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Championnat national de Tchoukball : L’équipe de Cotonou conserve son titre

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Tchoukball

Les rideaux sont tombés vendredi 30 décembre 2016 sur la deuxième édition du championnat national de Tchoukball disputée au stade Mathieu Kérékou. Et c’est l’équipe de Cotonou qui a conservé son titre face à son homologue de Porto-Novo (42-32). Objectif atteint pour la Fédération béninoise de Tchoukball (Fébétchouk) dirigée par Roch Sero Bété.

Et de deux pour l’équipe de Cotonou qui a été à nouveau sacrée championne de la saison 2016. Face à leurs homologues de Porto-Novo, les joueurs de Cotonou ont confirmé leur suprématie. En effet, prenant l’avantage lors de la première partie (15-12), Cotonou a été rattrapé au score pour le compte du deuxième round (10-11). Mais lors de la dernière partie il a littéralement repris le dessus(17-05). Cotonou gagne donc 42-32 et conserve son trophée.  «C’est une impression de joie. Il faut dire que le Tchouball est un jeu technique et cela nécessite assez d’entraînement. C’est ça qui a payé », a affirmé Brice Assogba, capitaine de l’équipe de Cotonou.  En match de classement, c’est Parakou qui est venu en troisième position après avoir battu Adjarra 66-62 (14-21 ; 21-14 ; 31-27). Pour Roch Sero Bété, président de la Fébétchouk, les équipes sont persévérantes, croient à la discipline et sont heureuses de participer au championnat. A l’en croire, c’est un soulagement d’avoir organisé ce championnat et de le finir. Pour lui, il y a encore à faire sur le plan technique. C’est pourquoi il a exhorté les différents entraîneurs à adapter les nouvelles notions pour améliorer le niveau du championnat. « Nous avons de grandes ambitions et pour pourvoir développer ce jeu, nous avons besoin de tous et de la presse » a-t-il laissé entendre. Rappelons que cinq équipes ont pris part à ce championnat. Il s’agit de Pobè, Adjarra, Porto-Novo, Parakou, et Cotonou.

Abdul Fataï SANNI

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Édition 2017 de ‘’Bonjour Bénin’’ : La grande plage d’humour s’annonce

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La nouvelle année sera sans soucis. L’événement qui rassemble un nombre impressionnant d’humoristes d’ici et d’ailleurs sur scène apporterasans doute de sourire sur les visages. ‘’Bonjour Bénin 2017’’ organisé chaque année par le comédien Bardol Migan vise à semer en début de chaque nouvelle année les graines de la bonne humeur dans tous les esprits. Pour ce faire, des comédiens humoristes ont été conviés d’un peu partout à travers  l’Afrique pour exploser la salle rouge du Palais des congrès de rire le 14 janvier. L'objectif est unique, décharger le public béninois desennuis de la bruyante période des fêtes de fin d'année et de tous les stress accumulés durant l’année écoulée. Aussi l’initiative a-t-elle vocation de sensibiliser les populations sur les enjeux de la protection de l'environnement. D’où le thème « l’humour face aux enjeux du réchauffement climatique ». Une simple façon d’assurer un esprit saint dans  un corps saint dès l’entame de la nouvelle année. Toute chose qui favorise le travail et l'efficacité des hommes sans lesquels aucun développement n'est possible. Prenez donc ensemble le rendez-vous du palais des congrès.

TG

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Festival international de théâtre de Brazaville : Le Bénin était à la 13ème édition

theatre

Le Festival international de Théâtre" Mantsina sur scène " était à sa 13ème édition en décembre passé.Plusieurs pays étaient représentés dont le Bénin. C'est la compagnie " Tout gran théâtre djogbé" qui avait représenté le Bénin à cette édition. Pour Sèdoha Didier Nansségandé, auteur et metteur en scène du spectacle, « ce fut une édition engagée, Kabila est une performance d'engagement politique ». Coïncidence, il a été joué la veille de la fin du mandat officiel du président kabila qui n'est pas forcément le politicien visé même si le personnage Kabila lui ressemble fort bien sur l'éternité au pouvoir. Pour cette édition,les spectacles étaient programmés dans des espaces autres que ceux habituels. L'équipe d'organisation a fait l'option de rapprocher les spectacles des spectateurs en programmant les spectacles dans les cours et dans des lieux aménagés à cet effet.Pour la directrice du festival‘’ Mantsina’’,Sylvie Dyclo-Pomos, le festivala voulu se rapprocher des spectateurs. Contrairement à ce qui se dit partout, ‘’Mantsina’’ n'a pas été interdit de salle.C’est une façon pour nous d'être proche de la population pour faire Passer les messages. Pour elle, il y a peut-être des évènements qui ont accéléré cela depuis la 12ème édition mais le festival avait déjà prévu tout ceci.Le spectacle Kabila a été bien accueilli par le public. Et les projecteurs sont tournés vers  décembre 2017 pour la 14ème édition.

C.D.S(Stag.)

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Gambie : Jammeh fait suspendre des radios privées

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Le pouvoir gambien accentue la pression sur les médias. A l'approche de la fin du mandat de Yahya Jammeh, le président, qui refuse de laisser le pouvoir, a fait suspendre trois radios privées. Il a même envoyé des agents des services de renseignements pour faire cesser les programmes dimanche 1er janvier.

C'est un geste de plus, s'il en fallait encore, pour marquer la détermination de Yahya Jammeh à se maintenir au pouvoir. Sans avancer aucune raison, le chef de l'Etat fait taire Teranga FM et Hilltop radio.

