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Préparatif Chan Kenya 2018 : Bénin # Burkina, Dos à dos (2-2)

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En faisant match nul (1-1) à Ouagadougou le 4 mai 2017, Béninois et Burkinabè avaient pour objectif de réaliser un bon résultat au match retour à Cotonou. Objectif non atteint par les deux équipes qui se sont une fois encore neutralisées hier dimache 21 mai 2017 au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou (2-2). Pourtant, ce sont les visiteurs qui ont ouvert la marque par l’entremise de Lassina Traoré (37e). Mais les Béninois ont rétabli la parité peu avant la pause par Ibrahim Ogoulola (42e). De retour des vestiaires, le Burkinabè Lassina Traoré a réalisé le doublé (77e) mais les poulains de Tchomogo sont encore revenus au score sur penalty par l’intermédiaire de Mama Seibou (85e). Malgré les tentatives de part et d’autre pour sortir vainqueur de la rencontre, aucun but ne sera plus marqué jusqu’à la fin du match (2-2). Notons qu’outre ce match Bénin-Burkina (2-2 ; 1-1), la suite du programme de préparation de la sélection locale prévoit un certain Ghana # Bénin le 25 mai 2017 à Accra et Côte-d'Ivoire # Bénin le 30 mai 2017 à Abidjan. Des matches qui permettront aux joueurs béninois sevrés de compétitions (manque de championnats nationaux, ndlr) depuis des années, d'être en jambes en attendant le grand bain continental de juillet 2017 face au Togo voisin pour le premier tour des éliminatoires du ChanKenya 2018.

A.F.S.

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4emes Jeux de la solidarité islamique : Odile Ahouanwanou décroche l’or

Odile-Ahouanwanou

(Ezéckiel Adandé, une 3e médaille pour le Bénin ?)
L’hymne national a retenti à Bakou. L’athlète béninoise Odile Ahouanwanou a décroché la médaille d’or aux 100m haie aux 4emes jeux de la solidarité islamique qui se déroulent en Azerbaïdjan. Classée 5e au lancer de poids avec un jet de 14m76, Odile Ahouanwanou s’est rattrapée en décrochant l’or au grand bonheur du public sportif béninois. Elle a réalisé un chrono de 13 secondes 55 centièmes. Cette médaille en or s’ajoute à celle de bronze remportée par NoélieYarigo aux 800m, 24 heures plus tôt.

Deux Béninois encore éliminés…

Si Yarigo et Ahouanwanou ont quitté la compétition la tête haute, tel n’est pas le cas de certains athlètes béninois présents à Bakou. Après avoir fait bonne prestation aux 16e de finales, Magloire Yakpa a été éliminé en 8e par un Ougandais en tennis. L’autre mauvaise nouvelle est l’élimination de Rostand Kiki en taekwondo. Le Béninois n'aura pas longtemps tenu dans son combat face au Saoudien Alasmari Ghazi (25-12).Toutefois, une autre chance de médaille pour le Bénin reste possible. Elle repose sur Ezéckiel Adandé en wushu.

A.F.S.

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Colloque sur les réformes constitutionnelles en Afrique de l’Ouest : L’Abdc publie un rapport général

