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Economie

Les microcrédits : de 1, 2 milliard à 3 milliards subitement, Improvisation ou opération de charme ?

patrice talon

De 1, 2 milliard la cagnotte affectée aux microcrédits par le gouvernement est passée subitement, ces derniers jours, à 3 milliards FCfa. Bonne nouvelle ! Une augmentation qui devrait réjouir les bénéficiaires mais à y voir de près, en tout cas tel que le dossier a été géré, ça sent de l’improvisation sur fonds d’une opération de charme.

Relancera-t-il ou relancera pas ? Tel a été la préoccupation de la grande majorité des Béninois au sujet de ces microcrédits suspendus par le gouvernement de la Rupture pendant un an. Dans l’opinion, la rumeur a même couru que les microcrédits seront enterrés définitivement sous la gouvernance Talon, et ce comme beaucoup d’autres projets laissés par le régime défunt. Il a fallu la période chaude de la révision de la Constitution, période où le gouvernement était fortement critiqué quant à ce qui concerne sa politique sociale pour que l’annonce de renouer avec cet héritage soit faite. Ainsi, ce qui a été déclaré courant mars-avril 2017 ne sera effectif sur le terrain qu’environ trois mois après, avec une tournée pompeuse de la ministre et de la Dg du Fonds (Fnm). Cette tournée à l’allure propagandiste sera suivie d’une vaste campagne de communication. Ainsi, de 1.2 milliard initialement mis dans la cagnotte, pour ce programme social après un long moment de suspension, le gouvernement a décidé brutalement d’augmenter l’enveloppe. Et, lors du  Conseil des ministres du 12 juillet 2017, Patrice Talon dans une reconquête de la population, fait porter ledit programme à 3 milliards. En quelques semaines donc, le gouvernement de la Rupture a doublé voire tripler lesdits fonds à octroyer aux femmes en vue de leur autonomisation. Officiellement, il est dit que c’est pour répondre aux besoins exprimés par les populations. A y voir de près, on pourrait avancer comme argument que l’Exécutif compte bien faire de ce programme, un outil politique. On veut bien faire croire aux populations que le gouvernement est proche des populations vulnérables ; des populations pourtant abandonnées à leur sort par une politique antisociale imposée par la Rupture dès le 06 avril 2016. Plusieurs observateurs  soulignent que cette mesure n'est pas du tout planifiée et que la méthode ressemble à celle dénoncée sous le régime défunt. Pour eux, l’augmentation a été décrétée simplement à l’improviste, pour plaire. Ce qui conforte davantage cette lecture, c’est que les 3 milliards ont été annoncés alors  que le gouvernement dénonce le non payement de seize (16) milliards de francs Cfa par les bénéficiaires du programme conduit sous l’ancien président Yayi Boni. Pis, l'audit commandé par le gouvernement de la Rupture a pu révéler de graves irrégularités dans le programme. Parailleurs, la Rupture a curieusement choisi de poursuivre l'exécution mais visiblement sans bien murir le programme. Pour une relance, ce fut un mauvais départ sinon, comment comprendre qu’on est d’abord parti de 1.2 milliards d’abord avant de s’en rencontre brusquement qu’il fallait rehausser un peu. Pourquoi n’avait-on pas tenu compte de certains paramètres après ces mois de suspension et on a dû procéder à une relance à moitié, c’est-à-dire en  catastrophe ?

Mike MAHOUNA     

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Après le succès de l’Appel à l’épargne du Bénin : Les titres souscrits passent à la cote de la Brvm

BRVM

Le Bénin passe à la deuxième phase de l’opération d’emprunt obligataire lancée courant mars 2017. Hier jeudi 20 juillet, à la faveur d’une cérémonie solennelle, il a été procédé à la première cotation des titres « TPBJ 6,50% 2017-2027). C’était en présence du Directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) venu spécialement de la Côte d’Ivoire, dereprésentants du gouvernement et de représentants d’institutions financières et d’assurances.

