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Economie

Revirement spectaculaire dans le dossier Pvi : Avec Laourou, la Douane inquiète

marcelin-laourou

Lors d’une conférence de presse, mercredi 19 avril 2017, la Douane a pris fait et cause pour le Retour du Programme de vérification des importations (Pvi-Ng). Curieuse position qui, non seulement va à l’encontre des craintes exprimées par l’Amicale des retraités de la Douane, mais qui est également contraire à la position défendue en son temps par le secrétaire général du Sydob Marcellin Laourou lorsqu’il soutenait le gouvernement Yayi dans le conflit qui l’opposait à l’homme d’affaires Patrice Talon à propos de la suspension du Pvi-Ng.

Le 11 avril 2017, lors d’une sortie médiatique, l’Amicale des retraités des douanes béninoises a émis de sérieuses réserves quant à la probabilité d’un conflit d’intérêt avec la reprise des activités de Bénin Control. Selon la déclaration des douaniers retraités, les risques d’une parfaite collusion contre les intérêts de l’Etat sont très élevés avec les positions stratégiques actuelles de certains autres anciens responsables et collaborateurs de cette société : il s’agit de Bernard Amoussouprécédemment Directeur d’exploitation adjoint de Bénin-Control et actuel Directeur Général de la Sobemap, Hervé Hêhomey ancien responsable important de Bénin-Control et actuel Ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Djogbénou avocat de Bénin-Control et actuel Ministre de la Justice. Au cours de cette sortie, l’Amicale des retraités avait déclaré exactement ceci : « Ainsi, en instruisant le Ministre de l’Economie et des Finances et celui des infrastructures et des transports à l’effet de négocier avec BENIN-CONTROL la modification du contrat de marché du 09 Février 2011 relatif à la mise en place du Programme de vérification des importations de Nouvelle génération sur la base des propositions retenues par les deux parties, le Gouvernement donne carte blanche à la société BENIN-CONTROL pour fixer unilatéralement les conditions de ses prestations. Quand on se rappelle qu’au plus fort de son idylle avec le régime YAYI Boni, les agents de BENIN-CONTROL arrivaient facilement à dessaisir les agents des Douanes de leurs prérogatives sur les parcs de ventes des véhicules d’occasion, que le Directeur d’Exploitation pouvait dicter des instructions au Receveur des Douanes, quand on se souvient qu’à ce moment-là BENIN-CONTROL tentait de manière insidieuse de se  substituer à la Douane, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement aujourd’hui ». Les douaniers retraités émettaient ces critiques le 11 avril 2017, soit 11 jours après la reprise des activités de Bénin-Control après une décision prise en Conseil des ministres le 15 mars 2017.

Dès lors on est en droit de se demander à quel moment les inquiétudes émises quant à la relance du Pvi ont été prises en compte, les divergences applanies pour que la Douane se mette aujourd’hui à défendre  ce même Pvi qu’elle avait combattu sous le régime Yayi. Les questions liées ai respect des prérogatives de la Douane et de Bénin-Control sont-elles maintenant toutes résolues?

Le Pvi, mauvais  sous Yayi, bon sous Talon On se souvient également, au temps fort de la crise née de la suspension du Pvi par le régimeYayi, des multiples déclarations du Sg/Sydob Marcellin Laourou qui se fait toujours entouré, comme c’est encore aujourd’hui le cas, du Dg/Douane et d’autres responsables pour accabler l’homme d’affaires Patrice Talon et donner sur toute la ligne raison au gouvernement Yayi pour avoir eu la ‘’brillante’’ idée de mettre fin aux activités de Bénin-Control au port de Cotonou. Face à la presse, le vendredi 06 novembre 2015, Marcellin Laourou, le Dg/  Douane et le colonel Théophile Soussia, ex-Dg/Douane d’alors déclaraient ceci : « dans la filière des véhicules d’occasion, de 2011 à mars 2012 (Période de la mise en œuvre du Pvi),  l’Etat béninois a perdu plus de 07 milliards de Fcfa, pendant que Bénin Control Sa gagnait environ 06 milliards. Pendant  la même période, une baisse de 18% a été enregistrée sur les trafics portuaires. Après la suspension des prestations de Bénin-Control, la douane béninoise a pu enregistrer une recette de 322 milliards de  Fcfa à la fin de l’année 2012. Mieux, l’année qui a suivi, elle a enregistré un dépassement de 19 milliards en dehors du gap des 500 milliards fixés et obtenus ». Raison pour  laquelle, ils remercient le Chef de l’Etat d’alors (Boni Yayi) pour avoir supprimé ce partenariat qui n’a fait que ruiner les caisses de l’Etat. Au sujet du décaissement « frauduleux » des 2,7 milliards par Patrice Talon, Marcellin Laourou avait affirmé que l’homme d’affaires (Patrice Talon) était une menace pour le développement des activités douanières.

