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Faits Divers

Pour coups mortels : Dohia Boubé condamné à 5 ans de réclusion criminelle

justice

Poursuivi pour le crime de coups mortels, l’accusé Dohia Boubé, bouvier, a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle. C’est le verdict rendu par la cour présidée par Célestin Zanouvi assisté de Noël Houngbo et de Pascal Agboton, après en avoir délibéré conformément à la loi pour le compte de l’audience de la 32ème affaire, inscrite au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou.

Résumé des faits

Dans la nuit du 16 décembre 2014, au sein du campement peulh du village de Sakawa-tédji, arrondissement de Tombouctou dans la commune de Malanville, Dohiaboubé et Namata Kadri se sont rendus au pâturage pour faire paître leurs troupeaux de bœufs. Sur le chemin du retour, ils ont aperçu un bœuf en divagation ; la confrontation des idées pour déterminer la provenance de l’animal et éventuellement se l’accaparer, commence et n’ayant pas pu s’accorder, une violente bagarre surgit entre les deux amis. Au cours de cet accrochage Dohia Boubé plus habile que son protagoniste réussit à asséner plusieurs coups de manchettes à la nuque et à la cuisse droite de Namata Kadri qui s’écroula et rendît l’âme peu de temps après.

Pris de peur, face à son geste incontrôlé, Dohia Boubé se réfugia chez ses parents d’où il fut interpellé. A l’enquête préliminaire comme à l’instruction, Dohia Boubé a reconnu les faits, sauf qu’il les a nuancés légèrement au cours de l’instruction.

Les débats

L’accusé Dohia Boubé, a reconnu les faits mis à sa charge. Mais, il a soutenu que le bœuf en cause était sa propriété. L’avocat général Géry Akueson a relevé les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels par rapport aux faits de la cause. Il a regretté l’absence du certificat médical et l’acte de décès de la victime au dossier, deux pièces capitales qui devraient permettre une bonne compréhension et appréciation des faits par la cause. Ce qui installe le lit au doute dans le dossier. Relativement à ces manquements, il a requis l’acquittement au bénéfice du doute pour l’accusé Dohia Boubé. Le représentant du ministère a fait observer que, dans le cas où, la cour n’était pas convaincu du doute qui est quand même évident, de retenir l’accusé dans les liens de l’accusation de coups mortels et de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle. Me Gervais Houndété, avocat de la défense, a félicité le représentant du ministère public pour ses réquisitions à charge et à décharge. Pour lui, c’est ce qui est d’ailleurs recommandé pour la beauté du droit. S’appuyant sur l’âge de l’accusé DohiaBoubé, la défense estime que son client ne pouvait pas avoir 18 ans au moment des faits. Il a dénoncé l’absence de l’acte de naissance de l’accusé au dossier, une pièce qui devrait permettre d’établir la certitude sur l’âge de l’accusé. Pour le conseil de l’accusé, sans cette pièce importante, il a demandé à la cour de ne pas entrer en condamnation. C’est au regard de ces observations qu’il a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute pour son client. Et dans le cas contraire où la cour devrait entrer en condamnation, il a sollicité qu’elle condamne son client au temps déjà passé en détention afin d’assurer sa récupération sociale.

Albérique HOUNDJO (BrBorgou-Alibori)

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Enceinte de six mois : Une femme assassinée par son ex-mari

