TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

SGB MAF GIF 1000x250px

A+ A A-

Economie

Une nouvelle boutique Nokia et Samsung à Bohicon Alo mobile se rapproche davantage de sa clientèle du Zou

alo-mobile

Les consommateurs d’équipements électro ménagers de Bohicon, Abomey et environs n’ont plus de souci à se faire. Grâce à l’agence Alo Mobile qui s’est installée dans la région, à travers  sa nouvelle boutique située à Honmèho, elles pourront se procurer des téléphones portables Nokia, des postes téléviseurs écran plasma, des réfrigérateurs, des cuisinières, des décodeurs, des mini chaînes, des congélateurs, des climatiseurs de marque Samsung. Les prix pratiqués, au regard de la qualité des produits proposés, sont à nul autre pareil. La garantie, elle, s’étend sur 24 mois.
C’est dans la liesse populaire que Alo Mobile a rouvert son agence de Bohicon implantée désormais aux encablures de Moovstore,  au bord de  la route d’Abomey.  A la cérémonie  inaugurale,  placée sous l’autorité du maire de Bohicon, samedi 30 août 2014,  la responsable de l’agence, Charlotte Dègnon a rappelé la raison qui sous-tend l’implantation de la boutique Alo Mobile à Bohicon. A en croire ses propos, Alo Mobile  et  les Magasins Néo Electronics  ont scellé ce partenariat pour d’une part réduire aux clients du Zou et des Collines les tracasseries et les risques liés au mauvais état des routes, et d’autre part, offrir à ces clients un service efficace. Ainsi, les férus des marques internationales Nokia et Samsung n’ont plus besoin d’aller loin. Alo mobile et Néo Electronics leur ont facilité la tâche en se reprochant d’eux sans incidence sur les prix d’achat des différents articles. Une initiative que le maire Luc Sètondji Atrokpo a d’ailleurs saluée. Dans son intervention, l’autorité communale a décerné un satisfecit pour le management commercial dont fait montre Alo Mobile  depuis 2010 à Bohicon. La coupure du ruban, et la visite  guidée des locaux, sous la direction de Nadine Ologoudou, Directrice commerciale de Alo Mobile,  sont les ultimes moments de cette inauguration riche en couleurs.

En savoir plus...

Descente du ministre des finances à la Dgid : Komi Koutché souhaite un taux de recouvrement de 150%

komi-koutche

La direction générale des impôts et domaines a accueilli Komi Koutché, dans l’après-midi du jeudi 28 août. Le ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation a noté avec attention les préoccupations des agents de cette régie financière et promis de les aider à trouver des solutions.
La direction générale des impôts et domaines (Dgid) est la deuxième régie financière de l’Etat qui reçoit le nouveau ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation. Les hôtes du nouvel argentier national, surtout les secrétaires généraux du syndicat des travailleurs des impôts du Bénin (Syntrib) et du syndicat national des agents des impôts du Bénin (Synaeb) ont dressé le tableau de maux qui minent leur administration. Reclassement des agents revenus de formation, dotation en matériels roulants, intégration sans délai des bâtiments qui sont la propriété de l’administration des impôts. Aussi, ces agents demandent-ils au ministre de nommer sans délai un cadre à la direction générale adjointe qui est vacante depuis l’admission à la retraite de son ancien titulaire. La certification à la norme ISO est aussi une ambition exprimée par les agents de la Dgid. Le ministre Koutché a promis aider à trouver des solutions aux différentes préoccupations.  L’argentier national exhorte ses hôtes de la régie des impôts à poursuivre le sacrifice par lequel depuis 2010, ils réalisent des progrès significatifs dans le recouvrement des impôts. Reconnaissant les mérites de la Dgid, Komi Koutché a demandé aux agents de renforcer ce qu’ils font déjà de bien et de dépasser les prévisions de recettes. Les principes « pour aller de l’avant » sont la discipline, le respect, la rigueur et la loyauté a fait savoir le ministre Koutché qui est bien conscient des difficultés de la Dgid en cette veille de la transition fiscale. A cette rencontre qui n’est qu’une première,  le ministre des finances, a appelé ses collaborateurs des impôts à désormais considérer les contribuables comme des clients et les traiter avec beaucoup d’égard.

