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Faits Divers

Parakou/parricide et complicité de parricide : Le dossier renvoyé au 27 Février

justice

La quatrième affaire inscrite au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’Appel de Parakou n’a pas pu être examinée par la cour présidée par Hubert Arsène Dadjo, hier jeudi 19 Janvier 2017. Il s’agit du dossier N°85/PG-15 ministère public contre AdanlinLissanon Jean-Marie dit John, InnaMikhailovnaSazonova et Mahinou Bruno. Les accusés sont poursuivis pour parricide et complicité de parricide.  Par un arrêt, la cour a renvoyé la cause pour le 27 février 2017. Et pour cause, les avocats de la défense, ont soulevé une exception d’inconstitutionnalité. Ces derniers ont estimé qu’il y a eu violation de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, notamment par rapport à l’égal accès des citoyens à la justice. Les avocats ont déclaré avoir reçu le dossier tardivement, donc ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour assurer une défense de leur client, et mieux, il y a des pièces manquantes au dossier. Un accent particulier a été mis sur les feuilles de note d’audience de la dernière assise qui manquent au dossier de certains avocats. Or l’exception d’inconstitutionnalité une fois soulevée emporte le sursis à statuer en vertu des articles 577, 578 et 579 du Code de procédure pénale. La défense dispose d’un délai de huit (08) jours pour transmettre leur requête à la Cour Constitutionnelle. Il est à signaler que poursuivis et inculpés de parricide et de complicité de parricide, Inna Mikhailovna Sazonova et son fils Adanlin Lissanon Jean-Marie dit John n’ont pas reconnu les faits. Ils sont en détention préventive depuis le 08 Mai 2014.

Résumé des faits

Les faits qui devraient être examinés par la cour, remontent au dimanche 04 mai 2014 dans la commune de Malanville. Aux environs de onze heures, Docteur Clément Adanlin Lissanon, pharmacien, propriétaire de la « pharmacie du Sahel », se retire de l’officine pour sa chambre sise à l’immeuble abritant la pharmacie.

Peu de temps après, son fils Jean-Marie alias John arrive dans l’officine  et achète du tranxèneet du valium injectable, plus deux seringues. Il confie aux employés qu’il allait soigner un chien malade. Pressé, il ne prend pas le soin d’attendre le reliquat. Il revient bien après tout en sueur, chercher ledit reliquat.

Le soir, dame Inna Mikhailovna Sazonova, épouse Adanlin et mère de John fait appel à l’un des employés, sieur Aïzon Morel, pour lui signifier qu’elle a réglé le différend qui l’oppose à son époux et que désormais elle se charge de récupérer les recettes et les clés de la pharmacie et qu’on doit lui faire un inventaire. L’employé compose le numéro du portable de son patron qui sonne  en vain, et dame Inna Mikhailovna Sazonova d’ajouter que son mari s’est rendu au Niger.

Assistant  à la conversation; Adanlin Lissanon Jean-Marie dit John se rend à l’officine pour porter  l’information aux agents de garde.

A ce moment précis, le sieur Didier Adanlin, frère cadet du docteur pharmacien venait acheter un produit et les employés lui exposèrent leurs préoccupations.

Il leur demanda de s’exécuter, puisqu’il s’agissait de l’épouse et du fils de leur patron qui le leur exigeaient. Ainsi, à la fermeture ce dimanche, une somme de huit cent dix-huit mille cinquante mille cinq francs Cfa et les clés de la pharmacie ont été remises à dame Sazonova contre décharge.

Les recherches entreprises par les employés et les frères du pharmacien pour avoir des nouvelles de Clément Adanlin se sont révélées infructueuses. Ils portèrent alors les faits à la connaissance du commissariat de police le 06 mai 2014.

Le transport effectué par les éléments de la police au domicile du disparu a permis de découvrir les cendres d’une mallette et de documents brûlés. De même, les traces de pneus d’un véhicule à bras communément appelé pousse-pousse ont été relevées sur le portail nord de la maison.

Interrogé sur l’origine du foyer de feu éteint et les traces de pneus de pousse-pousse, Jean-Marie alias John reconnaît en être l’auteur. Il explique avoir fait sortir par ce portail, des cartons inutiles dans un pousse-pousse pour les brûler.

Au bord du marigot du quartier, l’officier de police judiciaire a retrouvé une paire de chaussures couvertes de boue identique à celle retrouvée sur les pneus du pousse-pousse. La paire de chaussures appartiendrait à John selon les voisins, ce que l’intéressé a réfuté.

