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Economie

Assainissement de la Sbee : Déjà des résultats encourageants

SBEE

La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) peut se réjouir des efforts faits pour honorer ses engagements vis-à-vis de son fournisseur la Communauté électrique du Bénin (Ceb). Sous le leadership du Chef de l’Etat, la pente est en train d’être relevée.

En avril 2014, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) restait devoir à son fournisseur la Communauté électrique du Bénin (Ceb), plus de 33 milliards. Aujourd’hui, ses créances envers la Ceb ne sont que de 19 milliards. Le constat  est que les factures courantes sont régulièrement payées et que les dettes héritées de l’ancienne équipe dirigeante sont épongées. Il faut décerner à ce propos, une fière chandelle au Président Yayi Boni, qui a donné les instructions nécessaires à l’actuelle équipe afin de régler ses factures auprès de la Ceb pour que cette dernière puisse avoir les moyens de fournir le courant électrique au Bénin et au Togo. La décision du chef de l’Etat en Conseil des ministres, de l’utilisation dans l’administration et dans les collectivités locales, des compteurs à prépaiement est une avancée pour permettre à la Sbee de maîtriser sa trésorerie. Le ministre en charge de l’Energie est aussi instruit afin que cette mesure soit étendue à tous les consommateurs de la Sbee.  Depuis le 5 août 2014 en effet, le ministre Kassa a lancé la pose des compteurs à prépaiement chez les clients de la Sbee. « Nous ne pouvons avoir un développement sans énergie électrique » avait dit le chef de l’Etat qui s’est ainsi fixé des objectifs pour le sous-secteur de l’électricité. Joignant l’acte à la parole, le Chef de l’Etat a injecté plus de 14 milliards de francs Cfa, pour raccorder les 12 communes du Bénin qui n’avaient pas l’électricité à plein temps.

Des pays de la Cedeao, il y en a cinq qui détiennent à eux seuls 88% des réseaux énergétiques de cette sous-région. Le géant voisin de l’est a lui seul, plus de 51%. Le président Yayi Boni a compris qu’il faut accélérer et renforcer la coopération sous-régionale dans le sous-secteur de l’électricité. Ses pairs de l’Uemoa l’ont d’ailleurs désigné pour conduire les réflexions dans ce sens. Les  résultats pointent à l’horizon et sont matérialisés par les travaux d’interconnexion Bèmbèrèkè-Kandi-Malanville qui démarreront bientôt. D’autres projets, le barrage d’Adjarala, le barrage de Dogo-Bis, de Kétou, les deux centrales 2x25 mégawatts et 400 mégawatts sont en cours d’étude.

MM

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Prévision de 11 milliards pour le renouvellement du Parlement : La preuve que les élections législatives auront lieu

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Les législatives seront organisées. Il n’y a plus de doute à ce sujet. Le ministre des Finances, Komi Koutché a rassuré l’opinion publique vendredi 03 octobre sur la Télévision nationale sur cette question cruciale. C’était au cours d’une émission dont le thème central était «Avant-projet du budget général de l’Etat exercice 2015 : Orientations et innovations». A en croire Komi Koutché, une prévision de 11 milliards de francs Cfa est inscrite dans l’avant-projet de budget général de l’Etat de 2015 dans le cadre de l’organisation des prochaines législatives. Un avant-projet qui sera incessamment transmis à l’Assemblée nationale. C’est une précision qui met fin à toutes les conjectures visant à affoler les paisibles populations. Cela montre que contrairement aux intoxications le gouvernement et son chef sont préoccupés par l’organisation effective des prochaines échéances électorales au Bénin.

Mike MAHOUNA   

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Is Dine Bouraïma, Directeur général du Gufe, Guichet unique pour la formalisation des entreprises. Parcours cohérent d’un travailleur acharné et ambitieux

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«Manager à l’affiche», vous amène à la rencontre d’un passionné de chiffres, de statistiques et de rapports. Chacun a le droit d’avoir les passions qu’il veut. Quelques minutes de discussion avec lui et vous aurez presque envie de vous lancer dans le monde des affaires. Il doit certainement son esprit managérial à sa mère, une grande commerçante de la place.
L’histoire de l’actuel Directeur général du Gufe, commence tout d’abord par un stage au Centre de Formalités des Entreprises (Cfe), à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) entre 1997 et 1999. Il y gravira progressivement les échelons pour devenir tour à tour Chargé de formalités de 1999 à 2002, Responsable de l’antenne du Cfe à Porto-Novo de 2002 a 2006, Directeur de la formation à la Ccib de sept 2006 à janvier 2007 et Directeur du Cfe de 2007 à 2012. Son implication dans la naissance du Gufe et son parcours cohérent lui valent d’en être le premier responsable depuis mai 2013. Et c’est avec fougue que Is Dine Bouraïma, parle de cette institution qu’il a vu naître. Ce manager s’est en effet, approprié son institution et s’y confond presque, peut-on dire. Un sentiment bien notable chez ceux qui ont décidé de tout donner. Donner d’eux-mêmes, de leur temps, de leur énergie et de leur talent pour servir une cause en laquelle ils croient.

Entretien réalisé par Djamila IDRISSOU SOULER


Depuis 2013, on peut créer sa société en moins de 8 heures à coût réduit et avec moins de tracas. Cette révolution, on la doit au Gufe, est-ce bien cela ?

