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En visite à Tokyo : Aurélien Agbénonci vante la destination Bénin

Aurelien-Agbenonci-Tokyo

Le ministre des Affaires étrangères croit aux potentialités de son pays. A la tête d’une délégation à Tokyo, il n’a pas manqué de le vendre cher. D’exposer ses forces. Avec ses hôtes, il a partagé les opportunités d’investissements au Bénin. Ainsi, des parlementaires aux partenaires du Bénin (Jica et Jbic), en passant par le ministre japonais des affaires étrangères Taro Kono, TesturoYano, président de l’Association pour le développement et l’économie de l’Afrique (Afreco), pour le président de Toyota corporation,TakashiHattori, Aurélien Agbénonci, aura subjugué. Une délégation de la Ligue parlementaire Bénin-Japon conduite par son président, l’honorable KatsueiHirasawa, a rencontré le ministre Agbénonci. A ce niveau, les deux parties ont principalement échangé sur les voies et moyens de consolider et de renforcer les relations entre les deux pays ainsi que de différents domaines de coopération. On peut citer, le domaine des infrastructures, l’éducation, et le développement du secteur numérique. Ce fut l’occasion pour les parlementaires de rappeler au ministre Aurélien Agbénonci, la candidature de la ville d’Osaka pour accueillir l’exposition universelle de 2025 et demander l’appui du Bénin. Un dîner de travail avec l’honorable KiyoshiEjima, membre de la Chambre haute du parlement japonais a été offert à la délégation béninoise. Dans sa tournée de travail, le ministre des Affaires étrangères était entre autres, accompagné de celui de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni.

M.M

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La Loupe : Sénégal, merci et bravo !

Senegal-Coupe-du-Monde-2018

Depuis l’entame de la coupe du monde Russie 2018, nous avons été couverts de honte. Qui a été couvert de honte? L’Afrique!

Le Maroc. La Tunisie. L’Égypte.  Tout le continent africain. Auto goal. Victoire de l’adversaire au dernier moment. A la dernière minute. Un Nigeria peu convaincant. Et voici qu’hier le Sénégal moins attendu que le Nigéria fait miracle et porte haut l’étendard de notre continent. Il ne nous reste qu’une chose. Soutenir, accompagner, ou mourir. Je ne sais pas si le Sénégal est à la hauteur du mondial. Mais ce pays est à la hauteur de quelque chose. Fierté. Abnégation.  Patriotisme et amour du pays et de la nation.

C’est devant la Pologne non moins percutante, virevoltante et déterminée,  que le Sénégal a donné la leçon aux africains. A coeur vaillant rien d’impossible. La foi a prévalu. Le savoir-faire n’est pas la chose la plus partagée, mais il s’est imposé royalement. C’est non seulement un mérite mais une prouesse incroyable à laquelle  les africains ne s’attendaient pas. Le monde a évolué et toutes les femmes et les jeunes filles, se disent que tout ce qui est extraordinaire est possible et impossible.

Dimanche prochain, à moins que nous soyons peu patriotes,  tout le continent africain doit se lever comme un seul homme pour permettre au Sénégal de rêver,  Et à tout un continent de croire en lui-même. Il n’est sans savoir qu’avant hier, tous les africains ont été déçus par les joueurs africains. Tout le monde avait perdu  espoir, Et voilà que subitement un nouveau vent se lève. Le peuple sénégalais et tout le continent africain doit se souder pour provoquer le miracle du siècle. Le Sénégal n’eût été la Turquie par ce que l’on appelle mort subite, serait peut-être comptée parmi les pays africains à pouvoir créer la surprise. En 2002, l’Afrique était debout, et soutenue par tous.

L’Afrique a le devoir de soutenir le Sénégal sans arrière-pensée. Et le béninois lambda doit apprendre par cet événement que nous sommes les mêmes.

Tout peut arriver. Pourvu que l’on ne pense pas que c’est une affaire de chance et de travail bâclé. Il faut absolument croire que le travail est mère de réussite.

Afrique, jeunesse, vieux, jeunes, grand-père, grand-mère, nous jouons un va- tout. Levons nous comme un vaillant homme!

