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Edition 2017 du tournoi de l’Ufoa : Le Bénin termine quatrième, le Ghana vainqueur

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Les Ecureuils A’ du Bénin ont terminé au quatrième rang du tournoi de l’Union des Fédérations Ouest africaines (Ufoa) de football qui s’est joué au Ghana (du 9 au 24 septembre 2017). Lors du match de classement, le Mena du Niger a pris sa revanche en battant le Bénin (2-1). Le Niger décroche ainsi la troisième place du tournoi, synonyme de médaillé de bronze. Au même moment, le Ghana a remporté la compétition en battant le Nigeria en finale (4-1).

Vainqueur du Niger lors du troisième match de poules (2-1), le Bénin n’a pas récidivé face à cette même équipe du Mena lors du match de classement du tournoi de l’Ufoa disputé hier, dimanche 24 septembre 2017, à Cape Coast au Ghana. Dans cette affiche à l’allure de retrouvailles, le Niger a affiché son objectif dès le début de la rencontre. Celui de monter sur le podium. 2-1 !!! C’est le score qui a sanctionné le match en faveur du Niger qui a pris sa revanche contre le Bénin. L’ouverture du score est intervenue à la 29e minute de jeu grâce à Halidou Garba avant que Victorien Adébayo Adjè ne double la mise à la 85e minute de jeu. Mais Nabil Yarou a réduit le score dans les arrêts de jeu (90e +1).Le Niger prend logiquement sa revanche et termine médaillé de bronze. Quant au Bénin, il a terminé au pied du podium et se contentera de 10 mille dollars. Notons que c’est le Ghana qui a remporté le trophée en battant le Nigeria (4-1) et empochera également 100.000 dollars. Le finaliste 50.000 et le 3è prend 25.000 dollars.

Une défense béninoise défaillante…

Au terme de cette compétition, le Bénin a encaissé huit buts au total en six rencontres. Ce qui signifie que le Bénin encaisse au moins 1,33 but par match. Ceci, avec le plus lourd score du tournoi (4-0) face au Sénégal. Preuve que la défense béninoise n’a pas été présente sur les actions offensives adverses même si Steve Glodjinon a sauvé ses buts à maintes reprises. Pourtant, Oumar Tchomogo a fait appel à deux joueurs défensifs qui évoluent hors du territoire national, en occurrence Junior Salomon et Paterne Counou. Malheureusement, leur présence n’a rien changé. Les duos Salomon-Counou ou Salomon-Yarou ou encore Counou-Yarou dans l’axe défense béninoise n’ont rien donné d’intéressant, si ce n’est d’aller ramasser le ballon au fond de leurs filets. Il y a donc urgence pour Oumar Tchomogo de trouver la solution idéale pour ce compartiment qui est désormais le mal de cette sélection locale du Bénin.      

Abdul Fataï SANNI

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Elections législatives en Allemagne : Victoire en demi-teinte pour Angela Merkel

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(La constitution d’une coalition pour le quatrième mandat de la chancelière s’annonce complexe. L’entrée inédite de l’extrême droite au Parlement est, pour elle, un « nouveau défi »)

Angela Merkel espérait un résultat « un peu meilleur » pour son parti lors des législatives allemandes, dimanche 24 septembre. Les bureaux de vote ont fermé à 18 heures, et les estimations donnent 32,5 % des voix pour la CDU/CSU, alors que les sondages lui accordaient 36 % des intentions de vote. Le SPD, de centre-gauche, réalise son pire score depuis la seconde guerre mondiale, à 20 %.
Quant au parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne), il réussit son pari avec 13,5 % des voix. Les libéraux du FDP aussi. Ils reviennent au Bundestag et dépassent la barre des 10 %. Les Verts, avec 9,5 %, s’en tirent moins mal que prévu. La gauche radicale, Die Linke, est, elle, créditée de 9 %. La faiblesse du résultat de la CDU va rendre difficile la formation d’une coalition

« Nous sommes le premier parti, nous avons un mandat pour former le prochain gouvernement et il ne peut y avoir de gouvernement de coalition contre nous », a affirmé Angela Merkel dimanche soir. Reconduite pour un quatrième mandat, la chancelière égale Konrad Adenauer et Helmut Kohl. Mais son parti est en tête avec seulement 32,5 % à 33,5 % des voix, selon les estimations. Ce résultat décevant des conservateurs allemands pourrait être pire que le plus bas historique de Mme Merkel (33,8 % en 2009).