La consécration de ce délai est réelle depuis cette année. Mais il s’agit cependant, de réformes démarrées depuis 2012 et qui ont conduit véritablement à ce délai de huit heures ouvrables aujourd’hui vérifiable, respecté et parfois même challengé puisqu’il nous est déjà arrivé à la fin de certains mois, de nous retrouver avec des délais de 7heures, 7h12 minutes etc. Et ceci, pour toutes les formes d’entreprises. Je souhaiterais quand même,  que l’on parle d’abord du Cfe, de sa transformation  en cet instrument que nous connaissons aujourd’hui sous le terme de Gufe Guichet unique de formalisation des entreprises et qui est en train de porter ses fruits.

Comment s’est donc opérée cette mutation du Cfe en Gufe?

Le Centre de formalités des entreprises était un département de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin qui s’occupait bien évidemment de la création de l’entreprise, mais il fonctionnait comme un coursier. Comme un coursier, parce que les dossiers étaient portés vers les administrations partenaires, responsables de chaque formalité pour l’accomplissement de ces formalités. Ainsi, le Cfe n’avait pas une autonomie, et sa vision était fusionnée dans celle de l’institution consulaire dans sa globalité. Ce fonctionnement a donc plombé un tout petit peu, l’objectif que la table ronde de 2004 a donné à cet outil, puisque c’est à la suite de cette table ronde sur le secteur privé que la décision a été prise de créer un outil de formalisation des entreprises à la disposition du secteur privé, pour faciliter et simplifier la création d’entreprise. Le Cfe a été lancé en aout 1997 et son évaluation après 10 ans d’activités, nous a amené à faire un constat ne disons pas amer, mais mitigé. En effet, avant l’avènement du Cfe, il fallait quand même un parcours du combattant pour créer son entreprise. Les délais allaient de trois mois, six mois voire un an parfois et les montants étaient astronomiques. Le Cfe est parvenu à réduire considérablement les montants ainsi que les délais, ramenés à cinq jours ouvrables pour les entreprises individuelles et dix jours ouvrables pour les entreprises sociétaires. Mais l’évaluation a permis de constater que même ces délais de 5 jours et 10 jours, le Cfe ne parvenait toujours pas à les respecter. C’est par conséquent ce bilan décennal du Cfe qui a poussé les gouvernants à inscrire la redimension du Centre dans le premier compact du Millénium challenge account (Mca) pour le Bénin. Le Mca était le partenaire qui a procédé à l’évaluation et à la mutation du Cfe en Guichet unique de formalisation des entreprises.
Cette mutation n’a pas été faite en un jour et surtout pas sans difficultés. De 2007 à 2011, où on installait le Conseil d’orientation et de concertation (Coc), qui tient lieu du Conseil d’administration du Gufe, il y a eu plusieurs études, des réformes et la rédaction des documents de travail. Il y a eu surtout la conception du Système intégré de gestion du guichet unique de formalisation des entreprises (Siggufe) qui est l’épine dorsale informatique du système. Aujourd’hui, le Guichet unique travaille sur un outil très performant et évolutif parce qu’il y a encore des potentiels au niveau de ce logiciel pour étendre et créer d’autres services dans le but de faciliter l’environnement de création et de suivi des entreprises pour les investisseurs.

On comprend que c’est un processus mené progressivement qui a conduit à la naissance du Gufe. De nombreuses réformes ont été menées. Quelles sont-elles ?

