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Economie

Descente du ministre de l’Economie maritime à la Segub : Ruffin Nansounon salue les performances réalisées au Port

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Le ministre de l'Economie maritime et des infrastructures portuaires, Ruffin Orou Nan Nansounon a effectué une descente dans les locaux de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub), ce mardi, 28 octobre 2014. L’occasion pour le ministre de féliciter le personnel de la société pour sa contribution à la réalisation des nombreuses performances au port de Cotonou.

La Segub est un instrument de facilitation des échanges commerciaux. Grâce à son avènement,  le Port autonome de Cotonou s’est vu décerné la médaille d’or 2013 dans la catégorie « Technologies de l’information » par l’Association internationale des ports (Int’l association of ports and harbors). Ce prix qui récompense l’implantation et les performances du guichet unique dédié au Commerce extérieur a permis d’illustrer la position du Bénin comme étant un acteur de référence. Pour mieux gérer le guichet unique reposant sur une plateforme technologique sécurisée qui gère 24h/24 et 7j/7 les informations dématérialisées de tous les processus métiers du port, la Segub a intégré les systèmes métiers des agences gouvernementales (Douanes/Sydonia). Ce qui a conduit à une plus grande visibilité sur les recettes douanières, une gestion efficace de la chaîne logistique avec une réduction significative des délais de dédouanement des marchandises, un système de paiement facilité et sécurisé (Bordereau de frais unique) pour toutes les formalités du commerce extérieur via des banques sélectionnées et à l’animation d’une communauté d’acteurs du commerce extérieur rassemblée autour d’un outil performant. La descente du ministre Rufin Nansounon au Port lui a permis de s’imprègner des prestations de cette entreprise. Séduit par la qualité du travail, le ministre a félicité le Directeur général de la Segub et ses collaborateurs pour avoir apporté une contribution énorme à la réalisation des  performances au Port autonome de Cotonou depuis la mise en œuvre de la structure. Tout en rappelant que sa visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat public-privé dans notre pays, le ministre a rassuré le personnel de la Segub de sa disponibilité et de son soutien pour mener à bien sa mission. Pour le Dg/Segub, Thierry Verdier, ce succès revient en tout premier lieu au Président de la République, Docteur Yayi Boni, qui a su faire preuve d’une vision stratégique et mobiliser les énergies. Il a ensuite rassuré de la détermination de ses collaborateurs pour porter plus haut l’étendard du port autonome de Cotonou.

Aziz BADAROU

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Doing Business 2015 : Nette amélioration du climat des affaires au Bénin

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Du 167è rang en 2014, le Bénin est classé 151è par la Banque mondiale dans le Rapport Doing Business 2015. Un bon qualitatif de 16 places. La plus forte progression du classement de cette année parmi les 189 pays évalués. Le pays a vraiment frappé puis qu’en 2012, il était 175e sur les 185 évalués. Aujourd’hui sur le plan régional et sous régional, le Bénin est 26è sur 53 pays en Afrique; 5è (sur 17) dans l’espace Ohada; 8ème (sur 15) au sein de la Cedeao et enfin 4ème (sur 8) dans l’Uemoa. Ces performances montrent clarement que le climat des affaires s’est nettement amélioré au Bénin.  C’était bien prévisible que le Bénin progresse de cette manière. En effet, beaucoup d’efforts ont été faits avec une communication intensive. Tout est mis en œuvre pour que la destination Bénin soit davantage plus facile, plus rapide et moins coûteux pour les affaires.
En effet, le Bénin a amélioré les formalités de délivrance du permis de construire à travers l’opérationnalisation du Guichet Unique de délivrance de permis de construire de la Mairie de Cotonou.
Pour la création d’entreprise, le processus  a été simplifié avec pour conséquence directe la réduction des délais et coûts. Le Gouvernement du Dr Yayi Boni qui s’emploie à accelerer le rythme des réformes en cours, Bénin a amélioré le climat des affaires en facilitant la création d’entreprises par l’adoption de textes visant à simplifier le processus de formalisation des entreprises, notamment la suppression de l’obligation de constitution d'un capital social minimum et du recours au notaire lors de la création des Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL), la réduction des coûts et durée de formalisation des entreprises.
Des actions ont été aussi menées dans le secteur de l’accès à l’eau, de l’électricité, au téléphone filaire.
A chaque niveau, des avancées sensibles ont été observées.
Par ailleurs, le Gouvernement béninois a procédé au lancement officiel du site Web du GUFE (www.gufebenin.org), le 18 février 2014, en vue d’assurer, entre autres, la publication, en ligne, des extraits du Registre du Commerce et du crédit Mobilier (RCCM), avec pour conséquences la suppression des coûts de publication et la continuité du service.
Il convient, ici, de relever que la publication gratuite, en ligne, des extraits de RCCM est une réalité en République du Bénin depuis le mois d’avril 2013.
Dans le secteur du commerce transfrontalier, des défis ont également été relevés. Entre autres,  la Cessation de l’usage des supports papiers du Bordereau de frais unique (BFU), la réglementation des postes de contrôles routiers sur les corridors au Bénin, etc…
Autant de performances qui ont conforté le Bénin dans le classement Doing business 2015.

Télécharger le Rapport Doing Business 2015

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Révolutionner votre industrie : L’innovation du modèle économique

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Avez-vous jamais entendu parler de Nokia 7710? C’était le premier Smartphone qui n’ait jamais existé. A cette époque Nokia était la seule marque de téléphone en vogue et c’était tout fièrement que je m’étais acheté ce téléphone dans les années 2004/2005. Aujourd’hui je me demande pourquoi de grandes entreprises telles que Nokia ou Kodak ont perdu soudainement la cote? Comment des entreprises telles que Newsweek, Air Afrique pourraient-elles échouer? N’ont-elles pas eu d'abondantes ressources de recherche, des cadres de haut niveau et les connaissances approfondies de leurs marchés? Oui, mais elles ont toutes une autre chose en commun. Elles ont toutes raté le moment où elles auraient dû quitter “la voie du succès”  et repenser leurs modèles économiques. Elles ont manqué de faire une innovation radicale, parce qu'elles étaient toutes occupées à gérer les affaires au jour le jour et servir les clients actuels plutôt que d’envisager les possibilités futures. En d'autres termes, le succès d'aujourd'hui peut être l'ennemi de la réussite de demain.