Les tractations vont durer plusieurs semaines, voire des mois. Jamais, dans l’Allemagne contemporaine, le vainqueur d’une élection ne s’est retrouvé sans majorité pour gouverner. Cette quête de majorité a été compliquée dès dimanche soir par le SPD, qui a décidé d’entrer dans l’opposition, après quatre ans de participation au gouvernement d’Angela Merkel.

Les Verts, comme les libéraux, ont quant à eux annoncé qu’ils consulteraient leurs bases respectives sur un éventuel projet d’accord de coalition avant de s’engager formellement. Mais les divergences entre écologistes et libéraux sur l’avenir du diesel ou l’immigration s’annoncent très compliquées à gérer. Les couleurs de la prochaine coalition auront une importance capitale pour une série de sujets brûlants, comme les réformes de la zone euro, l’avenir de la relation transatlantique ou encore la question des sanctions imposées à la Russie.

Les sociaux-démocrates s’effondrent

Le SPD se voit crédité d’environ 20 % des voix. Jamais dans son histoire d’après-guerre, le parti n’était descendu aussi bas. Son plus mauvais score remontait à 2009, avec 23 %, et il avait réussi à atteindre 25,7 % il y a quatre ans. « Ce soir prend fin le travail avec la CDU et la CSU », a déclaré dimanche son président Martin Schulz depuis le siège du parti à Berlin. Tirant les conséquences du scrutin, le SPD, qui gouvernait depuis 2013 avec les deux partis conservateurs, entre donc dans l’opposition.

Il s’agit d’un revers personnel pour l’ex-président du Parlement européen, propulsé en début d’année à la tête du parti pour tenter de sauver une situation déjà compromise à l’époque dans les sondages. C’est aussi l’échec d’une campagne centrée sur la justice sociale, qui n’a pas convaincu dans une Allemagne économiquement forte.

Le SPD va devoir « repenser son approche » et « affronter le fait que beaucoup d’ouvriers ont tourné le dos à l’ancien “parti des ouvriers” », affirme Michael Bröning, analyste à la Fondation Friedrich-Ebert, proche des sociaux-démocrates. Mais la marge de manœuvre du SPD, parti de centre-gauche, est étroite. L’espace est déjà occupé par Die Linke, avec lequel le SPD a jusqu’ici exclu toute alliance au niveau national en raison de l’opposition de la gauche radicale à l’OTAN ou aux missions militaires à l’étranger.

L’extrême droite entre au Parlement

Alternative pour l’Allemagne (AfD) a brisé un tabou dans le pays en récoltant 13,5 % des voix, selon les premières estimations. La formation d’extrême droite, qui ambitionnait de devancer les libéraux et les Verts lors des législatives, a réussi son pari. Elle devrait envoyer 86 à 89 députés siéger au Bundestag. Cette entrée des nationalistes au Parlement constitue un « nouveau défi », selon la chancelière.

« Nous allons changer ce pays », a lancé la cotête de liste du mouvement anti-islam et anti-migrants, Alexander Gauland, promettant de mener « une chasse » contre Angela Merkel. Si le parti, ostracisé par toutes les autres formations, n’a aucune chance de figurer au prochain gouvernement, l’autre tête de liste du parti, Alice Weidel, a déjà fixé ses objectifs à moyen terme : « [Etre] en mesure de gouverner dès 2021 ».