Entre 2007 et 2011, il y a eu des réformes, des études, des renforcements de capacité, des renforcements au niveau des équipements matériels et surtout la prise du décret 2009-542 du 20 octobre 2009 portant création du Gufe. C’est ce décret qui a consacré la création du Guichet unique de formalisation des entreprises avec pour principale réforme, sa mise sous tutelle du Ministère en charge du commerce, son autonomie organisationnelle et financière et justement de nouveaux objectifs comme celui de simplifier davantage les procédures de création d’entreprises. Je me rappelle très bien que le Directeur adjoint du Mca-Bénin disait qu’il fallait à l’ère du Siggufe, pouvoir créer son entreprise le temps d’une pause-café. En 2009, il y a eu la consécration du Guichet unique par la prise de ce décret. Mais rigoureusement, c’est seulement en septembre 2011, que le Conseil d’orientation a été installé et a pris officiellement la direction de cet outil. Donc, il a fallu installer un guichet dans les normes et les termes du décret avant toutes réformes. Je voudrais profiter de cet entretien pour saluer au passage, l’engagement des membres du Conseil d’orientation et de concertation (Coc), à mettre en place ce dispositif. Sans leur leadership, cet outil de développement n’aurait pas vu le jour.
Le 1er janvier 2013, Le Gufe est sorti du bâtiment de la Ccib pour s’installer dans le bâtiment mis à sa disposition par le gouvernement, ici à l’Avenue Steinmetz à l’ancien bâtiment du ministere des Pme.
Une fois le Gufe mis sur pied dans l’esprit du décret, il faut ensuite, faciliter la création d’entreprise en simplifiant les procédures, en réduisant les coûts, et enfin en réduisant les délais. Et pour atteindre cet objectif, le deuxième acte a été de nommer les représentants de chaque administration partenaire au sein du dispositif avec délégation de signature. On a supprimé l’aspect coursier du Cfe. Alors, une fois tout le monde sur place, le troisième acte, c’est de faire la guerre aux formalités superflues. Parce qu’une entreprise à une durée de vie précise, c’est 99 ans. On ne peut pas demander à une entreprise de tout faire la première année de creation. Ainsi, à partir de là, on a commencé par supprimer certaines formalités et je profite ici pour saluer le leadership des délégués du ministère des Finances. La première action a été d’exonérer le paiement de l’impôt patente, la première année d’exercice pour toute nouvelle entreprise. Nous sommes arrivés à plus de 50% de réduction dans les coûts de création d’entreprise quand on prend la moyenne. Ensuite, on a identifié d’autres formalités relatives à plusieurs ministères, le ministère du Travail et le ministère de la Justice notamment, mais également la Ccib. Tout ça cumulé nous a donné déjà en 2013, des coûts de 65.000 fcfa pour les entreprises individuelles et 225.000 fcfa tous frais compris, c’est-à-dire même en incluant la procédure des notaires, pour les entreprises sociétaires. Je souhaiterais ici, transmettre le remerciement du Gufe au gouvernement pour les efforts consentis et surtout au chef de l’Etat. Qu’il soit illuminé, que Dieu l’agrée parce que c’est un visionnaire. Il nous a accompagnés dans tout ce que nous avons voulu mener comme initiatives. Le chef de l’Etat a pris en mains ce dossier et en 2014, nous avons connu une réforme spectaculaire. En clair aujourd’hui, la formalité qui pesait pour plus de 50% dans les procédures de création de société à responsabilité limitée, a été rendue facultative. Je fais référence à la rédaction et à l’authentification des statuts par les notaires. Grâce aux révisions de l’acte uniforme du 31 janvier 2014 à Ouagadougou, les Etats sont maintenant libres de prendre des actes pour rendre facultative l’intervention des notaires. Le Bénin a été l’un des premiers pays à avoir le courage de prendre cet acte pour rendre facultative l’intervention du notaire. Par ailleurs, l’obligation de constituer les 1.000.000 FCfa de capital, a été supprimée pour créer une Sarl. Les actionnaires sont donc libres de choisir leur capital de départ.  
Ainsi, suite à la suppression de certaines formalités superflues, suite aux réductions de coût, suite à l’optionalité d’aller chez le notaire ou pas, le nouveau décret du Gufe a consacré huit heures ouvrables comme objectif à atteindre et à respecter. Aujourd’hui, la jeune équipe du Gufe  est tres motivée au respect de ce délai de huit heures ouvrables, et comme je vous l’ai dit, il y a des mois où nous connaissons moins de huit heures parce que notre équipe cherche à se surpasser à tout moment. Elle a l’envie et le courage de pouvoir aller un peu plus vite puisque dans d’autres Etats, on nous parle de cinq minutes et de 1 franc symbolique.

Dans cette révolution, le Bénin rejoint ainsi le Rwanda et l’Ile Maurice, par exemple. Notre pays suit de bons exemples ?

Je suis d’accord que le Bénin n’est pas le premier pays à amorcer cette révolution, on cite le Rwanda, l’Ile Maurice. Mais je voudrais apporter une précision. Contrairement à certains Etats qui, je ne vais pas parler de manipulation, ont été stratégiques dans leurs réformes le Bénin a eu le courage d’aller au-delà, puisque aujourd’hui dans notre pays, notre réforme a consacré les formalités de création d’exercice. Quand vous sortez du Gufe, vous êtes tout de suite opérationnel. Il n’y a pas que votre entreprise est créée comme dans d’autres Etats où vous avez votre compte, votre Rccm mais il faut encore courir dans d’autres administrations pour être opérationnel. On peut facilement créer l’entreprise, mais derrière c’est encore un autre parcours du combattant. Mais, chez nous, au Bénin, quand vous sortez du Gufe, vous êtes tout de suite opérationnel. Je dirais que le Bénin aujourd’hui, en voulant même rattraper les têtes de pont, est en train de les dépasser. Ça, il faut avoir le courage de le dire. Aujourd’hui, les entreprises sont créées plus vite au Bénin qu’en France. (Rires).

A vous entendre, on n’aura pas tort d’affirmer que le Gufe constitue un instrument crucial dans le développement du pays et assurément une source de fierté.

Oui absolument ! Pour la petite histoire, dans les publications Doing Business, (classement de 183 économies à travers le monde), le Bénin en 2011, au niveau de l’indicateur de création d’entreprise, était au 158 ème rang ; en 2012, grâce aux réformes, nous sommes passés à la 154ème place, nous avons gagné 4 places. En 2013, nous sommes passés à 152 ème, nous avons gagné 2 points. En 2014, nous sommes passés à 139ème donc près de 13 points de gagnés. Le Gufe est en constante évolution depuis 2012. Je peux vous garantir sans fausse modestie, que dans la publication de 2015 qui va paraître en ce mois, le Gufe va gagner au moins dans les trentaines de place, en tout cas c’est l’objectif visé par notre équipe et certainement au niveau de tout le gouvernement béninois. Les classements de l’Etat béninois sont aussi appréciables, parce qu’en 2011, nous étions 173 ème mais en 2012 il y a eu l’entrée d’autres économies, nous sommes passés à 175 ème et en 2014, nous sommes à la 174ème place. Et je parie que pour les publications de 2015, vous constaterez que l’Etat béninois dans sa globalité fera un grand bond puisque, beaucoup d’autres indicateurs ont été améliorés. Par ailleurs, au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), des documents fonciers, il y a eu beaucoup de réformes qui ont été faites ainsi qu’au niveau de la Mairie de Cotonou, etc. En ce qui concerne le Gufe, son évolution depuis 2011 continue d’engranger des points dans le classement Doing Business. Vous constatez que les réformes sont réelles, vérifiables. La réalité, elle est là et l’environnemnt des affaires béninois y gagne beaucoup.

