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Attentat de l’Aude : Pas de casse-tête judiciaire devant l’Etat

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L’attentat terroriste   de l’Aude  relance la question du traitement qu’il convient aux  gens fichés « S » en France et  qui sont de plus en plus la proie consentante de la barbarie. Si la France se définit comme le pays des droits de l’Homme, elle a cependant l’impérieux devoir d’assurer la tranquillité en mettant hors d’état de détruire ces individus que la délinquance primaire a forgé pour être des fusils humains. Il s’agit d’un faux casse-tête judiciaire. Un serpent est un serpent. Le proverbe peulh nous aurait avertis : « C’est le serpent que tu as élevé qui te mordra un jour ». Il y a comme une nécessité de trouver une solution au casse-tête judicaire (I)  du fichier intitulé "S"pour assurer la sécurité collective en France (II)

I.    Vaincre la fatalité du fichier "S"

Le terrorisme est encore de retour. En France, il a encore frappé par l’intermédiaire d’un divorcé social,immigré marocain, très connu de la police. C’est un nouveau réveil du démon qui sommeille en ces gens fichés « S » qui sont en réalité dressés par les avatars de la vie contre  l'humanité. Dès lors, on se doit de poser la question de savoir que valent les droits humains pour celui qui a fait le choix de ne plus être humain ? Là est la question. Il n’appartient pas aux éditorialistes de donner la réponse mais à ceux qui ont la charge de montrer que l’Etat est au-dessus des individus. Faut-il attendre que le « terroriste » au visage d’agneau passe à l’acte, bousille des vies humaines avant de l’abattre ? Une fois encore, nous n’avons pas la réponse. La réponse la plus plausible, c’est celle qui consiste à analyser le phénomène et à emprunter la piste de la solution la plus équitable. Ce nouveau terrorisme au quotidien est la preuve que l’Etat s’adapte aux Islamistes.  Ce devrait être le contraire. Le bilan des dernières attaques des terroristes n’autorise pas qu’on soit indifférent à la situation. Il faut prendre le taureau de la mort par les cornes. Sinon, déjà   250 victimes – soldats, enfants devant leur école, journalistes, dessinateurs, gendarmes, policiers, prêtre – à être fauchés dans le tintamarre assourdissant des balles des endoctrinés au forceps. On connaît le jardin dans lequel, ces meurtriers prospèrent. Ce sont les lieux où la vie semble être en berne. L’humanité se meurt  là. Il faut bien nettoyer sans peur ces endroits-là. C’est une question d’Etat. Si le pacte républicain se rompt, ce serait la faute des pouvoirs publics qui n’auraient pas assuré la sécurité collective en se contentant d’hommages et de décoration de gendarmes héroïques.  Comme un médecin  après la mort.

II.    Assurer la sécurité collective.

Assurer la sécurité collective, c’est s’intéresser à la méthode des gourous de la haine. Cela est bien possible. Les jihadistes ont une façon de comprendre le monde. Le Professeur Alioune Sall  l’interprète : « Pour les jihadistes,  lorsque l’on parle de liberté d’entreprendre, ils comprennent la liberté pour les classes dominantes et aisées de continuer à exploiter les richesses qui se trouvent dans les pays du Sud. Les jihadistes comprennent le commerce comme une forme de guerre et disent que le commerce inégal tue des milliers de gens, exproprie des exploitations paysannes, condamne les gens à la migration ». Pour changer ce discours, l’Etat n’a pas à subir cette vision idéologique. Il faut changer de méthode. Sans doute, sensibiliser mais pour combien de temps ? Face à la haine, il faut imposer l’amour. Au-delà, il faut assurer la sécurité collective à travers trois champs d’actions.  

D’abord, il faudrait commencer à marquer la présence de l’Etat dans les quartiers difficiles où la délinquance et le fondamentalisme font bon ménage. Par exemple, corriger les inégalités en rehaussant le niveau de vie avec des services de qualité. Ensuite, intensifier le renseignement humain. Il n’y pas de sécurité sans renseignement. Le renseignement est l’investissement le plus rentable de l’Etat. Enfin,  il faudrait que ce soit clair pour tous, l’Etat ne peut pas reculer devant des individus ou une association d’individus en relation avec des entreprises terroristes. L’Etat c’est plus fort que ça. À s'y méprendre l'insécurité  serait dès lors un phénomène banal. Le temps d'agir,c'est maintenant.

Tauyé de Saint Herbert HOUNGNIBO
Expert en Droit International et Institutions Diplomatiques
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Dernière modification lemardi, 27 mars 2018 05:15
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