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Economie

Budget de l’Etat, exercice 2018 : Les députés de la majorité chez Wadagni

romuald-wadagni

Les députés de la majorité parlementaire étaient hier, mercredi 06 décembre 2017, chez le Ministre de l’économie et des finances Romuald Wadagni. Selon certaines sources, ils sont allés discuter du budget général de l’Etat, exercice 2018. L’Assemblée nationale est en session budgétaire, une session qui, à sa fin, va connaître du vote ou non du budget de l’Etat, exercice 2018. Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le gouvernement qui veut que son deuxième budget, comme le premier, passe comme une lettre à la poste. Vendredi 1er décembre dernier, les députés de la minorité parlementaire ont eu une séance avec le groupe de travail fiscalité du secteur privé qui leur a fait part des menaces qui pèseraient sur l’économie nationale si le budget 2018 venait à être voté en état. A la fin de la séance, les députés de la minorité ont tenu un conclave pour s’entendre sur la stratégie à mettre en œuvre au cours du des débats budgétaires. Ils ont pris la ferme résolution de ne pas voter les yeux fermés le budget actuellement en étude. Les débats risquent donc d’être houleux à l’Assemblée nationale. Les députés de la majorité sont probablement allés exprimer leurs inquiétudes au ministre de finances et profiter certainement de l’occasion pour avoir de lui des arguments pour contrer les attaques de leurs collègues de la minorité.

M.M

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Audit des états financiers du Port autonome de Cotonou : Plus de 500 millions d’écarts non justifiés

PAC

L’audit des états financiers du Port autonome de Cotonou a livré son verdict. Le rapport déposé par les commissaires aux comptes fait état d’irrégularités. Elles concernent des écarts non justifiés de plus de 500 millions sur le chiffre d’affaire de cette structure considérée comme le poumon de l’économie nationale. Ce qui a conduit les commissaires aux comptes à ne pas certifier si lesdits états financiers sont réguliers et sincères au regard des règles comptables de l’Ohada.

Télécharger en exclusivité le rapport des commissaires aux comptes clos au 31 décembre 2016

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Option d’un délégataire pour la gestion du Pac : Ça passe ou ça casse

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(Talon décidé, les travailleurs disent niet)
Le ton est désormais monté d’un cran dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou et le bras de fer gouvernement-syndicats est plus que jamais inévitable. Face à la presse hier, mardi 28 novembre 2017, le Syndicat des travailleurs du Port autonome de Cotonou (Syntrapac) a désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Etant donné la détermination du gouvernement à choisir un privé pour gérer le Port de Cotonou, on tend vers une radicalisation des positions.

Il n’est point question de confier la gestion de la plateforme portuaire de Cotonou à un privé. C’est qu’il convient de retenir de la sortie médiatique des travailleurs du Port, réunis au sein du Syntrapac. Peu importe que le gouvernement change de langage en parlant désormais de délégataire au lieu de mandataire, les travailleurs n’entendent pas laisser la Rupture étendre sa politique de “tout privatiser“ à la plateforme portuaire. En effet, après le vacarme et les bruits de bottes en réponse à la décision du gouvernement de recruter, par Avis d’appel public à Candidature AAPC N°0825/PRMP/MIT/S-PRPM du 26 mai 2017, un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou, les travailleurs se disent surpris de voir le Chef de l’Etat leur annoncer vendredi dernier l’option d’un délégataire pour la gestion du Port de Cotonou. « Toutes les explications apportées par les travailleurs n’ont pas été du goût du Chef de l’Etat qui tient coûte que coûte à introduire le privé dans la gestion du Port autonome de Cotonou », a déclaré le Secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou. Le paradoxe est que, selon ce dernier, le Président Patrice Talon a estimé ne jamais être informé des mouvements des grèves de travailleurs ni de la signature d’un protocole d’accord encore moins du séminaire d’information de Bohicon. Ce qui parait fort bien surprenant puisque l’ancien ministre des infrastructures, Hervé Hêhomey avait pris part aux travaux du forum et de plus, serait l’instigateur de la signature du protocole d’accord. De toute façon, si la Rupture n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre. L’autre chose déplorée reste la démarche communicationnelle du Palais de la République autour de la réforme. « La cellule de la communication de la Présidence de la République fait croire à l’opinion publique que les travailleurs du Port autonome de Cotonou sont acquis à ce projet de réforme dangereux pour la nation béninoise » a dénoncé le Sg Urbain Kanlinsou qui affirme que cela ne fait qu’envenimer la situation. Ceci, puisqu’ils sont forcés désormais à engager le bras de fer même si cela n’a jamais été leur intention. « La haute autorité a laissé entendre que la seule chose qui pourrait lui faire changer d’avis est de lui démontrer les inconvénients et la dangerosité liés à cette réforme » a-t-il affirmé pour démontrer que les travailleurs s’attelaient à démontrer les conséquences au Chef de l’Etat quand une autre version des faits  a été servi à l’opinion publique. Le séminaire de Bohicon avait pourtant exposé les risques y afférents…