L’innovation et ses mythes

Les cycles d'innovation tournent plus vite  de nos jours dans presque toutes les industries. L’innovation augmente soit la valeur d'un produit ou d'un service pour le client ou elle abaisse leur coût et par conséquent crée un avantage concurrentiel. Apple a par exemple créé une valeur pour le client, jugée élevée, avec ses nouveaux produits innovants. Dell réduit son capital de coût et de travail pour créer d'autres processus. Même si son importance est incontestable, il y a beaucoup d'idées fausses reçues sur l'innovation. Trois mythes sont particulièrement envahissants.

1. L’innovation désigne une ou des idées que personne n’avait jamais eues auparavant
2. Sa réussite exige de grandes ressources
3. Il faut toujours une technologie fascinante pour innover

Heureusement, ces trois mythes sont tous complètement faux.

1.    IBM n’a jamais inventé son ordinateur personnel. Apple n'a pas inventé la technologie MP3. Amazon n'a pas inventé la librairie en ligne
 
2.    Les innovateurs qui réussissent apprennent et s’améliorent alors que les pionniers se font dévorer par les loups. Cisco disposait de très peu de ressources pour les Recherches et pourtant elle a supplanté le plus grand laboratoire d'innovation dans le monde (AT & T Labs)
3.    14 des 25 meilleures entreprises innovantes contemporaines ont misé leur stratégie d’innovation plus sur le modèle économique que sur la technologie. Prenez des entreprises comme Google, Amazon et Ebay. Elles ont de grands algorithmes. Oui, c’est vrai. Mais la clé de leur succès reste “le modèle économique” beaucoup plus que la technologie

La question la plus brulante à cette étape est de savoir ce qu’est un modèle économique et ce qu’est exactement “l’innovation du modèle économique”?

L’innovation du modèle économique

Un modèle économique permet de répondre à quatre questions:
-     qui est votre clientèle cible?
-     qu’est-ce que vous offrez au client ?
-     comment voulez-vous créer la proposition de valeur ?
-     Comment voulez-vous générer des revenus ?
Et une innovation de modèle économique  change au moins deux de ces quatre dimensions.

Dans mes recherches, j’ai rencontré plusieurs systèmes d'innovation créés  au cours des 15 dernières années. Ils ont tous révolutionné un ou plusieurs secteurs d'activités. Par exemple M-Pesa (M pour mobile, Pesa est swahili pour l'argent) est un service de transfert d'argent et de  microfinance basé sur la téléphonie mobile, lancé en 2007 par Safaricom et Vodacom, les plus grands opérateurs de réseau mobile au Kenya et en Tanzanie. Il a depuis été élargi en Afghanistan, Afrique du Sud, Inde et en 2014 en Europe de l’Est et même en Grande-Bretagne. Ebay a changé le monde du commerce. Littéralement 10% de ces innovations de  modèle économique sont nouvelles. Les autres 90% adoptent, raffinent ou combinent ces modèles. Par exemple, les entreprises innovantes appliquent la stratégie de l’imitation créatrice. Elles se posent la question “comment un modèle économique d'une autre industrie peut-il révolutionner notre propre industrie”?  Au total, 5 modèles économiques restent les meilleurs et sont à la base de toutes les innovations de modèle économique: le forfait, le supermarché, location vs achat, l’expérience de vente, le e-commerce et le modèle du “rasoir et de la lame”.

La stratégie du “Rasoir et de la lame”

Penchons-nous une minute sur le modèle du “rasoir et la lame”
Depuis 1904, Gillette a vendu des rasoirs pour presque rien du tout, mais la vente de ses lames à des prix scandaleusement élevés. Nespresso a imité créativement ce modèle de vente: la machine à café revenait extrêmement moins cher mais le prix du café restait très élevé.  Ceci a révolutionné l'industrie du café. Beaucoup d'autres entreprises ont appliqué la stratégie du "rasoir et de la lame". A titre d’exemple, nous pouvons citer iTunes d'Apple, le Kindle d'Amazon.
Si vous êtes toujours en train de me lire, je parie qu’à ce moment, il n’y a qu’une seule pensée qui vous traverse l’esprit: “Maintenant, que dois-je faire pour révolutionner mon secteur d’activités. Comment peux-je innover le modèle économique dans mon entreprise?
Je vous conseille de suivre quatre étapes: L’Initiation, l’idéation, l’intégration et la mise en œuvre.
Pendant l’initiation, vous analysez votre modèle économique actuel. Qui est votre clientèle cible? Qu'est-ce que vous offrez au client? Comment voulez-vous créer la proposition de valeur et comment voulez-vous générer des revenus?
Au cours de l'idéation, vous confrontez ce modèle économique  avec les cinq modèles d’innovation (cites plus haut) et développez de nouveaux modèles selon vos réalités. Posez-vous la question de savoir comment Nespresso aurait géré votre entreprise? Y-a-t-il un lien entre votre produit et le modèle de l'expérience de vente? Défiez votre hypothèse de base et la logique dominante de votre secteur d'activité, mais n’essayez pas de réinventer la roue. Utilisez des analogies et apprenez des autres industries.
Lors de l'intégration, vous devez vérifier la cohérence de votre modèle économique. Ceci est un travail détaillé important lorsque vous examinez les 4 éléments concernant l'ajustement organisationnel.
Enfin, lors de la mise en œuvre, c’est le moment de réveiller la bête. Cependant, dans les cycles itératifs (progressifs), vous devez concevoir premièrement le modèle économique, ensuite vous devez  élaborer un pilote ou un prototype, puis tester le pilote et finalement retourner  à la phase de conception. Il est important d'obtenir des données non seulement qualitatifs et quantitatifs pour affirmer ou d'infirmer vos hypothèses au sujet de votre nouveau modèle économique, mais surtout veillez á ne pas négliger les facteurs intangibles de l'innovation. Généralement, plus de 70% des initiatives de changement échouent  à cause des comportements de mauvaise gestion et de la résistance du personnel ou des parties prenantes. Par conséquent, je vous conseille de garder quelques règles à l’esprit:
-    Il faut éviter de mettre en œuvre plusieurs modèles économiques à la fois.
-    Il faut communiquer clairement sur le nouveau modèle économique et la nécessité d'un changement au sein de votre organisation ou entreprise.
-    N’insistez pas trop sur les indicateurs de performances (KPI) à court terme, car l'innovation a besoin de temps.
-    Il faut obtenir l'engagement de la Direction générale et/ou du Conseil d’administration car sans leur parrainage votre innovation sur le modèle économique est vouée à l'échec
-    Finalement, il vous faut vaincre le syndrome du «personne n’innove ici"
Conclusion:
L'innovation est le facteur clé pour sortir de la dépendance des sentiers battus et rester compétitif dans l'économie d'aujourd'hui. L'innovation n’est pas nécessairement orientée sur les nouvelles technologies, des études excessives de marché ou des idées totalement nouvelles. La plupart du temps, l'innovation consiste à apprendre des autres et à réinventer le modèle de votre entreprise; pas seulement votre technologie. Cela peut être fait dans un processus structuré: l’initiation, l’idéation, l’intégration et la mise en œuvre. Premièrement, vous analysez votre modèle  économique, comparez le avec les 5 meilleurs modèles d'innovation, vérifiez les incohérences et commencer à mettre en œuvre soigneusement. Finalement, gardez à l'esprit les facteurs de succès et les pièges.
Chers amis, Êtes-vous prêt alors à révolutionner votre industrie? Vous pouvez révolutionner le système bancaire, les assurances peuvent mieux faire, les télécoms ont encore beaucoup de profit à réaliser. Pensez grand et soyez différent. Steve Jobs l'a fait. Alors, pourquoi pas vous?