reforme

Les grandes conclusions de l’atelier régional sur les « Les révisions  constitutionnelles en Afrique de l’ouest : tendances, défis et opportunités» tenu les 29 et 30 novembre 2016 ont été rendues publiques.  C’était au cours d’une rencontre organisée hier jeudi 18 mai 2017 par l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) dans les locaux de la Faculté de droit et de science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Précisant le contexte dudit colloque, le Professeur Frédéric Joël Aïvo a montré que la société scientifique qu’il dirige avait décidé de réunir des  penseurs de  différentes traditions juridiques afin d’observer le vent des réformes constitutionnelles qui traverse l’Afrique de l’ouest. Pour lui, il était important de s’interroger sur  l’opportunité et les conséquences de ces réformes, de réfléchir sur les questions qui fâchent afin de contribuer à la consolidation de la démocratie dans les Etats. Ce vendredi, c’est le Dr Thierry Bidouzo qui a présenté aux participants le rapport général dudit colloque. Rédigé par le Professeur Victor Topanou, le document de 44 pages reprend les grandes idées développées les 29 et 30 novembre dernier à Cotonou. Le rapport a montré entre autres que « les révisions constitutionnelles, entendues comme la faculté juridiquement organisée de modifier les Constitutions, sont malheureusement devenues dévastatrices sur le continent africain». Trois types de révisions constitutionnelles sont observés selon le document. Il y a les révisions opportunistes, les révisions de crise et les révisions de confort. « Les révisions opportunistes, les plus décriées, sont celles qui sont menées en vue de pérenniser les pouvoirs en place… Les révisions de crise sont celles qui s’imposent, comme seules  solutions de sortie de crise… Les révisions de confort sont celles qui sont conçues par certains dirigeants dans l’unique but d’améliorer le fonctionnement  démocratique de leurs Etats… », peut-on lire dans le rapport. Les participants à l’atelier régional avaient soutenu que « les révisions opportunistes et de confort sont des révisions négatives, porteuses de risques majeurs de dérive tandis que les révisions positives s’imposent pour permettre de résoudre ou sortir d’une crise ». Ils ont aussi relevé la révision souvent élitiste des Constitutions et le besoin d’harmonisation des instances décisionnelles des normes juridiques sous régionales.    Par ailleurs, pour protéger les Constitutions et consolider la démocratie en Afrique, il avait été proposé au cours du colloque de sanctionner les dirigeants violateurs des lois et constituer des forces militaires pour les chasser du pouvoir. Le rapport a été distribué hier aux membres de plusieurs organisations de la société civile.

Il faut noter que l’atelier régional du novembre dernier avait été initié par l’Abdc et l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (Idea) avec le soutien de la Fondation Hanns Seidel et l’organisation internationale de la Francophonie (Oif).

A.S

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Election de Macron : La jeunesse n’est pas un sauf-conduit vers l’excellence

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L’élection du Président Emmanuel Macron à la tête de la République Française, a suscité une vague de vocations politiques sur les réseaux sociaux où beaucoup de jeunes, épaulés par leur ignorance, ont semblé dire qu’il était temps pour eux de diriger en Afrique. Beaucoup «d’hommes politiques» nés dans cette fièvre, conséquence spontanée d’un opportunisme bien de notre temps, se sont soustraits à l’analyse d’une victoire singulière en bien des points, sauf au point jeunesse.

Emmanuel Macron n’est pas jeune

Les chanteurs l’ont répété en mélodie. L’on est jeune de 7 à 77 ans, car, avant tout, c’est un état d’esprit. Le Président Macron, pour ce qui est de notoriété publique, était un élève brillant.Il a été formé à l’ENA et a bénéficié du parrainage de Jacques Attali que je considère comme le plus vif esprit francophone encore vivant. Jacques Attali n’a pas parrainé Macron à cause des liens familiaux mais clairement, à cause du talent qu’il a découvert en lui. Le Président Macron est aussi passé par la vénérable banque Rothschild qui alimente beaucoup de fantasmes, mais, qui comme toutes les banques d’affaires, choisit toujours parmi les meilleurs au monde. Plus encore, une fois à l’Elysée, Emmanuel Macron alors Secrétaire Adjoint, a obtenu une promotion pour devenir Ministre. Cette rapide description,nous renseigne sur le caractère exceptionnel du personnage avant même l’annonce de sa candidature.

Il faut se l’avouer, ce n’est pas un parcours de jeune, c’est un parcours de maturité, de clairvoyance dans les objectifs ultimes, et de concentration. La carrière d’Emmanuel Macron est un chemin de discipline et un pavé de choix tactiques cohérents faits sûrement à l’écoute d’aînés sous le charme intellectuel du trentenaire, décidemment leur égal.