Partisan d’une sortie de l’Allemagne de l’euro, l’AfD prône des positions traditionnelles sur la famille. Climato-sceptique, il réclame également l’annulation de l’accord de Paris sur le climat. Une partie de ses cadres puise volontiers dans le vocabulaire nazi et remet en cause le consensus mémoriel des Allemands fondé sur le repentir. Adepte des tirades polémiques, M. Gauland n’a pas hésité à vanter « les performances des soldats » de l’armée d’Hitler.


Le parti, dont une frange souhaite un rapprochement avec le Front national français ou le FPÖ autrichien, a radicalisé son discours, à l’inverse de Marine Le Pen, qui a cherché à « dédiaboliser » le FN. Celle-ci a salué la percée du parti d’extrême droite, y voyant « un nouveau symbole du réveil des peuples européens ».

lemonde.fr

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Elections législatives de 2017 en Allemagne : L’ambiance vécue en live à l’ambassade à Cotonou

Franziska-Jebens

En République fédérale d’Allemagne hier dimanche 24 septembre 2017, c’était les législatives pour le renouvellement du Parlement (Bundestag). Une demi-douzaine de forces politiques étaient en lice dont la Cdu (Union démocratique chrétienne) de la chancelière Angela Merkel, le Spd (Parti social-démocrate) de Martin Schulz, la Gauche (Die Linke), l’Alliance 90/Les verts, le Parti libéral démocrate (Fdp) et Alternative pour l’Allemagne (Afd). Au Bénin, cette actualité a été vécue en direct grâce à l’ambassade de l’Allemagne qui a initié une soirée électorale au public, à la résidence de l’ambassadeur à Cotonou. Quels sont les enjeux d’une telle élection qui intervient tous les quatre ans ? Les explications avec Franziska Jebens, la Chargée d’affaires à l’ambassade.

D’abord mes impressions ; je suis très contente que les gens soient venus parce que ce n’était pas évident un dimanche. Un public moitié allemand, moitié béninois. On a suivi avec grand intérêt les résultats. Le parti de la Chancelière est en tête avec un peu de recul. La même chose que la deuxième force, le parti social-démocrate. Son leader s’est exprimé et a opté pour l’opposition. Le parti ne fera plus partie du gouvernement. Il y aura de toute façon, de bouleversements politiques. On aura de nouveaux ministres au gouvernement avec d’autres partis politiques mais toujours sous la Chancelière.

Qu’est-ce que ce bouleversement peut induire dans les relations entre l’Allemagne et le Bénin ou dans les relations internationales ?

Là, c’est trop tôt de le dire. Et comme c’est le même parti principal, la Cdu, qui va guider la politique du gouvernement, je ne pense pas qu’il y aura un grand changement dans les relations avec le Bénin. Pour le reste, on va voir, ça dépend du nouveau ministre des Affaires étrangères qui sera issu d’un autre parti ; plus du Parti social-démocrate. Il y aura probablement aussi un nouveau ministre de la coopération.

C’est la quatrième fois quand-même que la Chancelière Angela Merkel veut briguer le poste. D’aucuns disent qu’il y a un problème de démocratie qui se pose comme c’est le cas avec des chefs d’Etat en Afrique mais souvent combattus par l’Occident. Alors, quel est votre avis sur la question ?

On m’a beaucoup posé cette question. Bien sûr c’est un fait à regarder mais chez nous elle n’est pas chef d’Etat, elle est plutôt chef de gouvernement. Et dans son gouvernement, il y a tous les partis qui se mettent ensemble pour diriger le pays. Donc ce n’est pas elle qui a tous les pouvoirs, elle doit beaucoup partager. Par ce fait là, c’est une différence avec un pays où il y a le chef d’Etat qui a tout le pouvoir concentré dans ses mains.

