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Faits Divers

Département des Collines : Le préfet Donatien Nonhouégnon s’en est allé

Donatien-Nonhouegnon

Le préfet du département des Collines n’est plus. Donatien Nonhouégnon a tiré sa révérence vendredi 24 mars 2017. L’incident serait survenu des suites d’une crise cardiaque pendant la nuit du jeudi au vendredi. Selon les sources proches du défunt, il a été retrouvé mort dans sa chambre de résidence à Dassa-Zoumè. L’ancien Directeur de la Déconcentration et de la Tutelle au ministère de la décentralisation a été Précédemment nommé préfet du département des collines en conseil des ministres du mercredi 22 juin 2016, le tout premier après la fixation des 6 nouveaux chefs-lieux de département par le gouvernement de la rupture.

Th. A.

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Artisanat : 50 apprenties couturières admises au CQP sur le marché de l'emploi

artisanat

Elles sont une cinquantaine apprenties couturières fraîchement admises au Certificat de qualification professionnelle à être déversée sur le marché de l'emploi. Elles sont issues du centre de formation de l'Association Professionnelle des Artisans Habilleurs de Parakou (APAHP), créé en 2008 et qui est spécialisé dans la formation des apprentis couturiers recrutés par le ministère de l'enseignement technique.

Il a été organisé en prélude à la fin de formation de la 8ème promotion du centre, une journée pédagogique et de l'excellence. L'objectif de cette journée est de faire découvrir aux apprenties l'importance de l'acte de naissance et de distinguer les meilleures de la promotion. Former des apprentis recrutés par le ministère de l'enseignement technique dans le système dual pour l'obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), telle est la mission de l'APAHP.

Pour connaître l'importance de l'acte de naissance, le troisième arrondissement de Parakou a reçu la délégation composée des apprentis et des formateurs. Ce choix n'a pas été anodin car selon les responsables, certains apprenants ont été confrontés aux problèmes liés aux actes de naissance. Le choix du troisième arrondissement vise à exposer à ces apprenties l'importance de cet acte qui prouve l'existence d'un être humain. C'est au chef du troisième arrondissement de Parakou, Moustapha Orou-Gankou, qu'est revenu cet exercice. La première autorité locale, après avoir présenté son arrondissement et exposé les différents services offerts à la population, a insisté sur l'état civil. Selon le CA,c’est l'état  civil qui attribue l'acte de naissance. Il a expliqué aux apprentis et formateurs la procédure d'obtention de ce document très indispensable et important pour tout citoyen.

Les bons  résultats à l'examen du CQP font du centre de l'APAHP le berceau de l'excellence. Pour le compte de la 8ème promotion, à l'examen du CQP 2017, le centre de l'APAHP a donné un pourcentage de 100% avec les 7 premiers. Parmi les 10 premiers de la commune, le centre s'en sort avec 9. Un résultat qui méritait d'être célébré.

Pour le directeur du centre Joseph Aralé, ce résultat est le fruit d'un travail rigoureux des apprentis et surtout des enseignants chevronnés qui ont encadré ces apprenants. Les dix premiers à l'examen du CQP ont été distingués et ont reçu des notes de félicitations. Les cinq premiers ont été gratifiés des cadeaux constitués de machine à coudre, de fer à repasser, des instruments de coupe et des enveloppes financières.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

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Réception hier de deux nouveaux bus transport : Le parc automobile de Poste-Voyage s’agrandit