Dine ABDOU

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Inondations dans les villes d’Afrique de l’ouest : Abidjan, miroir d’une fatalité non vaincue

inondation-abidjan

Abidjan d’abord ! Peut–être en attendant d’autres. La capitale économique de la Côte d’Ivoire s’est réveillée le mardi 19 juin 2018 dans une pluie torrentielle aux conséquences effroyables : dix (10) morts, des voitures recouvertes d’eau, des commerces endommagés, portes et portails  défoncées par la  puissance de l’eau. La fatalité des inondations a encore  frappé Abidjan et relance la problématique de la vulnérabilité des populations (1) face à une planification urbaine à polémique (2) en Afrique de l’Ouest.

1.    La vulnérabilité des populations

La pluie torrentielle qui s’est abattue sur Abidjan  n’est pas inédite. Les inondations en Côte d’Ivoire sont récurrentes et mettent en  exergue la vulnérabilité des populations.  Derrière le phénomène de la pluie diluvienne se cachent bien de questionnements relatifs aux changements climatiques et la  gestion du risque. Par le passé, le drame qui a frappé Abidjan n’a  épargné aucune capitale en Afrique de l’Ouest. La vulnérabilité à la base, c’est la question du logement. Où habiter ? Comment construire ? Quels matériaux utilisés ? Comment positionner les habitats ?  Ces questions répondent à une discipline : l’aménagement du territoire. Face à l’absence de mise en œuvre rigoureuse de politiques d’aménagement des territoires, les populations s’installent n’importe comment et occupent le lit naturel des eaux  de ruissèlement.   La pauvreté ambiante est devenue un facteur limitant pour la décision.  La décision de ne pas subir les effets néfastes des changements climatiques se heurte à l’incapacité de contrôler la croissance démographique  avec son inducteur d’exode rural. A cela, il convient d’ajouter des sols spécifiques dont l’imperméabilité complique les solutions artisanales d’élus locaux désespérés. On ne saurait dans une Afrique attachée aux croyances, penser qu’il s’agit de la fureur des « dieux » des eaux. Loin s’en faut.  Il convient de passer au peigne fin les facteurs de l’environnement urbain et  envisager la capacité des acteurs à gérer et surtout à s’adapter aux changements climatiques.

2.    Une planification urbaine à polémique

Il est impossible de maîtriser un phénomène sans le connaître ou sans le définir.  C’est ainsi  qu’il est  nécessaire de connaître le phénomène et de gérer les risques qui y sont liés.  Place donc aux géographes et autres climatologues dont on espère (enfin !) que les recherches aboutiront à des recommandations qui obligeraient les architectes et constructeurs de routes, ponts et chaussées.

Il est primordial d’anticiper les évènements pluvieux et que les populations s’approprient la notion de gestion de risque.
La  planification urbaine participative, suppose un schéma directeur d’aménagement du territoire compris par tous et adopté par tous. La concertation, la participation et la sensibilisation constituent les ventricules du cœur de la planification urbaine. L’inondation n’est pas une fatalité. Elle peut être maîtrisée par des infrastructures  solides comme les caniveaux non encombrés et la libération des espaces publics naturels d’écoulement de l’eau. Il appartient à l’Etat de dégager sans état d’âme les occupants de ces lieux. On ne résiste pas à l’eau sinon elle  devient rebelle.

En conclusion, la nature par Abidjan lance un signal. L’inondation est un évènement climatique. Il peut être géré avec méthode, intelligence et anticipation. Au regard de ses conséquences, l’inondation a des impacts sur la santé, les moyens de subsistance, les biens matériels. Les dommages, on peut bien l’imaginer, sont perceptibles chez, les populations à faibles revenus, sur les enfants, les femmes et les personnes âgées.  L’ennui de l’urbanisation en Afrique de l’Ouest et principalement dans le Conseil de l’Entente, c’est  l’urbanisation au galop. Il est de la responsabilité des Etats de vaincre la fatalité des inondations. Bien sûr qu’ils en sont capables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Réseau africain de promotion de la finance islamique : Cotonou abrite l’Ag constitutive demain, jeudi

finances

Les parties prenantes à la promotion de la Finance islamique vont se constituer en un creuset sous régional. Et ce sera à l’issue d’une rencontre qui a lieu jeudi 21 juin 2018 à Cotonou.  

