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Faits Divers

Une rue dédiée au chef de l’Etat : Qui a fait ça ?

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(Patrice Talon, le culte de la personnalité ?)
Plusieurs mois déjà que ça dure. Une rue au nom du chef de l’Etat, Patrice Athanase Guillaume Talon, l’enseigne est encore là, bien fixée dans le mur badigeonné en blanc de l’ex Ocbn, précisément au carrefour Les Cheminots ou Libercom. Qui a pu faire ça ? Le président de la République le sait-il ? Autrement, est-il le demandeur, et au nom de la normo communication tout s’est passé dans la discrétion ?

Les Béninois qui ont l’habitude des réseaux sociaux ont dû voir circuler cette plaque sur laquelle est gravé le nom du chantre de la Rupture et du Bénin Révélé. C’est un fait qui avait alimenté les débats au point où certains collaborateurs zélés du régime ont apporté un cinglant démenti. Pure montage, intox, Photoshop, aucune rue n’a été baptisée au nom du chef de l’Etat, et tutti quanti. Et pourtant il existe bel et bien cette rue carrefour Les Cheminots-carrefour « Passage supérieur » Notre Dame qui porte son nom. S’il est vrai que Patrice Talon peut bénéficier de ce privilège en tant que chef de l’Etat, qui plus est fils d’un cheminot, il est aussi une évidence que baptiser une infrastructure publique ou la dédier à X ou Y, ne se fait pas comme dans un couvent. Matin Libre n’a rien contre un hommage rendu à quelqu’un de son vivant. C’est même l’idéal qu’on doit souhaiter. Cependant, tel que cela s’est fait pour le cas d’espèce, il y a quelque chose qui cloche. Si ça ne vient pas du chef de l’Etat ou de son entourage, il n’a alors pas de raison à avancer pour se dédouaner. En effet, ça fait au moins trois (3) mois que cette plaque est fixée là, et ce serait de l’hypocrisie de dire que jusque-là, aucun agent des renseignements ou aucun des nombreux collaborateurs du président n’a vu cela. Et pourtant il a été dit plusieurs fois déjà, et pas plus tard que dimanche dernier sur Canal 3 Bénin télévision, le Directeur de la communication faisait croire que le chef de l’Etat n’aime pas le culte de la personnalité. Qu’attend-on alors pour arracher de la clôture, cette plaque ?

Nicéphore Soglo aussi ?

Plus loin au carrefour du « Passage supérieur » de Notre Dame, c’est l’ancien président de République Nicéphore Soglo qui est à l’honneur. La plaque portant son nom comme pour baptiser ce carrefour, y est bien fixée. Carrefour Nicéphore Soglo, rue Patrice Talon, ce n’est pas mauvais. Pourvu que des conditions soient réunies.

Worou BORO

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Pour vol à mains armées : Belco Ali condamné à 10 ans de réclusion criminelle

justice

L’accusé Belco Ali écope de 10 ans de réclusion criminelle. Ainsi en a décidé la cour de céans présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé assisté de Arlen A. Dossa-Avocè et de Richard Akodossi, après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par Lucien Mahulé Aballo et les plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Paul Avléssi. L’accusé Belco Ali, bouvier, né en 1979, repris de justice est poursuivi devant la cour pour le crime de vol à mains armées. Une infraction prévue et punie par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code Pénal.

L’accusé Belco Ali va recouvrer sa liberté parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 28 Octobre 2005.

Il est à signaler que c’est normalement trois accusés qui devraient comparaître à la barre pour le compte du dossier de vol à mains armées. Seul le sieur Belco Ali était présent. Les deux autres co-accusés étaient absents. Après le constat de leurs absences, la cour a procédé à la disjonction de leurs cas de celui de l’accusé Belco Ali. En effet, le cas de Bah N’Gobi a été disjoint parce que la convocation n’a pas pu lui être notifiée et pour Yamadjako Camille dit «Adjasko» pour cause de décès.

Résumé des faits

Dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Bah N’Gobi Honoré saisie entre les mains de Belco Ali par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage pour lequel Belco Ali s’est acheté un pistolet de fabrication artisanale.

