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Faits Divers

Nouvelles offres chez Canal+ : A+ Sport et 6 autres chaines garantissent des moments palpitants

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Canal +  renforce ses liens avec ses abonnés. Ce grand acteur de la télévision payante en Afrique a fait de nouvelles offres au public. A+ Sport, une nouvelle chaine sera disponible dès ce jour. 6 autres chaines ont connu une petite révolution  sur les bouquets Canal +. Le Directeur général de Canal + Bénin, Adrien Bourreau a révélé ce chamboulement à la faveur d’une conférence de presse hier jeudi 20 juillet 2017 à Cotonou.

Le 21 juillet 2017 sera une date historique à Canal +. Les bouquets de ce groupe  connaîtront un vrai bouleversement pour le bonheur des populations. A+ Sport, la nouvelle  chaine du groupe est disponible sur la formule Evasion dès ce jour. Face aux médias hier, le Dg Adrien Bourreau a montré qu’il s’agit d’une chaine 100% Sport que Canal + propose à ses abonnés. « A+ Sport a pour ambition, a-t-il martelé, de réunir tous les fans de sport autour d’une grande diversité de programmes sportifs». Selon lui, A+ Sport reste une sélection de grandes compétitions de football européennes et africaines, cyclisme, basket-ball et d’autres évènements sportifs africains. La chaine qui sera faite de directs, de magazines et des rétrospectives présentera en effet le championnat d’Afrique des Nations de la Caf Total 2018, la Coupe de la Confédération  de la Caf Total, la Can Total U20 et U17.  Les  téléspectateurs découvriront également des matchs de la Mtn ligue 1 ivoirienne, une grande affiche par journée de l’Uefa Europa League, les championnats belge et écossais ainsi que des matchs des championnats de France de Ligue 1 Conforama et national. La Basketball champions league et le Fiba Afrobasket seront également des grands moments de télévision à vivre. Les jeunes talents européens et africains étaleront tout leur savoir-faire sur A+ Sport. Mais le grand évènement à suivre sur la nouvelle chaine dès aujourd’hui, ce sont les Jeux de la Francophonie à Abidjan. Canal + diffusera toutes les compétitions sportives de cette rencontre mondiale du 21 au 30 juillet 2017.

Encore du plaisir à la Télé…

Le Directeur général Adrien Bourreau a aussi fait d’autres belles annonces ce jeudi. En effet, 6 chaines  jusque-là accessibles seulement aux abonnés de la formule Tout Canal pourront être désormais suivies sur la formule Evasion +. Il s’agit de Tiji qui offre de programmes de jeunesse, Nat Geo Wild très appréciée par les amoureux du monde sauvage, Ciné +Star qui relaie le cinéma international. On note également  Ciné + Frisson qui diffuse des programmes pour les amateurs de films explosifs, 13ème Rue qui fait découvrir des investigations inédites et des séries  policières mais aussi NBA Tv qui donne droit à toutes les rencontres de la saison régulière du basket américain. Désormais la formule Evasion + coûte 20 000 F Cfa.

Encore des privilèges pour les abonnés de la Formule Tout Canal

A tout Seigneur, tout honneur. Canal + accorde encore des avantages à ses gros clients. Les abonnés de la formule Tout Canal bénéficient dorénavant d’un pack Vip leur donnant accès à la meilleure offre de télévision et au meilleur service qu’ils méritent. Ils bénéficient de 18 chaines exclusives. Dans les boutiques Canal +, un accueil digne de privilégié leur est réservé. Un réseau de techniciens et d’experts est également mis à leur disposition pour l’installation de Mycanal. Ces abonnés Vip ont trois accès simultanés à Mycanal. Et l’Iroko + leur est offert. Ils seront enfin des invités privilégiés de CanalOlympia. Le décodeur Canal+, faut-il le préciser,  est vendu à 10 000 F Cfa au lieu de 15 000 F Cfa dès la formule Evasion +. La «Semaine généreuse» continue aussi de célébrer la fidélité des abonnés.                        