La première est très écoutée. Dans un pays où la plupart des habitants n'ont pas accès à la presse écrite, soit par manque de moyens, soit parce qu'ils ne savent pas lire l'anglais, Teranga FM s'était fait le relais des journaux en diffusant des revues de presse en langues locales.

Ce travail de relais de l'information lui avait d'ailleurs déjà valu des ennuis avec le pouvoir : la radio a déjà été fermée plusieurs fois puis rouverte sous conditions, et son rédacteur en chef avait été arrêté l'an dernier, il est aujourd'hui en fuite et vit caché.

L'autre radio concernée est Hilltop Radio, un média de divertissement, qui ne diffuse pas d'informations politiques.

Un salarié d'Afri Radio, cité par l'agence Reuters, a affirmé que cette station, propriété du groupe de téléphonie Africell, avait subi le même sort.

Reporters sans frontières considère qu'il s'agit de censure pure et simple : couper les sources d'information avant même que les médias n'aient pu faire quelque chose qui dérange. Yahya Jammeh qui compte rester au pouvoir après la fin de son mandat le 19 janvier étouffe donc à l'avance la contestation.
 
rfi.fr

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Tunisie : Vives critiques contre l’éventualité d’amnistier les jihadistes

djihadiste

La Tunisie vit, depuis plusieurs jours, au rythme d'une grande polémique causée par le retour des jihadistes tunisiens des zones de conflit en Irak, en Syrie et en Libye. La polémique a encore enflé suite aux déclarations du président tunisien, Béji Caïd Essebsi. Il a laissé entendre qu’une amnistie, façon algérienne, pourrait être appliquée vis-à-vis de ces jihadistes tunisiens, à leur retour.

Une pluie de réactions et de critiques a déferlé en Tunisie contre la possibilité d’amnistier près de 6 000 jihadistes tunisiens recensés, officiellement, par l'ONU et qui sont susceptibles de rentrer dans leur pays après avoir été impliqués dans des actes terroristes à l'étranger, notamment dans les rangs de différents groupes jihadistes comme al-Qaïda et le groupe Etat islamique.

Des responsables politiques au sein du gouvernement et dans l’opposition ont montré leur discordance sur la possibilité d’amnistier ces Tunisiens. Le président Béji Caïd Essebsi avait considéré qu’il n’y avait pas, en Tunisie, « assez de prisons pour pouvoir contenir les islamistes de retour » et avait fait l'éloge de la loi d'amnistie algérienne de 2005.

Plusieurs partis politiques ont dénoncé ces propos et la plus virulente des réactions vient de la plus importante centrale syndicale, à savoir l’Union des travailleurs tunisiens (UGTT). Elle a estimé, dans un communiqué, que l'amnistie, en Algérie, était « une illusion » et que certains partis voulaient transformer la Tunisie en « refuge » pour les terroristes. L’UGTT a appelé le pouvoir à éclairer sa position et à appliquer la loi sur le terrorisme. « Accepter des terroristes repentis, c’est possible, mais uniquement en se basant sur cette loi », indique le communiqué.

« Non au retour des terroristes », est la parole la plus clamée, ces derniers temps, par la société civile sur les réseaux sociaux. La majorité des citoyens tunisiens refuse ce qu'on appelle désormais « la loi du repentir ».

Les fortes réactions ont amené le gouvernement à tenir une réunion exceptionnelle, vendredi soir, pour étudier la question. Il a alors nié l’existence d’une loi secrète d’amnistie ainsi que l’existence d’un accord, avec d’autres pays, pour le retour de ces terroristes.

La bataille des chiffres

L’ONU, dans son rapport daté de juillet 2015, a estimé le nombre de Tunisiens en zones de conflit à près de 6 000, répartis entre la Syrie, l’Irak, la Libye et le Yémen. Le président tunisien parle de près de 3 000 terroristes tunisiens à l’étranger dont 600 sont morts en Syrie. Les autorités syriennes, elles, avancent un chiffre bien plus élevé en affirmant qu’en 2014, quelque 10 000 combattants tunisiens étaient en Syrie.

En 2015, une délégation tunisienne composée de juristes et de journalistes affirmait, quant à elle, qu’entre 7 000 et 8 000 terroristes tunisiens étaient en Syrie et que 2 000 autres y sont morts.

La Tunisie exclut les Tunisiens porteurs de la double nationalité de sa liste de terroristes à l’étranger et n'inclut pas, dans ces chiffres, tous ceux qui se sont endoctrinés au jihad en Europe.

Les spécialistes du terrorisme considèrent qu’il n y a plus aucun doute sur le fait que le contingent tunisien est le plus grand parmi les terroristes qui ont rejoint les zones de conflits. Actuellement, il y a 800 terroristes détenus en Tunisie, après leur retour. Quelque dizaines d’autres sont rentrés sans en être inquiétés.

L'héritage afghan

Le jihadisme en Tunisie ne date pas de 2011. Des Tunisiens afghans ont été vite libérés du temps de l’ancien président Zein el-Abidine Ben Ali, faute de preuves contre eux. Dans le pays, nombreux sont ceux qui considèrent que les Tunisiens afghans ont formé ceux qui sont allés faire le jihad en Syrie, en Irak et ailleurs.

Face à ce phénomène de retour, les autorités tunisiennes sont accusées de laxisme et le citoyen craint le pire pour son avenir et pour celui de la Tunisie.

rfi.fr

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Nigeria : L’Aéroport d’Abuja va être fermé pour 6 semaines pour réparer la piste

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Le gouvernement nigérian va fermer l'aéroport international Nnamdi Azikiwe pendant six semaines. Cette décision a été annoncée ce 2 janvier dans un communiqué du ministère de l'aviation. L’aéroport de la capitale, doit subir des travaux au niveau de sa piste d’atterrissage, qualifiée de dangereuse par certaines compagnies aériennes.