A l’assemblée générale constitutive du Réseau africain de promotion de la finance islamique (Rapfi), plusieurs acteurs de 9 pays de sous-région sont attendus dans la capitale économique du Bénin. Au terme de 3 jours de discussions faites de panels, de tables rondes et de rencontres Be to be sur la finance islamique, il s’agira pour eux de mettre en place ledit creuset. En effet, c’est un projet porté par l’Association béninoise pour la promotion de la finance islamique (Abefi) auquel ont adhéré d’autres pays africains, qui ont compris l’importance de la finance islamique dans la concrétisation des projets de développement. Dévoilant le menu des assises, le président de l’Abefi et président du comité d’organisation, Mama Idrissou (Photo) a fait savoir que les activités permettront aux participants d’avoir une meilleure connaissance des instruments et opportunités de la finance islamique, de motiver les opérateurs économiques du Bénin et d’Afrique à investir dans les projets de la finance islamique.  Même si la finance islamique semble inconnue du grand public, la publication, récemment, de ses textes par la Bceao donne désormais une base légale à l’activité.

Entre autres thématiques à aborder à la rencontre de Cotonou : Finance islamique et mécanisme de financement : quels instruments de financement  pour répondre aux besoins du Bénin ; Les avantages de la finance Islamique. « Mon souhait est que cette assemblée générale constitutive se passe bien et que le Bénin abrite le siège du Réseau africain de promotion de la finance islamique (…) et nous allons y arriver », conclut Mama Idrissou qui invite les uns et les autres à prendre part aux assises pour explorer les opportunités qu’offre la finance islamique.

M.M

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Après l’accueil triomphal de Gassama à Bamako : Place à une politique de jeunesse

Mamoudou-Gassama

 Mamadou Gassama, le héros de sauvetage  d’un enfant qui aurait pu chuter de quatre étages  continue de retenir l’attention de l’opinion internationale. A Bamako, la capitale de son pays, il a été accueilli en triomphe par la population. Visiblement la foule était heureuse de savoir que Mamadou Gassama a rompu un contrat à durée indéterminée avec la fatalité de la misère en s’élevant à une « dignité française »considérée à tort comme supérieure à celle malienne. Les jeunes maliens qui découvrent en Gassama Mamadou, un héros et un modèle n’ont pas tort. Il n’y a aucune alternative pour penser autrement. Et pour cause, l’Etat du Mali a démissionné (1) par sa gouvernance et manque de bâtisse d’avenir pour la jeunesse (2)

1.    La démission de l’Etat du Mali.

Le spectacle  du samedi 16 juin 2018 à Bamako est saisissant dans sa  psychologie sociale. Un jeune malien  de 22 ans du nom de Mamadou Gassama  a quitté son pays pour une immigration clandestine. Le parcours a été périlleux. Secouru en haute mer par la marine italienne quatre ans plus tôt, en 2014, il a été placé au Centre d’accueil des demandeurs d’asile  de Castelnuovo di Porto près de Rome jusqu’en 2016. Ce n’est pas de gaîté de cœur que ce jeune malien a quitté son pays,  a risqué sa vie  pour exercer son droit au bonheur. Il a quitté le Mali parce que l’Etat n’offre rien si ce n’est la désolation.

Il y a un acte qui semble ne pas émouvoir l’Etat du Malien. On lui a promis la nationalité française. Et c’est sur ce point, que les jeunes maliens amassés à l’aéroport de Bamako sont tous unanimes : « Il sort définitivement de la galère ». Cette façon de voir de la jeunesse du Mali, née après les conférences nationales pose trois problèmes.

