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Is Dine Bouraïma, Directeur général du Gufe, Guichet unique pour la formalisation des entreprises. Parcours cohérent d’un travailleur acharné et ambitieux

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«Manager à l’affiche», vous amène à la rencontre d’un passionné de chiffres, de statistiques et de rapports. Chacun a le droit d’avoir les passions qu’il veut. Quelques minutes de discussion avec lui et vous aurez presque envie de vous lancer dans le monde des affaires. Il doit certainement son esprit managérial à sa mère, une grande commerçante de la place.
L’histoire de l’actuel Directeur général du Gufe, commence tout d’abord par un stage au Centre de Formalités des Entreprises (Cfe), à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) entre 1997 et 1999. Il y gravira progressivement les échelons pour devenir tour à tour Chargé de formalités de 1999 à 2002, Responsable de l’antenne du Cfe à Porto-Novo de 2002 a 2006, Directeur de la formation à la Ccib de sept 2006 à janvier 2007 et Directeur du Cfe de 2007 à 2012. Son implication dans la naissance du Gufe et son parcours cohérent lui valent d’en être le premier responsable depuis mai 2013. Et c’est avec fougue que Is Dine Bouraïma, parle de cette institution qu’il a vu naître. Ce manager s’est en effet, approprié son institution et s’y confond presque, peut-on dire. Un sentiment bien notable chez ceux qui ont décidé de tout donner. Donner d’eux-mêmes, de leur temps, de leur énergie et de leur talent pour servir une cause en laquelle ils croient.

Entretien réalisé par Djamila IDRISSOU SOULER


Depuis 2013, on peut créer sa société en moins de 8 heures à coût réduit et avec moins de tracas. Cette révolution, on la doit au Gufe, est-ce bien cela ?

La consécration de ce délai est réelle depuis cette année. Mais il s’agit cependant, de réformes démarrées depuis 2012 et qui ont conduit véritablement à ce délai de huit heures ouvrables aujourd’hui vérifiable, respecté et parfois même challengé puisqu’il nous est déjà arrivé à la fin de certains mois, de nous retrouver avec des délais de 7heures, 7h12 minutes etc. Et ceci, pour toutes les formes d’entreprises. Je souhaiterais quand même,  que l’on parle d’abord du Cfe, de sa transformation  en cet instrument que nous connaissons aujourd’hui sous le terme de Gufe Guichet unique de formalisation des entreprises et qui est en train de porter ses fruits.

Comment s’est donc opérée cette mutation du Cfe en Gufe?

Le Centre de formalités des entreprises était un département de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin qui s’occupait bien évidemment de la création de l’entreprise, mais il fonctionnait comme un coursier. Comme un coursier, parce que les dossiers étaient portés vers les administrations partenaires, responsables de chaque formalité pour l’accomplissement de ces formalités. Ainsi, le Cfe n’avait pas une autonomie, et sa vision était fusionnée dans celle de l’institution consulaire dans sa globalité. Ce fonctionnement a donc plombé un tout petit peu, l’objectif que la table ronde de 2004 a donné à cet outil, puisque c’est à la suite de cette table ronde sur le secteur privé que la décision a été prise de créer un outil de formalisation des entreprises à la disposition du secteur privé, pour faciliter et simplifier la création d’entreprise. Le Cfe a été lancé en aout 1997 et son évaluation après 10 ans d’activités, nous a amené à faire un constat ne disons pas amer, mais mitigé. En effet, avant l’avènement du Cfe, il fallait quand même un parcours du combattant pour créer son entreprise. Les délais allaient de trois mois, six mois voire un an parfois et les montants étaient astronomiques. Le Cfe est parvenu à réduire considérablement les montants ainsi que les délais, ramenés à cinq jours ouvrables pour les entreprises individuelles et dix jours ouvrables pour les entreprises sociétaires. Mais l’évaluation a permis de constater que même ces délais de 5 jours et 10 jours, le Cfe ne parvenait toujours pas à les respecter. C’est par conséquent ce bilan décennal du Cfe qui a poussé les gouvernants à inscrire la redimension du Centre dans le premier compact du Millénium challenge account (Mca) pour le Bénin. Le Mca était le partenaire qui a procédé à l’évaluation et à la mutation du Cfe en Guichet unique de formalisation des entreprises.
Cette mutation n’a pas été faite en un jour et surtout pas sans difficultés. De 2007 à 2011, où on installait le Conseil d’orientation et de concertation (Coc), qui tient lieu du Conseil d’administration du Gufe, il y a eu plusieurs études, des réformes et la rédaction des documents de travail. Il y a eu surtout la conception du Système intégré de gestion du guichet unique de formalisation des entreprises (Siggufe) qui est l’épine dorsale informatique du système. Aujourd’hui, le Guichet unique travaille sur un outil très performant et évolutif parce qu’il y a encore des potentiels au niveau de ce logiciel pour étendre et créer d’autres services dans le but de faciliter l’environnement de création et de suivi des entreprises pour les investisseurs.