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Carnet noir : Le Colonel Hervé Nato Kérékou inhumé samedi prochain

Herve-kerekou

Décédé lundi, 10 juillet 2017 au Cnhu de Cotonou, le colonel Hervé Aimé Nato Kérékou sera conduit à sa dernière demeure samedi, 22 juillet 2017 à Natitingou. Agé de 49 ans, le fils de l’ancien Président de la République, Mathieu Kérékou, sera inhumé dans l’intimité familiale après une messe d’enterrement et d’enlèvement de deuil à la Cathédrale de Natitingou. Selon le programme des obsèques, le retrait du corps se fera ce jeudi, 20 juillet 2017, accompagné d’une messe corps présent au domicile du défunt. Avant le départ pour Natitingou, une messe corps présent est également prévue à l’Eglise St Michel de Cotonou, vendredi. Le disparu laisse derrière lui, deux enfants Arielle et Mathieu-Junior. Après avoir servi à plusieurs postes de responsabilités au sein de la grande muette et surtoutau sein du service de renseignement de la garde républicaine, le Colonel Hervé Kérékou a déposé le tablier de la vie des suites d’une maladie.

A.B

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Enquêtes journalistiques sur la Mafia foncière et l’impact de l’urbanisation incontrôlée : Maryse Assogbadjo et Christian Hounnongbé divulguent leurs résultats

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Les enquêtes journalistiques dans le cadre du projet ‘’Pour des médias plus professionnels au Bénin’’,  financé par Osiwa et réalisé par la Maison de Médias continuent de livrer leurs résultats. Les derniers en date sont présentés par Maryse Assogbadjo et Christian Hounnongbé. C’était hier mercredi 19 juillet 2017, à la Maison des Médias de Cotonou.

 ‘’Foncier à Abomey-Calavi : La mafia plombe les opérations de lotissement’’ pour Maryse Assogbadjo et ‘’Urbanisation incontrôlée dans le sud Bénin : Menaces sur les terres agricoles’’ pour Christian Hounnongbé, se sont les sujets de grande préoccupation ayant fait l’objet d’enquête et dont les résultats ont été publiés hier. Si pour Christian Hounnongbé, la question foncière représente un enjeu politique, économique social et culturel majeur, il n’en demeure pas moins que la sécurité foncière est incontournable pour permettre aux agriculteurs, éleveurs pêcheurs et exploitants forestiers, d’investir en toute confiance. Et selon les propos de Maryse Assogabadjo, le lotissement est un vaste réseau alimenté par les différents acteurs impliqués. A l’en croire, à Abomey-Calavi, les acquéreurs vivent sous la hantise permanente des litiges domaniaux.

La question foncière à Abomey-Calavi

Dans ses propos, Maryse Assogabadjo dénonce des « manœuvres astucieuses »  dans le déroulement du lotissement à Abomey-Calavi, faisant vivre un chemin de croix aux acquéreurs de parcelle devant la justice. La conférencière fait constater que dans la commune d’Abomey-Calavi, les lotissements sont des nids de corruption, un crime contre la commune et contre le pays, où les acteurs à divers niveaux constituent des bourreaux pour les acquéreurs. Ainsi, à l’en croire, plus de 1500 acquéreurs de parcelles à Calavi n’ont pas retrouvé leurs parcelles dans le répertoire de l’état des lieux. A cela s’ajoute le morcellement et la vente des voies 40 dans la commune avec des réserves administratives introuvables dans certains arrondissements et des aires de jeu morcelées et vendues à Godomey. Tous les acquéreurs de parcelle ne jouissent pas de leur droit de propriété à Abomey-Calalvi en toute quiétude, sans crainte d’être spolié, laissera-t-elle entendre. La machine de l’escroquerie est notamment mise en marche par les héritiers de certaines collectivités, prêts à revendre la même parcelle à plusieurs reprises et le titre foncier, garant du droit absolu de propriété fait désormais l’objet de contestations, a expliqué Maryse Assogabadjo. S’acquérir une parcelle à Abomey-Calavi, c’est s’acheter parfois un procès en justice va-t-elle signifier. A Abomey-Calavi, fait-elle savoir, 75% des dossiers pendant devant la  justice sont des affaires domaniales.