En août, un avion de la South African Airways a été endommagé durant l'atterrissage sur la piste de l’aéroport d’Abuja. En octobre, Emirates a cessé d’y faire atterrir ses avions venant de sa base de Dubaï, à cause de l'état de la piste. D'autres compagnies aériennes ont récemment menacé d'arrêter les vols à destination d'Abuja pour la même raison.

Les travaux seront effectués, dans un premier temps, pendant les 6 semaines de fermeture par la société de construction allemande Julius Berger. Ils se poursuivront après la réouverture de l'aéroport et devraient durer six mois, selon le ministère.

Pendant la fermeture de l’aéroport Nnamdi Azikiwe, les vols devraient être détournés vers la ville de Kaduna, située à 250 kilomètres d'Abuja. Problème, la route devant permettre de rallier Abuja est souvent le théâtre d’enlèvements. Le gouvernement nigérian prévoit d'assurer la sécurité des autobus qui seront utilisés pour transporter les passagers du petit aéroport de Kaduna à Abuja. Les voyageurs peuvent également emprunter la voie ferroviaire pour Abuja, mais la station de chemin de fer se situe à 45 kilomètres de l'aéroport.La fermeture de l’aéroport devrait affecter les chiffres du tourisme nigérian déjà en difficulté à cause du groupe terroriste Boko Haram.

agenceecofin.com

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France : Renvoi du procès Teodorin Obiang sur les «biens mal-acquis» en délibéré

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Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, est poursuivi devant le Tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire des « biens mal acquis ». Absent à l'audience de ce lundi 2 janvier, il est jugé pour blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d'abus de confiance et de corruption. Le renvoi est mis en délibéré et on attend la décision mercredi matin.

Le procès a été renvoyé en délibéré, car lors de cette toute première audience, ce n’est pas « le fond de l’affaire » qui a été abordé, mais une « demande de renvoi » présentée par la défense de Teodorin Obiang.

Plusieurs raisons sont invoquées dont la principale serait « un manque de temps pour préparer la défense », expliquent les avocats. En somme, les conditions ne seraient pas réunies pour que le fils du président équato-guinéen bénéficie d’un « procès équitable ».
« Monsieur Nguema n’était pas présent aujourd’hui, d’une part en raison de ses activités officielles et, d’autre part en raison du fait qu’il n’a pas été valablement cité devant le tribunal et que les délais, qui lui ont été impartis pour préparer sa défense, n’étaient pas conformes à ce qui se fait habituellement et ne lui permettaient pas de se préparer comme cela doit être le cas pour une affaire de cette nature », a déclaré Me Marsigny, avocat de Teodorin Obiang. « Le prévenu est mis en examen depuis 2014 », a rétorqué l’avocat des parties civiles, Me William Bourdon qui reste optimiste.

« Au départ, il y avait d’abord beaucoup de scepticisme. Autour de cette procédure, il y a eu tellement de manœuvres. Donc, le seul fait que le procès se tienne là, aujourd’hui, est déjà un aboutissement. Il y a quelque chose d’irréversible maintenant qui est lancé. Teodoro Obiang et ses avocats le savent bien et c’est pour cela que les combats qu’ils mènent ont un parfum et une odeur appuyés de combats d’arrière-garde, ce que tout le monde voit bien », a-t-il déclaré.

« La comparution est un devoir », a renchéri, de son côté, le procureur en désignant le vide à la barre des accusés.

Tous deux estiment que Teodorin Obiang se joue de la justice en refusant de se présenter devant le tribunal et que ses avocats multiplient «les manœuvres dilatoires ».

La décision de renvoyer ou non le procès sera donc annoncée ce mercredi, mais on sait déjà qu’un élément « complique » la tâche des magistrats. Il s’agit d’une décision rendue, le mois dernier, par de la Cour Internationale de justice. La plus haute juridiction internationale a reconnu « provisoirement » le caractère « diplomatique » de l’hôtel particulier qui a été perquisitionné en 2014 à Paris.

Le tribunal pourrait donc se donner du temps pour analyser la portée de cette décision, avant d’aborder le fond de l’affaire. Si le tribunal choisit donc d’attendre le verdict de la Cour internationale de justice, le procès pourrait être reporté de deux à trois ans.

rfi.fr

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Togo : La cathédrale de Lomé proie des flammes

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Un incendie très important s’est déclaré lundi soir à cathédrale de Lomé située en plein centre-ville.

Grâce à l’intervention rapide des pompiers malgré une foule dense qui a retardé leur intervention, le feu a pu être maîtrisé au bout de 45 minutes. Les dégâts semblent très importants. Il faudra faire une évaluation précise pour constater l’étendue du sinistre dont l’origine reste pour le moment inconnue.

La cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé est l'église-mère de l'archidiocèse de Lomé (depuis le 14 septembre 1955), l'une des sept circonscriptions ecclésiastiques catholiques de la république du Togo. Érigée en à peine plus d'un an (d'avril 1901 à septembre 1902) par les autorités coloniales allemandes, elle est alors l'un des édifices emblématiques de la nouvelle capitale togolaise.

republicoftogo.com et wikipedia.org

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Période d’après les fêtes : Quand l’euphorie laisse place au stress

opinion

Qui dit période de fêtes, dit aussi‘’folies’’. Si sous nos cieux, nos rues et routes sont transformées en terrain de rallye, l’autre chose qui retient l’attention est la soif du ‘’paraître’’. Et bienvenue les dettes. Tout comme lors des cérémonies d’enterrement, la célébration de la Noël et du Nouvel an engendre des endettements. On veut paraître comme le voisin ou la voisine bien que les moyens ne s’y prêtent pas. Les fêtes passées, l’euphorie laisse place au stress. Désormais, les questions tortillent la tête. Comment rembourser ? N’aurait-il pas été mieux pour ‘’moi’’ de ‘’me’’ contenter du peu que ‘’j’avais’’ ? Sur un autre plan, c’est l’excès de table qui rive son clou. On veut tout manger, tout boire. L’estomac est mis à rude épreuve.  Pourtant,les conséquences ne sont pas négligeables. Il n’est pas rare de voir après l’acte, les gens allongés dans leurs propres vomissures. Pour les moins chanceux, la fête prend fin à l’hôpital.

