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Economie

Conférence en périodique du ministère des Finances : Des experts échangent autour du climat des affaires au Bénin

houenou appolinaire

«Climat des affaires, compétitivité de l’économie et création d’emplois au Bénin». C’est le thème de la conférence périodique du ministère des Finances de novembre 2014, la dernière de l’année en cours. Elle s’est tenue hier mardi 25 novembre à la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid).  Les sous-thèmes«Conjoncture économique à fin octobre 2014 au Bénin»,«Climat des affaires au Bénin, état des lieux, défis et perspectives», ont été animés à l’occasion. Un panel composé du Directeur de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), du Secrétariat permanent  du Conseil présidentiel d’investissement, du Coordonnateur national de Millénium Challenge account (Mca), et de la Banque mondiale a également échangé sur le thème central de la conférence. Des discussions, il faut noter que les différents intervenants ont souligné la nécessité de poursuivre les réformes  économiques. Le  Rapport Doing Business 2015 classe certes le Bénin 151e sur 189 pays, mais ils ont suggéré que les responsables mettent plus de cohérence dans les réformes initiées  pour espérer encore de résultats meilleurs. Hier, Apollinaire Houénou, le Dgae sortant qui participait à sa dernière conférence économique puisqu’il est désormais promu à un autre poste, a fait savoir que ce creuset qu’il a soutenu  durant son séjour  au ministère des Finances est très utile pour le Bénin dans la bataille pour l’édification d’une économie prospère.

Allégresse SASSE

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Rémy Gbessinon au sujet de la « Nuit des mutualistes » : « La microfinance est la seule activité de développement pour les pays en développement »

remy-Gbessinon

Le Mutualiste-Finance est une structure de microfinance opérant au Bénin depuis 18 années. Le 05 décembre prochain, l’institution organise la première édition d’un événement dont l’objectif est d’ouvrir son capital aux actionnaires.  Avant de parler de l’événement dénommé « Nuit des mutualistes », Rémy Gbessinon, le Directeur exécutif  a présenté la structure et a rassuré quant à la bonne gestion des actions à collecter dans le cadre du projet.

Que peut-on retenir de votre structure Le Mutualiste ?

C’est un système financier décentralisé qui a été créé depuis juillet 1996. Ça fait 18 ans que nous sommes sur le terrain de la microfinance et de la finance décentralisées. Nous avons eu notre agrément depuis 2006 sous le N° : L06-0024 / Mdcmfppme-Mdcmfppme-Mdef près les anciennes autorisations. Puisque l’agrément est différent des autorisations qui permettaient de mener des activités sur le terrain. Nous sommes un système financier décentralisé qui par rapport à la loi, fait des crédits, toutes sortes de crédit. Nous avons une cible générale, nous faisons du crédit à toutes les couches sociales. C’est une structure qui fonctionne comme une banque populaire. Nous avons divers produits comme des comptes d’épargne et des comptes qui fonctionnent comme des comptes courants de banque qui évoluent sous des ordres de paiement. Au-delà de ça, nous faisons aussi de très bons dépôts à terme bien rémunérés, des emprunts également bien rémunérés. Avec les exigences du terrain, nous nous sommes dit qu’il fallait ouvrir notre capital au public pour que les ressources et les fonds propres de l’institution soient un peu plus renforcés.

Est-ce justement ce qui motive votre activité du 05 décembre ? Parlez-nous de ce que vous projetez de faire…

Nous organisons en effet la « Nuit des mutualistes ». C’est une nuit que nous avons voulu initier pour amener d’abord les anciens sociétaires, c’est-à-dire les anciens actionnaires de Mutualiste-Finance à amener d’autres amis, d’autres proches, de nouveaux qui deviendront aussi actionnaires de la structure afin de renforcer son capital. Nous allons pour ce faire, lancer le 05 décembre prochain, la vente de 100.000 parts sociales appelées actions, ce qui fait un milliard à raison d’un numéraire à 10.000 FCFA. La vente va courir du 05 décembre 2014 à fin décembre 2015, afin de faire l’évaluation à la deuxième édition de la nuit. Et nous souhaitons que chaque premier vendredi de chaque mois de décembre, les actionnaires de Mutualiste-Finance se réunissent pour renforcer exclusivement leur capital.

1 milliard vous avez dit? Pourquoi cette grande ambition?

Si on s’essaye sur un tableau schématique, 1 milliard correspond à 1 million par 1000 membres.  Si nous allons un peu plus loin, pour 100 membres sérieux, il faut juste 10 millions par personne pour réunir 1 milliard. Donc, 1 milliard en fait, ce n’est pas grand-chose. Si chaque membre donnait 10.000 F, à 100.000 membres, on est à 1 milliard. Alors que les gens se positionnent déjà pour 1, 5 ou 10 millions. Tout ceci mis ensemble, réunir 1 milliard pour une structure d’envergure nationale qui se propose de créer et de renforcer ses agences sur toute l’étendue du territoire n’est pas de l’utopie. Notre ambition n’est pas exagérée. Mais il faut reconnaître qu’en toute chose, il faut rêver et rêver grand. Et quand vous rêvez grand, Dieu vous bénit et vous donne ce que vous désirez et qui est à votre taille.

On a encore en mémoire l’affaire Icc-Service et consorts. Qu’est-ce qui fait votre crédibilité à vous ?

Le public a intérêt et doit avoir confiance en nous. Il a même déjà confiance en nous parce que nous existons depuis 1996. Ça fait 18 ans et nous continuons d’exister. Nous existions avant l’arrivée d’Icc et nous continuons d’exister après lui. Et mieux, Icc ne faisait pas de crédit. Icc prenait des sous, ne les investissait pas et les dilapidait. Mais le Mutualiste-Fiance a comme activité principale, la distribution de son épargne et de ses ressources en crédits pour développer les activités de ses membres et par ricochet, développer le Bénin. Le Mutualiste-Finance est une institution de développement. Je dirai même qu’en général, la micro-finance est la seule activité de développement aujourd’hui pour les pays en voie de développement.

Quel est votre appel à l’endroit de nos lecteurs et de vos potentiels futurs actionnaires ?

