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Economie

Installation du Conseil d’administration des mareyeuses Issa Azizou promeut «le label poisson» de Sô-Ava

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Les femmes de l’Union communale des mareyeuses et transformatrices  de poissons (Uc-Matranp) de Sô-Ava sont comblées. Leur association dispose désormais d’un Conseil d’administration. Il a été mis en place par le ministre de l’Agriculture, El Hadj Issa Azizou hier jeudi 11 septembre 2014 à la faveur d’une manifestation festive dans l’enceinte de la Mairie de Sô-Ava. Le ministre a promis de promouvoir le label poisson de la dite Commune.


C’est fait. Sô-Ava l’a longtemps espéré. L’acte déterminant devant contribuer à la promotion du poisson de la cité lacustre est dorénavant concrétisé. Le nouveau ministre de l’Agriculture a installé le Conseil d’administration de l’Uc-Matranp hier. C’est avec une ferveur massivement exprimée  que les populations ont vécu l’évènement qui changera fondamentalement l’économie de la Commune. En présence des membres de son cabinet, des cadres du ministère et des membres du Conseil communal de Sô-Ava, El Hadj Issa Azizou a reconnu le rôle que jouera l’Uc-Matranp dans l’économie locale. Pour lui, le poisson que vendent en gros ou transforment les femmes de Sô-Ava est un label ; un vrai label qui doit être préservé et promu. Mieux, a-t-il précisé, ce poisson doit avoir «son marché spécial à Cotonou» pour que le travail des femmes battantes soit valorisé. Des propos, faut-il le souligner, qui viennent renforcer les déclarations du maire Joseph Onitchango qui avait un peu plus tôt défendu «les braves femmes» de sa Commune. A l’entendre, le fonctionnement régulier du creuset doit améliorer la production des femmes et leur permettre de s’épanouir à la longue. Le maire montrera que la bataille des femmes pour la création de l’Uc-Matranp a été rude mais il y a désormais pour elles une lueur d’espoir. A en croire le représentant du Directeur général du Carder Atlantique-Littoral, ces femmes ont le soutien planifié du ministère de l’Agriculture et pourront travailler pour asseoir  dans leur Commune une filière bien organisée.

Face aux défis, Azizou rassure…

Seulement la réussite de la bataille passe inxehorablement par la résolution de quelques difficultés. Selon le maire et la présidente de l’Uc-Matranp, Gbédité Lissassi, les mareyeuses et les transformatrices des poissons qui travaillent dans une Commune lacustre, n’ont pratiquement pas de barque motorisée. Elles souffrent de manque de marché, de chambres froides, de glacières, de bassines ainsi que d’insuffisance de microcrédits. Ce sont des besoins, a affirmé Gbédité Lissassi, qui affectent dangereusement la commercialisation des poissons. Face à ce chapelet de besoins, et pour accompagner la Commune, le ministre de l’Agriculture  a invité le maire Joseph Onitchango à lui faire parvenir toutes les doléances des femmes. Il a aussi désigné le Directeur des ressources financières et matérielles du ministère de l’Agriculture, Jean Tokpessi réputé  proche des femmes de l’Uc-Matranp pour étudier dans un délai raisonnable le  cahier de doléances qui sera incessamment déposé. Hier, après les discours protocolaires, le ministre a remis officiellement les statuts et autres textes  de l’Union à Gbédité Lissassi tout en félicitant tous les membres sous les acclamations nourries des populations massivement mobilisées pour la cause.   

Une mini-foire très animée

L’occasion faisant le larron, les mareyeuses et les transformatrices de poissons ont montré lors de cette cérémonie les activités dans lesquelles elles excellent. Elles ont animé une mini-foire dans la cour de la mairie de Sô-Ava. Et le ministre de l’Agriculture a pu découvrir et goûter aux produits de la rivière Sô. Il a ainsi apprécié au grand bonheur des femmes, des poissons et crevettes fumés et leurs dérivés. L’accueil de l’Uc-Matranp était chaleureux pour El Hadj Issa Azizou promu à la tête du ministère de l’Agriculture, il y a moins d’un mois. Mais ce dernier le leur a bien rendu en promettant de leur apporter tout son soutien.

