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Economie

Filière palmier à huile au Bénin : Les députés plaident pour sa relance

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La question orale au gouvernement sur la filière palmier à huile posée par le député DakpèSossou a été le deuxième dossier abordé par les parlementaires hier jeudi 5 janvier 2017.  Des interventions des députés, il ressort clairement que tous veulent de la relance de la filière du palmier à huile qui est bénéfique pour notre économie.

D’entrée de jeu et comme il est de coutume parlementaire,  il est revenu à l’auteur de la question, le député Dakpè Sossou de donner lecture de ses préoccupations. Ensuite le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a apporté les réponses du gouvernement quant aux préoccupations de la représentation nationale. A cette occasion, les parlementaires ont fait la genèse de la filière palmier à huile qui faisait la fierté du Benin par le passé. Pour le député Marcelin Ahonoukoun, c’est grâce au palmier à huile que le Dahomey est connu et tous venaient s’imprégner de l’expérience du Bénin dans ce domaine. Aujourd’hui malheureusement, le Bénin a quitté la place des premiers pour se retrouver à la dernière place, a déploré l’honorable Rosine Dagniho qui par ailleurs a confié qu’il urge de relancer la filière palmier à huile au risque de commettre un crime contre la jeunesse. Pour le député Sabai Kate, les colons ont travaillé sérieusement en érigeant d’importantes infrastructures pour le compte de la filière et il serait souhaitable que le Parlement dépêche une équipe sur le terrain pour constater l’état dans lequel se trouvent ces infrastructures.

Kola Paqui

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Fourniture d’intrants coton/Campagne 2017-2018 : La preuve que Talon, tamtameur et danseur

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(Tout sur l’appel d’offres taillé sur mesure)
Dans sa parution du jeudi 15 décembre 2016, votre journal Matin Libre titrait en manchette : Gestion de l'or blanc/Campagne 2017-2018 : Main basse programmée sur le coton!... Ledit article, tiré de Jeune Afrique, indiquait que « L'ombre de Patrice Talon plane sur l'ambitieux appel d'offres de la filière cotonnière du Bénin », un avis d'appel d'offrespublié le lundi 5 décembre par l'Association interprofessionnelle du coton (AIC) du Bénin pour satisfaire les besoins annuels en engrais et en produits phytosanitaires de la filière pour la campagne 2017-2018.L’auteur de l’article est allé loin en s’appuyant sur le fait que le cahier des charges dudit appel d’offres devrait éliminer, d'entrée de jeu, les opérateurs de taille moyenne tant il est exigeant...Un mois après, les faits sont là. Du moins, si l’on s’en tient à la livraison de Jeune Afrique d’hier jeudi, sur son site. Eu égard aux détails donnés par nos confrères sur ce processus de fourniture d’engrais pour la prochaine campagne cotonnière, tous les ingrédients sont réunis pour dire que Patrice Talon, président de la République est à la fois tamtameur et danseur dans le secteur cotonnier. Rien ne lui échappe ; même les appels d’offres sont visiblement taillés sur mesure. Lisez plutôt les derniers développements proposés à cet effet par Jeune Afrique.

La Sodeco, sous contrôle de Patrice Talon, seul candidat qualifié à l'appel d'offres pour la filière cotonnière!

Selon les informations de Jeune Afrique Business+, la SODECO, la Société de développement du coton sous contrôle du président du Bénin Patrice Talon par le biais de ses enfants, ressort comme l'unique participant retenu à l'appel à candidatures pour satisfaire les besoins en engrais de la prochaine campagne de coton au Bénin.

Dans un article publié le 9 décembre dernier, Jeune Afrique Business+ expliquait comment le cahier des charges de l’appel à manifestations de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) éliminerait d’emblée nombre de prétendants de la course en raison des conditions financières très exigeantes de participation. Sur les quatre propositions effectivement remises, seule la SODECO a finalement été retenue.

Les trois autres soumissionnaires étaient la SICREP, société de matériel et d’équipements agricoles de Paulette Kidjo, la sœur de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ; et deux sociétés inconnues, Klass International et Unidis. Mais, contrairement à la SODECO, aucune d’entre elles n’a pu être qualifiée faute de pouvoir remettre les chèques certifiés par les banques locales d’un montant de plusieurs milliards de F CFA. Elles disposaient toutefois d’attestations de financements de banque béninoises.