Le dimanche 23 Octobre 2005, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont pris départ de la maison de Yamadjako Camille dit « Adjasko », un ancien détenu comme eux. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre ami de prison, qui leur a offert du thé. Mais les deux visiteurs n’ont rien dit à ce dernier sur leur plan de braquage.

A la tombée de la nuit, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont quitté leur hôte avant d’aller se mettre en embuscade au niveau de la rivière Abouékou, armés d’un bâton et d’un pistolet.

Le même jour, aux environs de vingt heure, le nommé Douerougui Mohamed passait à hauteur de ladite rivière et a remorqué deux de ses frères. Arrivés au lieu de l’embuscade, Bah N’Gobi Honoré lui asséna un coup de bâton et il s’écroula avec ses deux passagers. Mais il se releva aussitôt et tenta de se défendre.

C’est alors que le même Bah N’Gobi Honoré a braqué son pistolet sur lui pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea lui-même une balle de son arme dans sa jambe gauche. Pris de peur suite à la détonation du coup de feu, Douerougui Mohamed et ses frères ont fui. Cela a permis à Bah N’Gobi Honoré de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Yamadjako Camille dit « Adjasko » avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou  en faisant croire aux médecins, à la police, et à la presse, qu’il a été victime d’un braquage.

Pendant ce temps, Yamadjako Camille dit « Adjasko », pour dissimuler ladite motocyclette l’a remise à un de ses locataires, le nommé Gbédjou Eloy, sans lui révéler sa provenance.

Appréhendés et inculpés, Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane dans les faits de braquage avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.

Les débats

L’accusé Belco Ali déposant à la barre devant la cour, a reconnu les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations antérieures. Il dit être devant la cour parce qu’il a fait un braquage avec le sieur Bah N’Gobi Honoré, un acte qu’il regrette par ailleurs.

Lucien Mahulé Aballo représentant le ministère public, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé avant de faire un bref rappel  des faits de la cause. Pour l’avocat général, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit de vol à mains armées et de tentative pour juger convenablement. Car au regard des faits de la cause, ces deux infractions sont établies à l’égard de l’accusé Belco Ali. Il a démontré comment l’accusé Belco Ali et Bah N’Gobi Honoré ont posé l’embuscade, ont réussi à soutirer frauduleusement la moto et étaient armés au moment de la commission de l’infraction. Convaincu de ce que les infractions de vol à mains armées et de tentative d’assassinat sont constituées, l’avocat général Lucien Mahulé Aballo a requis qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable desdites infractions et de le condamner à 11 ans de réclusion criminelle et ce serait justice rendue.

Avocat de la défense Paul Avléssiobserve qu’au regard des faits, il est difficile de retenir deux qualifications pénales contre l’accusé Belco Ali comme l’a fait l’accusation dans ses réquisitions en évoquant les chefs de vol à mains armées et tentative d’assassinat. Il relève que l’accusé n’était pas partir pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. C’est pourquoi, il a demandé à la cour de retenir le crime de vol à mains armées pour lequel, il a plaidé coupable, tout en soulevant certaines circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible. Il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice, son honnêteté criminelle, son casier judiciaire. Mieux, l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute selon lui, doit profiter à l’accusé. Il a exhorté la cour, dans le secret de son délibéré à se rappeler de ce que la justice doit jouer un rôle de régulation sociale à travers les décisions qu’elle est amené à prendre. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi  a demandé qu’il plaise à la cour de condamner son client au temps déjà passé en détention.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Bénin Marina Hôtel : L’administrateur désigné enfin aux commandes

