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DIPLOMATIE A CINQ, BENIN-BURKINA-FASO- COTE D’IVOIRE-TOGO-NIGER : Pourquoi doivent-ils réussir ?

DIPLOMATIE-INTERNATIONALE

MM. Aurelien AGbénonci (Bénin), Alpha Barry (Burkina-Faso), Marcel Amon-Tanoh (Côte d’Ivoire),  Robert Dussey (Togo), et Ibrahim Yacoubou (Niger)  parviendront-ils à souffler à l’oreille des Chefs d’Etat du Conseil de l’Entente la sagesse africaine qui voudrait qu’on rende d’abord beau chez soi avant de penser au village ? Ainsi, pour construire l’Union Africaine, il eut fallu  d’abord construire les unions régionales notamment le Conseil de l’entente par la coopération diplomatique des Cinq (05) et un programme commun d’éducation nationale (II)

I.    LA COOPERATION DIPLOMATIQUE DES CINQ (05)

Par « action de coopération », il convient d’entendre  l’existence au préalable de relations de solidarité et de mise en place d’un véritable système décisionnel commun. L’esquisse de l’avenir à cinq (05) est déjà tracée par les pères fondateurs du Conseil de l’Entente. Telle une lueur qui surgit dans la peur de l’avenir, l’organisation a été révélée le 29 mai 1959 à l’initiative de Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire. La contagion positive s’est fait sentir. Trois Chefs d’Etat ont rejoint le creuset naissant prometteur. Il s’agit de Hamani Diori du Niger, Maurice Yaméogo de la Haute Volta, Hubert Maga du Dahomey. Le Togo rejoindra le plus tard en 1966. La coopération diplomatique était au commencement de la vie de l’organisation. En effet,  le Conseil de l’Entente était un instrument de solidarité financière et diplomatique. Deux réformes majeures ont secoué la vie de l’institution. D’abord en 1973, le Conseil de l’Entente est devenu une institution internationale et un instrument de solidarité financière et économique. Ensuite, 2011 aura apporté au quintuplé statut d'Institution internationale. Cette réforme a doté l'Institution d'un Secrétariat exécutif et y a détaché un contrôleur financier. Les domaines d'intervention de l'institution furent alors recadrés pour éviter de la répétition d’objectifs avec les autres institutions sous régionales. Elle a décrété la liquidation du Fonds, l'institution financière et fait de son siège à Abidjan, le siège du Conseil de l'Entente. Les Etats membres ont pris  de grands engagements pour doter le Conseil de l'Entente désormais  rénové de fonds conséquents afin de l'aider à relever ses nouveaux défis.

Le temps a eu raison de ces défis. Le quintuplé disperse ses énergies comme si envoûté par quelque malheur d’origine  inconnue. La preuve en est que la projection de 2018 par les chefs   de la diplomatie du Conseil de l’Entente  n’a ni évoqué l’avenir à cinq (5) comme priorité ni retracé un actif  dans le bilan de 2017. Aucun d’entre eux.  Aucun. Faut-il désespérer  de l’avenir  decet espace politique, géographique, culturel et économique ?