Parlez-nous du Gufe en termes de chiffres, de statistiques, et de résultats.

Restons en 2014 pour dire que, les prévisions à fin Août en termes de création d’entreprises, sont de 3944 entreprises individuelles prévues. Nous avons créé 4424, donc nous avons fait 12% de plus. Là où la remarque est bien accrochante est qu’au niveau des entreprises sociétaires, il a été prévu 1416 entreprises à fin août 2014 et nous en sommes à 1785, donc nous avons fait un dépassement de 26%. Aujourd’hui, vous devez constater qu’il y a eu plus de créations réalisées que prévues en terme de sociétés. Cela montre bien que les réformes entreprises au niveau des Sarl qui ont ramené les coûts aujourd’hui à 57.000 FCfa tous frais compris, ont vraiment compté et ont fait que le taux au niveau des sociétés a dépassé celui des entreprises individuelles. Les réformes ont beaucoup plus impacté la création d’entreprises sociétaires.

Vous comptabilisez une quinzaine d’années d’expériences dans le monde des entreprises. Cependant, très jeune déjà, vous vous êtes lancé dans le commerce. Racontez-nous cette période.

Je peux dire que j’ai commencé déjà en étant au Collège, mais c’est vraiment à l’Ine en 1997, que cela a pris plus d’ampleur. J’avais toujours cet esprit curieux et observateur de me dire qu’il faut que j’arrive à combler ce qui manque à mon environnement immédiat et qu’est-ce que je pourrais faire pour gagner de l’argent. J’ai commencé par vendre les kakis (tenues d’école). J’avais aussi remarqué que la mode jeans et Tee-shirt était très prisée par les jeunes à l’époque (c’est d’ailleurs toujours le cas). J’ai donc eu le flair des bonnes affaires de ce côté-là et j’ai commencé par en acheter ici, à Missèbo. Cela a été porteur et j’ai enclenché sur la Côte d’Ivoire et le Nigéria.

A la lumière de cette expérience, que pouvez-vous dire à cette jeunesse sans emploi et parfois sans repères, à ces nouveaux bacheliers qui par exemple, ne savent pas encore quelle voie choisir?

Je pense que quand on est jeune, quand on est dans un environnement donné, il ne faut pas rester amorphe. Il faut oser, il ne faut pas rester les bras croisés. Il faut aller au-delà des paroles, pour agir. La jeunesse se plaint, elle est dans la rue à critiquer, mais elle n’ose pas. Aujourd’hui le trio Gufe-Bpc-Fnpeej est véritablement fonctionnel. On s’est vu entre les dirigeants de ces structures, on a discuté. Nous sommes intervenus dans les médias pour dire qu’on ne doit plus rester dans la rue et dire que le gouvernement en place ne fait rien, surtout pour la jeunesse. Je pense qu’il ne faut pas rester dans le politique. Il est clair que quand il reste encore à faire, rien n’est fait. Mais, nous, on est jeunes, on a besoin de construire notre avenir, on n’est pas comme des citoyens, qui sont à quelques années de leur retraite, et se sont lancés dans la politique pour critiquer sans objectif. Alors, quand on dit qu’il y a une opportunité, il faut aller tester, évaluer et constater concrètement par soi-même. Je pense que la jeunesse doit s’informer et se battre, la jeunesse doit se lever. Quand je parle du Bpc, de l’Anpe, du Fnpeej, c’est des jeunes qui sont à la tête de ces structures et on se parle, on crée des synergies pour que les jeunes ne se perdent plus. L’emploi aujourd’hui, c’est un mot qui chagrine le chef de l’Etat. Il faut que les jeunes enlèvent leur manteau de petits politiciens pour prendre leurs responsabilités, la charge de leur devenir, aller vers ces outils, vers les opportunités qui sont offertes à la jeunesse. Nous continuerons par créer cette synergie pour montrer le chemin à la jeunesse, créer des chaînes afin que les jeunes aient des chemins bien balisés. Aujourd’hui, quand vous voulez créer votre entreprise, vous venez seulement au GUFE, ce n’est plus un parcours du combattant. Je ne dis pas que tout est rose, je ne parle pas de taux de chômage zéro, mais je pense qu’il y a des jeunes qui sont diplômés qui manquent d’engagement, d’observation et qui ne bougent pas, qui ne sont pas dévoués et qui pensent que c’est la politique et du bluff partout. Personnellement, je tiens à rendre hommage à mes parents parce qu’ils ont toujours été là. A des moments donnés, j’ai hésité et ils m’ont dit vas-y, ils m’ont montré le chemin, j’ai cru en eux. C’est vrai que l’on peut lire une certaine cohérence dans mon parcours. Cependant, ajoutons à cela, la bénédiction et les prières de mes parents. Je pense également qu’il faut croire en soi, être fort, avoir de la vision, se fixer des objectifs, être prêt à faire des sacrifices, écouter les ainés, et surtout prier et croire en Dieu. C’est très important.

Est-ce que, pour une raison ou une autre, vous n’êtes pas tentés parfois, d’ôter cette casquette de Dg/Gufe pour aller à d’autres aventures professionnelles, plus personnelles.