En effet, après la signature du protocole d’accord le 04 juillet 2017, il a été initié du 10 au 12 août 2017 à Bohicon, un atelier de réflexion à l’intention des acteurs portuaires sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou. Dans sa communication sur les forces et faiblesses des différents modèles de gestion portuaire, le Prof Khalil Ibrahim Diallo, expert maritime avait démontré que le modèle dominant en Afrique francophone est celui des Ports autonomes qui sont des sociétés publiques. C’est-à-dire une société d’Etat avec un capital entièrement détenu par l’Etat doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. De la communication, il ressort  également que le recours à un mandataire ou un délégataire pour la gestion du Port entrainera des problèmes sémantiques et conceptuels, des problèmes juridiques (Ohada et législation nationale), le risque de bicéphalisme dans la gouvernance du Port de Cotonou, le problème de souveraineté pour l’Etat, le rapport coût et efficacité et la dévalorisation de l’expertise nationale en matière de gestion d’une plateforme portuaire. « …le recours à un mandataire ou délégataire pour la gestion du Port serait inédit, dangereux et n’est point recommandable. Le recours à l’affermage n’est pas aussi recommandable et n’est pas adapté à l’activité portuaire », a rappelé le Sg/Syntrapac. Mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille. Patrice Talon connu pour être un capitaliste et vu les intérêts en jeu, il faut craindre un passage en force du gouvernement pour imposer sa réforme.

Aziz BADAROU

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Laboratoire de recherche en économie et gestion : Le rapport du Cnuced lancé

commerce

La direction du Laboratoire de recherche en économie et gestion (Lareg) de l’Université de Parakou, a procédé, ce mercredi 22 novembre au lancement du rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Cette cérémonie, placée sous le thème : « L'Energie comme vecteur de transformation structurelle et au service du développement », a eu pour cadre la salle de conférence de la Chambre du commerce et d’industrie (Ccib). Cette initiative, selon le représentant du ministre de l’énergie et des mines, cadre bien avec le contexte actuel que vit le pays le Bénin. Continuant dans la même lancée, Il a ajouté que l’énergie est une denrée incontournable pour tout pays qui aspire au développement surtout que le continent africain n’a plus le droit de rater la Révolution énergétique. Les travaux se sont poursuivis dans une ambiance parfaite avec la présentation dudit rapport par le professeur Biao Barthélémy, directeur du Lareg.

A.B

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Kermesse du business « Le Berlin » : Pour un renforcement des partenariats d’affaires

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Le Restaurant  le Berlin organise du 23 au 1er décembre 2017, la première édition de la Kermesse du business à Cotonou. Cet évènement de grande portée économique vise à renforcer les partenariats au sein de la communauté nationale des affaires. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée hier, jeudi, 23 novembre 2017 dans les locaux du Restaurant le Berlin…

Plus qu’une foire aux affaires, ce sont des rendez-vous Be to Be, des ventes inédites et expositions, des promotions et surtout de nouveaux concepts de partenariats qui sont prévus pour meubler cet évènement de grande envergure. Et tout ceci, dans un cadre authentique et convivial. A en croire l’initiatrice, Roselyne Gnonlonfoun, il s’agit de faciliter l’existence d’un réseau d’échanges et de partages entre les opérateurs économiques dans l’optique d’élargir leurs gammes de clientèles et s’offrir de nouvelles opportunités d’affaires. Elle a également évoqué la nécessité pour les opérateurs économiques de se connaitre, de connaitre ce que fait chacun notamment en terme d’innovations afin de mieux collaborer et accroître significativement leurs chiffres d’affaires. Quant au représentant du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), il s’est réjoui de l’initiative qui, selon ses dires, rapproche davantage les opérateurs économiques et fait la promotion des échanges commerciaux ou d’affaires. Il a, par ailleurs, rassuré de l’appui permanent de l’institution consulaire. Procédant à l’ouverture de la Kermesse du business, le Président de Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), Albin Fèliho a souligné l’importance de l’évènement pour le renforcement des relations d’affaires au Bénin. Pour lui, il est également important pour les opérateurs économiques de s’approprier le contenu du Programme d’actions du gouvernement afin de mieux cerner les opportunités qu’offrent le gouvernement au secteur privé. Notons que l’évènement sera clôturé par un dîner-spectacle le 1er décembre prochain.

