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Economie

Recrutement d’un mandataire au Port de Cotonou : La plateforme portuaire paralysée pour 48h

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(Les syndicats boycottent la rencontre avec le ministre Hervé Hêhomey)
Les activités portuaires seront paralysées par un mouvement de grève à compter de ce mercredi, 14 juin 2017. Les syndicats des travailleurs de la plate-forme portuaire ont décidé d’observer un arrêt collectif de travail de 48h sans service minimum avec tacite reconduction pour exiger le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel public à candidature pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou. Les pourparlers annoncés pour se tenir avec le ministre Hervé Hêhomey n’ont pu se tenir car les responsables syndicaux ont préféré tenir une nouvelle Assemblée générale. “Rien ne pouvait empêcher la grève », a déclaré Urbain Kanlinsou, secrétaire général du Syntrapac. Les Syndicats des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (PAC), de la Cobenam, de la Sobemap du Cncb, de l’Asecna et du TTP sont fortement mobilisés pour contrer la volonté du gouvernement de tout privatiser. Ceci pour sauvegarder les acquis socio-professionnels des travailleurs.

 (Lire la motion de grève)

MOTION DE GREVE

A

Le Ministre des Infrastructures et des Transports   COTONOU

Vu la Convention C87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) de 1948 relative à la liberté syndicale et à la protection du droit syndical, ratifiée par notre pays et qui fait partie intégrante du droit positif béninois ;
Vu les conventions 100 et 111 de l’OIT relatives à l’institution du principe de non discrimination en matière de rémunération, d’emploi et de profession, ratifiées par le Bénin ;
Vu la Chartes Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples adoptée par la dix-huitième Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de juin 1981 à Nairobi en son article 5 ;
Vu la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, notamment en ses articles 19, 35, 36 et 37;
Vu les Conventions Collectives des Sociétés et Offices d’Etats en Républiques du Bénin ;
Vu la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin ;
Vu la Loi N° 64-39 créant l’Etablissement public Port Autonome de Cotonou (PAC) modifié par l’Ordonnance N°76-55 du 12 octobre 1976 et la Loi 88 sur les entreprises publiques au Bénin.
Considérant l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant la décision du Gouvernement de la RUPTURE d’introduire une entreprise privée dans la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant qu’il s’agit alors d’une privatisation déguisée qui ne peut pas l’être parce qu’une loi devrait normalement être prise pour modifier l’arsenal juridique existant et créé un cadre institutionnel pour la transparence de la procédure de sélection ;
Considérant les opérations de dépotage et d’empotage assurées par la société privée ATRAL au détriment de la SOBEMAP société d’Etat;
Considérant les agréments de manutention récemment signés par le Ministre des Infrastructures et des Transports pour les sociétés privées ATRAL et PIC NET WORK dans le dessein de s’arroger du reste du trafic manipulé par la SOBEMAP ;
Considérant la participation de la société ATRAL a un comité interministériel sur les véhicules d’occasion entant que Vice-président alors qu’elle n’a jamais été acteur de la filière véhicule d’occasion ;
Considérant le retrait de la gestion du BESC du CNCB pour le compte du Port Autonome de Cotonou afin de pouvoir le récupérer facilement par une structure privée alors que ce produit représente plus de 80% du chiffre d’affaires de l’entreprise ;
Considérant les pressions exercées sur les pauvres travailleurs et les préjudices causées à d’autres commerçants dans le cadre des traitements spéciaux que nécessitent les navires consignés par les sociétés privés de ATRAL ;
Considérant l’Arrêté N° 18/MIT/DC/SGM/CTJ/SA/014SGG17 du 28 avril 2017 portant création du Comité ad ’hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin ;
Considérant l’Arrêté N° 26/MIT/DC/SGM/CTJ/SA/014SGG17 du 26 mai 2017 portant retrait de l’Arrêté portant création du Comité ad ’hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin ;
Considérant que toutes les démarches effectuées  par le collectif des syndicats de la plateforme portuaire, notamment le SYNTRAPAC pour connaître le fond des dossiers de réforme au Port de Cotonou sont restés vaines ;
Considérant que les rencontres successives effectuées avec la Direction Générale du Port Autonome de Cotonou pour prendre connaissance du contenu des réformes portuaires annoncées sont restées infructueuses ;
Considérant que les résultats des travaux de la retraite syndicale du Syndicat National des Travailleurs du Port Autonome de Cotonou (SYNTRAPAC) n’ont pas été prise en compte pour une réforme judicieuse ;
Considérant la légèreté avec laquelle  le Ministre des Infrastructure et des Transports gère le dossier relatif à l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
Considérant les décisions des Conseils Syndicaux des cinq syndicats du collectif des syndicats de la plate-forme ;
Considérant les décisions respectives des Assemblées Générales des travailleurs des cinq (05) syndicats de la plate-forme portuaire ;
Considérant la décision de l’Assemblée Générale des travailleurs de la plate forme portuaire et des travailleurs du ministère de tutelle en date du 08 juin 2017 ;