Le seul appel qui vaille, c’est de dire à tous nos membres et à tous ceux qui deviendront membres de Mutualiste-Finance d’être sereins et de saisir cette opportunité d’affaire, en investissant dans le capital de Mutualiste-Finance pour que le retour de leur investissement soit assuré car la gestion est participative. Quand vous êtes actionnaires ou sociétaire de Mutualiste-Finance, la gestion vous intéresse. Vous avez le droit de venir chaque fois contrôler et de participer aux réunions. Il n’y a pas d’isolement. Donc quand vous investissez et que vous avez un œil pour suivre, ça marche forcément. Et je dis au passage que la nouvelle loi 2012-14 du 21 mars 2012, avec ses rigueurs, garantit et sécurise les investissements et les capitaux car les différents organes à savoir le conseil d’administration, le comité de crédit et le conseil de surveillance sont exigés par la loi. Ils existent au Mutualiste-Finance et travaillent pour les actionnaires et les sociétaires   

Propos recueillis par Yves-Patrick LOKO

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Passation de charges à la tête de la Sonacop : Iréné Agossa annonce des réformes pour la compétitivité de l’entreprise

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Le nouveau directeur de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers a officiellement pris fonction au cours d’une cérémonie de passation de charges qui s’est déroulée dans les locaux de la structure ce mardi, 25 novembre 2014. L’occasion pour l’actuel directeur, Iréné Agossa de dévoiler son projet innovateur pour sortir la Sonacop de son état agonisant.

C’est à la faveur d’une cérémonie de passation de charges, fort simple, que le nouvel occupant du fauteuil du directeur général de la Sonacop a été investi dans ses nouvelles fonctions. Nommé lors du dernier Conseil des ministres, Iréné Agossa aura désormais le privilège et lourde responsabilité de conduire les destinées de cette société actuellement en panne de crédibilité près des institutions financières. A l’ouverture de la cérémonie, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sonacop, Soumanou Ibrahim Lamidy a reconnu la qualité de travail abattu par le directeur par intérim sortant et dont la gestion participative à permis de diagnostiquer plusieurs qui minent la société et de les solutionner. A en croire ce dernier, des avancées notables ont été enregistrées notamment l’amélioration de l’offre, la reconquête de la clientèle, l’élaboration du plan global de reversement des travailleurs de la Sonacop, le renforcement des capacités. il a, cependant, évoqué quelques facteurs en l’occurrence la démission de l’Etat dans la lutte contre l’essence frelatée, la rupture des stocks qui constituent un obstacle à la prospérité de l’entreprise. Tout en invitant le nouveau directeur à la préservation et à l’amélioration des acquis des travailleurs, il s’est dit rassuré des capacités de ce dernier à relever les défis pour sortir la Sonacop de son état agonisant. Quant au directeur sortant, Edgard Gomez, il s’est réjoui d’avoir gagné le pari de la stabilité, de la cohésion interne bien qu’il fut nommé à un moment où la société se trouvait au bout du gouffre. Selon ce dernier, il a fallu situer les responsabilités, réduire les charges de l’entreprise et consentir d’énormes efforts au niveau de la trésorerie pour y parvenir. Pour lui, la Sonacop peine sous des contraintes externes dont le secteur informel.

L’engagement du manager Agossa

A sa suite, le nouveau Directeur général, Iréné Agossa, après témoigné toute sa gratitude au Tout Puissant et au Chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne, s’est dit condamné à réussir sa mission à la tête de ladite structure malgré la taille et l’immensité des défis à relever.  « J’ai tout de suite pris la mesure de la tâche et appréhendé l’urgence des actions et des réformes pour restructurer, redorer l’image de ce fleuron jadis de l’économie béninoise» a-t-il rassuré. Faisant un diagnostic des maux qui gangrènent la société, il affirme qu’elle connait des difficultés énormes et parfois incompréhensibles et souffre également des approximations dans sa gestion, de la corruption et surtout de l’incivisme des populations. Alors pour remédier à cette situation qui a engendré une déconfiture totale de son tissu administratif et de son organigramme, il a assuré qu’il est impératif de recourir à la voie des réformes et de la modernisation pour la compétitivité et la crédibilité de l’entreprise. « Ces réformes seront axées principalement par sur les sources d’approvisionnement, la modernisation du système de canalisation et de stockage et l’assainissement des conditions de réception des navires » confie-t-il.  Invitant le personnel à un pacte de responsabilité pour une gestion axée sur les résultats,  il a exhorté les partenaires techniques et financiers à faire à nouveau confiance à la Sonacop en raison des outils industriels, de l’expertise et l’expérience dont dispose la société. Il a, pour finir, rassuré le Chef de l’Etat qu’il s’emploiera à mettre en œuvre sa vision et son projet de gouvernance pour l’émergence du pays.

Dans son discours d’installation, le représentant du ministre de l’industrie, Adam A. a salué le travail titanesque fait durant la transition tout en faisant l’éloge du nouveau directeur général qu’il a d’ailleurs exhorté au travail pour relever les défis. Il a également exhorté à une collaboration franche avec ce dernier pour une véritable prospérité de l’entreprise.

Aziz BADAROU

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Affaire PVI : Les clarifications de Me Rafiou Paraiso

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Au cours d’une conférence de presse animée  jeudi 20 novembre 2014, et en réponse à la partie adverse, Maître Rafiou Paraiso, l’un des avocats de l’Etat béninois est monté aux créneaux pour apporter certaines clarifications à l’opinion publique dans l’affaire Pvi qui oppose l’Etat béninois à la société Bénin Control. Des clarifications qui, à l’en croire, étalent les dessous d’un complot ourdi pour vider les caisses de l’Etat en favorisant la partie adverse contre l’Etat béninois. Lire un extrait de ses propos.

