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Economie

Cérémonie de clôture des états généraux du secteur privé : Yayi Boni salue la pertinence des recommandations issues des assises

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Les états généraux du secteur privé ont officiellement pris fin sous l’égide du Chef de l’Etat hier, jeudi, 18 décembre 2014 au Palais des Congès de Cotonou. A l’occasion de la cérémonie de clôture,  le Président Boni Yayi a félicité les acteurs secteur privé tout en reconnaissant la pertinence des recommandations faites pour l’éclosion du secteur.

Le Chef de l’Etat a procédé à la clôture des états généraux du secteur  privé hier au Palais des Congrès de Cotonou en présence des opérateurs économiques et de plusieurs membres du gouvernement. Ainsi trois jours durant, les acteurs du secteur privé, à travers des ateliers de formation, des communications, ont harmonisé leurs expériences et connaissances afin de redéfinir les directives et prospectives du secteur privé au Bénin pour sa compétitivité. A l’issue des assises organisées conjointement par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la Chambre d’Agriculture du Bénin, l’Union interdépartementale des chambres des métiers du Bénin et de plusieurs autres structures faîtières, plusieurs recommandations ont été faites pour une véritable éclosion du secteur. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un comité de suivi des recommandations, du renforcement des capacités des acteurs du secteur privé dans les nouvelles dispositions nationales et internationales, l’amélioration du cadre juridique des structures faîtières, le retour de la gestion de la filière du coton au secteur privé pour plus d’efficacité. Dans son allocution, le président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Bénin, Jean Baptiste Satchivi a exprimé toute sa reconnaissance au Chef de l’Etat pour sa sollicitude constante en faveur du secteur privé et sa diplomatie économique proactive. Il a également témoigné sa gratitude aux participants pour avoir fait preuve de professionnalisme durant les travaux ayant conduit à des recommandations pertinentes susceptibles de sortir le secteur de la précarité. Il a cependant exhorté à une veille permanente de solidarité et de franche collaboration en raison de l’immensité des défis à relever. Le Chef de l’Etat, à sa prise de parole, s’est réjoui de la qualité de travail abattu et de la pertinence des recommandations faites par les participants auxdites assises. Tout en saluant la synergie d’action des acteurs, il a rappelé que le secteur privé est créateur de richesses et mérite une attention particulière du gouvernement. Pour le Dr Boni Yayi, c’est le secteur privé qui fait fonctionner les institutions de la république. Il a, par ailleurs, signifié son adhésion aux recommandations tout en rassurant les acteurs du secteur d’un partenariat stratégique avec le gouvernement. Notons que les recommandations seront transmises au Chef de l’Etat après sa formalisation par le comité de suivi.

Aziz BADAROU

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Ministère de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires : Rufin Orou Nan Nansounon fait le bilan de ses 100 premiers jours

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Cela fait déjà 100 jours que Rufin Orou Nan Nansounon  dirige le ministère de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires. Pour évaluer  les tâches accomplies et repréciser ses objectifs, le ministre a rencontré hier jeudi  18 décembre 2014 ses collaborateurs au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb).

Le ministre Orou Nan Nansounon a déjà un bilan défendre. Hier jeudi, la Directrice de cabinet du ministère de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires, Rahanatou Anki Dosso a reconnu avec les travailleurs «les grands efforts» menés par leur patron 100 jours après sa nomination. Elle a cité entre autres le lancement de construction d’embarcadères dans la vallée de l’Ouémé, la mise en place d’un comité pour la relance des activités de suivi de la commission mixte interministérielle pour le développement de la filière des véhicules d’occasion, la mise en place d’un comité de suivi du projet de dématérialisation des liasses de papier au port, la finalisation des travaux de la commission interministérielle pour le dédommagement des présumés propriétaires terriens dans le cadre de la construction du second port en eau profonde à Sèmè et les études pour la construction d’un centre des affaires maritimes au port de Cotonou. Selon elle, en prenant les rênes du ministère, Rufin Orou Nan Nansounon a compris qu’il faut promouvoir les ressources humaines, responsabiliser et impliquer réellement les travailleurs dans l’organisation et le fonctionnement de l’administration. Hier, face à ses collaborateurs, le ministre a indiqué qu’il y a de petits changements en cours dans  son département. Au port, a-t-il fait savoir, il y a eu l’intensification du trafic  avec 1400 escales pour 9 millions de tonnes de marchandises. Il a confié  être optimiste que «ces chiffres seront accrus car le Bénin vient d’être retenu pour bénéficier du second compact pour le Millenium challenge account». « Au niveau des structures sous tutelle, les indicateurs de performances sont au beau fixe. Je suis persuadé que grâce à l’effort de tous, le Bénin peut faire de Cotonou, le plus grand port des petits ports de l’Afrique», a-t-il déclaré. Le ministre a par ailleurs appelé les travailleurs à plus de détermination afin de l’aider à rationnaliser la chaine des opérations portuaires. Le but, a-t-il soutenu, c’est de renforcer la compétitivité du port «conformément à la vision du Chef de l’Etat. Ce jeudi, le site web dudit ministère, www.economiemaritime.bj, a également été réactualisé. C’est un site qui met en lumière toutes les activités du ministère de l’Economie maritime.