Mike MAHOUNA

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BANQUE : Investisseurs et analystes saluent l'entrée de Qatar National Bank dans le capital d'Ecobank

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L'annonce de l'entrée de Qatar National Bank dans le capital d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI), n'a pas laissé indifférents les analystes et les investisseurs dans les  marchés financiers où le groupe est coté. Sur le Ghana Stock Exchange, le titre ETI a occupé la deuxième place des transactions, avec 281 800 actions qui ont changé de main. Sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l'UEMOA basée à Abidjan, le titre a terminé la journée du 4 septembre sur une progression de 2%. Son rendement depuis le début de l'année est ainsi ramené à 0%, il était de -5,7% il y a encore quelques semaines. Sur le Nigerian Stock Exchange (marché financier nigérian), le titre est sous les feux des projecteurs. Il a progressé de 2,3% et a atteint 17 nairas, soit le niveau le plus haut depuis les deux dernières semaines. On possède aujourd'hui quelques détails sur la transaction. Au total QNB a acquis ses actions en rachetant près de deux milliards d'actions directement à un investisseur institutionnel (AMCON), a un cours d'action de 20,01 nairas, de 18% supérieur aux 17 nairas que vaut ce titre actuellement. Au total et sur cette base, la transaction brute aura coûté au groupe qatari 217,8 millions $. L'arrivée de cet investisseur a relancé le débat sur les solutions possibles pour le groupe bancaire panafricain, face à la contrainte d’accroître ses réserves dans certains pays comme le Nigéria ou encore le Kenya, où les régulateurs ont fixé de nouvelles règles en la matière. Il faut relever avec certains observateurs, que la transaction s'étant effectuée hors marché, cette dernière n'aura pas un effet de dilution sur les titres et donc le problème d'injection de capitaux en vue de renforcer les fonds propres de certaines de ses filiales (Kenya et Nigéria), reste entier.Lors de la conférence avec les investisseurs et les analystes sur les résultats du premier semestre 2014, le management d'ETI a fait savoir que le rapport d'adéquation de ses fonds propres (CAR) notamment dans sa filiale nigériane était de 16,1% à la fin juin 2014, avec un ratio du capital tier1 à 13%. Le Capital Tier 1 est le noyau dur des fonds propres d'une banque et au Nigéria, c'est l'indicateur le plus important pour la banque centrale dans le cadre de ce qu'on désigne  comme étant des banques systémiques.Au premier juillet 2014, la Société Financière Internationale  (SFI) a fait jouer son droit d'option et a converti les créances qu'elle détenait sur ETI Nigeria (à travers deux de ses fonds) en actions, portant ainsi le ratio de capital tier 1 à 13,5%. Aussi la filiale nigériane d'ETI a levé 250 millions $ dans le cadre d'un emprunt international, afin de renforcer son capital tier 2, portant l'adéquation globale de ses fonds propres à 17,5% soit seulement 1,5% au-dessus de la norme de 16% fixée par la Centrale Bank of Nigeria.L'exercice par Nedbank de son option de conversion de créance en action et d'une augmentation parallèle de cash additionnel, reste une solution confortable pour le groupe Ecobank. Deux scénarios sont envisagés par les analystes. Le groupe sud-africain converti simplement sa créance, et dans ce cas, le Tier 1 progresse à 15,3% et le CAR global reste à 17,5%. Ou alors, Nedbank converti sa créance et y ajoute des fonds additionnel, ce qui le fait grimper à hauteur de 20% du capital d'ETI, mais surtout propulse le capital Tier 1 à 16,5% et le CAR global à 18,3% (un niveau beaucoup plus confortable).En attendant les analystes nigérians gardent confiance dans le titre du groupe sur le Nigerian Stock Exchange, et le recommandent à l'achat, avec un objectif de cours ciblé à 24,5 nairas

 (Agence Ecofin)

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Rencontre gouvernement-transporteurs et conducteurs au Palais : Yayi sauve les routes du Bénin de la corruption

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Mettre fin à la corruption née des contrôles exagérés sur les routes béninoises d’une part, et d’autre part faire appliquer le décret  213-546 du 24 décembre 2013 réglementant les postes de contrôle sur les axes routiers  tout en se conformant définitivement aux directives de l’Uémoa en la matière. C’est le menu principal de la rencontre qui a réuni samedi 06 septembre 2014 à la Présidence de la République,  le chef de l’Etat, les transporteurs, conducteurs, les ministres sectoriels et le haut commandement militaire. A cette rencontre, d’importantes décisions ont été prises.  Lisez  les propos de Marcel de Souza, ministre du Développement ; Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur et Claude Quenum, l’un des responsables des conducteurs à l’issue de ladite réunion.  

