TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Cash-and-arts-4-matin-libre

A+ A A-

Banniere web 728x90px-01

Economie

Application le 1er Janvier 2015 du TEC-CEDEAO - Le Tec/Cedeao : un piège économique pour le Bénin ?

cedeao

A moins d’un revirement, en janvier 2015, les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vont faire une avancée importante dans leur processus d’intégration en adoptant et en mettant en application le Tarif extérieur commun (Tec). La mise en œuvre de cet instrument introduira à coup sûr des changements tarifaires dans les Etats concernés. A un mois de cet événement, le Bénin est-il prêt ? Le Tec-Cedeao, est-il un piège économique pour le Bénin?

En respect des dispositions du traité révisé de la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui prévoit en son article 3, paragraphe 2(d)(II) « la création d’un marché commun à travers l’établissement d’un tarif extérieur commun et d’une politique commerciale commune à l’égard des pays tiers », la conférence des chefs d’état et de gouvernement a adopté par décision  A/DEC.17/01/06 du 12 Janvier 2006, un tarif extérieur commun pour les Etats membres de la CEDEAO (TEC-CEDEAO). Le Tarif extérieur commun de la CEDEAO pour un ensemble de pays implique une entente pour appliquer les mêmes droits d’entrée sur les importations en provenance de pays tiers. C’est le cas des Etats membres de l’UEMOA avec le TEC de l’UEMOA adopté en 1998 et en vigueur depuis le 1er Janvier 2000. Désormais, les échanges commerciaux se feront sur une même grille tarifaire dans l’espace CEDEAO. Pour ce faire, quatre catégories de produits ont été identifiées avec des critères bien élaborés que sont : le degré de transformation du produit, la capacité productive communautaire et disponibilité du produit, la sauvegarde des recettes douanières des Etats et le caractère social du produit. Mais à cela s’est ajoutée la 5ème  bande de 35 pour cent souhaitée par le Nigéria. Une nouvelle bande caractérisée par la diversification économique, la vulnérabilité du produit, l’intégration régionale, la promotion du secteur et le fort potentiel de production. Face à cela, certains Béninois s’interrogent sur les effets de cet instrument sur l’économie des Etats comme le leur dont les recettes fiscales dépendent largement des recettes perçues à l’entrée et qui fondent l’essentiel de la stratégie commerciale sur les différences de politiques commerciales entre le Bénin et son grand voisin, le Nigéria. Selon le professeur d’Economie de l’université d’Abomey-Calavi, Dieudonné Coffi Assouvi, l’économie du Bénin s’annonce fragilisée par cet outil et ceci pour deux raisons. La première reste liée à la problématique de la production locale. Selon lui, le Bénin produit peu et le peu de produits fabriqués au plan local souffre encore des difficultés de normalisation. La question se pose donc de savoir ce que le Bénin mettra dans sa balance pour prendre part à cette bataille d’échanges commerciaux notamment avec le Nigéria. La seconde raison est liée à la situation de réexportation dans les relations commerciales bénino-nigérianes et aussi à l’union douanière.

Interrogé sur le sujet pour obtenir des clarifications, l’Expert industriel en service à la Direction générale du développement industriel Elie  Santos estime qu’il n’y a pas péril en la demeure. Participant activement aux travaux menés sur l’application de cet outil, le chef du service des études stratégiques pour le développement industriel revient sur certains détails. A l’analyse du contexte économique, Elie Santos explique que la stabilité politique et le climat des affaires au Bénin favorisent la mise en application de cet outil tarifaire. Aussi, ajoute-il, la réexportation constitue pour le Bénin une activité stratégique en ce sens qu’elle génère des recettes importantes pour l’Etat. Selon l’Expert, le TEC-CEDEAO peut être énormément favorable à l’économie béninoise. Le tarif extérieur commun offre aux locaux une plus grande production. «  Nous devons produire en quantité et en qualité pour mettre sur le marché nos produits, ce qui à coup sûr va faciliter les échanges et créer d’emplois», a-t-il déclaré. Le TEC-CEDEAO va faciliter la protection de la production communautaire, la lutte contre le détournement de trafic et la simplification du système tarifaire dans la sous-région. Un accent particulier doit être mis sur la production a-t-il dit avant de conclure en insistant sur le besoin pour le Bénin d’appliquer le TEC.