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La tentative d’hier a été la bonne pour l’administrateur désigné par le gouvernement pour prendre momentanément le contrôle de Bénin Marina Hôtel. Il a pris service ce lundi par exploit d’huissier. Il a pour nom Macaire Agbantè. C’est lui qui dirigera l’ex Bénin Sheraton en attendant la fin de la procédure judiciaire devant faire toute la lumière sur la gestion de cet hôtel. L’opération de ce lundi a été menée selon nos sources avec l’appui des forces de l’ordre. Les mêmes sources confient que Macaire Agbantèqui était au Bénin Marina Hôtel le dimanche 19 février 2017, n’avait pu réussir à prendre les clés de ce grand établissement hôtelier. Ledit hôtel, faut-il le rappeler, fait partie d’un lot de quatre établissements repris par l’Etat lors du Conseil des ministres du 15 février 2017.  Outre Bénin Marina Hôtel, il y a également Hôtel Croix du sud, Motel d’Abomey  et Hôtel  Alédjo. On reproche aux gestionnaires de ces hôtels la mauvaise gestion.A en croire le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, les conclusions de plusieurs études révèlent « … le non-respect des obligations  substantielles  du contrat  de la part des partenaires ».  « Les partenaires privés ont manqué à leurs obligations essentielles dans l’exploitation de ces hôtels », soulignera Pascal Irénée Koupaki. Mais certaines sources contestent les incriminations du gouvernement contre le gestionnaire de Bénin Marina Hôtel. Selon elles, la convention liant l’Etat à l’acquéreur dudit hôtel, fait obligation au vendeur d’élaborer le cahier des charges qui détaille les obligations du partenaire. Un cahier de charges qui n’a été établi qu’en 2011, soit 7 ans après la signature de la Convention. Pis, l’acquéreur devrait également bénéficier de certains avantages fiscaux. Mais la décision devant consacrer ces privilèges n’aurait été signée qu’en 2015. La nouvelle affaire Bénin Marina Hôtel relèverait bien d’un clair-obscur qui cacherait beaucoup de non-dits.  

Mike MAHOUNA

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Parakou : Encore du coton enfumé

coton

Un incendie a encore ravagé des tonnes de coton la semaine écoulée. Le vendredi 17 février 2017, des camions chargés du coton ont pris feu à l’usine de la Société de développement de coton (Sodeco) à Parakou. Dans la même journée un autre embrasement a été déploré à Kandi. Il s’agissait d’un camion rempli de coton. Les origines de ces feux ne sont pas encore élucidées. Il faut noter que la campagne  agricole 2016- 2017 connaît de réels problèmes. En effet, ces incendies font suite à deux autres déjà enregistrés. Le feu avait consumé plusieurs tonnes de coton à Gogounou et à Kandi. Ces destructions par le feu  sont récurrentes et inquiètent de plus en plus.  La première campagne cotonnière du régime de la Rupture ne devrait manifestement pas offrir de très bons chiffres.

M.M

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Cour d’appel / Coups mortels : Noufou Oumorou écope de 07 ans de réclusion criminelle

justice

Sept ans de réclusion criminelle. C’est à cette décision qu’est parvenue la cour de céans présidée par Richard Limoan assisté des magistrats Epiphane Yéyé et Rodrigue Sédonougbo, après en avoir délibéré conformément à la loi, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Léon Pape Yéhouenou et les plaidoiries de l’avocat de la défense Me Jean-Claude Gbogblénou.

L’accusé Noufou Oumorou est poursuivi pour le crime de coups mortels prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal.

L’accusé Noufou Oumorou va recouvrer sa liberté parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 11 Mars 2009.

Résumé des faits

Les faits de la cause se sont passés dans la commune de Malanville. En effet, les nommés Noufou Oumorou et Saley, ressortissants nigériens sont cultivateurs mais employés dans des champs voisins dans le village de Goungoun, arrondissement de Guéné dans la commune de Malanville.

Dans la matinée du jeudi 05 mars 2009, le sieur Noufou Oumorou a constaté que la serrure de la cabane de son patron a été détruite et des outils agricoles enlevés. Ses soupçons sont portés sur Saley qui a reconnu les faits et a promis restituer.

Le 07 mars 2009, Saley est revenu et tentait d’arrêter les volailles de Kora Bagado, patron de Noufou Oumorou. Ce dernier n’a pas apprécié ce comportement de Saley et lui fit des remontrances.

Il s’en suit une altercation au cours de laquelle Noufou Oumorou et Saley s’échangèrent des coups de bâton. Saley a ensuite fui pour se rendre dans le champ de son patron Aboe Karim mais Noufou Oumorou, non satisfait l’a suivi et la bagarre a repris. Noufou Oumorou a assené plusieurs coups de bâton sur la tête de Saley qui s’est écroulé sur le chemin de retour du village.

Interpellé et inculpé de coups mortels, Noufou Oumorou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure avec la précision d’avoir reçu aussi des coups de la victime.
    