Allégresse SASSE    

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Pavage et assainissement de rues : Encore 15 milliards FCfa de la Boad au profit du Bénin

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Un accord de prêt d’un montant de 15 milliards FCfa a été signé hier mercredi 17 décembre 2014 par le Bénin, représenté par le ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation, et la Banque ouest africaine de développement (Boad). La cérémonie de signature a réuni les premiers responsables et des cadres des deux structures au ministère des Finances à Cotonou.

L’accord signé par l’Argentier national, Komi Koutché  et le président de la Boad, Christian Adovèlandé est destiné à un  projet de pavage et d’assainissement de voies urbaines dans  10 communes du Bénin ainsi que l’éclairage public des principales voies à aménager. Les communes bénéficiaires sont : Bembèrèkè, Bonou, Bopa, Dogbo, Ifangni, Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et Zè.  Dans son message après paraphe et échanges des documents, le président de la Boad a souligné l’importance du projet. Selon lui, sa réalisation permettra d’assurer de bonnes dessertes des quartiers et une meilleure gestion des eaux de ruissellement afin de réduire la prolifération de vecteurs, sources de maladies dans les localités ciblées. Autrement dit, c’est une importante contribution  à l’amélioration du cadre de vie et des conditions de circulation des populations de ces communes. Se fondant sur la pertinence des objectifs à atteindre, Christian Adovelandé a invité l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet à respecter les normes de construction et des délais qu’ils auront contractés, ceci pour le bonheur des bénéficiaires. Il a ensuite réaffirmé la détermination de la Boad à accompagner les efforts de développement du Bénin. Dans l’intervalle des trois précédents mois, plusieurs accords portant sur des domaines sensibles de développement ont été signés par le Bénin et l’institution financière sous régionale. Le ministre Komi Koutché l’a d’ailleurs souligné. « Devant tant de sollicitude, je voudrais, Monsieur le président de la Boad, vous renouveler la reconnaissance du président de la République, son Excellence, Dr Yayi Boni et de tout son gouvernement pour votre engagement constant aux côtés des autorités béninoises sur le vaste chantier de croissance pour la réduction de la pauvreté », a-t-il déclaré. Aussi, l’Argentier national a-t-il rassuré que les différents projets financés seront exécutés « à la lettre ». Cet accord de prêt porte à 28 le nombre de communes ayant bénéficié des financements de la Boad dans le cadre de ce programme, et à 184 milliards FCfa le montant global des interventions de cette Banque dans le secteur des infrastructures de transports.

A. Jacques BOCO

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Vulgarisation des règles de Rotterdam : Des spécialistes à l’école du droit maritime au Bénin

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Les journées africaines du droit maritime se déroulent du 17 au 19 décembre 2014. De nombreuses délégations participent à cette rencontre qui se tient sous la férule du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). A l’issue des travaux, les participants seront mieux outillés à maîtriser les règles de Rotterdam qui sont une avancée notable dans le droit des gens des mers.

Dix-sept pays africains sont conviés à la rencontre de Cotonou qui rentre dans le cadre de la mise en œuvre  du plan d’actions 2012-2014 relatif au droit maritime et adopté à Libreville. Placées sous le thème de la « vulgarisation des règles de Rotterdam », les Journées africaines du droit maritime ambitionnent  d’entretenir les participants sur la mondialisation des échanges commerciaux internationaux, à travers le nouvel  accord de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) sur la Facilitation des échanges.