L’autre inquiétude soulevée a rapport à la question de la perte des recettes douanières qui se pose avec acuité. Sur ce pan de la question, le Colonel de la Douane à la retraite Marcellin ZANNOU soutient que face à l’étroitesse du marché béninois, il importe de produire suffisamment afin d’occuper un marché de 300 millions d’âmes. A en croire Marcellin ZANNOU, l’optimisme doit être au rendez-vous. La nouvelle réglementation du TEC-CEDEAO va aussi protéger les locaux et les investisseurs, a rassuré l’ex-porte-parole de la Douane. L’application du TEC-CEDEAO aura un impact positif sur le pouvoir d’achat du citoyen qui pourra choisir en fonction de la qualité du produit qui lui sera présenté. C’est pourquoi, conclut

Marcellin ZANNOU, il faut accroître la production pour faire face à cette innovation afin d’occuper le grand marché nigérian.
Des propos qui seront renchéris par Elie Santos. L’application du TEC-CEDEAO dès le 1er Janvier 2015 impactera l’économie nationale. Selon l’Expert, le TEC-CEDEAO va permettre une augmentation du taux de droit de douane sur certains produits de forte consommation tels que les viandes et abats de volaille, œuf, produit laitier ( les produits de la 5ème bande) que le Bénin importe. A côté de cela, le Bénin va connaître une augmentation de la taille du marché potentiel d’écoulement des produits au vu de l’uniformisation des droits de douane applicables aux frontières de la communauté et de la mise en œuvre du Schéma de libéralisation des échanges (SLE). Il va donc sans dire que le TEC-CEDEAO donnera un coup d’accélérateur aux échanges commerciaux. Il importe cependant que les mesures prises pour favoriser les échanges intra-communautaires soient mieux respectées par les états membres afin d’accroître les flux commerciaux internes et renforcer la communauté. Le Bénin devra également mettre en œuvre toutes les mesures requises pour améliorer sa production industrielle et accroître sa participation au commerce intra-régional.

La mise en application du TEC-CEDEAO présente certes des opportunités mais recèle quelques inquiétudes pertinentes. Il est indispensable que les autorités béninoises se penchent sur la question et étudient avec minutie les contours de cette mesure en vue de mettre en place les outils d’accompagnement idoines. A un mois de la mise en œuvre du TEC, il faut déjà commencer par informer le peuple béninois du contenu de cet outil qui jusque-là reste inconnu du citoyen lambda.                      

RLK

En savoir plus...

Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : Gouvernement béninois et Giaba, même combat

mef

Face à l’ampleur et aux conséquences des crimes économiques orchestrés par le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dan sle monde, particulierement le Giaba et le ministère de l’Economie, des Finances et des programmes de dénationalisation du Bénin ont organisé le vendredi 05 décembre dernier un atelier conjoint dans les locaux de l’hôtel Novotel. Objectif principal, poursuivre les actions en vue de l’amélioration du dispositif mis en place pour lutter contre les crimes économiques.

Les participants à cette assise sont des cadres de la sécurité publique,  de la justice, des finances, c’est-à-dire le directeur de la Centif, celui de l’Ocertid, de la gendarmerie, des magistrats, des juges d’instruction,  tous coiffés par le directeur de la recherche et de la planification et les autres membres de la délégation du groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent ‘’Giaba’’. Au cours de cette réunion conduite par Sévérine Dossou, secrétaire de la cellule nationale de traitement des informations financières ‘’Centif’’, il s’agit essentiellement de poursuivre les actions en vue de l’amélioration du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme particulièrement au Bénin. En clair, il convenait d’asseoir une évaluation à mi-parcours visant à apprécier les efforts des acteurs nationaux, à identifier les difficultés et trouver ensemble des solutions pour une meilleure conformité aux standards internationaux, dans le cadre de la préparation des pays au second cycle d’évaluation mutuelle qui démarre en 2016. En Effet, suite à l’évaluation mutuelle du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mis en place par le Bénin, le Giaba a tenu à appuyer le Bénin pour la naissance d’un accord-cadre afin d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent. Ce document, après son élaboration sur la base des lacunes relevées, a été adopté à Praia au Cap-Vert le 04 mai 2014 avec à l’appui des propositions de mesures correctives assorties d’un planning de mise en exécution à court et à moyen terme. Et gouvernement, et acteurs impliqués dans l’atteinte des objectifs  doivent oeuvrer à l’élaboration d’un document final et objectif de stratégie nationale de lutte contre ces maux économiques. Rappelons que c’était la toute première action du Giaba au Bénin après la prise de service de Adama Coulibaly, le nouveau directeur général.

Loth HOUSSOU

En savoir plus...

Rémy Gbessinon au sujet de la « Nuit des mutualistes » : « Nous invitons tout le monde ce soir, à venir souscrire au capital ouvert »

remy-Gbessinon

Le Mutualiste-Finance est une structure de microfinance opérant au Bénin depuis 18 années. Ce vendredi 05 décembre à partir de 19 heures 30, l’institution organise à l’Hôtel bénin Horizon, la première édition d’un événement dont l’objectif est d’ouvrir son capital aux actionnaires.

Avant de parler de l’événement dénommé « Nuit des mutualistes », Rémy Gbessinon, le Directeur exécutif a présenté la structure et a rassuré quant à la bonne gestion des actions à collecter dans le cadre du projet.

Que peut-on retenir de votre structure Le Mutualiste ?