De sources locales, certains candidats ayant tenté à plusieurs reprises d’obtenir les chèques en question n’ont pu le faire car les administrateurs des établissements bancaires compétents pour ce genre d’opération leur ont opposé une fin de non-recevoir, ou étaient tout simplement absents.

Challenge, l’entité du pasteur évangéliste Augustin Toudji Sossa, était également sur les rangs, mais son représentant étant arrivé en retard à la séance d’ouverture des plis ce matin(hier jeudi 5 décembre 2016 NDLR) à 10h à Cotonou, son offre n’a pas été prise en compte!
La séance, qui a validé les offres dans la foulée, était présidée par Mathieu Adjovi, l’un des fidèles de Patrice Talon, et dirigeant de l’AIC, également arrivé en retard! Il était flanqué à sa droite de Bertin Adeossi, l’ancien DG de la SDI, le groupe de Patrice Talon, et actuel responsable de l’organisme semi-public ProCAD (Programme cadre d’appui à la diversification agricole).

Mathieu Adjovi a refusé de révéler le montant de l’offre de SODECO et de celles des dossiers retoqués.

Rappelons que lors de la précédente campagne, la SODECO avait acheté, entre avril et juin 2016, en gré à gré, et dans l’urgence, près 70 000 t d’engrais à la société suisso-singapourienne Mekatrade, couvrant ainsi déjà à l’époque la totalité des besoins de la filière coton du pays.

La notification officielle des passations de marché devrait être annoncée demain(ce vendredi NDLR) à 15h par Mathieu Adjovi.

Dix lots étaient proposés en tout, dont trois pour l’engrais (de 165 000 t représentant une valeur d’environ 80 millions de dollars) et sept pour des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides, etc.). Pour ces derniers marchés, Af-ChemSodaco, société du groupe SDI, était également pressentie, mais elle n’est finalement pas apparue. SODECO devrait toutefois la solliciter pour satisfaire les lots.

Pour honorer les lots d’engrais, SODECO devrait probablement se tourner vers l’OCP marocain (engrais NPK), qui dispose d’un bureau à Cotonou, et, pour l’urée, vers les fournisseurs russes, nigérians ou égyptiens.

jeuneafriquebusinessplus.com

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Coupables de légèreté et de rançonnement : Quatre douaniers mis aux arrêts de rigueur

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Des sanctions disciplinaires viennent d’être prononcées à l’endroit du Brigadier des douanes Mamadou Bio Yaou Moctar et des agents de constatation des douanes, Alatche Babatundé, Zountchémè Bienvenu et Aclassato M.S. Giscard. Ces agents de la douane ont été punis de quarante-cinq (45) jours d’arrêt de rigueur pour avoir fait montre de légèreté et de mauvaise exécution de services. Des sanctions prononcées par le Directeur général adjoint des douanes et droits indirects, Philibert Oyeniran en application des dispositions des articles 83 paragraphe a et 89 du décret n°2016-129 du 17 mars 2016 portant règlement du service de l’administration des douanes. Ils sont accusés d’avoir laissé sortir deux conteneurs de boissons alcoolisées du Port autonome de Cotonou, des véhicules d’occasion sans aucun contrôle douanier. Il est reproché à l’un d’entre eux, d’avoir utilisé un véhicule administratif pour transporter des boissons étrangères. Leur sanction a été corsée par le ministre des finances qui a décidé de leur radiation du tableau d’avancement pendant deux années consécutives. Les intéressés purgent leur peine à la cellule du Camp Guézo.

Aziz BADAROU

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Vente d’eau ensachée à Cotonou et environs : “Pure water“ souille plutôt l’organisme !

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L’industrie de production et de vente d’eau ensachée communément appelée “Pure water“ est en pleine expansion à Cotonou. Tellement rentable et n’exigeant guère un local ou encore un fonds de commerce, le commerce de cette eau draine du monde. Ainsi, “Pure water“ est commercialisé dans tous les coins de rue, dans les mains, hors de tout contrôle sanitaire et de règlementation. Le plus inquiétant est que les conditions d’ensachement et la qualité de cette eau font de “Pure water“, une souillure pour l’organisme humain, l’exposant généralement à de graves maladies diarrhéiques.