«…..Les ports étaient désertés au profit des ports de la sous-région, au profit du port du Togo, du port du Ghana, du port du Nigeria. En réalité la mise en exécution du Programme de Vérification des Importations  a créé de sérieux préjudices à l’économie béninoise. La période morose que nous avions traversée n’est pas cachée parce que les opérateurs économiques, tout le monde était monté au créneau dans le temps pour expliquer ce qui s’était passé et qui obligeait l’Etat à prendre des mesures draconiennes. Il a été abordé une question qui me parait fondamentale et qui suscite à brûle pour point, ma réaction à savoir qu’il n’a été prévu nulle part dans le contrat du Pvi que le partenaire apporte la plus-value, apporte une performance pour l’essor de l’économie béninoise. Je crois que cette affirmation doit faire sourire. Cela doit faire sourire d’autant que je ne sache qu’il existe dans un monde qu’on puisse se mettre dans une convention pour observer le surplace. Je ne peux pas comprendre qu’une partie se mette dans un contrat pour améliorer son quotidien et ne pas espérer de ce contrat, de la performance. Et parlant  de performance, nous savons de quoi nous parlons. Nous parlons de l’amélioration des recettes portuaires et douanières. Alors, l’Etat béninois, avant l’avènement du Pvi, pour mobiliser une certaine quantité de recettes nourrissait un certain concept. Et si l’Etat a cru devoir aller au programme de Pvi, c’est parce qu’il entend améliorer ses performances, c’est parce qu’il entend améliorer le niveau de ses recettes. Alors, l’Etat se complaît  dans un contrat dans lequel le partenaire ne lui apporte rien de plus que ce qu’il avait. Cela parait ridicule ! Cela n’a pas de sens ! C’est vrai que dans un contrat les parties ne sont pas appelées à écrire de façon nette et essentielle le chiffre à atteindre. Ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est l’esprit du contrat : l’esprit dans lequel le contrat, la convention a été contractée. C’est évident que c’est un partenariat gagnant-gagnant. L’Etat ne peut donc pas se contenter d’un contrat qui le ramène, qui le mène au surplace. Alors je vous dis que contrairement aux allégations qui sont soutenues, que l’Etat a perdu la plupart de ces trafics portuaires. Les opérateurs économiques s’en plaignaient, le port se desséchait des navires qui venaient accoster, qui étaient en rade. Il fallait faire un tour dans les ports voisins pour vous rendre compte de l’accroissement des navires dans les eaux de ces ports au moment où le Bénin était dans une situation d’amaigrissement total. Alors, vous comprenez aisément que l’Etat ne peut donc pas se complaire dans un contrat qui ne lui apporte rien. Dans aucune société cela ne peut être accepté, ce n’est pas concevable. C’est pour cela que je voudrais en appeler à la bonne conscience des uns et des autres. Je voudrais en appeler à la franchise dans ce que nous sommes amenés à déclarer. Et il faudrait qu’à toute hauteur, des actes de la morale puissent remporter. Que l’on mette toujours de côté les ambitions politiques et qu’on se mette dans la dynamique de la résolution d’une difficulté qui a lieu dans un contrat et qui appelle forcément  des moyens de droit, judicieux, juridiques et judiciaires. Donc le Pvi, évidemment, tel que les experts l’ont dit, a été un très bon programme. Personne ne le conteste. Mais, est-ce que dans l’exécution de ce meilleur programme, les objectifs ont été atteints ? Est-ce que le partenaire était dans la dynamique d’offrir, de par l’exécution de ce contrat, ce qu’il a promis, ce qu’attend le Bénin.

«L’Etat attend toujours un trop perçu»

Absolument non ! Je mets au défi d’avoir apporté la preuve avec documents à l’appui que lorsque Pvi a connu son exécution, le Bénin a récolté des gains. Je voudrais vous dire qu’à l’heure actuelle, l’Etat béninois continue d’attendre de cet opérateur de reverser au moins la somme de 6.411.430.488 Fcfa qui constituent, selon l’expertise, un trop perçu parce que dans  l’exécution du contrat après perception des taxes, il y a des reversements qui doivent être opérés à l’égard de l’Etat béninois qui sont restés, à ce jour, entre les mains de l’opérateur. Vous pensez que dans ces conditions on peut crier satisfaction ? Vous avez  un programme, les mots, oui des mots. Mais nous voulons des actes. Quels sont les actes qui ont été posés qui convainquent de ce que l’Etat a tiré des attentes de ce contrat ? Alors, lorsque l’Etat conclut avec un partenaire dans le sens de voir améliorer ses recettes et que dans l’exécution, ces recettes n’atteignent pas le seuil qui a été prévu, et lorsque cette performance chute au point de revenir à honnir dans ce qui était le pré-acquis de l’Etat par rapport à ses performances antérieurement et personnellement faites, il est de bon ton que l’Etat puisse mettre un terme à ce contrat pour devoir regarder l’avenir dans d’autres perspectives. Alors l’Etat qui était la première victime du fait de cette exécution était celui, à même de saisir les juridictions et de dire que le partenaire n’a pas respecté ses engagements contractuels. C’est l’Etat qui a subi de préjudices du fait de la mauvaise exécution du contrat. C’est l’Etat qui est la partie à même de saisir les juridictions et de réclamer les dommages et intérêts. Mais la tendance se renverse et la victime devient l’auteur d’un fait qu’on met à sa charge et on se met devant les juridictions pour réclamer ce qui n’est pas dû. Je voudrais restituer la vérité et expliquer à l’opinion publique, à l’opinion nationale et internationale que si nous avions été admis que si la procédure d’arbitrage avait été régulièrement observée, si l’Etat avait été représenté devant les juges arbitres, si l’Etat avait été défendu devant les juges arbitres, l’Etat aurait présenté ses moyens, l’Etat aurait présenté ses pièces et l’Etat aurait présenté ses demandes puisque c’est l’Etat qui a été la plus grande victime relativement à l’exécution de ce contrat. Il n’est donc pas question de faire croire dans l’opinion que la partie lésée se trouve être l’opérateur économique que tout le monde connait. L’Etat est cette personne qui attend un résultat puisque c’est un contrat de résultats. Il reste à prouver par l’opérateur que le temps d’exécution du contrat a apporté un plus à l’économie béninoise. Je mets au défis cet opérateur économique à travers ses sociétés d’avoir à nous apporter la preuve de ce que durant le temps d’exécution de ce contrat l’Etat a gagné quelque chose de plus important que ce qu’il espérait ou ce qu’il avait l’habitude de gagner à travers les recettes douanières et qui pouvait être mis à leur actif. J’ai suivi avec attention la conférence de presse que nos contradicteurs ont animée la dernière fois suite à la sortie des avocats de l’Etat béninois. Que de contre-vérités ! Que d’injures, de l’opprobre jeté sur notre personne, nous qui avons la même mission qu’eux : celle de défendre les intérêts d’un client. Je crois savoir que la déontologie nous enseigne que l’avocat ne doit pas se substituer à son client au point de confondre sa personne à celle de son client. Nous devons garder la tête froide, nous devons respecter les règles déontologiques qui gouvernent l’exercice de la profession d’avocat. Et nous ne devons pas nous attaquer à la personne de nos confrères lorsque nous les avons en face comme étant occupant du poste de partie adverse. Je ne peux pas comprendre que l’on confonde l’aspect juridique et judiciaire d’un dossier, à un aspect politique. Vous allez constater que dans le lot des avocats défendant l’Etat béninois, il n’y a personne qui retrouve son effigie sur un calendrier à des fins électorales. Nous ne sommes pas des hommes politiques. En tous cas, aucun des avocats de l’Etat béninois n’aspire,  pour l’instant, à exercer le pouvoir d’Etat de sorte que ce qui nous préoccupe c’est essentiellement la défense du dossier dans son aspect juridique et judiciaire et non dans son aspect politique. Les hommes politiques, les avocats politiques, on sait de quel côté ils se retrouvent. Nous n’avons pas à venir mélanger, mêler la politique aux ambitions personnelles à l’aspect juridique d’un dossier, de sorte que on ne peut pas reprocher à un Chef d’Etat qui est encore en exercice, d’avoir à entreprendre des reformes pour la performance de l’économie.