On comprend que c’est un processus mené progressivement qui a conduit à la naissance du Gufe. De nombreuses réformes ont été menées. Quelles sont-elles ?

Entre 2007 et 2011, il y a eu des réformes, des études, des renforcements de capacité, des renforcements au niveau des équipements matériels et surtout la prise du décret 2009-542 du 20 octobre 2009 portant création du Gufe. C’est ce décret qui a consacré la création du Guichet unique de formalisation des entreprises avec pour principale réforme, sa mise sous tutelle du Ministère en charge du commerce, son autonomie organisationnelle et financière et justement de nouveaux objectifs comme celui de simplifier davantage les procédures de création d’entreprises. Je me rappelle très bien que le Directeur adjoint du Mca-Bénin disait qu’il fallait à l’ère du Siggufe, pouvoir créer son entreprise le temps d’une pause-café. En 2009, il y a eu la consécration du Guichet unique par la prise de ce décret. Mais rigoureusement, c’est seulement en septembre 2011, que le Conseil d’orientation a été installé et a pris officiellement la direction de cet outil. Donc, il a fallu installer un guichet dans les normes et les termes du décret avant toutes réformes. Je voudrais profiter de cet entretien pour saluer au passage, l’engagement des membres du Conseil d’orientation et de concertation (Coc), à mettre en place ce dispositif. Sans leur leadership, cet outil de développement n’aurait pas vu le jour.
Le 1er janvier 2013, Le Gufe est sorti du bâtiment de la Ccib pour s’installer dans le bâtiment mis à sa disposition par le gouvernement, ici à l’Avenue Steinmetz à l’ancien bâtiment du ministere des Pme.
Une fois le Gufe mis sur pied dans l’esprit du décret, il faut ensuite, faciliter la création d’entreprise en simplifiant les procédures, en réduisant les coûts, et enfin en réduisant les délais. Et pour atteindre cet objectif, le deuxième acte a été de nommer les représentants de chaque administration partenaire au sein du dispositif avec délégation de signature. On a supprimé l’aspect coursier du Cfe. Alors, une fois tout le monde sur place, le troisième acte, c’est de faire la guerre aux formalités superflues. Parce qu’une entreprise à une durée de vie précise, c’est 99 ans. On ne peut pas demander à une entreprise de tout faire la première année de creation. Ainsi, à partir de là, on a commencé par supprimer certaines formalités et je profite ici pour saluer le leadership des délégués du ministère des Finances. La première action a été d’exonérer le paiement de l’impôt patente, la première année d’exercice pour toute nouvelle entreprise. Nous sommes arrivés à plus de 50% de réduction dans les coûts de création d’entreprise quand on prend la moyenne. Ensuite, on a identifié d’autres formalités relatives à plusieurs ministères, le ministère du Travail et le ministère de la Justice notamment, mais également la Ccib. Tout ça cumulé nous a donné déjà en 2013, des coûts de 65.000 fcfa pour les entreprises individuelles et 225.000 fcfa tous frais compris, c’est-à-dire même en incluant la procédure des notaires, pour les entreprises sociétaires. Je souhaiterais ici, transmettre le remerciement du Gufe au gouvernement pour les efforts consentis et surtout au chef de l’Etat. Qu’il soit illuminé, que Dieu l’agrée parce que c’est un visionnaire. Il nous a accompagnés dans tout ce que nous avons voulu mener comme initiatives. Le chef de l’Etat a pris en mains ce dossier et en 2014, nous avons connu une réforme spectaculaire. En clair aujourd’hui, la formalité qui pesait pour plus de 50% dans les procédures de création de société à responsabilité limitée, a été rendue facultative. Je fais référence à la rédaction et à l’authentification des statuts par les notaires. Grâce aux révisions de l’acte uniforme du 31 janvier 2014 à Ouagadougou, les Etats sont maintenant libres de prendre des actes pour rendre facultative l’intervention des notaires. Le Bénin a été l’un des premiers pays à avoir le courage de prendre cet acte pour rendre facultative l’intervention du notaire. Par ailleurs, l’obligation de constituer les 1.000.000 FCfa de capital, a été supprimée pour créer une Sarl. Les actionnaires sont donc libres de choisir leur capital de départ.  
Ainsi, suite à la suppression de certaines formalités superflues, suite aux réductions de coût, suite à l’optionalité d’aller chez le notaire ou pas, le nouveau décret du Gufe a consacré huit heures ouvrables comme objectif à atteindre et à respecter. Aujourd’hui, la jeune équipe du Gufe  est tres motivée au respect de ce délai de huit heures ouvrables, et comme je vous l’ai dit, il y a des mois où nous connaissons moins de huit heures parce que notre équipe cherche à se surpasser à tout moment. Elle a l’envie et le courage de pouvoir aller un peu plus vite puisque dans d’autres Etats, on nous parle de cinq minutes et de 1 franc symbolique.

