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Festival International de Porto- Novo : Une première édition qui se noie

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S’il y a une chose dont le Maire de Porto- Novo, Emmanuel Zossou est convaincu, c’est la valorisation des patrimoines culturels voire cultuels de la ville dont il a la charge. Et l’instrument idoine pour parvenir à cette fin, selon des témoignages de sources avérées, est le Festival International de Porto- Novo (Fip). La première édition démarre ce mercredi 04 janvier. Toute analyse faite du contenu d»e la programmation rendu public, elle n’est pas encore à la taille, de l’envergure que les organisateurs entendent  donner à l’événement. Le festival est plus musical que pluridisciplinaire. La programmation est constituée à 90% de concerts de musique. Et les artistes prévus sont ceux connus de tout le monde, sinon ceux que tout le Bénin a déjà vus prester plusieurs fois dans la ville. Un peu pour signaler que c’est du déjà vu… Toutefois, reconnaissons que le festival ‘’ressuscite’’ certains chanteurs dont Pidy Symph (entre- temps, cloué dans les arcanes de gestion du milliard culturel au détriment de la scène) et Amikpon, le Maître de chœur national du « Ogbon » que bon nombre considère déjà comme le chanteur retraité. Néanmoins, la programmation a prévu deux spectacles professionnels : « Nuit de Songe » d’Alougbine et Les Intrépide de la troupe Atchakata. Pour rappel, « Nuit de Songe » a été le spectacle inaugural du Fitheb 2016, avec près de 350 acteurs sur scène. Ils sont déjà sur place.  Enfin, en ce qui concerne le colloque scientifique, il est estimé  bien penser, puiqu’il regroupera pendant 48 heures des universitaires, journalistes culturels, artistes, étudiants. néanmoins il reste à dire. Des ambitions du Maire sont visiblement noircies par sa cellule de communication. A quelques heures du démarrage de l’événement, rien n’est fait au plan communicationnel. Rien du tout. Et pourtant, le Maire Emmanuel Zossou se convainc  d’avoir une cellule de communication, laquelle est désignée pour assurer la communication du festival.  et pourtant c’est de bouche à oreille que l’information circule.  disons plutôt la communication de proximité. C’est à un plan de communication digitale- et communication  sur les affiches qu’on a opté au lieu que les choses se fassent dans les règles de l’art. Des ouvriers sont en plein boulot, en train de construire le village du festival, d’autres installent la tente climatisée devant abriter le colloque. Et  des commerçants,  qui n’y ont pas compris grande chose, se trouvent dans l’obligation d’aller se renseigner sur place. Des hommes du comité d’organisation courent à gauche et à droite. Tantôt au bureau, tantôt sur le terrain. Ils s’efforcent. Ils font d’efforts mais ces efforts sont plombés par la cellule de communication. Malgré tout nous y sommes, le bilan justifira le reste.

MM

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Célébration de la fête de Vodoun au Bénin : Le 10 Janvier est férié, chômé et payé

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Le gouvernement béninois a sorti un communiqué radiodiffusé le 29 Décembre dernier pour déclarer fériée, chômée et payée la journée du 10 janvier consacrée annuellement à la célébration des cultes endogènes. Cette décision selon le communiqué sera effective sur toute l’étendue du territoire national. Une simple manière pour Patrice Talon et son équipe gouvernementale d’attribuer ce qui à César à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Déjà une marque de respect à la laïcité dont le Bénin jouit depuis bien longtemps en rétrocédant à chaque compartiment de la vie sociale et culturelle la valeur qui lui revient. Lire l’intégralité du communiqué.

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Teddy GANDIGBE

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Pour une large promotion de la culture béninoise : ‘’Hwendo TV’’ est née

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(Un éventail sur les actions gouvernementales)
Il s’agit d’une télévision en ligne, sur internet, qui offrira une variété de programmes artistique et culturel au béninois désormais. Son initiateur, Florent Eustache Hessou, promoteur de l’Ecole supérieure des métiers d’art et de la culture (Esmac-Hwendo). Il a annoncé le lancement de cette grande plateforme de promotion et de diffusion des richesses culturelles béninoises hier, mardi 03 janvier 2017, devant les hommes des médias et les invités à son anniversaire, puisqu’il soufflait une bougie de plus à l’occasion. A en croire ses propos,cette télévision sera sur un site internet et son objectif principal sera de faire un zoom que tout ce qui bouge dans le secteur artistique et culturel au Bénin. Et pour y parvenir,un club sera mis sur  pied pour jouer un rôle déterminant et capital dans le fonctionnement de la télévision. Ce sera ‘’Les sentinelles du PAG’’. Un regroupement de jeunes gens qui sera fréquent sur la nouvelle chaîne de télévision pour accompagner la politique gouvernementale de développement notamment en ce qui concerne le secteur de la culture. « Hwendo Tv, ce sera une télévision école. Dans une semaine nous allons commencer nos programmes. Puisque le gouvernement a une vision claire sur sa politique de développement du secteur culturel, nous allons nous engager résolument à l’accompagner en faisant de façon approfondie la promotion de  ses actions sur notre chaîne, Hwendo Tv »,mentionne Florent Eustache Hessou pour clairement indiquer la ligne éditoriale qui va régir les activités de cette jeune télévision qui vient de naître.