Menaces de l’urbanisation incontrôlée sur les terres agricoles

L’urbanisation incontrôlée dans le sud du Bénin et ses menaces sur les terres agricoles étaient également au menu des échanges. Ainsi, les résultats de l’enquête réalisée par Christian Hounnongbé révèlent, l’érection de citées au détriment des activités agricoles, avec une poussée démographique galopante, doublée de spéculation foncière. L’orateur identifie la poussée démographique comme la principale cause du phénomène. Selon ses investigations, la population béninoise a été multipliée par 5 en 50 ans, passant de 2 106 000 à 10 008 749 habitants. Le taux d’urbanisation a presque triplé en 50 ans, fait-il remarquer, et d’ici à 2020, plus de la moitié des Béninois vivra en ville, constatera-il. Ainsi, les quatre départements à façade maritime, abritent 37% de la population sur 5% de la superficie totale du pays avec une densité de 588,29 au Km2. Christian Hounnongbé dénonce par ailleurs, la méconnaissance des textes liés au foncier, le manque de sécurisation des Schémas directeurs d’aménagement de certaines communes, l’absence de mécanisme intégrant la préservation des milieux agricoles et pastoraux, le non-respect des outils de planification par les autorités locales…

Thomas AZANMASSO

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Campagne ‘’Tolérance Zéro‘’ au mariage des enfants : L’Upmb outille les professionnels des médias sur les stratégies

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La campagne de sensibilisation dénommée ‘’Tolérance Zéro’’ au mariage des enfants se poursuit. L’Union des professionnels des médias a organisé vendredi 14 juillet 2017, une séance de sensibilisation à l’intention des journalistes sur les stratégies à adopter en vue d’atteindre les objectifs. C’était à la maison de médias de Cotonou.

Selon les propos du Président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpochémè, la rencontre visait à outiller les professionnels des médias sur les causes et conséquences du phénomène du mariage des enfants en particulier et sur les violences et maltraitances opérées sur les enfants en général ainsi que les stratégies à adopter et les cibles à atteindre pour réussir la campagne  ‘’Tolérance Zéro ‘’ au mariage des enfants’’. Ainsi à travers une communication, le Directeur général adjoint des médias, Lévy Ayéyèmi, est revenu sur le Contexte, les causes du mariage des enfants et les stratégies  à adopter dans le cadre de la Campagne ‘’Tolérance Zéro’’.

La situation de la protection des enfants au Bénin

Pour le conférencier, au Bénin, la situation de la protection des enfants, dont le mariage des enfants, demeure une préoccupation nationale, et cela, malgré les efforts des différents acteurs pour améliorer et renforcer le système de protection de l’enfant. L’enquête MICS menée en 2014 a révélé l’ampleur de ces violences et maltraitances: des filles sont mariées de force par leurs parents ou tuteurs, avant d’être  physiquement ou émotionnellement matures pour devenir des  épouses et des mères. Du jour au lendemain, leurs droits sont brutalement violés et leurs aspirations pour un avenir meilleur détruites.

Les causes et conséquences du mariage des enfants

Pour le Dga, il existe deux principales formes de mariage des enfants, à savoir : celle qui est fortement influencée par les interprétations des préceptes religieux qui perpétuent une norme sociale et l’autre, conditionnée par la pauvreté des ménages, forçant les parents à recourir à cette pratique pour leur survie.  A l’en croire, le mariage des enfants peut avoir des conséquences fatales sur la santé des filles-épouses, prive les filles de leur droit à l’éducation, les met à risque de violence sexuelle, physique et psychologique, des filles épouses sont rarement en mesure de faire valoir leurs souhaits ou choix. Par ailleurs, le mariage des enfants présente des conséquences négatives pour la prospérité économique et le développement du Bénin, fait savoir le communicateur.

