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Economie

Opinion : La gouvernance économique sous le Nouveau dépat et l’imprescriptibilite des crimes économiques au Bénin

Geraldo-Gomez

Par décision prise en conseil des ministres du 11 janvier 2017, le régime du « NOUVEAU DEPART » a résilié le contrat de délégation de la gestion de l’aéroport international de Cotonou et des aéroports secondaires à l’ASECNA une structure régionale dont le Bénin est membre et dont la section béninoise (ASECNA-Bénin) est dirigée par un béninois. En face de la presse, le régime par l’intermédiaire du ministre Hervé HEHOMEY soutient que la volonté du président Patrice Talon est d’engager une réforme salutaire dans le secteur. Cette réforme consistera en une mise en concession au profit d’une structure privée, les aéroports du Bénin. En se fondant sur le précédent du scandale « SECURIPORT/ MORPHOSIS », il y a lieu d’ouvrir un débat sur les ambitions, les options et les intentions du régime sur le plan de la gouvernance économique.

Par principe, la gouvernance économique est l’ensemble des mécanismes théoriques et institutionnels qui permettent de gérer et de diriger le secteur économique d’un pays. Elle a pour fonction principale la garantie d’une gestion rationnelle et optimale du secteur économique. Sa finalité c’est la bonne gouvernance économique : création maximale de la richesse et une bonne redistribution de cette dernière pour l’amélioration des conditions de vie des populations. En peu de mots, la bonne gouvernance économique s’oppose à la mauvaise gouvernance et la corruption des agents de l’Etat.
 
Le fondement constitutionnel du principe est l’article 37 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui dispose : « Les biens  publics  sont sacrés  et inviolables.  Tout citoyen  béninois  doit les respecter  scrupuleusement  et les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou d'enrichissement  illicite, est réprimé dans les conditions prévues par la loi ». C’est dans cette logique que le Bénin a adopté deux textes de loi qui consacrent le principe de l’imprescriptibilité des crimes économiques.   Il s’agit de la Loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, et la Loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de Procédure Pénale en République du Bénin. (La Loi anti-corruption article 21 : « Pour les infractions visées par la présente loi, le délai de prescription des délits est de vingt (20) ans. Ce délai de vingt (20) ans court de la date de la découverte de l’infraction. Lorsqu’en raison de sa qualité, de l’emploi ou des fonctions assumées, l’auteur ou le complice n’a pu être poursuivi, le temps passé au poste interrompt la prescription. Les crimes économiques sont imprescriptibles ». Article 8 al.3 et 4 du NCPP : « Les crimes économiques, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Toutefois, en cas de contravention ou de délit connexe à un crime, ou de contravention connexe à un délit, le délai de prescription le plus long s’applique »).  

A l’œuvre  de la gouvernance économique, le régime du « nouveau départ » à travers ses premières décisions inquiètent plus d’un. Les intentions, les options et les ambitions du régime ne laissent aucun béninois indifférent. Jusqu’au point où, pour nombre de Béninois, le Chef de l’Etat se confond à un patron d'entreprise qui peut décider de tout sans aucune contradiction. Après le décaissement de fonds publics au profit de ses sociétés exerçant dans la filière coton en violation des procédures en la matière, les audits sélectifs de la filière des véhicules d’occasion (option incompréhensible de ne pas auditer la gestion au temps de Bénin Control), l’attribution gré à gré de la sécurité, sans respecter les règles élémentaires qui gouvernement les marchés publics en République du Bénin, à une société créée pour la cause et par un proche parmi les proches du Chef de l’Etat, c’est le tour de la concession de la gestion des aéroports du Bénin. Le contrat de délégation est résilié avec ASECNA. Oui ! Mais, la nouvelle délégation de gestion sera désormais attribuée à qui et pourquoi ? Est-ce qu’il s’agira d’une procédure de gré à gré ou d’un appel d’offre national ou international ?
 
Par rapport aux suspicions légitimes des populations sur les options économiques du régime du « Nouveau départ », il faut rassurer les esprits parce que certains agissements d’aujourd’hui peuvent être qualifiés d’infractions économiques pénalement sanctionnées par les lois béninoises. Or, en cette matière, les crimes économiques sont imprescriptibles. Par conséquent, les éventuels auteurs et complices de ces infractions s’exposent à des sanctions pénales  imprescriptibles. Le régime du « nouveau départ » y échappera-t-il ?

Géraldo GOMEZ

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Chute de la filière de vente de véhicules d’occasion : Choukouratou Badirou situe les responsabilités

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Après la réaction de l’honorable Edmond Agoua sur la question de la chute de la filière de vente de véhicules d’occasion lors de la plénière du jeudi 12 janvier 2017 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, c’est au tour de Choukouratou Badirou de la société Al-Woudjoud de partager son point de vue. En somme,le député Edmond Agoua accuse le gouvernement actuel, Choukouratou Badirou récuse. Lire un extrait de son intervention.

«Où étaient-ils quand les vrais importateurs de véhicules d'occasion criaient leur détresse et demandaient le secours? Nous avons beaucoup à dire. Ceux-là qui ont politisé le secteur en y attirant l’état et en crucifiant les importateurs quand cela les arrangeait, reconnaissent aujourd'hui que la filière des véhicules d’occasion est un secteur relevant du privé et non de l’Etat. Les conditions de l’élection présidentielle de 2001 en disent long et ce sont les conséquences de cette élection que nous subissons encore aujourd'hui. Le temps de parler à tort et à travers pour être intéressé est révolu. Nous avons opté pour le nouveau départ et la rupture. Cela signifie qu’il faille rompre avec les mauvaises habitudes du passé et d’en adopter de nouvelles pour écrire sur une page propre une nouvelle histoire pour le Bénin. Nous voulons travailler en paix. L'argent n'aime pas le bruit dit-on. Ceux-là qui ont fait appel à l'Etat quand cela les avantageait souhaitent aujourd'hui que l’Etat quitte le secteur. Quand ils étaient avec le pouvoir c'était la politique de ôte toi pour que je m'y mette. L'octroi des agréments se faisait selon leur volonté dans un contexte d’injustice totale. Ainsi certains obtenaient l’agrément juste sur la base d’une simple intervention alors que d’autres importateurs n’arrivaient pas à l’obtenir. Qui a amené l'escorte dans le comité mixte pour sortir d'autres convoyeurs? Qui a fait que ses agréments changent tout le temps? Qui a proposé la délocalisation sur 10hectares au détriment de l'attestation fiscale et sociale ? Qui sont ceux-là qui avaient peur de la concurrence et ont saboté leurs concurrents en les traitants d'opposants alors que la couleur politique n’avait rien à faire dans une activité d’importation de marchandises? Qui a occupé anarchiquement les domaines publics pour y ériger des parcs? La liste est longue. Nous avons beaucoup à dire pour le toilettage de cette filière. Qui est qui? Qui fait quoi? Sortons les brebis galeuses et les griots politiques de notre filière. Évitons de marginaliser les honnêtes citoyens. Le vrai changement c'est la rupture. Les vrais acteurs de la filière des véhicules d'occasion se connaissent et se battent constamment pour sauver leur gagne-pain».

Kola PAQUI

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Fermeture de deux structures illégales de finances dans l'Ouémé : L’ANSSFD désormais dans la phase répressive

finances

L’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés (l’ANSSFD) ayant pour tutelle le Ministère des finances a effectué, vendredi 13 janvier 2017, une descente dans le département de l’Ouémé afin de fermer certaines structures financières qui exercent dans l’illégalité dans les communes de Sèmè-Kpodji et de Porto-Novo. Ceci dans le but de donner un signal fort et décourager les autres promoteurs des structures financières illégales.

Il s’agit de : "Gentille finance" à Djèrègbé commune de Sèmè-Kpodji et de "Ponctuelle Finance" à Ouando dans la commune de Porto-Novo. Appuyée des éléments de la Police nationale et des services d’un cabinet d’huissier de justice de la place, la mission de l’ANSSFD dépêchée pour la fermeture de ces structures illégales de finances n’a rencontré aucune difficulté sur le terrain. Pour ce qui concerne cette phase de répression, à la descente dans la structure « Ponctuelle Finance »  à Ouando à Porto-Novo, il a été d’abord question de faire le point du personnel rencontré, d’inventorier le matériel d’appui avant sa saisie ainsi que celle des portables du personnel, les registres et les carnets de pointage des clients ainsi que les reçus. Il s’agit ici des structures de finances qui font des crédits à leur clientèle après un certain nombre de dépôts journaliers. Ces structures, avant d’exister, doivent avoir une autorisation. Elles exerceront donc sous le contrôle de l’ANSSFD. Malheureusement, ceci n’a pas été le cas pour les structures « Gentille Finance » et « Ponctuelle Finance ». C’est  ce qui explique la descente de l’ANSSFD  qui est dans son rôle de contrôle de surveillance des systèmes financiers. L’ANSSFD ne veut plus que le Bénin revive ce feuilleton ICC Services et consorts. C’est pour cela que la surveillance du terrain est de mise. Plus aucune structure privée de finances n’exercera dans l’illégalité.

L’ANSSFD met en garde les autres structures illégales des finances qui ne sont pas encore découvertes. Elle promet mener le combat jusqu’au bout afin de permettre la sécurisation de l’environnement financier au Bénin.

Kola Paqui (Br Ouémé-Plateau)

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Visite d’une délégation de la China law society au Camec-Bénin : De l’expertise chinoise pour un meilleur arbitrage commercial

CCIB-Chine

Le personnel du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation du Bénin (Camec) a tenu,vendredi 13 janvier 2017,une importante séance de travail avec une délégation de la Société chinoise de droit (China law society). Il a été question, au cours des échanges, de faire bénéficier l’expertise chinoise à cet organe spécialisé de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) dans l’optique d’un meilleur règlement des litiges commerciaux au Bénin. C’était en présence du Président de l’institution consulaire, Jean-Baptiste Satchivi.

Renforcer davantage les capacités du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation (Camec) en vue de mieux combler les attentes de la communauté nationale des affaires en matière d’arbitrage commercial. C’est le principal point autour duquel se sont articulés les échanges. Créé par le décret N°2003-427 du 23 octobre 2003, le Camec-Ccib est mis à la disposition des opérateurs économiques tant nationaux qu’étrangers pour le règlement amiable des différends commerciaux susceptibles de les opposer. L’organe veille, de ce fait, à la bonne administration des procédures de règlement en mettant à la disposition des parties, une liste de médiateurs/conciliateurs et arbitres agréés. Ceci afin d’obtenir une justice plus rapide, plus souple et plus adaptée à la nature du litige. Toute chose concourant à la sécurisation des investissements. Grâce à des instruments innovants de règlements de conflits, les opérateurs économiques bénéficient des services du Camec à un coût abordable et dans un délai réduit. Après s’être dit ravi de la visite de la délégation chinoise, le président du Camec, Kennedey, Houaito a fait savoir que l’évolution du monde des affaires nécessite un environnement juridique favorable à l’investissement. Pour lui, malgré ses ressources humaines de qualité, le Camec a besoin d’un renforcement de compétences pour réussir sa mission dans cet environnement concurrentiel. L’expertise de la China law society est donc vivement souhaitée. Selon la présidente de la Chambre judiciaire de la Cour suprême, cette visite s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations commerciales entre la Chine et le Bénin notamment dans le domaine judiciaire et juridique. Quant au Président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, il s’est réjoui de la mise en place d’un centre de business sino-béninois en Chine avant de solliciter l’appui de la China law society pour rendre plus performante, compétente, cette structure sous-tutelle. « Si le droit est bien dit dans les transactions commerciales, cela rend le Bénin plus attractif » fit-il savoir pour saluer les efforts du gouvernement notamment l’établissement des tribunaux de commerce au Bénin. A sa suite, le Directeur général de la China law society, GuZhaomin a salué l’accueil chaleureux à lui, réservé et rassuré de la disponibilité de cette grande institution chinoise de droit à accompagner le Camec pour un meilleur arbitrage commercial au Bénin.  

Aziz BADAROU

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Recrutement de 411 agents au profit du ministère des Finances : Détails sur les postes à pouvoir

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Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 4 janvier 2017, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République. Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des Affaires.

Les projets de décrets suivants ont été adoptés:

I.I Projets de décrets portant approbation des états financiers, exercices 2012 et 2013, de l'Office Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRGM).

Le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets portant respectivement approbation des états nuanciers des exercices 2012 et 2013, de l'Office Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRQM).

1.2 Création de l'Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (FED).

A la suite d'un mouvement de débrayage du personnel de la Cellule FED au cours de l'année 20 12, l'Union Européenne a suspendu son appui au fonctionnement de ladite Cellule qui est chargée de l'appui technique à l'Ordonnateur National du Fonds au Bénin.

Après des négociations entre le Gouvernement et ce partenaire important, un nouveau programme d'appui a été formulé. A cet effet, il a été retenu de dissoudre l'actuelle Cellule FED et de créer une Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National. Du Fonds Européen de Développement (FED). Cette unité sera composée d'une équipe technique légère, aux compétences avérées et libérée de toutes: contraintes administratives. Les membres seront astreints à une obligation de résultats ainsi qu'au respect des conditionnalités de l'Union Européenne.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a décidé de la suppression de la Cellule d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen du Développement du Bénin. En ses lieu et place, il est créé au sein du Ministère de l'Economie et des Finances, une Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement.

Cette décision du Conseil vise à réduire les risques d'inefficacité et de contreperformance qu'encourt notre pays dans la mobilisation et la consommation de la subvention d'un montant de trois cent soixante-douze millions (372.000.000) d'euros, soir deux cent quarante-quatre milliards (244.000.000.000) de francs CFA, ainsi que des autres ressources à venir.

Le Ministre de l'Economie et des Finances a été instruit aux fins-de prendre, diligemment, toutes les mesures administratives nécessaires pour la mise en place de l'équipe de l'Unité Technique et de veiller à son bon fonctionnement.

1.3 Projet de décret portant actualisation du décret n02016-421 du 20 juillet portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de l'Economie et des Finances.

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret ponant actualisation du décret n°2016-421 du 20 juillet 2016 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de l'Economie et des Finances.  Cette actualisation a consisté à prendre en considération les modifications intervenues dans l'organisation du Ministère qui portent sur ce qui suit :

- la création de la Cellule des Voyages Officiels (CVO) ;
- la suppression de la Cellule d'appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (CFED);
- la création de l'Unité Technique' d'appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (UTFED); la création de l'Unité d'appui Stratégique du Ministre de l'Economie et des Finances (USMEF) ;
- la suppression de deux directions techniques au niveau de la Direction Générale des Impôts (DGI), à la suite de la création de l'Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF).
- La création et la transformation d'autres directions techniques au sein de la même direction générale pour plus d'efficacité.

1.4 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification. de raccord de prêt signé avec la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) dans le cadre du financement partiel de la première phase du Projet de construction d’une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta.

Le 20 octobre 2016, le Conseil d'Administration de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BlOC), a approuvé un prêt de quinze milliards (15.000.000.000) de francs CFA en faveur de la· République du Bénin en vue du financement partiel de la première phase du Projet de construction d'une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta.

La première phase de ce projet concerne la construction d'une centrale de 120MVv à Maria-Gléta qui sera alimentée à la fois en fuel et en gaz. Cette approbation a été concrétisée par la signature à Cotonou, le 23 décembre 2016, de raccord de prêt y afférent entre le Ministre de l'Economie et des Finances et le Président de cette Institution de financement.

Le but de ce projet est de combler le déficit d'offre d'électricité et de diversifier les sources d'approvisionnement en vue de garantir une autonomie énergétique de 70% à notre pays à l'horizon 2025, conformément à la stratégie de développement du secteur de l'électricité du Bénin.

Plus spécifiquement, le projet vise à mettre à la disposition de la clientèle de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) en moyenne 720 Gwh dès 2018, qui passeront à 876 Gwh à partir de 2019. Il vise en outre à réduire le coût moyen de production d'énergie du rnix énergétique sut le réseau de la SBEE et à satisfaire la demande actuelle évaluée à 2IOMW, et potentielle estimée à 320 MW. Il ambitionne enfin de raccorder au réseau de la SBEE environ 10.000 abonnés supplémentaires.

En adoptant ce projet de décret, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines de prendre les mesures appropriées en vue de l'accomplissement effectif des formalités d'entrée en vigueur de l'accord de prêt et de l'exécution diligente du projet.

1.5 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale. Pour autorisation de ratification du contrat de financement du projet Eau et Assainissement Cotonou phase III, signé à Bruxelles le 08 décembre 2016 avec les autorités de la Banque Européenne d'Investissement (BEI).

Le Conseil d'Administration de la BEI a octroyé un crédit de trente millions (30.000.000) d'Euros, soit dix-neuf milliards six cent soixante-dix-huit millions sept cent dix mille (19.678.710.000) francs CFA en faveur de la République du Bénin pour le financement du projet Eau et Assainissement Cotonou Phase III. A cet effet, le Ministre de l'Economie et des Finances a procédé, le 8 décembre 2016 à Bruxelles (Belgique), à la signature du contrat de financement y afférent.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale d'Alimentation en Eau Potable en Milieu urbain 20 l 6-2030.
L'objectif du projet est de contribuer aux efforts du Gouvernement béninois pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (0DD) en matière d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement.

De manière spécifique, il vise:

⎫    l'accroissement du taux de desserte global en eau potable en milieux urbain et périurbain de 84% à fin 2015 à 100% à fin 2021 ;
⎫     l'amélioration de l'efficience du service et la productivité de la SONEB au bénéfice des couches vulnérables.

II. Au titre des communications.

2.1 Signature d'un mémorandum d'entente entre quatre pays de la CEDEAO
(B~ Côte-d'Ivoire, Ghana et Sierra-Léone) dans le cadre du Programme

«Partenariat pour la mobilité intra-africaine des talents» (Intra-African Talent Mobility Pastnership, TMP).

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté au Conseil des Ministres, une communication relative à la signature d'un mémorandum d'entente entre quatre pays de la CEDEAO que sont le Bénin, la Côte-d'Ivoire, le Ghana et la Sierra-Léone, dans le cadre du Programme « Partenariat pour la mobilité intra-africaine des talents ».

Formulé à partir des recommandations du 6e Forum Mondial sur la Migration et le Développement : le Programme «Partenariat pour fa mobilité intra africaine des talents (TMP)>> a été identifié comme un moyen d’opérationnalisation des instruments communautaires africains notamment la CEDEAO, sur la mobilité, la libre circulation des personnes et des biens et l'approche commune sur la migration.

Le projet vise à faciliter la mise en œuvre des réformes, en adéquation avec les engagements communautaires, pouvant aboutir, à terme, à la mise en place de mécanismes de type Schengen en vue de lever les freins à la mobilité transfrontalière des talents et compétences sur le continent africain. Ceci contribuera à résorber ainsi les dysfonctionnements du marché du travail et soutenir le développement de nos pays..

Plusieurs pays d'autres régions du continent africain ont également souscrire à ce Programme. En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération aux fins de procéder à la signature et à la mise en œuvre dudit Mémorandum d'Entente.

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, prendra les mesures appropriées pour la mise en place des actes juridiques subséquents, en vue de l'application du Mémorandum.

2.2 Opérationnalisation du dispositif de suivi et d'accompagnement de la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021.

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre d'Etat, Secrétaire Général de la Présidence, relative à l'opérationnalisation du dispositif de suivi et d'accompagnement de la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021.
Le dispositif de suivi de mise en œuvre du PAG est constitué des quatre (04) organes que sont:

Le Conseil des Ministres qui donne les orientations générales, examine et approuve les rapports d'exécution;
Le Comité de Suivi des Projets Phares ;
Le Comité de Suivi et d'Evaluation; et Les Comités Sectoriels de Suivi.

L'exécution efficace des investissements et la mise en œuvre des réformes constituent des défis majeurs pour la réussite du PAG. Elles exigent par conséquent une bonne coordination des interventions et requièrent une capacité d'impulsion de la Présidence de la République, ainsi que la mise en place d'organes et d'outils performants d'exécution, de suivi-évaluation, sans oublier l'impératif de rationalisation des différentes structures et moyens d'intervention existants.

L'opérationnalisation du suivi-évaluation de la mise en œuvre des projets du PAG partira de l'élaboration d'un Plan Intégré de Suivi-Evaluation et de Recherche (PISER) avec les parties prenantes dés, à savoir les Directeurs des

Agences d'exécution et les Directeurs de la Programmation et de la Prospective des ministères sectoriels.

Le suivi de la mise en œuvre des projets et réformes sera assuré par des équipes dédiées composant les Unités Présidentielles de Suivi du Programme d'Action du Gouvernement (PAG). Ces équipes ont pour rôle de renforcer le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de chaque secteur ou ministère et de contribuer à lever les obstacles à l'atteinte des objectifs fixés.

Quant au Bureau d'Analyse et d'Investigation (BAI) de la Présidence de la République, il a pour mission, d'une part, d'accompagner les Comités dans la mise en œuvre du PAG et le suivi des opérations de partenariat public-privé et, d'autre part, d'assurer la revue, le suivi et l'accompagnement de la mise en œuvre des réformes prévues dans le PAG.

Par ailleurs, en vue de la rationalisation des interventions du Gouvernement qui se font à travers de nombreux cadres de suivi des politiques, programmes et projets impliquant la Présidence de la République, les ministères en charge de l'économie et des finances, du plan et du développement ainsi que les ministères sectoriels, il a été décidé la mise en place d'un Comité de mobilisation des financements et de coordination des relations avec les différents partenaires techniques et financiers. Ce comité est composé de cinq (5) membres comme suit:

- Ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement : Président
- Ministre d'Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République
- . Ministre de l'Economie et des Finances: Rapporteur
- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
- Conseiller Spécial du Président de la République ~Rapporteur

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a autorisé la mise en œuvre du dispositif opérationnel de suivi et d'accompagnement du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021 « Bénin révélé ».
Il est enfin demandé à tous les Ministres, en relation avec la Présidence de la République, de veiller à la mise en œuvre diligente du dispositif opérationnel du PAG.

2.3 Création d'une Unité d'appui Stratégique au Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF).

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre de l'Economie et des Finances, relative à la création d'une Unité d'appui Stratégique au Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF).

La coordination des politiques macroéconomiques du Gouvernement nécessite une équipe d'experts rompus à la tâche qui sera spécialement dédiée. Entre autres:

- aux réflexions et actions stratégiques V1sant l'accompagnement des sectoriels dans la transformation structurelle de l'économie béninoise ;
- à la mobilisation des ressources internes et externes par l‘identification de potentiels bailleurs, la négociation et la formulation de conventions de financement, le suivi des décaissernents à travers le respect des procédures des bailleurs.

C'est dans ce sens que le Conseil des Ministres, en approuvant cette communication, a autorisé la création d'une Unité d'appui Stratégique au sein du Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF), directement rattachée au Ministre.

2.4 Recrutement d'agents permanents de l'Etat au profit de l'Inspection Générale des Finances et de la Direction Générale des Impôts.
Le Ministre de l'Economie et des Finances a présenté au Conseil des Ministres une communication relative au recrutement d'agents de l'Etat au profit de l'Inspection Générale des Finances et de la Direction Générale des Impôts.

Le départ massif à la retraite des dernières promotions d'Agents Permanents de l'Etat, recrutés avant le gel des recrutements en 1987, a pratiquement vidé l'Administration publique de la majorité de ses cadres. L'effectif actuel ne permet pas aux différentes administrations de faire efficacement face à leurs attributions.

En outre, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d'Appui à l'Accroissement des Recettes Intérieures du Bénin (PAARIB), il est prévu, à la Direction Générale des Impôts, la création d'une unité de politique fiscale dont l'opérationnalisation nécessite le déploiement de ressources humaines optimales.

Or, l'effectif actuel de SIX cents quatre-vingt-quatre (684) agents, toutes catégories confondues, à la Direction Générale des Impôts ne permet pas de faire fonctionner tous les services au plan national et d'atteindre les objectifs de recettes.

Par ailleurs, l'Inspection Générale des Finances, qui est un organe de contrôle à compétence nationale, est réduite à sept (07) Inspecteurs des Finances en activité. De même, la mobilisation des ressources intérieures et le contrôle des finances publiques nécessitent le recrutement, au profit de ces deux administrations, de personnels adéquats.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a autorisé le recrutement;

- au profit de l'Inspection Générale des Finances, de trente-six (36) agents reparus comme Suit:
• vingt-cinq (25) Inspecteurs des Finances à raison de quinze
(15) pour les Agents Permanents de l'Etat et dix (10) pour les non Agents Permanents de l'Etat;
• deux (02) Administrateurs des Services Financiers;
• un (0 1) Technicien Supérieur de l'Action Culturelle
(Archiviste) ;
• trois (03) Contrôleurs des Services Financiers;
• un (0 1) Programmeur Pupitreur (option: maintenance et réseau) ;
.' -
• deux (02) Secrétaires Adjoints des Services Administratifs; et
• deux (02) Préposés des Services Administratifs.
- au profit de la Direction Générale des Impôts, de trois cent soixante quinze (375) agents, répartis comme suit:
• Deux (02) Ingénieurs planificateurs;
• Dix (10) Analystes programmeurs;
• Cent (100) Inspecteurs des Impôts;
• Soixante-neuf (69) Contrôleurs des Impôts ;
• Cent (100) Agents de Constatation des Impôts '; ..
• Vingt-cinq (25) Conducteurs de véhicules administratifs;
• Quarante (40) Agents de liaison;
'. Vingt (20) Secrétaires Adjoints des Services Administratifs;
• Quatre (04) Ingénieurs de la Statistique (BAC+S) ; et
• cinq (05) Economistes/Econométrie.

3. Participation du Bénin à une rencontre internationale. Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays au sommet pour le partenariat, la paix et l'émergence qui se tiendra à Bamako. au Mali, le 14 janvier 2017.

4. Réunions statutaires
Le Conseil des Ministres a autorisé la participation du Bénin aux réunions statutaires de l'Organisation Internationale de la Francophonie au titre du dernier trimestre de l'année 2016.

5. Comptes rendus.

5.1 Mission d'expertise technique des travaux de construction du siège de la Haute Autorité de l‘Audiovisuel et de la Communication (HAAC), à Porto- Novo.
Le Conseil des Ministres a pris connaissance du rapport de la mission d'expertise technique des travaux de construction, à Porto-Novo, au siège de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), présenté par le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable.

Il est à rappeler que c'est à la suite de la décision du Conseil des Ministres, en sa séance du 07 février 2014, qu'une expertise du chantier avait été prescrite.

La mission d'expertise visait essentiellement à :

• s'assurer de la qualité des fondations et autres ouvrages déjà exécutés;
•  procéder à une réévaluation du coût réel actualisé du projet suivi d'un chronogramme des grandes orientations et actions à mener en vue de la reprise dudit projet ;
• déterminer le coût actualisé des travaux restant à réaliser;

Mais depuis lors, le chantier est demeuré inactif. Le Gouvernement a donc décidé de faire expertiser de nouveau cet ouvrage où d'importants fonds publics ont été investis.

Le rapport définitif déposé par le cabinet de contrôle le 13 octobre 2016, révèle ce qui suit:
¬    la mise en œuvre des ouvrages, dans sa globalité. répond aux normes exigées au regard des résultats issus des essais d'auscultation dynamique;
¬    le coût des travaux restants est évalué à trois milliards sept cent soixante-deux millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cent soixante-dix-sept (3762985 177) francs CFA.

Il ressort que les travaux de construction du siège de la HAAC, démarrés en octobre 2005, se sont arrêtés en septembre 2008 pour défaut de financement complémentaire. En effet, le coût des travaux initialement estimés à 2.000.000.000 de francs CFA, toutes taxes comprises, est passé à 4.723.817.330 francs CFA, toutes taxes comprises, à l'issue des appels d'offres lancés en juillet 2004.
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Cette situation qui nécessite la prise d'un avenant d'un montant: de 3.173.936.871 de francs CFA, toutes taxes comprises, non autorisé par le Gouvernement, a été à l'origine du blocage du chantier. Le taux d'exécution physique des travaux à l'arrêt est de 30 % environ pour une exécution financière d'environ 27% par rapport au montant de l'ensemble des marchés.
Le Consultant a, par ailleurs, mis én exergue certaines insuffisances qu'il convient de corriger pour rendre l'ouvrage plus utilitaire aux usagers. Les modifications suggérées dans ce sens augmentent l'enveloppe globale nécessaire à l'achèvement de l'ouvrage qui s'élève à la somme de six milliards sept cent cinquante-quatre millions quatre cent quarante-sept mille quatre-vingt-trois (6.754.447.083) FCFATIC francs CFA.

Au regard de l'expérience en cours sur le chantier de l'Assemblée Nationale et tenant compte de l'urgence et du coût des travaux, le Consultant recommande à l’État l'achèvement de cet ouvrage dans le cadre d'un HBOT" (Build, Operate and  transfer ).

Le Conseil des Ministres, en approuvant cette communication, a instruit le Ministre de la Justice et de la Législation et le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, en liaison avec l'Agent Judiciaire du Trésor, aux fins de négocier à l’amiable la rupture des contrats de prestations en cours pour permettre la poursuite des travaux sur de nouvelles bases. Il a été demandé au Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable d'élaborer un dossier d'appel d'offres en vue de la sélection d'un partenaire privé pour réaliser les travaux en mode HBOT" (Build. Operate and Transfer).

5.2 Compte rendu de mission à l'étranger.

Le Conseil des Ministres a également approuvé un compte rendu relatif  à la participation de notre pays à la quatrième (4ième) session de la commission mixte de Coopération Economique, qui s'est tenue à Béijing, en Chine, du 24 au 28  octobre 2016.

5.3 Agréments pour nomination de représentants d'organismes du système des Nations Unies au Bénin.

A la suite de la présentation, par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du processus de leur nomination, le Conseil des Ministres a donné son agrément pour la nomination des personnalités ci-après en qualité de représentants d'organismes près le Bénin:
- Docteur Jean-Pierre BAPTISTE, en qualité de Représentant Résident de l'Organisation Mondiale de la Santé au Bénin; Madame Sylvia LOPEZ-EKRA, en qualité de Chef de Mission non-Résident de l'Organisation Internationale pour les Migrations au Bénin.

6. Nomination,
Au Ministère des Affaires Etrangères et dela Coopération .

Sur proposition du 'Ministre,
Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Bénin près le Royaume de Belgique et Représentant permanent du Bénin près les Institutions de l'Union Européenne, Monsieur Zacharie Richard AKPLOGAN.

Fait à Cotonou, le 4 janvier 2017.
Le Secrétaire Général du gouvernement
Edouard OUIN-OURO

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Loi des finances 2017 : De nouvelles taxes sur les véhicules instituées

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La Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) devient désormais obligatoire en République du Bénin. Officiellement lancée jeudi dernier au Centre des impôts des petites entreprises (CIPE) de Cotonou, la Tvm est une taxe annuelle variant entre 20 000 et 60 000 FCFA selon la puissance du moteur des véhicules à quatre roues. Pour les voitures de puissance inférieure à 7 chevaux, la taxe est de 20 000 francs CFA. Pour une puissance comprise entre huit et dix chevaux, il faut débourser 30 000 francs CFA. Entre 11 et 15 chevaux, la taxe à payer est de 40 000 francs CFA. Au-delà de 15 chevaux, c’est une taxe de 60 000 francs CFA qu’il faudra payer.

Le payement de cette taxe qui se fera au plus tard le 31 mars de chaque année conditionne désormais la visite technique.Au-delà de cette date, une pénalité de 20% leur sera appliquée.La Tvm est une nouvelle taxe instituée par la loi de finances 2017. “L'institution de la Tvm vise l'équité et la justice fiscale car certaines catégories de contribuables payent des taxes sur leurs véhicules”selon le Directeur général des impôts Nicolas Yènoussi.  Elle s’applique à tous les véhicules à l’exception des véhicules de l’Etat ou de ses démembrements, les véhicules des diplomates, de transport public de personnes et de biens et les véhicules des sociétés. Le paiement de la Tvm se fait dans les guichets des recettes des Cipe, dans les antennes du Cnsr et à l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) et sur présentation du livret de bord du véhicule.

Aziz BADAROU

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Filière palmier à huile au Bénin : Les députés plaident pour sa relance

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La question orale au gouvernement sur la filière palmier à huile posée par le député DakpèSossou a été le deuxième dossier abordé par les parlementaires hier jeudi 5 janvier 2017.  Des interventions des députés, il ressort clairement que tous veulent de la relance de la filière du palmier à huile qui est bénéfique pour notre économie.

D’entrée de jeu et comme il est de coutume parlementaire,  il est revenu à l’auteur de la question, le député Dakpè Sossou de donner lecture de ses préoccupations. Ensuite le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a apporté les réponses du gouvernement quant aux préoccupations de la représentation nationale. A cette occasion, les parlementaires ont fait la genèse de la filière palmier à huile qui faisait la fierté du Benin par le passé. Pour le député Marcelin Ahonoukoun, c’est grâce au palmier à huile que le Dahomey est connu et tous venaient s’imprégner de l’expérience du Bénin dans ce domaine. Aujourd’hui malheureusement, le Bénin a quitté la place des premiers pour se retrouver à la dernière place, a déploré l’honorable Rosine Dagniho qui par ailleurs a confié qu’il urge de relancer la filière palmier à huile au risque de commettre un crime contre la jeunesse. Pour le député Sabai Kate, les colons ont travaillé sérieusement en érigeant d’importantes infrastructures pour le compte de la filière et il serait souhaitable que le Parlement dépêche une équipe sur le terrain pour constater l’état dans lequel se trouvent ces infrastructures.

Kola Paqui

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Fourniture d’intrants coton/Campagne 2017-2018 : La preuve que Talon, tamtameur et danseur

patrice-talon

(Tout sur l’appel d’offres taillé sur mesure)
Dans sa parution du jeudi 15 décembre 2016, votre journal Matin Libre titrait en manchette : Gestion de l'or blanc/Campagne 2017-2018 : Main basse programmée sur le coton!... Ledit article, tiré de Jeune Afrique, indiquait que « L'ombre de Patrice Talon plane sur l'ambitieux appel d'offres de la filière cotonnière du Bénin », un avis d'appel d'offrespublié le lundi 5 décembre par l'Association interprofessionnelle du coton (AIC) du Bénin pour satisfaire les besoins annuels en engrais et en produits phytosanitaires de la filière pour la campagne 2017-2018.L’auteur de l’article est allé loin en s’appuyant sur le fait que le cahier des charges dudit appel d’offres devrait éliminer, d'entrée de jeu, les opérateurs de taille moyenne tant il est exigeant...Un mois après, les faits sont là. Du moins, si l’on s’en tient à la livraison de Jeune Afrique d’hier jeudi, sur son site. Eu égard aux détails donnés par nos confrères sur ce processus de fourniture d’engrais pour la prochaine campagne cotonnière, tous les ingrédients sont réunis pour dire que Patrice Talon, président de la République est à la fois tamtameur et danseur dans le secteur cotonnier. Rien ne lui échappe ; même les appels d’offres sont visiblement taillés sur mesure. Lisez plutôt les derniers développements proposés à cet effet par Jeune Afrique.

La Sodeco, sous contrôle de Patrice Talon, seul candidat qualifié à l'appel d'offres pour la filière cotonnière!

Selon les informations de Jeune Afrique Business+, la SODECO, la Société de développement du coton sous contrôle du président du Bénin Patrice Talon par le biais de ses enfants, ressort comme l'unique participant retenu à l'appel à candidatures pour satisfaire les besoins en engrais de la prochaine campagne de coton au Bénin.

Dans un article publié le 9 décembre dernier, Jeune Afrique Business+ expliquait comment le cahier des charges de l’appel à manifestations de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) éliminerait d’emblée nombre de prétendants de la course en raison des conditions financières très exigeantes de participation. Sur les quatre propositions effectivement remises, seule la SODECO a finalement été retenue.

Les trois autres soumissionnaires étaient la SICREP, société de matériel et d’équipements agricoles de Paulette Kidjo, la sœur de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo ; et deux sociétés inconnues, Klass International et Unidis. Mais, contrairement à la SODECO, aucune d’entre elles n’a pu être qualifiée faute de pouvoir remettre les chèques certifiés par les banques locales d’un montant de plusieurs milliards de F CFA. Elles disposaient toutefois d’attestations de financements de banque béninoises.

De sources locales, certains candidats ayant tenté à plusieurs reprises d’obtenir les chèques en question n’ont pu le faire car les administrateurs des établissements bancaires compétents pour ce genre d’opération leur ont opposé une fin de non-recevoir, ou étaient tout simplement absents.

Challenge, l’entité du pasteur évangéliste Augustin Toudji Sossa, était également sur les rangs, mais son représentant étant arrivé en retard à la séance d’ouverture des plis ce matin(hier jeudi 5 décembre 2016 NDLR) à 10h à Cotonou, son offre n’a pas été prise en compte!
La séance, qui a validé les offres dans la foulée, était présidée par Mathieu Adjovi, l’un des fidèles de Patrice Talon, et dirigeant de l’AIC, également arrivé en retard! Il était flanqué à sa droite de Bertin Adeossi, l’ancien DG de la SDI, le groupe de Patrice Talon, et actuel responsable de l’organisme semi-public ProCAD (Programme cadre d’appui à la diversification agricole).

Mathieu Adjovi a refusé de révéler le montant de l’offre de SODECO et de celles des dossiers retoqués.

Rappelons que lors de la précédente campagne, la SODECO avait acheté, entre avril et juin 2016, en gré à gré, et dans l’urgence, près 70 000 t d’engrais à la société suisso-singapourienne Mekatrade, couvrant ainsi déjà à l’époque la totalité des besoins de la filière coton du pays.

La notification officielle des passations de marché devrait être annoncée demain(ce vendredi NDLR) à 15h par Mathieu Adjovi.

Dix lots étaient proposés en tout, dont trois pour l’engrais (de 165 000 t représentant une valeur d’environ 80 millions de dollars) et sept pour des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides, etc.). Pour ces derniers marchés, Af-ChemSodaco, société du groupe SDI, était également pressentie, mais elle n’est finalement pas apparue. SODECO devrait toutefois la solliciter pour satisfaire les lots.

Pour honorer les lots d’engrais, SODECO devrait probablement se tourner vers l’OCP marocain (engrais NPK), qui dispose d’un bureau à Cotonou, et, pour l’urée, vers les fournisseurs russes, nigérians ou égyptiens.

jeuneafriquebusinessplus.com

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Coupables de légèreté et de rançonnement : Quatre douaniers mis aux arrêts de rigueur

douaniers

Des sanctions disciplinaires viennent d’être prononcées à l’endroit du Brigadier des douanes Mamadou Bio Yaou Moctar et des agents de constatation des douanes, Alatche Babatundé, Zountchémè Bienvenu et Aclassato M.S. Giscard. Ces agents de la douane ont été punis de quarante-cinq (45) jours d’arrêt de rigueur pour avoir fait montre de légèreté et de mauvaise exécution de services. Des sanctions prononcées par le Directeur général adjoint des douanes et droits indirects, Philibert Oyeniran en application des dispositions des articles 83 paragraphe a et 89 du décret n°2016-129 du 17 mars 2016 portant règlement du service de l’administration des douanes. Ils sont accusés d’avoir laissé sortir deux conteneurs de boissons alcoolisées du Port autonome de Cotonou, des véhicules d’occasion sans aucun contrôle douanier. Il est reproché à l’un d’entre eux, d’avoir utilisé un véhicule administratif pour transporter des boissons étrangères. Leur sanction a été corsée par le ministre des finances qui a décidé de leur radiation du tableau d’avancement pendant deux années consécutives. Les intéressés purgent leur peine à la cellule du Camp Guézo.

Aziz BADAROU

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Vente d’eau ensachée à Cotonou et environs : “Pure water“ souille plutôt l’organisme !

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L’industrie de production et de vente d’eau ensachée communément appelée “Pure water“ est en pleine expansion à Cotonou. Tellement rentable et n’exigeant guère un local ou encore un fonds de commerce, le commerce de cette eau draine du monde. Ainsi, “Pure water“ est commercialisé dans tous les coins de rue, dans les mains, hors de tout contrôle sanitaire et de règlementation. Le plus inquiétant est que les conditions d’ensachement et la qualité de cette eau font de “Pure water“, une souillure pour l’organisme humain, l’exposant généralement à de graves maladies diarrhéiques.

“Pure water est une eau que moi je prends souvent et chaque fois que je finis de manger. Que ce soit en déplacement ou non, c’est l’eau que je prends ». Cette affirmation de Moudachirou Boukari rencontré au marché Dantokpa démontre simplement combien “Pure water“ est consommée à Cotonou avec tous les risques y afférents. Si se désaltérer reste un besoin que nous ressentons à tout moment de la journée, le satisfaire nous expose parfois à de graves maladies diarrhéiques.  Inutile de faire le tour de la ville pour comprendre que le produit qui se distribue le plus facilement à Cotonou est cette eau ensachée. A longueur de journée, des motocyclettes à quatre (4) roues défilent et déversant sur le marché, ces sacs d’eau dont on ne connait toujours pas la provenance ni les conditions d’ensachement. « Lorsque les conditions d’ensachement de l’eau ne sont pas réunies, il y a des micro-organismes qui sont stockés dans ces sachets. Et lorsqu’ils trouvent des conditions favorables au développement de ces germes à travers l’ensoleillement, ces micro-organismes se multiplient », a clarifié l’ingénieur Adandédji, spécialisé en éco-hydrologie. Des micro-organismes engendrent des maladies diarrhéiques, le choléra, sans oublier le développement de petits virus et des verres, poursuivit-il. La mauvaise qualité de l’eau peut également occasionner les mêmes affections. Voilà donc autant de risques auxquels s’exposent quotidiennement les pauvres populations de Cotonou qui, pourtant semblent conscients du danger. Si pour Agondanou Gildas, il n’est pas rare de s’offrir de l’eau qui sent mauvais, Abekè Gbadamassi reconnait avoir acheté parfois de “Pure water“ ayant un goût salé et qui pourrait être qualifiée de tout sauf d’eau potable. Selon les confidences de cette dernière, beaucoup de commerçants véreux préfèrent utiliser une eau autre que celle du robinet. L’autre indice défavorable est relatif au conditionnement de l’eau. « Le sachet étant produit à base du pétrole, son contact avec de l’eau est nocif pour la santé.  Ce qui paraît davantage dangereux, c’est lorsque ce contact dure des jours et pire lorsque l’eau ensachée est mise dans la chaleur. Il y a ce qu’on appelle le phénomène d’osmose et les risques de cancer. Ils sont à ce niveau élevés »,a expliqué le nutritionniste Soumonla Arouna. Le rythme irrégulier de congélation de l’eau reste aussi inquiétant. « Le fait de rafraîchir l’eau et de l’exposer par la suite à la chaleur et de la refroidir constitue un danger, puisque le sachet est soumis à des températures irrégulières. Ce qui avance sa désagrégation rapide. Et lorsque le sachet se désagrège, le poison qu’il contient est directement transféré à l’eau qui est par la suite consommée »,fit-il savoir.

La police sanitaire limitée, les grossistes  tuent à petits coups…

Nous sommes ici à Akpakpa-Sènadé dans la firme de production de Pure water d’El hadji Alimi.  Le grossiste nous confie n’avoir jamais reçu la visite de la police sanitaire. Cependant, la plupart des unités de production visitées à Aidjèdo et sikècodji reconnaissent avoir reçu, il y a des mois, quelques descentes d’inspections de la police sanitaire. Existant en nombre très réduit sur le territoire national, cette unité spécialisée de la police n’arrive pas à accomplir convenablement la mission qui est la sienne. Une situation profitable aux grossistes qui font leurs affaires sans recourir à une structure compétente pour faire certifier la qualité de l’eau commercialisée encore moins la qualité du sachet qui la conserve. Cependant un vaste programme de formation et d’accompagnement de ces unités était annoncé pour qu’à terme, elles aient des capacités qui leur permettent de faire l’auto-surveillance sur les systèmes.» Mais depuis, aucune mouche n’a bourdonné autour de l’initiative. Pendant ce temps, la propagation des micro-organismes se poursuit. Car il suffit juste, pour être grossiste, de se constituer un capital pour la commande des sachets et de la machine à coudre pour remplir l’essentiel des critères pour ce commerce en gros. De sources concordantes, la machine est à 75 000Fcfa et les sachets sont achetés au Nigeria et acheminés vers le Bénin. Ce qui justifie le fait qu’on retrouve sur les sachets d’eau, diverses indications. Chacun des sachets vendus porte un petit orifice par lequel l’eau entre. Une fois rempli, on coud le bout du sachet avec la machine commandée et l’eau ‘’Pure Water’’ est prête. Ce geste, les mini grossistes le font plusieurs fois dans une journée.

Qui pour défendre les consommateurs ?

Face à la situation, les consommateurs semblent livrés à eux-mêmes puisqu’aucune voix ne se lève pour dénoncer le fait ou encore pour saisir les autorités compétentes et faire des propositions concrètes. D’une manière ou d’une autre, le bien-être des populations est bafoué et menacé dans une indifférence totale. Quand bien même certaines unités de fabrication d’eau ‘’Pure Water’’ à Cotonou se conforment aux normes, il faut souligner qu’il est difficile voire impossible de discerner la qualité du mauvais dans ce commerce. D’après un distributeur ambulant, ces firmes ne présentent pas de signes particuliers permettant de les différencier des autres.  « Dans chacun de ces centres de fabrication, il y a une chambre de production interdite d’accès. C’est comme un laboratoire et pour y accéder, il faut être en blanc, porter des gants, un peu comme le font les laborantins », a-t-il fait savoir. L’intérieur dudit laboratoire n’a rien d’extraordinaire. Mais qu’est-ce qu’on y trouve ? « Il y a plusieurs robinets reliés à un puits. Dans le puits, il y a un aspirateur qui remonte l’eau jusqu’au niveau des robinets. L’eau du puits est désinfectée avec de l’eau de javel. A l’intérieur de chaque robinet, il y a trois filtres par lesquels l’eau remontée passe. Tout le dispositif depuis l’aspiration jusqu’au traitement au niveau des robinets est installé par les plombiers. Ce sont des tuyaux qu’ils insèrent dans le puits et qui sert à canaliser l’eau jusque dans les robinets respectifs », a déclaré ce dernier. Devant chaque robinet, il y a un laborantin muni d’une machine. Après l’avoir remplie d’eau, il coud le sachet à l’aide de la machine et le met de côté. Un autre ouvrier se charge d’ensacher l’eau par lots. Cependant, les risques sanitaires étant élevés, il importe que l’association des consommateurs sorte le bec de l’eau pour interpeller les autorités et structures compétentes afin que des mesures subséquentes et immédiates soient prises pour le bien-être de tous.

Aziz BADAROU

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