Les débats

L’accusé Noufou Oumorou déposant à la barre devant la cour a reconnu les faits qui fondent sa mise en accusation devant la chambre d’accusation de la cour d’appel de Parakou. Mais avec la précision qu’il a également reçu des coups de la part de la victime et qu’il a même une blessure à la tête. Il a déclaré que la victime, avec qui, il n’avait aucun différend,lui reproche de l’avoir dénoncé à son patron au sujet du vol des outils agricoles. L’accusé a reconnu devant la cour que ce sont les coups portés à la victime qui ont entraîné la mort de cette dernière.

Léon Pape Yéhouenou représentant le ministère public, après un rappel des faits, a fait observer que les actes de l’accusé sont motivés par un esprit de vengeance, car après la première rixe, il a poursuivi et rattrapé la victime dans le champ pour lui porter des coups de bâton. L’avocat général a rappelé que l’accusé est poursuivi pour coups mortels prévus et punis par l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal, une infraction sœur de l’homicide volontaire, qui consiste à donner les coups ou blessures avec l’intention de donner la mort. Se fondant sur cette définition de l’homicide volontaire, il relève que l’accusé avait l’intention de tuer la victime à cause des parties choisies pour donner les coups et le fait de surprendre la victime. Ce qui constitue une circonstance aggravante des simples coups mortels. C’est pourquoi, l’avocat général Léon Pape Yéhouenou a requis que la cour de céans disqualifie le crime de coups mortels et le requalifie en crime de meurtre ; de déclarer l’accusé Noufou Oumorou coupable d’homicide volontaire, de lui trouver de très larges circonstances atténuantes comme l’excuse de provocation, l’enquête de moralité qui lui est favorable et de le condamner au temps déjà passé en détention.

L’avocat de la défense Me Jean-Claude Gbogblénou a, dans ses plaidoiries, salué la sincérité, la sérénité et la sagesse qui ont caractérisé la conduite des débats par la cour. Car, a-t-il fait remarquer, décider du sort de quelqu’un est une œuvre de sagesse voire une œuvre divine. Revenant aux faits, l’avocat de la défense observera que son client n’a jamais dit qu’il a poursuivi la victime pour l’abattre comme l’a insinué le ministère public dans ses réquisitions, se fondant sur le procès-verbal  de l’enquête préliminaire. Il voit cela comme un piège que la cour doit éviter pour bien apprécier les faits. Car le procès-verbal ne lie pas la cour, il sert à titre de renseignement. Il a rejeté les allégations du ministère public qui font état de ce que l’accusé a formé le dessein de tuer la victime. Pour Me Jean-Claude Gbogblénou, son client n’a jamais eu l’intention de tuer la victime, il n’en veut pour preuve, le fait que l’accusé ait porté assistance à la victime après lui avoir porté le coup, a demandé que leurs deux patrons soient informés et suivi la victime jusqu’à l’hôpital. Celui qui a l’intention de tuer quelqu’un à qui il a réussi à porter un coup violent ne se comporterait jamais de la sorte. Par conséquent, la disqualification du crime de coups mortels demandée par le ministère ne saurait prospérer. Tout en relevant certaines insuffisances au dossier, l’avocat de la défense a plaidé l’excuse de provocation et l’acquittement de son client.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Retrouvailles Kétou 2017 : Le Jcp préoccupé par le développement du Plateau

François-Tobalache

(Le FesCuP bientôt une réalité)
Le forum ‘’Jeunes cadres du plateau’’ (Jcp) quitte le virtuel pour le réel. Les membres de la plateforme organisent, à cet effet, une rencontre. Aux dires de François Tobalache, conseiller au dialogue au Cous/Ac, président du comité d'organisation des retrouvailles Kétou 2017, «depuis la création du forum Jcp, aucune occasion ne s'est présentée à ses membres afin d'échanger entre eux…et de mieux se connaître». Il apparaît, à l’en croire, nécessaire de faire fonctionner le forum selon des méthodes plus ou moins démocratiques et par des personnes choisies de façon consensuelle. Ces paramètres favoriseraient un dialogue plus responsable et permettront d'instaurer la confiance entre les membres. Ceci, participe, a-t-il confié, du développement du département du Plateau à travers des réflexions,  des propositions, et des actions. Mettre en place le bureau de coordination duJcp; développer les perspectives pour la mise en œuvre du Festival culturel du Plateau (FesCuP); communication sur le thème: «Les communes du Plateau: les mutations depuis 1990 et les perspectives pour un développement inclusif et équilibré»; visite du palais royal de Kétou et allégeance au Roi; visite de sites touristiques constituent, entre autres, le menu de la rencontre.Rappelons que Kétou 2017, se veut rotatif. D’autres communes du Plateau l’abriteront les éditions à venir. Une cotisation d'au moins 2000 F Cfa a été initiée au sein du forum afin de rendre ces retrouvailles possibles.