TG

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Tournoi de l’Unité : Les différentes finales connues

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Afin de terminer l’année 2016 dans une festivité sportive, la Direction du sport et de la formation sportive (Dsfs) sous l’égide de Oswald Homeky, ministre des Sports du Bénin, a organisé sur toutes l’étendue du territoire national un tournoi de football dénommé « Tournoi de l’Unité». Une compétition qui regroupe des équipes des communes de chaque département. Plusieurs matches ont été joués et l’on connaît presque toutes les équipes finalistes de chaque section départementale. Ainsi, dans le département de l’Atlantique, ce sont Ouidah et Allada qui ont pu sortir du lot. Dans le littoral, c’est les 12e et 2e arrondissements qui vont représenter le ‘’territoire’’ de Modeste Toboula alors que Pobè et Ifangni vont honorer les couleurs du département du Plateau. Pendant ce temps, Avrankou et Porto-Novo feront briller les couleurs de l’Ouémé tandis que Natitingou et Kouandé représenteront le département de l’Atacora. Quant au département de la Donga, il sera représenté à ce tournoi par l’équipe de Djougou et celle de Copargo. Les équipes de Parakou et de Bemberekè défendront les couleurs du département du Borgou. Les départements du Mono et du Couffo seront respectivement représentés par Comè et Grand-Popo puis Toviklin et Klouékanmè. Seuls les départements du Zou et des Collines ne participeront pas à ce tournoi de l’Unité dont, faut-il le rappeler, l’objectif est la promotion du football à la base. Notons que la phase finale du tournoi se jouera  dans ce mois de janvier suivant un programme linéaire des départements en compétition. Ceci, en présence du patron des sports béninois, Oswald Homeky, des préfets, et des maires.


A.F.S.

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Carlos Fretas, expert de la Fita : «Le Bénin a des chances d'avoir des champions les années à venir»

  • Publié dans Sport

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De passage au Bénin où il a animé un stage de formation des entraîneurs de niveau 1 qui a eu lieu au Comité national olympique et sportif du Bénin (Cnosb) du 3 au 13 décembre 2016, Carlos Fretas, expert de la Fédération international de tir à l'arc (Fita) a donné son avis sur le tir à l’arc béninois. Lisez-plutôt !

Vous avez animé un stage de formation des entraîneurs de niveau 1. Au terme de ce stage, quel bilan peut-on faire ?

Le bilan  est positif. On a eu un groupe de personnes qui ont plusieurs expériences. Des participants sont déjà archers. Donc, ils appartiennent par exemple à l'équipe nationale. Certains ont déjà suivi une micro formation locale pour être des animateurs. D'autres sont entrain de faire des formations telles que futurs professeurs d'éducation physique. Il y a des participants qui ont une expérience en tir à l'arc et d'autres n'en ont aucune. Cependant, nous avons réussi à bien travailler. Je pense que la majorité des participants a très bien acquis les expertises qu'on leur a transmises.

Votre appréciation sur le niveau technique des stagiaires…

Comme je l'ai dit, c'est un groupe qui n'est pas homogène. Certains participants ont les difficultés de quelqu'un qui ne connaissait pas la discipline avant. Par contre, les autres, ça fait une dizaine d'années qu'ils pratiquent ce sport. J'ai quand même constaté qu'ils ont été capables de suivre le programme. Même si, à des moments donnés, ils ont un peu de difficultés notamment sur le plan théorique. Il leur faut donc un peu plus de temps afin de maîtriser toutes ces informations reçues.

En marge du stage, vous avez évalué les participants. Que peut-on retenir de cette évaluation ?

Dans l'ensemble, c'est bien. On parle du niveau 1. On ne peut pas espérer d'eux de devenir immédiatement des entraîneurs expérimentés. L'expérience va être acquise au fil du temps à travers la pratique. Le plus important pour le moment, c'est de s'assurer de leur transmettre les informations dont ils auront besoin pour faire le travail en tant qu'entraîneurs. De ce point de vue, ça a été une réussite. J'espère, après mon départ, qu'ils vont travailler en mettant effectivement en œuvre, toutes les connaissances acquises, au cours de ce stage sur le terrain. Pour le niveau 2, c'est une autre histoire. Les exigences sont plus élevées.

Vous avez encadré les archers de l'équipe nationale. Dites-nous, comment les avez-vous trouvés ?

Selon le protocole d'accord signé avec la solidarité olympique, mon travail ici, peut se subdiviser en deux volets : trois jours de stage avec l'équipe nationale et les autres jours pour la formation des entraîneurs. Je peux même dire que c'est deux parties distinctes. Maintenant, concernant le travail avec l'équipe nationale, je connaissais déjà quelques archers lors des championnats d'Afrique et surtout le Tizocata (une compétition très importante) où les Béninois sont régulièrement présents. Je connais leurs habiletés. Ce que j'ai constaté, dans sa base, il y a eu des améliorations au niveau des archers. Il faut améliorer juste quelques détails. Car le tir à l'arc est un sport très technique. Ce n'est pas compliqué à pratiquer mais il faut être futé techniquement sur certains points. C'est à ce niveau que je trouve, ce n'est pas seulement au Bénin mais dans la plupart des pays africains, quand on fait une comparaison avec d'autres continents. (…). Le travail doit être accentué à ce niveau. Il faudra faire comprendre aux athlètes que ça ne suffit pas de tirer les flèches n'importe comment, mais il faut vraiment s'engager dans la qualité. C'est ce qui manque pour le rayonnement du Bénin dans cette discipline.

Est-ce que le tir à l'arc béninois a la chance d'avoir des champions les années à venir ?