Aziz BADAROU

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Salon national de l’artisanat du Bénin (Snab 2017) : Promouvoir les entreprises artisanales et les produits locaux

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Du 17 au 28 novembre 2017, se tient à Cotonou au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou, la 17ème édition du Salon national de l’artisanat du Bénin (Snab 2017). A travers plus de 200 stands d’exposition, les artisans béninois feront découvrir au public, leur savoir-faire et leur savoir-être avec à la clé, des produits compétitifs “made in Bénin“. C’est le ministre des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou qui a procédé à l’ouverture du Snab hier, lundi, 20 novembre 2017….

Dix jours durant, plus de 200 artisans béninois vont présenter au public, les produits de leurs créativités dans six (06) différents domaines à savoir l’agroalimentaire, le textile, mobilier, métaux et constructions métalliques, hygiènes et soins corporels, artisanat d’art et décoration. La présente édition du Salon national de l’artisanat du Bénin vise à promouvoir l’esprit de créativité et d’innovation chez les artisans, valoriser les œuvres artisanales de label béninois et enfin reconnaitre l’importance du secteur de l’artisanat dans la formation professionnelle et l’insertion des jeunes dans la vie économique. « Promouvoir les entreprises artisanales au Bénin : Contribution à la transformation structurelles de l’économie nationale », c’est le thème qui focalisera toutes les attentions durant le Salon. A en croire le Président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin (Ucimb), Soufiyanou Imorou, le secteur de l’artisanat béninois suscite depuis quelques années un engouement sans cesse croissant de la part des pouvoirs publics. Ceci, en raison du rôle crucial que joue le secteur dans la formation des jeunes et surtout de sa contribution à l’essor économique national. Toute chose qui fait de l’artisanat, une solution incontournable pour la résorption de la question de chômage.  « ….l’artisanat béninois a été marquée par des avancées déterminantes. Il fait partie intégrante du 4ème pole prioritaire à haut potentiel de croissance où il est associé au tourisme et à la culture. Mais au-delà, on retrouve également dans les autres pôles, les activités de production artisanale, dans le second pôle avec la transformation du fil en textile et le 3ème pôle avec des activités de transformation des produits agro sylvo pastoraux » a clarifié le président de l’Ucimb. Il a, par ailleurs, exhorté le public à faire massivement le déplacement du stade pour découvrir et s’offrir des produits “made in Bénin“. Faut-il le souligner, la principale innovation du Snab 2017 est la distinction de la meilleure œuvre artisanale dans chacun des domaines retenus. Procédant au lancement des activités du Snab 2017, le ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, Modeste Kérékou a évoqué la place de choix qu’occupe l’artisanat dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) avant d’inviter les artisans à valoriser leur savoir-faire et leur savoir-être en offrant des produits compétitifs sur le marché. Tout en reconnaissant que l’artisanat peut contribuer à la création de 500 000 emplois prévus par le Pag, l’autorité ministérielle a invité les populations à consommer les produits locaux. Rappelons que les stands restent ouverts au public jusqu’au 28 novembre prochain.

Aziz BADAROU

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Présentation des budgets sectoriels aux députés : Le ballet des membres du gouvernement se poursuit

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(4 ministres reçus vendredi dernier)
Dans le cadre du vote du budget de l’Etat exercice 2018, il est exigé par la Constitution que chaque ministre du gouvernement vienne présenter à la représentation nationale, son budget sectoriel. C’est à cet exercice que se sont consacrés, vendredi 17 novembre 2017, les ministres SalimaneKarimou, en charge des Enseignements maternel et primaire ; BintouChabi Adam Taro, des Affaires sociales et de la microfinance ; MahougnonKakpo, des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle et Romuald Wadagni de l’Economie et des Finances. Lire ci-dessous les ambitions du gouvernement pour chacun des sous-secteurs, exposés par les trois premiers ministres, dans leurs déclarations à la presse.  