Le faux débat de la jeunesse

Emmanuel Macron a-t-il été élu parce qu’il est jeune? La réponse est un NON catégorique.Il a été élu parce qu’il était préparé à bénéficier de forts soutiens politiques et financiers, et à rencontrer un timing favorable. Où est la jeunesse dans tout cela?nulle part.

La jeunesse africaine vit d’illusions. Elle se prépare à une révolution sans armes. Les armes d’une révolution sont financières, intellectuelles, et humaines. Combien d’initiatives de jeunes en groupe ont abouti?De quelle jeunesse disposons-nous? La grande majorité se complaît dans le fait que Bill Gates et Mark Zuckerberg aient abandonné l’école. Comme disait un comique, eux, ils ont abandonné Harvard, et toi? Dès qu’un jeune obtient un emploi dans une organisation, sa préoccupation est de démissionner vers l’auto-emploi libérateur de la pression du patron, des résultats, des indicateurs de performance. Cette jeunesse veut remplacer les dirigeants actuels dont elle se plaint sur Facebook mais, n’a pas encore eu la moindre idée pour faire développer son quartier ou même, pour payer régulièrement les employés/associés de sa Très Petite Entreprise.

Le débat de la jeunesse est un débat vain. L’âge, s’il ne doit pas nous limiter, ne nous donnera pas des ailes. Le débat que nous devons faire est celui du talent, celui de la compétence, celui de la performance. Le débat que nous devons faire est celui de l’expérience; celle qu’on acquiert dans l’humilité aux côtés des aînés et pas celle qu’on développe virtuellement en lançant des diatribes contreses contemporains condamnés par leurs ambitions à être dans la quête de la performance.

Les meilleurs d’entre nous, trop occupés

La question s’est toujours posée à moi de savoir pourquoi les meilleurs d’entre nous ne parlent pas ou ne sont simplement pas visibles. La vérité, c’est qu’ils ont peur de s’engager parce qu’ils ont des acquis à préserver. Ils préfèrent laisser ceux qui sont désespérés de mener une vie insipide, pousser le cri permanent de la dénonciation : leur seule alternative. Les meilleurs d’entre nous sont trop occupés par des postes de responsabilité réelle dans des entreprises locales, régionales ou internationales. Ils sont, dans l’administration, trop occupés à faire fonctionner ce qui peut l’être. Ils sont trop occupés à payer leurs collaborateurs et à fabriquer les consommateurs de demain, la classe moyenne dont nous avons besoin pour booster notre économie.Mais surtout, ils sont trop occupés à attendre les classements bidons publiés dans les magazines qui encouragent l’illusion, la rêverie, et la paresse,par la célébration des victoires à domicile. Oui, ils sont vraiment occupés et c’est parce qu’ils le sont, que nous avons pour porte-étendard, des plaisantins et des incultes, prompts à l’insulte et moins à la démonstration rationnelle.

Le travail est la solution

La jeunesse n’est certainement pas la solution. Le travail l’est. Nous sommes condamnés, pour peu que nos objectifs ne soient pas seulement égoïstes, à travailler sans relâche. Nous devons arrêter de célébrer des victoires d’étapes, nous mettre résolument au travail, abandonner le copier-coller des idées du net pour nous plonger dans nos réalités, et développer des solutions utiles et bancables afin de nous rendre ainsi incontournables.

Nous devons construire des groupes solidaires en travaillant en toute transparence à l’accomplissement de nos communautés. Nous devons nous encourager dans la voie de la discipline pour apprendre, affiner nos compétences, aiguiser notre appétence pour la conduite des affaires privées ou publiques. C’est un travail permanent sans relâche, sans reconnaissance, qu’il va falloir accomplir.Nous devons nous armer de valeurs morales élevées, d’humilité, de foi, et d’abnégation pour que, depuis nos positions (employé, entrepreneur, Agent permanent de l’Etat), nous soyons des phares d’espoir pour nos aînés dont les missions s’achèvent, pour nos enfants dont l’avenir paraît sombre, et pour l’humanité qui traversent des siècles de défis.