Voilà, on nous présente un tableau qui révèle exactement ceci :

La fin du mandat du Chef de l’Etat approchant, il doit se croiser les bras, ne gérer que les actions courantes, et n’entreprendre aucune action future salvatrice pour le bien-être de sa population. Pour ceux qui aspirent à diriger ce pays, pour ceux qui veulent prendre les rênes de ce pays, pour ceux qui veulent s’initier à la politique, pour la gérer, lorsque de telles oppositions viennent d’eux, il y a de quoi s’inquiéter sur le  réel engagement qui est le leur pour gérer notre pays. Voilà le laboureur qui, sentant sa mort prochaine, parce que sachant qu’il doit partir de si tôt, n’appelle pas ses enfants, ne leur prodigue aucun conseil, ne leur demande rien qui puisse garantir leur avenir, ne puisse pas les mettre sur le réel chemin de travail. On nous demande, puisqu’il sait qu’il doit mourir, il doit regarder ses enfants,  croiser les bras et mourir tout tranquillement et laisser ses enfants se débrouiller tous seuls. Ce n’est pas responsable. Un Chef d’Etat qui assure la charge de la gestion de la cité ne peut pas avoir un comportement aussi irresponsable comme je le suggère. Il doit pouvoir entreprendre les réformes parce que les réformes restent. Ce sont des  intérêts de l’Etat, l’Etat est une continuité. Le Gouvernement ou l’homme politique qui viendra après,  aura à prendre la suite et gérer lorsque cela est fait dans l’intérêt de son pays.

Vous savez, j’avais été particulièrement choqué, choqué lorsqu’on était en train de l’autre côté, de peindre en noir la procédure initiée par les avocats béninois d’une part, et de peindre en noir les acteurs qui avaient la charge de la gestion de l’affaire devant les juridictions. Pourquoi ? Parce qu’on estime tout simplement que nous, nous ne disons pas la vérité à notre client. Un peu comme si les avocats que nous sommes, nous nous portons devant la scène pour amuser la galerie et que nous n’avons aucun élément de droit à défendre pour pouvoir faire avancer le procès tel qu’il se déroule. Vous savez, il est de notre devoir de dire la vérité au peuple béninois. Il est de notre devoir d’expliquer au peuple béninois ce qui se passe, parce que ce qui se passe est ahurissant, ce qui se passe est dangereux. Le 30 octobre 2014, La Cour Commune de justice et d’arbitrage avait programmé à son rôle les deux dossiers de l’Etat béninois PVI et contre la société ‘’Bénin Control’’. Et Me Djogbénou, je le salue, si au cours de son entretien d’hier, a eu l’honnêteté de reconnaître que lorsque les hautes juridictions enrôlent un dossier, c’est parce qu’elles sont déjà prêtes à en rendre la décision. Alors, si la Cour Commune de Justice a dû convoquer l’Etat Béninois, en tout cas les avocats Béninois pour une audience à la date du 30 octobre 2014, c’est donc parce que la Cour Commune de Justice est prête pour rendre sa décision. Et je crois que les chaînes de télévisions et les journaux en avaient fait leur chou gras, avaient largement diffusé avant même que l’audience ne tienne, ’’le contenu de la décision’’ et avaient déjà pu dire que l’Etat béninois allait succomber au procès du 30 octobre. Evidemment, c’était programmé, évidemment c’est ce qui devrait se faire, évidemment, c’est ce qui était planifié. Mais on ne vous a pas dit que la présence effective de l’avocat béninois à ce procès a fait déjouer le complot qui avait été savamment préparé contre le peuple béninois. Parce qu’on ne peut programmer un dossier devant les hautes juridictions que lorsque le dossier est mûr pour recevoir une décision. Mais pourquoi avoir programmé un dossier pour rendre une décision alors que la mise en état n’est pas terminée. Pourquoi avoir programmé un dossier pour rendre une décision alors même que les avocats de la partie adverse ont déposé leur mémoire qui n’a pas été communiqué à la partie adverse qui est partie requérante ? C’est le Bénin qui a formulé un recours en relation contre les sentences. La procédure indique clairement que ce recours puisse être transmis, communiqué à la partie adverse pour susciter son mémoire et ses observations éventuelles. La même procédure exige qu’une fois les parties adverses ont présenté leur mémoire et leurs pièces, que ces mémoires et pièces soient communiqués à la partie requérante qui est ici l’Etat béninois pour requérir aussi ses observations. Mais cette étape a été sciemment omise. C’est un peu comme si la Cour Suprême se contentait déjà des éléments contenus dans les moyens délivrés par la partie adverse, et a choisi de ne pas en communiquer à l’Etat béninois pour susciter ses moyens et déjà, le dossier était programmé pour une décision attendue.

«Nous estimons que l’Etat ne doit rien»