Le premier, il s’agit de la compréhension de c’est qu’est la nationalité et ses corolaires.  Les jeunes maliens le savent sans doute mais l’environnement, les pratiques récentes de gouvernance  ne leur donnent aucune raison d’en donner un contenu. Ainsi, la nationalité malienne peut-être échangée,   contre une autre nationalité au prix de vivre décemment. Le deuxième  problème soulevé est la perte de confiance en l’Etat. Autrement dit, l’Etat du Mali n’est pas en mesure d’offrir les conditions de réussite à sa jeunesse à l’intérieur du territoire viable. Ce qui est dans la tête des jeunes, c’est le schéma de l’aléatoire : Naître malien, grandir, prendre la mer, devenir citoyen d’ailleurs ». Cela s’appelle avoir un destin bloqué.  Le troisième problème, c’est la fuite des cerveaux. Autrement dit, les meilleurs maliens n’ont plus leur place au Mali. En passant avec succès le test de sapeur pompier, la France est restée gaulliste dans l’âme. Elle n’a que d’intérêts. Les meilleurs c’est bon pour eux. C’est de l’immigration choisie. L’émotion que suscite le phénomène Gassama ne doit pas occulter la nécessité de réinventer l’avenir pour la jeunesse africaine notamment celle qui quitte les contrées du vaste territoire du Mali pour exercer leur droit constitutionnel de vivre heureux.

2.    Bâtisseurs d’avenir

Le Mali comme beaucoup d’autres Etats d’Afrique au Sud du Sahara a besoin d’une politique réaliste de promotion de la jeunesse.  C’est une vérité de Lapalisse que d’affirmer que les Etats d’Afrique francophone  ont trahi la cause de la jeunesse. Trop de théories, rien de concret.  Les politiques de promotion de la jeunesse  sont pour la plupart des discours sans volonté.

La gouvernance dans les Etats est marquée par la corruption et la soustraction frauduleuse des ressources publiques  pour les paradis fiscaux. Les infrastructures sont quasi inexistantes ou vétustes. L’encadrement n’existe pas. Les instructions scolaire et universitaire, c’est la mer à boire avec des enseignants sans pédagogie et rebelles à l’évaluation de leur savoir.  Pendant ce temps, l’oligarchie qui s’est emparée du pouvoir s’organise pour que l’université soit un luxe et que les hauts emplois publics soient pour  les « lignéees » pures.  C’est dans cette optique que la nouvelle trouvaille des « parvenus » de dirigeants est d’affirmer : « que tout le monde ne doit pas aller à l’université et fait la thèse ». De telles idées obscures comme on en rencontre un peu partout en Afrique de l’Ouest, ne sont pas de nature à donner de l’espoir à la jeunesse. La solution de quitter s’impose. Oui on quitte là où il n’y a pas d’espoir, d’alternance ou d’alternative.

Pour bâtir l’avenir pour la jeunesse, il y a trois voies. La première est de cesser de piller les ressources publiques pour aller créer des  « choses » privées  en dehors de son pays.  La deuxième voie, c’est de  donner de l’espoir à l’entreprenariat en adaptant les programmes de formation, en investissant dans la formation des formateurs. Enfin, donner un sens au patriotisme et au panafricanisme.

En conclusion, la nationalité n’est pas une chose banale. L’Etat  a le devoir de lui donner un sens. Lui donner un sens, c’est créer les conditions de la fierté. Cela passe par une gouvernance axée sur les résultats et sur les coûts raisonnables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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Coupe du monde des jeunes «Football for the Friendship » : Yamirou Ouorou champion avec l’équipe « Chimpanzé »

Yamirou-Ouorou

La Coupe du monde des nations démarre ce jeudi 14 juin en Russie. Mais, les jeunes venus de par le monde ont déjà joué le leur à travers «Football for the Friendship». Au terme de cette Coupe du monde des jeunes, le Béninois Yamirou Ouorou a été sacré champion avec son équipe « Chimpanzé ». Il a fini meilleur passeur de ce mondial des jeunes.

