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Economie

Non-paiement des prestataires depuis près d’un an : La Caa insolvable ?

caisse-autonome-damortissement

La Caisse autonome d’amortissement reste débitrice depuis plusieurs mois soit près d’un an envers les prestataires. Cela est davantage inquiétant s’agissant de ceux qui ont fourni des prestations dans le cadre de la mise en œuvre des projets et qui devront être payés sur la contrepartie financière de l’Etat béninois. C’est la croix et la bannière pour rentrer en possession de leurs sous. Toutes les démarches entreprises par ces prestataires sont demeurées jusque-là vaines alors que toutes les formalités administratives requises sont déjà remplies. Des dossiers seraient-ils classés sans suite à la Caisse autonome d’amortissement ? Après l’affaire d’annulation de prêt de 114, 76 milliards de la part de la Banque Islamique de Développement (BID) et qui a d’ailleurs entrainé le limogeage du Directeur général ainsi que la suspension de plusieurs cadres, la Caisse autonome d’amortissement (Caa) se trouve à nouveau au cœur de la polémique. En effet, il est reproché à cette structure sous tutelle du ministère de l’économie et des finances, une grave légèreté dans la gestion des dossiers comme celui relatif au paiement des prestataires. Qu’est-ce qui bloque depuis de longs mois, le paiement des prestataires ? De sources proches de l’administration de la Caa, ce retard dans le paiement se justifierait par le fait que le ministre de l’économie et des finances manquerait de disponibilité pour apposer sa signature et donner son quitus pour le décaissement des fonds. Mais est-ce en sa qualité du président du Conseil de gérance de la structure ? A en croire la même source, le Directeur général par intérim n’aurait pas le pouvoir d’autoriser le paiement des prestataires et seul le ministre serait habileté à le faire. Lorsqu’on sait que l’autorité ministérielle fait souvent partie de presque toutes les délégations qui accompagnent le Chef de l’Etat dans ses voyages, il y a bien raison pour que les prestataires s’inquiètent et lèvent le ton. Car, faut-il le souligner, ces derniers auraient également contracté des prêts pour fournir ces prestations à l’Etat béninois et de ce fait, ont également des engagements à honorer vis-à-vis des institutions bancaires. Cela n’a aucun sens, fera savoir un cadre de la Caa qui estime que le Directeur général est la personne habileté à autoriser le paiement des prestations. Il s’agit donc d’une raison banale et pas du tout convaincante. A quoi joue alors l’équipe dirigeante de la Caisse autonome d’amortissement ? La Caa serait, sans doute, en train de faillir à sa mission de gestion de la dette publique. La Caa étant censée se trouver en amont et en aval du processus de l’endettement, c’est-à-dire de la recherche du financement jusqu’à l’amortissement de la dette, on ne saurait comprendre alors pourquoi elle traine encore des dettes vis-à-vis des prestataires. Chose curieuse, c’est qu’il s’agit dans ce cas précis des prestations fournies dans le cadre des projets cofinancés par des Partenaires techniques et financiers et l’Etat béninois. Etant donné que généralement, les fonds destinés à la mise en œuvre des projets sont libérés par les parties bien avant la phase active, il importe de s’interroger sur les vraies raisons de ce blocage. Le plus important et l’idéal d’ailleurs serait que le ministre des finances, Romuald Wadagni tape du poing sur  la table pour arrêter la pagaille au sein de cette structure sous-tutelle qu’est la Caisse autonome d’amortissement.

M.M

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Audit tendancieux et partial du FNM : L’Ordre des Experts Comptables se désolidarise du cabinet Canal Audit

microfinance

Commentaires sur le droit de réponse exercé par l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin.

Il est à observer dans le communiqué parvenu à notre rédaction que l’OrdreExperts Comptables et Comptables Agréés du Bénin dit avoir deux missions essentielles que sont :

    veiller au respect des règles de déontologie applicables aux professions d’experts comptables et de comptables agréés ;
    assurer la défense de l'honneur et de l'indépendance des professions qu'il représente.

Notre Quotidien constate cependant que dans le cadre de l’exercice de son droit de réponse, c'est la défense de l'honneur seule qui a préoccupé́ l'Ordre. Quid du respect des règles de déontologie des professions qu'il représente principalement par rapport au dossier du Fonds National de la Microfinance (FNM) ?

Tous les auditeurs savent qu'ils doivent s'intéresser à tout ce qui est dit dans la presse et chercher à̀ clarifier les points qui concernent leurs clients, surtout s'il s'agit de dénonciations.

L’OrdreExperts Comptables et Comptables Agréés du Bénin n'utilise-t-il pas ce même moyen pour s'assurer du respect par ses membres des règles de déontologie des professions qui entrent dans son domaine de compétence ? Si non, il a tort. Cette règle que ses membres appliquent à̀ leurs clients ne doit-elle pas s'appliquer à̀ eux-mêmes ?

Notre rédaction suggère au Comité de Déontologie de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin de "s'auto-saisir" du dossier pour vérifier s'il n'y a pas de fautes professionnelles commises par Canal Audit dans le déroulé́ de cet audit, qui soient préjudiciablesà l'image de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin lui-même, aux audités, à ceux qui ont commandité cet audit et enfin au Parquet qui a travaillé́ sur la base d'un rapport totalement biaisé.