Propos recueillis par Jacques A. BOCO

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½ finale du tournoi de l’Ufoa/ Bénin # Nigeria : Pas de miracle pour les Ecureuils malgré leur prestation

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Les Ecureuils A’ du Bénin ne joueront pas, dimanche 24 septembre 2017, la finale du tournoi de l’Union des Fédérations ouest africaines (Ufoa) de football. Pour cause, ils ont été éliminés lors de la première demi-finale par le Nigéria (0-1). Ceci, malgré une copie appréciable contraire à leur dernière sortie face au Niger.

10 minutes seulement ont suffi aux poulains d’Oumar Tchomogo pour encaisser le premier but de la rencontre. Une réalisation de l’attaquant nigérian Ali Rabiu. Ça restera d’ailleurs l’unique réalisation de la rencontre, synonyme d’élimination pour le Bénin. Pourtant, les deux équipes ont cherché durant le reste du temps à aggraver le score d’un côté ou à revenir à la marque de l’autre côté. Mais le score restera têtu malgré l’infériorité numérique du Bénin, suite à l’expulsion de l’attaquant béninois Marcellin Koukpo qui a très tôt abandonné ses coéquipiers. Mais les Béninois ont résisté durant les 45 dernières minutes. Ils auraient même pu revenir au score, voire corser l’addition, mais l’inefficacité et le manque de précision dans le dernier geste restent le mal des joueurs béninois. Le miracle n’a donc pas eu lieu malgré la bonne prestation des joueurs béninois même si des choses restent à parfaire dans le jeu dans sa globalité.     

Nigériens et Béninois se retrouvent pour le bronze

Vaincu en demi-finale par le Nigéria, le Bénin va retrouver le Niger (battu par le Ghana en seconde demi-finale 2-0) pour le match de classement. Une rencontre qui sera très attendue par les deux pays. Car, pour le compte du troisième match de poule, le Bénin avait battu le Niger (1-2) sur fond de contestation arbitrale. En effet, l’arbitrage avait été pointé du doigt dans ce match car le Niger avait évolué à 9 contre 11 durant plus d’une heure d’horloge à la suite de deux expulsions. Ce remake s’annonce donc très tendu et on verra le vrai visage de la sélection béninoise. Rappelons que la finale de l’édition 2017 du  tournoi de l’Ufoa opposera le Ghana, pays hôte et le Nigria.

A.F.S.

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Lutte contre le FCfa : Kèmi Séba et le panafricanisme

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Né Stellio Gilles Robert CAPO CHICHI le 9 Décembre 1981 à Strasbourg, Kemi Seba est un activiste politique Français d’origine Béninoise qui s’est donné pour cause la lutte contre l’impérialisme. Chez Kemi Séba, le militantisme ne date pas d’aujourd’hui. Mais c’est le 28 Mai 2006 qu’il a vraiment fait parler de lui lorsqu’il avait effectué une descente à Paris Rue des Rosiers où se trouvent de nombreux commerçants Juifs. Ce jour-là, Kemi Seba accompagné d’autres membres de la TRIBU KA s’était rendu dans le quartier Juif avec la ferme volonté d’en découdre avec le Betar, un mouvement de jeunesse juif radical sioniste et la Ligue de défense juive avec lesquels des échanges vifs avaient eu lieu sur le net un peu plus tôt. La provocation est une arme qu’il utilise souvent, comme l’atteste son dernier fait d’armes le 19 Août dernier lors d’un rassemblement à Dakar où il a brûlé publiquement un billet de 5.000 FCFA afin de se faire entendre dans sa lutte contre le franc CFA, son nouveau cheval de bataille. Après quelques jours en garde à vue, il a été acquitté par un tribunal de Dakar le 29 Août, puis expulsé le 6 Septembre vers la France par le gouvernement Sénégalais qui considère qu’il était une menace pour l’ordre public. Son geste, applaudi par certains et condamné par d’autres a eu le mérite de faire parler de cette monnaie utilisée par les pays de la Zone Franc mais frappée en France. Doté d’une capacité d’orateur, acquise au sein de Nation of Islam qu’il a fréquenté à ses débuts, Kemi Séba se montre volontaire polémiste dans ses déclarations. Dites lui qu’il tient des propos racistes, il vous rétorquera qu’être antisioniste ne fait pas de soi un antisémite argumentant que dans ce cas tous les anticommunistes seraient de facto antirusses.Habitué à être traîné devant les tribunaux, il n’hésite pas à clamer, un brin provocateur que les procès sont ses meilleurs meetings et c’est la preuve qu’il s’attaque au système. Depuis ses débuts, Kémi Séba a fait du chemin. Il anime aujourd’hui des conférences, des talk show et est auteur de nombreux ouvrages dont Supra Négritudes son premier essai et Black Nihilism dont il a offert un exemplaire à l’ancien président Iranien Ahmadinejad lors de leur rencontre. Quand on l’écoute on découvre qu’il a une grande connaissance en ce qui concerne l’histoire des luttes des résistants Noirs. Très courageux avec une audace dialectique évidente, son message reçoit un écho favorable auprès d’une partie de la jeunesse africaine pour qui il représente le miroir de l’esprit rebelle des peuples opprimés, parce qu’elle retrouve dans ses discours une affirmation et une revalorisation d’une identité noire. Lui-même, prônant à ses débuts, le kémitisme qui est un courant qui cherche à faire connaître et renaître la philosophie des anciens Egyptiens ou kémites, en tant qu’héritage culturel de l’Afrique, d’où l’appellation KEMI SEBA.