Le jeune joueur pensionnaire de l’Uss Kraké, Yamirou Ouorou, a marqué les esprits en Russie. Auteur d’une bonne prestation tout au long de la compétition, il a fini meilleur passeur du mondial des jeunes, faisant la fierté de tout d’un pays. L’équipe au sein duquel il a évolué «Chimpanzé» a été sacrée championne et première sur les 32 équipes formées avec un parcours sans faute. En finale, l’équipe de Chimpanzé a battu son homologue de Dragon par le score de 2-1. Pourtant, c’est la formation de Dragon qui a ouvert la marque. Mais « Chimpanzé » a eu les ressources nécessaires pour réserver la vapeur grâce au Béninois Yamirou Ouorou, passeur sur le but égalisateur du Colombien Paulo (meilleur buteur) et le Congolais Mwenzi, marquant le but de la victoire (2-1).   

Le parcours impressionnant de l’équipe de Champanzé…

L’équipe de Chimpanzé  a réalisé un parcours sans faute. En effet, en match de poules, l’équipe de Chimpanzé a respectivement battu sur le même score (2-0) Girafe et King Cobra avant de pulvériser l’équipe de TchreeToed (7-2). Il valide son ticket pour les play-offs avec un bilan satisfaisant : 3 matches joués, 3 victoires, 11 buts marqués et 2 buts encaissés. Une autre victoire en play-off leur a permis d’accéder au carré d’as où l’équipe de Chimpanzé a infligé un humiliant score (10-03) à son adversaire pour accéder à la finale qu’elle remporte logiquement (2-1) face à Komodo Dragon.

Fier du jeune Béninois Yamirou Ouorou…
 
Cependant, on retiendra du N°52 de Chimpanzé, le Béninois Yamirou Ouorou, surnommé «Roi des poteaux», qu’il a été passeur lors du premier match, passeur lors du deuxième match, a touché au poteau à quatre reprises, et est double passeur puis buteur lors du troisième match. En finale, il a encore touché le poteau avant de donner la balle de l’égalisation à son partenaire. Magloire Oké, président de l’Uss kraké, peut donc être fier de son poulain (encore surnommé Iniesta), qui a prouvé à la face du monde qu’il reste un joueur en devenir.

A.F.S.

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Rencontre Trump- Jong-Un à Singapour : Comment Pyonyang a obtenu trois libertés

Donald-Trump-et-Kim-Jong-Un

Hier Mardi 12 juin 2018, la rencontre tant attendue entre le Président  Donald Trump des Etats-Unis (USA)  et le Président de la Corée du Nord, Kim Jong-Un  a eu finalement lieu à Singapour. En Asie, le jeu de Go est un jeu de stratégie militaire très pratiqué par les asiatiques. A Singapour, Kim Jong-Un, comme une pierre noire sur le goban, la grille de jeu, est parvenu à obtenir trois intersections libres adjacentes. Il s’agit de trois libertés allant de la reconnaissance internationale (1), à la préparation d’un envol économique (2) et au leadership de la réunification des Corées suivant le modèle allemand (3)

1.    Une reconnaissance internationale

On est bien tenté de se demander à qui profite la rencontre de Singapour entre Trump et Jong-Un. Derrière l’image de bonne entente et des poignées de main sous les flashs des photographes, il y a une reconnaissance internationale qui est faite. Le dictateur communiste Kim Jong-Un a remporté un succès diplomatique qui se traduit par la respectabilité que désormais son pays projette dans le monde. Après les atermoiements du Président des Etats-Unis, la rencontre a fini par voir le jour. Les tweets ravageurs de Donald Trump  n’ont pas empêché le régime Nord-Coréen d’atteindre l’objectif spécifique : Etre au rang des Nations fréquentables et participer à l’administration du monde. La géopolitique de la région se modifie lentement et sûrement. On entendra beaucoup parler de la Corée du Nord qui avec son arsenal militaire nucléaire impressionnant devient un problème. La reconnaissance internationale se poursuit avec une  visite prochaine à la Maison Blanche. De même Kim Jong-Un recevra Donal Trump à Pyongyang. Cela s’appelle « se respecter ».  Pyongyang sur cette matière a eu son intersection de liberté. Laquelle est consubstantielle à la signature du document de dénucléarisation du pays du matin calme.  Cet engagement cache bien, une autre priorité  de Pyongyang, passé à  l’accélération du développement économique