MM

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Cour d’Appel Parakou /Coups mortels : Tamou Orou Méré Ali condamné à 10 ans de travaux forcés

justice

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu du 25ème dossier hier, mercredi 15 Février 2016. C’est un dossier de coups mortels qui a été soumis à l’examen de la Cour de céans présidée par Adamou Moussa assisté de Marius Houndji et de Bienvenu Sohou. Le crime de coups mortels est prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal.

Au terme de l’instruction à la barre, des réquisitions du ministère public représentées par l’avocat général Lucien Mahulé Aballo et des plaidoiries de Me Maurice Thomas Ligan, l’avocat de la défense, l’accusé Tamou Orou Méré Ali a été déclaré coupable de coups mortels sur la personne de Orou N’Gobi Bio Noël et a été condamné à 10 ans de travaux forcés.

L’accusé Tamou Orou Méré Ali restera en détention pour sept années encore avant de purger totalement sa peine parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 20 Janvier 2014.

Résumé des faits

Orou N’Gobi Bio Noël originaire de la commune de Kouandé, s’est fait engager, courant janvier 2014, comme ouvrier agricole par le nommé Tamou Orou Méré pour travailler dans sa ferme située à une cinquantaine de kilomètres de Manou, un village de la commune de Kérou, aux côtés de son fils Tamou Orou Méré Ali.

Après trois jours de travail, Tamou Orou Méré Ali dit avoir surpris, au cours d’une nuit, l’ouvrier Orou N’Gobi Bio Noël en train de voler sa moto et son téléphone portable. S’en est suivie une lutte au cours de laquelle il a terrassé et ligoté Orou N’Gobi Bio Noël aux mains et pieds avant de le détacher des heures plus tard.

Le lendemain des faits, et voyant les mains et les pieds de Orou N’Gobi Bio Noël très enflés, Tamou Orou Méré Ali a conduit celui-ci dans le village de Manou auprès de Tamou Orou Méré, son père, pour les soins.

L’ouvrier Orou N’Gobi Bio Noël mourut quelques jours après des suites de ses blessures avec écoulement de sang au nez et à la bouche.

Les débats

Il a été noté une variation dans les déclarations de l’accusé Tamou Orou Méré Ali à la barre comparativement à ses dépositions antérieures à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur, même s’il a reconnu les faits mis à sa charge. L’accusé s’est enfermé dans une dénégation totale par rapport à certains aspects des faits. Il n’a pas reconnu avoir ligoté les mains et les pieds de la victime par exemple. Lucien Mahulé  Aballo, représentant le ministère public a laissé  entendre dans ses réquisitions que juger, c’est comprendre et c’est ce qui justifie l’instruction de tout dossier à la barre avant la prise de toute décision de condamnation. Ce qui est reproché à la victime est d’avoir tenté de voler la moto et le téléphone portable de l’accusé. L’avocat général relève que la Cour pour une meilleure appréciation du dossier dans la perspective d’un bon jugement doit se poser les questions ci-après : est-ce que l’accusé a volontairement donné des coups à la victime et est-ce que la victime est décédée ? Les réponses à ces questions permettront à la Cour de se rendre à l’évidence que les éléments constitutifs du crime de coups mortels sont réunis par rapport aux faits.Par conséquent, le crime de coups mortels est constitué au regard des dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. Il ne trouve aucune circonstance atténuante pour l’accusé dont il a dénoncé son refus de coopérer avec la Cour pour la manifestation de la vérité en s’enfermant dans des variations à la barre et le manque de remords. C’est au bénéfice de ces observations que l’avocat général a requis qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé Tamou Orou Méré Ali coupable des faits de coups mortels et de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense, Me Maurice Thomas Ligan assurant la défense de l’accusé Tamou Orou Méré Ali pense que la cour ne doit pas renvoyer l’accusé en prison comme l’a suggéré le ministère public, même s’il dénonce le comportement de son client à la barre qui n’a pas permis à la Cour de former sa conviction. Ce qui n’est qu’une apparence et la Cour ne doit pas se fonder sur des apparences pour juger. Pour l’avocat de la défense, il manque au dossier le rapport d’autopsie, la seule pièce qui peut convaincre de ce que les blessures et les coups ont entraîné la mort, parce que la victime est morte des jours après avoir reçu les coups. Ce qui ouvre le boulevard au doute, et comme il est connu de tous, le doute profite à l’accusé. C’est pourquoi, il a plaidé au principal l’acquittement de son client au bénéfice du doute et au subsidiaire, au cas où la cour voudrait aller en condamnation, que son client soit condamné au temps déjà passé en détention, à cause de ce que l’enquête de moralité et le casier judiciaire lui sont favorables.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Après 30 mois en détention préventive pour coups mortels : Kombetto Toumoudagou recouvre sa liberté