Mais Kémi Séba n’a pas que des partisans. Si la justesse de sa lutte n’est pas remise en cause, certains n’épousent pas ses méthodes. Son dernier coup d’éclat à Dakar par exemple n’a pas reçu l’assentiment de tout le monde en Afrique. Pour ses pourfendeurs l’argent est sacré et certains fondamentaux ne sauraient être bafoués sur l’autel d’une lutte, fut-elle panafricaniste. A ce niveau, il convient de souligner que la stigmatisation systématique à laquelle s’adonnent ses partisans à l’encontre de ceux qui ne sont pas d’accord avec ce moyen de lutte qui est de brûler de l’argent est contre-productive. Aussi, par le passé, certaines de ses prises de positions avaient dérouté une partie de ses partisans qui n’avaient pas compris son rapprochement avec les polémistes d’extrême droite Dieudonné et Alain Soral. De même lors de l’affaire Ilan Halimi, du nom de ce jeune juif mort des suites des sévices que lui ont fait subis Le gang des barbares de Youssouf Fofana, Kémi Séba avait tenu des propos ambigus refusant de condamner ce geste abject et ignoble. Côté justice, il a été condamné en France pour diffusion de propos antisémites et négationnistes, n’hésitant pas à reprendre les propos négationnistes du sulfureux Jean-Marie Le Pen sur la Shoah. Quand on évoque sa violence, il aime rappeler que jusque-là il n’a été condamné que pour des délits d’opinion et non pour des faits de violence. N’étant pas à une contradiction près, celui qui avait pointé la responsabilité du coran et de la bible dans l’esclavagisme s’est depuis converti à l’islam. Son radicalisme poussé à l’extrême l’avait amené à ne prendre dans ses mouvements que des Noirs, même si depuis quelques années comme il le dit lui-même il a abandonné le prisme limité de frustrations de l’afrocentricité pour s’élever vers le prisme plus universel et plus rationnel du panafricanisme. De fait, il a délaissé depuis peu ses prises de position les plus radicales sur la suprématie des Noirs et s’adresse désormais à l’ensemble des déshérités et des opprimés.