Sur ces entrefaites, des soupçons furent portés sur Adanlin Lissanon Jean-Marie alias John et sa mère Inna Mikhailovna Sazonova qui ont été interpellés.

Pendant que le juge des libertés et de la détention statuait sur l’opportunité du placement en détention provisoire des mis en cause, l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête a été informé de la présence d’une fosse nouvellement creusée sur les tas d’ordures non loin du domicile du disparu.

Le transport effectué sur les lieux a permis de découvrir le corps sans vie du docteur pharmacien Adanlin Lissanon Clément, emballé dans une toile cirée, dans un état de putréfaction.


Marx Codjo (Br/Borgou-Alobori)

 

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Concours Upmb, meilleures productions de presse 2016 : Matin Libre reçoit le 1er prix en Graphisme

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Le concours meilleures productions de presse organisé chaque année par l’Union des professionnels des médias du Bénin a livré son verdict hier, jeudi 19 janvier 2016, à l’occasion d’une cérémonie de remise de prix au Conseil national des chargeurs du Bénin. Votre quotidien Matin Libre a gagné le 1er prix en graphisme grâce au savoir-faire de Ruth Agathe Sodédji, chef cellule informatique de Matin Libre. Ainsi, pour l’année 2016, Matin Libre est le quotidien qui a le plus séduit  par rapport au design du journal, le choix des couleurs, l’attractivité de la une et la manière dont les articles sont montés. Matin Libre est donc sorti du lot par rapport à l’esthétique et le mérite en revient au chef cellule informatique Ruth Agathe Sodédji, mais aussi à vous lecteurs et partenaires qui ne cessent de nous encourager. C’est un pari qui vient d’être gagné mais, nous sommes aussi conscients que c’est maintenant que le plus dur commence. L’année 2017 qui vient de commencer nous réserve beaucoup d’autres surprises pour le bonheur de nos lecteurs et partenaires. Nos remerciements vont également à l’endroit de l’Upmb et de son président Franck Kpochémè qui, chaque année, a toujours respecté ce rendez-vous de la célébration des plus méritants parmi les professionnels des médias.

La Rédaction

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Parakou/Pour coups mortels : Malam Oumarou Saadou condamné à 07 ans de réclusion criminelle

justice

C’est un dossier de coups mortels qui a été examiné par la cour pour le compte de la troisième affaire. Il met en cause le ministère public contre le sieur Malam Oumarou Saadou. Malam Oumarou Saadou, peulh bouvier né vers 1989, célibataire sans enfant,  est accusé de coups mortels sur la personne de Amadou Issa, une infraction prévue et punie par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. A l’issue de l’audience présidée par Abdou-Moumouni Seidou Gomina, assisté de Richard T. Limon et de Arlen A. Dossa-Avoce avec comme représentant du ministère public, l’avocat général Malick Nourou-Dine Bakary et Me Raphaël Gnanih le conseil de l’accusé, la cour a déclaré, le sieur Malam Oumarou Saadou coupable de l’infraction de coups mortels et condamné à 07 ans de réclusion criminelle, aux frais envers l’Etat. L’accusé va devoir passer encore environs douze mois en détention pour purger totalement la peine à laquelle il a été condamné parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 08 avril 2011.

Résumé des faits

Les faits soumis à l’examen de la cour se sont passés dans la localité de Sélégbani, arrondissement  de Sokotindji dans la commune de Ségbana. En effet, dans la nuit du 05 avril 2011,  le nommé Malam Oumarou Saadou a passé la nuit avec certains de ses amis dans la chambre de Amadou Issa. Le lendemain matin, Amadou Issa a constaté la disparition d’une somme de six mille trois cents (6.300) francs et a soupçonné Malam Oumarou Saadou. Ce que ce dernier n’a pas digéré en décidant de rentrer chez lui.

Peu de temps après, Amadou Issa le rattrapa en cours de chemin et réclama à nouveau son argent. Ce qui a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Malam Oumarou Saadou a assené de coups de coupe-coupe, à la tempe gauche et au cou, Amadou Issa. Alertés, les parents du blessé l’ont évacué au centre de santé de Ségbana où il a rendu l’âme le même jour aux environs de 20 heures 35 minutes.

Interpellé puis inculpé pour coups mortels, Malam Oumarou Saadou a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure tout en expliquant qu’il s’est défendu contre son antagoniste qui détenait un coupe-coupe et un bâton et pouvait en faire usage à tout moment.

Le casier judiciaire concernant l’accusé, de même que l’enquête de moralité, ainsi que le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique figure au dossier de la procédure.