Regard de sociologue…

«Il est une expression de plus en plus célèbre dans le milieu salarié béninois qui dit que le mois de janvier est le mois le plus long de l'année. Non parce qu'il compte plus de jours que les autres mais parce qu'héritant des situations financières difficiles engendrées par les fêtes de fin d'année», confie Liliwane Soukale, Sociologue anthropologue. Selon son propos, nombreux sont en effet les parents qui s'endettent pour honorer les obligations festives à l'occasion et les raisons ne tarissent  pas. «Ça ne vient qu'une fois, dit-on. Soit, on en a les moyens, soit on cherche les moyens», partage-t-il. Si le fait d'engager de grandes dépenses pour les fêtes de fin d'année peut s'expliquer par le besoin de rendre grâce à Dieu vu que ça ne vient qu'une fois l'an, il faut donc, selon le sociologue, en chercher l'explication sur l'habitude et le poids la société. «Il faut faire une fois de plus parce qu'on en a l'habitude mais encore, il faut faire une fois de plus parce qu'on peut encore le faire. Il faut donc pouvoir assurer aux yeux de sa famille et aux yeux de son entourage», souligne le sociologue. «C'est alors le moment de tous les excès. Il y a la plupart du temps, plus de mets que d'invités. Certains sont encouragés aux excès parce qu'il y en a pour tous et d'autres excèdent parce qu'il faut profiter des occasions rares», fait observer Liliwane Soukale.

La surcharge alimentaire est à éviter

«Foie encore foie, c’est justement cet organe qui est mis en mal par de pareilles habitudes alimentaires. L’organisme n’est pas un champ d’expérimentation», lâche d’entrée Fiacre  Alladaye,  Agro nutritionniste, président de l’organisation non gouvernementale (Ong) Food  and nutritionalsecurity for all (Fnsa). Pourtant poursuit-il, une fois endommagé, cet organe est irrécupérable. Selon le propos de Fiacre Alladaye, aucun aliment n’est à priori nuisible mais le mode de consommation peut ruiner l’organisme. «La surcharge  alimentaire est à éviter. On se garde des soucis de constipation, de maux de ventre, de migraine, et plus de foie », indique l’homme.


Cyrience KOUGNANDE

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Sakété et Kétou : Des réseaux de malfaiteurs démantelés

police

Le directeur départemental de la police nationale du Plateau, Boniface Wadotchédohoun, a indiqué samedi lors d’un entretien avec l’ABP, que des réseaux de malfaiteurs ont été démantelés dans les communes de Sakété et de Kétou ces derniers jours de l’année 2016 suite à des opérations musclées des éléments de police dans lesdites localités.

Selon le directeur départemental de la police nationale du Plateau, dans un rapport qui lui a été adressé par le commissaire de police de Sakété, juste après l’installation des éléments dudit commissariat il y a quelques semaines, les malfrats ont commencé par lancer des défis. Des braquages et les cambriolages ont débuté dans les arrondissements de la commune. Du 26 au 29 décembre, a –t-il poursuivi, les éléments du commissariat de Sakété ont mené des opérations qui leur ont permis de mettre la main sur quatre individus sans foi ni loi et spécialisés dans les braquages et cambriolages avec plusieurs objets. Des appareils électroménagers, des postes téléviseurs, des ustensiles de cuisine, des produits alimentaires et autres sont les objets retrouvés après les fouilles dans les maisons, à en croire le directeur départemental.

 Dans les autres communes du département du Plateau, des opérations sont aussi en cours pour assurer la sécurité et la quiétude des populations en cette période de fête de nouvel an, a précisé le commissaire principale de police, Boniface Wadotchédohoun avant d’annoncer qu’à Kétou, un autre gang a été détecté vendredi.
 

Joint au téléphone, le commissaire Mathias Egué du commissariat de Kétou a confirmé les faits tout en précisant que c’est à travers une opération de police de proximité que ses éléments ont réussi à mettre la main sur quatre individus dont une femme appartenant à un grand réseau de malfrats avec d’autres objets. A l’en croire, après l’arrestation de ces individus, des perquisitions dans diverses maisons ont permis aux éléments de la police de saisir des motos, des casques, des ustensiles de cuisine et beaucoup d’autres objets.
 

«Interpellés, les mis en cause en reconnu les fait et ont indiqué des maisons et des boutiques qu’ils ont eu à cambrioler », a confié le commissaire Egué avant d’annoncer que deux autres individus dont le cerveau de la bande sont encore en cavale. Il a par ailleurs, invité les populations à collaborer tout en rassurant des moyens mis à la disposition de la police pour assurer la sécurité des uns et des autres.
 

Abondant dans le même sens, le directeur départemental de la police nationale du Plateau, Boniface Wadotchédohoun, a rassuré des dispositions prises pour assurer la sécurité et la quiétude des populations sur toute l’étendue du territoire de son département tout en rappelant que la police a besoin du renseignement pour fonctionner.
 