Salimane Karimou, Ministre des Enseignements maternel et primaire

«…Le budget du ministère des enseignements maternel et primaire pour le compte de l’année 2018, conformément au cadre de dépenses à moyens terme c'est-à-dire le Cdmt qui a été mis à notre disposition se chiffre à 106.394.300.000 Fcfa contre 107 milliards Fcfa pour le compte de l’année 2017. Ce qui fait constater une diminution de 1,30 milliards Fcfa. Cela peut se comprendre parce que de façon générale, le budget de l’État ne porte pas le même montant que l’année 2017. Ce budget est établi sur la base des programmes essentiels qui fondent le sous secteur des enseignements maternel et primaire. Le budget prend en compte la gestion, le pilotage du sous-secteur des enseignements maternel et primaire, les questions liées à l’accès, à l’équité et à la rétention dans le sous-secteur y compris la question liée à la qualité de l’enseignement. Donc ces trois programmes là sont suffisamment pris en compte. De même, ce qui est lié au personnel qui anime ce sous-secteur là est également pris en compte. Je dois pouvoir dire que la priorité malgré la diminution, nous avons fait l’effort de prendre en compte les préoccupations du personnel enseignant. L’État va en recruter à partir de cette année et sur le budget 2018. Ceux qui sont déjà en activité bénéficieront de certains avantages. Ce qui fait que la part réservée au personnel tourne environ autour de 70% de ce budget-là. Donc voilà, de façon globale ce que nous pouvons dire. Je ne vais pas oublier de dire que les questions relatives aux cantines scolaires sont prises en compte et les montants de 2017 sont reconduits in extenso et également tout ce qui est lié au bon fonctionnement de l’école notamment la question d’infrastructures scolaires. Le gouvernement a fait l’option désormais pour plus d’efficience pour donner satisfaction aux attentes des populations, confier la question des infrastructures scolaires à une agence (…) Les députés ont été très intéressés par le budget des enseignements maternel et primaire et à la limite, ils ont estimé que ce que l’État a mis à notre disposition n’est pas encore à la hauteur des attentes et des besoins qu’ils pèseront de leur poids pour qu’il y ait une amélioration notamment ce qui est lié n’est-ce pas aux infrastructures scolaires. Ils ont été très préoccupés par cela et nous avons essayé de développer et dire que ce qui relève des transferts de compétences aux collectivités locales en matière d’infrastructures scolaires, cela n’a pas bougé, ça a été fait. Également ce qui vient des partenaires techniques et financiers, nous l’avons pris en compte. Cependant, ils ont estimé que l’État doit pouvoir encore faire d’effort en matière d’investissement au niveau du ministère des enseignements maternel et primaire. De façon globale, ils ont estimé qu’un travail se fait au niveau du sous-secteur des enseignements maternel et primaire et ce travail permet d’avoir désormais des résultats et qu’il ne faut pas arrêter en si bon chemin, qu’il faut continuer de faire des efforts et que l’État doit mettre tout en œuvre pour accompagner ce sous-secteur.

BintouChabi Adam Taro, Ministre des affaires sociales et de la microfinance

«…Je voudrais d’abord rappeler que le ministère des affaires sociales et de la microfinance dont j’ai la charge a deux grands volets : les affaires sociales et les microfinances. Je viens de passer devant les honorables députés pour présenter le budget 2018 qui s’élève à 4 milliards 905 millions Fcfa. Comme je le disais, ces deux volets sont très importants. Je vous rappelle le contenu des affaires sociales, c’est la protection de la personne humaine, la protection des personnes handicapées, des personnes du troisième âge, la protection des femmes, des enfants avec toutes les violences auxquelles les femmes font face. Il y a aussi la question du genre. Le genre, cela veut dire la réduction des inégalités entre les sexes. Le volet microfinance qui s’occupe de l’autonomisation des femmes, des plus pauvres, des couches vulnérables, des couches très pauvres pour les sortir de la précarité et leur conférer un tant soit peu, une vie plus améliorée. Et comme vous le savez, la microfinance qui implique beaucoup les femmes pour permettre que celles-ci dans leurs tâches quotidiennes, dans leur devoir quotidien, de porter un enfant, de le mettre au monde de l’élever et de lui permettre d’avoir une éducation scolaire. Ce volet comme je l’ai dit est inclus dans mon ministère (…) La plupart des députés ont reconnu la justesse du choix porté sur ce ministère. Ils ont salué le choix du Président de la République. Et ils ont insisté comme une plaidoirie pour la revue des fonds alloués à ce ministère. Parce qu’ils ont dit qu’ils sont pratiquement un secteur des affaires sociales compte tenu de ce qu’ils vivent sur le terrain et de tous ceux qui les approchent pour le règlement des problèmes au quotidien, juste pour montrer qu’ils connaissent bien le volet affaires sociales et qu’ils plaident pour que les fonds alloués à ce ministère soient plus consistants pour permettre l’accomplissement des missions qui nous sont assignées… »