« Le Bénin est honoré d’abriter cette réunion consacrée à la vulgarisation des lois de Rotterdam… » a dit Nadine Dako Tamadaho, Directrice générale du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) dans son mot de bienvenue à l’entame de la rencontre placée sous l’autorité de Rufin Orou Nan Nansounon, Ministre en charge de l’Economie maritime. S’aventurant dans l’historique des règles de Rotterdam auxquelles sont essentiellement consacrées les assises de Cotonou, Nadine Dako tamadaho a fait savoir dans son allocution que cette convention a déjà reçu 25 signatures dont celles de 13 Etats africains. Malheureusement constate la Directrice générale du Cncb, seulement deux pays ont ratifié l’accord. Il s’agit de l’Espagne en Europe et du voisin togolais. Les assises de Cotonou viennent à point nommé a renchéri Adamou Saley Abdourahamane, le Secrétaire général de l’Union des conseils des chargeurs africains qui se réjouit de la rencontre dont le bien-fondé n’est plus à démontrer. « Celui qui contrôle la mer, contrôle l’économie. Et celui qui contrôle l’économie, contrôle la terre » a dit Saley Adourahamane qui reconnaît l’importance de l’organisation de la réunion qui vise à s’approprier les règles de Rotterdam qui constituent une avancée majeure dans la dématérialisation des documents de transport, ce qui permet d’éviter les pertes et retards. Cela favorise par ricochet, la rapidité des procédures de dédouanement  et de livraison et réduit de façon substantielle les coûts. Avant de laisser la place au Ministre de l’économie, le Conseiller technique aux relations internationales de la Dg/Cncb, Hyppolite Amoussou a précisé l’architecture de la rencontre à travers la  présentation de sa la lettre de cadrage. Il a notamment fait remarquer que la réunion de Cotonou  permettra de mener la réflexion sur la règlementation du trafic en mer, en vue de l’instauration d’un nouvel ordre dans la chaîne des transports maritimes. Rufin Orou Nan Nansounon en charge de l’Economie maritime qui apprécie la tenue des assises, a fait comprendre  qu’elles sont le cadre idéal pour l’appropriation des « Lois de Rotterdam » qui constituent un cadre juridique qui tient compte des nombreuses nouveautés technologiques et commerciales qui s’imposent au transport maritime qui sont de l’ordre de 90% dans la balance du commerce international. Les travaux prendront fin ce vendredi 19 décembre et seront faits de communications et d’échanges en ateliers.

Yves-Patrick LOKO

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Projet de dématérialisation de liasse de pré-dédouanement : Le ministre Nan Nansounon installe le comité de pilotage

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Le projet de dématérialisation de liasse de dédouanement entre définitivement dans sa phase de mise en oeuvre. Hier mardi 16 décembre 2014, le comité de pilotage et de suivi de sa mise en place a été installé par le ministre de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires, Rufin Orou Nan Nansounon à Cotonou.

C’est le ministre de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires qui conduira le comité de pilotage et de suivi de la mise en place du projet de dématérialisation de la liasse de pré-dédouanement par la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Ségub). Il a entre autres pour vice-président, le ministre en charge de la Coordination des politiques du gouvernement et comme premier Rapporteur, le Directeur général de la Ségub. C’est dans les locaux du ministère de l’Economie maritime et des infrastructures portuaires que les activités du comité ont été lancées ce mardi. Selon l’arrêté portant création dudit comité, le groupe de personnalités installé hier se réunit à l’initiative de son président et au moins deux fois par mois. Il peut faire appel à des personnes ressources pour l’aider dans l’accomplissement de sa mission. Le Directeur général de la Ségub, Thierry Verdier a informé ce mardi que le comité de pilotage aura comme mission de suivre ledit projet pour qu’il soit en phase avec les exigences des autorités et l’ensemble des préoccupations des acteurs portuaires. Le projet consiste à mettre en place un système qui dématérialisera au Port un certain nombre de documents exigés à l’importation, a-t-il fait remarquer. A en croire ses explications, avant la déclaration en douane, il ne sera plus utile de se déplacer pour aller chercher un document ou demander une inspection. Les commissionnaires agréés en douane et par délégation, les transitaires pourront se connecter au système, obtenir des documents en ligne par informatique qui leur serviront à accomplir ensuite les formalités douanières et les formalités de passage portuaire, a-t-il fait savoir. «L’objectif est de faciliter le commerce tout simplement, c’est aussi de faire gagner du temps à l’ensemble des acteurs. A l’époque, on se rappelle qu’il fallait en moyenne 35 jours pour que le container sorte du port. Aujourd’hui, c’est en moins de 6 jours en moyenne que les containers peuvent sortir. De la même manière, aujourd’hui il faut 18 jours aux opérateurs pour récolter la liasse documentaire auprès de la douane. On peut donc imaginer qu’à terme en 1 ou 2 jours, les formalités pourront être accomplies. Et qui dit gain de temps, dit gain d’argent à terme pour l’ensemble des opérateurs et pour l’économie du Bénin», a expliqué Thierry Verdier.

