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Economie

A propos de notre article «Dossier Fnm» du 02 mars : Les clarifications du cabinet Canal Audit

FNM

Cotonou, le 07 mars 2018

Droit de reponse de canal audit
A l’article paru le 2 mars 2018 sur le « dossier FNM »

CANAL AUDIT est un Cabinet de signature internationale qui exerce ses activités dans dix (10) pays. Pendant ses vingt (20) années d’existence (1998-2018), notre Cabinet n’a jamais connu le moindre discrédit de sa solide réputation auprès des Partenaires au développement (BANQUE MONDIALE, BAD/FAD, UE, BOAD, PNUD, FENU, FIDA, UNICEF, AFD, USAID, etc), des Gouvernements du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo et de Sao Tomé et Principe, et des clients auxquels il fournit ses prestations aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du Bénin. Nous sommes représentants au Bénin et au Togo du Réseau international RSM qui est le 6ème réseau d’audit dans le monde.

CANAL AUDIT fait beaucoup d’audits, mais ne connaît pas ce qu’on appelle « audit politique ». Nous vous déclarons que le travail que nous avons effectué au Fonds National de Microfinance (FNM) est un travail professionnel respectueux des règles et des normes de notre métier d’auditeur et que nous ne sommes pas des faiseurs de faux.

Sur l’affaire FNM qui est pendante devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, CANAL AUDIT et ses dirigeants n’ont aucune déclaration, ni aucun commentaire à faire. Mais pour ce qui concerne les atteintes à l’honorabilité du Cabinet et à celle de son Directeur-Associé, Monsieur Cosme GOUNDETE, qui est aussi le Président de l’Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-BENIN) et qui n’a jamais fait la politique, nous nous ferons le devoir de les laver par les voies judiciaires que les lois de notre pays nous offrent.

Pour le moment et sans interférer dans le cours de la justice sur l’affaire FNM, il sied, de notre part, de faire quelques précisions et de relever quelques contre-vérités contenues dans l’article publié et qui ne permettent pas de lui accorder le caractère d’article sérieux :

1.    Monsieur Alain AGNIKPE, notre Consultant pour le volet Microfinance de la mission d’audit du FNM, et son épouse, Directrice de l’association AssEF, ne sont pas des débiteurs du FNM comme affirmé gratuitement dans l’article sous rubrique. C’est l’AssEF qui doit et non le couple AGNIKPE ;

2.    L’AssEF n’est pas comprise dans notre échantillon d’étude, car comme l’ont prescrit les termes de référence et selon notre offre technique pour la mission, notre approche n’est pas exhaustive, mais sélective et fondée sur une démarche scientifique de sondage. Le mode de constitution de l’échantillon est raisonné en tenant compte des critères ci-après : (i) niveau d’endettement, (ii) âge du partenariat avec le FNM, (iii) concentration des décaissements FNM et (iv) concentration du portefeuille encours. Dans cette considération, 10 SFD sont sélectionnés parmi 43 en portefeuille selon les données fournies par le FNM. Ils concentrent à eux seuls 91% des créances en souffrance pour un taux de sondage de 23%. L’AssEF fait partie des 33 SFD partenaires non compris dans l’échantillon, soit 77% de l’effectif des SFD partenaires correspondant à 9% seulement des créances en souffrance. Le Consultant Alain AGNIKPE n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission. Il n’y a donc pas, de notre part, une omission de l’AssEF comme présumée dans votre article ;

3.    Les normes internationales d’audit que les membres de l’OECCA-BENIN sont tenus d’appliquer depuis novembre 2011 sont les normes ISA de l’IAASB publiées par l’IFAC, la Fédération Internationale des Experts-Comptables, et reconnues familièrement dans notre profession sous l’appellation de « normes ISA de l’IFAC ». Chacune d’elles est soigneusement élaborée sur une période de 2 ans et demi à 5 ans avec le concours de l’ensemble des ordres d’experts-comptables membres de l’IFAC (125 pays), des grandes institutions internationales de financement du développement (Banque Mondiale, Union Européenne, FMI, etc), des grandes banques internationales, des Autorités de bourses internationales, des réseaux internationaux d’audit, des plus grandes universités, etc ;

4.    Ces normes requièrent de s’assurer de l’indépendance de nos consultants à l’égard des entités auditées, mais les mêmes normes prévoient également de tenir compte de la nature spécifique de ces entités, du contexte particulier et des spécificités de la mission ;

5.    Dans le cas du FNM, en donnant une garantie pour l’AssEF, M. AGNIKPE, qui a à son actif plus de vingt (20) années de pratique et d’expertise nationales et internationales de la microfinance, savait depuis la mise en place du crédit qu’en cas d’impayé, cette garantie, qui est une caution pour tiers, serait réalisée et que cela n’a rien d’extraordinaire. D’où vient alors cette folle idée de conflit d’intérêt découlant de la mobilisation d’une garantie hypothécaire, opération ordinaire et courante dans toutes les institutions de crédit ? Pourquoi veut-on faire passer l’ordinaire pour extraordinaire et le courant pour exceptionnel, pour faire croire coûte que coûte au conflit d’intérêt ?

