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Economie

Prévision budgétaire 2017 : Les réformes au Nigeria, un handicap

Reforme-Nigeria

Une prévision de plus de 2010 milliards pour le budget de l'Etat exercice 2017. C'est ce que les députés s'apprêtent à voter la semaine prochaine. Cette ambition du gouvernement de la Rupture intervient dans un contexte morose aggravé par les réformes de Muhammadu Buhari pour juguler la crise du naïra.

A la dépréciation du naïra, un coup dur pour le commerce de véhicules d'occasion, vient s'ajouter l'interdiction à partir du 1er janvier 2017 de l'exportation par voie terrestre de véhicules neufs ou d'occasion sur le sol nigérian. Cette mesure combien surprenante vient en rajouter aux déboires des importateurs de véhicules d'occasion. A Sèkandji, c'est la désolation et l'incertitude qui règnent dans le rang de ceux quinourrissaient encore l'espoir d'une renaissance de cette filière. Beaucoup de Libanais ont déjà plié bagage et pour ceux qui sont restés, l'horizon s'assombrit davantage. Cette situation ne sera pas sans conséquence sur le trésor public. La filière véhicules d'occasion permettait de renflouer les caisses de l'Etat. Le Chef de l'Etat en doublant le budget n'avait sans doute pas pensé que le Grand voisin de l'Est allait fermer ces frontières à cette manne nationale que représente la filière véhicules d'occasion.

Plus de 700 km de frontière et comment ne pas en profiter ?

Depuis toujours toutes les politiques économiques se basent sur le profit que le Bénin pouvait tirer de sa proximité avec le Nigeria qui représente un marché de plus de 200 millions d'habitants. Mais la crise du pétrole a obligé le gouvernement nigérian a entamé une série de réformes. Déjà interdiction est faite d'amener sur le sol nigérian les produits issus de la réexportation. C'était alors difficile pour les opérateurs économiques béninois qui en majorité sont dans la réexportation. Et comme cela ne suffisait pas, il fallait que Buhari aille plus loin en s'intéressant à la filière véhicules d'occasion. Or, 75% des véhicules d'occasion que le Bénin importe vont sur le marché nigérian. Si ce marché n'existe plus en 2017, l'importation de véhicules va considérablement baisser et donc les différentes taxes sur les véhicules vont connaître une baisse drastique. Dans ce contexte, par quelle alchimie, le gouvernement de la Rupture pourra réunir les 2010 milliards de prévision budgétaire ? Soit le Chef de l'Etat revoit ses ambitions à la baisse pendant qu'il est encore temps, soit il prend son bâton de pèlerin pour aller parler avec son homologue nigérian de la conséquence d'une telle décision sur l'économie béninoise dans un contexte régional de libre circulation des personnes et des biens.

Certes, ces réformes du Nigeria devraient amener les opérateurs économiques béninois à s'investir dans la transformation des produits locaux. Le Nigeria ne veut pas qu'on investisse son marché de produits fabriqués dans les pays d'Europe, d'Asie ou d'Amérique. C'est l'occasion de promouvoir le label « Made in Bénin ». Mais cela n'est valable que pour les produits agricoles. Les véhicules d'occasion, c'est tout autre chose. Combien de pays africains fabriquent des voitures ? C'est en cela que le président Talon doit s'investir pour amener Muhammadu Buhari à revoir sa copie.

Bertrand HOUANHO

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Economie verte : Juliette Koudénoukpo prix de leadership