Allégresse SASSE

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Le 2ème K.O de Komi Koutché

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Et de deux pour Komi Koutché. Après l’adoption de la proposition de loi sur la radiodiffusion numérique en République du Bénin, par un vote de 62 voix pour et 00 contre et 00 abstention le mardi 12 août 2014 pendant qu’il était encore ministre de la Communication, Komi Koutché a enregistré quatre mois après une deuxième victoire par K O. Le Parlement a voté hier, le projet de budget de l’Etat, exercice 2015 par 75 voix pour, 00 contre et 01 abstention. Le projet budget de l’Etat, exercice 2015 estimé à plus de 1506 milliards de franc Cfa  est approuvé. Ce sont les grandes orientations de la politique économique du  développement qui sont ainsi applaudies. C’est donc une victoire. Une grande. Car ce n’est pas gagné à l’avance. Tous les analystes préjugeaient d’une suite difficile pour le  projet de budget de 2015 tant le climat politique national reste délétère. Le retard dans l’organisation des élections municipales, communales et locales a provoqué l’exaspération des députés de la minorité parlementaire et de certains élus proches de la majorité au pouvoir. Les marches et les sorties médiatiques de l’opposition ont rendu le climat encore pesant. Mieux, le député  Orou Sé Guéné qui a maille à partir avec la justice n’a pas jusque-là bénéficié d’un franc soutien de ses collègues alors qu’il partage la même vision que le gouvernement. Mais le ministre des Finances a triomphé sans coup férir. Il a obtenu son deuxième K O grâce à des qualités que même certains de ses adversaires lui reconnaissent à savoir dynamisme, pragmatisme et persévérance. En effet, nonobstant les incertitudes qui planaient sur ce vote, Komi Koutché a pu convaincre ses vis-à-vis. Il a réussi à s’allier l’adhésion des députés toutes tendances confondues. C’est un exploit. Et c’est plutôt une bonne nouvelle car il permettra d’obtenir un peu d’accalmie au Palais des gouverneurs devenu depuis quelques jours le lieu des joutes verbales  et de toutes les invectives. Ce succès éclatant, qui inspirera  à n’en point douter d’autres ministres, profite également au Chef de l’Etat puisqu’il évitera de prendre dans un contexte sociopolitique  en plein chamboulement, des ordonnances qui constituent des mesures d’exceptions de gouvernance. Sans fausse modestie, reconnaissons-le : Komi Koutché a bien défendu ce budget.

Mike MAHOUNA

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Ministère de l’Economie et des finances : Komi Koutché renvoie Dgid et Dgtcp à leurs missions

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Le ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation est plus que jamais préoccupé par le renflouement des caisses de l’Etat en vue de contribuer convenablement aux efforts de développement du Bénin. Et selon lui, il n’est pas question que ses collaborateurs des différentes directions sous tutelle, notamment des régies ne s’inscrivent dans cette dynamique. C’est pourquoi, après la remise, il y a quelques jours, de lettre de mission aux disciples de Saint Mathieu (les douaniers), récemment redéployés, Komi Koutché a tenu à étendre l’exercice au nouveau directeur général des impôts et des domaines (Dgid) puis à son collègue du Trésor et de la comptabilité publique (Dgtcp) qui ont bénéficié de sa confiance pour leur nomination en conseil des ministres.

A l’instar des premiers, le rituel a été le même pour les deux directeurs. En effet, c’est à la faveur d’un cérémonial des couleurs empreint de symbole, que la lettre de mission portant sur les indicateurs clairs de performances sur lesquels ils seront évalués à échéance, leur a été remise.