Les débats

Dans la recherche de la vérité et surtout des circonstances de la commission de l’infraction, l’accusé Malam Oumarou Saadou, Boubacar Saïd, et Oumarou Maïmouna mère de l’accusé ont déposé à la barre, devant la cour, comme témoins.

L’accusé Malam Oumarou Saadou a reconnu avoir donné un coup de coupe-coupe à Amadou Issa mais a expliqué que c’était pour se défendre de l’agression dont il a été objet de la part de ce dernier surtout que celui était muni de coupe-coupe dont il pourrait se servir à tout moment.  L’accusé a dit être pris de remord après l’acte, ce qui justifie sa fuite quand la victime a été conduit à l’hôpital. L’accusé a rejeté les accusations de consommation d’alcool à son endroit même s’il a reconnu avoir consommé une seule fois dans sa vie de la «dissolution», un produit dopant et qu’il est un fumeur.

Boubacar Saïd, le premier témoin a déposé à la barre a été le seul à être sur les lieux au moment où les faits incriminés se produisaient. Pour lui, c’est suite aux coups de bâtons que la victime Amadou Issa a donné à l’accusé au bras, que celui a répliqué en lui assenant un coup de coupe-coupe sur la tempe. Il a par ailleurs laissé entendre que la victime et l’accusé sont des amis. Pour lui, tout ceci ne serait pas arrivé si la victime n’avait pas soupçonné l’accusé de vol et lui a donné des coups. Le ministère public a relevé des contradictoires au niveau des déclarations du témoin à la barre par rapport à celles de l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur.

Maïmouna Oumarou, ménagère, mariée et mère de deux enfants, est la mère de l’accusé. Elle a délaissé à la barre qu’elle n’a pas été témoin des faits en cause. Ces derniers lui ont été rapportés. Elle met ce qui est arrivé sous le coup de l’œuvre de Dieu ou de satan par rapport au fait que les coups que son enfant a donné ont pu entraîner la mort. Elle a balayé du revers de la main le contenu des procès-verbaux de l’enquête préliminaire et de l’audition chez le magistrat instructeur qui font état de ce qu’elle aurait déclaré que son enfant, l’accusé était de mauvaise moralité.

Mohamed Amadou, le père de la victime, a déclaré à la barre qu’il ne se constitue pas partie civile mais, a émis le vœu que l’accusé soit puni conformément à la faute commise.

Les réquisitions du ministère public sont allées dans le sens de démontrer l’accessibilité de l’accusé à la sanction pénale. Pour l’avocat général, Malick Nourou-Dine Bakary, l’infraction de coups mortels prévue et punie par l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal est constituée. Il a estimé que tous les éléments constitutifs sont réunis, notamment, l’élément matériel, l’intention coupable et le lien de causalité. Pour lui, il est établit que ce sont les coups qui ont entraîné la mort de la victime, en témoignent les conclusions du certificat médical. Et c’est pourquoi, il a requis contre l’accusé la condamnation à 10 ans de réclusion criminelle.

L’avocat en charge de la défense de l’accusé, Me Raphaël Gnanih a, dans sa plaidoirie, soulevé une dénaturation des faits par le ministère public dans ses réquisitions. Il a fait remarquer que la victime a voulu se rendre justice en allant s’attaquer à l’accusé qu’il a soupçonné d’avoir volé son argent au lieu de se confier aux autorités compétentes en la matière. Il a plaidé l’excuse atténuante de première provocation. Il a démontré que l’enquête de moralité est favorable à son client contrairement au ministère public. Il a pour finir sa plaidoirie estimé que le temps passé par son client en détention est éducateur et a souhaité que ce dernier soit mis en liberté.

La cour connaîtra ce jour une affaire de parricide et de complicité de parricide avec comme accusés AdanlinLissanon Jean-Marie dit «John», Sazonova Inna Mikhailona, et Mahinou Bruno.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Sit-in des professionnels des médias à la Bourse du travail : Forte mobilisation pour la réouverture des organes fermés

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Les professionnels des médias ont, une fois encore, haussé le ton hier, mercredi 18 janvier 2017, pour exiger la réouverture des organes de presse arbitrairement fermés par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). C’était à la faveur d’un sit-in qui a connu la présence des secrétaires généraux des centrales syndicales, une délégation du l’Union des journalistes indépendants du Togo (Ujit), le Président de Social Watch et d’autres ardents défenseurs des droits de l’homme.