Des stratégies pour réussir la campagne

Cette campagne qui entre dans sa phase active requiert la forte contribution des médias, a signifié le communicateur. Ainsi, selon ses propos, il sera question pour les professionnels des médias, de procéder à la  diffusion des spots audio et TV, des produits artistiques et des émissions.  Lévy Ayéyèmi recommande également pour une campagne réussie, des activités au sein de la communauté, des tournées de mobilisation sociale sur tout le territoire, des dialogues communautaires et des caravanes et projection au sein des communautés. ...

Il est également prévu une campagne nationale de changement de comportement individuel et social en se concentrant sur le mariage des enfants, et dans ce cadre, les activités concernent la promotion du dialogue social sur les normes sociales, la contribution au changement social et à l’adoption de comportements positifs qui protègent les enfants, le renforcement de la capacité des communautés à prévenir les abus et violences sexuelles, en particulier le mariage des enfants. Il est par ailleurs prévu à en croire le communicateur, la  promotion du  partenariat avec les chefs religieux et traditionnels pour susciter le dialogue et la renégociation des normes sociales qui perpétuent la pratique du mariage des enfants.  

Thomas AZANMASSO

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Inhumation du Prof Géro Amoussouga : Un hommage mérité rendu à l’homme !

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L’ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Géro Amoussouga décédé le 23 juin dernier, a été conduit samedi 15 juillet dans sa dernière demeure à Abomey.Mais avant, les hommages officiels lui ont été rendus au palais des congrès de Cotonou. C’est dans une salle archicomble du palais des congrès que le professeur Géro Amoussouga a reçu les derniers hommages samedi 15 juillet dernier à Cotonou.Professeurs et enseignants, collègues ainsi qu’étudiants, sont venus nombreux rendre un hommage mérité au regretté Géro Amoussouga. Les hommages lui seront rendus en deux temps. Premièrement, les témoignages sur la personne du défunt ont été relatés. C’est le président de l’Académie des sciences, des arts et lettres Norbert  Hounkonnou, qui a ouvert le bal. Il a notamment témoigné de la science du feu Géro Amoussouga, qui fut le vice-président de l’académie.Pendant qu’il faisait son oraison funèbre, ses autres collègues, membres de l’académie, vêtus de leur toges ont entouré la dépouille. Le secrétaire général du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (Cames), a également rendu hommage à Géro Amoussouga. Pour lui, l’ancien membre du Cames est un grand homme. Il a salué la capacité de l’homme à se mettre au service aussi bien du Bénin que de l’Afrique. Géro Amoussouga selon lui appartient à l’Afrique et au monde de par les fonctions qu’il a occupées, notamment au sein de différentes institutions dont l’Onu. Le Rotary club n’est pas resté en marge de ces hommages. L’organisation a loué les qualités humaines de l’homme. Le doyen de faculté des sciences économiques de Lomé a également tenu à témoigner. A l’en croire, Géro Amoussouga a formé presque tous les professeurs agrégés de sa faculté.  Après les différentes oraisons et le film sur la vie du professeur Géro Amoussouga projeté à l’assistance, la dépouille a été conduite à l’église Saint Michel de Cotonou où a eu lieu la messe de requiem.Mais au départ du palais des congrès, il y a eu la sonnerie aux morts. A l’église St Michel, toute la messe a été dite en latin conformément au vœu du professeur de son vivant. Au cours de cette messe qui a duré de 10h30 à 13h, le célébrant principal a aussi évoqué les qualités exceptionnelles de l’homme. Le corps sera ensuite emmené à Abomey où a eu lieu l’inhumation dans l’intimité familiale.Il faut préciser qu’avant Cotonou, le professeur avait déjà reçu des hommages vendredi à Grand-Popo où son épouse a été enterrée. Ces hommages lui ont été rendus par les responsables de l’association Nonvitcha et les élus locaux, qui estiment que le défunt a contribué au rayonnement de la ville.