Alors que, les avocats de l’Etat béninois, de par leur démarche, se sont rendus au siège de la Cour pour en savoir plus. Lorsque les avocats se sont rendus au siège pour en savoir plus, on avait été tous informés de ce que la décision avait été déjà et qu’on attendrait le jour là, de recopier ce qui avait été retenu par la Ccja. Mais nous avions énergiquement contesté. Nous avions même animé un point de presse à Abidjan pour contester, pour protester contre ce complot qui avait été ourdi pour pouvoir vider les caisses de l’Etat. Heureusement et contre toute attente, la Cour, à l’audience, avait reconnu son erreur et a présenté publiquement ses excuses à l’Etat béninois et a été obligée de renvoyer sine die l’affaire pour que l’Etat béninois puisse être mis dans les conditions de présentation de ses moyens. Et c’est pour cela que le 30 octobre 2014, la décision tant attendue n’était pas tombée. Voilà, ce qui se passe dans ce dossier. Voilà les extrapolations de ce dossier. Voilà ce qu’on attend de faire de nos budgets, de nos recettes. Voilà ce qu’on attend de l’Etat Béninois. Mais je vous assure que nous nous battrons bec et ongle parce que nous estimons que l’Etat ne doit rien, parce que nous ne sommes pas dans la phase où l’Etat a été entendu, où l’Etat a fait valoir ses moyens. Nous ne sommes pas dans la phase où l’Etat a été ni même dédommagé des préjudices qu’il a subis parce qu’en fait de préjudices, c’est seulement l’Etat Béninois, du fait de la mauvaise exécution du contrat, a subi des préjudices qui appellent réparation. Donc, il est clair que nous n’avons jamais et nous ne dirons jamais puisque ce n’est vrai, que dans l’espèce, dans le dossier pendant devant les juridictions, la partie adverse doit être comblée de dommages et intérêts. Non ! Nous avions expliqué que dans la théorie générale des obligations la rupture d’un contrat peut donner lieu à des dommages et intérêts. Mais il faut se poser la question pour savoir qui a droit à des dommages et intérêts ? Qui a droit à des dommages et intérêts pour un contrat aussi mal exécuté qui a porté de sérieux préjudices à l’Etat béninois ? Qui a droit à des dommages et intérêts ? C’est bien le Bénin qui a droit à des dommages et intérêts. C’est donc bien le Bénin qui est en droit  de réclamer et d’obtenir des dommages et intérêts. Et si le Bénin avait été mis dans la positon de présenter ses moyens, je crois savoir qu’on aurait eu des sentences autres que celles qu’on est en train d’agiter et dont on espère la confirmation devant la Ccja. Je crois que nous pouvons rester, chacun, serein, et savoir raison garder parce que continuer à dire que le Bénin sera condamné à exécuter une décision qui n’est pas encore rendue, revient à dire qu’on est presque sûr de ce qui va arriver. Nous sommes dans un procès, et attendons que les juges donnent leur décision. »

La Rédaction

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Wallis Zoumarou à propos du dossier Pvi : « Ce contrat n’engage pas le pays»

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Le contrat signé par le gouvernement et le promoteur de Bénin Control Sa à propos du Programme de vérification des importations n’engagerait pas l’Etat béninois selon l’ancien député Wallis Zoumarou. Cet ancien Directeur adjoint de la douane a été ferme sur le sujet sur Soleil Fm dimanche 23 novembre 2014. Lire ses réactions sur la question   

Soleil Fm : L’Etat ne peut se complaire dans une position qui ne lui apporte rien, c’est la position des avocats du gouvernement dans l’autre polémique médiatique de la semaine le gouvernement persiste et signe, le programme de certification des importations remplacera le Pvi sans attendre la décision de la Ccja qui ne serait pas suspensif des réformes du gouvernement. Votre avis.

Wallis Zoumarou : Je voudrais que mes collègues de l’alliance m’excusent,   que sur cette question que je me prononce personnellement. C’est une question vraiment qui me concerne. J’étais directeur adjoint des douanes. J’ai commencé avec le renouveau démocratique. Je peux vous dire que bien que je fusse directeur adjoint des douanes, c’est moi qui étais le directeur. Politiquement je suis engagé et techniquement je suis au point aussi. Donc ce contrat là qu’est-ce que ça veut dire? D’abord politiquement, le contrat qui est en cause. Est-ce qu’il a été établi selon les formes? Est-ce un contrat qui a fait l’objet d’un appel d’offres? Si c’est un contrat qui a été fait entre deux amis, vous comprenez que ce contrat n’engage pas le pays mais n’engage que les deux. Le droit dit que pour donner un contrat à quelqu’un, il faut faire un appel d’offres, si cela n’a pas été respecté, vous croyez qu’on peut imposer çà à l’Etat ? Moi je crois que non. Est-ce que la Cour s’est souciée de çà? Et nos avocats ici? Qu’est-ce qu’ils disent de çà parce qu’aujourd’hui je crois qu’on a trouvé une sorte de charogne, tout le monde vient dessus, tout le monde veut  dire une chose? Les avocats du gouvernement sont là, ils vont prendre beaucoup d’argent, les avocats de l’autre partie sont également là. Je vous ai dit déjà que le contrat est un contrat léonin, le contrat dont il est question aujourd’hui. On ne peut pas se baser sur le fond pour condamner quelqu’un. Ils n’ont qu’à reprendre le contrat. Est-ce que cela respecte les termes prévus par les règles?

Le Bénin doit-il payer les 129 milliards ?

Ceux qui ont prononcé cette sentence, je ne sais pas ce qui les guidait. Dans la sous-région, je n’ai pas encore entendu qu’un Etat a été condamné comme cela. Ce n’est pas aussi un complot là-bas aussi? Il y a des règles. Si le Chef de l’Etat ne respecte pas cela, il n’est pas dans ses droits.  Il n’y a pas que la signature. La signature doit respecter une forme. Si ces règles ne sont pas respectées, sa signature a beau être la plus belle avec de l’or mais cela n’engage que lui et c’est ça que moi je veux savoir. Est-ce que cette règle a été respectée? Si ce n’est pas respecté, le contrat n’est pas valable, le contrat est léonin. Les gens qui se sont occupés de çà, ce qui les a plus préoccupés jusque-là, c’est ce qu’ils peuvent gagner dedans. Ils ont oublié les intérêts du Bénin. Moi ce qui me fait mal aujourd’hui est qu’on dise que  l’Etat béninois va payer 129 milliards du fait des responsables du complot, des gens qu’on a mandaté pour être là qu’on paie gracieusement, qui prennent les avions, qui voyagent et qui reviennent, qui ont des palais pour bien faire leur travail. Est-ce qu’on a cherché à comprendre si le contrat est régulièrement signé. Le président même a dit qu’il ne sait pas ce qu’il y a dedans mais s’il ne sait pas ce qu’il y a dedans qu’est-ce qu’il signe alors?

Le contrat est-il  valable ?