Au cours de ce mouvement d’humeur initié par l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), les journalistes ont dénoncé la fermeture arbitraire des espaces de liberté, la mise au chômage brutale de centaines de professionnels des médias. Pour ces derniers, cette mesure conservatoire prise par le Président de la Haac, Adam Boni Tessi est préjudiciable à la liberté de la presse et au droit du public à l’information. Prenant la parole, Honoré Nahum de Soleil Fm a démontré qu’il s’agit simplement d’une décision injuste et arbitraire dont la finalité est d’empêcher les organes de presse critiques de servir la vraie information au peuple. Les raisons évoquées par le Président de la Haac pour justifier cet acte sont non fondées, fit-il savoir. A sa suite, les secrétaires généraux de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou et de l’Unstb, Emmanuel Zounon ont rassuré les professionnels des médias du soutien indéfectible des centrales et confédérations syndicales dans cette lutte contre le bâillonnement des libertés au Bénin. A en croire ces responsables syndicaux, le vrai combat se mènera désormais à la Haac et non à la Bourse du travail. Pour Gustave Assah de Social Watch, la lutte des journalistes est légitime et le soutien de la société civile ne fera pas défaut. Dans sa déclaration, le Président de l’Upmb, Franck Kpochémè a déploré le fait que le Président de la Haac interdise des manifestations pacifiques comme celle des journalistes. C’est inadmissible, selon ce dernier, qu’un seul individu mette en péril, pour des raisons fallacieuses, l’investissement des promoteurs des organes de presse alors qu’il n’en a jamais fait. Tout en dénonçant un abus des textes, il a soutenu qu’Adam Boni Tessi écrit les pages les plus sombres de l’histoire d’une institution mise en place par le constituant pour protéger la liberté de presse. «Le Président de la Haac a choisi de violer en toute impunité la Constitution, la loi organique de la Haac et le Code de l’information et de la Communication », a-t-il déclaré. « Les menaces de refus d’apposer sa signature sur les pièces relatives à l’aide de l’Etat à la presse privée, les menaces de vérifications de conditions d’utilisation des fonds alloués par l’Etat ; les provocations dans les écrits et autres commérages ne nous feront pas peur », a poursuivi le Président Franck Kpochémè. Fortement mobilisés, les professionnels des médias se disent plus que jamais déterminés à la pression pour le rétablissement sans délai et sans condition des organes mis sous scellés.

Aziz BADAROU

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Fermeture d’organes de presse : Loth Houénou dénonce une machination au sommet de l’Etat

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Le Président du Parti des valeurs républicaines (Pvr) était également aux côtés des professionnels des médias hier, mercredi 18 janvier 2017, à la Bourse du Travail. L’homme politique qui a très tôt sorti ses griffes contre le régime en place pense que le présent combat n’est pas uniquement celui des hommes des médias. Pour Loth Houénou, il s’agit d’un combat pour la préservation des acquis démocratiques et le respect des libertés au Bénin. « Sans la presse, il n’y a pas de démocratie » laissa-t-il entendre. Mais il va loin en dénonçant une machination au sommet de l’Etat dans cette affaire de fermeture des organes de presse au Bénin. Pour se justifier, Loth Houénou affirme que le silence du Chef du l’Etat depuis bientôt deux mois est plus que suspect. « Le vrai combat, ce n’est pas ici qu’il faut le mener. Le vrai combat, c’est à la Présidence. C’est lui, le Chef de l’Etat, c’est lui qui devrait réagir », a-t-il lancé aux hommes des médias. Le président du Parti des valeurs républicaines (Pvr) réaffirme son engagement, sa détermination à combattre tout acte qui viserait les intérêts de la nation, des citoyens. Pour finir, il a appelé les journalistes à l’union, à la mobilisation afin que la lutte aboutisse à la réouverture des organes de presse fermés et que jamais, cela ne se reproduise au Bénin.


Aziz BADAROU

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Cour d’assises de Parakou : Wali Djabido condamné à 08 ans de réclusion criminelle pour coups mortels

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La deuxième affaire qui a été examinée par la cour est le dossier n°026/PG-12 ministère public contre Wali Djabido. Il s’agit d’une affaire d’assassinat, un crime prévu et puni par les articles 295 à 298 et 302 du Code pénal en vigueur en République du Bénin.