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Décès de l’ancien ministre chargé des Odd-Omd : Moukaram Badarou rend hommage au prof. Amoussouga Géro

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Cher Gero Amoussouga, repose en paix

Feu Professeur Fulbert GéroAmoussouga se retrouve désormais à sa dernière demeure. Là où chacun de nous passera quoiqu’il en soit et quoi qu’on fasse. Allahou Akbar !!! Difficile pour moi de continuer à me retenir et ne pas rendre hommage et témoignage à ce digne fils du Bénin. GéroAmoussouga était tout simplement un grand Monsieur, un vrai Professeur et un bon Citoyen. Etudiant à la FASEG, à l’Université d’Abomey Calavi, pour préparer le DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) en Finance et contrôle de gestion, j’ai pris contact avec la dimension et le charisme universitaire de l’homme. L’unanimité est faite sur sa capacité et sa rigueur intellectuelle. Etudiants et professeurs conviennent de ce que le Doyen qu’il fût, était un modèle de cadre qu’il faut pour ce pays qui continue de chercher ses repères. Au plan politique, le Professeur GéroAmoussouga est un exemple, surtout pour la génération montante. En 2007, bien qu’étant son étudiant mais responsable politique au niveau de l’opposition au régime de Boni YAYI dont il était très proche avec comme responsabilité, Président du Conseil d’Analyse Economique du Bénin, je devais participer à une émission sur la chaîne nationale avec lui et le valeureux syndicaliste Pascal Todjinou, alors Secrétaire Général de la CGTB (Confédération Générale des Travailleurs du Bénin), pour décrypter les actions de l’an Un du pouvoir du « Changement ». Chacun était dans son rôle. Un des portes paroles de l’opposition d’alors, j’avais suffisamment contrarié le Professeur GéroAmoussouga, mon Professeur. Ce soir là, nombreux sont mes camarades étudiants qui m’ont signalé que ce faisant, j’ai mis en difficulté mon diplôme. Rien n’y fit. Mieux, je tiens à témoigner qu’au lendemain de cette émission aux environs de sept heures du matin, mon téléphone sonna, et une fois décroché, combien ne fût ma surprise d’avoir au bout du fil, mon éminent contradicteur de la veille, le Professeur GéroAmoussouga. Il me disa en substance : « mon frère, comment ça va, j’ai aimé notre émission d’hier, il faut de la contradiction pour faire avancer les idées et faire avancer notre pays. Je vais trouver un créneau pour qu’on puisse se voir et échanger un peu sur la situation sociopolitique de notre pays… ». Cet appel venait de démentir tout ce que certains de mes camarades me disaient la veille. Géro n’était pas de cet acabit mais un modèle et un exemple de cadre. On s’est vu et revu plus tard. Récemment, alors que j’étais en responsabilité de Préfet des Départements de l’Ouémé et du Plateau et lui Ministre à la Présidence chargé des OMD et ODD, face au piétinement du chantier du nouveau siège de l’Assemblée Nationale et observant une conspiration de certains collaborateurs du Président Boni YAYI au sujet de l’évolution des travaux, il a mis son véto, dans le comité qu’il présidait, pour demander que la copie soit revue. Un jour sur le chantier à Porto-Novo, il me confia d’un ton de gravité empreint de responsabilité : « je ne laisserai pas passer du n’importe quoi. On peut ne pas tenir dans le délai mais il nous faut un édifice digne de notre niveau de démocratie. Il s’agit de notre pays quand même….. ». Il avait raison. La corruption et l’affairisme au sommet ne peut que nuire à l’Etat. Le sens de responsabilité de l’infatigable Maître de conférence ne s’arrête donc pas à l’Université mais partout où il passait. Ce type de cadre est désormais d’une extrême rareté au Bénin. Nous devons impérativement travailler pour y remédier. Monsieur le Professeur et cher aîné, tu vas nous manquer, tu nous manques déjà. Va cher aîné, tu as mené le meilleur combat, celui du savoir, du faire savoir et celui de l’émancipation de ton pays. Va grand frère et que ton âme repose en paix. Mes sincères condoléances à la famille éplorée ainsi qu’à l’ensemble du monde universitaire. Adieu cher Professeur, Adieu cher aîné.

