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Construit et réceptionné depuis un an à la frontière : Le poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké non opérationnel

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S’il y a une preuve de la mauvaise santé des relations entre le Bénin et le Nigéria, c’est celle-là :La non mise en service depuis un an du poste de contrôle juxtaposé à la frontière Sèmè-Kraké. Qu’est-ce qui peut être à la base de cette situation ? La question, sans réponse, est sur les lèvres des acteurs de la facilitation du commerce transfrontalier entre le Bénin et le Nigéria. « Et pourtant, le Chef de l’Etat nigérian et son homologue béninois ( Jonathan Goodluck et Boni Yayi dans le temps, Ndlr) étaient tous présents au lancement des travaux de l’infrastructure », a laissé entendre, dépité, Justin Bayili, Secrétaire exécutif de l’Alliance Borderless.

Initiative de la Commission de la Cedeao et de l’Uemoa, l’idée de la construction d’une infrastructure qui abrite les bureaux des agents de la Douane et de la Police des deux pays dans le no man’s land est née du souci de réduire les tracasseries administratives et routières dont font face les commerçants et leur faciliter l’accès sur les marchés du Nigéria et du Bénin. Les agents des deux pays se faisant face et travaillant en synergie pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés leurs ressortissants qui vont faire du commerce sur les deux marchés, cela pourrait avoir le mérite de réduire les abus, les rackets, les longs fils d’attente, les tracasseries diverses. Les deux Etats avaient donc adhéré au projet qui a reçu l’accompagnement financier de l’Union européenne. Mais depuis qu’il est devenu une réalité avec des bâtiments flambant neufs, le Nigéria et le Bénin hésitent à vraiment s’engager pour la levée des entraves à la libre circulation des personnes et des biens. Résultat, depuis un an, l’infrastructure attend toujours ses occupants. Au cours des échanges entre les acteurs de la facilitation du commerce transfrontalier, lundi 19 mars dernier, lors de l’atelier organisé par l’Alliance Borderless surla facilitation du commerce, un agent de la Douane nigériane a voulu savoir à qui appartient l’infrastructure. Selon ses dires, les hommes en uniforme du Bénin disent que c’est leur infrastructure et viennent armés sur le site alors qu’eux, Nigérians, viennent sans arme. L’infrastructure étant construite dans le no man’s land, on se demande d’où vient encore cette guerre de paternité alors qu’il s’agit de travailler ensemble chacun dans ses bureaux recevant les ressortissants de son propre pays et ceux du pays voisin qui veulent faire des formalités.

Pendant ce temps, le calvaire continue pour les transporteurs et commerçants Béninois. En dehors des tracasseries et abus de pouvoir dont ils sont victimes de la part des agents en uniforme du Nigéria, du côté du Bénin, leur malheur réside dans la défectuosité de la voie de contournement qu’ils empruntent pour se rendre au Nigéria. Alors que, selon leurs témoignages, la mairie de Sèmè-Podji prend 5000FCFA sur chaque camion en partance pour le Nigéria, elle ne fait rien pour l’aménagement et le rechargement des voies. « Pendant la saison des pluies, si le camion fonce, il faut attendre le retour de la saison sèche pour le sortir », s’est plaint un transporteur.

Bertrand HOUANHO

Dernière modification levendredi, 23 mars 2018 05:18
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