C’est un système financier décentralisé qui a été créé depuis juillet 1996. Ça fait 18 ans que nous sommes sur le terrain de la microfinance et de la finance décentralisées. Nous avons eu notre agrément depuis 2006 sous le N° : L06-0024 / Mdcmfppme-Mdcmfppme- Mdef près les anciennes autorisations. Puisque l’agrément est différent des autorisations qui permettaient de mener des activités sur le terrain. Nous sommes un système financier décentralisé qui par rapport à la loi, fait des crédits, toutes sortes de crédit. Nous avons une cible générale, nous faisons du crédit à toutes les couches sociales. C’est une structure qui fonctionne comme une banque populaire. Nous avons divers produits comme des comptes d’épargne et des comptes qui fonctionnent comme des comptes courants de banque qui évoluent sous des ordres de paiement. Au-delà de ça, nous faisons aussi de très bons dépôts à terme bien rémunérés, des emprunts également bien rémunérés. Avec les exigences du terrain, nous nous sommes dit qu’il fallait ouvrir notre capital au public pour que les ressources et les fonds propres de l’institution soient un peu plus renforcés.

Est-ce justement ce qui motive votre activité du 05 décembre ? Parlez-nous de ce que vous projetez de faire…

Nous organisons en effet la « Nuit des mutualistes ». C’est une nuit que nous avons voulu initier pour amener d’abord les anciens sociétaires, c’est-à-dire les anciens actionnaires de Mutualiste-Finance à amener d’autres amis, d’autres proches, de nouveaux qui deviendront aussi actionnaires de la structure afin de renforcer son capital. Nous allons pour ce faire, lancer le 05 décembre prochain, la vente de 100.000 parts sociales appelées actions, ce qui fait un milliard à raison d’un numéraire à 10.000 FCFA. La vente va courir du 05 décembre 2014 à fin décembre 2015, afin de faire l’évaluation à la deuxième édition de la nuit. Et nous souhaitons que chaque premier vendredi de chaque mois de décembre, les actionnaires de Mutualiste-Finance se réunissent pour renforcer exclusivement leur capital.

1 milliard vous avez dit ? Pourquoi cette grande ambition ?

Si on s’essaye sur un tableau schématique, 1 milliard correspond à 1 million par 1000 membres. Si nous allons un peu plus loin, pour 100 membres sérieux, il faut juste 10 millions par personne pour réunir 1 milliard. Donc, 1 milliard en fait, ce n’est pas grand-chose. Si chaque membre donnait 10.000 F, à 100.000 membres, on est à 1 milliard. Alors que les gens se positionnent déjà pour 1, 5 ou 10 millions. Tout ceci mis ensemble, réunir 1 milliard pour une structure d’envergure nationale qui se propose de créer et de renforcer ses agences sur toute l’étendue du territoire n’est pas de l’utopie. Notre ambition n’est pas exagérée. Mais il faut reconnaître qu’en toute chose, il faut rêver et rêver grand. Et quand vous rêvez grand, Dieu vous bénit et vous donne ce que vous désirez et qui est à votre taille.

On a encore en mémoire l’affaire Icc- Service et consorts. Qu’est-ce qui fait votre crédibilité à vous ?

Le public a intérêt et doit avoir confiance en nous. Il a même déjà confiance en nous parce que nous existons depuis 1996. Ça fait 18 ans et nous continuons d’exister. Nous existions avant l’arrivée d’Icc et nous continuons d’exister après lui. Et mieux, Icc ne faisait pas de crédit. Icc prenait des sous, ne les investissait pas et les dilapidait. Mais le Mutualiste- Fiance a comme activité principale, la distribution de son épargne et de ses ressources en crédits pour développer les activités de ses membres et par ricochet, développer le Bénin. Le Mutualiste-Finance est une institution de développement. Je dirai même qu’en général, la micro-finance est la seule activité de développement aujourd’hui pour les pays en voie de développement.

Quel est votre appel à l’endroit de nos lecteurs et de vos potentiels futurs actionnaires ?

Le seul appel qui vaille, c’est de dire à tous nos membres et à tous ceux qui deviendront membres de Mutualiste-Finance d’être sereins et de saisir cette opportunité d’affaire, en investissant dans le capital de Mutualiste-Finance pour que le retour de leur investissement soit assuré car la gestion est participative. Quand vous êtes actionnaires ou sociétaire de Mutualiste-Finance, la gestion vous intéresse. Vous avez le droit de venir chaque fois contrôler et de participer aux réunions. Il n’y a pas d’isolement. Donc quand vous investissez et que vous avez un oeil pour suivre, ça marche forcément. Et je dis au passage que la nouvelle loi 2012-14 du 21 mars 2012, avec ses rigueurs, garantit et sécurise les investissements et les capitaux car les différents organes à savoir le conseil d’administration, le comité de crédit et le conseil de surveillance sont exigés par la loi. Ils existent au Mutualiste-Finance et travaillent pour les actionnaires et les sociétaires

Interview réalisée par Yves-Patrick LOKO

En savoir plus...