MahougnonKakpo, Ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle

«…Nous venons de présenter devant la représentation nationale, le projet de budget exercice 2018 du Ministère des enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle. Ce budget pour 2018 est de l’ordre de 77 milliards Fcfa. Et comparativement à l’année 2017, il est en baisse d’un peu plus d’un milliard. Cela se comprend d’une part parce que nous sommes de façon générale dans une tendance baissière du budget mais également compte tenu du fait que le budget du programme d’investissement public a été diminué du fait du retrait de certains projets du portefeuille du ministère dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement. Ce budget que nous avons cette année, nous permettra de répondre aux préoccupations essentielles et urgentes de notre ministère. Il y a d’abord la question du personnel à payer, des salaires aussi bien des enseignants que du personnel administratif. En dehors de cet aspect, il y a les grandes orientations comme par exemple, la question de la réorientation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Nous avons aussi la réalisation de la carte scolaire dans l’enseignement secondaire général et dans l’enseignement technique et la formation professionnelle. Nous avons la formation du personnel d’encadrement. Il est prévu la formation de 50 inspecteurs. Il y a ensuite l’opération des inspecteurs délégués au niveau de chaque département, le recrutement et la formation de 500 conseillers pédagogiques, la question des langues nationales, l’alphabétisation, la question de la réhabilitation de certains lycées comme le Lycée Béhanzin (…) Je peux avouer que la représentation nationale a posé des questions pertinentes avec des préoccupations précieuses. D’abord, il y a la question de la consommation des crédits mis à notre disposition. Nous avions bénéficié des crédits mais le taux de consommation n’a pas atteint le niveau que nous espérons. Des recommandations ont donc été données donc dans le sens que la consommation de ces crédits soit maximum… ».

Kola PAQUI

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Assemblée Nationale : Serge Ahissou présente le budget du Mic

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Le Ministre de l’industrie et du commerce Serge Ahissou a sacrifié hier, jeudi 16 novembre 2017, à la tradition de présentation du budget de son secteur à la commission budgétaire afin de favoriser l’étude de ce dernier lors des assises de ladite commission. A la fin de la séance avec les députés, le ministre a fait une déclaration à la « Tribune du REJAP ».

Lire ci-dessous sa déclaration  

«…Le budget du ministère de l’industrie et du commerce que nous avons présenté aux honorables députés s’élève à un montant de 4.365.313.000 Fcfa. C’est ce budget qui servira aux activités de ce ministère dont j’ai la charge. Les honorables députés ont comparé ce montant du budget à celui de l’année 2017 et ils ont demandé à savoir pourquoi il y a ce décalage de presque de moitié. Nous avons essayé de leur expliquer qu’entre temps, le ministère était composé d’autres structures telles que l’artisanat et les petites et moyennes entreprises. Mais aujourd’hui, le ministère a été séparé en deux. L’industrie et le commerce sont restés mais les petites et moyennes entreprises et l’artisanat sont allés vers un autre département. C’est ce qui explique la réduction de ce budget par rapport à celui de l’année dernière. Au niveau du ministère de l’industrie et du commerce, au nombre des grands projets envisagés, il y a d’abord le renforcement des capacités de la compétitivité des industries. Il s’agit là de rendre les industries plus compétitives que ce qu’elles sont en ce moment, de renforcer la capacité des offres exportables, de renforcer aussi les capacités d’intervention du ministère dans le système de contrôle de qualité, des normes et toute action pouvant accompagner le commerce et l’industrie, l’assainissement de l’environnement des activités industrielles et commerciales telles que la lutte contre tout ce qui ne respecte pas les normes de consommation. C’est des actions phares qui sont envisagées et il y a aussi l’amélioration de la gouvernance… »