Après les débats, les auditions de l’accusé Wali Djabido, du témoin Lompo Maldjoua, de l’expert psychiatrique Francis T. Tognon,les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Léon Pape Yéhouenou et la plaidoirie de la défense de l’accusé Me Gabriel Dossou qui ont duré toute la journée, la cour présidée par Edouard Ignace Gangny après en avoir délibéré, a rendu un arrêt de disqualification, de requalification et de condamnation. En effet, la cour a disqualifié l’infraction d’assassinat et procédé à sa requalification en coups mortels. Se basant sur la nouvelle qualification de l’infraction, l’accusé Wali Djabido a été condamné à huit (08) ans de réclusion criminelle par la cour, laquelle cour, ordonne sa prise en charge sanitaire par le centre psychiatrique de Parakou et sa mise en liberté immédiate. Car l’accusé a déjà passé huit ans de détention préventive. La cour a également ordonné la destruction du scellé, c’est-à-dire la hachette.

Résumé des faits

Les faits en cause remontent au mercredi 18 Février 2009 et se sont passés dans la commune de Banikoara dans le département de l’Alibori. Ce jour aux environs de 10 heures, Wali Djabido, bouvier de nationalité burkinabé, d’ethnie gourmantché et célibataire sans enfant, se serait rendu au pâturage avec les bœufs de son employeur Lompo Maldjoua. Il sera revenu aux environs de 12 heures et était couché dans la chambre, quand Wali Djouali aurait commencé à le provoquer en lui disant que sa manière de faire prouve à suffisance qu’il avait un penchant pour Sékina, la fille de Lompo Maldjoua leur employeur. Sous l’effet de la colère, une bagarre s’éclatait entre eux. Wali Djabido alla chercher une hachette et assena de violents coups au cou et au menton de Wali Djouali qui s’est écroulé et la mort s’en est suivie.

Appréhendé et inculpé sous le chef d’assassinat, Wali Djabido a reconnu les faits mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure.
Par arrêt n°195/15 du 23 novembre 2015, il fut renvoyé devant la cour d’assises de la Cour d’Appel de Parakou pour y être jugé conformément à la loi.

Les débats

Trois personnes ont déposé à la barre pour le compte de cette deuxième affaire examinée par la cour. Il s’agit de l’accusé Wali Djabido, du témoin Lompo Maldjoua, propriétaire de la maison où habite Wali Djabido et de l’expert psychiatrique Francis T. Tognon. Ces trois personnes ont apporté des éléments de réponse aux questions du président de la cour, Edouard Ignace Gangny, du représentant du ministère public Léon Pape Yèhouénou et de la défense Me Gabriel Dossou.

Devant la cour,l’accusé Wali Djabido a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il reconnait avoir tué un enfant de leur maison avec un bâton et non une hachette en la personne Wali Djouali qu’il dit être son frère. Toutes les tentatives de la cour pour l’amener à relater un peu les circonstances et les éventuels mobiles du drame ont été vaines. L’accusé s’est  enfermé dans des déclarations incohérentes au point de remettre en cause sa lucidité. Toute chose qui a suscité de vifs échanges entre la défense et le ministère public pour établir la lucidité ou non de l’accusé.

Quand au témoin Lompo Maldjoua, le seul que le parquet général a pu avoir parce que le témoin oculaire des faits, après avoir déposé à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur, est rentré au Burkina Faso et n’est pas de retour jusqu’à ce jour. Lompo Maldjoua est cultivateur dans la commune de Banikoara. Il a confié à la cour qu’il n’est pas en mesure de faire une relation des circonstances du drame, encore moins d’en donner les mobiles. Il a déclaré qu’il était souffrant et se reposait dans sa chambre quand on lui a fait appel à cause de la bagarre entre Wali Djabido, l’accusé et Wali Djouali la victime. Il a tenté d’empêcher Wali Djabido de porter des coups à Wali Djouali et a, lui-même, été blessé au front par la hachette que tenait Wali Djabido en main. Après quoi, il a fait appel aux éléments de la brigade de gendarmerie qui sont venus arrêter Wali Djabido. Le témoin a laissé entendre que c’est à la brigade de gendarmerie qu’il a appris que l’accusé aurait fait des avances à sa fille Sékina qui n’avait que 09 ans au moment des faits. Suite à une question de la défense, le témoin a confirmé que l’accusé a tenté de se suicider après son forfait à l’aide d’une arme blanche (couteau). De la confrontation entre le témoin et l’accusé, il ressort que l’accusé Wali Djabido reconnait le témoin Lompo Maldjoua et a même cité certains membres de sa famille. Il a dit par ailleurs connaitre la fille du témoin Sékina mais a déclaré n’avoir aucune relation avec cette dernière.