Rapport Doing Business 2014 : Le cabinet Optimum Consulting appelle à croire en l’Afrique

Lionel-Kpenou-Chobli

Le rapport Doing Business 2014 a livré des données satisfaisantes sur le climat des affaires en Afrique. Le cabinet Optimum Consulting accorde une importance capitale à ces grandes avancées et appelle les investisseurs à croire en l’Afrique. Le Cabinet Optimum Consulting, faut-il le rappeler, c’est la combinaison des savoirs, analyses, informations, outils et technologies les plus modernes et efficaces, au service de la performance des organisations et entreprises. Il se veut une organisation moderne, innovante et dynamique avec des perspectives de développement indéniables dans le domaine des services de conseil stratégique et d’assistance technique aux institutions, administrations, collectivités et entreprises. Pour atteindre son objectif, le cabinet utilise intelligence, stratégie, expertise, développement et communication. Lire les notes de son Directeur associé, Lionel Kpenou-Chobli sur le rapport Doing business 2015.

La Banque mondiale a publié son rapport annuel Doing Business le mois dernier. Chaque année depuis 2004, l'étude classe les économies mondiales en fonction de la facilité à y lancer et exploiter une entreprise. L’Afrique sub-saharienne une fois de plus, fait bonne figure. Quatre des cinq pays ayant affiché les meilleurs progressions (Bénin, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal) sont issus de la région et mieux, les quatre sont membres et de la CEDEAO et de l’UEMOA. Globalement surtout, l’Afrique a accompli en 2014, plus de réformes sectorielles que tout autre continent au cours des douze derniers mois. De quoi faire pâlir d’envie l’un des principaux ex-colonisateurs du continent qui ploie sous la dette et sombre vers le déclin à mesure qu’il échoue à se réformer. Bon nombre des réformes mises en évidence par le rapport sont d'un intérêt particulier pour les investisseurs africains et étrangers. Il s’agit notamment des avancées dans l'accès à l'électricité, de la plus grande facilité à obtenir du crédit, des protections supplémentaires pour les actionnaires minoritaires dans les sociétés locales, et d’une plus libre circulation des marchandises à travers les frontières nationales. Nous avons retenu quelques indicateurs qu’il nous semble pertinent et intéressant d’observer et pourquoi pas de considérer comme des approches de solutions africaines pour l’Afrique.

1. Démarrage d'un projet d’entreprise
De nombreux pays africains ont considérablement simplifié le processus de création d'une entreprise. En Côte d'Ivoire, par exemple, le gouvernement a réduit les exigences minimales de fonds propres, réduit les frais de création, et a ouvert un guichet unique pour l'intégration de nouvelles entreprises. Il faut maintenant seulement sept jours francs pour créer une entreprise dans le pays. Le Bénin se targue d’une politique similaire et revendique même à travers le GUFE, un délai de 48 heures qui s’est révélé plausible lors de notre test anonyme mené durant ce mois d’octobre. En Allemagne, il faut deux fois plus longtemps.

2. Commerce transfrontalier
Le Ghana a réhabilité son terminal à conteneurs principal au port de Tema, par l'installation de quatre nouveaux portiques et la mise en place un système de suivi électronique des conteneurs, ainsi que le traitement et le stockage des informations des opérateurs pour accélérer les mouvements ultérieurs. Le constat palpable est le regain de parts de marché par rapport à Abidjan, Lomé et Cotonou dans le service des pays de l’Hinterland. En une journée, un opérateur nigérien ayant des activités sur trois ports de la côte se déclare satisfait par Tema.
Des améliorations similaires à Abidjan ont réduit le temps nécessaire pour évacuer des marchandises à deux jours. Lomé et Cotonou ont également opéré des travaux confortatifs et lancé des investissements sur leurs plateformes portuaires respectives.

3. Obtention de crédit
Le crédit est devenu plus facile pour les entreprises africaines en 2014. Cela est dû à la prolifération et la sophistication croissante de bureaux de référence de crédit sur le continent. Ils permettent aux institutions de mieux apprécier le risque pour s’engager.
La Tanzanie a lancé un bureau de crédit pour la première fois cette année. Le Kenya a adopté une loi qui permet à la fois la collecte et la diffusion d'informations de crédit (positif et négatif) à partager entre les prêteurs. Le bureau de contrôle des crédits de la Zambie a commencé à échanger des données de crédit avec les détaillants et les services publics et projette de le faire avec des établissements sous-régionaux. Les outils alternatifs ont également affecté positivement l’accès aux financements : intégration des normes internationales de gestion, notation des entreprises, développement de fonds fiduciaires de soutien aux PME-PMI, engagements plus francs de fonds d’investissements.

4. Protection des investisseurs minoritaires
Le Sénégal renforcé les garanties pour les actionnaires minoritaires en augmentant le niveau de divulgation de l’information requis lorsqu'une entreprise s’engage dans une transaction entre parties liées. De tels accords doivent maintenant être présentés au conseil d'administration de la société et inspectées par un vérificateur externe.

