peut permettre une industrialisation du contient.

Crise nigériane et implication pour le Bénin

C'est le professeur John Igué qui, à l'entame, a fait l'état de la crise nigériane. Et à l'en croire, cette crise tient ses origine de plusieurs facteurs liés notamment à la crise mondiale du pétrole. Selon ses propos, le Nigeria a longtemps basé son économie sur le pétrole. Mais la découverte du pétrole de Schiste aux Etats unis a mis un terme au pétrole conventionnel, source de devise pour le Nigeria. La crise induite par la secte Boko Haram, mais également les mesures de lutte du président nigérian contre la corruption sont autant de facteurs favorables signalés par le Professeur. Et le Bénin subit cette crise de pleins-fouets en raison des barrières monétaires, a-t-il fait savoir. Pour l'ancien ambassadeur du Bénin au Nigeria Mouftaou Lalèyè, le Nigeria vit les limites de ses forces politiques et son manque de contrôle sur l'autorité monétaire, car à l'en croire, « la Banque centrale du Nigeria n'a pas d'autorité pour gérer la monnaie ». Et l'économiste Shegun Adjadi Bakary, lie la crise latente du Nigeria au retard accusé par le nouveau président Nigérian dans la « libéralisation du Naira ». Pour le représentant du ministère du commerce Euloge Houngbo, le Bénin doit saisir l'opportunité qu'offre cette crise pour opérer des réformes pertinentes.

Nécessité d'opérer des réformes

L'analyste économiste Euloge Houngbo propose une réorientation de l'économie béninoise en se basant sur certaines filières porteuses notamment le soja, le maïs, l'huile de palme, la farine de manioc les cosettes d'igname et de manioc...Il a insisté sur la mise en place d'un cadre réglementaire et des infrastructures marchandes et d'accompagnement. Et pour Shegun Adjadi Bakary, le Nigeria reprendra son souffle d'ici à quelques années et l'agriculture sera le nouveau fleuron de l'économie. Il urge donc que les gouvernants béninois en prenne conscience en ramenant l'informel vers le formel et en intégrant les opérateurs économiques dans le tissu économique, a-t-il recommandé. A cet effet, le professeur Jonh Igué invite l'Etat à prendre ses responsabilités et à aller au-delà des réformes institutionnelles, mais fiscales qui plombent les populations, pour faire émerger de véritables acteurs économiques nationaux capables d'amorcer le développement économique du pays. Le professeur recommande également de régler la question de la monnaie unique et de favoriser les échanges entre pays à monnaie convertibles et non convertibles. Il n'a pas manqué d'insister sur la coopération frontalière avec le Nigeria, la culture et le rôle régalien de l'Etat au profit de la population : « il faut élire des patriotes à la tête de l'Etat et non des commerçants qui veulent utiliser les ressources du pays pour prospérer » a-t-il conseillé pour finir. Mouftaou Lalèyè lui invite les Béninois à cultiver la connaissance du Nigeria, à dépasser les préjugés et privilégier le lobbying dans les relations avec le Nigéria.

Thomas AZANMASSO

Dernière modification lejeudi, 08 décembre 2016 05:38
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