“Pure water est une eau que moi je prends souvent et chaque fois que je finis de manger. Que ce soit en déplacement ou non, c’est l’eau que je prends ». Cette affirmation de Moudachirou Boukari rencontré au marché Dantokpa démontre simplement combien “Pure water“ est consommée à Cotonou avec tous les risques y afférents. Si se désaltérer reste un besoin que nous ressentons à tout moment de la journée, le satisfaire nous expose parfois à de graves maladies diarrhéiques.  Inutile de faire le tour de la ville pour comprendre que le produit qui se distribue le plus facilement à Cotonou est cette eau ensachée. A longueur de journée, des motocyclettes à quatre (4) roues défilent et déversant sur le marché, ces sacs d’eau dont on ne connait toujours pas la provenance ni les conditions d’ensachement. « Lorsque les conditions d’ensachement de l’eau ne sont pas réunies, il y a des micro-organismes qui sont stockés dans ces sachets. Et lorsqu’ils trouvent des conditions favorables au développement de ces germes à travers l’ensoleillement, ces micro-organismes se multiplient », a clarifié l’ingénieur Adandédji, spécialisé en éco-hydrologie. Des micro-organismes engendrent des maladies diarrhéiques, le choléra, sans oublier le développement de petits virus et des verres, poursuivit-il. La mauvaise qualité de l’eau peut également occasionner les mêmes affections. Voilà donc autant de risques auxquels s’exposent quotidiennement les pauvres populations de Cotonou qui, pourtant semblent conscients du danger. Si pour Agondanou Gildas, il n’est pas rare de s’offrir de l’eau qui sent mauvais, Abekè Gbadamassi reconnait avoir acheté parfois de “Pure water“ ayant un goût salé et qui pourrait être qualifiée de tout sauf d’eau potable. Selon les confidences de cette dernière, beaucoup de commerçants véreux préfèrent utiliser une eau autre que celle du robinet. L’autre indice défavorable est relatif au conditionnement de l’eau. « Le sachet étant produit à base du pétrole, son contact avec de l’eau est nocif pour la santé.  Ce qui paraît davantage dangereux, c’est lorsque ce contact dure des jours et pire lorsque l’eau ensachée est mise dans la chaleur. Il y a ce qu’on appelle le phénomène d’osmose et les risques de cancer. Ils sont à ce niveau élevés »,a expliqué le nutritionniste Soumonla Arouna. Le rythme irrégulier de congélation de l’eau reste aussi inquiétant. « Le fait de rafraîchir l’eau et de l’exposer par la suite à la chaleur et de la refroidir constitue un danger, puisque le sachet est soumis à des températures irrégulières. Ce qui avance sa désagrégation rapide. Et lorsque le sachet se désagrège, le poison qu’il contient est directement transféré à l’eau qui est par la suite consommée »,fit-il savoir.

La police sanitaire limitée, les grossistes  tuent à petits coups…

Nous sommes ici à Akpakpa-Sènadé dans la firme de production de Pure water d’El hadji Alimi.  Le grossiste nous confie n’avoir jamais reçu la visite de la police sanitaire. Cependant, la plupart des unités de production visitées à Aidjèdo et sikècodji reconnaissent avoir reçu, il y a des mois, quelques descentes d’inspections de la police sanitaire. Existant en nombre très réduit sur le territoire national, cette unité spécialisée de la police n’arrive pas à accomplir convenablement la mission qui est la sienne. Une situation profitable aux grossistes qui font leurs affaires sans recourir à une structure compétente pour faire certifier la qualité de l’eau commercialisée encore moins la qualité du sachet qui la conserve. Cependant un vaste programme de formation et d’accompagnement de ces unités était annoncé pour qu’à terme, elles aient des capacités qui leur permettent de faire l’auto-surveillance sur les systèmes.» Mais depuis, aucune mouche n’a bourdonné autour de l’initiative. Pendant ce temps, la propagation des micro-organismes se poursuit. Car il suffit juste, pour être grossiste, de se constituer un capital pour la commande des sachets et de la machine à coudre pour remplir l’essentiel des critères pour ce commerce en gros. De sources concordantes, la machine est à 75 000Fcfa et les sachets sont achetés au Nigeria et acheminés vers le Bénin. Ce qui justifie le fait qu’on retrouve sur les sachets d’eau, diverses indications. Chacun des sachets vendus porte un petit orifice par lequel l’eau entre. Une fois rempli, on coud le bout du sachet avec la machine commandée et l’eau ‘’Pure Water’’ est prête. Ce geste, les mini grossistes le font plusieurs fois dans une journée.