Mais ça, c’était avant. Autre temps, autre mœurs est-on censé de dire. Aujourd’jui le discours a changé de façon radicale.

La douane inquiète

Des soupçons de corruption à l’organisation de concours jugé frauduleux, la Douane fait maintenant parler d’elle par ces revirements spectaculaires au sujet du Pvi. Elle était le corps doigté à tort ou à raison comme le plus enclin à la corruption du fait de sa fonction. Au temps de Yayi, c’est l’organisation de concours « frauduleux » au profit de la Douane qui a alimenté la polémique. Aujourd’hui, la Douane en arrive jusqu’à battre en brèche les arguments qu’elle-même avait développé pour aller contre le Programme de vérification des importations. Demain sur quoi la Douane va-t-elle encore surprendre les Béninois ? Matin Libre reviendra sur quelques propos tenus par Marcellin Laourou contr le Pvi dans ses prochaines parution.

B.H

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Pour booster les commerces : Le portail market benin.com prochainement disponible

commerce

Une start-up développe depuis quelques mois une plateforme devant permettre de booster les activités des commerces et des artisans. Il s’agit de Marketbenin.com, une propriété de Marketing&quality Sarl.  

Marketbenin.com transformera le rêve de plusieurs Béninois. C’est un portail dédié au marché béninois qui  regorge d’informations complètes. Ce portail une idée du jeune Béninois Léonid Donald Quenum, responsable deMarketing &quality Sarl, ayant réuni autour de lui des passionnésdéterminés à améliorer les futurs clients du site web par des conseils, astuces, informations et guides pratiques. Marketbenin.com compte offrir aux entreprises la possibilité de faire la promotion de leurs produits, services ou marques sur de mini boutiques. Le nouveau portail se propose de valoriser les produits et les prestations en ajoutant des photos, des descriptifs, de créer un lien  direct avec les clients, de sonder leur opinion, de maintenir et développer leurs chiffres d’affaire. Il compte également augmenter la notoriété, d’occuper un espace non exploité par les concurrents, d’informer les clients et prospects avec les coordonnées et produits et rendre davantage visible les entreprises, leurs marques, produits et services. «Sachant que l’informatique change nos vies, notre manière de travailler, nous avons choisi d’évoluer vers des solutions toujours fiables, originales et intuitives», a déclaré Léonid Donald Quenum à Matin Libre. Et de poursuivre : « C’est un produit conçu pour une proximité entre les commerces et  les clients».  

Marketing & quality Sarl entend par ailleurs développer pour ses clients de nouveaux services en ligne à savoir bons plans, jeux, horoscope, météo et shopping. Une rubrique faite d’actualités africaines sera également développée. La nouvelle start-up qui promeut un business moderne, donnera aux commerces et aux artisans de plusieurs domaines d’activités la chance d’être tiré au sort deux fois par an et de disposer chaque fois d’une cagnotte de 100 mille francs Cfa chacun. Elle projette aussi d’organiser à la fin de chaque année pendant 10 jours une foire Marketbenin et tenir des rencontres d’échanges entre entrepreneurs prospères et des jeunes débutants. L’idée, a confié le patron de Marketing &quality Sarl, c’est de permettre aux jeunes ambitieux d’apprendre. L’abonnement au site web sera fixé à 10 000 F pour les commerces et à 2000 F Cfa pour les artisans.

A.S   

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Monopole du groupe Talon : Voici la route du coton béninois

coton

Dans sa parution du vendredi 16 décembre 2016, Matin Libre avait repris en manchette un article publié dans Jeune Afrique du mercredi 14 décembre 2016 intitulé : « Gestion de l'or blanc/Campagne 2016-2017 : Main basse programmée sur le coton! ». Dans cette publication, il était question de l’appel d’offre taillé sur mesure, qui avait permis d’écarter les concurrents des sociétés de l’ancien magnat du coton. Tout était fait pour que des semences à l’exportation, Sodéco et ICA soient les plus avantagées. Aujourd’hui,le Chef de l’Etat annonce un chiffre de 420 mille tonnes pour la campagne en cours. Dans un contexte où tout le processus est contrôlé par les sociétés du groupe Talon, on peut se demander quelle est la part qui revient à l’Etat béninois dans  cette campagne.