poste-voyage

La poste du Bénin à travers son compartiment Poste Voyage se dynamise. Deux nouveaux bus flambant neufs de 52 places assises, chacun, ont été réceptionnés hier mercredi à Akpakpa.  Les deux bus acquis sur fonds propre, viennent renforcer le parc automobile de la Poste Voyage. Ils sont destinés au transport des clients. C’est le premier lot de la série de 12 à réceptionner par l’entreprise avant la fin de l’année. Selon Blaise Zéhè, le chef du département Poste Voyage, avec ces nouveaux bus, Poste Voyage va lancer d’ici la première semaine du mois d’Avril, de nouveaux itinéraires à savoir Cotonou-Parakou-Natitingou en voyage express, sans escale. L’heure de départ sera 12 heures et simultanément il y aura le sens contraire, Natitingou Parakou. Les tarifs ne varient pas, malgré tout le confort, la climatisation, le wifi gratuit dont bénéficie le passager au cours du voyage. Procédant à la réception officielle, le Directeur général de la Poste du Bénin Sa, Jonas Gbènanmèto a fait savoir que c’est dans le souci de fidéliser la clientèle et la faire voyager dans les conditions optimales que ces moyens roulants ont été achetés. Pour lui, la sécurité du voyageur dépend de la qualité du moyen de transport. Parlant de sécurité, il a mis un accent particulier sur le savoir-faire de la Poste dans le domaine des transports et l’acheminement des courriers. Raison de plus pour les clients d’opter pour la compagnie La Poste du Bénin.

M.M

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Après les salles ''Majestic'' : Le groupe Aris lance des salles de fêtes amovibles au Bénin

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Résolument engagé à étendre ses activités et services pour le bonheur de ses compatriotes, Aristide Adjibi, le Pdg du groupe Aris vient de mettre en place des espaces de divertissement de type nouveau. Il s'agit des salles de fêtes amovibles avec des matériels de fête. Lancés officiellement le vendredi 17 mars 2017 sur l'espace en face de la Place du Souvenir à Cotonou, les œuvres sont exposées sur les lieux et accueillent les visiteurs depuis le 17 mars jusqu'au 15 avril 2017.

Nouvelles opportunités événementielles du groupe Aris pour répondre aux besoins des populations, ce sont des tentes climatisées de plusieurs formats capables d'être déployées en un temps record que le promoteur met à disposition. Des bâches de 250m2 pour 150 personnes jusqu'à celles de 1.200 m2 pouvant contenir 800 personnes, en passant par des bâches de 450m2 et de 600 m2, les tentes présentent des caractéristiques édifiantes, capables de résister au vent, à la pluie et au soleil. Vendredi 17 mars 2017, l'occasion a permis aux invités, amis et partenaires de divers rangs de connaître l'ensemble de matériels de soutien mis à disposition à cet effet. Là, il s'agit des chaises et tables de standing supérieur ; des pistes de dance et podiums, des appareils de sonorisation; des jeux de lumières puis des tapis pour le sol. Dans son intervention, le Pdg Aristide Adjibi, l'homme qui,  depuis 1979, a déjà réussi à s'investir et à s'illustrer à travers plusieurs entreprises telles que “Diversité Prêt-à-porter’’, ‘’New Look prêt-à-porter’’, Jetform équipements de Fitness'', ''Soft meubles ‘’, les salles Majestic ‘’, a présenté les multiples avantage liés à la location de ses salles de fêtes amovibles. A l'en croire, les éventuels clients qui auront à s'approprier des tentes climatisées ont la possibilité de les faire déployer aux lieux de leurs convenances. Tout ceci, avec un rapport qualité-prix exceptionnel dans la dynamique de mieux satisfaire la demande de ses compatriotes. Dans la vision de mieux vulgariser ce nouveau projet, les Béninois sont conviés à une exposition d'une salle climatisée amovible témoin, exposée sur l'espace en face de la Place du Souvenir. Elle est déjà ouverte depuis le 17 mars, et prendra fin le 15 avril 2017.

 Loth HOUSSOU

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Affaire de 1,75 millions cfa l’opposant à un pèlerin : Les clarifications de Hadja Mouhinatou Radji Salami

religion

Il s’agit d’ une affaire de dette d’un million sept cent cinquante mille francs versés par un pèlerin qui  n’a plus effectué le voyage sur la terre sainte  lors du Hadj 2016, mais qui réclame ses frais de convoyage.  C’est par rapport à cette affaire que certaines presses ont annoncé que la présidente du groupe de convoyage Imam Moctar , El Hadj MouhinatouRadji Salami serait activement recherchée par la Police.