En savoir plus...

Au lendemain de sa prise de service au Ministère de l’Economie, des Finances : Komi Koutché au contact de la Douane

komi-koutche-douane

Le nouveau ministre de l’Economie et des finances, chargé des programmes de dénationalisation (Mefdp) démarre en trombe sa mission. Quelques heures seulement après sa prise de fonction, Komi Kouthé s’est rendu  dimanche 24 août 2014 à la Direction générale des douanes et droits indirects.
Avec l’administration des douanes ce dimanche 24 Août 2014, au cours de sa première sortie officielle, Komi Koutché a pris un pari. Celui de faire des douanes béninoises une administration exemplaire, en jouant sans ménagement sa partition pour la création des conditions de sa performance. Le ministre des finances attend des acteurs des douanes qu’ils s’acquittent, dans la discipline et le respect des textes et réglementations de leurs obligations respectives. Pour Paul Tabé Lafia, directeur général de la douane, cette visite du ministre traduit la place de choix de la douane parmi les régies financières sous tutelle du ministère des finances. Après avoir fait le point du personnel de l’administration dont il a la charge, le Dg/douane a donné les raisons de la contre-performance observée au niveau de la régie. La nouvelle politique commerciale du Nigeria, le détournement du trafic nigérien et l’application rigoureuse de la réglementation de l’Uemoa au sujet de la charge à l’essieu sont quelques situations qui plombent les efforts de la douane béninoise. A la date du 31 juillet, sur un objectif  de 407 milliards à atteindre, les services douaniers ont réuni 214 milliards, soit un taux de 54,28 milliards. « A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle » a dit Paul Tabé Lafia qui sollicite l’appui du ministre Koutché pour l’amélioration des performances de la maison des disciples de Saint-Mathieu. A la suite du directeur général de la douane, Salifou Boukari le secrétaire général adjoint du syndicat de la douane béninoise (Sydob) a aussi énuméré les facteurs qui empêchent la douane d’être à la hauteur des attentes.  Ils ont noms : politisation de l’administration, fantaisistes redéploiements, instabilité du poste de directeur général. Salifou Boukari a présenté les doléances des douaniers béninois qui résument à la transmission à l’assemblée nationale du projet de statut particulier du corps, de l’équipement en matériels roulants et le paiement des primes à bonne date. « Nous ne voulons pas être des cordonniers mal chaussés » a fait remarquer le Sga du Sydob qui exhorte le ministre Koutché à conduire la douane béninoise vers la certification ISO. Le ministre des finances promet d’aider la douane à trouver des solutions aux contre-performances. « Notre pétrole, c’est nos régies » a fait savoir Komi Koutché qui invite ses interlocuteurs du dimanche à se remettre aussi en cause.

En savoir plus...

Appui au développement communautaire au Bénin : Les Usa accordent 53 millions de FCfa pour la réalisation de 12 projets

