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Jour 4 de la semaine sur la sécurité alimentaire : Le Bénin partage ses expériences pratiques avec l’Afrique

Dc-Mepd-et-le-ministre-de-agriculture

(Le défi de l’organisation, relevé)
Dans l’agenda de la Semaine du Sahel et de l’Afrique qui se tient depuis lundi 4 décembre à Cotonou, le Club du Sahel et de l’Afrique de l’ouest a dédié spécialement la4ème journée des travaux, au Bénin. Un événement spécial Bénin qui a permis aux participants de s’imprégner de ce que fait le Bénin sur le plan de lutte contre la malnutrition.  Deux panels constitués de cadres de l’administration, d’élus locaux, de spécialistes, de parents d’élèves et de représentant de la société civile ont été constitués pour partager dans un premier temps, l’expérience pratique du programme des cantines scolaire relancées cette année dans certaines écoles primaires déshéritées. Le second panel a quant à lui mis un accent sur la prise en charge de la malnutrition par les communautés locales au Bénin. Et ce, à travers le projet orienté alimentation, nutrition et santé piloté par le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can).

« Le Csao a vu juste et bien fait de donner aussi l’occasion à notre pays de partager avec vous nos réflexions, nos expériences réussies sur les enjeux alimentaires et nutrionnels notamment les cantines scolaires », a salué d’entrée Me Rufino d’Almeida, président du comité local d’organisation et Directeur du cabinet du ministre d’Etat en charge du Plan et du développement à la cérémonie de clôture de la journée. « Vous avez apprécié l’expérience du Bénin en matière de cantines scolaires,  des participants ont souhaité que l’expérience se pérennise et qu’on agisse sur les parents d’élèves. Croyez-en, nous tiendrons compte de vos observations », a-t-il rassuré. Pour le professeur Rock Mongbo Secrétaire Permanent du Conseil national pour l'alimentation et la nutrition du Bénin, l’état des lieux en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin n’est pas si alarmant. « Il y a espoir parce que les réformes ont été faites et les actions sont en train d’être conduites (…)Prendre conscience de ce qu’on a comme problème c’est la première étape pour surmonter, et c’est ce que nous sommes en train de faire actuellement ». Tout en se réjouissant que le gouvernement ait réussi à relever le défi de l’organisation de ces assises, il conclut« Le séminaire étant terminé, permettez-moi de vous dire que c’est maintenant que le plus dur commence (…)La mise en œuvre des différents enseignements et résolutions. Le plus important et plus difficile, c’est de voir la faim reculer dans nos pays (…) J’ose croire que nous comblerons les attentes de nos populations. La faim zéro, c’est une quête permanente qui doit engager chacun de nous ».
A propos des cantines scolaires et de la situation de la malnutrition au Bénin
A l’ouverture de la journée « Evénement spécial Bénin », le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui a planté le décor des deux panels de discussion. D’abord au sujet des cantines scolaires « qui sont des catalyseurs de développement »,  entre autres objectifs visés par le gouvernement est de lutter contre la malnutrition en apportant l’alimentation nécessaire à la croissance de l’enfant, d’améliorer son accès à l’enseignement primaire et de parvenir surtout à la rétention scolaire chez les filles par la fourniture de repas chaud aux enfants.« Les cantines scolaires fonctionnent comme des systèmes de protection sociale pour aider les ménages et les communautés vulnérables à résister aux crises économiques et autres bouleversements sans mettre en péril leur alimentation et leur sécurité alimentaire », souligne le ministre. Mieux, dira-t-il « Lorsque l’approvisionnement des cantines scolaires est fait à partir de la production agricole locale, les programmes d’alimentation scolaire permettent d’augmenter les revenus des petits agriculteurs et de stimuler les économies rurales ». D’un montant total de 27 milliards FCfa, sur une période de 4 ans, les cantines scolaires visent à servir quotidiennement un repas chaud à plus de 350.000 écoliers à partir de 2017, et rendre opérationnel plus de 1500 cantines scolaires approvisionnées en produits locaux frais et non traités. « L’Etat béninois ambitionne d’accroître le taux des écoles en cantines de 29% à 51% soit plus de la moitié des cantines des écoles seraient couvertes dans les années à venir », renseigne Me Rufino d’Almeida, Directeur du cabinet du ministre du développement.

La Journée spéciale dédiée au Bénin a pris fin par la visite guidée de stands de produits locaux et la visite touristique offerte aux hôtes sur Porto-Novo, Ouidah.

JB

Dernière modification lelundi, 11 décembre 2017 05:00
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