Tiburce Chaffa
Conseiller en Stratégie d’innovation et solutions digitales
Twitter: @iChaffa    Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Les raisons des bonnes performances du Bénin

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16 places. C’est ce qu’a gagné le Bénin dans le classement doing business de cette année. C’était bien prévisible que le Bénin progresse de cette manière. Car beaucoup d’efforts avec une communication intensive ont été menés pour ce faits. Tout est mis en œuvre pour que la destination béninoise soit davantage plus facile, plus rapide et moins coûteux.

Le Bénin a amélioré les formalités de délivrance du permis de construire à travers l’opérationnalisation du Guichet Unique de délivrance de permis de construire de la Mairie de Cotonou.

Pour la création d’entreprise, le processus de création d’entreprise a été simplifié avec pour corollaire la réduction des délais et coûts. Le Gouvernement du Bénin a amélioré le climat des affaires en facilitant la création d’entreprises par l’adoption de textes visant à simplifier le processus de formalisation des entreprises, notamment la suppression de l’obligation de constitution d'un capital social minimum et du recours au notaire lors de la création des Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL), la réduction des coûts et durée de formalisation des entreprises.

Des actions ont été aussi menées dans le secteur de l’accès à l’eau, de l’électricité, au téléphone filaire.

A chaque niveau, des avancées sensibles ont été observées.

Par ailleurs, le Gouvernement  béninois a procédé au lancement officiel du site Web du GUFE (www.gufebenin.org), le 18 février 2014, en vue d’assurer, entre autres, la publication, en ligne, des extraits du Registre du Commerce et du crédit Mobilier (RCCM), avec pour conséquences la suppression des coûts de publication et la continuité du service.

Il convient, ici, de relever que la publication gratuite, en ligne, des extraits de RCCM est une réalité en République du Bénin depuis le mois d’avril 2013.

Dans le secteur du commerce transfrontalier, des défis ont également été relevés. Entre autres, on peut citer la Cessation de l’usage des supports papiers du Bordereau de frais unique (BFU), la réglementation des postes de contrôles routiers sur les corridors au Bénin, etc…

Il va de soi qu’avec de telles performances, le Bénin ne puisse pas évoluer dans le classement Doing business.

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Supposée crise latente au sein de la SEICB : Kasmal siffle la fin de la recréation

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Le vendredi 24 octobre dernier, des parutions ont fait état d’une crise latente au sein de la Société d’Egrenage et d’Industrie du Coton du Bénin, SEICB, suite à la conférence de presse animée par Sabine Fourn Kashamu, épouse de monsieur Prince Buruji Kashamu alias Kasmal, Président-Directeur Général de la SEICB.  