Nous, collectif des syndicats de la plateforme portuaire

DECIDONS :

D’observer un arrêt collectif de travail de 48 heures sans service minimum avec tacite reconduction pour compter du mercredi 14 juin 2017 à 00 heure au jeudi 15 juin à minuit pour exiger :

– le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel Public à Candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRPM pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou ;
– l’annulation pure et simple de toutes les procédures tendant à la privatisation du Port Autonome de Cotonou ;
– la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la SOBEMAP sur son parc à l’instar de Bénin Terminal ;
– l’annulation sans délai  des arrêtés signés non ventilés par le Ministre des Infrastructures et des Transports portant octroi d’agréments de manutentions aux sociétés ATRAL et PIK NET WORK au Port de Cotonou ;
– le retour du BESC au Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB) aux fins d’assurer l’équilibre d’exploitation de l’entreprise ;
– la suspension immédiate des reformes dans le secteur portuaire qui mettent en péril l’économie nationale  et les emplois des travailleurs.
– l’association désormais du collectif des Syndicats de la plate forme portuaire à toute prise de décision se rapportant à la vie de leur unité de production commune le port de Cotonou ;
– le rétablissement du Comité ad ‘hoc chargé des travaux préparatoires au changement du mode de gestion des activités aéronautiques nationales du Bénin

En tout état de cause, les travailleurs de la plate forme portuaire tiennent responsable le Gouvernement, le Ministre de tutelle, l’Autorité Portuaire des déconvenues qu’engendreraient leur opposition à ne pas satisfaire les revendications ci-dessus citées.

En cas de statu quo, le Collectif des syndicats de la plate forme portuaire se réserve le droit d’utiliser tous autres moyens de lutte pouvant lui permettre d’obtenir gain de cause.
 
Fait à Cotonou, le 09 juin 2017

Ont signé

Le Secrétaire Général SYNTRAPAC  (PAC)                                          
Urbain P. KANLINSOU
Le Secrétaire Général SYNATRAMAP (SOBEMAP) Maxime SESSOU
Le Secrétaire Général  SYNTRA-TTP (MIT) Athanase HOUNSOU
Le Secrétaire Général   SATRAM-COBENAM Issiakou MOUPHTAOU                                                       
Le Secrétaire Général SYNTRA – CNCB Simon HOUNYEVA

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Recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou : La plateforme portuaire paralysée dès demain

port-de-cotonou

Les activités portuaires seront paralysées par un mouvement de grève à compter de ce mercredi, 14 juin 2017. Les syndicats des travailleurs de la plate-forme portuaire ont décidé d’observer un arrêt collectif de travail de 48 h sans service minimum avec tacite reconduction pour exiger le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel Public à Candidature pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou. Les Syndicats des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (PAC), de la Cobenam, de la Sobemap du Cncb, de l’Asecna et du TTP sont fortement mobilisés pour contrer la volonté du gouvernement de tout privatiser. Ceci pour sauvegarder les acquis socio-professionnels des travailleurs. Les partenaires sociaux de la plateforme portuaire n’entendent pas laisser le Port de Cotonou ni les sociétés d’Etat sous tutelle du Ministère des infrastructures et des transports être gérées comme la baraque, subir le même le sort que la Sonapra, selon les responsables syndicaux. Ils exigent entre autres, l’annulation pure et simple de toutes les procédures tendant à la privatisation du Port de Cotonou ;la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la SOBEMAP sur son parc à l’instar de Bénin Terminal ;l’annulation sans délai des arrêtés signés non ventilés par le Ministre des Infrastructures et des Transports portant octroi d’agréments de manutentions aux sociétés ATRAL et PIK NET WORK au Port de Cotonou le retour du BESC au Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB) aux fins d’assurer l’équilibre d’exploitation de l’entreprise.