La Sodéco et l’ICA, deux sociétés du groupe Talon sont en amont et aval de la production de l’or blanc. Des semences jusqu’à la vente des résidus issus de la transformation des graines en huile, les sociétés de l’ancien homme d’affaire sont omniprésentes. Le groupe contrôle plus de 98% de la production du coton. Et pour preuve…

C’est la Sodéco qui met à la disposition des paysans les semences pour ce qui est des superficies à emblaver. Lesdites semences leur seront facturées au moment de l’achat du coton graine. Une fois les superficies emblavées, l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC), une structure autrefois contrôlée par Patrice Talon, lance un appel d’offre pour sélectionner les Importateurs et Distributeurs d’Intrants (Idi). Ceux-ci ont pour rôle de mettre à la disposition des paysans des intrants spécifiques sur site au niveau des Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc). Il s’agit des engrais, herbicides, produits phytosanitaires et des appareils de traitement. Les Idi s’occupent également du suivi et de l’encadrement des paysans, activités autrefois dévolues à la Sonapra.  Une fois le coton  récolté, la Sodéco procède à l’achat du coton graine chez les paysans après pesée sur les marchés auto gérés. Point n’est besoin de rappeler que c’est l’acheteur qui fixe le prix du Kg et qui soustrait du prix de revient le montant des semences et des intrants qu’il avait mis à la disposition des paysans. Le coton graine est ensuite convoyé vers les usines d’égrenage. Et là encore ce sont les usines de la Sodéco (10 au total sur les 18 que compte le pays) et de l’Ica (5/18), les deux sociétés du groupe Talon qui se taillent la part du lion puisqu’elles possèdent 15 des 18 usines du pays, sans compter le fait que l’usine Mci de Nikki, propriété de Martin Rodriguez, est actuellement en train d’égrener pour le compte de la Sodéco. Toutes ces usines qui égrainent pour le compte du même groupe, le groupe Talon, reçoivent près de 98% du stock total du coton. Vint alors l’étape de la commercialisation. Là aussi, il est retenu que c’est l’égreneur qui commercialise. Le coton produit par les paysans sera vendu par la Sodéco et l’ICA. Mais avant la commercialisation, Atral, une autre société du Groupe Talon entre en jeu. Cette société de transit et de logistique se charge des formalités d’exportation. Aucun camion ne peut venir au port de Cotonou sans passer par Allada, le siège de Atral. Mais ce n’est pas fini. Une fois les fibres du coton exportées, reste maintenant les graines. Elles sont envoyées vers les huileries. Et là encore la Société des huiles du Bénin (Shb) du Groupe Talon reçoit la plus grosse part. Ensuite, le reste est cédé à Fludor. Des graines sortent de l’huile et les tourteaux. L’huile est vendue pour la consommation à l’intérieur comme à l’extérieur de même que les tourteaux qui servent de nourriture pour le bétail.

Que gagne l’Etat ?

Sur toute la chaîne de production, des semences jusqu’à la vente des résidus, on peut se demander où est-ce que l’Etat intervient et quelle part du marché lui revient. Autrefois, c’est la Sonapra qui s’occupait de la commercialisation des fibres du coton et l’argent entrait alors dans les caisses de l’Etat. Mais cette période est révolue. Depuis la privatisation de l’outil industriel de la Sonapra, la société est vidée de sa substance.Tout a été fait pour que les privés prennent le monopole. Et avec l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon qui contrôle la filière par le biais de ses nombreuses sociétés, tout l’argent du coton va dans les caisses des sociétés comme la Sodéco et l’ICA alors que dans le même temps, ce sont les routes réalisées à grands frais par l’Etat qui se dégradent sous le poids des camions remplis de balles de coton.Dès lors, on peut se demander si sous l’actuelle gouvernance, il y a un intérêt pour le Bénin de continuer à faire du coton, sa principale culture de rente…

Worou BORO

route-du-coton

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Filière coton : Les statistiques qui mettent à nu Patrice Talon

patrice talon

Samedi dernier, lors de son show médiatique, le Chef de l’Etat aurait-il fait économie de vérité sur les statistiques du coton du temps où il était l’acteur principal ?des superficies emblavées à la quantité de coton produite, les chiffres du temps où Patrice Talon avait le monopole comparés à la période où l’Etat a pris en main la filière disent tout le contraire de ce que le Président de la République a affirmé samedi 08 avril dernier.

Sous l’ancien régime, lorsque l’homme d’affaires Patrice Talon avait le monopole dans la filière coton, les résultats étaient mauvais pour le Bénin. L’évolution des emblavures de coton de 2006 à 2015 montre clairement que Patrice Talon avait tué la filière. Les emblavures sont passées de 191.216 superficies en 2005-2006 (sous le monopole de Talon) à 405.400 en 2014-2015 et 306.000 en 2015-2016.

Le constat est identique au niveau de la production cotonnière de 2006 à 2015. Sous le monopole Talon, la production a chuté, selon les statistiques officielles : 190.857 tonnes en 2005-2006 à 174.052 tonnes en 2011-2012. Il a fallu la période de transition au cours de laquelle l’Etat a repris ses attributions pour redonner le sourire aux producteurs, avec des résultats encourageants : 240.028 tonnes en 2012-2013 à 303.000 tonnes en 2015-2016.