« Jusqu'à l’heure où  je vous parle, qui des forces de l’ordre ou de sécurité ne connait pas mes domiciles. Même  la hiérarchie. Je ne suis pas une inconnue dans ce pays et ce n’est pas une affaire de 1 750000 F   CFA qui peut me faire quitter ce pays. Celle dont on parle n’est pas la seule dans la situation. Ils sont environ 70 pèlerins à rater le vol en 2016 faute du visa. Ce n’est pas moi qui distribue les visa malgré mes efforts, il est dit que  le pèlerinage prochain  ils seront les privilégiés. » a expliqué la Présidente du Groupe Imam Moctar El Hadj MouhinatouRadji Salami. Certes, la Présidente  reconnait  la somme   versée par ce pèlerin et déjà une fois au commissaire  central de police   de Porto-Novo, l’affaire  a été réglée mais elle s’étonne devoir dans la presse que le mari de l’intéresser ternit  son image. Pour la présidente pourquoi sur les  environ 70 pèlerins, c’est seulement elle seule qui court  pour réclamer son argent ?   Alors qu’il est dit qui le prochain voyage ils seront servis avant d’autres. Pour ce qui est de la poursuite policière, EL hadj Mouhinatou Salami Radji a fait savoir qu’elle n’a reçu jusque-là aucune convocation de la Police nationale. «  En tout cas, moi-même en personne je suis chez moi et jusqu’à l’heure ou je vous parle aucun policier ne s’est présenté  pour quoique ce soit » a-t-elle ajouté. Pour finir, elle exhorte  les siens à prendre  patience  et prier pour les commanditaires de cette sale besogne. Pour elle, son groupe a le mérite d’être l’un des plus expérimentés de la place en matière  de pèlerinage  c’est pour cela qu’elle rassure  déjà d’une organisation parfaite pour le pèlerinage prochain.

Kola Paqui

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Souvenir de décès : Riss Cool, 04 ans déjà

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L'artiste ne meurt pas, a-t-on coutume de dire. Cela fait quatre ans que ChekpoUlisse Aymar Atindoda alias Riss Cool a rendu l’âme. L'artiste dont la voix a réveillé des oreilles et fait l’unanimité autour du rythme Tchink Système s’est éteint laissant derrière lui famille, fans, et mélomanes. Celui qu’il convient d’appeler aujourd’hui le  parolier du passé amenait à repenser la vie et à se questionner sur soi-même. L'artiste dont le rythme porte des imaginations divinesnous a quittés tristement dans un état de santé complètement dégradé. Le philosophe de la musique tradi-moderne a rejoint  le ciel le 20 mars de l'année 2013 après qu'il a fini de porter des messages de haute facture pour nous et des générations à venir. Il a été un véritable serviteur de la nation, l'homme qui, de par son don musical, transmettait une énergie et une vie. Hier, lundi 20 mars 2017, l'Association culturelle ‘’Hanlissa’’a fait un clin d’œil à sa mémoire.

TG

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Pour conforter leur position de leader sur le marché : Avie et Sunu Assurance fusionnent

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Deux sociétés d’assurance vie qui ont fait du chemin et conquis une part importante du marché se donnent la main. Après plus d’un an de tractations, Avie et Sunu Assurance vie Bénin ont fusionné. L’information a été livrée hier, jeudi 16 mars 2017, aux hommes des médias par le Dg de Sunu Assurance Vie Bénin Lassina Coulibaly et la créatrice de Avie Evelyne Fassinou. C’était au siège du Groupe Sunu, Place du Souvenir à Cotonou.

En matière d’assurance, on distingue deux types de sociétés, celles qui assurent les biens, voitures, immeubles, etc. et celles qui assurent la vie, la personne humaine. C’est dans cette dernière catégorie qu’évoluent depuis 1998 le Groupe Sunu et depuis 2005 Avie. Ayant tout le temps cohabité et construit chacune une réputation en matière d’assurance vie, les actionnaires se sont rendus compte que, chacune des deux sociétés ayant les mêmes approches, ensemble elles seraient plus fortes. Ainsi née, l’idée de fusion a fait du chemin et est devenue une réalité depuis le 31 décembre 2016. Conséquence,  Sunu  Assurance Vie Bénin est devenu le leader en matière d’assurance vie au Bénin avec plus de 3 milliards de fonds propres, 15,1 milliards d’engagements, 16,5 milliards d’actifs, un bon taux de couverture du marché, une grande capacité d’investissement, la couverture de l’essentiel des besoins de la population béninoise et l’amélioration au quotidien de la qualité de ses services.