Le gouvernement du Bénin, dans l’optique de mobiliser les ressources nécessaires pour le financement de son ambitieux Programme d’actions (Pag) estimé à 9000 milliards FCfa, a fait l’option de se tourner vers les marchés financiers de la zone Uemoa. Ainsi, courant mars 2017, le ministère de l’Economie et des finances, par le biais du Trésor public a lancé un « Emprunt obligataire par appel public à l’épargne du Trésor Public du Bénin, TPBJ 6,5% 2017-2027 ». Grâce à l’expertise de la Sgi-Bénin et d’autres Sgi co-chefs de file, l’opération qui était lancé pour capter 150 milliards, a connu un succès avec à l’arrivée 171 546 780 000 FCfa mobilisés. Fort de ce succès, intervient la deuxième phase qui n’est rien d’autre que la première cotation des titres « TPBJ 6,5% 2017-2027 ». En réalité, cette étape lancée officiellement hier en synchronisation avec Abidjan, et ce grâce à la technologie, marque l’entrée des titres souscrits sur le marché secondaire de la Brvm et en même temps l’ouverture des transactions, c’est-à-dire les achats ou ventes de ces titres pour divers investisseurs.  Pour le Dg de la Brvm, Kossi Edoh Amènounvè «  cette délocalisation de l’opération à Cotonou, rendue possible grâce à la technologie témoigne de la volonté de la Brvm de faire vivre la bourse dans chaque pays de l’Uemoa et de donner l’opportunité aux populations locales de se familiariser avec son fonctionnement. « Cet emprunt marque le retour du Bénin sur le marché obligataire de l’Uemoa après une série de trois emprunts…entre 2000 et 2011. Donc c’est un retour six ans après sur le marché régional », a-t-il rappelé. Pour lui, la Bourse est un instrument privilégié de financement et il dit espérer que l’Etat du Bénin sera l’un des premiers à utiliser les instruments innovants dans la recherche de mobilisation de ressources à long terme pour le financement du Pag. C’est un appel qui visiblement est tombé au bon moment puisque le Secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Joèl Zodjihoué a, sur place, rassuré que cet emprunt ne sera pas le dernier. Le Bénin est engagé à le faire même plusieurs fois dans une année. Et déjà, le Sg a annoncé que le 25 juillet prochain, le Bénin repart sur le marché pour lever 60 milliards FCfa. Une nouvelle qui a été ovationnée par tous. Pour finir, le secrétaire général, représentant  l’Argentier national Romuald Wadagni a exhorté les détenteurs de ces obligations de les négocier ou d’en acquérir davantage. Aussi, ceux qui n’avaient pas souscrit à en acheter à tout moment. Le Bénin étant un bon élève en matière de paiement de dettes.

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Raisons de suspension et relance du programme des microcrédits au Bénin : La Dg/Fnm très loin de convaincre

Denise-Atioukpe

(8% d’intérêt + 995Fcfa/mois sur 50 000F : du social ou du business ?)
Invitée de l’émission Zone Franche d’hier, dimanche, 16 juillet 2017 sur Canal3, la Directrice générale du Fonds national de la microfinance (Fnm), Dénise Atioukpe n’a non seulement pu vendre son produit “Mcpp-Nouvelle génération“ mais elle n’a pu convaincre en voulant justifier la suspension du programme au début. Pire, c’est qu’à l’analyse des taux d’intérêts et du coût de la souscription obligatoire à l’Assurance vie, il importe de se demander si le gouvernement fait, à travers ces microcrédits, du social ou du business…