Marcel de Souza, ministre du Développement :

«Vous savez, il y a un décret qui a été pris et qui définit le nombre de contrôle routier qu’il doit avoir sur chaque axe routier.  En l’occurrence, si vous quittez Cotonou pour aller à Hillacondji, c’est un seul poste ; Cotonou-Kraké c’est un seul poste, Cotonou-Igolo, également un seul poste. Mais Cotonou-Malanville, c’est trois postes de contrôle routier et Cotonou-Porga, trois postes de contrôle routier. Mais il s’avère que si vous quittez Cotonou pour aller à Hillacondji, parfois c’est sept, huit postes ; moi-même j’ai compté. A ce niveau là, ils ont raison. Donc, ce qui fait que lorsqu’il y a trop de contrôles routiers, c’est des contrôles qui aboutissent à des paiements de visas. C’est-à-dire que même si vous avez vos papiers, vous devez donner quelque chose à l’agent qui se présente à vous sinon vous perdez du temps et le contrôle s’étend autrement. Alors, ils ont posé ce problème, qui est un problème réel qui a une incidence sur les prix de revient. Si vous achetez du maïs, vous quittez Parakou pour Cotonou. Si vous devez avoir 10 à 18 postes et que vous payez 1000 FCfa à chaque poste, cela vous fait 18000 FCfa. Le transporteur va répercuter cela sur le commerçant et le maïs devient plus cher. Donc, il y a une incidence sur les prix. Ensuite, il y a une incidence sur la qualité des services de notre Port. Vous savez, les recettes du Port commencent à baisser. L’une des raisons, c’est que les routes béninoises sont des plus corrompues. C’est vrai, il y a un travail qui a été fait par la Cédéao et qui montre sur 100Km quelle est la moyenne qu’on dépense à prix de basis pour pouvoir continuer sa route. A part le Nigeria qui nous dépasse, qui est à peu près à 37000 F en moyenne sur les 100 Km, le Bénin est à 36000F. Ce n’est pas à notre honneur. C’est vrai, nous avons évoqué le fait qu’il n’y a pas de corrompu sans corrupteur, le chef d’Etat major l’a dit et c’est vrai. Il y a une collaboration entre les transporteurs, qui souvent sont pressés, ou bien ne sont pas en règle, et les policiers, les gendarmes, les forestiers y compris les douaniers qui veulent aussi aller très vite. Et donc,  on siffle son visa, et puis on paye et on continue sa route. Mais cela commence à nous déshonorer, nous qui allons à des réunions à l’extérieur, nous avons honte. Nous ne sommes pas fiers. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu, le décret a été pris, les arrêtés ont été pris mais c’est le non respect de ces principes qui pose problème.

Alors des décisions importantes ont été prises :

1- le chef de l’Etat a décidé de suspendre tous les contrôles routiers pour les quatre mois à venir, et une commission ad ‘hoc a   été mis sur pied qui sera composé et dirigé par le ministre de l’Intérieur en présence du chef d’Etat major, du directeur général de la police, du directeur général de la gendarmerie, du directeur général des eaux et forêts et il y aura l’appui du ministre des Finances et du ministre du Développement y compris le ministre de l’Environnement. Cette commission a une semaine pour se mettre au travail et faire des propositions. Tous les aspects doivent être traités. Premier aspect : les charges à l’essieu. La Directrice de l’Uémoa dit qu’on doit faire le contrôle à l’essieu et prévoit des pénalités. Comment ces pénalités sont-elles appliquées ? D’après les transporteurs, le Bénin est plus dur que les autres. Donc, il faut qu’on revoie cet aspect dans la mise en œuvre, étant donné que c’est le chef de l’Etat du Bénin qui est le président de la Conférence des chefs d’Etat, comment appliquer et faire appliquer par les huit autres pays de l’Uémoa. Cette situation est très importante parce que la charge à l’essieu pèse sur la durabilité de nos routes. Les routes se détériorent. J’ai vu par exemple des camions qui peuvent transporter 30 tonnes jusqu’à 90 tonnes d’essieu. On ne peut pas conserver nos routes qui coûtent très cher. Donc, c’est une décision pertinente qui a été prise par l’Uémoa, et pour que nous puissions garder nos routes, il faudrait que les transporteurs eux-mêmes comprennent. Il y va de l’intérêt de notre pays. Etant donné que notre pays est un pays de transit, notre Port, de plus en plus est désaffecté parce qu’on dit que nos routes sont trop corrompues et c’est vrai. Si nous pouvons faire cet effort là pour que corrompus et corrupteurs  puissent arrêter, qu’il y ait de la volonté des deux côtés. Donc pendant 3 à 4 mois, plus de contrôle routier sur tous les axes mais les contrôles de sécurité sont maintenus et le chef de l’Etat a précis que  conformément au décret qui le précise, aucun contrôle ne doit durer plus de cinq minutes : ouvrir le capot, voir éventuellement s’il y a les drogues, des produits prohibés, etc. et puis, c’est terminé. On ne doit pas contrôler le permis, et on ne doit pas contrôler non plus l’assurance, et autres visites techniques si tout est à jour ; ce n’est pas leur rôle. Evidemment, il a été évoqué l’accroissement des braquages. Des dispositions et des propositions seront faites pour qu’on responsabilise les chefs de brigade et les commissaires dans leurs zones pour qu’il n’y ait pas de braquage parce qu’ à  chaque fois qu’on dit que les contrôles routiers sont supprimés, il y a recrudescence des braquages. Ce comité là va se pencher et faire des propositions idoines.