Le panafricanisme étant une doctrine qui tend à développer l’unité et la solidarité africaine, d’aucuns aimeraient que la lutte de Kémi Séba soit plus orientée contre les dictateurs Africains. L’argument avancé est que même si nous arrachons nos droits après de hautes luttes contre l’impérialisme, la situation des peuples africains ne changerait pas si nous continuons à avoir à la tête de nos pays des chefs d’état corrompus qui oppriment les populations et s’accaparent nos richesses qu’ils dilapident avec leurs clans. L’on ne saurait donner tort à ceux qui veulent que sa lutte soit dirigée beaucoup plus contre les apparatchiks qui nous gouvernent quand on assiste à ces drames de migrants qui, fuyant la misère chez eux, perdent la vie en voulant traverser coûte que coûte la méditerranée pour rejoindre l’Europe. Le système qu’il dit combattre n’est pas seulement en occident, mais il y a aussi le même système chez nous ici, sous sa forme la plus dangereuse et nuisible.

En dehors de ces déclarations à l’emporte-pièce notamment à ses débuts et de certains errements dus à sa fougue de jeunesse à l’époque, Kémi Séba, quoi qu’on dise compte aujourd’hui quand on parle du panafricanisme. Qu’on l’aime ou pas, il a le don de faire bouger les choses. Ce qu’il peut apporter de nos jours à la jeunesse africaine est son courage et cette combativité qu’il démontre dans ses luttes. On en a besoin pour nous combattre les dérives qu’on observe sous les tropiques.

MM

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Demi-finale du tournoi de l’Ufoa : Le Bénin peut-il créer l’exploit face au Nigeria ?

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Vainqueur du Nigeria à Cotonou (1-0) puis vaincu à Kano (2-0), le Bénin retrouve son voisin de l'Est pour un troisième acte en moins d’un mois. Mais cette fois-ci, une place en finale est en jeu pour le compte du tournoi de l’Union des Fédérations ouest africaines (Ufoa) de football (du 9 au 24 septembre 2017) au Ghana. Aussi bien sur le papier, que sur le terrain, le Nigeria part avec les faveurs des pronostics surtout que les Béninois, lors de ces deux dernières sorties dans ce tournoi, n’ont pas convaincu. Le Nigeria devrait donc dérouler face au Bénin physiquement atteint. C'est d'ailleurs là, la grande inquiétude. Puisque, sur ce plan encore, le Nigeria n'est plus à présenter. Alors, pour ne pas faillir, Oumar Tchomogo doit mettre en place une équipe soudée avec plus de vivacité en milieu de terrain. Ce compartiment doit être  complémentaire à la défense, surtout l'axe central qui a montré sa fébrilité  face au Sénégal et au Niger. Ce qui est certain, la rencontre s'annonce difficile voire compliquée pour Marcellin Koukpo et ses partenaires qui doivent se surpasser pour un miracle. Car en football, tout est possible. Rappelons que le match se joue ce jeudi à 16 heures.

A.F.S.

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Echos des internationaux béninois : Stéphane Sessegnon passeur décisif pour son retour

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Pour son retour en championnat, le capitaine des Ecureuils du Bénin Stéphane Sessegnon a été passeur décisif sur l’unique but de son club Montpellier. De son côté, Michael Poté a été titularisé pour la première fois avec Nicosie sans pouvoir éviter la défaite à son équipe. Par contre, Steve Mounié a brillé par son absence en Angleterre tout comme Djiman Koukou en France.

Sessegnon passeur : Montpellier gagne en déplacement
 
Absent lors de deux derniers matches, le milieu de terrain béninois Stéphane Sessegnon a contribué au succès de son équipe. Il a été passeur de l’unique but de la rencontre avant de céder sa place à l’un de ses partenaires (84e). Grâce à ce succès à Troyes (0-1), Montpellier est 12e au classement avec 7 points (-1) après six journées en Ligue 1 en France.