16 milliards d’impayés au Fonds national de la Microfinance (Fnm), c’est la raison ayant motivée la suspension du Programme des microcrédits aux plus pauvres, selon l’actuelle Directrice générale du Fonds, Dénise Atioukpe. A l’en croire, c’est ce fort taux d’impayés constatés en 2016 qui a contraint le gouvernement à la suspension des microcrédits et de commanditer des audits pour situer des responsabilités. Mais les impayés ont-ils été déjà recouvrés avant la relance du programme ? Le FNM avait-il connu une chute de son chiffre d’affaires avec les impayés ? Les impayés résultent-ils d’une mauvaise gestion de la structure ? Autant de questions que n’a su répondre l’actuelle Dg/Fnm qui, dans un raisonnement bancal, a voulu peindre en noir la gestion du régime défunt. En effet, si malgré les impayés, le programme a été relancé, il convient de s’interroger les réels motifs de sa suspension. Pire, c’est qu’on ne saurait parler de mauvaise gestion du Fonds en ce sens que ce sont d’abord les bénéficiaires, les populations, les premiers responsables desdits impayés. Et on ne peut espérer un taux de recouvrement à 100% dans de pareilles initiatives. Même les institutions bancaires malgré les processus classiques et les multiples garanties se retrouvent parfois à courir derrière les débiteurs. Car, çà ne réussit pas toujours en entreprise. Le comble est que ces impayés n’ont pu empêcher le Fnm de construire sur fonds propres, un siège luxueux. L’actuelle Dg/Fnm devrait plutôt savoir que la structure a fait du chemin si elle savait réellement d’où est partie le Fonds.

Mcpp-Nouvelle génération : Rien de nouveau pourtant…

Quelles sont les innovations apportées aux microcrédits aux plus pauvres (Mcpp) sous la Rupture ? Concrètement, aucune. Du moins, c’est ce que l’on peut retenir de l’intervention de la Dg DéniseAtioukpe sur “Zone Franche“ de ce dimanche. D’abord, elle a évoqué la création d’un service de recouvrement au niveau du Fnm. La structure disposait bel et bien d’un mécanisme de recouvrement étant qu’il s’agit bien d’un prêt accordé aux bénéficiaires qui devront rembourser. Encore que les systèmes financiers décentralisés (Sfd) étaient régulièrement évalués suivant leurs performances. On ne saurait donc percevoir la création d’un tel service comme une innovation. De plus, le processus de distribution de microcrédits n’a jamais changé. Le Fonds national de la microfinance s’appuie toujours sur les Sfd pour faire parvenir les fonds aux populations. Pour la Dg/Fnm, des mesures sont désormais prises pour s’assurer du suivi. Mais voudra-t-elle faire croire qu’il n’y avait pas de suivi ? Plus important à savoir est que ce sont surtout les Systèmes financiers décentralisés qui sont chargés du suivi car le Fnm n’est pas en contact direct avec les bénéficiaires. Pourquoi alors Mcpp-Nouvelle génération ? La question toute posée.

8% d’intérêt + 995Fcfa/mois sur 50 000F : du social ou du business ?

D’après les explications de la Dg Attioukpe, les microcrédits de 50 000fcfa sont remboursés avec un intérêt de 8% et de 10% pour ceux de 100 000Fcfa. De plus, l’assurance Vie étant devenue obligatoire, les bénéficiaires de microcrédits de 50 000F doivent souscrire à raison de 995Fcfa/mois. Ce qui est important de souligner est que le partenaire stratégique du Fonds national de la Microfinance reste la Banque islamique de développement (BID) dont les prêts ne sont généralement pas accompagnés d’intérêts. « 8%, c’est même insuffisant » a déclaré la Dg/Fnm. Alors que le taux appliqués est le même que celui des systèmes bancaires classiques. Dans ce cas précis, il urge que le gouvernement de la Rupture sorte son vrai visage ? Est-ce du social ou business sur le dos des pauvres populations ? Si le délai de remboursement des 50 000F est de 6 mois et que le bénéficiaire devra impérativement souscrire à l’assurance Vie qui est différent de l’assurance maladie, il serait superflu d’espérer une véritable amélioration des conditions de vie des populations. Le risque est qu’elles resteraient sur la durée dépendantes desdites microcrédits. Quel est le contrat qui lie l’Etat à la maison d’Assurance ? Combien gagne l’Etat dans ce volet Assurance Vie du programme ? Des chiffres devront être révélés à ce niveau afin que l’opinion publique touche du doigt, la réalité. A combien reviennent, les tournées d’encensement du produit Mcpp-Nouvelle génération ? Une autre question qui mérite bien d’être clarifiée. De plus, sur les onze (11) Sfd reconnus par le Fnm, seuls sept (07) ont été retenus pour accompagner le programme avec des opportunités d’extension accordées à ceux-ci. Affaire à suivre !!!