L’expert Francis T. Tognon qui a produit le rapport médico-psychiatrique sur l’accusé a été appelé à la barre sur requête de la défense, pour éclairer la lanterne de la cour sur certaines incohérences contenues dans le rapport, mais surtout pour établir dans l’état mental actuel de l’accusé, si ce dernier est  atteint d’un quelconque trouble mental parce que présentant des troubles comportementaux. C’est sans ambages et avec une grande sérénité que l’expert a expliqué à la cour qu’à l’étape actuelle et au regard des examens faits par ses soins, il est difficile de dire si l’accusé est atteint de schizophrénie ou non. Mais, il y a une constante qui est que l’accusé, présente des troubles comportementaux. Seule, une consultation sérieuse et certains examens permettront d’avoir le cœur net sur l’état de santé mentale de l’accusé. L’expert a fait remarquer que selon les témoignages, les troubles de l’accusé sont survenus après son incarcération.

Représentant le ministère public,Léon Pape Yèhouénou, dans ses réquisitions, a  démontré qu’il s’agit du crime d’assassinat. Son argumentaire s’est basé sur la préméditation. L’accusé a surpris la victime pendant son sommeil avec les coups de hachette qu’il lui a assénés au cou, au menton et sur la tempe. Pour lui, l’accusé a préparé son forfait et le but visé en donnant les coups était d’ôter la vie à son frère. Car, tous les éléments constitutifs de l’assassinat sont réunis au regard des dispositions des articles 296 à 298 et 302 du Code pénal. Il a également ajouté  à sa démonstration, les aveux de l’accusé à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. C’est au regard de toutes ces observations, qu’il a demandé à la cour de déclarer coupable du crime d’assassinat l’accusé Wali Djabido et de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité, aux dépens envers l’Etat et la contrainte par corps au minimum.

Me Gabriel Dossou, avocat de l’accusé a, dans sa plaidoirie, balayé du revers de la main le crime d’assassinat se fondant sur les nombreuses incohérentes relevées au dossier judiciaire de l’accusé. Il s’agit notamment de l’absence du certificat médical. Seul acte qui peut donner la preuve de la cause du décès de la victime. Il a plaidé pour une disqualification de l’infraction pour une requalification en coup et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Car pour lui, l’intention de son client, n’a jamais été de donner la mort à la victime, ce qui emporte la préméditation

La cour connaitra ce jour d’une affaire de coups avec comme inculpé Malam Oumarou Saadou.

Max CODJO (Br/Borgou-Alibori)

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Arrêtés avec 3,2 Kg d’ivoire à Kandi : Deux trafiquants écopent de 6 mois de prison avec sursis

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Le tribunal de Kandi a rendu hier mardi 17 janvier 2017 une décision dans le dossier relatif à l’arrestation de deux trafiquants d’ivoire. Les deux hors-la-loi ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F Cfa d’amende chacun. Ces trafiquants ont donc recouvré leur liberté. Pour avoir été arrêtés le samedi 22 octobre 2016 pour trafic de  3,2 Kg d’ivoire, ils ont passé un peu plus de deux mois derrière les barreaux. Le droit a été dit. Mais beaucoup peuvent être déçus. Car la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des dispositions qui règlent le cas de ces trafiquants. Selon les articles 153 de cette loi, ces trafiquants pourraient être punis d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L'article 154 prévoit le payement d'une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans. Certes, ils ont été privés de liberté pendant un temps. Mais cette condamnation n’est pas assez dissuasive. Les trafiquants d’ivoire  pourraient reprendre de plus belle leur sale besogne. Or, la communauté internationale est de plus en plus soudée contre «le commerce illégal de la vie sauvage». La justice jouerait mieux sa partition en durcissant les peines pour montrer que le patrimoine faunique n’est pas à détruire.       


M.M

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Cour d’assises de Parakou : Bouraïma Boubé écope de 15 ans de réclusion criminelle pour homicide volontaire

cour-dappel-de-parakou

La première affaire inscrite au rôle de la première session 2017 de la cour d’assises de la Cour d’Appel de Parakou est le dossier N°003/PG-11 Ministère Public contre BouraïmaBoubé. Cette affaire est relative à un assassinat sur la personne de Adoua Djibo pour lequel, le sieur Bouraïma Boubé a été renvoyé devant la cour par l’arrêt n°0135/15 du 28 novembre 2015 de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Parakou. En effet, après les débats, les réquisitions du ministère public et la plaidoirie de la défense qui ont duré toute la journée, la cour a procédé à une requalification de l’infraction d’assassinat en homicide volontaire avant de condamner l’inculpé Bouraïma Boubé à 15 ans de réclusion criminelle avec dispense de l’interdiction de séjour. Il est à signaler que l’inculpé a déjà passé 13 ans en détention. C’est-à-dire que le sieur Bouraïma Boubé, âgé de 43 actuellement devrait passer encore deux ans derrière les barreaux afin de purger sa peine. Il a trois jours francs pour se pourvoir en cassation.