Domino’s Ligue 2 /7e journée : 90 mn pour deux Béninois

La Ligue 2 Domino’s était à son 7e acte le week-end écoulé. Deux béninois ont disputé 90 minutes de jeu avec leurs clubs. Il s’agit de Saturnin Allagbé avec Niort qui a été malheureusement battu par Orléans (3-1). Même sort pour Jordan Adéoti avec Auxerre battu par Nîmes (3-0). Pendant ce temps, David Kiki à Brest et Cédric Hountondji avec Gazélec d’Ajaccio ont brillé par leur absence sur le terrain mais leurs clubs ont été victorieux respectivement face à Havre (1-0) et Clermont (2-1). Après sept journées, Brest est 6e avec 13 points (+3). Gazélec Ajaccio (14e) ; Niort (15e) ; Auxerre (18e) totalisent respectivement 9 points (-1) ; 8 points (-4) et 4 points (-10).

Adénon présent : Amiens battu à domicile
 
Après deux succès de rang, l’équipe d’Amiens a chuté à domicile face à l’Olympique de Marseille (0-2). Le défenseur béninois Abdul Khaled Adénon qui a disputé les 90 minutes de jeu n’a pu éviter la défaite aux siens. A la suite de ce revers, Amiens après six journées en Ligue 1 est classée 14e avec 6 points (-5).

Koukou absent : Lens obtient son premier succès

Le Racing club de Lens, en ouverture du huitième chapitre de Domino’s Ligue 2 en France a obtenu son premier succès de la saison. L’équipe lensoise a battu Quevilly (2-0). Un match qui a connu l’absence de l’international béninois Djiman Koukou. Lens a désormais 3 points (-7) et est 19e au classement.

90 mn pour Poté : Apoel Nicosie surpris
 
Titularisé pour la première fois avec Nicosie, l’attaquant béninois Michael Poté n’a pas fait trembler le filet adverse. Au contre, son club Apoel Nicosie a été surpris par Anorthosie à la 30e minute de jeu (0-1) pour le compte de la 4e journée du championnat chypriote de Première Division. L’international béninois a disputé toute la rencontre. Avec seulement 3 points au compteur, Apoel Nicosie est 10e au classement mais a deux matches en retard.

Mounié absent : Huddersfield Town tenu en échec

Auteur de deux buts depuis le début de la saison, l’attaquant béninois Steve Mounié a manqué le match du week-end écoulé face à Leicester City. Les deux équipes se sont neutralisées (1-1). L’international béninois a suivi de loin la prestation de ses partenaires depuis les tribunes et devra revenir plus inspiré lors des prochaines journées. Huddersfield Town est 6e au classement avec 08 points (+02).  


Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Tournoi Ufoa / Niger # Bénin 1-2 : Les Ecureuils A’ en demi-finale sans convaincre

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Les Ecureuils A' du Bénin  ont validé leur ticket, hier mardi 19 septembre 2017, pour les demi-finales du tournoi de l'Union des Fédérations ouest africaine (Ufoa) de football. La bande à Oumar Tchomogo a battu dans la douleur son homologue du Mena du Niger (1-2) sans convaincre.

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Cueilli à froid après seulement six minutes de jeu par le Niger, le Bénin a eu la vie sauve grâce à une défense nigérienne qui a fini par craquer sous le coup de la fatigue (1-2 ; 88e). Une réalisation de Jules Elégbédé, entré quelques instants plus tôt. Mais ce fut un spectacle de honte offert par les Ecureuils A' du Bénin qui ont eu le privilège d'évoluer en supériorité numérique (9 contre 11) durant près d'une heure d'horloge. Ceci, à la suite de deux expulsions nigériennes. D’abord, celle du gardien Yahaya (qui a remplacé le titulaire Daouda Kassaley en cours de jeu, 20e) puis  de Souley (32e) qui a écopé d’un deuxième carton jaune synonyme du rouge pour laisser son équipe à 9 et un joueur de champ comme gardien de but. Certes, le Bénin a gagné le match dans la douleur et par césarienne mais la copie offerte par Marcellin Koukpo et ses partenaires laisse à désirer.