6.    Cela reviendrait-il à postuler contre toute évidence que les personnels et les dirigeants des institutions de microfinance, des banques et des établissements financiers, qui empruntent de l’argent auprès de leur institution en fournissant des garanties immobilières, au Bénin comme dans le reste du monde, devraient démissionner de ces entités pour cause de conflit d’intérêt, eux qui sont d’ailleurs les mieux placés pour entraver la réalisation de ces garanties ?

L’intention de nuire à CANAL AUDIT, à ses dirigeants et à son Consultant est donc manifeste dans l’article publié dont les rédacteurs n’ont fait aucune enquête préalable ni auprès de CANAL AUDIT, ni auprès de l’OECCA-BENIN comme le prescrivent pourtant la déontologie et la réglementation de leur profession.

Nous nous posons enfin des questions sur les propos outrageants tenus dans cette parution, le curieux lien et l’amalgame qui y sont faits avec la fonction de Président de l’OECCA-BENIN qu’occupe M. Cosme GOUNDETE, d’autant plus que celui-ci n’est jamais intervenu au FNM en cette qualité et qu’au niveau de l’Ordre, l’année 2018 est une année électorale. Quelles anguilles électorales y a-t-il donc sous cette roche ?

Nous finirons ce droit de réponse par un rappel, celui de l’adage qui est la règle d’or de la profession de journaliste : quand on n’a pas fait l’enquête, il ne faut pas prendre la parole, et surtout pas en public.

La direction de canal audit
L’assurance d’un professionnalisme inalterable

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Dossier FNM : Protégée par l’ordre des experts comptable, une grosse débitrice en liberté

FNM

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, aucune charge n'a été retenue contre le cabinet Canal Audit qui a fait l'audit tant décrié du Fonds national de la microfinance. Et pourtant, il est clair qu'il y a un conflit d'intérêt qu'il importe de relever. En fait, dans l'équipe d'audit, il y avait l'époux à une promotrice de Système financier décentralisé partenaire du FNM et qui était et reste d'ailleurs une grosse débitrice. Malgré l'action judiciaire enclenchée par le FNM contre elle, la dame n'a été inquiétée. Et c'est son époux dont l'immeuble avait été mis en garantie qui se retrouve dans l'équipe d'audit. Une chose que le procureur n'a pas encore observée.

LETTRE OUVERTE D'UN AGENT DU FNM AU PROCUREUR

Du conflit d’intérêt à l’impunité du Cabinet Canal Audit non perçus par le Procureur de la République dans le dossier d’audit politique du FNM ?

Le Juge chargé du dossier FNM ne devrait-il pas délivrer un mandat de dépôt contre Cosme GOUNDETE (Président de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin) et Alain T.T. AGNIKPE pour « faux et usage de faux et complicité » ?

Comment comprendre que dans l’équipe d’audit du cabinet Canal Audit qui a à son sein un Auditeur Monsieur Alain T.T AGNIKPE qui a fourni les titres de propriétés à son épouse pour prendre des prêts au FNM et dont l’épouse est complice de malversations financières sur les fonds FNM à savoir la Directrice de l’Association d’Entraide des Femmes en abrégé ASSEF, Madame Janine S. AGNIKPE ne puisse être interpelée par le Procureur de la République ?

Grande a été la surprise de constater dans l’équipe des Auditeurs du Cabinet Canal Audit, la présence de Monsieur Alain T.T AGNIKPE, Auditeur Chargé de l’audit du portefeuille de crédit du FNM.

1- Les faits qui attestent de l’oubli du Procureur de la République dans ce dossier FNM

En 2009, avec l’avènement du Programme Intégré d’Appui à la Microfinance en République du Bénin dénommé (PIAMF_Ben) dont d’ailleurs l’incapacité de la Directrice Générale actuelle du FNM dame Denise ATIOUKPE n’a pu permettre de renouveler les financements acquis par son prédécesseur, le Système Financier Décentralisé AssEF que dirige l’épouse de l’Auditeur du Cabinet Canal Audit Monsieur Alain T.T. AGNIKPE, a été sélectionnée dans le souci de la capitalisation des acquis du premier projet BID de Microfinance au Bénin qui a été approuvé en 2003. C’est ainsi que l’institution ASSEF a été identifiée en 2010 et reçut une ligne de crédit de F CFA 202 200 000 pour servir les populations du département de l’Ouémé. Mais force est de constater qu’ASSEF est allée au-delà de la zone qui lui a été attribuée en intervenant dans le Plateau sans avis préalable du FNM.

