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Economie

Cérémonie de présentation de voeux au Port autonome de Cotonou : Des résultats probants enregistrés en 2017, et pourtant

Huguette-Amoussou

Le personnel de la plateforme portuaire de Cotonou a sacrifié à la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel an vendredi, 12 janvier 2018. La présente cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte de la plateforme a été l’occasion pour la Directrice générale du Port, Huguette Amoussou de présenter son bilan. Un bilan rassurant qui laisse transparaitre des résultats probants. Chose curieuse, ces chiffres n’ont pu empêcher la “privatisation“ du poumon de l’économie nationale…

Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le comble, avec la révision des barèmes tarifaires, la barrière des 40 milliards de recettes est prévue pour être franchie au 31 décembre 2018. Avec un nouveau mécanisme fiable de sécurisation des recettes, le Port autonome de Cotonou se révèle plus que jamais comme un Port de référence dans la sous-région ouest africaine. Outre cet accroissement net des recettes portuaires, la double certification ISO, le renouvellement du parc automobile et d’autres réalisations résultent de la nouvelle forme de gouvernance instaurée par l’autorité portuaire depuis le 20 janvier 2017. A en croire le Directeur des ressources humaines, ces résultats probants ont été obtenus grâce aux compétences et savoir-faire du personnel du Port autonome de Cotonou. Pour lui, si la psychose des travailleurs se trouve affectée depuis l’annonce d’un délégataire au Port de Cotonou, il faut néanmoins garder espoir et se mettre résolument au travail et ce, dans la dynamique d’une amélioration continue des performances. Tout en saluant les efforts d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel, il a rassuré de l’engagement de la Direction des ressources humaines à toujours privilégier le dialogue afin que l’employeur et l’employé demeurent toujours des partenaires. Quant au secrétaire général du Port, il a évoqué les piliers de la nouvelle forme de gouvernance notamment le renforcement du contrôle interne en vue de la meilleure sécurisation des recettes, le renforcement des dispositifs de sécurité, la réduction du taux de rançonnement sur la plateforme, la mise en conformité du Port de Cotonou aux normes environnementales à l'échelle internationale, la mise en voie du nouveau règlement d’exploitation du Port de Cotonou et du nouveau plan de gouvernance des systèmes d’informations. Toute chose qui a été source d’assurance aux lignes maritimes qui ont opté pour le Port de Cotonou. Pour le représentant du personnel, il s’agit plutôt d’un moment critique pour les travailleurs qui avaient prévu boycotter la cérémonie pour exprimer leur mécontentement au sujet des réformes dont ils ignorent la pertinence. Pour lui, les travailleurs sont déboussolés, inquiets et remontés et entendent user de tous les moyens légaux pour contrer l’impérialisme capitaliste, la dérive totalitaire entreprise par le gouvernement dans ses réformes. Prenant la parole, l’autorité portuaire s’est réjouie des prouesses réalisées en 2017 avec le personnel et qui, selon ses propos, sont à la hauteur des projections faites. Elle a également évoqué quelques nouveaux outils de gestion qui ont permis de poursuivre la marche vers la compétitivité. Elle a, par ailleurs, appelé les travailleurs à s’y mettre davantage pour rendre plus performante, la plateforme portuaire de Cotonou. Mais la question qui taraude les esprits après ce bilan si rassurant reste de savoir les vraies mobiles justifiant la gestion du Port de Cotonou par un délégataire. Le Port est-il déjà en cessation de salaires ? Le Port connait-il une baisse de taux de trafic ? Les recettes ont-elles baissé ? Le Port de Cotonou se porte pourtant bien. Pourquoi alors “privatiser“ une structure qui ne connait aucun dysfonctionnement comme le Port ? La question reste toute posée…

Aziz BADAROU

Télécharger la Présenatation du Port Autonome de Cotonou

Pourquoi une gestion déléguée si tout va bien ?