C’est clair que j’ai une vision après, parce que je ne me vois pas dans le fonctionnariat à long terme. Toutefois, j’estime qu’il y a encore de la matière au sein du Gufe. Je crois qu’on peut encore performer ce dispositif, je pense qu’il y a encore des choses à faire et tant que je n’aurai pas atteint cet objectif et le faire reconnaître au monde entier, je pense que je n’abandonnerai pas. Je ne suis pas immortel, mon âge évolue à chaque fois, si le moment que je me suis fixé pour changer d’orientation arrive, je passerais alors à autre chose, au risque de me scléroser et de devenir improductif. Pour l’instant, il y a encore de belles réalisations à accomplir au GUFE, des réformes à mener pour aller de l’avant. Ce serait par exemple, une très bonne chose, qu’une fois qu’on a facilité la création d’entreprise, qu’on puisse donner la première attestation fiscale à l’entrepreneur. C’est une idée forte qui traîne dans ma tête et je suis en train d’échanger avec les responsables à certains niveaux. Je la porterais devant qui de droit à un instant donné pour des décisions à prendre, parce que je sais que c’est faisable. Au-delà de l’attestation fiscale, il y a des activités règlementées qui ont besoin d’une autorisation, d’un agrément, d’une licence pour être exercées au Bénin. Les  démarches pour obtenir ces autorisations pèsent actuellement sur les résultats du GUFE. Que faut-il faire? La solution existe et nous allons la mettre en œuvre. Ce sont des choses qu’il reste à compléter et mettre autour du GUFE pour en faire un dispositif très fluide et la seule et unique porte d’entrée pour les investisseurs au Bénin.

Que retenons-nous pour conclure cet entretien ?

Je voudrais conclure en disant aux Béninois que créer une entreprise individuelle au Bénin, aujourd’hui, qu’on soit béninois ou étranger, coûte 30.000 fcfa, c’est-à-dire : 15.000 fcfa pour les formalités de création et 15.000 f pour les formalités d’exercice. Je souhaite informer le public qu’il n’y a que le Gufe qui s’occupe de la création des entreprises. Pour la création d’une entreprise sociétaire, principalement, les sociétés à responsabilités limitées, il est laissé libre choix aux promoteurs d’aller chez un notaire ou pas, pour la rédaction et l’authentification des statuts ou de saisir directement le Gufe. Au cas où il saisirait le Gufe directement, l’entrepreneur n’aura qu’à payer que 57.000fcfa pour tout frais de constitution de sa société.
Pour se faire, les statuts types sont disponibles au Gufe. Retenez que la toute première démarche, c’est d’aller vers une banque de la place déposer le capital, et ensuite au Gufe pour la deuxième étape. Je voudrais inviter les promoteurs à éviter de recourir à des intermédiaires qui rallongent les coûts et délais de formalités, qu’ils évitent de se faire aider par des gens qui vont leur mentir en inventant des frais supplémentaires dans le but d’accélérer le traitement de leur dossier. Que les clients à la formalisation n’hésitent pas à nous saisir directement sur notre site internet www.gufebenin.org, au téléphone ou dans nos bureaux. Sachez en tout cas, que nos chargés de formalités aujourd’hui ont un challenge et ils sont évalués sur le temps que met chaque dossier sur leur table. Ils sont donc obligés de respecter ce délai de 8 heures ouvrables. On n’a pas besoin de leur « graisser la patte », comme on le dit couramment.

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Mini bio

Monsieur Bouraima est Administrateur des Finances, Gestionnaire des Ressources Humaines, diplômé de l’Institut national d’economie (Ine), de l’Université bationale du Bénin (Unb) et de l’Université catholique de lille (Ucl). Il est également consultant en Management des organisations, Administrateur des Entreprises et Expert en Partenariat Public Privé. Marié et père de 3 garçons. La religion tient une grande place dans sa vie. Musulman pieux, il a déjà sacrifié à la tradition du pèlerinage de la Mecque par deux fois. Il nous confie être un grand sportif, avec la natation comme discipline de prédilection. Notre manager avoue aussi être un fin danseur, surtout pour ce qui est du rythme afro cubain et même du Azonto, la tendance du moment.

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Produits de consommation au Bénin : Des boissons avariées retrouvées dans un magasin à Tokpa

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Suite à une plainte d’un consommateur, adressée  à  la « Voix du consommateur », une des associations en charge de la défense des droits du consommateur  et  grâce à une enquête de la brigade de recherche de Cotonou, un magasin comportant une importante quantité de boissons périmées a été déniché ce 01 octobre à Tokpa.

Des cartons de Super TEA, de Cereal MILK ou encore d’Euro Drink ; des boissons périmées qui étaient en passe d’être mises sur le marché de consommation  béninoise quand Robin Accrombesi, président de l’association la «Voix du consommateur » ; informé en a empêché la livraison avec la collaboration de la compagnie de gendarmerie de Cotonou. La prompte réaction de cette dernière en collaboration avec le dynamisme de Robin Accrombesi  a permis de mettre le magasin sous scellé avant le constat d’un huissier de justice et la présentation des produits à la presse ce mercredi. Conscient du danger que représente la consommation de ces produits pour la population, le président de la « Voix du consommateur » n’a pas manqué d’inviter  les consommateurs à plus de vigilance et de collaboration  avec les associations de consommateur surtout à l’approche des périodes de fête pour le bien-être de tous.

Emile AMAH

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Edito : Accompagnons la Bceao !