Informé de cette situation et des malversations financières supposées commises, le Directeur Général d’alors, Monsieur PANTI Jean Comlan, a commandité un audit comptable et financier qui a révélé de graves dysfonctionnements suivants :
•     les groupements des bénéficiaires sont montés de toutes pièces sans aucune affinité alors que la solidarité est la seule garantie du crédit ;
•     un montant de F CFA 20 970 000 issu des remboursements obtenus des bénéficiaires a été utilisé pour faire de mise en place en mars 2012 ;
•     les remboursements obtenus des bénéficiaires ne sont pas reversés sur le compte approprié ;
•     sur un total de F CFA 112 970 765 déclaré obtenu des bénéficiaires au 31 mars 2012, seulement F CFA 76 442 500 ont été virés au FNM au 30 avril 2012. Ce qui dégage un écart de F CFA 36 528 265.
 
Au total, ASSEF reste devoir au FNM un montant total de F CFA 145 895 700 réparti comme suit :

✓ F CFA 124 232 300 au titre du PIAMF_Ben ;
✓ et F CFA 21 663 400 au titre du crédit de Renforcement des Capacités Financières (RCF).

Ce financement a été obtenu grâce aux titres de propriétés fournis par son époux, le Sieur Alain T.T AGNIKPE, Auditeur Occasionnel du Cabinet Canal Audit dans l.   e cadre de l’audit du FNM.

Face à cette situation, le dossier de malversations financières a été confié à la Justice Béninoise, par une plainte déposée le 07 août 2014 au Commissariat de Pobè, juridiction du ressort de l’institution ASSEF. Confère annexe n°01.
 
2- De la complicité du Cabinet Canal Audit et de son Directeur-Associé Monsieur Cosme GOUNDETE, pourtant Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin
 
En effet, Monsieur Alain T.T AGNIKPE, pour se venger dans ce dossier avec la complicité de Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin, parce que une procédure a été engagée contre l’institution que dirige son épouse et pour laquelle par pouvoir délivré à l’huissier du FNM, opposition lui a été faite de procéder à la mutation de ses titres privés de propriétés donnés en garantie aux crédits que le FNM a consenti à l’institution que dirige son épouse, n’a trouvé que cette occasion bénie par Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin, pour impliquer les Directeur Généraux et les Cadres du FNM en trouvant à tout prix des charges de vengeance contre eux.

3- De la pratique de conflit d’intérêt et de l’impartialité du Cabinet Canal Audit et de Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agréés du Bénin dans le dossier d’audit du FNM

Monsieur Alain T.T AGNIKPE, faisant partie donc intégrante d’un procès en cours avec son épouse et l’institution de microfinance ASSEF qu’elle dirige contre le FNM, en ce sens que dans le dossier de crédit que ASSEF a obtenu du FNM et qui est en impayés pour un montant total (ligne de crédit et Refinancement) de F CFA 145 895 700 dont F CFA 21.663.400 de montant de créances restantes pour le crédit Renforcement des Capacités Financières (RCF),...

Monsieur Alain AGNIKPE à fournir ses titres de propriétés (sûretés réelles) pour l’obtention des ressources au FNM au profit de l’institution que dirige son épouse ASSEF.

Ainsi donc, faisant suite au pouvoir spécial délivré à l’huissier aux fins de saisie immobilière en date du 15 juin 2015, il a été fait opposition à mutation de titre de propriété et à toute vente à Monsieur le Conservateur des domaines des droits fonciers, à Monsieur le Maire de la Commune de Sèmè-Podji, à Monsieur le Directeur de l’IGN et à Monsieur Alain T. T. AGNIKPE (Auditeur du Cabinet Canal Audit). Confère annexe n° 2.

Cette situation amène à douter de l’impartialité et de la qualité des résultats des travaux du Cabinet Canal Audit sur le portefeuille qualifié de désastreux avec des conditions de financement peu optimales (l’institution de son épouse faisant partie des institutions très endettées auprès du FNM).

Il y  a donc conflit d’intérêt du fait de la position de l’Auditeur AGNIKPE dans cette mission.

4- Que prévoient les textes de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin en ce qui concerne les Collaborateurs engagés dans les missions d’Audit dans les Cabinets d’audit ?

Les textes de l’Ordre prévoient entre autres pour la réalisation des missions d’audit dans les organisations, des mesures importantes dont tout au moins l’obligation pour le cabinet d’audit engagé dans une mission d’audit des organisations de faire signer à ses collaborateurs une déclaration d’indépendance vis-à-vis des personnes à auditer.

5- De la violation des textes par Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin

Au regard de tous les points soulevés dans ce dossier, il est aisé de comprendre toute la supercherie autour de ce dossier.
✓ Si aujourd’hui le Cabinet Canal Audit sort de son dossier d’audit une déclaration d’indépendance obtenue de Monsieur Alain T.T AGNIKPE telle que prévue par les textes de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés, alors Monsieur Alain T.T AGNIKPE aurait menti et aurait fait « du faux et usage de faux » qui est une infraction prévue et punie par la loi de la République du Bénin ;
✓ Vu le rôle joué par Monsieur Alain T.T AGNIKPE dans l’équipe d’audit, ce conflit d’intérêt jette un discrédit total sur la valeur du rapport d’audit produit.
 