Economie-verte

Dr Juliette Biao Koudénoukpo décroche le prestigieux prix sur l'économie verte : « AFRICA GREEN FUTURE LEADERSHIP » à l'ile Maurice. C'est en effet à titre personnel, et NON en sa qualité de Directrice et Représentante Régionale du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, Bureau Afrique que l'Ancienne Ministre de l'Environnement du Benin reçoit ce prix décerné par le LEADERSHIP MONDIAL CONGRES ET PRIX au cours de la sixième édition. Elle devrait également prononcer un discours sur la consommation et la production durables. C'est le couronnement de 26 années d'expériences avérées dans le domaine de gestion des ressources naturelles et de l'environnement aussi bien en termes de connaissances techniques, politiques que managériales. C'est un panel impressionnant de membres de jury qui a oeuvré sur la base de recherche menée par des professionnels choisis dans toutes les régions du monde pour produire la liste des lauréats, dont la Béninoise Dr Juliette Biao Koudénoukpo est dans la catégorie du leadership sur l'économie verte. Les prix sont présentés par la Journée mondiale de la RSE et le GROUPE STARS OF THE INDUSTRY. Les partenaires stratégiques sont le CMO ASIA & WORLD HRD CONGRESS. Le Forum économique mondial prévoit que l'Inde et l'Afrique seront des étoiles brillantes et le développement économique futur parmi les différents pays du monde. 150 cadres supérieurs, et chefs d'entreprises de renom dans le monde ont pris part à la cérémonie de remise des prix en plus des professionnels de divers pays. Ce prix met en vedette des réalisateurs et des dirigeants qui ont démontré des capacités de leadership dans la création d'occasions d'affaires par lequel la croissance et le développement ont été possibles. L'événement est organisé pour une cause professionnelle afin de permettre le partage des connaissances et des expériences.

Aziz BADAROU

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Rapport Anlc : Voici ceux qui ont déclaré leurs biens

Corruption

Le Bénin à l'instar de la communauté internationale célèbre, ce vendredi 9 décembre 2016, la Journée Internationale de la Lutte contre la Corruption.

L'Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC), créée par la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011, en tant qu'organe public national chargé de la mise en oeuvre de ladite loi, profite de cette célébration, pour rendre public, son huitième rapport sur la déclaration de patrimoine des membres du Gouvernement, des institutions, des cadres des ministères et organismes d'Etat.

Ce rapport qui succède à celui publié au 31 août 2016 présente la synthèse des données collectées auprès de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême sur la période du 1er septembre au 16 novembre 2016.

I- RESULTATS DE LA SYNTHSE DES DONNEES COLLECTEES

De l'analyse des données synthétisées conformément aux copies des récépissés de dépôt de la déclaration des biens à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême (seule pièce attestant de l'effectivité de la déclaration), on peut retenir qu'entre le 1er septembre et le 16 novembre 2016, trente cinq (35) déclarations ont été faites. Le point par institution se présente comme suit :

Tableau-1

Tableau-2

Tableau-3

 

II-POINT GENERAL PAR INSTITUTION

1.PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

En dehors du chef de l'Etat et du Secrétaire Général du Gouvernement, aucun autre collaborateur du Président de la République n'a procédé à la déclaration de son patrimoine à l'entrée en fonction.

2.GOUVERNEMENT

Sur les vingt-et-un (21) ministres de l'actuel gouvernement en date du 06 avril2016, quinze (15) ont déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction. Les sixautres ne l'ayant pas fait sont : Romuald WADAGNI, Barnabé Z. Dassigli, Hervé HEHOMEY, Lazare C. SEHOUETO, José Didier TONATO et Oswald HOMEKY.

Des 28 ministres sortants du dernier gouvernement du Président YAYI BONI,neuf (09) n'ont pas satisfait à cette obligation. Il s'agit de : VIAHO GbédjiChristine, ZINSOU Lionel, AZANDE Placide, da-SILVA Evelyne, KOMBIENOU Damè Pocoun Ibrahim, TOGBE Dossou Pascal, Honorine ATIKPA, MENSAH Spéro, Noèl FONTON.