justice

L’accusé Kombetto Toumoudagou, 78 ans, cultivateur dans la commune de Cobly, poursuivi au départ pour meurtre selon le dispositif de l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation devant la cour d’assises a été condamné à deux (02) ans d’emprisonnement ferme après une requalification du crime de meurtre en coups mortels à son égard.

Le crime de coups mortels est une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. La cour de céans présidée par Epiphane Yéyé assisté de Essowè Batamoussi et de Hervé T. Houdégbé est arrivée à la disqualification du crime de meurtre à la lumière des faits en cause à travers l’instruction à la barre, les réquisitions de l’avocat général Fiacre T. Azalou, représentant le ministère public et les plaidoiries de Me Julien Togbadja, l’avocat de la défense.

L’accusé KombettoToumoudagou a déjà passé environ trente mois en détention préventive parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 18 août 2014. Par conséquent, il va recouvrer sa liberté.

Résumé des faits

Les faits de la cause remontent au mercredi 13 août 2014. Au marché de Ouoro dans la commune de Cobly, département de l’Atacora, les sieurs Sambiéni N’Dah et KombettoToumoudagou ont failli en venir aux mains. Le premier reprochait au second de l’avoir accusé de vol d’un sac d’engrais. L’interposition des voisins a empêché la bagarre d’avoir lieu.

Mais sur le chemin du retour au village, tard dans la nuit, Sambiéni N’Dah a poursuivi KombettoToumoudagou qu’il a rattrapé. Une nouvelle bagarre s’est engagée à l’occasion de laquelle KombettoToumoudagou est projeté au sol avant de subir la furie de coups de poing de Sambiéni N’Dah. De guerre lasse, le nommé KombettoToumoudagou a dégainé son couteau dont il s’est servi pour asséner un coup à son agresseur à la poitrine. Sambiéni N’Dah s’écroule et meurt sur le champ.

Les débats

L’accusé Kombetto Toumoudagou a reconnu devant la cour, les faits mis à sa charge, comme  à toutes les étapes de la procédure, sauf qu’il a nuancé qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort à la victime en lui portant le coup de couteau. Mais que c’est en voulant se défendre de son agresseur qu’il lui a porté le coup de couteau qui a entraîné sa mort, une mort qu’il regrette d’ailleurs, car la victime était son ami et lui venait en aide dans les travaux champêtres. KombettoToumoudagou a expliqué  à la cour les circonstances du drame en mettant un accent particulier sur le fait qu’il a été poursuivi et rattrapé par la victime sur le chemin de sa maison. Il dit avoir essayé de l’éviter en restant jusque tard dans la nuit au marché avant de prendre le chemin de sa demeure.

Le témoin qui a déposé à la barre répond au nom de Issifou S. Abdou. Il est directeur d’école à Cobly centre et chef quartier. Il a confié à la cour qu’il n’a pas vécu les faits, mais que c’est l’accusé lui-même, qui était allé le voir à son domicile tard dans la nuit, juste après les faits pour lui dire qu’il vient de poignarder le sieur Sambiéni N’Dah  et qu’il voudrait que je le conduise à la brigade de gendarmerie. C’est après cette déclaration qu’il s’est porté sur les lieux pour le constat. Il a déclaré à la cour que la victime est connue de tous, comme un bagarreur et  coutumier d’actes de violence gratuite qui n’épargnent personne et que même les membres de sa propre famille en ont fait les frais.