Le Port autonome de Cotonou est au mieux de sa forme. Selon le bilan de l’actuelle directrice générale par intérim, présenté vendredi 12 janvier à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, tout va pour le mieux.  Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le Port n’est donc pas une société moribonde, en cessation de payement ou sur le point de déclarer faillite. Entre cette bonne santé financière présentée et  la décision du gouvernement de confier la gestion du Port de Cotonou à une société étrangère, il y a un contraste. La belle preuve, le gouvernement si enclin  à vanter ses prouesses  garde le silence sur les un an de gestion de Huguette Amoussou ; Pas de titres ronflants dans les journaux pour montrer comment en un an, le gouvernement a redressé la barre au Port autonome de Cotonou. Visiblement, la Rupture semble être embarrassée par la divulgation du bilan de l’actuelle directrice par intérim du Port. Toute chose qui milite en faveur de la thèse selon laquelle il n’y a aucune raison valable qui justifie l’option d’une gestion déléguée sur une dizaine d’années du poumon de l’économie nationale. Les mobiles de cette réforme contestée sont-ils ailleurs ?

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Gestion du Port autonome de Cotonou par Port of Antwerp International : Les syndicats de la plateforme optent pour la paralysie

port-autonome-de-cotonou

Suite à la décision du gouvernement béninois de confier la gestion du Port autonome de Cotonou au délégataire, le Port d’Anvers, les syndicats de la plateforme portuaire viennent d’opter pour la paralysie des activités comme stratégie de riposte. La décision a été prise à la faveur d’une Assemblée générale qui s’est déroulée dans les locaux du ministère des transports hier, jeudi 11 janvier 2018…

Si malgré la menace de paralysie des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou, le gouvernement béninois a procédé, lundi 08 janvier 2018, à la signature du contrat de gestion du Port autonome de Cotonou avec l’administrateur délégué du port international d’Anvers, Kristof Waterschoot, les travailleurs n’entendent pas également se laisser faire. Le ton étant déjà à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou, le bras de fer gouvernement-syndicats semble désormais inévitable. Prenant la parole, le secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassab Mampo a dénoncé la politique de “tout privatiser“ du régime en place et la bâillonnement des libertés. Pour lui, le gouvernement a déjà sacrifié des milliers d’emplois pour accroitre le taux de pauvreté et ne privilégie point un dialogue social franc et inclusif. A l’en croire, le retrait du droit de grève aux travailleurs de certains secteurs constitue une violation de la Constitution béninoise et qu’il urge que tous les travailleurs s’entendent pour freiner le gouvernement dans cet élan anti-démocratique. Il a invité les syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou à se joindre à la grève déclenchée par la Confédération syndicale. Des interventions des travailleurs, il ressort qu’il faut recourir à un mouvement de paralysie. Quant au secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou, il a rassuré de la détermination des responsables syndicaux à déclencher la grève mais il a mis en garde les briseurs de grève qui pourraient fragiliser le mouvement. Ainsi, un délai de 72h a été accordé aux responsables syndicaux de la plateforme pour rendre public, la motion de grève. La cessation de travail sur la plateforme portuaire est annoncée donc pour la semaine prochaine. Dans une correspondance adressée à l’autorité ministérielle, les responsables syndicaux du Port, de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam et du ministère ont désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Pour ces derniers, il s’agit d’une “réforme dénudée de tout sens et qui viole les conclusions de l’atelier de réflexion sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou tenu à Bohicon du 10 au 12 août 2017. Un atelier au cours duquel, des experts nationaux et internationaux ont ressorti les dangers encourus par le peuple béninois au cas où le gouvernement mettrait en œuvre une telle réforme. De plus, ces derniers déplorent ne pas avoir été associés à la mise en œuvre d’une réforme qui concernent pourtant les travailleurs, les acquis socioprofessionnels des partenaires sociaux. « Comment comprendre le conflit d’intérêt qui entoure la désignation du délégataire retenu qui en effet, avait été commis par le gouvernement pour un audit organisationnel et dont le rapport n’a jamais fait objet de restitution, ni d’approbation par le Conseil d’administration ? Ne s’agit-il pas dès le départ d’un complot délibéré et arbitraire en vue de la délégation de gestion préméditée au profit de cette société belge qui avait fait l’audit courant janvier-février 2017 ? » S’interrogent les syndicalistes dans leur correspondance. De toute façon, si la Rupture n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre. Et ils pourraient déclencher un mouvement grève d’ici mardi prochain.