Dans cette révolution, le Bénin rejoint ainsi le Rwanda et l’Ile Maurice, par exemple. Notre pays suit de bons exemples ?

Je suis d’accord que le Bénin n’est pas le premier pays à amorcer cette révolution, on cite le Rwanda, l’Ile Maurice. Mais je voudrais apporter une précision. Contrairement à certains Etats qui, je ne vais pas parler de manipulation, ont été stratégiques dans leurs réformes le Bénin a eu le courage d’aller au-delà, puisque aujourd’hui dans notre pays, notre réforme a consacré les formalités de création d’exercice. Quand vous sortez du Gufe, vous êtes tout de suite opérationnel. Il n’y a pas que votre entreprise est créée comme dans d’autres Etats où vous avez votre compte, votre Rccm mais il faut encore courir dans d’autres administrations pour être opérationnel. On peut facilement créer l’entreprise, mais derrière c’est encore un autre parcours du combattant. Mais, chez nous, au Bénin, quand vous sortez du Gufe, vous êtes tout de suite opérationnel. Je dirais que le Bénin aujourd’hui, en voulant même rattraper les têtes de pont, est en train de les dépasser. Ça, il faut avoir le courage de le dire. Aujourd’hui, les entreprises sont créées plus vite au Bénin qu’en France. (Rires).

A vous entendre, on n’aura pas tort d’affirmer que le Gufe constitue un instrument crucial dans le développement du pays et assurément une source de fierté.

Oui absolument ! Pour la petite histoire, dans les publications Doing Business, (classement de 183 économies à travers le monde), le Bénin en 2011, au niveau de l’indicateur de création d’entreprise, était au 158 ème rang ; en 2012, grâce aux réformes, nous sommes passés à la 154ème place, nous avons gagné 4 places. En 2013, nous sommes passés à 152 ème, nous avons gagné 2 points. En 2014, nous sommes passés à 139ème donc près de 13 points de gagnés. Le Gufe est en constante évolution depuis 2012. Je peux vous garantir sans fausse modestie, que dans la publication de 2015 qui va paraître en ce mois, le Gufe va gagner au moins dans les trentaines de place, en tout cas c’est l’objectif visé par notre équipe et certainement au niveau de tout le gouvernement béninois. Les classements de l’Etat béninois sont aussi appréciables, parce qu’en 2011, nous étions 173 ème mais en 2012 il y a eu l’entrée d’autres économies, nous sommes passés à 175 ème et en 2014, nous sommes à la 174ème place. Et je parie que pour les publications de 2015, vous constaterez que l’Etat béninois dans sa globalité fera un grand bond puisque, beaucoup d’autres indicateurs ont été améliorés. Par ailleurs, au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), des documents fonciers, il y a eu beaucoup de réformes qui ont été faites ainsi qu’au niveau de la Mairie de Cotonou, etc. En ce qui concerne le Gufe, son évolution depuis 2011 continue d’engranger des points dans le classement Doing Business. Vous constatez que les réformes sont réelles, vérifiables. La réalité, elle est là et l’environnemnt des affaires béninois y gagne beaucoup.

Parlez-nous du Gufe en termes de chiffres, de statistiques, et de résultats.