Approché, le Président-Directeur Général de la SEICB, Prince Buruji Kashamu alias Kasmal, actionnaire majoritaire avec 85% des parts au capital social, a apporté des éléments d’éclaircissement à nos lecteurs chez qui ce point de presse a semé des doutes, des amalgames et des ambiguïtés.
A l’issue de cet entretien, ce qu’on peut retenir en même temps que le lecteur, est que l’erreur ou la faute de monsieur Kashamu, c’est d’avoir interdit à son épouse toutes relations d’affaires et tous contacts avec ceux qui voudraient délibérément l’instrumentaliser pour combattre, détruire et torpiller l’Etat béninois dans le cadre de la réforme du secteur cotonnier.
Dès qu’il a suspecté ses contacts déstabilisateurs des efforts de l’Etat béninois dans le secteur, le Président-Directeur Général de la SEICB, Prince Buruji Kashamu alias Kasmal a envoyé, à plusieurs reprises, des signaux clairs à son épouse pour arrêter toute assistance incestueuse de la SEICB avec ceux qui ne sont pas en phase avec le gouvernement en ce qui concerne l’aspect industriel du coton. Mais manifestement et résolument, son épouse est demeurée imperturbable et inflexible à ses avertissements.
Son refus à écouter les conseils de son mari –qui est pourtant l’actionnaire majoritaire et promoteur de la SEICB– à mettre fin à toute cohabitation avec ces partenaires subits et nouveaux, a même presque poussé celui-ci à solliciter le divorce, c’est-à-dire le pire. Mais touché par la grâce, monsieur Kashamu s’est ressaisi et a néanmoins exigé qu’elle quitte la gérance de la SEICB pour laquelle son mari lui a donné procuration en ses lieu et place ; de sorte qu’elle passe la main et qu’elle rejoigne Lagos avec leurs enfants où monsieur Kashamu réside désormais pour certainement une vie conjugale heureuse loin du tumultueux cercle cotonnier béninois.
Ce dont est persuadé monsieur Kashamu, ce sont les relations de plus en plus poussées de son épouse avec  ses nouveaux et subits « amis » qui ont progressivement transformé celle-ci au point où il ne la reconnaît plus ; tant son caractère a littéralement changé au contact du cercle vicieux et pervers qui prospère dans la filière du coton.
Mais comme il l’a reconnu, son épouse Sabine Fourn Kashamu était d’une intégrité irréprochable, très combative et avait un trait de caractère qui inspirait la confiance. Mais face à cette transformation de son épouse au cours de ces derniers mois, le Président-Directeur Général de la SEICB, Prince Buruji Kashamu, implore tout simplement le Seigneur tout-puissant à aider cette dame à retrouver tout ses sens et son caractère originel.
Ce qui renforce la conviction de monsieur Kashamu, c’est la « cécité » de Sabine Fourn kashamu à ne pas déceler les pièges du plan machiavélique que les nouveaux « amis » cotonniers de celle-ci s’efforcent de réaliser dans le dessein inavoué mais planifié depuis de longues années pour racheter aux forceps et pour une bouchée de pain la SEICB afin de l’intégrer dans leur patrimoine industriel cotonnier déjà congestionné.
Aussi, la plupart des actionnaires contactés et interrogés, ont également reconnu l’existence d’une mise en œuvre insidieuse du plan du tsar du coton béninois, hier ami du gouvernement et de son chef ; et qui s’est transmué aujourd’hui en ennemi irréductible et inconsolable du même gouvernement.
Monsieur Prince Buruji Kashamu alias Kasmal a profité de cet entretien pour rendre hommage au gouvernement du Bénin dont les réformes ont permis de rétablir la justice et l’équité dans le secteur en offrant à chaque égreneur l’opportunité et la chance d’avoir du coton pour faire tourner son usine.
Il devient alors pour le moins évident que les actionnaires de la SEICB, monsieur Kashamu compris, aient décidé en toute responsabilité de procéder à une profonde réorganisation de la Société pour lui permettre de retrouver ses lettres de noblesse.
Pour ce qui concerne les prétentions de Madame Sabine Jocelyne Fourn Kashamu de détenir 15% des parts sociales de la Sté, son époux affirme que certainement, elle a oublié comment la SEICB a été constituée, et de la répartition des parts sociales des uns et des autres. Et monsieur Kashamu d’inviter tous ceux qui veulent s’en convaincre, de consulter sans se gêner le Journal Officiel dans lequel ils pourront trouver les Statuts et les différents rapports sur la Société depuis sa création.
Les efforts de l’Etat béninois à assainir le secteur cotonnier ont donc encouragé monsieur Prince Buruji Kashamu alias Kasmal à injecter beaucoup d’argent frais dans la SEICB qui revenait de loin pour reprendre la production cotonnière au cours des deux dernières années après huit années de descente aux enfers essentiellement dû aux torpillages orchestrés par ceux qui veulent, soudainement, redevenir « amis » de la SEICB.
Afin de rendre le fonctionnement de la Société aisée pour son épouse qu’il a nommée momentanément PDG déléguée en ses lieu et place, et créer de meilleures conditions, en particulier entre la SEICB et ses partenaires dont la BIBE, monsieur Kashamu a fait éteindre totalement la dette de sa Sté NACSON en envoyant 200 millions de francs cfa depuis Lagos ; en sus 50 millions de francs cfa pour les menues dépenses de gestion de la SEICB au cours de la même période.
Aussi, dans le souci permanent de permettre à son épouse de mener une vie descente, à l’abri de tous besoins matériels et financiers de tous ordres, Kasmal a envoyé depuis Lagos à son épouse environ 200 millions de francs cfa au cours des six derniers mois pour permettre à celle-ci et à leurs enfants d’être hors de tous besoins.
Il est en effet connu de tous que les Africains, de par leur culture, surtout celle Yoruba de Prince Buruji Kashamu, ont toujours cherché à léguer à leur descendance la fortune qu’ils ont acquise durant leurs années de dure labeur.
Il invite donc son épouse à comprendre qu’il a une responsabilité de permettre à sa descendance de jouir aussi des fruits de sa vie et que son épouse, en ce qui la concerne, devra revenir sur le droit chemin de la fidélité et de la reconnaissance pour le reste de leur existence.
Pour finir, le Président-Directeur Général de la SEICB, Prince Buruji Kashamu, affirme avec conviction que toutes les preuves  et justifications irréfutables sont disponibles et peuvent être publiées si son épouse dément et réfute tous les faits précités.

Mike MAHOUNA

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Thiburce Montcho, Administrateur général de BenAFrique : Le transport sinon rien !

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Monsieur Thiburce Montcho est à l’honneur dans le cinquième numéro de cette première saison de votre Rubrique Manager à l’affiche. Et à vous, qui avez décidé de nous être fidèles depuis le tout premier entretien, je voudrais rentrer dans le vif de notre sujet avec une anodine confidence : c’est que je réalise que « ce n’est pas parce que les oreilles sont disponibles à écouter que la bouche a forcément envie de parler ». A mon sens pourtant, parlez de soi, savoir bien le faire et en toute franchise est un élément qui en rajoute au charisme du bon manager. Néanmoins, ils ne sont pas nombreux à vouloir se livrer à cet exercice. C’est vrai, la frontière entre vie privée et vie professionnelle est bien mince. Et par ailleurs, comment comprendre et juger les actes, les initiatives, les succès comme les échecs des Hommes, si ce n’est (ne serait-ce qu’un peu) à l’aune de leur personnalité ou de leurs occupations ? Avec l’Administrateur de la société BenAfrique et Consul honoraire de la Mauritanie, Thiburce Montcho, la tâche n’a pas été  aisée. Notre Manager à l’affiche aujourd’hui, est un homme réservé, peu prolixe. « Je préfère que les gens découvrent qui je suis et apprécient à leur manière, plutôt que de me mettre à parler de moi. Mes actes parleront pour moi », argumente-t-il. Et comment lui en vouloir si l’on sait aussi que « pour connaître les hommes il faut les voir agir » (Jean-Jacques Rousseau). Retenez donc simplement que Monsieur Thiburce Montcho est « un enfant de la balle », comme on pourrait le dire de façon prosaïque. Son métier, il le tient non seulement de sa passion pour l’entreprenariat et de son désir d’apporter une plus-value dans le secteur du transport, mais il le doit aussi effectivement, à son père. Feu Christophe Montcho, fut le premier béninois à créer une agence de voyage au Bénin. C’était dans les années 1970. Snci Tours, organisait des vols charters entre Cotonou et Paris et c’est grâce à cette agence de voyage que beaucoup d’Africains à l’époque, ont pu voyager entre le Bénin et la France à des tarifs très bas.