Kwamé Sènou, Consultant international en stratégie

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Eradication de l’apatridie : L’Afrique de l’Ouest prend le leadership mondial

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La région Ouest-africaine est rentrée dans l’histoire en étant la première, de par le monde, à adopter le 9 mai 2017 à Banjul en Gambie, un plan d’action pour mettre fin à l’apatridie. Sur le terrain des acteurs de cette victoire se trouvent la  Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et son allié en la matière, le Haut-commissariat pour les réfugiés (Hcr).

Au lendemain de l’année 2024 la zone Ouest-africaine ne comptera plus aucun apatride. C’est le défi que se sont lancés les experts et points focaux organisant la réponse à l’apatridie et à leur suite, les ministres en charge des questions de nationalité. C’était à Banjul en Gambie les 7 et 8 mai derniers puis le 9 mai. Pour atteindre cet objectif, les ministres en charge des questions de nationalité (Justice et Intérieur) des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avec l’assistance de la commission de la Cedeao et du bureau régional du Hcr ont admis la déclinaison de la déclaration d’Abidjan de février 2015 en plan d’action régional dans un esprit d’harmonisation et de partage d’expériences au niveau de la région. Un plan d’actions a donc été adopté. Un plan qui contraint les Etats à sauter le verrou que constituent les obstacles liés à l’acquisition de la nationalité. Il s’articule autour de trois chantiers : l’identification des apatrides et des risques d’apatridies, la prévention et la réduction de l’apatridie puis la sensibilisation du public. La démarche de l’étude du plan ainsi validé à Banjul et dont l’adoption est recommandée au conseil des ministres de la Cedeao vise, selon  le Dr Dia Sow de la commission de la Cedeao à s’assurer de la conformité du Plan avec les instruments juridiques, les politiques et les mécanismes institutionnels pertinents ; à renforcer les systèmes de gestion des données pour relever les défis de l’apatridie,  à assurer la libre circulation des apatrides ainsi que leur intégration et leur protection, à faire un plaidoyer et sensibiliser les populations et toutes les parties prenantes, à garantir l’obtention des preuves de la nationalité et à établir des mécanismes de suivi aussi bien stratégiques qu’opérationnels. De plus, il énonce des mesures concrètes visant à pallier aux insuffisances des lois sur la nationalité et aux défaillances en matière de preuve de nationalité. « L’adoption du plan d’actions constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’apatridie. Elle se dote aujourd’hui d’un nouvel arsenal juridique plus complet et robuste contenant des mesures réalistes. Par ses actions, l’Afrique de l’Ouest se pose en leader de la lutte contre ce fléau en Afrique et dans le monde », s’est réjoui l’assistant du Haut-commissaire pour les réfugiés, Volker Tükr. Il a rappelé qu’un million de personnes sont apatrides en Afrique de l’Ouest. « On estime à 30 pour cent, le nombre de ceux n’ayant pas de papier prouvant leur identité ou leur nationalité, dans la zone », a-t-il révélé. Pour lui, la souffrance, l’exclusion et la marginalisation sont vécues au quotidien par un individu privé de nationalité. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, le Dr Mohamed Ibn Chambas, a mentionné l’importance que son Organisation accorde à l’élimination de l’apatridie. « Le Secrétaire général des Nations Unies considère l’éradication de l’apatridie comme une priorité dans ses efforts pour la prévention des conflits, la résilience et la promotion des droits humains », a-t-il déclaré.

Avant l’entrée en vigueur du document, une ultime étape est attendue. Il sera en effet, présenté  aux prochaines réunions statutaires de la Cedeao pour devenir texte légalement contraignant pour les onze Etats de la zone ayant adhéré à la Convention de 1961 relative à la réduction des apatrides.

Les autres pays  de la Communauté à savoir le Ghana, le Cap Vert et le Togo se sont engagés à adhérer aux conventions sur le statut des  apatrides et à la réduction des cas d’apatridie.

Les experts des Etats de la CEDEAO s’étaient rencontrés les 7 et 8 mai derniers pour élaborer et valider le plan d’action adopté.

