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JIF 2018, Forêts et villes durables au Conseil de l’Entente : Les urbanistes désormais au critérium vert

forets

Très peu connus en Afrique et singulièrement au Conseil de l’Entente-[Bénin-Togo- Niger-Côte d’Ivoire-Burkina-Faso] les urbanistes, ces hommes discrets au critérium, généralement derrière de grosses lunettes n’apparaissent aux yeux des populations quand celles-ci  sont confrontées aux intrigues des géomètres replaçant et déplaçant des bornes de parcelles dans le cadre de lotissement communal. Aujourd’hui plus que jamais, ces génies  dénommés urbanistes, spécialistes dans l’ordonnancement des agglomérations et de la planification territoriale ont notre avenir, notamment celui du conseil de l’Entente au bout de leur critérium. Que sera la vie dans les nouvelles villes qui se développent à notre insu ? Cette question appelle une réponse qui est au bout des dessins à l’allure d’art plastique de ceux qui ont pour mission de participer   à l'agencement des activités humaines sur les territoires en vue de réaliser un développement et un aménagement durables des villes et des campagnes.  Ce n’est pas courant, les urbanistes sont à l’honneur dans un domaine réservé aux gardiens de la forêt. En effet, cette  année, et précisément ce jour, 21 mars 2018, le monde entier célèbre la   Journée Internationale des Forêts qui  est placée sous le thème : « Forêts et villes durables ; faisons de nos villes des lieux plus verts et plus sains, où il fait bon vivre ».  La  ville est restée le lieu de l’attraction de tous parce qu’elle regorge des projets d’investissements productifs  et accueille des infrastructures lourdes et de services collectifs destinés à une population en principe bien portante, mieux soignée, mieux nourrie donc plus productive. Si son attrait provoque l’exode rural, la ville ne devrait pas être un cauchemar. Voilà pourquoi bâtir une ville durable revient à cerner les arbres urbains (I) comme un poumon vert de nos agglomérations et à donner plus d’encre verte au critérium de l’urbaniste  (II).

I.             Les bénéfices des arbres urbains

Une ville sans arbre est comparable à cette ville rapportée au prophète Elisée: Le séjour de la ville est bon  mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile.  C’est à l’urbaniste  de faire comme Elisée pour assainir la ville en bâtisseur d’avenir afin que de la ville il  n'en proviendra plus ni mort, ni stérilité. C’est le secret des arbres urbains. Il faut y planter aux bons endroits pour en dégager un îlot forestier qui pourrait garantir la respiration, la qualité de la vie tout court. Il est courant d’entendre des plaintes  de Cotonou à Lomé, d’Abidjan à Ouagadougou ou encore Niamey de ce qu’il fait chaud ;de ce que les changements climatiques sont une fatalité. Pire que la ville est maudite par Dieu parce qu’on pècherait beaucoup !.

Loin de la fatalité religieuse, Cotonou, Lomé, Abidjan, Niamey, Ouagadougou et leurs villes secondaires gagneraient à planter des arbres. Les arbres en général et ceux plantés en villes permettent de lutter contre la pollution, de rafraîchir l’air ambiant, d’améliorer la santé des citadins  et de  développer la biodiversité urbaine. Ce ne sont pas des  incantations de scientifiques forestiers. Il est prouvé ce qui est dit à la manière des revues scientifiques qui ne cessent de découvrir la relation entre l’arbre et la vie humaine. Ce n’est pas Science et vie, revue scientifique de notoriété et d’autorité  qui dira le contraire.  Les arbres urbains en corrélation avec la spécificité  des sols peuvent bien constituer  une forêt urbaine. Vivre dans une ville verte, c’est accroître son espérance de vie. Les villes nues c’est-à-dire sans arbres, ont souvent pour habitants des gens nerveux  sans cause. Disons, pour faire court,  des gens brutaux. Les sociologues devraient se pencher sur le tempérament des hommes qui vivent loin des endroits  forestiers et ceux qui se contentent  quelque mouchoir de fleurs. La réactivité est toujours  différente. Ceux qui vivent près des bois, augmentent  de leur espérance de vie et tombent rarement malades. Les arbres en filtrant  l’air, permettent  de préserver les populations des polluants. On peut donc conclure que l’arbre c’est la vie. La forêt en ville  doit constituer  un rempart contre la pollution de l’industrialisation. Voilà pourquoi le Conseil de l’Entente, d’abord, doit susciter et obtenir des plans d’urbanisation qui intègrent  des villes durables à la manière de Curitiba au Brésil, une ville au modèle d’aménagement intelligent. Pour ce faire, il faudra mettre à la disposition de l’urbaniste davantage d’encre verte.

II.           De l’encre verte au critérium de l’urbaniste

Les estimations  des Nations Unies  fondent notre inquiétude. En effet selon le site de la FAO,  6 milliards de personnes, l'équivalent de 70% de la population mondiale, vivront dans des villes en 2050. Mais l'urbanisation croissante ne doit pas être une fatalité. Et c’est à ce titre que l’avenir de l’humanité est au bout du critérium des urbanistes qui ont la lourde responsabilité de nous dessiner des villes durables.

A l’image de Curitiba, la ville écologique du Brésil, on peut souhaiter pour les villes africaines 50 m² de verdure pour chaque habitant. Cela passe par une politique de l’habitat sans faille.  Créer des rues éco citoyennes,  c’est affiner la conscience écologique des habitants. Mais avant que cela ne devienne une réalité, les urbanistes du Conseil de l’Entente  ont sur leurs épaules le poids d’une nouvelle espérance. En bâtisseurs d’avenirs, les plans d’urbanisation pourraient prévoir la création de zone de foresterie pour permettre que ce soit instauré un poumon de filtre des particules fines et polluants de l’atmosphère. La querelle foncière est un facteur limitant. Mais, l’Etat partout est chez lui ! La forêt urbaine peut-être aussi un élément amortisseur de la pollution sonore liée à l’activité des industries et à la circulation des camions à travers la ville.  Les urbanistes ont le destin des villes dans leur conception. Il n’est jamais exagéré de rappeler  que les forêts en ville et autour des villes sont des garanties pour la qualité de l’eau. Les villes comme Cotonou, Lomé, Ouagadougou, Abidjan ou Niamey en proie à des inondations cycliques gagneraient  à créer des forêts pour protéger les    bassins versants.

Les villes durables sont indissociables de la foresterie urbaine. L’avenir se joue là. C’est un défi pour les urbanistes du Conseil de l’Entente !

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Dernière modification lejeudi, 22 mars 2018 05:15
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