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) vient de publier les réformes révolutionnaires qu’elle a initiées.  Lesquelles réformes entrent en vigueur dès ce jour mercredi 1er octobre 2014,  pour le bonheur des clients de toutes les banques implantées  dans les 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Ainsi donc, dans l’espace Uemoa c’est-à-dire au Bénin, au Burkina-Faso,  en Côte-d’Ivoire, en Guinée Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo, près de deux dizaines de services bancaires ne coûteront plus un seul kopeck aux clients. Ces services bancaires gratuits  peuvent être regroupés en trois catégories : l’ouverture, le fonctionnement et le suivi de compte, les moyens et opérations de paiement ainsi que la banque à distance. Ainsi,  par exemples, les ouvertures de compte et les retraits au niveau des distributeurs automatiques se feront  sans frais pour les clients. Quelle aubaine !

Déjà, les observateurs de la vie économique et surtout  financière se réjouissent à l’idée que le taux de bancarisation des populations va rompre définitivement avec la tendance baissière  et  enfin amorcer une croissance rassurante. Parce que, l’application rigoureuse de ces mesures prises par la banque mère va inciter les employeurs à domicilier leurs comptes dans les banques. Il en sera de même pour les salariés des secteurs publics et privés, qu’ils soient haut cadres, cadres moyens ou des gagnepetits. Les artisans et les commerçants de toutes catégories ainsi que les paysans et autres agents de tous les secteurs d’activité.

Dans tous les cas, la réussite de ces réformes salutaires passe par la sensibilisation  de tous les agents économiques de  l’espace Uemoa. Mais surtout, c’est la mise en application rigoureuse de ces différentes mesures par les banques primaires qui  sera le moteur du succès attendu par la Bceao. En plus de tout cela, la veille citoyenne des populations, de la société civile et des médias est indispensable pour  accompagner la Bceao à atteindre ses objectifs. A cet effet, votre Quotidien « Matin Libre » s’offre volontiers pour mener ce combat citoyen pour  la santé de nos banques et le développement économique et social de l’espace Uémoa. C’est pourquoi, d’ores et déjà,  nous mettons à la disposition de tous les citoyens de l’espace Uémoa nos contacts  afin qu’ils nous donnent des  informations sur  les structures bancaires qui  vont  faire de la résistance ou traîner les pas dans la mise en œuvre de ces réformes salutaires. « Matin Libre » se chargera de les dénoncer preuves à l’appui. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; tél : (229) 21 32 60 60
 

Modernisation de l’économie béninoise
Les acteurs se penchent sur comment capitaliser l’informel
« Le secteur informel et la modernisation de l’économie béninoise ». Ce thème a rassemblé ce mardi 30 septembre 2014 à la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid), les cadres de la Direction générale des affaires économiques du Ministère de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation. C’est dans le cadre de la 9ème édition de la  conférence périodique de cette direction technique. Pour le Directeur général des affaires économiques, plus d’un demi-siècle après l’accession du Bénin à l’indépendance, l’économie béninoise reste encore fortement marquée par la prépondérance du secteur informel. Malgré les ressources massives qu’il draine, le secteur informel ne contribue pas encore pleinement à l’amorce des mutations nécessaires au développement  inclusif et durable du Bénin. Le directeur de Cabinet du Ministère en charge de l’Economie Servais Adjovi, dira que des études ont démontré que l’économie béninoise est caractérisée par une dualité avec un secteur informel qui contrôle à plus de 70% l’activité économique. Une situation qui conduit à la question de savoir comment capitaliser cet immense potentiel représenté par ce secteur, dans le cadre de la transformation structurelle, sans laquelle l’économie béninoise aura du mal à amorcer une vraie modernisation. L’initiative de cette conférence permet au Ministère de l’Economie de réfléchir aux voies et moyens d’associer les forces vives de la nation aux réflexions en cours, pour déterminer les meilleures stratégies à mettre en œuvre pour mieux capitaliser l’immense potentiel que représente le secteur informel et réduire les risques et saisir les opportunités liées aux réformes majeures en cours ou annoncées par le gouvernement béninois. La définition de stratégies sur « la transition fiscalo-douanière », « la modernisation du secteur informel », « l’adoption du statut de l’entreprenant », « la diversification de la base productive et l’élargissement de l’assiette fiscale » est la tâche assignée aux participants à cette rencontre. Ces genres d’assises initiées depuis l’année dernière, permettent à la Dgae, de concevoir des orientations stratégiques pour la mise en œuvre de politiques idoines.

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Dans les 8 pays de l’Uemoa : Voici les opérations bancaires gratuites dès ce jour

BCEAO

A compter de ce jour, mercredi 1er octobre 2014, certaines opérations bancaires seront gratuites dans les 8 pays membres de l’UEMOA. Ces mesures sont destinées à favoriser la bancarisation des populations dont le taux demeure très faible. Les ouvertures de compte et la gestion ne coûteront plus rien aux clients. De même que les retraits au niveau des distributeurs automatiques. Voici la liste desdites opérations.

Liste des services bancaires gratuits

1- Ouverture, fonctionnement et suivi de compte

      • -     Ouverture de compte ;
      • -     Délivrance de livret d’épargne ;
      • -     Tenue de compte sur livret d’épargne ;
      • -     Transmission de relevé de compte (une fois par mois) ;
      • -     Relevé récapitulatif des frais annuels ;
      • -     Dépôt d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet (hors acquittement de frais de timbre fiscal) ;
      • -     Retrait d’espèces dans la banque du client quel que soit le guichet, à l’exception des opérations par chèques de guichet ;

-     Domiciliation de salaire ;
-    Changement d’éléments constitutifs du dossier du client, notamment d’identification ;
-    Mise en place d’une autorisation de prélèvement (ordre de prélèvement à partir du compte) ou de virement permanent (création du dossier) ;
-     Clôture de compte.