Aziz BADAROU

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Stupéfiante décision de justice contre Puma Energy : L’inquiétude gagne les investisseurs étrangers au Bénin

puma-energy

La confiance des investisseurs étrangers de nouveau mise à rude épreuve au Bénin. Le feuilleton judiciaire dans lequel un homme d’affaires béninois réclame la faramineuse somme de 20 milliards de FCFA à Puma Energy a connu le mercredi 10 mai dernier, un rebondissement improbable. La justice béninoise vient en effet de condamner la société pétrolière à verser 10 milliards de franc CFA à titre de dommages et intérêts dans une affaire où son seul tort est d’avoir investi 12,6milliards dans le rachat d’un dépôt pétrolier dont le promoteur était au bord de la faillite. Depuis le prononcé de la décision, les investisseurs installés dans notre pays et ceux qui frappent actuellement à la porte sont en proie à la stupeur et à l’inquiétude….

En acceptant de se pencher sur l’offre de vente du dépôt carburant de la société BPS en avril 2014, les responsables de PUMA Energy Distribution Bénin étaient à mille lieux d’imaginer qu’ils feraient face à un véritable acharnement de la part d’un actionnaire de cette même entreprise, préoccupés qu’ils étaient par l’état de délabrement de l’infrastructure ainsi que par les emplois permanents et indirects menacés du fait de la situation de quasi cessation de paiement de BPS.

Conformément à son statut d’entreprise pétrolière de rang mondial et dans le respect des normes et procéduresapplicables en la matière, Puma Energy Distributiona conduit la procédure d’acquisition du dépôt en satisfaisant à toutes les étapes requises au regard du droit OHADA, de l’accord de principe manifesté par un mémorandum d’entente (MOU) en date du 23 mai 2017, à la signature du contrat de cession des actifs le 24 Septembre 2014, à l’enregistrement de l’acte de cessionaprès sa traduction le 29 Octobre 2014 suivie du paiement le 4 Novembre 2014du montant convenu définitivement dans le contratde cession des actifs.

Curieusement, l’actionnaire minoritaire de la société BPS a, depuis la conclusion de la vente, mis en place une véritable stratégie de harcèlement à l’encontre de Puma Energy. Ce dernier réclame ni plus ni moins l’annulation de la vente et le versement à son profit de 20 milliards de francs CFA. Depuis lors, il a poursuivi son dessein par le biais de différentes procédures judiciaires devant les juridictions du Bénin qui l’ont toujours débouté de ses prétentions, jusqu’à ce mercredi 10 mai où dans un événement judiciaire jusqu’ici incompris, la chambre commerciale de la Cour d’appel de Cotonou a condamné la filiale béninoise du groupe pétrolier à lui verser 10 milliards de nos francsen dommages et intérêts.

Approchée, la société pétrolière n’a pas souhaité commenté l’information mais selon des sources proches des milieux judiciaires, la décision porte en elle-même les germes de son annulation devant des juridictions supérieures, notamment internationales. Les mêmes sources précisent que l’intéressé a été déjà débouté a plusieurs reprises pour n’avoir pu soutenir ses prétentions, Puma Energy Distribution Bénin n’étant qu’un investisseur parfaitement étranger au présent litige qui est un conflit entre coactionnaires et non, un différend commercial entre l’actionnaire minoritaire et Puma Energy Distribution Bénin.

Quoi qu’il en soit, c’est l’incompréhension dans les milieux d’affaires suite à cette  décision.

Alors même que le gouvernement mise sur l’attractivité du Bénin pour les investisseurs internationaux en vue de réaliser son programme d’action le Bénin Révélé il est impérieux que toute la lumière soit faite sur ses tenants et aboutissants.

Le Terminal pétrolier de Puma Energy Distribution contribue chaque année pour plus de12,6 milliards de francs CFA aux recettes de l’Etat et génèrent plus de 100 emplois directs et plus de 1000 emploi indirects. Il est le principal fournisseur des compagnies aériennes desservant notre pays par le biais de son dépôt Jet A1 de dernière génération.