Aziz BADAROU

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Transparence dans la gouvernance : Talon doit enfin publier le nouveau contrat du Pvi

patrice talon

La société Bénin Control Sa a depuis le mois d’avril dernier a repris l’exécution du Programme de vérification des importations (Pvi). Selon le gouvernement, c’est un nouveau contrat qui lie cette société anciennement dirigée par l’homme d’affaires Patrice Talon à l’Etat. Mais jusque-là, le contenu de cet accord n’est pas connu du public. Or, Talon a promis de gérer le pouvoir en toute transparence.

Sous Yayi Boni (2012), le contrat portant sur la mise en œuvre du Pvi avait été remis en cause. La durée du contrat notamment. Des collaborateurs du gouvernement d’alors avaient montré que Bénin Control Sa n’avait pas l’expertise nécessaire pour exécuter le programme, son partenaire technique Sgs s’étant séparé de lui. Seulement, une fois au pouvoir, Patrice Talon a décidé de redonner vie au Pvi décrié. Le gouvernement a officialisé en Conseil des ministres la reprise des activités de Bénin Control Sa.  Ce devrait être une nouvelle version du Pvi. Dans la foulée,  le ministre des Finances et celui des Transports avaient été instruits « à l’effet de négocier avec Bénin-Control Sa la modification du contrat de marché du 09 février 2011 relatif à la mise en place du programme de vérification des importations de nouvelle génération sur la base des propositions retenues par les deux parties». Mais depuis lors, plus rien. Le président Patrice Talon qui s’est engagé lors de la campagne électorale de 2016 à lutter contre la corruption et qui prône la transparence tarde à autoriser la publication des nouvelles clauses du contrat Pvi. Or, il se trouve que Bénin Control Sa est dirigée par Olivier Boco, ancien associé et très proche du Chef de l’Etat. La publication du nouvel accord est donc nécessaire. Patrice Talon doit mettre enfin à la disposition du public ce nouveau contrat. L’attitude du gouvernement est suspecte. Car malgré l’appel de certains acteurs de la société civile et la pression de plusieurs médias, Patrice Talon et ses collaborateurs n’entendent rien livrer. Que veut-on bien cacher au peuple? Encore un nouveau contrat mirobolant? Dans l’opinion, ça murmure en tout cas.  On n’hésite pas à montrer qu’il s’agit d’un accord juteux qui permet au promoteur de Bénin Contral Sa de s’en mettre plein les poches.  

Mike MAHOUNA                                                               

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Rupture et social : 50 000 F de microcrédit pour du vacarme

mathys-adidjatou

Les microcrédits aux plus pauvres sont enfin de retour.  Après plusieurs mois de suspension, l’initiative qui a connu des succès sous le régime de Yayi Boni a été relancée. Mais à y voir de près, le régime de Patrice Talon en fait déjà un outil de propagande.

Les microcrédits sont de nouveau accessibles. La Rupture a décidé d’autoriser à nouveau l’exécution de ce programme qui soulage les couches les plus défavorisées de la population. Le social est en marche sous la Rupture, est-on tenté de dire.  C’est ce que s’acharne à montrer le gouvernement de Patrice Talon. De Porto-Novo à la partie septentrionale du pays, on vit ces derniers jours un nouveau lancement dudit programme. Permettre aux plus pauvres de s’adonner à de petites activités lucratives est une œuvre salvatrice. Mais était-ce nécessaire d’organiser des cérémonies de lancement avec beaucoup de tapages? Etait-ce important de sur-médiatiser une telle initiative avec une volonté manifeste d’en faire un outil politique? En réalité, la Rupture n’a pas pour autant innové sur ce point. La suspension imposée après la présidentielle de 2016 a fait péricliter les activités de plusieurs bénéficiaires. Avant la Rupture, certaines femmes ont connu une avancée réelle de leurs activités. Plusieurs d’entre elles recevaient plus de 100 000 F Cfa de crédits. Aujourd’hui, le gouvernement propose la modique somme de 50 000 F Cfa aux mêmes bénéficiaires. Il est clair que la mesure de suspension n’a fait que retarder la consolidation des activités en cours. Par ailleurs, tout démontre que la Rupture compte faire de ce programme de microcrédits un outil politique. Il y a un risque d’instrumentalisation. Et cela est bien visible avec tout le tintamarre qui entoure les séances de lancement. Or, la politisation est une dérive déjà dénoncée sous l’ancien régime. En rassurant les femmes que de 50 000F, le gouvernement passera à 100 000F, tout porte à croire que cette promesse est conditionnée. Reste à savoir à quelle date elle sera effective. A la veille des élections ou en pleine période électorale ? Les prochains jours nous édifieront. 