Deux questions suffiront :

    d'abord, celle relative à la déclaration d'indépendance ;
    ensuite, celle relative à l'absence du contradictoire aux principaux dirigeants concernés par la période de l’audit.
C'est plutôt comme cela que l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin va laver son honneur.

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Ccib/Fonds de garantie Trie, gestion 2018 : Satchivi contraint de surseoir à son exécution

Jean-Baptiste-Satchivi

Les nombreuses alertes du quotidien Matin Libre sur la gestion solitaire de la Ccib par son président Jean-Baptiste Satchivi commencent par donner des fruits. Qu’il vous souvienne que dans un article publié, mardi 26 décembre 2017,  intitulé : « Fonds de garantie Trie : Le budget de discorde entre Satchivi et l’Assemblée consulaire », Matin Libre avait dénoncé le non respect des textes et du Règlement intérieur  de la Ccib et dont la manifestation est la décision unilatérale du président Jean-Baptiste Satchivi de mettre à exécution le projet de budget et le plan d’action du Fonds de garantie Transit routier inter-Etats (Trie) exercice 2018 d’un montant de plus de 7 milliards. Ceci sans l’avis du ministre de tutelle et sans l’avis du Bureau exécutif de la Ccib comme c’était déjà le cas en 2017. Mais mal lui en a pris avec le nouveau ministre Serge Ahissou.

Dans une correspondance en date du 02 mars 2018 et portant objet : Budget et plan d’action du Fonds Trie 2018, le ministre Serge Ahissou demande au président de la Ccib de surseoir à l’exécution du budget et du plan d’action du Fonds Trie, gestion 2018. Mieux, dans sa correspondance, le ministre Serge Mahouwèdo Ahissou fait observer que la transmission du budget de Fonds de garantie Trie ne donne pas d’office droit à l’approbation de l’autorité de tutelle. Avant de donner son approbation, le ministre demande au président de la Ccib de mettre à sa disposition un certain nombre de documents tels que la liste des membres de la Commission du Fonds Trie, le compte rendu de la session de la Commission du Fonds Trie, l’avis du Bureau exécutif de la Ccib sur ce budget. Cette lettre du ministre du commerce et de l’industrie,qui vient rappeler les règles d’une gestion orthodoxe des ressources de la Ccib, s’inscrit dans la même logique que les écrits de Martin Libre qui avait attiré l’attention sur la dilapidation des ressources de la Ccib. Le Bureau exécutif  avait demandé au président Satchivi de surseoir à l’exécution du Fonds Trie le temps que l’audit commandité sur la gestion  2003-2013 donne ses résultats. De plus, l’actuelle mandature devra prendre fin en Octobre 2018. Comment, à quelques 8 mois des élections, le président prend seul la décision d’exécuter un programme d’investissement aussi lourd de plus de 7 milliards. Le ministre a vu juste et mérite d’être félicité pour la clairvoyance dont il fait montre et qui met un frein à la dilapidation des ressources de la Ccib. Mais il doit aller plus loin en demandant un audit sur la gestion du Fonds Trie de 2014 à 2018.

M.M

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Droit de réponse suite à notre article « Dossier Fnm » : Les imprécisions qui discréditent le Cabinet Canal-Audit

FNM

Dans l'ensemble, le Quotidien Matin Libre se réjouit de contribuer à la manifestation de la vérité dans la participation de l’Auditeur du Cabinet Canal Audit, Monsieur Alain T.T.Agnikpé dans cette mission. Notre objectif, et sur ça le Cabinet n’a pas apporté une clarification nette, est de dire et d’affirmer que tout collaborateur doit spécifier à travers la fiche de déclaration d’indépendance s’il est en conflit avec les personnes auditées. Sur ce plan, le Cabinet Canal Audit a été incapable d’apporter une réponse claire et exacte, toute chose qui confirme le conflit d’intérêt dans cette mission, du fait de la position de Monsieur Alain T.T.Agnikpé.

Mieux, le Cabinet Canal Audit reconnaît aussi que Monsieur Alain T.T.Agnikpé a fourni ses titres de propriétés à l’institution de son épouse pour bénéficier des prêts au Fnm, ce qui confirme encore les problèmes que notre Quotidien a soulevés dans sa parution du 02 mars 2018.

De plus, au point n°4 soulevé dans le droit de réponse, nous citons « Ces normes requièrent de s’assurer de l’indépendance de nos consultants à l’égard des entités auditées, mais les mêmes normes prévoient également de tenir compte de la nature spécifique de ces entités, du contexte particulier et des spécificités de la mission », vous venez ainsi de confirmer tout le biais lié à cette mission.

En effet, les normes d’audit en matière d’indépendance des Collaborateurs ne souffrent d’aucune ambigüité contrairement à la perception erronée de cette norme par Monsieur Cosme Goundété, pourtant Président de l’Ordre des Experts-comptables et comptables agréés du Bénin et de son Cabinet.

Quelle que soit la nature des organisations à auditer, le Cabinet d’audit doit s’assurer à travers la fiche de déclaration d’indépendance que les consultants engagés dans cette mission n’ont aucun intérêt particulier avec les audités de manière à exécuter sans entrave leur mission et sans influence ou à biaiser les résultats de cet audit.  