Signalons que les mis en cause sont encore en garde à vue et seront présentés au procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Pobè au cours des prochains jours.

 Source ABP

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Habitudes alimentaires en période de fêtes : Le cri de cœur de Fiacre Alladaye

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Au Bénin, la période des fêtes s’étend jusqu’à la fin du mois de janvier dit-on. Seulement, pendant ce temps, l’estomac devient à la limite une poubelle. On y verse un peu de tout sans se préoccuper de rien. Fiacre Alladaye,  agro-nutritionniste, président de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Food  and nutritional security for all (Sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous) refuse de se taire. Les habitudes alimentaires sous nos cieux à l’entendre laissent à désirer et il urge d’y remédier. Lisez son message.

«Si je te l’avais dit, tu ne m’aurais pas cru. Maintenant, je te le dis et te prie de reprendre les emballages (bouteilles, boîtes, sachets, cartons…). Nous allons faire cet exercice. Cherche la partie où se trouvent les ingrédients et faisons la lecture. Les ingrédients, intrants ou matières premières sont normalement des produits naturels connus de tous. Partons de ton premier repas du jour de fête : salade, hors d’œuvre, thé ou autres repas. Dans la composition de ces plats, il y a certainement du lait, de la mayonnaise, la sardine ou autres conserves. C’était vraiment délicieux, je sais. Vérifions !  Sur la boîte de lait, dans la liste des ingrédients, y a-t-il le lait de vache ou d’autres animaux par hasard ? Moi, je n’en trouve pas sur les boîtes que j’ai sur moi. Sûrement que tu as consommé autre chose que le lait. Pour la mayonnaise, ce sont les grands chimistes qui reconnaîtront à peine un ou deux de ces composants. Pour la sardine, où serait passée la tête du poisson    est qui surnage le poisson ? Essaye de goûter et tire tes conclusions.

Ma maman vérifiait les yeux des poissons pour apprécier leur qualité et estimer approximativement le nombre de jours passés au réfrigérateur. Mais, je ne sais pas l’indice que tu utilises pour apprécier la qualité de tes poissons ou pis tes viandes sans tête dont tu ne sais rien de son élevage. Autre que le goût et la facilité de broyer la viande, j’espère tu sais au moins comment la viande d’un animal élevé à l’extérieur, déplumé, congelé, et transporté de l’extérieur, puisse coûter moins cher que la viande de l’animal élevé à côté de toi. J’oubliais. Il m’a semblé que ce tu appelles tomate n’est pas celle que les botanistes et naturalistes appellent tomate. Tu as certainement préparé ta sauce avec de la pomme pourrie ou de l’amidon coloré au rouge. Oui, c’est sûr, c’est avec la tomate fruit que toi tu as fait ta cuisine mais voici comment tu l’as maltraitée. Pour faire ta friture, tu as chauffé ton huile, je ne sais jusqu’à quelle température. Quand tu y as versé la tomate, tout le quartier était alerté, chez toi, tu fais la bonne cuisine, je n’en doute point. Est-ce vraiment la friture que tu as préparée ou de la tomate calcinée dans l’huile ? J’espère qu’il y reste encore au moins quelque chose de nutritionnelle. Chez les voisins, c’est la sauce aux légumes. Tout y est : viande, œuf, fromage, poisson frais, fretins ‘’goussi’’ vulgairement appelé sésame par défaut. Il y a aussi la peau de bœuf couramment appelée ‘’akpanman’’ et même les caillots de sang. Je sais qu’il est conseillé de prendre des protéines mais cette façon de manger, te conduirait tôt ou tard à l’hôpital. Permets-moi aussi de te dire que je ne suis pas auteur de la récente découverte des riz et spaghetti en plastique. Je ne suis pas non plus l’auteur de la découverte de l’incorporation du formol dans certains aliments.   

Laissons les aliments, la liste est trop longue, allons voir du côté des boissons. J’espère au moins que tu as pu estimer la quantité de rouille que tu as consommée. Si non, reprends les capsules des boissons consommées. Tu les as consommées fraîches, ‘’bien frappées’’ dit-on. Les dates de péremption n’étaient pas nécessaires, ‘’tout passe’’. Inutile de me dire que le taux d’alcool est faible, ça a toujours été une fausse indication.

Détrompe-toi si tu penses avoir pris une boisson sans alcool. La seule boisson sans alcool est l’eau. Pour toi, elle n’est certainement pas idéale pour la fête mais tu ferais mieux de demander au vieux de la famille pourquoi il est revenu à l’eau après avoir parcouru toutes les boissons. Quand je te parle de l’eau, c’est la plus simple des eaux. Prenons la bouteille de celle supposée citronnée que tu préfères, as-tu trouvé le citron dans la liste des composants ? si non, tu es entrain d’adopter la consommation d’une nouvelle source de produits chimiques.  Je sais que tu n’aimes pas lire les textes trop longs, raison pour laquelle je vais devoir m’arrêter sur ces quelques mauvaises habitudes alimentaires. Elles nous aideront à ne pas fréquenter les hôpitaux en cette nouvelle année. Sagesse alimentaire pour vivre sain comme un Saint. Heureuse année a chacun et a tous !»


Cyrience KOUGNANDE

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Fernando Hessou, à propos de la lutte : «Il faut que le Bénin existe désormais à l’international»

  • Publié dans Sport

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La Fédération béninoise de lutte (Fbl) a organisé du 23 au 30 octobre 2016, deux formations assurées par le franco-ivoirien Vincent Aka et Annabel Laure Ali. Dans un entretien qu’il nous a accordé, Fernando Hessou, Secrétaire général de ladite Fédération est revenu sur l’opportunité et le bilan de cette formation. Lisez plutôt !