Moukaram A.M.BADAROU

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Projet Osiwa/MdM Enquêtes journalistiques : Romuald Logbo et Marcel Zounmènou exposent leurs travaux

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La série de conférences de presse de restitution prévues dans le cadre du Projet ‘’Pour des médias plus professionnels au Bénin’’ financé par Osiwa se poursuit à la Maison des Médias de Cotonou. Celle qui s’est tenue vendredi 14 juillet 2017, a connu des  résultats de Romuald Logbo et de Marcel Zounmènou,  respectivement Rédacteur en chef de l’hebdomadaire Educ’Action et du quotidien La Nouvelle Tribune.

« Corruption dans les Etablissements privés d’enseignement supérieur au Bénin » et « Achat, utilisation et crash de l’hélicoptère TY-ABC : les dessous d’un scandale à multiples facettes », ce sont les deux sujets ayant focalisé l’attention des professionnels des médias vendredi dernier et présentés respectivement par Romuald Logbo et Marcel Zounmènou.

La corruption dans les établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) au Bénin

Les résultats de l’enquête réalisée  par Romuald Logbo sur ce sujet, révèlent de graves irrégularités qui écorchent l’image du Bénin. Selon ses propos, des actes de corruption sont constatés dans le fonctionnement de ces établissements. L’on  peut ainsi constater des  établissements qui dispensent des cours seulement mercredi et jeudi et délivrent de diplômes. Des Epes qui reçoivent des étudiants sans le Bac et qui leur délivrent le diplôme. D’autres reçoivent des étudiants jouissant des cursus irréguliers, avec une rupture de 10ans. Romuald Logbo dénonce également des Epes qui fabriquent des relevés de notes dans le processus de co-siganture, des Epes qui reçoivent des étudiants qui, renvoyés du public pour insuffisance de résultats  finissent par obtenir leur parchemin dans les privés, des établissements qui s’échangent des en-têtes à des fins académiques, d’autres encore recrutent du personnel non qualifié.

La responsabilité de l’Etat

Dans ses résultats, l’orateur fait constater  des administratifs chargés de contrôler l’existence légale des établissements et de veiller à leur bon fonctionnement, mais qui y enseignent en même temps, fermant l’œil sur les irrégularités ; des établissements qui bien que n’étant pas en règle, fonctionnent à merveille, des enseignants usant de faux diplômes pour dispenser les cours… Romulad Logbo recommande ainsi l’intensification des réformes en vue d’assainir le secteur.

L’Affaire Hélicoptère TY-ABC

L’autre affaire dont les résultats ont fait l’objet de divulgation par Marcel Zounmènou de La Nouvelle Tribune est relative à l’Hélicoptère TY-ABC ayant connu un crash le 26 décembre 2015. Les enquêtes révèlent à ce sujet, que dans sa volonté découvrir le pétrole que contiendrait le sous-sol béninois, l’ancien Chef de l’Etat  Yayi Boni a créé le ministère de l’énergie et de la recherche pétrolière, confié à Barthélémy Kassa. La Société Béninoise des hydrocarbures (Sobeh) a été créé à cet effet. Et à travers elle, des contrats d’exploration et d’exploitation ont été signés sur les déférents blocs offshore et on shore du pays. Ces contrats génèrent des fonds qui devraient financer diverses œuvres au profit de la nation. Mais au Bénin, il a été dérogé à cette règle et c’est avec le bonus de signature de la firme Hunt oil que l’Hélicoptère Augusta, immatriculé TY-ABC a été acheté. Tout a été géré dans l’informel dénonce le conférencier. Le montant total de l’achat est de 13 946 075 Euros. Somme ayant transité directement des caisses de la société Hunt oil, pour atterrir dans les comptes de la Société italienne d’Agustawestland basée à Milan.