Ce rappel fait dans notre parution du 02 mars 2018 confirme toute la pertinence de notre problématique. Tout porte à croire que le Cabinet Canal Audit était déjà au courant de ce conflit juridique (confère le point n°5 du droit de réponse exercé) à travers l’opposition à mutation de titres de propriétés de vente adressée à Monsieur Alain T.T.Agnikpé le 23 septembre 2014, mais a cautionné ce conflit pour pondre un « rapport à charge » plutôt qu’un rapport d’audit digne de ce nom, toute chose qui confirme une fois encore que le cabinet a fait preuve de légèreté par rapport à cette norme d’audit connue de tout Expert-comptable digne du nom.
Enfin, notre parution n’est pas de nature à nous immiscer dans le dossier judiciaire en cours, mais d’attirer l’attention des Autorités judiciaires à constater et à engager les diligences nécessaires liées à ce cas de « conflit d’intérêt » pour une plus grande équité dans le traitement judiciaire de ce dossier.

1- De l’analyse des réponses du Cabinet Canal Audit du Sieur Cosme Goundété, Président de l’Ordre des Experts-comptables et Comptables agréés du Bénin

Nous notons que le Cabinet Canal Audit affirme ceci :

« Monsieur Alain Agnikpé, notre Consultant pour le volet Microfinance de la mission d’audit du Fnm, et son épouse, Directrice de l’association AssEF, ne sont pas des débiteurs du Fnm comme affirmé gratuitement dans l’article sous rubrique. C’est l’AssEF qui doit et non le couple Agnikpé » ;

« L’AssEF n’est pas comprise dans notre échantillon d’étude, car comme l’ont prescrit les termes de référence et selon notre offre technique pour la mission, notre approche n’est pas exhaustive, mais sélective et fondée sur une démarche scientifique de sondage. Le mode de constitution de l’échantillon est raisonné en tenant compte des critères ci-après : (i) niveau d’endettement, (ii) âge du partenariat avec le Fnm, (iii) concentration des décaissements Fnm et (iv) concentration du portefeuille encours. Dans cette considération, 10 Sfd sont sélectionnés parmi 43 en portefeuille selon les données fournies par le Fnm. Ils concentrent à eux seuls 91% des créances en souffrance pour un taux de sondage de 23%. L’AssEF fait partie des 33 Sfd partenaires non compris dans l’échantillon, soit 77% de l’effectif des Sfd partenaires correspondant à 9% seulement des créances en souffrance. Le Consultant Alain Agnikpé n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission. Il n’y a donc pas, de notre part, une omission de l’AssEF comme présumée dans votre article » ;

Au regard de ces affirmations, des flous persistent et il y a lieu de les clarifier au regard de la connaissance que nous avons des missions d’audit et des méthodologies scientifiques qui la caractérisent.

2- Analyse biaisée confirmant les caractères sélectifs, de conflit d’intérêt et de favoritisme de Monsieur Cosme Goundété Directeur-Associé du Cabinet Canal Audit et Président de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin et Alain T.T. Agnikpé, Auditeur

Le rapport d’audit énonce quatre critères pour l'échantillonnage mais finalement le Cabinet Canal Audit n’a retenu que celui de l'endettement et là, ils ont considéré́ les Sfd qui :
doivent plus d'un F Cfa milliard
doivent entre F Cfa 200 millions et un milliard.
Cet échantillonnage appelle de notre part les observations ci-après :
le Cabinet Canal Audit est libre de fixer le niveau d'endettement pour définir son échantillon mais en s'arrêtant à F Cfa 200 millions, Canal Audit évite de sélectionner le Sfd AssEF incriminé.
choisir entre un endettement compris entre F Cfa 100 à FCfa 200 millions aurait permis de s'intéresser au cas du Sfd AssEF ;

un bon échantillonnage devrait aussi s'intéresser à certains endettements parmi les plus faibles, et c'est là que le problème de conflit d'intérêt prend tout son sens. Si Monsieur Alain T.T Agnikpé  n'avait aucun lien avec ce Sfd AssEF, on ne vous en voudra pas de s'être arrêté́ à F Cfa 200 millions. Mais dès lors que la Directrice de ce Sfd et son époux sont en conflit avec le Fnm, on ne peut plus croire que ce choix ait été́́ fait sans arrière-pensée, même si vous êtes de bonne foi (en préférant vous arrêter à 200 millions FCfa). De même, un pareil échantillonnage devrait tenir compte de la politique de crédit du Fnm qui a clairement déterminé les catégories de Sfd devant être bénéficiaires de ses prestations.

Pourquoi ne pas par ailleurs s'intéresser aux cas d'endettement qui font l'objet de contentieux devant les tribunaux de notre pays ? Au moins dans ce cas, ce Sfd AssEF aurait été́ sélectionné́ ;

En effet, le Cabinet Canal Audit n’a pas parlé dans son rapport d’audit des dossiers en contentieux. De deux choses l’une :
soit, ce Cabinet n’est pas aussi compétent qu’il le prétend, pour ne s’être pas intéressé aux dossiers contentieux ;
soit, ce Cabinet Canal Audit l’a fait de mauvaise foi et dans ce cas, il a choisi de protéger certains débiteurs dont l’institution AssEF de l’épouse de son Auditeur Alain T.T.Agnikpé.