faits-divers

Une femme enceinte de six mois a été retrouvée sans vie et découpée le vendredi 15 juin 2018 au quartier Titirou dans la ville de Parakou (Nord du Bénin).Selon les informations recueillies par le journal ‘’Daabaaru’’, la victime a été tuée par son ex-mari. Celui-ci avait plusieurs fois menacé de la poignarder même quand ils étaient encore en couple, a-t-on appris. Une situation qui a amené la victime à mettre fin à leur mariage et à se remarier avec un autre. Mais, la séparation n’a malheureusement pas mis fin aux menaces de son ex-mari. Il avait continué avec ses menaces et a même pu arriver à joindre l’acte à la parole une fois en la poignardant bien qu’elle soit mariée à un autre.Mis sous les verrous pour cet acte, il a continué malgré tout avec ses menaces, jurant de mettre fin aux jours de la défunte ou à défaut de se suicider lui-même. Des menaces pris à la légère par la police et la famille de la victime. Ainsi, le jusqu’au-boutiste ex-mari après sa sortie de prison est allé achever son  travail en mettant fin aux jours de son ex épouse.Il n’a eu aucun égard au fait que cette dernière portait une grossesse de six mois. Décidé à ce qu’elle ne s’en sorte pas cette fois-ci, il l’a découpée après l’avoir poignardée comme il l’a toujours menacé de faire.

(Source : Nouvelle tribune)

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Reprise du procès Mètongnon et cie ce jour : Le point des derniers interrogatoires, selon le Fsp

Laurent-Metognon

Le procès de Laurent Mètongnon, ancien Président du Conseil d’administration de la Cnss et cie s’ouvre pour une énième fois, ce mardi, 19 juin 2018, au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Faut-il le rappeler, le syndicaliste et ses co-accusés seraient impliqués dans une affaire de placements hasardeux des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Bibe (banque qui serait en faillite) contre des rétro-commissions. De nouvelles personnes auraient été convoquées pour être écoutées ce jour. Dans un communiqué, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) revient sur les derniers interrogatoires des accusés…

Le verdict de la justice dans l’affaire Cnss-Bibe est toujours attendu et pendant ce temps, les procès se suivent sans que la vérité ne soit encore révélée. Dans un communiqué, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) tente de rétablir la vérité en démontrant, à partir des derniers interrogatoires des accusés, que le dossier est bien vide. Des déclarations de l’ex directeur général de la Bibe, Romain Boko, le Fsp retient que la banque n’étant pas en faillite et a bel et bien été redressée pendant la période de l’administration provisoire. « Apres le redressement, la trésorerie de la BIBE est passée de 36 milliards de francs Cfa en 2014 à plus de 56 milliards de francs Cfa en 2016 à tel point que la BIBE intervenait sur le marché  interbancaire en faisant des prêts à d’autres banques au Bénin et dans l’espace UEMOA. La BIBE jusqu’en août 2016 était en mesure de retourner en bloc à la CNSS la totalité des 16  milliards de francs Cfa placés en DAT sans que cela ne lui cause un préjudice. Dans les placements, ce qui revient à la CNSS comme rémunération pour la période jusqu’en septembre 2016, le montant des intérêts versés s’élèvent à plus de 2,6 milliards de francs Cfa » lit-on dans ledit communiqué. De même, le fait que l’état de payement des intéressements ne figure dans aucun registre de la banque est la preuve que cela relève  du pouvoir discrétionnaire du Directeur Général qu’il était, aurait-il affirmé. Par ailleurs «  Mr BOKO estime qu’il a remis en main propre lesdits intéressements (en main propre) aux membres de la direction générale de la CNSS et par l’intermédiaire de Mr ADEGOKE en ce qui concerne les membres du CA/CNSS. Toutefois, il ne se rappelle pas des montants et confirme que c’est les montants déclarés à la BEF » rapporte le Fsp. Quant à la liste des accusés, “monsieur Boko a déclaré que les noms des personnes poursuivies devant ce tribunal lui ont été remis par les éléments de la BEF le jour de sa présentation et il lui a été demandé d’attribuer à chaque nom un montant“, relate le Front dans son communiqué. Quant à Laurent Mètongnon, il confirme également que la banque n’était pas en faillite au moment des placements. « Pour tous les placements faits, nous n’avons pas enregistré une opposition ni une quelconque observation du Ministre de tutelle de la CNSS. (Cf article 14 du code de sécurité sociale). Le montant total des dépôts à terme de la CNSS dans les banques s’élève à la date du 26 Novembre 2016, date de dépôt des rapports de fin de notre mandat à 305 000 500 000 F CFA dont 15 milliards de la BIBE. Ces dépôts à termes varient de 15 à 70 milliards de francs Cfa. C’est-à-dire que c’est à la BIBE que la CNSS a le plus petit montant de DAT » rapporte le Fsp. Saliou Youssao reconnaît aussi que les documents témoignaient de la bonne santé de la Bibe. De plus, l’Etat aurait donné sa garantie souveraine. Déposant à la barre, Edouard Adegoke affirme, selon le Front, n’avoir pas de relations particulières avec Laurent Mètongnon encore moins recevoir des fonds à lui transmettre. Quant au Chef agence Bibe Jericho, « le niveau des DAT de la CNSS est actuellement de 14 milliards après qu’il soit passé à dix  milliards. Ce qui veut dire qu’entre-temps, six (6) milliards ont été décrochés puis, quatre (04) milliards placés par l’actuel CA/CNSS après l’éclatement du présent dossier ». « A la question de savoir si Mr METONGNON avait connaissance d’une décision du conseil d’Administration interdisant les dépôts à terme à la BIBE, Mr KEMOKO a déclaré ne pas avoir connaissance de cette décision…Si même nous avions connaissance de cette décision, il revient au même conseil d’Administration d’en décider, car la situation de la BIBE en 2010 n’est pas certainement celle qui nous a été présentée en 2014 » aurait déclaré le Dga/Cnss, Alassane Kèmoko selon le Fsp. Pour le Front pour le sursaut patriotique, le dossier est vide et les accusés devraient être relaxés. Cependant, seule la justice décide de la sentence finale. Notons que Laurent Mètongnon et ses co-accusés retournent au tribunal ce mardi pour se faire entendre. De sources bien introduites, de nouvelles personnes ont été convoquées pour être écoutées. Il s’agirait de l’actuel directeur général de la Cnss et de l’actuel président du Conseil d’administration de la Caisse.Affaire à suivre !!!