Pour le Dg Lassina Coulibaly, la volonté de couvrir le plus grand nombre a conduit le groupe à ouvrir un bureau à Parakou dans le septentrion. C’est alors l’occasion pour Evelyne Fassinou de rassurer les clients de Avie sur le fait que la fusion de sa société avec le Groupe Sunu n’a aucune conséquence négative sur leurs intérêts. Le Groupe promet de faire en sorte qu’ils soient toujours satisfaits. Fort du constat que la culture d’assurance est encore très faible au Bénin, Lassina Coulibaly a affirmé que faire une assurance vie, c’est couvrir le risque de mourir trop tôt ou de vivre trop longtemps. Dans les deux cas, c’est toujours bénéfique soit à la progéniture de celui qui a souscrit, soit à lui-même.

B.H

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Affaire enlèvement et assassinat du roi Goundé Bio Yérima de Pèrèrè : L’ancien maire Inoussa Babio acquitté au bénéfice du doute

justice

Cinq accusés déclarés coupables des crimes de coups mortels, violences et voies de fait, complicité de coups mortels et de violences et de voie de faitet condamnés à 07 ans de réclusion criminelle et 07 accusés acquittés dont 04 acquittés au bénéfice du doute et 02 acquittés purement et simplement. Tel est le verdict à l’issue des deux jours qu’a duré l’examen du dossier par la cour de céans présidée par Hubert Arsène Dadjo assisté de Alexis Métahou et Richard Limoan et des jurés Baparapé Oumar, Nata Antoine N’Tcha, Imorou Abdoulaye, Mamoudou Dafia et de Charlotte O. Ombari. La cour en est arrivée à cette sanction après les débats, les réquisitions du ministère public représenté par Emmanuel Opita et les plaidoiries du collège des avocats de la défense.

Les 12 accusés qui étaient devant la cour étaient inculpés et poursuivis pour les crimes de coups mortels, violences et voies de fait, complicité de coups mortels et de violences et de voie de fait. Des infractions qui sont prévues et punies par les dispositions des articles 59, 60 et 309 alinéa 1er et 4 du Code Pénal.

Il faut préciser que Inoussa Babio Issaou, maire de la commune de Pèrèrè au moment des faits, qui était inculpé, a été acquitté au bénéfice du doute parce qu’à l’examen des faits, il n’a pas pu rapporter la preuve de ce qu’il a pu être auteur d’un acte positif de complicité dans la commission de l’infraction.  

Résumé des faits

Les faits qui ont été examinés remontent en 2005. Depuis le 20 décembre 2004, date de sa désignation en qualité de chef traditionnel de Pèrèrè Feu Goundé Bio Yérima, faisait l’objet d’une contestation par une frange de la population de ladite localité qui préférait Yarou Koto pour occuper le même trône. Dès lors, Goundé Bio Yérima a fait régulièrement l’objet de menaces de tous genres. Un tract avait même été apposé sur la clôture de sa maison lui enjoignant de quitter Pèrèrè au plus tard le 31 décembre 2004.

Le 1er janvier 2005, vers quatorze heures, alors que le nommé Goundé Bio Yérima priait avec des parents et amis, une horde d’individus firent irruption dans sa maison, certains par escalade, le molestèrent et le traînèrent avec son frère Daki Bouko avant de les jeter dans une camionnette Peugeot 404 bâchée louée pour la circonstance et prirent la direction de Nikki.

En cours de route Goundé Bio Yérima rendit l’âme et ses ravisseurs rebroussèrent chemin, abandonnant son corps sous un manguier au bord de la voie,à quelques encablures après le village et Gbaouchi.