De même, si AssEF s’était retrouvée dans l’échantillon, quelles questions Monsieur Alain T.T Agnikpé qui est le Spécialiste de la microfinance dans l’équipe du Cabinet de Canal Audit aurait posées à son épouse qui dirige un Sfd si endetté ? Aurait-il pu la traiter de la même manière que les autres débiteurs ? Comment un professionnel de l’audit comme Monsieur Cosme Goundété, Directeur-Associé du Cabinet et de surcroît Président de l’Ordre des Experts-comptables et comptables agréés du Bénin peut-il ne pas comprendre ce principe élémentaire ?

Enfin, en écrivant dans son droit de réponse, nous citons « Le Consultant Alain Agnikpé n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission », cela ne dispense pas l’Auditeur d’examiner les dossiers en contentieux. Tous ceux qui contrôlent les institutions financières connaissent cette règle élémentaire.
 
3- Volonté affichée par le Cabinet Canal Audit du Sieur Cosme Goundété, Directeur-Associé et Président de l’Ordre des Experts-comptables et comptables agréés du Bénin de cautionner la maldonne sur AssEF.

La mission d’audit du Fnm a été confiée au Cabinet Canal Audit par le gouvernement qui, déjà, à sa session du Conseil des ministres du mercredi 25 janvier 2017, avait retenu le Sfd AssEF parmi les institutions débitrices envers le Fnm conformément à la Communication n°051/Mtfpas/Dc/Sgm/Sp présentée par le ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Bénin pour mettre fin à cette situation préjudiciable à sa crédibilité.

Toute organisation professionnelle et pas les moindres, l’Ordre des Experts-comptables et comptables agréés du Bénin ne saurait admettre un tel manquement et le cautionnement de telles pratiques collusoires dans une mission d’audit par son Président.

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A propos de notre article «Dossier Fnm» du 02 mars : Les clarifications du cabinet Canal Audit

FNM

Cotonou, le 07 mars 2018

Droit de reponse de canal audit
A l’article paru le 2 mars 2018 sur le « dossier FNM »

CANAL AUDIT est un Cabinet de signature internationale qui exerce ses activités dans dix (10) pays. Pendant ses vingt (20) années d’existence (1998-2018), notre Cabinet n’a jamais connu le moindre discrédit de sa solide réputation auprès des Partenaires au développement (BANQUE MONDIALE, BAD/FAD, UE, BOAD, PNUD, FENU, FIDA, UNICEF, AFD, USAID, etc), des Gouvernements du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo et de Sao Tomé et Principe, et des clients auxquels il fournit ses prestations aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du Bénin. Nous sommes représentants au Bénin et au Togo du Réseau international RSM qui est le 6ème réseau d’audit dans le monde.

CANAL AUDIT fait beaucoup d’audits, mais ne connaît pas ce qu’on appelle « audit politique ». Nous vous déclarons que le travail que nous avons effectué au Fonds National de Microfinance (FNM) est un travail professionnel respectueux des règles et des normes de notre métier d’auditeur et que nous ne sommes pas des faiseurs de faux.

Sur l’affaire FNM qui est pendante devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, CANAL AUDIT et ses dirigeants n’ont aucune déclaration, ni aucun commentaire à faire. Mais pour ce qui concerne les atteintes à l’honorabilité du Cabinet et à celle de son Directeur-Associé, Monsieur Cosme GOUNDETE, qui est aussi le Président de l’Ordre des Experts-Comptables et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-BENIN) et qui n’a jamais fait la politique, nous nous ferons le devoir de les laver par les voies judiciaires que les lois de notre pays nous offrent.

Pour le moment et sans interférer dans le cours de la justice sur l’affaire FNM, il sied, de notre part, de faire quelques précisions et de relever quelques contre-vérités contenues dans l’article publié et qui ne permettent pas de lui accorder le caractère d’article sérieux :

1.    Monsieur Alain AGNIKPE, notre Consultant pour le volet Microfinance de la mission d’audit du FNM, et son épouse, Directrice de l’association AssEF, ne sont pas des débiteurs du FNM comme affirmé gratuitement dans l’article sous rubrique. C’est l’AssEF qui doit et non le couple AGNIKPE ;

2.    L’AssEF n’est pas comprise dans notre échantillon d’étude, car comme l’ont prescrit les termes de référence et selon notre offre technique pour la mission, notre approche n’est pas exhaustive, mais sélective et fondée sur une démarche scientifique de sondage. Le mode de constitution de l’échantillon est raisonné en tenant compte des critères ci-après : (i) niveau d’endettement, (ii) âge du partenariat avec le FNM, (iii) concentration des décaissements FNM et (iv) concentration du portefeuille encours. Dans cette considération, 10 SFD sont sélectionnés parmi 43 en portefeuille selon les données fournies par le FNM. Ils concentrent à eux seuls 91% des créances en souffrance pour un taux de sondage de 23%. L’AssEF fait partie des 33 SFD partenaires non compris dans l’échantillon, soit 77% de l’effectif des SFD partenaires correspondant à 9% seulement des créances en souffrance. Le Consultant Alain AGNIKPE n’a participé ni à la rédaction de notre offre pour la mission, ni à l’échantillonnage au démarrage de la mission. Il n’y a donc pas, de notre part, une omission de l’AssEF comme présumée dans votre article ;