Aziz BADAROU

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Pour association de malfaiteurs et vol qualifié : Oumarou Dicko et Maoune Bello condamnés à 08 ans de réclusion criminelle chacun

justice

La cour de céans présidée par Célestin Zanouvi après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats de la  défense, a déclaré les accusés Oumarou Dicko et Maoune Bello, coupables des faits d’association de malfaiteurs et de vol qualifié et les a condamnés à 8 ans de réclusion criminelle. Les deux accusés retournent en prison pour 4 années encore parce que placés en détention depuis 2014.

Résumé des faits

Le lundi 24 Février 2014, la brigade territoriale de Ouaké a reçu et gardé à vue les nommés Oumarou Dicko et Maoune Bello soupçonnés de vol de bœufs. Dans la nuit du dimanche 02 au lundi 03 mars 2014, profitant du sommeil profond du gendarme de garde et de sa négligence, ils ont réussi à défoncer la porte des locaux de sûreté avec des coups de pieds pour en sortir par une entaille.

Ainsi, ils ont pris possession de la clé du magasin d’armes de la brigade et ont soustrait quatre armes modernisées avec leurs chargeurs garnis de trente cartouches chacun, avant de disparaître vers le Togo voisin. Interpellés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol aggravé, ils ont reconnu et confirmé leur forfait à toutes les étapes de la procédure.

Les débats

Les accusés Oumarou Dicko bouvier burkinabé et Maoune Bello nigérian revendeur de bœufs ont reconnu les faits mis à leur charge à la barre. Chacun des accusés en ce qui le concerne, a décrit sa participation dans la commission de l’infraction.