Le monopole Talon dans la filière a eu des impacts négatifs sur la croissance économique. Au moment où l’homme d’affaires gérait lui seul la filière comme il voulait, le taux de croissance du Bénin était catastrophique : 1,7 en 2005; 3,9 en 2006; 4,9 en 2008; 2,3 en 2009; 2,1 en 2010; 3,0 en 2011 et 4,6 en 2012. La fin du monopole Talon a fait booster la croissance : 6,9 en 2013; 6,5 en 2014 et 5,2 en 2015. Ce qui a fait augmenter le taux d’investissement, 29,0 % du PIB en 2015 contre 19,3 % en 2012 sous Talon.
C’est dire que depuis que l’Etat a repris la gestion de la filière coton, sous l’ancien régime, mettant fin au monopole sauvage dans le secteur, la production avait augmenté et les producteurs étaient mieux rémunérés. La superficie des emblavures s’était accrue; la production cotonnière avait plus que doublé; le prix de cession des engrais aux producteurs avait également connu une nette amélioration de même que le prix de cession des insecticides aux producteurs.

Contrairement donc aux allégations de l’homme d’affaires Patrice Talon devenu Chef de l’Etat, samedi dernier, sur la télévision nationale, sous l’ancien régime, la production du coton sous le régime du monopole de Talon, n’a fait que chuter jusqu’en 2012. Les producteurs ne se retrouvaient pas dans la production qu’on leur attribuait. Les intrants sont livrés au prix du monopole. Les subventions sont versées par l’Etat dans les porches de Talon. De Soglo à Yayi en passant par Kérékou, sur la base de décrets et d’arrêtés qui l’arrangeaient et qui faussaient la concurrence, plus de 600 milliards de F Cfa de subvention cotonnière lui avaient été décaissés.

Les 420.000 tonnes de coton annoncées pour la campagne cotonnière en cours sont irréalistes et irréalisables au regard des réalités de terrain. Talon avait tué la filière et continue de la tuer. Et pour masquer les statistiques, il a fait renvoyer 1200 agents d’encadrement en septembre 2016, des agents chargés du pesage. Résultat : plus de ponts bascules et de tracking dans les usines. Le résultat réel de la campagne cotonnière en cours sera néfaste.

Worou BORO

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Tableau Coton2

Tableau Coton3

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Secteur Cajou : Le gouvernement multiplie les décisions illégales

gouvernance

L'examen du point 4 du conseil des ministres du 6 avril 2017 soulève à nouveau de graves irrégularités dans le respect de la Constitution et des conventions internationales ratifiées par le Bénin.

Extrait du relevé du Conseil des ministres de ce jour:

4- Exportations de noix brute de cajou
A l’issue de la séance, le Conseil a adopté le décret portant instauration d’un prélèvement supplémentaire de 50 FCFA par kilogramme de noix brute exportée, indépendamment de la taxe de 10 FCFA prévue par la loi de finances gestion 2017.
Ce prélèvement est liquidé au cordon douanier avant toute exportation.
Par ailleurs, l’exportation de la noix de cajou brute par voies terrestres est interdite.

1ère réflexion : L'illégalité de la fixation d'un prélèvement de 50 F CFA par kilogramme de noix brute exportée par le gouvernement.

Sur la légalité de la taxe : la prérogative de fixer des taxes ou prélèvements douaniers est la compétence exclusive de l'assemblée nationale. (article 96 et 98 alinéa 8 de la Constitution du 11 décembre 1990). En décidant délibérément de percevoir une contribution supplémentaire de 50 F CFFA par kilogramme sur noix brute exportée, le gouvernement viole la Constitution. La jurisprudence de la Cour constitutionnelle est abondante à ce propos.

2ème réflexion : L'illégalité de la décision d'interdiction de l'exportation de la noix de cajou par voie terrestre.

Le Bénin est membre de la CEDEAO et de l'UEMOA et à ce titre a signé  le protocole de traité sur la libre circulation des personnes et des biens (cf. Traité de l’UEMOA, paragraphe c de l’article 4 qui énonce les objectifs de l’Union, mentionne très clairement quele marché commun à construire doit être « … basé sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée… ». En décidant unilatéralement d'interdire l'exportation de la noix de cajou par voie terrestre, le gouvernement viole les traités internationaux et par analogie la Constitution du 11 décembre 1990.

Sur le fondement de ces 2 points, la Cour constitutionnelle peut être saisie pour la violation de la Constitution.

Worou Boro

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Port autonome de Cotonou : Pourquoi le contrat Pvi avait été résilié

patrice-talon

Le Conseil des ministres du 15 mars 2017 a décidé de la reprise des activités du Programme de vérification des importations – Nouvelle génération au Port de Cotonou. La société Bénin Control du Chef de l’Etat renait donc de ses centres, depuis le 1er avril 2017. Au regard de ce que le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Pascal I Koupaki, le contrat du PVI a annoncé, le contrat avait été bel et bien résilié. Et pour cause.