Mike MAHOUNA

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Protocole d’accord entre travailleurs du Port de Cotonou et le ministre : Le gouvernement fléchit, la grève suspendue

herve-hehomey

Après près d’un mois de paralysie des activités portuaires, le gouvernement a finalement fléchi dans le bras de fer qui l’oppose aux travailleurs de la plateforme portuaire. A l’origine, l’avis d’appel lancé par le gouvernement pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port autonome de Cotonou. Malgré les tentatives d’intimidation, de fragilisation du mouvement de débrayage ainsi que l’arrestation manqué du secrétaire général du Syntrapac, les grévistes ont tenu bon et peuvent désormais se réjouir de leur victoire.

En effet, à travers le protocole d’accord signé mardi entre les responsables syndicaux de la plateforme portuaire et Directeur de cabinet représentant le Ministre des Transports (Mit), le gouvernement a cédé en donnant gain de cause aux travailleurs réunis au sein  Synatramap, du Syntra-Ttp, du Satram-Cobénam, du Syntra-Cncb et du Syntrapac. « Privilégier le dialogue, plus de grève, pas de défalcation de salaire pour fait de grève, plus d’intimidation ni de licenciement et le cadre du port autonome de Cotonou relevé de ses fonction pour fait de grève sera rétabli dans ses fonctions ». C’est la quintessence du protocole d’accord signé entre le ministère des infrastructures et des transports et le collectif des syndicats de la plateforme portuaire de Cotonou. Selon le document rendu public tard dans la soirée du mercredi, plusieurs dispositions ont été prises par les parties prenantes à la table de négociation afin que les activités portuaires reprennent de plus belle dans le respect du rapport des garde-côtes américains et dans la poursuite du dialogue. S’agissant du recrutement d’un mandataire pour la gestion du port, le protocole d’accord parle de l’arrêt du processus en attendant l’atelier d’explication en cours de préparation. Quant au BESC retiré au Conseil National des Chargeurs du Bénin, le ministère a pris l’engagement de plaider en conseil des ministres afin que la gestion du BESC revienne au Cncb. Il est également convenu entre le ministre Hèhomey et les syndicats, la dynamisation du comité sectoriel du dialogue social (Csds), la relecture de la convention de Bénin Terminal, ainsi que la prise diligente des actes administratifs, organisationnels et nominatifs, indispensables pour un meilleur fonctionnement des structures du ministère, notamment la Dgi et la Daf, etc. Désormais, les activités portuaires peuvent reprendre normalement.

Aziz  BADAROU

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Foire de l’indépendance 2017 : Potentialités et opportunités de la cité des Koburus

charles-toko

La commune de Parakou abrite la 10e édition de la foire de l’indépendance. Cet événement commercial aura lieu du 28 juillet au 13 Août 2017. Elle est organisée par l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex),  en collaboration avec la municipalité de Parakou.C’est le site de l’ancienne gare routière de Parakou en face de la mairie qui va servir de cadre aux différentes activités de la foire de l’indépendance 2017 dont le protocole d’accord a été signé entre la mairie de Parakou et l’Apiex le vendredi 9 juin 2017.

La foire de l’indépendance estun grand évènement économique et commercial voire touristique qui draine de nombreux investisseurs nationaux et étrangers. Il permet d’accroître les potentialités économiques nationales. Les forains et la ville de Parakou en tireront un grand profit. Beaucoup d’innovations à découvrir pour la foire de l’indépendance que la cité des Koburus abrite. En plus des activités traditionnelles d’une foire économique et commerciale, que sont : les espaces d’exposition et vente, il est prévu des rencontres be to be et des conférences thématiques sur l’appropriation par les acteurs du dispositif d’appui au commerce. Ce qui va permettre à ces acteurs d’exposer leurs préoccupations par rapport au dispositif. A cela, il faut ajouter les animations culturelles, des espaces internet pour tous, des conférences débats sur des réflexions stratégiques, une campagne de mobilisation et une soirée de récompense. C’est dire que du 28 juillet au 13 Août 2017, la commune de Parakou  sera sous les feux de la rampe  à travers la foire de l’indépendance  édition 2017 et mettra en valeur ses opportunités et potentialités commerciales, économiques et touristiques. Les atouts de la cité des Koburus S’il est vrai que le maire de Parakou Charles Toko a pesé de tout poids pour que la cité des Koburus abrite la 10ème édition de la foire de l’indépendance, il n’en demeure pas moins vrai que la commune de Parakou remplit toutes les conditions et dispose des atouts sérieux pour accueillir un évènement de cette envergure.  

Parakou, la plus grande ville du nord du Bénin et une ville cosmopolite accueille sur son territoire tous les groupes socio linguistiques du Bénin et les communautés ressortissantes des pays de l’hinterland tels que le Nigeria, le Niger, le Togo, le Burkina Faso. Ces différentes communautés exercent des activités commerciales et économiques. Parakou est la métropole du Septentrion qui est reliée par voie terrestre et ferroviaire. Le potentiel artisanal et touristique de la commune de Parakou est multiple et constitue, à coup sûr, une curiosité pour les forains qui feront le déplacement de Parakou à l’occasion de la 10ème édition de la foire de l’indépendance.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Foire de l’indépendance à Parakou : Mobilisation des couches sociales pour la réussite de l’évènement

commerce

Faire de la 10ème édition de la foire de l’indépendance un succès, c’est le défi que l’exécutif de la municipalité de Parakou veut relever. Pour ce faire, les préparatifs vont bon train à Parakou. Le site retenir pour accueillir les manifestations de ladite foire fait sa toilette depuis plusieurs jours, certains stands sont déjà perceptibles sur le site et les autres travaux confortatifs se poursuivent. La foire de l’indépendance à Parakou est partie pour être une réussite vue la mobilisation de toutes les couches sociales autour de l’évènement par les autorités municipales.

La réussite de la 10ème édition de la foire de l’indépendance tient à cœur aux autorités municipales de Parakou. Ces dernières entendent mettre les petits plats dans les grands pour gagner le pari de la bonne organisation de la foire de l’indépendance édition 2017. C’est pourquoi, l’autorité municipale a décidé de mobiliser toutes les couches sociales de la commune de Parakou, afin que chacune d’elles joue sa partition pour l’atteinte de cet objectif. Il est important de rappeler, que le maire, dans son souci d’un bon suivi des préparatifs de la tenue de cette foire, a procédé par arrêté municipal N°50/083/MPKOU/SG/DAF/SA en date du 28 juin 2017 à la mise en place du comité de supervision et des huit sous-comités. Les membres de ces différentes instances sont déjà renvoyés à leur mission et s’activent chacun en ce qui les concerne sur le terrain. C’est dans cet ordre qu’il faut inscrire les rencontres que le maire tient depuis peu avec différents acteurs de la ville. Ainsi donc, le maire Charles Tokoa rencontré les acteurs culturels et les promoteurs hôteliers de Parakou pour une séance de travail. Le maire a partagé avec ses  hôtes  le cachet spécial qu’il entend donner à cette foire, en clair c’est un défi que lui et son équipe veulent relever afin de redorer le blason de la ville de Parakou et il compte sur l’implication et l’engagement de chacun d’eux pour relever ce défi. Il n’a pas manqué de rassurer les acteurs culturels et les promoteurs hôteliers de l’accompagnement de la municipalité relativement à leur participation. Les acteurs culturels et les promoteurs hôteliers ont été informés des dispositions prises par le comité d’organisation. Il en ressort que les activités de la 10ème édition de la foire de l’indépendance auront lieu sur le site de l’ancienne gare routière en face des locaux de la mairie C’est environs 650 stands qui sont prévus pour accueillir les exposants, en cas de besoin, la place Tabera pourrait être mise à contribution pour parer à toutes les éventualités. La participation des acteurs culturels et des promoteurs hôteliers sera beaucoup accrue au niveau du volet animation de la foire. Il est  prévu l’installation de deux géants podiums. Le premier sur le site même de la foire et le second dans le quartier Guéma, pour des spectacles grand public thématiques en continue sur toute la période de la foire. Avec tout ce qui se prépare sous la conduite du maire Charles Toko, surtout qu’aucun aspect n’est négligé, la 10ème édition de la foire de l’indépendance sera à coup sûr une réussite totale qui va grandir la ville de Parakou.


Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Supposée reprise des travaux de Benirail : Petrolin dénonce une manigance de Bolloré

vincent-bollore

Par décision de justice, les travaux de construction du chemin de fer Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey sont bloqués. Le groupe Petrolin, unique adjudicataire, a saisi la Cour suprême dont la décision définitive qui devra permettre la reprise des travaux est toujours attendue. Curieusement, il est relayé dans certains journaux et sur les réseaux sociaux que BENIRAIL est sur le point de reprendre les travaux après une réunion tripartite entre les gouvernements béninois et nigérien et le groupe Bolloré. Le Pdg de Pretrolin Samuel-Dossou-Aworêt, ne se reconnait pas à travers ces annonces qu’il attribue à de la manigance de la part du groupe Bolloré. Serein, le groupe Petrolin rappelle qu’il est le seul en droit d’exécuter les travaux tout en comptant sur la clairvoyance et l’esprit d’équité du Chef de l’Etat.
Lire le communiqué

Communiqué du groupe PETROLIN

Il nous est revenu que le mardi 04 juillet 2017, une réunion tripartite entre les représentants des gouvernements du Niger, du Bénin et du Groupe Bolloré a porté au Ministère en charge du Plan et du Développement sur les travaux relatifs à la réhabilitation et à l’extension du chemin de fer Bénin-Niger. A en juger par les propos relayés par des journaux et réseaux sociaux, lesdits travaux seraient sur le point de reprendre par BENIRAIL dans les prochaines semaines.  

Le Groupe PETROLIN voudrait par le présent communiqué :

-    rappeler qu’il est l’unique adjudicataire depuis 2010 du projet de réhabilitation et d’extension du réseau ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey et qu’une décision de justice en date du19 novembre 2015 l’a conforté dans cette position, contrairement aux allégations de la représentante de l’Etat nigérien tendant à faire croire que le Groupe PETROLIN serait venu en dernier ressort entraver un processus impliquant les deux Etats et le groupe Bolloré ;
-    signaler que suite à sa saisine, la Cour suprême statue encore sur le dossier et n’a donc pas rendu de décision définitive, ce qui ne devrait en aucun cas permettre la reprise des travaux gelés par la précédente décision de justice ;
-    s’insurger fermement contre les manœuvres du groupe Bolloré tendant à tromper la vigilance des Etats, à écarter le seul véritable adjudicataire du projet et à s’accaparer de prérogatives auxquelles rien ne lui donne droit ;
-    notifier à l’opinion publique nationale et internationale que le choix du groupe PETROLIN de garder le silence sur le sujet depuis un certain temps résulte non pas d’un aveu d’incapacité,mais  simplement du fait que le Chef de l’Etat béninois en personne, le Président Patrice TALON a pris l’engagement de faire le nécessaire pour aboutir à un règlement adéquat et juste de la situation.

Le Président Directeur Général du Groupe PETROLIN rappelle par ailleurs qu’il est parfaitement en mesure, sans la contribution du moindre partenaire imposé, de réaliser la réhabilitation et l’extension du chemin de fer, et ce selon les normes internationales prescrites, contrairement au groupe Bolloré dont les propositions ont été dénoncées comme obsolètes par la quasi-totalité des experts consultés.

En conséquence, le Groupe PETROLIN déclare ne pas être concerné par les prétendues négociations impliquant un partenaire pirate qu’est le groupe BOLLORE.

Le Groupe PETROLIN attend sereinement la décision de la cour suprême dans ce dossier et compte toujours sur la clairvoyance et l’esprit d’équité du Chef de l’Etat, le Président Patrice TALON, pour le règlement au mieux de cette situation.

Fait à Genève, le 05 juillet 2017.
Samuel-DOSSOU-AWORET,
PDG de PETROLIN Group
            

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Foire de l’Indépendance : Parakou, centre du commerce sous régional

charles-toko

Parakou, la 3ème ville à statut particulier abrite,du 20 au 13 Août 2017, la 10ème édition de la foire de l’Indépendance. Organisée par l’Apiex en partenariat avec la mairie de Parakou, la foire de l’Indépendance est l’une des activités phares entrant dans le cadre de la célébration de la fête du 1er Août.

La foire de l’Indépendance est l’occasion de mettre sous les feux de la rampe la ville de Parakou et vendre ses potentialités dans tous les secteurs, que ce soit l’Artisanat, la Maroquinerie, le Tourisme, la Culture, etc. Ainsi, pendant plus de deux semaines, la grande métropole du Septentrion sera aux couleurs de l'indépendance. . Des délégations sont attendues de plusieurs pays de la sous régions comme le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Niger,  le Nigeria et même de l'international.Cette initiative des autorités municipales au rang desquelles le maire Charles Toko vise à sortir la commune de sa léthargie. Les opérateurs économiques de la ville pourront saisir toutes les opportunités économiques qui se présentent à eux  à travers l’organisation de cette Foire. Hôteliers, conducteurs de taxi moto, artistes, tenants de bar et maquis tireront profit de la Foire pour accroître leur chiffre d’affaires. En un mot, la ville sera le carrefour des échanges commerciaux.

Les acteurs culturels et les promoteurs hôteliers impliqués

Pour une parfaite réussite de la Foire de l’Indépendance à Parakou, aucun aspect n’échappe aux autorités de la ville. C’est ainsi que lundi dernier, le maire Charles Toko a tenu dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Parakou une séance de travail avec les artistes (musiciens et plasticiens) et les promoteurs hôteliers de sa commune. Il était question de faire avec ces acteurs clés de la Foire, les derniers ajustements nécessaires afin de réserver un bon accueil aux forains. Le maire Charles Toko, a rappelé aux uns et aux autres l'importance que revêt cette édition considérée comme pilote; les prochaines devant avoir une envergure internationale. Il a, par ailleurs, rassuré chacun quant à l'équité avec laquelle il sera traité. C’est alors que le 3ème adjoint au maire Judicaël Houndin et le conseiller technique à la Culture et au Tourisme du Maire, Marcel Orou Fico ont entretenu les participants sur les dispositions prises par le comité d'organisation, sous réserve des propositions ou amendements que les participants pourraient avoir à formuler. Des échanges, on retient que les festivités auront bel et bien lieu sur le site de l'ancienne auto gare qui fait face à l'hôtel de ville. La place Tabéra sera également utilisée pour offrir des conditions meilleures aux forains. Des boutiques, restaurants, cafétérias, buvettes et autres seront mis à contribution pour que rien ne manque à la fête. Pour ce qui concerne le volet animation, deux grands podiums sont prévus à cet effet. Un premier sur le site de la Foire et un second au quartier Guèma situé dans le troisième arrondissement de Parakou. Ces podiums accueilleront de façon successive de géants spectacles thématiques chaque soir durant les 23 jours que va durer cette grande Foire de l'indépendance. Le volet sécuritaire n'a pas été non plus négligé. L'usage des différentes voies jouxtant le site sera d'ailleurs restreint. Pour la circonstance, elles seront uniquement pratiquées par les piétons. L’autorité municipale a invité les acteurs culturels à s'investir dans la conception de beaux chefs d'œuvre afin de séduire au maximum les forains et leur imprimer l'envie de participer aux prochaines éditions d’envergure internationale.

M.M

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