Résumé des faits

Les nommés Bouraïma Boubé, Adoua Djibo, Sido Boubé  et  Amadou Oumarou sont tous originaires du Niger. Ils tous sont des ouvriers agricoles engagés pour les travaux champêtres par Kora Bagnan Igoura. Ce dernier les a logés dans sa ferme située à Ganou, dans l’arrondissement de Donwari dans la commune de Kandi.

Le samedi 21 Février 2004, ils se sont, au cours d’une pause, rendus au bord d’un étang pour s’approvisionner en eau. Bouraïma Boubé a bu l’eau dudit étang. Adoua Djibo lui a fait observer qu’un margouillat mort flottait à la surface de l’eau et que cela pouvait être source de maladie grave.

Quelques instants après, au moment où ils revenaient vers le champ pour la reprise du travail, Bouraïma Boubé qui a pris l’observation de Adoua Djibo pour une moquerie surprit ce dernier en lui assenant deux coups de hachette à la nuque  avant de prendre la fuite. Adoua Djibo rendit l’âme des suites de ces blessures. Tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, Bouraïma Boubé a reconnu les faits. Lesquels faits ont été corroborés par plusieurs témoignages et ont entraîné sa mise en accusation du chef d’assassinat, crime prévu et puni par les articles 295 à 298 et 302 du Code pénal.

Les débats

Principalement deux personnes sont passées à la barre pour le compte de cette affaire. Il s’agit de l’inculpé Bouraïma Boubé et du témoin Kora BagnanIgoura qui n’est personne d’autre que le propriétaire du champ dans lequel travaillait Bouraïma Boubé au moment des faits. Ces deux personnes ont répondu tant aux questions du président de Céans en la personne de Hubert Arsène Dadjo, que du procureur général Emmanuel Opita représentant le ministère public et du conseil de l’inculpé maître Yvon Détchénou. Le témoin Kora Bagnan Igoura, propriétaire du champ dit avoir été informé du drame par les autres ouvriers parce que n’étant présent sur les lieux. Il n’a fait que répéter ce qui lui a été rapporté à la barre.

On peut retenir que l’inculpé reconnait les choses qui lui sont reprochés mais clarifie que son intention n’a jamais été de donner la mort à la victime. Il a également dit ne pas se reconnaitre dans les déclarations du témoin Kora BagnanIgoura qu’il ne reconnait d’ailleurs pas comme propriétaire du champ dans lequel, il travaillait au moment de la confrontation entre eux. Beaucoup de contradictions entre les déclarations du témoin et de l’inculpé.

L’assistance qui a fait le déplacement a eu droit aux réquisitions du ministère public portées par le procureur général Emmanuel Opita. Se fondant sur les dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, le procureur général a rappelé le caractère sacré de la vie humaine et surtout de la protection qui doit être faite par les juridictions. Sur la base des différents articles de l’arsenal juridique en vigueur au Bénin, notamment, les articles 295 à 298 et 302 du Code Pénal et surtout de l’aveu fait par l’inculpé tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, il a démontré que l’infraction d’assassinat est constituée. Il n’a pas manqué d’évacuer les hypothèses de l’excuse de provocation et de légitime défense que pourrait éventuellement soulevées la défense de l’inculpé avant de requérir contre ce dernierla peine de travaux forcés à perpétuité.

Pour la défense de l’inculpé assurée par le bâtonnier Yvon Détchénou, il ne s’agit pas d’appliquer la rigueur des textes pour les appliquer. Il serait beaucoup plus judicieux pour la cour de faire en sorte que de par sa décision, le droit puisse jouer convenablement son rôle réparateur. Balayant les arguments évoqués par le ministère public, le bâtonnier Yvon Détchénou a fait observer que autant la vie humaine est sacrée et inviolable pour la victime, autant elle l’est pour l’inculpé. En l’espèce, son client n’a pas voulu donner la mort à la victime. Le décès n’est que le résultat d’une imprudence de la part de son client. Il a soulevé certaines irrégularités dans le dossier qui ne sont pas de nature à créditer de la bonne foi les différents actes du dossier. Il a évoqué entre autre le défaut du certificat de décès de la victime. Au regard de ces observations, il a plaidé en faveur d’une disqualification de l’infraction d’assassinat pour une requalification de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort.