Le Gouvernement d’alors était passé de la mise en demeure (le 25 avril 2012) au Conseil d’Administration de Bénin Control SA à la résiliation du contrat N°20/ MEF/ MPDEPP-CAG/ MDCEMTMIP/ DNCMP du 9 février 2011. «Le marché vous a été attribué à cause des références techniques de SGS qui dispose d’une bonne expérience dans la mise en place du PVI pour le compte des gouvernements. Mieux, la notification d’attribution définitive du marché a été faite au groupement SGS-BENIN CONTROL; malheureusement SGS a disparu et les documents que vous produisez ne comportent que BENIN CONTROL qui est sans expérience en matière de PVI. C’est ainsi que nous notons que le contrat a été signé par vous même au nom de BENIN CONTROL SA et non au nom du Groupement SGS-BENIN CONTROL SA», fait constater le Secrétaire Général du Gouvernement au Président du Conseil d’Administration de Bénin Control SA dans un courrier en date du 25 avril 2012. Que s’est-il alors passé pour que le contrat soit résilié ?

Les vraies raisons de la résiliation du contrat du PVI

Dans une correspondance en date du 22 août 2012, la Directrice nationale de contrôle des marchés publics, Bibiane ADAMAZE SOGLO, a résilié le marché relatif à la mise en place du PVI de Nouvelle Génération. Et pour cause, le Groupement SGS-Bénin Control a été déclaré attributaire définitif de ce marché signé le 09 février 2009. Mais en juin 2011, le Ministre de l’économie et des finances a été saisi par la Société Générale de Surveillance (SGS)-SA, opérateur de référence du Groupement SGS-Bénin Control, qui déclarait n’être plus impliqué dans le PVI et de ce fait ne sera plus en mesure d’assurer la moindre assistance technique, financière ou autres relativement à ce programme comme prévu dans la soumission du Groupement.

Le 20 août 2012, l’autorité de régulation des marchés publics, donnant son avis sur ledit contrat, a affirmé que «le retrait de la Société SGS alors qu’elle est le représentant légal et le mandataire du groupement remet en cause l’existence du contrat dès lors qu’aucun autre membre dudit groupement n’est habileté à traiter avec l’Autorité Contractante qui se retrouve sans interlocuteur légitime pour l’exécution de ce contrat». Ibrahima Soulémane avait alors donné son avis favorable pour la résiliation du marché, après également avis favorable de la Direction nationale de contrôle des marchés publics.

Comme si cela ne suffisait pas, le 07 mai 2012, le vice-président de la SGS, Roger Kamdem Kamgaing, a fourni certaines informations au Gouvernement béninois pour montrer la bonne foi de son entreprise. Il ressort de ses clarifications que c’est Patrice Talon qui avait pris contact, fin 2010, avec la SGS pour la rassurer sur la transparence dans la passation des marchés publics au Bénin. La SGS a donc accepté collaborer avec «le roi du coton». Mais, selon les explications de Roger Kamdem Kamgaing, une fois l’appel d’offres du PVI signé, «Bénin Control a décidé de revoir les termes du contrat qui le lie à la SGS du point de vue opérationnel et financier». A en croire une note diplomatique, «cette difficulté s’est accompagnée du malaise créé par la décision de Bénin Control de surévaluer le coût des prestations au Gouvernement». SGS avait souligné que «le taux appliqué par Bénin Control pour ses prestations était trop élevé par rapport aux standards internationaux et mérite d’être sérieusement révisé à la baise pour donner du souffle à l’économie béninoise».

Face à cette situation, SGS a décidé de se retirer du projet. Elle avait immédiatement averti le Ministre de l’économie et des finances. Sa part du capital avait été cédée à Bénin Control.

Les conséquences du PVI

Contrairement aux objectifs qui ont conduit à la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération (PVI-ng), notamment la compétitivité  du Port Autonome de Cotonou, le Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération, a été identifié au titre des obstacles qui n’ont pas accéléré cette compétitivité. Selon le conseil des ministres du 2 mai 2012, il n’a pas favorisé l’amélioration attendue du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  sur des ressources de l’Etat notamment des ressources douanières. «De même, les effets de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  ont contribué à une escalade des prix dans les marchés, dégradant du coup le pouvoir d’achat de nos concitoyens», fait constater ledit conseil des ministres.

C’est sur cette base que le Conseil des Ministres, à l’issue de sa séance du 25 avril 2012, avait pris ses responsabilités pour sauver le port et l’économie nationale. Car le risque de menaces de boycott du port de Cotonou par certains pays de l’hinterland (Burkina- Faso, Niger, Mali, etc.) qui s’opposaient au scanning des marchandises en transit et destinées à leurs pays était grand.

En résumé, le contrat du PVI avait été légalement résilié pour des raisons bien précises et convaincantes. Et Talon et Koupaki le savent très bien. C’est d’’ailleurs pourquoi le peuple béninois appelle au retrait «immédiat» du PVI pour éviter les souffrances de 2012.