2- Moyens et opérations de paiement
-     Retrait auprès d’un guichet automatique (GAB/DAB) de la banque du client ;
-     Paiement par carte bancaire au sein de l’UMOA;
-     Consultation de solde et édition du relevé de solde au GAB/DAB dans la banque du client ;
-     Virement de compte à compte dans la même banque ;
-     Encaissement de chèques tirés sur une banque de l’Union ;
-     Encaissement de virements nationaux, communautaires et internationaux.

3- Banque à distance
-     Avis de débit et de crédit par voie électronique ;
-     Consultation et édition du solde et de l’historique du compte à travers le GAB/DAB de la banque du client.

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Pavage de rues, assainissement et assurance mutuelle agricole : Plus de 21 milliards FCfa de la Boad au profit du Bénin

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La Banque ouest africaine de développement (Boad) et le gouvernement du Bénin ont procédé, samedi 27 août 2014 à la signature de deux accords de prêt dans des domaines vitaux du pays. Le montant global des deux accords est de 21 milliards 89 millions de Francs Cfa.

Les deux accords entre la Boad et le gouvernement béninois sont relatifs respectivement à l’appui à l’assurance mutuelle agricole du Bénin et au projet de pavage de rues et d’assainissement dans les villes d’Abomey-Calavi phase 2, Athiémè, Avrankou, Azovè, Kérou, Malanville et Zogbodomey. Pour le premier projet dont le prêt est de 1, 89 milliard FCfa, il a pour objectifs de fournir d’une part, des polices d’assurance récolte pour les campagnes cotonnières 2015-2016, 2016-2017 à l’ensemble des 350.000 producteurs de la filière coton et des 1000 producteurs de riz du Bénin, de renforcer d’autre part les capacités techniques et financières de l’assurance mutuelle agricole du Bénin. En d’autres termes, il s’agit de réduire la vulnérabilité des producteurs de coton et de riz en mettant à leur disposition un produit d’assurance couvrant la phase de production. La seconde intervention financée à hauteur de 20 milliards FCfa, concerne l’assainissement de 30 km de rue dans les 7 villes sus citées. C’est un important projet qui vise l’amélioration de la circulation et  la réduction de la prévalence des maladies liées à l’insalubrité dans les villes concernées. « Le présent projet porte à 18 le nombre de localités bénéficiant de projets de pavage et d’assainissement financés par la Boad au Bénin », a laissé entendre le président de la Boad, Christian Adovèlandé avant de mentionner par la suite que «  les deux accords portent à 408 milliards FCfa le montant total des engagements de la Boad au Bénin tous secteurs confondus ». Et qu’est-ce qui justifie cet intérêt de l’institution financière sous régionale au profit des filières riz et coton? A la cérémonie de paraphe des documents, Christian Adovèlandé a précisé qu’en ce qui concerne le riz, que c’est sa contribution à la sécurité alimentaire ; le riz ayant été identifié comme filière prioritaire par le Bénin et l’Uemoa. Le coton est quant à lui une culture de rente importante pour le Bénin. «  Son choix offre des chances de viabilité au produit que nous sommes en train de mettre en place », a fait savoir le président de la Boad. Il a par ailleurs rassuré que d’autres cultures vivrières comme le sorgho, le maïs et le mil suivront au fur et à mesure qu’une organisation sera mise en place à leurs niveaux.

Gratitude et engagement du gouvernement béninois

Au regard de l’importance des deux projets et la diligence faite par la Boad pour l’octroi du financement, le ministre de l’Economie et des Finances, et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché, n’a pas manqué, dans son discours, d’exprimer les remerciements du gouvernement béninois à M. Adovèlandé et à toute l’institution. « Tout ce qui nous reste c’est de passer à la phase de concrétisation », a déclaré le ministre Koutché qui, sur place, a pris l’engagement « que la partie béninoise ne ménagera aucun effort pour que les accords connaissent un début immédiat de mise en œuvre ».

Adékin Jacques BOCO

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Retombées des négociations gouvernement/ Confédérations syndicales : La restitution des défalcations de 2012 a démarré vendredi dernier

komi-koutche

Les défalcations opérées sur les salaires au titre de 2012 ont commencé par être rétrocédées sur les salaires du mois de septembre 2014. Et ceci, depuis le vendredi 19 septembre dernier.

La rétrocession des défalcations au titre de 2012 a effectivement démarré comme prévue par le ministre de l’Economie, Komi Koutché et le gouvernement en conseil des ministres. Depuis le vendredi  19 septembre, les travailleurs concernés par ces défalcations ont commencé par percevoir les fonds défalqués sur leur salaire de septembre 2014. En effet, le gouvernement a promis, lors des négociations avec les Confédérations syndicales lundi dernier, de procéder à la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires pour fait de grève en 2012, sur les salaires du mois de septembre 2014. Ainsi, le gouvernement vient d’honorer son engagement en payant l’intégralité des défalcations aux travailleurs concernés. C’est la preuve que le gouvernement tient véritablement à une année scolaire et académique apaisée.  Rappelons que la rétrocession desdites défalcations représentait l’une des principales revendications qu’avaient agitées les  Confédérations et Centrales syndicales l’année scolaire écoulée. Elles menaçaient même de poursuivre les mouvements de grèves à la prochaine rentrée des classes en cas de non satisfaction de ladite revendication.