Troisième problème qu’ils ont posé,

c’est qu’ils sont des acteurs de notre économie mais ils se sentent négligés. Ils ont dit que  jamais un transporteur n’a été décoré. Un décret a été pris pour dire qu’au nom des transporteurs, les deux premiers responsables de leurs syndicats seront décorés mais en lieu et place de l’ensemble, symboliquement. Ce qui a été très bien accueilli. Ensemble, il a été retenu que dans une semaine, nous allons nous retrouver et que les propositions seront adoptées par le conseil des ministres pour qu’il y ait de la rigueur. Nous pouvons aller jusqu’à créer la police de la police pour contrôler les mesures. Dernier élément, c’est que les forces de l’ordre qui doivent aller faire leur contrôle de sécurité doivent être dotées de leur badge, et il a été décidé la création d’un macaron qui va symboliser, si l’ensemble des pièces est à jour, nous allons les mettre sur les vitres et sur les corridors concernant le Bénin, pour permettre aux transporteurs de circuler sans qu’il n’y ait d’autres tracasseries. Tous ces éléments seront repris au niveau du conseil des ministres et adoptés comme décisions du conseil des ministres.»
Claude Quenum, président de la Confédération des syndicats des conducteurs et transporteurs du Bénin (Cosycotrab) :
«
 … aucun conducteur ne sera encore soumis aux contrôles routiers jusqu’à nouvel ordre mais je tiens à attirer l’attention sur quelque chose. Cela ne veut pas dire que le conducteur est libre de faire ce qu’il doit faire, non…Nous aussi, nous allons nous mettre au travail parce que des contrôles s’effectuent au niveau des parcs pour voir  la conformité des pièces du véhicule avant qu’il ne se mette sur la route. Et, je crois que nous avons aussi du travail à faire. Et vous allez voir que tout se passera bien dans le pays »


Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique
«
 C’est clair que désormais, tous ces textes seront respectés sans faille, de tous côtés. Que ce soit au niveau des forces de sécurité publique et des forces de défense. Les conducteurs également doivent respecter, chacun de son côté, les textes pour que nous puissions être bien côté par l’Uémoa que nous dirigeons aujourd’hui parce que c’est le président de la République qui est le président en exercice de l’Uémoa. Ce n’est pas normal qu’en tant que président, que ce soit chez lui, dans son pays que nous soyons désobéissants. Je crois que désormais, dans les jours à venir, nous n’allons plus voir effectivement les forces de l’ordre au niveau des contrôles. Il y aura des points de contrôle certes. Mais connus de tous. Et c’est ça qui sera respecté. Il y aura également des patrouilles de sécurité… »

Propos transcrits par Adékin J.BOCO

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Préparation du budget général, exercice 2015 : 6 ministres ont présenté leurs besoins à Komi Koutché hier

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(Le projet de budget déposé au Parlement le 07 octobre prochain)
Le processus administratif d'élaboration du projet de loi de finances de 2015 enclenché depuis quelques mois, se poursuit. Hier jeudi 04 septembre 2014, 6 ministres ont défendu les priorités de leurs différents départements face à l’Argentier, Komi Koutché. C’était dans les locaux du ministère des Finances.