Le ministère public représenté par l’avocat général Fiacre Azalou sur la base du siège des infractions association de malfaiteurs et vol qualifié, notamment les dispositions des articles 265, 266, 267 et 386 alinéa 1 du Code Pénal, a fait ressortir les éléments constitutifs desdites infractions relativement aux faits de la cause, pour démontrer la constitution des infractions d’association de malfaiteurs et vol qualifié à l’égard des accusés. Il a évoqué le fait que les accusés se sont connus en prison et après, ils se sont entendus une fois libérés, pour aller voler deux bœufs. Pour l’avocat général, les accusés ne peuvent bénéficier d’aucune circonstance atténuante parce qu’ils sont des repris de justice, c’est pourquoi, Fiacre Azalou a requis que la cour les déclare coupables des faits d’association de malfaiteurs et de vol qualifié et de les condamner à 10 ans de réclusion criminelle chacun.

Me Friggens Adjavon et Me Victorien O. Fadé ont assuré la défense des accusés. Pour Me Victorien O. Fadé, qui a réfuté l’incrimination association de malfaiteurs retenu à l’encontre des accusés par le ministère public, car, il relève qu’il n’y a pas de confusion à venir entre association de malfaiteurs et coaction. Il y a une nuance à faire, parce qu’il ne suffit pas que deux ou plusieurs agissent ensemble pour établir qu’il s’agit d’une association de malfaiteurs. Pour le vol qualifié, l’avocat de la défense a plaidé coupable mais pense qu’il s’agit d’un vol simple avec des circonstances aggravantes. Il a demandé à la cour de les condamner au temps déjà passé en détention.

Me Friggens Adjavon a plaidé la moralité du dossier pour faire ressortir la responsabilité de l’Etat béninois par rapport à la présence des accusés à la barre. Défaillance de l’Etat béninois à cause de l’inconscience professionnelle de certaines personnes en charge de notre sécurité. Il plaide une disqualification du vol aggravé pour une requalification en vol simple en raison des circonstances qui ont conduit au vol. C’est sur  la base de ces observations qu’il a demandé à la cour d’infliger aux accusés, la sanction qu’elle aura jugée appropriée aux faits commis.

Albérique HOUNDJO
(BrBorgou-Alibori)

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Grossesses en milieu scolaire à Abomey : Naissance prématurée d’un bébé en plein examen blanc

faits-divers

Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ont assisté, mardi dernier au Ceg2 d’Abomey, à la naissance prématurée d’un bébé. Alors qu’ils composaient pour l’examen blanc, une élève a sollicité la permission auprès de la surveillante de salle vers 9 h pour aller aux toilettes. Mais sa tenue ensanglantée a révélé le pot aux roses. Aidée de ses camarades et quelques dames, elle a dû avouer son forfait. «J’ai avalé des pilules pour me débarrasser d’un fœtus de sept mois», a-t-elle confié.

Sur instruction des responsables de l’établissement, la ‘’candidate mère’’ et son bébé ont été conduits d’urgence à l’hôpital.

(Source extérieure)

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Lutte contre la criminalité faunique à Parakou : 5 présumés trafiquants appréhendés avec 4 kg d’ivoire

braconnage

Les forces de sécurité publique ont gagné une nouvelle bataille dans la lutte contre la criminalité faunique après la grosse prise du lundi 11 juin dernier. En effet, dans la journée du mercredi 13 juin 2018, une équipe mixte de la Police républicaine et des éléments des Eaux, Forêts et Chasse de l'inspection forestière de Parakou ont mis aux arrêts dans un motel de la même ville, cinq (05) présumés trafiquants en possession de 2 pointes plus un morceau d’ivoire d’éléphants, équivalant à environ 4 kg. Cette arrestation qui est à l’actif du gouvernement avec l'appui technique du Programme Appui à l'application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin), vient une fois encore montrer que le danger plane toujours sur les espèces menacées d’extinction. Il y a donc lieu de renforcer l’état de veille sur le terrain pour barrer la route aux réseaux de trafiquants  toujours déterminés à dépouiller le Bénin de son patrimoine faunique. Une chose est certaine: il y a des lois dont celle n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application qui protègent la faune. Des dispositions de cette loi énoncent clairement le sort qui attend toute personne prise en fragrant délit de commercialisation des trophées d’espèces intégralement protégées. Il faut le préciser, l’éléphant (LoxodontaAfricana), est la toute première espèce de l’annexe 1, catégorie A des animaux intégralement protégées, de la loi citée supra. Et puisque ces présumés trafiquants ont été pris en fragrant délit de commercialisation, ils vont répondre de leurs actes devant la justice. Les articles 153, 154 et 166 de la loi portant régime de la faune au Bénin, prévoient la sanction que court toute personne reconnue coupable, et la justice saura à ce niveau jouer sa partition.  