C’est donc  avec son père, que Thiburce Montcho fera son apprentissage. De ce maître naturel et tout désigné, il prendra le gout du travail bien fait. On notera également, que Thiburce Montcho aime beaucoup voyager. Le Brésil est notamment sa destination de prédilection. Et, ce n’est pas seulement pour ses plages, ses carnavals et le Corcovado qu’il aime ce pays, mais surtout pour le modèle de développement qu’il représente à ses yeux, et pour la rigueur et le savoir-faire des Brésiliens. Transition facile, pour dire que c’est aussi dans cette contrée, que BenAfrique trouvera ses partenaires dans le cadre de la mise en place du projet de lignes de bus pour la ville de Cotonou.

C’est un Manager confiant, déterminé et au demeurant impassible, qui nous a accueilli dans un cadre simple et raffiné, un bureau où les tableaux d’art se disputent la place aux photos de certains grands dirigeants et hommes d’affaires africains.

Entretien réalisé par Djamila IDRISSOU SOULER

Pourquoi BenAfrique a-t-elle stoppé l’exploitation des lignes de bus ?

BenAfrique est une société de droit béninois créée il y a trois ans par des partenaires Brésiliens et moi-même pour régler un problème crucial, le problème de transport urbain dans  la ville de Cotonou. La mairie de Cotonou a lancé un appel d’offres pour régler le problème de la mobilité urbaine dans Cotonou. BenAfrique a participé à cet appel et a été déclarée adjudicataire. Il faut avouer que nous avons lancé cette activité la première fois avec beaucoup de contraintes liées à l’exploitation du transport urbain collectif mais l’expérience valait la peine d’être vécue. Il fallait faire l’expérience pour pouvoir rééquilibrer, redimensionner les choses, par rapport à l’environnement dans lequel nous travaillons. Ce moment d’interruption temporaire nous a permis d’apprécier la réalité du transport au Bénin. Face à ça, on a constaté trois aspects. D’abord que le transport urbain collectif est une nécessité pour la ville de Cotonou. Cotonou étant une ville moderne et donc en pleine expansion a besoin d’un type de transport comme celui-ci. Ensuite nous avons constaté que la population est demanderesse et enfin le 3eme volet est le tarif. Et, c’est à ce niveau que tout a été joué. Nous avons constaté que, au même moment que la population voulait de ce type de transport, qu’elles n’étaient pas prêtes à miser de l’argent pour pouvoir se faire transporter. Il fallait donc apprécier la relation entre le client, le trafic et transport et faire le choix. Où on continue avec les 200 FCFA auquel cas, on va définitivement fermer un jour parce que l’opération ne sera pas rentable ou on arrête à mi-chemin pour faire le point de la situation. Et c’est pour ce deuxième cas que nous avons opté. Nous allons reprendre le trafic bientôt, parce que nous avons touché du doigt les difficultés liées à ce type de transport. Aujourd’hui, nous avons à l’actif 52 bus qui sont en train d’être remis à neuf, notre équipe de techniciens est aussi à pied d’œuvre et tout cela nous permettra de reprendre le trafic comme par le passé.

Je tiens à souligner que BenAfrique est une entreprise citoyenne. Le transport urbain collectif est une activité sociale qui a besoin de beaucoup d’argent, de professionnalisme et surtout du soutien ou de la municipalité ou de l’Etat central.  Notre suspension nous a permis de reprendre langue avec ces deux institutions. La mairie a accepté en mettant sur son planning un programme de réouverture et de réglementation des lignes. Il y aura donc la création de nouvelles lignes, de nouveaux parcs. L’Etat également nous accompagne fortement dans un processus parce qu’il sait que ce transport qui en réalité est un devoir de l’Etat est assuré par un privé qui est en train d’investir dans le secteur. Donc l’Etat a décidé de nous soutenir. Tel que les choses se passent aujourd’hui, l’Etat mettra à notre profit les avantages du code des investissements pour permettre à BenAfrique d’exploiter ses bus en toute liberté.

Il y a quelques années, vous aviez innové avec Cotair. Le projet ne fera pas long feu et vous finirez par mettre la clé sous le paillasson. Quels étaient les motifs de cette interruption?

Cotair a été obligé de fermer après un an et ceci à perte pas parce que nous n’avions pas la volonté, pas parce qu’il n’y avait pas de soutien mais nous avons compris que la population n’était pas habituée à ce type de transport, nous n’avons pas pu garder cette activité plus longtemps. Nous avons été obligés de positionner l’avion dans un autre pays pour pouvoir l’exploiter. On a constaté que l’écart était trop grand. Il s’est passé quelque chose que nous-même n’arrivons pas à comprendre. La plus grande clientèle devait être l’Etat, mais les cadres qui devaient appliquer cette décision de l’Etat, ne l’ont pas appliqué, ils ont préféré continuer à  voyager avec leur voiture et ça s’est passé comme ça. L’Etat pouvait nous acheter des heures de vol à l’année, quand vous voyez dans les pays centrafricains par exemple, l’Etat achète des heures pour permettre aux fonctionnaires de l’Etat de voyager avec des bons de transport au niveau de la structure d’Etat. Au Bénin, il faut reconnaitre que le Gouvernement à l’époque avait demandé aux ministères de se prêter au service de Cotair pour aller au Nord. Mais bon l’expérience aussi valait d’être vécue.

Mais comment cela se fait-il ? Vous ne réalisez pas des études de marché avant de lancer vos projets?

Alors, je voudrais que vous reteniez quelque chose : il faut toujours faire attention entre les études de marché et la réalité du terrain. Les études vous révèlent toujours de très bons lendemains mais le terrain arrive à imposer sa loi. Moi, je préfère dans la situation où je suis aujourd’hui vivre le terrain que de me fier à une étude de faisabilité. En moins de 4 mois d’exploitation nous avons atteint les 70% du taux de remplissage.