 Elias BEHANZIN

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France : Le nouveau gouvernement divise la droite et déçoit la gauche

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La France a un nouveau gouvernement. Depuis hier, mercredi 17 mai après-midi, et avec un jour de retard sur le planing initialement annoncé, une équipe gouvernementale paritaire (autant d'hommes que de femmes) est censée mener la politique nationale et internationale française, du moins jusqu'aux élections législatives de juin. Des personnalités de droite, de gauche, des libéraux, des membres de la société civile... Le panel iconoclaste ne manque pas de susciter des remous dans la classe politique du pays.

Sans surprise, les macronistes de la première heure, comme Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, se sont réjouis d’un gouvernement « rassemblant des personnalités issues de toutes sensibilités. »

Du côté du monde de l’entreprise, la réaction ne s’est pas fait attendre, puisque Pierre Gattaz, le président du syndicat des patrons, le Médef, a posté une vidéo sur Twitter : « J’adresse toutes mes félicitations à la nouvelle équipe gouvernementale et au Premier ministre Edouard Philippe. Nous devons maintenant nous mettre au travail, et vite pour donner un signal clair et puissant à tous les Français et aux investisseurs mondiaux. » Appelant à des réformes repoussées selon lui depuis trop longtemps, le patron des patrons conclut : « Le Médef sera un partenaire constructif et exigeant. Nous travaillerons loyalement avec notre gouvernement (…) Vive les entreprises, vive l’Europe et vive la France. »

 « Les membres des Républicains nommés au gouvernement ne font plus partie de LR »

L’ancien ministre Les Républicains Xavier Bertrand, qui avait refusé de se rallier à Emmanuel Macron après son arrivée à l’Elysée, a lui aussi été l’un des premiers à réagir. Par tweet, il adresse ses « Félicitations Républicaines au nouveau gouvernement. Tous mes vœux de réussite, pour la France. » Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, dans le nord de la France, a aussi salué la nomination de son ami et maire de Tourcoing (Nord) Gérard Darmanin, à l’Action et aux comptes publics. D’autres membres du parti Les Républicains ont également salué l’annonce de ce nouveau gouvernement. L’ancien président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et maire de Nice, Christian Estrosi, qui avait appelé à accepter la main tendue à la droite par Emmanuel Macron s’est ainsi réjoui dans un tweet : « C’est une fierté pour Nice que la présidente de l’Université de Nice soit nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Félicitations à Frédérique Vidal »

Depuis sa mairie de Bordeaux, le candidat déçu à la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé a quant à lui refusé de commenter la nomination de ce nouveau gouvernement – un nouveau gouvernement où l’on compte un seul juppéiste : le Premier ministre Edouard Phillippe. Ainsi, ces nominations ne font pas l’unanimité chez Les Républicains, loin de là. Le sarkozyste chargé de mener la campagne de la droite aux législatives François Baroin, opposé à une alliance avec Emmanuel Macron, « regrette » que les membres de son parti Gérard Darmanin et Bruno Le Maire acceptent des postes ministériels.

En réaction à ces nominations, le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, est allé plus loin, et a annoncé que « les membres des Républicains nommés au gouvernement ne font plus partie de LR. » Il ajoute dans un communiqué : « Ils font le choix personnel de faire campagne avec le Premier ministre en faveur des candidats d'En Marche contre nos candidats LR-UDI ».
A gauche, des déçus et des doutes

Dans les rangs des déçus, on compte aussi Ségolène Royal. La ministre de l’Ecologie, qui était pressentie pour faire partie du nouveau gouvernement, a déclaré à BFM TV : « Je pense que je vais créer mon entreprise, passer des discours aux actes […] J’ai toujours pensé qu’il y avait une réconciliation possible entre la création d’emplois et la protection de l’environnement. » L’actuelle présidente de la COP21 (la conférence de Paris pour le climat de 2016) a conclu en annonçant que son entreprise officierait dans « le domaine de la croissance verte et de la finance verte ».