M.M

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Investissement dans le capital humain: au milieu d’une récession économique, UBA promeut 3 000 employés

UBA

- 25% du personnel de l’institution financière leader en Afrique récompensés

- Le DG du Groupe, Kennedy Uzoka: “Si l’on prend bien soin des membres du personnel, ces derniers prendront bien soin des clients ”.

United Bank for Africa (UBA), la banque de choix de l’Afrique à l’échelle mondiale, Africa’s Global Bank, opérant dans 19 pays africains, a annoncé la promotion de 3 000 membres du personnel, renforçant son engagement en matière d’investissement dans le capital humain et de progression de carrières dans le difficile environnement opérationnel actuel. Des promotions ont été faites au sein du réseau de UBA à travers le monde.

Dans un mémo adressé le lundi 3 avril 2017 à tout personnel du Groupe, le DG du Groupe, Kennedy Uzoka, a déclaré: “Depuis ma récente prise de fonction en tant que DG du Groupe, l’une de mes priorités a été de répondre aux besoins du personnel, car je crois fermement que si l’on prend bien soin des membres du personnel, ces derniers prendront bien soin des clients - nos ultimes employeurs”.

“L’investissement dans le capital humain est essentiel à notre réussite. C’est le produit de notre capacité à investir à long terme et à créer une institution durable. C’est le fondement de notre détermination à être le leader du secteur bancaire africain axé sur les clients”.

En plus des promotions à travers le Groupe, M. Uzoka a dévoilé un nouveau modèle d’avancement du personnel et l’extension de l’actuel prêt véhicule du Groupe à 1000 employés précédemment inéligibles. Ces politiques répondent directement aux commentaires recueillis du personnel dans le cadre du sondage sur l’engagement des employés qui, selon le DG du Groupe, ont contribué à définir les investissements actuels et futurs dans le capital humain. Le nouveau modèle d’avancement du personnel démocratise l’accès aux rôles et aux opportunités de carrières et de leadership au sein de la banque. Chacun des membres du personnel peut maintenant - quelle que soit sa piste - aspirer à des postes de leadership, une fois que toutes les conditions objectives sont remplies. La réforme des disparités entre la Piste de leadership (Leadership Track) et la Piste de Service (Service Track), qui a été une source de frustration pour certains membres du personnel qui doivent jusqu’ici se voir convertir de pistes pour progresser professionnellement, illustre une fois de plus l’engagement de UBA à créer un environnement où la compétence et le mérite sont récompensés.

Le PCA du Groupe, Tony Elumelu, a félicité la direction générale de UBA, en se référant au difficile environnement commercial actuel. Il a encouragé le secteur à suivre l’exemple de UBA, en plaçant ses employés à la tête de ses priorités. “Promouvoir à cette échelle et créer des opportunités de carrières pour le personnel à un moment comme celui-ci est une preuve de leadership du secteur et cela est digne d’émulation. Ce n’est pas un hasard si cela se produit après l’annonce de nos solides résultats de 2016 et la distribution plus tard cette semaine de dividendes à nos actionnaires. Nous voulons faire partager notre succès à toutes nos parties prenantes clés”. Le PCA du Groupe a poursuivi en se félicitant de la politique équitable de la banque: “Je félicite la banque pour la création des opportunités de carrières solides et méritocratiques pour tout le personnel à un moment où certains dans notre secteur sont en train de réduire les effectifs ou de précariser leurs emplois. C’est vraiment remarquable”.

UBA a récemment annoncé des revenus de NGN 384 milliards pour 2016, soit une croissance impressionnante de 22% par rapport à 2015 et a également enregistré une croissance de 32%  de son bénéfice avant impôts qui s’établit à NGN 91 milliards. La forte performance reflète également la culture intégrée du service clientèle, motivée par l’engagement et la satisfaction des employés.

L’engagement de UBA à l’égard de son réseau panafricain dans son ensemble s’est traduit par une série de récompenses, dont cinq prix de ‘Banque de l’année’ pour les filiales du Gabon, du Congo-Brazzaville, du Sénégal, du Cameroun et du Tchad, lors du Prix annuel du magazine ‘The Bankers’ à Londres et l’édition de 2016 du Prix EMEA du secteur financier et bancaire par le leader des publications financières – le Magazine EMEA Finance.

M. Uzoka a conclu le mémo sur une note encourageante, en exhortant les employés de UBA - Lions et Lionnes - à “continuer d’incarner chaque jour nos valeurs fondamentales - dans la quête continue de notre énoncé de mission: Excellent Service…Garanti!” Ce conseil est opportun car le personnel est dans les étapes finales des préparatifs du Forum du PCA du Groupe qui débute le mercredi 5 avril et comprend une série d’événements, dont l’AGA du Groupe et l’annuel UBA CEO Awards tant attendu. Au cours du Forum, les cadres supérieurs de la Banque auront l’occasion de partager et tirer parti des meilleures pratiques dans les 18 filiales africaines de UBA et ses opérations à New York, Paris et Londres, réfléchir sur la performance du Groupe au cours de l’année écoulée et identifier les moyens pour renforcer la croissance à court, moyen et long termes.