3.ASSEMBLEE NATIONALE

Huit (08) des quatre-vingt trois (83) députés à l'Assemblée Nationale, 7e législature ont satisfait à l'obligation légale de déclaration de patrimoine à la date du 16 novembre 2016. Il convient d'indiquer que les honorables N'DA KOUAGOU Eric (décédé) et DJOGBENOU Joseph (parti au Gouvernement) avaient également déclaré leur patrimoine. Autrement dit, et suivant la composition actuelle de l'Assemblée Nationale, soixante quinze (75) députés n'ont pas déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction. Il s'agit de : HOUNGBEDJI Adrien1, ADOMAHOU Jérémie, AFFO OBO Ahmed Tidjani, AGBELESSESSI C. Alexis, AGBODJETE H. Justin, AGONKAN Gildas, AGOUA A. Edmond, AGUEMON Badirou Din-Owoladé O., AHIVOHOZIN Norbert, AHONOUKOUN Tossou Marcellin, AHOSSI C. Léon, AHOUANVOEBLA S. Augustin, AKOTEGNON Raphaël, ALAGBE Jean-Marie Couassi, ATCHADE Nourénou, MITOKPE Guy Dossou, BAGOUDOU O. I. René, BAGOUDOU Z. Adam, BAH GUERA Chabi, BAKO Idrissou, BAMIGBADE Joseph, BANGANA Gilbert, CODJO Dossou Simplice, DAFIA Abiba, DAGNIHO Rosine, DEGBEY Kuadjo Jocelyn, DEGLA A. Benoît, DEGNY Fadégnon Léon, DJENONTIN AGOSSSOU Valentin, DJIMAN K. Adolphe, Jean-Baptiste Orden ALLADATIN, DONHOUAHOUE Y. Janvier, ESSOU Noudokpo Pascal E., GARBA Yaya, GBADAMASSI Rachidi, GBAHOUNGBA David, GBENONCHI Gérard, GBENOU Paulin, GOUNOU SALIFOU Abdoulaye, GOUNOU Sanni, HINNOUHO Mohamed Taofick Atao, HOUANGNI Parfait , HOUDE Aditi Valentin, HOUDEGBE Octave Cossi, HOUNDETE Eric, HOUNGNIBO K. Lucien, IDJI Antoine Kolawolé, ISSA Salifou, KATE Sabaï, KORA Gounou Zimé, KOUSSONDA Adjibadé Moukaram, ISSOUFOU Amadou, N'OUEMOU Domitien, NAGO Coffi Mathurin, NOBIME Agbodranfo C. Patrice, OKOUNDE Jean Eudes Kotchikpa, OKOUNLOLA Biaou André, PADONOU Corneille, PRUDENCIO Claudine Affiavi, SADO Nazaire, SANI Yibatou, SCHANOU Sofiatou Modjisola épse AROUNA, SOSSOU Dakpè, ADJOVI Justin, TCHOBO D. Valère, TOGNI Cyprien, VIEYRA Honorine Rose-Marie Ep. SOGLO, VLAVONOU G. Louis, YAHOUEDEOU François Janvier, YAROU Sinatoko Kiaré, YEHOUETOME Boniface, KOTOTCHA Maurice Chabi, YOUSSOUFOU A. Bida N, ZINSOU Edmond, ZOUMAROU W. B. Mamoudou.

4.COUR CONSTITUTIONNELLE

Tous les sept (07) sages de la Cour Constitutionnelle ont déclaré leur patrimoine tout comme la Secrétaire Générale Adjointe de la Cour.

5.COUR SUPREME

Le Secrétaire Général de la Cour Suprême (et son Adjoint) n'ont pas déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction;

6.HAUTE COUR DE JUSTICE

Sur les treize (13) membres de la Haute Cour de Justice, le Président de la Cour Suprême et les six (06) membres provenant de la Cour Constitutionnelle se sont conformés aux textes en déclarant leur patrimoine au niveau de leurs structures de provenance. Contrairement à ceux-ci, les six (06) membres provenant de l'Assemblée Nationale n'ont pas déclaré leur patrimoine. 

7.CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Au total, quatre (04) conseillers (BOKO Michel Codjo, GBADESSI Donatien Kowouké, HOUNKPOSSI Noubayé et GBEDO Victor) sur trente (30) ont déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction. Les vingt-six (26) autres membres du CES qui ne se sont pas conformés à cette exigences légales sont : GBIAN Tabé, ABDOULAYE Alima, ADAGBE Nicolas, ADEOTI KABASSI Saratou, ATCHAWE Dominique, BALOGOUN Claude, CHADARE Noël, DOSSA Nazaire Rufin, DOVONON Christophe, ESSOU TONON Magloire, FANGBEDJI Daniel, GBEHA Micheline, GLELE KAKAÏ Valère, IMOROU Soufianou, KOBA Vincent, LAWANI Olagoké Arouna, LOKOSSOU Dieudonné, MAMA DJIMA Abdoulaye, MIGAN Constant, NOUTAÏS Hounkanrin Espérant, OKE Soumanou, OLOUKA Jean, SAKOU Benoît, SIDI Issifou, de SOUZA Estève José, TODJINOU D. Pascal.