En dehors de ces aspects, il y a l’absence du contradictoire par rapport aux constats faits, qui méritaient des explications avant toutes conclusions (cette absence permet déjà de déclarer ce rapport d’audit contraire à la constitution comme l’a si bien fait la Cour Constitutionnelle dans sa décision DCC 17-251 du 05 décembre 2017 dans le dossier de la SONAPRA).

6- Quel crédit accorder au Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin, le Sieur Cosme GOUNDETE

Je suis peiné de savoir qu’aujourd’hui que tous les audits diligentés par le Gouvernement de la Rupture et confiés aux Cabinets d’audit du Bénin sont déclarés non conformes à la Constitution Béninoise.

Mais le cas spécifique du FNM donne à réfléchir par la nature et la qualité du cabinet Canal Audit, désormais appelé par les Cadres du FNM de « cabinet d’audit politique ».

L’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin doit impérativement décharger de ses fonctions pour les manquements soulevés dans ce dossier, son Président sinon, cet Ordre risque d’être disqualifié par les Partenaires Techniques et Financiers (surtout que le FNM a reçu des audits de ces mêmes PTF et exécutés par des Experts comptables Diplômés Béninois ou non) et perdra aussi aux yeux du peuple tout crédit à ses audits.

Télécharger la plainte

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Coopération Bénin-Banque mondiale : 482 millions de dollars pour financer le développement

Pierre-Laporte-et-Bio-Tchane

La coopération entre la Banque mondiale et le Bénin se renforce davantage. L’institution financière prévoit d'accorder au pays, un appui financier de 482 millions de dollars au cours de la période de 2018 à 2023. C’est ce qu’a annoncé mardi 13 février à Cotonou, le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte. Selon ses propos, cette enveloppe servira à appuyer la politique de développement du pays.

La Banque mondiale est désormais et plus que jamais engagée aux côtés du gouvernement béninois pour la mise en œuvre de son programme d’actions. Son directeur des opérations a annoncé mardi 13 février 2018, l’octroi d’une enveloppe financière de 482 millions de dollars en faveur du Bénin. Selon les propos du directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, ce montant qui porte sur la période allant de 2018 à 2023, est destiné à appuyer la mise en œuvre de la politique de développement du pays. Pour cette opération, les secteurs ciblés sont déjà connus. Intervenant lors des discussions portant sur les orientations du nouveau cadre de partenariat devant lier le Bénin et le Groupe de la Banque mondiale pour le prochain quinquennat, Pierre Laporte a fait un exposé des grands axes stratégiques de coopération retenus pour la période ciblée entre le Bénin et l'institution financière mondiale. La nouvelle stratégie que propose le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d’aider le Bénin à réaliser ses objectifs de développement tels qu’énoncés par le Pag, en mettant l’accent sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de manière durable et inclusive. Elle s’articule autour de trois axes stratégiques, à savoir la promotion d’une transformation structurelle pour renforcer la compétitivité et la productivité, le renforcement du capital humain et le renforcement de la résilience et la réduction des vulnérabilités liées au climat.

Encore plus engagée pour le développement du Bénin

Le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, a également annoncé outre les 482 millions de dollars, la mobilisation par la Banque mondiale, des ressources supplémentaires à travers le fonds de la facilité de financement à l'échelle, pour accroître les financements des nouvelles opérations qui seront retenues dans ce nouveau cadre de partenariat. Celui-ci permettra au Bénin de réaliser ses objectifs de développement tels qu'énoncés dans le Programme d'actions du gouvernement (Pag), en se concentrant beaucoup plus sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de ''manière durable et inclusive''. Selon Pierre Laporte, des efforts seront fournis de manière accélérée en vue de la présentation du programme au Conseil d'administration de la Banque mondiale en mai 2018. En annonçant ces axes, « l'idée est de recueillir vos remarques et contributions sur ce projet de stratégie, pour faire en sorte que les projets et programmes qui seront retenus pour les cinq prochaines années puissent répondre de façon concrète aux principaux besoins des populations et aux grands objectifs que vous avez pour réduire la pauvreté au Bénin », a souligné le responsable de la Banque mondiale. Et pour répondre efficacement aux attentes de la Banque, les autorités béninoises ont insisté sur les questions urgentes, de la pauvreté, de la croissance et de l'emploi. « Les orientations que nous retiendrons à la fin de cette séance permettront à la Banque mondiale de finaliser les différents axes stratégiques dont l'opérationnalisation permettra de relever les défis majeurs liés à l'éradication de la pauvreté, à la croissance inclusive et génératrice d'emplois décents et à la transformation structurelle de l'économie de notre pays », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'Etat béninois, en charge du plan et du développement. Notons que les axes de coopération entre le Bénin et la Banque mondiale portent sur les secteurs, du développement urbain, du développement local, de l'environnement, de la télécommunication, de l'emploi des jeunes, de la santé nutrition, du renforcement des capacités, de l'énergie, de l'accès à l'eau potable et les transports.