L’appareil détourné

L’Hélicoptère, au lieu de servir de moyens de transport pour les agents des firmes pétrolières, a été détourné pour les déplacements du Chef de l’Etat et ce, sans aucune formalité d’usage avec  l’Anac. L’hélicoptère n’a volé que pendant 293 heures. Le 26 décembre 2015, il finit dans un crash au stade Atchoukouma de Djougou, avec à bord le premier ministre d’alors Lionel Zinsou. « Ce crash apparait comme le résultat de l’amateurisme qui a caractérisé la gestion de l’hélicoptère », a conclu Marcel Zounmènou. L’enquête a permis de révéler d’autres faits liés cette affaire notamment, le non décryptage de la boîte noire faute de moyens, des arriérés de salaire dus au pilote à hauteur de 580millions fCfa, malgré les fais de dédommagement versés par la compagnie d’assurance Nsia à hauteur de 7,18 milliards fCfa, le piétinement de l’enquête …

Thomas AZANMASSO

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Audit dans la filière coton : Me Bastien Salami reconnaît « le respect des libertés »

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La démarche du gouvernement  dans la gestion  des supposées dérives observées dans la filière coton rassure Me Bastien Salami. Interviewé la semaine écoulée par la télévision nationale sur le sujet, cet avocat s’est dit rassuré par «la garantie du respect des droits et des libertés».

La gestion du  dossier coton qui défraie actuellement la chronique ne doit pas inquiéter la population. Me Bastien Salami y voit des choix sécurisants. «La publication du rapport de l’audit sur la filière coton donne la garantie du respect des droits et des libertés», a-t-il déclaré. A l’entendre, personne n’étant encore inquiété à l’étape actuelle de la procédure, on ne désigner déjà des mis en cause. Seulement, il a admis que les pièces comptables ont révélé des irrégularités et qu’il existe des gens  qui ont agi au nom et pour le compte  des sociétés impliquées dans la gestion du coton. « Dire qu’ils (les gens cités par le Conseil des ministres, Ndlr) ont commis des infractions à la loi, il y a un pas», a martelé l’avocat. Il montrera qu’il peut y avoir des poursuites judiciaires contre des personnes comme dans toute démocratie. L’universitaire a d’ailleurs souligné que la transmission du dossier relatif à l’Office national d'appui à la sécurité alimentaire (Onasa) au Parquet facilitera toutes les clarifications. Très sûr de la procédure suivie dans ce dossier, Me Bastien Salami a soutenu que le gouvernement de la Rupture a évité des erreurs commises sous l’ancien régime qui consistaient à priver à tout va des cadres de leur liberté. « Les personnes mises à l’index  ont aujourd’hui toute la latitude pour préparer leur défense. C’est un progrès à encourager », a-t-il reconnu.                                                                                                                 

M.M                                 

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Jci Abomey-Calavi Sica : 7 nouveaux membres intronisés

JCI-Abomey-Calavi

Sept nouveaux membres ont fait leur entrée dans la grande famille de la Jeune chambre internationale (Jci) Abomey-Calavi Sica. La cérémonie de leur intronisation a eu lieu le samedi 15 juillet 2017 au Centre de recherche, d’étude et de créativité (Crec) de Godomey.

Ils étaient au total sept nouveaux membres à être affiliés avec pour mission, d’être les ambassadeurs des jeunes citoyens actifs dans la communauté, d’aller constater les problèmes auxquels sont confrontées les populations afin d’apporter des solutions durables. La cérémonie d’intronisation de la promotion Ehuzu a eu lieu en présence d’éminentes personnalités de l’organisation. Il s’agit d’Abdel Kader Kpadonou, Vice-président exécutif zone B de la Jci Bénin, représentant le président national, Régis Baudouin Agboglo, parrain de la promotion 2017 de la Jci Abomey-Calavi Sica, Sénateur Gildas Sèhlin, Vice-président exécutif national zone A de la Jci Bénin, Francis Houssou, Vice-président national région 8, Gilles Brian Djikounon, Président 2017 de la Jci Abomey-Calavi Sica.  Lors de cette cérémonie, plusieurs allocutions se sont succédé pour rappeler les valeurs que prône l’organisation. Baudouin Agboglo a profité de cette occasion pour remercier tous ceux qui œuvrent sans cesse pour faire réaliser les engagements à la Jci. Il a également convié les nouveaux membres à faire preuve de sérénité et d’engagement tout au long de leur carrière. Quant au Vice-président exécutif zone B de la Jci Bénin, représentant le président national, il a félicité la Jci Abomey-Calavi Sica pour la tenue de cette assemblée générale. Le président de Jci Abomey-Calavi Sica, Gilles Brian Djikounon a, lui,  reconnu les mérites de tous les membres qui ont pris part à cette cérémonie. Il a également félicité les nouveaux membres tout en leur demandant d’être forts pour relever les défis. La représentante des récipiendaires, Nathalie Sylvie Santos a au nom de sa promotion Ehuzu a rendu un hommage à tous ceux qui ont contribué à la tenue de l’évènement, notamment le parrain pour son soutien, ses conseils, et son accompagnement.  Les nouveaux membres, en prêtant serment ont pris l’engagement de servir et de respecter les statuts et règlements qui régissent la Jci. Il faut rappeler que la Jci est une organisation qui a pour vision d’être le principal réseau mondial de jeunes citoyens actifs.