appui-developpement

Le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin, Kevin Armstrong et douze organisations de la société civile, ont procédé,  mardi 19 août 2014, à la signature d’accords de financement de neuf projets d’auto-assistance et de trois projets dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme. La cérémonie de signature s’est déroulée au centre culturel américain.
D’un montant total de 53 millions de francs Cfa, ce fonds servira au financement des douze projets de développement communautaire, retenus par l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique dans le cadre de son programme spécial d’auto-assistance. Deux types de projets ont été financés. Il s’agit de neuf projets de développement communautaire et de trois projets relatifs à la démocratie et aux droits de l’homme. Prenant la parole au cours de la cérémonie, le chargé d’affaires de la mission américaine, Kevin Armstrong a rappelé que lesdits projets contribueront à l’amélioration des conditions de vie des communautés béninoises. Ils sont financés par deux programmes spécifiques du gouvernement américain : le programme spécial d’auto-assistance des ambassadeurs et le fonds pour la démocratie et les droits de l’homme du département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, a-t-il informé. Le premier programme finance neuf projets de développement à la base à savoir l’équipement des salles de classe du Ceg Atchoukpa en tables et bancs ; l’achat de l’équipement en vue de la transformation des feuilles de Moringa à Bohicon, l’acquisition d’une décortiqueuse de riz pour accroitre la production du riz à Djidja ; la formation des jeunes handicapés dans la commercialisation et la fabrication de savon ; l’installation d’une pompe à Peporyakou en vue d’améliorer le transport de l’eau par les handicapés dans la communauté ; l’achat de nouveaux équipements pour le laboratoire du Ceg1 de Tanguiéta ; la formation des ménages à la fabrication et à l’utilisation des foyers améliorés et à la plantation d’arbres ; l’achèvement de la construction des salles de l’école Agondotan à Zè et enfin, l’achat de l’équipement pour la transformation du manioc à Zoumè. Le second programme, quant à lui, finance trois programmes à savoir l’amélioration de la disponibilité de l’information au profit des personnes handicapées visuelles et auditives ; l’amélioration des droits de l’homme pour la population albinos du Bénin, socialement marginalisée et l’amélioration des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels au Bénin. Au nom des bénéficiaires, Pulchérie Saizonou, représentante des bénéficiaires du programme d’auto-assistance et Franck Houétèhou, représentant des bénéficiaires du fonds pour la démocratie et les droits de l’homme, ont témoigné leur gratitude au gouvernement américain pour cet appui à l’amélioration des conditions de vie des communautés béninoises. Tout en promettant de lancer les différents travaux dans les tout prochains jours, ces derniers ont rassuré le partenaire d’un bon usage desdits fonds.

En savoir plus...

Amélioration dans la gestion des finances publiques : Un Datacenter mis en service au ministère des finances

data-center

Une infrastructure pour la production des services fournis par le ministère de l’économie et des finances : c’est le Datacenter qui dans sa phase de démarrage, hébergera une copie des précieuses bases de données et tous les systèmes transversaux tels que les services Internet et Intranet du ministère. Le joyau a été officiellement mis en service en présence du chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, du ministre des finances et bien d’autres personnalités.

Le Datacenter du ministère de l’Economie et des finances est un fruit de l’accompagnement de l’Union européenne qui a consisté en la conclusion de deux importants marchés, l’un pour des travaux d’aménagement pour un montant de 171,8 millions F Cfa et le second pour l’achat d’équipements pour un montant de 482,2 millions F Cfa soit au total 654 millions F Cfa représentant plus de 95% du coût total de l’infrastructure. « Pour nous, la réalisation du Datacenter signifie la fin des soucis informatiques, ceux que l’on rencontre malheureusement trop souvent dans l’administration béninoise. Il s’agit par exemple du manque de fiabilité de l’accès internet, de l’absence de messagerie professionnelle, des difficultés d’accès aux différents logiciels, l’arrêt du système informatique dès que survient une coupure d’électricité de quelques minutes, la redondance des équipements informatiques, notamment les serveurs et plus généralement l’absence de rationalité dans la gestion des équipements informatiques, source de beaucoup de gaspillages », a laissé entendre Josep Coll, représentant résident de l’Union européenne au Bénin.