L’avion, les bus… finalement vous passez pour l’homme d’affaires béninois spécialisé dans les transports. Cela vous va comme étiquette ?

Oui ! Parfaitement. Et c’est un choix parce qu’aujourd’hui, lorsque vous regardez bien notre environnement il y a 3 volets : s’éduquer, se nourrir et se déplacer. Et quand vous prenez ces 3 volets, pour moi celui qui vient en 2eme position c’est le transport. Il faut le développer dans tous ses sens. C’est pour ça que j’ai voulu m’investir dans le secteur pour aider la population à mieux se déplacer. Il est important pour moi de permettre la mobilité des Béninois. Parce quand vous ne vous déplacez pas, vous n’êtes pas en mesure d’apporter une plus-value.

Quel est le projet pour ne pas dire le rêve qui vous tient le plus à cœur ?

Ma vision c’est de faire de BenAfrique une société pérenne, à l’instar des grandes sociétés de transport dans le monde, de la Ratp en France par exemple ou de la TransBrasiliana au Brésil. Mon rêve est que mes arrières petits-fils puissent naître, connaître et développer à leur tour, cette entreprise. Et que le flambeau passe de génération en génération. Et je pense que cela est possible, nous y travaillons ardemment. Aujourd’hui, ce qui me réjouit c’est que les Béninois prennent la chose du bon côté, ils sont en train de comprendre notre démarche. Ce qui me réjouit, c’est que tout le monde me pousse à aller dans ce sens, le baromètre me démontre que cette activité est retenue et est encouragée par les Béninois, cela m’enchante énormément et me donne du courage à aller de l’avant.

Cotonou est-elle une commune privilégiée pour être la seule à bénéficier de ce type de transport jusque-là ?

Nous commençons avec 52 bus à Cotonou et l’objectif est d’étendre l’activité dans d’autres communes pour que, chaque grande ville du Bénin ait son transport urbain collectif ; c’est mon ambition. Et tel que les choses évoluent aujourd’hui, où l’Etat béninois et mon partenaire la Mairie de Cotonou sont décidés de nous aider à porter le flambeau très haut, je pense que le rêve un jour deviendra réalité. Le déploiement de ce réseau dans les autres communes dépendra de leurs infrastructures pour que le choix de la ville soit opéré.

Oui mais, dans l’ensemble la viabilité du projet dépend fortement aussi des routes. Nous n’avons pas vraiment de routes au Bénin…

Nous avons choisi pour Cotonou les meilleurs axes. Cotonou est traversée par une route Inter-Etats qui est très bien conçue et ça nous permet de rouler sur la traversée de Cotonou et les autres embranchements choisis sont des embranchements bien desservis et sur lesquels nous n’avons pas de problèmes de roulement.

Abordons le volet technique et humain du projet. Comment se fait l’entretien des bus ?

Les bus BenAfrique sont très bien entretenus. Comme toute activité, le transport aussi ne s’improvise pas. Nous à BenAfrique, nous sommes entourés des meilleurs professionnels brésiliens spécialisés dans le transport qui ont exporté leur savoir-faire au-delà du Brésil. Et c’est ce savoir-faire qu’ils sont en train de léguer aux Béninois. Nous travaillons donc aujourd’hui avec cette équipe de Brésiliens. Il faut avouer que les techniciens Brésiliens qui sont sur place au Bénin, ont beaucoup apprécié le savoir-faire des Béninois. Les Béninois ont une formidable capacité d’adaptation. En très peu de temps, ils ont eu à apprendre beaucoup. Ils se sont adaptés à la manière de travailler des Brésiliens. Aujourd’hui ils ont compris qu’il faut un peu plus de sérieux. C’est ce que nous avons constaté. Maintenant à l’intérieur des Bus, il y a de tout. Ce n’est pas l’apanage des Bus BenAfrique. On essaie de faire de la sensibilisation pour que chacun sache qu’il utilise un service public où le droit de tous doit être respecté.

Oui, il y a vraiment tous  les types de personnes dans un transport en commun. Il faut une saine cohabitation entre les commerçants bien chargés de colis ou de vivres et le fonctionnaire qui va au bureau, l’élève qui va au cours… J’exagère peut-être, mais juste savoir si vous avez instauré des normes ?

Nous transportons beaucoup plus des personnes que des bagages. La priorité est donnée aux personnes debout. En 3 mois, nous étions à plus de 15.000 passagers. Depuis que nous avons arrêté notre service d’accueil a explosé vous ne pouvez pas imaginer comment les gens grognent ou les gens nous motivent à reprendre le trafic. On a reçu environ 3000 coups de fil. Aucune entreprise humaine n’est parfaite. Mais ce que moi je veux demander aux gens, c’est  de critiquer dans le bon sens. Parce que ceux qui ont le courage et prennent le risque d’entreprendre ont besoin d’être soutenus. Et généralement, c’est ceux qui ne font rien, et qui ne prennent aucun risque qui ont l’art de critiquer. Mais malheureusement c’est ce qui caractérise le Béninois.  Et si nous on devait les suivre, on ne fera rien. Les Béninois doivent comprendre que ce pays est à nous tous et qu’on doit le développer tous ensemble.

Mais les gens sont libres de critiquer et de relever les lacunes quand il y en a quand même !!

Oui mais quand c’est bien aussi, ils ont le devoir de le dire et de soutenir et de faire des critiques constructives.

Et qu’en est-il du comportement des conducteurs  de ces bus. Vous les avez formés sur leur tenue et la manière de se comporter avec les clients ?

Tous les conducteurs sont formés aux normes brésiliennes avec une formation rigoureuse sans oublier que le critère de choix était très sélectif.

En lançant ce projet, vous avez parlé de la création d’environ 5000 emplois

C’est toujours possible si les Béninois veulent vraiment lutter contre la pollution atmosphérique, ils laisseront d’autres types de moyens de transport au profit du transport urbain collectif et organisé. Ainsi, nous augmenterons très rapidement notre parc, parce qu’il y aura une bonne relation entre la demande et l’offre.
 
Que pensez-vous de l’idée de tramway pour la ville de Cotonou émise par certains en 2011 ?