En outre, Puma Energy (Deuxième société pétrolière en Afrique derrière Total) est quasiment la seule entreprise pétrolière de rang mondial qui a choisi de maintenir une présence sur un marché totalement sinistré par l’essence de contrebande. Une présence qui  contribue fortement à maintenir une possibilité d’approvisionnement en carburant pour bien des secteurs stratégiques de notre Etat, tel que l’administration publique,  l’armée, les hôpitaux, etc.

Nos investigations se poursuivent, nous reviendrons plus en détail sur cette information dans une parution à venir.

La rédaction

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Harcèlement fiscal : Wadagni ferme une librairie mais exonère le Pvi

Romuald-Wadagni

La Rupture est-elle passée maître dans l’art de la politique de deux poids, deux mesures ? Tout porte à le croire eu égard à certaines décisions du ministre de l’Economie et des finances Romuald Wadagni. En effet, les portes d’une grande librairie de la place avec des capitaux 100% béninois ont été fermées depuis des mois. De nos investigations, il ressort que la librairie a été fermée pour non payement d’impôts. Un lieu de savoir de Béninois sur terre béninoise est en difficulté et la seule formule que trouve le gouvernement de la Rupture, c’est  de fermer purement et simplement les portes de l’entreprise. Ne pouvait-on pas trouver la manière d’accompagner progressivement cette librairie à payer ses dettes et se mettre à jour ? Apparemment, les cadres du service des impôts n’ont pas une autre solution. Depuis l’avènement de la Rupture, il n’y a pas de jour où on annonce une fermeture d’entreprise ou un redressement fiscal adressé à telle ou telle société.

On en était là quand, subitement, le ministre de l’Economie et des finances adresse un courrier N° 1586/MEF/DC/SGM/DGI au directeur général de Bénin Control, portant exonérations fiscales  et douanières relatives au contrat du marché de la mise en place du Programme de vérification des importations (Pvi) Nouvelle génération. C’est la stupeur totale.   Les Béninois n’en revenaient pas que pendant qu’on ferme des entreprises appartenant à des Béninois pour non payement d’impôts, entreprises  qui de surcroit rendent un service social (cas de la librairie fermée), le Pvi-Ng voit ses taxes exonérés. La loi est-elle donc sélective selon qu’on soit une entreprise du pouvoir ou de citoyens lambda ? Sommes-nous dans le même pays ? Voilà quelques questions que suscite le harcèlement fiscal dont sont victimes   aujourd’hui certains compatriotes.

Worou BORO

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Evaluation du (Pvi-Ng) : Importateurs et transitaires mècontents

reforme

Les importateurs, les enleveurs, les représentants de Bénin Control ont tenu une réunion secrète dans la soirée du mardi 30 mai 2017 avec le Directeur général des douanes. L'objectif de cette rencontre qui a très tôt tourné au vinaigre est d'évaluer plus d'un mois après, la mise en œuvre du Programme de vérification des importations au Port autonome de Cotonou. De sources concordantes, pour les importateurs, le programme tel que mis en œuvre par Bénin Control n'augure point d'un lendemain rassurant pour l'importation au Bénin. Ils dénoncent entre autres le coût très élevé des taxes liés à l'enlèvement et autres. Les enleveurs, quant à eux, accusent Bénin Control d'avoir rendu plus coûteux, les services rendus. Toute chose qui ne reste pas sans répercussions sur le panier de la ménagère car depuis quelques jours, on assiste à une flambée des prix des produits notamment de première nécessité. Les importateurs craignent une mévente et surtout la chute de leurs chiffres d’affaires. Les nerfs deviennent tendus dans la salle quand le représentant de Bénin Control affirme que le Pvi n'a pas changé grand-chose aux coûts des importations. Pour lui, les importateurs n'ont aucune raison de s'en prendre au Pvi. Des transitaires ont qualifié les arguments de ce dernier de propos mensongers et auraient menacé de se retirer de la salle. Mais le Directeur des douanes a joué la carte de l'apaisement en rassurant les importateurs et enleveurs que des concessions seront bientôt faites pour faciliter les importations au Bénin. Il a, par ailleurs,rassuré que des mesures seront prises afin que le Pvi soit bénéfique à tous et surtout à l’économie nationale qui, il faut le noter, reste essentiellement fiscale.