C’est entre ceux qui se sont donné les privilèges, qui se sont assis dans une maison. Ils ont bu, ils ont applaudi et puis après ils ne s’entendent pas. Le contrat a été signé entre eux. Nous n’étions même pas au courant, c’est après les déchirements que nous avons su. C’est les bruits de bottes que nous avons entendus. Je dis que nous avions été pris en otage, on aurait pu nous épargner de çà. 129 milliards, ça me tourne la tête. Aujourd’hui, nous avons tellement des besoins, les hôpitaux, les écoles et on va prendre 129 milliards et remettre à quelqu’un, qui  de surcroît est vraiment l’homme qui gère les biens. Moi je dis qu’il y a une indécence qu’on ne peut pas accepter. Avec ma culture et la petite morale que j’aie, je ne peux pas accepter cela. Je ne peux être en train de manger dans un plat et accepter de mettre en même temps le pied dedans et cracher dedans. Et ces avocats, ils viennent comme des vautours, ils ont trouvé des charognes, ils vont manger, ils vont boire, ils ne cherchent même pas à savoir ce que ça coûte à l’Etat. Je pense que s’il y a un avocat patriote, il doit se battre d’abord pour dire est-ce que le contrat est valable ? Est-ce que ce qu’on réclame au Bénin est fondé ? Depuis que j’étais à la douane, j’ai toujours été contre le Pvi parce que dans le dossier Pvi, c’est les sociétés étrangères qu’on fait venir. Qu’est-ce qu’elles font? Certification des valeurs, c’est des gens qui sont des continuités des entreprises européennes, ils certifient ce qu’ils veulent et même les gens qu’ils envoient ici, ils certifient des valeurs fantaisistes. Pourquoi ne fait-on pas confiance aux Béninois ? C’est des milliards qui partent. Même si ces des Béninois qui bouffent, cela reste au Bénin.  Quand j’étais à Ibetex, on a fait des restructurations, il y avait cinq experts mais ils touchaient plus que l’ensemble des travailleurs de Coteb réunis. Et c’est ce qui ruine le Bénin. Yayi Boni, n’a qu’à réunir son staff de douaniers et dire : "moi je vous confie ceci, il faut que cela soit bien fait". Ce sera mieux fait qu’une entreprise étrangère. Votre Pvi, confiez cela aux Béninois, à la douane.   

Transcription : Aziz BADAROU

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Révolutionner la banque au Bénin par le digital : Les banques doivent créer "l'expérience Apple"

economie

Ouvrez la banque numérique avant que les non-banques ne le fassent
 
Jusqu'à présent au Bénin, les banques ont principalement utilisé les canaux traditionnels pour fournir des services à leurs clients, mais nous voyons l'importance pour elles non seulement de numériser ces services mais également de se mettre rapidement à la vente. Ceci implique que le client pourra faire ses transactions en ligne soit d’un mobile ou de son ordinateur de bureau.  Les  canaux digitaux web  et mobiles, nous croyons, vont finalement se converger pour créer la banque véritablement numérique. L'étape la plus importante pour ceux qui se lancent sur cette partie de la transformation est de faire en sorte que leurs services en ligne soient cohérents et bien conçus, et qu'ils engagent les utilisateurs. Ecobank a récemment lancé un service numérique. Il n’est pas encore déterminé combien de transactions de manière exacte se font par ce biais. Mais de plus en plus, les clients préfèrent acheter des produits ou accéder aux services bancaires depuis  leurs mobiles ou cartes de retrait. Il est nécessaire alors que d’autres banques se mettent au pas et mettent en œuvre des stratégies innovantes qui leur permettent de servir les clients à partir des solutions digitales abritées sur leurs sites web, applications mobiles, technologies sms et autres. Il est avéré, cependant qu’un site web ou toute autre solution digitale mal conçue de la banque peut être la cause de mauvaise performance. Par conséquent, il ne suffit pas seulement d’avoir un site internet pour que les revenus grimpent.
Les banques seront obligées de créer "l'expérience Apple." Comme pour la société de technologie américaine de produits et services, les clients des banques qui obtiennent ces services  seront contents et ils vont l'aimer. C’est une chose d’avoir un site internet, c’en est une autre complètement que le client utilise constamment votre site internet pour ses opérations

Voici les éléments clés qui doivent être abordés pour créer la banque numérique à cet égard:
 
Faire des chaînes numériques, les canaux de choix
 
•    Accroître la pénétration : Stimuler plus de clients à utiliser les applications et sites web de la banque plus souvent.
 
•    Créer une expérience «wow» pour les clients : les innovations du modèle économique et de la technologie peuvent simplifier les transactions effectuées quotidiennement afin qu’elles soient plus rapides et plus flexibles.
 
•    Rendre l'information facilement accessible: environ 20% de tous les produits vendus par les banques sont d'abord évalués par les clients sur Internet, principalement via les agrégateurs et les sites de comparaison (comme l'assurance). Au Benin, il n’existe pas de site agrégateur, mais les banques peuvent travailler avec d’autres acteurs de l’écosystème qui sont plus proches et plus écoutés par les clients. Les banques doivent fournir des informations claires et transparentes à  ces agrégateurs afin qu’ils les redirigent vers les sites que les clients fréquentent le plus.
 
•    Problèmes de sécurité: quelque 45% des consommateurs disent que c’est la raison la plus importante pour laquelle ils ne font pas confiance aux services bancaires en ligne. Ceci est plus une question de perception que la réalité, mais dans ce cas, les banques doivent modifier cette perception. Au Benin, les populations sont très méfiantes surtout après le désastre d’ICC Services
 
Attirer du trafic et des prospects de haute qualité
 
•    Utilisez le marketing événementiel pour attirer du trafic. Cela va devenir une partie essentielle de la phase initiale du processus d'achat, les clients cherchent de plus en plus des informations sur Internet, notamment via des agrégateurs et des repères en ligne, avant de décider quel produit acheter (par tout moyen). Le blog BONJOUR COTONOU est devenu par défaut un bon agrégateur local qui peut être consulté.
 
•    Utilisez les CRM et données comportementales. Les banques sont assises sur une richesse enviable de l'information, mais jusqu'à présent, la plupart ont seulement utilisé la pointe de l'iceberg.
 
Augmenter la conversion numérique en améliorant le processus support
 
•         Soutenez la  clientèle plus «facilement»: les banques doivent essayer des centres d’appels vidéo / téléphoniques et des messages SMS pour répondre aux questions des clients pendant qu'ils interagissent avec la banque. Les clients ayant des problèmes complexes, ou ceux de haute valeur pour la banque, devraient avoir accès soit à un numéro de service haut de gamme ou un conseiller de la branche.
 
•         Améliorer les processus de vente en ligne: les principaux acteurs vendent maintenant leurs produits les plus importants en ligne, mais les processus derrière ne sont pas toujours efficaces et sympathique. Une société d’assurances congolaise vient de nous contacter afin de lui construire des solutions digitales sur lesquelles elle promet aux clients un trait

ement rapide de ses requêtes. Au-delà  de permettre aux clients de faire des transactions en ligne, Ecobank pourrait par exemple permettre à un demandeur d’obtenir un devis initial du prêt en cinq minutes, un accord de principe dans les 10 minutes, et l'achèvement de la soumission après 10 minutes supplémentaires.
 