Ça viendra. Mais quand on prend le niveau de développement du Bénin aujourd’hui, pour moi le Tramway n’est pas la meilleure solution. Parce qu’en réalité actuellement rien n’est fait pour pouvoir recevoir ce type de transport. J’imagine même que le plan directeur de la ville de Cotonou, n’a pas prévu un certain nombre de choses. Et si quelqu’un a l’idée de le faire, je dois saluer cette idée mais  je lui dirais de faire attention et de ne surtout pas se fier aux études de faisabilité. Ici au Bénin, c’est le terrain qui commande. Les études de faisabilité ont montré leurs limites dans la réalisation des projets. Moi, aujourd’hui, je préfère lancer un projet sans études de faisabilité mais composer avec le terrain pour que le terrain me montre quelles sont les réalités de cette affaire. C’est le terrain qui vous oriente.  

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Rappel


 

En août 2012, Léhady Soglo premier Adjoint au Maire de Cotonou, accompagné de tout un parterre de personnalités, lance officiellement le projet de transport urbain collectif au Bénin. Ce projet devait permettre de réduire la pollution atmosphérique et de créer pas moins de 5000 emplois en prenant en compte justement la reconversion de quelques « zémidjans » (conducteurs de taxi-motos ) en mécaniciens, électriciens, conducteurs, ajusteurs, soudeurs, tickettiers, agents d’entretien, etc. L’évènement fut grandiose, le projet encensé et applaudi. Il y avait effectivement un sérieux vide qui n’attendait qu’à être comblé. Parmi tous les problèmes quotidiens rencontrés par le commun des Béninois (logement décent, travail décent, fourniture de l’électricité, etc.) celui de la mobilité figure en bonne place. Ainsi, cinquante-deux (52) bus avaient été prévus pour desservir le réseau de transport urbain collectif, comportant huit lignes pour couvrir la ville. Après quelques semaines de décollage difficile, les responsables de la société ont dû procéder à certains réaménagements. A l’écoute de leurs usagers, les exploitants ont revu à la baisse le tarif de transport par ligne, le portant alors à 200 au lieu de 300 FCFA originellement prévus. Mais cela ne suffira pas. D’autres considérations amèneront BenAfrique à carrément suspendre l’exploitation de ces bus pour une durée de 13 mois ! Un sevrage brutal et sévère pour ceux-là qui avaient déjà commencé par composer avec ce mode de transport bien pratique. Les nombreux appels de relance dont la société est constamment assaillie est un baromètre qui a permis à BenAfrique de se rendre réellement compte qu’elle ne s’est pas trompée en investissant dans ce projet. Il est donc question plus que jamais, de tout mettre en œuvre pour reprendre l’exploitation en offrant désormais, davantage de garanties pour sa pérennité et même son extension.

Suggestion de lecture
«L’impossible est possible» de l’écrivain Irlandais, Joseph Murphy est peut-on dire, le livre de chevet de notre Manager. Thiburce Montcho avoue avoir été profondément marqué par cet ouvrage dans lequel il puise beaucoup de force et de détermination. Joseph Murphy a écrit une trentaine de livres traduits dans plusieurs langues. L’écrivain est un ardent défenseur des possibilités de réalisations par la pensée et développe des moyens d’autosuggestion pour y arriver. D’après lui, l’être humain est fait pour être riche et nie la pauvreté en tant qu’une vertu. Sa pensée se concentre sur l’importance du subconscient, qu’il présente comme étant d’une richesse infinie.

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Refinancement des institutions de microfinance : Le Fnm échange avec les banques partenaires

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Le Fonds national de la microfinance a organisé un atelier technique avec les banques partenaires mercredi 22 octobre 2014 au Bénin Marina hôtel. Il s’agit, au cours de cet atelier, d’étudier la mise en œuvre du programme de refinancement des institutions de microfinance au Bénin.

Relancer le programme de financement des institutions de microfinance au Bénin, c’est le but de l’atelier technique organisé par le Fonds national de la microfinance (Fnm) ce mercredi. C’est au Bénin Marina hôtel que le Fnm et les banques partenaires dudit programme se sont retrouvés pour envisager de nouvelles conditions de financement des institutions de microfinance en vue de relancer le programme de microcrédit aux plus pauvres. Ce programme est un système de facilitation mis en place depuis 2010 par le Fnm en partenariat avec les banques partenaires telles que la Banque ouest-africaine(Boa), la Bsic et la Bgfi. Au cours dudit atelier, les représentants desdites institutions bancaires et le Fnm ont procédé à l’étude de la mise en œuvre du programme dans la perspective de relever les difficultés tant au niveau des banques qu’au niveau des systèmes financiers décentralisés. A l’ouverture des travaux, le Directeur du Fonds national de la microfinance, Jean Panti a remercié les banques partenaires pour l’appui de taille qu’elles apportent à la mise en œuvre du programme de microcrédit aux plus pauvres au Bénin depuis quelques années. Il les a exhortées ensuite à profiter dudit atelier pour faire part de leurs doléances au Fnm pour que des dispositions soient prises à cet effet afin que le partenariat ne souffre de rien pour le bien des bénéficiaires de micro crédits. Pour finir, il a demandé aux représentants des banques partenaires de tout faire pour accélérer le processus de financement des institutions de microfinance au Bénin.

Aziz BADAROU

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Efficacité dans l’analyse de l’information économique : Une centaine de journalistes formés par la Dgae

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La nécessité d’assurer une couverture médiatique de qualité par les professionnels des médias bien imprégnés des techniques d’analyse de l’information économique et financières préoccupe le ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation (Mefpd). A cet effet, le ministère à travers sa Direction générale des affaires économiques (Dgae) a initié une formation à l’intention d’une centaine de journalistes aussi bien de la presse écrite qu’audio visuelle.