5. Accès à l'électricité
C’est la question cardinale pour le développement économique du continent. Audelà des grands plans, des annonces et des mégaprojets, les lignes ont bougé sur le terrain. Le Malawi a accéléré le processus consistant à engager des sous-traitants pour effectuer les connexions électriques et la distribution de l’énergie. Cela a réduit le temps moyen de raccordement à moins de 50 jours sur toute l’étendue du territoire. Le Rwanda, quant à lui, a rendu plus abordable l'électricité après avoir éliminé divers frais et taxes de connexion. Au Ghana, des modèles de partenariats public-privé ont été déployés pour 12 types de contrats ayant trait à l’énergie classique ou renouvelable, ce qui ouvre la voie aux investisseurs pour opérer en toute sécurité et célérité.

6. Et plus encore …
Nous ne saurions occulter le projet Rwandais d’abandon de la manipulation d’argent liquide dans les administrations publiques qui constituera un frein brutal à la petite corruption (la plus impactante en réalité), ni celui de Kenya, en relation avec Ecobank pour le suivi en temps réel des comptes bancaires des entreprises privées en vue de la vulgarisation des bonnes pratiques de gestion, de l’assujettissement équitable aux impôts et taxes et de la sécurisation des recettes de l’état.
N’occultons pas un point de satisfaction à décerner à de nombreux états dont le Niger, la Côte d’Ivoire, le Gabon ou la RD Congo qui ont infligé de lourdes amendes fiscales à des compagnies étrangères de grande envergure, opérant dans des secteurs vitaux des économies concernées, comme pour rappeler que faire des affaires en Afrique, c’est les faire avec le même sérieux que dans son pays d’origine. Souhaitons que l’allocation de ces recettes exceptionnelles aille prioritairement aux secteurs de l’éducation, de la santé et de la promotion de la femme et des jeunes, de façon à renforcer le capital humain en vue d’un développement durable.

Lionel Kpenou-Chobli
Directeur Associé

En savoir plus...

Rapport sur la conjoncture économique du Bénin/octobre 2014 : Les réformes du gouvernement portent leurs fruits

komi-koutche

Les efforts du gouvernement du président Boni Yayi en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations continuent de porter leurs fruits. Les performances très reluisantes notées à partir des chiffres de la conjoncture économique du mois d’octobre 2014 publiée par le ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation sont bien édifiantes. En effet, que cela soit sur le plan de l’amélioration de l’environnement des affaires, de l’indice du chiffre des affaires des grandes entreprises, du taux d’inflation ou du point de vue des objectifs assignés aux régies financières, le résultat est nettement au-delà des attentes. Et que dire de la tendance des prix par rapport aux marchés internationaux ? Lisez plutôt la synthèse du rapport publiée ci-dessous pour vous convaincre de la situation générale de l'économie du pays au mois d’octobre dernier. 

CONJOUNCTURE ECONOMIQUE MOIS D'OCTOBRE

En savoir plus...

Ministère de l’Industrie, du commerce et des petites et moyennes entreprises : Les acteurs de la formalisation des entreprises à l’école du Siggufe

GUFE-1

Le ministre de l’industrie, du commerce et des petites et moyennes entreprises, Françoise Assogba empêchée, son directeur de cabinet Adam Ahanchédé a procédé ce jeudi 27 Novembre 2014 à l’ouverture de l’atelier de formation du personnel du Guichet unique de formalisation des entreprises (Gufe) à Grand-Popo. En présence de Is-Dine Bouraïma, Directeur général du Gufe et des responsables du Projet de compétitivité et de croissance intégrée (Pcci) initiateur de la formation, les participants, auront à se familiariser avec le Système intégré de gestion du guichet unique de formalisation des entreprises (Siggufe).

Les efforts continuent d’être déployés pour la modernisation complète du circuit de création et de formalisation des entreprises au Bénin. Dans cette perspective, le Gouvernement du Dr Boni YAYI a mis en place des outils d’incitation à l’investissement privé et à l’entrepreneuriat dont le Guichet Unique de Formalisation des Entreprises (Gufe) créé depuis 2009. C’est ce qu’a rappelé Adam Ahanchédé intervenant au nom du Ministre Françoise Assogba à l’ouverture de cet atelier. Pour ce dernier, ces actions sont bien en phase avec les Orientations Stratégiques de Développement  (2006-2011), comme conditions  de la réduction de la pauvreté et d’une compétitivité globale et sectorielle de l’économie. Mais avant, le Directeur général du Gufe a tenu a rappelé le contexte du déroulement de cette session de formation. Avant de remercier le chef de l’Etat et l’ensemble des responsables et autres autorités dont les diligences ont permis de hisser le Bénin dans le rang des pays les plus respectueux des mesures d’accompagnement à la création d’entreprise, le M. Bouraïma  a indiqué que le Gufe est la seule porte d’entrée pour tout opérateur économique ou tout jeune promoteur désireux d’accomplir les formalités relatives à son entreprise au Bénin. « Ainsi au regard de son importance dans le dispositif national d’accompagnement des entreprises et du secteur privé, beaucoup de réformes ont été opérées en son sein depuis  l’année 2012 à ce jour. des reformes qui entre autres, ont permis de réduire considérablement le délai de formalisation d’une entreprise, de diminuer les frais de formalisation à 30.000F Cfa pour une entreprise individuelle et 75.000 pour une Société à responsabilité limitée (Sarl) ; de supprimer l’obligation de constituer un capital minimum de 1.000.000 F Cfa à la création d’une Sarl, de rendre optionnelle l’intervention du notaire dans la création d’une Sarl et de participer à la réduction du taux des entreprises du secteur informel. » a insisté Is-Dine Bouraïma avant de conclure  que l’efficacité de ces réformes s’est traduite dans le dernier rapport « Doing Business » publié par la Banque mondiale où le Bénin a amélioré ses performances globales à travers un gain de 56 points pour l’indicateur « Création d’entreprises ».