Plus de répit pour les membres du gouvernement. En tout cas, jusqu’à l’établissement du projet de budget, exercice 2015.  Depuis jeudi, chacun d’eux présente les besoins de son administration au ministre des Finances et à ses collaborateurs responsabilisés à cet effet. Hier dans la matinée, c’est la ministre de la Santé, Dorothée Kindé Gazard qui a ouvert le bal. A en croire le point qu’elle a fait à la presse, le budget consacré à la santé devrait augmenter l’année prochaine de 12% par rapport à 2014. Il devrait atteindre 85 milliards. Cet accroissement devrait permettre de renforcer la lutte contre les maladies endémiques, la mortalité maternelle et assurer davantage la sécurité transfusionnelle. L’Argentier national Komi Koutché a reçu à sa suite, le ministre des enseignements secondaire et professionnel, Alassane Soumanou. Lui informera que les besoins de son département consommeront le tiers du budget général de l’Etat en 2O15. « De 54 milliards, cette année, on va passer à 60 milliards», a-t-il déclaré. Selon Alassane Soumanou, le budget est en augmentation mais toujours insuffisant face aux défis de son ministère. Car, a-t-il expliqué, le ministère doit palier le manque d’enseignants qualifiés, construire de nouvelles salles de classe et faire face aux dépenses d’équipement. Après lui, c’était le tour du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur, François Abiola. Appuyé par les membres de son cabinet, le Professeur Abiola a annoncé que les grands défis auxquels fait face le monde universitaire, ont provoqué une augmentation du budget de 7 milliards. Avec ce fonds, a souligné le ministre d’Etat, le Bénin doit poursuivre la construction de la nouvelle carte universitaire, recruter de nouveaux enseignants et accompagner les étudiants des écoles universitaires agricoles à s’installer.

Les enseignements maternel et primaire, un budget en baisse
Le passage du ministre Eric N’Da a retenu l’attention. Il a en effet fait remarquer que le prochain budget des enseignements maternel et primaire sera en baisse par rapport à l’année en cours. De 111 milliards en 2014, le budget devra passer à 101 milliards en 2015 conformément à la lettre de cadrage budgétaire définie. Mais contrairement à ce département, celui de la Famille devrait voir son budget s’accroitre l’année prochaine. Selon Naomie Azaria, ledit ministère devrait pouvoir fonctionner avec 5,815 milliards en 2015 contre 5 milliards en 2014. Mais la ministre a souligné qu’elle entend négocier des fonds additionnels afin de permettre le  réaménagement les locaux abritant l’administration qu’elle dirige. Hier, c’est la patronne des Microfinances, Marie-Laurence Sranon Sossou qui a mis fin à la première vague de ministres. Le budget de son ministère sera amélioré. A l’écouter, arrêté à 11,5 milliards environ en 2014, le budget passera prochainement à un peu plus de 12,5 milliards et sera surtout consacré à la promotion de l’entrepreneuriat. A la fin de la matinée, le Directeur général du Budget, Célestin Hossou a confié que ces échanges entre le ministère des Finances et les autres ministères s’inscrivent dans le cadre des conférences budgétaires qui restent une étape importante dans l’élaboration du budget général de l’Etat. Selon lui, ces échanges se poursuivent et prendront fin le O6 septembre prochain. Célestin Hossou a pour finir annoncé que le projet de budget de l’Etat, exercice 2015 sera envoyé au Parlement au plus tard le 07 octobre 2014.  

Mike MAHOUNA

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Face aux médias Komi Koutché annonce la rétrocession des défalcations sur salaires

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Autre lieu, même cérémonial. Le ministre de l’Economie, des finances et des politiques de dénationalisation entend reprendre ses anciennes habitudes du ministère de la communication. Il veut rencontrer périodiquement la presse. Pour ce premier face à face, ce sont les grandes orientations de son passage à la tête du ministère des finances qui ont été dévoilées. Occasion pour le ministre d’annoncer la mesure de remboursement des frais défalqués aux travailleurs.   


Le nouvel argentier national veut redorer à la maison finance, son blason et faire d’elle le véritable gardien du temple. Pour ce faire, trois grandes orientations vont guider sa démarche. A travers la normalisation à imposer au ministère de l’Economie, des finances et des politiques de dénationalisation,  komi Koutché ambitionne la gestion efficiente des carrières et des ressources humaines. La standardisation des responsabilités permettra au ministre de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Le processus est amorcé et devra être bouclé d’ici la fin du mois de septembre, a fait savoir Komi Koutché dont le souci majeur est la maîtrise de la chaîne des dépenses au niveau de la chaîne des finances. L’heure est à l’élaboration des codes et normes pour parvenir à de bons résultats. « Que chacun dégage la balle de son camp » a dit le ministre des finances qui ne souhaite plus que des usagers  se plaignent de la lenteur administrative. Puisque selon lui, le temps est un facteur de mesure d’efficacité. La dématérialisation des régies financières de l’Etat et l’instauration d’une bonne discipline financière sont les autres innovations à apporter par Komi Koutché pour réussir à bien son passage à la tête du ministère des finances. Les réflexions sont en cours pour booster les recettes de l’Etat à fait remarquer le ministre.

