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Gaza : Le carnage permanent

Gaza

L’inauguration de l’ambassade américaine ce lundi 14 mai 2018 à Jérusalem a tourné au drame. Le bilan est effroyable dans la bande de Gaza : 58 morts et plus de 1 350 blessés par balles. C’est un bilan lourd. C’est un fait qui montre que les droits humains sont à géométrie variable au proche orient.  Il se pose dès lors la question de la validité internationale de la norme de sécurité d’Israël(1) et la responsabilité politique de Trump dans la recherche de la paix dans cette partie du monde (2)

1. Une norme de sécurité de crise permanente

L’armée israélienne a érigé des normes de sécurité spéciales. Par exemple, il est édicté que toute personne qui entre dans un périmètre de 100 à 300 mètres de la barrière de sécurité israélienne,  où qu’il se trouve, est une menace. De ce fait, il peut être abattu. Les Palestiniens comme à l’accoutumée ont passé outre ces consignes de toujours. La réaction a été instantanée par les soldats israéliens. Ils ont tiré à balle réelle sur des manifestants ayant des mains nues mais se sont massés le long de la  frontière.

Il convient de faire remarquer que les manifestants ne sont pas venus défier les Etats-Unis de façon spécifique. Ils sont arrivés pour célébrer la « marche du retour »  En effet, il s’agit  d’une marche pour commémorer la  Nakba.

La Nakba est la  fuite des Palestiniens de leurs terres et de leurs habitations au moment de la proclamation de l’Etat d’Israël, en 1948. Le conflit de 1948  qui s’en est suivi est aussi  commémoré. L’histoire enseigne que des  centaines de milliers de Palestiniens avaient fui leurs foyers, volontairement ou forcés par l’armée israélienne. Ils sont depuis réfugiés à l’étranger comme en Syrie, au Liban et en Jordanie. On les retrouve aussi à  l’intérieur des territoires palestiniens notamment à Gaza et en Cisjordanie L’inauguration de l’ambassade américaine a été  perçue comme une provocation qui a dû raviver un souvenir de la douleur. Ne dit-on pas que le souvenir de la douleur est de la douleur ?

La peur d’Israël peut-elle justifier une réaction tout aussi barbare que constitutive de crime contre l’humanité ?  

2. Trump l’ennui de la paix dans la région du Proche Orient..

Le Président des Etats-Unis Donald Trump sape les efforts de paix de son prédécesseur dans la zone en se montrant plus belliqueux que possible. Il fait de gros efforts pour contenter le lobby juif dont l’histoire économique et le rapport avec le capital ne font plus  l’ombre d’aucun doute. Il s’agit de toute vraisemblance d’une tentative de séduction envers les cercles concentriques de l’extrême droite dont son gendre en est le point  de coopération.

Le massacre des enfants de Dieu au nom de la Sécurité du peuple de Dieu n’émeut personne en Israël. Christophe Ayad  du service international du Monde fait le tracé historique de l’indifférence de cette opinion publique israélienne. En effet, les Israéliens souhaitent une démarcation  nette avec les Palestiniens.   C’est le cas depuis le retrait israélien de Gaza et la construction du mur de séparation avec la Cisjordanie. Benyamin Nétanyahou, le Premier Ministre compte ainsi monter sa côte de popularité. Tant la ligne dure fait bien effet sur l’opinion.   Mais il est à redouter les conséquences d’un tel massacre. Les exécutifs arabes quant à eux, sont confrontés à des problématiques plutôt complexes avec une concentration sur l’ennemi iranien. C’est le cas des   pays du Golfe  comme l’Arabie saoudite et Emirats arabes unis dont la bête noire est l’Iran. Israël étant pour eux un allié contre l’Iran. L’Egypte, comme toujours, voudrait bien un assainissement de la  bande de Gaza  qui une plaque tournante du terrorisme.

L’Iran observe et tient à apporter une réplique aux Etats-Unis  tout en  traçant les sillons de sympathies des  opinions arabes sunnites hostiles au soutien qu’il a apporté   de Bachar Al-Assad en Syrie.

La question fondamentale de la paix dans cette région, c’est de savoir si les Palestiniens sont raisonnables dans leur revendication  du  droit au retour intégral des réfugiés  soixante-dix ans plus tard ? Il semble que la meilleure matrice de la paix serait  des  échanges d’arrangements ? Il faudrait éviter qu’Israël ait le droit de riposte pour la survie.

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

Dernière modification lejeudi, 17 mai 2018 05:34
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