Ah oui ! Parce que le point de départ est déjà là. Nous n'avons pas commencé de zéro. Il y a déjà un bon travail qui a été fait par la Fédération. A partir de ce moment, si le travail en qualité se fait vraiment comme cela devrait être, deux à quatre ans, on pourrait voir les archers béninois remportés des médailles, déjà au niveau africain s'il y a les moyens. Car, le sport de haut niveau nécessite aujourd'hui le minimum de moyens pour prendre part aux compétitions internationales. Il faut non seulement avoir les conditions de formation permettant aux athlètes de se perfectionner, mais aussi les matériels parce qu'il faut disposer des équipements du même niveau que ceux des autres. Les équipements coûtent certes chers. Néanmoins, il faut faire un effort de doter les archers béninois des arcs de niveau 2 et 3, leur permettant de se défendre avec les mêmes armes que les autres.

Votre mot de fin pour clore cet entretien…

Ce sont des mots d'encouragement. Il faut croire en vos potentialités. Vous avez les mêmes capacités que les autres. C'est-à-dire que vous devez fournir un peu plus d'effort aux divers niveaux en faisant le travail comme il le faut. Vous n'êtes pas moins que les autres. Je vous encourage à vraiment poursuivre ce travail car vous aurez rapidement les résultats à la hauteur de vos efforts. Je vous remercie.

A.F.S. et L.A.

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Vente d’eau ensachée à Cotonou et environs : “Pure water“ souille plutôt l’organisme !

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L’industrie de production et de vente d’eau ensachée communément appelée “Pure water“ est en pleine expansion à Cotonou. Tellement rentable et n’exigeant guère un local ou encore un fonds de commerce, le commerce de cette eau draine du monde. Ainsi, “Pure water“ est commercialisé dans tous les coins de rue, dans les mains, hors de tout contrôle sanitaire et de règlementation. Le plus inquiétant est que les conditions d’ensachement et la qualité de cette eau font de “Pure water“, une souillure pour l’organisme humain, l’exposant généralement à de graves maladies diarrhéiques.

“Pure water est une eau que moi je prends souvent et chaque fois que je finis de manger. Que ce soit en déplacement ou non, c’est l’eau que je prends ». Cette affirmation de Moudachirou Boukari rencontré au marché Dantokpa démontre simplement combien “Pure water“ est consommée à Cotonou avec tous les risques y afférents. Si se désaltérer reste un besoin que nous ressentons à tout moment de la journée, le satisfaire nous expose parfois à de graves maladies diarrhéiques.  Inutile de faire le tour de la ville pour comprendre que le produit qui se distribue le plus facilement à Cotonou est cette eau ensachée. A longueur de journée, des motocyclettes à quatre (4) roues défilent et déversant sur le marché, ces sacs d’eau dont on ne connait toujours pas la provenance ni les conditions d’ensachement. « Lorsque les conditions d’ensachement de l’eau ne sont pas réunies, il y a des micro-organismes qui sont stockés dans ces sachets. Et lorsqu’ils trouvent des conditions favorables au développement de ces germes à travers l’ensoleillement, ces micro-organismes se multiplient », a clarifié l’ingénieur Adandédji, spécialisé en éco-hydrologie. Des micro-organismes engendrent des maladies diarrhéiques, le choléra, sans oublier le développement de petits virus et des verres, poursuivit-il. La mauvaise qualité de l’eau peut également occasionner les mêmes affections. Voilà donc autant de risques auxquels s’exposent quotidiennement les pauvres populations de Cotonou qui, pourtant semblent conscients du danger. Si pour Agondanou Gildas, il n’est pas rare de s’offrir de l’eau qui sent mauvais, Abekè Gbadamassi reconnait avoir acheté parfois de “Pure water“ ayant un goût salé et qui pourrait être qualifiée de tout sauf d’eau potable. Selon les confidences de cette dernière, beaucoup de commerçants véreux préfèrent utiliser une eau autre que celle du robinet. L’autre indice défavorable est relatif au conditionnement de l’eau. « Le sachet étant produit à base du pétrole, son contact avec de l’eau est nocif pour la santé.  Ce qui paraît davantage dangereux, c’est lorsque ce contact dure des jours et pire lorsque l’eau ensachée est mise dans la chaleur. Il y a ce qu’on appelle le phénomène d’osmose et les risques de cancer. Ils sont à ce niveau élevés »,a expliqué le nutritionniste Soumonla Arouna. Le rythme irrégulier de congélation de l’eau reste aussi inquiétant. « Le fait de rafraîchir l’eau et de l’exposer par la suite à la chaleur et de la refroidir constitue un danger, puisque le sachet est soumis à des températures irrégulières. Ce qui avance sa désagrégation rapide. Et lorsque le sachet se désagrège, le poison qu’il contient est directement transféré à l’eau qui est par la suite consommée »,fit-il savoir.

La police sanitaire limitée, les grossistes  tuent à petits coups…

Nous sommes ici à Akpakpa-Sènadé dans la firme de production de Pure water d’El hadji Alimi.  Le grossiste nous confie n’avoir jamais reçu la visite de la police sanitaire. Cependant, la plupart des unités de production visitées à Aidjèdo et sikècodji reconnaissent avoir reçu, il y a des mois, quelques descentes d’inspections de la police sanitaire. Existant en nombre très réduit sur le territoire national, cette unité spécialisée de la police n’arrive pas à accomplir convenablement la mission qui est la sienne. Une situation profitable aux grossistes qui font leurs affaires sans recourir à une structure compétente pour faire certifier la qualité de l’eau commercialisée encore moins la qualité du sachet qui la conserve. Cependant un vaste programme de formation et d’accompagnement de ces unités était annoncé pour qu’à terme, elles aient des capacités qui leur permettent de faire l’auto-surveillance sur les systèmes.» Mais depuis, aucune mouche n’a bourdonné autour de l’initiative. Pendant ce temps, la propagation des micro-organismes se poursuit. Car il suffit juste, pour être grossiste, de se constituer un capital pour la commande des sachets et de la machine à coudre pour remplir l’essentiel des critères pour ce commerce en gros. De sources concordantes, la machine est à 75 000Fcfa et les sachets sont achetés au Nigeria et acheminés vers le Bénin. Ce qui justifie le fait qu’on retrouve sur les sachets d’eau, diverses indications. Chacun des sachets vendus porte un petit orifice par lequel l’eau entre. Une fois rempli, on coud le bout du sachet avec la machine commandée et l’eau ‘’Pure Water’’ est prête. Ce geste, les mini grossistes le font plusieurs fois dans une journée.