La cour va connaitre ce jour d’une affaire d’assassinat avec comme inculpé Wali Djabido

Max Codjio

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Incendie au ministère des Affaires Etrangères : Pas de morts, de nombreux dégâts matériels

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Un autre incendie a fait ravage hier, lundi, 16 janvier 2017 à Cotonou. Cette fois-ci, c’est la Direction des affaires consulaires du ministère des Affaires étrangères et de la coopération qui a été touchée. Ceci, deux jours seulement après celui qui a consumé des dossiers et fait un mort samedi dernier au siège de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc). Et une nouvelle fois, c’est un bâtiment abritant les bureaux de l’administration publique qui a pris feu. Apparemment, c’est au niveau du rez-de-chaussée du bâtiment R+1, précisément à quelques encablures des escaliers où se trouvent des compteurs de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) que l’incendie s’est déclaré. « On était là quand d’un coup on a entendu une détonation ‘’gbo’’ et des gens ont commencé à crier venez nous sauver en haut », a confié un usager rencontré sur les lieux qui explique qu’ils ont été épargnés grâce à l’alerte donnée par des agents. La prompte réaction des éléments du Groupement national des sapeurs-pompiers a permis de limiter les dégâts et d’éviter le pire. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans ce nouvel incendie.  Mais tout a été consumé au niveau du couloir qui conduit aux escaliers. Il faut dire qu’après l’extinction des flammes, les agents de la police scientifique sont descendus sur les lieux pour faire le constat d’usage. D’après nos sources, une enquête aurait été ouverte pour clarifier les causes de l’incendie et situer les responsabilités.

Aziz BADAROU

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Le «Prix Matin Libre»

editorial

2017 sera, pour vous fidèles lecteurs de Matin Libre, autour de vous, et pour tous ceux qui vous sont chers, une année très sainte, bonne, heureuse, prospère,et pleine de succès.

2017 sera à Matin Libre, l’année des grandes innovations dont essentiellement la création et l’instauration du «Prix Matin Libre». Ce trophée sera remis à une personnalité qui aura marqué positivement l’année. Cette personnalité peut être du monde politique, de la Société civile, du monde des artistes, des sportifs, de l’administration publique ou privée, des affaires, du domaine de l’environnement...

Pourquoi le «Prix Matin Libre» ?

Depuis plusieurs années, nous avons l’impression que notre société évolue sans repère. Les régimes successifs ayant assuré la gestion de notre pays depuis l’indépendance jusqu’à nos jours,n‘ont pas su inculqueraux générations montantes le vrai sens de l’honneur et de la dignité. Au fil des années, il est loisible de constater que nous avons une jeunesse déboussolée qui vit dans une société où les valeurs cardinales qui fondent l’humain désertent le forum.  Malheureusement,lesdifférentes réformes socio-politiques mises en œuvre semblent ne pas apporter la solution idoine à cette situation déplorable.

Nonobstant, il y a quelques personnalités  hommes comme femmes, aussi bien jeunesqu’adultes, qui s’illustrent de façon positive et forcent l’admiration. Certaines d’entre-elles sont de véritables génies de l’innovation dans leur domaine. D’autres, de vraies bâtisseuses et d’autres encore, de bonspatriotes.Bref, des modèles à toute épreuve dans une société en déliquescence. Parfois, ces grandes  personnalités font tout dans la discrétion totale.

Votre quotidien qui a réussi à labelliser, pas sans vous, la rubrique «WhoisWho?», a  décidé d’aller plus loin. Désormais donc, Matin Libre a pris l’engagement de révéler ces personnalités aux qualités exceptionnelles à leur peuple, à l’Afrique, et à la communauté internationale. La périodicité et les critères de sélection de ces grands hommes seront portés à la connaissance de tous noslecteurs et du grand public. Notre ambition,et ce, grâce à votre soutien, est que les personnalités qui seront distinguées soient de vrais modèles pour l’humanité et que les distinctions se fassent de façon solennelle dans une ambiance conviviale.

En attendant, la parution de ce jour présente les personnalités qui feront l’année 2017, chacune dans son domaine. Ces choix sont faits après une bonne observation et des analyses croisées  et soutenues. Nous vous souhaitons bonne lecture et vous invitons à continuer à donner vos impressions surtout sur le site www.matinlibre.com


Maximin TCHIBOZO

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