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Nouveau Cuba : Faim et fin des Castro

Miguel-Diaz-Canel

Les Castro ! C’est fini.  Miguel Diaz-Canel, c’est le nouveau nom auquel on devra s’habituer pour évoquer les questions de politiques étrangères relatives à l’île de Cuba, ce pays en forme de caïman   long  de 1210 km  qui a une superficie de  109 884 km².    L’évènement a  son importance politique. Le départ de Fidèle Castro  est une douce alternance dans la continuité (1) mais qui ne manquera pas de donner sur de la rupture ?!(2)

1. Une alternance dans la continuité.

Candidat unique. C’est bien l’annonce  de ce mercredi 18 avril 2018 de la commission nationale de candidatures devant le parlement cubain. Le numéro deux de l'exécutif cubain Miguel Diaz-Canel est bien conforté dans sa position de dauphin naturel. Le tapis lui est dressé sans embûches. Miguel Diaz-Canel, 57ans, produit  de l’idéologie communiste a toutes  les chances de devenir ce jour le président du Conseil d'Etat. Le parlement va entériner sans crier gare l’élection qui reste une formalité de machine politique électorale. Il a été préparé pour la fonction. Les Faits : depuis 2013, il a été fait figure de proue. Il a été méthodiquement, calmement hissé dans les girons nécessaires pour gérer un Etat aussi complexe que le Cuba. C’est ainsi   qu’il a pris ses galons jusqu’au moment où Raoul Castro l’a jugé mûr de lui succéder. Les grands hommes savent préparer la relève. Jamais après moi, le déluge. C’est un trait de caractère des vrais Hommes d’Etat. Ce jour, jeudi 19 avril 2018,  Fidèle Castro , 86 ans, épuisé va passer le témoin à son successeur qui est son   premier vice-président. Pourra-t-il apporter sa touche malgré l’encadrement strict du parti ?

2. Une alternance dans la rupture ?

Cela est-il possible pour que Miguel Diaz-Canel, s’émancipe des lignes rigides « castriques » ? Rien n’est sûr mais en faisant le docile pendant 30 ans, il faudrait craindre une gouvernance à la João Lourenço méconnaissable vis-à-vis de son prédécesseur dont il a été un dauphin. Mais à Cuba, le parti est plus fort que le Président. En effet, le parcours de  Miguel Diaz-Canel, est admiratif. Il est connu de ceux qui l’empêcheront de s’émanciper en dehors des règles tracées par le révolutionnaire Fidèle Castro. Les  Jeunesses communistes, les comités de base les  anciens combattants,  tout est en place pour sauvegarder la ligne directrice du parti. La prudence  de l’ingénieur en électronique qu’on  lui reconnaît  ne lui fera pas défaut pour qu’il  ne sombre dans une rectification non idéologiquement  consensuelle.

HERBERT  DE SAINT TAUYE HOUNGNIBO
EDITORIALISTE DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Dernière modification levendredi, 20 avril 2018 05:33
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