8.HAUTE AUTORITE DE L'AUDIOVISUEL ET DE LA COMMUNICATION (HAAC)

Tous les neuf (09) membres de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication ont déclaré leur patrimoine.

9.MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE

Seul le Médiateur de la République a satisfait à l'obligation.

10.GRANDE CHANCELLERIE

La Grande chancelière de l'Ordre National du Bénin n'a pas déclaré son patrimoine, contrairement au Vice-Grand Chancelier et à la Secrétaire Administrative qui, eux, ont satisfait à cette obligation.

11.AUTORITE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION (ANLC)

Tous les treize (13) membres de l'Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) ont déclaré leur patrimoine avant leur prestation de serment et leur entrée en fonction.

12.COMMISSION ELECTORALE NATIONALE AUTONOME (CENA)

Toutes les cinq (05) personnalités membres de la Commission ElectoraleNationale Autonome (CENA) et le Secrétaire Exécutif ont déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction.

13.AUTORITE DE REGULATION DES MARCHES PUBLICS (ARMP)

-Le Secrétaire Permanent a fait sa déclaration de patrimoine ;

-Huit (08) des treize (13) conseillers ont fait leur déclaration de patrimoine àl'entrée en fonction. - Le nouveau Président nommé en Juillet 2016 (M. Eric MAOUIGNON) n'a pas déclaré son patrimoine à l'entrée en fonction à la date du 16 novembre 2016.

NB : Si le Président sortant (M.DOSSOUMOU Eugène) a déclaré son patrimoine à l'entrée en fonction, il n'a pas satisfait à cette obligation à sa sortie de fonction.

14.AUTORITE DE REGULATION DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES ET DE LAPOSTE (ARCEP)

Tous les conseillers ont déclaré leur patrimoine à l'entrée en fonction.

15.CADRES DES MINISTERES ET ORGANISMES D'ETAT

S'il est vrai que certains cadres des ministères et responsables d'organismes d'Etat ont satisfait à l'obligation de déclaration de patrimoine, il se dégage cependant les constats ci-après :

Un seul Préfet (Jean-Claude CODJIA de l'Atlantique) sur les douze a déclaréson patrimoine à l'entrée en fonction ;

Aucun des Secrétaires Généraux des Préfectures et des Chargés de missiondes Préfectures n'a déclaré son patrimoine ;

Aucun des soixante dix sept (77) maires n'a fait de déclaration depatrimoine ;

Un Adjoint au Maire (GNONLONFOUN Isidore, Premier Adjoint au Maire deCotonou) a déclaré son patrimoine ;

Aucun conseiller communal, municipal ou local n'a fait de déclaration depatrimoine ;

Aucun Chef de quartier ou de village n'a fait de déclaration de patrimoine ;

 Aucun membre des chambres consulaires ou de la Chambre d'Agriculture n'a fait de déclaration de patrimoine ;

 Aucun Ambassadeur accrédité auprès d'un Etat ou d'organisme international n'a déclaré son patrimoine;

 Deux (02) Recteurs d'Université nationale ont fait leur déclaration de patrimoine (Recteur Université des Sciences, Arts et Techniques de Natitingou et Recteur Université de Lokossa). Aucun Vice-Recteur d'Université Nationale n'a déclaré son patrimoine ;

 A quelques exceptions près, les Directeurs de Cabinet des ministères et leurs Adjoints, les Secrétaires Généraux des Ministères et leurs Adjoints, les Secrétaires Généraux des Institutions et leurs Adjoints n'ont pas déclaré leur patrimoine ;

 Le Directeur des Archives nationales, le Directeur du Service Central des Chiffres et des Télégrammes Officiels, le Directeur du Journal Officiel et de l'Imprimerie Nationale, le Directeur du Centre Béninois de Documentation Juridique, le Directeur du Protocole d'Etat n'ont pas fait la déclaration de leur patrimoine.