Joignez-vous à vos clients dans leur monde à travers les médias sociaux
 
•    Construire une renommée numérique: les banques comme JP Morgan ont utilisé avec succès des «communautés» médias sociaux pour allouer des commandites, générant des millions de nouveaux adeptes et beaucoup de publicité, à faible coût avantageux.
 
•    Comprendre la génération Y: les médias sociaux restent  idéales pour une meilleure compréhension du comportement des clients et les intérêts des clients. Les acteurs bancaires les plus avancés dans ce domaine mettent à profit ces nouveaux réseaux pour aider à développer de nouvelles applications pour leurs produits. De manière significative, 70% des utilisateurs disent qu'ils croient aux recommandations formulées par les médias sociaux, alors que seulement 20% font confiance à la publicité conventionnelle.
 
•    Service clients: cela peut être fait en répondant rapidement aux questions sur Twitter et d'autres sources numériques d'enquête. Plusieurs banques consacrent des ressources à la gestion de ce type de médias, même si certains reconnaissent que la valeur doit encore être prouvée. Au moins les banques se rendent compte qu'elles ont à utiliser ces outils pour sensibiliser et  garder de près  les clients, en particulier les jeunes.

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Spécial cérémonial des couleurs au ministère de l’Economie et des finances : Komi Koutché reprécise aux douaniers leur mission

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A la suite de rencontres tenues avec le chef de l’Etat, où les disciples de Saint Mathieu ont été fixés sur la mission qui est la leur dans la République, le ministre Komi Koutché à sa prise de service au ministère de l’Economie et des finances, le leur a rappelé après ses descentes à la Direction générale et dans les différentes unités. Hier, lundi 24 novembre à la faveur d’un spécial cérémonial des couleurs dans la cour du ministère, l’argentier national a, à nouveau, repréciser aux agents des douanes cette mission.

Ce spécial cérémonial des couleurs intervient, faut-il le préciser, quelques jours seulement après le redéploiement du personnel douaniers. En effet, le ministre Komi Koutché a tenu à voir les nouveaux chefs d’unité redéployés et profiter pour leur remettre leur lettre de mission. Ils étaient bien là avec en tête le Directeur général Paul Tabè. Du subalterne au plus gradé, en treillis camouflé ou dans la traditionnelle tenue marron, c’est avec toute la discipline requise et les tous les honneurs dus à son rang que le ministre Koutché a été accueilli aux environs de 7h55mn. Après la montée des couleurs par le « couple douanier » mandaté pour la circonstance, et l’exécution de l’Aube nouvelle par l’ensemble du ministère, l’Argentier national attaque l’ordre du jour. Pour lui le pari c’est de construire un ministère de l’Economie et des finances essentiellement technique, débarrassé de toute politisation ou favoritisme. « Nous avons pris le pari pour dire, nous n’allons pas procéder ainsi que nous allons oeuvrer à faire en sorte que dans le cadre de cet engagement de faire du Ministère de l’économie et des finances, le gardien du temple, c’est-à-dire la sentinelle autour de laquelle gravite l’économie de notre pays. Nous avons pris l’engagement ferme de bâtir non seulement des outils solides, sur la technicité mais que nous puissions aussi mettre l’accent sur le principe de l’homme récédemment au poste déméritent. Mais à des moments donnés, il faut mettre du sang neuf et faire en sorte que ceux qui ont déjà donné leurs preuves à une certaine position puissent aller aussi en donner à d’autres. Nous avons commencé, et avec notre plus grande régie : la régie douanière, nous avons procédé à des redéploiements », a expliqué le ministre à ses vis-à-vis. Il les a ensuite félicités pour les efforts consentis en s’inscrivant désormais dans la nouvelle dynamique. « Je voudrais donc vous faire pleinement confiance en vous rappelant que si la Nation était un homme, vous êtes le nez de la Nation. Et vous comprenez donc ce qui peut se passer si quelqu’un se donne le plaisir de boucher ses deux narines. C’est à cela que vous devez vous référer pour savoir que le moindre dysfonctionnement au niveau de la douane aura étouffé la Nation. Et comme je sais que vous êtes des patriotes, je veux formellement compter sur vous pour que la reprise que nous avons commencé par noter au niveau des recettes, ce n’est pas encore ça, on peut mieux faire pour que nous puissions véritablement faire mieux pour que les grands chantiers s’inscrivent dans le cadre de la vision du chef de l’Etat nous puissions contribuer à notre manière à les mettre en oeuvre », a exhorté Komi Koutché ».

Plus rien ne sera comme avant

Avant que les inspecteurs des douanes nouvellement mutés ne passent devant l’autorité pour se présenter, l’un après l’autre, le morceau a été lâché. « Je voudrais vous rappeler le principe de ce que plus que jamais le douanier n’a plus un titre foncier de son poste pendant deux ans. Désormais nous nous sommes entendus sur le fait que l’évaluation va être mensuelle. Et en fonction des résultats, le coefficient de rotation en dépendra », a martelé l’Argentier national. Au personnel civil du ministère, le ministre Koutché n’a pas manqué de dire un mot. Tout en saluant l’esprit de compréhension des partenaires sociaux, il a invité les agents du ministère à veiller à la qualité des dépenses pour encourager les douaniers qui sont toujours au contact du rispue. Pour finir, le ministre a pris l’engagement, pour ce qui le concerne, à ne pas s’écarter de son approche en matière de gestion.

Adékin J. BOCO

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Lancement du projet de dématérialisation de la liasse de dédouanement : La Segub innove pour la performance des opérations au port

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Le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) a servi de cadre ce lundi 24 novembre 2014, au lancement officiel du projet de dématérialisation de la liasse de dédouanement au port autonome de Cotonou. C’est un nouveau système de fonctionnement du guichet unique qui vise à faire accélérer les performances des opérations de dédouanement au port autonome de Cotonou. La cérémonie de lancement a été présidée par le Chef de l’Etat.