D’après les archives de la Banque mondiale

Thomas AZANMASSO

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Gestion déléguée du Port de Cotonou : Pourquoi cache-t-on le contrat aux syndicats ?

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(Les indicateurs de performance non définis avant la signature du contrat)
Qu’en est-t-il du contenu du contrat signé entre le gouvernement béninois et le Port of Antwerp International (PAI) pour la gestion déléguée du Port autonome de Cotonou ? Que gagne le Bénin dans cette option du régime de la Rupture ? Quelle est la contrepartie financière qui revient de droit à la partie belge ? Quelles sont les performances attendues au bout des dix ans que durera le contrat ? Autant de questions auxquelles il ne faudra pas compter sur le personnel ou encore les syndicats de la plateforme portuaire pour vous apporter des éléments de réponse. Ceci, malgré qu’ils soient les principaux acteurs de mise en œuvre des clauses dudit contrat de gestion. Et pour cause, ni les responsables syndicaux ni les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ne savent même pas jusqu’à ce jour, mardi 20 février 2018, la couleur de la couverture du Contrat en question…

Pas question de fouiner longtemps pour se rendre à l’évidence que le gouvernement de la Rupture n’a certainement pas voulu faire les choses dans la transparence. En tout cas, si les responsables syndicaux ou encore les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ignorent jusqu’à présent tout du contenu du contrat liant le gouvernement de la Rupture au Port of Antwerp international, il n’y a point de doute qu’il y ait quelque chose qui cloche. Signé pourtant depuis le 08 janvier 2018 soit plus d’un mois déjà, ce contrat n’a, pointété dévoilé aux acteurs portuaires encore moins au public. Tout est malheureusement encore flou dans les esprits des travailleurs. Pourquoi le gouvernement cache-t-il alors ce contrat aux travailleurs et syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou ? Que craint le gouvernement de la Rupture ? Y a-t-il dans ce contrat des indices qui révèleraient au grand jour, les vraies intentions du Chef de l’Etat à travers cette gestion déléguée du Poumon de l’économie nationale ? En tout cas, la situation devient davantage inquiétante et les faits semblent désormais donner raison au Syntrapac et autres organisations syndicales qui ont si tant tempêté pour faire échec à la réforme et surtout exiger qu’ils soient associés au processus. Dommage ! Tout s’est passé à l’insu des travailleurs ainsi que leurs syndicats. Ceci, comme pour dire “vous n’êtes là que pour subir, exécuter tout en la bouclant“. L’autre révélation inquiétante du dossier est que d’après les déclarations de l’autorité ministérielle, Cyr Koty, les indicateurs de performance du partenariat n’ont pas été définis avant la signature du contrat. C’est inadmissible ! Qu’est-ce qui aurait alors motivé la précipitation de la signature dudit contrat ? Etant donné que ces indicateurs de performance constituent les seuls éléments de jauge du partenariat. Approché, le secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou a confié que plusieurs démarches ont été menées et qu’une correspondance aurait été adressée au ministre de tutelle pour avoir copie du contrat et de s’en approprier le contenu. Mais rien ! Il leur a été simplement servi qu’ils ne pourront l’avoir sous prétexte que cela ne relèverait pas de leurs prérogatives. Si le Port of Antwerp international a été choisi pour assurer la modernisation de l’espace portuaire ainsi que l’optimisation de la rentabilité des ressources portuaires, comment veut-on que les travailleurs y contribuent efficacement si ces derniers n’ont pas connaissance des projections en matière de performances au bout des dix ans de gestion déléguée que connaitra le port ? Après avoir démontré sa fermeté et détermination à ne point fléchir face à la menace des partenaires sociaux de la plateforme portuaire de faire échec, par tous les moyens légaux, à cette réforme, le gouvernement semble vouloir se passer de ces derniers dans la mise en œuvre des réformes. De toute façon, çà frise bien la rage !!!

Aziz BADAROU

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Coopération bénino-libanaise : Renforcement des liens entre les Ces

Tabe-Gbian

Les Conseils économique et social du Bénin et du Liban renforcent leurs liens de coopération. A faveur d’une importante séance de travail ce mercredi, 07 février 2018, le Président du Conseil économique et social (Ces) du Bénin, Tabé Gbian, a échangé avec une délégation libanaise composée de Mohamed El Jouzo Secrétaire au Ces du Liban, et Nemer Talj, Secrétaire général des communautés libanaises en Afrique en vue de la consolidation et du renforcement des liens de coopération entre les deux pays. A en croire le secrétaire général du Conseil économique et social du Liban, Mohamed El Jouzo, il était important de renouer les liens entre les deux institutions sœurs après la reconstruction de l’Institution au Liban. Faut-il le souligner, la délégation libanaise est en tournée en Afrique et cette escale au Bénin s’inscrit  dans le cadre du renforcement des relations avec les  conseils homologues en Afrique en général. A sa suite, le Président du Conseil économique et social du Bénin, TabéGbian a salué la démarche de ses hôtes libanais et avant de se dire convaincu que les relations de coopération entre les deux pays se portent davantage mieux.