Ouvert depuis hier lundi 20 octobre 2014 au Palais des congrès de Cotonou, l’atelier de formation permettra aux hommes et femmes de la presse de mieux cerner les notions économiques et financières afin de faire de bons reportages. De façon spécifique,  selon le Secrétaire général du Mefpd représentant le ministre Komi Koutché à l’ouverture, cette formation est la réponse aux questions « comment chercher la vérité en économie ? Comment capter l’attention du public ? Comment vulgariser l’information pour être compris ? ». Dans son intervention, le Directeur général de l’analyse économique, Appolinaire Houénou, initiateur de l’atelier s’est réjoui de voir ce qui a été longtemps pensé devenir une réalité. A travers cette initiative, a-t-il confié, le ministère entend entretenir et voir émerger un vivier de journalistes spécialisés, chevronnés et capables de traiter les informations dans les domaines économique et financière. La question de la spécialisation étant fondamentale dans la presse, Franck Kpotchémé le président de l’Union des professionnels des médias (Upmb) n’a pas manqué d’exprimer sa joie et ses remerciements aux organisateurs. C’était l’occasion pour lui d’inviter la Dgae à aller plus loin en accordant une attention particulière aux organes de presse qui essaient de se spécialiser afin qu’ils parviennent à survivre. Les travaux durent 5 jours avec au menu des communications-débats, des travaux pratiques conduits par des Enseignants d’Universités, des cadres du ministère et d’organismes internationaux.  Entre autres thématiques à développer, l’économie de développement, la croissance et le bien-être social, stratégie de développement et politiques économiques au Bénin, Prix et Inflation, Avantages et inconvénients de la dette publique, le Bénin face aux Omd.

A. Jacques BOCO

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Accords de prêts entre gouvernement, la Bad et la Fao : Yayi Boni honore ses promesses envers Parakou

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La concrétisation des promesses faites par les partenaires au développement à la Table ronde organisée par le gouvernement à Paris en juin 2014 se poursuit. Vendredi 17 octobre 2014 au ministère de l’Economie et des finances, plusieurs accords de prêts et de dons ont été signés à cet effet.

Tous les accords et don signés par le gouvernement béninois à travers le ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation ont pour principal bailleur la Banque  africaine de développement (Bad).  Il s’agit d’un accord de prêt et d’un protocole de don du Fonds de l’Environnement mondial (Fem) pour le projet de la traversée urbaine de Parakou,  du protocole du don du Fem au projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la vallée de l’Ouémé (Paia-Vo), et de  la lettre d’accord tripartite relative à l’aide d’urgence en faveur des communes de Malanville et Karimama  affectées par les inondations. « L’accord de prêt Fad pour un montant de 18 milliards pour le financement du projet de transport urbain de Parakou vise à améliorer la mobilité urbaine à Parakou et les conditions de vie des populations dans la zone d’intervention tout en réduisant les accidents de la route. Le projet permettra la réhabilitation en 2 fois 2 voies de 17, 55 km de voies structurantes de la ville, la réhabilitation des marchés Azerkè et Guéman, la réhabilitation de 2 centres de promotion sociale et la construction d’une gare routière à l’entrée sud »,  a fait savoir Serge N’guessan, le représentant résident de la Bad au Togo.

Toujours dans les détails des accords il précise : « En ce qui concerne les protocoles de don Gef pour le projet de traversée urbaine de Parakou et pour le projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la vallée de l’Ouémé (Paia-Vo) d’un montant cumulé de 9 millions d’Usd, ils viennent en complément des prêts Fad de ces deux projets dont celui Paia-Vo d’un montant de 40, 03 millions d’Uc (30,2 milliards FCfa) a été déjà signé le 9 janvier 2014… Le Projet Paia-Vo contribuera à l’accroissement durable de la productivité et des revenus agricoles de zone peu développées, mais dotées d’un important potentiel lié aux terres fertiles de la vallée de l’Ouémé. Il est prévu l’aménagement hydro-agricole et la sécurisation foncière de 5000 ha, la réalisation d’infrastructures de stockage, de commercialisation et de désenclavement, l’appui conseil à 21000 exploitants agricoles. 10000 femmes seront actrices d’activités spécifiques génératrices de revenus et 2500 jeunes seront formés et installés en appui au programme national de la promotion de l’entreprenariat agricole et à l’emploi des jeunes ». Serge N’guessan a laissé entendre au passage qu’« à travers les dons Gef, ces projets transformateurs, mettront en œuvre les mesures d’atténuation des effets de changements climatiques et amélioreront la résilience des populations ». Pour ce qui est de l’aide d’urgence, un partenariat entre la Fao et la Bad, d’un montant de 800 milles Usd «  Cette aide d’urgence viendra en aide aux populations sinistrées des communes de Malanville et Karimama. Elle premettra d’appuyer 6500 ménages fragilisés par la perte de leur récolte et/ou de leur cheptel suite aux inondations… », a confié le représentant de la Bad.
Après le paraphe et les échanges des documents entre  la partie béninoise et la Bad, l’Argentier national Komi Koutché a rassuré de l’attachement du gouvernement à la concrétisation de la Table ronde de Paris. Il n’a pas manqué de témoigner de l’ambition du gouvernement à faire du Bénin un pays émergent.  Il faut préciser qu’à cette signature d’accords, la Fao était représentée par Dr Tiémoko Yo.

A. Jacques BOCO

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Manutention/Consignation au Port de Cotonou : Quand des conteneurs disparaissent à Maersk line comme de petits pains

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Qu’est-ce qui se passe au juste à Maersk line?  Dans notre parution du lundi 13 octobre 2014, nous dénoncions  le vol qualifié qui s’organise autour des conteneurs avec des permutations de plombs et surtout les détournements de marchandises. Et voilà qui vient en rajouter à la situation. La disparition dans la nature de conteneur. Autrement dit, des conteneurs qui disparaissent sans trace tels une aiguille perdue dans une botte de foin. Décidément à Maersk line, le contrôle  des choses échappe et les importateurs, opérateurs économiques sont mécontents. L’illustration de cet état de chose remonte au 28 juin 2014 avec la disparition d’un conteneur du navire  Safmarine Chambagne. Jusqu’à ce jour, il est resté introuvable. La fois dernière ce fut le cas d’un conteneur qu’on a ouvert et retrouvé vide alors qu’il était censé contenir des marchandises. Heureusement que les mêmes marchandises ont été retrouvées dans un autre conteneur qu’un camion déchargeait. Comment expliquer ces dysfonctionnements et cette négligence au niveau de  Maersk line ? Est-ce une complicité ? Ce qui est sûr, les importateurs sont fâchés et n’attendent qu’une solution efficace soit trouvée à ce problème qui n’arrange guère le Groupe Maersk line. Ses clients importateurs aussi, puisque beaucoup d’entre eux « roulent » sur des prêts bancaires.

M.M

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