L’avocat général Fiacre T. Azalou, représentant le ministère public, dans ses réquisitions, s’est interrogé. A l’entendre, si les faits incriminés sont attribués à l’accusé KombettoToumoudagou, est-ce qu’ils ont la qualité de meurtre ? Car pour lui, la constitution du crime de meurtre suppose en plus du siège de l’incrimination l’élément matériel et l’intention coupable ou élément moral. Si l’établissement de l’élément matériel ne fait l’ombre d’aucun doute, tel n’est pas le cas pour l’élément moral. Car, l’accusé a fui l’agresseur et a été obligé de porter le coup pour se défendre et pour preuve, il a juste donné un seul coup pour se débarrasser de la victime, s’il avait voulu tuer la victime, il ne se serait pas arrêter à un seul coup. Par conséquent, il y a lieu de requalifier les faits en coups mortels, parce que les faits en cause, autorisent plus à parler de coups mortels que de meurtre et les éléments constitutifs de cette infraction se trouvent bien réunis. L’avocat général Fiacre T. Azalou relève que l’analyse du dossier, appelle des circonstances atténuantes, telles que l’excuse de provocation, la moralité de la victime au profit de l’accusé KombettoToumoudagou. Il va donc exhorter la cour à le condamner à une peine en dessus du minimum, car condamner l’accusé, un vieil homme âgé de 78 ans à une lourde peine, c’est le condamner à mort. C’est au bénéfice de ces observations que l’avocat général Fiacre T. Azalou a requis la disqualification du crime de meurtre en coups mortels et a condamné l’accusé à 60 mois d’emprisonnement dont 30 mois ferme correspondant au temps déjà passé en détention et 30 mois d’emprisonnement assortis de sursis.

Me Julien Togbadja, l’avocat de la défense à l’entame de sa plaidoirie, a fait observer qu’il est en harmonie avec le contenu des réquisitions du ministère public, parce qu’il a fait la même lecture du dossier que lui. Il a salué la sincérité de l’avocat général. Pour l’avocat, les faits en cause sont des faits sociaux et le crime commis par son client est le fait d’avoir refusé d’être un receleur, parce que c’est de cela qu’il est question, a insisté Me Julien Togbadja. Il est clair et constant au dossier que l’accusé n’avait qu’un seul souci en donnant le coup de poignard, se défendre de son agresseur, être hors du danger. Mieux, l’accusé est allé se constituer prisonnier en allant informer le délégué pour être conduit à la brigade de gendarmerie.

Car le couteau est pour le vieillard un complément de force face à un danger. Pour Me Julien Togbadja, au regard des faits, son client est éligible à l’excuse de provocation, c’est pourquoi, il a invité la cour à rester dans la fourchette indiqué par la loi qui est de 06 mois à 02 ans quand elle va entrer en condamnation. L’avocat a plaidé l’excuse de provocation, la légitime défense et a, pour finir, sollicité la clémence de la cour à l’égard de son client.

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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5è édition de la causerie-débat sur la St Valentin : Des élèves du Ceg Dantokpa sensibilisés sur les dégâts

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La campagne de sensibilisation sur les dégâts de la St Valentin s’est achevée hier par un concert épique au Collège d’enseignement général de Dantokpa. Après des séances d’échanges et témoignages dans des établissements scolaires de Porto-Novo, l’association “La vie est belle“ a animé une causerie-débat finale avec les élèves du Collège de Dantokpa. Ceci avec la participation des artistes de renom à savoir Sessimè, Anna Teko, Nikanor, Josias et plein d’autres. Ces figures de la musique béninoise ont jugé nécessaire de contribuer à mieux sensibiliser avec des compositions adaptées. Se réjouissant du chemin parcouru, la présidente de l’association organisatrice a rappelé qu’il y a cinq (05) ans déjà qu’ils militent pour un changement de comportement au niveau des apprenants. « La St Valentin n’est pas une fête du sexe. Une minute de plaisir peut se solder à un dégât qui peut avoir des répercussions sur la vie scolaire. Je veux parler de grossesse précoce, des maladies sexuellement transmissibles, avortement, perte de vie etc…» a martelé Stéphanie Montcho. La fête a été belle avec la touche particulière des artistes conviés à la séance de causerie. Notons que l’association « La vie est belle entend, de part cette activité, faire reculer certains maux ou comportements détruisant la vie des élèves. Pour le compte de cette année 2017, quatre (04) collèges ont bénéficié de cette causerie à savoir le lycée des jeunes filles Toffa 1er, le Collège Ste Marie de Sèdégbé, le Collège Vekki de So-Ava et le Collège Dantokpa. Des innovations sont déjà annoncées pour le compte de l’année prochaine.

