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Sénégal : Ouverture du procès du maire de Dakar, Khalifa Sall

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Le procès de Khalifa Sall s’ouvre ce jeudi 14 décembre au Sénégal. Soupçonné de détournements de deniers publics à hauteur de 1,8 milliard de francs CFA (2,7 millions d’euros), le maire de Dakar doit comparaître avec ses collaborateurs devant le tribunal correctionnel. Celui qui est également député est en prison depuis mars dernier. Son camp dénonce une affaire politique pour briser sa carrière ; l'Etat assure avoir été floué. Ce procès s'annonce en tout cas sous haute tension.

Quartier bouclé, sécurité renforcée... Il faudra montrer patte blanche pour pénétrer dans le tribunal de Dakar, ce jeudi. Khalifa Sall et ses collaborateurs sont donc convoqués pour l'audience de mise en état. Simple formalité habituellement, mais qui pourrait virer à l'empoignade car les avocats du député-maire dénoncent un procès politique.

« Cette affaire est éminemment politique, souligne Maître Khoureyssi Bâ, l’un des treize avocats du maire de la capitale sénégalaise. Les hommes sont politiques, les chefs d’inculpation sont politiques, les motivations aussi. Maintenant, on a des juges de droit commun. Si les juges réussissent à ne pas être des juges politiques, c’est tant mieux pour tout le monde, on aura le droit à un procès équitable. »

La défense de Khalifa Sall se dit en tout cas confiante. « Nous sommes confiants : le problème de leur culpabilité ne se posera pas. On posera peut-être le problème des motivations de ce procès, mais au niveau de l’opinion, on ne laissera pas filtrer une once de doute quant à leur innocence », prévient Maître Khoureyssi Bâ.

Du côté de l'Etat, partie civile, Maître Baboucar Cissé fustige ces accusations. Il estime que cette affaire n'est pas politique, que l'Etat a bien été volé. Que les sanctions doivent donc tomber. « Nous sommes confiants et également impatients de faire éclater la vérité dans cette affaire, et de faire comprendre à l’opinion publique nationale et internationale qu’en réalité, contrairement à ce qu’on dit, M. Khalifa Sall n’est pas un prisonnier politique, c’est un prisonnier de droit commun, assure-t-il. Il appartient au tribunal de dire s’ils sont coupables ou non, mais nous en tout cas, nous allons établir la culpabilité de Khalifa Sall et des personnes qui sont poursuivies. »

L'audience est annoncée à 9h, mais paradoxalement cette affaire qui secoue tout le Sénégal sera jugée parmi d'autres. Il est donc impossible de savoir à quelle heure Khalifa Sall sera présenté à la barre du tribunal.

rfi.fr

Dernière modification levendredi, 15 décembre 2017 05:01
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