Restons en 2014 pour dire que, les prévisions à fin Août en termes de création d’entreprises, sont de 3944 entreprises individuelles prévues. Nous avons créé 4424, donc nous avons fait 12% de plus. Là où la remarque est bien accrochante est qu’au niveau des entreprises sociétaires, il a été prévu 1416 entreprises à fin août 2014 et nous en sommes à 1785, donc nous avons fait un dépassement de 26%. Aujourd’hui, vous devez constater qu’il y a eu plus de créations réalisées que prévues en terme de sociétés. Cela montre bien que les réformes entreprises au niveau des Sarl qui ont ramené les coûts aujourd’hui à 57.000 FCfa tous frais compris, ont vraiment compté et ont fait que le taux au niveau des sociétés a dépassé celui des entreprises individuelles. Les réformes ont beaucoup plus impacté la création d’entreprises sociétaires.

Vous comptabilisez une quinzaine d’années d’expériences dans le monde des entreprises. Cependant, très jeune déjà, vous vous êtes lancé dans le commerce. Racontez-nous cette période.

Je peux dire que j’ai commencé déjà en étant au Collège, mais c’est vraiment à l’Ine en 1997, que cela a pris plus d’ampleur. J’avais toujours cet esprit curieux et observateur de me dire qu’il faut que j’arrive à combler ce qui manque à mon environnement immédiat et qu’est-ce que je pourrais faire pour gagner de l’argent. J’ai commencé par vendre les kakis (tenues d’école). J’avais aussi remarqué que la mode jeans et Tee-shirt était très prisée par les jeunes à l’époque (c’est d’ailleurs toujours le cas). J’ai donc eu le flair des bonnes affaires de ce côté-là et j’ai commencé par en acheter ici, à Missèbo. Cela a été porteur et j’ai enclenché sur la Côte d’Ivoire et le Nigéria.

A la lumière de cette expérience, que pouvez-vous dire à cette jeunesse sans emploi et parfois sans repères, à ces nouveaux bacheliers qui par exemple, ne savent pas encore quelle voie choisir?

Je pense que quand on est jeune, quand on est dans un environnement donné, il ne faut pas rester amorphe. Il faut oser, il ne faut pas rester les bras croisés. Il faut aller au-delà des paroles, pour agir. La jeunesse se plaint, elle est dans la rue à critiquer, mais elle n’ose pas. Aujourd’hui le trio Gufe-Bpc-Fnpeej est véritablement fonctionnel. On s’est vu entre les dirigeants de ces structures, on a discuté. Nous sommes intervenus dans les médias pour dire qu’on ne doit plus rester dans la rue et dire que le gouvernement en place ne fait rien, surtout pour la jeunesse. Je pense qu’il ne faut pas rester dans le politique. Il est clair que quand il reste encore à faire, rien n’est fait. Mais, nous, on est jeunes, on a besoin de construire notre avenir, on n’est pas comme des citoyens, qui sont à quelques années de leur retraite, et se sont lancés dans la politique pour critiquer sans objectif. Alors, quand on dit qu’il y a une opportunité, il faut aller tester, évaluer et constater concrètement par soi-même. Je pense que la jeunesse doit s’informer et se battre, la jeunesse doit se lever. Quand je parle du Bpc, de l’Anpe, du Fnpeej, c’est des jeunes qui sont à la tête de ces structures et on se parle, on crée des synergies pour que les jeunes ne se perdent plus. L’emploi aujourd’hui, c’est un mot qui chagrine le chef de l’Etat. Il faut que les jeunes enlèvent leur manteau de petits politiciens pour prendre leurs responsabilités, la charge de leur devenir, aller vers ces outils, vers les opportunités qui sont offertes à la jeunesse. Nous continuerons par créer cette synergie pour montrer le chemin à la jeunesse, créer des chaînes afin que les jeunes aient des chemins bien balisés. Aujourd’hui, quand vous voulez créer votre entreprise, vous venez seulement au GUFE, ce n’est plus un parcours du combattant. Je ne dis pas que tout est rose, je ne parle pas de taux de chômage zéro, mais je pense qu’il y a des jeunes qui sont diplômés qui manquent d’engagement, d’observation et qui ne bougent pas, qui ne sont pas dévoués et qui pensent que c’est la politique et du bluff partout. Personnellement, je tiens à rendre hommage à mes parents parce qu’ils ont toujours été là. A des moments donnés, j’ai hésité et ils m’ont dit vas-y, ils m’ont montré le chemin, j’ai cru en eux. C’est vrai que l’on peut lire une certaine cohérence dans mon parcours. Cependant, ajoutons à cela, la bénédiction et les prières de mes parents. Je pense également qu’il faut croire en soi, être fort, avoir de la vision, se fixer des objectifs, être prêt à faire des sacrifices, écouter les ainés, et surtout prier et croire en Dieu. C’est très important.