L’enquête ouverte permit d’interpeller et de poursuivre des chefs d’association de malfaiteurs, d’assassinat, de violences et voies de fait, les nommés Ibrahim Abdoulaye, Ibrahim Boni Soufianou, Allassane Yaya Salissou, Gourma Sabi Karim, Séïdou Adam, Dobo Séïdou, Alidou Ousmane Moussa Bakarou, Saka Moumouni et Mama Woré Alassane alias Alassane Siki. Ce dernier qui avait réussi à se réfugier au Nigeria n’a été appréhendé qu’en juin 2009.

Les mis en cause ont adopté des positions diverses quant aux faits mis à leur charge : Allassane Yaya Salissou, Alidou  Ousmane Moussa Bakarou, Dobo Séïdou, Ibrahim Boni Soufianou, Séïdou Adam, Gourma Sabi Karim et Mama Woré Alassane alias Alassane Siki reconnaissent leur participation aux faits mais clament n’être en rien impliqués dans l’assassinat de feu Goundé Bio Yérima. Ils reconnaissent avoir notamment  organisé, au vu et au su des autorités locales, des réunions les 30, 31 décembre 2004 et le 1er janvier 2005, à l’issue desquelles il a été décidé de l’enlèvement de Goundé Bio Yérima pour le conduire devant le roi de Nikki.

Saka Moumouni ne reconnait pas avoir participé aux faits mais dit avoir suivi la 404 bâchée pour être auprès du roi de Nikki, le porte-parole des jeunes.

S’agissant des nommés Simé Séko Gani, Saka Gounou Issaka et Babio Inoussa Issaou, ils soutiennent n’être pas impliqués dans les faits d’assassinat. Toutefois, Issa Zakari Amidou le chauffeur de la camionnette a déclaré que les ravisseurs lui avaient enjoint de les conduire au domicile de Babio Inoussa Issaou, maire de la commune à qui ils doivent rendre compte des opérations notamment du décès de Goundé Bio Yérima.

Au total, il ne ressort pas des éléments du dossier que les accusés aient pu former à l’avance le dessein de donner la mort à la victime. Leur préoccupation principale était, semble-t-il, de faire quitter du village Goundé Bio Yérima au besoin par la violence et d’aller soumettre à l’arbitrage du roi de Nikki le contentieux de sa désignation par le collège électoral mis en place par le préfet.

Que suite aux violences exercées sur Goundé Bio Yérima âgé de soixante cinq (65) ans environ par un groupe d’individus surexcités, il rendit l’âme avant d’atteindre Nikki.

Les débats

A l’instruction à la barre, les accusés n’ont pas reconnus les faits mis à leur charge concernant l’assassinat de Goundé Bio Yérima. Ils se sont tous enfermés dans une dénégation totale. Ils ont tous remis en cause leurs déclarations tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Certains témoins déposant à la barre, ont confondu certains accusés quant à la participation à la commission des infractions en cause, notamment le chauffeur de la bâchée qui conduisait la victime à Nikki.

Emmanuel Opita, représentant le ministère public a, dans ses réquisitions, après un bref rappel des faits de la cause, rappelé que la constitution des infractions de coups mortels, violences et voies de fait, complicité de coups mortels, violences et  voie de fait requiert la réunion de trois éléments constitutifs. Il s’agit de l’élément légal, matériel et moral. L’avocat général a essayé de relever les trois éléments constitutifs par rapport aux faits de la cause. Il a cité les dispositions des articles 59, 60 et 309 alinéa 1er et 4 du Code Pénal qui prévoient et punissent  les crimes de coups mortels, violences et voies de fait, complicité de coups mortels et de violences, les coups et blessures sur la victime qui est une personne humaine vivante, c’est –à-dire le roi et les accusés ont reconnu leur participation aux faits même s’ils ont rejeté la mort du roi.