M.M

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Gestion de l’affaire coton : Les disparités qui font penser à un acharnement gratuit

coton

Plusieurs personnes devraient se défendre incessamment devant la justice dans ce qu’il convient d’appeler l’affaire coton. Seulement à lire ces noms cités, on comprend de plus en plus qu’il y a comme un acharnement organisé.

Le gouvernement s’est enfin décidé à faire le nettoyage dans l’administration publique. Depuis quelques semaines, le Conseil des ministres cite nommément certaines personnalités qui vont pouvoir justifier leur gestion. L’initiative est normale. L’Administration doit cesser d’être le nid de la corruption et de l’enrichissement illicite au Bénin. Cependant, la bataille doit être menée dans l’équité. Aucune volonté de nuire simplement ne doit transparaître dans cette initiative. Les faits doivent être avérés. Mieux, il faut que ce soient les vrais responsables que la justice interpelle. Dans l’affaire coton, beaucoup ont l’impression que la justice est instrumentalisée contre certains Béninois. En réalité,  dans le relevé du Conseil des ministres du mercredi dernier, le gouvernement a cité certains noms qui n’ont pas forcément assumé les premières responsabilités. L’audit organisationnel, technique et financière de la filière coton  au titre des campagnes  2013-2014, 2014-2015 et 2015-2016 et la mission d’investigation sur les fonds mis à la disposition de l’Office national d'appui à la sécurité alimentaire (Onasa) pour des opérations de sécurité alimentaire de 2012 à 2015 ont décelé des actes de malversations. A la Cellule nationale de suivi des statistiques coton constituée en août 2014, des personnalités ont été désignées pour laver leur honneur. L’actuel Directeur de l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique (Insae) qui assumait la présidence de ladite Cellule a été cité. Or dans la même Cellule, le sieur Alexandre Biaou avait trois superviseurs à savoir le ministre du Développement, de l’analyse économique et de la prospective, le ministre de l’Economie et des finances et celui de l’Agriculture. Il en est de même  pour André Aboumon. Simple membre du Dispositif de suivi opérationnel dans la même affaire, il est appelé à justifier ses actions alors que des responsables de la même structure ne sont pas jusque-là inquiétés. Les poursuites judiciaires qu’entendent faire engager le gouvernement dans le dossier coton sont apparemment très sélectives. On note également une curieuse évolution dans le traitement du même dossier quand on compare la liste des personnes épinglées lors du  Conseil des ministres du mercredi dernier à celle publiée deux semaines plus tôt. On se demande en effet pourquoi pour certains comités, le gouvernement décide de ne citer que les présidents en taisant les noms des superviseurs qui sont des ministres alors que pour le précédent Conseil des ministres sur le dossier, les noms de M. Servais Adjovi, président de l’un des comités à l’époque et celui de son ministre Komi Koutché  en position de superviseur avaient été publiés. La disparité dans le traitement du même dossier est flagrante. Et le gouvernement de Patrice Talon doit éviter ce gros piège. Le candidat Patrice Talon avait abondamment promis l’équité au peuple béninois lors de la présidentielle de 2016. Il doit tenir cette promesse pour donner sens au combat contre l’impunité entrepris.

Mike MAHOUNA

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