Qui pour défendre les consommateurs ?

Face à la situation, les consommateurs semblent livrés à eux-mêmes puisqu’aucune voix ne se lève pour dénoncer le fait ou encore pour saisir les autorités compétentes et faire des propositions concrètes. D’une manière ou d’une autre, le bien-être des populations est bafoué et menacé dans une indifférence totale. Quand bien même certaines unités de fabrication d’eau ‘’Pure Water’’ à Cotonou se conforment aux normes, il faut souligner qu’il est difficile voire impossible de discerner la qualité du mauvais dans ce commerce. D’après un distributeur ambulant, ces firmes ne présentent pas de signes particuliers permettant de les différencier des autres.  « Dans chacun de ces centres de fabrication, il y a une chambre de production interdite d’accès. C’est comme un laboratoire et pour y accéder, il faut être en blanc, porter des gants, un peu comme le font les laborantins », a-t-il fait savoir. L’intérieur dudit laboratoire n’a rien d’extraordinaire. Mais qu’est-ce qu’on y trouve ? « Il y a plusieurs robinets reliés à un puits. Dans le puits, il y a un aspirateur qui remonte l’eau jusqu’au niveau des robinets. L’eau du puits est désinfectée avec de l’eau de javel. A l’intérieur de chaque robinet, il y a trois filtres par lesquels l’eau remontée passe. Tout le dispositif depuis l’aspiration jusqu’au traitement au niveau des robinets est installé par les plombiers. Ce sont des tuyaux qu’ils insèrent dans le puits et qui sert à canaliser l’eau jusque dans les robinets respectifs », a déclaré ce dernier. Devant chaque robinet, il y a un laborantin muni d’une machine. Après l’avoir remplie d’eau, il coud le sachet à l’aide de la machine et le met de côté. Un autre ouvrier se charge d’ensacher l’eau par lots. Cependant, les risques sanitaires étant élevés, il importe que l’association des consommateurs sorte le bec de l’eau pour interpeller les autorités et structures compétentes afin que des mesures subséquentes et immédiates soient prises pour le bien-être de tous.

Aziz BADAROU

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Affaire Sobemap : Le dossier de l’ex Dg Kouton renvoyé en instruction

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Le juge de la 1ère chambre correctionnelle des audiences des fragrants délits du Tribunal de première instance de Cotonou a ordonné ce mardi, le renvoi devant le juge d’instruction du dossier de détournement de deniers publics impliquant l’ex-directeur général de la Société béninoise de manutention portuaire (Sobemap), Antoine Kouton et compagnies, se déclarant ainsi incompétent pour connaître du dossier.

Délibérant en audience publique dans la salle G du Tribunal de première instance de Cotonou, le juge correctionnel en tant que juge de premier degré s’est déclaré incompétent soulignant que les faits de détournement de 398 millions de francs CFA et d’abus sociaux reprochés aux prévenus sont de nature criminelle au regard de la classification tripartite des infractions.

Le juge renvoie de ce fait devant le juge d’instruction cette affaire qui porte sur un montant de 398 millions de francs CFA dans laquelle est citée la société AFC d’un certain Eric Hounguè en contrat avec la société de manutention depuis 2009.

Les nouvelles autorités de la direction générale de la Sobemap souhaitent quant à elles, qu’on clarifie cette situation puisque des documents auraient prouvé que les fonds ont été effectivement décaissés à l’endroit de l’AFC, mais à la surprise générale, une saisie attribution leur a été adressée aux fins de payer le même montant à Financial SA ayant le même promoteur que la société AFC.

Source ABP

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Carnet noir : Le Journaliste Thobias Rufino Gnansounou s’est éteint !

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Thobias Rufino Gnansounou, Journaliste accrédité au Parlement a rendu l’âme hier, mardi 3 janvier 2017, un peu avant le lever du jour. Evacué au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) à Cotonou, le 1er janvier dernier, la maladie qui le rongeait a fini par avoir raison de lui en dépit de la mobilisation du corps médical et de certains confrères à son chevet. Décédé dans la fleur de l’âge, T.G.R comme l’appelaient certains de ses amis, a laissé derrière lui deux garçons. Administrateur du forum Whatsapp « L’Info au quotidien », constitué de professionnels des médias et acteurs politiques, il a été Chef bureau régional Ouémé/Plateau du quotidien Le Matinal.
Le Groupe Matin Libre présente ses condoléances aux familles éplorées, et prie pour le repos de l’âme du regretté Thobias. 

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Djidja : Théophile Dako élu nouveau maire

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Djidja a enfin son nouveau maire. Il a nom Théophile Dako.  Il succède ainsi à Placide Avimadjènon.  Le nouveau patron du Conseil communal de Djidja a été élu hier, mardi 03 janvier 2016 lors d’une session extraordinaire sous les auspices du Préfet du Zou, Firmin Kouton. Selon nos sources,  Théophile  Dako, ancien deuxième adjoint au Maire de ladite  Commune a été élu à l’unanimité des 19 Conseillers communaux. Le nouveau maire a été désigné après plusieurs semaines de paralysie. Placide Avimadjènon a été destitué en novembre dernier. La procédure de sa destitution avait été engagée après que 15 Conseillers ont décidé de lui retirer leur confiance.  On lui reprochait une mauvaise gestion.