Aziz BADAROU

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Gestion du Port autonome de Cotonou par le Port of Antwerp International : Les syndicats de la plateforme portuaire en Ag ce jour

Syndicats-PAC

Malgré la menace de paralysie des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou, le gouvernement béninois a procédé lundi, 08 janvier 2018 à la signature du contrat de gestion du Port autonome de Cotonou avec l’administrateur délégué du port international d’Anvers, Kristof Waterschoot. Un contrat qui s’étend sur dix ans. Quoi de plus pour sortir les syndicats de leurs gongs. Très remontés contre le gouvernement, les responsables syndicaux tiennent une Assemblée générale ce jour, jeudi 11 janvier 2018…

Le ton étant déjà à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou, le bras de fer gouvernement-syndicats semble désormais inévitable. Dans une correspondance adressée à l’autorité ministérielle, les responsables syndicaux du Port, de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam et du ministère ont désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Pour ces derniers, il s’agit d’une “réforme dénudée de tout sens et qui viole les conclusions de l’atelier de réflexion sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou tenu à Bohicon du 10 au 12 août 2017. Un atelier au cours duquel, des experts nationaux et internationaux ont ressorti les dangers qu’encoure le peuple béninois au cas où le gouvernement mettrait en œuvre une telle réforme. De plus, ces derniers déplorent ne pas avoir été associés à la mise en œuvre d’une réforme qui concerne pourtant les travailleurs, les acquis socio professionnels des partenaires sociaux. « Comment comprendre le conflit d’intérêt qui entoure la désignation du délégataire retenu qui en effet, avait été commis par le gouvernement pour un audit organisationnel et dont le rapport n’a jamais fait objet de restitution, ni d’approbation par le Conseil d’administration ? Ne s’agit-il pas dès le départ d’un complot délibéré et arbitraire en vue de la délégation de gestion préméditée au profit de cette société belge qui avait fait l’audit courant janvier-février 2017 ? » S’interrogent les syndicalistes dans leur correspondance. Fort de cela, les syndicats de la plateforme portuaire tiennent une Assemblée générale ce jour, jeudi, 11 janvier 2018 pour se faire entendre et décider de la stratégie de lutte afin d’obtenir gain de cause. Peu importe que le gouvernement change de langage en parlant désormais de délégataire au lieu de mandataire, les travailleurs n’entendent pas laisser la Rupture étendre sa politique de “tout privatiser“ à la plateforme portuaire. De toute façon, si le gouvernement n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre.

Aziz BADAROU

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Port autonome de Cotonou : Un pan de la sécurité confié en catimini à un privé

Patrice-Talon-et-Huguette-Amoussou

De jour en jour, d'acte en acte, le gouvernement de la Rupture/Nouveau départ tente de donner raison à ceux qui estiment qu'aujourd'hui, presque tous les secteurs sensibles et vitaux du pays sont cédés au privé. En dehors de la décision actée et à polémiques du Chef de l'État de confier la gestion du Port autonome de Cotonou à un mandataire, une récente note circulaire de la directrice générale de la même structure révèle qu'une partie de la sécurité portuaire, une fonction régalienne, est confiée à une société privée inconnue, et sans grand bruit.