A.B

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Direction générale des impôts : Les Ace 2014 en fin de contrat, bientôt licenciés

romuald-wadagni

(Encore de nouveaux chômeurs sous la Rupture)
Mauvaise nouvelle pour les Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 en service à la Direction générale des impôts. Par correspondance n°327/MEF/SGM/DAF/SRHDS/DSC du 02 février 2018 signée du secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, il a été notifié au Directeur général des impôts, le non renouvellement des contrats de ces derniers. «…j’ai l’honneur de vous informer que le contrat de travail administratif des agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014, mis à la disposition de votre unité administrative, prendra définitivement fin au terme de renouvellement dudit contrat suivant les dates de prise de service respectives » lit-on dans cette lettre de l’autorité ministérielle. Une fois donc au terme de leur contrat, les agents contractuels concernés seront simplement remerciés. Et la liste des “sans emplois“ ne fait que s’allonger donc sous la Rupture. « Cette décision est motivée par l’arrivée à échéance du contrat de travail administratif renouvelé des intéressés conformément aux dispositions de l’article 51 alinéa 2 du décret N°2015-373 du 24 Juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’État qui stipule que la cessation définitive des fonctions entraîne la perte de la qualité d’agent contractuel de l’État à durée déterminée résulte de l’arrivée à échéance du terme du contrat » lit-on également dans cette note du ministre de l’économie et des finances. Pas donc de renouvellement de contrats de travail pour les Agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014 en service à la Direction générale des impôts. Ces derniers seront donc contraints au chômage après avoir servi des années durant l’Etat béninois. De toute façon, la politique de lutte contre le chômage des jeunes sous la Rupture est encore loin d’être rassurante !

Aziz BADAROU

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Affaire annulation d’un prêt par la Bid : Zul-Kifl Salami, le médecin après la mort

Zul-Kifl-SALAMI

« Je ferai de mon mieux pour que le Bénin ne perde pas le financement de la Bid… », s’est exprimé l’ancien gouverneur et aujourd’hui représentant du Bénin auprès de la Banque islamique du développement (Bid). Ainsi donc, à propos de l’annulation d’un prêt de 16,5 milliards FCfa qui déchaîne  actuellement les passions, Zul-Kifl Salami vient en pompier et offre, comme il en a l’habitude, ses services au Chef de l’Etat Patrice Talon. Qu’à cela ne tienne. Mais quand on connait l’influence de cet ancien ministre de Kérékou à la Bid, de même que ses entrées dans le monde arabe, Zul-Kifl Salami ne pouvait-il pas évité cette humiliation au pays ?

Il est vrai que ce sont les cadres de la Caisse autonome d’amortissement (Caa) et du Fonds national de microfinance (Fnm) qui ont conduit le Bénin dans cette impasse. Ce sont eux qui, soucieux de leurs primes, ont fait perdre au pays ce financement de 16,5 milliards dans un contexte où le gouvernement de la Rupture peine à mobiliser les fonds pour financer son Pag. Mais ceci pouvait être rattrapé et corrigé si, Zul-Kifl Salami avait, en bon patriote, informé à temps le Chef de l’Etat ou tout au moins le ministre d’Etat et actuel gouverneur de la Bid Abdoulaye Bio Tchané sur le risque de perte du financement. La pratique au sein des institutions de financement, quand un projet d’une telle envergure est sur le point d’être retiré, deux semaines avant la cession qui doit statuer, le représentant du pays au sein de l’institution est tenu informé. Il est alors inconcevable que, de part sa position, Zul-Kifl Salami, ne sache pas que le dossier comporte des irrégularités qui concourent à l’annulation pure et simple du prêt. Pourquoi n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme en son temps ? Pourquoi n’a-t-il pas mis les connaissances, dont  il se prévaut maintenant, pour corriger les irrégularités et éviter au pays d’en arriver là, lui qui vit carrément à Djeddah ?

La vérité, Zul-Kifl Salami n’est plus aussi pétillant de forme. A près de 80 ans, le poids de l’âge n’est-il pas en train de produire ses effets sur sa capacité de proactivité ? Il est peut-être temps que Zul-Kifl Salami dépose le tablier, qu’il passe la main. A moins qu’il ait fait exprès de se taire pour venir ensuite jouer les médiations afin de montrer au Chef de l’Etat, combien il peut lui être utile. La Bid a toujours été le fonds de commerce de Zul-Kifl Salami auprès des gouvernements successifs. Ce qui lui a valu le nom d’un régimiste hors pair. L’ancien président Feu Général Mathieu Kérékou n’avait-il pas raison quand il disait que le problème de ce pays, ce sont ses intellectuels ?