3.    Les normes internationales d’audit que les membres de l’OECCA-BENIN sont tenus d’appliquer depuis novembre 2011 sont les normes ISA de l’IAASB publiées par l’IFAC, la Fédération Internationale des Experts-Comptables, et reconnues familièrement dans notre profession sous l’appellation de « normes ISA de l’IFAC ». Chacune d’elles est soigneusement élaborée sur une période de 2 ans et demi à 5 ans avec le concours de l’ensemble des ordres d’experts-comptables membres de l’IFAC (125 pays), des grandes institutions internationales de financement du développement (Banque Mondiale, Union Européenne, FMI, etc), des grandes banques internationales, des Autorités de bourses internationales, des réseaux internationaux d’audit, des plus grandes universités, etc ;

4.    Ces normes requièrent de s’assurer de l’indépendance de nos consultants à l’égard des entités auditées, mais les mêmes normes prévoient également de tenir compte de la nature spécifique de ces entités, du contexte particulier et des spécificités de la mission ;

5.    Dans le cas du FNM, en donnant une garantie pour l’AssEF, M. AGNIKPE, qui a à son actif plus de vingt (20) années de pratique et d’expertise nationales et internationales de la microfinance, savait depuis la mise en place du crédit qu’en cas d’impayé, cette garantie, qui est une caution pour tiers, serait réalisée et que cela n’a rien d’extraordinaire. D’où vient alors cette folle idée de conflit d’intérêt découlant de la mobilisation d’une garantie hypothécaire, opération ordinaire et courante dans toutes les institutions de crédit ? Pourquoi veut-on faire passer l’ordinaire pour extraordinaire et le courant pour exceptionnel, pour faire croire coûte que coûte au conflit d’intérêt ?

6.    Cela reviendrait-il à postuler contre toute évidence que les personnels et les dirigeants des institutions de microfinance, des banques et des établissements financiers, qui empruntent de l’argent auprès de leur institution en fournissant des garanties immobilières, au Bénin comme dans le reste du monde, devraient démissionner de ces entités pour cause de conflit d’intérêt, eux qui sont d’ailleurs les mieux placés pour entraver la réalisation de ces garanties ?

L’intention de nuire à CANAL AUDIT, à ses dirigeants et à son Consultant est donc manifeste dans l’article publié dont les rédacteurs n’ont fait aucune enquête préalable ni auprès de CANAL AUDIT, ni auprès de l’OECCA-BENIN comme le prescrivent pourtant la déontologie et la réglementation de leur profession.

Nous nous posons enfin des questions sur les propos outrageants tenus dans cette parution, le curieux lien et l’amalgame qui y sont faits avec la fonction de Président de l’OECCA-BENIN qu’occupe M. Cosme GOUNDETE, d’autant plus que celui-ci n’est jamais intervenu au FNM en cette qualité et qu’au niveau de l’Ordre, l’année 2018 est une année électorale. Quelles anguilles électorales y a-t-il donc sous cette roche ?

Nous finirons ce droit de réponse par un rappel, celui de l’adage qui est la règle d’or de la profession de journaliste : quand on n’a pas fait l’enquête, il ne faut pas prendre la parole, et surtout pas en public.

La direction de canal audit
L’assurance d’un professionnalisme inalterable

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Dossier FNM : Protégée par l’ordre des experts comptable, une grosse débitrice en liberté

FNM

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, aucune charge n'a été retenue contre le cabinet Canal Audit qui a fait l'audit tant décrié du Fonds national de la microfinance. Et pourtant, il est clair qu'il y a un conflit d'intérêt qu'il importe de relever. En fait, dans l'équipe d'audit, il y avait l'époux à une promotrice de Système financier décentralisé partenaire du FNM et qui était et reste d'ailleurs une grosse débitrice. Malgré l'action judiciaire enclenchée par le FNM contre elle, la dame n'a été inquiétée. Et c'est son époux dont l'immeuble avait été mis en garantie qui se retrouve dans l'équipe d'audit. Une chose que le procureur n'a pas encore observée.

LETTRE OUVERTE D'UN AGENT DU FNM AU PROCUREUR

Du conflit d’intérêt à l’impunité du Cabinet Canal Audit non perçus par le Procureur de la République dans le dossier d’audit politique du FNM ?

Le Juge chargé du dossier FNM ne devrait-il pas délivrer un mandat de dépôt contre Cosme GOUNDETE (Président de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés du Bénin) et Alain T.T. AGNIKPE pour « faux et usage de faux et complicité » ?

Comment comprendre que dans l’équipe d’audit du cabinet Canal Audit qui a à son sein un Auditeur Monsieur Alain T.T AGNIKPE qui a fourni les titres de propriétés à son épouse pour prendre des prêts au FNM et dont l’épouse est complice de malversations financières sur les fonds FNM à savoir la Directrice de l’Association d’Entraide des Femmes en abrégé ASSEF, Madame Janine S. AGNIKPE ne puisse être interpelée par le Procureur de la République ?

Grande a été la surprise de constater dans l’équipe des Auditeurs du Cabinet Canal Audit, la présence de Monsieur Alain T.T AGNIKPE, Auditeur Chargé de l’audit du portefeuille de crédit du FNM.