A.B

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Suspension de la validation des Aib à la Dgi : Cafouillage aux impôts

tresor-public

Depuis le 11 mai 2017, une note de service N°304/Mef/Dc/Dgi portant suspension de la validation, de la compensation et de la consommation des  crédits d’impôts (Aib intérieur, Aib au cordon douanier et crédits d’impôts suite au paiement des acomptes provisionnels) est en vigueur. Dans le libellé, on lit que dans le but d’améliorer la qualité des services rendus aux contribuables et en attendant de nouvelles procédures de validation des crédits d’impôts, les procédures de validation, de compensation et de consommation actuellement en vigueur sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Cette décision crée de nombreux préjudices aux contribuables. De quoi s’agit-il ?

Il y a deux sortes d’Acompte impôt sur bénéfice (Aib). L’Aib intérieur et l’Aib prélevé au cordon douanier. L’Aib intérieur est prélevé sur prestation de 5% hors taxe si le prestataire n’a pas le numéro d’Identifiant unique (Ifu) et de 1% si le prestataire dispose d’un numéro Ifu. L’Aib au cordon douanier est 1% de la valeur en douane que l’importateur paie avant  la sortie de la marchandise. Sur demande du contribuable qui, après payement à la douane, dispose du reçu de banque, du Bfu,  la déclaration douanière,  écrit aux impôts pour demander la compensation, le service des impôts  valident en retour ce montant qui est un acompte. C’est ce montant qu’il prend pour payer ses impôts en Is (Impôts sur société).

Voilà qu’une note de service de la Direction générale des impôts suspend aussi bien la validation, la compensation et la consommation des Aib. Dans le même temps, le 18 mai 2017, soit une semaine après cette note de service, le directeur général des impôts sort un communiqué N°318/MEF/DC/SGM/DGI/RNI portant recouvrement des arriérés d’impôts du 1er juin au 17 juillet 2017 sur toute l’étendue du territoire national. Il est précisé dans ledit communiqué que les contribuables, qui n’auront pas à s’exécuter, s’exposent à des poursuites en recouvrement forcé allant jusqu’à la saisie de leurs biens meubles et immeubles et à la fermeture de leurs établissements.

La preuve que la réforme n’est pas bien pensée

La question qui vient tout de suite à l’esprit, c’est que veut-on faire au juste des contribuables ? A quelle sauce la Rupture veut-elle manger les opérateurs économiques ? L’importateur va à la douane payer des acomptes qu’il ne peut pas consommer. Dans le même temps, on le persécute pour qu’il paie ses impôts. Celui qui, par exemple, paie 50 millions d’Aib à la douane qu’il ne peut pas valider puisque c’est suspendu jusqu’à nouvel ordre et qui doit 100 millions d’impôts sur bénéfice, comment va-t-il s’en sortir ? Quand on parle d’arriérés, cela peut-être celui du mois passé. Quel nom peut-on donner à cette procédure qui permet à l’Etat de garder dans ses caisses un acompte dont le bénéficiaire ne peut pas en jouir? Cela s’apparente à  de l’escroquerie d’Etat ? Si la Dgi demande la suspension de la validation, autant écrire à la douane pour demander de ne plus retenir l’Aib sur les importations et envoyer aussi une note aux prestataires pour demander de ne plus prélever l’Aib jusqu’à nouvel ordre. Cela permettra de ne plus retenir l’Aib et le contribuable peut payer ses impôts directement.
Une fois encore les chantres du Nouveau départ font preuve d’amateurisme en prenant des décisions qui ne sont pas bien pensées, dont l’impact sur le contribuable et sur les entreprises n’est pas analysé. On a l’impression que c’est pour régler un problème X. Aujourd’hui, dans le Bénin révélé, les impôts jouent le rôle de gendarme derrière les contribuables alors qu’ils sont des partenaires d’affaires.