Qui pour défendre les consommateurs ?

Face à la situation, les consommateurs semblent livrés à eux-mêmes puisqu’aucune voix ne se lève pour dénoncer le fait ou encore pour saisir les autorités compétentes et faire des propositions concrètes. D’une manière ou d’une autre, le bien-être des populations est bafoué et menacé dans une indifférence totale. Quand bien même certaines unités de fabrication d’eau ‘’Pure Water’’ à Cotonou se conforment aux normes, il faut souligner qu’il est difficile voire impossible de discerner la qualité du mauvais dans ce commerce. D’après un distributeur ambulant, ces firmes ne présentent pas de signes particuliers permettant de les différencier des autres.  « Dans chacun de ces centres de fabrication, il y a une chambre de production interdite d’accès. C’est comme un laboratoire et pour y accéder, il faut être en blanc, porter des gants, un peu comme le font les laborantins », a-t-il fait savoir. L’intérieur dudit laboratoire n’a rien d’extraordinaire. Mais qu’est-ce qu’on y trouve ? « Il y a plusieurs robinets reliés à un puits. Dans le puits, il y a un aspirateur qui remonte l’eau jusqu’au niveau des robinets. L’eau du puits est désinfectée avec de l’eau de javel. A l’intérieur de chaque robinet, il y a trois filtres par lesquels l’eau remontée passe. Tout le dispositif depuis l’aspiration jusqu’au traitement au niveau des robinets est installé par les plombiers. Ce sont des tuyaux qu’ils insèrent dans le puits et qui sert à canaliser l’eau jusque dans les robinets respectifs », a déclaré ce dernier. Devant chaque robinet, il y a un laborantin muni d’une machine. Après l’avoir remplie d’eau, il coud le sachet à l’aide de la machine et le met de côté. Un autre ouvrier se charge d’ensacher l’eau par lots. Cependant, les risques sanitaires étant élevés, il importe que l’association des consommateurs sorte le bec de l’eau pour interpeller les autorités et structures compétentes afin que des mesures subséquentes et immédiates soient prises pour le bien-être de tous.

Aziz BADAROU

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Mise en place des juridictions commerciales au Bénin : Les opérateurs économiques sensibilisés

justice

L’installation des Tribunaux de commerce sera bientôt une réalité au Bénin. Toute chose qui devra améliorer le climat des affaires dans le pays. Par le truchement d’une séance de sensibilisation, jeudi 29 décembre 2016 à la salle de Conférence de l’institution consulaire (Ccib), la communauté nationale des affaires a été outillée sur l’importance desdites juridictions commerciales. C’était en présence du Garde des sceaux, le ministre Joseph Djogbénou.

Garantir la sécurité juridique des affaires au Bénin, c’est la vision du gouvernement à travers la mise en place des juridictions commerciales. Les sièges devant abriter les Tribunaux de commerce étant déjà identifiés, la procédure de désignation des juges consulaires, des conseillers consulaires et leurs adjoints également enclenchée, les opérateurs économiques pourront dans les tout prochains jours se réjouir de la concrétisation du projet. A en croire Christophe Tozo, Président du Camec, la réussite du pari n’a été possible que grâce à l’engagement du Chef de l’Etat et de son gouvernement à offrir un environnement économique favorable aux investissements au Bénin. Quant au représentant du Conseil national du Patronat (Cnp), il a salué le rôle prépondérant joué par toutes les parties concernées à toutes les étapes de la réalisation du projet. Il est, par ailleurs, revenu sur les critères et mode de désignation des juges consulaires et conseillers devant siéger au sein desdits Cours d’appel de commerce. A sa suite, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi a fait savoir que le Bénin ne peut se révéler qu’avec le secteur privé. Pour lui, le chemin a été long et jalonné d’épines avant que les juridictions commerciales ne deviennent une réalité. C’est donc l’occasion de renforcer le droit du commerce au Bénin, s’est-il réjoui avant de plaider pour que le Camec devienne le premier niveau de règlement des conflits commerciaux. « L’espace où le droit est dit est un espace attractif », déclare Jean-Baptiste Satchivi. Tout en saluant l’implication du patronat, il a souligné la nécessité pour le gouvernement de mettre le secteur privé au cœur de toutes les préoccupations. Pour le ministre Joseph Djogbénou, le Bénin ne se particularise point mais essaie plutôt de se conformer aux normes. L’opérateur économique ne peut prospérer sans un environnement économique sécurisé, selon l’autorité ministérielle pour qui, l’attente est à la spécialisation, l’unification et l’efficacité des réponses à apporter aux préoccupations des hommes d’affaires. Il a, de ce fait, rassuré de la qualité et de la disponibilité des juges qui seront désignés pour siéger dans les tribunaux de commerce. Il s’est également dit convaincu que le Bénin servira bientôt de modèle aux autres pays.

