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Journée nationale de la tortue marine : Mieux les connaître pour les protéger

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Présentes dans les océans et les mers depuis plus de 150 millions d’années, les tortues marines sont les espèces migratrices les plus menacées au monde.

En effet, leur survie est fortement compromise de nos jours à cause du braconnage, de la collecte de leurs œufs, des variations de température, de la perte de la biodiversité des plages, de l’urbanisation des zones côtières.
Pour assurer leur pérennité, permettre aussi aux générations futures de les admirer, il urge de les sauver de cette extinction programmée.

Les tortues marines, des animaux aussi magnifiques que fragiles

Les tortues marines sont des omnivores. Elles se nourrissent essentiellement de plantes, d’herbes, de feuilles, des algues, des éponges, des mollusques, des crustacés, des phyto et zoo planctons. Leur taille peut varier entre 70 et 1m80. Dans certaines régions du monde, leur poids peut atteindre 500 kg. À travers le globe, on distingue 7 espèces de tortues marines que sont : la tortue olivâtre,la tortue luth, la tortue verte, la tortue imbriquée,  la tortue caouanne, la tortue de Kemp et la tortue à dos plat. Les espèces rencontrées sur les côtes béninoises sont : les tortues olivâtres, les vertes, les tortues luths et les tortues imbriquées. En fonction des saisons, elles y viennent pour pondre leurs œufs dans le sable. Une ponte peut contenir 150 œufs. Ces tortues marines sont classées sur la Liste Rouge de l’IUCN comme des espèces menacées ou en danger critique.

Des océans aux côtes, une traversée périlleuse pour les tortues marines

La vie des tortues marines n’est reluisante ni dans les océans où elles vivent ni sur les zones côtières où elles viennent pondre leurs œufs. Réputés animaux les plus lents de notre planète, elles parcourent pourtant des distances inimaginables pour se nourrir et assurer la survie de leurs espèces.

Malheureusement, elles sont souvent victimes de la pêche accidentelle, de la pollution des océans par les sachets plastiques, du braconnage, de la collecte de leurs œufs.  Il est fréquent que les tortues marines s’empêtrent dans les filets de pêche qui les asphyxient. Il arrive également qu’elles avalent les sachets plastiques qui flottent à la surface de l’océan parce qu’elles les confondent avec les planctons dont elles se nourrissent. Les tortues marines sont sensibles au changement et au réchauffement climatique. Leur sexe dépend de la variation de température de la plage où a lieu la ponte. Ainsi, une augmentation de la température du sable peut modifier la proportion des mâles et des femelles entraînant de ce fait un déséquilibre au niveau des populations. Sur les côtes béninoises, les tortures marines subissent le braconnage :leur viande est consommée ou vendue par certains riverains ;Leurs œufs ne sont pas pour autant épargnés par cette mauvaise pratique.

Selon, Joséa Dossou-Bodjrenou, Directeur de Nature Tropicale ONG, une association qui lutte pour la sauvegarde des tortures marines, l’électrification des plages dans le cadre de projets touristiques d’envergure serait un grand danger pour la survie de ces animauxparce qu’elles ne pondent leurs œufsque la nuit, à l’abri de la lumière.

La protection des tortues marines, une lutte continue pour la survie de ces espèces animales

Au Bénin, la célébration de la journée nationale de la tortue marine ce 8 janvier  est un pas important pour préserver cet animal. Cependant, beaucoup d’efforts restent encore à faire pour emmener les populations à abandonner leurs mauvaises habitudes. Pour cela, il urge de doter davantage les associations spécialisées dans ce domaine de moyens financiers et humains afin qu’elles continuent de sensibiliser les populations sur l’importance de protéger les tortues marines. Il est également important d’appliquer strictement les sanctions contre toute personne se rendant coupable d’actes de braconnage sur les tortues.  Enfin, favoriser l’écotourisme, la création d’activités génératrices de revenus alternatifs aux populations serait des moyens durables pour assurer la survie des tortures marines sur nos plages.

Aurelle Christelle Gnidehoue
Consultante en Communication RSE et digitale

Dernière modification lemardi, 09 janvier 2018 06:01
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