Le député socialiste de Marseille Patrick Menucci a quant à lui qualifié ce nouveau gouvernement d' « affiche électorale ». S'il reconnaît que des noms sont « intéressants », il reproche à Emmanuel Macron de vouloir « balayer tout l'arc républicain » en vue d'accumuler des soutiens pour les législatives de juin.

Sur l'aile gauche du PS, ce nouveau gouvernement a été vivement critiqué. Ainsi la députée des Hautes-Alpes Karine Berger, qui avait soutenu le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, a déploré la nomination à Bercy de Bruno Le Maire et celle de Gérard Darmanin : « la droite, toute la droite, rien que la droite ».

Alexis Corbières, le porte-parole du candidat d’extrême gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a lui aussi critiqué la nomination d’hommes de droite et de libéraux dans le gouvernement, sur le plateau de BFM TV : « Un Premier ministre de droite, un libéral à Bercy, un sarkozyste aux comptes publics » Et aux autres postes ministériels selon lui : « Des gens très conformes à la construction libérale de l’Europe. »

Le responsable de la France insoumise, arrivé quatrième au premier tour de l’élection présidentielle, a estimé que « ce sont des noms que l’on connaît » et qu’Emmanuel Macron « est plutôt en marche arrière », en référence au nom du mouvement du nouveau président de la République.

Questionnements autour de Nicolas Hulot

Alexis Corbières s’est toutefois interrogé sur la nomination de l’ancien présentateur télé et défenseur médiatisé de la cause écologiste, Nicolas Hulot, pour lequel il a déclaré avoir « énormément de respect » : « Soit il renoncera à ses convictions, soit il renoncera à son poste. »

Même son de cloche chez le porte-parole du parti Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou. Ce dernier s’interroge : « J’applaudis quand l’écolo progresse. La question reste de savoir si c'est une prise de guerre ou si ça marque une orientation du quinquennat. », a-t-il déclaré à BFM TV. Et de conclure qu’il sera difficile pour Nicolas Hulot de défendre ses convictions face à un président qui « n’a jamais parlé d’écologie » pendant la campagne présidentielle, ou face à un Premier ministre « anti-écologiste », car défenseur des énergies nucléaires et carbonifères.

Sur son compte Facebook, Nicolas Hulot a annoncé sa démission de la présidence de la fondation écologiste qui porte son nom, affirmant « Ceux qui me connaissent savent qu’être ministre n’est pas pour moi un objectif en soi. Je pèse toutes les implications de cette décision. Cependant, j’ai l’intention, sans en avoir la certitude que la donne politique ouvre une nouvelle opportunité d’action que je ne peux pas ignorer. »

Entre « recomposition » et « incompétence »

Profitant de ce « contexte de recomposition politique », des sénateurs radicaux appellent à une recomposition de leur famille politique, divisée depuis les années 1970. Réunis à l'initiative de Jacques Mézard, le président du groupe des radicaux au Sénat et nouveau ministre de l'Agriculture, ces sénateurs ont échangé sur la situation politique et « ont décidé de prendre toute leur part dans la réunification de la famille radicale déjà amorcée par le Parti radical de gauche et le Parti radical », expliquent-ils dans un communiqué.

Enfin, à l'extrême droite, ces nominations apparaissent comme une suite dans la continuité : « En recasant de nombreuses anciennes gloires de la vie politique, issues des vieilles droite et gauche, le gouvernement Macron confirme que le système UMPS est aux manettes », peut-on lire dans un communiqué du Front national. Pour le parti de Marine Le Pen, candidate déçue du second tour de l’élection présidentielle, des personnalités comme Bruno Le Maire, François Bayrou ou Jean-Yves Le Drian, ont « déjà largement fait preuve de leur incompétence » par le passé.

rfi.fr

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Gouvernement Macron : Qui sera le «ministre de l’Afrique»?

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Qui va suivre les dossiers africains dans le nouveau gouvernement ? Qui sera, en quelque sorte, le nouveau « ministre de l'Afrique » dans le gouvernement français ? A priori, c'est Jean-Yves Le Drian, qui passe de la Défense aux Affaires étrangères. Mais ce n'est pas si simple.