M.M

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Présumée mauvaise gestion au Ceg de Zagnanado : Le comptable déposé en prison

gestion

La personne en charge de la gestion des fonds publics du Collège d’enseignement (Ceg) de Zagnanado vit des heures difficiles depuis quelques jours. Le comptable croupit derrière les barreaux depuis quelques jours. Il est à la prison civile d’Abomey. Selon nos sources, il lui est reproché la mauvaise gestion de près de 2 millions F Cfa. Le sieur Dovonou aurait même reconnu avoir détourné de l’argent public sans définir le montant. Sa gestion décriée était dénoncée depuis plusieurs mois. Mais il a réussi à affronter pendant un temps la tempête dans ledit collège. Désormais, il doit pouvoir répondre de ses actes. En effet,  le jeudi 25 janvier 2018,  une Commission départementale de l’enseignement secondaire était au Ceg Zagnanado (département du Zou). A la fin de plusieurs heures de travail, le comptable indélicat a été interpelé puis arrêté par la police. D’abord placé en garde à vue, il sera écroué quelques heures après. Il a été déposé à la prison civile d’Abomey. A en croire les mêmes sources, le sieur Dovonou sera présenté incessamment au Procureur de la République. L’affaire fait grands bruits dans la Commune de Zagnanado. Et l'arrestation devrait permettre de faire la lumière sur la gestion scabreuse de plusieurs années de frais de scolarité. (Affaire à suivre).  

Mike MAHOUNA  

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Cérémonie de présentation de voeux au Port autonome de Cotonou : Des résultats probants enregistrés en 2017, et pourtant

Huguette-Amoussou

Le personnel de la plateforme portuaire de Cotonou a sacrifié à la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel an vendredi, 12 janvier 2018. La présente cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte de la plateforme a été l’occasion pour la Directrice générale du Port, Huguette Amoussou de présenter son bilan. Un bilan rassurant qui laisse transparaitre des résultats probants. Chose curieuse, ces chiffres n’ont pu empêcher la “privatisation“ du poumon de l’économie nationale…

Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le comble, avec la révision des barèmes tarifaires, la barrière des 40 milliards de recettes est prévue pour être franchie au 31 décembre 2018. Avec un nouveau mécanisme fiable de sécurisation des recettes, le Port autonome de Cotonou se révèle plus que jamais comme un Port de référence dans la sous-région ouest africaine. Outre cet accroissement net des recettes portuaires, la double certification ISO, le renouvellement du parc automobile et d’autres réalisations résultent de la nouvelle forme de gouvernance instaurée par l’autorité portuaire depuis le 20 janvier 2017. A en croire le Directeur des ressources humaines, ces résultats probants ont été obtenus grâce aux compétences et savoir-faire du personnel du Port autonome de Cotonou. Pour lui, si la psychose des travailleurs se trouve affectée depuis l’annonce d’un délégataire au Port de Cotonou, il faut néanmoins garder espoir et se mettre résolument au travail et ce, dans la dynamique d’une amélioration continue des performances. Tout en saluant les efforts d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel, il a rassuré de l’engagement de la Direction des ressources humaines à toujours privilégier le dialogue afin que l’employeur et l’employé demeurent toujours des partenaires. Quant au secrétaire général du Port, il a évoqué les piliers de la nouvelle forme de gouvernance notamment le renforcement du contrôle interne en vue de la meilleure sécurisation des recettes, le renforcement des dispositifs de sécurité, la réduction du taux de rançonnement sur la plateforme, la mise en conformité du Port de Cotonou aux normes environnementales à l'échelle internationale, la mise en voie du nouveau règlement d’exploitation du Port de Cotonou et du nouveau plan de gouvernance des systèmes d’informations. Toute chose qui a été source d’assurance aux lignes maritimes qui ont opté pour le Port de Cotonou. Pour le représentant du personnel, il s’agit plutôt d’un moment critique pour les travailleurs qui avaient prévu boycotter la cérémonie pour exprimer leur mécontentement au sujet des réformes dont ils ignorent la pertinence. Pour lui, les travailleurs sont déboussolés, inquiets et remontés et entendent user de tous les moyens légaux pour contrer l’impérialisme capitaliste, la dérive totalitaire entreprise par le gouvernement dans ses réformes. Prenant la parole, l’autorité portuaire s’est réjouie des prouesses réalisées en 2017 avec le personnel et qui, selon ses propos, sont à la hauteur des projections faites. Elle a également évoqué quelques nouveaux outils de gestion qui ont permis de poursuivre la marche vers la compétitivité. Elle a, par ailleurs, appelé les travailleurs à s’y mettre davantage pour rendre plus performante, la plateforme portuaire de Cotonou. Mais la question qui taraude les esprits après ce bilan si rassurant reste de savoir les vraies mobiles justifiant la gestion du Port de Cotonou par un délégataire. Le Port est-il déjà en cessation de salaires ? Le Port connait-il une baisse de taux de trafic ? Les recettes ont-elles baissé ? Le Port de Cotonou se porte pourtant bien. Pourquoi alors “privatiser“ une structure qui ne connait aucun dysfonctionnement comme le Port ? La question reste toute posée…

Aziz BADAROU

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Pourquoi une gestion déléguée si tout va bien ?