Pour lui, la piste d’empoisonnement doit être écartée. Les accusés avaient conscience d’exercer des violences sur la victime, l’envahissement du domicile du roi par les jeunes et l’introduction dans ledit domicile par effraction prouve l’élément intentionnel des accusés. S’il est vrai que le casier judiciaire et l’enquête de moralité sont favorables aux accusés, le rapport de l’examen psychologique et psychiatrique les rend par contre, accessibles à la sanction pénale. Emmanuel Opita a estimé que, la cour par sa décision, doit décourager les auteurs de l’apologie de la violence, c’est pourquoi, il a requis que la cour de céans déclare tous les accusés coupables des crimes de coups mortels, violences et voies de fait, complicité de coups mortels et de violences et de les condamner à 10 ans de travaux forcés.

Le collège des avocats de la défense composé de Hélène Kèkè Aholou, Cyrille Y. Djikui, Zakari Baba Body, Victorien O. Fadé, Roland Adjakou, Mamadou Moussa Samari, Cécil Igor Sacramento, Michel Ahouanmenou, Max d’Almeida, Générick Ahouangonou, Elie Vlavonou-Kponou et Aboubakar Baparapé a plaidé non coupable et l’acquittement pur et simple de tous les accusés. Car, pour la défense, aucun fait positif ne peut être imputé aux accusés à la barre. La défense a regretté que le ministère public ait choisi délibérément d’oublier  les principes de la présomption d’innocence et d’imputabilité qui sont les principes directeurs du procès pénalen prenant ses réquisitions et a préféré se baser sur de faux témoignages pour rentrer en accusation, notamment ceux du chauffeur de la bâchée. Tout en relevant certaines incohérences du dossier, la défense a estimé  qu’au regard des faits, les infractions ne sont pas constituées, faute des éléments matériel et intentionnel. Les plaidoiries de la défense se sont beaucoup concentrées sur la piste du suicide, car seul le suicide peut expliquer la mort de la victime, ce qui est d’ailleurs prouvé par le rapport d’autopsie. Et, les témoignages ont fait état de ce que la victime a ingurgité une poudre noire qui lui a été donné par celui qui était à bord de la bâchée avec lui au cours de son transfèrement sur Nikki. La défense a soulevé que l’honneur est une valeur très sacrée en milieu bariba et que rien que le fait que l’honneur du roi soit bafoué, celui-ci peut se donner la mort. Me Hélène Kèkè-Aholou a fait observer que la montagne du ministère public a accouché d’une souris, car il a manqué de donner les preuves tangibles ce qu’il reproche aux accusés.

Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

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Parakou/Vindicte populaire : Quatorze accusés écopent de 05 ans de travaux forcés

justice

Cinq ans de travaux forcés dont 3 assortis de sursis pour les 13 accusés et 5 ans de travaux forcés dont 2 assortis de  sursis pour Oumarou Boubacar, le chef du village Gando-Dakou. Telle est la sentence de la cour de céans présidée par Hubert Arsène Dadjo assisté des assesseurs Pascal Agboton et Geneviève Sohou et des jurés Imorou Abdoulaye, Anselme Sossou, Konti N’Ouémou et Mamoudou Dafia, après l’instruction à la barre, les réquisitions de l’avocat général Emmanuel Opita, représentant le ministère et les plaidoiries du collège des 14 avocats de la défense.

Le sieur Oumarou Boubacar et les 13 autres accusés sont poursuivis pour coups mortels commis en décembre 2015 sur la personne de Sambiéni Amadou. Une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal

Résumé des faits

Les faits qui ont été examinés par la cour se sont déroulés dans le village Gando-Dakou, arrondissement de Guilmaro, commune de Kouandé. En effet, le mardi 15 décembre 2015 aux environs de vingt heures, monsieur Sambiéni Amadou aurait été surpris en flagrant délit de vol de volailles dans la basse-cour du sieur Oumarou Boubacar.

Il aurait été conduit chez le chef dudit village par des jeunes de la localité qui l’auraient déshabillé avant de lui administrer une sévère correction. Il n’a pu survivre à ce châtiment et a été retrouvé mort dans une brousse.

Les enquêtes menées ont permis d’appréhender et d’inculper pour coups mortels, les nommés Oumarou Boubacar, Aboubacar Amadou, Moussa Zakary, Bouraima Mohamed, Arouna Doti, Boubacar Doti, Soumanou Mohamed, Moussa Abdoulaye, Moussa Boubacar, Entarou Mambo, Mama Karim, Daouda Alaodi, Amadou Oumarou et Arouna Boubacar.