M.M

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Don de l’Association socioculturelle « Arts vagabonds » : Un lot de livres au centre « Deutsch Béï Uns »

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Des membres du Bureau exécutif de l’Association socioculturelle Arts vagabonds rézoAfrik Bénin au Centre Deutsch Beï Uns à Abomey-Calavi. C’était lundi 02 janvier 2017 pour une cérémonie de remise officielle d’un lot de livres en guise de contribution pour l’équipement de la bibliothèque de ce premier et jeune centre culturel et de documentation allemand.

Il a fallu quelques mois seulement à Christel Gbaguidi, président de l’Association socioculturelle Arts vagabonds rézoAfrik Bénin pour traduire en acte un engagement pris au détour d’une visite effectuée dans le centre Deutsch Beï Uns. Les bras chargés et accompagné d’autres membres de l’Association, il est allé faire don d’un lot de livres écrits en Allemand à ce centre. Ceci, pour honorer sa promesse d’appuyer ledit centre dans la promotion de la langue allemande. En remettant les ouvrages relatifs au Droit, à la culture et surtout la compilation des discours du président panafricaniste Thomas Sankara (encore nulle par ailleurs), M. Gbaguidi a salué les efforts qui se font dans le sens de l’innovation par les responsables du centre. Il a ensuite souhaité qu’un bon usage soit fait des documents. Au directeur du centre, Marc Bonou, qui avait à ses côtés la responsable à la communication, Valentine Bonou, de remercier à son tour le donateur. Il l’a rassuré qu’un point fidèle sera fait au parrain du centre en Allemagne.

L’Association Arts vagabonds…

Faisant d’une pierre deux coups, Christel Gbaguidi a profité de la remise des livres pour faire à la presse le bilan de 10 ans d’activités de l’Association Arts vagabonds avec à la clé, le point des Semaines culturelles béninoises en Allemagne. C’est un exercice qui a été fait au cours de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association le 30 décembre 2016 à Cotonou. Face aux professionnels des médias, le président s’est réjoui de ce que en une décennie, l’Association Arts vagabonds ait réussi à faire parler d’elle à travers des projets comme Migration et moi, Théâtre à l’école, Rêvant D’Kartye, jeux d’enfance, Semaines culturelles béninoises en Allemagne (Se.Cu.Ba), etc. Des projets qui ont permis non seulement de créer plus de 500 emplois directs pour les jeunes étudiants, artistes et professionnels du métier, mais aussi et surtout de dynamiser un réseau de partenaires en Afrique et dans le monde. « … plus de 90 millions FCfa ont été investis de façon direct au Bénin en matière de rémunération et ou salaires des personnes associées aux différents projets, dans la communication, dans la logistique, l’hôtellerie,… » ; a ajouté le président de Arts vagabonds. Pour ce qui est des Se.Cu.Ba, cadre de valorisation, de défense et de promotion du patrimoine matériel et immatériel de la culture béninoise à l’international, il faut dire que la 2ème édition s’est déroulée du 1er au 15 novembre 2016 dans plusieurs villes allemandes avec plus de 23 artistes béninois, sud-africain, italiens et allemands. La particularité ici, c’est le déplacement du célèbre Sagbohan Danialou qui s’est produit en concert. Les responsables de Arts vagabonds s’activent pour l’organisation de la 3ème édition des Semaines culturelles béninoises en Allemagne. Cette année, l’événement a lieu dans 5 villes allemandes, du 22 octobre au 7 novembre. « Nous sommes en train de courir pour trouver les partenaires financiers », a laissé entendre sur un air d’optimisme, Chrislel Gbaguidi.  

M.M

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Opinion : Les péchés originels du PAG

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Enfin un Programme d’Action du Gouvernement ! Enfin parce qu’il a fallu les cris d’orfraies de la presse nationale, les impertinences sarcastiques de la société civile, les avanies renouvelées et justifiées de l’opinion publique et les inquiétudes légitimes citoyennes. Un ensemble d’actions, un assortiment homogène de mesures complémentaires, un assemblage de projets et d’objectifs politiques que le gouvernement avec au commandement Patrice Talon se propose d’accomplir et d’exécuter dans le but déterminé de révéler le Bénin. C’est un programme décliné à travers des réformes estimées prioritaires, des investissements voulus massifs, des projets jugés phares et sectoriels planifiés sur la durée. Le vendredi 16 décembre 2016, c’était donc le soulagement politique, l’enjouement citoyen dans certains camps et l’heure du décompte dans d’autres. Dans cette salle du peuple du Palais de la Marina, le style était léger et aérien. L’allure et la prestance galbées de chaque ministre se pliaient à toutes les exigences de la cosmétique politique avec une aisance publique. Le discours était censuré à la lettre et la perception publique était intelligente. Une première depuis l’arrivée au pouvoir des nouveaux maîtres de la République. Certes, ce qui sépare la folie du génie ne se mesure qu’à l’aune du succès. Mais bien avant ; hélas !!! L’avalanche des prétentions de l’heure, des ambitions politiques et des présomptions économiques a fini par avoir raison de l’équanimité d’un certain nombre dont moi. J’ai donc décidé de réunir les éléments d’appréciation pour retracer le fil de l’évidence que notre noyade euphorique nous empêche de percevoir à travers cet instrument d’orientation de la gouvernance. Juste pour ne pas être complice de ce que Michel Rocard nomme "l’imbécilité politique collective" mais admettre "l’urgence d’être réactionnaire" d’Ivan Rioufol.
Les vices de forme du PAG

C’est un document de planification stratégique. Très utile. C’est la boussole politique de développement. Et donc obligatoire. C’est l’outil d’évaluation populaire et d’appréciation de l’action gouvernementale. Mais, le nôtre intervient comme un cheveu sur la soupe. Il est attendu certes ; mais il a manqué le préalable.