Affermage par ci, gestion déléguée ou  mandataire par là, c'est ce qui caractérise la gouvernance de Patrice Talon depuis avril 2016, avec à la clé, des secteurs stratégiques confiés à des privés dans des conditions généralement floues. La situation actuelle au Port de Cotonou en est une preuve. En effet, dans une note circulaire en date du 4 janvier 2018, la directrice générale Huguette Amoussou Kpeto informe à l'article 1 qu' "il est instauré au Port de Cotonou une obligation de recherche de clandestins avant l'appareillage des navires". Chose normale puisque le Bénin ne vit pas en vase clos. Il ne saurait donc rester sans prendre des mesures contre ce phénomène de clandestins qui fait l'actualité dans le monde. En matière de sécurité portuaire, le pays a même souscrit à des engagements ou exigences à l'international qu'il faut honorer. Mais le hic ou le comble, c'est bien l'article 2 de ladite note circulaire qui précise que " l'opération de fouille doit être certifiée par la société de sécurité privée TTS provisoirement accréditée par le Port autonome de Cotonou sous la responsabilité du commandant du navire". Même si c'est " provisoirement" que la structure nouvellement choisie va assurer cette lourde charge sécuritaire au niveau du poumon de l'économie béninoise à travers les fouilles de navires pour la détection d'éventuels clandestins, il urge tout de même de s'interroger sur sa compétence ou son expertise. C'est quoi donc TTS? Où a-t- elle fait ses preuves en la matière ? Comment a-t-elle été désignée même si c'est de façon provisoire? Qui est derrière TTS pour qu'elle se voit confier une responsabilité régalienne ? Comment sera-t-elle rémunérée et par qui? Voilà entre autres préoccupations qui taraudent les esprits et qui méritent réponses si tant est que le gouvernement de Patrice Talon œuvre pour la transparence, la lutte impartiale contre la corruption, la bonne gouvernance dans les affaires publiques.  Si à l'article 3, la Dg Amoussou mentionne qu' "un certificat de fouille dûment signé est désormais exigé avant le départ du navire du Port de Cotonou" et à l'article 4 elle martèle que " le directeur de la Capitainerie, commandant du Port, le commandant de la compagnie de Gendarmerie maritime du Port et le commissaire spécial du Port sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application de la présente note circulaire qui prend effet à partir de sa date de signature ", on peut aussi se demander pourquoi la Police ou la Gendarmerie ne gèrent-elles pas directement ce volet confié à un privé. Faute de confiance?
La Directrice générale par intérim du Port ou les autorités compétentes sont interpellées.

Worou BORO

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Amélioration de l’environnement des affaires au Bénin : Albin Fèliho salue les réformes à fort impact économique du gouvernement

Albin-Feliho

Le président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin, Albin Fèliho était l’invité de l’émission « Sans Tabou » de la télévision nationale. La part des opérateurs économiques béninois dans la politique économique du Bénin, était au menu des échanges. Tout en saluant les réformes à fort impact économique engagées par le gouvernement, il a exhorté les opérateurs économiques béninois à savoir saisir leur part dans la réalisation du Programme d’actions du gouvernement.

C’est une chance pour le Bénin d’avoir à sa tête, un opérateur économique qui, étant au faîte des réalités économiques du Bénin, a su insuffler une nouvelle dynamique aux activités économiques du pays, à travers des réformes à fort impact économique, a affirmé à l’entame, le président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin, Albin Fèliho. Une opportunité que doivent saisir les opérateurs économiques béninois en jouant leur partition pour doter le pays de moyens nécessaires pour des actions en faveur de la population. Il approuve donc les réformes fiscales entreprises par le gouvernement. A l’en croire, l’élargissement de l’assiette fiscale permettra au gouvernement, de promouvoir les infrastructures économiques favorables aux investissements privés. Il en appelle donc à la justice fiscale des opérateurs économiques, en vue de contribuer à l’œuvre de développement du pays. Albin Fèliho salue également d’autres réformes à fort impact économique entreprises par le gouvernement en vue de l’amélioration de l’environnement des affaires et la promotion de la destination Bénin. Il n’en veut pour exemple que la loi sur le numérique, la plateforme électronique d’enregistrement des informations, la numérisation du cadastre, l’installation des tribunaux de commerce..., autant de réformes ayant favorisé l’attractivité de la destination Bénin. Pour l’invité, il faut opérer une rupture dans le modèle économique béninois, en procédant au reformatage des entrepreneurs béninois. Les opérateurs économiques doivent se muer en militants économiques, pour nouer des partenariats avec le gouvernement, laissera-t-il entendre. Il faut changer le modèle économique du Bénin, a martelé Albin Fèliho. Il se félicite par ailleurs de la dotation du Bénin par le gouvernement, d’un programme d’actions cohérent, muni d’un chronogramme de réalisation et impliquant fortement le secteur privé dans sa réalisation, avec des investissements structurants. Le président la Coneb exhorte donc les opérateurs économiques béninois à saisir cette opportunité pour faire montre de leur compétence, en vue de mériter la confiance du gouvernement. Fidèle à la mission de la Coneb qui est de travailler à l’avènement d’un modèle d’entrepreneurs et de dirigeants d’entreprises opérant dans la bonne gouvernance, Albin Fèliho entend mobiliser et susciter l’adhésion des opérateurs économiques béninois en vue de leur permettre de prendre une part active dans les 60% accordés au secteur privé pour la réalisation du Programme d’action de gouvernement.                                                                                                 