Aziz BADAROU

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Audience avec Abdoulaye Bio-Tchané : Tiburce Chaffa et les Shapers parlent des défis du développement

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Le ministre d'Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio-Tchané, a reçu, hier jeudi 29 décembre, une délégation des Global Shapers Cotonou, Hub, dans son bureau personnel sis au quartier Guincomey. Les Global Shapers sont des jeunes qui se font remarquer de façon brillante par leurs actions dans leurs communautés respectives partout dans le monde.

Dès l’entame de la séance, Murielle Alapini, la Chargée de communication et des relations extérieures, a présenté au numéro 2 du gouvernement du Nouveau départ, la communauté des Global Shapers, son historique au Benin, les activités des départements sur lesquels le Hub de Cotonou s'appuie pour entreprendre des initiatives suivant trois problématiques à savoir: la démocratisation de internet en zones urbaines et rurales, l'initiation des jeunes élèves au leadership et à l'entreprenariat, le renforcement et la mise en valeur des compétences féminines. Selon Murielle Alapini, le Hub de Cotonou a réellement pris vie depuis l'avènement du nouveau curator en Juillet 2016. Le premier défi auquel il était confronté étaitde recruter et de s'entourer de jeunes femmes et hommes professionnels et engagés. «Ce défi semble être relevé car je peux voir qu'il est le seul homme parmi quatre femmes ce matin», a lâché le ministre d'Etat. Son propos a relancé les échanges vers le sujet de la mise en valeur de la femme béninoise. Les femmes de la nouvelle génération semblent peut-être plus dynamiques mais les chiffres ne sont toujours pas aussi reluisants. Par la suite, Rachel Houessinon, lead de Women rise, Koubouratou Idjaton, lead du département Internet4All, et Marvine Oumeyouti, Vice curator, ont exposé chacune, les prochaines actions pour 2017 selon les mandats des départements qu'elles dirigent. Tiburce Chaffa, Curator du Hub a présenté quant à lui au ministre d’Etat, le projet phare du Hub pour 2017. « Nous sommes allés à la rencontre du ministre déjà, pour faire connaître officiellement le Hub de Cotonou et ensuite échanger sur les défis du développement de notre pays et les mécanismes et instruments que nous pouvons harmoniser pour accompagner le gouvernement dans la réalisation de son Programme d'actions», a-t-il confié. Le ministre est resté séduit jusqu'à  la fin des échanges qui lui ont permis à plusieurs reprises de mieux expliquer aux jeunes leaders la direction dans laquelle le gouvernement marchera les années à venir. Rappelons que le Hub de Cotonou détient une vingtaine de membres sélectionnés à travers un processus rigoureux. Global shapers community est une communauté de jeunes, la section jeune du Forum économique mondial présente dans plus d'une centaine de villes de par le monde. Les Shapers béninois veulent se démarquer en 2017 en initiant des projets pertinents innovants et audacieux.

MM

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Secteur bancaire : La Boa bloque les ordres de virement

BOA-Benin

A la Banque of Africa (Boa-Bénin), il y a une situation qui perdure et qui met la clientèle en difficulté. Depuis un certain temps, les ordres de virement qui devraient être crédités dans un délai de 72h, selon la loi, traînent en longueur et dépassent même dès fois10 jours. Est-ce de la mauvaise foi ou l’incompétence des gestionnaires de compte ? Toujours est-il que cette situation cause de nombreux dommages à la clientèle qui a du mal à honorer à temps les engagements pris envers les partenaires. Nous n’en voulons pour preuve que le cas d’un structure de la place en l’occurrence la Coopération technique belge (Ctb) qui a déposé un ordre de virement depuis le 16 décembre 2016 et qui, jusqu’à la date d’hier, jeudi 29 décembre 2016 à 15h, n’a pas vu son compte débité. Depuis le 16 décembre, 10 jours ouvrables sont passés sans que le client soit satisfait. Cette situation est autant dommageable pour la société qui doit faire son bilan de fin d’année que pour les prestataires qui attendent d’être payé safinde passer d’agréables moments de fête.

Approchée, la banque fait savoir que c’est une omission. Cette justification parait légère de la part d’une structure telle que la Boa. Alors que les textes prévoient un délai de 72 heures pour créditer les ordres de virement et les chèques, il faut en plus que le client aille faire le pied de grue à la banque avant d’être satisfait. Cela cause de nombreux dommages et intérêts aux clients de la Boa puisque dans la plupart des cas, ils sont en contrat avec des clauses précises qui stipulent qu’une fois le marché exécuté, le prestataire doit rentrer en possession de ses fonds à une échéance donnée. Mais ce délai n’est souvent pas respecté du fait qu’à la Boa, les ordres de virement ne sont pas pris en compte dans le délai imparti. Du coup, le client perd en crédibilité au niveau de ses prestataires et de l’autre structure bancaire qui doit recevoir les fonds. Cet état de chose est décrié par plus d’un client et il est maintenant temps que les responsables de la Boa-Bénin prennent la mesure de la situation afin de corriger le tir. Quand on affirme être le premier réseau bancaire au Bénin avec comme slogan : « La force d’un groupe, la proximité d’un partenaire » cela doit se refléter  dans la prompte satisfaction des besoins de la clientèle.

Mike MAHOUNA

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Assainissement : Des structures illégales de microfinance fermées

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Les structures de microfinance ou de placement d’argent opérant illégalement sur le territoire béninois, ont des soucis à se faire. En effet, après la phase de sensibilisation, le Comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance (Csfasm) prend ses responsabilités. En collaboration avec l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), ce Comité sous-tutelle du ministère des Finaces et de l’économie, a procédé à la fermeture pure et simple de ces structures récalcitrantes. L’opération a été menée mercredi 28 décembre 2016, conjointement à Cotonou et à Porto-Novo.
 
A Cotonou, c’est l’établissement IDELME Finances sis à Mênontin, qui a vu apposés sur ses portes les scellés par Me Monique Kotchofa Faïhun, Huissier de Justice près le Tribunal de première instance de première classe et de la Cour d’appel de Cotonou. Aidée par les éléments de la Brigade économique et financière (Bef), avec en tête le commissaire Thomas KouagouYanka, l’Huissier instrumentaire a agi en vertu de l’Ordonnance N°963/2016 rendue le 8 décembre par le président par intérim du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou.

Dans la matinée, un peu avant 10 heures, le chef d’agence et les employés qui y servaient déjà quelques clients, ont reçu la visite de la délégation. Ce fut le début de l’opération qui va durer au moins deux heures.  Devant témoins, Me Monique Kotchofa Faïhun a dressé le constat. Le point des documents et autres matériels sensibles ainsi que  de la comptabilité a été fait et signé des témoins qui ont été interpellés, et embraqués à la Bef. Les clients retrouvés sur les lieux, eux, sont mis sous convocation pour audition par cette unité de la Police nationale. C’est après coup, que l’Huissier assermenté a posé ses scellés. Il faut préciser que IDELME Finances, c’est l’Institution des leaders pour le développement et l’émergence des micro entreprises. Mutuelle usant de l’Autorisation N°121/MISPC/CAB/SGM/DGAIC/DTLP/SAAP-ASSOC/SA et du numéro IFU : 1201501419301, elle opère dans la Tontine, l’Epargne, le Crédit, le Transfert d’argent, l’Assistance comptable, la Fiscalité, l’Appui conseil et l’Organisation d’entreprise.  En réalité, IDELME Finances dont le slogan est « La clé du meilleur financier » exerce toutes ces activités, notamment la Tontine l’Epargne et le Crédit en violation des textes qui régissent les Systèmes financiers décentralisés (Sfd). Le chef d’agence qui a pu lâcher quelques mots a reconnu que la structure n’a pas l’agrément, par défaut d’information, mais que les formalités sont en cours afin qu’elle se conforme. Ses explications et son plaidoyer pour que l’Etat encourage les jeunes entrepreneurs, n’ont nullement émoussé l’ardeur des agents de sécurité et de l’Huissier qui ont simplement fermé les portes de cette structure qui exerce selon les dires depuis 2014.

Inconscience ou défaut de sensibilisation

Ce qui frappait à l’œil et interpellait plus d’un hier, c’est le nombre de carnets de tontine ou d’épargne retrouvés sur les lieux. Aussi, les plus de 800.000 FCfa retrouvés surplace, cette matinée seulement, et ce sans aucune disposition sécuritaire. En effet, en dépit des lourdes conséquences laissées par l’affaire ICC-Services et consorts, des Béninois continuent de tirer le diable par la queue. Visiblement, ces gens n’ont toujours pas pris conscience en dépit des nombreuses sensibilisations faites après cette affaire qui a enregistré plusieurs spoliés. C’est pour décourager cette pratique illégale et éviter que des citoyens ne tombent dans les mêmes travers que le Csfasm et l’Anssfd ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C’est un signal fort pour que les autres structures indélicates rentrent dans les rangs.

J.B

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Pebco – Bethesda : 20 ans au service de l’autonomie financière des populations

Pebco-Bethesda

Le département “ Promotion de l’Epargne-crédit à Base Communautaire’’ de l’Ong Bethesda a commémoré hier, lundi 26 décembre 2016, ses vingt (20) ans d’existence. Système financier décentralisé créé en 2006 pour faciliter l’accès aux services financiers aux populations démunies, Pebco-Bethesda se réjouit déjà du chemin parcouru. L’évènement a été marqué par l’inauguration du siège  de l’institution spécialisée en microfinance.

1996-2016 : 20 ans déjà que Pebco-Bethesda est au service du développement national en contribuant à l’inclusion financière de la population. Les manifestations commémoratives se sont déroulées au siège de l’institution à Cotonou. Dans son mot de bienvenu, le Directeur général de Pebco-Bethesda, Pascal Tamegnon s’est réjoui du chemin parcouru avec le concours des clients, des partenaires techniques, malgré les difficultés. Pour lui, l’évènement permettra surtout de dégager des perspectives d’avenir. Si de 1996 à 2006, la structure de microfinance a connu une situation d’instabilité, de secousses, Pebco-Bénin a pu amorcer et réussi sa reconstruction et restructuration de 2007 à 2009. « La deuxième période de 2010 à 2016 a permis d’asseoir l’essor dans le développement de l’institution et de consolider nos acquis», a souligné le Dg Pascal Tamegnon. Ainsi, de 2006 à 2016, l’encours de crédit est passé de 600 millions Fcfa à 8,5 milliards Fcfa et l’encours d’épargne est passé de 610 millions à 8 milliards de Fcfa. Le personnel est passé également de 16 à 350 agents servant dans 44 agences réparties sur toute l’étendue du territoire national. Les fonds qui étaient négatifs sont passés à 2,5 milliards Fcfa. Des chiffres rassurants qui témoignent simplement de la bonne gouvernance prônée par l’équipe dirigeante. Evoquant le défi politique et de gouvernance, commercial et technologique comme  impératif  à la modernisation de l’institution, le Dg/Pebco affirme que l’objectif est en train d’être atteint. Economiquement stable, socialement responsable et garante de l’épargne de sa clientèle, Pebco entend renforcer sa présence sur tout le territoire national et gravir les sommets de la modernité, de la performance et de la rentabilité. Quant au Directeur du Consortium Alafia, il a salué la vision réaliste de Pebco et félicité les responsables pour les progrès réalisés. Le Président du Conseil d’administration, Dr Koumonbe Bossou a réitéré l’engagement du groupe à garder le serment de mieux faire partout et en tout temps afin que l’exploit se poursuit. Ceci pour le bonheur des populations démunies, exclues des systèmes classiques financiers.

Aziz BADAROU

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