Des joueurs très limités, un entraineur dépassé…

Si Tchomogo a fait entrer Elegbédé pour le but victorieux, on ne peut concevoir qu'à 11 contre 9, le Bénin soit incapable d'asseoir son jeu. Impossible d'aligner trois à quatre passes successives, impossible de créer le surnombre, incapable de prendre le jeu à son compte pour dominer la rencontre outrageusement. Pendant 60 minutes, le Bénin a été non seulement incapable de construire une phase de jeu mais a aussi manqué d’intelligence pour se créer des opportunités de but. Bref, toute l'équipe béninoise a laissé une copie minable voire calamiteuse où les carences aussi bien des joueurs que du staff technique avec à sa tête Oumar Tchomogo ont été révélées à la face du monde footballistique.  Certains joueurs béninois, dépassés par la vivacité et la volonté des Nigériens d'aller au bout de leur objectif, ont même confondu  la pelouse verte à un terrain de basket-ball. C'est tout simplement une honte pour le Bénin, de voir son drapeau humilié de la sorte malgré le succès. En somme, un match ennuyeux et dormant, à vite oublier. Surtout que l’adversaire en demi-finale a nom Nigeria, qui a d’ailleurs éliminé Tchomogo et ses poulains du Chan Kenya 2018, il y a de cela quelques semaines.

A.F.S.

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Déploiement du Rccm informatisé et remise d’équipements informatiques : Un nouvel essor des affaires dans l’espace Ohada

ohada

Dans le cadre du déploiement de la solution logicielle de gestion intégrée des Registres locaux et fichiers nationaux du registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm), il a été procédé à la remise d’équipements suivie de lancement d’une session de formation, lundi 18 septembre 2017. La cérémonie officielle s’est déroulée à l’Institut national de formation judiciaire de Bamako.

Première d’une série qui s’étendra au Burkina Faso, à la République Centrafricaine, au Congo, à la  Guinée Equatoriale et à la Guinée Bissau, les opérations de remise de matériel informatique, de déploiement du Rccm-Ohada informatisé, marqueront de nouveaux progrès dans la transparence et l’essor des affaires au sein des Etats membres de l’Ohada. Ainsi, après la remise officielle de la solution logicielle et des matériels informatiques, il a été procédé immédiatement au lancement d’une session de formation des administrateurs et utilisateurs. Quatre jours durant, ceux-ci se familiariseront avec les différentes fonctionnalités du système. Après le mot de bienvenue prononcé au nom de la Commission nationale de l’Ohada par le Conseiller technique du ministre de la Justice du Mali, Fousseini Togola, c’est au Secrétaire permanent de l’Ohada, le Pr Dorothé C. Sossa qu’est revenu l’honneur de rappeler brièvement la genèse du projet d’informatisation du Rccm. Dorothé C. Sossa a, par la suite, présenté la solution logicielle développée, qu’il a remise solennellement au ministre de la Justice, Garde des sceaux de la République du Mali, Mamadou Konaté. Le Secrétaire permanent de l’Ohada a, par la même occasion, procédé à la remise officielle d’un lot de matériels informatiques pour l’équipement de quatre sites.

En recevant le matériel, le ministre de la Justice, Garde des sceaux a rappelé les bénéfices attendus de l’informatisation effective du Rccm. Mamadou Konaté n’a pas maqué d’exhorter le personnel judiciaire à s’approprier le logiciel en vue de la pleine opérationnalisation de la solution au Mali.

Au terme de la cérémonie officielle, le Secrétaire permanent, Dorothé C. Sossa, a exprimé sa reconnaissance aux autorités maliennes pour les dispositions prises en vue du déploiement réussi de la solution logicielle. Il a, par ailleurs, renouvelé sa gratitude à l’endroit du Groupe de la Banque mondiale, dont l’appui a rendu possible le développement du logiciel et l’acquisition des équipements.
                                                                       
Thomas AZANMASSO

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