Thomas AZANMASSO

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Gestion du Port autonome de Cotonou par un délégataire : Voici pourquoi le gouvernement se fiche de la menace syndicale

Syndicats-PAC

Le ton est plus que jamais à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou et les menaces de paralysie sont à nouveau brandies par les organisations syndicales. Mais, cela n’a pas émoussé l’ardeur ni freiné la détermination du gouvernement de la Rupture à confier la gestion du poumon de l’économie nationale à la société Port of Antwerp International. Que les syndicats aboient, grondent ou même miaulent, le gouvernement s’en fiche et faire passer ses réformes. Tel semble être le message lancé par le Chef de l’Etat et son gouvernement. Cependant, il y a bien une explication….

Peut-on craindre une organisation syndicale au sein de laquelle, les travailleurs sont divisés ? Peut-on reculer devant la menace des syndicats  au sein desquels se trouvent des “briseurs de grèves“ lors des mouvements ? Voici malheureusement, la situation qui prévaut au sein des organisations syndicales de la plateforme portuaire de Cotonou et qui, sans nul doute, justifie cet entêtement du gouvernement malgré la menace syndicale qui plane depuis l’annonce de la réforme. C’est clair, la politique de “diviser pour régner“ a atteint les syndicats de la plateforme portuaire et pour le gouvernement, le chemin semble désormais balisé. Si non comment comprendre que le gouvernement, suite aux premières grèves déclenchées au Port de Cotonou, a fléchi en signant un protocole d’accord pour au finish, revenir nier l’existence d’un quelconque protocole avec les partenaires sociaux. Quelque chose a bien pu se manigancer. « Les travailleurs de la Sobemap ne sont même pas d’accord avec nous parce qu’ils ont estimé qu’en notre sein nous sommes divisés. Nous sommes divisés dans la mesure où nous-mêmes travailleurs du Port, nous communiquons dans les journaux pour encourager le mandataire à venir. Ce n’est pas normal…si entre nous, il y a des cadres qui pensent que cela est bon, eux autres ne peuvent rien faire » a déploré vendredi dernier, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du Port autonome de Cotonou (Syntrapac), Urbain Kanlinsou. Des démarches ont été sûrement menées dans l’ombre car il est difficile à admettre que les travailleurs de la Sobemap se retirent subitement d’une lutte alors qu’ils y ont participé depuis le début. Et à un autre responsable syndical du Syntrapac de lancer : « ce qui se passe aujourd’hui, je n’ai jamais vu ça au Port. Quand on disait que le Syntrapac appelle pour un mouvement, c’est tout le monde qui parle et qui entre en grève. Mais aujourd’hui, on a instauré la peur de sorte qu’on n’a même plus le courage de parler. Qui va oser parler et on va prendre son nom ». Qui alors pour mener la lutte visant à faire échec à la décision du gouvernement de confier la gestion du Port de Cotonou àla société « Port of Antwerp international SA », filiale du Port d’Anvers ? La question reste toute posée. La fragilisation des mouvements reste simplement à craindre et le vacarme des syndicats ne semble plus de nature à inquiéter les autorités béninoises. Quand bien même, la plupart de ces travailleurs reconnaissent la légitimité des revendications de leurs pairs et dont ils jouiront aussi des acquis qui découleront des luttes engagées, des briseurs de grève ne pensent pas prendre le risque de mener le combat jusqu’à la victoire. Ceci, pendant que leurs responsables syndicaux vrombissent pour espérer voir le gouvernement fléchir. De toute façon, les responsables syndicaux du Syntrapac disent disposer d’une stratégie de réplique bien affinée pour contrer cette “privatisation déguisée“ du Port de Cotonou. Les jours à venir nous édifieront davantage !