2.    Préparation d’un envol  économique

Sur la question de l’arme nucléaire, c’est un acquis pour Pyongyang. Si les promesses diplomatiques n’engageant que ceux qui y croient, Pyongyang va prouver sa bonne foi en procédant au démantèlement des sites « inutiles ». Cela va prendre du temps. Le temps de la reconversion des scientifiques, le temps de les empêcher d’aller ailleurs, le temps de réfléchir sur la sécurité du peuple nord-coréen.

En réalité, la Corée du Nord souffre des sanctions internationales  qui empêchent l’économie de prendre un vrai envol. La question du nucléaire fait partie de la souveraineté. Ce qui  reste à la Corée du Nord, c’est  faire de l’Economie.  Le parti des travailleurs qui dirige le pays a commencé déjà sa mue en matière de programme économique. Le mot d’ordre est clair : « L’économie mondiale se fera avec nous ». Pour être accessible, il faudrait lever partiellement les sanctions internationales. La Corée voudrait bien résoudre cette équation en se donnant une liberté de dénucléarisation  conditionnelle.    

3.    Leadership de la réunification

Pyongyang entend jouer un rôle de leadership dans la réunification des Corées. Le ballet diplomatique dont il est maître prouve une bonne foi mais aussi une volonté de jouer à long terme un rôle essentiel. Il s’agit d’une stratégie à intensités progressives. Il se joue un avenir de la péninsule coréenne avec les actions diplomatiques d’envergure. Si l’Allemagne de l’Est et l’Allemagne de l’Ouest ont pu se réconcilier pour toujours, il est toujours possible de penser à la réunification des deux Corées. Pour l’instant Pyongyang tente de modifier les rapports de force à l’international en positionnant son pays comme une locomotive diplomatique et militaire.

En conclusion, le sommet de Singapour est un acte historique qui montre qu’en diplomatie, rien n’est figé et que la paix est dans la volonté de construire ensemble.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions Diplomatiques et Consulaires.

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Rencontre internationale des arts de la scène et de la mode africaine : L’appel à inscription lancé

mode

L’événement est dénommé ‘’Ibi Ilé’’. Organisé chaque année par le jeune promoteur Thierry Archange Houssou, l’initiative vise à mettre en valeur la richesse culturelle béninoise et africaine en général. Ainsi, par le truchement de la mode et du style, de la danse et des contes, la culture africaine est célébrée en pompe par de jeunes acteurs. Le projet rassemble dans un même plateau, une variété de produits artistiques et culturels qui mettent en relief le patrimoine matériel et immatériel de l’Afrique.

TG

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Prix découverte Rfi 2018 : Appel à inscription avant le 1er Juillet

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L’édition 2018 du prix découverte Rfi vient d’être  lancée. Le formulaire à remplir pour l’inscription est déjà disponible sur le site de la Radio France Internationale. Les artistes désireux de prendre part à la compétition sont priés de s’inscrire avant le 1er Juillet. Depuis 1981, le Prix Découverte RFI met en avant, les nouveaux talents musicaux du continent africain. Au cours des années, ce Prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui, ont depuis, conquis un public international : Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal), Soul Bang’s (Guinée)… Le chanteur malien de musique mandingue M’Bouillé Koité a remporté l’édition 2017 du Prix Découverte RFI.Son Jury, composé de professionnels, est chaque année présidé par une personnalité. De FallyIpupa à Jacob Desvarieux, Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Richard Bona, Kery James ou Asalfo, les présidents du Prix Découverte RFI apportent leur caution et leur expérience à son rayonnement.  Le lauréat bénéficie de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique, et d’un concert à Paris. RFI et ses partenaires sont des acteurs  engagés auprès du lauréat. Ils lui offrent un soutien professionnel et une exposition médiatique. Le Prix Découverte RFI est organisé en partenariat avec L’Institut français, l’Organisation Internationale de la Francophonie, la Sacem, et Ubiznews.

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