Est-ce que, pour une raison ou une autre, vous n’êtes pas tentés parfois, d’ôter cette casquette de Dg/Gufe pour aller à d’autres aventures professionnelles, plus personnelles.

C’est clair que j’ai une vision après, parce que je ne me vois pas dans le fonctionnariat à long terme. Toutefois, j’estime qu’il y a encore de la matière au sein du Gufe. Je crois qu’on peut encore performer ce dispositif, je pense qu’il y a encore des choses à faire et tant que je n’aurai pas atteint cet objectif et le faire reconnaître au monde entier, je pense que je n’abandonnerai pas. Je ne suis pas immortel, mon âge évolue à chaque fois, si le moment que je me suis fixé pour changer d’orientation arrive, je passerais alors à autre chose, au risque de me scléroser et de devenir improductif. Pour l’instant, il y a encore de belles réalisations à accomplir au GUFE, des réformes à mener pour aller de l’avant. Ce serait par exemple, une très bonne chose, qu’une fois qu’on a facilité la création d’entreprise, qu’on puisse donner la première attestation fiscale à l’entrepreneur. C’est une idée forte qui traîne dans ma tête et je suis en train d’échanger avec les responsables à certains niveaux. Je la porterais devant qui de droit à un instant donné pour des décisions à prendre, parce que je sais que c’est faisable. Au-delà de l’attestation fiscale, il y a des activités règlementées qui ont besoin d’une autorisation, d’un agrément, d’une licence pour être exercées au Bénin. Les  démarches pour obtenir ces autorisations pèsent actuellement sur les résultats du GUFE. Que faut-il faire? La solution existe et nous allons la mettre en œuvre. Ce sont des choses qu’il reste à compléter et mettre autour du GUFE pour en faire un dispositif très fluide et la seule et unique porte d’entrée pour les investisseurs au Bénin.

Que retenons-nous pour conclure cet entretien ?

Je voudrais conclure en disant aux Béninois que créer une entreprise individuelle au Bénin, aujourd’hui, qu’on soit béninois ou étranger, coûte 30.000 fcfa, c’est-à-dire : 15.000 fcfa pour les formalités de création et 15.000 f pour les formalités d’exercice. Je souhaite informer le public qu’il n’y a que le Gufe qui s’occupe de la création des entreprises. Pour la création d’une entreprise sociétaire, principalement, les sociétés à responsabilités limitées, il est laissé libre choix aux promoteurs d’aller chez un notaire ou pas, pour la rédaction et l’authentification des statuts ou de saisir directement le Gufe. Au cas où il saisirait le Gufe directement, l’entrepreneur n’aura qu’à payer que 57.000fcfa pour tout frais de constitution de sa société.
Pour se faire, les statuts types sont disponibles au Gufe. Retenez que la toute première démarche, c’est d’aller vers une banque de la place déposer le capital, et ensuite au Gufe pour la deuxième étape. Je voudrais inviter les promoteurs à éviter de recourir à des intermédiaires qui rallongent les coûts et délais de formalités, qu’ils évitent de se faire aider par des gens qui vont leur mentir en inventant des frais supplémentaires dans le but d’accélérer le traitement de leur dossier. Que les clients à la formalisation n’hésitent pas à nous saisir directement sur notre site internet www.gufebenin.org, au téléphone ou dans nos bureaux. Sachez en tout cas, que nos chargés de formalités aujourd’hui ont un challenge et ils sont évalués sur le temps que met chaque dossier sur leur table. Ils sont donc obligés de respecter ce délai de 8 heures ouvrables. On n’a pas besoin de leur « graisser la patte », comme on le dit couramment.

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Mini bio

Monsieur Bouraima est Administrateur des Finances, Gestionnaire des Ressources Humaines, diplômé de l’Institut national d’economie (Ine), de l’Université bationale du Bénin (Unb) et de l’Université catholique de lille (Ucl). Il est également consultant en Management des organisations, Administrateur des Entreprises et Expert en Partenariat Public Privé. Marié et père de 3 garçons. La religion tient une grande place dans sa vie. Musulman pieux, il a déjà sacrifié à la tradition du pèlerinage de la Mecque par deux fois. Il nous confie être un grand sportif, avec la natation comme discipline de prédilection. Notre manager avoue aussi être un fin danseur, surtout pour ce qui est du rythme afro cubain et même du Azonto, la tendance du moment.

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