Propos recueillis et transcrits par Kola Paqui

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Loi des finances exercice 2018 : Abdoulaye Bio Tchané expose les ambitions de son ministère

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Ministre d’Etat, chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané était hier, jeudi 16 novembre 2017, devant la représentation nationale afin d’exposer les ambitions du gouvernement pour son ministère pour le compte de l’année 2018. Ce dernier à sa sortie de la séance de travail tenue avec les députés de la commission budgétaire, s’est prêté aux micros de la presse parlementaire qui, pour la circonstance, a mis en place une tribune appelée « la tribune du REJAP ».

Kola Paqui

Lire ci-dessous sa déclaration  

« …Notre passage de ce matin au Parlement, précisément devant la Commission budgétaire s’inscrit dans le cadre de la présentation du budget du ministère du plan et du développement. Pour le budget, le ministère du plan et du développement bénéficiera d’un crédit d’à peu près 15,5 milliards et en hausse de 35%. Cette hausse va être essentiellement portée par les crédits d’investissement qui vont être consacrés à 100% à l’amélioration de la gouvernance des projets dans tous les ministères et pas seulement au ministère du plan. Le ministère du plan et du développement aura donc plus de moyens pour mobiliser les ressources extérieures au profit des projets et des programmes de l’Etat ; des projets et des programmes qui sont inscrits dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG). Et dans ce cadre-là, le ministère a prévu 6 projets. L’année dernière, nous avions une douzaine de projets qui ont été reconfigurés et nous aurons 6 projets au total cette année pour financer les activités du ministère du plan et du développement. Nous sortons de cette séance assez rassuré sur les préoccupations des députés. Ils ont posé beaucoup de questions. Je crois que les réponses qui leur ont été apportées sont satisfaisantes. Nous allons apporter le reste par écrits. La grande préoccupation des députés, sachant et connaissant le rôle du ministère du plan et du développement qui est un rôle transversal, est de s’assurer que les projets et programmes des autres ministères seront exécutés dans de bonnes conditions et surtout que le suivi des projets et le programme d’action du gouvernement sera fait conformément à ce qui a été arrêté à travers les différents comités, de manière à ce que les besoins de l’État et les besoins de nos compatriotes soient couverts par les ressources qui vont être mobilisées… »

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Contrats léonins et conflits d’intérêt au sommet de l’Etat : Le Fmi vient vérifier les informations de Houngbadji

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La gestion faite des finances publiques par le gouvernement de la Rupture préoccupe au plus haut point les institutions internationales. A ce titre, la présidente du Front monétaire international (Fmi) Christine Lagarde sera au Bénin du 11 au 13 décembre 2017.

Qu’il vous souvienne que le président du Parti pour la libération du peuple (Plp) Léonce Houngbadji avait interpellé le Fmi à propos des menaces qui pèsent sur les finances. Preuve à l’appui, Léonce Houngbadji avait fait part à la communauté internationale des contrats léonins et les conflits d’intérêt au sommet de l’Etat. Le cas du Programme de vérification des importations (Pvi-Ng) qu’exécute Bénin Control, société appartenant à l’homme d’affaires Patrice Talon avait été évoqué tout comme les nombreuses exonérations fiscales accordées à des sociétés de la galaxie Talon et de son entourage. Léonce Houngbadji avait également parlé de l’inquiétude des béninois par rapport à la hausse de la dette publique depuis l’avènement du nouveau régime. Sept emprunts obligataires en moins de deux ans contre 4 durant les dix ans du régime Yayi, selon les propos de l’ancien conseiller Amos Elègbè. Ces dénonciations portées à la connaissance de la présidente du Fmi ne sont apparemment pas tombées dans des oreilles de sourd. Christine Lagarde effectue en personne une visite de travail de trois jours au Bénin. Il est probable que lors de ce séjour, la présidente du Fmi reçoive des leaders de l’opposition pour avoir de plus amples informations sur la pertinence des critiques formulées à l’encontre de la gouvernance Talon.
Voici la lettre que Léonce Houngbadji a envoyée au Fmi le 11 septembre 2017

M.M

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