La Fbl a organisé une série de formations fin 2016. Quel bilan peut-on retenir ?

C’était une première dans l’histoire sportive du Bénin, qu’une formation des entraîneurs de niveau 1 de la lutte olympique ait été organisée. Sur le plan des ressources humaines, le Bénin dispose désormais de 17 entraîneurs dont 15 sont sur le territoire national et deux (une femme et un homme) résidant en Côte d’Ivoire, grâce au Cnosb en collaboration avec la solidarité olympique. Les arbitres et les juges ont aussi bénéficié d’une formation grâce à l’appui du Fonds national de développement des activités de jeunesse, des sports et loisirs (Fndajsl), du 26 au 30 octobre 2016.

Pourquoi avoir attendu tout ce temps ?

Nous sommes dans un pays où tout le monde dit que la lutteest un sport traditionnel, que ça fait partie de notre culture. Malheureusement, ceux qui ont été les premiers responsables de la lutte au Bénin sont restés passéistes. Ils sont fondamentalement opposés aux changements. Ils ne veulent pas du tout qu’on parle d’autres choses que de la lutte traditionnelle, de la lutte africaine. Il a fallu forcer pratiquement la main à tous ces responsables pour que le stage de formation dont nous parlons soit une réalité.

Qu’entend-on par lutte olympique ?

La lutte olympique regroupe les luttes gréco-romaine, libre et féminine. Tous les participants sont repartis avec les règlements de chacune de ces trois styles de lutte pratiqués aux Jeux olympiques.

Les attentes de la Fbl sont-elles comblées au terme de la formation ?

 Oui ! Puisque les 17 entraîneurs stagiaires dont cinq femmes, ont tous réussi aux tests théorique et pratique auxquels ils ont été soumis. Comparaison n’est pas raison certes, l’expert une semaine plus tôt en Tunisie a enregistré quatre échecs. Et si nous avons fait du 100% au Bénin, nous pouvons nous dire Bravo. Depuis 56 ans d’indépendance, on n’a jamais parlé de lutte olympique et surtout de femmes entraîneurs de lutte au Bénin. On en a eu cinq d’un seul trait. Le second point de satisfaction est que les experts ont mis la pratique au-dessus de tout. Cela a permis à la Fédération de mettre à l’épreuve certains athlètes de l’équipe nationale.

Quelle sera la suite à réserver à cette formation par la Fbl ?

(…) Le Comité exécutif vient de donner la chance à 17 Béninois venus de toute l’étendue du territoire national et de la Côte d’Ivoire. Ces entraîneurs formés sont missionnés pour travailler avec les Béninois d’ici et de la diaspora ivoirienne. Ils ont une mission précise. Essaimer et partager dans leurs différentes localités ce qu’ils ont appris au cours de la formation. Ils doivent donc se mettre au travail. Le comité exécutif ne peut pas se mettre derrière chacun d’eux. Tout est déjà tracé. L’autre chose, le Bénin n’existe pas au plan international. Il faut que le Bénin existe désormais à l’international. On n’est même pas affilié à la Fédération internationale. Nous devons commencer par payer nos frais d’affiliation, les frais de licence de nos lutteurs afin qu’ils se retrouvent dans les bases de données de l’UWW. Le Bénin doit prendre part aux grands rendez-vous continentaux et mondiaux, à partir de l’année prochaine.

A quand le premier championnat national de lutte ?

C’est vrai qu’il n’y a jamais eu de championnat national de lutte olympique au Bénin. Mais à partir du moment où nous avons pris la décision de participer désormais aux compétitions internationales, nous allons organiser le championnat. Nous allons tout mettre en œuvre pour l’organiser au plus tard, la fin du premier trimestre 2017. Toutefois, nous pouvons l’organiser dès le mois prochain si nous disposons des moyens.

Un message pour conclure cet entretien ?

La lutte est une discipline de combat de préhension où on ne donne pas de coups, aucun geste violent n’est permis en lutte. Le pratiquant de lutte a toujours les mains ouvertes lors d’un combat. La règle d’or de sécurité en matière de lutte est de «ne pas faire mal, ne pas se le faire, ne pas se laisser faire mal ». La lutte est l’épreuve la plus déstressant que je connaisse. J’invite donc le public à venir découvrir les vertus de la Lutte. Je vous remercie.

A.F.S et A.L.

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Retraite syndicale de Lokossou et Todjinou : Des syndicalistes apprécient

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Après plusieurs années de militantisme pour la défense des intérêts et acquis des partenaires sociaux, les désormais ex Sg/Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou et Sg/Cgtb, Pascal Todjinou ont librement décidé de tourner dos au monde syndical. Un départ salué et perçu par l’ensemble des syndicalistes comme une belle leçon donnée à la jeune génération, aux politiques…
Quelques réactions des syndicalistes…

Anselme Amoussou, Sg/Csa-Bénin

« D’abord c’est une bonne leçon de démocratie de ces personnes notamment aux politiques. Ils auraient pu chercher à s’accrocher à nouveau peut-être que la bataille aurait eu lieu peut-être que çà aurait pu passer également. Mais ils ont choisi librement de respecter  les textes de leur organisation syndicale. Une très belle leçon et ça grandit les travailleurs, çà grandit les syndicalistes. Deuxièmement, c’est un peu comme le repos du guerrier, un repos mérité. C’est des personnes qui ont donné tant et tant aux travailleurs avec leur style, avec leur manière. On peut contester la forme parfois des interventions, on peut contester la manière d’intervenir sur les sujets, défendre les travailleurs et la chose qu’on ne peut jamais leur dénier, c’est leur amour pour ce pays, c’est leur engagement aux côtés des travailleurs, c’est leur engagement aux côtés des populations. Ils ont réussi beaucoup de choses, ils ont moins réussi beaucoup d’autres. Ce sera à nous, la nouvelle génération de marcher dans leur pas et de tenir allumé le flambeau qu’ils ont entretenu tout le temps et qui a fait qu’ils sont devenus des personnalités dans ce pays. Nous ne pouvons que leur dire bon repos et merci pour la belle leçon qu’ils nous ont donné ».
 