Interrogés, les inculpés ont reconnu les faits mis à leur charge, sauf Oumarou Boubacar, le chef du village de Gando-Dakou qui ne les a pas reconnus, alors qu’il a déclaré à l’interrogatoire de première comparution : « Nous avons amené la victime en brousse. Là, nous l’avons frappé avec des lanières. »

Les débats

A l’instruction du dossier à la barre, Oumarou Boubacar et les 13 autres accusés ont reconnu les  faits mis à leur charge. Ils avouent  respectivement avoir porté  des gifles et des coups de lanière à la  victime. En résumé, ils sont tous passés aux aveux à la barre. Emmanuel Opita représentant le ministère public, au cours de ses réquisitions, a démontré à travers la réunion de ses éléments constitutifs, que sont l’élément légal, matériel et intentionnel, que l’infraction de coups mortels est constituée au regard des faits. Pour lui, la vie humaine est sacrée et nul n’a le droit d’ôter la vie à son prochain.  Pour l’avocat général, si le siège de l’incrimination réside dans les dispositions de l’article 309 alinéa 4, l’élément matériel se trouve dans le fait que la victime, alors présumé voleur, qui est un être vivant a été conduit chez le délégué du village où il a été châtié, illustré par les déclarations d’un des accusés « Nous avons amené la victime en brousse, on le frappait avec le délégué à un moment donné ».  Mieux, la fracture et les lésions sont la conséquence des coups reçus ayant causé la mort de la victime.

Les coups mortels constituent une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du code pénal. C’est au regard de toutes ces observations que l’avocat général, Emmanuel Opita a requis que la cour de céans  déclare, Oumarou Boubacar et les 13 autres accusés coupables  de l’infraction de coups mortels  sur la personne du sieur Sambiéni Amadou et de les condamner à  5 ans de travaux forcés chacun  parce qu’ils ont tous collaboré à la commission de l’infraction, tout en  faisant remarquer qu’ils sont des délinquants primaires.  

 La défense des accusés assurée par un collège d’avocats composé de Julien Togbadja, Victor Y. Adigbli, Mohamed A. Toko, Raphaël Gnanih, Maximin Cakpo-Assogba, Jean-Claude Gbogblénou, Claude Tékounti, Césaire Sanvi, Barnabé Gbago, Irené Gassi, Gilbert Atindéhou, Paul Avléssi, Aboubacar Baparapé et Rafiou Paraïso, a plaidé pour la réduction de la peine requise par le ministère public pour les accusés, car leurs clients ont reconnu les faits et sont restés constants dans leurs déclarations. Pour la défense, la cour doit tenir compte de la collaboration dont ont fait montre les accusés, c’est pourquoi, elle a plaidé qu’il plaise à la cour de condamner tous les  accusés aux temps déjà passés en prison. Autrement, une application bienveillante de la loi à leur égard. Ce qui leur donnera une seconde chance.  

Marx CODJO (Br Borgou-Alibori)

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Forces armées béninoises : Pascal Sabi Mouka décédé

Pascal-Sabi-Mouka

L’Intendant général de brigade à la retraite Pascal Sabi Mouka est décédé. Sa mort a été annoncée le samedi 11 mars 2017 à Parakou. Cet ancien militaire a été un proche collaborateur du président Yayi Boni durant les dix dernières années. Ancien Directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, Pascal Sabi Mouka a été promu au grade d’Intendant général de brigade en avril 2013. Il a également dirigé le service de l’intendance des armées. Cet Intendant général de brigadea disparu mais son nom rappellera encore à plusieurs Béninois l’affaire tentative de coup d’Etat contre Yayi Boni et le ténébreux dossier Segub (Société d’exploitation du guichet unique au Bénin)relatif aux irrégularités constatées dans la gestion des redevances de l’escorte des véhicules d’occasion. Son nom était en effet cité dans les deux affaires.  

Mike MAHOUNA

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