En enclenchant le processus qui aboutit à l’inauguration, ce mardi 12 août, de ce Datacenter, le ministère de l’Economie et des finances entend gagner un pari. Celui de pallier les difficultés telles que les coupures du réseau informatique, l’absence de sauvegarde des données, l’absence de surveillance du système informatique. Pour le ministre des finances, Jonas Gbian, le Datacenter dont se dote la maison-fiance est « le fruit d’une longue tradition de partenariat entre l’Union européenne et le ministère de l’Economie et des finances ». Le ministre a tenu à saluer ce partenariat. Selon l’ambassadeur Coll, le joyau est « conçu et réalisé selon les normes internationales des Datacenter qui prévoient, entre autres, que la durée d’interruption maximale de la disponibilité des équipements informatiques soit inférieure à une heure par an » L’infrastructure devra donc fonctionner parfaitement 99,987 % du temps. Ce qui constitue une révolution et une volonté affichée d’assurer une fiabilité des données au sein du ministère des finances.

Le joyau ainsi mis en place, est l’investissement préalable indispensable à la mise en place du nouveau système de gestion et d’information des finances publiques qui sera conçu dans le cadre du prochain projet de l’Ue : le PAGE (Projet d’appui à la gouvernance économique) qui commencera en 2015. L’inauguration du Datacenter du ministère des finances intervient à un moment où le département de Jonas Gbian entame de grandes réformes en matière d’amélioration de la gestion des finances publiques béninoises et dans le contexte particulier des nouvelles orientations fixées par l’Uemoa. « Ce joyau que nous inaugurons ce jour doit donc être perçu comme une opportunité qui, à point nommé, vient nous aguerrir dans les nouveaux défis qui sont les nôtres pour les années à venir », a déclaré, pour finir, l’Argentier national.

En savoir plus...

Supposées pertes enregistrées à la campagne cotonnière 2013-2014 : Les clarifications du Dg Sonapra, la contre-attaque de l’Ica