A.B

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Gestion du Port de Cotonou par la société « Port of Antwerp international SA » : Le Syntrapac brandit la menace de paralysie à nouveau

Syndicats-PAC

Le gouvernement de la Rupture aura fort à faire et devra affronter une fronde sociale sans précédent pour faire passer sa réforme relative à l’option d’un délégataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou. A l’issue d’une importante Ag vendredi, 29 décembre 2017, les responsables syndicaux du Syndicat des travailleurs du Port autonome de Cotonou (Syntrapac) ont menacé de déclencher dans les tout prochains jours, un mouvement de paralysie…  

Après avoir fait le point de la situation aux travailleurs, le secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou a confié que l’organisation syndicale ne saurait attendre les Assemblées générales des syndicats de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam, du ministère des infrastructures avant de réagir. Etant donné l’imminence de la prise de fonction du délégataire choisi par le gouvernement. A en croire ces derniers, la réplique sera bien à la hauteur de la provocation du Président de la République, Patrice Talon et son gouvernement. Voilà qui annonce des heures chaudes au gouvernement de la Rupture qui ne tient qu’à confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé. Faut-il le rappeler, alors que la menace syndicale d’engager le bras de fer plane toujours, le gouvernement de la Rupture s’entête et crée, par arrêté N°048/MIT/SGM/CTJ/SA/056SGG17 du 12 décembre 2017, le Comité chargé de conduire les négociations avec la société « Port of Antwerp international SA » (PAI) en vue de la conclusion d’un mandat de gestion du Port autonome de Cotonou. Le Chef de l’Etat venait ainsi de démontré sa fermeté et détermination à ne point fléchir face à la menace des partenaires sociaux de la plateforme portuaire de faire échec, par tous les moyens légaux, à cette réforme. Mais la réplique est désormais inévitable et les conséquences risquent d’être fortement préjudiciables à l’économie nationale. Des interventions des travailleurs, il ressort qu’il faut déclencher des mouvements de protestation en attendant que les autres syndicats ne les rejoignent. Peu importe que le gouvernement change de langage en parlant désormais de délégataire au lieu de mandataire, les travailleurs se disent déterminés à ne pas laisser la Rupture étendre sa politique de “tout privatiser“ à la plateforme portuaire. Ainsi, il est annoncé des mouvements musclés dans les tout prochains jours pour faire échec à cette réforme du gouvernement. Les responsables du Syntrapac sont désormais plus que jamais prêts à engager le bras de fer. Le pire reste à craindre…

Aziz BADAROU

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Augmentation fantaisiste des tarifs portuaires : Le Port de Cotonou bientôt délaissé

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Le Port autonome de Cotonou pourrait perdre de nombreux clients dans les prochains jours. Et pour cause, le gouvernement a revu à la hausse le barème des redevances du Port. Une décision qui pourrait décourager les opérateurs économiques.

Un nouveau barème de redevances est entré en vigueur depuis hier 1er janvier 2018 au Port autonome de Cotonou (Pac). Il s’agit d’une nouvelle grille tarification des prestations fournies par le Port. C’est une note circulaire de la Direction générale qui a rendu publiques les nouvelles prévisions. Dans la note, tous les frais ont connu une augmentation de 30 à 40%. Selon certains acteurs portuaires, tout changera désormais sur la plateforme portuaire. En effet, si les prestations augmentent de prix, les manutentionnaires et tous les autres prestataires majoreront également les frais de leurs prestations. Pis, le coût des services des  affréteurs de navire et des assureurs sera renchéri. Ce changement est intervenu sans aucune concertation. Les acteurs portuaires n’ont jamais été consultés par le gouvernement sur ce brusque bouleversement qui risque de démoraliser les opérateurs économiques. C’est une décision plutôt surprenante  que plusieurs opérateurs économiques ont décriée. Le Port de Cotonou déjà en difficulté pourrait perdre de nombreux clients. Ce poumon de l’économie nationale pourrait fonctionner au ralenti. Ce qui affecterait davantage les finances publiques. Visiblement, le régime de la Rupture est déterminé à tuer la poule aux odeurs. Les conséquences de cette décision seront désastreuses. Et l’environnement socio-économique national pourrait encore se détériorer. (Lire la note circulaire instituant le nouveau barème des redevances du Port).   