On suspend d’accord mais quelle action menée envers les contribuables qui paient et qui continuent toujours de payer ? Il faut qu’on explique quel schéma veut-on mettre en place et à quoi cela va aboutir  ? Dans la mesure où vous suspendez, quelle solution trouve-t-on au même moment aux contribuables ? Est-ce qu’ils doivent continuer à payer l’Aib au cordon douanier tout en sachant qu’ils ne pourront pas récupérer ? Est-ce qu’ils doivent toujours continuer à faire des demandes de validation qui seront en instance ? Quelles sont les dispositions que le contribuable doit prendre dans ce cas ou bien la note de service est destinée seulement au service administratif ? Voilà tant de questionnements qui ne trouvent pas de réponse. La Dgi doit apporter plus de clarifications.

Worou Boro

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Désignation d’un mandataire pour la gestion du port de Cotonou : Ben Aligbonon salue l’initiative

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La publication de l’avis d’appel public à candidature AAPC N° 0825/PRMP/MIT/S-PRMP du 26/05/2017, en vue du recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou a suscité une grande polémique dans la nation. Des mauvaises langues évoquent l’idée d’une privatisation du Port autonome de Cotonou par le gouvernement du Président Patrice Talon. Mais il n’en est nullement question, a répliqué Ben Aligbonon du Creuset des cadres du Port autonome de Cotonou (PAC) dans un communiqué : « Il ne s'agit pas d'une privatisation, mais plutôt d'un gestionnaire pour un port plus compétitif », a fait savoir Ben Aligonon. A l’en croire, le port de Cotonou, mal géré dans son état actuel a besoin de réformes appropriées pour s'imposer dans la sous-région et au-delà. Selon ses propos, l’instabilité à la tête de la direction du port, les milliards injectés à travers divers programmes sans effet, les nombreux scandales financiers enregistrés, les cas de fraudes, le mauvais traitement des agents… sont autant de raisons devant motiver l’acte du gouvernement qui entend inscrire ce fleuron de l’économie nationale au rang des ports les plus modernes de la sous-région. Ben Aligbonon dénonce donc la campagne d’intoxication orchestrée contre ce processus « salutaire qui entre en droite ligne du programme d’action du gouvernement ». Selon le Creuset des cadres du PAC, le mandataire n’est pas un nouveau propriétaire du port mais une personne disposant d'un mandat pour pouvoir agir en lieu et place de l’autorité portuaire. Au demeurant, le Port autonome de Cotonou reste toujours dans le giron de l’Etat. Le creuset appelle donc les uns et les autres à soutenir l’initiative du gouvernement pour le développement du port de Cotonou, gage de croissance économique soutenue et de mieux-être pour la population.

M.M.

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Natitingou : Flambée des prix des fruits et légumes

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Sur le marché des fruits et légumes de la ville de Natitingou dans le département de l’Atacora, les prix ont flambé à cause du mois de Ramadan, a constaté sur place l’ABP.

Sur les étalages de fruits et des légumes, le tas de 40 noix de coco vendu auparavant à 6.000Fcfa est présentement cédé contre 8.000Fcfa et la noix est vendue en conséquence, à 400F au lieu de 250 Fcfa.

Le prix de l’orange qui est le fruit prisé par les musulmans à l’heure de la rupture du jeûne est passé de 50F l’unité à 300F le tas de quatre. Les petites bananes sont vendues quant à elle, deux pour 100F au lieu de quatre et la banane plantain qui était vendue trois pour 100F est cédée désormais à 200F pendant que le coût de cession de la mangue connaît une hausse de 50 à 100 Fcfa.

« Le sac de bananes que j’achetais à 16.000Fcfa m’a été difficilement cédé aujourd’hui à 22.000Fcfa, c’est le prix en gros qui a augmenté là où on achète à cause mois de Ramadan », a indiqué dame Rosaline, vendeuse de fruits installée juste à l’entrée du grand marché du côté du camp militaire.

Du côté est du petit marché de Natitingou, qui est considéré comme la zone des légumes, la carotte, le chou, la salade et la tomate ne sont plus à la portée de tous. Un pied de salade habituellement vendue à 100Fcfa est passé à trois pour 500F. Les prix, à en croire la vendeuse, ont augmenté dans les jardins d’où elle s’approvisionne. Notons qu’à l’instar des fidèles musulmans des autres localités du Bénin, ceux de la ville de Natitingou ont aussi démarré le jeûne samedi dernier pour une durée de 29 à 30 jours.