Est-ce à cause de l'opération Serval au Mali et de l'opération Sangaris en Centrafrique ? Quand il était ministre de la Défense, tout le monde à Paris surnommait Jean-Yves Le Drian le « ministre de l'Afrique ». Donc, si aujourd'hui le même Jean-Yves Le Drian s'installe au Quai d'Orsay en compagnie de son fidèle directeur de cabinet, le stratège Cédric Lewandowski, beaucoup pensent qu'il restera le « ministre de l'Afrique » et que, grâce à lui, le ministère des Affaires étrangères reprendra la main sur les dossiers africains.

Mais attention. Elle est désormais révolue l'époque où le ministre Le Drian consacrait un jour sur deux au continent africain et où il passait son temps auprès des chefs d'Etat sahéliens comme le Tchadien Idriss Déby, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Malien Ibrahim Boubacar Keita. Elle est révolue, l'époque où son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski, consultait tous les matins une immense carte du Sahel posée sur un chevalet dans son bureau de l'hôtel de Brienne.

A présent, Jean-Yves Le Drian va parcourir le vaste monde, de New York à Pékin, et devra s'occuper en priorité de l'Europe, de l'Ukraine et des multiples conflits du Moyen-Orient. Mécaniquement, c'est la nouvelle ministre de la Défense, Sylvie Goulard, qui va devenir la partenaire régulière des chefs d'Etat sahéliens qui accueillent le dispositif militaire français Barkhane. Et comme elle a la réputation d'être une femme de caractère, il est possible que Sylvie Goulard veuille garder pour le ministère de la Défense le fief « africain » que Jean-Yves Le Drian s'y était taillé.

Du « Le Drian l’Africain » au « Le Drian l’Européen »

De poids lourd il devient donc super poids lourd. Jean-Yves Le Drian l'Africain était à la Défense sous Hollande, sous Macron Jean-Yves Le Drian l'Européen est aux Affaires étrangères. Comme annoncé par le président élu, l'Europe devient une pierre angulaire, notamment pour la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la Défense. Du moins sur le papier, car l'Europe de la défense est un véritable serpent de mer. Macron souhaite embarquer, en Afrique notamment et en soutien aux opérations françaises extérieures, l'Allemagne de façon beaucoup plus appuyée ainsi que d'autres pays européens.

Mais l'axe Paris-Berlin est essentiel. Jean-Yves Le Drian entretient d'excellents rapports avec plusieurs chefs d'Etat comme Idriss Déby ou Ibrahim Boubacar Keita. Pas sûr qu'il passe aussi facilement que cela son carnet d'adresses au nouveau ministre des Armées, la députée européenne, l'énarque et avant tout économiste Sylvie Goulard.

Mais Le Drian a dans sa ligne de mire aujourd'hui Washington, Moscou, l'ONU, les dossiers syrien, ukrainien... Sylvie Goulard devra très vite remonter ses manches et se faire une place auprès des militaires français basés à Ndjamena, au Sahel... Aujourd'hui le G5 Sahel ne peut qu'être rassuré par cette continuité dans le changement.

rfi.fr

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4e Jeux de la solidarité islamique : Yarigo voit bronze aux 800m, Yakpa en 1/8e en tennis

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(Ziadath Akadiri éliminée, Ahouanwanou en lice ce jour)
Le drapeau du Bénin a, pour la première fois, flotté à Bakou en Azerbaïdjan. Ceci, grâce à la première médaille (bronze) décrochée par NoélieYarigo aux 800m. Pendant ce temps, Magloire a validé son ticket pour les huitièmes de finale en tennis. Par contre, Ziadath Akadiri et Odile Ahouanwanou ont dit leurs adieux à la compétition respectivement en tennis de table et au poids.