« Le Bénin a l’un des meilleurs taux d’endettement »  

Au cours de sa conférence de presse, l’argentier municipal a annoncé l’injection de 30 milliards FCFA pour l’apurement de la dette de l’Etat. Occasion d’infirmer les allégations faisant état de ce que le Bénin serait en cessation de paiement. Le Bénin continue d’honorer ses engagements et c’est ce qui explique le remboursement des défalcations opérées entre temps sur les salaires des travailleurs béninois pour faits de grève. Une enveloppe de 1,5 milliards est déjà dégagée pour ce faire. Les sommes débloquées au profit du Cos-Lépi  ont également été au cœur de cette rencontre au cours de laquelle Komi Koutché a annoncé que les programmes de dénationalisation s’intéresseront aux secteurs des télécommunications et l’énergie, en partenariat avec le privé.

Y-P. L

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Une nouvelle boutique Nokia et Samsung à Bohicon Alo mobile se rapproche davantage de sa clientèle du Zou

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Les consommateurs d’équipements électro ménagers de Bohicon, Abomey et environs n’ont plus de souci à se faire. Grâce à l’agence Alo Mobile qui s’est installée dans la région, à travers  sa nouvelle boutique située à Honmèho, elles pourront se procurer des téléphones portables Nokia, des postes téléviseurs écran plasma, des réfrigérateurs, des cuisinières, des décodeurs, des mini chaînes, des congélateurs, des climatiseurs de marque Samsung. Les prix pratiqués, au regard de la qualité des produits proposés, sont à nul autre pareil. La garantie, elle, s’étend sur 24 mois.
C’est dans la liesse populaire que Alo Mobile a rouvert son agence de Bohicon implantée désormais aux encablures de Moovstore,  au bord de  la route d’Abomey.  A la cérémonie  inaugurale,  placée sous l’autorité du maire de Bohicon, samedi 30 août 2014,  la responsable de l’agence, Charlotte Dègnon a rappelé la raison qui sous-tend l’implantation de la boutique Alo Mobile à Bohicon. A en croire ses propos, Alo Mobile  et  les Magasins Néo Electronics  ont scellé ce partenariat pour d’une part réduire aux clients du Zou et des Collines les tracasseries et les risques liés au mauvais état des routes, et d’autre part, offrir à ces clients un service efficace. Ainsi, les férus des marques internationales Nokia et Samsung n’ont plus besoin d’aller loin. Alo mobile et Néo Electronics leur ont facilité la tâche en se reprochant d’eux sans incidence sur les prix d’achat des différents articles. Une initiative que le maire Luc Sètondji Atrokpo a d’ailleurs saluée. Dans son intervention, l’autorité communale a décerné un satisfecit pour le management commercial dont fait montre Alo Mobile  depuis 2010 à Bohicon. La coupure du ruban, et la visite  guidée des locaux, sous la direction de Nadine Ologoudou, Directrice commerciale de Alo Mobile,  sont les ultimes moments de cette inauguration riche en couleurs.

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Descente du ministre des finances à la Dgid : Komi Koutché souhaite un taux de recouvrement de 150%

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La direction générale des impôts et domaines a accueilli Komi Koutché, dans l’après-midi du jeudi 28 août. Le ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation a noté avec attention les préoccupations des agents de cette régie financière et promis de les aider à trouver des solutions.
La direction générale des impôts et domaines (Dgid) est la deuxième régie financière de l’Etat qui reçoit le nouveau ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation. Les hôtes du nouvel argentier national, surtout les secrétaires généraux du syndicat des travailleurs des impôts du Bénin (Syntrib) et du syndicat national des agents des impôts du Bénin (Synaeb) ont dressé le tableau de maux qui minent leur administration. Reclassement des agents revenus de formation, dotation en matériels roulants, intégration sans délai des bâtiments qui sont la propriété de l’administration des impôts. Aussi, ces agents demandent-ils au ministre de nommer sans délai un cadre à la direction générale adjointe qui est vacante depuis l’admission à la retraite de son ancien titulaire. La certification à la norme ISO est aussi une ambition exprimée par les agents de la Dgid. Le ministre Koutché a promis aider à trouver des solutions aux différentes préoccupations.  L’argentier national exhorte ses hôtes de la régie des impôts à poursuivre le sacrifice par lequel depuis 2010, ils réalisent des progrès significatifs dans le recouvrement des impôts. Reconnaissant les mérites de la Dgid, Komi Koutché a demandé aux agents de renforcer ce qu’ils font déjà de bien et de dépasser les prévisions de recettes. Les principes « pour aller de l’avant » sont la discipline, le respect, la rigueur et la loyauté a fait savoir le ministre Koutché qui est bien conscient des difficultés de la Dgid en cette veille de la transition fiscale. A cette rencontre qui n’est qu’une première,  le ministre des finances, a appelé ses collaborateurs des impôts à désormais considérer les contribuables comme des clients et les traiter avec beaucoup d’égard.