dg-sonapra

Le Directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) a décidé de sortir de son mutisme pour mettre un terme aux rumeurs qui font état de ce que la campagne cotonnière 2013-2014 aurait été un fiasco. Pour Idrissou Bako, il ne s’agit que de l’intox provenant de ceux qui auraient tout donné pour voir l’Etat échouer. En effet, suite aux dysfonctionnements constatés dans la filière coton au titre de la campagne 2011-2012, le gouvernement a, en Conseil des Ministres en ses séances extraordinaires des mercredi 25, samedi 28 et dimanche 29 avril 2012, suspendu l’Accord-cadre qui liait l’Etat et l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) et pris la décision de confier aux structures publiques la gestion de la filière à titre transitoire. A l’heure du bilan, les fruits ont tenu la promesse des fleurs. ‘’Nous sommes passés de 174.000 tonnes en 2011-2012 à 240.000 tonnes en 2012-2013. L’égrenage de cette production a été assuré par dix huit (18) usines appartenant à toutes les sociétés d’égrenage installées au Bénin. Et, contrairement à la campagne cotonnière 2012-2013, les intrants coton de la campagne 2013-2014 ont été acquis et mis en place dans les délais, ce qui a permis d’atteindre une production de plus de 307.000 tonnes de coton graine’’, a expliqué le Directeur général de la Sonapra. Ainsi, au bout de deux campagnes, avec ce retour temporaire du gouvernement dans la filière, la production a connu une augmentation de 133.000 tonnes, soit 76,44% par rapport à la campagne 2011-2012. Les supposées pertes diffusées sur certains médias, ne reflètent pas la réalité, et ne représenterait qu’une infirme partie, de ce qui devrait être enregistré comme perte, si les agents de la Sonapra n’avaient pas fait preuve d’engagement, de veille permanente et de détermination. Par ailleurs, les pertes sont inhérentes à cette activité, et seront non seulement prises en compte par une maison d’assurance, mais aussi recyclées pour servir entre autres à la fabrication des plateaux d’œufs. Pour Idrissou Bako, si la perte enregistrée ne s’élève qu’à 11.000 tonnes, comme diffusé dans les médias, la Sonapra ne devrait que s’en féliciter. Il invite les acteurs de la filière qui ‘’se sont exclus’’ et ont donc boycotté les deux précédentes campagnes cotonnières à faire preuve de sursaut patriotique pour une renaissance de la filière afin que le Bénin s’en sort gagnant.
Lire l’intégralité de la déclaration du Dg Sonapra
Depuis quelques semaines, la SONAPRA fait l’objet de plusieurs attaques par une certaine presse de la place au sujet de supposées pertes enregistrées au titre de la campagne cotonnière 2013-2014.
Aujourd’hui, le Directeur Général de la SONAPRA se fait le devoir d’apporter des clarifications à l’endroit du peuple béninois en général et des acteurs de la filière coton en particulier.
La présente clarification porte sur les points ci-après :
1-Contexte de déroulement des campagnes cotonnières 2012-2013 et 2013-2014 ;
2-Réalisations de la campagne d’égrenage et de commercialisation des produits finis de la campagne 2012-2013 et 2013-2014 ;
3- Point des actions menées au titre de la campagne cotonnière 2014-2015.
I-Contexte de déroulement des campagnes cotonnières 2012-2013 et 2013-2014
Il me paraît nécessaire de rappeler au peuple béninois les circonstances qui ont amené le Gouvernement du Bénin à intervenir dans les deux dernières campagnes cotonnières.
Suite aux dysfonctionnements constatés dans la filière coton au titre de la campagne 2011-2012, le gouvernement a, en Conseil des Ministres en ses séances extraordinaires des mercredi 25, samedi 28 et dimanche 29 avril 2012, suspendu l’Accord-cadre qui liait l’Etat et l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) et a pris la décision de confier aux structures publiques la gestion de ladite filière à titre transitoire et ceci, en se fondant sur les résultats de l’enquête internationale qu’il a commanditée à ce sujet.
Cette décision a été également motivée par l’attitude des opérateurs privés qui géraient la filière coton à travers l’AIC et la CSPR et qui avaient commencé à proférer des menaces d’une campagne cotonnière blanche. La stratégie utilisée était de bloquer par tous les moyens les livraisons des commandes d’intrants coton aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.
Cette attitude antipatriotique a amené le gouvernement à procéder à rendre les intrants coton disponibles, à rechercher et à acquérir des intrants coton complémentaires (insecticides, pesticides, et appareils de traitement) pour satisfaire entièrement les besoins des producteurs durant la campagne 2012-2013.
En dépit du retard accusé, cette mise en place a permis de faire booster la production qui est passée de 174.000 tonnes en 2011-2012 à 240.000 tonnes en 2012-2013.
L’égrenage de cette production a été assuré par dix huit (18) usines appartenant à toutes les sociétés d’égrenage installées au Bénin notamment : SODECO, ICA, LCB, SEICB, SBTC et MCI contre une rémunération par tonne de 50 083 francs CFA hors taxes (égrenage à façon). Cette activité s’était bien déroulée sans difficultés majeures parce que les dispositions pratiques (révision des usines et commande des intrants industriels) avaient été déjà prises par lesdites sociétés pour assurer l’égrenage à leur propre compte.
Toutefois, il importe de rappeler qu’une campagne de sabotage avait été orchestrée à travers un député qui était passé dans les champs de l’Alibori (grande zone de production) pour montrer un simulacre de cotonniers ravagés par l’helicoverpa afin de discréditer le gouvernement à la face du monde.
Mais ce plan de sabotage a échoué car la production a connu un accroissement substantiel et l’égrenage s’est relativement bien déroulé malgré les velléités de certains égreneurs privés qui ont impacté la qualité de la fibre coton produite.

A lire aussi...
Campagne cotonnière 2013-2014 : La contre-attaque de l’Ica...

Des milliards de pertes pour l’or blanc...

Campagne cotonnière 2013-2014 : Des milliards de pertes pour l’or blanc (La preuve que Boni Yayi a ...

Commercialisation du coton en 2014: Le Bénin pourrait vendre pour 123 milliards de Fcfa...

Campagne cotonnière 2013-2014: Le coton va mal, les faits le confirment...