1- Les faits qui attestent de l’oubli du Procureur de la République dans ce dossier FNM

En 2009, avec l’avènement du Programme Intégré d’Appui à la Microfinance en République du Bénin dénommé (PIAMF_Ben) dont d’ailleurs l’incapacité de la Directrice Générale actuelle du FNM dame Denise ATIOUKPE n’a pu permettre de renouveler les financements acquis par son prédécesseur, le Système Financier Décentralisé AssEF que dirige l’épouse de l’Auditeur du Cabinet Canal Audit Monsieur Alain T.T. AGNIKPE, a été sélectionnée dans le souci de la capitalisation des acquis du premier projet BID de Microfinance au Bénin qui a été approuvé en 2003. C’est ainsi que l’institution ASSEF a été identifiée en 2010 et reçut une ligne de crédit de F CFA 202 200 000 pour servir les populations du département de l’Ouémé. Mais force est de constater qu’ASSEF est allée au-delà de la zone qui lui a été attribuée en intervenant dans le Plateau sans avis préalable du FNM.

Informé de cette situation et des malversations financières supposées commises, le Directeur Général d’alors, Monsieur PANTI Jean Comlan, a commandité un audit comptable et financier qui a révélé de graves dysfonctionnements suivants :
•     les groupements des bénéficiaires sont montés de toutes pièces sans aucune affinité alors que la solidarité est la seule garantie du crédit ;
•     un montant de F CFA 20 970 000 issu des remboursements obtenus des bénéficiaires a été utilisé pour faire de mise en place en mars 2012 ;
•     les remboursements obtenus des bénéficiaires ne sont pas reversés sur le compte approprié ;
•     sur un total de F CFA 112 970 765 déclaré obtenu des bénéficiaires au 31 mars 2012, seulement F CFA 76 442 500 ont été virés au FNM au 30 avril 2012. Ce qui dégage un écart de F CFA 36 528 265.
 
Au total, ASSEF reste devoir au FNM un montant total de F CFA 145 895 700 réparti comme suit :

✓ F CFA 124 232 300 au titre du PIAMF_Ben ;
✓ et F CFA 21 663 400 au titre du crédit de Renforcement des Capacités Financières (RCF).

Ce financement a été obtenu grâce aux titres de propriétés fournis par son époux, le Sieur Alain T.T AGNIKPE, Auditeur Occasionnel du Cabinet Canal Audit dans l.   e cadre de l’audit du FNM.

Face à cette situation, le dossier de malversations financières a été confié à la Justice Béninoise, par une plainte déposée le 07 août 2014 au Commissariat de Pobè, juridiction du ressort de l’institution ASSEF. Confère annexe n°01.
 
2- De la complicité du Cabinet Canal Audit et de son Directeur-Associé Monsieur Cosme GOUNDETE, pourtant Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin
 
En effet, Monsieur Alain T.T AGNIKPE, pour se venger dans ce dossier avec la complicité de Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin, parce que une procédure a été engagée contre l’institution que dirige son épouse et pour laquelle par pouvoir délivré à l’huissier du FNM, opposition lui a été faite de procéder à la mutation de ses titres privés de propriétés donnés en garantie aux crédits que le FNM a consenti à l’institution que dirige son épouse, n’a trouvé que cette occasion bénie par Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agrées du Bénin, pour impliquer les Directeur Généraux et les Cadres du FNM en trouvant à tout prix des charges de vengeance contre eux.

3- De la pratique de conflit d’intérêt et de l’impartialité du Cabinet Canal Audit et de Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et de surcroît Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables agréés du Bénin dans le dossier d’audit du FNM

Monsieur Alain T.T AGNIKPE, faisant partie donc intégrante d’un procès en cours avec son épouse et l’institution de microfinance ASSEF qu’elle dirige contre le FNM, en ce sens que dans le dossier de crédit que ASSEF a obtenu du FNM et qui est en impayés pour un montant total (ligne de crédit et Refinancement) de F CFA 145 895 700 dont F CFA 21.663.400 de montant de créances restantes pour le crédit Renforcement des Capacités Financières (RCF),...

Monsieur Alain AGNIKPE à fournir ses titres de propriétés (sûretés réelles) pour l’obtention des ressources au FNM au profit de l’institution que dirige son épouse ASSEF.

Ainsi donc, faisant suite au pouvoir spécial délivré à l’huissier aux fins de saisie immobilière en date du 15 juin 2015, il a été fait opposition à mutation de titre de propriété et à toute vente à Monsieur le Conservateur des domaines des droits fonciers, à Monsieur le Maire de la Commune de Sèmè-Podji, à Monsieur le Directeur de l’IGN et à Monsieur Alain T. T. AGNIKPE (Auditeur du Cabinet Canal Audit). Confère annexe n° 2.

Cette situation amène à douter de l’impartialité et de la qualité des résultats des travaux du Cabinet Canal Audit sur le portefeuille qualifié de désastreux avec des conditions de financement peu optimales (l’institution de son épouse faisant partie des institutions très endettées auprès du FNM).

Il y  a donc conflit d’intérêt du fait de la position de l’Auditeur AGNIKPE dans cette mission.

4- Que prévoient les textes de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin en ce qui concerne les Collaborateurs engagés dans les missions d’Audit dans les Cabinets d’audit ?

Les textes de l’Ordre prévoient entre autres pour la réalisation des missions d’audit dans les organisations, des mesures importantes dont tout au moins l’obligation pour le cabinet d’audit engagé dans une mission d’audit des organisations de faire signer à ses collaborateurs une déclaration d’indépendance vis-à-vis des personnes à auditer.