Puisque tout pouvoir et d’ailleurs l’actuel est élu et s’est installé dans un contexte d’alternance et un besoin d’alternative, la cohérence requiert un processus d’implémentation des nouveaux paradigmes du "Nouveau départ" jugé nécessaire, une théorisation du champ de valeurs de "La Rupture" souhaitée. Et c’est ce que les communistes appellent la superstructure. Si on comprend moins l’idéologie ou la philosophie du nouveau régime, il serait difficile d’en cerner les enjeux et donc le diagnostic stratégique du passif politique hérité. La structure des peuples et les motifs de leur vote conditionnent les logiques du pouvoir.

Ici, le "Nouveau Départ" à remis en cause "La Refondation" et la "Rupture" a mis en déroute "Le Bénin Gagnant". Sous le chômage de la jeunesse et la pauvreté des masses, le peuple rumine l’arrogance des élites, l’échec de la classe politique, les outrances de la repentance, les ratés citoyens, l’insécurité et les oukases du "politiquement correct". Patrice TALON, l’homme d’affaire est donc élu. Dans la glaciation donc de notre représentation démocratique, dans ce désaveu populaire pour la classe politique, la clarification conceptuelle serait un préalable de gouvernance. C’est cela même qui construit et installe dans l’inconscient collectif le leadership politique fédérateur d’un Président de la République axé sur une vision partagée de la réalité nationale, un consensus autour des solutions envisagées et un devoir d’exemplarité dans la gouvernance publique.

Au-delà des concepts, ce sont les acteurs. Ceux qui ont pensé le projet politique et supposé son modèle économique. Ce sont des hommes et des femmes entre temps responsables et coupables de l’échec politique dénoncé, des outrances révélées de la fiscalité, de la dégradation sociale. Ruse de l’histoire les revoilà engagés à porter le fer dans le fruit de leurs propres chimères.

Ceux dont l’évidence de l’inconstance et de la versatilité du langage est consubstantielle à l’arithmétique politicienne. Ceux qui furent les hussards de la République sont devenus spontanément des précurseurs déboussolés dans un no man’s land de chienlit. Derrière eux : les ruines des attentes et des besoins. Devant, il ne peut qu’exister la brume ! Ces mêmes cadres dont les aptitudes techniques sont applaudies et les parchemins admirés ne peuvent que produire les mêmes dégâts. C’est à croire avec Etienne de la Béotie, que la couronne a été juste ébranlée pour mieux mettre à profit le trône. C’est à croire que le tyran a été chassé afin de mieux se servir de la tyrannie. Cela est d’autant plus anecdotique avec la parole du Chef de l’Etat. Lors de la remise du rapport de la Commission technique nationale chargée des réformes politiques et institutionnelles le 28 juin 2016, Patrice Talon s’est donné un défi : "…Désormais la balle est dans mon camp. Je la jouerai avec détermination, avec foi. Et avec mes collaborateurs, nous allons nous efforcer assez rapidement d’examiner en détail le contenu de ce rapport pour sortir le projet de révision de notre Constitution que nous allons soumettre au Parlement dans les meilleurs délais afin que le peuple béninois soit saisi comme souverain avant l’année prochaine", a-t-il dit. Avant 2017 Nous y sommes. "Il ne faut point se fier à celui qui a violé une fois sa parole", conclurait William Shakespeare.

C’est pour cela qu’en tant que produit politique, le Bénin Révélé est frappé d’un péché originel et révoltant : l’incrédibilité évidente de ses géniteurs. Je les imagine méditant, en leur for intérieur, les vivats dont leurs électeurs saluent encore les promesses électorales. Et comme jadis Daladier, murmurer : "Ah, les cons…". Car ils n’ignorent pas eux, ce qui nous attend.

Le risque de la dette

Depuis le 06 avril 2016, Patrice Talon accepte pour nous de se brûler à l’incendie mais sans afficher la cruelle part du feu. Il plane sur le discrédit persistant de Boni Yayi. Il proclame son amour du Bénin, mais les Béninois veulent des preuves d’amour. Ambiance !

Et la preuve fournie est le PAG. Un condensé de réformes et de projets : 7 axes stratégiques déclinés en 77 réformes prioritaires et 299 projets pour un coût total de 9 039 milliards de FCFA censés générer 500 000 emplois à terme.

A l’analyse, c’est un document prétentieux et non ambitieux. Il se donne des rêves qui semblent plus titanesques que ces capacités et ses aptitudes. Ceci simplement dans la mesure où le gouvernement même qui le propose estimait à la prise de service au lendemain du 06 avril 2016 qu’un endettement massif a été engagé par le précédent régime. Retour de balancier donc !!!

Le document établit un risque élevé d’encours de la dette intérieure et extérieure du pays en 2021. En effet de 41,6% du PIB, Patrice Talon compte augmenter le ratio de la dette sur le PIB de plus de 20% jusqu’à 61,3% en 2021 après un pic de 63,1% en 2019.

Le surendettement aussi craint ici est indiqué par l’analyse de la valeur actualisée de la dette extérieure par rapport aux exportations de biens et services, qui doit être en dessous de 150%. Ici le gouvernement n’indique en rien comment, il veut accroitre les exportations. Certes, le seuil de l’endettement dans l’espace communautaire UEMOA est de 70% du PIB. Mais l’autre ratio analyse la viabilité de la capacité d’endettement d’un Etat. Au-delà de 150% des recettes d’exportations vous êtes surendettés.