 Pour l’Argentier national, « il faut faire en sorte que le ministère soit à la hauteur de sa mission de centre d’équilibre du pays ». Au-delà des mouvements politiques qui agitent le pays et qui se justifient par les enjeux électoraux ou la reconstitution de la classe politique, il faut que le Bénin continue d’exister et soit en bonne santé financièrement quand « l’orage » va passer. Et pour ce faire, Komi Koutché  a indiqué que chacune des régies financières doit prendre la mesure de la mission qui est la sienne. Se fondant sur la gestion axée sur les résultats, comme mode de gouvernance, il a insisté sur quatre points que les différentes structures ne doivent pas perdre de vue. En effet, le ministre Koutché a parlé d’efficacité des régies avec un accent particulier mis sur les impôts dont la collecte ne doit plus se limiter désormais à la simple déclaration du citoyen. « En plus de ce que les contribuables viennent volontairement déclarer leurs impôts, il faut que vous créez de la valeur ajoutée », a déclaré l’Argentier national avant d’inviter les disciples de St Laurent à envisager d’autres sources de collecte des impôts. A la direction du Trésor, il s’agira de faire en sorte que les recettes soient effectivement collectées, même celles dites intermédiaires.

En deuxième point, Komi Koutché a évoqué la question des réformes que les agents doivent internaliser par le biais de leur direction. Et parlant de réforme, il y a l’Identifiant fiscal unique (Ifu), dont le challenge est sa généralisation.

La gestion des carrières du personnel tient également à cœur au ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation. Attirant l’attention de tous au drapeau sur le départ à la retraite de la grande partie des agents d’ici le 1er janvier 2016, il a appelé à la relecture des plans de carrière du personnel. Komi Koutché a demandé que les jeunes commencent à être responsabilisés afin qu’ils acquièrent le plus tôt d’expérience. Enfin, le dernier point qu’a rappelé le ministre, est l’esprit de complémentarité ou cette osmose qui doit prévaloir entre les différentes directions sous tutelle. C’est sur ces mots que le Dgid, Gilbert Edah et son collègue du Trésor, John Olou ont été renvoyés à leurs missions respectives.

A.Jacques BOCO

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95ème session du Conseil d’administration de la Boad : 15 milliards de FCfa pour le pavage de rues dans 10 communes du Bénin

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Les administrateurs de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) réunis autour des partenaires  et du président de l’institution, ont tenu la 95ème session ordinaire du Conseil d’administration de la banque régionale. Une dizaine de points était à l’ordre du jour de la rencontre qui a eu pour cadre, la salle de réunion du siège de la Bceao à Cotonou. Plusieurs accords de financement ont été autorisés à l’occasion.

Sous la présidence de Christian Adovèlandé, Président de la Boad, les administrateurs ont d’abord adopté le procès-verbal de la 94ème session qui a été organisée il y a trois mois à Lomé, la capitale togolaise. L’examen et l’approbation des perspectives financières actualisées 2014-2015 ont également occupé les administrateurs qui ont aussi approuvé des prêts à long ou moyen terme de plus de 1100 milliards de F CFA.

Selon le communiqué de presse qui a sanctionné les travaux de ce lundi 15 décembre 2014, «  la mobilisation des ressources sera une priorité, afin de permettre à l’institution de mieux accompagner les Etats dans leurs ambitieux programmes de développement… ». La banque envisage pour se faire, de mobiliser, à l’horizon 2018, des ressources d’emprunts et des ressources propres d’un montant de 1500 milliards environ, à travers des appels au marché régional des capitaux, pour un montant de l’ordre de 725 milliards. La Boad prévoit également de prospecter le marché international pour mobiliser 250 milliards de francs CFA.

Une vision déclinée en quatre grands axes

Le Conseil d’administration de la Boad dans sa 95ème session ordinaire, a retenu d’orienter les actions de l’institution autour de quatre points dont l’accélération de l’intégration régionale,  le soutien à la croissance inclusive, la sécurité alimentaire, l’accompagnement des entreprises et des Etats et l’approfondissement du processus de mobilisation de ressources.
La tenue de la session a permis d’autoriser des financements de réalisation d’infrastructures à Djenné au Mali, à Fatick au Sénégal et à Attobrou en Côte d’Ivoire. Le Bénin n’est pas en marge des accords de prêts de la session ordinaire du Conseil d’administration de la Boad, et bénéficie de 15 milliards pour le pavage de rues et l’assainissement de villes de Bembêrêkê, Karimama, Bonou, Bopa, Dogbo, Ifangni, Tanguiétat, Zakpota et Zè.