5- De la violation des textes par Cosme GOUNDETE, Directeur du Cabinet Canal Audit et Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin

Au regard de tous les points soulevés dans ce dossier, il est aisé de comprendre toute la supercherie autour de ce dossier.
✓ Si aujourd’hui le Cabinet Canal Audit sort de son dossier d’audit une déclaration d’indépendance obtenue de Monsieur Alain T.T AGNIKPE telle que prévue par les textes de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés, alors Monsieur Alain T.T AGNIKPE aurait menti et aurait fait « du faux et usage de faux » qui est une infraction prévue et punie par la loi de la République du Bénin ;
✓ Vu le rôle joué par Monsieur Alain T.T AGNIKPE dans l’équipe d’audit, ce conflit d’intérêt jette un discrédit total sur la valeur du rapport d’audit produit.
 
En dehors de ces aspects, il y a l’absence du contradictoire par rapport aux constats faits, qui méritaient des explications avant toutes conclusions (cette absence permet déjà de déclarer ce rapport d’audit contraire à la constitution comme l’a si bien fait la Cour Constitutionnelle dans sa décision DCC 17-251 du 05 décembre 2017 dans le dossier de la SONAPRA).

6- Quel crédit accorder au Président de l’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin, le Sieur Cosme GOUNDETE

Je suis peiné de savoir qu’aujourd’hui que tous les audits diligentés par le Gouvernement de la Rupture et confiés aux Cabinets d’audit du Bénin sont déclarés non conformes à la Constitution Béninoise.

Mais le cas spécifique du FNM donne à réfléchir par la nature et la qualité du cabinet Canal Audit, désormais appelé par les Cadres du FNM de « cabinet d’audit politique ».

L’Ordre des Experts comptables et Comptables Agréés du Bénin doit impérativement décharger de ses fonctions pour les manquements soulevés dans ce dossier, son Président sinon, cet Ordre risque d’être disqualifié par les Partenaires Techniques et Financiers (surtout que le FNM a reçu des audits de ces mêmes PTF et exécutés par des Experts comptables Diplômés Béninois ou non) et perdra aussi aux yeux du peuple tout crédit à ses audits.

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Coopération Bénin-Banque mondiale : 482 millions de dollars pour financer le développement

Pierre-Laporte-et-Bio-Tchane

La coopération entre la Banque mondiale et le Bénin se renforce davantage. L’institution financière prévoit d'accorder au pays, un appui financier de 482 millions de dollars au cours de la période de 2018 à 2023. C’est ce qu’a annoncé mardi 13 février à Cotonou, le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte. Selon ses propos, cette enveloppe servira à appuyer la politique de développement du pays.

La Banque mondiale est désormais et plus que jamais engagée aux côtés du gouvernement béninois pour la mise en œuvre de son programme d’actions. Son directeur des opérations a annoncé mardi 13 février 2018, l’octroi d’une enveloppe financière de 482 millions de dollars en faveur du Bénin. Selon les propos du directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, ce montant qui porte sur la période allant de 2018 à 2023, est destiné à appuyer la mise en œuvre de la politique de développement du pays. Pour cette opération, les secteurs ciblés sont déjà connus. Intervenant lors des discussions portant sur les orientations du nouveau cadre de partenariat devant lier le Bénin et le Groupe de la Banque mondiale pour le prochain quinquennat, Pierre Laporte a fait un exposé des grands axes stratégiques de coopération retenus pour la période ciblée entre le Bénin et l'institution financière mondiale. La nouvelle stratégie que propose le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d’aider le Bénin à réaliser ses objectifs de développement tels qu’énoncés par le Pag, en mettant l’accent sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de manière durable et inclusive. Elle s’articule autour de trois axes stratégiques, à savoir la promotion d’une transformation structurelle pour renforcer la compétitivité et la productivité, le renforcement du capital humain et le renforcement de la résilience et la réduction des vulnérabilités liées au climat.

Encore plus engagée pour le développement du Bénin

Le directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, a également annoncé outre les 482 millions de dollars, la mobilisation par la Banque mondiale, des ressources supplémentaires à travers le fonds de la facilité de financement à l'échelle, pour accroître les financements des nouvelles opérations qui seront retenues dans ce nouveau cadre de partenariat. Celui-ci permettra au Bénin de réaliser ses objectifs de développement tels qu'énoncés dans le Programme d'actions du gouvernement (Pag), en se concentrant beaucoup plus sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de ''manière durable et inclusive''. Selon Pierre Laporte, des efforts seront fournis de manière accélérée en vue de la présentation du programme au Conseil d'administration de la Banque mondiale en mai 2018. En annonçant ces axes, « l'idée est de recueillir vos remarques et contributions sur ce projet de stratégie, pour faire en sorte que les projets et programmes qui seront retenus pour les cinq prochaines années puissent répondre de façon concrète aux principaux besoins des populations et aux grands objectifs que vous avez pour réduire la pauvreté au Bénin », a souligné le responsable de la Banque mondiale. Et pour répondre efficacement aux attentes de la Banque, les autorités béninoises ont insisté sur les questions urgentes, de la pauvreté, de la croissance et de l'emploi. « Les orientations que nous retiendrons à la fin de cette séance permettront à la Banque mondiale de finaliser les différents axes stratégiques dont l'opérationnalisation permettra de relever les défis majeurs liés à l'éradication de la pauvreté, à la croissance inclusive et génératrice d'emplois décents et à la transformation structurelle de l'économie de notre pays », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'Etat béninois, en charge du plan et du développement. Notons que les axes de coopération entre le Bénin et la Banque mondiale portent sur les secteurs, du développement urbain, du développement local, de l'environnement, de la télécommunication, de l'emploi des jeunes, de la santé nutrition, du renforcement des capacités, de l'énergie, de l'accès à l'eau potable et les transports.