Face au marché concurrentiel et dans le souci d’atteindre les objectifs qui s’imposent à l’horizon, le Chef de l’Etat Yayi Boni a décidé de mettre les bouchées doubles. Et ceci, à travers le poumon de l’économie nationale. Ils étaient tous présents, acteurs de la plate forme portuaire dont les directeurs généraux des douanes et des droits indirects, du port autonome de Cotonou, de la Sobemap, le président de la Ccib, le président de l’association des transporteurs, transitaires et autres partenaires du port, pour s’enquérir des nouvelles réalités que présentera la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub) dans le fonctionnement des opérations de dédouanement. Rendez-vous d’échanges entre les responsables de la Segub et autorités présentes, la présentation des nouvelles caractéristiques étale à bien, les avantages des nouvelles mesures technologiques du système de fonctionnement du guichet unique implanté au Bénin depuis 2010.
De nouvelles caractéristiques de la Segub bien définies

Numérisation de la collecte ; optimisation de la chaîne logistique ; hausse de l’attractivité au port autonome de Cotonou ; plus de visibilité et de rapidité dans le traitement des dossiers ; zéro document papier à fournir grâce à un système de stockage partagé de documents en ligne, zéro information redondante. Telles sont entre autres, les nouvelles caractéristiques que présente le guichet unique implanté pour un fonctionnement rationnel des douanes béninoises, de faciliter aux commerçants et commissionnaires agrées en douane leurs diverses activités.

A en croire Yayi Boni, le Bénin n’est pas si mal positionné pour pouvoir se mettre au pas au regard de la communauté internationale. Sauf que, selon lui, il faudra vite arrêter le train de surplace au port, sur nos routes, dans les champs, etc. Car nous avons a-t-il dit, quelques nouvelles satisfaisantes surtout dans le domaine de l’environnement financier macroéconomique. Et ceci, grâce à des reformes et mesures qui s’imposent à nous ; lesquelles reformes et mesures sont : le renforcement des fournitures des services de qualité de l’internet ; la question de l’énergie ; la célérité dans les opérations d’enlèvement des marchandises ; la stricte collaboration des acteurs portuaires avec la cheville ouvrière du Pac pour une livraison rapide des marchandises.

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Affaire PVI-NG : La preuve que le contrat avec Bénin control est caduc

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L’article publié ci-dessous est tiré du Journal «L'Autre Fraternité» paru en septembre 2011. En effet, c’est depuis trois ans que ce canard a déjà la sonnette d'alarme au sujet de la caducité du contrat Pvi avec Bénin Control Sa. Lire l’article, le sujet étant toujours d’actualité.

Le dossier relatif au Programme de vérification des importations (PVI) continue de susciter des polémiques. Ceci dans la mesure où le contrat signé avec Bénin Control du transitaire Patrice Talon soulève des incohérences. Un coup d’œil sur ledit contrat signé avec le gouvernement permet de se rendre compte qu’il est caduc.

Loin de nous l’intention de mettre en cause les termes de référence relatif à l’appel d’offre international n°050/MEF/DC/SGM/DGDDI/CPMP/SP du 03 novembre 2010 portant sur le programme de vérification des importations en République  du Bénin. Loin de nous également l’idée selon laquelle un Béninois ne peut exécuter le Programme de vérification des importations (PVI) mais à y voir de près le contrat signé entre le gouvernement et Bénin Control, il y a des incohérences que l’Exécutif devra bien expliquer aux Béninois non initiés que nous sommes.

En effet, il est clairement écrit noir sur blanc sur le « contrat du marché relatif a la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération », « …vu les résultats dudit appel d’offres approuvés par le Conseil des Ministres en sa séance du Mercredi 29 décembre 2010 et selon lesquels le Groupement SGS-Bénin Control est déclaré attributaire provisoire ; vu  le procès verbal du 04 Janvier 2011, des négociations entre les membres du Gouvernement et le Groupement SGS-Bénin Control pour la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération ; vu les résultats des négociations entre les membres du Gouvernement et le Groupement SGS-Bénin Control approuvés par le Conseil des Ministres en sa séance du Mercredi 05 janvier 2011 par lesquels, entre autres, l’autorisation est donnée de signer le  Contrat avec ledit Groupement et vu  la lettre n°0011/MEF/DC/DAC/SGM/CPMP du 05 janvier 2011 portant notification d’attribution définitive du marché au Groupement SGS-Bénin Control en exécution des décisions du Conseil des Ministres en sa séance du Mercredi 5 janvier 2011… ».

Ce pan du préambule du contrat stipule clairement que le marché a été gagné par le Groupement SGS-Bénin Control. Ce qui parait logique en ce sens que SGS est reconnu comme le numéro un dans le domaine. De plus, tout le monde sait que si Bénin Control avait soumissionné seul pour ce marché, il perdrait face à SGS et BIVAC qui a également une expérience avérée dans le domaine. Ceci dit, il est évident que si le Groupement SGS-Bénin Control a gagné le marché conte les autres concurrents, c’est grâce à la notoriété de SGS. Or depuis le début de cette affaire de PVI Nouvelle génération, le gouvernement ni personne n’a jamais mentionné nulle part que le marché a été gagné par le Groupement SGS-Bénin Control. Seul le nom de Bénin Control est cité à longueur de journée.

En voulant en savoir davantage, nos investigations nous ont amenés à découvrir que SGS s’est désolidarisé depuis des mois de ce projet et s’est retiré. Nous reviendrons sur les raisons de cette décision mais cette situation pose quand même un problème. A travers la lettre N°0011/MEF/DC/DAC/SGM/CPMP du 05 janvier 2011, il est clairement établie que  c’est le Groupement SGS-Bénin Control qui a gagné le marché d’attribution définitive en exécution des décisions du Conseil des Ministres en sa séance du Mercredi 5 janvier 2011. C’est dire que le retrait de l’un des partenaires de ce groupement devrait entrainer la nullité de ce marché et il devrait être déclaré infructueux. Partant de là, un nouvel appel d’offre devrait être lancé.   Pour l’heure il est difficile de savoir les raisons qui ont motivé le gouvernement à persister à donner ce marché à Bénin Control en dépit du retrait de SGS du projet.

Mieux, l’exécution des PVI nouvelle génération sur le terrain montre déjà l’inexpérience de Bénin Control en la matière. En effet, selon les importateurs qui ont déjà pratiqué à ce programme, les agents de Bénin Control demandent une pile de dossies au point où on est tenté de se demander si en plus de se substituer à la douane, Bénin Control se substitue également au service des impôts. En effet, à en croire les témoignages, Bénin Control en plus des pièces reconnues pour être demandées, sollicite également des informations sur les sociétés. Genre année de création de la société, chiffre d’affaire, le nombre d’année dans l’importation du produit en question etc. Bref des informations personnelles qui ne rentrent pas dans le cadre des transactions douanières. Le manque d’expérience serait à la base de ce flottement constaté.   Affaire à suivre

Eros NOUWOKPO

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