Mathurine Sossoukpè, membre du Conseil consultatif Cstb

« J’aurais pu ne pas me prononcer parce que le départ d’un responsable syndical de la tête d’une organisation syndicale, çà fait l’affaire du syndicat, l’organisation interne de chaque syndicat. Seulement je voudrais dire que leur départ n’est pas une chose extraordinaire. Des gens partaient avant eux et ils sont partis. Donc c’est un départ ordinaire. Dire qu’ils sont partis définitivement, je ne crois pas. Si quelqu’un est militant et qu’il est attaché à la défense des intérêts des travailleurs, à la liberté des peuples, même parti de la tête d’un syndicat ou à la retraite, il doit pouvoir continuer par s’intéresser à la vie syndicale.»

Isdine Idrissou, Sg/Syntra-Caa

«Je voudrais dire que c’est deux figures emblématiques du monde syndical qui, aujourd’hui changent de vie. Me concernant personnellement, nous ne nous sommes pas toujours entendus avec le Sg Lokossou  mais je crois qu’il faut faire la part des choses. Tout n’est pas mauvais, il a beaucoup apporté au monde syndical, il a beaucoup apporté à la liberté d’expression, à la démocratie. C’est peut-être pour ça que nous avons été un peu peinés de la façon dont les choses ont été gérées chez nous. Je retiens de ces deux hommes que le Bénin a eus la chance de les avoir à la tête de ces Confédérations et je retiens aussi que nul n’est indispensable. Aujourd’hui, ils prennent la décision mais ce n’est pas l’hécatombe. Cela voudra dire vanité des vanités, tout n’est que vanité. Nous sommes aujourd’hui ce que nous sommes mais nous devons, à chaque fois que nous occupons des positions données, apprendre à vivre de nouvelles vies. Il faut les féliciter, c’est des personnes symboles de la lutte syndicale, des baobabs du combat pour la justice.»  

Dr Louis Koukpemedji, Président du Siphab

«Je voudrais simplement dire qu'ils ont été de vrais lutteurs dont la république se souviendra certainement quoique certaines prises de position politiques ces dernières années n'ont toujours pas été pertinentes. Bravo à eux pour avoir su passer à temps la main à la jeune génération. Bonne retraite à eux.»

 Maxime Okounde, porte-parole du Front

« Ce sont des syndicalistes chevronnés qui ont fait ce qui était possible pour la cause des travailleurs et la liberté. Comme toute chose a une fin, je leur souhaite une retraite paisible et militante dans d'autres nobles combats. La relève est là et la lutte syndicale va continuer car nul n'est indispensable. Salut à mes chers SG»!

Propos recueillis par Aziz BADAROU

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Libération des espaces publics : Beaucoup d’occupants illégaux s’exécutent

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La libération du domaine public connait du succès depuis quelques jours. Certains citoyens ont choisi  hier lundi, la date du démarrage de la répression forcée pour libérer eux-mêmes les espaces illégalement occupés. Ce qui montre que la fermeté du gouvernement a produit des effets.

Beaucoup ont critiqué l’engagement du gouvernement à rendre disponibles les emprises du domaine public. C’est peine perdue. L’équipe de la Rupture obtient des résultats. De nombreux citoyens se sont pliés à la décision du gouvernement. Certains axes visités hier lundi ont présenté de nouveaux aspects. Les trottoirs, les terre-pleins centraux ont été libérés pour rendre fluide la circulation. Du carrefour  Togoudo (Abomey-Calvi) au Carrefour Cica-Toyota (Cotonou) en passant par l’échangeur de Godomey, plusieurs vendeurs ont quitté les espaces illégalement occupés. De Cica-Toyota à Etoile rouge, des citoyens ont donné aussi le bon exemple. Plusieurs autres axes à Cotonou ont changé également  d’aspect même si des débris issus des casses jonchent toujours les espaces par endroit. Des citoyens ont compris l’utilité de la mesure et se sont exécutés. Certains occupants illégaux résistent encore et attendent d’être expulsés des espaces interdits par le génie militaire. Et ils recevront incessamment les engins dudit génie puisque le déguerpissement forcé a été lancé ce lundi selon un plan d’opérationnalisation défini par le gouvernement. En tout cas, durant la première semaine du mois de janvier, tous les trottoirs et terre-pleins centraux de la ville de Cotonou seront "nettoyés". Face aux résultats obtenus sur le terrain, il faut souligner que la fermeté du gouvernement a eu des effets certains. Les explications ainsi que les avertissements du Préfet du Littoral et du ministre du Cadre de vie relayés par les médias ont convaincu des citoyens à participer à l’assainissement des villes. L’opération « Libérez le domaine public » connaît indéniablement n’est pas un échec. A terme, cela pourrait être une vraie réussite puisque tous les citoyens résistants seront bien contraints de se conformer à la décision du gouvernement. L’intransigeance de l’équipe de la Rupture a  donc porté ses fruits.