Autant au niveau du budget 2017 et du PAG, il y a en filigrane, une volonté de faire du Bénin un pays surendetté. Conscient le gouvernement avait d’ailleurs plaidé la clémence des parlementaires au cours des débats budgétaires, pour avoir largement dépassé les normes requises en matière d’endettement. Oui une volonté d’enrichir un certain nombre de privés en mettant à leur disposition le patrimoine public. Et cela implique la dette.

Dans le même temps, le ratio du taux d’investissement du PIB passe de 22,4% à 16,4% pour 2021. En oubliant bonnement que l’investissement a atteint 19,5% du PIB en 2014 dont 12,5% du secteur privé selon le FMI. L’intérêt sur la dette passe de 0,7% en 2015 à 2,3% en 2021. Il faut dire que nos actuels dirigeants semblent vouloir bercer le peuple avant de le flanquer, dans l’épreuve de la dette, au pied du mur.

La contribution des partenaires du secteur privé est prévue à la hauteur de 71% du financement des projets phares évalués à 7 086 milliards de FCFA. Comment ses milliards seront mobilisés ? Quels sont les privés qui oseront engager leur investissement sans garantie de rentabilité ? Quelles sont les garanties de rentabilité offertes ? Pas de réponse dans le PAG.

Enfin, le mutisme du gouvernement sur les stratégies de contrôle de l’informel. Même si la croissance est en hausse, l’inflation en baisse, les infrastructures fleurissent que le secteur privé connaisse l’essor ; les résultats économiques resteront plombés par l’informel. Car bien d’économistes estiment qu’au nombre des facteurs qui expliquent la stagnation de la pauvreté globale au Bénin malgré une bonne croissance, il y l’absence de redistribution, mais aussi les 3,5 de croissance démographique annuels qui limitent l’amélioration du niveau de vie des populations. Mais enfin la présence forte d’un secteur informel très important.

Réserves sur les modes de la dette

Dans une perspective de renforcement de la résilience de la dette publique, il est souhaitable que l’Etat engage des réformes structurelles visant à soutenir la croissance économique, élargir la base des exportations et améliorer le climat des affaires.

Ici, le gouvernement se base sur la loi sur le Partenariat Public-Privé. Une loi déjà dévoyée et abusée par le pouvoir même avant sa promulgation. Le 19 octobre 2016 au terme du conseil hebdomadaire des ministres, le gouvernement décide de mettre en affermage des hôpitaux publics au nom de la loi sur le Partenariat Public-Privé. Alors même que le Chef de l’Etat n’a promulgué la loi que le 24 octobre 2016. Idem pour l’attribution des marchés publics gré à gré tels que le recensement administratif à vocation identification des personnes attribué à SAFRAN…Alors même que les dispositions prévues aux articles 19 et 20 ne sont pas prises en compte par les décrets d’applications nécessaires majorant ainsi le risque public alors que le gain reste privé. Ceci a été fait plus tard et après un reportage à charge de Canal 3 Bénin. Un désaveu économique pour l’Etat. Des éléments de contexte qui ont forcément motivé la crainte de la Banque Mondiale et du FMI à l’égard de cette loi comportant des non-dits.

En dehors des contrats PPP, le gouvernement compte sur un autre mode d’endettement : l’emprunt obligataire. Déjà en 2015, on s’inquiétait face à l’usage qu’en faisait le régime défunt. Le FMI avait tiré la sonnette d’alarme dans un rapport rendu public le 07 janvier 2016. Parce qu’en décembre 2015, le Bénin avait placé sur le marché financier régional des obligations d’une durée de sept ans pour 250 milliards de FCFA, soit 5% de son PIB à l’époque. Et c’est exactement ce que l’actuel gouvernement à fait. Trois emprunts sont déjà lancés. Un premier. Un second. Ces deux premiers ont été fructueux. Mais un troisième décidé n’a pas été concluant. Et avec un taux de 6,35%, pendant que la Côte d’Ivoire lance des emprunts à 5,9% avec succès, ce n’était pas donné avec la dégradation des conditions d’accès aux capitaux mondiaux. Depuis mi-décembre 2015, la hausse de son taux directeur est évidente. En seulement deux mois, il est passé de 0,25% à 0,50%. Et le fardeau est envisagé s’alourdir en raison de la remontée mondiale des taux d’intérêt sous la pression de la Réserve Fédérale Américaine.

 La dette a ceci de particulier : plus vous empruntez, plus vous perdez la faculté d’emprunter encore. Mais on emprunte pour financer un déficit ou un besoin de financement. Dans le PAG, le gouvernement expose un besoin de financement. Ce qui est normal. Mais pour contracter une dette, il faut deux préalables : la solvabilité et la soutenabilité de la dette. D’abord la capacité de solvabilité. Ce qui implique que les conditions, sinon le coût du service de la dette soit compatible avec la rentabilité économique des investissements qui ont généré l’endettement. Alors que dans le PAG, il est seulement précisé comment les investissements progresseront ainsi que le ratio de la dette. Mais, omerta est mise sur l’évolution du pouvoir d’achat des populations censées payer les impôts qui permettent à la longue de solder la dette d’un Etat. C’est en cela que si regard est porté sur la question de la soutenabilité de la dette, les perspectives sont beaucoup plus mitigées.

La sincérité fut longtemps la fille absente du débat public. La vérité fait peur aux politiques. Mais demain, quand elle sortirait de son puits, on ne verrait plus qu’elle. Elle envahira l’hôpital de la dette. Elle nous dira que les folies spéculatives des marchés publics, les coups de Jarnac de l’imprévisibilité et les nasardes des acteurs économiques.