Demi-finaliste aux derniers jeux olympiques de Rio, NoélieYarigo a permis au Bénin de décrocher sa première médaille aux 4emes jeux de la solidarité islamique. En effet, la native de Matéri NoélieYarigo est montée, hier mercredi 17 mai 2017, sur le podium des 800m dames. L’athlète de Running 41 a décroché la médaille de bronze en réalisant un 2mn 02 sec 60 centièmes, derrière l'Ougandaise Nakaayi Halimah (argent) et la Marocaine Akkaoui Malika (or) avec 2.01.04 centièmes.De son côté, Magloire Yakpaen tennis a fait son entrée en compétition et a royalement validé son billet pour les huitièmes de finale. Le tennisman béninois n’a laissé aucune chance à son adversaire Al Karrasi du Qatar qu’il a gagné en deux sets (6/3 ; 6/2). Par contre, mauvaise prestation pour Ziadath Akadiri et Odile Ahouanwanou(14m76) respectivement en tennis de table et au poids. La jeune tenniswoman béninoise malgré sa volonté et son envie a été stoppée (par la Guyane) au premier tour malgré une partie pourtant maîtrisée dès l'entame. Elimination également pour Odile Ahouanwanou au poids. Elle a été classée cinquième avec un jet de 14m76, insuffisant pour aller à la conquête du podium.

Trois Béninois en lice ce jeudi…

Si Odile Ahouanwanou n’a pu créer la sensation aux poids, elle a encore une nouvelle chance de se rattraper. Mais cette fois-ci, les regards seront braqués sur l'épreuve du 100m haies. A suivre également ce jeudi, les 1/8èmes de finales de la compétition en tennis avec Magloire Yakpa décidé à emboîter les pas à NoélieYarigo. A cet effet, il lui revient de redoubler d’effort pour continuer sur la même lancée. Enfin, Ezekiel Adande en wushu fera son entrée en compétition. Une autre chance de médaille pour le Bénin. Rappelons que, Océane Ganiero en Karaté et Celtus Dossou-Yovo en judok ont déjà quitté la compétition.

Abdul Fataï SANNI

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Benin international Music : Signature d’un accord de coopération entre Radio France et l'Afrique

Aristide-Agondanou

Le projet s’intéresse à l’ouverture de la scène musicale Béninoise au patrimoine, à l’histoire, à l’éducation, et à la formation artistique dans le pays. Il s’agit, en effet, d’inscrire Cotonou comme berceau et capitale mondiale de la musique. Et pour y parvenir, une délégation française est attendue à Cotonou le 21 mai dans le cadre du projet Bénin international Music (Bim) pour un Accord de la coopération et d'échanges Radio France et l'Afrique. À la  tête de cette délégation Hervé Riesen, directeur  adjoint de la Radio France et délégué aux antennes aux programmes de la radio. Il  y aura également Olivier Zegna-Rata, directeur des relations institutionnelles de la Radio France. «Nous souhaitons contribuer à la prise en compte par le monde de la richesse culturelle de ce pays accompagné de partenaires nationaux et internationaux tels que Radio France, Uer (Union européenne des radios), Urti (Union des radios et télévisions internationales). Radio France sera le lien avec les radios publiques de l’Union Européennes des radios et télévisions publiques et de l’Union des radios et télévisions internationales»,mentionnent les responsables du projet. Après la nomination de plusieurs Directeurs d’Instituts français issus de Radio France en Afrique francophone, de nouveaux outils de coopération et d’échanges d’expertise européens sont mobilisés par Radio France du type de «fonds de jumelage». Cette réflexion a notamment été engagée avec le Bénin et le «Benin  international musical», avec le Gabon et le Congo profitant de l’officialisation prochaine de l’arrivée de spécialistes de la musique  en relation avec plusieurs salariés de Radio France. La Radio France souhaite,en fait, proposer dans l’année, un modèle d’accord de coopération avec la radio publique d’un pays d’Afrique francophone, reposant avant tout sur l’échange d’expertise soutenu par le Quai d’Orsay, et l’échange de programmes en particulier musicaux ou culturels, cela, en application exacte de la formulation en développant les partenariats de distribution dans le réseau des instituts notamment.

Teddy GANDIGBE

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