En effet, c’est pour consolider ces résultats obtenus, et améliorer la qualité de la prestation du Gufe aux opérateurs économiques, que la direction générale a décidé de renforcer les capacités techniques de son personnel à l’utilisation du Système intégré de gestion du Gufe.

Au cours de cette formation qui est une première  de plusieurs séries, le personnel se dotera d’une bonne maîtrise des différentes fonctionnalités du Siggufe par poste et par Administrations Partenaires et leur mode d’intervention ; la description du processus de formalisation d’un dossier dans le SIGGUFE et les modalités d’extractions des statistiques et des documents comptables et la génération de l’état d’avancement des dossiers de formalisation dans le Siggufe.
Ainsi, cette session de formation, permettra au personnel d’être mieux outiller sur les différentes fonctionnalités du Siggufe après l’intégration des différentes réformes ; d’accroître leur efficacité professionnelle à travers l’appropriation d’une meilleure approche de développement personnel. Le souhait de la direction générale du Gufe à terme est la poursuite des réformes dans la simplification du processus de formalisation d’entreprises  dans la perspective de l’amélioration de la connexion internet, la dématérialisation complète de la plateforme Siggufe, le renforcement de la communication autour du Gufe ainsi que son extension et enfin le développement de nouveaux métiers autour  du Siggufe.

Extrait du message du MICPME

« …Le rapport « Doing Business 2015 » qui vient d’être publié par la Banque Mondiale affiche une amélioration notable de la performance du Bénin dans le domaine de la règlementation des affaires à travers un gain de 23 points par rapport à l’année dernière, surtout grâce au rang de l’incitateur création d’entreprises où le Bénin a gagné 56 points. Ce niveau de performance est la résultante des réformes mises en place au niveau du Guichet     Unique de Formalisation des Entreprises. Ces réformes sont relatives entre autres , à la réglementation du délai de formalisation des entreprises au Bénin réduit à huit (08) heures de temps ouvrables et à la présence physique au niveau du GUFE  de toutes les administrations partenaires qui interviennent dans le processus de création d’entreprises au Bénin. Ce délai est respecté grâce au Système Intégré de Gestion du Guichet     Unique de Formalisation des Entreprises (SIG GUFE) mis en place par le Millenium Challenge Account ( MCA –Bénin).

Le SIG  GUFE est une application qui interconnecte non seulement toutes les administrations partenaires et les sept (07) antennes départementales du GUFE, mais aussi et surtout sert à l’activité de formalisation des entreprises sur toute l’étendue du territoire national. Il est le cœur du métier du GUFE et son appropriation par tous les acteurs intervenant dans la formalisation des activités économiques au Bénin s’avère indispensable. La présente session de formation intervient dans un contexte où le Gouvernement a démarré le processus d’opérationnalisation de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx).

(APIEx est le fruit d’une réforme qui a permis de rationnaliser et d’intégrer les activités de trois (03) entités en charge du développement du secteur privé à savoir : l’Agence Béninoise  pour L’Exportation (ABePEC), le Centre de Promotion des Investissements CPI et le Guichet Unique de Formalisation des Entreprises (GUFE). Il importe de noter que c’est autour de l’application SIG GUFE que seront développées toutes les autres fonctionnalités de l’APIEx… »

Source: MICPME

En savoir plus...

Financement du développement du Bénin dans le cadre du 11ème Fed : Yayi et Koutché décrochent 244 milliards FCFa de l’Ue

yayi-boni

Bonne nouvelle pour les populations béninoises. Le gouvernement, avec à sa tête le président de la République, Dr Yayi Boni, a obtenu fraichement plus de 244 milliards de Francs Cfa de l’Union européenne. C’est à travers la signature, samedi 29 novembre 2014 à Dakar, du Programme indicatif national du 11ème Fed du Bénin.