MM. Aurelien AGbénonci (Bénin), Alpha Barry (Burkina-Faso), Marcel Amon-Tanoh (Côte d’Ivoire),  Robert Dussey (Togo), et Ibrahim Yacoubou (Niger) doivent réussir. Ils en ont la capacité et les atouts.  Si la coopération en matière de sécurité au sein du quintuplé est une réalité, il reste un chantier d’espoir et d’espérance, celui la coopération décentralisée. Le vent de décentralisation qui souffle sur les Etats du Conseil de l’Entente  est bien favorable pour des semences porteuses de fruits.  Territoire dans l’ensemble contigu, il est important que dans le cadre de la coopération décentralisée, l’action de coopération diplomatique soit efficace. Tournés vers l’Europe, sans aucune confiance en ses capacités intrinsèques, nos communes refusent d’exploiter leur potentiel. Cinq (05)municipalités, par exemple,  peuvent renforcer leur coopération. Cotonou, Abidjan, Ouagadougou, Lomé, Niamey pourraient donner un sens au vivre commun. L’histoire et la géographie prennent  le quintuplé dans l’otage de la fraternité fructueuse.  En réalité, il n’ya pas de peuples étrangers au sein du Conseil de l’Entente. Les frontières artificielles héritées de la colonisation ne peuvent pas être des barrières. La barrière, c’est la philosophie du discours du colonialisme. En effet, c’est le même peuple de part et d’autre des frontières.  Ce qui est un atout majeur.
Il est donc de la responsabilité de MM. Aurelien AGbénonci (Bénin), Alpha Barry (Burkina-Faso), Marcel Amon-Tanoh (Côte d’Ivoire),  Robert Dussey (Togo), et Ibrahim Yacoubou (Niger) de soutenir sans désemparer que la fragilité de leurs Etats  induit une  solidarité  dans une sécurité collective. Il n’y a de richesse que d’hommes et de femmes de qualité.  La première des ressources c’est l’homme, son éducation.  Gagner l’avenir au sein du Conseil de l’Entente, c’est  œuvrer pour la mise en place en place d’un programme commun d’éducation nationale qui prend sa source dans l’harmonisation des programmes d’enseignement.

II.    UN PROGRAMME COMMUN D’EDUCATION NATIONALE

Si le diplôme est un soupçon de savoir, il est important que dans l’espace géographique continu qui est celui du Conseil de l’Entente, où la langue officielle est le Français, on puisse élaborer un programme d’instruction commun. C’est à la base, qu’il faudrait tracer les sillons de l’avenir. Tous les psychologues sont unanimes : «  l’homme de demain, c’est l’enfant d’aujourd’hui ». Si le Conseil de l’Entente voudrait compter dans la globalisation sans pitié, il a intérêt à redéfinir  des programmes communs d’enseignement, en fonction de l’environnement culturel ouest-africain.  A titre de proposition, tous les ressortissants du Conseil de l’Entente pourraient passer les mêmes examens du CEP, du BEPC et du Baccalauréat.  L’enseignement de base est déterminant. Ce qui suppose des enseignants de qualité, intègres et moralement fréquentables. C’est un défi majeur. La compétition est rude. Les frontières sont devenues virtuelles. Le marché est ouvert. L’avenir du Conseil de l’Entente dépendra des politiques diplomatiques. Celles-ci  dépendront davantage de la volonté des Présidents Talon, Gnassingbé, Kaboré, Issifou,et Ouattara. Ceux-ci ont l’ultime décision de faire de la plus vieille organisation  au niveau Continental, la nouvelle certitude d’espérance. Le temps presse pour un fonctionnement harmonieux de nos ambassades, lieux expérimentation de du nouveau vivre ensemble. La libre circulation des personnes doit s’accompagner d’un savoir égal pour tous. C’est l’enjeu de l’avenir du quintuplé. A moins de choisir la ligne de distraction quasi utopique de Marcel Amon-Tanoh  qui jouit  non sans naïveté de l’élection de la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité en ces termes : « …nous entendons jouer pleinement notre rôle au sein de cette prestigieuse instance de l’ONU, en proposant des réponses innovantes aux questions relatives au terrorisme, à la migration, au changement climatique, au progrès de la démocratie et aux droits de l’homme. Je m’appuierai sur une équipe principalement de jeunes, pour rendre la Côte d’Ivoire audible et efficace au Conseil de Sécurité ».Est-il sérieux ? Est-on tenté d’exclamer ?

Pour rayonner efficacement, le Conseil de l’Entente a besoin d’une diplomatie de pédagogie prospective qui prend l’éducation nationale comme la matrice de son efficience.

TAUYE DE SAINT HERBERT
EDITORIALISTE-EXPERT EN DROIT ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

Dernière modification lelundi, 05 février 2018 05:14
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