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Edition 2017 du livre “L’essentiel de la fiscalité béninoise“ : Susciter une meilleure adhésion aux obligations fiscales

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Le livre “l’essentiel de la fiscalité béninoise“ édition 2017 a été lancé vendredi, 31 mars 2017 dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Ce livre, est écrit par des spécialistes et des praticiens de la fiscalité réunis au sein du réseau fiscalité et juriste associé (Fja). Elle s’adresse essentiellement aux dirigeants, cadres des entreprises, administrations et particuliers.

Présenter dans un langage moins technique mais plus pratique la fiscalité béninoise et de la rendre plus facile a tous. Tel est le but visé à travers l’édition du présent ouvrage intitulé « L’essentiel de la fiscalité béninoise ». Une démarche qui vise à susciter une meilleure adhésion à l’accomplissement spontané de la bonne foi des obligations fiscales. Cet ouvrage est structuré en cinq parties que sont l’impôt sur le revenu des personnes physiques (Irpp), l’imposition des résultats de l’entreprise, la taxe sur la valeur ajoutée et les autres impôts et taxes indirects. Il aborde également l’imposition de capital et le contrôle fiscal et le contentieux. Pour Guédou Maxime Associé et cogérant du cabinet Fja, le droit fiscal en général et la fiscalité en particulier, restent tributaires des variations des activités économiques et des lois des finances. « La bonne maitrise de la fiscalité et le bon respect de ses règles constituent des facteurs clés dans la gestion efficiente de la trésorerie et du patrimoine tant au niveau des entreprises que des particuliers » a-t-il ajouté. Guédou Maxime déclare que l’avènement de ce livre constitue la solution à tous les problèmes d’ordre fiscal. Selon le représentant du président du conseil national du patronat du Bénin (Cnpb) Hounouvi Bernard, ce livre permettra à tout opérateur économique de comprendre l’essentiel des dispositions fiscales et de pouvoir s’y conformer. Il poursuit en disant que la raison pour laquelle le Cnpb soutient la sortie de cet ouvrage est qu’il apportera une plus value certaine aux opérateurs économiques. Quant à Jean-baptiste Satchivi président de la Ccib et ayant préfacé cet ouvrage, il souligne la nécessité de travailler ensemble pour bâtir une fiscalité de développement. Il espère que ce livre permettra aux entreprises d’entrer dans la dynamique des impôts payés au bien de tous. Selon Servais Adjovi représentant le ministre de l’économie et des finances, cette deuxième édition du livre l’essentiel de la fiscalité béninoise est une contribution à la formation au civisme fiscal, à la transparence des procédures fiscales(…). Il ajoute que la particularité de cet ouvrage est de rendre accessible les dispositions fiscales aux usagers de l’administration fiscale afin qu’ils exercent librement leurs droits et leurs obligations. Il permettra aussi aux usagers poursuit-il de renforcer le civisme fiscal et d’entretenir l’équité fiscale.

A.B

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Lancement de la campagne Banktheyouth : Pour l’accès aux services financiers des jeunes

economie

Le Premium palace de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, jeudi 30 mars 2017, le lancement de la campagne Banktheyouth. Une initiative du Programme des Nations-Unies pour le développement(Pnud) pilotée par le Fonds d’équipement des Nations-Unies (Uncdf). Pour Gilbert Poumangue, représentant résident adjoint du Pnud au Bénin, la population béninoise est «extrêmement» jeune. La campagne Banktheyouth souhaite, selon son propos, rassembler toutes les parties prenantes à savoir, le gouvernement, les prestataires de services financiers, les organisations au service des jeunes, pour promouvoir les meilleures pratiques en matière d’inclusion financière des jeunes. Ceci, afin de leur permettre d’investir dans leur éducation, entreprises, etc. Au Bénin, confie-t-il, les jeunes âgés de 15 à 35 ans représentent 30% de la population tandisque les moins de 15 ans représentent 50% et seulement 8% des jeunes ont un compte bancaire. Ces derniers, fait-il observer, font face à de nombreux obstacles pour l’accès aux services financiers. Pour diverses raisons, poursuit-il, les opportunités d’emplois restent encore faibles surtout dans le secteur formel. L’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, la problématique de l’entreprenariat et de l’accès au financement pour les activités, représentent un frein important à l’employabilité des jeunes, à l’écouter. «Le système des nations-Unies travaillent aux côtés des autorités béninoises pour mettre en œuvre de nombreux projets pour résoudre le chômage des jeunes, améliorer l’accès des populations aux services de crédit de microfinance, et promouvoir l’inclusion financière ou encore la création des activités génératrices de revenus à travers des projets», a affirmé Gilbert Poumangue. Ata Cissé, spécialiste régionale de la finance des jeunes, ne dira pas le contraire. Elle va appeler l’assistance à souscrire à la campagne et à œuvrer pour son essor. Déjà, des ambassadeurs d’impact qui appuient les objectifs de la campagne ont reçu leur certificat. Entre autres ambassadeurs, l’Organe consultatif de la jeunesse (Ocj) présent à l’occasion à travers la personne de son président Thomas Singbo. Rappelons que Diamond bank se veut le partenaire bancaire de cette campagne.

