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Conférence sur Pastoralisme et stabilité en Afrique : Evaluer le PASSHA en terme d’approche Spc

PASSHA

Plusieurs acteurs venus de certains pays de l’Afrique se penchent depuis hier mercredi 6 décembre 2017, à Cotonou, sur les résultats en terme de développement d’outils et de méthodes opérationnelles du Projet d’appui au pastoralisme et à la stabilité dans le Sahel et la corne de l’Afrique (PASSHA). C’est à la faveur d’une rencontre intitulée « conférence sur l’approche opérationnelle de la sensibilité et la prévention des conflits (Spc) en zone pastorale », qui se tient à Azalaï hôtel, et ce jusqu’au 8 décembre.  

C’est depuis 2016 que le PASSHA (Pastoralisme and Stability In the Sahel and Horn of Africa) soutient le “Projet régional d'appui à la résilience des modes de vie pastoraux dans la corne de l'Afrique" (RPLRP) et le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS), dans leur compréhension et prise en compte des aspects de sensibilité et de prévention des conflits. Après bientôt deux ans, le PASSHA a atteint son premier objectif de court terme qui était de développer une approche opérationnelle : une boîte à outils permettant d’assurer qu’une intervention, c’est-à-dire un projet ou un programme en zone pastorale sahélienne prenne en compte la sensibilité et la prévention des conflits et renforce la stabilité voire la cohésion sociale durant ses phases de planification, d’exécution et d’évaluation. En effet, la boîte à outils a été développée de manière progressive en concertation avec les équipes qui ont été formées de novembre 2016 à octobre 2017 à son utilisation. Aussi, le  PASSHA a-t-il largement initié des outils institutionnels d’analyse de risque de conflit (évaluation, gestion et communication) à travers des études et des appuis techniques spécifiques.   Au cours de la conférence, il s’agit entre autres, de présenter les documents principaux de l’approche opérationnelle Spc, à savoir la liste de vérification, le guide pratique général, les guides techniques en cours de réalisationet de voir comment ils intègrent l’analyse des aspects environnementaux, économiques et sociaux. La finalité de tout ceci est que les partenaires techniques et financiers puissent s’approprier ces outils développés et les soutenir, en vue d’une 2ème phase du projet. Une 2ème phase indispensable pour le reste du processus. Et c’est ce que semble affirmer  dans son mot de bienvenue à l’ouverture des travaux, le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr DjiméAdoum : « Comme vous le savez, l’œuvre n’est pas achevée. C’est un travail de longue haleine qui, pour résister à l’épreuve du temps, doit pouvoir s’adapter au contexte mouvant et évolutif que nous vivons. Nous savons pouvoir compter sur les uns et les autres, les pays et les partenaires, pour poursuivre cette œuvre commune ». Le pastoralisme est l’une des activités économiques les plus développées au Sahel, et de loin la plus importante en bordure du Sahara. On estime à 20 millions le nombre de personnes vivant du pastoralisme au Sahel. Cependant, cette activité est confrontée à des risques de crise et de conflits cycliques. Et pour les surmonter, le ministre béninois en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui a insisté sur les partenariats, la promotion des bonnes pratiques en matière de conflits en zone pastorale. « Nous serons très attentifs aux conclusions de vos travaux qui nous permettront de disposer d’outils consensuels, appropriés et pertinents en matière de prévention de crises liés au pastoralisme », a-t-il lancé pour finir, aux participants. D’un montant de 1 250 000 Usd dollars, le PASSHA a été lancée après la signature, le 29 janvier 2016 de la convention de financement CILSS/Banque mondiale. De durée un an (2016-2017), il couvre les pays comme le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Kénya, le Mali, la Mauritanie, le Niger, l’Ouganda, le Sénégal et le Tchad. Il faut signaler que le PASSHA est mis en œuvre par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), dans la région sahélienne en appui au PRAPS, et par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), dans la corne de l’Afrique (Ethiopie, le Kenya et l’Ouganda), en appui au RPLRP.  
 

J.B

Dernière modification levendredi, 08 décembre 2017 06:00
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