Yves-Patrick LOKO 

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6ème édition de sa journée annuelle du Fnm : La ministre Sranon salue le dynamisme de l’équipe de Jean Panti

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La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou a servi de cadre, vendredi dernier, à la célébration de la 6ème édition de la Journée annuelle du Fonds national de la Microfinance (Fnm). La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de la ministre chargée de la Microfinance, de l'emploi, de l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes. C’était en présence de plusieurs experts et partenaires techniques et financiers.

La Journée annuelle du Fnm portait sur le bilan et les perspectives dudit Fonds. C’était aussi un creuset d'appréciation critique par les acteurs étrangers des efforts du Bénin en matière de promotion de l'inclusion financière et d'échanges entre les partenaires techniques et financiers afin de tirer des expériences d'autres pays dans la continuité de l'offre des services d'appui au développement de la microfinance. Deux thématiques ont été débattues lors de la rencontre. Il s’agit de : le mobile banking et la Finance participative. Dans son discours introductif, le Directeur général du Fnm, Jean Comlan Panti, a montré que cette rencontre qui marque la 6ème édition de la Journée annuelle du Fonds répond à l'obligation de transparence et de compte rendu qui constitue des exigences de la nouvelle gouvernance au Bénin. C’est également un creuset d'échanges et d'appréciation de ce qui se fait au Bénin en matière de promotion de l'inclusion financière, a-t-il ajouté. D'autres allocutions ont suivi dont celle de la ministre togolaise en charge du développement à la base, de l'Artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, Dogbé Victoire. Elle a souligné que des progrès extraordinaires sont accomplis dans le secteur de la microfinance mais que des efforts restent à fournir. «L'inclusion financière est une responsabilité sociale et collective », a-t-elle indiqué. La ministre chargée de la Microfinance, de l'emploi, de l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes du Bénin, Marie- Laurence Sranon Sossou a, quant à elle, salué le dynamisme et l’ingéniosité de toute l'équipe du Fnm avant d'indiquer que la microfonance reste un outil efficace contribuant à briser le cercle vicieux de la pauvreté.
Le mobile banking : un facteur pour l'inclusion financière au Bénin

Les avancées technologiques ont permis de constater en Afrique une amélioration de la concurrence en matière bancaire et financière, un accroissement de la portée des marchés d'envois de fonds et une meilleure inclusion financière. Ce constat a été fait par un premier panel consacré au mobile banking et modéré par la Représentante régionale du Cgap, Corine Riquet. «Le mobile banking consiste en la réalisation d'opérations financières via l'utilisation du téléphone mobile», a expliqué Brice Houndonougbo, Directeur de Mtn mobile money. Il faut noter que le mobile banking intègre plusieurs notions dont la notion de "mobile money" qui constitue des services transactionnels de paiements via l'utilisation du téléphone mobile sans lien avec un établissement financier. La notion "mobile banking" elle, est un ensemble de services d'informations et de produits accessibles via mobile en lien avec un établissement financier. Avec un taux de pénétration au-dessus de 70% et le développement des technologies innovantes, bien d’opportunités s'offrent aux opérateurs de téléphonie mobile et les institutions financières à savoir l'intégration avec les opérateurs de téléphonie mobile pour une gestion optimale de leurs opérations et la création de nouvelles sources de revenus mais aussi l'accès à de nouveaux clients se situant dans les zones à accès difficile. Mais Brice Houndonougbo a relevé certains obstacles à une réelle explosion de la relation microfinance - mobile banking. Il a cité entre autres la volonté des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de déployer leur propre infrastructure de mobile banking impliquant de lourds investissements, le taux élevé d'analphabétisme et l'absence de cadre réglementaire approprié. Par ailleurs, Sessie Houédé Gado, Chef service des opérations bancaires à la Dn/ Bceao, a fait une communication sur le cadre réglementaire de la microfinance mobile dans la zone Uemoa. Elle a mis un accent sur les dispositions réglementaires relatives à l'émission et à la gestion de la monnaie électronique. Sessie Houédé Gado a présenté des pistes d'amélioration à savoir le renforcement du rôle des Sfd dans l'offre de services financiers via la téléphonie mobile et l'implication plus active des banques et des Sfd dans la distribution des services financiers mobiles.