Le Programme indicatif national constitue le cadre de référence pour les interventions de l’Union européenne  en faveur du Bénin au titre du 11ème Fonds européen de développement (Fed). Avec cette concrétisation, c’est la coopération  entre l’Union européenne et le Bénin qui se poursuit ainsi pour la période 2014-2020. En effet, le Programme est axé sur trois secteurs de concentration qui visent le renforcement de la gouvernance, la transformation structurelle de l’économie nationale et l’amélioration du bien-être de la population. En termes clairs, il s’agit de la promotion de la bonne gouvernance, du développement durable du secteur agricole et de l’accès à une énergie moderne et durable. Pour ce faire, les ressources allouées au Bénin par l’Union européenne sont de 372 millions d’euros soit 244 016 004 000 FCfa. Cette importante contribution permettra de financer des projets et programmes d’investissement susceptibles d’impulser la  densification et la diversification de la production de biens et de services marchands. Pour le ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché qui a procédé à la signature dudit programme avec le Commissaire européen pour la coopération internationale, Neven Mimica, ceci en présence du chef de l’Etat Yayi Boni, « à travers cette programmation, l’Union européenne renouvelle son engagement à soutenir le gouvernement dans ses efforts de développement inclusif et durable pour la réduction de la pauvreté et l’insertion du pays dans le concert des nations prospères ». Nul doute donc que ce financement témoigne de ce que la coopération entre le Bénin et ce grand partenaire est au beau fixe. C’est à juste titre que l’Argentier national, Komi Koutché va s’en réjouir. Au nom du président de la République et du gouvernement, il a exprimé la reconnaissance du peuple béninois à l’égard des autorités de l’Ue et à tous ses états membres pour leur soutien. «  Le Bénin mettra tout en œuvre pour engager la totalité de ces ressources financières à travers des projets et programmes en adéquation avec les objectifs retenus », a rassuré le ministre Koutché.

La coopération Ue-Bénin en bref

Les relations qui lient l’Union européenne au Bénin sont des relations bien solides, basées sur un partage de valeurs telles que la démocratie, le respect des droits de l’Homme et la promotion de ces valeurs. L’Ue et le Bénin entretiennent leur coopération depuis 1960, année d’indépendance du pays et ce, dans les domaines des relations politiques, économiques, commerciales, financières et techniques. Il faut préciser que l’Union européenne accorde la plus grande part de l’aide au développement au Bénin. Son appui prend la forme de subvention à travers l’appui budgétaire ou les projets et programmes.

Source : MEFPD

En savoir plus...

Face aux exigences communautaires : Des acteurs des finances publiques en formation sur la Lolf

servais-adjovi

Ce mercredi 26 novembre s’est tenue, la session inaugurale de la formation des acteurs des finances publiques au sujet de la loi de finances. Mise en oeuvre par l’Unité de gestion de la réforme du ministère en charge de l’Economie et des finances, la formation vise à donner des outils aux directeurs de la prospectives et de la programmation et ceux en charge des ressources financières, pour mieux comprendre les nouvelles orientations imposées par l’Uemoa.

Les acteurs des finances publiques vont à l’école de la Nouvelle constitution financière : la loi organique relative aux lois des finances (Lolf). C’est dans le cadre des réformes intervenues dans le cadre harmonisé des finances publiques dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). L’initiative de cette formation est à mettre à l’ actif du ministre des finances, Komi Koutché, que les cadres du ministère ont tenu à remercier à l’ouverture de la formation. Les nouvelles exigences communautaires qui seront déclinées à travers cette formation, sont un facteur de modernisation dans la gestion des fonds publics. Cette session de formation des acteurs concernés par la gestion des finances publiques, est l’un des paramètres du succès de la mise en œuvre. Pour le Directeur de cabinet du ministère de l’économie et des finances, Servais Adjovi, l’option faite par l’Uemoa est un vaste chantier de réformes qui touchent les institutions, les finances publiques et les structures. Il faut donc, à en croire le représentant du ministre, une mobilisation générale et un réarment technique pour relever les défis qu’imposent les réformes. Des défis qui ne sont pas insurmontables selon M.Adjovi qui a attiré l’attention sur le fait que l’expertise commise à la tâche est locale. Plusieurs thèmes seront abordés au cours des formations intensives prévues dans le cadre de l’appropriation du nouveau système.  Ainsi les participants s’approprieront la loi organique 2013-14 du 17 septembre 2014 portant Loi des finances (Lolf). Cette formation s’avère nécessaire au regard de la persistance de certaines pratiques caduques et des grandes mutations attendues et vise la modernisation de l’exercice budgétaire. A en croire Célestin Houssou, directeur général du Budget, la modernisation inéluctable de l’appareil financier et étatique appelle indubitablement une refonte des méthodes et techniques de gestion budgétaire pour les adapter à la nouvelle culture que tente d’impulser l’Uemoa  dans les pays membres   

Yves-Patrick LOKO

En savoir plus...

Séance de travail à la Sobémap : Yayi Boni rassure et galvanise les dockers

yayi-sobemap1

Le Président Yayi Boni a tenu une rencontre avec le personnel occasionnel de la Société béninoise des manutentions portuaires (Sobémap), ce jeudi 27 novembre 2014. L’objectif de la rencontre était de doper le moral des dockers et de les encourager dans leurs efforts.