Contrairement à la campagne cotonnière 2012-2013, les intrants coton de la campagne 2013-2014 ont été acquis et mis en place dans les délais, en quantité et en qualité par le gouvernement grâce aux expériences capitalisées au cours de la campagne antérieure ; ce qui a permis d’atteindre une production de plus de 307.000 tonnes de coton graine
Ainsi, au bout de deux campagnes avec ce retour temporaire du gouvernement dans la filière, la production a connu une augmentation de 133.000 tonnes, soit 76,44% par rapport à la campagne 2011-2012.
Contrairement à la campagne cotonnière 2012-2013 où le blocage a été noté au niveau des intrants coton, le blocage de la campagne cotonnière 2013-2014 a porté sur l’égrenage. Ainsi, habituellement, un (01) mois après la fin de la campagne d’égrenage, les usines démarrent les travaux de révision et les premières commandes d’intrants industriels sont passées pour la campagne suivante.
Paradoxalement, quatre (04) mois après la fin de la campagne 2012-2013, la plupart des Sociétés Cotonnières d’Egrenage (SEC) n’avaient pas lancé les travaux de révision des usines et aucune commande d’intrants industriels n’était faite. Cette situation ne présageait pas de l’effectivité de l’égrenage alors que la production cotonnière se déroulait sur le terrain (les semis terminés, intrants coton disponibles au niveau des producteurs, traitements phytosanitaires en cours). Les ports de capsules sur les plants laissaient aussi présager une production abondante.
Pour confirmer cette volonté de blocage, une campagne de communication faisait croire à l’opinion que le gouvernement devait douze milliards de F CFA aux égreneurs. Mais contre toute attente, après un paiement d’un milliard sept cent millions de FCFA par le gouvernement, correspondant au reversement de la TVA qui avait été retenue sur les recettes des égreneurs, les revendications se sont tues. Et jusqu’à ce jour, aucun égreneur ne parle plus de douze milliards. Ce qui montre effectivement que certains égreneurs privés tapis dans l’ombre, ont pour stratégie d’intoxiquer l’opinion publique afin de se présenter comme victime alors que ce sont eux qui sont à la base de la souffrance des pauvres producteurs.
La conséquence de cette situation machiavélique est le démarrage tardif des activités d’égrenage. Au lieu de la mi-novembre 2013, cet égrenage a démarré en fin janvier 2014, soit deux mois et demi de retard. Toutes choses ayant poussé à l’égrenage sous pluie avec un important stockage de coton graine (107.000 tonnes).
Par ailleurs, les négociations avec les égreneurs ont été entreprises depuis le 27 Août 2013 et se sont poursuivies jusqu’au 30 décembre 2013 sans aucun résultat.
Face à cette incertitude, le gouvernement a dû prendre la décision de réquisitionner les usines de la SODECO où il est actionnaire majoritaire. Suite à cette décision de réquisition, les autres égreneurs privés qui avaient la volonté d’accompagner le gouvernement se sont mis dans les rangs pendant que le groupe ICA était resté indifférent car jusqu’à ce jour, ce groupe n’a jamais marqué son accord pour le coût de l’égrenage à façon. Il s’est d’ailleurs gardé de réviser ses usines de peur de se voir contraindre par l’Etat à participer à l’égrenage.
II- Réalisations de la campagne d’égrenage et de commercialisation des produits finis de la campagne 2013-2014
Au titre de la campagne cotonnière 2013-2014, les grands agrégats se présentent ainsi qu’il suit :