abp.info

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6e édition du « Vendredi des finances » : « La comptabilité des matières au Bénin » au cœur des échanges

finances

Afin de mieux cerner les enjeux et défis de la mise en œuvre de la comptabilité des matières au Bénin et de comprendre ses liens avec les autres branches de la comptabilité publique, le Cercle d’études et de recherches en finances publiques (Cerfip) a retenu pour, «Vendredi des finances » de ce vendredi 26 mai 2017, une thématique d’actualité dont le thème est : «La comptabilité des matières au Bénin: enjeux et perspectives».Ladite communication sera animée par Dr Serge Batonon.En effet, l'atteinte de cet objectif de perfectionnement des finances publiques, passe par la mise en œuvre de la comptabilité des matières aussi bien dans les administrations de l'Etat que dans les collectivités territoriales et établissements publics. Ainsi, le nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l'Uemoa induit pour une meilleure gestion des finances publiques, non seulement de profondes réformes dans l'organisation des structures de gestion des finances publiques mais également, une meilleure sauvegarde du patrimoine des organismes publics. Ce qui justifie le thème retenu par les organisateurs qui invitent d’ores et déjà le public et surtout les hommes qui traitent des finances à se joindre à eux afin que les échanges soient fructueux. Rappelons que « vendredi des finances » se déroulera dans la salle de conférence du CNG-Maep, derrière la pharmacie camp Guezo dans la rue des pères dominicains.

M.M.

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Harcelées par la Rupture : Deux grandes compagnies maritimes veulent quitter le Bénin

port-autonome-de-cotonou

Une affaire d’impayé entre la Sonapra et Plexus Cotton, l’un de ses partenaires d’affaires défraie la chronique ces derniers temps. La Sonapra, sur le point d’être liquidée aurait décidé de recouvrir toutes ses créances. C’est alors qu’il est apparu que l’un de ses partenaires Plexus Cotton reste devoir à la société après une livraison d’une quantité importante de coton fibre. Aussi pour entrer en possession de ses fonds, la Sonapra, avec le soutien du Chef de l’Etat, a-t-il commis des juges pour délivrer des ordonnances de saisie des comptes bancaires de Plexus. Mais elle va plus loin en faisant des saisies sur les comptes bancaires et les navires des compagnies qui avaient transporté la cargaison.

CMA-CGM et PIL sont les deux compagnies maritimes qui sont aujourd’hui dans le collimateur de la Sonapra. Leur péché, c’est d’avoir transporté en son temps la cargaison de coton fibre pour le compte de Plexus Cotton. La Sonapra soutenue par le Chef de l’Etat va jusqu’à opérer des saisies tous azimuts sur les comptes bancaires de ces compagnies et leurs navires confisquées pour la valeur de la cargaison transportée alors qu’elles ne doivent rien à la Sonapra. C’est Plexus Cotton qui est en affaire avec la Sonapra suivant une vielle pratique qui a court entre les deux sociétés. Alors même que des procédures sont en cours pour déterminer qui est responsable de quoi et à quelle hauteur, la Sonapra, se sentant protégée, se livre à des abus qui, au finish, peuvent coûter chers au contribuable béninois. Outre le fait que ces compagnies peuvent à leur tour assigner la Sonapra pour réclamer des dommages et intérêts suite à ses saisies illégales, c’est l’emploi de milliers de Béninois qui se trouve ainsi menacé car, déjà, il se susurre que ces compagnies maritimes menacent de plier bagage. On sait que depuis un an, les nouveaux maîtres du pays n’ont aucune gêne à supprimer des milliers d’emploi. Mais là, il s’agit de grandes compagnies maritimes internationales qui emploient de milliers de jeunes béninois. Encore que le motif pour lequel on persécute ses compagnies n’est aucunement fondé. C’est une injustice qui n’a d’égal que le besoin urgent de recouvrir toutes les créances de la Sonapra, la société étant sur le point d’être liquidée. Mais pour cela, le gouvernement doit uniquement s’en prendre à son débiteur qui est Plexus Cotton. La hargne avec laquelle les compagnies de transport sont persécutées pour une créance dont elles ne sont pas débitrices pose problème. Avec les intérêts du Chef de l’Etat à la Sonapra, on peut se demander si cet harcèlement dont sont victimes les compagnies maritimes est pour le bien des Béninois ou pour celui personnel du Chantre de la Rupture ?

M.M

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