C’est une fois encore l'occasion de lancer un appel aux acteurs de la lutte contre la criminalité faunique pour que chacun puisse vraiment jouer son rôle.

Mike MAHOUNA

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Pour assassinat et complicité d’assassinat : Alassane et Goroconan Yèkini écopent respectivement de 15 et 10 ans de réclusion criminelle

justice

La cour de céans présidée par Célestin Zanouvi assisté de Richard Limoan et de Epiphane Yéyé, après en avoir délibéré conformément à la loi, a déclaré les accusés Saka Alassane et GoroconanYèkini coupables du crime d’assassinat et de complicité d’assassinat et les a condamné respectivement à 15 ans et 10 ans de réclusion criminelle. Les faits d’assassinat sont prévus et punis par les dispositions des articles 295, 296 et 302 du Code Pénal.

Résumé des faits

Goroconan Yèkini et Goroconan Djabi Aladji sont deux frères vivant dans le village de Guinirou, commune de Tchaourou. Au fil des ans, GoroconanYèkini a commencé par nourrir une haine à l’égard de son frère et projetait de lui ôter la vie. Il en parla à son ami Saka Alassane afin qu’il l’aide à réaliser son projet. Ainsi, le lundi 29 novembre 2010, suivant ses indications, le nommé Saka Alassane, armé d’un fusil se rendit dans la ferme où GoroconanDjabiAladji a l’habitude de passer la nuit. Ayant retrouvé ce dernier, Saka Alassane lui tira dessus et l’atteignit mortellement au flanc droit.

Les débats

Déposant à la barre, l’accusé Saka Alassane a reconnu avoir donné la mort à la victime mais pas sur demande ou instruction de GoroconanYèkini. Il dit avoir agit ainsi à cause des menaces que lui proférait la victime, une fois revenue dans le village après leur antécédent. GoroconanYèkini quand à lui a sérieusement varié dans ses déclarations au point de remettre en cause toutes ses déclarations antérieures notamment à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Il ne reconnait pas avoir demandé à Alassane Saka de tuer.

L’avocat général Linsoussi Nasser représentant le ministère public après avoir démontré que l’infraction d’assassinat est constituée à l’égard de l’accusé Alassane Saka à travers ses éléments constitutifs conformément aux dispositions des articles 295, 296 et 302 du Code Pénal, qui constitue le siège de l’infraction. Il a requis que la cour déclare l’accusé Alassane Saka coupable du crime d’assassinat et de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle. L’avocat général Linsoussi Nasser a requis l’acquittement pour GoroconanYèkini parce qu’il a estimé qu’il n’a posé aucun acte dans la commission de l’infraction qui puisse lui être imputable.

Me Raymond Dossa, conseil de l’accuséGoroconanYèkini a plaidé l’acquittement pur et simple pour son client. Car, selon lui, ce n’est pas GoroconanYèkini qui a tiré sur la victime et par conséquent, il ne peut être tenu responsable d’un acte qu’il n’a pas posé.

Me AbdonDéguénon aux intérêts de l’accusé principal Alassane Saka a plaidé coupable. L’avocat de la défense a demandé à la cour de faire une application bienveillante de la loi pénale pour son client en le condamnant à une sanction convenable.