C K

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6e session ordinaire du CA de Mca-Bénin II : De fructueux échanges pour de belles perspectives

mca

Les membres du Conseil d’administration de Mca-Bénin II se sont réunis en session ordinairehier, jeudi 23 mars 2017, sous la houlette du président de l’institution, le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Cette session qui a connu de l’étude de plusieurs dossiers, marque l’imminence de l’entrée en vigueur du deuxième compact.

Plusieurs points étaient à l’ordre du jour de la 6e session ordinairedu Conseil d’administration de Mca-Bénin II. Il s’agit notamment des questions relatives au point de la mise en œuvre des résolutions de la cinquième session ordinaire du Conseil d’administration, de l’étude et ratification des modifications apportées aux documents de décaissement des Fonds de la mise en œuvre du Programme (Cif) pour le trimestre de janvier à mars 2017 avant approbation par Mcc et l’étude et ratification des documents de décaissement des Fonds de la Mise en œuvre du Programme (Cif) pour le trimestre d’avril à juin 2017. Les conseillers ont également procédé à l’étude et approbation des modifications apportées au Plan de passation des marchés financés par le Cif et la contribution du gouvernement pour la période de novembre 2016 à mars 2017, l’étude et approbation des modifications apportées aux documents de décaissement des Fonds du 609(g) pour le trimestre de janvier à mars 2017 avant approbation par Mcc, ainsique l’étude et ratification des documents de décaissement des Fonds du 609(g) pour le trimestre d’avril à juin 2017. Par ailleurs, plusieurs autres dossiers ont fait l’objet d’étude par les conseillers, notamment, l’étude et approbation du Budget détaillé de la contribution du gouvernement pour le trimestre d’avril à juin 2017, l’étude et Approbation du Plan de passation des marchés financés par le Cif et la Contribution du Gouvernement pour la période d’avril à septembre 2017, l’étude et approbation du Système de Gestion environnementale, sociale, santé et sécurité, l’étude et approbation des modifications apportées à l'organigramme de Mca- Bénin, l’étude et approbation des modifications apportées au modèle de contrat de travail des agents de la catégorie de conducteurs de véhicules administratifs et assimilés et l’étude et adoption du projet de résolutions.

Des avancées significatives en vue du deuxième compact

A l’ouverture de la séance, le Coordonnateur National de Mca-Bénin,Samuel Batcho, a fait l’état des préparatifs à l’aune de l’entrée en vigueur du deuxième Compact prévu pour au plus tard la fin du mois d’avril 2017. A l’en croire, Au cours du premier trimestre de l’année 2017, Mca-Bénin II a quasiment finalisé son installation.  Le recrutement du personnel est quasiment achevé, ce qui a permis la tenue d’un atelier de team building les 15, 16 et 17 février 2017 au Millennium POPO BEACH d’Agoué. Les travaux d’aménagement des bureaux sont pratiquement achevés. Le déploiement du système de gestion de l’information quant à lui est dans sa phase active. En ce qui concerne, la satisfaction des conditions préalables critiques à l’entrée en vigueur, des progrès significatifs ont été enregistrés notamment à travers l’élaboration du Contrat plan entre l’Etat et la Sbee qui sera bientôt soumis à l’adoption du Conseil des ministres et l’avancée des discussions relatives à la mise en œuvre de l’actualisation du plan de paiement des arriérés de l’Administration publique vis-à-vis de la Sbee et sa mise en œuvre. Et selon ses propos, « au regard des avancées significatives obtenues avec le concours combien précieux du Gouvernement béninois et le soutien indéfectible du Millennium Challenge Corporation », les perspectives sont prometteuses. Le coordonnateur espère donc pouvoir compter avec les résolutions de la session,pour disposerdes moyens matériels et financiers nécessaires à la poursuite de la satisfaction des dernières conditions préalables à l’entrée en vigueur du Compact. Il a pour finir exprimé sa reconnaissance aux différents acteurs pour leurs rôles déterminants dans le processus. S’inscrivant dans la même perspective, Le président du Conseil d’administration de MCA-Bénin II, le ministre du plan Abdoulaye Bio Tchané, a adressé ses vives félicitations aux uns et autres pour tout ce qui a été entrepris en vue de l’entrée en vigueur du compact. « Cette entrée en vigueur sera à n’en point douter, le couronnement d’un travail important accompli par tous et la confirmation que nous sommes sur la bonne voie », conclura-t-il.
 

Thomas AZANMASSO

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