Patrice Talon adoubé par le suffrage se trouve grandement affranchi pour contenir les ambitions et les aspirations disparates du pays. Mais on devine du mou dans la cordée. Qu’importe alors !!! Notre grande affaire, c’est désormais de quitter le vice politique national. Et de chasser toute sa bande : l’évitement, la défausse, le dilatoire, l’évasif du rêve, la langue de bois et sa peur des mots vrais. Et avant que la comédie ne cède au tragique, transformons la ruse en courage et l’homme politique se mue en Homme d’Etat pour que la Nation retrouve son destin.

M.C.T.

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Conflit autour du pagne de Wémèxwé : Le tribunal ordonne la restitution des tissus saisis

wemexwe

Pendante devant la justice depuis quelques temps, l’affaire concernant le tissu choisi par les dissidents de la fête identitaire des Wémènou a connu un nouveau rebondissement, lundi 02 janvier 2016. Par l’ordonnance N°001/17 ch-Réf civil du 02 janvier 2017 rendue par le Tribunal de 1ère instance de 1ère classe de Cotonou, il est ordonné la restitution des tissus saisis sous astreintes comminatoires de dix millions (10 000 000) FCFA par jour de résistance. Dans ce conflit qui oppose l’Union générale pour le développement des communes de la Vallée (Ugdvo/Wémèxwé), notamment son coordonnateur général Antoine Bonou à dame Naïmatou Kpoton, le tribunal a estimé que les conditions exigées par l’accord de Bangui sur l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) pour procéder à des saisies de contrefaçon ne sont pas réunies. De ce fait, les saisies opérées par la coordination générale de Wémèxwé sur les tissus de dame Naïmatou Kpoton, tissu commandé par les dissidents, sont illégales.

Qu’il vous souvienne que le coût jugé exorbitant du tissu de Wémèxwé et sa disponibilité à couvrir tous les besoins avaient amené des fils de la Vallée à trouver une solution. Une dissidence était donc née et suite aux échecs des pourparlers avec la coordination générale, dame Naïmatou Kpoton avait été sollicitée pour commander un tissu de qualité, à prix réduit et qui pouvait couvrir tous les besoins. Ce tissu, vendu à 14 000FCFA la pièce, était sur le marché quand la coordination générale de Wémèxwé a fait une descente chez dame Naïmatou Kpoton pour opérer des saisies sous prétexte qu’elle s’adonne à une contrefaçon du tissu Wémèxwé 2017, un tissu qui n’était même pas encore sur le marché au moment des faits. Suite à ce bras de fer, qui va à l’encontre des idéaux de la fête Wémèxwé, les quatre maires de la Vallée étaient montés au créneau pour fustiger la démarche du coordonnateur Antoine Bonou tout en invitant les fils et filles de la Vallée à acheter le tissu qui les arrange le mieux. La décision de restitution des tissus saisis prononcée lundi dernier par le Tribunal de 1ère instance de Cotonou est donc un camouflet pour la partie plaignante qui doit s’exécuter au risque de payer à dame Naïmatou Kpoton la bagatelle de dix millions de FCFA par jour de résistance.

M.M

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Nominations par appel à candidatures : Que devient le répertoire des cadres promis?

patrice talon

Un fichier national de nomination des cadres aux emplois de la chaine des dépenses publiques devrait être créé avant la fin de cette année. Le gouvernement devrait concrétiser ce projet pour assainir la gestion des finances publiques. Mais manifestement, le projet n’était qu’une intention non encore mûrie.

Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence Pascal Irénée Koupaki révélait le 29 septembre 2016 la volonté du gouvernement de la Rupture de réformer la gestion des finances publiques. Lors d’un de ses points de presse hebdomadaire, il avait souligné que le Conseil des ministres a décidé de moderniser l’administration. « Il s’agit, a-t-il informé, de pourvoir les hautes fonctions de la chaîne des dépenses publiques par appel à candidature ». A l’entendre, il sera créé un fichier qui constitue « une liste informatisée de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques». Un fichier qui doit être disponible avant la fin de 2016 selon Pascal Irénée Koupaki. Au cours de la dernière campagne électorale, le candidat Patrice Talon avait déjà promis de faire établir un tel fichier pour faciliter la promotion des compétences. L’initiative devrait permettre de réaliser des choix conséquents pour donner un nouveau dynamisme à l’administration publique. Ce grand défi n’est pas encore relevé. En effet, 2016 a pris fin. Et le fichier reste toujours introuvable. On continue de nommer les amis et proches politiques aux postes sensibles. Il n’y a pas d’appel à candidature comme annoncé. L’opacité pourtant dénoncée par l’équipe de la Rupture semble être perpétuée. Le gouvernement de Patrice Talon n’a pas tenu sa promesse du 29 septembre 2016 malgré les nombreux rappels faits par certains médias et quelques organisations de la société civile. Peut-on espérer la confection dudit fichier cette année? L’élaboration du fichier constitue-t-elle réellement une priorité pour le gouvernement? Plusieurs observateurs doutent en tout cas de la volonté de l’Exécutif de réaliser cette réforme pourtant saluée de tous. Ils soutiennent que face aux réalités du pouvoir, le Chef de l’Etat a dû certainement revoir ses ambitions puisque le fichier pourrait devenir une grosse machine ; laquelle machine composée de cadres trop indépendants pourrait bien échapper au contrôle du président de la République. Patrice Talon a-t-il vraiment renoncé à sa promesse? Les prochains mois devraient davantage éclairer les Béninois.


Mike MAHOUNA

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