2-1 : Coton graine produit : 307.354,785 tonnes : A ce niveau, il faut préciser que dans les comptes d’exploitation prévisionnelle, un taux de perte de 2% avait été prévu sur l’ensemble de la production au regard du retard accusé. A l’arrivée, nous enregistrons dix mille tonnes de coton non égrenable soit un taux de perte de 3% qui n’est pas loin des 2% prévus dans le résultat prévisionnel. C’est dire que les images véhiculées dans une certaine presse ne surprennent pas les vrais acteurs. Au contraire, il s’agit là d’une bonne performance réalisée car, sur une production de 307.000 tonnes, le gouvernement a pu sauver 297.000 tonnes alors que si la stratégie machiavélique de blocage de l’égrenage avait prospéré, c’est toute la production, c’est-à-dire les 307.000 tonnes qui devraient rester dans les bras des producteurs et qui devraient subir les intempéries avec comme conséquences, la non récupération des crédits intrants, le découragement des producteurs, le déclin de la filière et la baisse drastique du taux de croissance économique du pays.
Au demeurant, importe-t-il de souligner que la SONAPRA avait souscrit à une police d’assurance pour Cinquante mille tonnes de coton graine et vingt mille tonnes de fibre pour la couverture des sinistres d’incendie et de mouille. C’est dire que les dix mille tonnes de coton mouillé non egrénables sont couvertes par l’assurance et l’Etat béninois sera donc indemnisé à ce sujet.
Pour ce qui concerne les producteurs qui ont vendu leur coton, au total, il leur a été versé 51 milliards au titre de la campagne cotonnière 2013-2014 contre 36 milliards, la campagne précédente. A la date d’aujourd’hui, tous les producteurs ont été entièrement payés et les crédits intrants récupérés à 100%.
2-2 : les graines de coton :
A l’issue de l’égrenage, 141.721,660 tonnes de graines huilerie ont été produites ; 60.000 tonnes ont été livrées aux clients dont près de 27.000 tonnes à la société FLUDOR sa. Il se dégage un stock de 80.000 tonnes dont 39.000 tonnes avariées mais pouvant servir à d’autres usages. Il faut signaler entre autre que quatre contrats de livraison totalisant 50.000 tonnes sont en cours d’exécution.
En principe, avant le démarrage de l’égrenage, les triturateurs signaient des contrats et mettaient en place les sacs pour procéder à l’enlèvement carreaux usines. Mais, force est de constater que la stratégie de blocage de l’égrenage a continué ici aussi puisque les triturateurs que sont SHB et Fludor, non seulement n’ont pas signé de contrat, mais également ont refusé de mettre en place les sacs, se rendant ainsi complices du sabotage de l’égrenage. Cette situation a amené la SONAPRA à acquérir par procédure d’urgence 3.000.000 de sacs et la prospection de nouveaux clients à l’international pour la cession desdites graines. Ce n’est qu’après le début des livraisons de graines aux clients nigérians que Fludor a choisi de négocier l’achat de graines pour près de 30.000 tonnes.
Le Conseil des Ministres a apprécié la démarche de Fludor et a demandé à SHB à s’exécuter. Mais curieusement, jusqu’à ce jour, SHB n’a jamais réagi dans ce sens. Au contraire, alors que la SONAPRA était prête à lui offrir des possibilités de réaménagement du remboursement de sa dette de 2012-2013, SHB a préféré faire du dilatoire en notifiant à la SONAPRA par voie d’huissier que c’est plutôt celle-ci qui lui reste devoir au titre d’un vieux contentieux non encore vidé.
La conclusion qu’on peut tirer, c’est que c’est bien SHB qui s’est exclue d’elle même de l’achat des graines de coton.
2-3 : La fibre :
A la date du 30 juillet 2014, l’égrenage a permis d’obtenir 125.369,764. La production classée affiche 91,84% des longueurs supérieures 1’’1/8 et 1’’5/32. Quant aux types de vente, le Kaba/S et le Kaba représentent 42,34%, les Bela 37,32%, les Zana 9,99%, le Kéné et le Bati 10,35% de la production.
Ainsi, l’égrenage a été caractérisé par une production très élevée de longue soie (≥1’’1/8) ; ce qui dénote d’une très bonne performance et d’un bon réglage des usines d’égrenage.
Quant aux types de vente liés à la qualité du coton graine égrené : ils sont dominés par des fibres de bonnes qualités (≥Bela) qui représentent 79,66%.