La Finance Participative : une alternative crédible

La Finance participative se présente comme une bonne solution aux problèmes d'emplois des jeunes et surtout de la promotion de l'entreprenariat des jeunes. Elle est mise en oeuvre à travers différents produits dont le mourabaha, le moucharaka, le mouzaraa etc. Le mode de la Finance participative se distingue de celle de la finance conventionnelle en ce sens qu'une relation de partenariat est établie avec une prise en compte des risques et bénéfices découlant du projet. Sa mise en oeuvre a permis au secteur d'avoir certains acquis dont la mise en place de l'observatoire des besoins des populations défavorisées et du potentiel de promotion des Agr, le renforcement des capacités des acteurs, la mobilisation de ressources et l'assistance technique des Sfd dans les financements. Dans sa communication sur la promotion de la Finance participative par le FNM, le Dg Jean Panti a présenté sa mise en oeuvre à travers le Programme intégré d'appui à la Microfinance en République du Bénin (Piamf- Ben). A l’entendre, la mise en oeuvre des financements pour la composante des Mtpe a permis de décaisser au 30 septembre dernier un montant de 866 047 725 au profit de 918 promoteurs pour 150 microprojets. Annace Zongo, Expert en Microfinance a, lui, présenté une communication sur l'opérationnalisation de la microfinance participative. Il a souligné ses principes inspirés de l'approche de la Banque islamique de développement (Bid) à savoir l'interdiction de l’intérêt et de la spéculation, le principe de l'actif sous-jacent et le partage des profits et des pertes. Il s'est accentué de même sur les conditions de succès pour la Finance participative. Le communicateur a cité la bonne maîtrise des outils et procédures, la bonne prospection et ciblage des types de projets à financer, la bonne organisation interne au niveau des Sfd pour l'accompagnement des promoteurs, la transparence dans les conditions de participation du Sfd, des modes de rémunérations en fonction du mode choisi et du niveau de participation du Sfd à la réalisation du projet.

Somme toute, cette 6ème journée annuelle du Fnm a été un succès éclatant, au regard de la qualité des invités et surtout de la pertinence des communications présentées.

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Financement des secteurs énergie et routes : La Banque Islamique de Développement accorde 96 milliards FCfa au Bénin

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(Lire le communiqué de presse)

Communiqué de presse

La Banque Islamique de Développement (BID) et la République du Bénin ont signé deux Accords de financement d'une valeur totale de 192 millions de dollars US, soit quatre- vingt-seize (96) milliards de francs CFA environ, pour la construction d’une Centrale électrique et de route dans le pays. Les documents ont été signés le mercredi 10 décembre 2014, au siège de la BID à Djeddah par Son Excellence Monsieur MouhamanDahirou DAMBABA, Ambassadeur de la République du Bénin près le Royaume d’Arabie Saoudite et Son Excellence Docteur Ahmed Mohamed ALI, Président de la BID.
Le premier Accord couvre à titre de contribution, 148 millions de dollars US du financement au projet de construction de la centrale électrique de Maria Gléta au Bénin, première phase. L'installation de production d'énergie de 120 mégawatts devrait remédier à la pénurie d'électricité dans le pays, réduire les importations d'électricité en provenance des pays voisins du Bénin et enfin économiser d'énormes sommes d'argent que le pays dépense pour l'importation d'électricité et la location de groupes électrogènes.
Le deuxième Accord fournit, à titre de contribution financière, 44 millions de dollars US pour la rénovation de la route Banikoara-Kérémou-Frontière du Burkina Faso. Cette route d’une longueur de 54 km est considérée comme l'une des routes les plus importantes dans le pays et revêt une grande importance pour le développement socio-économique non seulement pour le Bénin, mais aussi les autres pays d'Afrique de l’Ouest dont le Burkina Faso, le Niger et le Nigeria, qui sont tous des pays membres de la BID.
La République du Bénin a rejoint la Banque Islamique de Développement (BID) en 1984.

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