M.M 

Découvrir le nouveau barème des tarifs au Port Autonome de Cotonou

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Sécurité juridique des affaires au Bénin : Les tribunaux de commerce, bientôt une réalité !

joseph-djogbenou

Institués depuis 2012 par la loi portant modification de la loi relative à l’organisation judiciaire au Bénin, les tribunaux de commerce seront fonctionnels d’ici quelques jours. Le processus d’installation desdites juridictions commerciales a été officiellement lancé mardi dernier par le Garde des sceaux, ministre de la justice, Joseph Djogbénou…

Financé par la Banque mondiale, le projet de mise en place des tribunaux de commerce au Bénin vise à garantir la sécurité juridique des affaires au Bénin. « La Cour d’appel de Commerce sera installée. (…) le décret de nomination des membres de cette autorité est déjà signé par le président de la République. Mais l’installation d’une juridiction est une démarche administrative et non institutionnel » a indiqué le ministre de la justice, Joseph Djogbénou. Faut-il le rappeler, l’autorité ministérielle avait, à l’occasion d’une séance de sensibilisation des opérateurs économiques, jeudi 29 décembre 2016 à la salle de Conférence de l’institution consulaire (Ccib), rassuré que les sièges devant abriter les Tribunaux de commerce étant déjà identifiés, la procédure de désignation des juges consulaires, des conseillers consulaires et leurs adjoints également enclenchée. Le projet se concrétise enfin et la communauté nationale des affaires pourra dans les tout prochains jours bénéficier des services desdites juridictions commerciales. Il est donc question d’offrir un environnement économique favorable aux investissements au Bénin. Cernant le rôle prépondérant du secteur dans l’essor économique de toute nation, les gouvernants béninois semblent avoir compris la nécessité de renforcer le droit du commerce au Bénin à travers l’implantation des tribunaux de commerce. L’espace où le droit est dit est un espace attractif, dit-on. Quand bien même, il importe de faire du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation du Bénin (Camec-Ccib), le premier niveau de règlement des conflits commerciaux, l’importance desdits tribunaux n’est plus à démontrer. L’opérateur économique ne peut prospérer sans un environnement économique sécurisé, selon l’autorité ministérielle pour qui, l’attente est à la spécialisation, l’unification et l’efficacité des réponses à apporter aux préoccupations des hommes d’affaires.Si les critères et mode de désignation des juges consulaires et conseillers devant siéger au sein desdits Cours d’appel de commerce ne font plus objet de débat, la qualité et de la disponibilité des juges préoccupent. Il est peut-être temps de placer le secteur privé au cœur de toutes les préoccupations.

Aziz BADAROU

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Rapport du commissariat aux comptes de la Ccib : Les preuves de la gestion hasardeuse de Satchivi

Jean-Baptiste-Satchivi

Gestion calamiteuse, approximative, hasardeuse, décidément aucun adjectif ne sera de trop pour décrire la gestion actuelle de la Chambre de commerce et d’industrie. Le rapport des commissaires aux comptes est accablant, tant Jean-Baptiste Satchivi fait preuve de légèreté depuis 2014 où il a pris les rênes de l’institution consulaire. En ce qui concerne la trésorerie, les commissaires aux comptes ont fait les constats suivants : manipulation importante de monnaie fiduciaire. Ce qui implique que les avoirs dans les caisses sont élevés, plus de 70 millions. Il y a donc un risque de vol et de perte quand on sait que les contrôles inopinés de caisse ne s’effectuent pas comme il se doit. De même les comptes de la Ccib ne sont pas rémunérés alors que les banques prélèvent des frais de tenue de comptes et d’intérêts débiteurs. Même la gestion de l’immobilier pose problème. Les commissaires aux comptes ont relevé que les immobilisations de la Ccib ne sont pas sécurisées : absence d’une police d’assurance multirisque, absence d’extincteur dans les bureaux de la Ccib. La gestion du parc automobile aussi laisse à désirer : pas de fiche de route pour les véhicules administratifs qui renseigne sur l’itinéraire et qui est signée par le Cva. La Ccib ne calcule pas périodiquement la consommation aux 100 km. Tout ceci expose la Chambre à un abus dans l’utilisation des véhicules et la consommation de carburant.

CCIB

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