Fermeté, mais…

La libération du domaine public illégalement occupé est de plus en plus une réalité à Cotonou. Mais l’opération aurait été très appréciée et acceptée des populations si le gouvernement avait choisi la bonne période pour la mettre en œuvre. En effet, sur le terrain, plusieurs femmes détruisent leurs baraques à contre cœur. Beaucoup n’ont pu faire de bonnes affaires en cette période de fête. Le samedi 31 décembre 2016 étant la fin du délai fixé aux populations pour quitter les espaces désormais interdits, plusieurs vendeurs n’ont pu profiter des dernières heures de 2016 ; un temps que choisissent certains citoyens pour faire des achats. Du coup, beaucoup ont passé, en serrant les dents, les fêtes de fin d’année. Des marchandises n’ont pu être écoulées et certains devront faire face à de lourdes dettes selon des témoignages recueillis. L’intransigeance du gouvernement a produit des résultats. Néanmoins, pour les prochaines réformes qui touchent directement les populations, l’Exécutif devra tenir compte de la morosité économique, choisir une période qui affecterait moins les échanges économiques et expliquer davantage les fondements de ses choix. Ces mesures pourraient amoindrir les peines des citoyens déjà frappés par la crise socio-économique ambiante.   

A.S        

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Gogounou : Plus de 100 tonnes de coton brûlés

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Plus de 100 tonnes de coton sont parties en fumée ce lundi, sous le regard impuissant des usagers du marché de Wèrè. Pour  mesurer l'ampleur des dégâts, le préfet de l'Alibori, Moussa Mohamadou, s'est rendu sur les lieux du sinistre, accompagné des membres du conseil communal de Gogounou.

C'est la tristesse et la consternation chez certains producteurs de coton de Gogounou au lendemain de la fête de nouvel an. Ils ont vu une partie de leur production partir en fumée. Des récoltes de plusieurs mois de labeur sont ainsi parties en fumée en un seul jour, à cause de l’insouciance d’un groupe d’enfants qui ont mis le feu au tas de coton.

«Ce qui nous est arrivé ce jour, c’est toute une année de travail qui est partie en fumée, c’est un crime », s’est emporté le président de l’Union communale des producteurs de coton de la commune de Gogounou, Yada Seriki.

Quant au responsable de développement rural de Gogounou, Hakibou Moussa, il a indiqué que des dispositions ont été prises pour maitriser le feu avec le concours des sapeurs-pompiers volontaires venus en renfort de la commune de Kandi.

Malgré le sursaut patriotique de la population de Wéré et la prompte réaction de l’autorité préfectorale et des sapeurs-pompiers volontaires, cette production n’a pu être sauvée qu’en partie.

Pour le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, présent sur les lieux, le constat est amer «car c’est comme un coup à la commercialisation du coton graine puisque ce coton devrait être déjà acheminé vers les usines et à cause de l’imprudence des hommes, on assiste à cette situation déplorable».

Source ABP

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Réviser la constitution avant fin 2016 : Camouflet pour Talon

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La révision de la constitution du 11 décembre 1990 avant 2017 était censée être la première réforme d’envergure du nouveau régime. Le Chef de l’Etat Patrice Talon l’avait promise à l’occasion de son premier message à la Nation, la veille de la fête de l’indépendance. « J’engagerai sous peu le processus de révision de notre constitution », avait-il déclaré. Une commission technique dite des réformes institutionnelles et politiques avait été mise en place dans ce sens et un référendum devrait avoir lieu en décembre 2016 au plus tard pour qu’enfin la révision de la loi fondamentale soit une réalité. Mais 2016 est passée et rien. Tout ce qu’on retient de cette entreprise est la bagatelle de 10 millions de francs CFA que chaque membre de la commission Djogbénou s’est tapé. Le principal enjeu, la révision de la constitution avant 2017, telle qu’annoncée, est un flop, le 1er et le plus gros du régime du Nouveau départ. Patrice Talon n’aura pas réussi à tenir sa promesse. Le bel exemple que la réalité du pouvoir est tout autre chose. Un président peut avoir les meilleures intentions du monde, il se doit de tenir compte de son environnement sociopolitique. Patrice Talon l’a appris à ses dépens.

Et ce qui a constitué le principal obstacle à ce projet de révision est la volonté d’imposer un mandat unique. Très tôt, des voix se sont levées contre, même dans le propre camp du Chef de l’Etat. Mais Patrice Talon y tenait comme à la prunelle de ses yeux. C’est dans cette veine qu’il a été ventilé dans l’opinion la possibilité d’un référendum avant que le projet soit examiné au parlement. L’objectif était de mettre, par un vote populaire, la pression sur les députés. Mais là encore, c’est un échec. Le Président la cour constitutionnelle a senti le besoin de faire un rappel à l’ordre : «Ce contre quoi il faut maintenir une vigilance de tous les instants, c’est la volonté de quelques acteurs politiques de se défaire du socle constitutionnel et d’ignorer délibérément la procédure de révision prévue par la Constitution elle-même », avait lancé Théodore Holo,  lundi 28 novembre 2016, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier régional de haut niveau sur les réformes constitutionnelles en Afrique de l’Ouest. Il est allé  même plus loin en affirmant : « …Tout projet ou proposition de révision pour être soumise au référendum doit au préalable être voté à la majorité des 4/5 des membres de l’Assemblée nationale». Voilà qui est clair. Ce n’était pas évident pour Patrice Talon de compter sur une telle majorité en 2016. La conséquence directe est que 2016 est passée sans que la révision de la constitution soit une réalité. Mais une nouvelle année est là. Pourra-t-il faire en 2017 ce qu’il n’a pas réussi en 2016 ?

B.H

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