D’après les archives de la Banque mondiale

Thomas AZANMASSO

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Gestion déléguée du Port de Cotonou : Pourquoi cache-t-on le contrat aux syndicats ?

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(Les indicateurs de performance non définis avant la signature du contrat)
Qu’en est-t-il du contenu du contrat signé entre le gouvernement béninois et le Port of Antwerp International (PAI) pour la gestion déléguée du Port autonome de Cotonou ? Que gagne le Bénin dans cette option du régime de la Rupture ? Quelle est la contrepartie financière qui revient de droit à la partie belge ? Quelles sont les performances attendues au bout des dix ans que durera le contrat ? Autant de questions auxquelles il ne faudra pas compter sur le personnel ou encore les syndicats de la plateforme portuaire pour vous apporter des éléments de réponse. Ceci, malgré qu’ils soient les principaux acteurs de mise en œuvre des clauses dudit contrat de gestion. Et pour cause, ni les responsables syndicaux ni les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ne savent même pas jusqu’à ce jour, mardi 20 février 2018, la couleur de la couverture du Contrat en question…

Pas question de fouiner longtemps pour se rendre à l’évidence que le gouvernement de la Rupture n’a certainement pas voulu faire les choses dans la transparence. En tout cas, si les responsables syndicaux ou encore les travailleurs de la plateforme portuaire de Cotonou ignorent jusqu’à présent tout du contenu du contrat liant le gouvernement de la Rupture au Port of Antwerp international, il n’y a point de doute qu’il y ait quelque chose qui cloche. Signé pourtant depuis le 08 janvier 2018 soit plus d’un mois déjà, ce contrat n’a, pointété dévoilé aux acteurs portuaires encore moins au public. Tout est malheureusement encore flou dans les esprits des travailleurs. Pourquoi le gouvernement cache-t-il alors ce contrat aux travailleurs et syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou ? Que craint le gouvernement de la Rupture ? Y a-t-il dans ce contrat des indices qui révèleraient au grand jour, les vraies intentions du Chef de l’Etat à travers cette gestion déléguée du Poumon de l’économie nationale ? En tout cas, la situation devient davantage inquiétante et les faits semblent désormais donner raison au Syntrapac et autres organisations syndicales qui ont si tant tempêté pour faire échec à la réforme et surtout exiger qu’ils soient associés au processus. Dommage ! Tout s’est passé à l’insu des travailleurs ainsi que leurs syndicats. Ceci, comme pour dire “vous n’êtes là que pour subir, exécuter tout en la bouclant“. L’autre révélation inquiétante du dossier est que d’après les déclarations de l’autorité ministérielle, Cyr Koty, les indicateurs de performance du partenariat n’ont pas été définis avant la signature du contrat. C’est inadmissible ! Qu’est-ce qui aurait alors motivé la précipitation de la signature dudit contrat ? Etant donné que ces indicateurs de performance constituent les seuls éléments de jauge du partenariat. Approché, le secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou a confié que plusieurs démarches ont été menées et qu’une correspondance aurait été adressée au ministre de tutelle pour avoir copie du contrat et de s’en approprier le contenu. Mais rien ! Il leur a été simplement servi qu’ils ne pourront l’avoir sous prétexte que cela ne relèverait pas de leurs prérogatives. Si le Port of Antwerp international a été choisi pour assurer la modernisation de l’espace portuaire ainsi que l’optimisation de la rentabilité des ressources portuaires, comment veut-on que les travailleurs y contribuent efficacement si ces derniers n’ont pas connaissance des projections en matière de performances au bout des dix ans de gestion déléguée que connaitra le port ? Après avoir démontré sa fermeté et détermination à ne point fléchir face à la menace des partenaires sociaux de la plateforme portuaire de faire échec, par tous les moyens légaux, à cette réforme, le gouvernement semble vouloir se passer de ces derniers dans la mise en œuvre des réformes. De toute façon, çà frise bien la rage !!!

Aziz BADAROU

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Coopération bénino-libanaise : Renforcement des liens entre les Ces

Tabe-Gbian

Les Conseils économique et social du Bénin et du Liban renforcent leurs liens de coopération. A faveur d’une importante séance de travail ce mercredi, 07 février 2018, le Président du Conseil économique et social (Ces) du Bénin, Tabé Gbian, a échangé avec une délégation libanaise composée de Mohamed El Jouzo Secrétaire au Ces du Liban, et Nemer Talj, Secrétaire général des communautés libanaises en Afrique en vue de la consolidation et du renforcement des liens de coopération entre les deux pays. A en croire le secrétaire général du Conseil économique et social du Liban, Mohamed El Jouzo, il était important de renouer les liens entre les deux institutions sœurs après la reconstruction de l’Institution au Liban. Faut-il le souligner, la délégation libanaise est en tournée en Afrique et cette escale au Bénin s’inscrit  dans le cadre du renforcement des relations avec les  conseils homologues en Afrique en général. A sa suite, le Président du Conseil économique et social du Bénin, TabéGbian a salué la démarche de ses hôtes libanais et avant de se dire convaincu que les relations de coopération entre les deux pays se portent davantage mieux.

A.B

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