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Au lendemain de sa prise de service au Ministère de l’Economie, des Finances : Komi Koutché au contact de la Douane

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Le nouveau ministre de l’Economie et des finances, chargé des programmes de dénationalisation (Mefdp) démarre en trombe sa mission. Quelques heures seulement après sa prise de fonction, Komi Kouthé s’est rendu  dimanche 24 août 2014 à la Direction générale des douanes et droits indirects.
Avec l’administration des douanes ce dimanche 24 Août 2014, au cours de sa première sortie officielle, Komi Koutché a pris un pari. Celui de faire des douanes béninoises une administration exemplaire, en jouant sans ménagement sa partition pour la création des conditions de sa performance. Le ministre des finances attend des acteurs des douanes qu’ils s’acquittent, dans la discipline et le respect des textes et réglementations de leurs obligations respectives. Pour Paul Tabé Lafia, directeur général de la douane, cette visite du ministre traduit la place de choix de la douane parmi les régies financières sous tutelle du ministère des finances. Après avoir fait le point du personnel de l’administration dont il a la charge, le Dg/douane a donné les raisons de la contre-performance observée au niveau de la régie. La nouvelle politique commerciale du Nigeria, le détournement du trafic nigérien et l’application rigoureuse de la réglementation de l’Uemoa au sujet de la charge à l’essieu sont quelques situations qui plombent les efforts de la douane béninoise. A la date du 31 juillet, sur un objectif  de 407 milliards à atteindre, les services douaniers ont réuni 214 milliards, soit un taux de 54,28 milliards. « A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle » a dit Paul Tabé Lafia qui sollicite l’appui du ministre Koutché pour l’amélioration des performances de la maison des disciples de Saint-Mathieu. A la suite du directeur général de la douane, Salifou Boukari le secrétaire général adjoint du syndicat de la douane béninoise (Sydob) a aussi énuméré les facteurs qui empêchent la douane d’être à la hauteur des attentes.  Ils ont noms : politisation de l’administration, fantaisistes redéploiements, instabilité du poste de directeur général. Salifou Boukari a présenté les doléances des douaniers béninois qui résument à la transmission à l’assemblée nationale du projet de statut particulier du corps, de l’équipement en matériels roulants et le paiement des primes à bonne date. « Nous ne voulons pas être des cordonniers mal chaussés » a fait remarquer le Sga du Sydob qui exhorte le ministre Koutché à conduire la douane béninoise vers la certification ISO. Le ministre des finances promet d’aider la douane à trouver des solutions aux contre-performances. « Notre pétrole, c’est nos régies » a fait savoir Komi Koutché qui invite ses interlocuteurs du dimanche à se remettre aussi en cause.

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Appui au développement communautaire au Bénin : Les Usa accordent 53 millions de FCfa pour la réalisation de 12 projets

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Le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin, Kevin Armstrong et douze organisations de la société civile, ont procédé,  mardi 19 août 2014, à la signature d’accords de financement de neuf projets d’auto-assistance et de trois projets dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme. La cérémonie de signature s’est déroulée au centre culturel américain.
D’un montant total de 53 millions de francs Cfa, ce fonds servira au financement des douze projets de développement communautaire, retenus par l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique dans le cadre de son programme spécial d’auto-assistance. Deux types de projets ont été financés. Il s’agit de neuf projets de développement communautaire et de trois projets relatifs à la démocratie et aux droits de l’homme. Prenant la parole au cours de la cérémonie, le chargé d’affaires de la mission américaine, Kevin Armstrong a rappelé que lesdits projets contribueront à l’amélioration des conditions de vie des communautés béninoises. Ils sont financés par deux programmes spécifiques du gouvernement américain : le programme spécial d’auto-assistance des ambassadeurs et le fonds pour la démocratie et les droits de l’homme du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, a-t-il informé. Le premier programme finance neuf projets de développement à la base à savoir l’équipement des salles de classe du Ceg Atchoukpa en tables et bancs ; l’achat de l’équipement en vue de la transformation des feuilles de Moringa à Bohicon, l’acquisition d’une décortiqueuse de riz pour accroitre la production du riz à Djidja ; la formation des jeunes handicapés dans la commercialisation et la fabrication de savon ; l’installation d’une pompe à Peporyakou en vue d’améliorer le transport de l’eau par les handicapés dans la communauté ; l’achat de nouveaux équipements pour le laboratoire du Ceg1 de Tanguiéta ; la formation des ménages à la fabrication et à l’utilisation des foyers améliorés et à la plantation d’arbres ; l’achèvement de la construction des salles de l’école Agondotan à Zè et enfin, l’achat de l’équipement pour la transformation du manioc à Zoumè. Le second programme, quant à lui, finance trois programmes à savoir l’amélioration de la disponibilité de l’information au profit des personnes handicapées visuelles et auditives ; l’amélioration des droits de l’homme pour la population albinos du Bénin, socialement marginalisée et l’amélioration des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels au Bénin. Au nom des bénéficiaires, Pulchérie Saizonou, représentante des bénéficiaires du programme d’auto-assistance et Franck Houétèhou, représentant des bénéficiaires du fonds pour la démocratie et les droits de l’homme, ont témoigné leur gratitude au gouvernement américain pour cet appui à l’amélioration des conditions de vie des communautés béninoises. Tout en promettant de lancer les différents travaux dans les tout prochains jours, ces derniers ont rassuré le partenaire d’un bon usage desdits fonds.

