TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Couverture linkedln

A+ A A-

Réélection de Vladimir Poutine en Russie : Pourquoi les Russes ont choisi un Président sans résultats ?

Vladimir-Poutine

La présidentielle  de la Réussie est connue depuis ce dimanche 18 décembre 2018.  L’inédit n’a pas  été au rendez-vous. Vladimir Poutine, ancien officier du KGB a été reconduit à la tête du pays pour un quatrième mandat par ceux qui se sont déplacés  pour accomplir leur devoir civique. Le taux de participation n’émeut guère le candidat Vladimir Poutine qui se satisfait  d’avoir le ticket d’exercer sa fonction de Président de la Réussie. On est en droit de s’interroger sur le vote des Russes qui ont choisir un Président sans résultats à l’interne (I) mais se présente comme le facteur limitant de l’expansion occidentale (II)

I.    Une économie en récession

Vladimir Poutine en votant ce dimanche 18 mars 2018 a quelque chose comme un pincement au cœur quant à la situation économique catastrophique de son pays : « Je suis sûr du programme que je propose au pays". Trop de certitude depuis  plus d’une décennie et pourtant rien ne bouge de façon sensible.  Le système de santé est chancelant. Près de 20 millions de Russes vivent sous le seuil de pauvreté. En novembre dernier, le Premier Ministre Dimitri Medvedev n’a pas fait la langue de bois à la télévision russe : « La pauvreté est l'un des problèmes les plus criants de notre économie actuelle, qui constitue le résultat du développement insuffisant de l'économie». La situation de grande pauvreté de la Russie  a conduit le Président Poutine à prendre quelques mesures dont l’impact n’est pas encore mesurable. Par exemple, la politique familiale qui est une exhortation aux jeunes à faire beaucoup d’enfants. En effet, depuis la chute de l’URSS, la situation démographique de la Russie n’est pas reluisante. La population actuelle est plus que vieille.

La Russie  a connu les effets de l’effondrement du cours du pétrole en 2015 et 2016. Aussi faudra-t-il ajouter les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne. Si la Banque Centrale de la Russie lance des signaux d’apaisement, il n’en demeure pas moins que l’économie russe est toujours tenue en respect par des freins liés à la structuration de ses compartiments. La Banque mondiale pour corroborer les appréhensions sur l’économie de la Russie a affirmé  que « l'économie russe avait retrouvé une croissance modeste cette année, mais  a souligné que le taux de pauvreté restait élevé ».Le taux de pauvreté actuel  est à 14,4%. Il est élevé au point où dans un rapport,Andras Horvai, responsable de la Russie pour la Banque mondiale a projeté que  la part de personnes vulnérables, qui pourraient tomber dans la pauvreté, est en hausse. « Le nombre de Russes considérés comme en position de sécurité économique, c'est-à-dire à l'abri de tomber dans la pauvreté, représente désormais moins de la moitié de la population ». Tel est le regard de la Banque mondiale. Si la situation économique du pays est préoccupante, sa place à l’international conforte les russes de ce qu’ils ont un Président fort pour une scène internationale désormais disciplinée.

II.    Poutine, facteur limitan de l’expansion occidentale

Malgré sa politique autoritaire, Poutine reste un Président fort à l’international. Poutine se veut l’avant-garde de la stabilisation des pays. D’abord chez lui, en Russie, il est perçu comme celui qui tient à l’intégrité territoriale. Le contexte et l’idéologie jouent pour beaucoup et  pour toujours. Arrivé au pouvoir au moment de la seconde guerre de Tchétchénie, Vladimir Poutine  est le symbole  de l’osmose entre  la direction politique et le  commandement militaire. Il a sa vision et sa méthode d’action, pas si loin du KGB. Son discours ne souffre d’aucune ambigüité. Il faut enrayer les révolutions de couleurs aussi bien en Géorgie qu’en Ukraine,Tchétchénie, Daghestan, Tadjikistan, Transnistrie.

A l’extérieur de la Russie, c’est en Syrie que Moscou  reprend droit de cité dans le concert des Nations. Il y a de quoi redonner aux Russes,  une fierté. On l’aperçoit d’ailleurs sur les affiches de sa campagne : «  Un  président fort pour un pays fort"

La Russie est de retour. La chute de l’URSS par un vent de démocratie aura été un cauchemar que  Poutine tente de déconstruire. En tout cas, la Russie n’est plus la Nation autrefois banalisée. Elle compte ! Bien sûr que oui. Le droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies est constamment exercé. La Russie se présente de plus en plus  au monde comme le rempart contre l’expansion occidentale. L’actualité récente de la tentative d’assassinat  de l’ex espion russe en Grande-Bretagne est un élément de campagne et de réconfort pour le Président russe qui l’utilise à fond pour émouvoir son peuple de sa notoriété internationale. Il aura réussi sa communication internationale face à Pavel Groudinine, Vladimir Jirinovski, Ksenia Sobtchak, Grigori Iavlinski, Boris Titov. Vladimir Poutine vient de triompher …et après ?

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

Expert en Droit International et Institutions Diplomatiques
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dernière modification lemardi, 20 mars 2018 06:06
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !