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Economie

Transformation de l’agriculture nationale : Le Cipb engagé à révolutionner la filière Cajou

Roland-Riboux

Le cajou pourrait devenir le prochain le troisième pilier de l’économie nationale. Le Conseil des investisseurs privés du Bénin (Cipb) y croit fortement. Le vendredi 19 mai 2017, il a organisé à Cotonou un séminaire sur le sujet et a annoncé de grandes actions.

Les membres du Cipb sont résolument déterminés à sortir la filière cajou de l’ornière. Le vendredi dernier, ils ont consacré à la question une rencontre de réflexion qui devrait changer la donne. Lors du diner débat organisé sur le sujet dans la soirée de ce vendredi, le président du Cipb, Roland Riboux a fait des précisions qui motivent. Selon lui,l’anacarde pourrait jouer au Bénin, le rôle qui a été celui du palmierà huile en Malaisie. A partir des profits tirés de la Malaisie de l’huile de palme, a-t-il rappelé, cet Etat a pu bâtir  une économie complètement diversifiée. En faisant l’état des lieux dans la filière cajou au Bénin, Roland Riboux a laissé entendre : « la production stagne entre 60 à 100 000 tonnes selon les années. Pourtant la région centrale du Bénin est propice à la culture de l’anacardier et notre pays pourrait sans difficulté produire 300 000 tonnes à l’image de la Guinée Bissau ». Pour le président du Cipb, avec simplement 300 000 tonnes de noix de cajous produites, dont la moitié décortiquée, les rentrées en devises seraient largement supérieures à celle générées par la filière coton ; la zone centre du Bénin deviendrait une zone de prospérité, rééquilibrant le pays par rapport au Nord tourné vers le coton et le sud vers les activités diversifiées de Cotonou. L’économie nationale devrait  reposer sur trois piliers (Cajou, coton, activités portuaires) et le Bénin serait moins dépendant des variations du prix du pétrole. L’homme d’affaires Roland Riboux soutient également que le développement de cette filière impulserait fortement l’ensemble de l’économie béninoise, allant de la création de milliers d’emplois nouveaux essentiellement féminins dans les usines de décorticage au port de Cotonou en passant par le secteur bancaire et celui de l’assurance, le secteur du transport.

L’esprit planteur avant tout…

L’exploit est possible. Mais Roland Riboux a déclaré que pour y arriver, « il nous faut avoir l’esprit planteur dans notre mémoire collective».  « Notre espoir de voir le Bénin multiplier  la production  d’anacarde en quelques années ne pourra se réaliser sans que, d’abord, l’esprit planteur ne soit ancré dans l’esprit des Béninois. Idéalement, les plus hautes autorités de l’Etat, à l’image de ce qu’a fait en son temps le Président Houphouët Boigny pour le café et le cacao, devraient  faire une intense propagande pour qu’un maximum de Béninois s’implique dans ce secteur, pour leur plus que grand profit et celui de tous », a-t-il martelé ce vendredi au Novotel. Il l’a fait avec conviction puisque l’homme d’affaires a annoncé que le Cipbprendra  une part active dans cette future révolution. «Le Cipb va promouvoir l’idée centrale de l’esprit planteur, diffuser les conclusions de l’atelier qui s’est déroulé aujourd’hui (vendredi dernier, Ndlr) au sein des populations rurales, susciter des vocations dans le décorticage, soutenir la vision du comité mis en place  par le chef de l’Etat, appuyer le gouvernement dans ses démarches auprès des bailleurs de fonds…», précisera-t-il. Dans ce combat, Fludor Bénin Sa, l’une des entreprises de Roland Riboux, dont l’usined’une capacité de 20 000 tonnes peut servir de modèle, sera à l’avant-garde.

Le gouvernement, un soutien de l’initiative

Le ministre du Commerce, Lazare Sèhouéto a apprécié les actions du Cipb. Pour lui, le gouvernement compte sur le secteur privé pour concrétiser ses grandes  ambitions. « L’engagement du gouvernement aux côtés du secteur privé est sans failles. Le gouvernement est pour un dialogue ouvert », a-t-il indiqué aux investisseurs. A entendre le ministre, le gouvernement se mobilisera pour «multiplier par deux  la production de l’anacarde et faire transformer au moins la moitié de notre productionlors des prochaines campagnes agricoles». Ce vendredi, les investisseurs réunis au sein du  Cipb se sont accordés sur des objectifs bien précis. Pour transformer la filière cajou, ils ont bien compris qu’il faut développer  des pépinières sous forme de projets axés sur l’entreprenariat, améliorer la diffusion des services de vulgarisation en direction des agriculteurs et accroitre l’appui aux coopératives agricoles en vue de l’augmentation des ventes conduites par elles.

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Vérification des importations au Bénin : L’Avd, le talon d’Achille du Pvi

benin-control

45 jours après la mise en application du Programme de vérification des importations Nouvelle génération (Pvi-Nv), c’est la catastrophe au Port autonome de Cotonou. Depuis une semaine, c’est à un véritable bazar qu’on assiste au sujet de la délivrance des Attestation de vérification documentaire (Avd) avec pour conséquence directe la pénurie et la flambée des prix des produits, même ceux de premières nécessités. De quoi s’agit-il ?

Pour la bonne marche du Pvi-Nv, il est demandé aux commissionnaires de soumettre l’intention, c’est-à-dire une requête de demande que les agents de Bénin Control doivent vérifier pour ensuite délivrer l’Attestation de vérification documentaire (Avd). L’intention devrait être enregistrée automatiquement. Mais en réalité, il faut attendre trois jours ou une semaine avant qu’elle ne soit faite. Et là n’est pas encore le pire. La délivrance de l’Avd ne devrait pas prendre plus de trois jours au maximum. C’est ce qu’ils avaient dit au départ. Mais aujourd’hui, même après deux à trois semaines, il y des Avd qui ne sont toujours pas disponibles. Et lorsque les commissionnaires vont faire des réclamations, les agents ne voient pas le document dans leur système alors que du côté des commissionnaires, le document est bien envoyé. Il leur est alors demandé de rester sur place pour renvoyer le même document sur leur plateforme comme si ce n’est pas le même réseau internet qui fonctionne dans l’enceinte portuaire. Or, sans Avd, les marchandises ne sortent pas. Elles restent bloquées dans les containers. Ce qui est à la base de la pénurie et de la surenchère actuellement constatées sur le marché. Même les produits de premières nécessités n’échappent pas à cette procédure.
Pour les commissionnaires, les agents de Bénin Control chargés de la délivrance des Avd ne maîtrisent pas le travail. La belle preuve est qu’ils demandent même de mettre les numéros de containers sur les cargos ? Comment cela est-il possible ? Ceux qui sont sur les machines ne sont pas des professionnels. Ce qui fait que le délai de trois jours pour la délivrance des Avd n’est jamais respecté. Il en est de même pour l’intention où il faut faire le pied de grue avant qu’elle ne soit simplement enregistrée dès fois après une semaine  alors qu’elle devrait l’être automatique. Et lorsque l’Avd sort, le prix affiché pour certains produits dépasse l’entendement. Même le système de réclamation qu’ils ont instauré est un faux problème. Car, lorsque la machine affiche par exemple 10 000 FCFA alors que le commissionnaire payait 5000 FCFA pour la même marchandise, il doit d’abord payer les 10 000 FCFA et c’est quand sa réclamation va prospérer, qu’on lui retourne les 5000 FCFA de surplus. C’est à un vrai désordre qu’on assiste au Port de Cotonou et ce sont les pauvres populations qui en subissent les conséquences. Aujourd’hui, les boulangeries tournent au ralenti, le pain a même augmenté de prix par endroits simplement parce que depuis une semaine des containers de farine de blé sont bloqués au Port en attendant que les agents de Bénin Control veuillent bien sortir les Avd. Hier seulement, on a appris qu’ils ont dû changer de logiciel.

Voilà ce qui se passe au Port de Cotonou et personne ne veut prendre la responsabilité d’en parler au risque de perdre son poste ou ses avantages. Chacun cherche à sauver sa tête. Saisie par les commissionnaires afin de tirer la sonnette d’alarme, même la Confédération des importateurs qui regroupe 5 syndicats demande d’attendre encore. Mais attendre jusqu’à quand ? Pendant ce temps, il y a pénurie et surenchère sur le marché étant donné que les marchandises sont bloquées au port à cause des agents qui ne maîtrisent pas leur travail.

Worou BORO

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Harcèlement fiscal : Talon veut tuer la poule aux œufs d’or

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« L’avarice perd tout en voulant trop gagner » ! Le gouvernement du Bénin Révélé sera bientôt confronté à cette vérité des Fables de La Fontaine si le Chef de l’Etat persiste dans sa volonté de traquer par le fisc les rares entreprises qui fonctionnent encore dans le pays.

Un budget de l’Etat de 2010 milliards ajouté à un Programme d’actions du gouvernement (Pag) évalué à 9 mille milliards FCFA, voilà la corde que le gouvernement de la Rupture s’est mise au cou. Et ne voyant pas une porte de sortie, malgré les emprunts obligataires qui se succèdent sur le marché financier de l’Uemoa, le gouvernement s’est lancé dans une pression fiscale infernale contre les entreprises qui ont encore pion sur rue.

Las d’entendre Sébastien Ajavon clamer sur tous les toits, qu’il est le plus gros contributeur au budget national, les éléments de la Rupture ont rendu publique une liste d’entreprises qui payent plus d’impôts que Cajaf Comon, au nombre desquelles Mtn-Bénin et Moov. Mais si tel est le cas, un tel statut devrait permettre à ces opérateurs GSM de bénéficier d’un certain nombre de privilèges. Ces entreprises comme toutes autres, qui apportent une grande part au budget national dans un pays à ressources essentiellement fiscales, devraient être protégées afin que l’Etat puisse toujours compter sur cette manne financière. Mais c’est tout le contraire qui se passe avec la Rupture.

Les informations font état de ce que, ces entreprises sont victimes d’un harcèlement fiscal sans précédent. Certaines sources bien introduites disent même que les comptes de Mtn-Bénin sont bloqués depuis plusieurs jours. Si cette information s’avère vérifiée, le gouvernement se met dans une situation très inconfortable. Car, c’est tout le contraire de l’effet voulu, en exerçant une pression fiscale, qui risque de se produire. Ses comptes bloqués, Mtn peut prétexter de cela pour ne pas payer ses impôts. Et qui, si ce n’est ce même gouvernement, sera confronté au problème de recouvrement des taxes ?

Comme si cela ne suffisait pas, la dernière trouvaille de la Rupture serait l’instauration dans les tout prochains jours d’une brigade mobile des impôts, une sorte de gendarmes qui débarquent dans les sociétés, saisissent des ordinateurs pour des fouilles comme si tous les contribuables béninois étaient subitement devenus des délinquants.

Aujourd’hui, il ne fait pas bon vivre dans les entreprises qui ferment les portes les unes après les autres. Les rares qui tiennent encore sont traquées par les impôts jusque dans leur dernier retranchement. Et tout ceci parce que le gouvernement du Bénin Révélé étale ses carences dans la mobilisation des ressources pour faire face à ses ambitions. Et ce sont les pauvres contribuables qui en paient les frais.

Worou BORO

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Performance du système de management environnemental : Le Port de Cotonou certifié ISO 14001 version 2015

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La plateforme portuaire de Cotonou vient d’être reconnue comme l’une des meilleures plateformes éco-citoyennes de la sous-région. A la faveur d’une cérémonie, vendredi 12 mai 2017 à Novotel de Cotonou, le Port autonome de Cotonou a été certifié ISO 14001 version 2015 pour sa politique environnementale.

La vision du gouvernement et des autorités portuaires de faire de la plateforme portuaire de Cotonou, une plateforme logistique, éco-citoyenne, performante, sûre et sécurisée se concrétise au fil des ans. Ceci, grâce aux réformes engagées depuis peu. Pour le chef du département de gestion de l’environnement du Port de Cotonou, Thomas Bagan, la présente certification à la norme ISO 14001 version 2015 témoigne de l’engagement des autorités portuaires à renforcer la compétitivité de la plateforme à travers un management participatif fédérateur de toutes les énergies. Mis en place depuis 2013, le système de management environnemental du Port autonome de Cotonou (Pac) a permis de maitriser entre autres les aspects et impacts environnementaux, veiller au respect des dispositions législatives et règlementaires. « Une nouvelle ère de gestion de l’environnement nous est tracée et nous demande encore beaucoup de rigueur dans l’amélioration continue de nos performances », a laissé entendre Thomas Bagan. A sa suite, le représentant du cabinet certificateur TUV Rheinland a évoqué le processus ayant conduit à la certification du port de Cotonou avant de reconnaitre la pertinence, l’efficacité et surtout la conformité des réformes entreprises pour la compétitivité  du Port ainsi que la maitrise des risques y afférents. A l’en croire, la certification permettra de rassurer davantage les usagers portuaires quant à la célérité des opérations sur la plateforme. « C’est la première fois en presque 52ans d’existence que notre Port reçoit un certificat ISO bien qu’ayant reçu moult prix dont le dernier a été obtenu à Dakar en février dernier…Il s’agit du prix du meilleur port de transit », se réjouit la Directrice générale du Port, Huguette Amoussou. Et de s’en féliciter davantage « Nous sommes la première plateforme logistique de service à être certifiée à la norme ISO 14001 pour sa version 2015. » Elle a, par ailleurs, réitéré l’engagement de tout le personnel à œuvrer dans l’optique de matérialiser la vision du Chef de l’Etat “de faire du port de Cotonou, un modèle de référence au service de la promotion d’un développement durable sous régional ». Quant au représentant du ministre des transports, il a salué les prouesses réalisées en ce qui concerne la modernisation, la compétitivité de la plateforme. « Je souhaiterais que le Port de Cotonou soit incessamment cité parmi les ports verts du monde », poursuivit-il pour exhorter l’ensemble des acteurs portuaires à maintenir le cap pour de grands progrès.

Aziz BADAROU

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Un mois après la relance du PVI-Nouvelle génération : Voici les nouveaux prix des denrées

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Le Programme de vérification des importations (Pvi-Nouvelle génération) est de nouveau entré en vigueur depuis le 1er Avril 2017.Procédé de contrôle de la valeur des marchandises entrant au Bénin à la fois documentaire, via les pièces fournies par les importateurs, et physique, via un scanner et du tracking, le PVI, un mois après, a déjà des répercussions sur le panier de la ménagère…

Les prix des denrées ont connu une flambée en l’espace d’un mois. Si l’objectif visé par le gouvernement est d’améliorer les recettes publiques en faisant rentrer toutes les taxes dues dans les caisses de l'Etat, le constat est que les denrées de premières nécessités ne sont plus accessibles aux populations. Perçu comme une réforme qui vient en rajouter à la morosité économique, le Programme semble, par l’application des valeurs transactionnelles quoique faisant disparaitre les faux frais, occasionner un surcoût sur les opérations portuaires. Le lien entre le Pvi et l’augmentation des prix des denrées alimentaires est plus qu’une évidence.  Pourtant, on avait annoncé que la valeur tarifaire restera inchangée malgré la mise en œuvre du Pvi-Nouvelle génération. C’est, dit-on, une question de passage des valeurs consensuelles aux valeurs transactionnelles: il s’agit de la réalité des prix pour faire disparaitre les faux frais. Cependant, la hausse subie des prix est une réalité sur les marchés. C’est le panier de la ménagère qui en souffre en tout cas. Faut-il le rappeler, le Pvi a été attribué en 2011 à la société Benin Control, dont Patrice Talon présidait le conseil d'administration, par le gouvernement de Boni Yayi avant que le contrat ne soit résilié 17 mois après. Entre temps, les deux amis s'étaient fâchés et la vérification de toutes les marchandises avait aussi congestionné le port. Saisie par Benin Control, la Cour commune de justice et d'arbitrage basée à Abidjan a condamné l'Etat béninois à rétablir la firme dans ses droits sous peine de payer 142 milliards de FCFA à Patrice Talon.

PRIX-denrees


Réalisation : Aziz   BADAROU et Thèrese Gnitona (Stag)

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Résultats des prélèvements de viande acheminés au Laboratoire : Pas de viande avariée au Bénin…

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(Nécessité de lever la mesure de suspension d’importation)
Les résultats définitifs des prélèvements de viande acheminés au Laboratoire central de contrôle sanitaires (Lcssa) pour des analyses microbiologiques sont négatifs. Le Bénin n’est donc pas touché par le scandale de viande avariée que connait le Brésil depuis peu et qui a contraint le gouvernement de la Rupture à suspendre temporairement, par arrêté interministériel, l’importation des viandes brésiliennes. Une mesure qui devra être levée dans les plus brefs délais au regard des résultats et impacts économiques….

« Nous avions annoncé il y a quelques jours que les premiers prélèvements se sont révélés négatifs, les derniers prélèvements donnent également le même résultat, c’est-à-dire négatif » a confié le directeur de l’élevage, Akpo Yao, au micro de Océan Fm.Pas donc de viandes congelées avariées en provenance du Brésil au Bénin. Alerté suite au vaste scandale alimentaire notamment d’exportation de viande avariée que connait le Brésil, le gouvernement béninois a déconseillé la consommation des viandes importées puis des mesures ont été prises pour renforcer les mesures de contrôle sanitaire. A la suite de ces contrôles, des prélèvements ont été faits et acheminés au laboratoire pour des analyses microbiologiques. Mais au moment où les premiers résultats des échantillons prelevésse sont révélés négatifs, le gouvernement par arrêté interministériel N°24/MICA/MAEP/MEF/MS/DC/SGM/DGC/SGG17/SA du 24 Avril 2017, interdit temporairement l’importation des viandes et produits à base de viande en provenance du Brésil. Qu’est-ce qui a pu donc motiver cette décision ? Quand bien même, elle est prise par mesure de précaution et de préservation de la santé publique, il faut par ailleurs reconnaitre que le Bénin dispose depuis toujours d’un plan rigoureux de surveillance sur l’importation de la viande de volaille. Ce qui permettait déjà de prévenir les risques sanitaires liés à sa consommation. Ceci a été d’ailleurs confirmé par, lors d’un entretien téléphonique. A en croirele Directeur Lcssa, ChabiSikaKisito, par rapport au scandale, les contrôles ont été certes renforcés mais il n’y a pas eu de mesures spécifiques. De plus, d’après les premières enquêtes réalisées, tous les pays consommateurs de la viande brésilienne ne sont pas concernés par l’importation de la viande avariée. Et la négativité des résultats du laboratoire démontrent bien que le Bénin n’était pas touché. Même s’il faut déplorer le fait que la mesure de suspension ne soit motivée par lesdits résultats, le plus important désormais est la levée de la mesure en raison de son impact économique sur le pays. Plus de peur que de mal donc, le Bénin n’importe pas de viande avariée depuis le Brésil. Rappelons que la viande brésilienne est exportée vers 150 pays, pour un total de 10 milliards de dollars en ce qui concerne le bœuf et le poulet.

Aziz BADAROU

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Suspension d’importation des viandes en provenance du Brésil : Les premiers résultats étaient pourtant négatifs…

viande-avariee

Par arrêté interministériel N°24/MICA/MAEP/MEF/MS/DC/SGM/DGC/SGG17/SA du 24 Avril 2017, le gouvernement béninois a interdit temporairement l’importation des viandes et produits à base de viande en provenance du Brésil. Ceci en raison d’un vaste scandale alimentaire notamment d’exportation de viande avariée qui secoue le pays depuis peu. Une mesure salutaire et qui s’impose pour garantir la sécurité alimentaire des consommateurs béninois. Mais le hic est que la mesure n’est point motivée par les premiers résultats du laboratoire qui se sont révélés négatifs.

« … des instructions ont été données par les deux ministres (ministres de l’élevage et du commerce) pour renforcer les mesures de contrôle sanitaire. A la suite de ces contrôles, des prélèvements ont été faits et acheminés au laboratoire pour des analyses microbiologiques. Au jour d’aujourd’hui, l’essentiel des échantillons s’est révélé négatif », a déclaré le Directeur de l’élevage, Yao Akpo sur les antennes de la radio Océan Fm.  S’il est donc clair que les premiers résultats des échantillons prélevés et acheminés vers le Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire (Lcssa) sont négatifs, qu’est-ce qui pourrait donc justifier cette mesure de suspension de l’importation de la viande brésilienne. La question mérite bien d’être posée pour deux raisons pertinentes. La première raison est que depuis toujours, le Bénin dispose d’un plan rigoureux de surveillance sur l’importation de la viande de volaille qui permettait de prévenir les risques sanitaires liés à sa consommation. Ceci a été d’ailleurs confirmé par le Directeur du Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire (Lcssa), Chabi Sika Kisito, lors d’un entretien téléphonique. A l’en croire, par rapport au scandale, les contrôles ont été certes renforcés mais il n’y a pas eu de mesures spécifiques. La deuxième raison est que d’après les premières enquêtes réalisées, tous les pays consommateurs de la viande brésilienne ne sont pas concernés par l’importation de la viande avariée. Loin d’affirmer que le Bénin fait partie de ce lot, la négativité des premiers résultats du laboratoire n’exclut pas cette possibilité. « … d’ici trois jours (propos tenus le 28 avril 2017), cette phase sera clôturée pour avoir une idée très claire de ce qui se passe et les décisions seront prises en fonction des résultats », avait martelé le directeur de l’élevage. Une déclaration qui conforte la position selon laquelle la mesure de suspension devrait être motivée par lesdits résultats. Chose curieuse, au moment où la mesure d’interdiction entrait en vigueur, les premiers résultats étaient négatifs et à aucun moment, on a déclaré défaillant le plan de surveillance mis en place depuis de longues années. L’importation au Bénin des viandes et des produits à base de viande en provenance du Brésil est-elle temporairement suspendue, par mesure de précaution et de préservation de la santé publique comme le stipule l’article 1er dudit arrêté interministériel ? De toute façon, l’idéal est de se démarquer de la masse qui assimile la mesure à un acharnement contre un opérateur économique. Le plus important est que d’une manière ou d’une autre, la mesure permet de limiter ou de prévenir les risques sanitaires liés à la consommation des viandes en provenance du Brésil. C’est le bien-être des consommateurs béninois d’abord qu’il importe de préserver. Rappelons que la viande brésilienne est exportée vers 150 pays, pour un total de 10 milliards de dollars en ce qui concerne le bœuf et le poulet.

Aziz BADAROU

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Dix ans du Groupe de travail fiscalité (Gtf) du secteur privé : Bilan d’activités et adoption d’un plan stratégique

fiscalite

Le Groupe de travail fiscalité (Gtf) a organisé, samedi 22 avril 2017, à Ganna Hôtel de Grand –Popo, un atelier sur  l’évaluation des activités de 2007 à ce jour, et l’élaboration d’un document stratégique pour la période 2017 -2022. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la commémoration des dix ans  d’existence du groupe.L’objectif  principal poursuivi par le Gtf du Secteur Privé est l’instauration d’une fiscalité de développement. Il a pour mission d’œuvrer pour une amélioration du climat des affaires au Benin. L’élaboration de cette mission passe par la collecte des préoccupations fiscales, douanières et des opérations économiques, la réflexion, l’identification des approches de solution et le plaidoyer auprès des autorités publiques. Pour le chef de file du Gtf, le groupe s’est engagé aux côtés de l’administration fiscale sur plusieurs chantiers dont la mise en place d’une fiscalité adaptée à l’investissement au Benin. « Il procède à l’élargissement de l’assiette fiscale et la lutte contre l’informel, la suppression des tracasseries administratives dans le cadre  du paiement des impôts », a-t-il confié. Il poursuit en disant que le groupe  lutte contre le harcèlement fiscal que subissent bon nombre d’opérateurs économiques, le combat contre la fraude fiscale sous toutes ses formes. Sa  vision  de faire du groupe, à l’horizon 2022, une référence  et unique interlocuteur fiable du secteur privé en matière fiscale et douanière aux plans national, régional et international.

Aziz Adéyèmi (Stag)

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Engagé dans un jeu de ping-pong : Laourou s’écarte des vrais problèmes de sa corporation

Marcellin-Laourou

Le secrétaire général du Syndicat des douanes du Bénin (Sydob) Marcellin Laourou gagnerait à plus consacrer son énergie à la défense des intérêts de sa corporation qui, du moins, ne manque pas de problèmes depuis l’avènement de la Rupture. Mais au lieu de ça, c’est à un jeu de réponse du berger à la bergère avec les avocats de Sébastien Ajavon que s’adonne le Sg/Sydob par médias interposés depuis la sortie médiatique du magnat de la volaille.

A la Douane, ce ne sont pas les problèmes qui manquent. Il y en a même à foison depuis l’avènement du régime de la Rupture. Les  changements tous azimuts de directeurs généraux de la douane depuis que le nouveau régime s’est installé ont réussi à faire sortir le bureau exécutif national de l’Amicale des retraités des douanes béninoises (Ardb) qui, dans une déclaration faite le 11 avril 2017, a passé en revue les maux qui minent l’administration douanière sous le Nouveau départ. Là où le Sydob s’est réfugié dans un silence incompréhensible, l’Ardb a vivement réagi face aux limogeages tous azimuts de Dg/Douane, les sanctions à l’égard d’agents indélicats, la gestion faite du personnel par le ministre des finances de même que les inquiétudes liées au retour du Programme de vérification des importations Nouvelle génération (Pvi-Ng). Le ton était solennel et le discours récriminatoire. Parmi les griefs à l’encontre des nouvelles autorités, des sanctions arbitraires contre certains responsables, la nomination de directeur général intérimaire non qualifié en violation des règles qui régissent le fonctionnement de cette institution, la mise à l’écart de ceux qui ont vocation à occuper le poste, etc.

Mais curieusement, lors de sa sortie le 19 avril 2017, les responsables de la Douane, avec à leur côté le Sg/Sydob, n’ont pas du tout abordé ces faits. Alors que le rôle d’un syndicat est par excellence la défense des intérêts de ses mandants, le Sg/Sydob Marcellin Laourou a occulté les problèmes soulevés par ses aînés en ce qui concerne l’utilisation que fait le Nouveau départ des ressources humaines de l’administration douanière. Marcelin Laourou a plutôt choisi de parler uniquement d’une affaire pourtant vidée par la justice. Quel est le besoin de remettre sur tapis l’affaire de 18 Kg de cocaïne avec des scellés qui seraient changés ou non à Cotonou alors que le principal accusé a été libéré par le parquet au motif que le délit n’était pas constitué ? Et depuis cette sortie, le Sg/Sydop, s’il n’est pas sur les plateaux de télévision, fait la une des journaux répliquant à chaque sortie des avocats de Sébastien Ajavon. Tout va si bien à la Douane pour que le 1er responsable du syndicat maison consacre son énergie sur une affaire qui a pris des allures politiques ? Certainement pas. Mais cela ne semble pas préoccuper outre mesure le Sydob. Et ce constat a été aussi fait par l’Ardb qui au point II de ses recommandations a écrit ceci mot pour mot : « Amener le Bureau Directeur du Syndicat des Douanes du Bénin (SYDOB) à jouer véritablement son rôle de défenseur des intérêts matériels et moraux de ses mandants. Son mutisme retentissant face aux brimades infligées aux collègues reste jusqu’à présent incompréhensible ».La première sortie d’un syndicat après une telle déclaration devrait être consacrée à ses points soulevés par les agents retraités de la Douane et les dispositions qu’il entend prendre pour amener les autorités à corriger le tir. Mais manifestement, le Sg/Sydob préfère s’illustrer sur un terrain autre que celui de la défense des intérêts de ses syndiqués. Ceci pour quelle finalité ?

B.H

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Lancement d’outils de facilitation des investissements : L’Apiex s’engage pour la prospérité économique du Bénin

apiex

Deux outils importants ont été lancés, vendredi 28 Avril 2017, pour faciliter les investissements étrangers au Bénin. C’était à l’occasion d’un atelier initié par l’agence de promotion des investissements et des exportations au Bénin ‘’Apiex’’ dirigée par Is-Dine Bouraïma.Les activités se sont déroulées à la salle Toffa 1er de l’hôtel Azalaï.

C’est aujourd’hui un défi pour le Bénin comme pour beaucoup d’autres pays à travers le monde d’ouvrir les portes aux investissements étrangers afin de provoquer l’épanouissement de l’économie. Pour ce faire des dispositions sont en train d’être prises pour mieux positionner le Bénin sur le marché international afin de garantir au partenaire la quiétude totale par rapport à leur investissement sur le sol béninois. C’est alors qu’un atelier a été initié par l’agence de promotion des investissements et des exportations au Bénin ‘’Apiex’’ pour la mise en place de deux outils fondamentaux. Il s’agit : de l’outil relatif aux investissements directs étrangers (Ide) et au Guichet unique de formalisation des entreprises. Pour les participants, ce sont des outils performants dont l’installation favorisera la fluidité des investissements au Bénin et donc permettra de gagner la confiance des partenaires techniques et financiers. Pour alors rester dans les normes requises, le Bénin, à travers son gouvernement, c’était déjà fait aider par les experts du Cnuced, un démembrement du Programme des Nations Unies pour le développement Pnud, pour l’examen de ses politiques d’investissements. Dans le cadre de cet examen-suivi, il s’est révélé qu’il est important de mettre en place des outils efficaces pouvant permettre au Bénin de rationaliser ses investissements. « L’un des objectifs poursuivis par la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement est d’aider les pays en développement à tirerle meilleur profit des possibilités de commerce et d’investissement qui s’offrent à eux et de les soutenir pour qu’ils puissent intégrer de façon équitable et durable dans l’économie mondiale. Ce soutien passe par la mise à disposition des services consultatifs pour le développement, des outils de ciblage des investisseurs et l’analyse de la mise en œuvre des politiques de promotion des investissements », souligne Is-Dine Bouraïma, le directeur de l’Apiex-Bénin. Et c’est dans ce schéma que s’inscrit le Bénin en lançant ces outils d’attraction des investissements directs étrangers pour l’atteinte de ces objectifs de développement. Une façon de créer un terrain fertile dans le climat des affaires au Bénin. L’atelier, avec la  forte représentation des entreprises privées, entend œuvrer pour que le pari de l’essor économique soit tenu.


Teddy GANDIGBE

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