Il importe de noter que le type de vente Zana vendu à 720 000 FCFA la tonne la campagne dernière a été placé à un prix moyen de 850 000 FCFA. On peut donc considérer pour cette campagne que les meilleures qualités vont du Kaba/S à Zana et équivalent à 89,66%.
III-Point des actions menées au titre de la campagne cotonnière 2014-2015
La campagne cotonnière 2014-2015 démarre sous de bons auspices. Les prévisions cotonnières tablent sur une poursuite de l’accroissement du niveau de production de coton graine, grâce à une augmentation des superficies couplée avec une amélioration des niveaux de rendement. Les superficies prévisionnelles s’établissent à 400.000 ha contre une réalisation de 347.022 ha la campagne précédente. Avec cet objectif d’emblavures, il est prévu d’atteindre une production d’environ 400.000 tonnes.
Les quantités d’intrants coton commandées par le Gouvernement pour le compte de la campagne 2014-2015 se chiffrent à 114.000 tonnes d’engrais (NPK, Urée, KCl), 668 440 litres d’insecticides et 1.048.999 litres d’herbicides (totaux et sélectifs). Ces commandes et les stocks résiduels ont permis de mettre en place dans toutes les communes productrices de coton, 84.500 tonnes d’engrais pour un besoin de 81.185 tonnes, soit un taux de couverture de 104,8%. Quant aux herbicides (totaux et sélectifs), sur un besoin de 2 000 000 litres, les quantités mises en place s’établissent à 2 365 058 litres, soit un taux de couverture de 118,25%.
Les quantités d’insecticides mises en place se chiffrent à 2.552.078 doses pour un besoin de 2.400.000 doses, soit un taux de couverture de 106%.
Quant aux semences, premier intrant du coton, il a été mis en place au 30 juin 2014, 11 826,280 tonnes sur un besoin de 10 002 tonnes, soit un taux de couverture de 118,24%.
Globalement, l’évolution de la mise en place des intrants est satisfaisante et les besoins ont été largement couverts. On note d’ailleurs une nette amélioration du taux global de mise en place des intrants au 30 juin 2014 comparativement à la campagne précédente.
Suivant les informations recueillies auprès des Directions Générales des CARDER, les semis réalisés se chiffrent à 390.910 ha au 31 juillet 2014 contre une emblavure de 335.329 ha à la même période de l’année 2013, soit un accroissement de 17%.
Aujourd’hui, la production est en nette progression d’année en année, suite au retour de l’Etat dans la filière coton. Pendant que les producteurs jubilent et félicitent le Gouvernement, certains détracteurs se lancent dans une campagne de désinformation et d’intoxication à l’effet de mettre en péril la seule filière actuelle pourvoyeuse de richesse et d’accroissement significatif du PIB.
Alors, une question mérite d’être posée, celle de savoir le meilleur patriote entre le Gouvernement qui œuvre jour et nuit à la renaissance de la filière et ceux qui visent son déclin car, ils ne pensent qu’à leurs seules poches quitte à tuer la poule aux œufs d’or.
Au demeurant, tous ceux qui se réclament aujourd’hui comme étant les seuls professionnels de la filière coton sont tous des produits de la SONAPRA. C’est elle qui les a initiés à l’importation et à la distribution des intrants coton, à l’installation et à l’exploitation des usines d’égrenage dont elle a participé au départ au capital, ainsi qu’à la formation de leur personnel.
Au regard de tout ce qui précède, la SONAPRA lance un vibrant appel à tous les acteurs patriotes pour rassembler leurs énergies positives pour consolider ensemble le redécollage de la filière coton, bébé qu’elle a fait grandir pendant plusieurs décennies avec beaucoup de soins en raison de son importance stratégique pour l’économie de notre nation commune.
Je vous remercie.

Arnaud DOUMANHOUN

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !