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Conférence publique/Cours régional Afrique Francophone : Les effets des pesticides sur les écosystèmes au menu des échanges

agriculture

Dans le cadre de la 2ème édition du Cours régional Afrique francophone sur “l’agro-écologie face aux systèmes de productions agricoles dans le monde et en Afrique“, le réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques au Bénin (Jinukun) a organisé hier, jeudi 29 mars 2018 à l’Infosec, une Conférence publique sur les effets des pesticides et des fertilisants chimiques de synthèse sur les écosystèmes terrestres et aquatiques. Une conférence publique qui a connu la présence des acteurs du monde universitaire, des chercheurs, etc…

Dans sa communication introductive, Dr Yves Agnoun a évoqué la menace que constituent les pesticides pour la santé humaine, l’environnement et la terre. « Les pesticides chimiques de synthèse : manifestations, impacts sanitaires et environnementaux », tel est le thème de ladite communication qui a d’ailleurs retenu particulièrement l’attention des participants. A l’en croire, les pesticides sont de vrais perturbateurs du système hormonal et sont à l’origine de plusieurs fausses couches ainsi que des ennuis sanitaires. Plusieurs produits phytosanitaires sont déclarés dangereux pour la santé et l’environnement par l’Organisation mondiale de la santé et l’usage intensif des insecticides, des herbicides et des fongicides dans les cultures en Afrique devient inquiétant. Pour le communicateur, les utilisateurs des pesticides sont conscients du danger qu’ils représentent et ceci se justifie par le fait qu’ils se protègent pour en faire usage. Au Bénin, près de 90% des intrants ou pesticides sont destinés à la production cotonnière. Et si l’on se vante des statistiques de la campagne cotonnière, les risques d’intoxications alimentaires ne sont plus à négliger. Selon Dr Yves Agnoun, plusieurs décès ont été déjà enregistrés suite aux intoxications et des survivants en portent toujours les séquelles. Outre les variations climatiques et dégâts environnementaux, le communicateur a également démontré que les pesticides menacent la faune aquatique et plus de 40 espèces de poissons d’eau douce et saumâtre ont disparu des eaux béninoises, d’après une étude réalisée en 1997. De même, plus de 30 variétés d’adventices résistent aux pesticides. Ce qui est davantage inquiétant est que les produits maraichers découlant du maraichage conventionnel sont perçus comme des poisons lents étant donné les risques d’intoxication sanitaire et écologique y afférents. Comme conséquences des pesticides évoquées, la baisse de la fertilité masculine, des malformations génitales, des fausses couches, le développement de tumeur au niveau de la prostate, des problèmes respiratoires. « Les pesticides, c’est un génocide silencieux », conclut-il. Dans sa communication, Jairo Restrepo a également abordé d’importants risques liés à l’usage des pesticides. Pour lui, les pesticides sont conçus pour les guerres et non pour les cultures en raison de son caractère nocif. Il a, par ailleurs, accusé plusieurs organismes internationaux de complicité car ne voulant pas tenter de faire l’essentiel pour contrer la menace. Les échanges qui ont suivi se sont articulés autour des deux communications. Rappelons que la 2ème édition du Cours régional Afrique francophone prendra fin le 06 avril prochain.


Aziz BADAROU

Dernière modification lemardi, 03 avril 2018 04:50
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