Le Port autonome de Cotonou est au mieux de sa forme. Selon le bilan de l’actuelle directrice générale par intérim, présenté vendredi 12 janvier à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, tout va pour le mieux.  Durant l’année 2017, le trafic de marchandises a connu une augmentation considérable avec un chiffre d’affaires qui est passé de 25 milliards en 2016 à plus de 32 milliards en 2017 avec un recouvrement de créances à plus de 99% et la Trésorerie qui passe de 5 milliards en 2016 à plus de 9 milliards en 2017. Le Port n’est donc pas une société moribonde, en cessation de payement ou sur le point de déclarer faillite. Entre cette bonne santé financière présentée et  la décision du gouvernement de confier la gestion du Port de Cotonou à une société étrangère, il y a un contraste. La belle preuve, le gouvernement si enclin  à vanter ses prouesses  garde le silence sur les un an de gestion de Huguette Amoussou ; Pas de titres ronflants dans les journaux pour montrer comment en un an, le gouvernement a redressé la barre au Port autonome de Cotonou. Visiblement, la Rupture semble être embarrassée par la divulgation du bilan de l’actuelle directrice par intérim du Port. Toute chose qui milite en faveur de la thèse selon laquelle il n’y a aucune raison valable qui justifie l’option d’une gestion déléguée sur une dizaine d’années du poumon de l’économie nationale. Les mobiles de cette réforme contestée sont-ils ailleurs ?

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Gestion du Port autonome de Cotonou par Port of Antwerp International : Les syndicats de la plateforme optent pour la paralysie

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Suite à la décision du gouvernement béninois de confier la gestion du Port autonome de Cotonou au délégataire, le Port d’Anvers, les syndicats de la plateforme portuaire viennent d’opter pour la paralysie des activités comme stratégie de riposte. La décision a été prise à la faveur d’une Assemblée générale qui s’est déroulée dans les locaux du ministère des transports hier, jeudi 11 janvier 2018…

Si malgré la menace de paralysie des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou, le gouvernement béninois a procédé, lundi 08 janvier 2018, à la signature du contrat de gestion du Port autonome de Cotonou avec l’administrateur délégué du port international d’Anvers, Kristof Waterschoot, les travailleurs n’entendent pas également se laisser faire. Le ton étant déjà à la révolte dans le rang des travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou, le bras de fer gouvernement-syndicats semble désormais inévitable. Prenant la parole, le secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassab Mampo a dénoncé la politique de “tout privatiser“ du régime en place et la bâillonnement des libertés. Pour lui, le gouvernement a déjà sacrifié des milliers d’emplois pour accroitre le taux de pauvreté et ne privilégie point un dialogue social franc et inclusif. A l’en croire, le retrait du droit de grève aux travailleurs de certains secteurs constitue une violation de la Constitution béninoise et qu’il urge que tous les travailleurs s’entendent pour freiner le gouvernement dans cet élan anti-démocratique. Il a invité les syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou à se joindre à la grève déclenchée par la Confédération syndicale. Des interventions des travailleurs, il ressort qu’il faut recourir à un mouvement de paralysie. Quant au secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou, il a rassuré de la détermination des responsables syndicaux à déclencher la grève mais il a mis en garde les briseurs de grève qui pourraient fragiliser le mouvement. Ainsi, un délai de 72h a été accordé aux responsables syndicaux de la plateforme pour rendre public, la motion de grève. La cessation de travail sur la plateforme portuaire est annoncée donc pour la semaine prochaine. Dans une correspondance adressée à l’autorité ministérielle, les responsables syndicaux du Port, de la Sobemap, du Cncb, de la Cobenam et du ministère ont désapprouvé la décision du Chef de l’Etat de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un délégataire. Pour ces derniers, il s’agit d’une “réforme dénudée de tout sens et qui viole les conclusions de l’atelier de réflexion sur le dossier de recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou tenu à Bohicon du 10 au 12 août 2017. Un atelier au cours duquel, des experts nationaux et internationaux ont ressorti les dangers encourus par le peuple béninois au cas où le gouvernement mettrait en œuvre une telle réforme. De plus, ces derniers déplorent ne pas avoir été associés à la mise en œuvre d’une réforme qui concernent pourtant les travailleurs, les acquis socioprofessionnels des partenaires sociaux. « Comment comprendre le conflit d’intérêt qui entoure la désignation du délégataire retenu qui en effet, avait été commis par le gouvernement pour un audit organisationnel et dont le rapport n’a jamais fait objet de restitution, ni d’approbation par le Conseil d’administration ? Ne s’agit-il pas dès le départ d’un complot délibéré et arbitraire en vue de la délégation de gestion préméditée au profit de cette société belge qui avait fait l’audit courant janvier-février 2017 ? » S’interrogent les syndicalistes dans leur correspondance. De toute façon, si la Rupture n’entend pas abandonner l’idée de confier la gestion du poumon de l’économie nationale à un privé, les travailleurs également n’entendent pas démordre. Et ils pourraient déclencher un mouvement grève d’ici mardi prochain.

Aziz BADAROU

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