Les détails sur le point des déclarations de patrimoine des cadres des ministères et organismes d'Etat astreintes à cette obligation légale figurent dans le rapport général posté sur le site internet de l'ANLC au www.anlc.bj 

Par ailleurs, il convient d'insister sur le non respect du délai de déclaration dans les 15 jours suivant l'entrée en fonction et la cessation des fonctions des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires fixé par le décret n° 2012-338 du 02 octobre 2012 portant modalités d'application des articles 3 et 10 de la 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.

CONCLUSION

Le présent rapport qui fait le point au 16 novembre 2016 de la déclaration de patrimoine effectuée par les personnes astreintes à cette obligation légale et réglementaire permet de se rendre compte de ce que le mécanisme peine à prendre de l'envol nonobstant les relances faites par l'ANLC à l'endroit des différentes structures.

Il urge que les instances habilitées entament la phase de répression pour contraindre toutes les personnes astreintes à se conformer à la loi dans les délais prescrits.

La lutte contre l'enrichissement illicite, but visé par le législateur à travers l'adoption de cette mesure, risque d'être un voeu pieux si les décideurs à tous les niveaux ne donnent pas le bon exemple pour promouvoir le respect des textes de la République.

 

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Harcèlement fiscal : Décembre noir pour les Béninois

tresor-public

Les Béninois, pour ce mois de décembre, paieront cher de leur poche dans les caisses de l’Etat qui, visiblement, ne se portent pas bien. En tout cas, ce n’est pas la joie au niveau des régies financières.

Selon nos sources, jusqu’à fin novembre les impôts perçus ont à peine atteint 60% des prévisions. Ce résultat ne comble pas les attentes. Ainsi, des instructions  ferment auraient été données pour recouvrer les 40% restants, ce mois de décembre. C’est donc une véritable course contre la montre pour les agents. Sinon, par quelle alchimie peut-on mettre à profit seulement décembre pour renflouer les caisses de l’Etat à hauteur de 40% ? Logiquement, on fait le lit au harcèlement fiscal. L’Etat a certes besoin de moyens pour mettre en œuvre sa politique de développement. Mais, est-ce la faute des citoyens si les objectifs ne sont pas atteints par ces temps de conjoncture aigue ? Avec cette pression fiscale, comment peut-on espérer une fin d’année heureuse si aucune couche de la population n’est épargnée ? D’ailleurs, ce recouvrement d’impôts vient s’ajouter à l’opération de libération du domaine public qui va voir plusieurs hommes et femmes, vendeurs comme revendeuses, entrepreneurs, perdre leurs jobs. Les opérateurs économiques, eux, devront payer à prix d’or ces impôts ; les propriétaires de biens immobiliers aussi. Tout ceci, ce seul mois de décembre qui est par excellence la période des fêtes où les gens pensent encore à comment la traverser. Dans quelles ressources les concernés iront alors puiser ?

Worou BORO

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Séance de travail à la Ccib : Jean-Claude Houssou expose la politique énergétique aux opérateurs économiques

Jean-Claude-Houssou

La communauté nationale des affaires a été mobilisée, vendredi 02 décembre 2016, autour de la politique énergétique du gouvernement de la Rupture. Ceci, par le truchement d’une importance séance de travail tenue avec le ministre de l’énergie à la salle de Conférence de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Il s’agit en effet d’impliquer le secteur privé dans la production et la gestion de l’énergie afin de solutionner définitivement la crise qui semble perdurer malgré les mesures prises.

Les opérateurs économiques béninois restent les plus grands consommateurs de l’énergie électrique. Ceci, pour le fonctionnement de leurs firmes et les productions industrielles. La crise énergétique que traverse le Bénin depuis des années ne laisse point indifférents, ces derniers. L’objectif de ladite séance est donc d’exposer la politique gouvernementale en matière d’énergie à la communauté nationale des affaires dans l’optique de la contribution de celle-ci à sa mise en œuvre. Prenant la parole, le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi a fait savoir que l’énergie est la véritable source de la vitalité de toute économie. Se référant aux multiples actions inscrites dans le Millenium Challenge account (Mca) et du Programme d’action du gouvernement (PAG), il a rassuré que la crise énergétique peut bel et bien être résolue au Bénin. Cependant, il a tenu à faire observer qu’on ne saurait relever ce pari à l’insu des opérateurs économiques béninois, des industriels. Aux dires du Président de l’institution consulaire, les entreprises sont confrontées à un déficit énergétique avec pour corollaire, de graves répercussions sur les matériels et les installations utilisés dans les industries et usines. « On peut compter sur le secteur privé pour ce qu’il peut apporter et qui peut être une sorte de locomotive qu’on doit arrimer au secteur public », a déclaré Jean-Claude Houssou, Ministre de l’énergie, de l’eau et des mines. Selon le ministre, le secteur privé va jouer un rôle déterminant dans la politique gouvernementale en matière de l’énergie. Il a souligné que dans le secteur privé réside la plus forte dynamique d’amélioration, de transformation et de concrétisation. Le secteur privé est désormais l’une des priorités du gouvernement pour mettre fin à la crise énergétique que vivent les ménages et les entreprises.

Aziz BADAROU

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Au sujet des allégations sur son actionnariat et ses opérations : Les clarifications de la SEGUB

SEGUB

COMMUNIQUE DE PRESSE

REPONSE DE SEGUB AUX RECENTES ALLEGATIONS DIFFUSEES DANS LES MEDIAS EN RAPPORT AVEC L’ACTIONNARIAT ET LES OPERATIONS DE SEGUB

Certains médias ont récemment publié des informations inexactes concernant l'actionnariat et le fonctionnement des opérations de la société SEGUB. Concernant l'actionnariat : il est rappelé qu'aucune personne physique n'est actionnaire de SEGUB. C'est l'Etat Béninois qui est actionnaire de la société à hauteur de 49% et fut d'ailleurs dûment représenté par le Ministère des Infrastructures et des Transports lors de la dernière Assemblée Générale Annuelle des actionnaires de la société qui s'est tenue le 28 novembre 2016. Concernant les opérations : SEGUB rappelle qu'elle ne met à disposition qu'une plateforme d'échanges d'informations et qu'à ce titre, dans l'exercice de sa prestation de redistribution des montants collectés, que ce soit pour les véhicules d'occasion ou toute autre marchandise traitée à travers le Guichet Unique, SEGUB n'est aucunement responsable de la désignation des entités bénéficiaires des sommes redistribuées. Concernant le cas particulier des véhicules d'occasion, SEGUB applique rigoureusement les instructions reçues de l'Etat, via le Ministère des Infrastructures et des Transports.

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Affaire 18kg de cocaïne et suspension du terminal Socotrac

Cajaf-common-socotrac

Réunis au sein du Collectif des employés Cajaf-Comon-Socotrac, les employés de l'homme d'affaires Sébastien Ajavon sont montés au créneau hier, jeudi 1er décembre 2016, pour fustiger les dernières décisions prises par le gouvernement à l'encontre du terminal à conteneurs de Socotrac ainsi que son mutisme dans le dossier "Saisie de cocaïne au Port de Cotonou''.

Selon ces derniers, l'espoir né de la création de la coalition de la Rupture a tôt fait de devenir un regret, de l'amertume, la désolation. « Nous y avons cru et nous nous sommes mis ensemble avec toutes les filles et tous les fils de ce pays pour l'avènement d'un ordre nouveau. Huit mois seulement après, le ciel s'est assombri suite à l'arrestation rocambolesque de notre employeur et trois de nos collègues. C'est dans une affaire dite de découverte de cocaïne pure qui nous laisse indignés et révoltés. Malgré les décisions de justice qui démontrent à suffisance un montage grossier et honteux, nos entreprises subissent un acharnement grotesque de la part de certains responsables administratifs pourtant censés les protéger », fit savoir le porte-parole du Collectif. Ils s'indignent, par ailleurs, du fait que les coupables ne soient toujours pas identifiés et sanctionnés jusqu'à ce jour. La décision de suspension du terminal à conteneurs puis de l'agrément accordé à la société SOCOTRAC n'est pas du goût de ces derniers qui y voient une menace sur les emplois dans un contexte socio-économique difficile. Ils appellent à la préservation des emplois, des libertés individuelles et collectives acquises de hautes luttes par les travailleurs. « Nous venons nous insurger contre un assassinat économique visiblement programmé », ont-ils déclaré pour exiger du Directeur général des Douanes, l'annulation immédiate de la suspension du terminal à conteneurs et de l'agrément de la société SOCOTRAC ; la sécurité et la protection de tous les investisseurs béninois et étrangers créateurs d'emplois ; la réouverture sans condition des chaînes Sikka TV, radio Soleil FM et de tous les autres médias arbitrairement suspendus. Pour les secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou, Pascal Todjinou de la Cgtb et Noel Chadaré de la Cosi-Bénin, les travailleurs seront contraints de descendre dans la rue pour contrer les décisions liberticides et arbitraires du gouvernement de la Rupture.

Aziz BADAROU

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Assemblée générale élective du Cnp-Bénin : Sébastien Ajavon et sa liste plébiscités

cnp-benin

L’opérateur économique Sébastien Ajavon a été réélu à la tête du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) au terme de l’Assemblée générale élective. Laquelle a eu lieu, vendredi 25 novembre 2016 à Bénin Marina Hôtel. Le président élu place son nouveau mandat sous le signe de l’indépendance affirmée.

643 voix pour et 49 nuls. Tel est le résultat issu de l’Assemblée générale élective du Cnp-Bénin et qui a vu Sébastien Ajavon plébiscité pour un nouveau mandat de cinq ans. Seule liste en compétition, les délégués ont une fois encore renouvelé leur confiance au bureau sortant même s’il y a eu quelques réajustements. «Je vous remercie du fond du cœur pour m’avoir élu à nouveau pour conduire la destinée de notre institution pour les années 2016 à 2021». Ainsi s’est exprimé Sébastien Ajavon dès sa prise de parole. A l’en croire, dans la continuité de son mandat, et ceci, avec l’ensemble de son équipe, composée du bureau exécutif et comité directeur, il entend relever un nouveau défi. C’est pourquoi, il a placé son mandat sous le signe conjugué de l’indépendance affirmée, la représentativité renforcée, le service et le conseil pour les membres. «Je suis déterminé à renforcer cette indépendance, pour préserver l’intérêt de nos entreprises», a fait remarquer Sébastien Ajavon avant d’ajouter : « nous avons des points communs qui nous amènent à être ensemble dans ce creuset qu’est le patronat.» Pour ce nouveau quinquennat, l’homme avec l’ensemble des 21 membres entend poursuivre les œuvres entamées notamment la poursuite et l’intensification du plaidoyer et du lobby au niveau national et international, la diversification de la coopération et l’élaboration du plan de mobilisation de ressources au profit des projets du Cnp-Bénin, le renforcement des ressources humaines du Cnp-Bénin et la construction du siège de l’institution. En somme, un chantier vaste et innovateur auquel le bureau élu sera jugé au soir de novembre 2021.

A.F.S

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Financement des usines de cajou : Benin Cajù outille des professionnels de banques

entreprise

Un atelier de réflexions s’est ouvert hier mercredi 23 novembre 2016 à l’hôtel du Lac  de Cotonou. C’est une rencontre qui permettra à Benin Cajù de faire mieux connaître aux banques et autres institutions financières locales la filière anacarde. Dans son volet Accès au financement, le projet BeninCajù travaille pour une meilleure adéquation des produits financiers aux besoins spécifiques de la filière cajou en général et ceux de la transformation en particulier. En effet, la question du financement adéquat demeure l’un des défis de la transformation des noix de cajou en Afrique de façon générale. Or, si la transformation est faite dans les pays africains qui sont aussi les plus grands producteurs de noix, (60% de la production mondiale en 2015),  elle a une valeur ajoutée de 35%. Une usine qui peut transformer 4 tonnes métriques de noix brutes par jour emploie jusqu’à 200 ouvriers, selon le rapport 2015 de l’Alliance du Cajou Africain (Aca). La transformation locale des noix brutes est donc une source de valeur ajoutée pour toute la filière et c’est en cela que réside l’urgence de trouver une meilleure approche pour son financement. Selon nos informations, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) juge très opportun l’atelier qui est une occasion pour ses membres de profiter d’une occasion pouvant leur permettre de maîtriser les contours de la filière et d’y investir en toute sécurité. Cette sécurité, selon l’Apbef favorisera le maintien d’un climat de confiance entre ses membres et leurs partenaires et entrainera le développement de la filière et par ricochet celui de l’économie nationale. Le Conseil national des transformateurs de cajou du Bénin (Cntc) se réjouit d’ailleurs des échanges avec les institutions financières.  Obtenir du financement des banques et institutions locales est plus avantageux, a déclaré Georgette Taraf, la Présidente du Cntc qui a l’espoir que cet atelier va amorcer le processus d’une meilleure connaissance par les banques locales des besoins financiers des usines de transformation de noix de cajou. BeninCajù, faut-il le souligner, s’inscrit dans le programme « Food For Progress », « Vivres pour le Progrès », initié par le gouvernement américain pour améliorer le rendement agricole et développer le commerce des produits agricoles.