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Amélioration dans la gestion des finances publiques : Un Datacenter mis en service au ministère des finances

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Une infrastructure pour la production des services fournis par le ministère de l’économie et des finances : c’est le Datacenter qui dans sa phase de démarrage, hébergera une copie des précieuses bases de données et tous les systèmes transversaux tels que les services Internet et Intranet du ministère. Le joyau a été officiellement mis en service en présence du chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, du ministre des finances et bien d’autres personnalités.

Le Datacenter du ministère de l’Economie et des finances est un fruit de l’accompagnement de l’Union européenne qui a consisté en la conclusion de deux importants marchés, l’un pour des travaux d’aménagement pour un montant de 171,8 millions F Cfa et le second pour l’achat d’équipements pour un montant de 482,2 millions F Cfa soit au total 654 millions F Cfa représentant plus de 95% du coût total de l’infrastructure. « Pour nous, la réalisation du Datacenter signifie la fin des soucis informatiques, ceux que l’on rencontre malheureusement trop souvent dans l’administration béninoise. Il s’agit par exemple du manque de fiabilité de l’accès internet, de l’absence de messagerie professionnelle, des difficultés d’accès aux différents logiciels, l’arrêt du système informatique dès que survient une coupure d’électricité de quelques minutes, la redondance des équipements informatiques, notamment les serveurs et plus généralement l’absence de rationalité dans la gestion des équipements informatiques, source de beaucoup de gaspillages », a laissé entendre Josep Coll, représentant résident de l’Union européenne au Bénin.

En enclenchant le processus qui aboutit à l’inauguration, ce mardi 12 août, de ce Datacenter, le ministère de l’Economie et des finances entend gagner un pari. Celui de pallier les difficultés telles que les coupures du réseau informatique, l’absence de sauvegarde des données, l’absence de surveillance du système informatique. Pour le ministre des finances, Jonas Gbian, le Datacenter dont se dote la maison-fiance est « le fruit d’une longue tradition de partenariat entre l’Union européenne et le ministère de l’Economie et des finances ». Le ministre a tenu à saluer ce partenariat. Selon l’ambassadeur Coll, le joyau est « conçu et réalisé selon les normes internationales des Datacenter qui prévoient, entre autres, que la durée d’interruption maximale de la disponibilité des équipements informatiques soit inférieure à une heure par an » L’infrastructure devra donc fonctionner parfaitement 99,987 % du temps. Ce qui constitue une révolution et une volonté affichée d’assurer une fiabilité des données au sein du ministère des finances.

Le joyau ainsi mis en place, est l’investissement préalable indispensable à la mise en place du nouveau système de gestion et d’information des finances publiques qui sera conçu dans le cadre du prochain projet de l’Ue : le PAGE (Projet d’appui à la gouvernance économique) qui commencera en 2015. L’inauguration du Datacenter du ministère des finances intervient à un moment où le département de Jonas Gbian entame de grandes réformes en matière d’amélioration de la gestion des finances publiques béninoises et dans le contexte particulier des nouvelles orientations fixées par l’Uemoa. « Ce joyau que nous inaugurons ce jour doit donc être perçu comme une opportunité qui, à point nommé, vient nous aguerrir dans les nouveaux défis qui sont les nôtres pour les années à venir », a déclaré, pour finir, l’Argentier national.

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