C’est la troisième visite rendue aux dockers par le Chef de l’Etat. Le  Directeur général de la Sobémap a salué l'attachement du Président à la cause des dockers. Il l’a également remercié pour les nombreux efforts fournis pour le mieux-être de la corporation. Parlant d’effort, il y a  le Régime d'assurance maladie universelle (Ramu) pour lequel une réserve de 100 millions de Francs Cfa est déposée au Trésor public. Le Directeur général de la Sobemap a également fait part des nombreuses autres actions entreprises en faveur des dockers. Il s’agit entre autres de la revalorisation des primes, la formation, l'ébauche d'une convention collective, etc. Antoine Kouton a saisi l’opportunité pour formuler quelques doléances relatives à l’accompagnement pour l'acquisition des engins en cours de négociation auprès de la Banque  ouest africaine de développement (Boad).

Dans son adresse, Louis Gbèmenou, porte-parole des dockers a attiré l’attention du Chef de l’Etat  sur la finalisation du  dossier de la convention collective. Il a exhorté Yayi Boni à prendre ce dossier en main pour le bonheur des dockers.
Le chef de l’Etat a dans ses propos, exprimé toute sa reconnaissance pour les nombreux efforts déployés par les valeureux dockers pour le progrès de la société. Il a exprimé toute sa préoccupation par rapport à l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Je ne considère pas la maison port sans vous » a affirmé le Président de la République, montrant ainsi le rôle  déterminant joué par les dockers dans la chaîne portuaire.

Yayi Boni les a rassuré de sa détermination à trouver des solutions idoines à leurs problèmes. Concernant le dossier de la convention collective, il a promis de mettre sur pied un comité pour étudier tous les contours du dossier afin d'identifier la meilleure approche de solution. Le chef de l’Etat n’a pas manqué de faire part de son intention de moderniser le port en vue d’en faire un véritable pôle économique du pays. Il a pour cela annoncé  des réformes pour favoriser la fluidité au port. Ainsi, chaque usager aura son couloir et sera clairement identifié en fonction de son identité, de sa  provenance, du motif de sa présence dans l'enceinte portuaire, etc. Il  les a donc invité un suivre les consignes pour faciliter l’application de ces réformes.
                                                             
 Thomas AZANMASSO (Stag.)

En savoir plus...

Signature de trois contrats de financement entre l’Allemagne et le Bénin : Le gouvernement décroche 28, 8 milliards pour l’Energie, la décentralisation et l’environnement

allemagne-benin

La signature de trois contrats de financement a mobilisé hier mercredi 26 novembre 2014 au ministère des finances deux membres du gouvernement, à savoir le ministre des Finances, celui de l’Environnement puis l’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin. Les trois contrats de financement visant le développement local à travers la décentralisation, le développement durable par la préservation des ressources naturelles, et le développement de l’énergie électrique, plusieurs cadres des secteurs  concernés étaient aussi présents à la cérémonie.  

Les trois accords de financement sont le fruit de la coopération allemande à travers la Kfw (Kreditanstalt für wiiederaufbau). En effet, il s’agit d’une part de deux contrats de financement relatifs au Fonds d’appui pour le développement des communes III (Fadec III) et au projet de gestion des réserves de faunes au Nord du Bénin via la Fondation des savanes ouest africaines (Fsoa). D’un montant global de 13, 8 millions d’euros (soit près de 10 milliards FCfa), ce financement vient en complément à un don d’un montant de 12 millions d’euros déjà fait en 2013 en vue de boucler le capital de la Fsoa qui gère un Fonds fudiciaire de conservation de la biodiversité, destiné à assurer durablement le financement des principaux coûts récurrents des réserves de faune dans la zone de la Pendjari. Le troisième contrat de financement au profit du Bénin et du Togo vise la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nangbéto pour une meilleure fourniture du courant électronique. Il est évalué à 15 millions d'Euros partagé entre les deux pays. Présente à la cérémonie, la présidente du conseil d’administration de la Fsoa, Aline Odjè a remercié les gouvernements du Bénin, de l’Allemagne ainsi que les autres partenaires pour leur appui constant à la Fondation.  Pour l’ambassadeur allemand, Hans Jörg Neumann, cet appui permettra d’augmenter l’offre des services au profit des citoyens. Au regard donc de son importance, il a souhaité que le gouvernement s’investisse entre autres dans le renforcement du Fadec, les audits de qualité et un meilleur contrôle en termes d’utilisation de ces fonds. Par ailleurs le diplomate a réaffirmé l’engagement de son pays pour le développement des secteurs énergie, décentralisation, eau, assainissement, ressources naturelles, agriculture, éducation, etc. vers lesquels il oriente ses interventions. Prenant la parole au nom des gouvernements béninois et togolais, le ministre Komi Koutché de l’Economie et des finances a rassuré le partenaire qu’ « un bon usage sera fait de ces financements pour que les résultats escomptés soient atteints».

Adékin J. BOCO

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !