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Economie

Climat des affaires au Bénin : Chantage sur Ghaby Kodeih ?

Ghaby-Kodeih

Qu’il vous souvienne que le Conseil des ministres en date du 25 janvier 2017 a fait cas d’un disfonctionnement autour d’une affaire de permis de construire. On se demandait alors depuis quand l’Etat s’est substitué à la mairie de Cotonou pour prendre de telles décisions. Aujourd’hui, les langues se délient et on en sait un peu plus sur les motivations du gouvernement. En effet, dès leur prise de service, les princes du « Bénin révélé » auraient instruit les services de la mairie de Cotonou de leur répertorier tous les chantiers en cours de la famille Kodeih et d’en produire tous les permis de construire. C’est alors qu’il est apparu que le bâtiment en ligne de mire n'est pas conforme au permis de construire, en étant déjà à R+8 avec mezzanine au lieu du R+4 autorisé. Mais la règle en la matière était de produire une nouvelle demande au niveau des services compétents de la mairie qui devraient étudier la qualité de la fondation avant de donner leur quitus ou carrément demander au promoteur de respecter les clauses du permis de construire. Pourquoi alors l’Etat se substitue à la mairie et brandit la menace de destruction de l’immeuble ?

La vérité est ailleurs. L’immeuble incriminé devrait abriter la prestigieuse chaîne hôtelière MARRIOTT qui devrait bousculer le monde de l’hôtellerie au Bénin. De nos investigations, il ressort qu’un second chantier du même promoteur Ghaby Kodeih devrait abriter la chaîne NOOM du groupe WINDHAM. Apparemment, tout porte à croire que le gouvernement ne veut pas laisser de nouveaux groupes s’installer pour concurrencer les hôtels du Chef de l’Etat. Si cette information se vérifie, on peut se demander si c’est le président de la république qui a vraiment demander cela à ses lieutenants. La question vaut son pesant d’or dans la mesure où d’autres sources informent que la famille Chagoury est aussi dans la liste rouge des nouveaux dirigeants à cause de l’hôtel Golden Tulip.

Alors que le gouvernement promeut l’investissement privé avec le vote de la loi sur le partenariat public-privé, de tels agissements vont à l’encontre du discours du Chef de l’Etat. Finalement on se demande dans quel secteurd’activités les princes du « Bénin révélé » veulent laisser d’autres opérateurs économiques émerger ? Le même gouvernement qui affirme vouloir œuvrer pour l’éclosion du secteur privé crée une insécurité dans l’investissement en traquant les opérateurs économiques qui avaient pignon sur rue.

Worou BORO

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Demande de 5 millions de caution aux petits acheteurs d’anacarde : Scandale au ministère du Commerce ?

commerce

Le secteur d’anacarde est en proie à un scandale sans précédent. Les cadres du ministère du commerce ont beau nié l’implication du ministère mais les faits disent tout autre chose. De quoi s’agit-il en réalité ?

Depuis un moment circule sur les réseaux sociaux un arrêté ministériel qui émanerait du ministre du Commerce et de son homologue de l’Agriculture portant modalités de commercialisation des noix de cajou. On y lit que la commercialisation intérieure des noix de cajou au Bénin est subordonnée à un agrément accordé par le ministre chargé du Commerce après avis du Comité de suivi de la campagne. Pour l’obtention de l’agrément, la caution est fixée à cinq millions de francs (5 000 000)FCFA. Le même arrêté interdit la vente de noix de cajou aux abords des voies, des maisons d’habitation et d’autres lieux publics ou privés. On peut comprendre aisément que ce sont les petits acheteurs d’anacarde qui sont visés. Et déjà sur le terrain, on exige des petits acheteurs le payement d’une somme de cinq millions avant tout achat d’anacarde. Le hic est que ces petits acheteurs doivent verser cette somme en espèces sonnantes et trébuchantes à de vils individus contre reçu. Aucune structure financière publique ou privée n’est associée à ce paiement. Cette intrigue a conduit certains acheteurs de noix de cajou à se rapprocher de la Direction générale du commerce intérieur. C’est alors qu’on leur a fait comprendre qu’il y a effectivement une loi en cours dans ce sens mais qui, du fait qu’elle n’est pas encore vulgarisée, ne saurait entrer en vigueur. Autrement dit, le ministère n’a autorisé personne à percevoir une somme de cinq millions de francs au titre de la campagne en cours. Qui a donc instruit ces personnes à demander chez les acheteurs 5 millions de francs avant tout achat ? D’où tiennent-ils le reçu qu’ils délivrent ? Le phénomène s’observe plus dans les localités de Savalou et de Bantè où l’anacarde est produit en quantité. Tout porte à croire que c’est un réseau organisé pour gruger les petits acheteurs. Comment peut-on faire croire que le ministère du commerce ignore toute cette manœuvre alors que c’est en son nom que de vils individus exigent une caution de 5 millions de francs aux petits acheteurs. Le chef de l’Etat est-il au courant de cette manœuvre ?

Nous donnerons plus de détails dans cette affaire dans nos prochaines parutions.


M.M

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Climat des affaires au Bénin : Le CIPB s’en préoccupe

Roland-Riboux

L’amélioration du climat des affaires était au cœur d’un diner-débat organisé hier, mardi 31 janvier 2017, à Azalaï hôtel de Cotonou par le Conseil des investisseurs privés du Bénin (CIPB) du président Roland Riboux. Devenu une tradition pour le CIPB, les réflexions ont tourné autour de l’amélioration de l’environnement économique au Bénin.

Le Conseil des investisseurs privés du Bénin (CIPB) s’inscrit dans la promotion et le soutien de l’entreprise. Hier encore, son président Roland Riboux l’a démontré en réunissant le monde des affaires autour d’un diner-débat qui a enregistré la participation du ministre de l’Economie et des finances Romuald Wadagni. Les débats qui ont tourné autour du thème : « l’environnement économique actuel du Bénin et les perspectives pour l’amélioration du climat des affaires»   ont permis aux opérateurs économiques de tracer les sillons d’un environnement économique favorable aux investisseurs. Parmi les goulots d’étranglement figure la question de l’instabilité de l’énergie électrique. Conscient du fait que sans énergie, il n’y a point de développement possible, le ministre Romuald Wadagni a rassuré le monde des affaires des mesures prises par le gouvernement du Nouveau départ pour régler définitivement le problème de déficit énergétique. Plusieurs accords ont été signés dans ce sens en vue de diversifier les sources de production de l’énergie.Les membres du Cipb ont également évoqué la pression fiscale qui asphyxie les entreprises. Aussi, Romuald Wadagni a-t-il exposé les réformes faites par son administration pour éviter les rançonnements et autres exagérations infondées au niveau des impôts.  Pour l’argentier béninois, le Bénin a un problème de dette et ce sont les difficultés pour payer ces dettes qui freinent le développement. D’où la nécessité de lancer les emprunts obligataires pour apurer les dettes et relancer l’économie. La crise du naira s’est aussi invitée dans les débats et le ministre a expliqué la politique du gouvernement pour réduire considérablement la dépendance économique du Bénin vis-à-vis du Nigeria. En somme plusieurs réformes sont en cours et d’autres doivent être initiées pour assainir l’environnement économique et permettre aux entreprises de prospérer et de contribuer au développement.

Créé en 2002, le CIPB est un cercle de réflexion de référence regroupant une quarantaine de sociétés émanation de tous les métiers et de tous les secteurs d’activités. Il œuvre pour un dialogue public-privé permanent et constructif pour continuer d’avancer dans la direction du développement du Bénin.»

M.M

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Première Assemblée Consulaire de l’année 2017 : Satchivi annonce une palette de services aux entreprises

jean-baptiste-satchivi

La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), a tenu hier, jeudi 26 janvier  2017, dans ses locaux, sa première session ordinaire de l’Assemblée consulaire au titre de l’année 2017. C’était l’occasion pour les élus consulaires d’évaluer le chemin parcouru et de redéfinir les actions à mener pour la promotion des entreprises au Bénin. Le Président de l’institution consulaire a rassuré de l’engagement de la mandature à offrir toute une gamme de services aux entreprises. C’était en présence du ministre de commerce et de l’industrie, Lazare Séhouéto…

Venus de différentes régions économiques, les élus consulaires procèderont à l’adoption du procès-verbal de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée consulaire du 21 décembre 2016 ; l’adoption du rapport des commissaires aux comptes sur l’état financier de l’exercice clos au 31 décembre 2011 ; l’adoption du Plan de travail annuel (Pta) 2017 et du budget prévisionnel 2017 ; l’adoption de la nouvelle grille de cotisations annuelles. Dans son mot de bienvenu, le Président de la Ccib, Jean- Baptiste Satchivi s’est réjoui de la détermination et de l’abnégation des élus consulaires qui témoignent de leur engagement à accompagner les différentes réformes entreprises pour la renaissance de l’institution économique. Le repositionnement  de l’institution consulaire dans l’ordre protocolaire et sa reconnexion avec les institutions sœurs ; l’élaboration des documents stratégique de développement ; l’organisation des états généraux du secteur privé; la réalisation de l’audit organisationnel et institutionnel ; l’assainissement des finances de l’institution consulaire ; l’organisation de la 6ème édition de la FRI/UEMOA sont autant d’actions à l’actif de la mandature. « Il reste maintenant à cette mandature deux années qui seront essentiellement consacrées aux services à l’entreprise et à la promotion des entreprises », a déclaré Jean-Baptiste Satchivi. Saluant la vision du gouvernement qui place le secteur privé au cœur des préoccupations de développement économique du Bénin, Satchivi annonce pour bientôt une séance d’appropriation du contenu du Programme d’action du gouvernement (PAG) au profit des opérateurs économiques.Tout en espérant du gouvernement, un dialogue public-privé fécond, il a invité les élus consulaires à agir d’avantage en acteurs créateurs d’avenir plus efficaces, plus novateurs, plus innovants inscrits dans une démarche qui porte le changement économique profitable à tous. Le ministre du commerce, Lazare Séhouéto, procédant à l’ouverture des travaux a rassuré l’institution consulaire du soutien du gouvernement dans l’optique d’un rayonnement du secteur privé.

Aziz Adéyèmi (Stag)

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Séminaire du CNP – BENIN : Vulgarisation des nouvelles lois des finances

finances

Le Conseil National du Patronat du Bénin (CNP-Bénin) a organisé ce jeudi 26 janvier 2017 à la salle « vivo » du Bénin Marina Hôtel Cotonou, un séminaire de vulgarisation des nouvelles lois des finances 2017 au profit des entreprises physiques et morales.

Les nouvelles lois des finances portant sur la gestion 2017ont été disséquées et expliquées de fond en comble aux responsables des entreprises. Cette démarche vise à mettre les acteurs du secteur privé et public au même niveau d’information.

Grâce aux explications données par le directeur général des impôts Yenoussi Nicolas, les Chefs d’entreprise participants ont été outillés sur les principes et différents contours de ces nouvelles lois des finances, qui en réalité ne sont rien d’autre qu’une amélioration de l’ancienne.Les participants à ce séminaire ont donc acquis des connaissances sur ces nouvelles réformes des lois de finances en république du Bénin qui a pris effet depuis le 1er janvier 2017. Selon les participants, le Conseil National du patronat du Bénin a comblé un vide très important, lié aux difficultés de trésorerie et les différentes taxes sur impôts qui encouragent moins les opérateurs économiques locaux. Il en est de même pour les inquiétudes liées au délai de services de l’Etat. Les entrepreneurs ont exprimé à la fin leur satisfaction avant d’émettre le vœu que la mise en application des nouvelles mesures et la prise en compte effective des propositions issues de ce séminaire de vulgarisation soit effective.

Kamar ADJIBADE

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Libération de l’espace public : La cherté de la vie, un danger?

deguerpissement

(L’économiste Noukpo Homegnon moins pessimiste)
La libération des domaines publics est entrée dans sa phase répressive depuis le 04 janvier dernier. Les grandes villes du Bénin  font leur nettoyage. La majorité des victimes de cette opération se font du souci quant à leur relogement. Certaines victimes se plaignent et craignent la dégradation de leur niveau de vie. Des rumeurs évoquent la cherté prochaine du coût de la vie. Enquête.

Ca détruit et continue d’ailleurs aux abords des rues à Cotonou, Porto-Novo, Bohicon, Parakou, Natitingou et d’autres villes importantes. Le gouvernement de Patrice Talon a décidé d’assainir le pays. Mais la population payera un prix fort. Les petits commerçants sont délogés. Des boutiques, bars, restaurants et autres commerces sont démolis. Les gros engins n’épargnent rien dans cette campagne lancée depuis le début du mois. Certains citoyens ont compris très tôt le bien-fondé de l’opération décrétée en Conseil des ministres et ont déguerpi des espaces illégalement occupés. Par contre, d’autres  personnes ont voulu résister aux injonctions données. Bien qu’elle soit saluée par  les populations, puisqu’il faut assainir les villes,  l’opération laisse déjà un goût amer. A Abomey-Calavi comme à Cotonou, les revendeurs éprouvent d’énormes difficultés à se réinstaller. «  Ça ne va pas. Je ne vendrai plus jamais comme avant », a déclaré Aline vendeuse de nourriture à Togoudo (Abomey-Calavi). « On m’a obligée à me  réinstaller dans une ruelle. Mais les clients ne viennent plus comme avant.  Je suis vraiment inquiète  », ajoutera-t-elle.Inoussa, revendeur de pièces de rechange à Togoudo craint, lui, aussi pour ses affaires. «Ma boutique a été détruite. Et je ne sais quoi faire actuellement. Je perdrai beaucoup de clients alors que j’ai contracté des dettes. Je pense à me réinstaller. Mais les affaires auront du mal à redécoller. C’est difficile». Patrick, vendeur à Mènontin (Cotonou) évoque déjà l’augmentation des frais de loyer. «  Ça se complique pour nous les petits commerçants. Ma boutique a été détruite. Et il me faut débourser le double de ce que je payais chaque fin de mois jusque-là pour obtenir une nouvelle boutique. On me demande de payer 50 000 F Cfa alors que c’est dans une ruelle », a-t-il laissé entendre. Codjo, tenancier d’une boutique prêt à porter, rencontré également à Cotonou souligne que les prix de ses articles connaîtront une augmentation. Car, poursuit-il, les frais de loyer ont connu une hausse. De leurs côtés, les vendeurs d’essence frelatée désormais interdits aux abords des rues ont commencé à réajuster les prix de vente du précieux liquide. « Ils sont désormais dans les ruelles. Et j’ai beaucoup de craintes. Il y a quelques jours quand certains des bidons d’essence frelatée ont été saisis par les éléments de la Préfecture de Cotonou, le prix de l’essence a augmenté. Le prix est passé de 250 F Cfa à 400 F Cfa. Nous l’avons ressenti. Cotonou risque d’être invivable dans les prochains jours», a confié, l’air anxieux, un conducteur de taxi moto.

L’économiste Noukpo Homegnon prudent…

Interrogé sur ces craintes des victimes de l’opération de déguerpissement, l’économiste Noukpo Homegnon s’est voulu précautionneux. « Il faut faire très attention. La cherté de la vie et l’opération de déguerpissement des domaines publics sont deux sujets différents. C’est vrai qu’on pourrait faire un petit lien. La cherté de la vie est un phénomène général. Les déguerpissements ont une petite implication sur la cherté de la vie. Mais ceci ne peut pas expliquer cela», a-t-il confié.Pour lui, « le gouvernement veut rétablir l’ordre. Et on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs ». « Il y a des gens qui menaient des activités du fait de ce désordre. Et si aujourd’hui, et ils ne sont plus en mesure de mener ces activités, ils ne seront plus en mesure d’avoir des revenus. Et leur niveau de vie baissera. Mais une aggravation de la pauvreté au niveau de cette minorité ne signifie pas forcément que toute la population béninoise est touchée », a nuancé Noukpo Homegnon. «C’est possible que par la suite cela rejaillisse sur toute la population. Mais aujourd’hui, on ne peut le dire. Car aucune enquête n’a encore donné des résultats irréfutables sur les sujets», a-t-il ajouté.  

Allégresse SASSE

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1ère session du Groupe de travail sur la finance digitale : Pour l’ancrage de l’inclusion financière au Bénin

finance-digitale

Le Fonds d’équipement des Nations-unies (Uncdf) a organisé hier jeudi 19 janvier 2017, à Bénin Royal hôtel, la première session de l’année 2017 du Groupe de travail sur la finance digitale. C’était l’occasion pour faire le bilan, définir les perspectives, et appréhender davantage les fondamentaux de la finance numérique et son cadre réglementaire.

Pour Sabine Mensah, chef programme de l'Uncdf, l’objectif du Groupe de travail en lui-même est d’offrir une plateforme de discussions et d’échanges afin de permettre aux différentes parties prenantes de l’écosystème de la  finance digitale au Bénin, de faire évoluer l’industrie. Cette première session, à l’entendre, va se focaliser sur la réglementation autour des émetteurs de monnaies électroniques. «Notre objectif à tous, c’est d’utiliser la monnaie électronique comme levier d’accélération de l’inclusion financière et il est opportun que nous comprenions tous, le cadre réglementaire dans lequel nous évoluons», a-t-elle affirmé. Ceci, estime-t-elle, pour que les fournisseurs de services financiers aux couches vulnérables, aux personnes dans les zones rurales, soient bien aguerris. En 50 ans d’indépendance le Bénin est toujours à un taux d’inclusion financière qui reste inférieur au 20%.Il n’en demeure pas moins qu’il est «vraiment» parti pour la transformation digitale à tous les niveaux, a fait observer Sabine Mensah. Pour la Directrice adjointe de cabinet (Dac) du Ministère des finances, présidente du Groupe de travail, Fatima Madougou, et Sessi Houdé représentant la Bceao, cette session permettra de faire le bilan du chemin parcouru et de définir les perspectives. Elles attendent de pertinentes recommandations au terme de ladite session.

C K

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Echanges sur le développement économique du Bénin : L’ambassadeur Konishi présente les opportunités de la Ticad VI

Kiyofumi-Konishi

Le Bénin a quelques opportunités pour accélérer son développement économique. L’ambassadeur du Japon près le Bénin en est en tout cas convaincu. Au détour d’une rencontre avec les acteurs du secteur privé le mardi 17 janvier dernier à Cotonou, il a souligné les facilités que le Japon accorde aux pays africains  dans le cadre de la 6ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VI). A entendre Kiyofumi Konishi, le Japon  investira en Afrique environ 30 milliards de dollars, des fonds issus des secteurs public et privé pour couvrir trois axes prioritaires. Il a cité «la diversification de l’économie et l’industrialisation »,  « le soutien aux promotions de systèmes de santé résilients », et « la promotion de la stabilité sociale pour une prospérité partagée ». «  Le Japon fera de 2017 une année de l’action. Le Japon est un pays qui tient toujours ses promesses», a-t-il souligné. Selon lui, le Japon formera environ 30 000 personnes en tant que ressources humaines d’industries constituant le noyau de l’activité économique à travers recherches, sciences pratiques et applications commerciales en particulier « l’initiative ABE 2.O ». L’empire du soleil levant compte également  former 1000 personnes en vue de sensibiliser le public au système de propriété intellectuelle en Afrique. «  Le Japon  promouvra la formation de mécaniciens automobiles et les services d’inspection des automobiles à travers la collaboration entre les secteurs public et privé en vue de réaliser une société motorisée plus sûre », précisera  l’ambassadeur Konishi.Il montrera par ailleurs que le Bénin a assez d’avantages pour amorcer son développement. « Le Bénin possède le port qui facilite l’accès à l’océan. Il dessert les pays de l’hinterland… En plus, il a une vaste plaine, autrement dit des avantages agricoles ». Pour lui, « il faut améliorer l’infrastructure routière entre Cotonou et Niamey, entre Cotonou et Ouagadougou ». « C’est la base de l’essor du développement », a-t-il proclamé. « Le Bénin a besoin de profiter de la vaste plaine et de la population active importante pour trouver une industrie rentable avec peu d’investissements», a-t-il enfin fait savoir.

A.S

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Opinion : La gouvernance économique sous le Nouveau dépat et l’imprescriptibilite des crimes économiques au Bénin

Geraldo-Gomez

Par décision prise en conseil des ministres du 11 janvier 2017, le régime du « NOUVEAU DEPART » a résilié le contrat de délégation de la gestion de l’aéroport international de Cotonou et des aéroports secondaires à l’ASECNA une structure régionale dont le Bénin est membre et dont la section béninoise (ASECNA-Bénin) est dirigée par un béninois. En face de la presse, le régime par l’intermédiaire du ministre Hervé HEHOMEY soutient que la volonté du président Patrice Talon est d’engager une réforme salutaire dans le secteur. Cette réforme consistera en une mise en concession au profit d’une structure privée, les aéroports du Bénin. En se fondant sur le précédent du scandale « SECURIPORT/ MORPHOSIS », il y a lieu d’ouvrir un débat sur les ambitions, les options et les intentions du régime sur le plan de la gouvernance économique.

Par principe, la gouvernance économique est l’ensemble des mécanismes théoriques et institutionnels qui permettent de gérer et de diriger le secteur économique d’un pays. Elle a pour fonction principale la garantie d’une gestion rationnelle et optimale du secteur économique. Sa finalité c’est la bonne gouvernance économique : création maximale de la richesse et une bonne redistribution de cette dernière pour l’amélioration des conditions de vie des populations. En peu de mots, la bonne gouvernance économique s’oppose à la mauvaise gouvernance et la corruption des agents de l’Etat.
 
Le fondement constitutionnel du principe est l’article 37 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose : « Les biens  publics  sont sacrés  et inviolables.  Tout citoyen  béninois  doit les respecter  scrupuleusement  et les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou d'enrichissement  illicite, est réprimé dans les conditions prévues par la loi ». C’est dans cette logique que le Bénin a adopté deux textes de loi qui consacrent le principe de l’imprescriptibilité des crimes économiques.   Il s’agit de la Loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, et la Loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de Procédure Pénale en République du Bénin. (La Loi anti-corruption article 21 : « Pour les infractions visées par la présente loi, le délai de prescription des délits est de vingt (20) ans. Ce délai de vingt (20) ans court de la date de la découverte de l’infraction. Lorsqu’en raison de sa qualité, de l’emploi ou des fonctions assumées, l’auteur ou le complice n’a pu être poursuivi, le temps passé au poste interrompt la prescription. Les crimes économiques sont imprescriptibles ». Article 8 al.3 et 4 du NCPP : « Les crimes économiques, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Toutefois, en cas de contravention ou de délit connexe à un crime, ou de contravention connexe à un délit, le délai de prescription le plus long s’applique »).  

A l’œuvre  de la gouvernance économique, le régime du « nouveau départ » à travers ses premières décisions inquiètent plus d’un. Les intentions, les options et les ambitions du régime ne laissent aucun béninois indifférent. Jusqu’au point où, pour nombre de Béninois, le Chef de l’Etat se confond à un patron d'entreprise qui peut décider de tout sans aucune contradiction. Après le décaissement de fonds publics au profit de ses sociétés exerçant dans la filière coton en violation des procédures en la matière, les audits sélectifs de la filière des véhicules d’occasion (option incompréhensible de ne pas auditer la gestion au temps de Bénin Control), l’attribution gré à gré de la sécurité, sans respecter les règles élémentaires qui gouvernement les marchés publics en République du Bénin, à une société créée pour la cause et par un proche parmi les proches du Chef de l’Etat, c’est le tour de la concession de la gestion des aéroports du Bénin. Le contrat de délégation est résilié avec ASECNA. Oui ! Mais, la nouvelle délégation de gestion sera désormais attribuée à qui et pourquoi ? Est-ce qu’il s’agira d’une procédure de gré à gré ou d’un appel d’offre national ou international ?
 
Par rapport aux suspicions légitimes des populations sur les options économiques du régime du « Nouveau départ », il faut rassurer les esprits parce que certains agissements d’aujourd’hui peuvent être qualifiés d’infractions économiques pénalement sanctionnées par les lois béninoises. Or, en cette matière, les crimes économiques sont imprescriptibles. Par conséquent, les éventuels auteurs et complices de ces infractions s’exposent à des sanctions pénales  imprescriptibles. Le régime du « nouveau départ » y échappera-t-il ?

Géraldo GOMEZ

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Chute de la filière de vente de véhicules d’occasion : Choukouratou Badirou situe les responsabilités

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Après la réaction de l’honorable Edmond Agoua sur la question de la chute de la filière de vente de véhicules d’occasion lors de la plénière du jeudi 12 janvier 2017 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, c’est au tour de Choukouratou Badirou de la société Al-Woudjoud de partager son point de vue. En somme,le député Edmond Agoua accuse le gouvernement actuel, Choukouratou Badirou récuse. Lire un extrait de son intervention.

«Où étaient-ils quand les vrais importateurs de véhicules d'occasion criaient leur détresse et demandaient le secours? Nous avons beaucoup à dire. Ceux-là qui ont politisé le secteur en y attirant l’état et en crucifiant les importateurs quand cela les arrangeait, reconnaissent aujourd'hui que la filière des véhicules d’occasion est un secteur relevant du privé et non de l’Etat. Les conditions de l’élection présidentielle de 2001 en disent long et ce sont les conséquences de cette élection que nous subissons encore aujourd'hui. Le temps de parler à tort et à travers pour être intéressé est révolu. Nous avons opté pour le nouveau départ et la rupture. Cela signifie qu’il faille rompre avec les mauvaises habitudes du passé et d’en adopter de nouvelles pour écrire sur une page propre une nouvelle histoire pour le Bénin. Nous voulons travailler en paix. L'argent n'aime pas le bruit dit-on. Ceux-là qui ont fait appel à l'Etat quand cela les avantageait souhaitent aujourd'hui que l’Etat quitte le secteur. Quand ils étaient avec le pouvoir c'était la politique de ôte toi pour que je m'y mette. L'octroi des agréments se faisait selon leur volonté dans un contexte d’injustice totale. Ainsi certains obtenaient l’agrément juste sur la base d’une simple intervention alors que d’autres importateurs n’arrivaient pas à l’obtenir. Qui a amené l'escorte dans le comité mixte pour sortir d'autres convoyeurs? Qui a fait que ses agréments changent tout le temps? Qui a proposé la délocalisation sur 10hectares au détriment de l'attestation fiscale et sociale ? Qui sont ceux-là qui avaient peur de la concurrence et ont saboté leurs concurrents en les traitants d'opposants alors que la couleur politique n’avait rien à faire dans une activité d’importation de marchandises? Qui a occupé anarchiquement les domaines publics pour y ériger des parcs? La liste est longue. Nous avons beaucoup à dire pour le toilettage de cette filière. Qui est qui? Qui fait quoi? Sortons les brebis galeuses et les griots politiques de notre filière. Évitons de marginaliser les honnêtes citoyens. Le vrai changement c'est la rupture. Les vrais acteurs de la filière des véhicules d'occasion se connaissent et se battent constamment pour sauver leur gagne-pain».

Kola PAQUI

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