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Affaire Cnss-Bibe : Le procès Mètongnon encore reporté

Laurent-Metognon

L’ancien Président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Laurent Mètongnon et les autres co-accusés dans l’affaire dite Cnss-Bibe n’ont pas comparu comme prévu ce mardi 30 janvier 2018. Malgré la présence des avocats des deux parties, le procès ne s’est plus tenu. L’audience a été simplement reportée à une date encore inconnue du public…

Accusé d’avoir perçu des rétro-commissions sur des placements “hasardeux“ des fonds de la Cnss à la Bibe qui, au moment des faits, serait en faillite, Laurent Mètongnon croupit toujours en prison en attendant de comparaitre à nouveau pour être jugé. Si pour certains observateurs, l’audience prévue pour ce mardi a été reportée pour fait de grève, l’autre constat reste la militarisation du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Même les partisans de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés qui s’y étaient rendus pour suivre le procès n’ont pu accéder à l’enceinte du tribunal. Ils ont été simplement priés de rebrousser chemin. Non seulement les alentours du tribunal étaient fortement militarisés par une présence de policiers et de gendarmes mais les carrefours de la place des martyrs ou encore de la direction Soneb eux-aussi connaissaient une présence importante des forces de l’ordre. Les rares civils qui sont entrés au tribunal sont ceux qui sont arrivés très tôt.Ceux qui arrivaient par groupe se voient intimidés l’ordre de se retirer.  En dehors du véhicule à canon lance eau, il y a même eu des chars sur les lieux. C’est un dispositif inhabituel pour des procès ordinaires, mais souvent observé lors des procès qualifiés de politiques. De sources concordantes, cette présence massive des forces de l’ordre se justifierait par le fait qu’une organisation ait appelé la veille, les jeunes à se rendre nombreux au tribunal pour manifester pour la libération pure et simple de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés. Les initiateurs de ce appel estiment que ce procès est essentiellement politique et exige l’arrêt des poursuites qui pèsent sur les mis en cause. Ils parlent d’un procès inique, de règlement de compte et dont l’issue est connue d’avance.Quelques heures plus tard, les forces de l’ordre se retirèrent des lieux mais ceux qui se sont rués vers les salles d’audience n’y ont aperçu ni accusés ni plaignant. Les magistrats étant en Assemblée générale pour lever la motion de grève, le procès n’aurait pas eu lieu pour fait de grève, d’après certaines sources.Faut-il le rappeler, il s’agit d’un second report du procès après celui du 19 décembre 2017 qui n’a pu se tenir parce que les six co-accusés que sont Jérémie Mora, Laurent Mètongnon, Moussa Kemoko Allassane, Célestin Ahonon, Saliou Aboudou Youssao et Edouard Adégokè, avait saisi le Président de la 1ère Chambre des flagrants délits du tribunal de première instance de Cotonou, le juge Rodolphe Azo, pour lui demander de se déporter dans cette affaire, une sorte d’abdication volontaire pour le juge.Dans cette lettre en date du 27 novembre 2017, ils estiment ne pas être rassurés de l’impartialité de ce juge, qui selon les informations reçues, serait très proche du pouvoir. Saisie, la Cour constitutionnelle a jugé irrecevable, la requête de récusation du juge Azo. Peu importe donc la nouvelle date qui sera retenue pour le procès, les accusés seront face au même juge Rodolphe Azo. Des organisations syndicales et de la société civile continuent néanmoins de tempêter pour exiger la libération du secrétaire général de la Fesyntra-finances, Laurent Mètongnon.

Aziz BADAROU

Dernière modification levendredi, 02 février 2018 04:27
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