Aziz BADAROU

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Cour d’appel de Parakou / Coups mortels : Bello Adamou Roi écope de 07 ans de réclusion criminelle

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L’accusé Bello Adamou Roi, bouvier de nationalité nigériane écope de 07 ans de réclusion criminelle et dispense de l’interdiction de séjour pour le crime de coups mortels sur la personne de son ami Garba Moussa. Un crime prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. C’est la sentence à laquelle est parvenue la cour de céans présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé assisté des magistrats Noël Houngbo et Francis E. Bodjrènou, après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Lucien Mahulé Aballo et la plaidoirie de l’avocat de la défense Victor Adigbli. L’accusé Bello Adamou Roi, qui a d’ailleurs, reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure passera encore 05 ans en détention pour y avoir déjà passé deux ans  de détention préventive.

Résumé des faits

Le 25 Janvier 2015, à Winra dans l’arrondissement de Kika, commune de Tchaourou, les nommés Bello Adamou Roi et Garba Moussa ; tous deux des amis se seraient rendus comme à leur habitude au marché de Winra où ils se seraient enivrés de la boisson locale « Tchoucoutou » et de stupéfiants, notamment du Tramadol avant de quitter les lieux aux environs de minuit. Le lendemain matin, le corps sans vie de Garba Moussa a retrouvé au domicile de Bello Adamou Roi, qui lui était absent. Ce dernier a donc été très tôt soupçonné d’être l’auteur de la mort de son ami.

Les débats

Comme à l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur, l’accusé Bello Adamou Roi a reconnu, à la barre devant la cour les faits de coups mortels mis à sa charge, il a par ailleurs regretté d’avoir commis cet acte qui a coûté la vie à son ami. Il a été noté de la part de l’accusé une volonté manifeste de coopérer avec la justice.

L’avocat général Lucien Mahulé Aballo a requis que la cour  déclare l’accusé Bello Adamou Roi, coupable de coups mortels sur la personne de Garba Moussa et de le condamner à 10 ans de travaux forcés, car pour lui, l’infraction est constituée parce que tous les éléments constitutifs sont réunis. Il a évoqué l’élément matériel, l’élément intentionnel au regard des faits en cause. L’accusé a donné un coup à la victime et n’a pas daigné le secourir, il n’a pas cherché à aider la victime à se soigner.

L’avocat de la défense Victor Adigbli a exhorté la cour, a observé que son client à afficher sa ferme volonté de collaborer avec la justice devant la survenue du drame. Et pour cause, il a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, a regretté son acte, et mieux, personne n’a été témoin des faits, il aurait pu cacher le corps de la victime et  aller se réfugier dans son pays d’origine le Nigeria. Pour Me Victor Adigbli, l’acte posé par l’accusé comparable à un crime passionnel, parce qu’il pensait être cocufié par son ami. Il a préféré protéger l’amour, mais, il l’a fait de la manière la plus dangereuse qui soit et cela peut se comprendre. Car, il a agit sous l’effet de la colère et il est démontré que tout acte posé sous l’effet de la colère a toujours des conséquences dommageables. C’est de cela que retournent les faits de la cause relativement à son accusé. Tout en plaidant la clémence de la cour, l’avocat de la défense,  a exhorté cette dernière, à donner une seconde chance à l’accusé parce qu’il pense que son client est encore récupérable. Et sa mise en liberté par la cour ne fera que contribuer à régler le problème de la surpopulation carcérale dans notre pays, surtout que l’enquête de moralité est favorable à l’accusé.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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