Mike MAHOUNA

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Sous tutelle du ministère des Finances : La Cssfd et deux recettes des douanes reçoivent la visite de Komi Koutché

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Le ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation a effectué une tournée mercredi 17 septembre 2014. Komi Koutché est d’abord allé à la rencontre des agents de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées  (Cssfd). Les recettes douane Cotonou Hydrocarbures et Cotonou Aéroport ont également reçu la visite du ministre.  

La première étape du parcours matinal du ministre des finances a été le siège de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées  (Cssfd). A en croire les explications du coordonnateur Louis Biaou qui a présenté la structure, la Cssfd est chargée entre autres, d’instruire les dossiers soumis à l’autorisation d’exercice d’activité de microfinance, de procéder à la vulgarisation des textes régissant le secteur de la microfinance ou encore de  contrôler sur pièces et sur place les structures financières décentralisées notamment les Institutions de microfinance  et de veiller à la protection des dépôts des citoyens. Ces missions différentes, a rassuré le coordonnateur de la Cssfd, sont gérées à bon escient. Les agents de la structure sont d’ailleurs assermentés contrairement à plusieurs de leurs collègues de la sous-région. Seulement quelques problèmes liés aux ressources financières et humaines plombent les efforts de la Cssfd, selon son coordonnateur.  A la Cssfd, il y a « une équipe réduite face à un défi majeur et la Cssfd est une forte structure qui mérite de grands moyens » a fait savoir le ministre des finances qui promet de tout mettre en œuvre pour apporter une solution aux difficultés soulignées.
 
« A la recette Hydrocarbures,  vous ne devriez pas vous considérer comme de simples caissiers… »

La recette Cotonou hydrocarbures de la douane béninoise a été la deuxième étape de la tournée du ministre Komi Koutché. C’est l’inspecteur des douanes Crespin Aplogan Djibodé qui a présenté la recette placée sous sa supervision. Reconnaissant qu’un gap d’environ 120 millions est noté quant aux quotas assignés à cette division de la régie douanière, le  receveur Aplogan Djibodé a fait cas d’une descente de sa structure dans les stations-services des environs d’Abomey-Calavi. Une descente à l’issue de laquelle le constat est que même des stations régulièrement installées s’approvisionnent selon lui en produits dits « kpayo ». Le ministre des finances a félicité cette initiative de la recette douane Cotonou Hydrocarbures. Car pour Komi Koutché, les agents de la recette ne sont pas de simples caissiers qui reçoivent les déclarations d’importations des sociétés pétroles. Il les a exhortés à élargir leur champ d’action afin que les recettes attendues de leur part au niveau du gouvernement soient recouvrées.  
La recette Cotonou Aéroport a été la dernière étape de la sortie, mercredi 17 septembre, du ministre des finances. Aboubakar Ali, le receveur Cotonou Aéroport a lui aussi présenté l’équipe qu’il dirige avant d’énumérer les freins au travail à son niveau. Utilisation abusive des passeports diplomatiques par les commerçants, baisse du fret, pannes des scanners et déficit en moyens humains et matériels plombent les efforts de cette recette qui en fin août 2014 compte au tableau environ 95% de réalisation. Le ministre des finances tout en promettant d’apporter des solutions aux problèmes notés, a demandé aux agents de la recette Cotonou aéroport de se surpasser et d’enregistrer des résultats de 200%.  

Yves-Patrick LOKO

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Installation des membres du Conseil d’administration de la Bibe : Komi Koutché félicite et incite à une dynamique du secteur financier

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La cérémonie d’installation des membres du Conseil d’administration de la Bibe s’est déroulée, ce mardi, dans les locaux du ministère de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation. C’était l’occasion pour le ministre Komi Koutché d’exhorter ces administrateurs à rattraper le train de la dynamique tout en les rassurant du soutien du gouvernement.

Les membres du Conseil d’administration de la Banque internationale du Bénin (Bibe) ont été officiellement installés, ce mardi 16 septembre 2014, par le ministre de l’Economie, des Finances et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché. Nommés par un arrêté ministériel, ces derniers auront la lourde mission d’éviter à cette institution bancaire la chute. Dans son allocution, le président du Conseil d’administration, Zacharie Yomètowu a remercié le Chef de l’Etat pour la mission confiée à son équipe. Après avoir confié qu’il mesure l’envergure  de ladite mission, il a ensuite, au nom de tous les membres, pris  l’engagement de fournir plus d’efforts pour ne pas faillir. Pour finir, il a souhaité un appui constant du gouvernement dans l’accomplissement de leur tâche. A sa suite, le ministre des Finances, Komi Koutché a rappelé que le secteur financier connait une dynamique depuis 1990 grâce à une importante contribution de la Bibe. Une institution bancaire confrontée à de sérieuses difficultés, depuis un moment, l’empêchant ainsi de contribuer à la dynamique des finances au Bénin. Le ministre a également laissé entendre que le gouvernement a déjà pris la mesure des choses pour trouver la thérapie adéquate. Komi Koutché a aussi invité les membres du Conseil d’administration à tout faire pour rattraper le train de la dynamique. Après les avoir rassurés du soutien du gouvernement, il les a exhortés à faire preuve de professionnalisme dans le travail au quotidien.

Aziz BADAROU

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