M.M

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Importation d’oeufs du Nigeria et mévente au Bénin : Une sortie inopportune et mal ficelée des aviculteurs béninois

oeufs-frais

L’Interprofession des aviculteurs béninois (Iab) est montée au créneau mardi dernier pour dénoncer une mévente de leurs produits en raison d’une quelconque importation frauduleuse des œufs du Nigeria. Déversés sur le marché béninois, ces œufs sont cédés aux consommateurs à moindre coût à cause de la dévaluation du Naira, la monnaie nigériane. Certes, la filière avicole est menacée au plan national ainsi que la santé publique avec la qualité douteuse desdits œufs. Mais cette sortie était-elle opportune ? Puisqu’elle est intervenue juste au lendemain de la visite de travail de l’Association des Chambres de commerce, d’industrie, des mines et de l’Agriculture du Nigeria (Naccima) au Bénin. Alors qu’on relançait une dynamique partenariale renforcée entre les deux pays, les aviculteurs béninois lèvent le ton et accusent le grand voisin qui reste un grand marché de consommateurs pour l’écoulement des produits béninois. D’ailleurs avec la découverte du pétrole brut au Nigeria, le Bénin devient de plus en plus le grenier du géant économique de l’Afrique de l’Ouest. Les opérateurs économiques béninois et nigérians doivent se donner la main pour mieux partager et exploiter des opportunités d’affaires dans l’optique d’un essor économique des deux pays voisins. Outre les atouts de proximité et le climat apaisé de bon voisinage, le Nigeria et le Bénin entretiennent de grandes relations économiques depuis plusieurs décennies.

Par ailleurs, il faut que reconnaitre que le Nigeria est un pays de la Cedeao qui prône depuis de longues dates la libre circulation des personnes et des marchandises en vue d’un essor économique communautaire. Ainsi, depuis juillet 2015 à la faveur d’un atelier régional, des  recommandations ont été  faites pour la libre circulation des produits agricoles, des produits d’élevage et même des produits industriels qui ont des  agréments. Outre le plan d’action dont s’est dotée la Cedeao à cet effet, des structures  de veille, de monitoring,  de surveillance et de plaidoyer ont été mis en place au niveau des Etats-membres. De ce fait, peut-on interdire l’importation des œufs du Nigeria au Bénin ? Non.  Cependant, les aviculteurs béninois auraient soulevé d’autres mobiles pour appeler la douane béninoise à interdire l’entrée des œufs nigérians sur  le territoire béninois.

La grippe aviaire, seule raison valable…

La grippe aviaire sévit au Nigeria depuis 2015 et d’après les dispositions légales en vigueur, l’importation des volailles d’un  pays touché vers un autre est  interdit. L’Interprofession des aviculteurs du Bénin aurait  simplement pu évoquer cette  raison pour contraindre les autorités béninoises à fermer les frontières nationales aux œufs du Nigeria. Ces derniers  dénoncent une concurrence  déloyale et une menace sur la filière avicole. Cela est visible et pertinent mais les échanges commerciaux sont régis par des textes dans l’espace sous régional et il faudra en tenir compte. Il s’agit donc d’une sortie mal ficelée des aviculteurs béninois qui risque de ne pas avoir l’impact espéré.

Aziz BADAROU

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