Albérique HOUNDJO
 (Br Borgou-Alibori)

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Deuil au sein du conseil municipal de Parakou : Le conseiller Mohamed Alidou Nonsou n'est plus

Mohamed-Alidou-Nonsou

Le conseil municipal de Parakou est en deuil. En effet, le conseiller municipal Mohamed AlidouNonsou a tiré sa révérence hier des suites d'une longue maladie qui le rongeait depuis peu. Le défunt est élu conseiller municipal sur la liste de l'Alliance pour un Bénin Triomphant (ABT). Il était également jusqu'à sa mort le chef de l'agence Borgou Alibori de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Rappelons qu'il a été le premier adjoint au maire de la ville de Parakou pour le compte de la 3ème mandature du conseil municipal de Parakou.

A.H (Coll)

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Enième report du procès Cnss-Bibe : Mètongnon et consorts retournent au Tribunal le 19 juin

Laurent-Metongnon

Le procès de Laurent Mètongnon, ancien Président du Conseil d’administration de la Cnss s’est rouvert ce mercredi, 13 juin 2018 au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Mais, après plusieurs heures d’audition des personnes inculpées dans cette affaire de placements hasardeux des fonds de la Cnss, le tribunal a une fois encore décidé d’un nouveau report du procès au 19 juin 2018. Enième report depuis novembre 2017.

Reporté initialement au 03 juillet 2018, le procès de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés a repris ce mercredi. Accusé d’avoir fait des placements à risques des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) dans une banque (Bibe) qui serait en faillite contre des rétro-commissions, le syndicaliste Mètognon devra encore attendre jusqu’au 19 juin 2018 pour peut-être voir la justice rendre son verdict dans ce dossier. Un dossier qui fait couler beaucoup de salive depuis novembre 2017. A l’ouverture de l’audience, les prévenus du dossier ont été écoutés durant de longues heures par le juge sur les chefs d’accusations portées contre eux. L’audition des prévenus s’est déroulée dans la salle d’audience A du palais de justice. Au début de la séance, c’est l’ancien directeur de la Bibe, Romain Boko qui a été invité à la barre. Dans son intervention, il affirme avoir envoyé 2 millions 500 mille Francs CFA à Laurent Mètongnon via un intermédiaire. Quand l’avocat de la défense Me Yèdé lui demande s’il pense que les sous sont arrivés à destination, Romain Boko  répond  par la négative. Il avoue aussi n’avoir reçu aucune  décharge certifiant que l’argent est bien parvenu à Laurent Mètongnon. Aussi, l’ancien directeur de la Bibe n’a pas donné de précision sur la date à laquelle l’argent a été envoyé au syndicaliste, ni sur le nom de l’intermédiaire qui aurait remis les sous à Laurent Mètongnon. Romain Boko a, par ailleurs, indiqué que la Cnss n’est pas la seule structure qui recevait des rétro-commissions. Il n’a cependant pas livré les noms des autres structures. Après plusieurs heures d’audition des différentes personnes inculpées dans cette affaire de placements hasardeux de fonds de la Cnss à la Bibe contre des rétro-commissions, le tribunal a décidé d’un nouveau renvoi de la cause. La plaidoirie des avocats de la défense n’a pu permettre au procès d’aller à son terme. Le procès s’ouvre à nouveau mardi, 19 juin prochain. Il s’agit d’un enième report de procès dans l’affaire Mètognon. Affaire à suivre !!!

Aziz BADAROU

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Affaire de fausses quittances à la Soneb : L’Ex Dg condamné à 36 mois de prison

David-Babalola

L’affaire de fausses quittances à la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a livré son verdict ce mardi, 12 juin 2018.L’ancien Directeur général de la Soneb, David Babalola,a été condamné à 36 mois de prison plus une amende de 1 million et des dommages et intérêts qui s’élèvent à 400 millions de FCfa. Pour rappel, David Babalola est incarcéré dans le cadre d’une affaire de malversation financière à la Soneb. Il est accusé d’avoir produit de fausses quittances pour justifier le reversement au fisc de 239 millions de frais de Tva. L’ex Dg Soneb  n’a jamais reconnu les faits qui lui sont reprochés. Lors de l’audience du 08 mai dernier, le Ministère public avait requis 5 ans de prison contre lui. Une peine qui a été réduite à trois ans visiblement.

A.B

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